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say you'll remember me ∞ CIENDER

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Parchemin envoyé Sam 17 Déc - 1:42

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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 174 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : vinyle idylle . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
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CIENA MACARTHUR & SKANDER LUPIN
"Say you’ll remember me, standing in a white dress."



16 décembre – CORNOUAILLES

Elle se rappelle de son cœur qui avait été piétiné, quand Skander l’avait laissée seule dans une ruelle de Londres. Pétrifiée, elle était restée là, une minute après l’autre, comme si elle espérait qu’il allait réapparaître. Elle avait été sotte, la sorcière. Une pauvre naïve qui avait souvent été mise de côté. Par le passé comme aujourd’hui, quand elle avait cru qu’elle aurait enfin sa chance. Ultimement, l’amour qu’il éprouvait pour l’autre femme était plus fort que celle qu’ils avaient vécue autrefois. Cette fameuse journée, ça lui faisait effet d’une réelle éternité alors qu’on comptait les jours avant Noël. Tant de choses avaient changé. De son allégeance à son nom, tout simplement. Elle était à nouveau cette née-moldue Ciena qui se battait pour ses idéaux. Elle avait revu Skander deux semaines plus tard, mais elle avait respecté son choix. S’il y avait bien une chose plus importante à ces yeux que son amour pour cet homme, c’était sa fierté. C’était tout ce qui lui restait. Elle ne pouvait pas faire partie de l’Ordre aussi vite, jamais on ne lui ferait confiance de la sorte. Skander lui trouva un endroit où elle fut en sécurité un moment, à Pré-Au-Lard, près de l’action. Elle se mêla doucement aux gens, sourit comme elle ne l’avait pas fait depuis tout ce temps. Surtout, elle laissa le couple et sa famille tranquille, se concentrant sur son propre sort à elle. Ciena fut d’ailleurs des plus touchée lorsqu’elle vit Poudlard s’effondrer, elle aurait tant voulu pouvoir se battre. D’une maison à l’autre, elle avait étudié, pratiqué, doucement elle prouvait à tous pourquoi elle avait été une auror si douée autrefois. Ciena avait d’ailleurs été l’une des premières à se proposer pour libérer les Phénix d’Azkaban. Elle pouvait encore se servir de sa couverture pour les aider. Elle voulait se prouver, pouvoir rejoindre le rang de ceux qui avaient les idéaux à la bonne place. Sauf que cette évasion ne s’était pas passée comme elle l’aurait souhaité. Au dédale d’un couloir, un éclair vert avait jaillit d’une baguette pour faire effondrer le corps d’un homme, d’un mangemort. C’est un village embué de larmes qui s’était approché d’un des derniers remparts vers son ancienne vie; Ianto. Tout ce qui l’entourait désormais ne valait plus la peine, l’espace d’un instant. Elle devait faire face à la mort d’un être qui l’avait épaulé durant tant d’années, qui lui avait donné une deuxième vie certes, mais qui lui avait permis de survivre. Il l’avait sauvé, ce fameux jour de la purge et même si ce qu’ils avaient fait n’avait jamais été honnête, elle avait toujours été reconnaissante envers cet homme. Des sanglots percutaient les murs de la prison, tout comme les cris des autres enfermés. On la pressait, Ciena avait du mal à se souvenir ce qu’elle venait faire là.

Derrière elle, Arkasia, Primrose la sommaient de se relever. Encore à ce jour, elle croit qu’on lui lança un sort pour la sortir de sa torpeur. Ce moment est encore tellement flou pour la blonde, elle ne veut plus y penser non plus. La mort de son collègue signifie réellement la fin de son ancienne vie. Celle qu’elle s’était créée de toute part pour n’être qu’un ramassis de manipulation et de froideur. Depuis ce jour, elle résidait chez deux amis de longue date; Ekaterina et Tristan Flamel. Elle ne pouvait pas être plus près des deux leaders de l’Ordre à la fois. Elle accepta sans aucun ressentiment le Serment inviolable de Tristan, celui qui l’empêcherait de révéler l’emplacement de leur demeure à quiconque. C’était une obligation, d’autant plus acceptée de la part de Ciena qui ne voulait que leur entière confiance. Cela faisait un moment déjà qu’elle avait appris que Skander avait perdu la mémoire. Hélas, elle n’avait pas eu le courage de se rendre à son chevet. Elle ne savait pas quelle était sa place, ni ce qu’elle pouvait croire de cette récente amnésie. Et puis il y avait cette peur, celle qui l’empêchait même de sortir de la maison des Flamel. Terrifiée à l’idée qu’on la reconnaisse. Qu’on l’enferme. Qu’elle retrouve le chemin vers Skander et qu’il ne se souvienne pas non plus qui elle était. Cela faisait presque un mois qu’elle avait appris cette nouvelle et enfin, elle avait été en mesure de trouver la force de tenter de reprendre contact. Qu’est-ce que ça pouvait bien empirer de toute façon? Ils avaient tout connu. La peine, la mort, la douleur. Qu’elle tente de lui faire souvenir ne pouvait qu’aider. C’était pourquoi elle se retrouvait désormais devant la maison de son ancien amour, en Cornouailles. Tristan l’avait fait transplané, avant de la laisser seule comme elle le lui avait demandé. Cela lui avait pris plusieurs minutes avant qu’elle ne puisse toquer à la porte. Au lieu de faire face à un Elfe de maison, ce ne fut nul autre qu’Odette Moody qui lui ouvrit la porte, du moins, c’est comme ça qu’elle s’appelait selon les autres. Son cœur rata un battement et si elle s’attendit qu’elle lui hurle des injures, qu’elle sorte sa baguette pour lui lancer un Endoloris bien ressentie, elle ne s’attendit certainement pas à ce regard vidé de toute émotion.

« Odette? … Je suis désolée de débarquer comme ça à votre porte. Je voulais seulement essayer de discuter avec Skander. » Elle l’observe, de haut en bas et Ciena ne peut s’empêcher de frissonner. En guise de réponse, la femme enceinte se tasse de la porte et revient de là où elle était apparemment installée quelques instants plus tôt. Ciena entre dans la maison et referme la porte derrière elle, en auscultant doucement les alentours. Odette est à demi couchée sur un canapé, semblant n’en avoir rien à foutre que ce qu’elle avait considéré comme son ennemie était chez elle. Apparemment, elles pouvaient étaient toutes les deux de vraies adultes et intérieurement, la blonde remerciait Merlin de se retrouver encore en un seul morceau devant cette femme. Elle s’avance dans la maison, mal à l’aise. C’est dans ce genre de moment qu’elle préférerait encore être Oxena, pour avoir l’air bien plus détaché qu’elle ne devrait l’être. Elle attend un moment. Mais en fait, elle ne sait pas trop ce qu’elle attend, elle vient pour ouvrir la bouche que la voix d’Odette retentit enfin : « Il est dehors. » La sorcière passe à côté de la femme enceinte et lui offre un sourire de remerciement, qu’elle ne remarque même pas puisqu’elle a les yeux fermés. Peut-être que, comme Ciena, Odette se dit que rien de pire ne peut arriver. Que si elle, elle arrive à lui redonner sa mémoire, elles gagneront toutes au change. Arrivée dehors, elle referme son trench à motif de Léopard, qu’elle a acheté à Pré-Au-Lard, sur un coup de tête. Son col roulé épais noir garde son cou au chaud, elle avance donc doucement à l’extérieur à la recherche du sorcier. Elle le trouve assez rapidement assis sur un banc. Ciena s’approche pour s’asseoir à ses côtés, sans s’annoncer. Elle observe elle aussi devant elle, l'eau s’éternisant à leurs pieds. « Bon matin, love.» Un doux rire sort de sa bouche à ces mots, qu’elle avait l’habitude de lui dire à chaque fois qu’elle était près de lui, quand ils étaient encore ensemble. Elle ne savait pas quoi dire d’autre, parce qu’elle se demandait surtout si on lui avait dit pour elle. S’il la croyait morte. Ça lui ferait assurément une foutue crise cardiaque, ce qu’elle ne voulait pas. « Désolée de n'être pas venue avant. » Qu'elle ajoute enfin, comme pour lui démontrer qu'elle avait su pour sa condition, mais qu'elle n'avait pas eu le courage de se présenter auparavant. Elle avait l'impression de marcher sur des oeufs, elle attendit donc sa réaction, avec anxiété...
 




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Parchemin envoyé Jeu 5 Jan - 21:12

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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16 décembre – CORNOUAILLES

Aucun souvenirs ou presque. Une véritable page vierge. Un livre à écrire. Il s’était réveillé dans un monde plutôt étrange. Enfin… il n’était pas une réelle page blanche, il n’y avait que ses souvenirs en vrac, le reste, tout allait bien. Semblait aller bien. Il avait pris un violent coup sur la tête, et été frappé par un sortilège peu amical, et s’était retrouvé sur le pavé d’une rue sorcière parisienne. Voir débarquer un étranger qui prétend être votre frère c’est difficile de le concevoir, ce qui l’est encore plus c’est quand il vous annonce qu’il vous ramène chez vous, auprès de votre famille. Une femme, trois gamins en bas âge et un quatrième en cours de route. C’était beaucoup pour lui, sans doute trop. L’interdiction formelle en plus de faire d’excès, de l’exercice, de boire, ne serait-ce qu’une goutte d’alcool, suggérant à l’amnésique qu’il avait eu des problèmes par le passé. Trois gosses, une femme, un autre à venir, une lycanthropie qu’on lui a apprise, le fait d’être en fuite, pas étonnant qu’il ait songé à boire, pense-t-il alors. Alors, il a débarqué dans cette famille qui était supposé être la sienne. Et progressivement, il a commencé à aller mieux. Au bout d’une semaine, il se souvenait de son frère et de la grande majeure partie de tout ce qu’ils avaient traversé ensemble. L’incendie de leur maison, la descente aux enfers de la mère, la perte brutale, et la décadence de leur père, pour venir jusqu’à la Purge, et au pire : la morsure. Les souvenirs encore embrumés mais bien présent, quand il faisait face à quelqu’un, il peinait à reconnaitre dans un premier temps, puis, les souvenirs revenaient, doucement. Ça fonctionnait sur tout le monde, jusqu’à un point, jusqu’à une date butoir, après… c’était le néant.

Il s’en souvient d’Odette, la gamine de Robb Moody, son mentor. Cette insupportable gamine pourrie gâtée bien trop contente pour être honnête de voir son papa chérie. Cette gamine insupportable qui l’avait envoyé baladé quand il avait tenté de prendre des nouvelles de son mentor à la mort de son épouse, cherchant désespérément de l’aide à sa morsure. Il ne l’avait revu que des années plus tard, ronde comme un souaffle, imposante comme une baleine. Quelques mois avant les souvenirs qui avaient disparu. Une grossesse imposante, trois gosses en bas âge, dont deux jumeaux, c’était d’eux dont elle était enceinte quand ils s’étaient croisés. Comment en étaient-ils arrivés à ce point où les deux têtes blondes appelaient Skander papa. Le troisième gosse ramassé sur « le bord du chemin », un orphelin. Comment Skander s’était retrouvé avec trois gosses, comment Skander avait réussi à construire quelque chose avec la fille qui l’insupportait sans doute le plus au monde ? Il se console et trouve une solution dans le dicton : la ligne entre la haine et l’amour est infime. Il aurait pu se dire qu’il se forçait à être avec elle parce qu’elle était enceinte de lui mais les trois gosses, ils l’aimaient comme un père, s’il avait été forcé il ne se serait pas impliqué de la sorte. Il est perdu Skander, ses souvenirs figé en mars dix-neuf cent quatre-vingt dix. Trop de choses avaient changés. Les certitudes s’effondrent, et il réalise quand son frère lui parle de Ciena, de sa non-mort, de son histoire, de leur histoire que tout n’est que complexe. Elle ne vient pas le visiter, lui l’amnésique notoire. Comment réagirait-il en la regardant dans les yeux ? Il y a une part de lui, oublié, il le sait qui à son avis sur la question. Mourrait-il plus d’envie de voir Ciena, ou de tenter d’essayer quelque chose avec cette Odette dont il était aux dires de tout le monde, épris, amoureux, dévoué. Il ne veut répondre à aucune question Skander, tout ce qu’il veut, c’est qu’on lui donne les réponses de ces mois oubliés.

Odette qui ne parle pas, lui qui essaye de faire quelque chose d’aller vers elle en vain. Il tente de s’occuper des gamins, mais il a l’impression d’avoir perdu cette capacité en même temps que ses souvenirs. Alors, comme à son habitude,  il sort, dehors, il se fiche qu’il pleuve, qu’il vente ou qu’il gèle, il est aussi bien face aux éléments que face à son passé. Le vent ne pose pas de question, ne froid ne vous demande pas de vous aimer. Les éléments sont plus clément qu’une femme et des enfants. Il n’aurait jamais pensé acquérir un bien en Cornouailles, ni même un bien tout court. Il avait été triste, un énorme pincement au cœur, quand son frère lui avait annoncé qu’il ne restait plus rien de leur maison sur le chemin de traverse. Alors, il s’asseyait, dehors, tentant de s’approprier l’endroit. Il avait besoin d’air, besoin de prendre l’air, condamné à fumer dehors pour le restant de ses jours. L’un des gamins asthmatique, Odette qui ne supportait pas la fumer. Il devait sacrément l’aimer pour supporter tout ça. Un banc à l’épreuve des éléments, face à la mer. Une vieille veste en cuir sur les épaules, il était assis dans le froid, songeur, solitaire. Tout le monde attendait de lui à ce qu’il se souvienne, mais il n’y arrivait pas. Quand soudain, une voix féminine qu’il avait l’impression de ne pas avoir entendu depuis un siècle brise le silence, « Bon matin, love.»  Un retour en arrière, une sensation de déjà-vu. La blonde s’assoit à côté de lui, et laisse échapper un rire. Tout est familier, sauf cette chevelure. Ciena, en blonde, troublant, mais rassurant. Puis, elle ajoute, « Désolée de n'être pas venue avant. » Elle était là, en vie. S’il y avait quelqu’un qui devait s’excuser, c’était lui. L’avait-il déjà fait, se confondre en excuse, lui dire qu’il l’avait cru morte. Il ne savait pas quoi faire, c’était à peine s’il osait la regarder en face. Ce n’était pas propre à la sorcière, depuis sa perte de mémoire il n’arrivait à regarder personne dans les yeux, fuyant.

C’est Ciena, l’amour de sa vie. Pardon, le premier amour de sa vie. Cette femme avec qui il avait découvert les sentiments, la douceur, et l’envie de construire un avenir. Il l’avait aimé, même s’il l’avait dit sur ce qu’il avait cru être ses derniers instants de vie, mais aujourd’hui, il savait que ce n’était plus le cas, que son cœur était censé appartenir à l’autre blonde, éteinte depuis sa perte de mémoire et épuisée par une grossesse lunaire à risque. S’il avait continué son chemin avec Ciena aurait-il aussi été mordu, ou aurait-il suivit un chemin complètement différent ? Il ne sait pas, il ne veut pas savoir. Pourtant, il en la conviction, les Lupin sont marqué par la lune, soit ils deviennent son serviteurs, comme lui, soit ils périssent par celle-ci, comme son père. Il chasse tout cela de ses pensées, et se reconcentre sur l’instant présent. Ciena, blonde, carrément étrange. Où était passé la beauté aux cheveux ébènes et au regard glacier ? « Blonde, quelle drôle d’idée. » Lâche-t-il, arrogant, condescendant, sarcastique comme toujours. La perte de mémoire n’a pas altéré ses facultés à se mettre les gens à dos. Il croise finalement son regard, et il sait soudainement que c’est elle, malgré les boucles blondes, malgré les années de plus. Il aurait tout donné pour ce jour, et maintenant, il est penaud, assis sur son banc, la mémoire en vrac, la vie sans dessus dessous, un vrai bordel.  Il la fixe, « Tu es là. » Lâche-t-il simplement. Elle était là, en vie, en chair, différente mais vivante. « Après tout ce que je t’ai fait subir. » Il esquisse un sourire triste. Il détourne le regard et tire une taffe de sa cigarette. Le vent le force à plisser les yeux, il est las de ne pas se souvenir. Il aurait dû sauter de joie de la revoir, mais l’absence de souvenir forge le caractère, le silence et la distance. « Je sais pas si j’ai été trop con pour te le dire mais… Je suis désolé. » Dit-il marquant une pause pour tirer une autre taffe. « Désolé de t’avoir laissé pour morte, mais toi et moi on sait que le courage est une notion erronée me concernant. » Il n’avait jamais eu l’étoffe d’un gryffindor, serpent dans l’âme. Certaines choses ne changent pas. Certaines choses ne changeront peut être pas, comme l’affection qu’il lui porterait pour le restant de ses jours, les vestiges d’un amour sacrifié sur l’autel de la guerre, ni plus, ni moins.

 


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 13 Jan - 22:01

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16 décembre – CORNOUAILLES

Ils auraient pu avoir une vie de rêve, comme Ciena avait toujours rêvé. Elle voulait continuer de défendre les sorciers au sang impurs, être auror avait toujours été une immense fierté. Pour la Née-Moldue, elle pouvait espérer à sauver le monde, une mission à la fois en vainquant les partisans du seigneur des ténèbres. Au départ, elle avait cru que tout fonctionnait, jusqu’au jour de la grande purge où elle avait vu la presque totalité de ses collègues mourir devant elle, elle y comprit. Et ça, ce n’était qu’un côté de sa vie, celui professionnel, car il y avait avant tout sa vie avec Skander. Cet homme qu’elle aimait depuis Poudlard, mais n’avait pas eu le courage de s’avoir avant des années plus tard. Avec lui, elle souhaitait un beau petit cottage, un, deux ou trois enfants. Mais surtout, continuer de se perdre dans ses prunelles jusqu’à en oublier son propre nom. Ça aussi, à la grande purge, on lui avait enlevé cette chance. Pendant presque dix ans, elle avait oublié cet homme qui l’avait radicalement changé. Oxena n’avait rien de la joie de vivre qu’avait pu être Ciena. Même à ce jour, quand elle avait retrouvé la mémoire, il lui était difficile d’avoir les mêmes réactions que par le passé. Elle était trop profondément touchée par toutes ces années de manipulation, de vol et de fraude en compagnie de Ianto. Elle ne serait plus jamais la même. Naémoins, s’il y avait bien une chose qui restait et cela, sans aucune faille, c’était l’amour qu’elle portait pour le leader de l’Ordre. Il était intact. Bien qu’elle accepte tout ce qu’il comportait. Et cela voulait dire l’éloignement, l’ignorance, la souffrance. Skander avait choisi Odette, cette femme qui portait son enfant à l’heure où ils parlaient, sur un banc en plein Cornouailles. Même avant qu’il ne perde la mémoire, Ciena avait respecté sa décision. Skander l’avait aidé à trouver un foyer où elle pouvait se cacher et surtout restée éloignée de tous ces mangemorts qui la connaissaient.

Elle s’assied à ses côtés, laissant un bon 30 centimètres en leurs deux corps pour éviter de se toucher. Elle ne le pourrait pas, la née-moldue. Il n’est plus le même homme qu’elle a côtoyé, ces derniers mois et semaines. Il a l’air… Tellement fatigué, mais c’est très compréhensif. C’est pour cette raison que Ciena tente de s’excuser en premier, parce qu’une vraie amie et ancienne amante serait venue plus tôt. Elle avait tellement honte. Peur aussi. Elle était terrifiée à l’idée de le revoir une nouvelle fois, lui qui ne se rappelait même pas de son retour. Évidemment, on lui avait raconté son histoire, mais le fait de le rencontrer la première fois depuis cela était terrifiant. D’une manière ou d’une autre, elle ressentait la constante pression d’Odette dans son dos. Ciena était une personne respectueuse à la base, rien de ce qu’avait été Oxena. Elle attend une première réaction de sa part et quand il ouvre la bouche, elle laisse échapper un long soupire, se rendant seulement compte qu’elle retenait son souffle depuis plusieurs secondes. « Blonde, quelle drôle d’idée. » Ses prunelles se lèvent pour rencontrer sa grange décolorée. C’était bien la seule chose qu’il lui restait de sa mauvaise vie. Sa main se lève, gantée, pour venir agripper une de ses mèches et l’enrouler autour de ses doigts. « Je sais, mais moi j’aime bien. » Qu’elle finit par dire. Elle les aime ses cheveux pâlit, elle a l’impression que ses yeux ressortent plus ainsi. Surtout, ça lui rappelle ses moments joyeux sur les plages américaines et ça, c’est un souvenir qu’elle ne veut pas oublier. Le leader lâche finalement : « Tu es là. » Comme un fait. Ciena ne peut s’empêcher de sourire à ces paroles. Oui elle était là, même s’il lui en avait fallu du temps et c’est tout ce qui comptait. Elle n’avait aucune idée de la torture qui se passait dans la tête de son homme, lui qu’elle avait déjà pardonnée pour cette journée de 1980.

« Après tout ce que je t’ai fait subir. » Voilà. C’était ce qu’il voulait dire alors. Son sourire s’efface doucement, elle continue d’observer la mer qui s’évertue un peu plus loin devant eux. Il lui avait fait mal. Mais Oxena, elle s’était largement défoulée sur cet autre Skander. Ciena elle, elle ne voulait pas lui faire de mal. « Je sais pas si j’ai été trop con pour te le dire mais… Je suis désolé. » Elle le laisse parler, elle veut lui laisser cette chance. C’est tout ce qu’elle peut lui offrir après tout. « Désolé de t’avoir laissé pour morte, mais toi et moi on sait que le courage est une notion erronée me concernant. » Et il avait tellement tort. Elle avait toujours admiré Skander, même dans ces années où il était un vrai salopard. Mais ça, c’était parce qu’elle l’aimait ni plus ni moins. Elle ne voyait que très rarement ses défauts. Et le courage, il en avait. Quand ils faisaient leur mission ensemble ou même dernièrement, il menait l’Ordre du Phénix, ce n’était pas rien! «  Tu as tort, tu es quelqu’un d’exceptionnel pour plus de personnes que jamais. » Elle y comprit. « Et j’ai été assez conne pour te foutre une balafre ou deux avant de te pardonner. » Qu’elle rajoute et là, elle non plus ne peut retenir sa voix d’être arrogante, mais ricaneuse à la fois. « Si tu veux mon avis, tu fais mieux d’oublier qui j’étais quand tu m’as revue la première fois. Je ne suis plus celle-là maintenant, mais surtout, je ne t’en veux pas. » Elle n’avait jamais pu le faire plus de dix secondes. Même avant, même maintenant. Son regard se baisse, sans qu’elle ne puisse se retenir. Sa main aussi, qui se rapproche de celle de Skander qui était déposée sur ses genoux. Elle sait qu’elle regrettera son geste, car ce sera sans doute la première et la dernière fois qu’elle pourra lui tenir la main. Ses doigts qui s’entrecroisent aux siens, ses prunelles qui se perdent dans sa contemplation, quelques secondes. « J’avais tellement peur de te revoir. Enfin, je ne savais pas à quoi m’attendre. Mais finalement, c’est pas si mal que ça. Si je suis ici aujourd’hui c’est plutôt pour voir comment toi, tu allais. Ça me fait mal au cœur de te voir dans un tel état… » Éviter son regard, c’était tout ce qui comptait.
 




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