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-Hey brother, there's an endless road to re-discover.-
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Hey brother, there's an endless road to re-discover.   Lun 12 Déc - 21:57









LOTHAR LUPIN & SKANDER LUPIN
"Hey brother, there's an endless road to re-discover."



10 DECEMBRE 1990 - COTTAGE DE TRETHYDN

Une page blanche. Littéralement. C'est assez compliqué et difficile d'imaginer se réveiller un matin avec la totalité de ses souvenirs envolés. Car il ne se souvenait de rien, littéralement. Complètement. Il ne connaissait même pas son nom à son réveil. Il avait un blanc complet, un black-out sur sa vie. Skander Lupin avait complètement disparu, son savoir, sa mémoire, ses souvenirs, sa façon d'être et sans doute son arrogance. Réveillé dans l'hôpital sorcier de Paris, c'est un medicomage qui lui a dit qu'il s'appelait Skander Lupin, qu'il était un sorcier - la Magie il ne l'avait pas oubliée comme si elle faisait partie de lui, qu'il avait reçu un violent coup sur la tête doublé d'un sort et que par conséquent sa mémoire s'en était allée. « Pas de façon définitive » Mais qu'il faudrait un temps certain à son esprit de guérir. On lui avait aussi appris qu'il était un loup garou et que peut être la lune parviendrait à guérir son esprit, en partie du moins. Il était seul à cet instant, personne sur qui se reposer. Rien. « Nous avons prévenu votre frère, Lothar, celui-ci est en route pour venir vous chercher, vous ne pouvez rester seul. » Seul, il était sans repère. Puis il avait discuté avec le medicomage, son corps traduisant alors un manque. Les méfaits de l'alcool et de la drogue lui avait-On annoncé. Ce n'était pas pour rien que sa mémoire s'était envolée. Ces deux ingrédients viennent agrémenter un cocktail déjà bien explosif.  C'était aussi pour cela qu'on ne le laissait pas seul, qu'ils ne voulaient pas qu'on le laisse rentrer sans surveillance, des fois qu'il sombre encore et encore. Alors il avait attendu sagement le Lupin, qu’on vienne le chercher. Que quelqu'un puisse lui apprendre ce qu'était sa vie, ce à quoi ressemblait ce qu'il avait oublié. Et il se demandait malgré tout si tout ceci n'était pas une solution trouvée par son esprit pour tenter de s'en sortir. Il a attendu que la dénommé Lothar passe la porte et lui raconte, la boule au ventre. Comme si savoir était pire que l'ignorance.

Français et anglais, voici ce qu'il était. Moitié moitié. C'était l’une des choses que lui avait alors appris son frère, son jeune et unique frère. Sorcier - Mais ça il le savait déjà. Tout n’était pas revenu, bien au contraire. Il avait l’impression de se remémorer des nouvelles choses chaques jours, un peu à chaque fois. Puis, Lothar lui avait alors dit qu’ils fallaient qu’ils rentrent. Qu’il allait le ramener chez lui, auprès de sa famille. C’était sans doute ça le pire : ne pas se souvenir de sa famille. Car, visiblement, il avait une famille. Une vraie famille, qui l’attendait. S’il avait eu ses souvenirs, Skander aurait su qu’il avait peur de retourner les voir, parce qu’il s’en voulait. Il s’en voulait d’être un monstre, il s’en voulait d’avoir fait du mal à Odette, il s’en voulait de ne pas avoir été là pour le premier anniversaire des jumeaux, comme il s’en voulait de la faire porter un lycan. Il s’en voulait tellement que s’il avait été en possession ses souvenirs, rentrer à la maison aurait été compliqué, pour ne pas dire impossible. Cette famille il y avait fait face, sans la reconnaitre sans comprendre. Il n’était qu’une page blanche perdue dans un océan de nouveauté. Trop a assimilé peut être. Sa « première » pleine lune avait été plutôt douloureuse et depuis qu’elle avait eu lieu, ses souvenirs revenaient doucement dans son esprit, une à une les années s’inscrivaient dans sa tête.  Les bonnes années, les mauvaises, il avait encore du mal à tout assimiler, il lui faudrait du temps pour reprendre le cours de cette vie, mais tout lui échappait encore. Spectateur de sa vie, tout ce qu’il avait sous les yeux n’avait pas de sens. Cette vie, Odette, des enfants, eux, ensemble – cela semblait si peu cohérent avec leur histoire. Avait-il changé à ce point ? Le monde en était convaincu, lui, c’était encore loin d’être le cas. Mais il tentait de s’en convaincre. Il tenait vraiment de s’en convaincre.

Une nouvelle maison bien différente de celle dont il se souvenait. C’était presque plus chaleureux que l’appartement des Lupin sur le chemin de Traverse, il y a avait plus de vie ici. Des enfants bien sûr, mais aussi des membres de l’Ordre, des amis de passage, le temps que le monde soit moins en bordel. Car le monde, c’était un sacré bordel, Skander s’était endormi sous couverture et se réveillait comme l’homme le plus recherché d’Angleterre.  Cette fois-ci depuis la dernière visite de Lothar, ses souvenirs avaient stagné, ils remontaient à la soirée du Bal de l’hiver où il s’était attiré les foudres de son frère en s’en prenant à sa « copine », Skander avait appris depuis qu’ils étaient sur le point de devenir parents, eux aussi. Un sentiment de colère mêlé à l’impression d’avoir tout manqué. Il savait que ses souvenirs étaient la clef pour comprendre le tout. Si chaque jour il avait fait des progrès depuis son amnésie, depuis une semaine, tout était figé, à neuf mois en arrière. Comme si son cerveau voulait ne pas se souvenir des derniers mois, comme si tout oublier était plus facile que d’affronter la réalité.  Assis dans le salon, il se sent à la fois inutile et perdu. Inutile car il ne peut aider l’Ordre avec une mémoire en vrac, il a non seulement oublié sa vie privée, mais aussi tout ce qui en découle. Il serait plus en danger qu’autre chose sur le terrain – mais il n’est pas un homme fait pour rester à la maison. Il se lève avec nonchalance du canapé pour tirer le tabouret et s’asseoir au piano. Des années qu’il n’avait pas pris le temps de s’y installer, il avait fallu qu’il perdre la mémoire pour qu’il trouve le courage d’effleurer de nouveau chacune de ces touches.  Il le contemple immobile, jusqu’à ce qu’il entende des pas faire craquer le parquet déjà bien usé de la maison. Du cottage, comme ils disaient tous. Skander devrait peut être utilisé ce mot, car pour l’instant, cet endroit, ce n’était définitivement pas sa maison. Il tourne alors la tête vers le nouvel arrivant, Lothar – son frère. Il se souvenait de tout, sauf des derniers mois. Il avait l’impression qu’un fossé s’était creusé entre eux, il ne s’en souvenait pas, pourtant il le sentait, il le sentait que tout était de sa faute. « Tu viens voir si je vais bien. » Lâche alors Skander, le ton assez sarcastique. « La réponse est oui. » Menteur, rien n’allait dans cette vie. Ce n’était pas la tienne, ce n’était pas possible. Il ne pouvait pas être passé de l’alcoolisme et de la drogue à une vie de famille en si peu de temps, c’était un mirage, un rêve, et il allait bien finir par se réveiller.




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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 283 hiboux. J’incarne : Jack Falahee , et l’avatar que je porte a été créé par : Psyborg (Mahlah) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Ekaterina Flamel Je parle en : #cc9966;



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : un ex cuisinier, mais actuellement en fuite J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est compliqué, très compliqué


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MessageSujet: Re: Hey brother, there's an endless road to re-discover.   Sam 4 Fév - 22:38


Hey brother, there's an endless road to re-discover - 10 décembre 1990 + Skander & Lothar
Quand vous recevez une lettre qui vous annonce que votre frère est dans un hôpital en France, ce n’est jamais bon signe. Quand cette lettre précise qu’il semble avoir des troubles de la mémoire et que vous savez par le passé qu’il a déjà perdu la mémoire, c’est affolant. Il n’en fallait pas plus à Lothar pour aller le chercher. Il avait longuement hésité à le ramener auprès d’Odette, mais avait-il vraiment le choix ? S’était sa maison, sa famille. Probablement les personnes qui pourraient l’aider le plus facilement à retrouver la mémoire. Skander semblait avoir oublié tout ce qui s’était passé depuis sa dernière amnésie. Malheureusement, s’était probablement les mois où il s’était passé le plus de choses importantes. Lothar essayait de l’aider comme il pouvait, tous ensemble essayaient de lui remettre ses pensées en place. Mais parfois, Lothar se demandait si son frère voulait vraiment savoir. S’il désirait réellement se souvenir de tout ça. S’était-il passé quelque chose en France ? S’était-il passé quelque chose dans son couple avant qu’il ne parte ? Pourtant avec la transformation de Victoire et le fait de savoir que son enfant à naître serait probablement un louveteau, il avait de belles choses qui allaient arriver dans sa vie. Beaucoup d’emmerdes aussi, mais s’était une autre histoire.

Skander était installé au piano, en entendant quelques notes, Lothar a décidé d’aller le voir. Voilà longtemps qu’il n’avait plus entendu son frère jouer, il était intrigué. Pied nu, il avance sur le parquet de la maison. Il essaie de se faire silencieux, de ne pas le troubler. Mais l’oreille d’un loup trahis beaucoup de choses, tout comme le craquement du parquet. Il voit son frère tourner la tête vers lui. Il lève les bras, lui montrant qu’il était navré de le déranger. « Tu viens voir si je vais bien. » Sarcasme. Son frère allait très bien...en apparence. « La réponse est oui. » Menteur. Lothar le regarde, sceptique. Il connaissait bien son frère et ce, même si les choses avaient changées entre eux. Beaucoup de choses. Beaucoup d’incompréhension s’était placée aussi, d’un côté, comme de l’autre. Lothar viens s’asseoir à côté de lui, tournant le dos au piano. Il n’avait jamais su en jouer. Il aimait écouter son frère et leur mère pianoter pour donner une jolie mélodie. « Tu sais que je te connais. Ne me ment pas. » Ça ne leur servirait à rien, tous deux le savaient. « Tu ne te rappel toujours pas de tout n’est-ce pas ? » Il le regarde, attendant une confirmation à ses soupçons. « La dernière fois que tu avais oublié, après le bal je veux dire, il ne t’avait pas fallu longtemps pour assembler les morceaux manquant. » Peut-être s’en souvenait-il, peut-être pas. « Qu’est-ce qui change cette fois ? Qu’est-ce qui te pose problème ? » Il parlait bas. Personne dans la maison ne pourrait les entendre. Et pourtant, il y en avait des oreilles entre ces murs. « J’ai besoin que tu sois honnête si tu veux que je t’aide. » Il n’aimait pas le voir ainsi. Cela le blessait. Il avait l’impression d’être inutile. Chose qu’il était totalement en réalité.


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MessageSujet: Re: Hey brother, there's an endless road to re-discover.   Lun 6 Fév - 21:37









LOTHAR LUPIN & SKANDER LUPIN
"Hey brother, there's an endless road to re-discover."



10 DECEMBRE 1990 - COTTAGE DE TRETHYDN

Skander était un menteur, et un connard professionnel. Habituellement, il savait se servir de ses souvenirs pour mener les siens en bateau quand c’était nécessaire, car on doit toujours à un moment ou à un autre mener sa chair en bateau, leur mentir, même sur de simple chose. Mais Skander n’arrive plus à rien, privé de ses souvenirs, tout est bien plus compliqué, il se sent comme coupé du monde, de ce monde qu’il ne comprend pas. Il s’était endormi libre et seul, il se réveillait comme le fugitif le plus recherché de Grande Bretagne, et bientôt d’Europe ainsi qu’en couple et bientôt l’heureux (ou malheureux) père d’un petit loup garou Lupin. La vie était injuste et putain de mal foutue, c’est ce que pensait Skander mot pour mot. La putain de vie, la mauvaise vie comme dirait sa mère, questa Malavita, ou un truc du genre. Elle aurait pesté Sofia Lupin en voyant son fils dans cet état. Une vie merdique, une mémoire à trous, l’impossibilité de sortir librement, le prix sur sa tête, une femme dans sa vie, une paire de jumeau, un autre blondinet, un quatrième en cours de route, une maison qui ressemblait à un squatte mais qu’avait-il fait pour mériter cela ? Ou était sa vie tranquille avec Lothar, Aries, et les autres Lupin, leur appartement sur le chemin de traverse, privé d’emmerde telle qu’une bonne femme. Mais à en croire tout le monde, cette Odette qui demeurait insupportable dans ses souvenirs, il l’aimait. A croire que Skander Lupin avait appris à aimer, ça c’était la première nouvelle.

Penché sur le piano, Skander voit son frère s’asseoir à ses côtés, et il en faut plus pour le tromper. Non, bien sûr qu’il n’allait pas bien, mais Lothar savait lire en lui comme dans un livre ouvert. Deux frères qui bien que d’âge différent savaient se comprendre dans leur langage bien à eux, celui de la famille.  « Tu sais que je te connais. Ne me ment pas. »  Mentir c’était sa seconde nature, Lothar l’avait-il oublié ? A mentir pendant des années, à prétendre être dans la Main Noire alors qu’au fond c’était la chose qui la dégoûtait le plus, il savait mentir, tellement bien. Qu’il en oubliait parfois la vérité, mais sans souvenir, il ne restait que la vérité nue. « Tu ne te rappel toujours pas de tout n’est-ce pas ? »Si, tout avait changé depuis sa dernière visite, mais ça restait… flou. « La dernière fois que tu avais oublié, après le bal je veux dire, il ne t’avait pas fallu longtemps pour assembler les morceaux manquant. » Encore un trou de mémoire, Skander en était visiblement un habitué. Qu’on lui tape sur la tête, peut être qu’un coup bien placé ferait tout revenir. La dernière fois on lui avait dit qu’il avait recouvré la mémoire avec la pleine lune, mais cette fois-ci, elle n’avait eu aucun effet sur sa mémoire. Rien, le néant. « Qu’est-ce qui change cette fois ? Qu’est-ce qui te pose problème ?»   Qu’est ce qui posait problème ? Cette vie dans laquelle il semblait être un étranger. Il n’avait pas l’impression que c’était sa vie à lui, c’était la triste réalité, un type comme lui ne mérite pas tant d’accès au bonheur, il le savait. « J’ai besoin que tu sois honnête si tu veux que je t’aide.»  Il déteste demander de l’aide Skander, et ça Lothar le sait bien.

Il ne répond pas tout de suite, mais laisse planer un silence qu’il comble avec quelques notes jouées sur le piano. Il avait oublié pendant ces années le bien fait de poser quelques doigts sur les touches et le pouvoir apaisant de la musique. Il avait encore quelques ratés, et au fond de sa tête, il entendait sa mère qui l’encourageait enfant.  Lothar était encore petit – peut être trop petit pour se souvenir avec clarté de sa mère se tirant les cheveux pour faire entrer du solfège dans la tête de son frère. Il s’arrête de jouer, et dit alors, « J’ai… je me souviens, en partie seulement. » Une partie. « Tout ce qui est antérieur à ce foutu bal, je m’en souviens plus ou moins distinctement, ça revient doucement mais le reste… » Le reste, Odette, les enfants, la mort de Voldemort, la fuite, Poudlard, la mort de Beatrix, celle d’Aries, le fait que Victoire soit sa fille, et le reste, rien de tout cela n’existait dans son esprit. « Le reste ça imprime pas. » Ca imprimera jamais, a-t-il envie de dire, je le mérite pas.  « La seconde perte de mémoire c’est peut être celle de trop, peut être que ça reviendra pas. » Dit-il, à la fois sec et résigné. S’il doit en être ainsi. Il évite encore cependant les véritables questions de son frère. Il est doué pour tourner autour du pot Skander, trop doué d’ailleurs. Mais plus assez, il peu tourné autour d’un pot dont il connait les tenants et les aboutissants, mais sans souvenir, il se sentait plus faible, moins enclin à voir les choses dans leur globalité.  « Ce qui me pose problème. » Repète alors Skander, la tête baissé, une main appuyé sur le haut du piano, la seconde entrain de jouer un air simple avec quelques doigts. Le problème c’était lui, il le savait, il se posait des limites, des interdits. Odette, les enfants, c’était la preuve qu’il avait transgressé ses propres règles, ces limites qu’il s’était imposé toute sa vie. « Comment j’en suis arrivé là, putain. Avec une gonzesse et des gamins, une jolie petite maison, y’a un an je croupissais dans une marre de whisky au Cercle de Jeux, et ça me convenait comme ça. » Il s’arrête de jouer, et croise finalement le regard de son frère pour la première fois. « J’ai l’impression que rien de tout ça n’est… que c’est pas moi. J’aimerais beaucoup, mais j’ai pas pu parcourir tout ce chemin. » Le regard fut aussi bref que sa phrase. Il continue de baisser les yeux. Il suffit peut être juste d’y croire pour que ça aille mieux, mais il en était incapable pour l’instant. Il n’avait pas d’espoir.



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MessageSujet: Re: Hey brother, there's an endless road to re-discover.   Sam 4 Mar - 13:13


Hey brother, there's an endless road to re-discover - 10 décembre 1990 + Skander & Lothar
Il aimerait bien aider son frère, il n’aime pas le voir ainsi, mais malheureusement ce n’était pas quelque chose qui se faisait sans son consentement. Alors Lothar attendait de savoir si son frère voudrait de lui, ou non. Il laisse le silence s’établir, écoutant son frère pianoter. Quand les notes cessent, il se dit que son frère était peut-être prêt à s’ouvrir. « J’ai… je me souviens, en partie seulement. Tout ce qui est antérieur à ce foutu bal, je m’en souviens plus ou moins distinctement, ça revient doucement mais le reste… » Le reste…tout le plus important pour lui, tout ce qu’il avait construit suite à sa première amnésie, tout ce qui l’avait conduit à en subir une seconde. Etait-ce le coup du destin ? Devait-il tirer une croix sur toutes ces choses qui n’étaient peut-être pas faites pour lui ? Franchement, Lothar n’aurait jamais imaginé son frère avec une femme, fixe, et surtout des enfants. Mais le voilà avec quatre mômes, un cinquième en route et une blonde qui l’attendait à la maison tous les jours. Etonnant comme la vie était faite. « Le reste ça imprime pas. La seconde perte de mémoire c’est peut être celle de trop, peut être que ça reviendra pas. » Qu’il était défaitiste son frère. « Ce qui me pose problème. » Doucement mais sûrement, Lothar va bien finir par avoir les réponses à ses questions. Il l’espère en tout cas. Il a l’impression de le voir soucieux, comme s’il se débattait avec lui-même. « Comment j’en suis arrivé là, putain. Avec une gonzesse et des gamins, une jolie petite maison, y’a un an je croupissais dans une marre de whisky au Cercle de Jeux, et ça me convenait comme ça. » Lothar a un petit sourire, s’était parfaitement résumé comme situation. Il croise le regard de son frère. « J’ai l’impression que rien de tout ça n’est… que c’est pas moi. J’aimerais beaucoup, mais j’ai pas pu parcourir tout ce chemin. » Le contact visuel se rompt. Ce fut vraiment bref. Lothar soupire.

« Si tu veux que je sois honnête, je te dirais que je suis aussi grandement étonné de tout le chemin parcouru en si peu de temps. Surtout  comme je te connais, comme tu étais avant… » Il regarde le mur qui lui fait face. Il n’est pas jaloux de la relation qu’à son frère. Il est heureux qu’il ait pu construire quelque chose, mais véritablement surpris. « Mais suite à ton passage à Sainte Mangouste, tu as arrêté de boire. Tu semblais avoir trouvé l’amour en Odette. Lorsque tu l’as regardais tu étais un homme différent, en sa compagnie aussi. » Il a un petit sourire Lothar en se rappelant les bruits de couloirs à Poudlard. « Paraît que tu as tenu tête à son père. » Il pose ses mains sur ses cuisses et les frottes doucement. « Peut-être que la roue tourne à un moment donné. Tu es descendu bien bas par le passé et elle t’a fait remonter. Tu étais un autre homme, mais tu étais bien, enfin c’est ce qu’il me semblait. » Il tourne la tête vers son frère. « L’amour doit faire des miracles tu sais. » Il fait une pause avant d’ajoute sarcastiquement. « Skander le poivrot est devenu un père modèle par amour. » Il rit doucement avant de se reprendre lentement. « Si tu veux te souvenir, ça reviendra. Si par contre tu continues à te persuader que ce n’est pas à toi et que tu ne le mérites pas, tes souvenirs resteront peut-être flous à jamais. » Il pose une main sur son épaule. « Est-ce qu’elle est si moche que ça Odette pour toi ? Est-ce que ces enfants te sont si insupportable que ça pour que tu te juste incapable d’y avoir droit ? » Sa main glisse et retombe. « Tu mérites d’être heureux et d’avoir ta propre famille. » Il hésite avant d’ajouter plus bas. « Tu n’es pas comme notre père et tu ne le seras jamais. » Peut-être était-ce ça, sa crainte ? Finir comme lui, alcoolique à laisser dépérir ses enfants ? Les frapper dès qu’un truc allait de travers ? Non, il ne serait jamais comme ça. Pas après avoir vu cette lueur dans ses yeux lorsqu’il était en contact avec les trois pièces rapportées. Pas après l’avoir vu avec Victoire dans les bras alors qu’elle allait passer la baguette à gauche.


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MessageSujet: Re: Hey brother, there's an endless road to re-discover.   Dim 30 Avr - 17:25









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10 DECEMBRE 1990 - COTTAGE DE TRETHYDN

Il en avait fait du chemin, il avait parcouru du chemin. Il avait fait des choix, surprenant selon l’homme qu’il se souvenait être. Serait-il à la hauteur de la tâche, celle d’être un père de famille ? La marche semblait haute, bien trop haute pour lui, l’alcoolique chronique et le drogué. Il n’avait plus l’impression de ressentir le besoin de boire ou d’aller chercher un peu de poudre d’escampette, avait-il seulement réussi à se débarrasser complètement de ces démons ou étaient-ils encore tapi dans l’ombre ? On ne laisse jamais vraiment ni complètement ses addictions derrière soi – c’est un travail de longue haleine, c’est un travail de tous les jours. Seul on a rien à perdre, avec une famille comme il avait acquis – il fallait maintenant être à la hauteur. « Si tu veux que je sois honnête, je te dirais que je suis aussi grandement étonné de tout le chemin parcouru en si peu de temps. Surtout  co mme je te connais, comme tu étais avant… » Avant : la bête, l’ours solitaire, le barbare alcoolique. Où était cet homme ? Ses pulsions de violence, comment arrivait-il à les contenir ? Il n’arrive pas à comprendre comment il en est arrivé là. « Mais suite à ton passage à Sainte Mangouste, tu as arrêté de boire. Tu semblais avoir trouvé l’amour en Odette. Lorsque tu l’as regardais tu étais un homme différent, en sa compagnie aussi. » Odette son remède, c’était elle ? Accorder de l’importance à quelqu’un de la sorte, c’était s’accorder le droit et le risque de la perdre. Elle devait en valoir la peine pour qu’il renie ses principes de survie qu’il avait suivi à la lettre pendant toutes ces années. Elle semblait en valoir la peine car elle était là, à ses côtés, malgré l’amnésie, malgré son passé, malgré le loup, malgré la bête. Elle était là, portant le monstre qui ressemblerait à son père, et qui la tuait à petit feu. « Paraît que tu as tenu tête à son père. » Robb Moody, Skander n’avait jamais eu vraiment peur de lui tenir tête, c’était ce qui avait fait d’eux un duo d’auror assez explosif, l’élève et le mentor en conflit assez souvent, mais capable de travailler en équipe.

Mais lui et Odette, c’était surréaliste, c’était deux opposés parfaits, deux personnes qui ne se supportaient pas. A croire que les opposés d’attirent, ou quelque dans ce goût là.  « Peut-être que la roue tourne à un moment donné. Tu es descendu bien bas par le passé et elle t’a fait remonter. Tu étais un autre homme, mais tu étais bien, enfin c’est ce qu’il me semblait. » Aurait-il pu descendre encore plus bas que là où il se trouvait une année plus tôt ? il aurait pu céder à la facilité, sombrer de l’autre côté, et embrasser les Ténèbres, enfermer définitivement l’humain et ne laisser que la bête s’exprimer. Il aurait pu faire ça, il y avait songé plus d’une fois – mais c’était le souvenir de Ciena, des autres qu’ils avaient cru mort qui l’avait aidé à garder la tête hors de l’eau, et à ne pas céder à la facilité. Odette avait été son remède, celle qui avait réussi à faire taire ses démons, et à le faire remonter. L’Ordre avait accompli de grande chose pendant cette période, et la dernière bataille avait été un échec cuisant. « L’amour doit faire des miracles tu sais. Skander le poivrot est devenu un père modèle par amour. » Le poivrot n’est jamais bien loin quand on s’appelle Lupin, c’est dans les gênes. « Si tu veux te souvenir, ça reviendra. Si par contre tu continues à te persuader que ce n’est pas à toi et que tu ne le mérites pas, tes souvenirs resteront peut-être flous à jamais. »  Avait-il peur de ses souvenirs, d’être heureux, du bonheur, de l’amour ? La réponse était oui. La souffrance excuse beaucoup de comportement, le bonheur était à portée de main, mais pourtant, il avait peur de ce que cela pouvait impliquer, peur de ce qu’il pourrait devenir. Il savait qu’il était capable de briser le bonheur en une fraction de seconde. Mordre un des gamins, mordre Odette… Il avait peur du monstre qu’il savait être par moment. « Est-ce qu’elle est si moche que ça Odette pour toi ? Est-ce que ces enfants te sont si insupportable que ça pour que tu te juste incapable d’y avoir droit ? » Elle était sublime, et les enfants étaient des enfants qui l’appelaient Papa et semblaient attendre beaucoup de lui. En était-il capable ?   « Tu mérites d’être heureux et d’avoir ta propre famille. »  Il avait toujours eu sa propre famille. Lothar, Aries, c’était sa famille. Ce trio étrange et solitaire qui se suffisait à lui-même. Il y avait Victoire dans l’équation également, sa fille, son sang, l’erreur qu’il avait fait en la mordant, la maudissant. « Tu n’es pas comme notre père et tu ne le seras jamais. » Il se trompait : les deux enfants de son sang, il les avait déjà maudits malgré lui.

Il reste muet un long moment. Toujours assis face au piano. Il n’avait pas touché un instrument comme celui-ci depuis des années, il avait l’impression d’être revenu des années en arrière. Avec sa lycantrhopie il n’avait plus eu la patience de s’asseoir et de jouer. Le temps n’était plus à coucher des notes dans le silence, mais bel et bien à une discussion entres frères. Lothar était son frère – il manquait Aries à cette pièce, ce presque frère qui les avait quitté trop tôt – Skander nourrissait encore une culpabilité face à cette nuit dont il ne se rappelait rien. Il avait le sentiment que tout était de sa faute, d’avoir failli à protéger son « frère », et sa fille aussi, sa douce et fragile Victoire dont il ne connaissait rien. Pas les goûts, pas les peurs, ni les aspirations. Elle était une étrangère qui lui rappelait étrangement un mélange savoureux de Sofia et de Beatrix. Il est songeur Skander.  « Je ne sais pas. » Dit alors Skander. Il n’était pas très bavard aujourd’hui, il n’avait pas envie de l’être. « Je suppose que tout reviendra dans l’ordre au fil des lunes, l’esprit finira par guérir comme le reste. » Il faisait confiance à la Lune pour lui rendre ses souvenirs – il avait toujours fait confiance à la lune pour guérir ses maux. Elle devait agir, elle devait avoir une vertu au moins, une seul.  Il se lève alors, et regard son frère, refermant le piano. « Je suis déjà comme lui, sur les deux enfants qui ont mon sang qui coulent dans leur veine, ils portent une malédiction par ma faute, je n’ai jamais autant ressemblé à notre père. » Il a le cœur lourd face à cette constatation. « Ne devient jamais père Lothar, le risque de transmettre notre fardeau est un prix trop important à payer. » Les mots sont sincères, il ne sait pas que son frère croit encore être le père de l’enfant que porte Circée Rackharrow. Il fait un pas, encore faible, ses pas ne sont pas très assuré. « Je… je vais aller me reposer un peu, cette fichue épaule me fait un mal de chien – sans mauvais jeu de mot. » Il sourit, et pose une main sur l’épaule de son frère, sa façon à lui de le remercier de la discussion qui le pousserait sans nul doute à réfléchir. Et à guérir aussi.
FIN DU RP



Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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Hey brother, there's an endless road to re-discover.

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