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The probability of hazardous encounters - Tristan & Erzsébet

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Parchemin envoyé Mer 23 Nov - 20:13

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The probability of hazardous encounters

Trois semaines déjà qu’ils se terraient tous les trois en Ecosse. Tristan n’avait pas attendu la fin de la première quinzaine de novembre pour s’attirer des ennuis. Après avoir été libre de tous mouvements pendant si longtemps et avoir repris contact avec la vie sorcière, se retrouver confiner à quelques lieux étaient franchement frustrant. Cela devenait infernal quand il fallait tenir compte des trois enfants et quatre adultes qui vivaient sous son toit. Il tournait en rond comme un lion en cage. Finalement une partie des habitants du cottage avaient déménagé au début de la semaine et ils ne restaient plus que trois : Ekaterina, Tristan et Dragomir. C’était déjà nettement plus gérable pour Tristan.

Dragomir lui avait du mal à comprendre et ne cessait de réclamer pour sortir. Ils avaient fini par arriver à un compromis, si le garçon restait sage durant une semaine entière, il sortirait dans une ville moldue accompagné de l’un de ses parents. Tristan avait supplié Ekaterina pour être l’heureux élu. Lui aussi voulait mettre le nez dehors. Depuis sa rencontre malencontreuse avec des mangemorts une dizaine de jours plus tôt, elle le couvait d’un œil soupçonneux, comme si elle le soupçonnait de s’attirer des ennuis dès qu’elle aurait le dos tourné.

Finalement, il avait obtenu gain de cause en promettant prudence, rigueur et une bonne dose de métamorphose physique. Dragomir avait désigné une ville moldue à l’aveugle sur une vieille carte du Royaume-Uni. C’était tombé sur Inverness, à l’extrême nord de l’Ecosse. Le père et le fils s’étaient emmitouflés dans des vêtements moldus pour contrer le froid de novembre. Tristan se transforma en homme dans la quarantaine, bedonnant et grisonnant, passe-partout en somme. Dragomir lui jette un coup d’œil critique. « T’es pas beau Papa comme ça. » Il rigole et appuie doucement la pointe de sa baguette contre le front du petit garçon. « T’as raison, je devrais te faire pousser des oreilles d’elfe pour qu’on soit pas beau tous les deux. » Dragomir se cache les oreilles avec ses mains puis apercevant le clin d’œil de son père, il se détend et prend la main qu’il lui tend. « Pourquoi tu peux pas sortir normalement, Papa ? » Tristan se tend un peu. Ce n’est pas facile à expliquer à un enfant sans le faire paniquer. « Il faut faire attention en ce moment, Drago. C’est pour ça que tu dois toujours rester avec moi, on est bien d’accord ? Ne lâche pas mon bras pendant le transplanage. »

Ils déambulent dans les rues de la ville, la main du petit garçon bien ancrée dans celle de son papa. Ils s’arrêtent devant une vitrine déjà ornée des décorations de Noël qui présentent des petits trains électriques moldus. Dragomir ouvre la bouche pour demander comment les moldus font sans magie, mais c’est tout autre chose qui sort de sa bouche. Il aperçoit un reflet roux dans la vitrine et se retourne. « Tata Sissi ? TATA SISSI ! » Avant que Tristan n’ait pu le retenir, il échappe à sa poigne et court rejoindre une jeune femme rousse vétue de noire, de l’autre côté de la rue. « Dragomir ! Non ! » Tristan s’élance à sa poursuite et manque de se faire reverser par une voiture qu’il dévie d’un coup de baguette discret, la main enfoncée dans sa poche.

Tristan arrive sur l’autre trottoir et pose une main sur l’épaule du garçon, lui qui est plutôt doux et conciliant avec son fils, cette fois-ci il exerce une pression forte et ferme sur l’épaule, le gardant à porter de mains. Il s’apprête à lui de s’excuser auprès de la dame et de garder ensuite le silence mais Dragomir n’arrive pas à tenir sa langue. Il tire sur la manche de la rousse et lui fait un grand sourire innocent. « Tata Sissi ! Il faut que je te présente mon papa ! ». Tata Sissi ? Tristan jette un coup d’œil à leur interlocutrice. Il doute, serait-ce la cadette d’Ekaterina ? Il n’y a pas d’autre explications, mais il serait bien incapable de reconnaitre la jeune femme, cela fait plus de neuf ans qu’ils ne sont pas vus. Il hésite sur le comportement à avoir. Il n’a pas revu sa belle-famille depuis sa disparition et il ne sait pas comment ils ont accueilli la légère entorse de leur fille aînée concernant son engagement auprès de l’Ordre du Phoenix.

« Bonjour Erzébet. » Sa langue fourche légèrement en prononçant le nom compliquée de la Grimestone. Il reste sur ses gardes, il n’ignore pas que les trahisons sont légions en temps troublés et que leurs têtes sont mises à prix.

Tristan #ff9900
Dragomir #66ccff

Parchemin envoyé Jeu 24 Nov - 17:00

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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« Children are the keys of paradise. » - Eric Hoffer.

E
lle erre calmement entre les vitrines moldues de cette ville moldue, habillée de noir, le roux de ses cheveux tranchant avec le reste de sa tenue. Elle est si peu habituée à cet univers que tout devient une sorte de fascination, comme si ces êtres dépourvus de magie trouvaient des stratagèmes dignes d’intérêt. Elle était peut-être simplement de bonne humeur, ce qui aidait sans aucun doute sa tolérance. Les trains électriques, très peu pour elle, cela dit, et elle avance pour observer la vitrine d’une bijouterie. Elle esquisse un sourire rêveur, glissant les doigts sur le collier qu’elle porte, cadeau de Kenan venant d’une boutique du Pays de Galles. Elle a du temps à tuer, ayant fermé la boutique quelques jours pour pouvoir avancer les préparatifs, il lui manque encore de quoi décorer les tables, et surtout, elle veut faire une surprise à son fiancé, elle veut trouver le lieu idéal pour une nuit de noces, loin des préoccupations sorcières, loin des guerres et des dangers. On ne se marie pas tous les jours. Même si l’idée lui paraît encore tout à fait étrange.

« Tata Sissi ! Il faut que je te présente mon papa ! » Elle était en train de contempler un plan, avec une liste d’hôtels, lorsque quelqu’un a tiré sur la manche de son long manteau. Elle a baissé les yeux sur la petite chose qui se tenait là, tout près. Dragomir. Comment Dragomir pouvait-il se trouver ici ? Cela sous-entendait-il qu’Ekaterina se cachait ici ? Sa traîtresse de soeur, vraiment, assez lâche pour se terrer chez les moldus ? Mais c’est de son père, que le garçon parle. De Tristan, auquel la rousse ne s’était pas intéressée, pas même lorsqu’on lui avait affirmé qu’il n’était finalement pas mort. Elle aurait pu être furieuse, elle l’avait momentanément été, et elle avait ensuite eu bien d’autres problèmes à gérer. Interdite, elle n’a pas réagi de suite. « Bonjour Erzébet. » Cette façon de fourcher sur son prénom, c’était forcément Tristan. Elle esquisse un sourire en coin, se rapproche de l’enfant pour s’accroupir, être à la hauteur de son regard. « Coucou mon petit dragon. » Elle glisse l’index replié contre la petite joue. Il n’y’a pas sa soeur, il n’y’a pas sa mère, il n’y’a personne pour la regarder de travers, pour lui faire sentir qu’elle n’a pas la légitimité pour prendre soin de Dragomir. Il n’y’aura pas de reproches, d’interdictions. « Je le connais ton papa, tu sais ? Il n’y’a que ta maman pour interdire d’en parler. Tu devrais peut-être lui demander pourquoi, mh ? » Si elle provoque ? Un peu mais c’est le fond de sa pensée, il n’y’avait eu que son aînée pour avoir ce droit, quiconque s’y risquait s’attirant ses foudres. L’homme bedonnant ne semble pas intimider la sorcière qui murmure : « Hé, la peluche dans la vitrine, elle te plairait ? » Un dragon vert trônant au dessus d’une pile de livre, les yeux mauves et rieurs. Elle n’a pas beaucoup d’argent moldu, Sissi, seulement ce qu’on lui avait donné durant l’occupation de Pré-au-lard par l’Ordre du Phénix, à savoir trop peu pour payer un hôtel, mais suffisamment pour lui permettre d’acheter une ou deux babioles. « De toute façon, je ne veux pas de fleurs moldues pour mon mariage, c’est mieux un dragon, tu ne crois pas ? » Elle a toujours été mal à l’aise avec les gamins, dont la pureté lui était peu familière. Elle n’avait pas les mêmes notions d’éducation qu’Erin, ni la même attitude. Si l’aînée était sévère, la benjamine aurait tendance à couvrir les petits monstres de cadeaux.. si on lui en laissait l’occasion. Ca n’avait jamais été le cas. Ils sont mal vus, les fourchelangues. Elle a des pratiques magiques dérangeantes et en fin de compte, on en oubliait qu’elle pouvait être simplement réservée par peur du rejet. Dragomir ne l’avait jamais rejeté, c’était elle qui s’était éloignée seule, préférant cela aux suspicions, aux interdictions.

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 29 Nov - 1:35

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The probability of hazardous encounters

Sa main est toujours fermement plantée sur l’épaule de son fils, mais il se détend tandis que sa belle-sœur l’ignore royalement. Il tente de se souvenir de ce que lui a dit Ekaterina à propos de sa petite sœur, mais rien de très précis n’émerge si ce n’est qu’elles s’étaient éloignées et que l’aînée était plutôt inquiète pour sa cadette. Tristan porte un regard curieux vers la rousse, pour tenter d’apercevoir un signe qui pourrait justifier cette inquiétude … Il ne voit rien de spécial. Erzsébet est habillée de manière très sombre, mais il n’y accorde pas vraiment d’attention. Il se souvient d’une fillette un peu étrange mais qui ne l’avait jamais bien impressionné non plus. Elle a bien grandi, c’est pas vraiment surprenant mais cela le frappe quand même. Il se souvient aussi de son attraction pour les serpents qui faisait peur à Ekaterina, et il jette un coup d’œil autour de lui pour détecter une quelconque présence animale autour d’eux. Comme il n’a rien vu de spécial, il reporte son attention sur son fils.

Ses doigts pianotent sur son épaule d’un air distrait mais il ne perd pas une miette de l’échange. « Je le connais ton papa, tu sais ? Il n’y’a que ta maman pour interdire d’en parler. Tu devrais peut-être lui demander pourquoi, mh ? » Il gratifie Erzsébet d’une moue qui signifie plus ou moins ‘tu te crois maligne ?’ mais il ne dit rien. Ce sont des choses dont Ekaterina et lui ont commencé à discuter avec le petit garçon. Des sujets sensibles, mais ce n’est pas leur sensibilité d’adulte qu’ils cherchent à protéger, celle-là ils l’ont déjà mise à mal entre eux. Ils cherchent à être des parents responsables, à protéger ce qu’ils peuvent encore protéger chez Dragomir.  Prendre des précautions pour aborder l’absence du papa et la réticence de la maman à l’évoquer fait clairement parti de ce désir de protéger.

Heureusement Erzsébet finit par détourner rapidement l’attention de son neveu en lui montrant un dragon en peluche dans une vitrine. Le garçon colle son nez à la vitrine, regarde la peluche d’un air envieux puis se tourne vers son père « Dis, papa, je peux l’avoir ? hein, papa ? » Tristan hésite un instant. Il est encore dans une dynamique étrange avec son fils. Il a du mal à lui refuser des choses, il voudrait le gâter pour racheter son absence. Il commence seulement à poser des limites et à se montrer plus ferme. Dragomir est trop innocent pour l’avoir remarqué, heureusement sinon il pourrait allégrement profiter de la faiblesse de son père. Tristan effleure les cheveux de son fils avec un sourire puis il répond d’une voix douce. « Je ne sais pas, Dragomir. » Il jette un coup d’œil à sa belle-sœur comme pour la jauger. Il a tendance à se méfier de tout, mais pousser le vice jusqu’à soupçonner une peluche dans une vitrine moldue c’est sans doute exagéré. « J’imagine que oui, c’est à ta tante qu’il  faut demander. ».

Peu après, Sissi évoque un mariage et un air de surprise s’affiche franchement sur le visage de Tristan. « Tu te maries, Erzébet ? » Toujours cette langue qui fourche. « Mes félicitations ? » Son ton est clairement interrogatif. Il sait que les mariages d’amour sont rares chez les sangs-purs et il ignore si sa belle-sœur est ravie de cet événement ou non.


Tristan #ff9900
Dragomir #66ccff
Ersébet #477C64

Parchemin envoyé Mar 29 Nov - 22:46

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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E
lle a eu la chance de sortir de l’épisode Samain sans trop de problèmes. Pouvait-elle pousser le vice jusqu’à discuter avec quelqu’un de potentiellement - sûrement - recherché ? C’est son neveu qui est venu la voir, non ? C’est son neveu, elle n’a rien demandé. « Je ne sais pas, Dragomir. » Elle a relevé les yeux vers Tristan, ou plutôt celui dont il a pris les traits, avec une certaine déception. Evidemment. Il était le mari d’Ekaterina, il ne pouvait guère se comporter différemment d’elle, parce qu’il ne se souvenait sans doute déjà plus de la gamine qu’elle était. Dans son bonheur momentané, elle en avait oublié la tristesse qui lui perçait le coeur. Et déjà, la bague d’argent qu’elle porte à son doigt se teinte de noir, avalant les émotions négatives, diffusant une chaleur se voulant réconfortante. Elle a l’habitude, n’est-ce pas ? D’aller mal. Alors elle se redresse, renonçant à l’affection qu’elle avait soudain eu envie de donner à ce neveu qu’elle avait si souvent délaissé. Ca n’est pas grave. Elle sait bien qu’elle ne sera jamais son aînée, qu’elle ne sera jamais digne d’être une mère dont on n’aurait pas honte. « J’imagine que oui, c’est à ta tante qu’il  faut demander. » Il y’a un temps de latence. Elle a dévisagé son beau-frère, dans l’incompréhension la plus totale. Un homme capable d’abandonner sa famille pour une cause - elle ne connaissait pas les circonstances exactes - pouvait-il finalement ne pas être aussi obtus et égoïste qu’elle l’imaginait ? « Tu te maries, Erzébet ? »

Elle a vacillé. Elle a perdu l’équilibre, s’appuyant de justesse à la vitrine. Oui, elle devait se marier. Ce qui aurait dû être le plus beau jour de sa vie tournait déjà au désastre, malgré son acharnement à nier l’évidence. Et là, elle n’y arrivait pas. Elle n’avait pas eu un suffisamment grand attachement envers Tristan pour ressentir le besoin impérial d’être forte. Il l’avait connue à dix ans, pas à vingt, il avait connu une enfant et face à lui, il n’y’avait que la fragilité qui se dévoilait. « Mes félicitations ? » Elle se redresse. Elle chasse les larmes qui menacent en clignant des yeux et elle tente, tant bien que mal, de se ressaisir. « Ca va être un désastre, Tristan. Mais oui, le vingt décembre. » Qu’importe les félicitations s’il n’y’avait personne. Elle attrape doucement la main de Dragomir, « Viens, mon dragon. On va aller chercher la peluche. Ton papa a bien besoin d’un café aussi, il y’en a un, juste là. Ils ont des jeux pour les enfants. » Elle entraîne le garçon à l’intérieur, sans chercher à éloigner le père plus que cela, parce qu’elle n’a rien à se reprocher, parce qu’elle n’a pas le coeur à se battre pour quoique ce soit. Pas même pour son mariage, en fin de compte. A quoi bon ? A quoi servait-il qu’elle traverse les pays pour des préparatifs que personne ne verrait ? C’était le problème avec elle, ses émotions si extrêmes qu’elle pouvait passer de la joie aux ténèbres en quelques mots.

Ils ne s’attardent pas trop, elle récupère une peluche dragon dont elle fait choisir la couleur à l’enfant, la paye et la lui tend tout en ressortant. « Il va falloir lui donner un nom, maintenant.. » souffle-t-elle en rendant la petite main à Tristan. Elle ne demande rien de plus. Elle gratifie l’homme d’un signe de tête et s’éloigne pour rejoindre le fameux café dont elle a parlé, regrettant presque qu’ils ne servent pas un whisky pur-feu bien fort dans les patelins moldus. Un café suffirait. Les émotions s’effaceraient le temps de le boire et elle pourrait repartir tranquillement, comme si rien ne s’était passé, comme si elle ne doutait pas à la fois du présent et de l’avenir. Son père lui en voulait assez pour qu’elle doute de sa présence dans sa vie au-delà du jour où elle allait changer de nom, sa mère perdait la tête sans que personne ne veuille l’admettre et, par dessus le marché, elle avait brisé le coeur d’Innocent. Elle détache la pierre sombre qu’elle porte autour du cou et l’ouvre d’un geste précis pour laisser tomber quelques gouttes d’un liquide translucide dans le café avant de refermer et de la remettre en place. Au moment de lever le nez, le visage familier de son beau-frère se trouve à nouveau là. « J’ai pas besoin de ta pitié, tu sais ? Si je suis dans cette situation, c’est à cause de ta femme. » Bien qu’il ignore sans doute la situation dont elle parlait, Ekaterina ne devait pas avoir pris le risque d’envoyer des courriers à Godric’s Hollow pour savoir si sa famille se portait bien. Elle lui en voulait, la gamine blessée. Elle lui en voulait qu’elle et Maksimilian soient forcés de se vendre aux Mangemorts pour espérer sortir les Grimstone de la disgrâce, de la fuite, et des soupçons. Elle lui en voulait que tout soit remis en cause parce qu’elle avait décidé de devenir un Phénix. « Si elle était restée neutre.. si elle était restée à la maison je ne serais pas obligée de travailler pour le gouvernement et Maksimilian.. il n’aurait pas été Marqué.. »  

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Parchemin envoyé Mer 30 Nov - 0:01

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Il les suit dans le magasin, mais reste légèrement en arrière, ombre silencieuse et vigilante. Dragomir choisit un dragon vert et violet puis retourne vers son père qui le gratifie d’une œillade faussement sévère. Dragomir comprend et se tourne vers Erzsébet pour la remercier. Il s’accroche aux jupes de sa tante jusqu’à la faire ployer et dépose une bise bruyante sur ses deux joues « Merci Tata Sissi. Il s’appelle Tata, c’est bien Tata pour un dragon, non ? ». Tristan se met à rire et récupère la main de son fils en souriant à Erzsébet. « C’est un super prénom, Drago. ».

Ils sortent de la boutique et Erzsébet s’éloigne après lui avoir accordé un signe de tête. Elle ne remarque pas que son neveu entraine son père à sa suite. Tristan tente de le retenir un peu, mais il a toujours cette petite faiblesse face à son fils. Il finit par se laisser guider et il entre dans le café, repérant facilement sa belle-sœur parmi les rares clients. Il l’aperçoit de loin verser un liquide inconnu dans son café. Arrivé à sa hauteur, il tire la chaise en face d’elle et s’assoit sans demander la permission. « Tu noies ton chagrin ? » Il peut faire preuve de manque de tact, il le sait. Il essaie d’y faire attention, mais cela lui échappe parfois. « J’ai pas besoin de ta pitié, tu sais ? Si je suis dans cette situation, c’est à cause de ta femme. » Il hausse les épaules. « Oh, t’inquiètes pas, je ne te l’accorde pas ma pitié. » Il a comme l’impression d’entendre du ressentiment envers Ekaterina dans cette fin de phrase. Il se tourne vers Dragomir et lui désigne le serveur de la main. « Tu vas demander un café et un chocolat chaud Dragomir ? » Le garçon s’éloigne tandis que le garçon s’éloigne, son dragon sous le bras. « Si c’est à cause d’Ekaterina, c’est peut-être un peu de la mienne aussi alors, indirectement ... et avec peu de recul ...» Une manière un peu étrange de reconnaitre que sa disparition a sans doute influencé les choix de sa femme et qu’il en a conscience.

Quand elle parle de neutralité, il lui jette un regard sévère. « C’est trop facile de rester neutre. » C’est un peu Saint Mangouste qui se fout de la charité, lui qui donne des leçons de neutralité, alors que depuis son retour il a vainement tenté de rester activement neutre. Mais les événements ont eu raison de lui à plusieurs reprises, il commence à se faire une raison. « Sur le long terme, la neutralité vous explosera juste en pleine face. Regarde ce qui ait arrivé aux Flamel, mes parents prônaient aussi la sainte neutralité. Tu veux que les trois quarts de ta famille disparaissent en l’espace d’une nuit, Sissi ? Il leur faut bien moins qu’une sœur révolutionnaire pour faire ça. » Quand Dragomir les rejoints, il se tait. Il ne veut pas heurter le garçon, ils tentent de le protéger du monde extérieur. Ce n’est pas facile, mais il faut au moins faire un effort.

Quand il note que le garçon est absorbé par sa nouvelle peluche et qu’il ne prête pas attention aux deux adultes à côté de lui, il reprend doucement. « Ce ne sont pas des choix faciles. On n’a pas choisi notre camp sur un coup de tête.»  Il note dans un coin de sa tête qu’il a beau partager un café avec Erzsébet, elle a clairement indiqué qu’elle travaillait pour le ministère et que son aîné venait d’être marqué de force. « Et ce mariage ? On est pas invité, j’imagine. » Le ton est léger, il fait tourner sa cuillère dans son café d’un air distrait. Lentement, sa métamorphose prend fin et il retrouve ses traits habituels, petite trentaine déjà marqué par la vie, bouclettes foncés et yeux bleus.

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Parchemin envoyé Jeu 1 Déc - 1:14

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ata. Quelle drôle de nom pour un dragon, n’est-ce pas ? Un dragon tata, espèce rarissime qui se love entre les bras du petit garçon qu’elle ne connait que trop mal, bien qu’elle semble suffisamment observatrice pour savoir ce qu’il peut apprécier. Elle ne s’était pas trompée avec le cheval enchanté, pas plus qu’elle n’avait fait d’erreur avec la peluche moldue. Elle est bien moins à l’aise avec ces bisous bruyants et pleins de cette candeur enfantine, elle qui n’aimait pas le contact. Elle s’est laissée faire, cependant, parce qu’elle ne voulait pas blesser le garçon, elle ne voulait pas qu’il souffre de ce rejet qu’elle avait toujours eu l’impression de sentir de la part de sa propre mère. Elle était déjà installée à la table, la première gorgée avalée, lorsqu’elle a perçu la voix de Tristan. « Tu noies ton chagrin ? » Le regard perçant d’un ancien Auror, à n’en pas douter. Le silence dure un instant, un court instant durant lequel elle songe à l’envoyer sur les roses, à lui dire que ça ne le regarde pas mais elle se ravise et souffle simplement : « C’est un calmant.. » Elle a presque l’impression d’être face à son frère aîné lorsqu’il la prend sur le fait d’un acte qu’il désapprouve. Au moins ne lui accorde-t-il pas sa pitié, au moins ne la traite-t-il pas telle une enfant. Elle suit Dragomir des yeux lorsqu’il est envoyé demander un café et un chocolat chaud, prise d’un drôle de sentiment, un sentiment dérangeant. Elle les envie presque, celle qui prétend allègrement ne pas vouloir de ces petits êtres encombrants. Elle se souvient encore de ce sentiment qu’elle repousse, de ce vide douloureux ressenti lorsqu’elle s’était crue enceinte, stupide indécise qui a prié si longtemps que ça ne soit pas le cas pour regretter ensuite. En reportant son attention sur Tristan, elle fait tourner sa bague en forme de serpent autour de son annulaire, distraitement. Il a raison, c’est aussi de sa faute si Ekaterina est devenue un visage des Phénix. « Tu veux que les trois quarts de ta famille disparaissent en l’espace d’une nuit, Sissi ? Il leur faut bien moins qu’une sœur révolutionnaire pour faire ça. »

« C’est déjà le cas.. » Ca n’est qu’un murmure fragile. C’est déjà le cas parce que Samain a terminé de les détruire, de les finir. Oh bien sûr, ils ne subissent pas le terrible sort des Flamel, non, eux vont se déchirer jusqu’à ce qu’il ne reste rien qu’un vague souvenir de ce qui fut longtemps la lignée dont on enviait les libertés, parce qu’ils étaient forgés de mariages d’amour. Il souligne qu’ils n’ont pas fait leur choix à la légère, et elle ne peut s’empêcher de répliquer : « Moi non plus, Tristan. » Elle n’est pas agressive, simplement défaitiste, loin du bonheur qu’elle ressentait en cherchant un hôtel, un peu plus tôt. « Et ce mariage ? On est pas invité, j’imagine. » Elle fait la moue, la rouquine. « Rackharrow. Je suis fiancée à un Rackharrow. » Elle n’avait pas besoin d’en dire plus, parce que le nom suffisait à souffler le souffre des Mangemorts, de la noirceur, d’une obscure réputation. Un cercle de Mangemorts qui ne se gênerait pas pour leur tomber dessus. Mieux encore, Grimstone et Rackharrow ne s’entendaient pas, les premiers s’estimant trop bien pour les seconds. « Ma mère ne viendra pas, elle tente déjà de m’éliminer avant le jour j. Il faut que tu dises à Ekaterina qu’elle est malade. Personne ne veut me croire mais.. je t’assure que quelque chose ne va pas chez elle.. » Elle ne ment pas, ça se lit dans ses billes hétérochromes. Elle ne ment pas, elle souffre de cette situation, même si elle ne s’est jamais très bien entendue avec les siens. « J’ai dû jeter un Doloris chaque fois que je me suis retrouvée seule avec elle et .. ça fait un mois que ça dure. Cette famille ne sera plus la mienne mais ne la laisse pas approcher de Dragomir, s’il te plait. » Elle tourne les yeux vers l’enfant. Il est parfait. Le petit Flamel est parfait, il y’a peu de chances qu’il subisse les foudres de sa control freak de grand-mère mais en avaient-ils seulement une preuve ? Tristan apprend par la même occasion qu’elle était capable de jeter un tel Impardonnable toutefois elle ne prête pas attention à ce qu’elle lui révèle, elle aimerait juste que quelqu’un l’entende, pour une fois. Que lui la croit. « Tu as vieilli.. » Ca tombe doucement tandis qu’elle revient tremper ses lèvres dans son café. Tantôt si fragile, tantôt si froide, tantôt si sombre, elle était l’instabilité exacerbée, plus encore que la gamine qu’il avait connu. Il y’avait toujours son roux caractéristique mais s’étaient ajoutés le tatouage sur le côté de son cou, celui qui ornait son décolleté du côté du coeur et une sorte d’infinie association de doutes, comme si la vie l’avait déjà écorchée, la petite princesse des horreurs.  

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Parchemin envoyé Sam 3 Déc - 1:12

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« Rackharrow. Je suis fiancée à un Rackharrow. » Il la dévisagea un instant. Rackharrow, le nom lui parlait vaguement, mais ce n’était certainement pas une famille que les Flamel fréquenter autrefois. Il se souvint que peu après son retour Ekaterina lui avait parlé du petit ami de sa sœur, d’un air mi figue mi raisin, comme si elle était rassurée de voir que sa sœur cadette avait trouvé l’amour tout en étant inquiète pour elle. Rackharrow … cela lui revenait, c’était cette famille qui convoitait la magie noire ou alors, des partisans de Voldemort, il ne savait plus trop. Il s’en fichait un peu aussi. « J’imagine que ça veut dire non. » Son ton était un peu sardonique. Il haussa les épaules. Il se doutait bien qu’ils n’étaient pas invités. De toute manière, ils n’auraient surement pas pris le risque d’y aller, même si on les avait conviés. « On aurait pas pu venir de toute façon, pas sans nous mettre tous en danger. » Par tous, il parlait aussi bien d’Ekaterina et lui, que d’Erzébet.

Ce qu’elle raconta ensuite l’alarma bien plus que le nom de son fiancé. Comment une mère pouvait-elle chercher à tuer son propre enfant ? Pour un Flamel, c’était proprement inconcevable. Il hocha la tête d’un air grave quand elle lui demanda d’en informer Ekaterina, puis couva Dragomir d’un regard protecteur quand elle lui conseilla de ne pas le laisser s’approcher de sa grand-mère. L’entendre évoquer des doloris ne l’étonna pas spécialement. Elle lui avait avoué collaborer avec le gouvernement, elle se fiançait avec une famille qui baignait dans une réputation sulfureuse, elle lançait des doloris. Rien de bien recommandable. Rien de bien exceptionnel non plus en ces temps troublés. Il avait noté que certains membres de l’Ordre du Phoenix se mettaient aux sortilèges impardonnables, lors des derniers combats qu’il avait menés avec eux. Il avait d’abord trouvé cela étrange, et puis il s’était faite la réflexion que lui aussi face à certains, il n’aurait que demander à infliger la douleur qu’ils lui avaient fait ressentir neuf ans auparavant.

Il boit un peu café, jette un coup d’œil à son fils qui sirote son chocolat. Un silence de plomb s’était installé, qui ne fut interrompu que lorsqu’Erzsébet fit cette remarque très intelligente. « Tu as vieilli.. » La remarque lui tira un drôle de rire. Tristan riait beaucoup, depuis toujours, même lorsque la situation n’avait rien d’amusante. C’était juste un de ces moyens d’expression. Ce rire-là n’était pas particulièrement joyeux, ni même triste, il était neutre d’une manière assez déroutante. « Ouais, les Flamel n’ont pas encore trouvé le secret de la jeunesse éternelle … Toi aussi, enfin tu as grandis plutôt. » Il la dévisage un instant. « Sans Drago, je ne t’aurais jamais reconnu. » Comment aurait-il pu deviner que la gamine d’une dizaine d’année qu’il avait rencontrée se cachait derrière cette jeune femme ? Son regard tomba sur les mains d’Erzsébet, captivé par la discrète bague sertie d’un serpent. Le détail le fait sourire et il relève les yeux. « Toujours cette passion pour les serpents ? Certaines choses ne changent pas. »


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Parchemin envoyé Sam 3 Déc - 15:54

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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E
lle sait qu’ils ne viendront pas comme elle sait que ce jour tournera une page de son existence, elle sait que les Grimstone ne seront plus sa famille, qu’elle ne pourra plus compter que sur les Rackharrow. Son grand-oncle avait déjà pris soin de rassembler ce qu’il estimait ne pas devoir rester en possession de ceux qui avaient trop peu de chances de transmettre le don. Il était conservateur, Leopold. Il était les archives familiales et il en savait plus sur l’histoire des Grimstone que tous les membres de cette lignée. Il savait que la transmission était direct, qu’elle sautait des générations si ça n’était pas le cas. Sissi, elle, ne s’était pas penchée sur le sujet. On lui faisait cadeau de ce qu’elle convoitait, comme ultime présent de cette généalogie dont, lentement, elle se séparait. Digne héritière de la noirceur passée, disait l’ancêtre, étrangement si fier. Il n’y’aurait guère que lui et peut-être Soren, à cette cérémonie. « Je déteste être le centre de l’attention.. » souffle-t-elle. Ca ne la dérangeait plus d’être regardée de travers, elle ne faisait plus cas du recul des gens lorsqu’elle errait, le serpent sur ses pas, à cela elle était rodée, ça faisait partie d’elle. Un mariage, en revanche, cela supposait d’être épiée d’une manière inédite à laquelle elle n’avait pas été préparée. « Je me souviens qu’à votre mariage, je suis restée dans un coin à lire un roman fabuleux.. j’aurais mieux fait d’observer.. » Ca aurait pu lui servir, elle aurait pu savoir à quoi s’attendre. « Mère était tellement persuadée que je ne trouverais personne d’assez fou pour accepter ce que je suis qu’elle n’a pas jugé utile de me parler de ce qu’une mariée doit faire.. et père.. tu le connais, il est assez réservé sur ses sentiments.. » Ca n’avait pas changé, cela. A dix ans, Erzsébet rejetait l’affection, frileuse au moindre contact, forgeant une drôle de dynamique au sein du cocon familial, et désormais, elle était dans une telle rupture avec Eszter qu’elle ne se sentait pas à la hauteur de ce qu’on attendait probablement d’elle. Un rire nerveux et discret s’envole, bref, tandis qu’elle reporte son café à ses lèvres. « J’aurais préféré que ça consiste juste en une signature sans personne autour. » Evidemment, parce que la gamine avait ses paradoxes, elle voulait que tout soit parfait mais détestait la simple idée de se retrouver cernée par des adultes aussi curieux que critiques. C’était finalement plus simple de l’évoquer avec quelqu’un qui n’avait plus qu’un oeil extérieur sur la personne qu’elle était.

Et alors que Tristan couve son fils d’un regard protecteur, Sissi kidnappe le petit bonhomme pour l’installer sur ses genoux. Le père a l’air moins réfractaire que la mère et, quelque chose au fond d’elle, ne demandait qu’à donner un peu d’affection au seul petit être incapable de jugement. Un petit tour de baguette discret et les ailes du dragon remuent un instant, instant furtif et magique. « Je suis sûre que ton papa saura faire ça. » murmure-t-elle à l’oreille du garçon, comme on délivrerait un secret. Sissi était finalement moins dangereuse que sa mère, à l’heure actuelle, consciente de ses gestes quand la brune n’était plus que l’ombre de la perfection d’autrefois. « Tata ne sera pas là à Noël, cette année, alors on a qu’à dire que c’est mon cadeau un peu en avance. » parce qu’il ne comprendra sans doute pas, lui dont le père n’était pas mort comme on le lui avait dit, lui dont la famille d’origine changeait brutalement. Non, il n’y’aurait plus de Noël comme avant mais il avait récupéré ses deux parents, deux fous inconscients en fuite permanente.

« Ouais, les Flamel n’ont pas encore trouvé le secret de la jeunesse éternelle … Toi aussi, enfin tu as grandis plutôt. » La remarque la fait sourire, tout comme ce rire un peu étrange. Oui, elle a grandi, même si elle a trop souvent la sensation qu’on la traite comme une enfant. « Sans Drago, je ne t’aurais jamais reconnu. » Elle a baissé les yeux, quelques secondes. Les rousses aux yeux vairons courraient-elles les rues ? Elle ne s’était jamais posée la question, à vrai dire. « Tu pourras informer les Grimstone que je n’ai plus dix ans, dans ce cas. » Humour acide, qui lui va si bien. On ne l’imaginerait que difficilement tendre et délicieuse, quand elle fut froide et silencieuse. Elle a appris les nuances de ton, depuis, elle a appris à mieux communiquer mais elle n’a pas le caractère pour les âmes sensibles, susceptibles. « Toujours cette passion pour les serpents ? Certaines choses ne changent pas. » Il observe ses mains, elle sent son regard tomber sur la bague de fiançailles qui semble doucement pulser, de l’argent au noir, fins reflets d’une magie qui s’apaise, qui cesse lentement son effet. « Au grand désespoir de tous ceux qui m’entourent. J’ai un cobra royal.. » Daksha. C’est le petit garçon qui le dit. Daksha. Ce nom si compliqué qu’il avait fini par retenir, contrairement au prénom de sa tante qui restait un défi particulier. « Oui, c’est ça, Daksha. Il est beau mh ? Même si ta maman en a très très peur.. » C’est un constat, la présence de la créature autour de l’enfant n’avait jamais été appréciée à sa juste valeur, comme si il ne pouvait être que menace et non protection.  

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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 5 Déc - 22:55

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« Tu pourras informer les Grimstone que je n’ai plus dix ans, dans ce cas. » La remarque, dite sur un ton un poil acerbe, le fait rire. C’est un humour qu’il comprend bien, il aime l’ironie et le sarcasme. Il hoche la tête. « Si je les recroise un jour, je leur dirais, mais je crois que tu devrais te trouver un autre messager. On est pas vraiment des invités de marque en ce moment. » Son ton est ironique lui aussi.  Il finit son café et repose la tasse sur la coupelle, avec un léger tintement.

Un cobra royal ? Rien que ça ! Il lève un sourcil et rit à nouveau. « Un cobra royal, tu fais pas les choses à moitié … je suis sûr qu’Ekat devait lui porter une affection toute particulière. » Il jette un coup d’œil admiratif à Dragomir lorsqu’il arrive à prononcer le nom à dormir debout du serpent. « Dak … Dash … » Il éclate de rire. « Toujours pas soigné des noms imprononçables dans cette famille. Ou alors c’est moi qui suis toujours pas foutu de les prononcer … » C’était peut-être ça aussi. Il avait toujours eu du mal avec les noms de sa belle famille.

Quand il l’entend parler d’Ekaterina un sourire doux s’étire sur ses lèvres. Elle a  ses défauts, c’est sûr, comme tout un chacun. Mais Tristan n’est pas encore prêt à les revoir. Il exulte encore que sa femme soit vivante et qu’il soit à ses côtés. C’est un amoureux béta. Cela se voit dans ses yeux, dans le sourire qui émerge dès qu’il entend parler de sa beauté rousse. A ces yeux, la lune de miel a repris du service en juin, et elle n’est toujours pas finie. Ils savourent. Il en voudrait à quiquonque fait éclater sa bulle trop fragile. Il se débrouille déjà très bien tout seul pour tirer sur les ficelles, depuis quelques semaines.

Rester confiné au cottage l’irrite. Il prend des risques inutiles, il a besoin de se sentir vivant. Parfois vivre, c’est se mettre en danger. On pourrait croire qu’il a tiré des leçons du passé, que les cicatrices qu’il croise tous les matins lui chantent de rester prudent. Les jours de pluie, elles se rappellent à lui à la manière d’une douleur lourde et lancinante. Il a tenu ses résolutions de prudence pendant plusieurs mois, et  puis elles se sont effritées doucement mais surement. Il n’est pas fou cependant, si sa sécurité personnelle lui échappe parfois, celle de sa famille reste en ligne de mire à tout instant. Il jette un coup d’œil à Sissi et Drago, il réfléchit.

Le petit garçon a l’air aux anges sur les genoux de sa tante. Il ne sait pas comment il va faire pour lui dire que bientôt il faudra quitter le café, dire au revoir et ne plus se revoir. Il cherche une solution, tandis que les signes d’affection du garçon se multiplient. Le voilà qui s’agite sur les genoux de sa tante. Il pose le dragon Tata sur le bord de la table, se penche sur la tasse de café. « Je peux gouter, tata Sissi ? » Il n’attend pas de réponse, il trempe déjà ses lèvres d’enfant dans le liquide âcre. « Pouah, c’est pas bon ! Tiens, Tata, je partage mon chocolat avec toi, c’est meilleur ! ».

La scène fait rire Tristan, quand le petit garçon trempe un doigt dans la mousse de son chocolat viennois et fait une tache blanche sur le nez de sa tante, il tente de prendre un ton sévère. « Drago … » Il essaie d’être sérieux, d’être responsable, alors il réprime le rire que provoque la tête de Sissi louchant sur l’extrémité de son nez « Drago … ça ne se fait pas … » Son sourire rieur le trahit sans doute et il tend une serviette en papier à Sissi avec un sourire d’excuses. « On a du mal à le faire tenir en place en ce moment, être confiné c’est dur pour un garçon de son âge. » Il observe son fils, radieux, et cette fois, quand il reprend la parole, son ton est sérieux. « Drago a l’air heureux de te voir ... » C’est plus qu’une affirmation, il laisse la phrase en suspens. Un point d’interrogation se perd dans l’air. Et toi, Sissi, ton neveu ne pourrait pas t’apporter un bonheur éphémère ?

Tristan #ff9900
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Parchemin envoyé Mer 7 Déc - 16:34

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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arler d’Ekaterina l’agaçait sans doute parce qu’elle se sentait impuissante face à la situation de sa lignée, comme si tout se délitait entre ses doigts, sous son regard teinté de douleur. Alors elle se tait, elle observe simplement Tristan, amoureux transi devant une épouse dont il pardonnerait à coup sûr tous les caprices. Erzsébet en ferait peut-être autant pour Kenan, elle qui à peine fiancée s’oubliait, oubliait ses idéaux pour ne pas encombrer sa belle-famille de problèmes supplémentaires. « Daksha est la divinité hindoue du sacrifice, du rituel et de la magie efficace. » L’informe-t-elle calmement, comme pour éviter d’avoir à s’étaler sur l’aversion de sa soeur envers la créature aux écailles noires de jais. « J’ignore d’ailleurs pourquoi tu t’obstines à m’appeler Erzsébet, vous êtes tous parfaitement incapable de le prononcer, vous, les anglais de pure souche. » Elle le taquine, évidemment. Elle se moque du cheveu qu’il a sur la langue chaque fois qu’il tente de la nommer. Sissi, n’était-ce pas plus simple ? « Je peux gouter, tata Sissi ? » Elle baisse les yeux sur le garçon, juste à temps pour le voir goûter au café dont l’amertume lui tire une grimace.  « Pouah, c’est pas bon ! Tiens, Tata, je partage mon chocolat avec toi, c’est meilleur ! ». Il ne la laisse pas se moquer, il trempe un doigt dans le liquide sucré pour en récupérer un peu de mousse qu’il dépose sur le nez de la rousse. Elle louche sous la surprise de cette idée, comme pour tenter d’analyser ce qu’il vient de faire. Tristan a beau tenter d’être sévère et sérieux, ça ne fonctionne pas, c’est un échec cuisant. La scène prête volontiers à rire. « On a du mal à le faire tenir en place en ce moment, être confiné c’est dur pour un garçon de son âge. » Elle esquisse un sourire mi-compatissant mi-amusé, en effaçant le chocolat de son nez. Il y’a peu, elle se serait peut-être écartée du contact envahissant de l’enfant, ça n’est plus le cas même si elle ignore d’où provient le changement.

Elle souffle à la surface du chocolat chaud, esquissant un geste discret sous la table, dessinant ainsi dans la mousse un dragon qui tourne un instant sur le liquide avant de redevenir une simple gourmandise. « Je crois que tu devrais finir le chocolat avant que le dragon ne te le vole. » Elle semble avoir quelques qualités cachées, la gamine distante. Elle pourrait bien dissimuler un tempérament apte à faire naître le rêve, la féérie auprès des âmes innocentes, une sorte de faculté à agir sur l’environnement pour faire briller les regards enfantins. Elle y parvient très bien avec son neveu, alors même qu’elle est persuadée de n’être pas faite pour élever un petit être, alors qu’elle pense faire une mère atroce. Certains mots font plus mal qu’on ne pourrait le penser et les longs sous-entendus d’Eszter l’avaient convaincue qu’elle était un esprit brillant mais déviant, qu’elle n’aurait aucun rôle dans le mariage ou l’éducation. « Tata aime bien sa boisson beurk. Tu sais bien que j’ai des goûts bizarres. » Elle recoiffe délicatement Dragomir dont une boucle folle s’est glissée devant son front. « Drago a l’air heureux de te voir ... » Que tente-t-il de lui faire dire ? Qu’elle apprécie l’instant, contrairement à ce qu’elle a pu montrer à Ekaterina ? Qu’elle n’est pas aussi mauvaise qu’elle l’a laissé paraître pour se protéger des souffrances que lui causaient les soupçons ? « C’est la dernière fois. Considère que je vous fais des adieux, à tous les deux. Pour votre sécurité et celle de ma belle-famille. » Elle termine son café, sans se presser. Son regard est lourd de sens : elle pourrait être accusée de trahison, ils pourraient se retrouver traqués plus qu’ils ne l’étaient déjà. Dragomir n’était qu’un gamin qui n’avait pas demandé à intégrer une rébellion dont il ne comprenait rien. Il verrait la guerre bien assez tôt. Il verrait la violence bien plus vite encore. Elle cale le garçon de façon à pouvoir le regard en face, tentant finalement d’expliquer l’inexplicable, sans le dissimuler au père, cette fois. « Je dois m’en aller. J’ai choisi de faire des choses qui ne sont pas biens et toi tu dois rester avec ton papa et ta maman. Les adultes sont compliqués, tu sais ? Ils prennent parfois des décisions qui ne plaisent pas aux autres. Tu ne m’en veux pas trop ? » Elle glisse un index replié sur la joue du garçon, presque tendrement. Quoiqu’en dise Tristan, elle devait bien expliquer à Drago qu’il ne la verrait plus. 

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Parchemin envoyé Jeu 8 Déc - 21:48

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La voir faire des tours de magie sous la table le fait sourire. Il s’attendrit. Il ne veut pas séparer son petit garçon de sa tante. Dragomir a l’air si content de la voir. Il faut dire qu’en trois semaines le petit garçon n’a pas eu la possibilité de croiser beaucoup de monde. Le cercle s’est restreint à la famille proche, les Flamel. Il a gagné deux compagnons de jeu au change, un oncle et une tante. Mais maintenant même ses cousins ont déménagé, laissant le petit garçon seul avec ses parents. Enfermé sept jours sur sept dans ce cottage, loin de tout. Pendant que le garçon penche sa tête au-dessus de la tasse pour tenter d’apercevoir encore le dragon, Tristan croise le regard de Sissi. Il s’apprête à lui dire qu’elle se débrouille bien avec son neveux, quand elle prend la parole la première. « C’est la dernière fois. Considère que je vous fais des adieux, à tous les deux. Pour votre sécurité et celle de ma belle-famille. »

Ha. Le voilà, le délicat moment des adieux. Est-il déjà venu ? Tristan ne devrait pas être trop attaché pourtant. Ils ne se sont pas vus depuis des années, et ils n’avaient pas non une affinité particulière par le passé. Il s’attache vite à ses proches, mais un café ce n’est quand même pas assez. Ce qu’il perçoit très bien en revanche, c’est l’attachement candide de Dragomir pour sa tante. Son petit visage qui perd son sourire tandis qu’il comprend ce que Sissi est entrain de dire. « Je dois m’en aller. » Il se tourne la tête vers son père et lui jette un regard qui reflète de l’incertitude. Tristan l’encourage à écouter la suite. « J’ai choisi de faire des choses qui ne sont pas biens et toi tu dois rester avec ton papa et ta maman. Les adultes sont compliqués, tu sais ? Ils prennent parfois des décisions qui ne plaisent pas aux autres. » Les sourcils de Tristan se froncent lorsqu’elle évoque ces choix qu’elle a pris, tandis que les yeux de Dragomir s’agrandissent. « Des choses pas biens ? » Il est à cet âge délicat où l’on commence à distinguer concrètement le bien du mal, à forger des certitudes. « Mais tu es méchante, Tata ? » Il se tourne à nouveau vers son papa, qui lui fait non de la tête, cherchant à le rassurer.

Dragomir s’agrippe aux poignets de la rousse, puis fait non de la tête en chouinant quand elle demande si il lui en veut. Il s’accroche à elle et enfouie sa tête contre son poitrine. Tristan laisse Sissi le réconforter pendant que ses méninges se mettent en route. Un plan. Il faut assurer leurs arrières. Faire disparaitre les traces, tout en préservant l’innocence de Dragomir. Il réfléchit vite. Les pièces du puzzle se mettent en place. Le plus délicat est de déterminant cette fine frontière entre l’oubli et le souvenir. Alors la frontière se dessine encore dans sa tête, prenant en compte les différents éléments qui comptent, il appelle Sissi pour obtenir son attention. Elle se détourne du garçon un instant. « Je vais t’oublietter. » Il ne se justifie pas. Son ton est autoritaire. Il n’attend aucunes protestations. « Un oubliette, et quelques compromis. » C’est là que les négociations commencent.


Tristan #ff9900
Dragomir #66ccff
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Parchemin envoyé Ven 9 Déc - 18:22

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«
Mais tu es méchante, Tata ? » Elle a esquissé un sourire un peu triste, comme une sorte de fatalité. Les enfants sont bien trop innocents pour comprendre au-delà du bien et du mal, des gentils et des méchants, et en fin de compte elle ignorait si Ekaterina avait réellement envie d’offrir des nuances à l’esprit de son fils. N’était-elle pas co-leader de l’Ordre ? Cela ne faisait-il donc pas d’elle une extrémiste de conviction ? « Une personne n’est pas toujours méchante parce qu’elle fait de mauvaises choses, mon dragon. » Il s’accroche à elle, la décontenance. Elle n’a jamais eu à consoler un gamin, elle qui en fuyait à la fois la présence et le contact. Il s’accroche, il refuse de se défaire d’elle et elle se sent obligée de l’enlacer, même si elle n’apprécie guère une telle proximité alors qu’elle faisait ses adieux. Il ne lui en veut pas, après tout peut-il réellement en vouloir à sa tante, à son âge ? « Parfois, c’est pour protéger des gens que l’on aime. Tu sais, j’aime quelqu’un autant que ton papa aime ta maman et je dois faire certaines choses pour qu’il ne disparaisse pas. » Les explications sont douces, la main passant dans les boucles de Dragomir. Il y’a peu de chances qu’elle parvienne à s’éloigner, pas au risque de le blesser. Peut-être est-elle plus sensible qu’elle n’y paraît, devant les grands yeux plein d’innocence.

Elle soulève finalement l’enfant pour le poser sur la chaise, s’accroupissant une dernière fois. « Tu promets d’être sage, mh ? » Un baiser sur le front, une caresse sur la tête du dragon en peluche et elle entreprend de tourner les talons, non sans avoir laissé de quoi régler la note au préalable. Elle est arrêtée pourtant, en entendant son prénom, forcée de se retourner, les sourcils froncés d’une certaine désapprobation. « Je vais t’oublietter. » Du froncement au haussement de sourcils, il n’y’a guère qu’un pas, qu’elle franchit. « Un oubliette, et quelques compromis. » Le ton autoritaire lui fait rebrousser chemin, elle finit par se planter devant Tristan, les escarpins compensant quelque peu la différence de taille. « Tu penses pouvoir faire preuve d’autorité parce que tu es marié à celle qui a un jour été ma soeur ? » C’est acide, tandis que les yeux auraient lancé des éclairs si ça avait été possible. Envolée la tendresse adoptée avec Dragomir, la carapace reprend sa place, avec une touche de rébellion qu’il ne lui connaissait pas à dix ans. Moins timide, moins renfermée sur elle-même, elle se révèle plus excessive, plus instable également. « Evite ce genre de ton, cela pourrait me rendre venimeuse. » Ou la pousser à une dénonciation dont elle n’est pas particulièrement friande. Elle avait joué la diplomatie parce qu’il ne lui avait pas vraiment parlé comme à une gamine à qui l’on doit dire ce qu’elle va faire et comment elle va le faire. « Mais tu as raison, fais-moi oublier que vous existez tous les trois, vous serez bien plus en sécurité ainsi. » Et quand on l’enverrait sur un champ de bataille - parce qu’elle doutait qu’on l’épargne un jour - elle n’aurait pas de remords, elle n’aurait pas de temps d’hésitation devant un visage familier, devant les regards de ceux qui furent une part de sa famille.

La baguette magique est rangée à l’intérieur d’un pli ensorcelé de sa robe tandis qu’elle ajoute : « Je ne fais pas de compromis quand il s’agit des leaders, Tristan. » Elle faisait déjà une dangereuse exception pour Alastar qu’elle avait revu sans en alerter les autorités, et à dire vrai si elle avait trouvé un moyen de falsifier sa propre mémoire, elle l’aurait fait. « C’est bien trop de risques pour aucun bénéfice. » Remarque étrangement mathématique, comme si il n’entrait plus là-dedans aucune notion émotionnelle, aucun sentiment. Pas même la rancoeur n’a sa place dans cette réflexion.

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Parchemin envoyé Ven 9 Déc - 19:54

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Il a encore oublié que tout à chacun n’appréciait pas forcément de se faire dicter des ordres. « Tu penses pouvoir faire preuve d’autorité parce que tu es marié à celle qui a un jour été ma sœur ? » Vu la tête qu’elle tire, il retient de justesse un grand éclat de rire. Il ne tient pas spécialement pas envenimer la situation, mais il meurt d’envie de lui faire remarquer que ladite sœur apprécie aussi peu que sa cadette le ton autoritaire que Tristan prend parfois. Il est comme ça. Il nie de la tête, et avoue d’une voix apaisante. « Rien à voir à avec elle, c’est mon caractère, c’est tout. » Une facette qu’elle ne connait sans doute pas, il n’a sans doute jamais eu à en faire usage en face d’elle. Il réfléchit un instant. « Et ce qu’on m’a appris à faire aussi. » Qu’est-ce qu’elle s’imagine ? Qu’un auror invite poliment un mage noir à partager quelques scones à l’heure du thé pour discuter pratiques illégales et arrestations ? Etrange formation que celle des aurors, on leur demandait de faire preuve d’autorité en face des criminelles, tout en leur inculquant à se soumettre aux ordres de la hiérarchie. Parfois l’un des enseignements prenaient le pas sur l’autre, pour le meilleur et pour le pire.

Sentant le ton monter, Dragomir se ratatine sur sa chaise. Il jette des coups d’œil entre les deux parties. Deux opposés. Elle fulmine, elle a besoin de prouver qu’elle est adulte. L’instabilité la consume. Il la dévisage d’un air calme. Il a confiance en lui, il ne doute plus de grand-chose. Sa propre instabilité s’apaise paisiblement depuis six mois. Son retour est apaisement et le trouble de la société est catharsis. Ses repaires se reconstruisent et il en crée de nouveaux pour remplacer ceux qui sont perdu à jamais. « Evite ce genre de ton, cela pourrait me rendre venimeuse. » Il n’est pas très impressionné par la menace, et il répond d’un ton léger. « Au moins, cela te fait rester quelques secondes de plus. » Elle le fusille du regard. « Mais tu as raison, fais-moi oublier que vous existez tous les trois, vous serez bien plus en sécurité ainsi. » Il hoche la tête. Sur ce point, ils sont bien d’accord. Il a toutefois une objection, il connait le prix de l’ignorance dans un interrogatoire. Sa propre ignorance a failli l’emporter de l’autre côté du voile. « Nous serons en sécurité, mais tu risques de le payer cher dans un interrogatoire, tu en as conscience ? » Il se souvient des longues heures de douleurs, il n’avait rien à dire, rien à révéler, mais ils s’acharnaient sur lui avec sauvagerie.

« Je ne fais pas de compromis quand il s’agit des leaders, Tristan. » Il secoue la tête. Il ne fait pas ça pour eux. Il doute même qu’Ekaterina soit partante pour ce pacte. Elle penserait sans doute comme sa sœur, trop de risques pour une petite sœur ingrate et instable. « Il ne s’agit pas de leaders, de rebelles ni même d’adultes, Sissi. Un compromis pour l’innocence. » Il désigne Dragomir, qui a repris des couleurs sur sa chaise, Tata dans ses bras, un air d’incompréhension sur le visage. « Pour lui. » Tristan module sa voix. Douceur et patience, une voix bien plus habituelle à celle que connaissait Sissi par le passé. Il a l’impression de s’adresser à l’un de ces rapaces fiers qu’il apprivoise ou soigne à ses heures perdues. Il ne faudrait pas blesser leur orgueil ou remettre en doute leur capacité. « Tu ne te souviendras même pas de notre arrangement, il s’effacera en même temps que notre rencontre. Je pourrais sans doute le faire à ton insu, mais ça serait dangereux pour ton esprit. Et très manipulateur. Je n’aime pas être manipulateur. Et, franchement, ce ne serait pas te rendre justice. Tu vaux mieux que ça.» Il a fini, il attends le verdict, patiemment.

Tristan #ff9900
Dragomir #66ccff
Ersébet #477C64

Parchemin envoyé Mer 21 Déc - 15:18

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 889 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de trois mois. Champ Libre :
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L
e payer cher dans un interrogatoire, dit-il. Oui, sans doute, mais comme la moitié de sa vie pouvait lui coûter, parce qu’elle était commerçante, parce qu’elle portait le nom des Grimstone, parce qu’elle était la soeur de la co-leader de l’Ordre, parce qu’elle refusait les normes. Elle refuse les compromis, elle veut s’épargner les complications. Elle veut se défaire de cette famille, une bonne fois pour toutes. Et en même temps l’idée de se marier arrivait à la terrifier, comme un infini paradoxe. « Pour lui. » Il lui désigne Dragomir, l’enfant assis sur sa chaise, moins effrayé parce que le ton de la voix ne se fait plus ni dur ni sévère. Elle se fichait de l’innocence, avant. Sissi n’était jamais préoccupée par les enfants, elle qui se jugeait incapable d’être une bonne mère et pourtant les grands yeux du garçon la font céder, elle dépose sa reddition dans un soupir. Elle ne peut pas refuser une dernière volonté à ce père, une toute dernière puis plus rien ensuite, elle disparaîtrait simplement de leur quotidien, avec le temps de leurs pensées également et Dragomir n’aurait alors plus de tante Sissi, parce que les enfants grandissent et oublient, c’est ainsi. « Tu ne te souviendras même pas de notre arrangement, il s’effacera en même temps que notre rencontre. » Elle fronce les sourcils. Elle n’a pas très envie de passer un accord, ça sentait comme une vieille ruse, comme un drôle de piège et malgré tout, elle restait là, à attendre la suite. « Je pourrais sans doute le faire à ton insu, mais ça serait dangereux pour ton esprit. » Certes, c’est d’une indéniable vérité, effacer un morceau de sa vie risquait d’endommager son esprit déjà fragile à l’origine, déjà compartimenté par une mauvaise compréhension des émotions. « Et très manipulateur. Je n’aime pas être manipulateur. Et, franchement, ce ne serait pas te rendre justice. Tu vaux mieux que ça.» Il n’aime pas être manipulateur ? Et qu’est-il, dans ce cas, lorsqu’il prend Dragomir comme prétexte, lorsqu’il joue avec la sensibilité de la jeune femme ? Elle reste d’abord silencieuse, parce qu’elle ne sait pas quoi lui répondre, parce qu’elle devrait être occupée avec des préparatifs, pas être debout à discuter d’une vie qui ne serait bientôt plus la sienne.

« Fais vite, Tristan. D’autant que tu ignores parfaitement ce que je vaux ou non. » Il ne la connait pas. Il ne sait à peu près rien d’elle si ce n’est ce qu’il a vu lorsqu’elle était petite, et encore, trop peu de temps. Bien trop peu de temps. Sissi n’avait pas réellement fait partie de son monde, tous l’avaient cru mort, tous étaient passés à autre chose sauf Ekaterina et son deuil sans fin. « Quoi que tu me fasses oublier, ça ne changera pas le fait qu’un jour, vous serez tous déçus, parce que je choisis l’homme que j’aime avant le reste. Avant même ton fils et tu ferais de même à ma place. » Elle connait l’amour exclusif de sa soeur pour son beau-frère, elle se souvient vaguement de la bulle dans laquelle ils semblaient évoluer autrefois, celle qui la désintéressait au plus haut point parce qu’elle n’en comprenait rien. « Débrouille-toi pour que je ne puisse pas mettre les Rackharrow en danger parce que, dans le cas contraire, c’est à Ekaterina que je m’en prendrais, tu le sais. » Bien sûr qu’il le sait. Il le sait parce que si elle ne se souvient pas, c’est son aînée qu’elle accusera, dans une drôle de logique de rivalité entre soeurs. Les Flamel ne connaissaient pas cela, ils faisaient passer la famille avant tout, ils avaient cette étrange loyauté qui les menait finalement joyeusement à leur perte. Sissi était loyale à autre chose, bien que ce soit nébuleux pour la plupart des gens, bien qu’on la pense souvent parfaitement défaite d’un tel sentiment. Elle avait une infinie reconnaissance envers les Rackharrow, bien plus qu’envers ces Grimstone qu’elle trouvait trop.. trop détachés de ce que devait être une véritable famille. L’illusion de perfection la dérangeait depuis toujours.

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 9 Jan - 9:47

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« Fais vite, Tristan. D’autant que tu ignores parfaitement ce que je vaux ou non. » Cette remarque lui donne quelques secondes pour hésiter. C’est vrai qu’il ne la connait pas et qu’il l’a toujours très mal connu, pour le peu qu’il ait pu la connaître enfant. Elle n’était qu’une fillette taciturne un peu bizarre, qui ne ressemblait en rien aux autres petites filles de sa connaissance. Mais elle avait la confiance et la protection de sa grande sœur, sa femme à lui et cela lui avait suffi. Une lueur de doute passe dans ses yeux bleus, il se mord l’intérieur de la lèvre comme il le fait toujours lorsqu’il réfléchit, en proie au doute. Finalement, ce qui s’impose à lui, c’est qu’Erzsébet ne le connait pas vraiment non plus et qu’en acceptant qu’il l’oubliette elle se met à sa merci. Il n’y a ni noir ni blanc dans cette affaire, juste un gris impénétrable. Il hoche la tête à son attention. « On devrait sans doute sortir d’ici, les moldus ne sont pas aveugles quoi qu’on en dise et ce café en ait rempli … » Il ne donne plus d’ordres, juste des suggestions, même si il a la ferme intention d’aller au bout de ses idées. Il peut se révéler têtu comme une mule lorsque le plaisir lui prend.

Tristan laisse un peu d’argent moldu sur la table et ils se lèvent en silence. Dragomir ne saisit pas tout ce qu’il se passe ici, mais il a senti que l’air était saturé d’une certaine gravité. Lorsqu’il se met debout, plutôt que de prendre la main que lui tend son père, il va s’accroche avec une poigne défiant l’imagination à celle de sa tante. Il trottine à côté des adultes dans les rues de la ville moldue, ayant un peu de mal à caler son pas d’enfant sur leur pas pressé de grandes personnes. Finalement, Tristan repère une ruelle à l’écart et ils s’enfoncent dans l’obscurité. Il passe une main douce dans les cheveux bouclés de son fils. « Il est l’heure de dire aurevoir Drago, on va devoir retourner à la maison. » Déjà le garçon ouvre la bouche pour protester et réclamer dix minutes de plus avec sa tante, dix minutes de plus à l’extérieur du cottage. Son père lui lance un regard d’avertissement qui l’interromps dans ses réclamations, il ferme la bouche dans une moue boudeuse et son père le rabroue. « Tu ferais mieux de faire un câlin à ta tante, tu ne la reverras pas dans la minute. » Dragomir sert les lèvres et croise les bras, il est bien décidé à tenir tête à son père. Lui aussi peut se montrer têtu comme une mule, il faut avouer que ses parents le sont tous les deux.

Tristan redirige son attention vers Sissi lorsqu’elle reprend la parole. « Quoi que tu me fasses oublier, ça ne changera pas le fait qu’un jour, vous serez tous déçus, parce que je choisis l’homme que j’aime avant le reste. Avant même ton fils et tu ferais de même à ma place. » Il hausse les épaules et la morigène d’un ton sec. Son fils l’a mis légèrement sur les nerfs. « Arrête deux minutes de penser à la place des autres, tu veux ? On pourrait comprendre, ce n’est pas comme si on n’avait rien sacrifié au profit d’une cause à laquelle on croit … » Il jette un dernier regard d’avertissement à Dragomir qui continue à fixer son père d’un air querelleur. « Dragomir. On ne va pas y passer trois heures, tu dis aurevoir maintenant. Un calin, un bisous. Allez.» L’acte de magie à venir est complexe et cela le rend irritable. Dragomir tourne un minois larmoyant vers sa tante. « Aurevoir tata Sissi, c’était bien de te voir. » Il lui fait un calin, enfouissant son visage contre sa tante.

Tristan obtient enfin la fenêtre de tir qu’il attendait. Le petit ne verra rien de la scène qui se déroule juste au dessus de ses yeux. L’ancien auror sort sa baguette et murmure d’un ton légèrement suppliant où l’on ressent à la fois de la nervosité  de la résolution. « Ne résiste pas, s’il te plait, je ne voudrais pas te faire de mal par erreur. » « Débrouille-toi pour que je ne puisse pas mettre les Rackharrow en danger parce que, dans le cas contraire, c’est à Ekaterina que je m’en prendrais, tu le sais. » Son visage se ferme en entendant cela. Non il ne savait pas, il n’a aucune raison de le savoir. C’est impensable dans son esprit de Flamel. Mais pour le coup, il est averti. Il tient sa baguette d’une main ferme, déterminé à ne pas rater son coup. Il lance un oubliette silencieux, les traits de son visage fermés par la concentration.  

Le sort fait son travail consciencieusement. Il efface le souvenir de cette étrange rencontre dans un café moldu, le visage de son beau frère recherché ainsi que son identité, il lui fait oublier que Dragomir était présent lui aussi. Tristan hésite à les rayer de son existence, mais il s’arrête juste avant, les mangemorts se douteraient d’une supercherie si soudainement elle oubliait l’existence de sa sœur.  Finalement, il lui laisse l’impression qu’elle n’a eu aucun contact avec eux depuis des mois, ce qui était vrai jusqu’à récemment et qu’elle ne connait aucunes informations les concernant. Lorsqu’il range sa baguette dans sa poche, il se détourne légèrement, il ne veut pas qu’elle voit correctement son visage. Dragomir relâche sa tante et son père saisit sa main d’un geste vif. « Allez, petit dragon, on doit rentrer. » Drago se laisse entrainer à la suite de son père. Alors qu’ils s’éloignent en laissant une Sissi songeuse et un peu perdue derrière eux, il lance par-dessus son épaule un « A bientôt Mademoiselle Grimestone. », puis débouche sur la rue passante la plus proche.

Tristan #ff9900
Dragomir #66ccff
Ersébet #477C64

 

The probability of hazardous encounters - Tristan & Erzsébet

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