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I don't want the clouds, they never seem to stay — PV Emma.

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Parchemin envoyé Mar 29 Nov - 17:47

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Je suis : Mister D. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 27/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 50 hiboux. J’incarne : Eva Gorgeous Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Balaclava . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Le lieutenant psychopathe, Hanne Je parle en : #990033 (ou darkslateblue)



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Sans emploi, et vis totalement aux crochets de ma famille J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : Célibataire, et comptes le rester aussi longtemps que possible
malle
raise your wand
 

   
I don't want the clouds, they never seem to stay
(florence & the machine) ▽ I'm gonna be released from behind these lines
And don't care whether I live or die
And I'm losing blood, I'm gonna leave my bones
And I don't want your heart it leaves me cold  

Dire qu’elle s’était perdue était un peu pousser le bouchon, mais il était certain qu’elle ne savait pas vraiment où elle était. C’était un souvenir, qui l’avait amenée là où elle se tenait à présent. C’était la fin de journée, et elle avait marché un peu, se rapprochant du lac qu’elle pouvait voir à l’horizon. Elle était déjà venue ici, avec sa famille, lorsqu’elle était jeune. Ca avait été une bonne journée, se rappelait-elle. Sa mère avait donné l’impression d’être presque aimante, et ils avaient pique-niqué, sous un arbre. C’était sous cet arbre, qu’elle avait transplané, pour chercher peut-être en vain un temps où la vie était plus agréable. C’était une chimère, c’était idiot, mais elle ne pouvait s’empêcher de vouloir ressentir cette innocence à nouveau, avant que tout ne s’écroule et ne prenne feu. L’arbre, il n’était plus là. Elle ne s’était pas rendu compte du danger de transplaner dans un lieu qu’elle ne connaissait plus. D’ailleurs, elle n’y avait même pas réfléchi. Elle s’était enhardie du fait de savoir réaliser ce bout de magie, et ce sans même l’utilisation d’une baguette, et elle s’en était servi sans trop réfléchir. Il était certain que Scylla serait prête à l’engueuler, lorsqu’elle rentrerait au Manoir. Mais ça, c’était pour plus tard. Maintenant, elle cherchait à rejoindre le lac, qui semblait se rapprocher.

C’était agréable, d’être seule ici dans la nature. Londres, c’était joli, mais ça pouvait rapidement être étouffant, surtout pour quelqu’un qui avait vécu la majeure partie de sa vie entourée de murs. Elle aimait le grand air, les grands espaces, la véritable preuve qu’elle était libre : lorsqu’elle ne voyait plus l’horizon et qu’elle pouvait voir le ciel, lorsqu’elle sentait le vent dans ses cheveux, et qu’elle pouvait deviner l’odeur des feuilles mortes. Et puis, elle n’était pas vraiment toute seule. Au-dessus d’elle, son faucon faisait des cercles, la suivant tout en plongeant parfois à la recherche de proies diverses ; et Melancholia avait glissé jusqu’à son épaule, pour se blottir dans le creux de son cou. Alors, s’il n’y avait pas un être humain en vue, elle n’était pas non plus isolée. Elle aurait peut-être dû persuader Scylla de venir avec elle. Sa sœur devait sortir un peu plus, et pas pour aller assassiner des gens. Elle ne comprenait pas cette tendance à la violence. Dans leur jeunesse, Scylla avait été mutine, certes, taquine et turbulente, mais elle n’avait jamais été cruelle. Tout du moins, ses actes de cruauté n’avaient jamais concerné Calypso, et les autres, elle ne s’en souvenait pas. Alors, cette tendance qu’avait sa sœur à aller chercher de violents ennuis, pour des raisons obscures, elle ne la comprenait pas.

Elle soupira. Le lac ne semblait pas se rapprocher, et la nuit commençait à tomber. D’un geste de la main, elle jeta un sort sur ses vêtements, pour qu’ils restent chauds. Elle n’était pas prête à partir. Grimpant au sommet d’une petite colline, elle s’installa sur les pierres qui y trônaient, contemplant la vallée un peu plus loin, le lac, qu’elle n’atteindrait peut-être jamais, et les quelques lumières qui semblaient venir d’un petit village niché contre les berges. Peut-être essaierait-elle de transplaner là-bas, à un moment, pour se glisser dans une auberge et aller boire quelque chose de chaud. Ah ! Mais elle n’avait pas d’argent moldu, non. Comment expliquer à Gringotts qu’une Lestrange veuille de la monnaie humaine. Tant pis, elle resterait sur sa pierre. Dans un bruissement d’ailes, son faucon vint atterrir sur son épaule, enfonçant ses serres dans le tissu d’une façon qui n’était pas forcément agréable, mais qui ne la dérangeait pas. D’une main distraite, elle vint caresser ses plumes, les réarrangeant, alors que son regard ne lâchait pas l’horizon. Il était peut-être temps de partir. Elle se préparait à agiter la main, d’un geste superflu mais qui lui permettait de concentrer sa magie, lorsqu’un bruit se fit entendre à sa droite, attirant son oreille, puis son regard.

C’était comme une branche qui craquait, un bruissement, un pas terriblement humain, qui la fit se relever instantanément. Sa chauve-souris retourna se cacher dans ses cheveux, et elle pouvait sentir l’agitation chez son faucon, qui semblait prêt à la défendre, coûte que coûte. Elle laissa tomber sa baguette dans sa main, l’objet, même si rassurant dans sa signification, qui la mettait mal à l’aise, et elle garda sa main à moitié camouflée par sa manche. Peut-être était-ce un moldu, et elle se devait de ne pas lui révéler l’existence de la magie. A l’inverse, elle se défendrait s’il le fallait.

« Who are you ? »

Sa voix était froide, mais légèrement tremblante, trahissant son anxiété grandissante. D’une, elle était terriblement surprise de croiser quelqu’un d’autre, dans la lande écossaise, si loin de la civilisation. De deux, la personne était toujours silencieuse. Et de trois, elle n’était pas prête pour un duel, si cette personne lui voulait du mal. Alors, elle espérait avoir un moldu en face d’elle, qu’elle pourrait réussir à perdre assez facilement. Le silence la faisait frissonner, alors elle parla à nouveau.

« What do you want ? Are you lost ? »

Et le silence semblait retomber à nouveau. Inconsciemment, elle fit un pas en arrière.
▲ Me, Myself and I
(c) AMIANTE

   



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