indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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(skandette) unbreakables vows

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Parchemin envoyé Sam 15 Oct - 0:39

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1388 hiboux. J’incarne : Sarah -badass- Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Lexie d'amour (avatar) EXCEPTION (signa) Tumblr (gifs) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. - I.E. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans, approchant doucement de la trentaine, cela lui fait peur de vieillir. (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : J'ai choisi d'élever mes enfants avant de reprendre une activité. Mère au foyer, je ne cache en rien mes compétences en médicomagie et en psychomagie pour les mettre au service de l'Ordre du Phénix dont je suis une membre active. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Jeune mariée et éperdument éprise de son mari, je me suis unie à Skander Lupin, l'homme de ma vie après mes trois fils, le 8 juin 1991 lors d'une petite cérémonie en Cornouailles. Champ Libre :
Il le sait, il le sent. Il murmure à mi-voix, juste pour elle, mais aussi pour lui, « Je n’irais nulle part. » Et toi non plus, où que tu ailles, je te trouverais, je te protégerais, je n'échouerais plus, plus jamais. Je te le promets. Il se sentait obligé de le lui rappeler, cette promesse...

« Jamais sans toi. » Répond-elle. Non, elle n’irait jamais nulle part sans lui, plus jamais sans lui. Alors, elle délaisse son front pour un baiser léger sur ses lèvres, chaste, pieux, mais bien plus vrai, les émotions à vif et les sentiments à nu. Elle ne voudrait jamais le perdre. (skandette)


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unbreakables vows
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SKANDER LUPIN & ODETTE MOODY



MI OCTOBRE - BELFAST

Elle était enfermée dans un mensonge plus gros qu’elle plus gros que n’importe qui. Ne pas appeler à l’aide, ne pas le regarder dans les yeux ne pas prononcer son nom. Elle ne savait plus sortir la tête de l’eau Odette, elle se noyait au fur et à mesure que les jours passaient. Au fur et à mesure que la bosse sur son ventre s’agrandissait. Cette habitude de poser sa main sous la bosse, elle ne l’avait pas perdue, elle le faisait encore. Depuis sont arrivé, il y avait un mois et demi tout au plus, elle n’avait rien demandé, elle parlait peu, juste à ses enfants, juste à leurs enfants. Mais elle avait demandé une seule chose, cette chose qu’elle avait eue également chez les Peakes : une chaise à bascule. Emily n’était au moins pas à démérité sur cette demande, non, elle l’avait eu rapidement, mais l’Irlandaise avait rapidement eu le gout de la froideur, elle ne lui parlait pas, elle ne parlait pas aux jumeaux, elle ne les touchait pas. Odette, semi-libre, tenant à la vie qu’elle portait, avait certes encore sa baguette, et plusieurs fois elle avait eu à la pointer vers son ex-belle-sœur. Plusieurs fois la situation avait vite fait d’exploser, mais elle ne pouvait décidément pas à la tuer. Elle était l’une des dernières enfants de sa fratrie. Sa petite sœur de dix-ans : Flora était un véritable rayon de soleil, des deux, c’était bien elle qui ressemblait le lus à Adrien, mais elle ne comprenait pas une chose Flora. Elle ne comprenait pas qu’une femme enceinte puisse retourner vivre dans la belle-famille de son ex-petit-ami. Ce à quoi Odette levait les yeux au ciel et les épaules dans un geste las. Elle ne revenait pas de gaieté de cœur, bien que quelque mois plutôt, elle aurait pu revenir parce qu’elle en avait le besoin, mais aujourd’hui, bien qu’elle ait besoin de cette part d’eux, elle avait besoin de cette partie loup dans sa vie, la partie agressive d’elle-même. Cette chose qui la rendait autant Moody que Lupin. Cette chose qui faisait d’elle quelqu’un d’autre que la pauvre potiche qu’elle avait été après son agression. Elle en avait assez de vivre dans la peur de le voir mort, mais elle ne pouvait pas se confier verbalement, ni par écrit dans un journal, elle devrait souffrir et se taire, comme elle le faisait depuis des semaines. Subir et ployer l’échine devant Emily. Cette amie qu’elle avait perdue au même moment que la jeune brune avait perdu Adrien.

Pourtant, assise sur le banc du parc de jeu, elle regarde Antigone de loin, elle la regarde alors qu’Emily veille non loin. Personne ne pouvait enlever les moments de liberté des jumeaux, personne ne pouvait lui prendre ça. Elle pourrait tout lui prendre, lui laisser le pire, mais tuer ses enfants, leur faire du mal, les priver d’une chose serait signer son arrêt de mort et la blonde l’avait bien spécifié à la tante biologique. Elle serait morte au moins pas de travers envers Antigone et Orion. Un vague sourire sur les lèvres, la blonde regarde évoluer ses petites choses de presque un an. Elles marchent, tombent parfois… Peut-être souvent, mais déjà ils courent partout, alors qu’elle porte de nouveau une vie. Antigone se retourne vers elle, la maman fait un faible signe de la main, quand la petite tête blonde à un sourire dépassant tous ses espoirs. Orion, aux pieds de sa mère, agrippe la main de cette dernière quand elle se lève pour rejoindre Antigone alors que la petite fille, maladroite, avance vers eux. Un claire et joyeux. « PAPA ! » qui claque dans l’air alors qu’Odette se fige, les larmes aux yeux, Orion se retournant lui aussi où le regard de sa jumelle se pose. L’assassinant également par les mots. « Papa ! » Et Odette, elle agrippe la main d’Orion dont la petite tête vient frapper contre son ventre arrondi par la maternité. Elle voudrait se cacher Odette. Elle souffre, mais elle ne doit pas pleurer, elle ne doit pas montrer aux deux têtes blondes qu’elle est peinée, désarmée ou encore déroutée. Que doit-elle faire, si elle se retourne, elle meurt. Si elle parle, elle est morte aussi. Alors, elle tient Orion contre elle l’empêchant de bouger. Antigone qu’elle n’arrive pas à attraper, passe à côté d’elle, mais Odette reste de marbre. Elle ne bouge plus, elle sait que les jumeaux reconnaissent leur père adoptif, elle sait qu’il est là non loin, juste derrière elle. « Antigone ! Maman t’a déjà dit de ne pas parler aux inconnus. » Odette elle entend Emily dire ça à sa fille. Elle bout de rage, mais elle ne dit rien. Elle ne peut rien dire. Elle sauve leur vie à tous les trois. Pourtant, elle tend le bras Odette quand Emily pose Antigone contre sa mère. Elle sent la petite chose remuer et tendre les bras vers l’arrière. Orion s’y mettant également. Quand l’un commence l’autre suit généralement. Et la mère se retient de tomber au sol, se retient d’être faible. Elle avance, fils à la main et fille sur l’épaule. Elle hurle. « Paaaapaaaa ! Viiiiens. » Oui, viens. S'il te plait, sauve-nous.

Mais maintenant, elle sait, elle sait qu’il la cherche et qu’il tient à la retrouver, ce n’est finalement plus qu’une question de temps. Le temps désormais précieux tant Emily se demande comment elle a pu retrouver sa trace. Comment avoir pensé que c’était un enlèvement et pas un départ voulu. Assise dans sa chaise à bascule, la blonde garde sa fille encore toute chamboulée contre elle. Orion aussi dans un creux à leurs côtés. La famille, elle attend. Elle attendra toujours qu’il revienne la chercher. Parce qu’elle l’aime. Puis la main d’Antigone se pose sur sa joue, comme pour lui rappeler qu’elle est encore là, qu’elle a besoin de tendresse. Quand elle demande. « Papa, venir ? » Elle sourit faiblement Odette, embrassant son enfant sur le front. Oui, il allait venir, il allait venir les sauver tous les quatre. Eux trois et l’enfant en elle. Elle ne sait pas encore comment il fera, mais désormais, il savait que rien n’était de sa faute, que cette lettre n’était que fausse et qu’elle attendait sagement. Malgré sa fuite dans le parc tout à l’heure, elle l’attendait. Mais elle ne pouvait pas le voir. Elle ne pouvait pas le regarder, ni l’appeler tel était le serment qu’elle avait été forcée de passer. Soudain, l’image de Louise apparait dans la tête de la sorcière, pauvre Louise. Pauvre jeune fille qui n’avais rien demandé à personne, mourir de la sorte, c’était difficile. Une larme roule sur sa joue, alors que la Moody descend les deux têtes blondes d’avec elle. En ajoutant, bas, faiblement de par son état de santé particulier. « Allez jouer, maman arrive bientôt. » Un petit rire de joie, puis un Oron qui prend la main de sa sœur, marchant petit pas par petit pas vers le parc de jeu en mousse. Typiquement moldus. La blonde se lève doucement, s’approchant du buffet. Quelques photos de famille. Quelques souvenirs d’Emily, mais c’est bien une photo d’Adrien qu’elle prend entre ses mains, priant silencieusement pour que tout se passe le mieux possible. Quand elle la repose, elle soupire, tout aussi bas. « Tu veilles toujours sur nous. » Oui, malgré le mal qu’elle lui avait fait, Adrien veillait toujours sur elle, parce que c’était ça le premier amour, même loin l’un de l’autre, il y a toujours cette protection qui dépasse même les frontières de la mort. Quand elle se retourne, avec quelques mots, des cris, des gazouillis, les jumeaux sont en grande conversation, puis la maman se met à penser à Finlay. Son petit Finlay qu’elle avait dû laisser derrière elle, parce qu’Emily n’avait pas voulu d’un intrus sorcier dans son genre. Parce qu’il était une raclure de sang pur. Elle détestait les sangs purs, comme ils détestaient les nés-moldus. Une haine réciproque, qui ne mènerait sans doute pas à la fin de la guerre idéologique qu’elle combattait dans son cœur.

Lentement, elle se retourne vers le parc de jeux. Devant cette grande baie vitrée qui donne sur un jardin où il fait déjà froid malgré l’époque de l’année. En octobre généralement, on va jouer dans les feuilles mortes, mais ici la seule feuille morte, c’était Odette. Elle était si pâle dépérissant de jour en jour sans rien pouvoir faire, cet enfant loup qui prenait ses forces, cet enfant loup, qu’elle aimait malgré tout. Elle l’avait dit, qu’elle aimerait un enfant de lui, même s’il était comme lui. Même si elle n’avait qu’une échographie sans sexe définitif pour l’instant, elle regarde de loin le cliché posé sur la table basse. Oui, un autre enfant, quatre à la maison, peut-être faudrait-il quitter Poudlard cette fois ? Quatre enfants en bas âge, tout le monde ne pourrait pas les supporter. Surtout Antigone la terreur des bacs à sable. En deux mois, combien de fois la Moody avait dû aller s’excuser auprès de mères de petites auxquelles Antigone avait tiré les cheveux pour se venger d’un emprunt de pelle ou de sceau. Têtue et capricieuse, mais affreusement en manque d’affection, Antigone avait son caractère de leader face à un Orion plus calme et doux. Elle ne savait pas si ses deux enfants ne représentaient pas une partie d’avant l’agression et l’autre d’après. Elle avait appris tant de choses avec Oswald, Edward et Asphodel que la sorcière ne voudrait pas qu’on lui lance une oubliette. Elle préférait souffrir avec les bons et les mauvais moments, mais s’en souvenir que d’être un légume. Elle s’appuie contre l’encadrement de la fenêtre, une main sous son ventre, l’autre caressant doucement la bosse, éclaircie par le contre-jour. Elle avait peur d’y rester, c’était légitime, mais c’était elle la médicomage, elle pourrait sans doute sauver les meubles le moment venu. Un sourire éclaire son visage, il est tout aussi triste que joyeux. Serait-il comme son père, comme elle ? Et Circée s’en sortait-elle sans elle ? Y arrivait-elle avec cette grossesse surprise… Comme la sienne, être avec un Lupin avait cette dose de surprises. Elle avait cette dose d’aventure qui lui manquait. Encore et toujours. Et pourtant, elle devait bien s’en accommoder, elle était de nouveau dans une prison, si ce n’était plus sa tête désormais, c’était l’endroit où elle aurait dû être avec Adrien, en novembre dernier, à accueillir leurs deux enfants. Elle étouffe un sanglot.

Pourtant, elle n’entend pas la porte d’entrée qui s’ouvre. Elle ne le voit que quelques minutes plus tard, dans le reflet de la baie vitrée. Elle pourrait paniquer Odette, mais étrangement, elle se sent en sécurité. Oh, il a légèrement changé, mais elle aussi. Un mois et demi déjà. Et un enfant en route, un de plus. Elle tend une main appelant doucement. « Antigone, Orion. » Sous-entendu, venez ici. Deux têtes blondes en quelques pas maladroits s’accrochent aux jambes de la mère. Quand elle s’accroupit vers eux, elle caresse leur visage. Tendrement. Doucement, murmurant à eux seuls, mais le silence dans la pièce laissant à qui est là le loisir de l’entendre. « Vous voyez Papa ? Il est venu vous chercher. Vous allez avec lui, d’accord. Maman reviendra aussi. » Elle laisse des larmes amères couler sur ses joues. Qu’il les sauve eux et pas elle. Elle pourrait s’en sortir seule, mais s’ils étaient là, Emily avait un moyen de pression trop grand pour elle. Trop importants, ils étaient trop importants pour qu’elle risque leur vie inutilement. Elle espérait et elle avait tant prié pour qu’il ne la déteste pas. Et peut-être pensait-elle mal, mais ce ne fut pas Antigone qui lâchait sa mère la première cette fois, c’est Orion, qui marchait maladroitement, se retenant après un mètre ou deux à l’accoudoir du canapé en tendant sa petite main vers son père. Il avait besoin de lui plus qu’il ne voulait le dire habituellement, mais ils s’étaient tous quittés, les jumeaux parlaient à peine, ils sortaient d’un épisode douloureux. Mais aujourd’hui, ils étaient là, encore séparés. Mais ensemble.




God, forgive me if I have sinned
but all these actions, I did for them.
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Parchemin envoyé Lun 17 Oct - 17:50

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1882 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)

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SKANDER LUPIN & ODETTE MOODY



MI OCTOBRE - BELFAST

Belfast. Quand on a ce nom de ville pour seule indication… C’est plutôt vague. Chercher quelqu’un dans cette ville, c’était comme chercher une aiguille dans une meule de foin, impossible. La capital de l’Irlande du nord comportait pas moins de trois cent mille habitants. Skander n’avait que faire de ces trois cent mille personnes, il n’y avait que le sort de trois d’entre elles qui l’importait : Odette, Orion et Antigone, rien d’autre. C’était affreusement égoïste de sa part de ne pas penser à autre chose mais… c’était ce qui comptait. Ceux qui comptaient. Sa famille. Car oui, ils étaient devenus sa famille le jour où Odette lui avait proposé d'adopter les deux têtes blondes. En signant il devenait le père, en signant il s’engageait, lui l’homme qui ne voulait jamais prendre d’engagement. L’engagement était un mot qui lui avait toujours fait sacrément peur, même au début de leur relation. Il avait eu peur qu’elle puisse le rejeter à cause de la bête, puis quand elle avait accepté la bête, il avait eu peur de lui faire du mal. Quand il avait finalement accepté de prendre ce risque parce qu’elle voulait bien le prendre, il n’avait pas été capable de répondre à ses sentiments. Il avait fallu qu’il la croit morte pour prendre la mesure de tout ça et déverrouiller ce blocage émotionnel. Ils en avaient fait du chemin en quelques mois à peine, faisant de Skander l’homme le plus inconstant et instable de la terre un homme qui avait envie de se poser avec elle, et avec eux quand il avait apposé sa signature en bas du papier. C’était de son devoir de les retrouver, car leur disparition était plus qu’étrange, pour ne pas dire louche. Le corps de Louise, le message dans la lettre, le fait qu’elle m'emmène pas Finlay avec elle, ou n’en touche pas un mot à son père, ou à ses cousines, cela faisait beaucoup de coïncidence. Trop pour que cela soit… normal. Il avait donc fini par se mettre en chasse, avec un nom: Belfast, et un second bien plus compliqué à prononcer,  O’Creachmhaoil. Mais c’était une piste moldue qu’il n’aurait jamais obtenu sans l’aide précieuse de Lothar, Bellamy et Alienor. Le premier l’avait aidé à ne pas perdre pied durant l’entrevue, le second avait été la clef de tout cela, et Alienor avait donné le coup de collier nécessaire pour l’obtention. Emma avait fini par parlé, un peu à contre cœur mais tout en réalisant l’importance que tout cela avait pour son ancien mentor. Sur le coup, il avait ressenti de la colère pour elle, puis maintenant de la gratitude. Si cette piste s’avérait bonne et qu’il parvenait à les retrouver, il serait l’homme le plus heureux du monde. Mais le chemin à parcourir était long, et semé d’embûches. Pas facile pour lui de se mouvoir d’un endroit à un autre avec tous les transplanages passés au crible fin par le ministère. Alors, il avait choisi d’aller à Belfast, aussi fou puisse-t-il sembler et d’y rester tant qu’il ne trouverait pas. Seul, délaissant ce vieil alcool pour de bon. Mais il y a la poudre, plus vicieuse qui ne le quittait pas. Vile, cruelle et addictive. Elle l’aidait à dormir, à penser plus facilement, à ne pas être trop en colère. Mais c’était l’illusion, mais une illusion dont il avait besoin pour continuer et usrvivre, au moins tant qu’ils ne seraient pas à ses côtés.

Difficile de partir quand on sait ce qui peut arriver. La menace mangemorte comme une épée de Damoclès au-dessus de leur tête depuis des mois, mais l’annonce du bâtard Lestrange – Parkinson – ministre par intérim comme quoi il était intolérable de laisser Poudlard entre les mains de l’Ordre rendait Skander bien plus nerveux, réticent à partir. Ils pourraient être attaqué d’une minutes à l’autre, c’était comme si l’Ordre avançait à l’aveuglette depuis que la plupart de leurs espions avaient dû rejoindre le château pour ne pas être tué comme ceux qui n’avaient pas eu le temps de s’enfuir. « Je m’en occupe. » dit-elle alors tandis qu’elle a Finlay dans les bras. Si on lui avait dit qu’il avait une fille il y avait encore quelques mois de cela, il n’y aurait pas cru, mais quand il la regardait elle, il y croyait. Il la connaissait depuis des années, ne faisant que la croiser pour la plus grand majeur partie de sa vie, la fille de Beatrix. Il se sentait aveugle, car la vérité lui sautait aux yeux. Réplique quasi conforme de ce qu’il était au niveau de son caractère, il retrouvait beaucoup de Sofia Lupin dans son physique, excepté ces yeux qui étaient ce qu’elle avait hérité de Beatrix.  « J’ai déjà fait du baby Sitting. » dit-elle comme pour essayer de convaincre son père. Mais ce n’était pas ce qu’il craignait, elle était bien plus apte que lui à s’occuper de Finlay, elle l’avait prouvé ces derniers jours. « Ce n’est pas la question, tu sais bien que… » « Je peux me défendre, et je peux le défendre, c’est toi qui m’a appris à me battre, je devrais m’en sortir au cas où, tu ne crois pas ? » « Si tu… » « Fais-moi confiance. » Ils se coupent la parole, les deux mêmes. Deux Lupin à fort caractère. Il sourit, il sait qu’elle peut se défendre mais il s’inquiète, tant pour elle, que pour tout le monde dans ce château. Enfin non, il s’inquiète d’avantage pour elle et Finlay que pour les autres, malgré qu’elle soit adulte, il se sent responsable d’elle. Il n’a jamais eu l’occasion de veiller sur elle, de prendre soin d’elle, il a la cruelle impression d’avoir loupé tant de chose, d’avoir tant à apprendre.  « Je reviendrais vite. » lâche alors Skander un faisant un pas en arrière. Les câlins, ce n’est pas son genre. Pas le moins du monde. Il jette un regard à Finlay puis croise le regard de sa fille, à chaque fois qu’il croise ses yeux son cœur se serre et il repense à sa mère. Il réalisait maintenant que Beatrix avait passé sa vie à l’attendre lui sans que jamais il ne comprenne. C’était plutôt déroutant de réaliser que votre défunte meilleure amie vous aimait à ce point. Mais ça n’aurait pas changé grand-chose au final, essayait-il de se convaincre. Il les laisse alors tous les deux dans la tour de Divination. Il n’a pas de temps à perdre, le temps est une chose fragile, qui vous glisse entre les doigts. Il avait déjà l’impression d’avoir perdu trop de temps. Il ne pouvait pas lutter contre le temps, il pouvait juste chercher, encore et encore. Il ne comptait pas revenir sans eux, pas cette fois. Peut-être courait-il après une chimère, peut être que le message dans la lettre était du fait de son imagination, peut-être pas. Sans un mot pour qui que ce soit, une fois en zone de transplanage, il disparait dans un pouf sonore et le vent irlandais le frappe soudain, glacial. Bordel, il n’avait jamais aimé ce pays.

Cela semblait plutôt logique de parcourir les parcs de la ville, de chercher les airs de jeux pour enfants. C’était là une démarche sensé, peut-être d’ailleurs aurait-il dû garder Finlay avec lui, ce gosse aurait pu voir autre chose que Poudlard. Mais il était en sécurité avec elle, elle allait prendre soin de lui. Skander avait entièrement confiance en elle. C’était un comble de se retrouver père, alors qu’un an plus tôt sa vie était toute autre, complètement différente. Il y avait un an, il effectuait encore les basses besognes de la Main Noire tout en échafaudant avec l’Ordre le plan qui leur permettrait quelques temps plus tard d’avoir Poudlard à leur pied. Cela avait été le premier véritable fait d’armes de Skander en tant que leader, un coup d’éclat dont il avait été fier et qui semblait bien dérisoire désormais.  Dérisoire, c’était le mot. Les préoccupations n’étaient plus les mêmes, il était difficile de croire qu’il avait évoluer à ce point en si peu de temps, et pourtant… Il avait changé, pour le mieux. Il avait réussi à laisser l’alcool derrière lui, une passion dévorante pour les femmes. Ce n’était déjà pas mal. Il n’en cherchait qu’une seule, même le retour de Ciena n’avait pas eu raison de cela, comme quoi, certaines choses sont plus puissante que d’autres. Il ne lui restait plus grand-chose si ce n’était la plus puissante de chose : l’espoir. Il ne lui restait que cela, il avait un nom mais des noms pareils ils y en avait des dizaines à Belfast, alors c’était les parcs qu’il parcourait, les mains dans les poches, le froid d’octobre irlandais étant plus piquant qu’il ne l’aurait cru. Mais rien, aucun signe. Il y croit à chaque fois qu’il voit deux têtes blondes. Puis, à chaque dois, la déception est là.  Un parc de plus où il se perd finalement dans ses pensées. Un parc de plus où la désillusion sera là. « PAPA ! » Des mots irréels qui le font pourtant à chaque fois lever la tête, sortir de ses pensées. Trois silhouettes blondes, une petite fille qui se lève, un petit garçon, et de dos, une femme blonde. C’est la petite fille qui s’écrit « Papa », sa petite Antigone. Puis le garçon se retourne alors, entonnant les mêmes mots, de vrais perroquets ces deux-là,  « Papa ! »  Orion, mais si les deux enfants se retournent, la mère ne bouge pas d’un iota. Pas d’un pouce. Rien. Skander lui s’est figé à quelques mètres de là, stupéfait qu’il touche au but, finalement. Mais l’attitude d’Odette le met sur ses gardes, il n’a pas oublié cette lettre dont le code laissait penser que le danger était réel. Tant pour elle, que pour les enfants.  La petite Antigone vient dans sa direction, il fait plusieurs pas vers elle, essayant d’arriver à tant mais elle est rattrapée en plein vol par une femme. Blonde, elle aussi. Familière, mais de loin. Il l’a déjà vu, il ne sait pas où. « Antigone ! Maman t’a déjà dit de ne pas parler aux inconnus. »  Pétasse à envie de lui hurler Skander, si lui était un inconnue, elle était quoi alors ? Il n’a pas le temps d’arriver, même avec toute la bonne volonté, il se heurte à un moldu, puis deux. Ce parc était trop fréquenté, il lève juste les yeux pour voir les mains d’Antigone tendues dans sa direction, « Paaaapaaaa ! Viiiiens. » J’arrive, pense-t-il alors, et soudain, la troupe disparait de son champ de vision, un transplanage. Bordel. Il était à cela. Mais si c’était de la magie, il venait donc d’avoir à faire avec la fameuse Emily dont il avait entendu parler grâce à Emma. Eh bien, il n’était enchanté de cette rencontre. Pas le moins du monde.

Ils ne sont pas bien futés ni farouches les moldus, pour obtenir une information ils ne valent finalement pas mieux que les sorciers. Skander aurait pu user d’un sortilège de confusion pour obtenir des informations mais la magie laissait des traces, et en tant que sorcier le plus recherchés ces derniers temps il n’avait pas réellement envie d’avoir une troupe de mangemort et de chasseur de prime sur ses talons. Il suffit de quelques billets pour obtenir une adresse. Il se rejoue en boucle la scène, Odette qui refuse se retourner, qui refuse de le voir. Pourquoi ? Quel était l’intérêt de ladite Emily dans cette histoire ? Il ne comprenait pas mais il n’avait plus de temps à perdre. Il ne les avait aperçu que quelques secondes mais ils avaient déjà tellement grandis, comme Finlay avait grandi en un mois et demi d’ailleurs.  Il ne sait pas combien de temps il est resté devant la porte de l’immeuble à se demander comment procèder. A se demander comment agir. S’agissait-il d’une réelle prise d’otage ou d’une réelle rupture ? Il lui arrivait encore de douter de ce qu’il avait déduit, ce demandant parfois si c’étiat la poudre d’escampette qui lui jouait des tours.  Il entre alors dans le hall, et fais face à la porte close, encore une fois une question se pose : entre-t-il discrètement, ou agit-il comme il sait bien le faire sans faire de détails et prendre le risque que quelqu’un soit blessé. Il lève alors sa baguette et lance un alohomora informulé qui déverrouille la porte, fort heureusement cette Emily semblait être une sorcière « basique » qui ne savait pas protéger son foyer. Enfin, quand bien même, l’ancien auror qu’il était aurait réussi à contourner le sortilège d’une façon ou d’une autre.  Il entre alors, il n’y a que le silence, le son d’une douche qui coule, et au fond, loin, des enfants qui jouent. Il choisit d’opter pour la méfiance, la discrétion aussi, mais sa baguette à la main ; il est sorcier avant tout, bien que largement capable de se défendre ou de se débarrasser de quelqu’un sans sa baguette.  La douche coule toujours et semble avoir couvert son entré, et ses pas dans le couloir. D’un pas feutré, il finit par trouver le chemin de ce qui semble être un salon à la grande baie vitré qui donne sur un jardin privatif, et là sous ses yeux, deux adorables têtes blondes en train de jouer, insouciantes, comme toujours. Il lève les yeux vers la baie vitrée, il reste silencieux, attendant sans trop savoir pourquoi que ce soit elle qui daigne le voir, au cas où. Au cas où ils seraient surveillés, au cas où tout ceci n’était pas le fait de son imagination, au cas où le danger était réel. Il distingue à peine le bleu de ses yeux dans le reflet, elle ne le regarde pas directement, encore une fois. Cette fois-ci, au moins, elle ne fuit pas. « Antigone, Orion. »  Elle ne lui parle pas, elle l’ignore. Il est néanmoins heureux de voir les deux têtes blondes se lever plus ou moins maladroitement pour rejoindre leur mère. C’est fou les progrès que l’on peut faire en si peu de temps à cet âge-là. Lui, il avait l’impression d’avoir tellement régressé en un mois et demi. Quand leur mère s’agenouille, c’est là que Skander voit que quelque chose à changer chez Odette, ça doit être un fait de son imagination, il devine brièvement son profil, mais elle est toujours de dos, quand elle dit à voix basse, mais le silence étrange qui règne laisse entendre ces mots, « Vous voyez Papa ? Il est venu vous chercher. Vous allez avec lui, d’accord. Maman reviendra aussi. » Il était hors de question qu’il reparte sans elle. Il n’avait pas fait tout ce chemin pour repartir avec le sentiment qu’elle était inachevée. Quelque chose clochait dans ces mots, il n’arrivait pas à comprendre quoi.

Il reste immobile, jusqu’à ce que le petit garçon lâche sa mère pour venir dans sa direction. Il garde sa baguette en main quand le petit garçon tend la main vers lui, Skander rompt alors la distance pour le prendre dans ses bras. Il a tellement grandi, en si peu de temps. Il avait peut-être attendu trop longtemps avant de les trouver. « Salut bonhomme. » Dit-il alors un sourire, juste assez fort pour que le garçon l’entend et se mette à sortir. Le père qu’il est dépose un baiser sur son front où s’entremêle quelques mèches blondes.   Il se focalise quelques secondes sur ce fils, son fils, malgré tout ce qu’on pouvait dire c’était son fils, c’était Skander qui avait assisté à leur premier pas assez douteux et à leurs premiers mots hésitants. Le sang n’avait que très peu d’impact au final, que ça soit Orion, Antigone, ou même Finlay, il les aimait autant qu’il aimait sa fille biologique.  Il voit finalement la petite blonde à peine plus stable que son frère venir vers lui, il ne lâche pas sa baguette mais s’agenouille pour reposer Orion sur le sol, et tend la main vers Antigone qui vient se blottir contre lui. « Papa ! » « Oui mon cœur. » dit-il doucement en l’embrassant aussi sur le front. Il les quitte des yeux une seconde pour observer Odette, toujours de dos. Incapable de le regarder. Il était heureux et à la fois, brisé. Etrange sensation. Il ne comprenait pas.  Il reporte alors son attention sur les deux terreurs blondes des bacs à sable. Enfin seul l’une des deux était une terreur, l’autre était le calme incarné. Deux enfants complètements différents dans la même famille, ça arrive si souvent, il n’y avait qu’à voir Lothar et lui, diamétralement opposé, et pourtant cela n’empêchait en rien l’amour et la complicité entre eux. Il leur adresse un sourire rassurant, il voulait les mettre en sécurité, mais il devait comprendre, pourquoi. « Vous attendez papa d’accord ? » Dit-il à l’attention des deux têtes blondes, il n’est jamais bien certain qu’à cet âge-là ils soient capable de le comprendre. Mais il se relève alors décidé à lui parlé, décidé à ce qu’elle rompt ce silence à son égard. Décidé à obtenir un son, un mot, une attention, n’importe quoi, même si c’était de la haine. Il devait comprendre. Il fait un pas vers elle alors qu’elle lui tourne toujours le dos, elle est face à la baie vitrée. Il voit son reflet mais ce n’est pas pareil, la luminosité extérieur le laisse deviner ses traits plus qu’autre chose. Il ne veut pas avoir à deviner la couleur de ses yeux, ni à se souvenir de la forme de son visage, ni de la douceur de sa peau, il veut voir, de ses propres yeux. « Dis quelque chose, n’importe quoi, mais parles-moi. » dit-il alors. Elle est de dos, il veut la voir, il la saisit alors par le bras pour la forcer à se retourner n’imaginant pas mettre sa vie en danger une seule seconde. Ni celle du petit être au bas de son ventre. « Regard… » Regardes-moi, voulu-t-il dire. Son regard s’abaisse, il se fige, mais ne la lâche pas. Son ventre arrondi est comme une claque en pleine face, un coup de poing en plein visage.  Il peut s’en passer des choses en un mois et demi. Les gens peuvent changer, vieillir, mais surtout grandir. Il est capable de lâcher son bras, et il relève les yeux vers elle, mais elle a les yeux clos, elle ne veut pas le voir, elle ne peut pas le regarder. « C’est ce que tu caches ? » lâche-t-il assez sec, « Réponds-moi, regarde-moi Putain ! » lâche-t-il énervé. Il n’a pas idée de l’étendu des problèmes, ni de la gravité de la situation. Focalisé sur ce qu’il a sous les yeux, il n’a pas entendu que la douche avait cessé de couler un peu plus loin, et que bientôt le danger frapperait à leur porte.



Parchemin envoyé Dim 27 Nov - 23:59

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1388 hiboux. J’incarne : Sarah -badass- Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Lexie d'amour (avatar) EXCEPTION (signa) Tumblr (gifs) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. - I.E. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans, approchant doucement de la trentaine, cela lui fait peur de vieillir. (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : J'ai choisi d'élever mes enfants avant de reprendre une activité. Mère au foyer, je ne cache en rien mes compétences en médicomagie et en psychomagie pour les mettre au service de l'Ordre du Phénix dont je suis une membre active. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Jeune mariée et éperdument éprise de son mari, je me suis unie à Skander Lupin, l'homme de ma vie après mes trois fils, le 8 juin 1991 lors d'une petite cérémonie en Cornouailles. Champ Libre :
Il le sait, il le sent. Il murmure à mi-voix, juste pour elle, mais aussi pour lui, « Je n’irais nulle part. » Et toi non plus, où que tu ailles, je te trouverais, je te protégerais, je n'échouerais plus, plus jamais. Je te le promets. Il se sentait obligé de le lui rappeler, cette promesse...

« Jamais sans toi. » Répond-elle. Non, elle n’irait jamais nulle part sans lui, plus jamais sans lui. Alors, elle délaisse son front pour un baiser léger sur ses lèvres, chaste, pieux, mais bien plus vrai, les émotions à vif et les sentiments à nu. Elle ne voudrait jamais le perdre. (skandette)


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MI OCTOBRE - BELFAST

Si elle avait espéré bien des nuits à attendre qu’on vienne la sauver. Aujourd’hui, la blonde avait bien du mal à croire ce qu’elle pensait sentir, ce qu’elle pensait voir. Comme un mirage, elle avait peur que tout cela ne soit que le fruit de son imagination, qu’il ne soit pas là et que tout ne soit qu’un mensonge, une chimère créée par Emily, mais tout semblait si réel. Dans le fond, elle pouvait presque croire à sa chaleur près d’elle, mais elle ne pouvait qu’écouter, même si c’était un supplice de l’écouter parler, parler comme s’il était un inconnu, elle avait mal au cœur de voir qu’elle ne pouvait pas le voir. Juste un reflet flou dans la vitre qui donnait sur ce jardin privatif. Avait-elle était malheureuse durant ce mois et demi ? Plus que jamais, elle n’avait jamais autant prié Dieu pour qu’on lui accorde une faveur, une faveur qu’elle ne méritait pas du tout, une faveur quelle avait épuisé en laissant Adrien tomber. Ark devait la détester, Primrose devait l’avoir oublié et Tara et Emma devaient sans doute être en sécurité. Elle avait en mémoire Finlay, si jeune quand elle était partie, était-il en bonne santé ? Elle ne savait pas, elle ne pouvait pas le savoir. Elle était partie comme une pauvre enfant, parce qu’on lui collait presque le canon d’un fusil sur la tempe, parce qu’elle avait été contrainte de suivre l’Irlandaise à Belfast. DE vivre en bonne veuve, de vivre comme si elle avait été mariée à Adrien, pauvre enfant blonde qui n’avait rien demande à la vie, mais à qui la vie avait tellement fait subir, elle avait si mal, elle avait si mal de le voir flou, elle voulait lui parler lui toucher. Enfin lui dire : j’attends un enfant de toi. Notre enfant, la cristallisation de notre amour, mais elle attendait juste de pouvoir lui parler de nouveau, la solution s’imposait d’elle-même, mais elle refusait de s’y résoudre. Elle refusait d’enlever à la mère d’Adrien, un autre de ses enfants, elle refusait de tout lui prendre, de ne lui laisser que Flora. Elle restait de dos, les bras croisés au-dessus de son ventre arrondi, elle avait si mal au cœur, elle ne pouvait rien dire du tout. Prisonnière d’avoir aimé, elle avait sa part de malédiction désormais, elle était maudite, en faisait que porter malheur. Elle ne savait pas faire autrement que d’être un mouton noir qui ne voulait pas apprendre la défense, mais les soins, elle était blonde dans une famille de brun, elle était enceinte de plusieurs enfants alors que beaucoup de Moody n’arrivaient pas à enfanter. Elle était la maudite, la personne qu’on ne pouvait pas avoir près de soi sans avoir de problème et portant… Il était revenu, pour venir la rechercher.

Elle l’espérait tout du moins. Elle espérait de tout son cœur qu’il vienne pour elle. Et pourtant, même s’il ne faisait que prendre les enfants et partir, elle pourrait se battre contre Emily sans avoir peur des dommages collatéraux, et pourtant, elle ne pouvait pas s’imaginer vivre sans ses enfants, elle ne pouvait pas vivre sans eux, ni sans lui, elle ne faisait que survivre depuis un mois et demi et pourtant, elle restait à en proie à des sentiments contradictoires. Tuer ou bien la laisser vivre au risque de ne jamais revoir ni le visage de Skander ni celui de ses enfants s’il partait avec eux. Elle devait sans doute se sacrifier pour eux, être utile. Maman est partie pour te protéger. Mais elle vivait convenable ici, sans eux, elle ne serait que le fantôme d’elle-même, sans eux, elle ne serait qu’Odette. Rien d’autre. Elle serait un fantôme. Elle serait… loin, perdue. « Dis quelque chose, n’importe quoi, mais parle-moi. » Elle réprime un sanglot, elle ne peut pas, elle se sent encore bien plus pitoyable que quand elle était coincée dans son propre corps lors de sa mort fictive. Elle était si mal, elle tenait à peine debout qu’une main vient se poser contre le mur en face d’elle, non loin de la vitre pour qu’elle puisse se soutenir convenablement. Il est si près, mais si loin, elle ne peut rien dire, elle ne peut même pas le regarder, elle est prisonnière de ses mots et son poignet la brule quand elle repense au fils invisible qui le recouvre de ce serment qu’elle a passé en pensant sauver la vie de Louise. Cette Louise désormais bien partit. Pourtant, elle sent la main de Skander se saisir de son bras, elle sent la détresse, la violence et le besoin qu’il a d’avoir une explication, mais en ne pouvant pas décrocher un mot, que devrait-elle faire. « Regard… » Et il se fige, il venait de la tourner vers, lui. Elle se sentait coupable de ne pas l’avoir dit avant. Mais le poison, le semi-coma de son compagnon, elle ne pouvait pas lui dire une chose pareille sur le papier. Yeux clos et tête baissée, elle met une main sous son ventre pour le soutenir. Elle est si faible, si mal de porter un lycan, mais elle ne lui dira pas, elle veut lui éviter cette peine. Il a le droit d’être en colère, mais les secondes se transforment en minutes quand il articule de nouveau. « C’est ce que tu caches ? » Non, elle ne cachait rien, on lui empêchait de le dire, de l’avouer de le dire les yeux émerveillés. Mais il est sec, déçu sans doute d’apprendre ça comme on met un coup de massue sur le crâne d’un agresseur. Pourtant, elle ne répond rien, elle ne peut que serrer le poing. « Réponds-moi, regarde-moi Putain ! » Elle ne pouvait pas. C’est un râle d’angoisse qui sort de sa gorge. Elle ne peut rien dire, pas le regarder, même pas accident sans risquer de perdre l’enfant, sans risquer de perdre la vie devant ses deux enfants.

Pourtant, Odette, elle garde les yeux vers le sol, à demi dissimulé par cet arrondi qui porte le cristal d’amour qu’elle veut encore espérer. Peut-être la déteste-t-il, peut-être l’a-t-il trouvé par le plus grand des hasards ? Rien n’était impossible, pourtant, une porte qui grince l’amène à relever les yeux vers un couloir, et pourtant rien n’en sort. Elle tire son bras, elle s’éloigne de lui, sans le regarder. Quelques pas, elle ouvre un tiroir, en retire quelques papiers, fait trembler les cadres posés là. Baguette à la main, elle est hagarde. Pourtant, elle relève la tête pour se perdre dans les photos magiques. Elle n’en avait pas d’Adrien et elle, comme Skander en avait de lui et de ses amis aurores. Malgré tout, Odette… Il lui manquait tant de monde. Emma. Ark. Emily. Primrose. Toutes ses amies lui manquaient et elle n’avait plus rien d’elle. Mais lui, il était parti il y a un an… jour pour jour. Cela faisait un an qu’il était parti. Un an. C’était si long un an quand on pense que c’est à cause de soi qu’il était mort. Elle était si mal envers elle-même. Comment pouvait-elle le regarder sourire alors qu’elle ne le méritait plus depuis le jour où elle l’avait abandonné. Lui et les autres. Elle ne savait faire que cela. Abandonner les gens. Elle n’était qu’une lâche qui se prétendait courageuse comme une Moody, mais elle n’était rien de tout cela, juste un pleutre. « Eh bien, qui va là ? » tranche la voix d’Emily trop proche au goût d’Odette. Elle se retourne baguette pointée sur celle qui était sans nul doute sa meilleure amie après Cassandre. « Un homme ? » « Papa ! » répond fièrement Antigone en mettant ses petits poings sur ses hanches. Elle avait tant de Skander sans être sa fille. Odette, elle ne dit rien, elle regarde juste la brune dans les yeux pour éviter le regard de Skander, quand elle remarque que la baguette de l’Irlandaise est pointée sur les jumeaux. Son rythme cardiaque s’emballe. Elle pourrait devenir folle la mère de famille, mais tout ce voit dans son regard. Elle serre le poing. Elle est en rage. Elle ne pouvait pas parler du serment. Pourtant, le rire d’Emily perce l’air alors que tout semble silencieux. « Fais ton choix Odette. » Elle n’a pas de choix à faire, juste ses enfants, ses enfants avant tout. La baguette pointée vers Emily, la blonde pourrait bouger, mais elle fait un pas vers son ancienne belle-sœur. « Oh Emily, regarde, comme Antigone ressemble à Adrien, ça serait si dommage de t’enlever un souvenir de ton très cher frère. » Elle était mielleuse Odette, elle était faussement mielleuse. « Que dirait-il à sa tendre petite sœur si cette dernière s’en prenait à sa chaire et son sang. » Odette, la mère oubliait presque que le père adoptif était là. Elle s’en fichait, elle n’avait qu’Antigone et Orion ne tète. « Mais lui il ne lui ressemble pas Odette. Pas lui ». Dit-elle en posant le bout de sa baguette sur le crâne du petit Orion.

Elle se fige Odette, elle se fige, bouger signerait la mort de son tendre petit garçon, la mort d’Orion, il en était hors de question. Elle vivait pour eux. Elle vivrait toujours pour eux. Baguette toujours au poing, c’est un informulé qui part sur les enfants. La bulle magique se forme faisant reculer l’Irlandaise près du couloir. Les enfants ne pouvaient pas bouger, mais ils étaient au milieu du no man land qui allait servir de champ de bataille. « Salope ! » Articule l’Irlandaise. Un autre moulinet de la main de la blonde, elle répond presque enjouée, mais grave. « Exactement ! » Elle n’a pas à se prendre au sérieux, elle a juste à partir d’ici avec les enfants, elle pourrait bien vivre avec un serment inviolable, elle cherchait un moyen de le contourner, mais elle ne pourrait jamais vivre sans ses enfants, sans cette famille qu’elle aimait plus que tout au monde, malgré ce qu’on dirait d’elle, malgré ce qu’on penserait d’elle. Elle ferait out, absolument tout pour protéger sa famille, quand l’éclair violet sort de la baguette d’Emily pour finalement faire exploser la vitre près du Lupin, Odette se rend compte qu’elle ne peut même pas le regarde pour voir ce qu’il a. Elle ne peut même pas le soigner s’il est blessé. Pourtant, c’est des cris et des pleurs qui commencent à raisonner. La mère ne se fige plus, elle boue plus de rage que de raison.



God, forgive me if I have sinned
but all these actions, I did for them.
They are my family, my heart and my blood



Parchemin envoyé Lun 28 Nov - 23:06

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1882 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)

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MI OCTOBRE - BELFAST

Passer un mois et demi à chercher, à trouver, à se perdre, à se méprendre, à désespérer, puis à espérer de nouveau. Il était passé par toutes les formes d’émotions Skander, la colère, la tristesse, la haine et le désespoir. Le tout sur une période aussi courte, de quoi en perdre son latin. Il s’était perdu avant de finalement revenir sur le droit chemin, et comprendre les indices qu’on lui avait laissés sous les yeux. Une succession d’indices qui avaient fini par s’assembler sous ses yeux quand il avait été capable d’ouvrir les yeux. Puis était venu la quête d’un nom, d’une personne. Ca n’avait pas été très facile, mais avait-il trainé les pieds de peur de s’être mépris, de peur que son esprit ait imaginé cet appel au secours. Car il avait peur d’espérer, il n’était pas forcément toujours très sûr de lui le Lupin, quoi qu’il puisse laisser penser au monde. Skander faisait toujours l’homme très sûr de lui, très imbu de lui-même, mais il avait encore des doutes parfois, sachant très bien que dans le fond ses capacités avaient des limites. Il doutait jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il cherchait. Une adresse, un nom, il les avait aperçus. Une fuite sans un regard, tout semblait bien compliqué ; dangereux.  Mais elle lui tourne le dos, toujours sans un regard, sans mot. Alors il doute encore le loup. Il doute de la véracité de ses déductions, était-ce une illusion formée par l’abus d’alcool et de drogue dont il avait usé et abusé ce dernier mois. Il était sobre, il était plus ou moins clean, mais il savait qu’il y avait cette démence induite par ces addictions qui faisaient parties de lui, à jamais.  Puis il y a d’autre chose qui ne le quitteraient jamais. Elle, Odette, les enfants, il avait la conviction que jamais, même si elle partait définitivement il pourrait oublier et tourner la page. Il en serait incapable. Il y a ces choses imprégnées en vous qui sont vos démons, et ces autres choses qui ne sont au final que votre salvation. Il ne voulait pas abandonner, il voulait y croire, encore un peu. Vivre le rêve ou tomber de haut, il n’y avait que deux options.

L’objet du délit qui grandi sous le nombril de la blonde. Une bénédiction, ou bien une malédiction, cette enfant pouvait être les deux à la fois. Une bénédiction car il pouvait être une nouvelle merveilleuse, le commencement d’une vie, une promesse faite à l’avenir. Comme il pouvait être placé sous le signe de la malédiction et porté la malédiction des Lupin comme une marque indélébile au sein de son âme, cette noirceur dont il ne pourrait jamais se défaire. C’est les yeux de la mère de famille qui se baisse sur son ventre, sur le sol. Elle le fuit ce regard – il ne comprend pas, il ne veut pas comprendre. Pourtant, pas un mot, pas un regard, une lettre avec un message, il aurait pu tenter d’échafauder une idée, mais il n’y arrive pas. Trop d’informations, trop de nouvelle. On lui annonçait en somme qu’il allait être père, une fois encore. Qu’elle ne le regarde pas, passe encore pour le loup, mais qu’elle se dégage de lui pour s’éloigner, sans un coup d’œil, sans un geste. Son cœur se brise parce qu’il ne comprend pas. Il la regarde de dos, un regard à la triste, mais aussi en colère. L’homme est perdu, le loup bouillonne. Il reste muet pour la laisser faire son petit manège, fouiller dans les tiroirs. Trouver sa baguette, se perdre dans les photos au-dessus du meuble. Il ne s’y attarde pas, ça ne le regarde pas. Ça n’a pas d’importance.  Pour lui ça n’en avait pas. Comme les photos de son passé n’avaient plus réellement d’importance. Le monde avait changé, lui avec. Certaines personnes étaient mortes, d’autres en vie, d’autres avaient changées totalement. Quand il regardait ses photos, il réalisait que seule Beatrix manquait à l’appel maintenant, que tous les autres, ils étaient là. Tristan n’était pas mort, Ciena non plus, qu’Emma allait bien, que Bellamy était sorti de prison, qu’Ekaterina avait retrouvé le sourire, et qu’Aries était fidèle à lui-même. Tous avaient changé, grandi. Il en était certainement de même pour les photos d’Odette, mais il ne veut pas regarder, il ne veut pas se torturer l’esprit inutilement. Il allait dire quelque chose quand une voix féminine perce alors le silence, « Eh bien, qui va là ? »  Odette est plus rapide que lui, et fait volteface vers la femme, baguette à la main. Ça doit être la fameuse Emily. « Un homme ? » « Papa ! »  Il aurait dû être fier quand la petite Antigone répond fièrement qu’il s’agit de son papa. Mais il le lit dans le regard de la fameuse que ce n’est pas à son goût et que la pauvre enfant avait dit des mots qu’elle ne tolérait pas. Cette part de lui était fier, touché que l’enfant le reconnaisse comme tel, comme un père, comme son père. Skander a lui aussi le temps de sortir sa baguette, la pointe comme sa blonde vers elle.  Mais il se fige quand la baguette pointe en direction des enfants. Comment avait-il pu les laisser sans protection aucune alors que tout sentait le piège ou le danger à plein nez ? L’émotion, la précipitation, une action dans la veine de Skander, réfléchir après coup. Comme toujours.

C’est peut-être cela être père : ne pas supporter que l’on menace ce à quoi on tient, à ses enfants. Skander pourrait dire qu’être père c’était tout donner pour sa chair, mais ni Orion ni Antigone n’étaient des Lupin dans le sang, ou dans leur ADN, alors, être père c’était sans doute plus large que tout cela. Skander avait compris depuis de longues années que la famille ne se résume pas aux gênes que l’on partage, mais que la famille est bien plus large que cela. Primrose, c’était sa famille, Gabrielle, c’était sa famille. Ces personnes qui avaient croisé sa route à un moment donné et qui avaient fini par prendre une importance similaire à celle de son frère. C’était ça la famille : les gens que l’on aime. Orion, Antigone, Finlay, et même Odette – c’était sa famille maintenant. Alors, quand elle pointe sa baguette sur ses enfants, il bout le loup, mais il analyse, ne voulant pas commettre une regrettable erreur.  Tandis que les femmes, elles, discutent. « Fais ton choix Odette. »  Grâce, crevure, salope. Les qualificatifs sont assez nombreux pour Skander dont le langage fleuri est assez équivoque. Il reste de marbre, la baguette au poing, levée, mais c’est Odette qui bouge. Sans doute sait-elle ce qu’elle fait. « Oh Emily, regarde, comme Antigone ressemble à Adrien, ça serait si dommage de t’enlever un souvenir de ton très cher frère. » Il n’aime pas ce ton. Soit elle a réellement changé, soit elle joue à un jeu dangereux. Dans les deux cas, cela ne lui inspire rien de bon au loup. Rien du tout. « Que dirait-il à sa tendre petite sœur si cette dernière s’en prenait à sa chaire et son sang. » Ça serait mentir de dire que ces mots ne le touchent pas. Il réalise Skander à quel point il a gagné en humanité en étant à ses côtés. Il réalisait à quel point être humain pouvait être douloureux. C’était parce que l’humanité était douloureuse qu’il avait préféré la mettre en silence pendant toutes ces années. « Mais lui il ne lui ressemble pas Odette. Pas lui ». La baguette contre le crâne d’Orion. L’un ou l’autre, aucune de ces deux options n’était acceptable.  Mais chaque action avait sa conséquence. Il n’y avait pas de solution qui présentait zéro risque. C’était impossible. Il y avait toujours des dommages collatéraux. Mais les deux femmes en seraient-elles à cette situation s’il n’avait pas franchi cette porte ? Sans doute pas. C’est sa présence qui sème le doute, la violence, et éventuellement la mort. Comme toujours. C’est Odette qui agit et enveloppe les enfants dans une bulle magique qui repousse Emily un peu plus loin, tandis que celle-ci articule, « Salope ! » « Exactement ! » Il n’a pas le temps d’agir que l’autre réplique déjà, et il couvre alors ses yeux tandis que la vitre à côté de lui vole en éclat. Le sortilège la souffle en une fraction de seconde. Lui avec. Il ne tombe pas au sol, il est juste bousculer. Il n’a rien, il n’est pas blessé. Mais il est sonné, par la situation, par le manque d’idée, de plan.

Parce que les enfants passent avant le reste. C’est comme ça que l’on dit, sans doute. Mieux encore, c’est ainsi qu’on agit. Il pense à juste titre que la dite Emily va d’avantage se concentrer sur Odette, l’échange de mots joue peut être en sa faveur, sans doute même. Il y croit. Une fenêtre réduite, mais une chance quand même. D’un geste de baguette, d’un coup de poignet il écarte un peu plus les jumeaux de ce qui se transforme en champ de bataille. Puis, il fait quelques pas vers eux, pour les attraper, Orion dans ses bras dans un premier temps, il est celui qui pleure le plus. Il abaisse sa baguette pour attraper la main de la petite Antigone. La tire vers lui. Puis il la lâche d’un geste assez rapide pour lever sa baguette et faire bouger le canapé. Créant une barricade pour les enfants. Il a juste le temps de jeter un protego informulé quand un sort pointe dans leur direction. Il se demande comment il arrive à garder son calme, comment il parvient à réussir à rester calme, à agir sans l’impulsion de la colère : pour eux. Il s’accroupi derrière le canapé pour déposer Orion à côté de sa sœur. Il pleure le garçon, et il voit la petite fille amorcé ses larmes. « Chuuut. » Dit-il doucement en pose sa main sur les cheveux blonds d’Orion, caressant doucement. L’agitation dans le reste de la pièce le presse, il se lève alors d’un bond. Et agite sa baguette en direction des deux enfants, cette fois-ci bien à l’abris, ils ne bougeraient pas, et cette folle furieuse ne pourrait rien leur faire. Cette fille s’était retirée du monde magique, son niveau de sorcellerie ne devait pas être exceptionnel. Il est peut être prétentieux Skander mais il n’est pas le dernier en matière de sortilège son passé d’auror et sa passion pour les sorts avait fait de lui quelqu’un de doué en la matière, un élève brillant, un apprenti brillant, c’était Robb Moody qui l’avait laissé échapper quand il lui avait annoncé son départ du bureau des aurors, précisant que c’était du gâchis. Il s’était perdu des années Skander avant de retourner à ses premiers amours : la lutte contre la magie noire. Alors ce n’était clairement pas une sorcière de seconde zone retirée du monde magique qui allait gagner cette bataille.  Odette lui tourne toujours le dos. Elle le fuit, sans qu’il ne comprenne pourquoi. Comme si… comme si le voir était insupportable. Il était loin de s’imaginer la réalité. Mais elle est enceinte, et il est tout bonnement hors de question qu’il lui arrive quoi que ce soit. Alors qu’elle veuille croiser son regard ou pas, qu’elle ne veuille pas l’avoir à ses côtés ou pas. Il s’en fiche. Il agit parce qu’il doit agir. Ce n’était pas une sorcière arriérée qui allait lui dicter sa façon d’agir, qui allait le mettre à terre.  Il attrape Odette par le bras, à la fois avec fermeté, mais une douceur étrange pour la faire reculer. Il ne lui jette pas un regard, puisqu’elle ne veut pas le voir. Le temps de jeter in extrémis un protego. Il lève alors sa baguette pour tenter de désarmer la sorcière. Désarmer quelqu’un, ça ne lui ressemble tellement pas. Pourtant, les enfants sont là, il est hors de question de tuer quoi que ce soit, bien que l’idée lui traversé l’esprit depuis de longues secondes. Il est rapide mais visiblement elle l’est un peu plus que lui, car cette fois-ci il ne formule pas son protego à temps que le sort de la sorcière le frappe à l’épaule, manquant de le faire perdre l’équilibre, manquant de le faire lâcher sa baguette. Il grimace, et se retient de dire quoi que ce soit. Il fulmine, mais il ne sait pas quoi dire, quoi faire. S’il s’écoutait, elle serait déjà morte depuis longtemps. Mais ce n’était pas une décision raisonnable. Difficile d’imaginer que Skander était finalement devenue raisonnable. Enfin, plus ou moins, d’un coup de poignet il lance un incacerem informulé qui s’enroule autour des jambes de la sorcière. Celle-ci tombe alors à la renverse, déstabilisée. Mais vivante. Pour l'instant.



Parchemin envoyé Mar 29 Nov - 23:39

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1388 hiboux. J’incarne : Sarah -badass- Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Lexie d'amour (avatar) EXCEPTION (signa) Tumblr (gifs) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. - I.E. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans, approchant doucement de la trentaine, cela lui fait peur de vieillir. (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : J'ai choisi d'élever mes enfants avant de reprendre une activité. Mère au foyer, je ne cache en rien mes compétences en médicomagie et en psychomagie pour les mettre au service de l'Ordre du Phénix dont je suis une membre active. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Jeune mariée et éperdument éprise de son mari, je me suis unie à Skander Lupin, l'homme de ma vie après mes trois fils, le 8 juin 1991 lors d'une petite cérémonie en Cornouailles. Champ Libre :
Il le sait, il le sent. Il murmure à mi-voix, juste pour elle, mais aussi pour lui, « Je n’irais nulle part. » Et toi non plus, où que tu ailles, je te trouverais, je te protégerais, je n'échouerais plus, plus jamais. Je te le promets. Il se sentait obligé de le lui rappeler, cette promesse...

« Jamais sans toi. » Répond-elle. Non, elle n’irait jamais nulle part sans lui, plus jamais sans lui. Alors, elle délaisse son front pour un baiser léger sur ses lèvres, chaste, pieux, mais bien plus vrai, les émotions à vif et les sentiments à nu. Elle ne voudrait jamais le perdre. (skandette)


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MI OCTOBRE - BELFAST

Savoir comment tenir face au Diable, elle avait bien du mal à croire l’amie de toujours qu’Emily avait pu changer à ce point, elle avait peur de cela, elle avait peur de mal voir. Mais cette fois, la psychomage en elle ne couvait pas soigner son cas. Emily était allée trop loin. Et il avait des choses que la Moody ne pouvait pas vraiment supporter. Premièrement, elle avait tué Louise, une femme qui avait sauvé la vie d’Odette lors de sa dernière tentative de suicide, cette femme qui ne voyait que les bons côtés de la vie, elle l’avait tué, d’une balle au milieu du crâne. Elle les avait enlevés pour son bon plaisir pour sentir Adrien toujours près d’elle quoi qu’il advienne de la mère et d’enfant qu’elle portait. Odette en avait ragé, mais elle avait eu ses enfants pour lui maintenir la tête hors de l’eau durant des jours, des semaines. Sans Antigone, sans Orion, elle aurait sans doute crevé dans les pâtes de l’Irlandaise, qu’importe Adrien, qu’importe n’importe qui, elle s’en serait fichée, mais elle avait deux enfants, un troisième en route et son filleul qui l’attendait à la maison. Elle ne pouvait pas faire de bêtises. Mais elle savait qu’il restait une personne chère à ses yeux à Poudlard, la plus importante après ses enfants, cette personne qui était sa famille, son point de lumière quand la nuit était sombre. Oui, il était ici, sans savoir qu’il était bien plus qu’un simple amant, bien plus qu’un autre. Elle disait des mots, parlait d’Adrien comme s’il n’était pas là. Mais c’était le point sensible d’Emily. Elle devait le blesser d’en parler, elle s’en voulait Odette, mais elle n’avait dieu que pour ses enfants. Elle ne pouvait penser qu’à eux et à leur protection, quand elle y arrive, elle sourit fière de surpasser la brune. Pour une fois dans sa vie, elle surpassait Emily en sortilèges et ce n’était pas rien, pourtant, il n’en faut pas plus pour que la riposte soit violente, la vitre vole en éclat. Odette amorce un mouvement de la tête pour voir comment il va, mais elle s’arrête. Emily ricane, elle sait ce qui retient la blonde de tourner les yeux vers cette personne qu’elle aime. « FERME-LA ! » hurle la Moody à l’adresse de l’Irlandaise. Pas satisfaite pour un sou de ce qui se passe, pourtant, elle ne sait par quel miracle, quand elle repose ses yeux sur la bulle, les enfants ne sont plus là disparus, quand elle voit le canapé faire un demi-tour, elle comprend que désormais, ils n’ont plus rien à craindre, plus rien du tout, soulagée, mais pas sortie de son pétrin pour autant. Elle tend sa baguette, un jambe coton informulé alors qu’elle se prend un expeliermus dans la cuisse, les jambes cotons d’Emily lui permettant de louper son sort.

Pourtant, quand elle allait avancer, elle se fait attraper par le bras, force et douceur se mêlant savamment, elle recule et reste à l’abri d’un sort par un protego informulé. Elle pourrait sourire si la situation n’était pas si grave, mais il y avait des moments, où elle ne pouvait plus rien faire qu’agir. Elle avait si mal au cœur de prendre une décision. La prendre c’était se libérer, mais la refuser, c’était être prisonnière toute sa vie. Pourtant, c’est le sort qui la frôle pour atterrir dans l’épaule du Lupin qui la fait fulminer, Emily debout, prend les représailles de Skander, alors que la blonde se dégage, qu’Emily formule un contre sort. À moitié debout, l’Irlandaise, n’en attends pas plus pour lancer un sort en direction de la blonde, qui contre d’un mouvement de bras assez long, puis le second et le troisième. Les hormones, les actions de son père, son éducation. Elle est née pour être dans la protection magique pas dans la médecine, mais elle a toujours été contre les avis de sa famille au complet. Elle, elle voulait sauver des vies pas en détruire. Pourtant, elle devait le faire dans un sens, elle s’y résignait depuis un mois et demi, elle ne voulait pas lui faire du mal pourtant Emily de nouveau sur ses pieds, les sorts s’enchaînaient dans un silence de mort et dans diverses couleurs. C’était trop en attendre de la part d’Odette, qui loupa son sort de protection tombant à la renverse, tombant sur le côté, protégeant son ventre avant de protéger son crâne désormais en sang. Emily rit encore. Elle rit toujours. Elle avait toujours gagné à Poudlard lors du club de Duel. Elle avait toujours été devant la Moody toujours. Pourtant, quand elle s’approche pour la soulever par le col, Odette lui mord la main. Qu’un éclair vient la frapper. « Endoloris ! » La blonde se secouât dans un cri, mais ne sait pas combien de temps le sort dur, comment il est arrêté, qu’essoufflée, elle se redresse comme elle peut. Elle voit trouble, le loup en elle la fait souffrir, el sort la paralyse presque pourtant, elle cherche à se remettre debout. Pourtant… « T’es faible blondie ! T’as toujours été faible pas une vraie Moody ! Ta mère, elle aurait honte de toi ! » Elle voit rouge aussi vite qu’on parle de sa mère Odette. Elle a toujours vu rouge qu’on parle de sa mère, Skander le savait il en avait fait les frais. Difficilement, en sang, elle se redresse, mais ne laisse pas le temps à la brune de répliquer qu’elle prend un sort d’attaque après par son père. « Je t’interdis Emily, je t’interdis. » Elle en enchaine un autre. « Je suis Odette Moody, fille de Robb Moody, et arrière-petite-fille d’Alastor Moody. » Les sorts s’enchainent après chacun des noms. Elle a un arbre généalogique à faire pâlir les sangs purs, elle a la volonté de sa mère, la bravoure de son père. « Et tu oses t’en prendre à moi ! » Le sort la cloue contre le mur du salon. « À mes enfants ! À mon couple ! À ma famille ! » Elle est froide sèche dans ses mots, mais Emily n’arrive qu’à contrer la moitié des sorts, elle ne suivrait plus pour longtemps. Mais elle savait qu’elle n’aurait pas la main pour la tuer. Quand elle répond l’Irlandaise. « ADRI’ TU NE LE MÉRITAIT PAS ! » « AVADA KEDEVRA ! » L’éclair vert part sans vergogne de la baguette de la blonde, poussée à bout, poussée dans ses retranchements.

Et malgré tous les efforts qu’elle avait faits pour la garder en vie, Emily s’écroule, les yeux révulsés, le corps telle une poupée de chiffon qu’on lâche sur le sol dans un bruit sourd. Puis le silence, plus rien. Comme si Odette attendait son sort. Ses épaules se soulevant et s’abaissant par sa respiration saccadée par sa colère. Elle regrettait déjà son geste, mais était-elle libre ? Libre de parler et de le regarder à sa guise. Était-elle désormais capable de faire cela ? Elle ne savait pas elle avait si peur de le faire, que de ses jambes tremblantes, elle s’avance vers le corps de celle qui était jadis sn amie, de celle qu’elle ne pensait jamais affrontée dans sa vie. Le crâne en sang, la cuisse blessée. Odette ne pouvait pas tenir longtemps bien longtemps et c’est à genou qu’elle se mit à côté du cadavre. Se penchant vers elle, fermant ses yeux de ses propres doigts. Elle était tellement désolée et elle espérait que Dieu pourrait comprendre son geste, son choix. Mais elle avait fait sa pour ses enfants, si Skander était reparti comme il était venu, ils seraient morts tout de même et la folie d’Emily l’aurait poussé à envoyer les cadavres au loup-garou, elle le savait la blonde, la psychose était forte, puissante, emplie de tristesse. Mais elle avait envie de le dire au cadavre, elle avait envie de lui dire qu’elles se retrouveraient en enfer. Parce que c’est bien là qu’elles iraient toutes les deux. Odette laisse s’échapper un soupir, elle a si peur de lui parler désormais, elle a si peur de se retourner et de le regarder dans les yeux. Elle avait peur de lui dire. Je suis victime, comme toujours. Pourtant, de nouveau sur ses jambes, elle se soutient à une console. Se tournant légèrement, elle a toujours les yeux clos, mais elle se tourne d’elle-même, elle fait le premier pas, comme elle voulait le faire depuis des mois en envoyant une lettre, des tonnes de lettres qu’elle n’a jamais pu envoyer. Les yeux désormais mi-clos, elle a si peur de les tourner vers lui. Et pur lui dire quoi ? Qu’elle était désolée ! Pour lui dire qu’elle avait accepté tout ça afin de sauver une vie qui n’était pas sauve. Elle voudrait avancer. Elle voudrait le prendre dans ses bras, mais il y a cette timidité malsaine qui la prend. Est-ce qu’il avait revu cette blonde ? Avait-il oublié ? Changer ? Pourtant, il l’avait retrouvé plutôt surpris et en colère qu’elle ne décroche pas un mot. Elle lâche sa console, la tête basse. Cherchant à s’approcher le plus près de lui, elle pouvait le toucher, mais pas le regarder, ni lui parler. Mais Emily morte, elle pouvait lui parler, le toucher, le regarder. Elle s’approche, quelques pas la tête basse encore, mais les yeux bien ouverts. De toute façon, toutes les menaces autour des jumeaux étaient effacées, elle pourrait mourir en les sachant protéger. Qu’en tendant le bras, elle trouve l’épaule saine de celui qu’elle aime. Elle relève la tête, cherche ses yeux pour la première fois depuis des semaines, les regards faibles, elle sent les larmes lui montrer, elle est si désolée, mais pas morte pourtant. Qu’elle pine à articuler quoi que ce soir. Ses lèvres tentent de bouger, mais rien de concluant n’en sort, jusqu’au petit rire d’Orion et Antigone dans le canapé, leur insouciance la calmant un peu. Elle passe sa main libre sous son ventre arrondi. Qu’elle articule faiblement. « Tu nous as trouvés. » Plein de gratitude, si pleine d’amour, qu’elle ne pensait pas qu’il viendrait un jour la chercher. Les chercher.



God, forgive me if I have sinned
but all these actions, I did for them.
They are my family, my heart and my blood



Parchemin envoyé Jeu 1 Déc - 0:34

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1882 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)

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MI OCTOBRE - BELFAST

Il ne  la connaissait pas cette « Emily ». Elle était plutôt quelconque comme femme, une sorcière qu'il ne souvenait pas d'avoir croisé dans sa vie. Mais si elle était d'âge d’Odette peu de chance qu'ils se soient croisés à Poudlard, une année peut être, une grande différence d'âge. Quand bien même il l'aurait croisé il n'aurait gardé aucun souvenir, c'était à peine s'il gardait des souvenirs des filles de son âges, alors des enfants … Mais il n'avait pas envie de la connaître cette Emily. Même si elle était l'amie d’odette - où avait été son amie - tout comme celle d’Emma. Il ne  voulait rien savoir d'elle, de sa vie, il s'en moquait. Si elle était responsable de tout cela, elle devrait payer d'une manière ou d'une autre. Elle payerait. Il se retient de se montrer plus violent le Lupin - parce qu'il sait que les deux femmes ont été amis. Lui aussi avait vu des amitiés qui avait forgées sa vie, son adolescence et son caractère. Pleur en éclats. Quintus avait été son meilleur ami de leur onze ans jusqu'à il y a encore quelques mois, mais s'il fallait mettre un point final à tout cela, Skander voudrait le faire lui même. Apposer ce point final à l'histoire, définitivement s'il le fallait. Devraient-ils en arriver à des extrémités pareilles avec Emily ? Si c'était le cas, sang pur ou nés mordus, même combat, la haine, la colère et la violence font de nous des êtres humains, pour ne pas dire des bêtes. Il ne savait pas ce qui avait pu pousser Emily à agir de la sorte. Il ne connaissait pas leur histoire, celle de leur vie respective, de leur amitié. Il n'avait pas de quoi résoudre cette énigme à lui tout seul. Tout comme il ne comprenait toujours pas pourquoi Odette refusait de lui adresser ne serait-ce qu'un mot ou un regard. Il ne comprenait pas et c'était sans doute ce qui faisait le plus mal dans tout cela. Vraiment. L'amour avait le don de vous blesser plus encore que le reste. Tout comme il avait le pouvoir de vous sauver. A double  tranchant.

Il n'est pas tellement blessé, enfin si mais il a tellement connu pire dans sa vie. Il y a des blessures plus graves que d'autres. Il y a celle qui détermine le cours de vie, comme la morsure du loup qui avait tué son père. Il y a celle qui change la destinée et vous offre de nouvelles perspectives, comme cette blessure associée à une amnésie rétrograde le jour du bal du ministère, sans elle il ne serait pas tombée amoureux d’Odette, l'amnésie c'était ce qui avait fait ressortir le meilleur de lui même, et qui leur avait permis de se trouver le temps d’un regard, d'une nuit.  Une nuit qui avait tout changée, de compagnons d'une nuit à compagnons d'une vie, le chemin était encore long. Très long, car la réaction de la blonde semble créer un fossé entre eux, elle ne semble pas vouloir de sa protection, puisqu'elle se dégage toujours sans un regard. Toujours sans un mot. Était-ce parce qu'elle ne voulait plus de sa présence à ses côtés, ou bien parce qu’elle voulait en faire une affaire personnelle ? Il restait dans le flou total Skander, le flou, plus il réalise soudainement que la blessure de l'épaule est peut être un peu plus grave qu'il l'avait cru de premier abord quand une sorte de décharge le lance petit à petit dans le bras. Il tente de lancer un protègo en direction d’Odette, en vain, celle ci est déstabilisée par le sort et tombe alors sur le flanc. Il veut faire un pas vers elle Skander, mais Emily lance un sort dans sa direction. Il le pare difficilement. Que lui arrive-t-il au Lupin ? Emily s'approche alors de la blonde pour l'attraper par le col, mais c'est sans compter sur la Moody qui réplique avec une morsure a la main qui elle était digne d'un ou une d'une Lupin. Il voudrait toucher Emily mais elle est trop proche d’Odette, trop proche. Et pourtant quand il entend,« Endoloris ! » Son sang à lui, il ne fait qu'un tour. Qu'importe de toucher Odette, il prend le risque. L'entendre hurler, l'entendre souffrir. C'est insupportable. Un stupefix qui est arrêté par la  sorcière qui se protège mais qui doit alors arrêter son sort de torture. Il lance un second sort, dévié lui en direction du canapé. Heureusement quand il tourne la tête pour voir si les enfants n'ont rien, il est rassuré de voir que le sort de protection tient bon. Quand il tourne de nouveau la tête, il entend Emily dire « T’es faible blondie ! T’as toujours été faible pas une vraie Moody ! Ta mère, elle aurait honte de toi ! » , et Odette elle se redresse, il voit du sang dans ses cheveux. Et elle rétorque furieuse,  « Je t’interdis Emily, je t’interdis. Je suis Odette Moody, fille de Robb Moody, et arrière-petite-fille d’Alastor Moody. » , les sorts commencent à fuser. Il se sent impuissant, s'il s'interpose, c'est lui qui risque de prendre. Dans les duels, le risque d'intervenir est celui de causer d'avantage de dégâts. Pourtant, « Et tu oses t’en prendre à moi !   À mes enfants ! À mon couple ! À ma famille ! » , c'est bien la Blonde, enceinte, blessée à la tête qui a le dessus. Mais il craint qu'il puisse lui arriver quoi que ce soit, les gens retranchés dans leur dernière position peuvent avoir des actions désespérées et dangereuse. « ADRI’ TU NE LE MÉRITAIT PAS ! » « AVADA KEDEVRA ! » Les deux fendent alors le brouhaha des sorts et annoncent la fin. La fin d'un vie. La fin d'une captivité. La fin d'un combat. La fin. Le début du silence. Le début des regrets. Le début d'une autre période. Là début d'une que existence.

Imaginer Odette prononcer un tel sort, s'en servir. Il ne l'aurait pas cru, jamais. Il n'était pas là pour juger quoi que ce soit, combien de personne avait-il dû tuer au cours de sa vie ? Il ne comptait plus. Mais à ses yeux, l’avada avait un côté « propre » qu'il n'avait pas. Il avait déjà tue pour Odette, deux fois, deux fois de façon plutôt sanglante. La première fois il avait pris conscience de l'importance qu'elle avait pour lui. La seconde fois, il en avait pris tout la mesure. Il est muet le loup, mais elle n'a pas toujours pas un regard pour lui, elle s'approche en silence du cadavre encore chaud d’emily. Elle est à genoux. Blessée il le voit bien. Mais elle doit affronter ça, la mort. Celle qu'elle a infligée. Si elle tombe, il serait là, toujours. Elle lui clos alors les yeux. Une délicatesse qu'il n'avait jamais eu pour qui que ce soit. Une délicatesse qu'il n'aurait pour aucun de ses ennemis. Il est monstrueux Skander, il ne regrette pas le mort de cette femme, s'il a un regret, c'est peut être que ce soit Odette qui ait dû s'en charger. Donner la mort, c'est quelque chose qui vous marque, qui vous habite et dont on ne se débarrasse jamais vraiment. Elle doit prendre le temps qu’il faut. Il n’a pas beaucoup d’égard pour ceux qui sont morts de sa main Skander, - en fait il n’a aucune grâce pour eux. Il pourrait nourrir le regret d’avoir tué Cassiopeia Greyback alors qu’au final, elle n’avait tué ni Ciena, ni Odette. Mais il arrivait à se convaincre que cela faisait un monstre de moins sur cette terre. Mais il ne parle pas Skander, il lui laisse le temps. Il a mille et une questions. Pourquoi ? C’était l’une des milles questions qui lui traversaient l’esprit. Pourquoi ? Quel était l’implication d’Emily ? Qu’est-il arrivé à Louise ? Pourquoi refusait-elle encore à cet instant de le regarder ? Il est arraché à ses pensées, à ses angoisses par la sorcière qui se met alors sur ses pieds, difficilement, s’aidant d’une console voisine. Il a envie de l’aider, mais il reste immobile, comme si c’était à elle de venir vers lui. Il avait fait le premier pas sans obtenir de réponses. De dos, elle se retourne doucement la blonde. Mais alors qu’il s’attend à croiser son regard, celle-ci garde ses yeux clos. Pourquoi ? Pourquoi refuser de le voir ? Puis, alors qu’il la regarde, il voit ses yeux, s’ouvrir peu à peu, comme si elle craignait quelque chose ? Craignait-elle qu’il soit en colère ? Il l’était, de ne pas savoir, de ne pas comprendre. Bien sûr qu’il était en colère. Mais, ça finirait par lui passer. Elle a les yeux ouverts, mais elle ne le regarde pas, ses yeux rivés vers le sol.  Elle avance pourtant dans sa direction, lui, il bouge à peine, quand elle pose alors sa main sur son épaule, puis, ça y est. Elle lève les yeux vers lui. Il aurait dû être furieux, en colère, hors de lui parce qu’il ne comprenait rien à tout cela. Et pourtant…  Le pouvoir d’un regard pour vous apaiser. Il le connait le bleu de ces yeux, il en connait chaque nuance. Et c’est des larmes qu’il sent monter, et il n’y a peut-être rien de pire que de voir la personne que l’on aime le plus au monde pleuré. Alors, la colère, la fureur, tout avait disparu, soudainement, en un regard. Il reste muet, elle aussi. Le moment, la fraction de seconde semble durer une fichue éternité, jusqu’à ce que les jumeaux brisent le silence, dans leur bulle, dans leur monde. Il n’a d’yeux que pour elle, ses yeux, son être. « Tu nous as trouvés. »  Dit-elle alors, comme s’il avait accompli l’impossible.

Ce n’était peut-être pas l’impossible. Mais quoi qu’il en soit, c’était ce qui devait être fait. Les retrouver. Elle, les enfants, ces deux terreurs, la femme de sa vie, sa famille. Car c’était l’importance que ces trois têtes blondes avaient pris au cours des six derniers mois : c’était devenu sa famille. Lui qui n’avait jusqu’ici eu que des Lupin, le voilà qu’il allait une famille à lui, et à en juger par la courbure de son ventre, celle-ci allait s’agrandir, bientôt. C’était… inattendu. Lui aussi, il avait vécu des choses inattendu pendant ce mois sans elle, à commencer par l’annonce de sa paternité pour Victoire, lui-même avait encore de la peine à réaliser, mais ce n’était peut-être ni l’endroit, ni le moment pour en parler. Elle avait besoin de lui, il le savait. Tout comme dans le fond, il avait besoin d’elle. Il ne dit rien pour l’instant, il l’attire simplement à lui avec une douceur qu’au final, elle est la seule à connaitre. Etait-il parvenu à faire acte d’autant de douceur avec Ciena par le passé ? Il n’en était pas réellement certain. Mais au diable le passé, au diable Ciena. Elle ne comptait pas autant que comptait la blonde à ses yeux. L’étreinte est douce, le sorcier glisse alors une main dans le dos de la jeune femme, pour être certain que cette fois ci, elle ne lui glisserait pas entre les doigts. Il a toujours envie de comprendre, mais ce dont elle avait besoin, c’était simplement de sa présence. Il y a un temps pour tout. La seconde main glisse alors dans la nuque de la sorcière, douce. Il décide de rompre le silence, « Je te l'avais dis. » Il marque alors une pause. Il le lui avait promis, dans une ruelle, alors qu'il avait entre de l'oubliée. Dans cette ruelle où elle avait manquée d'y passer, de trépasser. Une promesse, il l'a tiendrait. Même s'il avait l'impression d'avoir complètement faillit à cette tâche durant le mois écoulé. Comment en étaient-ils arrivés là ? Deux morts plus loin. Deux morts, Louise et Emily. « Je n'irais nul part sans toi, sans eux. » La promesse d'un homme qui avait changé pur elle, la promesse d'un homme devenu père. En quelques mois, Skander avait été en mesure de changer en bien, de grandir, de prendre ses responsabilités. Sans elle, sans eux, il ne serait certainement pas la. Sans eux, la vie aurait été différente, et il serait resté dans sa routine, enfermé  avec ses démons. Il ne veut plus imaginer cette vie, sans eux.  Il plonge son regard dans le sien, il a tellement besoin d’elle. La savoir en vie, saine et… sauve ? « Est-ce que… ça va ? » Il n’attendait pas forcément de réponse à cette question au final.  Par merlin, non, elle était blessée. Il sent ce sang au bout de ses doigts qui se baladent dans sa nuque. Il n’est certainement pas aussi douée qu’elle puisse l’être en matière de sortilège de soin, mais il a le mérite de connaitre quelques bases, et il sort alors sa baguette, et lance un vulnera smentur informulé qui sèche le sang et referme la plaie de la sorcière. Qu’elle ne lui refasse jamais subir cela. Sa baguette retourne alors à sa place, tandis qu’il se perd une seconde de plus dans ses yeux, laissant alors ses lèvres s’entrouvrir pour parler.  Mais il ne parle pas le loup. Il l’attire un peu plus à lui pour capturer ses lèvres dans un baiser à la fois doux et fiévreux. A l’image de ce qu’ils étaient et avaient toujours été, le feu et la glace, de la haine à l’amour. Il en oubliait cette colère qui l’avait rongé. Ce goût unique, cette douceur unique, celle de ses lèvres. Le reste paraissait alors devenir secondaire, jusqu’à ce qu’il réalise en la serrant contre elle, que tout était réel. L’enfant à naitre.  « Pourquoi… » Commence-t-il alors, en décollant ses lèvres des siennes à mi-voix. Pourquoi es-tu partie ? Pourquoi avoir écrit cette lettre ? Pourquoi avoir fui dans le parc ? Pourquoi l’avoir tuée ? Pourquoi ne rien avoir dit à propos de l’enfant ? Il reste proche d’elle, et décolle alors son front du sien, pour parvenir à croiser le bleu de ses yeux.  La question en suspens. Une multitude de sous-entendu.   Il avait besoin d’avoir une vision complète de tout. Il avait besoin de comprendre, que les pièces du puzzle s’assemblent, que la lumière soit faite sur toutes les zones d’ombres.



Parchemin envoyé Sam 21 Jan - 1:05

- I am Insurgent, and proud to be. -
Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1388 hiboux. J’incarne : Sarah -badass- Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Lexie d'amour (avatar) EXCEPTION (signa) Tumblr (gifs) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. - I.E. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans, approchant doucement de la trentaine, cela lui fait peur de vieillir. (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : J'ai choisi d'élever mes enfants avant de reprendre une activité. Mère au foyer, je ne cache en rien mes compétences en médicomagie et en psychomagie pour les mettre au service de l'Ordre du Phénix dont je suis une membre active. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Jeune mariée et éperdument éprise de son mari, je me suis unie à Skander Lupin, l'homme de ma vie après mes trois fils, le 8 juin 1991 lors d'une petite cérémonie en Cornouailles. Champ Libre :
Il le sait, il le sent. Il murmure à mi-voix, juste pour elle, mais aussi pour lui, « Je n’irais nulle part. » Et toi non plus, où que tu ailles, je te trouverais, je te protégerais, je n'échouerais plus, plus jamais. Je te le promets. Il se sentait obligé de le lui rappeler, cette promesse...

« Jamais sans toi. » Répond-elle. Non, elle n’irait jamais nulle part sans lui, plus jamais sans lui. Alors, elle délaisse son front pour un baiser léger sur ses lèvres, chaste, pieux, mais bien plus vrai, les émotions à vif et les sentiments à nu. Elle ne voudrait jamais le perdre. (skandette)


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unbreakables vows
"TIME IS ALWAYS TOO SHORT FOR THOSE WHO NEED IT,
BUT FOR THOSE WHO LOVE, IT LASTS FOREVER."

SKANDER LUPIN & ODETTE MOODY



MI OCTOBRE - BELFAST

Arrivait-elle simplement à croire de la teneur de son geste ? Pensait-elle simplement sérieusement à ce qu’elle venait de faire ? Non, absolument pas. Elle avait laissé s’échapper cette colère et cette haine qui l’habitait depuis qu’Emily avait été coupable de sa disparition. Une autre Disparition. Elle n’était pas un fantôme Odette. Elle avait le droit de vivre comme tout le monde. Mais désormais étalée sur le sol, Emily n’avait plus ce droit. Et qui en avait décidé ? Elle, et non Dieu. C’était faire justice soi-même, mais qui avait ce droit ? Personne, pas même elle. Si le danger, elle l’avait perçue. Tous ici avaient perçu le danger à un moment donné. Si c’était physique pour les enfants et le Lupin, Odette avait vu le danger mentalement. La psychomage en elle avait pu voir ce qu’était devenu Emily, cette sombre image d’elle-même. Cette image qui devenait néfaste pour les personnes qui l’entouraient. Elle pensait sans doute à Victoria et Flora, la mère et la sœur de cette dernière. Elle soupire, mais elle s’approche, se penche pour fermer les yeux de cette amie devenue son pire cauchemar. Cette amie devenue une personne néfaste pour elle et pour ce qu’elle souhaitait devenir. Elle ne sourit pas, mais son visage dur et ensanglanté est au-dessus de la dépouille, il fallait faire vite. Les cris, les voisins, tout ça serait peut-être leurs pertes. Pourtant, elle doit prendre ce temps, le temps de se dire que c’était elle-même qui avait tué l’une de ses meilleures amies. Celle qui l’écoutait parler, celle qui avait des projets d’avenir avec elle. Celle qui avait décidé de suivre la médecine moldue plutôt que la médecine magique. Deux médecins, une seule voie et la fin tragique qu’elle avait elle-même donnée. Odette ne s’en remettrait sans doute jamais. Pourtant, elle doute que le serment soit levé. Il devait l’être, ni Louise, ni Emily n’étaient encore en vie. Comme un cauchemar qui se rembobinait en boucle dans sa tête. Cette balle qui traverse le crâne de Louise, le visage d’Emily qui s’éteint. Elle pourrait en pleurer Odette, mais elle en tremble de rage. Sa propre rage, pourquoi était-elle si faible pour protéger les gens qu’elle aimait. Elle n’avait pas été là pour empêcher la folie d’Emily, ni capable de sauver Louise après les belles paroles de l’Irlandaise.

Pourtant, le temps de bouger, le temps de le regarder. Tout semblait si long, si irréel. Combien de fois avait-elle prié Merlin, Morgane, dieu ou en Allah pour qu’il vienne les chercher, pour qu’il comprenne la lettre pour qu’il comprenne qu’elle n’était pas partie de son plein gré. Pourtant, c’est comme un supplice quand elle recroise les noisettes de ses yeux, comme une libération, elle voudrait sentir ses jambes se dérober sous son poids. Tout ceci marquait la fin d’un mois et demi… Presque deux mois de détention… Elle pleure, parce qu’elle se sent libérée du poids des remords, de la culpabilité qui la prenait chaque soir en pensant qu’il ne voulait plus d’elle. Qu’elle était encore partie à sa manière, laissant le superflu derrière elle… Pour elle, pour eux, il était leur héros. Celui qui avait malgré lui soulevé des montagnes pour les trouver tous les trois. Elle n’est pas fière de ne pas avoir résisté. Mais, elle ne pouvait qu’éprouver de la peine, l‘avoir laissé lui et ses démons, si longtemps, tout ça pour protéger les enfants et Louise. Cette Louise qu’elle n’avait pu protéger finalement… Pourtant, son remerciant passe comme un murmure. Elle est si éprouvée émotionnellement. Elle et l’enfant. Elle sait la Moody qu’elle ne pourra pas garder secret la particularité de sa grossesse, mais si elle pouvait épargner cet homme, encore un peu du poids d’être une bête. Elle le ferait sans aucun doute. Pourtant, elle se colle contre lui quand il cale une main dans son dos et l’autre dans sa nuque. Que ce contact était enivrant, que ce contact lui avait manqué. Comme une bouffée d’oxygène qu’on prend malgré soi. Comme si elle s’était noyée tout ce temps et qu’elle venait de sortir la tête de l‘eau. Un sauveur, autant qu’une drogue, voilà ce qu’il était devenu cet homme qu’elle avait tant détesté par le passé. Aujourd’hui, il était le père de sa chaire, il était l’ » homme le plus important pour elle après son fils. Pourtant, cette douceur, elle est la seule à la percevoir, au-delà du leader, elle a cette chance de voir, de comprendre l’homme. Malgré tout, elle sait qu’il a souffert de cette mascarade. Mais elle ne pourra jamais s’excuser comme il se doit. Elle avait déjà été incapable de lui dire qu’elle était enceinte quand elle l’a dû en début septembre. Elle avait été incapable et avait laissé couler douze jours puis elle avait disparu… Pourtant, elle ne dit rien, simplement hypnotisée par ses yeux. Dans le fond, tout lui avait terriblement manqué, même si elle avait été sur le qui-vive durant des mois pour les deux chérubins dans le canapé, puis pour le petit être qui grandissait en elle. Leur petit être. Leur petit cristal d’amour à eux. Cette petite chose qui tiendrait de lui et d’elle. La concrétisation physique d’une passion, d’un amour que personne n’aurait pu deviner avant qu’il ne s’affiche aux yeux de tous.

« Je te l'avais dit. » Commence-t-il alors qu’elle avait l’impression de réapprendre la moindre sonorité sortant de sa gorge. Finalement, elle sourit, car elle sait très bien ce qu’il avait dit. Ils se le disaient sans cesse, comme une promesse pour le lendemain, comme une promesse pour la vie. Cette phrase valait sans doute bien plus que tous les serments de mariage. Et elle le savait. Il était à elle. Elle était à lui. C’était comme ça et qui pourrait le changer ? Cette blonde qui était en vérité la première femme de la vie du Lupin ? Non pas du tout, il l’avait bien prouvé ce soir-là. C’était la Moody qu’il aimait, pas cette autre femme abominable. Celle qu’Odette avait blessée par ses gardes. Mais elle s’en fichait bien à ce moment-là. « Je n'irais nulle part sans toi, sans eux. » Cette promesse. Elle ne pouvait pas retenir ce sourire, mais également ce sanglot de contentement. C’était la stricte vérité, il serait là pour elle, comme pour eux. Eux dans le sens le plus large possible. Et si la famille s’agrandissait, elle ne savait pas les épreuves qu’elle allait devoir surmonter pour y parvenir. Elle ne voyait pas l’avenir, mais à cet instant, l’avenir semblait bien plus radieux que possible. Elle voudrait se lover au creux de son cou, mais l’étreinte se prolonge, comme ce besoin qu’ils avaient d’être si fusionnel en privé. Elle sourit finalement, oubliant le temps et l’espace. Ce n’est que la conclusion d’une sordide affaire, mais elle se résout dans le plus grand des calmes. Dans la plus passionnée des étreintes. Elle sourit toujours, mais n’arrive pas à articuler un mot, comme si elle était choquée, comme si elle n’arrivait pas à croire ce qu’elle avait fait pour lui, pour eux finalement… Lui l’avait déjà fait, deux fois si elle comptait bien. Deux fois il avait donné une mort sordide à des personnes pour la protéger, la venger. Et elle, elle avait tué son amie, pour qu’elle puisse rester à ses côtés. Pour qu’elle puisse se tenir là où était désormais sa place. Aux côtés du père de ses enfants. « Est-ce que… ça va ? » Il est inquiet comme de juste, mais elle ne peut d’empêcher de regarder le moindre de ses mouvements quand il referme la plaie sur son front. « Il n’a rien. » Dit-elle faiblement, pour l’accorder sur le fait que l’enfant en elle était sauf. Mais elle en revanche était-elle entière ? Pas vraiment… Elle avait perdu un morceau de sa rationalité en donnant la mort. Elle était à la limite, mais il la tenait par la main, l’empêchant de sombrer dans une folie qui lui était familière. Une vieille amie. Pourtant, l’éteinte se transforme en baiser, quelque chose qui la réconforte et qui la pousse à avancer. Le gout unique de ses lèvres, cette tendresse, cette passion. C’était si caractéristique d’eux. Et pourtant, elle y répond en s’agrippant à lui, une main dans son dos, l’autre sur la joue, elle ne veut plus jamais l’avoir loin d’elle. Cette drogue douce qu’il était pour elle. C’était le meilleur des soins l’amour. À combien de ses patients l’avait-elle dit ? Sans jamais appliquer ce conseil à soi-même, jusqu’à maintenant. Pourtant, tout s’arrête. Dans ses yeux, elle lit les questions avant qu’il ne demande. « Pourquoi… » Pourquoi ? Parce qu’il y avait tant de choses à dire. Qu’elle était incapable de dire. Elle souffre quoi qu’elle puisse en dire.

Malgré tout, elle fait ce pas en arrière, sans jamais lâcher ses avant-bras. Elle regarde autour d’elle comme pour se rappeler la dure réalité qui l’avait poussé ici, sans que ses larmes ne reviennent hanter ses yeux bleus. Elle ne sourit plus, elle ne se souvient que des cris étouffés qu’elle avait eus avant qu’Emily ne les camoufle de ses mains. « Louise… Elle… » Les mots s’étouffent dans sa gorge, comme si on la privait d’air, elle ne se rend pas compte que les larmes roulent sur ses joues, comme si le film se déroulait de nouveau devant ses prunelles. « Elle devait partir… Ça devait la sauver. » Tout ça devait la sauver, le serment. Pourtant, elle était morte, Odette l’avait vu de ses propres yeux. Mais elle pouvait se dire qu’elle n’avait pas souffert. Mais il ne savait pas plus ce qu’était le ça. Elle a l’impression de divaguer. Elle a cette impression malsaine de sombrer. « Le serment… elle avait juré… » Et Odette l’avait cru son amie. Elle l’avait crue. Mais elle avait été… « C’était stupide… Si stupide. » Elle était morte à cause d’elle, simplement, car elle apportait le malheur sur tous les gens qu’elle côtoyait. Elle commençait à le croire. Mais elle grimace, elle est faible. Elle a besoin de son attache, mais elle a ce besoin de la lâcher de se rendre compte de l’atrocité de la scène. Cette scène dont elle était la créatrice. Si elle n’était jamais venue au monde, tout se serait tellement bien passé pour son entourage… Tout. Elle cherche des yeux les jumeaux toujours joueurs, observateurs malgré tout. Ils ne voient pas le corps qu’Odette sort sa baguette... Accio le sac qu’elle avait pris en partant. Une formule et tout ce qui leur appartenait finissaient dans ce sac sans fond. Elle ne pouvait en dire plus, elle avait besoin de rentrer à la maison, chez eux. Avec lui. Ce besoin de panser ses blessures profondes et à vie. Quand tout est fait, elle tend la main vers celle du loup, comme une promesse. Elle le regarde ajoutant. « S’il te plait… Rentrons chez nous. » Dans cette tour de divination qui était leur sanctuaire. Avant qu’elle ne brise d’autres choses qu’elle mette le désordre dans cet appartement, qu’elle ajoute la baguette d’Emily dans son sac sans fond, une photo d’Adrien qui était sur le buffet. Elle n’a pas honte d’être encore attachée à cet homme, comme il devait l’être encore à Ciena. Puis, elle prend son fils dans ses bras, tendant Antigone à son père légal. Les deux têtes blondes sont bavardes. Où il était durant tout ce temps, est-ce qu’ils allaient avoir des cadeaux. Quand Odette l’embrasse une dernière fois, elle murmure. « Merci. » Un simple merci, car il avait fait tout ce qui était en son pouvoir pour les sauver eux. Sa famille. Leur famille.



God, forgive me if I have sinned
but all these actions, I did for them.
They are my family, my heart and my blood



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