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[Norvège] (Erzsìleas) ◊ « Be just fine. »

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Parchemin envoyé Lun 14 Nov - 15:16

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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Be just fine.
« You can show me scars And I'll show you mine, We can count the stars Just to pass the time. Lights, lost in the ages. And I believe, you're honest eyes, and you'll be my sight, we'll be just fine. » - Be just fine, Epic Pop.

L
e grand manoir au décor somptueux, de luxe et de boiseries, figé dans un temps de prestige et de noirceur. Le grand manoir, relique de ce que sont les Grimstone au regard des scandinaves, si loin de la neutralité qu’ils offrent en Angleterre. La demeure semble continuellement entourée de neige, sortilège éloignant les curieux, les non-mages n’y percevant qu’une demeure effrayante où règne la glace et un passé oublié. Ici, il n’y a que la beauté d’une monarchie préservée, entre des murs qui alignent les titres. Les roturiers devenus nobles, les effrayants sorciers respectés pour autant de prouesses que de folies. Seul le grand-oncle Leopold tenait encore à tout cela, homme droit et austère, d’un certain charme, inquiétant et sans sourire, il est sévère et distant. Les cheveux grisonnants laissant deviner une blondeur fanée, il a des billes d’un vert éclatant, similaires à la couleur de l’oeil gauche d’Erzsébet, toujours vêtu d’un costume élégant, comme figé dans une forme de jeunesse croisée à une certaine sagesse. La sagesse des hommes qui ont touché à des domaines dont on ne parle pas, car il est brillant, le grand-oncle Leopold, quand bien même il râle souvent, quand bien même il désapprouve la plupart des règles instaurées par les siens deux-cents ans plus tôt. Il tient les serpents en haute estime et, derrière la vitrine du salon dort une anaconda paisible sur la fin de ses jours. Il est là, assis dans un fauteuil du salon, un verre à la main, le journal en lévitation tandis que son frère s’affaire à écrire une lettre, une missive à l’attention de Soren. Il fut un temps où Maksim Grimstone était autoritaire et prêt à préserver son sang envers et contre tout mais.. les Rackharrow, sérieusement ? Même son second fils, ambitieux et opportuniste, n’avait osé lui faire un tel affront. Allait-on réellement laisser une fourchelang entre les mains de ceux qu’on dit aussi discrets que versés dans une magie sombre ?

…✁…

« Sileas.. tu m’accompagnerais en Norvège.. ? J’aurais aimé que tu m’aides. » avait-elle demandé, une semaine plus tôt, timidement. On la voyait peu dans cet état, elle qui montrait tant d’assurance et de froideur la plupart du temps, elle qui cachait ses fragilités derrière mille façades, tant de carapaces. Elle ne parlait jamais de ce mariage, comme si ça n’était ni réel ni concret pourtant il fallait qu’elle réalise, il fallait qu’elle commence à choisir, à organiser, à l’exprimer. C’était comme si elle attendait un malheur, comme si elle ne pouvait pas croire que cela arrive au bout, que tout se passe bien. « Tu sais.. je voudrais.. enfin je serais heureuse si tu acceptais d’être ma demoiselle d’honneur. » Elle commençait par Sìleas, parce que Circée était fragile, enceinte, qu’elle ne voulait pas faire de proposition à la jumelle de Kenan sans en avoir discuté avec lui. Il était fort probable qu’il lui demande d’être son témoin, de la même façon qu’elle le ferait avec Leik.. lorsqu’elle trouverait le courage. « Mon grand-oncle nous offre des robes si on les choisit dans le pays dont ma lignée est originaire. » Leur relation n’a pas toujours été idéale mais elles ne se jugeaient pas, elles étaient les confidentes à la confiance aveugle, qui pouvaient tout se dire sans risquer d’y perdre des plumes, sans risquer que les secrets soient divulgués. Elle a l’attitude un peu fuyante, si différente. La robe noire épouse habilement ses formes, le manteau couleur de nuit arbore une fourrure délicate et les collants sombres n’éclairent pas la tenue, les teintes éclatantes lentement effacées de sa garde robe. Elle devrait être morte, la rousse. Elle aurait dû rendre l’âme après la surdose de calmants, sauvée in extremis par Kenan.

…✁…

La poudre de cheminette les a mené sans encombre au-delà des frontières, si loin de l’Angleterre. L’odeur du thé et du whisky embaume la pièce, la chaleur réconfortante faisant oublier le froid extérieur. « Tu es toujours ponctuelle, ma chère. » Leopold ose esquisser l’ombre de ce qui pourrait être un sourire, ravi de la situation, ravi que l’un des descendants soit enfin prêt à assumer leur histoire. Maksim est plus distant malgré la sympathie de son visage, de ses traits étrangement bienveillants. « Qui est cette jeune personne ? » « Sìleas, ma demoiselle d’honneur, grand-père, et la cousine de Kenan. » La cousine, oui, c’est ainsi qu’elle la connait, c’est ainsi que chacun la voit. Sauf Irvin, sans doute. On leur offre du thé, on leur fait choisir les parfums, dans cette politesse d’un autre temps. Ils sont conservateurs, les Grimstone, ils ont le sang-pur et une tolérance relative - quiconque est brillant a leur respect, qu’importe sa nature, même si on ne leur accorde pas un mariage mêlé. Ils ont un accent prononcé, même s’ils parlent très bien l’anglais, même si leur vocabulaire est riche en nuances. Ils la trouvent pauvre, la langue anglaise, quand eux ont tant de mots pour décrire les nuances de la neige. « Choisissez ce qu'il vous plaira, toutes les deux, ce sera mis sur mon compte. » Leopold, exceptionnellement généreux. Il ne compte pas laisser passer l’occasion, il a bien l’intention de transmettre ses vieux livres, ceux que Maksim refuse de voir exposés dans leur bibliothèque, ceux qu’ils dissimulent tous dans le silence du grenier. « Je n’ai pas d’enfants, je peux bien faire cela. On n’a jamais vu des gallions servir aux morts. »

…✁…


Elle les a remercié, poliment, et elle a entraîné Sìleas à l’extérieur, elle lui a montré le charme de la Norvège, le ciel bleu au-delà du froid entourant l’imposant manoir, les contrastes et les boutiques sorcières. C’est beau et elle découvre avec elle, parce qu’elle n’a eu que peu d’occasions de venir, encore moins de sortir des murs sécurisants de la demeure familiale. « Pour être honnête, je ne sais absolument pas par quoi commencer.. tu sais ce que je suis sensée faire, toi ? » est-ce que la jeune femme avait été informée, sur ce sujet ? Est-ce que sa mère lui avait enseigné les bases de la parfaite mariée ? « Je suis terrifiée, Lea.. »

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 18 Nov - 16:09

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Je suis : Couleur De Lune , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 06/11/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 152
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"Be just fine"


Erzsébet & Sìleas


L’hiver était là. L’herbe habituellement verte du manoir était à présent gelée, une couverture transparente et froide s’était déposée dessus pendant la nuit. Pensive, j’observais Pumpkin faire des allers retours dans la chambre : il rangeait les cartons que je n’avais toujours pas déballés. Cela faisait des jours que je devais le faire mais je n’arrivais pas à m’y résoudre. Il restait dans ces cartons des souvenirs de ma mère. Pumpkin s’était alors chargé lui-même de m’aider, sachant que je n’en aurais certainement pas le courage. L’impression de voir ma vie, défiler sous mes yeux, était assez désagréable. Je me levais soudainement, ressentant un besoin vital de prendre l’air. La vie chez oncle Irvin était différente, plus saine. Toute une atmosphère à laquelle je n’étais ni habituée, ni préparée. La porte à peine fermée, je faisais face à Erzsébet Grimstone, son serpent à ses pieds. Sissi avait presque été adoptée par la famille même tout le monde fut surpris lorsque nous avions appris qu’elle était avec Kenan, mon cousin. Ces deux là n’avaient jamais été réellement en bon terme à Poudlard. Et pourtant, ils avaient décidé de se fiancer. Quand j’y pense, ça ne me surprend pas vraiment. « Sìleas… tu m’accompagnerais en Norvège.. ? J’aurais aimé que tu m’aides. » Je la regardais, à la fois surprise et flattée. C’était la première fois qu’elle me proposait de l’accompagner dans son pays d‘origine. Il me semble d’ailleurs que seul Kenan avait rendu visite à sa famille norvégienne. Sa voix paraissait timide, c’était aussi l’une des premières fois que Sissi me parlait réellement du mariage. Elle n’était pas très bavarde à ce sujet. Au milieu de tous ces malheurs, un mariage dans la famille serait un renouveau, un moment d’apaisement. La jeune fourchelangue continua sans attendre la réponse. « Tu sais…  je voudrais... enfin je serais heureuse si tu acceptais d’être ma demoiselle d’honneur. » Je fus surprise de sa demande mais aussi très heureuse. Notre relation avait été assez compliquée par le passé. A vrai dire, je n’avais jamais été ennemie avec Erzsébet, mais le fait de voir sans cesse Kenan énervé à cause de la jeune fille avait rendu nos années Poudlard compliquées. Aussi, nous ne nous sommes rapprochées qu’au moment de l’annonce de leur relation, pour nous découvrir de réels sentiments d’amitié. Elle était devenue très importante, une véritable confidente, je savais qu’elle serait à mes cotés si un problème survenait. Recevoir une telle invitation me touchait droit au cœur. « Ce serait avec grand plaisir de venir avec toi en Norvège et encore plus, d’être ta demoiselle d’honneur » Dis-je avec un grand sourire. C’était l’une des premières fois dans ma vie que quelqu’un me faisait sentir importante, même pour son remariage, ma mère ne m’avait pas proposé ce rôle si particulier. Pumpkin arriva à mes pieds, il aimait être dans les parages lorsque Dashka s’y trouvait. Je ne sais pas si les deux créatures s’apprécient mais ce qui est sur, c’est qu’elles aiment se taquiner. « Mon grand-oncle nous offre des robes si on les choisit dans le pays dont ma lignée est originaire. » Ajoute Erzsébet. Ce petit séjour en Norvège allait être exactement ce dont j’avais besoin, un bol d’air vrai. Une journée shopping, une des premières de ma vie. Ma mère n’avait jamais vraiment été attentionnée, plutôt hostile, aussi, ce genre d’événement ne m’était pas familier. Je pris Sissi dans mes bras. « Merci Sissi, ça va être vraiment super ! ».

∂∂∂∂∂∂

Erzsébet m’avait détaillé précisément tous les membres de sa famille. Avant même d’arriver dans son manoir familial, j’avais l’impression d’en connaître toutes les pièces et tous les habitants. Aussi, lorsque la poudre de cheminette m’amena dans une pièce où l’odeur du thé et du whisky était agréablement forte, je reconnaissais certains détails concernant la décoration. Un vieil homme s’approcha, faisant une remarque sur la ponctualité de Sissi, il devait s’agir de Léopold Grimstone. Un autre, nous observait, plus distant, certainement Maksim Grimstone. Je comprenais sa réaction, les mariages entre sang-pur n’étaient jamais évidents. Dans ce cas, il s’agissait d’un mariage d’amour contrairement à la plupart des mariages arrangés. Cependant, même dans ce cas, il s’agissait d’une alliance entre deux grandes familles et les Rackharrow, connus pour la magie noire, ne convenait pas à tout le monde. Je connaissais la réputation de ma famille et les conséquences de nos unions. « Sìleas, ma demoiselle d’honneur, grand-père, et la cousine de Kenan. » Me présenta Erzsébet. Je souris en regardant les deux hommes. « Je suis enchantée de vous rencontrer. » Dis-je en souriant. Une réalité, j’étais très heureuse de rencontrer ceux qui seraient liés intimement à ma famille. Tous, se montraient extrêmement polis, rien qui ne fut choquant. J’avais l’habitude, les Yaxley avait la sale habitude de toujours faire attention aux convenances, du moins, ma mère. La discussion fut agréable, je comprenais mieux Erzsébet à présent. Observer l’environnement d’une personne permet d’en connaître plus. J’aurai voulu rester plus longtemps à prendre le thé mais Sissi commença à remuer près de moi, il devait lui tarder d’acheter sa robe de mariée pensais-je avec amusement. « Choisissez ce qu'il vous plaira, toutes les deux, ce sera mis sur mon compte. » Dit le vieux Léopold. Je le remerciais avec un sourire discret.

∂∂∂∂∂∂

En deux temps, trois mouvements, nous nous retrouvions dehors. La Norvège était un pays froid mais magnifique. Même si la température était extrêmement basse, le soleil semblait nous brûler la peau. Tout de même, j’avais dû prévoir une robe de sorcier spécialement achetée pour l’occasion, protégée par des sorts contre le froid. Erzsébet avait l’air de découvrir les boutiques elle aussi, elle ne devait pas avoir passé beaucoup de temps en dehors du manoir lorsqu’elle était petite. Quel que soit notre pays, nous étions tous soumis au même règles me semblait-il. « Pour être honnête, je ne sais absolument pas par quoi commencer... tu sais ce que je suis sensée faire, toi ? » Je regardais Sissi surprise, un léger rire s’échappa de ma bouche. « Tu sais, même si ma mère s’est remariée, je n’avais pas ce genre de relation avec elle. » Dis-je, marquant une pause. « Cependant, j’ai préparée une liste de boutique spécialement ouverte pour les mariages » Continuais-je dans un élan de bonne humeur. Puis je réalisais ce que Sissi venait de dire. Elle avait peur, pire, elle était terrifiée. Je la regardais, poussant un soupir. « Je sais. Tout le monde aurait peur à ta place. C’est normal Sissi. Tu t’apprêtes à donner ta vie à quelqu’un, ce n’est pas une mince affaire. Et en plus de ça, le jour approche, un jour que tu dois préparer à la minute près et où tout doit être parfait. Il y a de quoi être effrayée. » Répondis-je en marquant une pause. « Mais tu sais ? Mon crétin de cousin est amoureux de toi. Et, peut-être que les Rackharrow peuvent être difficile à vivre, je suis bien placée pour la savoir, mais tu as ta place dans cette famille. Tu fais déjà partie de la famille pour moi Sissi, presque comme une sœur. » Répondis-je sans vraiment réaliser. En vérité, dans quelques semaines, Erzsébet deviendrait une sœur pour moi et je n’en saurais rien. Seul Irvin le savait. « Regarde, c’est une des boutiques de la liste ! » Lançais-je, en la tirant par le bras.


Sissi: #477C64
Sìleas: #cccccc
Parchemin envoyé Sam 19 Nov - 15:52

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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E
lle ne pouvait pas savoir, Sìleas. Elle ne pouvait pas savoir qu’Erzsébet n’aimait pas le contact, parce qu’elle était extrêmement tactile avec Kenan, parce qu’elle l’acceptait dans une certaine limite d’Irvin. La rousse s’est crispée, en silence, face à l’éteinte de la jeune Rackharrow, sans protester, sans la repousser, parce qu’elle acceptait, parce qu’elle serait bien sa demoiselle d’honneur et parce que, mieux encore, elle s’affirmait heureuse de cette proposition. Est-ce que ce serait super ? Peut-être, en un sens. Elle avait des difficultés à s’enthousiasmer. Sa relation avec son fiancé n’avait pas toujours été idyllique, ils étaient voués à s’accrocher, à ne jamais se laisser indifférents, d’abord en se faisant du mal puis en s’aimant, toujours est-il que ça n’avait pas eu d’avenir.. jusque là. Ils s’étaient jetés dans une passion folle avec l’idée d’en profiter le plus déraisonnablement possible parce que ça ne durerait pas, parce qu’il n’y’avait pas la moindre chance qu’on les promette l’un à l’autre. Et elle allait l’épouser. C’était surréaliste : elle allait l’épouser. Ca devenait concret, dans cette drôle de conversation. Elle est lointaine avec les Grimstone, elle ne porte pas particulièrement Maksim dans son coeur même si elle en connait les qualités, elle n’a que peu connu Leopold, ce sont des sortes d’étrangers familiers pour elle, qu’elle a été capable de décrire dans les moindres détails à Sileas.. sans en être proche. Fuir est une libération, quitter le grand manoir sublime qui lui fait tant envie, c’est choisir la facilité. La noblesse de son sang ne lui donnait pas droit à l’héritage matériel, elle avait une dot de compensation plus importante parce qu’elle était fourchelangue mais elle était une fille, elle n’aurait pas plus. Maksimilian hériterait de cet endroit magnifique, et elle n’y reviendrait sans doute pas après son mariage.

« Tu sais, même si ma mère s’est remariée, je n’avais pas ce genre de relation avec elle. » Sissi esquisse un sourire, parce qu’elle comprend. Elles ont peut-être finalement des points communs plus profonds que ce que la surface laisse supposer. « Cependant, j’ai préparée une liste de boutique spécialement ouverte pour les mariages » Elle est pleine de joie, Sileas. La rousse à ses côtés possède un tempérament moins expressifs, dans une sorte d’inquiétant contrôle, comme si l’adolescence était morte depuis plusieurs années déjà. Si elle avait choisi la nièce d’Irvin, c’était bien parce qu’elle savourerait chaque aspect de ces préparatifs d’une manière dont Erzsébet était incapable. « Je n’ai jamais été proche de ma mère non plus. Même en Norvège être fourchelangue est un problème.. » Être une Grimstone fourchelangue, en réalité, était le réel problème mais cela, la sorcière ne pouvait pas le dire car il s’agissait d’un secret de famille, la noirceur passée de sa lignée se devant de rester sous clefs, au grand damn de Leopold. Un don éteint n’aurait pas dû ressurgir après plus d’un siècle, n’est-ce pas ? La petite dernière, l’improbable miracle de Soren, la honte suprême d’Eszter, la gamine choyée qui s’est retournée contre les interdits, contre le peu de règles imposées, se fondant dans l’image dont on avait voulu l’éloigner. « Je sais. Tout le monde aurait peur à ta place. C’est normal Sissi. Tu t’apprêtes à donner ta vie à quelqu’un, ce n’est pas une mince affaire. » Sìleas soupire et elle a un rire nerveux. Donner sa vie était un terme plus proche que la Rackharrow le pensait, en effet, et de cela non plus elle ne pouvait en parler : elle avait promis à Alastar de ne pas dévoiler ce qu’il avait pu faire à sa femme. Orfhflaith enfermée dans cette prison délabrée, en haut d’une falaise du Pays de Galles. « Et en plus de ça, le jour approche, un jour que tu dois préparer à la minute près et où tout doit être parfait. Il y a de quoi être effrayée. » Sissi sourit. Un sourire en coin plein de malice : perfection ne serait pas le terme, jamais, pas avec elle, pas avec Kenan. Les pensait-on vraiment aptes à devenir sages parce qu’on leur a accordé le droit de se lier jusqu’à ce que la mort les sépare ? Grande farce.

« Tu fais déjà partie de la famille pour moi Sissi, presque comme une sœur. » Elles marchent dans les rues, d’un pas tranquilles quand elle tourne les yeux vers son amie ; comme une soeur, vraiment ? Elle avait l’impression d’avoir perdu la sienne, de soeur, depuis tant d’années, depuis qu’elle était devenue l’épouse parfaite d’un Flamel. Erzsébet comme Leik souffraient d’un véritable complexe d’infériorité et la rancoeur de la benjamine n’en était que plus grande. « Sìleas.. je vais sûrement faire des choses qui vous mettront tous en colère, il faut que tu en sois consciente. La bijouterie magique n’est qu’une façade, je vends bien plus que cela et, parce que je suis neutre dans ces conflits, il y’aura forcément tôt ou tard un dommage collatéral qui pourrait vous blesser. » Elle préfère être honnête, elle préfère que ce soit dit avant que quelqu’un finisse par lui faire une commande qui remettrait tout en cause. Elle ignore à ce moment là que l’échéance est bien plus proche que prévu. « Je ne touche pas aux Rackharrow cependant vous avez tous des amis, des amants, des proches, et contre ça je ne peux rien. » C’est ainsi, elle est née Grimstone et ses valeurs en ont gardé des traces, elle n’a pas eu une magie équilibrée alors elle a trouvé un moyen de respecter une part de ses traditions : pas de distinctions dans le business. Elle en assume les conséquences, elle éloigne la culpabilité de force.

« Regarde, c’est une des boutiques de la liste ! » Wow. Sileas l’a attirée vers une boutique en l’attrapant par le bras, la faisant légèrement penchée durant le laps de seconde qu’a pris sa réaction. Une boutique ? Ah oui, elles étaient là pour ça. Les robes sont sublimes dans la vitrine. Hors de prix mais sublimes. Le regard vairon se promène sur les tissus blancs, sur les fines dentelles et s’arrêtent sur une paire d’escarpins noirs aux allures de véritables bijoux, le talons orné d’un serpent aux yeux rubis. « Ca. » a-t-elle soufflé à son amie. Oui, c’est définitif : elle les veut, parce qu’elle sait que Kenan en aura un sourire malicieux, parce que ça leur correspond. A son tour d’attirer la brune pour entrer dans ladite boutique respirant un luxe raffiné aux pointes provocantes disséminées de-ci, de-là. « Blanc, noir, rouge. Je pense que c’est un thème qui correspond à ton crétin de cousin et sa fiancée non-conventionnelle, tu ne trouves pas ? » L’éclat de ses yeux est revenu, ni froid ni distant mais mutin, un peu insolent, un peu sombre, parfait écho de celui que Sìleas considérait comme son cousin. « Mesdemoiselles, bienvenue. N’hésitez pas à jeter un oeil, toutes les robes sont ensorcelées pour s’ajuster magiquement. » Elles n’avaient plus qu’à fouiner, qu’à faire des sélections pour des essayages, la partie la plus amusante d’un mariage, paraît-il.

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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Parchemin envoyé Mar 13 Déc - 17:42

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Erzsébet & Sìleas


« Je n’ai jamais été proche de ma mère non plus. Même en Norvège être fourchelangue est un problème… » Dit la future mariée. Je regardais Sissi avec un air désolé sur le visage, ne sachant que répondre. Elle était née avec un fardeau plus lourd que la plupart des autres sang-purs, elle était fourchelangue. C’était une qualité rare, une qualité maudite. Ce don la pesait tout comme il faisait parti d’elle. Dashka, son serpent, était certainement le membre de sa famille dont elle se sentait le plus proche. Je comprenais ce lien, j’avais le même avec mon éternel. Peut-être qu’Erzsébet était maudite, au moins, elle rejoignait une famille qui pouvait la comprendre et la chérir. Ma famille était considérée comme discrète, très secrète et surtout, plongeant de plus en plus profondément dans la noirceur. Nos membres étaient connus pour des atrocités dont seul les fous se rendaient fiers. Je ne pouvais pas dire mieux en ce qui concerne la famille de ma mère. Les Yaxley étaient tout aussi déranger avec leurs idéaux extrémistes. Auxquels j’adhérais. Je me devais d’y croire, je n’avais pas le choix. Nous avions tous notre fardeau. Xéphandre, lui, était né Lovegood, sa soif de sang égalait la folie de ses ancêtres. Cependant, nous pouvions nous arranger, faire en sorte d’atténuer toutes ces malédictions, tous ces héritages trop lourds à porter. Certains d’entre nous y arriver à merveilles : l’une de ces personnes se tenait en face de moi. « Je sais. » Dis-je avec douceur. Je savais. Vraiment. « Mais tu as le courage d’avoir su construire une vie. Tu as trouvé une famille qui te comprend Sissi. » Ajoutais-je avec un sourire. « Alors n’y penses plus. Pas maintenant. Ne te tracasse pas. » Finis-je. Une toute nouvelle vie s’offrait à elle, un nouveau départ, la chance de recommencer. J’étais un peu envieuse de ce mariage. Non pas qu’il me tardait de lier ma vie à un homme mais j’aurai voulu connaître cet amour, cet apaisement. Tout du moins, si Sissi voyait cela avec beaucoup d’inquiétudes, j’étais certaine que cet état d’esprit ne durerait que peu de temps. Kenan aurait vite fait de l’apaiser. Ou il aura à faire à moi. Ce garçon pouvait se montrer borné.

« Sìleas… Je vais sûrement faire des choses qui vous mettront tous en colère, il faut que tu en sois consciente. La bijouterie magique n’est qu’une façade, je vends bien plus que cela et, parce que je suis neutre dans ces conflits, il y aura forcément tôt ou tard un dommage collatéral qui pourrait vous blesser. » Confia Erzsébet. Je la regardais avec de grands yeux, ne comprenant pas vraiment là où elle voulait en venir. Je savais que tout n’était pas beau, j’avais bien conscience de la part de noirceur en chacun de nous. En particulier chez ceux de notre espèces, nous les sang-purs, ceux qui gouvernent, les privilégiés. Je connaissais aussi la boutique d’Erzsébet, elle m’avait fait un bracelet qui cachait ma marque des ténèbres il y a peu de temps. Et bien sur, j’avais bien conscience des dessous de cette boutique. Chez les sorciers, les bijoux ne sont pas toujours anodins, ils renferment parfois de la magie puissante, noire, des malédictions. Sissi était douée, elle vendait son savoir au plus offrant, ne souhaitant pas en savoir plus. Un choix de vie risqué, celui qu’elle avait choisi pour se protéger. Mais la protégerait-il vraiment ce choix ? Un malheur pouvait arriver à tout moment. De nos jours, un malheur pouvait arriver à n’importe qui, n’importe quand de toute manière. Je haussais les épaules, je souhaitais qu’elle comprenne : cela m’importait peu. Je connaissais pire, je savais qu’il existait pire et je savais aussi, que l’on vivait dans un monde où il était plus facile de se faire des ennemis que de se faire des amis. Elle ajouta une phrase qui me troubla : « Je ne touche pas aux Rackharrow cependant vous avez tous des amis, des amants, des proches et contre ça, je ne peux rien ». De cette histoire là, j’en avais aussi conscience. Plus qu’elle ne pourrait le croire. J’étais bien placée pour le savoir, j’avais moi-même un amant qui pourrait tuer n’importe qui sans sourciller, en rigolant, près à se venger de la pire des manières pour une infime querelle. Par dessus tout, je savais aussi qu’être Rackharrow signifiait faire partie des familles avec lesquelles on aime avoir des embrouilles. C’est existant d’avoir des ennemis. Je regardais Erzsébet d’un air sérieux. « Qu’importe ce que tu vends. Ce ne sont pas tes ennemies, tu ne peux pas deviner les nôtres. Tu es neutre et tu ne fais que ton travail. Personne ne devrait subir les conséquences d’un acte qu’il ignore. » Dis-je le plus sérieusement du monde. « Au delà de ça Sissi, dans notre cercle, nos familles sont marquées par la noirceur. Parfois, on ne peut juste que s’accommoder de ce que l’on a, c’est ce que tu fais. Si quelqu’un te le reproches, je serais là. » Ajoutais-je scellant ainsi une sorte de pacte. Celui de rester fidèle à cette amitié qui a mis trop longtemps à naître, à cette fille sincère que j’appréciais tant et qui ferait partie de ma famille. On laisse pas tomber la famille. Je ne veux plus jamais voir quelqu’un de ma famille souffrir sous mes yeux. Depuis ce jour, dans cette baignoire, je me l’étais promis. Dès que j’aurai l’occasion de rattraper ce manque d’action qui a couté la vie à mon frère, je le ferai.

La boutique était pleine de robe en tout genre. Les tissus, les bijoux, les chaussures, tout était absolument magnifique. J’avais envie de les essayer aussi. Tout était extrêmement cher mais les accessoires scintillaient. « Tu vas ressembler à une princesse Sissi ! » M’exclamais-je tout excitée. J’observais les robes exposées dans la boutique. J’essayais de deviner laquelle conviendrait le mieux à la future mariée. J’essayais aussi de deviner celle qui plairait le plus à mon cousin. Je vis Erzsébet observer une paire de chaussure : des escarpins noirs, les talons ornés d’un serpent. J’eus un grand sourire. « Kenan va adorer ! » Dis-je en répondant au sourire malicieux de Sissi. Sur ce point, nous étions d’accord. « Blanc, noir, rouge. Je pense que c’est un thème qui correspond à ton crétin de cousin et sa fiancée non-conventionnelle, tu ne trouves pas ? » Ajouta la future mariée. J’éclatais littéralement de rire, cela faisait longtemps que je n’avais pas rigolé au point d’en pleurer. J’imaginais parfaitement la cérémonie, la décoration de la salle. Tout le monde serait surpris et en même temps ce serait magnifique, c’était parfait pour le couple. Je vis une robe au fond de la boutique, dans les couleurs annoncées par Erzsébet, elle semblait magnifique mais elle était cachée par d’autres. Ce sont des couleurs si peu courantes pour les mariages, peut-être cette robe avait été mise de côté, ce qui n’enlevait rien à sa beauté. J’attrapais Sissi par le bras pour l’entrainer vers cet espace légèrement plus sombre, où cette robe scintillait. « Regarde ! Tu devrais l’essayer, non ? » Dis-je avec curiosité, regardant Erzsébet avec des yeux scintillant. La journée s’annonçait amusante et surprenante.


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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« You can show me scars And I'll show you mine, We can count the stars Just to pass the time. Lights, lost in the ages. And I believe, you're honest eyes, and you'll be my sight, we'll be just fine. » - Be just fine, Epic Pop.

«
Mais tu as le courage d’avoir su construire une vie. Tu as trouvé une famille qui te comprend Sissi. » Elle n’est pas certaine d’avoir eu un quelconque courage. Elle n’avait fait que suivre un coeur capricieux, un désir qui lui avait semblé plus important que ses principes ou son éducation. Cette famille, elle ne la connaissait que mal, en fin de compte, en dehors du cercle se composant d’Irvin et ses enfants. Elle avait côtoyé Alastar également, mais d’une manière bien différente, avec une proximité aussi étrange que dissimulée. Il était son ami, en dehors de toute considération politique, en dehors de toute règle, il était son exception personnelle, celui qu’elle ne sacrifierait pas. Ca n’avait finalement pas été une question de courage mais d’affinités, attirée par la noirceur dont elle ne voyait que la surface. Toutes ces années à se déchirer avec celui qu’elle allait épouser, ça avait quelque chose d’extrêmement ironique. « Alors n’y penses plus. Pas maintenant. Ne te tracasse pas. » Elle y pensait pourtant, chaque heure un peu plus à mesure que la cérémonie se rapprochait, qu’elle touchait du doigt cette nouvelle vie qu’elle était incapable d’imaginer. Si la rousse confiait pas mal de choses à Sìleas, il y’avait des faits qu’elle gardait pour elle, taisant les circonstances de la disparition d’Orfhlaith Rackharrow, taisant ce que la défunte épouse avait pu dire, dans ses excès colériques. Ne pas trahir ce secret était important, plus que sa propre survie. « Qu’importe ce que tu vends. Ce ne sont pas tes ennemies, tu ne peux pas deviner les nôtres. Tu es neutre et tu ne fais que ton travail. Personne ne devrait subir les conséquences d’un acte qu’il ignore. » Un soupir s’extirpe d’entre ses lèvres. N’est-elle pas finalement un peu naïve ? C’’est une personne profondément gentille, à bien y réfléchir, qui a seulement été éduquée pour faire certains choix. Sissi reste toutefois persuadée qu’elle demeure trop optimiste sur la question des alliances, voyant l’union d’amour avant ce qu’elle implique réellement. « Les vôtres deviendront les miens. » Elle constate doucement, sans rancoeur et sans rejet. « Au delà de ça Sissi, dans notre cercle, nos familles sont marquées par la noirceur. Parfois, on ne peut juste que s’accommoder de ce que l’on a, c’est ce que tu fais. Si quelqu’un te le reproches, je serais là. » Elle esquisse un sourire reconnaissant. Elle ne peut pas encore évoquer ce que lui souffle la noirceur des Rackharrow, elle n’en touche que la surface et elle en perçoit déjà l’aspect tortueux des contours. Elle ne peut pas dire qu’elle devine dans quoi elle s’embarque, trop consciente que ça ne la regarde pas. Kenan, malgré lui, lui laissait goûter à l’ombre de son âme, la changeant peut-être malgré lui, la jetant dans l’obscurité qui la tentait depuis trop longtemps déjà. Rackharrow, comme la clef de ses propres chaînes. « Merci.. » est le seul mot qu’elle a trouvé à dire, un peu gênée. Lorsqu’elle fera une erreur, elle sait au moins qu’il y’aura Sìleas pour plaider sa cause. Mais à son tour, la brune finirait par prendre un autre nom, et peut-être ce jour-là son avis ne compterait-il plus.

« Kenan va adorer ! » Les escarpins ornés de ces serpents brillaient, tels des évidences. Elle se demandait comment un créateur pouvait oser un tel symbole, toutefois le serpent était un animal fascinant qui faisait écho à bien des idées, bien des concepts par delà le monde. Blanc, noir et rouge. Le blanc traditionnel, le noir en écho à ce nom si caractéristique, le rouge de la passion. La simplicité n’était pas pour eux, ancrés dans cette sorte de provocation qui faisait partie de leur duo, de ce couple qui croquait l’existence à pleine dents, comme si c’était le dernier jour. Ils avaient passé tellement de mois à considérer qu’ils n’avaient pas d’avenir que réaliser était difficile. Sìleas rit, entraînant Sissi dans cet enthousiasme. Peut-être que les anciens désapprouveraient ses choix mais en fin de compte, la jeune femme s’en fichait, elle voulait profiter de l’occasion pour surprendre son fiancé, peut-être pour lui plaire d’autant plus en ce jour spécial que durant tous les autres. « Regarde ! Tu devrais l’essayer, non ? » Elle l’entraîne dans un coin plus sombre où semble dormir une robe sublime, aux teintes correspondant aux critères, outrageusement moderne dans cet univers de conventions et de robes classiques. Devrait-elle vraiment l’essayer ? Elle se sent un peu gênée. S’il y’avait encore une chose qu’elle tentait d’apprivoiser, c’était bien son apparence, c’était bien l’idée qu’elle puisse être jolie. Elle cède au regard de Sìleas, bon gré mal gré, un peu embarrassée, disparaissant avec la robe dans la cabine d’essayage. Le contraste entre le noir et la clarté est indéniablement parfait mais elle n’est pas certaine de pouvoir porter ça, que ça lui aille réellement, comme si elle la jugeait trop bien pour elle. Une petite moue sur les lèvres quand la robe s’ajuste d’elle-même. Elle réapparaît quelques minutes plus tard, dans un bruissement de tissus, le roux de ses cheveux retombant sur les contrastes du tissu. « Tu as trouvé quelque chose ? » demande-t-elle à son amie, peut-être en espérant détourner l’attention, occuper la journée en la centrant sur Sìleas plutôt que sur elle. « C’est que je n’ai pas d’autre demoiselle d’honneur, il va falloir que tu sois extraordinairement belle ! » Un clin d’oeil. Elle la taquine, évidemment.

SISSI : #477C64 - DAKSHA : #A8A8A8 - FOURCHELANG : italiques.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 23 Déc - 13:25

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Erzsébet & Sìleas


J’attendais que Sissi sorte de la cabine avec impatience. Je n’arrivais pas à croire que Kenan se mariait. Je me demandais comment ma mère aurait réagit. Je pense qu’elle n’aurait pas vraiment porté attention à ce mariage en fait. Evidemment, elle aurait été heureusement que son neveu ait trouvé une épouse aussi belle qu’Erzsébet et je pense qu’elle aurait aussi été heureuse que la famille Rackharrow s’agrandisse, peut-être même qu’un jour, des enfants viendront orner ce beau tableau. Je souris en pensant à cette idée. Pendant que ma future cousine essayait sa robe de mariée, j’allais prendre les escarpins qu’elle avait remarqué tout à l’heure pour les déposer au pied de la cabine d’essayage. « Essaie de les mettre avec la robe, il ne faut pas laisser une seule faute de goût apparaître ! » Dis-je en la taquinant. Erzsébet devait être magnifique, elle devait être la fille qui va rayonner toute la soirée. Aucun garçon ne devrait plus pouvoir la quitter des yeux et toutes les filles devraient être jalouses. Je rigolais à cette pensée. Par de dessus tout, mon cousin devait être complètement ébloui. Il me tardait ce mariage. J’avais l’impression que ce serait un moment de répit et de bonheur au milieu de toute cette guerre. Je voulais que ce jour soit un souvenir que toute la famille puisse se remémorer comme un instant où nous étions heureux et ensembles. Le futur s’annonçait très sombre, de plus en plus, ce jour était comme le calme avant la tempête. L’œil de l’ouragan. Au moins pour Kenan et Sissi, il devait être magique. En plus d’être un mariage de sang-pur, c’était un mariage d’amour ; c’était tellement rare à notre époque, que l’occasion de le célébrer devait être réussi à merveilles, j’y veillerai. Organiser le mariage de Sissi m’avait beaucoup aidé à remonter la pente suite à la mort de ma mère. Je n’avais pas eu beaucoup d’occasions de rigoler. Tous les changements avaient été si soudain : ne plus adresser la parole à Xéphandre pendant des mois, devenir orpheline, me faire adopter par Irvin, m’habituer à une nouvelle maison. Certes, je vivais avec mon oncle mais j’avais dû m’habituer à voir les Rackharrow plus souvent que les Yaxley, ce qui ne me dérangeait pas bien au contraire, même si Jemima me manquait. Alors ce mariage que Sissi préparait, en me laissant être demoiselle d’honneur, était un peu comme une bouée de sauvetage qui me donnait encore de l’espoir. Elle sortit de la cabine alors que j’étais perdue dans mes pensées. Elle était magnifique, la robe s’ajustait parfaitement à sa taille. Certes, c’était peu conventionnel, mais pouvons-nous dire que Kenan et Sissi étaient un couple conventionnel ? Le tissu suivait les mouvements d’Erzsébet quand elle marchait. J’ouvris la bouche, un grand sourire aux lèvres. Que je devais avoir l’air bête et niaise de cette manière. « Tu as trouvé quelque chose ? » Demanda Sissi avant même de demander si sa robe était jolie. Une manière de détourner l’attention. Un sourire malicieux se forma sur mes lèvres. Je ne répondis pas et la place, je m’approchais d’elle pour remettre le tissu en place à ses pieds, de manière à ce que ses escarpins se voient. J’observais le résultat avec satisfaction. « Tu es magnifique Sissi. Cette robe est parfaite, tout le monde sera jaloux de toi ! » Dis-je en la taquinant, lui donnant un léger coup de coude. « Il faut te trouver quelques accessoires. » Dis-je plus sérieusement, mais je savais qu’elle devait avoir tout prévu. Après tout, elle faisait elle-même des bijoux magnifiques. « C’est que je n’ai pas d’autre demoiselle d’honneur, il va falloir que tu sois extraordinairement belle ! » Dit-elle en me taquinant. Je rigolais légèrement. Je devais aussi trouver une robe. J’attendais que Sissi ressorte de la cabine avec sa robe à la main pour lui dire que nous devrions aller dans la boutique d’à côté, plus appropriée pour les robes de demoiselle d’honneur.

Cette nouvelle boutique était plus classique que la précédentes. Les robes étaient beaucoup plus simples mais toujours aussi magnifiques. « Vous avez vraiment de jolies boutiques en Norvège. » Dis-je impressionnée. « Il faudra qu’on se fasse des journées shopping ici plus souvent ! » Rigolais-je, tout en étant sérieuse. J’appréciais le décor, les boutiques et l’ambiance. Je tournais dans les rayons, ne sachant pas vraiment vers quelle robe me diriger. Je regardais un peu partout. Je savais déjà que je la voulais longue, pas trop près du corps mais pas trop large non plus. Simple aussi, j’aimais la simplicité. Et de toute manière, j’allais devoir suivre Sissi partout en tant que demoiselle d’honneur, ma robe devait être très belle mais elle devait être beaucoup plus simple que celle de la mariée. La vedette revenait à la future nouvelle Rackharrow ce jour-là. « Que penses-tu de celle là ? » Demandais-je en sortant une robe dans les tons du mauve, avec un tissu léger. Je n’étais pas certaine. Je continuais un peu plus loin dans les rangées. Une autre robe attira mon attention, d’un bleu pâle. « Celle-ci aussi pourrait convenir, non ? » Elle était longue, mes escarpins ne se verraient pas. La robe avait des bretelles assez épaisses, elle était légèrement transparente au niveau du torse, en dentelle et il y avait une ceinture au niveau de la taille. Le reste n’était qu’un tissu bleu et soyeux, ample, qui semblait se froisser joliment. J’attrapais les escarpins qui étaient placés à côté de la robe, ils étaient de la même couleur. Je pensais que ce bleu irait bien avec la couleur de Pumpkin, même si presque personne ne pourrait le voir.


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Sìleas: #cccccc





She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.


méfait accompli :
 

Parchemin envoyé Dim 25 Déc - 15:33

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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L
es chaussures sublimes et la robe déraisonnable, assortiment étrangement bien accordé et pourtant Erzsébet ne put qu’offrir une moue sceptique. Pourquoi ? Parce qu’elle doutait qu’on puisse la jalouser, pas une seule fois, pas elle. Elle était tout ce que personne ne souhaitait finalement pas être, avec ses yeux vairons, sa chevelure rousse et sa langue de serpent. Elle avait certes le sang pur mais plus les années passées, plus sa réputation s’assombrissait. Déjà à Poudlard, on la qualifiait de future mage noir, d’adepte des arts obscurs dont on se méfiait. C’était peut-être vrai, qui sait ? Les prémices de ce qu’elle faisait aujourd’hui. Être une Grimstone supposait de se spécialiser plus jeune que la moyenne, d’avoir à quinze ans une expérience assez poussée dans un domaine choisi. Elle avait opté pour la joaillerie, oui, mais tout autant pour les magies les moins pratiquées, noyant son coeur entre les pages de livres interdits. Elle ne fut pas très réactive au coup de coude taquin, perdue dans ses pensées. Sérieusement, pourquoi tout ce cérémonial ? Personne n’aurait sincèrement envie d’être là, si ? Peut-être les Rackharrow, parce que marier un fils signifiait encore quelque chose. Et ensuite ? La situation des Grimstone était une ombre au tableau, celle de sa future belle-famille était en souffrance également. Sissi ne doutait pas qu’elle devrait, tôt ou tard, vendre son âme à ceux qu’elle dénigrait depuis bien longtemps, esclaves d’un régime étouffant, cruel et parfois bien trop stupide. « Il faut te trouver quelques accessoires. » « Jamais chez la concurrence. » Elle savait déjà. Elle savait ce qu’elle porterait, elle avait retravaillé le collier que Kenan lui avait offert, si scandaleusement moldu, si délicieusement gallois, l’ensorcelant pour qu’il ne soit pas désapprouvé, ajoutant de la magie où il n’y’en avait pas. Elle faisait ses bijoux, oui, mais rien ne valait ce cadeau, à ses yeux, rien n’était plus le symbole de leur lien que ce simple objet, que le souvenir lié. Si, une chose, gravée à même la peau de l’amant, identique sur la sienne. Le tatouage de Kenan, dissimulé sous ses vêtements, terriblement similaire à celui qu’elle arborait au niveau du décolleté, rébellion contre le Destin, finalement devenu légitime union. Ce serait cette robe et ces chaussures, inutile de faire mille boutiques pour le savoir. Elle ne comprenait d’ailleurs pas qu’on puisse essayer tant de modèles sans trouver son bonheur quand c’était si simple à ses yeux de respecter un thème. Il y’avait bien trop de talentueux créateurs pour ne pas parvenir au résultat souhaité, n’est-ce pas ? Sissi a indiqué ce qu’elle souhaitait à la gérante de la boutique, qui a eu un sourire amusé. Le grand-oncle Leopold la connaissait. L’ensemble était déjà réservé avant même qu’elle passe la porte de cet endroit. Peut-être avait-il eu, autrefois, le même goût de l’anticonformisme, de la provocation et des sombres traditions. Elle, elle ne le connaissait que trop peu pour le savoir.

« Vous avez vraiment de jolies boutiques en Norvège. » Changement de boutique. Des robes de mariées aux robes de soirées, de quoi satisfaire la perfectionniste demoiselle d’honneur qui avait cette étrange volonté de ne pas lui faire d’ombre quand Erzsébet, elle, préférait qu’on l’oublie au profit de Sìleas. « Il faudra qu’on se fasse des journées shopping ici plus souvent ! » « Si tant est que personne ne ferme jamais les frontières. » souffla-t-elle. Sissi ne cachait pas sa désapprobation pour bon nombre des décisions gouvernementales, commerçante surtaxée dans un monde où les dirigeants ne pensaient qu’à leur propre petit pouvoir plus qu’à l’avenir de la magie ou du pays. Avoir une mère ambassadrice de Norvège vous apprenait certaines choses, même dans le cas où l’entente était discutable. « Et puis je doute que mon grand-père apprécie de voir traîner une Rackharrow autour des archives des Grimstone. » C’était si bizarre, de le dire à haute voix. C’est ainsi qu’elle serait considérée, trop vite. Leopold avait certes écarté les archives concernant la magie noire et les objets ayant appartenus aux fourchelangues de la lignée, il n’en restait pas moins que l’érudite ne savait se contenter du minimum, toujours fourrée entre les pages de bouquins. Les archives la fascinaient depuis son enfance, même si elle n’avait jamais eu le droit d’y mettre réellement le nez. Les Grimstone n’avaient pas voulu laisser à la petite dernière l’occasion de devenir comme ses ancêtres dont la folie les avait conduit à la mort, plus ou moins tragiquement. Dans cette lignée, on vend son âme pour quelques lignes de connaissances. Du moins le faisait-on encore deux-cents ans auparavant, et les stigmates se retrouvaient dans des personnalités comme celle de Leopold ou d’Erzsébet, dignes représentant de l’obscurité passée, si bien reniée par les autres.

« Que penses-tu de celle là ? » Elle fait la moue devant la couleur mauve que lui présente Sìleas. Est-ce surprenant de la part de celle qui ne porte presque plus que du noir depuis que Kenan avait percuté son quotidien, déployant les ailes autrefois en cage d’une Sissi désormais libérée de ses chaînes ? « Celle-ci aussi pourrait convenir, non ? » La rousse semble réfléchir un moment. Ce bleu est peut-être trop pâle, non ? Elle bouge enfin. Elle attrape une ceinture noire, remplaçant celle qui se trouve associée à la robe, tranchant ainsi avec les couleurs claires et sages, jouant d’une association plus représentative de ce qu’était la nièce d’Irvin : une Rackharrow de naissance. Elle y associe des escarpins tout aussi sombres. « Trop de clarté tue la clarté. Surtout chez tes ancêtres. » Elle lui offre un sourire malicieux. Sìleas a de la douceur dans ses traits délicats mais elle est Marquée, elle reste une Mangemort, une sorcière capable d’actes loin de la bonté qu’on pourrait lui supposer. « Le bracelet ira bien avec. » Conclusion calme. Le bracelet qui cachait le tatouage sur son avant-bras avait été fait pour s’associer avec le plus de tenues possibles, celle-ci ne faisait pas exception. « Tu files essayer ? » Ouais, et une auréole au-dessus de sa tête n’aurait pas été de trop pour symboliser son expression.

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Parchemin envoyé Dim 15 Jan - 17:20

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"Be just fine"


Erzsébet & Sìleas


« Si tant est que personne ne ferme jamais les frontières. » souffla-t-elle. J’eus un regard pour la future mariée, du coin de l’œil. La politique était un sujet très sensible dans le monde sorcier actuel. Il fallait surveiller chaque parole, n’importe qui pouvait nous dénoncer à tous moments. En tant que sang-pur, nous étions certes protégés mais soumis à un règlement très strict. Bien évidement, je n’irai pas rapporter les paroles de Sissi aux mangemorts. Cette pensée était ironique, j’étais moi même marquée. J’étais capable de choses atroces, comme ma mère. Même si mes idées étaient plus nuancées, même si je ne savais plus où j’en étais, je n’oubliais pas à quel camp j’appartenais pour le moment. Je ne pouvais pas répondre à cette remarque, ni acquiesçais, je pouvais encore moins reprocher cette pensée à la future Rackharrow. Etant en plus de cela une Yaxley, j’aurai eu grand tord de me plaindre du gouvernement. Sur ce sujet, je ne disais jamais beaucoup. Erzsébet faisait partie des commerçants, une population qui subissait de lourdes taxes, elle avait toutes les raisons de se plaindre. Je ne dis rien, continuant à écouter celle qui ferait bientôt partie de ma famille. La meilleure des solutions était de l’écouter sans répondre, parce que Sissi était devenue comme une confidente, qu’elle ferait bientôt partie de la famille, je me devais de ne pas lui porter préjudices. Je devais la soutenir. Ce n’est pas non plus comme si elle reniait tout le gouvernement, elle avait bien le droit d’être en colère pour ces taxes. « Et puis je doute que mon grand-père apprécie de voir traîner une Rackharrow autour des archives des Grimstone. » Ajouta la jeune femme. J’eus un rire à cette pensée. Ce que les jeunes filles ne savaient pas, c’est qu’en épousant Kenan, Sissi ne s’était pas seulement liée aux Rackharrow, elle s’était aussi liée dans un sens aux Yaxley par la véritable mère de Kenan, Lilith Yaxley. En riant, je ne pouvais pas imaginer à quel point la fourchelangue avait raison. Si la famille Grimstone apprenait un jour l’horrible vérité, ce serait un scandale. Je me tournais vers elle, d’un air compatissant. « Malheureusement, je crois qu’il devra s’habituer à voir des membres des Rackharrow roder autour de chez lui. » dis-je en souriant. Je la regardais un instant. Vivre chez les Grimstone en tant que fourchelangue n’avait pas dû être facile. D’un autre côté, j’étais jalouse. Ma mère aurait tellement appréciée que sa fille soit fourchelangue, le meilleur don qu’il puisse exister pour une personne aussi sombre. Loin d’être un handicap chez les Rackharrow, déjà enfuit jusqu’au coup dans une magie non recommandée avec cette histoire d’éternel. Je ne dis rien à ce sujet, ce n’était pas à moi d’en parler. « Nous sommes loin d’être exemplaires, nous allons t’amener un lot d’ennuis en plus dont tu te serais passé, crois-moi sur parole. Mais j’espère que tu arriveras à te sentir chez toi, Sissi. Après tout, toi aussi, tu es en quelques sortes marquée par les ténèbres. » Dis-je avec un ton sérieux et grave. L’heure n’était plus au réconfort, il était à la réalité.

La robe que j’essayais dans la boutique n’allait pas. Il manquait quelque chose. Toutes ces robes donnaient un air ridicule de sainte-nitouche. Sissi arriva derrière moi sans prévenir, elle mit une ceinture noire dans mes mains, ajouta une paire d’escarpin assorti. « Trop de clarté tue la clarté. Surtout chez tes ancêtres. » Dit Sissi en me souriant d’un air malicieux. J’eus un fou rire incontrôlable. Je partis essayer le tout, toujours en rigolant. Elle avait totalement raison, ma mère ce serait certainement retournée dans sa tombe si Erzsébet n’avait pas ajouté cette touche sombre. La tenue était parfaite, elle dévoilait les formes de mon corps sans être vulgaire. Le bracelet qu’elle fabriquée se fondait à merveille avec l’accoutrement, comme le conclut la future Rackharrow. Irvin approuverait ce choix sans réservation, j’en étais certaine. Je me déshabillais rapidement avant de faire un geste en direction de la vendeuse. « Je vais prendre ces articles ! » Dis-je d’une voix assurée. Me tournant vers Sissi, j’ajoutais, « Serait-ce trop demander si tu pouvais me faire un collier qui irait avec les accessoires ? ». Il ne manquait que la touche finale autour du coup pour la tenue soit parfaite. Je ne me voyais pas prendre des bijoux dans les magasins concurrents que celui d’Erzsébet.

En sortant de la boutique, la nuit nous frappa un plein fouet. Il était bien tard, le ciel s’était rapidement assombri, encore plus vite qu’en Angleterre. J’avais demandé à Artemisia une journée de repos, ce qui comprenait la nuit, je n’avais donc pas à aller travailler au cercle de jeux ce soir. J’espérais qu’Irvin serait à la maison, je n’avais qu’une envie, c’était de lui montrer nos merveilleuses trouvailles et de lui faire le récit complet des paysages norvégiens. « Nous devrions nous hâter de retourner au portoloin ! » Dis-je à Sissi, l’entrainant par le bras. D’un pas rapide, nous nous fondîmes dans les rues norvégiennes en direction du petit objet magique qui nous ramènerait au manoir familiale.


Sissi: #477C64
Sìleas: #cccccc





She exists as in dreams. She has no sense of reality. She gets nervous because people are always interrupting her daydreams. — Clarice Lispector.


méfait accompli :
 

 

[Norvège] (Erzsìleas) ◊ « Be just fine. »

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