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-abimée (sileas) [violent et hot]-
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MessageSujet: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 12 Déc - 0:08


La nuit est encore haute dans le ciel, la nuit encore présente, la nuit qui l'accueille comme sa plus belle maitresse. L'homme se rhabille, rempli de cette odeur de sexe, cette odeur qui ne disparaitra plus. Cette odeur à laquelle se mêle celle plus métallique du sang. Il n'a pas été beaucoup versé, juste une lebre abimée, il n'a pas eu le temps d'en profiter, juste de se vider avant de se barrer, avant de partir au loin. Parce qu'on l'attend, parce qu'il doit trouver de quoi remplir son coeur malsain... Pas trop de chemin à parcourir, juste quelques mètres pour changer de lieu, passer de la maison close, au cercle de jeux. Deux ambiances qui se complètent et surtout son regard qui tente de ne fuir le bar, de fuir cet endroit où elle se trouve sans doute. Des mois sans la voir, des mois à l'éviter, des mois à ne pas désirer savoir ce qu'elle devient. Parce qu'il sait qu'il n'aurait pas dû se laisser porter par ses émotions, par son envie de la sauver, envie qui ne devrait pas parcourir ses traits, qui ne devrait pas envahir son être. Poison de la pire sorte. L'être trouve enfin son comparse, l'être qui a amené ses pas jusqu'ici. Un mangemort avec une envie de mort. Un mangemort qui n'a pas forcément envie de se salir les mains et lui qui ne désirent que cela. Faire couler le sang, devenir le bureau des âmes l'ayant mérité. Et c'est un sourire carnassier qui entre en action, un sourire annonçant la mort sur son passage, un sourire qui ne donnera rien de mieux, rien de moi bien. L'acolyte commande à boire, il ne regarde pas qui arrive pour les servir, il ne regarde pas ce qui se passe autour de lui. Il ne veut pas donner d'espoir ou en perdre. Il ne désire pas la voir, sentir son odeur ou repenser à ce corps entre ses doigts, sa vie partant petit à petit, une vie sauvée, une erreur... Et sans la regarder, il le sent, il sent bien qu'elle est là, proche sans doute trop. Quand l'homme lui demande ce qu'il désire boire, il se contente d'un signe de main. Il veut la voir partir le plus rapidement possible tout en se moquant bien de la boisson qui peut dessécher son gosier. Le manque d'alcool ne le tuera pas davantage que devoir supporter sa présence à elle. Celle qui hérisse ses poils qui renforcent sa violence... Le sorcier prend soin de ne pas parler trop fort, de rester dans une conversation que des oreilles indiscrètes ne pourraient pas entendre. Mais il sait qu'à un moment ou un autre, elle va revenir à leur table, que sa silhouette va s'imposer à sa vue et que cela détruira toute sa manière de penser, parce que c'est ce qu'elle fait en permanence, détruire et prendre, elle qui n'est que poison, le sien... Pour son plus grand malheur, pour le déchirement de ses entrailles. Pour la tempête qui arrivera sans doute bien trop vite...


Dernière édition par Xéphandre Lovegood le Mar 13 Déc - 22:08, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 12 Déc - 10:06



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L’ambiance suffocante du cercle de jeux était apaisante. C’était une nuit calme et secrète, la pire. Ces nuits là, étaient le signe de mystères, d’horreurs cachées. L’ombre de ces nuits cachait à merveilles les pires histoires. Je les aimais. Malgré le fait qu’elles soient inquiétantes, elles étaient beaucoup plus apaisantes que les nuits agitées, où tout n’était que désordre. Artemisia s’était absentée pour une affaire, « je reviendrais au petit matin » avait-elle dit. Je n’avais pas cherché à en savoir plus, elle me dirait ce qu’elle voulait que je sache, au moment opportun. La musique légère du cercle de jeux berçait les sorciers somnolents sur leur table, les misérables. Un homme au coin semblait attendre quelqu’un, il observait la salle tête haute, sirotant un verre presque vide, un air de supériorité affirmée sur le visage. Un mangemort, sang-pur certainement. Personne d’autres n’aurait osé lever la tête de cette manière dans un tel endroit. Ce n’était pas peu de le dire. Erzsébet m’avait jeté son regard plein de désapprobations en me voyant sortir de la maison familiale pour aller travailler de nuit. Depuis que je vivais chez Irvin, j’essayais d’obtenir des horaires plus convenables, mais la nuit me manquait. C’est avec mon plus beau sourire que j’ai dit au revoir à ma famille. Le seul qui ne m’avait jamais réprimandé à ce sujet fut certainement mon beau-père, Jorah Yaxley, un homme infâme avec qui il était bon de ne plus vivre. Etait-il encore seulement mon beau-père maintenant que mère était décédée ? Je poussais un soupir, mélange de sentiments. Discernant une main se lever au loin, je m’apprêtais à parcourir la salle à toute vitesse lorsque je le vis. Lui. Ce monstre. Briseur de cœur et briseur de vie. Des mois. De longs mois durant lesquels il m’avait abandonné. Depuis ma décision de lui faire part d’une partie de mes sentiments, malgré toutes les horreurs que j’ai supportées en sa présence, il s’en était allé. A présent, il était assis en face de l’homme bien trop fière, tournant le dos au comptoir. J’avançais avec contenance, décidée à montrer qu’il n’avait pas réussi à me briser, décidée à ne pas lui montrer ma souffrance. Parce qu’il me manquait, ce monstre. Mais ce n’était pas suffisant pour le faire remonter dans mon estime. Je n’entendis pas sa voix, voyant juste un geste de main, indiquant qu’il prendrait un verre, peu importe lequel. Tremblante, je pris deux verres derrière le comptoir. Pour lui, j’augmentais la dose de whisky pur-feu de manière à ce qu’il se brûle le gosier lorsqu’il boirait la première gorgée. Je connaissais parfaitement les doses des alcools. Je voulais qu’il souffre autant que j’avais souffert ces derniers mois. Etait-il seulement au courant des épreuves que j’avais traversé ? Il n’en avait certainement que faire, il aimait la douleur. Je revenais, je déposais le premier verre sur la table en face du premier mangemort, puis doucement, je me tournais vers Xéphandre Lovegood. C’est alors que j’aperçus ses yeux bleus profonds. Nos regards s’accrochèrent. « Un whisky pur-feu. Bien chargé. » Dis-je d’une voix dure, cassant ce contact, retournant précipitamment derrière le bar. Mes jambes me lâchèrent presque, je m’appuyais discrètement contre le bois du comptoir. J’attendais fixement qu’il boive cette première gorgée, celle qui me procurerait satisfaction. J’étais curieuse de savoir ce qu’il faisait ici, je me demandais quelle sale besogne allait-il devoir encore accomplir. Cette petite voix intérieure me dit que cette nuit calme était mienne, que l’histoire cachée qui se déroulerait me consumerait une nouvelle fois. Parce qu’il était là. Parce que nous nous étions regardé. Parce que je savais qu’à la sortie, il se tiendrait dans une ruelle sombre à attendre. Rencontre inévitable. Mon souffle déjà coupé. Je ne voulais pas lui parler, je ne voulais pas lui pardonner et par dessus tout, je ne voulais pas succomber. Je n’étais pas son jouet. Je lui avais dit, et qu’avait-il répondu ? Rien. Mon cœur battait si fort, mon désir immense me détruirait si je ne lui résistais pas. Je devais oublier. Je ne devais plus penser à cet être autrefois si attrayant qui jouait dans le jardin, tout sourire, avec mon frère.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 12 Déc - 18:31


Elle va revenir, il le sait bien. Elle va revenir bien vite porter son verre, leur verre et finalement, elle partira. Parce que c'est ainsi que vont les choses, parce que c'est ainsi qu'elles se passent. Parce que le temps, il passe toujours, d'un commencement vers une fin, parce qu'il agit sans jamais revenir en arrière. Et là, c'est le drame, et là, c'est tout qui part en vrille, qui change, qui ne cesse de changer sans qu'il ne sache comment se comporter. Il la sent, sa présence, il la sent, là, loin de lui et en même temps si proche. Un mélange, une étrange mélodie dont il ne connait pas la fin, seulement le début ou un mélange entre les deux. Il connait son odeur, il connait son parfum, il n'a pas changé, il reste le même et cela depuis le début, et cela depuis le commencement, depuis cette fois où il a fait couler son sang. Il connait son corps, il connait chacune de ses réactions et rien ne manque. Rien ne change même si quelques mois se sont écoulés, même si le temps a passé, même si les alliances d'autrefois ne sont plus, même s'il ne l'oublie pas, pas encore... La conversation continue, les protagonistes échangent, encore et encore, sans s'arrêter, sans rien laisser de côté. Jusqu'à ce que l'homme se taise et il comprend, la jolie serveuse est de retour. Elle revient vers lui, vers eux, elle revient et il ne peut éviter son regard, par cette fois. Feu brulant, feu décapant, feu qui détruit tout sur son passage sans qu'il n'en comprenne le sens. Il se hait de penser à elle, de même rien qu'imaginer penser à elle, tout simplement... Le premier verre se retrouve sur la table, le second suit, rapidement tandis que leurs regards s'accrochent, tandis qu'ils sont incapables de se décrocher, tandis que tout change une fois encore, une fois de trop. « Un whisky pur-feu. Bien chargé.» Qu'elle annonce et il ne peut s'empêcher de laisser un rictus malsain se placer sur son visage. Il la regarde, elle et sa voix qu'elle tente de faire forte, qu'elle tente de faire imposante mais il n'en ait rien, pas pour lui, pas alors qu'il connait ses faiblesses, qu'il sait comment la fragiliser, sans attendre... Il la regarde, il l'observe tout en buvant la première gorgée. Brulante, trop sans doute, bien trop brulante mais il n'en montre rien, il ne la laissera pas prendre le dessus...Il va la détruire d'une manière ou d'une autre, il va lui faire payer son erreur qui n'en est finalement pas une. Elle veut jouer mais dans ce petit jeu, elle est la souris, la souris se faisant dévorer vivante par le chat... Le regard de Xéphandre se fait glacial, une promesse, la promesse qu'elle souffrira vite, bien vite... L'homme l'oublie, rien que quelques minutes, rien que quelques heures, le temps de finaliser son contrat, le temps de repartir avec les informations et de quitter l'endroit tout en laissant un joli pourboire... Et il est là, dehors, attendant qu'elle sorte, sachant que son moment arrivera tôt ou tard. Et finalement, il la voit, elle et sa silhouette bien trop frêle, elle qui regarde autour d'elle, qui cherche sans doute à voir s'il est présent, s'il est là, à ses côtés. Et il la laisse marcher, il la laisse s'avancer, sa proie. Il attend, le moment parfait, le moment où ce stress augmentera et qu'il finira par prendre le dessus, tout simplement. Et il arrive, cet instant, ce moment où tout change, où le lion attaque. Sa main vient s'emparer de sa gorge tandis qu'il la pousse au détour d'une allée sombre. Il la plaque, il l'observe, il la regarde avant de venir prendre sa bouche.Avant de s'en emparer jusqu'à tirer sur sa lèvre, jusqu'à laisser un peu de sang s'échapper, juste une goutte... « Tu as été une vilaine fille...» Qu'il lui dit, qu'il met en avant, avant de pousser son corps davantage contre le mur avant de prendre plus de place, avant de l'étouffer de sa présence, de lui faire ressentir que non, elle n'est pas le chat, qu'elle n'est qu'une petite souris avec laquelle il a envie de recommencer à jouer...
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 12 Déc - 21:35



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Il buvait le breuvage sans même sourciller, contenant la brulure pour ne laisser rien paraître. Je ne le connaissais que trop bien. Plus le liquide s’écoulait dans son gosier, plus son regard se faisait glaciale. J’avais réveillé la folie qui sommeillait en lui. Quelque part au fond de moi, j’aimais ça. Je secouais la tête, décidant de me concentrer sur les autres clients. Ils n’étaient pas nombreux à mes grands malheurs. A présent, j’aurai souhaité qu’il y s’agisse d’une de ces nuits agitées où la foule ne faisait qu’aller et venir. Je ne pouvais pas m’empêcher de lancer des regards en sa direction. Insupportable attirance. Insupportable passion. J’aurais du le trouver hideux, inapprochable, à vomir. C’était tout le contraire et je me détestais intérieurement pour de pareilles pensées. Ma mère l’aurait adoré : cruel, mangemort, irrémédiablement amoureux des idéaux. Le gendre parfait. Dans ces moments, je me rendais compte de la différence de point de vue entre Lilith Yaxley et moi, je n’avais pas ses gênes de cruautés. Je chassais vite ces pensées, profitant d’un instant de paix pour appeler Pumpkin. Cet éternel, mon premier éternel, encore le seul que je possède depuis mes dix ans, vint à moi en roucoulant. Cette boule de poil ronde et rose, avec des bras minuscules me faisait rire. Heureusement, personne à part les membres de la famille Rackharrow ne pouvait le voir. Un secret de famille. Je l’aurai bien envoyé attaquer le jeune serpent mais c’était interdit par le code familial. J’ordonnais à Pumpkin d’adresser un message à Irvin : je rentrerais très tard, qu’il ne s’inquiète pas et qu’il ne m’attende pas. Un pressentiment. L’envie aussi, d’attendre quelques minutes à l’intérieur du bar, pour ne pas devoir faire face au Lovegood. Je rangeais le bar le plus lentement possible, attendant la fin de mon service. Enfin, j’enfilais ma cape de sorcière et je commençais à avancer dans la nuit sombre. Quelques regards aux alentours sans que personne ne soit là. Mes pas se firent plus rapide, mêlant une pointe de déception et un sentiment de soulagement. Soudainement, si soudainement que mon cœur eut un sursaut, je sentis des mains à la caresse si familière entourer mon cou. Je retins un hurlement, ne souhaitant pas lui donner satisfaction. J’eus à peine le temps d’apercevoir se yeux devenus fous, de désir, de haine, d’un mélange de sentiments incompréhensibles, que je sentis ses lèvres se poser sur les miennes. Violemment. Sans réellement savoir pourquoi, je répondis à cet acte ardent renforçant la pression sur ses lèvres. Son goût n’avait pas changé, il était toujours aussi enivrant. Une coupure sur ma lèvre supérieure laissa couler le sang sur la lèvre inférieure. « Tu as été une vilaine fille » Dit-il. Je n’avais pas entendu sa voix depuis des mois. Je sentais son corps se presser sur mien, de plus en plus. Le mur froid me griffait le dos. J’enlevais d’un brusque l’une de ses mains de mon cou, posant mon autre main sur son torse, en essayant de le tenir à distance. « Tu ne supportes plus le whisky ? » Répondis-je sur un air de provocation. Je ne voulais pas lui laisser le dessus encore une fois. Je savais comment lui tenir tête, je savais que notre dernier échange, celui avant le bal, l’avait profondément marqué. Une vilaine fille. Un rire sorti de ma gorge, j’espérais qu’une larme ne coulerait pas. Pour l’instant, mes yeux étaient extrêmement secs. Il n’avait jamais pu me répondre, il n’avait jamais cherché à me revoir. Jamais. Il était juste parti, il était prêt à me briser pour sa petite personne. Une vilaine fille. « Tu n’as pas changé. Il n’y en a toujours que pour ta petite personne. » Dis-je avec affirmation, mon ton se faisant légèrement plus bas. Et je ne savais pas qu’il m’avait sauvé. Je ne savais pas ce qui le rongeait. Une pièce manquante dans l’histoire. Je sentais mon corps contre le sien. Ma main contre le haut de son torse, à la limite de son cou. J’étais en miette, pourtant, cette pression me faisait sentir presque comme à la maison. Un vieux souvenir brisé.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 12 Déc - 22:44


Il pourrait la laisser, il pourrait lui offrir un peu de reprit, faire comme s'il ne l'avait pas vu, faire comme si elle n'existait pas. Faire comme si elle était un néant dans lequel il pouvait continuer de passer sans avoir besoin de s'y attarder. Il pourrait mais l'envie lui manque, l'envie ne fait pas partie de son être, pas maintenant, pas en ce moment, pas en cet instant. Alors, il la suit, il lui offre ce mini répit qui n'en est pas un, parce qu'il la suit, parce qu'il sent sa peur, parce qu'il sent qu'elle se retourne, qu'elle est certaine qu'il est là même si elle n'arrive pas à le voir, même si elle n'a aucune idée de quand il va surgir. Non, elle ne peut le savoir, seul lui le sait et il n'est pas encore disposé à lui révéler cette information. Il attend, il attend le moment où elle l'oublie, le moment où elle ne se rend plus compte de sa présence. Il attend, se retrouve, la retrouve. Il sent bien son envie de crier, son regard qui change et ça lui plait. Ça lui plait de sentir sa peur, de sentir que rien ne se passera forcément comme elle le voudrait. Et en même temps il sait, il sait qu'au fond d'elle-même, elle l'attendait, elle voulait qu'il arrive, qu'il s'en prenne à elle. Elle désirait sentir ses mains se resserrer sur son cou, elle désirait perdre son air et cette souffrance, cette souffrance qu'il lui donne sans arrêter. Et sa bouche, leurs bouches, elles se retrouvent, elles se rejoignent et il le sent, il le sent qu'elle en a envie, qu'elle répond à son baiser, qu'elle répond à ce qui lui donne et même plus. La haine, l'amour, le désir, la violence, tout se mélange, tout se transforme pour ne laisser sur son passage qu'un état compliqué... Il n'est pas tendre, il n'est pas doux, il n'en a que faire. Il veut lui faire comprendre que venir à elle, ce n'est pas accepter son ultimatum. Qu'il peut encore l'avoir, qu'elle désire encore être à lui sans forcément qu'elle soit son épouse, sans forcément qu'ils arrivent à cette étape de leur relation... Un grognement se fait entendre quand elle lui retire sa main, quand elle ose agir de la sorte, quand elle ose lui tenir tête même rien qu'un peu, c'est déjà beaucoup trop....Il va le lui faire payer, il le sait mais il attend, il attend le bon moment pour se défendre pour lui montrer qu'il n'est pas le genre d'homme à accepter cette attitude... L'autre main fait frissonner son échine, savoir qu'elle le touche, sentir ses mains sur lui et vouloir plus, bien davantage que son corps trop habillé. « Tu ne supportes plus le whisky ?» Elle le provoque, il le sait, trop sans doute tout comme elle est consciente qu'il va répondre et que cette réponse ne lui fera pas plaisir. C'est un échange, un jeu qu'ils ont déjà joués tant de fois et qu'ils continueront de jouer encore et encore, sans pouvoir s'en empêcher...Elle rit et il se promet, il se promet de la faire pleurer ce soir simplement pour contrebalancer cet éclat de rire... « Tu n'as pas changé. Il n'y en a toujours que pour ta petite personne.» Et là c'est lui qui rit, c'est lui qui ne peut s'empêcher de rire. Parce qu'elle pense pouvoir le changer ? Maintenant, après tout ce qui s'est passé, elle ose encore croire qu'elle pourra faire de lui un homme différent. Il ne la comprend pas, il ne la comprend en aucun cas... Elle lui reproche un égoïsme qui n'est pas néfaste pour lui qui est vraiment loin de l'être, qui est son attitude de tous les jours, tout simplement...Sa main remonte tandis que la sienne, elle vient resserrer sa gorge, elle vient lui couper un peu d'air, un peu plus longtemps. Il rit tout en voyant la souffrance grandir en elle. Et puis, ce sont ses cheveux qu'il vient agripper pour les tirer en arrière pour lui faire mal, vraiment mal. Et c'est finalement son visage qui vient érafler le mur et il s'en moque.... Il rit de l'avoir petit à petit à sa merci... «Je ne supporte plus que tu puisses être assez idiote et naïve pour imaginer que je change. » Qu'il lui crie en douceur... Douceur qui ne dure pas tandis qu'il l'approche pour que leurs corps se touchent assez pour que le transplanage marche. Leurs corps finissent chez lui et il la pousse au sol sans le moindre ménagement avant de la fouiller. Quelques secondes pour envoyer sa baguette au loin, pour lui permettre de profiter d'elle sans doute. Et c'est par les cheveux qu'il la relève pour venir l'embrasser toujours dans ce mélange de douleur et de plaisir qui est leur... « T'es tellement belle à genoux... » Qu'il lui dit tout en tenant son visage en arrière tout en la regardant comme un objet de dégout, parce qu'il la hait, il la hait autant qu'il l'apprécie... Il la hait de lui donner envie d'être là avec elle, de l'amener ici dans son antre... Et c'est de la sorte, qu'il relève son visage pour l'obliger à se relever, à revenir à sa hauteur, ses lèvres à quelques centimètres des siennes... « Tu sais autant que moi que tu as en envie. » Dit—il tandis que sa main libre vient se positionner sur la cuisse de sa victime...
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Mar 13 Déc - 0:05



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Je sentis la main de l’homme me serrer la gorge avec force. Allait-il me tuer ? Il aimait poser ses mains autour de ma gorge. Je détestais ça. J’avais envie de le tuer autant que je l’aimais lorsque je sentais ses mains sur moi de cette manière. Je percevais un infime instant ce qu’avait pu ressentir Teàrlach. Une sensation de douleur exaltante. Un souvenir que je repoussais sans cesse. Xéphandre était le seul à pouvoir faire remonter ce jour maudit à ma mémoire. Lorsque nous étions ensemble, nous étions presque de retour à cette période aussi belle que maudite. Ma joue gratta contre la pierre, provoquant une éraflure, lorsqu’il m’agrippa les cheveux. Je l’avais énervé. Touché au cœur le Lovegood. Jeux dangereux. « Je ne supporte plus que tu puisses être assez idiot et naïve pour imaginer que je change » Cria-t-il doucement. D’une voix suave, légère. Cette voix, montrait que j’avais raison de m’être accrochée toutes ces années. Et aujourd’hui, et maintenant, tout était foutue. Peut-être. Le monde partait en vrille autour de moi. Irvin apportait un soutien mais pour combien de temps ? Le monde n’était que désordre et chaos. Je me souvenais de ce dernier soir qui me hantait, longtemps j’avais attendu qu’il vienne. Jamais. Il n’avait jamais passé le pas de la porte. Son bras agrippa ma taille soudainement, en un claquement de doigt, je me retrouvais dans son appartement, toujours collé à lui. Je tournais la tête pour fixer son regard, nos bouches à quelques centimètres. « Tu aimerais que j’agisse comme tes putains ? Que je te dise que tu es un monstre ? Et que j’aime ça ? » Crachais-je d’un air dégouté. Des paroles dures. Des paroles que je n’osais pas penser. Des paroles faites pour énervée. Jalousie. Lassitude. Haine. Il me projeta à terre, se jetant sur moi pour tenter d’attraper ma baguette. Je me débattais, je continuais à me débattre, poussant un cri pour qu’il me laisse tranquille. Ma baguette fut projetée au loin. Je voulais retrouver un Xéphandre calme. Mon cuir chevelu brula pour la pression, je me retrouvais à quelques centimètres de son visage, encore. « T’es tellement belle à genoux… » Dit-il. Je l’observais sans lui donner satisfaction, sans vouloir lui répondre. Je me muais dans un silence de plomb, j’étais douée. Il aurait dû être là ces derniers mois. Je ne connaissais que trop bien cet appartement, j’y avais mis si souvent les pieds : pour des nuits, des repas, des petit-déjeuner, de la souffrance et parfois même, des sentiments. Je supportais tout cela parce que ce n’était que le bon retour du bâton. Teàrlach n’était plus là, je n’avais rien pu faire. Je m’en voudrais toute ma vie et lui, Xéphandre, était brisé. Une larme coula le long de ma joue lorsque l’image du corps inerte de mon frère apparut devant mes yeux, se confondant avec le regard bleu du serpent. « Tu sais autant que moi que tu en as envie » Dit-il en posant sa main sur ma cuisse. Un frisson me parcourut. Je mis une main sur la sienne. Sans réfléchir, je pris ses lèvres dans les miennes, mordillant par moment. L’attirant vers moi, je me retrouvais bloquer contre un meuble. Je l’embrassais farouchement, ardemment, passant ma main dans ses cheveux ébouriffés, remontant son autre main le long de ma cuisse. Un baiser humide, plein de tous les sentiments qui m’avait traversé ces derniers mois. Le souffle court, encore haletante, j’arrêtais. « Tu sais autant que moi que tu ne peux pas me résister. Tu peux disparaître autant que tu veux, tu reviens toujours. » Chuchotais-je, en tirant sur ses cheveux, passant une main sur sa lèvre abîmée que je venais de mordre. Donnant-donnant. C’était comme ça entre nous. La preuve étant, il m’avait amené ici. Qu’importe comment, mon contact lui avait manqué. Arroseur arrosé. Pris au piège. Il avait essayé, il avait échoué. Et j’étais encore plus minable que lui.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Mar 13 Déc - 22:55


Il aime voir son regard quand elle comprend où elle se trouve, quand elle comprend que non, elle n'aura jamais le dessus sur lui. Que quoi qu'elle fasse, elle lui sera toujours inférieure et que rien ne changera cela, vraiment rien... Elle ne comprend que trop tard ce qu'il a en tête, ce qu'il désire, ce qui va devenir leur monde pour la soirée. Mais elle n'est pas idiote, non, la sorcière comprend bien vite où il l'emmène comme si souvent, parfois avec douceur, parfois avec force, parfois même avec douceur, rarement cependant... Son regard vient fixer le sien et il déteste cela, il déteste qu'elle le défie, elle aime en même temps, parce qu'elle sait qu'il la punira, qui lui fera payer ce regard de trop... « Tu aimerais que j'agisse comme tes putains ? Que je te dise que tu es un monstre ? Et que j'aime ça ?» Xéphandre s'exclame, éclate de rire, un rire glacial, un rire de mort, un rire qui fait froid dans le dos, un rire qu'elle mérite pourtant. Parce qu'elle pense le blesser, parce qu'elle pense le toucher mais il n'en est rien, cela est vraiment loin d'être le cas. « La seule chose que j'attends d'une putain c'est de me divertir. » Qu'il commence à exprimer avant de rapprocher sa bouche de la sienne. «Et tu te crois différente ? » Lui faire mal, la toucher où ça fera mal, mentalement mais également physiquement. Il sait qu'elle pourrait décider de s'enfuir, de partir rien que pour te montrer qu'il a tort, alors il prévoit. Alors, il lui donne le contraire de ce qu'elle désire, une voie sans issue, son corps au sol, son corps avec lequel il se débat pour lui enlever sa baguette et le sourire carnassier qui prend place et les mots durent qui suivent comme une rengaine sans fin, la plus agréable des mélodies... Elle ne répondit pas à sa dernière attaque et pourtant, une larme coula le long de sa joue, il l'attrapa, la dévora comme le plus beau signe, la preuve que tout ne serait jamais qu'horreur entre vous, qu'il ne devenait pas cet homme avec trop de coeur en sa compagnie, qu'il restait le même et que rien ne serait jamais en mesure de changer cela... Mais il voit bien qu'elle est ailleurs, que cette larme n'était sans doute pas totalement pour lui... Mais il s'en moque, préférant appuyer sur les mots, les mots qui déchirent d'une manière ou d'une autre qui le feront toujours... Il joue, il met en avant qu'elle a envie de lui, que cela se voit dans son regard tandis qu'il dépose une main sur sa cuisse. Un geste qui en appelle à un autre, sa bouche contre la sienne, sa bouche qui vient l'attraper. Et sa main vient serrer ses cheveux, rendre la distance moins importante tandis qu'il profite de cet échange qu'il n'a pas commencé. Un rictus mi-satisfait mi-colérique vient prendre place sur ses traits tandis qu'il sent le gout carmin de son sang, elle l'a mordu, la sauvageonne. Mais ce geste fait bien moins de mal que le reste. Que cette main dans la sienne, cette main qu'il arrive toutefois à oublier quand elle l'attire à lui, quand elle les énerve contre un meuble, tandis qu'elle se bloque elle-même... Sa main finit même dans ses cheveux sans qu'il ne comprenne comment elle peut être si sauvageonne, le manque de lui sans doute... Quant à la main de Xéphandre sur sa cuisse, bien vite elle remonte, elle laisse sa main guider la sienne, comme si cela était totalement normal mais cela l'est entre eux... « Tu sais autant que moi que tu ne peux pas me résister. Tu peux disparaître autant que tu veux, tu reviens toujours.» Qu'elle exprime fièrement alors qu'il ne comprend pas ce qui lui prend, la donzelle devrait savoir qu'elle est la souris prise entre ses griffes, qu'il n'a nul besoin de résister puisqu'il garde le contrôle de la situation... Sileas vient toucher sa lèvre, lui faire remarquer qu'elle peut le blesser aussi sans savoir qu'elle a déjà trop fait, qu'elle a tout détruit en lui en laissant la mort envahir son meilleur ami... Que cela ne changera jamais... La main libre de Xéphandre vient attraper son visage avec force pour l'obliger à la fixer, pour l'obliger à ne voir que lui... « Je reviens quand je l'ai décidé peux-tu en dire autant ?» Il la met face à elle-même, à ses propres choix, à la position dans laquelle, elle s'est elle-même placée sans s'en rendre compte. Sa main remonte tel un serpent sinueux vers l'objet de désir. La main venant se rapprocher du vêtement sous la robe de sorcière... Du vêtement délicat, de celui qui n'est pas encore visible... Le vêtement sur lequel il tire encore et encore jusqu'à ce qu'il cède, jusqu'à ce qu'il lâche ne laissant qu'un lambeau, qu'un semi-vêtement ne tenait presque plus tandis qu'un sourire carnassier vient se placer sur ses traits... Sa bouche vient trouver la sienne, vient la mordre avec davantage de force comme pour la marquer comme pour la faire sienne... « Je peux disparaitre aussi longtemps que je veux et pourtant tu es toujours aussi désireuse que je vienne te sortir de ton quotidien. Toujours aussi désireuse de sentir ma violence venir frapper ton corps. » Et tout en continuant de parler, sa main sous sa robe remonte à chaque instant davantage vers la zone sensible de la sorcière... Il vient mordre son lobe d'oreille avant de continuer à parler...« A toi de voir si tu veux tenter de te battre ou obéir comme une gentille fille. Dans un cas comme dans l'autre tu sais que tu finiras par me laisser entrer tes cuisses chaudes...» Et c'est à sa gorge qu'il vient s'attaquer y laissant sans doute la marque de ses dents tout en ne lâchant pas son regard, sa main continue d'approcher de la zone interdite... Il la regarde, il attend de voir quelle sera sa direction, quel sera son choix même si la décision n'influera pas son destin simplement la tournure qu'il prendra...
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Mer 14 Déc - 19:16



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« Et tu te crois différente ? » Demanda-t-il sans réellement attendre de réponse. J’eus un sourire inattendu. Cette phrase faisait mal mais pas plus que le reste. Ce qui faisait le plus mal, c’était de recevoir ses caresses pour ensuite qu’il me vole ces moments par de la violence. J’étais différente. Il le savait aussi bien que moi, mais il ne voulait pas se l’avouer. Parce qu’avouer qu’il pouvait aimer, c’était avouer qu’il avait un cœur. Xéphandre avait jeté son cœur dans une poubelle il y a bien longtemps. Seulement voilà, personne ne peut jeter un cœur, tôt ou tard, il vous rattrape, parce qu’il est toujours là, accroché à la poitrine. « Bien sur. » Dis-je doucement. « Je suis la seule à te faire sentir de cette manière. » Dis-je en chuchotant presque, malicieusement. La violence il aimait ça. La violence ne marchait pas avec le serpent. Elle ne raisonnait pas à ses oreilles. Il fallait de la douceur pour réellement le secouer, il fallait des mots justes, bien placés. Ceux que j’arrivais à sortir rarement, lorsque je ne m’emportais pas. Cette phrase. La seule. Il comprendrait, ce mot voulait toute dire à la fois. J’étais la seule. Il le savait. Sinon, il n’aurait pas eu besoin de moi ce soir, il m’aurait ignoré au cercle de jeux, il n’aurait pas été troublé par ma présence. Comme si je n’avais pas remarqué qu’il avait évité ce lieu pendant des mois après notre dispute. Le baiser échangé était sauvage. Il attrapa mon visage avec sans pour autant me faire mal, ses gestes se faisaient plus sensuels. « Je reviens quand je l’ai décidé peux-tu en dire autant ? » Dit-il en me regardant droit dans les yeux. Tout le monde avait toujours contrôlé ma vie, en particulier ma mère. Cette femme si folle et cruelle qui avait noyé son propre fils. J’étais dans cet appartement parce qu’il l’avait voulu. Mon regard se tournant vers la porte d’entrée, ma baguette était toujours à l’autre bout de la pièce. Pendant une fraction de seconde, j’eus l’idée de partir, de franchir cette porte pour ne plus jamais revenir. Et pourtant, j’avais envie de rester, encore. Xéphandre me manquait, pas celui tout en colère. Je savais aussi que sa colère retomberait une fois qu’il ce serait abandonné. Quoiqu’il en dise, il finissait toujours par s’abandonner à moi. Les crises de colère venaient quand il se rendait compte de sa faiblesse. Sa main remontait doucement le long de ma cuisse en même temps qu’il essayait de me faire comprendre que c’était moi qui le voulait. Il essayait de me faire croire que j’aimais sa violence. Il voulait que je pense que j’étais la victime. Seulement, nous l’étions tous deux. Nous étions deux victimes trop fières pour l’avouer. Je n’osais pas avouer que mes sentiments pour lui me feraient supporter n’importe quoi. Et il n’osait pas s’avouer qu’il pouvait avoir des sentiments. A se demander qui est le plus misérable. J’eus un frisson de plaisir lorsque je sentis ma culotte se déchirer. Je décidais de rester, de m’abandonner. J’essayais de lui faire comprendre que ce n’était pas sa violence que j’aimais, mais ce qu’il y avait au fond de lui. La douceur, voilà ce qui effrayait réellement Xéphandre Lovegood. Ma main caressait sa joue tandis que je fixais ses yeux. Je me demandais tout ce que j’avais loupé ces derniers mois. Je me demandais aussi comment il avait vécu le bal, la disparition du Lord, tous les bouleversements. « A toi de voir si tu veux tenter de te battre ou obéir comme une gentille fille. Dans un cas comme dans l’autre tu sais que tu finiras par me laisser entrer tes cuisses chaudes… » Dit-il. Je ne répondis pas à ces paroles, elles n’étaient que provocation, elles n’étaient que surface de sentiments plus profonds. Je continuais sur ma laissant, décidant de m’abandonner, non pas parce qu’il me l’avait obligé, sinon je serais en train de me débattre. Je m’abandonnais à lui comme j’en avais envie moi-même. Comme mes sentiments l’ordonnaient. Sa main s’approchait dangereusement du point sensible, tandis qu’il me donnait mordillait le coup entre deux baisers enragés. Je me reculais légèrement tout en croisant les doigts d’une de mes mains dans les siens, entrainant sa main libre au creux de ma taille. Assis sur un meuble, j’enroulais mes jambes autour de sa taille, le rapprochant plus de moi. « Tu es pressé ? » Demandais-je malicieusement. Je t’ai manqué ? Je le sais, pensais-je. La main qui avait guidé la sienne au creux de ma taille, remontant le long de son bras, pour finalement se glisser sous pull over et caresser sa peau nue. J’emprisonnais ses lèvres dans un baisé sensuellement, frissonnant de plaisir. Je me pressais un peu plus contre lui, ne retenant que ses caresses. Ma main commençait à descendre vers le bas de son corps. Je jouais un instant avec le bouton de son pantalon, fixant ses yeux bleus, avant d’emprisonner ses lèvres une nouvelle fois. Qu’il ose dire que ces moments ne lui avaient pas manqué. Comme une torture.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Ven 16 Déc - 1:14


Il a besoin de lui faire mal, il a besoin de la faire souffrir. Il a besoin de lui faire comprendre que non, elle ne sera jamais rien pour lui, qu'elle ne sera jamais rien d'autres qu'une fille qu'il aime détester, qu'il aime détruire, qu'elle ne sera jamais rien à ses yeux. Non, jamais, en aucun cas, il ne pourra l'aimer, elle ou une autre, ce n'est pas ce qu'il est, ce n'est pas ce qu'il sera, cela ne changera jamais en aucun cas. Ce n'est pas son genre, ça ne le sera jamais, il ne veut pas que ça le devienne. Son coeur, il l'a laissé de côté depuis un moment déjà et jamais, jamais au grand jamais cela ne changera. Il n'en a pas besoin pour être heureux, en aucun cas. Son regard se veut destructeur, son regard se veut compliquer, son regard se veut tout et rien à la fois, étrange mélange. « Bien sur. Je suis la seule à te faire sentir de cette manière.»  Qu'elle ose dire et il la tue du regard, il presse même sa main contre son menton pour la faire taire. Pour lui faire comprendre que quoi qu'elle dise, quoi qu'elle fasse, jamais, elle n'aura le dernier mot avec lui. Que jamais, elle n'aura ce pouvoir sur lui, en aucun cas... «Il existe tellement de sorcière comme toi... » Xéphandre ne la veut pas unique, Xéphandre ne veut rien de cela, il la veut comme les autres, c'est mieux, plus facile, plus aisé, la meilleure façon de s'en sortir. Elle n'est rien, il le sait au fond de lui, il le sait mieux qu'elle. Parce qu'elle est naïve, trop douce, tout ce qu'il n'est pas... Il se doit d'assurer sa position de pouvoir, il se doit de le faire de toutes les manières possibles, il est contraint de le faire parce qu'il sait. Parce qu'il sait sans doute bien mieux qu'elle ce qu'il désire. Parce qu'il veut lire de la peur dans son regard, parce qu'il veut avoir le dessus sur elle. Parce qu'il veut qu'elle ait peur de lui, qu'elle décide que la peur du moment, que la sensation d'être avec lui est plus mortelle qu'amoureuse. Et pourtant, il le sent, son frisson d'excitation quand il déchire sa culotte, il ressent que cette violence dont il fait preuve ne fait qu'exacerber une étrange part de son être... Sauf, qu'elle ne réagit nullement comme il voudrait, elle vient caresser sa joue et il déteste cela. Il déteste cela autant qu'il apprécie, autant qu'il se hait de tout apprécier... Il voudrait la faire souffrir, il hésite rien qu'une seconde à lui lancer un doloris, juste pour lui enlever cet éclat dans son regard... Il attend, il attend qu'elle réponde mais rien ne vient, elle reste silencieuse mais il connait plus d'une façon de faire sortir un son de sa bouche, il a toujours su comment faire, par la violence et le plaisir, les deux ensembles, les deux séparés, tout dépendant du moment et de l'instant... Et il attend mais la gentille fille ne fait rien, elle décide de s'abandonner tandis qu'il en profite, tandis qu'il continue de traiter son corps comme un objet. Parce que c'est ainsi que les choses doivent être faites pas vrai ? La seule et unique manière... Elle finit par agir, par vouloir encore laisser ses doigts rencontrer les siens et il le supporte uniquement parce qu'elle vient guider cette main sur sa taille encore bien trop habillée.... Et c'est sur le meuble qu'elle finit par s'asseoir, l'empêchant d'atteindre ce point qu'elle prenait tant de plaisir à chercher encore et encore... Elle le contraint et il hait cela, il hait cette manière de faire. Et ses jambes viennent le kidnapper, l'empêcher de bouger et il hait cela, il hait qu'elle veuille prendre le pouvoir. Un pouvoir qu'elle n'a pas, un pouvoir qu'elle n'aura jamais... « Tu es pressé ?» Qu'elle lui demande et il ne peut s'empêcher d'afficher une mine peu satisfaite, peu contente également, une mine qui ne laisse aucun doute sur tes attentions ou sur ce que tu ressens à cet instant. Elle qui veut du pouvoir, elle qui vient sous son pullover, elle qui caresse sa peau, elle qui l'embrasse, elle qui tente de prendre un pouvoir qu'il n'est pas disposé à lui donner...Elle le caresse, elle l'embrasse et cette colère, cette sensation d'être pris au piège le pousse à faire comme si de rien n'était, comme si cela n'avait aucune importance...Xéphandre devient statue, fait comme si de rien n'était, comme si rien n'avait la moindre forme d'importance... Il sent cette main sur son pantalon, cette main qui vient jouer avec son bouton et il ne réagit pas. Il agit comme il ne le faudrait pas mais comme il le fait tout de même. « J'ai pas le temps pour tes conneries... » Qu'il lui dit avant d'attraper sa gorge, avant de l'obliger à descendre du meuble, avant de continuer à la tenir de la sorte jusqu'au moment où il sent que continuer pourrait la tuer ou lui faire trop de mal. Alors, il la lâche, il la laisse reprendre son souffle, rien qu'un instant... Un instant avant de la tirer par les cheveux et la faire tomber au sol... « Tu n'es rien pour moi. »  Qu'il répète avant de venir la rattraper avant de l'obliger à se remettre debout pour la pousser jusque le mur le plus proche, le visage contre ce dernier. Il la tient, il l'oblige à le regarder, à voir son regard rempli de haine, de cette colère, de ce besoin de lui prouver que rien ne sera jamais plus le même, le besoin de lui prouver combien elle a tort à son propos.

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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Sam 17 Déc - 14:22



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« J'ai pas le temps pour tes conneries... » Dit-il avant d’attraper ma gorge, sa main serrée beaucoup plus fort qu’habituellement. Peut-être n’étais-je qu’une parmi tant d’autres après tout. Ma respiration se coupa autant que mon cœur semble s’arrêté. Je ne voulais plus lui donner satisfaction, j’en avais marre de ses crises incontrôlables. Un véritable manège, mes émotions passaient toujours d’un extrême à l’autre en sa présence. Il était le démon de mon cœur. Il était si différent de celui qui avait joué autrefois dans le jardin de manoir Rackharrow avec mon frère. Il ne semblait même plus être le même que celui qui m’envoyait des lettres à Poudlard. Je ne savais plus quoi penser de cet homme. Je n’arrivais pas à discerner si j’imaginais cette lueur dans ces yeux lorsqu’il me regardait. Peut-être que j’étais aussi folle de ma mère. Il était resté immobile quelques instants auparavant, il avait semblait troublé mais à présente, je ne savais plus discerner si c’était réel ou tout droit sorti de mon imagination. Je regardais cet homme dans les yeux, ceux que je connaissais si bien. Sentant à peine la violence de son mouvement, irritant mon cuir chevelu, je tombais à terre comme un zombie. Presque morte, à l’intérieur, à l’extérieur. « Tu n’es rien pour moi. » Dit-il, faisant en sorte de m’obliger à regarder ce regard détruit. Je ne pleurais pas, mes yeux étaient humides, mon cœur écrabouillé. Il essayait de se persuader lui-même. Il était tellement doué. Je ne savais plus que penser, je ne discernais plus la réalité. Il arriverait à se convaincre et il arriverait à me convaincre. S’il continuait, tout serait fini, à jamais. L’idée même qu’il supporte de ne plus jamais me voir alors que je ne le pouvais pas : voilà ce qui faisait vraiment mal. Si je n’étais rien pour lui, s’il y avait d’autres sorcières alors qu’il s’en aille les voir, elles seraient ravies. Je sens qu’il m’étouffe. Oui, il m’étouffe, littéralement, physiquement. Dans tous les sens du terme. Des larmes coulent. Juste à temps, il me lâche, j’ai pourtant l’impression d’être déjà morte ce soir. Il semble qu’une lueur s’éteint dans mes yeux lorsqu’il écarte mes cuisses. Un cri léger sort de ma bouche lorsqu’il s’invite en moi. Je ne me contrôle plus, je bois ses paroles comme du poison. Il répète encore une fois cette phrase insensée. Comme s’il essayait encore de se persuader, accentuant les va et vient. Je m’accroche à lui, j’ai l’impression de le griffer parfois. Je m’agrippe comme si c’était la dernière fois que je pourrais le sentir ainsi, sa peau contre la mienne, lui à l’intérieur de moi, son odeur, ses lèvres. Et ça fait mal, il appuie, il donne de violent coup de reins. Il déverse toute sa colère dans cet acte, il déversa sa colère sur moi, pensant ainsi éloigner les battements de son cœur irréguliers et incompréhensibles. L’une de mes mains se baladent sur son corps : son torse, la trace de ses muscles, son cou, ses cheveux, son torse encore, son dos. Je dessine le long de sa colonne vertébrale, sans trop savoir si c’est parce que je veux m’en souvenir encore ou si c’est parce que je cherche sa douceur. Et puis ses fesses, et son dos, encore. Des cris discrets sortent de ma gorge, un mélange de plaisir, de douleur. Tous deux intérieurs, tous deux extérieurs. Il a dit que je n’étais rien, rien, rien. La lueur est toujours éteinte dans mes yeux, je n’arrive plus à trouver la vérité, je n’arrive plus à avoir confiance en lui. J’ai envie de pleurer soudainement, tandis qu’il continue. Un seul geste tendre pourrait me montrer qu’il ne pense pas ce qu’il dit, un seul, parce que je le connais. Mais il n’y en a aucun. Il n’y en a pas eu depuis des mois. Des larmes coulent dans mes yeux assombris. Mon dos se cambre, contre le mur, je me cogne légèrement la tête, oubliant vite la douleur remplacée par un plaisir profond. « Xéphandre. » Je murmure dans un chuchotement, mêlant plaisir et supplication. Je voulais qu'il entre plus profondément encore. Je voulais le sentir tout entier. Un frisson se répand dans tout mon cœur tandis que je pense mon pouce sur ses lèvres comme j’avais l’habitude de le faire si souvent. Et en même, ce chuchotement semble être une supplication, l’envie qu’il me montre au moins intentionnellement qu’il sait que ce tout ce qu’il a dit était faux. Où après ce dernier instant d’intimité maudite, d’amour violent, de désir refoulé, je partirais. Je lui tournerais le dos, déçue, encore une fois. Parce qu’après ces mois d’absences, sont comportement fut encore pire qu’avant. Et malgré cette décision, je savais qu’une fois la porte fermée, je pleurerais. Je savais que j’aurai du mal à résister la prochaine fois. Parce qu’il était profondément inscrit dans ma chair. Et il ne devait pas le savoir. Il ne devait pas le comprendre. Je ne lui laisserai plus entrevoir mes sentiments, pour cette nuit. Mes yeux croisèrent les siens, je me demandais s’il lisait mon dégout et ma déception profonde. Je me demandais aussi s’il lisait cette forme d’amour imprégnée dans ma chair.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Dim 18 Déc - 0:37


Elle n'est rien pour lui. Elle n'est rien pour lui. C'est ce qu'il dit, c'est ce qu'il se répète et qu'il répète à voix haute parce que c'est le cas. Elle n'est rien pour lui, elle n'est qu'un pion, un pion dont il se sert, un pion qui n'a aucune importance pour lui. Il la regarde, sans la voir, tout ce qu'il voit c'est sa douceur et le mal qu'elle lui fait. Il veut la faire souffrir, il en a besoin pour continuer d'avancer. Parce que son coeur, il ne peut pas avoir de place, il ne doit en avoir aucune. Pour lui, c'est la vérité, pour lui c'est la seule qui compte, son coeur loin et le mal prenant toute sa place. Il ne prend pas en compte les réactions de Sileas, il ne les voit pris dans ce masque de la violence. Cette violence folle, cette violence qui prend racine dans cette envie de ne pas être, de rester l'homme odieux, l'homme sans coeur. Parce qu'il ne veut dépendre d'elle, parce qu'il ne peut déprendre d'elle, parce que cela va à l'encontre même de la personne qu'il est tout simplement. Alors, il lui montre le mal à l'état pur, à deux doigts de la tuer, à deux doigts de lui enlever toute vie, à deux doigts de terminer la sienne pour qu'il puisse survivre. Mais il la lâche sans faire attention aux larmes qui coulent sur son visage, il est ailleurs, il est parti, douce folie. Elle ne peut plus l'atteindre, pas maintenant, pas alors qu'il perd totalement pied. Son corps coincé contre un mur, son visage vers lui, sa bestialité qui prend place entre ses cuisses, qui vient la salir de la pire des manières. Il a besoin de lui faire mal, de la détruire, de la faire souffrir pour qu'elle ne revienne plus avec sa douceur, pour qu'elle ne revienne plus avec son amour. Il ne sent pas tout de suite qu'elle s'accroche à lui, il ne sent rien, rien d'autre que ce vide, cet immense vide qu'il crée en agissant de la sorte, comme sur pilote automatique. Elle l'agrippe et il n'en ressent rien, c'est étrange, c'est un mélange de présence et d'absence, de cette envie de ramener la vérité, de laisser cette phrase devenir vérité qu'elle n'est rien pour lui. Parce qu'il a besoin d'y croire, parce que c'est plus facile que d'admettre le reste, cette vérité qui ferait bien trop mal. Cette vérité enfuie au fond de lui... « Xéphandre.» Qu'elle prononce. Son prénom, dans sa bouche, cela lui fait un effet, le ramène un peu vers la conscience assez pour la voir, pour voir ce mélange de plaisir et de dégout, pour voir les larmes brisées dans ses yeux, pour sentir ses mains sur son corps, pour avoir un peu plus conscience de ce qui l'entoure maintenant. Le pouce de Sileas vient à la rencontre de ses lèves et il la laisse faire tout en la regardant, tout en ne cessant pas ses coups de reins mais tout en l'observant enfant, ce qu'il n'avait plus réalisé depuis un moment... L'homme ne parle pas l'homme ne veut pas parler, il ne veut pas savoir tout cela, il ne veut pas que ce genre de choses rentre en jeu. A la place, il vient prendre ses mains et les placer au-dessus de sa tête. Il les tient à la hauteur du poignet avec une seule main. De l'autre, il vient la soulever, un peu du sol pour la placer plus adéquatement face au mur. Sans attendre un moment, sans attendre un instant, il vient l'embrasser, c'est pas doux, c'est pas tendre mais c'est un geste, un geste qui n'existait pas auparavant. Il l'embrasse tout en continuant dans cette violence, dans cette non envie de montrer la moindre forme de gentille, la moindre forme de plaisir et pourtant il en prend, enfin, sorti de sa violence, toujours dans cette folie totalement présente en lui. Et ce sont leurs regards qui se croisent, leurs bouches qui se trouvent et leurs corps qui s'unissaient. Et finalement la folle danse s'accélère, les corps se tendent jusqu'à l'oubli, jusqu'à ne plus savoir quoi faire, comment le faire, ils se détruisent jusqu'à l'épuisement. Et c'est le souffle court qu'il la fait regagner le sol, lui toujours contre elle, lui n'ayant pas lâché ses poignets. Lui n'osant lui offrir qu'un regard de haine à défaut de savoir le conjuguer en amour. Lui qui malgré sa tentative n'a pas réussi à totalement faire marcher cette phrase. Parce qu'elle n'est pas rien pour lui mais que ce qu'elle est n'a pas le droit d'exister, pas pour lui, pas pour sa vie, pas pour sa survie... Il ne cesse de la regarder, il ne cesse de l'observer, il est là, refusant de lui laisser le moindre moyen de s'en aller et en même temps incapable de savoir comment se comporter avec elle maintenant...
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Lun 19 Déc - 22:36



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Ce fut si soudain et inattendu. Un baiser. Ni violent, ni doux, un baiser d’envie. De ceux qui n’étaient pas décidés, de ceux que les sentiments contrôlaient. Je sentis Xéphandre accélérer ses mouvements et enfin, prendre du plaisir. Le baiser continuait. Je répondis de la même manière. Nos s’étaient retrouvées comme elles l’avaient si souvent fait par le passé. Ce fut un mouvement d’apaisement. Ce baiser laisserait un goût amer, la prochaine fois serait encore attendue avec douleur. Parfois, le baiser s’arrête pour laisser place à quelques respirations, les yeux dans les yeux, telle une discussion profonde. Avant d’entendre la fin de cette phrase non dîtes, cette phrase qui ne pouvait être dites, nos bouches se rencontrèrent encore. Le serpent tenait mes mains au dessus de ma tête, son corps collé tout contre le mien, transpirant et magnifique. Cette position donna le point culminant de notre échange torride. Un cri s’échappa de ma gorge alors que nos yeux se croisèrent puis que nos bouches se rencontrèrent encore une fois. Doucement, il me fit rejoindre le sol, ne me laissant pas le regarder dans les yeux et tenant encore mes mains. Le souffle court je réussi à lever la tête vers le jeune homme indécis. Perdu dans ses pensées, il ne sembla pas remarquer qu’il relâchait la pression sur mes poignets, me laissant le plaisir de descendre mes bras le long de mon corps. Ses lèvres rouges du baiser échangé m’appelaient avec hardiesse. Mais ce n’était pas décent, et puis après tout, cette soirée entière n’était pas décente pensais-je sans pouvoir retenir un léger rire. Le jeune ne bougeait toujours pas, il était si profondément enfui dans ses pensées. Je me demandais ce qui allait se passer ensuite. Ce silence devint presque gênant. Qu’allais-je faire ? Souvent, après nos ébats, j’avais dormi chez lui. Beaucoup de fois, la plupart, presque à chaque fois que nous nous étions vus de nuit. Seulement, cela faisait des mois que nous ne nous étions pas parlé, pas depuis cette dispute. Et je lui en voulais encore, il ne pouvait pas revenir comme une fleur, me traiter avec violence puis finalement m’embrasser de la sorte, après des mois d’absence. Savait-il seulement ce que j’avais traversé ? Je bouillonnais. Et ses lèvres m’appelaient toujours. Un combat intérieur d’une violence inouïe faisait rage. Sur un coup de tête, j’embrassais Xéphandre. Ni violemment, ni doucement. De la même manière dont il m’avait lui même embrassé. Pour goûter ses lèvres une dernière fois cette nuit, jusqu’à quand ? Ma décision était prise. Ses lèvres étaient humides, elles avaient le même goût malgré les mois. Un goût inoubliable, reconnaissant entre mille. Sur la pointe des pieds, je m’étais accrochée à ses épaules pour pouvoir atteindre sa bouche. Doucement, je revins au sol, le fixant, n’arrivant pas réellement à obtenir son regard. Avec une légère pression, j’appuyais sur sa poitrine pour qu’il recule de quelques millimètres, assez pour me dégager de ce corps tant désiré. Je récupérais ma baguette très rapidement sans lui adresser un regard. « Devrais-je partir … ? » Dis-je à mi-voix, sans vraiment être certaine de poser la question, ou de dire une affirmation. En fait, ma phrase n’avait été qu’un son cristallin ne ressemblant à rien. En même temps, d’un coup de baguette, j’avais fait revenir toutes mes affaires correctement. Alors, je posais ma main sur la poignée de la porte. Je regardais le désordre de l’appartement. Soudainement, la main toujours sur la poignée, je ressentis le besoin de lui dire. Il devait savoir, il ne devait pas rester dans l’ignorance. Et en même temps, c’était stupide, tous les mangemorts étaient au courant que Lilith Yaxley était morte. Ma mère était connue pour sa fidélité, sa cruauté et sa folie. « Elle est morte. » Murmurais-je d’un ton assez fort pour qu’il l’entende, mais un murmure néanmoins. Cette confidence, il méritait de l'entendre de ma bouche. Cette fois, je ne mettrais pas des années à lui dire. La femme qui a noyé Teàrlach, elle est morte. Je suis seule. Ne dis-je pas. Abandonnée dans un premier temps au lâche qu’était Jorah. Adoptée par mon oncle ensuite. Je n’étais pas réellement seule, mais sans mère et sans père, ce n’était pas pareil. Sans Teàrlach. Le sens de famille s’était soudainement élargi. Le destin s’est vengé. Des pensées incompréhensibles, sans réel sens, se succédaient dans ma tête. Ce baiser. Xéphandre. Des mois. Je tournais la poignée de cette fichue porte.


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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Mer 21 Déc - 0:27


La violence et le plaisir, le mélange des deux, l'attrait des deux, le tout que personne ne veut changer, que personne ne peut changer, une ode à un passé, une ode à tout autre chose. Tout est si compliqué, elle avec lui, lui avec elle, de regards qui se croisent, des corps qui se cherchent et dans le fond cette sensation de vérité, cette sensation de mensonge, se mélangent des deux avant qu'il ne reste qu'un long silence, un long et tortueux silence dans lequel il se jette, dans lequel il s'engouffre incapable de comprendre, incapable d'agir, incapable de vouloir agir. Il est perdu, perdu entre cette violence et le reste. Perdu entre ce qu'il doit faire et ce qu'il pense, perdu des effets qu'elle a sur lui, perdu devant une telle situation. Les pensées le pressent, l'étouffent, l'empêche d'agir, l'empêche de réagir, l'empêche d'être tout simplement. Les méandres de son esprit s'étiolent, il ne reste rien, rien de plus qu'un long et profond silence. Il n'arrive en aucun cas à parler, il n'en a guère envie, il sait que parler réduirait tout au néant. Il sait qu'à l'instant même où sa bouche s'ouvrira, tout sera perdu, tout sera fini, elle partira, il devra la laisser partir parce qu'un être dénué de coeur n'a aucune raison de la laisser rester, de même lui demander de rester. Non, ce n'est nullement ce qu'il faut faire, ce qu'il va faire, alors il attend, qu'elle bouge, qu'elle décide d'elle-même de couper court à tout cela. Mais elle ne commença pas par le repousser, elle décida à la place de l'embrasser, un baiser étrange, différent, un baiser dont il ne connaissait le gout, un baiser qui le ramena dans cette étrange réalité. Elle le repoussa enfin, se dégageant de son emprise tandis qu'il ne bougeait guère, tandis qu'il ne ressentait même plus le besoin de bouger. L'homme préférait attendre, attendre qu'elle s'en aille, attendre qu'elle le laisse. Il l'entendit ramasser sa bague tout en sachant qu'elle ne lui ferait pas le moindre mal, qu'elle était tout simplement incapable de lui faire le moindre mal. « Devrais-je partir ... ?» Qu'elle lui demande mais il ne répond rien, il ne peut répondre à cette question. Il ne peut lui dire qu'elle devrait partir ou lui demander de rester, ces deux réponses ramèneraient à la surface des émotions qu'il préfère continuer d'enfuir profondément, le plus profondément possible, sans attendre une seule seconde. Alors, il la laissa se diriger vers la porte sans vraiment la regarder préférant venir s'asseoir sur son lit, lui tournant le dos sans attendre. Il n'allait pas la retenir, il n'avait pas la moindre raison de la retenir, en aucun cas. Les secondes semblèrent durer des heures, des heures durant lesquelles, il repensa longuement à sa décision, à son choix de ne point bouger, de ne point lui offrir ce qu'elle attendait sans doute. « Elle est morte.» Elle ne partait pas, elle restait, le mettant face à une vérité qu'il connaissait déjà, une vérité qu'il connaissait depuis si longtemps. « Je sais. » Répondit-il trop vite, trop rapidement, d'un ton qui pouvait laisser présager qu'il en savait bien plus qu'il ne devrait. Parce qu'il a vu le cadavre de la grande Lilith, il l'a vu en sauvant sa fille, en épargnant la vie de Sileas. Il était là sans l'être... Il sait des choses qu'elle ne sait pas, elle sait des choses qu'il devrait ignorer... Et là, tout de suite, dos à elle, il espère tout simplement qu'elle s'en aille, qu'elle le laisse, qu'elle ne cherche pas à comprendre le fin mot de l'histoire.
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MessageSujet: Re: abimée (sileas) [violent et hot]   Mer 21 Déc - 19:15



"Abimée"


Xéphandre & Sìleas


La main sur la poignée, j’entendis sa voix que je ne pensais pas entendre à nouveau ce soir. « Je sais. » Dit-il posément, d’une manière qui semblait en dire plus que ce qu’il voulait. Pourtant, je ne l’avais pas vu le jour du bal. Il n’était pas présent dans la salle. Comment pouvait-il avoir cette voix si assurée ? Je tournais la tête brusquement, lâchant la poignée, très surprise. Il était dos à moi, toujours tournée vers le mur où il se tenait. Il ne dirait rien, je savais qu’il n’ouvrirait pas la bouche. Ce n’est pas mon pas en avant, ni le son de ma respiration qui s’accélérait qui le ferait changer d’avis. Une main se porte sur le côté de mon ventre et puis, chassa des idées ridicules sur sa présence le jour du bal, je tournais les talons. Je ne lui demanderai rien, pas ce soir. Passer le pas de la porte fut un déchirement. Ces retrouvailles furent torrides, violentes et frustrantes. Je descendis les escaliers à toute allure, comme si je fuyais un mauvais sort, haletante. J’allais devoir rentrer en douce, Irvin ne devait pas voir les traces sur mon corps. Je dirais que je me suis battue, rencontrant un sorcier ivre dans la rue. Il me demanderait pourquoi je m’étais promenée aussi tard au lieu de transplaner. J’allais devoir être prudente. A mes côtés, apparu Pumpkin. Avant de quitter l’immeuble, je le pris dans mes bras, élément réconfortant, mon éternel. Tout n’était que brouillard dans ma tête. Les larmes que j’avais retenues se mirent à couler, de violente secousse bouleversant mon corps. Xéphandre Lovegood était un poison vivant, il pourrissait ma vie autant qu’il avait le pouvoir de l’illuminer. Je le détestais de ne pas pouvoir assumer. Je le détestais d’avoir été aussi proche de Teàrlach. Je pouvais même détester Teàrlach d’avoir connu un garçon comme lui. Quelle idée ! Doucement, ne voulant pas être surprise, accroupie en bas de l’escalier à pleurer comme une enfant, je me relevais pour rentrer chez moi. Pumpkin toujours dans mes bras, je commençais à marcher dans la rue déserte. Je tenais ma baguette fermement, ne me sentant pas en sécurité. Je regardais à droite, à gauche. Une véritable folie était en train de s’installer en moi, comme quand j’avais voulu tuer ce loup lors de ma mission, comme quand j’avais ligoté cet homme sans réellement le vouloir. A chaque moment bouleversant, le spectre de ma mère faisait surface, il s’emparait de tout mon corps. Cette femme m’avait légué une folie dangereuse, une folie qui ne me ressemblait pas. Doucement, je me calmais, le froid glaçant ma peau et mon cœur. Je rentrais chez moi. Je sourirai demain matin.

Xéphandre: #0099cc


RP DE CLÔTURE






She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.


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abimée (sileas) [violent et hot]

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