Partagez | 
VOWS ARE SPOKEN TO BE BROKEN. (ciender)

()
Parchemin envoyé Dim 2 Oct - 18:00

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 













OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Quand on croit que l’on touche le fond, Skander Lupin lui est toujours capable de creuser un peu plus. Plus de quinze jours que tout avait basculés. Neuf années maintenant que sa vie était un champ de ruines. Quand tout est perdu, il continue de s’enfoncer encore un peu plus. Toujours plus. Le ciel est la limite dit-on parfois, pas pour lui. S’il pouvait creuser plus loin que les enfers, que le tartare et se noyer dans le Styx, il le ferait volontiers. A bout. Au bout de la ligne. Il n’arrive plus à être ce qu’il devrait être. Leader, frère, père par intérim. Il n’y arrive plus. Deux semaines que la comédie à trop durer. Deux semaines qu’il a l’impression d’essayer d’être quelqu’un d’autre, de lutter contre ce qu’il est. Il lui faut quelques jours pour prendre la décision de s’éloigner de Poudlard. Stupide, dangereux, complètement inconscient. Ce sont les mots d’Aries, pourtant ce sont des mots qui lui correspondent totalement. L’intrépide, inconscient, fou, alcoolique, drogué et dangereux Skander Lupin. Où était-il passé celui-là ? Tapi dans les tréfonds dans son âme, prêt à saisir la moindre faiblesse de la moitié de l’homme qu’il aurait voulu et aimé être. Fort, courageux, aimant, digne de confiance, c’est ça qu’il aurait voulu être. Ce qu’il avait prétendu être. En vain. Tout n’était que ruines. Il ne restait rien de tout cela. Une maigre volonté que la Lune matait déjà aisément. Trois jours avant la première lune d’Octobre et déjà il était à cran. Nerveux. Dangereux. Il n’avait eu d’autre choix que de confier Finlay, incapable de s’en occuper. A bout. Cette fois ci, s’en était fini de ce Skander là.

Une bouteille de whisky, un rail de poudre d’escampette plus loin. Voilà où il en était. Prêt à replonger dans ses vieux démons. Incapable de garder la tête hors de l’eau. Il n’avait envie que d’une seule chose : oublier et lâcher prise. Loin de Poudlard, son souvenir s’effacerait avec le temps. Douce illusion, mais pourtant il espère encore tout oublier. C’est son seul désir maintenant, tourner cette putain de page et ne pas en faire un handicap pour le restant de sa vie. Il ne revivrait pas ce qu’il avait vécu quand il avait été incapable de l’oublier, sa brune enchanteresse, ce premier véritable amour. La situation avait été bien différente – quoi qu’au final pas totalement. Deux femmes qui lui avait été enlevés, l’une en vie et amnésique, la seconde en vie avec la volonté de l’oublier de toutes ses forces. Il ne lui restait que la plus facile des solutions pour oublier, celle de noyer sa raison dans les effluves de whisky. Celle d’embrumer l’esprit à l’aide de la Poudre. Bien sûr, ce whisky moldu n’avait rien de comparable à un bon vieux whisky pur feu, mais c’était toujours mieux que rien. La Poudre, c’était inconscient et dangereux d’en avoir acheté à la frontière du monde magique, avec sa tête, avec ce prix qui courrait. Mais il resterait à jamais, Skander l’inconscient, dangereux et stupide phénix. Trente-cinq ans et il n’avait pas encore compris la leçon.

A un moment il faut se relever et savoir dire stop. Arrêter de commander un verre, rassembler sa force, prendre sa baguette et tirer sa révérence. Il est resté une bonne partie de la journée dans ce bar à ressasser sa vie, son passé, son présent, à imaginer un goût amer de whisky sur les lèvres ce qu’aurait pu et dû être son avenir. Il est las de vivre sur des regrets. Tellement las. Il se lève, paye ce qu’il doit en argent moldu, heureux pour une fois d’avoir preuve d’intelligence en terrant une maigre partie de ce que possédait les Lupin chez les moldus, un héritage de sa mère. Il n’avait pas choisi ce quartier moldu par hasard, enfin… moldu. Par le passé ils avaient été nombreux les sorciers à s’installer par ici, lui le premier, avec Ciena. La seule fois où il avait quitté le nid de son plein gré – sauf pour aller à Poudlard. A sa mort, il avait été incapable d’y resté, hanté par sa présence, imaginant qu’à chaque seconde elle allait passer la porte et lui dire que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve. Elle n’a jamais passé la porte. Cela aurait dû être à quelques rues de ce bar qu’ils avaient prévu de construire une vie et un avenir aussi. Et qui sait, peut-être élever l’un des quatre enfants qu’elle avait tant voulu. Il ferme la porte derrière lui, l’esprit moins clair que quand il y était entré. La rue sous ses yeux est à la fois un flot de souvenir. Pourquoi continues-tu de ressasser ton passé Skander ? Pourquoi chercher une chimère ? Il n’aurait plus jamais Odette, il n’aurait plus jamais Ciena. Il le savait maintenant. Il n’aurait pu rien. Il chasse cela de ses pensées tourmentées et sort une cigarette, une de plus. Qu’il crève d’un cancer des poumons, le monde n’en serait que magnifié, un monstre de moins.

Il arpente les rues. Il les connait par cœur, mais en venant ici il souhaite encore tout oublier. Et si c’était la solution, au final, l’oubliette. Tout effacer, repartir à zéro. Il avait eu « le droit » à ce nouveau départ qui lui avait sauvé la vie après le bal, c’est ainsi qu’il avait rencontré Odette. Tout avait manqué de voler en éclats quand ses sombres souvenirs, et ses pensées macabres lui étaient revenues. Aujourd’hui, il voudrait tout recommencer. Oublier. Ne jamais croiser leur route. A ces femmes sans pitiés. Beautés sournoises qui capturent les cœurs et les broient. Il a ses torts, il sait que tout est de sa faute, et il maudit ce palpitant qu’il aurait préféré inerte et incapable de ressentir quoi que ce soit. C’était à cela que servait l’alcool, à ce que servait la drogue, à endormir ce putain de cœur. Il n’avait pas le droit d’oublier, rien que pour l’Ordre. Il devait juste tenir debout. Reprendre pied. Mais il en était incapable. Il avance, tirant une taffe sur sa clope, perdu dans ses pensées. Une main dans la poche de sa vieille veste en cuir, la main sur sa baguette dans sa poche, sans cesse sur la défensive. Fruit de son imagination ou réalité. Une silhouette blonde et vénéneuse devant lui. Elle est devant lui, Ciena, ou la créature sanglante. Il n’en sait rien. Il ne l’a pas revu. Comment aurait-il pu il était resté cloitré à Poudlard tout ce temps, sans elle, sans elle non plus. Le départ d’Odette avait fait grand bruit à Poudlard mais n’avait pas traversé ses murs pour sortir dans le monde magique. Il ne savait pas ce qui avait pu se passer quand elle l’avait ramené, il ne se souvenait pas de grand-chose en réalité. Le froid, la sensation de partir et quelques mots à Odette. Rien d’autre. Il aurait pu et dû passer son chemin, sa tête mise à prix l’intéressait sans doute encore mais la situation est insupportable. Elle est là, furie mangemorte, rien d’autre. La née moldue n’est plus là, puisqu’elle s’en prend aux siens, les moldus. Ce pauvre moldu terrifié insulté. Mais elle là, dans ce qui fut jadis leur rue, comme elle aussi en pèlerinage de son passé, leur passé. Ce qui aurait dû être leur avenir.

La dernière fois il s’est laissé malmener. Faible, affaibli par le poison, enchainé par des liens. Cette fois-ci, il est en pleine possession de ses moyens. Enfin… amoindri par l’alcool et la drogue bien présentes dans son système, mais son corps à huit années d’entrainement derrière lui. Rien que ça. Le moldu hurle, terrifié. C’est un monstre, comme lui, mais pas le même genre de monstre. Il lâche sa clope, dégaine la baguette et court vers elle. Il arrive dans son dos, il reste dans son dos. Elle n’a que très peu de chance de parvenir à faire face en matière de force, surtout à quelques jours de la pleine lune. Le corps sous tension de Skander, des loups en général à cette période, lui confère de la force. Assez de force pour l’attraper par le bras et la pousser à reculer, il pointe sa baguette vers elle, au creux de sa nuque, sa main qui tenait son bras s’empare de la sienne qui tient sa baguette. Il la maintient fermement le temps de laisser au moldu incrédule de s’écrouler par terre, paniqué. « Cours putain ! » Un mot de liaison, une voix sèche et froide. Qu’il ne reste pas là cet abruti. Il veut bafouiller quelques choses à Skander mais il n’y parvient pas, se relevant alors difficilement, et courant dans la direction opposée, loin de cette folle et de ce fou. Il la maintient se servant de son poignet comme point de pression, il tort son bras non sans fermeté dans son dos, la menaçant toujours de sa baguette sur creux de la nuque. Il ne voit pas ses yeux, encore derrière elle, et c’est peut être mieux ainsi, il ne peut espérer y voir une lueur, il ne peut espérer y voir Ciena. Il tente alors de l’immobiliser, il ne craint pas grand-chose de sa baguette puisqu’il tient le poignet de la sorcière capable de la diriger. Il se fiche de lui faire mal, ce n’est pas elle. Ce n’est pas possible que cela soit elle. Il savait qu’il lui avait fait du mal, il se doutait que si Odette lui en parlait dans sa lettre, c’était que les deux femmes s’étaient vues. Ciena avait peut être été blessée par cela, cette vie qu’il avait réussi à construire. Enfin, cette vie qui maintenant n’était plus. Il serre son entrave autours de son poignet, et lâche les dents serrées, « Toujours convaincu que les moldus sont de la pourriture. » Il rit, ironiquement quand on sait ce qu’elle est. Née moldue. « Pathétique. »



This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Sam 8 Oct - 19:18

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 




OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

La rage qui la fait avancer, rouge de colère, elle parcourt les ruelles de ce monde moldu qu’elle a tant côtoyé lors de sa jeunesse. Se rappeler que c’était là qu’elle venait, ça la mettait encore plus dans un putain d’état second. Être née-moldue, pour Oxena, c’était la pire des malédictions et elle ne pourrait jamais rien n’y changer. Honte à elle, ça aurait pu être bien moins pire si son meilleur ami, collègue et seul homme signifiant dans sa vie ne lui avait pas foutu au nez. Cela faisait cinq heures trente-quatre minutes qu’elle avait quitté la maison de campagne qu’Ianto et elle occupaient, et elle avait eu le temps de boire quatre verres de whisky et continuait de voguer de bar en bar moldus. Elle avait bien besoin de boire pour oublier, d’oublier ce qui lui revenait en force depuis qu’elle avait revu Skander. Tous ces souvenirs qui l’attaquaient sans crier gare commençaient à la rendre folle. Elle avait bien l’impression d’être qu’une moins que rien, avec Ianto qui lui avait bien fait comprendre qu’il ne pourrait plus jamais lui faire confiance. Que lui restait-elle? Quelques semaines plus tôt, elle avait découvert quelle était sa véritable identité. Elle s’était jetée dans les bras de Skander, le seul homme qu’elle avait cru aimé. Il était la personne la plus importante dans son passé, lui et Béatrix, sa meilleure amie. Elle devait la trouver, après avoir décuvé de cette soirée qui était la plus pire depuis cette nuit avec Skander. La même où elle avait appris qu’il ne pouvait plus être là pour elle. Qu’il était marié, avec une blonde et qu’il avait apparemment même des enfants. Le cœur brisé, elle avait dû retourner chez elle, en tentant d’oublier complètement ce que Ciena ressentait. C’était plus facile lorsqu’elle était Oxena Barrow, cette menthe manipulatrice au cœur glacial. Et même là… Oxena n’était plus ce qu’elle était. Voilà pourquoi elle était furieuse, la sorcière. Les paroles d’Ianto l’avaient touché bien plus qu’elles ne l’auraient dû. Signe qu’Oxena ne serait plus jamais la même. Elle était dépendante de son ami, il était tout ce qu’il lui restait après tout et tous les deux savaient désormais que ce serait différent. Elle s’en voulait tellement de ressentir ce pincement au cœur, mais elle se disait qu’il aurait besoin d’elle tôt ou tard. Comme il l’avait toujours fait depuis neuf ans.

Elle entra dans un autre bar moldu, encore plus miteux que tous les autres qu’elle avait visités auparavant. Ce dernier était le plus près de là où ils avaient habités. Skander et elle. Ce serait donc ici qu’elle se perdrait totalement. Plutôt ironique! Elle se commande un verre d’alcool et ne prend qu’une seule gorgée, lorsque des gens au fond attirent son attention. Un homme d’une quarantaine avancé, trop saoul pour avoir une certaine constance, a des paroles plus que déplacées envers la serveuse. Celle-là tente de s’évader, le plus poliment possible, mais cela ne semble pas suffire. Il ne lui en prend pas plus pour déposer son verre avec fermeté et se diriger vers les deux protagonistes. « Et si tu la laissais tranquille, hmm? » Il est épaté, on ne sait pas trop si c’est par ses paroles où la vue d’une femme comme Oxena. Sa voix est un peu pâteuse et il le sens, l’entend, le pauvre connard. Il ne lui en faut pas plus pour que son attention diverge entièrement vers elle. D’un regard, elle somme la serveuse de déguerpir. « Oh, t’es intéressée p’têtre bien? » Elle pouffe, la blonde, ses cheveux se rejetant un peu plus en arrière de ses épaules au rythme de ses rires. « Dans tes putains de rêves. » Et ne lui laissant pas le temps de continuer, elle se rend vers le bar pour terminer son Whisky d’un trait. Finalement, c’est peut-être pas dans cet endroit paumé qu’elle finira. Elle sort du bar et le contourne par la ruelle, elle sait que c’est le chemin le plus rapide pour se rendre à leur ancien appartement. Rapidement, elle se rend compte qu’elle est suivie. C’était tellement facile. Comme ouvrir la porte à n’importe quel insecte. Attiré par la lumière qu’elle projetait, il avait cerné ses pas irréguliers et parfois chancelants. Ils étaient tous les deux biens trop avancé dans leur soirée. Il pensait avoir sa chance. Elle se retourne sans plus attendre, pour lui faire face. « Je te conseille de déguerpir au plus vite, vermine. » Il est choqué par mes paroles, mais son visage est rapidement fendu d’un sourire. Il fonce sur elle, d’une vitesse impressionnante pour quelqu’un de saoul. Son corps frêle cogne contre le mur derrière et elle laisse échapper un gémissement de douleur. « Arrête, je parie qu’t’aimes ça quand c’est violent. » Il n’a pas idée. Aucune. Déjà, sa baguette se pointe sous sa gorge. « Endoloris! » Elle n’a pas plus de mal que ça à torturer ces pauvres salopards, moldus, sorciers ou ministère de la magie. Ce genre d’hommes qui se croient tout permis, ils ne méritent que de finir le cou démantelé. Il crie de douleur, le salopard et Oxena se réjouit, se penchant sur le corps recroquevillé de l’homme.

Elle s’apprête à lui donner le coup fatal quand on la tire par le bras, avec encore plus de force que quelques secondes plus tôt. Elle est à nouveau au point du mur, mais cette fois-ci elle une baguette dans la nuque. D’entre tous. Il fallait que ce soit lui qu’elle croise ce soir. Cette saloperie de destin la faisait vraiment chier. « Cours putain ! » Ouais franchement, c’était une situation particulièrement comique. Le leader de l’ordre qui laissait partir un agresseur. Oxena était haineuse, son regard glacial qui lorgnait sur ce qui avait été l’amour de sa vie. Il a un dégoût pour elle, ce qui n’est pas nouveau, considérant comment leur rencontre s’était terminée un mois plus tôt. « Toujours convaincu que les moldus sont de la pourriture. Pathétique. » Et il trouve ça drôle? Franchement! C’est à elle de rire, la blonde, devant l’ironie de la situation. « Ce genre-là, oui. » Elle n’a que faire de la baguette qu’elle a au cou. C’est une bien étrange de position, considérant qu’il y a peu, ses lèvres s’étaient retrouvées contre les siennes. « T’étais arrivé dix secondes plus tôt et tu m’aurais joint à sa torture. Sorciers, moldus, peu importe, ce genre d’hommes qui se croient supérieurs, agressent les femmes à leur merci. » Elle ne sait pas comment elle arrive à défiler autant de mots aussi facilement. Quand elle soupire, il peut sans doute sentir l’odeur de whisky qu’elle a consommé toute la soirée. « J’vois que ta blondasse t’as sauvé la vie. » C’est tout ce qu’elle arrive à dire, comme pour noter le malaise de la situation. Après tout, la femme qu’il avait devant lui était bien Oxena. Fatiguée et meurtrie par le passé, elle avait manipulé tant d’hommes qu’elle aurait bien pu faire son petit manège sur le leader de l’Ordre. Où pouvait-on sentir le soulagement, dans sa voix? …





You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Dim 9 Oct - 21:35

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 













OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Au bout de la rue, le souvenir d’une autre vie. Le souvenir de ce temps qu’ils avaient eu, ce temps imparti, trop court dont la fin brutale avait causé la longue et douloureuse descente aux enfers de Skander. Que ce serait-il passé si la Purge n’avait jamais eu lieu ? Il serait encore sans doute encore auror, et ses capacités auraient fait de lui un excellent auror, mais jamais il n’aurait pu devenir directeur de bureau, trop borné, trop excessif. Si la Purge n’avait pas eu lieu, sans doute que son père n’aurait pas contracté des dettes de jeux au Cercle de la Main Noire et jamais ce loup garou n’aurait dû venir réclamer son dû et croiser la route des deux frères Lupin. Si la Purge n’avait pas eu lieu, jamais Ciena ne lui aurait été enlevé, jamais, et peut être seraient-ils encore ensemble, au bout de cette rue ou ailleurs. A deux ou bien avec des enfants. Il ne saurait dire, sans la Purge, leur vie aurait été bien différente, plus calme, plus rangé, et ils auraient pu savourer leur bonheur. Sans la Purge, Skander ne serait pas à moitié ivre ni sous l’emprise de la drogue. Sans la Purge il aurait été un homme meilleur, sans l’ombre d’un doute.  Ciena et Skander avaient traversé bien des hauts et des bas avant de décidé de s’accorder véritablement la chance de se poser.  « Parce que tu es la seule personne avec qui j’ai envie de vivre, la seule aux côtés de qui j’ai envie de mourir. » lui avait-il dit quelques semaines à peine avant que tout ne bascule. Il ne lui avait pas dit qu’il l’aimait à cet instant, mais ces mots avaient aussi leur importance, pour Skander c’était une véritable déclaration. Mais ils avaient laissé passer leur chance maintenant. Ils avaient survécu à leur manière à la Purge, ils en étaient sortis tous les deux blessés, meurtris, changé. Ils n’étaient que l’ombre de ce qu’ils avaient été.

Il a changé et s’est perdu des années avant de retrouver la raison, le chemin de ses idéaux. L’Ordre était ce qui l’avait sauvé il y a maintenant quatre ans. En moins de deux ans, il avait fini par en devenir l’un des leaders. Mais il y avait encore quatre ans de cela il croupissait comme homme de main au Cercle de Jeux, ivre à longueur de journée et s’occupant des basses besognes sans sourciller. Il avait réussi à s’en sortir, avec de l’aide. Quand il voyait Ciena aujourd’hui il se disait qu’elle n’avait pas eu la chance qu’il avait eu lui. Elle était froide, sans cœur, violente, dans le camp adverse, tout ce qu’il aurait pu être s’il n’avait pas ouvert les yeux à un moment donné. Elle était un monstre, à sa manière.  Qu’elle soit Ciena, ou n’importe qui d’autre, il ne pouvait pas laisser passer une agression sur un moldu. Avec une baguette qui plus est… c’était à la fois lâche et cruel. Quoi qu’ai pu faire ladite personne, ce n’est pas égalitaire, c’est lâche. Aujourd’hui il est en mesure de la neutraliser, parce qu’il est plus ou moins en pleine possession de ses moyens, parce qu’il n’a pas les poings liés, et qu’il n’a pas de poison dans les veines, juste quelques grammes d’alcool et de poudre. « Ce genre-là, oui. » Répond-t-elle alors pour se défendre. Il ne veut pas y croire, tout ce qu’il veut croire c’est qu’elle n’est qu’une raclure et qu’il ne reste rien de Ciena. S’il ne reste rien, il n’aurait aucun regret. Il est las des regrets. Jusqu’ici l’alcool réussissait à faire taire les regrets et les remords. Mais depuis tout à l’heure, cela semblait sans effets. « T’étais arrivé dix secondes plus tôt et tu m’aurais joint à sa torture. Sorciers, moldus, peu importe, ce genre d’hommes qui se croient supérieurs, agressent les femmes à leur merci. » Qu’elle lui fasse le coup de la femme à sa merci, ça le faisait doucement rire. Qu’elle soit Ciena ou la furie cinglée, elle savait se défendre, elle avait une formation d’auror, elle n’était jamais à la merci de quelqu’un, sauf à cet instant, Skander la dominait clairement. « J’vois que ta blondasse t’as sauvé la vie. »  Qu’elle se taise. Bordel. Qu’elle se taise, entendre parler d’Odette c’était la dernière chose dont il avait besoin, la dernière chose dont il avait envie. S’il s’en était allé boire et se droguer ce n’était que dans un but unique : l’oublier, tourner la page, passé à autre chose. Pourquoi fallait-il qu’on lui parle d’elle à chaque fois qu’il tentait d’y parvenir ? Putain de vie.

Il ne veut plus en entendre parler. « Ta gueule. » Lâche-t-il alors en serrant un peu plus son bras pour la forcer à lâcher sa baguette qu’il récupère avant qu’elle ne chute par terre. Puis il recule alors pointant sa baguette vers elle, il recule pour ne pas être près d’elle. Dans sa main droite la baguette de la sorcière, elle est d’autant moins dangereuse sans, mais elle restait dangereuse. Il a toujours été gaucher Skander, un excellent gaucher en combat pouvait être particulièrement redoutable. Il la fixe,  « Putain j’en ai ras le cul de vous autres blondasses. » Lâche-t-il alors énervé quand elle parle de l’autre blonde, Odette, celle-là même qui l’avait laissé. Celle-là même qui lui avait laissé une lettre assassine, une lettre pleine de reproche, un bébé à sa charge, un putain de chien, des centaines de regrets, des rêves avortés, et de l’amertume. Il réalisait enfin qu’il ressentait de l’amertume et de la colère aussi. Plus de colère qu’il ne l’aurait cru.  Il le réalisait maintenant, était-ce qu’il ressentait vraiment ou bien était-ce un des effets secondaires de l’alcool qu’il avait consommé, et de la poudre d’escampette qui lui montait à la tête.   « J’en rien à foutre de ce moldu, et c’est là toute la différence entre toi et moi, je ne torture pas les gens qui sont sans défense. » Il parlait du fait que le moldu n’avait pas de baguette. Il l’avait fait, par le passé. Il n’était pas fier d’une grande partie de sa vie, pas le moins du monde mais il avait appris de ses erreurs.  Mais il n’y avait pas tant de différence encore eux, Skander senti l’odeur de whisky qui émanait de la sorcière. Ca ce n’était pas Ciena, elle buvait parfois mais jamais à ce point, jamais… jamais au point de sentir et de puer l’alcool. Il avait ni plus ni moins affaire à l’autre, l’amazone. « Dégage de là. » Lâche-t-il alors, sans appel. Il n’a pas envie de parler, pas envie d’y être confronté. Il ne supporte pas l’amazone mais ne ferait jamais de mal à Ciena. Qu’elle s’en aille, qu’elle le laisse. Par qu’ici à quelques mètres de leur passé, l’alcool et la drogue n’étaient pas suffisant pour oublier.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Jeu 13 Oct - 23:40

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 





OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

La grande cape noire qui recouvrait son corps est désormais au sol, la force que Skander avait utilisée pour la plaque au mur avait suffi à la dénuder un peu. Elle l’observe, lui qui la menace en lui parlant de ce putain de né moldu. Son cœur se craque un peu plus, jamais il ne lui avait parlé avec tant de véhémence par le passé. Et c’est tout ce qui lui revient, qu’elle avait été la seule femme par le passé à se frayer un chemin dans sa vie. S’en était finit des coups d’un soir, des femmes qu’on se foutait bien. Elle était différente et s’il n’avait jamais réussi à lui donner les mots qu’elle avait toujours souhaités, elle l’avait repris lorsqu’il était revenu vers elle la deuxième fois. En effet, leur relation n’avait pas toujours été des plus roses. Ils avaient eu une rupture, pendant quelques mois puisque Ciena n’arrivait plus à accepter son recul envers ses sentiments. Elle aurait tant voulu qu’il lui dise je t’aime, encore et encore, alors qu’elle avait l’impression que c’était le vrai amour qu’ils vivaient. Ces mots de séparations avaient été les plus difficiles de toute sa vie, c’était pourquoi elle avait fini par l’accepter à nouveau dans sa vie. Ils avaient même emménagé tout récemment dans un appartement dans le Londres Moldu, qu’ils n’avaient pas vraiment eu le temps d’utiliser avant le fameux jour de la Grande Purge. Même s’il ne lui avait pas offert les trois mots qu’elle souhaitait, il lui avait fait comprendre qu’il voulait passer le reste de ses jours en sa compagnie. Et pour l’instant, ça avait suffi. Elle était persuadée qu’il arriverait à les lui dire un jour, surtout s’ils vivaient ensemble. Malheureusement, ils n’avaient pas eu le temps de développer leur relation davantage, la Ciena qu’il avait connue était morte ce fameux jour.

Il la tenait en laisse, il était si ferme avec elle qu’elle sut qu’il ne la verrait plus jamais de la même façon. Il n’avait pas tort, car il avait bien face à elle une Oxena en furie personne d’autre. Du moins, jusqu’à preuve du contraire. Il la força même à perdre sa baguette et elle paniqua, essayant de se défaire de son étreinte pour la ramasser. Il fut plus rapide qu’elle et l’agrippa avant même qu’elle ne touche le sol. Elle était dénudée, la sorcière. Et elle faisait face à un leader de l’Ordre du Phénix probablement encore plus en grande colère qu’elle. « Ta gueule. » Elle frissonna, tant de haine émanait de lui. Il ne la croyait pas, ça où il se foutait qu’elle ait pu être agressée. Le souffle court, elle cherchait les bons mots à lui cracher au visage. Comme pour se défouler encore plus, car elle aussi en avait beaucoup sur le cœur. Après tout, ce même cœur ne pourrait jamais être comme auparavant. Skander et elle, c’était du passé. « Putain j’en ai ras le cul de vous autres blondasses. » Là, ses sourcils se froncent quand elle assimile ses paroles. Quoi? Il avait pourtant l’air complètement à genoux devant l’autre femme là. Oxena comprit aussitôt que c’était pour cela qu’il était si à côté de la plaque. C’était une affaire de peine d’amour. Elle serra la mâchoire, alors il l’aimait vraiment, l’autre blonde. Elle profite de leur proximité pour l’observer, il n’a jamais eu autant cet air cadavérique assurément, il allait assez mal pour passer pour un mort. Elle se demandait bien ce qui c’était passé, avec son autre femme, pour qu’il soit ainsi. « J’en rien à foutre de ce moldu, et c’est là toute la différence entre toi et moi, je ne torture pas les gens qui sont sans défense. » Elle laisse échapper un soupire, la sorcière. « Qu’importe, il ne méritait pas du tout ton aide! » QU’elle lui dit, à bout de souffle. L’alcool commençait vraiment à lui monter à la tête et tout ce qu’elle n’arrivait pas à oublier, c’était le visage haineux de Skander en face d’elle.

« Dégage de là. » Comme une vulgaire putain. Comme si elle n’avait pas du tout compté dans sa vie. La colère est vive, mais une autre brochette de sentiments prennent part de son être. La désolation, la douleur, la tristesse. Un spectre de son passé qui la prend de plein fouet. Elle ne l’aura plus jamais, cet homme. Mais il a mal. Autant qu’elle, apparemment. De toute façon, il avait sa baguette. Ciena ou Oxena, elle s’arrangerait pour l’obtenir avant de le quitter. Il l’a laissé souffler un peu, alors elle profite de sa liberté pour se pencher et reposer sa cape sur ses épaules. Skander est dos à elle désormais, il pense vraiment qu’elle va partir de sitôt. Il avait tellement tort! Elle se rapproche de lui et sa main se pose sur son épaule, elle le contourne doucement pour lui faire face à nouveau. « Tu ne partiras pas avec ma baguette. » Oxena. « Et tant que tu seras dans cet état. » Ciena. Enfin, on ne sait plus vraiment qui se trouve devant Skander. Pourtant, ses traits s’adoucissent, elle est vraiment concernée par la colère qu’il a en lui. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je sais clairement ce que tu peux faire quand tu es aussi en colère. » Elle cherche ses prunelles, un peu de son attention. « Allez, j’ai vu un café d’ouvert un coin de rue plus loin. Ça nous fera du bien je crois. » Ils n’ont pas besoin d’alcool, en tout cas. Elle soupire, l’alcool lui faisant tourner la tête. Sa min libre passe sur son visage, elle lisse ensuite ses cheveux. Elle veut seulement boire un peu de café, parler sans doute aussi. Ils n’ont pas du tout eu la chance de le faire depuis qu’elle a retrouvé la mémoire. « S’il-te-plait.» Qu’elle tente, ultimement.





You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Ven 14 Oct - 1:08

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 




OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Tourner la page, tout laisser derrière soi, c’était peut être la meilleure des choses à faire. Il y avait pourtant encore tant de choses qui le retenaient dans ce monde Skander, sa famille, les Lupin, c’était pour eux qu’il n’était pas complètement au fond du gouffre, pour eux qu’il n’était pas ivre mort dans le caniveau. Pour Finlay aussi, ce gamin qui n’avait rien demandé. En quelques mois à peine, la guerre avait déjà fait deux orphelins autours de lui : ce brave gosse, et la fille de Beatrix, Rhéa. Gamine qui après un été à essayer de venger sa mère avait finalement décidé de jeter l’éponge, jusqu’à ce que Skander la convainc de revenir, car il savait mieux que quiconque que la solitude n’était pas une solution. Cette gosse avait la vie devant elle, lui en revanche, le chaos qu’avait été sa vie était derrière lui, il n’attendait plus grand-chose de ces lendemains bien mornes, pas le concernant du moins. Il espérait que les siens auraient un avenir, son avenir à lui ne comptait pas, enfin… ne comptait plus. Il était abattu le loup, au bout, passablement ivre, un peu de poudre dans le nez, il était une ombre qui errait, et qui avait perdu, beaucoup. Mais il méritait sans doute ce qui lui arrivait, il avait même réussi à s’en convaincre. La présence de cette femme issue à la fois de son passé, et à la fois illustre inconnue était perturbante, gênante. A qui avait-il à faire, Ciena, ou l’Amazone ? La femme qu’il avait aimé ou celle qui avait tenté de le tuer ? Il s’en fichait, ce qu’il avait vu lui suffisait, elle s’en était pris à un moldu, jamais Ciena ne s’en serait prise à un moldu, alors il en était arrivé à cette conclusion, la femme qu’il avait aimé n’était plus. Elle avait disparu, corps et âme. Peut être était-ce une bonne chose, s’il ne restait rien d’elle, il serait alors plus à même à tourner cette page.  « Qu’importe, il ne méritait pas du tout ton aide! » Foutaise, foutaise. Qu’elle cesse donc de parler, et il irait bien mieux; Il est las de ces blondes, las de leur jérémiades, las, de leur caprice, qu’elles se taisent, qu’elles s’en aillent. Toutes, elle, Odette, les autres, qu’elles s’en aillent.

Il veut qu’elle parte, parce que ce n’est pas Ciena, et parce qu’en étant ici elle bafoue les derniers souvenirs heureux qu’il avait dans ces rues, dans ce quartier. Ils avaient été heureux avec des hauts et des bas, mais on ne prend conscience du bonheur qu’une fois qu’il disparaît. Il avait compris au lendemain de la Purge la précarité du bonheur, et l’importance de savourer chacune de ses secondes. Il ne comptait pas laisser cette femme, amazone gâcher ces derniers bons moment ici, alors qu’elle s’en aille. Il lui tourne le dos parce qu’il ne veut pas affronter son visage, ce souvenir ambulant, cette vague impression d’apercevoir Ciena alors qu’elle n’est pas. Ces boucles blondes lui sont étrangères, comme cette attitude arrogante et violente. Il croit apercevoir un peu de Ciena dans le bleu de ses yeux, alors dès lors il s’en va, de peur de faillir. Il garde sa baguette en main, quand elle l’attrape par l’épaule pour finalement se mettre en travers de sa route. Qu’elle ne le cherche pas, où elle finirait par le trouver. Si l’homme qu’elle avait connu avait été un auror arrogant, un peu violent, toujours colérique, elle faisait face à un homme qui n’avait plus grande chose à perdre, un sens de la morale ébranlé, et un passé trouble.  « Tu ne partiras pas avec ma baguette. » Il a envie de rire, qu'elle vienne la prendre, mais son ton change alors, « Et tant que tu seras dans cet état. »  Comme si son état avait de l’importance à ses yeux. Il la fixe Skander, immobile. Il est perdu dans son regard, essayant de se raccrocher à ses mots, essayant de ne pas se suspendre à ses lèvres, essayant alors de la trouver au fond du bleu de ses yeux. Si physiquement elle avait changé, lui aussi, vieilli, plus adulte, plus marqué mais la base restait la même. « Je ne sais pas ce qu’il s’est passé, mais je sais clairement ce que tu peux faire quand tu es aussi en colère. » Elle n’a pas idée de ce dont ce Skander Lupin est capable quand il est en colère. Le loup lui insuffle une rage qu’il ne contrôle pas, une violence qui a peu de limite. « Allez, j’ai vu un café d’ouvert un coin de rue plus loin. Ça nous fera du bien je crois. » Il se perd dans ses yeux. Non, il ne peut pas. Il ne veut pas. « S’il-te-plait.» Elle ne lâche pas son épaule, ni son regard. Qu’il le veuille ou non, il n’a pas le choix. C’est presque un murmure, une supplication.

Peut-il honnêtement résister à Ciena alors qu’il vient de perdre la personne qu’il aimait réellement à ce jour ? Il est peut-être plus facile de se rattacher à leur passé, en la fixant, il se souvenait de leur dernière rencontre, entre interrogatoire et poison, il avait réussi à la toucher à faire revivre la Ciena en elle. Il se souvenait du goût amer de ses lèvres, teinté de nostalgie. « Je crois que tu n’as pas idée de ce dont je suis capable. » Lâche-t-il froidement, « Et quand bien même l’état où je suis, ça n’est pas de ton ressors. » Ca n’est plus de ton ressort a-t-il même envie de dire. Eux, c’était du passé, un putain de passé, mais du passé. La née moldue qui l’avait éloigné de ses « amis », ces types aujourd’hui plus sangunaires les uns que les autres qui voulaient sa peau. Il gardait sa baguette en main. Pouvait-il lui faire confiance ? S’il rendait sa baguette à la folle furieuse, c’était signer son arrêt de mort. Etait-ce réellement Ciena qu’il avait devant lui ? Il était totalement perdu complètement à côté de la plaque, incapable de prendre une décision. « Je ne te fais pas confiance, alors ta baguette… » Tu peux toujours courir, se retient-il d’ajouter, mais son ton assez tranchant lui laissera sans doute deviner cela.  Il ne sait pas pourquoi il cherche son regard. Il flanche le Lupin, il flanche. Un café, ce café, un ramassis de souvenir, une autre époque. Une teinte de nostalgique, une nuance de leur histoire. Il se perd dans le bleu de ses yeux, et ajoute alors, « Un café. » Il marque une pause, « Je garde ça. » En gardant sa baguette en main, pour l’instant, tant qu’il n’aurait pas confiance il y avait peu de chance qu’elle la récupère. Il détourne alors les yeux pour se défaire de ce regard. Il n’a pas envie de succomber, ni d’espérer. Pourtant, il est en proie à la Nostalgie. Il fait un pas en arrière, la forçant alors à lâcher son épaule. La sensation est étrange, à la fois déroutante, ancienne, et dérangeante. Elle est la fantôme de son passé, un fantôme on ne peut plus vivant. Mais c’est le fantôme d’Odette qui le hante, il analyse alors tout : comment a-t-elle pu penser une seule seconde qu’il préférerait Ciena à ce qu’ils avaient voulu construire ? Il se dit alors qu’il est peut-être à côté de la plaque, aveugle.

Le duo étrange quitte la ruelle pour déboucher sur une rue bien plus passante. Le monde des moldus en perpétuelle évolution, en mouvement continue, tandis que le monde magique s’empêtrait dans une guerre sans merci, mais elle était nécessaire, vitale. Une question de vie ou de mort. Il est muet, quand il pousse la porte du café, il retient la porte pour Ciena – n’ayant pas complètement perdu ses bonnes manières. Et il s’installe machinalement, là où ils s’étaient déjà installés jadis. Dans ce passé commun, dans cette autre vie.  « Un expresso. » Dit-il quand le serveur vient les voir, et il jette un regard à Ciena, « Et un café allongé. » Il sait. C’est machinalement qu’il le dit, et le serveur s’en va alors. Il la connait, par cœur. Encore aujourd’hui, il sait que c’est ce que Ciena aurait pris, ce qu’elle prenait tout le temps. Mais l’Amazone elle, il n’en sait rien. Quoi qu’il en soit, elle l’avait son café. Dans quel but, il ne savait pas exactement, mais il avait encore sa baguette, c’était peut-être ça le but en soi, la récupérer. Il aurait très bien pu la le lui rendre et transplaner, mais il avait ce besoin de savoir au fond de lui si tout était perdu, ou s’il restait un espoir, une chance pour que Ciena soit véritablement encore là. L’espoir fait vivre, l’espoir était l’une des nombreuses addictions de Skander.  « Alors, on se regarde en chien de faïence jusqu’à la fin des temps ? » Lâche-t-il avec sarcasme pour rompre le silence.  Il n’est toujours pas délicat Skander, pas même neuf années plus tard.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Ven 14 Oct - 3:26

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 





OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

C’était bien plus facile d’oublier Ianto lorsqu’elle était près de lui. Même si sa colère était monstrueuse, la blonde avait voulu rester près de lui. Ses pensées ne se tournaient pas vers le manque de confiance que Ian avait envers elle, du fait qu’elle était avec les mangemorts alors qu’elle était elle-même une née-moldue. Il y avait tant de choses qu’elle avait l’impression d’être plus facile à avaler et c’était en présence de Skander. Il était celui qui lui avait redonné ses souvenirs, même si elle ne pouvait plus jamais être aimée de cet homme, ils avaient vécu tant de choses ensemble. De façon nostalgique, Oxena pensait au fait qu’elle avait sans doute été la fille la plus patiente de Poudlard. Elle l’avait vu auprès de sa meilleure amie Béatrix pendant toutes ses années, sans qu’il ne s’intéresse à elle. Avec du recul, elle se disait qu’il y avait bien des côtés positifs au caractère fort et sans merci d’Oxena, à celui de naïf et doux de Ciena. Si elle avait été un peu plus courageuse, ils auraient peut-être pu se connaître bien avant cela. Être auprès de Skander, ça lui rappelait des bons souvenirs. De son travail qu’elle adorait plus que tout, puisqu’il lui permettait de supprimer les injustices. Désormais, c’était bien plus difficile puisqu’elle savait de quel sang elle était. Elle savait quels étaient les deux camps qui s’affrontaient et si la Ciena d’avant avait rejoint sans aucun remords l’Ordre du Phénix, s’en n'était pas le cas d’Oxena. Pour l’heure, tout ce qu’elle croyait, c’était le fait qu’elle devrait observer le couple de l’heure sous son nez. Ça, elle n’en serait absolument pas capable, même si elle se donnait entièrement à la cause. Ça lui ferait trop mal, elle savait qu’elle serait bien trop détruite pour agir totalement comme l’ancienne elle. Elle n’en pouvait plus de souffrir, la sorcière. Mais elle savait également qu’elle tenait assez à Skander pour ne pas le laisser partir dans un tel état. Surtout si ça n’allait pas trop bien avec sa femme. Il avait l’air perdu et elle l’était aussi, depuis qu’elle avait mis le pied hors de cette maison de campagne qu’elle habitait avec Ianto.

Elle ne sait pas s’il baissera les bras, s’il la laissera s’occuper de lui un peu plus. Comme elle avait pris l’habitude de le faire par le passé, parce qu’il était un auror courageux et impliqué. Elle ne comptait plus le nombre de fois où elle avait pensé ses blessures, sans que ça ne la dérange. Neuf ans étaient passés depuis la Grande Purge et elle ne le connaissait plus, lui non plus. Après tout, ils n’étaient pas très loin l’un de l’autre. Le mystère planait, le temps qui avait effacé tant de chose aussi. « Je crois que tu n’as pas idée de ce dont je suis capable. Et quand bien même l’état où je suis, ça n’est pas de ton ressors. » Elle aurait bien ri. Elle aurait bien tiqué, fait claquer sa langue et déposer les mains sur ses hanches. Si elle ne se retenait pas, si Oxena Barrow n’avait pas le sens de préservation le plus élevé du monde. Ce pourquoi elle ne fit rien, si ce n’est lui répondre : « Et ce n’est pas parce que c’est moi qui en a décidé ainsi. » Sa voix aussi est froide, pour faire écho à la sienne. Et elle est aussi pleine de reproches, parce qu’après tout, oui, son état n’était pas de son ressort, mais ce n’était pas parce qu’elle n’avait pas voulu rester près de lui. Neuf ans, c’est tellement long. Et il était passé à autre chose, alors ce n’était pas de sa faute si son couple battait de l’aile. Ce n’était certainement pas à cause d’elle qu’il se retrouvait dans cette ruelle, à la menacer, à avoir les pupilles dilatées par on ne sait quoi. Et par Merlin, s’il y avait un peu d’elle dans tout ça, elle ne l’avait pas choisi, Ciena. « Je ne te fais pas confiance, alors ta baguette… » Ses yeux roulent dans leur orbite. On avait compris le principe, mais aux dernières nouvelles, ce n’était pas elle qui avait pointé sa baguette contre sa gorge. Il y avait bien des différences entre la sorcière qui avait noué ses doigts sur son cou, un mois plus tôt, et celle qu’il trouvait face à lui aujourd’hui. Parce que maintenant, elle savait. Et c’était tout ce qui comptait. « Un café. Je garde ça. » Là, c’est une lueur d’espoir, une vraie, qui traverse les yeux de la belle. Il a accepté. Elle est plutôt surprise, comme si elle ne s’attendait pas du tout à ce qu’il baisse les bras. Et elle ne l’avait pas menacé, elle ne l’avait pas manipulé non plus. Franchement, elle s’améliorait!

Lorsqu’ils sortirent de la ruelle, Oxena tourna la tête une dernière fois pour regarder au loin. De cet angle, elle put voir le coin de leur balcon, de cet appartement où ils auraient dû vivre une parfaite petite vie. Elle le suit, doucement, parce qu’elle ne veut pas le perdre. Ou parce que l’alcool l’a fait tituber, deux fois. Ils entrent dans le café et aussitôt à l’intérieur, l’odeur la réconforte. Ses yeux s’ouvrent un peu plus grand lorsqu’un souvenir de Skander et elle la frappe, des années plus tôt. Ciena avait voulu que cet endroit soit leur petit coin à eux. Elle l’avait repéré au moment même où elle s’était intéressée à cet appartement. Elle profita du fait qu’elle se trouvait derrière le Leader de l’Ordre pour qu’un coin de sa bouche s’étire en un bref sourire. Ils s’assèyerent à leur table favorite. Celle qui était près de la fenêtre, ce qui leur permettait d’observer le train de vie si passionnant des Moldus. Ou celui si normal des moldus, plutôt. C’était pour cela qu’elle avait choisi ce quartier précisément et non un qui se trouvait dans le Londres Magique. Ça lui permettait de se rapprocher de ses origines. Quand le serveur se rapprocha, Ciena n’eut pas le temps de donner sa commande que Skander le fit. « Un expresso. Et un café allongé. » Un de ses sourcils se relève un peu plus. Oui, c’était bien ce qu’elle préférait, qu’elle soit Oxena ou Ciena. Le temps passe, les secondes avancent et elle ne sait pas quoi dire. Elle attend son café avec impatience et prend immédiatement une gorgée lorsque le serveur leur ramène. Ce n’est pas son genre, de manquer de mots. Oxena Barrow est sans doute la personne la plus articulée qu’a connu les États-Unis. Elle avait volé plus de sorciers américains que personne d’autre, en compagnie d’Ianto. Et pour cela, elle avait dût en dire des mensonges. Voilà, c’était ça le truc. Pendant ces neuf dernières années, elle avait passé tant de temps à jouer des rôles différents. Ça avait été si facile de ne pas s’arrêter sur l’un d’eux. Même avec Ian, ils n’étaient pas les plus grands parleurs du monde. Franchement, elle ne se rappelait plus la dernière fois où elle avait eu une vraie discussion. « Alors, on se regarde en chien de faïence jusqu’à la fin des temps ? » Il lit dans ses pensées. Elle finit donc par déposer sa tasse pour croiser ses doigts, sous la table. « C’est que je ne sais pas où commencer. » Elle soupire, déjà les quelques gorgées de café qu’elle a pris lui font le plus grand bien. Quand est-ce que la sorcière était honnête? Elle ne savait pas, mais là, avec Skander elle savait qu’elle l’était. « Tu m’as redonné mes souvenirs en l’espace de quelques minutes. Puis, tu m’as laissée seule contre toute ton armée en plein champ de bataille. » Elle fait la moue, ce n’était franchement pas du jeux. « Il s’en ait passé des choses en neuf ans. Je le sais. Mais tu dois comprendre que je ne suis pas la seule personne qui a changé. C’est dur de se rappeler tout l’amour qu’on ressent pour une personne et ensuite, apprendre que l’on ne pourra plus jamais être près d’elle. » Tant de mots. Désormais, elle a l’impression que tout ce qu’elle veut lui dire est prêt à sortir. Oxena est là et Ciena aussi. Alors, cette dernière finit par demander, en baissant la tête un peu plus vers la droite. « Béatrix elle… » Elle ne l’a pas vu près de Poudlard. Elle a tellement besoin de sa meilleure amie, c’est tout ce qu’il lui reste après tout. « J’aimerais tellement la revoir, sais-tu si elle est toujours en France? »





You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Ven 14 Oct - 21:45

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 











OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Un retour en arrière, un bar presque une dizaine d’années plus tôt. Une autre vie en somme. Tout ceci lui paraissait si lointain que s’en était surréaliste. Il en avait fait du chemin depuis ce temps-là, et s’il regardait bien il pouvait se souvenir de tout. D’eux, de ces cheveux bruns, de son sourire, de leurs rires entremêlés, de leurs lèvres entrelacés, de leur complicité, du bleu profond de ses yeux, de la douceur de sa peau, de la chaleur de son souffle, il n’a rien oublié. Tout lui revient en mémoire, il se souvient de tout. C’était un coup du destin de se retrouver ici. Lui, il avait réussi à tourner cette page en en écrivant une nouvelle, mais cette page s’était déchirée si brutalement qu’il en perdait ses repères, sa raison, et peut être même ses bonnes résolutions.  Mais ceci, la chimère n’avait aucune chance. Il avait trop changé. Les temps où il n’était qu’un jeune auror arrogant, trop sûr de lui, insupportable, vantard et frivole était bien loin. Il était un ex-auror désabusé, violent, encore plus arrogant, passablement alcoolique, assurément drogué. Il avait tenté de changer, de devenir ce qu’il avait toujours voulu être : droit dans ses bottes, sobre, honnête, clean, fidèle. Il avait presque réussi avant que tout ne vole en éclats. Alors qu’il était au plus mal, le destin la mettait en travers de sa route, peut être un pied de nez ultime à sa raison. Il tiendrait bon. Il acceptait ce café, comme pour faire la lumière sur tout cela, comme si c’était le moyen de tirer un trait sur le passé. Car rien ne semblait moins claire que ce qui se passait entre eux. Ce baiser échangé, il le hantait encore. Mais vivre dans le passé n’était pas une solution, certainement pas. Plus maintenant, il fallait tourner la page.

Il brise le silence, parce qu’il faut bien le faire. Il ne s’est pas trompé en commandant puisqu’elle ne relève pas. Un vestige de leur passé tenace. Il attend que le café refroidisse, comme toujours, il finira par le boire d’une seule traite, il pourrait aussi dire que les anglais ne savent pas préparer le café et que jamais cela ne vaudra un bon ristretto italien comme sa mère les aimait. Mais il ne dirait rien cette fois, il écoutait, attendant qu’elle parle. Il l’observe quand elle boit à la tasse, si bien qu’elle finit par dire, sortant de son silence, « C’est que je ne sais pas où commencer. »  Il y avait tant à dire. Tant de non-dits, tant de questions en suspens.  Il la fixe, il n’a pas l’intention de parler, sauf s’il y est forcé. Il est là parce qu’il veut faire preuve de bonnes volontés, d’ouverture d’esprit, mais aussi parce qu’il a l’esprit embrumé par la boisson de la journée, et la poudre de tantôt. « Tu m’as redonné mes souvenirs en l’espace de quelques minutes.  Puis, tu m’as laissée seule contre toute ton armée en plein champ de bataille. »  C’est si facile de faire des reproches. Il ne dit rien, il la laisse continuer, énervé. « Il s’en ait passé des choses en neuf ans. Je le sais. Mais tu dois comprendre que je ne suis pas la seule personne qui a changé. C’est dur de se rappeler tout l’amour qu’on ressent pour une personne et ensuite, apprendre que l’on ne pourra plus jamais être près d’elle. »  « Ton copain m’a empoisonné, je ne t’ai jamais demandé de me sauver ou de venir à Poudlard, tu t’es placé toute seule en porta-faux. » Lâche-t-il alors. Il se justifie mais c’était le cas, s’il avait dû mourir ce jour-là, il l’aurait accepté. Si le Skander qu’elle avait connu jadis avait peur de la mort, de la blessure, maintenant il n’avait plus peur de tout cela. Aujourd’hui, il lui arrivait encore de penser qu’au final la mort puisse être une sorte de libération.  « J’ai changé, je le sais, pas en bien, au contraire. Je suis sans doute devenu le pire type que j’aurais pu imaginer être un jour, mais certaines ne changent jamais. » Il marque une pause. Il ne changerait jamais s’il avait dit à Odette qu’il l’aimait, il avait visiblement été incapable de le prouver. « L’amour est… ce n’est pas pour moi. » Lâche-t-il alors en baissant les yeux, saisissant sa tasse et la buvant d’un geste sec. Il n’avait pas envie de parler de Odette, ni de cet amour à son égard dont elle parle. Ca n’était visiblement pas pour lui, aujourd’hui comme jadis.  Il a le regard baissé, vers sa tasse quand elle prononce ce nom, « Béatrix elle… »  Quelque chose se brise en lui. A chaque fois qu’il entend ce nom. « J’aimerais tellement la revoir, sais-tu si elle est toujours en France? »  Il y avait bien longtemps qu’elle n’était plus en France. Beatrix était revenue pour lui quand il avait eu besoin d’elle. Sa plus fidèle amie, sa plus vieille amie, cette âme sœur dont il avait toujours eu désespérément besoin sans s’en rendre compte, cette femme qui le connaissait mieux que personne, celle qui était capable de comprendre ses mots en Français quand il s’énervait, celle qui était capable de lui faire la morale. Elle était revenue pour l’aider à tenir debout quand la Lune était entrée dans sa vie. Puis, elle était morte, à cause d’une mission. Une erreur de sa part – enfin, c’est ce dont il se blâmait, de ne pas avoir été capable de lui donner un ordre suffisamment fort pour qu’elle renonce à la mission. Jamais il ne pourrait s’en remettre.

S’il avait une sorte de sourire narquois sur ses lèvres, cet air arrogant, tout disparait en une poignée de seconde. Une mine triste, une rancœur, une boule dans le ventre, un nœud à l’estomac, une douleur dans la poitrine. Il relève alors ses prunelles noires vers Ciena, ou l’autre, il n’en sait rien, encore incapable de la juger et de jauger qui est qui. « Beatrix est morte. » Sa voix se serre alors. Non, elle n’est pas morte. Elle a été assassinée, elle n’est pas morte d’un tragique accident. Comme lui, comme chacun des phénix, sa tête mise à prix, ses idées contraires aux mœurs du monde magique avait fait d’elle une cible à abattre. « Non, elle n’est pas morte, on l’a exécuté. » Il marque une pause, sa voix est froide, il est comme incapable de s’en remettre, même des mois après, la douleur vive, tenace, insupportable. Elle lui manque Beatrix, celle qui osait lui parler sans détour, celle qui osait lui dire qu’il allait trop loin. Il l’aimait Beatrix, pas comme il avait pu aimer Ciena, pas comme il aimait Odette. Il avait toujours ressenti pour elle cet amour quasi fraternel, ce lien qui le unissait malgré les différences, car jamais un serpentard et une gryffindor n’auraient dû être amis. Ils avaient cassé les codes, casser les règles. Elle était toujours restée à ses côtés, malgré les hauts, les bas. Il l’avait aimé, il avait été son ami, son meilleur ami. Elle ne l’avait jamais jugé même quand il lui avait dit ce qu’il avait dû faire pour s’en sortir à la Purge, prétendre avoir tué Ciena. Elle ne lui en avait jamais tenu rigueur, ayant le même leitmotiv que lui : ces choses que l’on fait pour survivre ne nous définissent pas. Bon sang, elle lui manquait tellement. Elle avait été la meilleure amie de Ciena, celle de Skander, les deux à la fois, entre deux feux quand ils se disputaient, neutre à chaque fois.  Il lève alors les yeux vers Ciena. « On l’a tué parce qu’elle pensait que l’Espoir était notre plus grande force. » Il se souvient alors que Ciena est de ce côté-ci, l’autre, de ceux qui condamnent l’Espoir. « Parce qu’elle pensait que le sang ne faisait aucune différence. » Comme lui le pensait encore, et comme il ne cesserait jamais de le penser. Il la fixe, à la fois froid, tentant de secouer celle qui se trouvait face à lui, cette femme aux deux visages. Il y avait Ciena quelque part, et il y avait l’autre. « Elle a été tué parce qu’elle ne supportait pas l’injustice de ce monde, parce qu’elle voulait aider les autres, et offrir à sa fille un monde meilleur. » Leur fille. Mais il ne le savait pas, que cette gamine était la sienne. Pourtant, tout lui sauterait aux yeux s’il les avait ouvert. La ressemblance entre sa mère et elle, son caractère typiquement Lupin, son franc parlé à faire friser Dumbledore. C’était la même que lui à l’exception des yeux de Beatrix. Il se durcit alors dans sa voix, redressant la tête. « Tes amis mangemorts on fait de cette gosse une orpheline. » Lâche-t-il alors. Ces amis avaient fait de Finlay un orphelin. Ces mangemorts avaient fait de Lothar et lui des orphelins des années plus tôt. Combien d’orphelin surgiraient encore de par leur faute. Il y avait trop d’innocent sacrifié sur l’autel de la liberté. Trop d’injustice, trop de violence envers ceux qui n’avaient rien demandé. Il est vrai que la victoire repose sur des sacrifices, mais les sacrifices avaient assez duré. S’il était encore debout, c’était pour ceux qui étaient tombés aux champs d’Honneur comme Beatrix. Il n’oublierait jamais, il ne guérirait jamais, la douleur serait toujours aussi vive. Il est blessé le loup, les nerfs à vifs, le cœur en miettes. Il réalise qu’il n’a jamais autant perdu que ces derniers temps. Beatrix, Odette, cette guerre qui s’enlise. Il perd pied.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Mer 19 Oct - 2:32

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 




OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Elle était prisonnière d’une image qu’elle s’était créée depuis désormais neuf ans. Une femme au Coeur froid, qui ne s’attachait à personne puisqu’elle vivait de l’escroquerie, des mensonges aussi. C’était comme ça qu’elle avait vécu pendant tout ce temps, avec Ianto comme partenaire en crime puisqu’ils faisaient une équipe infaillible. Oxena était si loin de tout ce qu’elle avait été Ciena. Tellement, que désormais, elle ne pouvait plus reculer aussi facilement qu’elle l’aurait voulu. En vérité, elle n’arrivait pas à imaginer quitter son ami du jour au lendemain, lui qui l’avait recueilli après la Grande Purge. La seule personne pour qui elle l’aurait fait n’était Skander et il n’était plus disponible. Ce qui fermait la discussion assez tôt. Ça aurait été facile de reprendre son ancienne vie si elle avait été aux côtés du Leader, mais ça ne fonctionnait pas comme ça quand on vivait neuf ans loin l’un de l’autre. Oui elle lui en voulait, mais elle savait que dans son cœur il était déjà pardonné. Le cœur de Ciena, en l’occurrence. C’était plus elle qui lui faisait face en cet instant précis, bien qu’elle se cachait derrière le regard froid d’Oxena pour se parer au pire. Ils étaient dans un café moldu, ce serait du suicide de tenter quoi que ce soit pour reprendre sa baguette de force ou bien pour faire du mal à l’ennemi numéro 1 des mangemorts. Ce groupe qu’elle faisait désormais partit, alors qu’elle était une née-moldue. C’était tellement risible. C’était aussi pour cette raison qu’elle n’accompagnait plus Ianto lorsqu’il faisait une mission pour eux. Non seulement il ne pouvait pas lui faire confiance, mais elle aussi elle ne se faisait pas confiance. Elle était instable, surtout depuis qu’elle connaissait son passé. Et sincèrement, à part ce genre de moldu qui avait tenté de l’agresser quelques instants plus tôt, elle ne se voyait pas tuer quelqu’un de sitôt. À moins de se donner entièrement à la cause, et donc à Ianto. Ça elle n’en était pas encore prête, tant qu’elle n’aurait pas parlé au moins une dernière fois à Skander. Et ils étaient face à face, dans un endroit qu’ils avaient visité par le passé. Ils avaient l’air d’un couple normal. Du moins, tant qu’on n’écoutait pas les paroles qu’ils se disaient.

« Ton copain m’a empoisonné, je ne t’ai jamais demandé de me sauver ou de venir à Poudlard, tu t’es placé toute seule en porta-faux. » Qu’il lui répondit, lorsqu’elle tenta de lui expliquer qu’il lui avait brisé le cœur, une fois de plus. « Et je ne pouvais pas te laisser mourir. Que tu sois avec quelqu’un d’autre ou non. » Qu’elle répond, avec force. Elle ne voulait pas qu’il croit qu’elle l’aurait laissé mourir si elle avait su qu’il était avec l’autre blonde. Et la sorcière essaya tant bien que de mal que lui dire qu’en neuf ans, elle était devenue une toute autre personne et lui aussi. « J’ai changé, je le sais, pas en bien, au contraire. Je suis sans doute devenue le pire type que j’aurais pu imaginer être un jour, mais certaines ne changent jamais. » Au moins, il savait l’admettre. Elle se demandait si sa meilleure amie était encore en France, à quoi ressemblait la petite Victoire qu’elle avait vue quelquefois, par le passé. Toujours en cachant la vérité à Skander, même lorsqu’ils avaient été en couple étant donné leur serment inviolable. C’était mieux ainsi. Désormais, Oxena se rendit compte que la femme qu’elle était avant était aussi égoïste qu’elle l’était devenue. Ciena n’avait pas voulu que Skander court dans les bras de Béatrix, dans ceux de sa fille. Son cœur ce serra à cette pensée, mais pas autant que lorsque Skander reprit la parole. « Beatrix est morte. Non, elle n’est pas morte, on l’a exécuté. » Son souffle lui manque, elle ne ressent absolument plus la force de garder un visage impassible. Non. Son amie ne pouvait pas être morte… Elle… Que ferait-elle sans Béatrix?! « On l’a tué parce qu’elle pensait que l’Espoir était notre plus grande force. Parce qu’elle pensait que le sang ne faisait aucune différence. » Comme elle aussi, auparavant. La blonde ferma les yeux un instant, comme pour empêcher des larmes de rouler sur ses joues. Il ne restait plus que Ciena, désormais. « Elle a été tuée parce qu’elle ne supportait pas l’injustice de ce monde, parce qu’elle voulait aider les autres, et offrir à sa fille un monde meilleur. » Pauvre Victoire, elle avait perdu la femme la plus courageuse, aimante et fidèle qu’elle aurait pu avoir comme mère. « Tes amis mangemorts on fait de cette gosse une orpheline. » Son cœur avait déjà été piétiné une bonne dizaine de fois, en l’espace d’une minute ou deux. Mais cette fois-ci, elle ne put s’empêcher de froncer les sourcils d’une réelle désolation. Orpheline, elle ne l’était pas. Ses souvenirs l’attaquèrent de plein fouet, de sa visite en France il y a un peu plus de dix-huit ans plus tôt.

[***]

Elle transplane devant une maison à l’apparence toute simple et déjà, la brune est des plus fébriles à l’idée de revoir sa meilleure amie. C’est une surprise, qu’elle lui fait. Elles se sont échangées des lettres pendant des mois, depuis qu’elle avait décidé de quitter la pays. Jamais Béatrix ne lui avait dit la réelle raison de ce départ, elle le découvrirait bien en l’affrontant face à face. Ça lui donnait un vrai motif pour se retrouver sur le pas de sa porte, en France, devant la maison de la tante de Béatrix. Elle toque à la porte, comme le ferait un simple visiteur. Pas une femme qu’elle avait côtoyée pendant tant d’années, qui avait été encore plus qu’une amie. Comme sa sœur. Et elle lui avait ouvert la porte, cette sœur. Mais au lieu de laisser place à son corps svelte qu’elle avait toujours connu, elle tomba nez à nez avec un ventre bien arrondi. Elle semblait prête à exploser, la sorcière. « Béatrix... » C’est tout ce qui sort de sa bouche et les deux femmes s’observent, pendant de longues minutes, sans qu’elles ne sachent quoi faire. Contrariée, Béatrix observe derrière Ciena et la fait rentrer dans la maison, comme si elle cachait quelque chose. Un gosse, en l’occurrence. Et s’en suivit une longue discussion, d’inconfort et d’incompréhension aussi. Ça c’était passé une fameuse soirée où elle et Skander avaient trop bus, pendant leur dernière année. Béatrix était donc retournée en France pour continuer sa scolarité à Beauxbâtons et cacher la grossesse à tous les gens qu’elle connaissait. Jamais elle n’aurait cru qu’elle et Skander pouvaient avoir de tels rapprochements. Apparemment, ils n’étaient pas les frères et sœurs qu’elle avait toujours crues, il y avait eu un peu plus, que ce soit le moment d’un soir ou non. Skander avait commencé à la regarder depuis que son amie était partie. Jamais il ne l’aurait fait s’il avait appris l’existence de cet enfant, elle en était certaine. Béatrix aussi. Béatrix avait toujours connu les sentiments de son amie envers le Gryfondor, elle comprenait. C’est pour cela, quand la brunette décida enfin de tout dévoiler à son amie sur sa grosesse, qu’elles optèrent pour le secret. Et si on aurait cru qu’elle aurait pu en vouloir à son amie, d’avoir couché avec cet homme qu’elle aimait, ce n’était pas connaître le vrai lien qui unissait les deux sorcières. C’était mieux ainsi. Cette soirée se termina par les larmes de Ciena, elle qui ne pourrait pas voir davantage son amie. Et elle finit également par un sort bien spécial, celui d’un serment inviolable exécuté par la tante de Béatrix afin qu’aucune des deux femmes ne puissent révéler l’identité de cet enfant.

[***]

Hormis par la mort. N’était-ce pas la seule chose qui signalait la fin de ce serment? Ciena en comprenait toute l’importance maintenant. Elle aurait tant aimé pouvoir affronter cette vérité bien avant, désormais la fille de Béatrix avait atteint la majorité. « Jamais je n’aurais rejoint les mangemorts si j’avais su pour Béatrix. Si j’avais su qui j’étais. » Qu’elle lâche finalement, c’était tellement évident. Elle serait revenue des États-Unis à la seconde même où ses souvenirs seraient revenus, mais ça n’avait pas été le cas. Par d’affreuses circonstances, elle n’avait pas pu être là pour protéger son amie. Pour aider la cause de l’Ordre. Et elle ne pourrait sans doute jamais le faire. Sa tasse, elle l’a posé désormais. Ainsi, elle peut approcher sa main pour prendre celle du Leader. « Victoire n’est pas orpheline. Elle a toujours un père. » Il savait qu’elle et son amie avait été proches, plus que tout d’ailleurs. Mais elle connaissait la vérité au sujet de son père biologique. De reconnaître son nom, ça voulait presque tout dire, désormais. « Béatrix et moi avions juré de garder un secret, dix-huit ans plus tôt. Un serment inviolable. » Ciena laisse échapper un long soupire, elle serre un peu plus la main de l’homme qui lui fait face. « Et seule la mort peut me permettre de te le dévoiler maintenant. Skander… Victoire. Tu es son père… » Tant de choses qu’elle aurait aimé lui dire avant cela, mais au moins, il saurait. Elle avait l’impression d’avoir enlevé un poids énorme sur ses épaules, sans se rappeler qu’elle avait toujours ce secret sur le cœur. Elle se tut, car elle ne savait pas quoi ajouter pour le moment et ça faisait bien assez de souvenirs douloureux. Une fois seule, elle pourrait pleurer la mort de son amie autant de temps qu'elle le voudrait, mais pas maintenant.  
 




You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Mer 19 Oct - 11:03

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 











OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Beatrix. L’âme sœur, dans le sens premier du terme. Cette personne dont il avait toujours eu désespérément besoin à ses côtés sans en avoir physiquement besoin. Il avait aimé cette sorcière, ce bout de femme haut comme trois pommes à la détermination sans pareille. Trois fois elle avait tenté d’entré au bureau des aurors, et Skander et elle n’avaient pas compté leurs heures à travailler, bosser, réviser. A chaque fois c’était la même chose, de sorcière brillante elle devenait totalement paniquée quand elle était jugée. L’histoire de la vie de Beatrix, rater tout ce qui lui était cher. Ses études, sa voie, Skander. Elle était revenue en Angleterre après la morsure de son amie, fidèle au poste quand il avait eu besoin d’elle et de ce soutien indéfectible. Quand il l’avait vu arriver une gosse sous le bras, une gamine de onze ans, il avait alors dit « Tu vas pas t’encombrer de ça. » Ce ça, qui au final était le sien. Mais il n’en savait rien le loup – il avait toujours vu cette gosse de loin, d’abord d’un mauvais œil, puis quand il avait vu Beatrix heureuse avec elle, il s’était dit que c’était une bonne chose pour elle, si elle parvenait à s’épanouir là-dedans. Lui dans sa tête ne serait jamais père. O Grand Jamais. Va lui avait traversé l’esprit quand il était avec Ciena et qu’ils avaient évoqués l’avenir. Il avait eu très peur d’ailleurs qu’elle parle de cela soudainement parce qu’elle avait une nouvelle à lui annoncer. Avec un père comme le sien, l’alcoolique et violent Marcus Lupin, il ne voulait pas avoir à franchir cette « limite ». Pourtant, ça finit par vous tomber dessus, quand vous vous y attendez le moins. Si s’éprendre d’Odette Moody avait impliqué l’existence de deux marmots, jamais il n’aurait cédé à la tentation et au chant de la sirène à Ste Mangouste. Mais il avait cédé, et quand il avait su, c’était trop tard. Il voulait être de sa vie, et dans sa vie à elle, y avait deux petites têtes blondes. Des mois plus tard, il avait même signé ce putain de papier, et des mois plus tard, elle disparaissait, sans un mot à son égard, hormis qu’il était un danger pour eux.Un danger, mais elle lui avait laissé un autre gosse, un de plus. Un orphelin, comme lui. Le type qui n’avait jamais voulu être père, l’était devenu, malgré tout, par la force des choses. Mais il ignorait être père depuis bien des années. Un mensonge de plus, une lubie de bonnes femmes. « Ça ne te ressemble pas Skander. » Lui avait dit Beatrix quand elle l’avait vu avec Odette, changé, prêt à s’impliquer, prêt à aimer, prêt à élever une famille. Putain s’il avait su la vérité, ses mots auraient eu une toute autre portée.

Quand il annonce la noirceur de la vérité. Il la voit se décomposer. Visiblement pas au courant, mais il martèle pourtant ses mots, sans pitié.  « Jamais je n’aurais rejoint les mangemorts si j’avais su pour Béatrix. Si j’avais su qui j’étais. » Il la fixe, le regard noir. Elle continue de se chercher des excuses, elle continue. Il ne supportait pas. Elle était amnésique,  bien sûr, mais elle était devenue quelqu’un d’autre. Il se fichait qu’elle soit mangemorte, amnésique, la Reine d’Angleterre ou simplement Ciena. Beatrix était morte, on lui avait enlevé la personne qui la connaissait le mieux dans ce monde avec son frère, celle qui avait été capable de calmer ses colères. Cette âme sœur dont il avait toujours eu besoin, celle qui le comprenait sans un mot. Bordel, il se sentait tout aussi orphelin qui Victoire maintenant qu’elle n’était plus là. « J’en ai rien à foutre putain. » Lâche-t-il les dents serrées à demi-mots. La mort de Beatrix laissant une douleur qui ne guérirait jamais à vif, il avait perdu sa meilleure amie ce jour-là, et il avait été incapable de faire quoi que ce soit pour la sauver. Si ça avait été une blessure, il aurait risqué sa vie pour elle, donné la sienne, mais un sort vert ne laisse aucune chance à la survie : personne n’y a jamais survécu. Il fulmine Skander parce qu’il est ainsi sans cesse sur la ligne, sans cesse en colère depuis la morsure, encore plus qu’avant. Il n’était jamais en paix, jamais sans haine, jamais sans colère, même quand il se sentait « bien », pour lui, pour les gens comme lui « être bien » est relatif. Evoquer sa mort c’était comme la revivre une énième fois, à chaque reprise, tous le temps. Peut être tente-t-elle de l’apaiser quand elle attrape sa main, il tressaillit alors. Des mains brulantes en comparaison des siennes. S’il fixait la table pour ne pas lui sauter à la gorge, à cette part d’elle qui était des mangemorts, il la fixe, froid, distant, « Victoire n’est pas orpheline. Elle a toujours un père. » Il la fixe, se jurant qu’il se trompait. Elle n’était pas entrain de lui dire ça. « Béatrix et moi avions juré de garder un secret, dix-huit ans plus tôt. Un serment inviolable. »  Ce genre de serment qu’on ne fait pas à la légère, ce genre de serment qui vous pourri une vie. Pourquoi lui parler de père maintenant, parce que Beatrix était morte ? Ça ferait une différence peut être ? Si le serment avait été fait, c’était pour protéger cette gosse, car on ne fait pas un serment inviolable à la légère, on le fait pour protéger quelqu’un, en l’occurrence l’enfant. Victoire, la bâtarde d’une famille de sang pur émérite ? Peut-être, le coup du serment le soulage de cette vérité qu’il craint. Pourtant, quand Ciena lui serre d’avantage la main, il se sent défaillir, et à ses mots c’est la déchéance, « Et seule la mort peut me permettre de te le dévoiler maintenant. Skander… Victoire. Tu es son père… »  Ce n’est définitivement pas la même chose de prendre la décision d’adopté un enfant – ou deux en l’occurrence – que d’apprendre qu’au final ça fait bien et bien plus de dix-huit ans qu’il était père. Assis, heureusement qu’il l’était. Il avait du mal à croire ce qu’il entendait pourtant, s’il regardait Victoire, il savait que c’était la vérité. Ça sautait aux yeux, littéralement. Petite brune effarouché, rebelle, au franc parlé à faire friser un Lupin, elle n’avait au final qu’une seule chose de Beatrix : ses yeux. Comment avait-il pu être aussi aveugle ? Comment avait-il ne pas pu voir ce qui semblait pourtant aussi évident ? Mais elle n’était plus de ce monde Beatrix, elle avait basculé dans l’ombre, définitivement, enterré aux côtés des autres phénix tombés ces derniers mois au combat. Une de plus, un de trop. Celle de trop.

Est-ce que s’il avait su qu’il avait une fille, sa vie en aurait été différente ? Totalement même. Si Beatrix lui avait dit, il n’en serait peut-être pas là aujourd’hui. Il aurait assumé, pour Beatrix dans un premier temps, car s’il avait s’agit d’un écart de conduite à ses yeux, elle était resté jusqu’à son dernier souffle l’une des femmes les plus importantes de sa vie, de celle capable de le faire changer, et de le comprendre au-delà de ses manières souvent rustres. Il n’aurait pas été le genre de type à fuir, il aurait assumé, complètement. Peut-être qu’en assumant, il n’aurait pas croisé la route de Ciena de la façon dont il l’avait croisé, peut-être ne serait-il pas devenu auror… S’il avait su, il ne serait pas resté à croupir dans ce pays merdique, dans cette situation merdique à la Purge, non, il serait parti, avec Beatrix, avec Victoire, loin de tout ça. Comme le lui avait proposé son amie d’ailleurs. Bon sang, il remerciait le ciel que Beatrix ne lui ai rien dit car s’ils avaient pensé Ciena morte, au final, ce n’était pas le cas, la vérité l’aurait tué. Il fixe Ciena. Il la fixe. Il ne comprend pas pourquoi tant de secrets, ni même pourquoi faire un serment inviolable. « Un whisky sans glace. » Lâche-t-il alors à l’attention du barman, car s’ils avaient pris un café ce n’était clairement pas ce dont il avait besoin en cet instant. Parce qu’il sent qu’il perd pied, qu’une partie de ce en quoi il croyait s’effondre qu’il a besoin de renouer avec son passé. Ce passé que Ciena ne lui connait pas. Elle ne sait finalement que très peu de chose de ce qu’il est devenue. Leader de l’Ordre, alcoolique, drogué, loup garou, et sorcier en perdition, sa vie se résume à cela. il a dû enlever Odette de l’équation – elle a fui l’équation, prenant peut être toute la mesure du monstre qu’au fond il était. Il ne fait que fixer Ciena jusqu’à ce que le serveur dépose le verre de whiksy devant lui. Il la fixe, froid, distant. Elle pleure, des larmes sur ses joues mais lui… Il ne sait pas comment il tient. En fait, il ne tient pas. Il ne la quitte des yeux qu’une seconde pour saisir le verre – il en avait rien à foutre au final qu’elle comprenne ou non, que ce verre, il en avait besoin. Cul sec, sans glace, pur, sans sourciller une seule seconde. Puis il repose le verre vide sur la table, « Je suis tellement le type le plus infâme que vous connaissiez, alors que vous fait un serment pour garder le secret. » Lâche-t-il, froidement. « Putain merci. » C’était un « merci » cassant, mais surtout sarcastique, un véritable reproche.  « Putain mais vous êtes vraiment toutes des putains de connasses. » Lâche-t-il alors. Le mot de liaison présent dans chacune de ses paroles. Que serait Skander Lupin sans son fidèle Putain ? Pas grand-chose, quelqu’un de plus poli sans doute.  Des connasses, c’est ce qui lui vient à l’esprit. Dès qu’il s’agissait d’un gosse, les femmes pensaient avoir tous les droits. Oui, elles portaient l’enfant, oui elles lui donnaient la vie, mais dès lors qu’elles avaient choisi de le laisser vivre, il n’appartenait pas qu’à elle de prendre la responsabilité de taire ou non la paternité. Il avait vécu une situation « semblable » avec Odette quand il avait appris qu’il avait avorté, révolté par cette décision mais au pied du mur. Là, c’était encore pire. Dix-huit années de mensonges, dix-huit années où il aurait pu tenter d’être là pour cette gosse. Beatrix avait voulu la préserver de la magie, sans que jamais Skander lui donne son avis parce qu’il pensait que ce n’était pas de son ressort. S’il avait su, jamais Victoire n’aurait été élevé sans magie, parce qu’au final c’était sa meilleure arme, et sa meilleure chance de s’en sortir dans ce putain de monde. Beatrix et Ciena avait privé cette gosse d’un père. Et pourquoi ? Il ne savait même pas. A l’époque il était jeune, insouciant, mais pas un monstre. Il n’était pas encore ce monstre. Peut-être ne le serait-il jamais devenu. « Vous avez pas pensé une seule seconde que ça aurait pu changer ma vie. » Sauver ma vie, pense-t-il alors. C’est lui cette fois qui a les larmes aux yeux. Il ne pleure jamais le loup, jamais. Mais il est à bout, s’il avait eu Victoire, ça aurait tout changé. Absolument tout. Ca l’aurait sauvé, pour sûr.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Jeu 20 Oct - 19:15

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 





OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Elle avait du mal à se souvenir comment elle avait été capable de faire taire cette vérité. Avant de se rappeler, que Béatrix et elle avaient accompli un Serment inviolable. C’était tellement drastique, car si Ciena avait craqué, si elle avait voulu que la confiance continue de régner dans son couple et qu’elle lui aurait dit la vérité, elle en serait morte. C’était un couteau à deux tranchants. Comme si, Béatrix avait connu l’avenir sur la relation de Skander et son ami. Elle savait qu’elle lui aurait tout dit, s’il n’y avait pas eu ce serment. C’était pour se protéger elle-même. Mais plus que cela encore, pour protéger la vie cet enfant d’une mort fortuite. Pas par son père, mais bien par les radicalisations des mangemorts et du ministère. Avec du recul, la blonde pouvait voir à quel point ce qu’elle et Béatrix avaient fait des années plus tôt pourrait mettre le leader dans une grande furie. Skander n’était pas une mauvaise personne. Au contraire, Ciena avait toujours vu cet homme comme quelqu’un de courageux, mais surtout un père en devenir qui aurait tant d’amour à offrir à ses enfants. Il fallait se rendre à l’évidence, ce serment avait été décidé sur un coup de tête et sur des décisions bien égoïstes des deux femmes. Mais tout ça, c’était du passé. Elle ne pouvait pas revenir en arrière. Même avec un retourneur de temps, Ciena savait que cette nouvelle n’aurait eu qu’un effet boule de neige. Jouer avec le passé était beaucoup trop dangereux. Ciena s’attendait donc au pire, qu’il lui crie des injures, qu’il renverse la table, qu’il lui lance un Doloris bien sentit. En réalité, elle le méritait et elle s’en fichait. Tout ce qu’elle pensait, c’était au fait qu’elle ne pourrait plus jamais serrer Béatrix dans ses bras. Que son amie, sa confidente ne pourrait pas être là pour l’aider à se sortir de ces neuf dernières années. Sans elle, sans Skander, la blonde savait qu’elle n’avait désormais plus aucune chance de retourner du bon côté.

C’était tellement plus facile de rester avec Ianto. Elle pourrait le convaincre de quitter l’Angleterre, de se rendre en Europe de l’Est par exemple. Ou bien au Sud, en Italie. Elle avait bien besoin de vacances, de prendre du bon temps au soleil et il y avait pleins de sorciers riches en Italie qui ne demandaient qu’à être escroqués. Ils n’auraient pas besoin de continuer d’affronter l’ODP, ils pourraient quitter les mangemorts et continuer ce qu’ils faisaient en Amérique, ailleurs. Point barre. Elle lui dit tout, d’une traite. Du moins, ce qu’elle se rappelle, ce qui est peu. Le nécessaire est là, pour qu’il fasse le lien. Pour qu’il accepte la nouvelle sans rouspéter. Il n’y a pas la place à l’erreur, Skander était bien le père de Victoire. Il était calme, au départ. Parce qu’il avait besoin de quelque chose. « Un whisky sans glace. » Oxena dévisage le serveur, jamais elle ne pensait que ce satané café offrirait aussi de l’alcool. Elle est contrariée, mais bien que ce soit une réponse normale à sa bombe de nouvelle, elle n’avait pas envie qu’il boit plus. Ils étaient déjà tous les deux biens ouverts à tout se dire, tant l’alcool était présent dans leur sang. Il voulait continuer à boire… Certes, elle ne lui dirait certainement pas comment vivre sa vie. Surtout qu’il ne voulait plus rien à voir avec elle. « Je suis tellement le type le plus infâme que vous connaissiez, alors que vous fait un serment pour garder le secret. Putain merci. » Elle frisonne, la sorcière. Ce n’était pas ça… Du moins, pas au départ. Par Merlin, elles étaient vraiment égoïstes, ça y’avait pas à dire. Mais dans ce temps-là, quand elles avaient décidé de passer ce serment inviolable, Skander ne faisait que commencer à poser ses prunelles sur elle. « Je sais que tu vas te foutre de tout ce que je vais dire… » À quoi ça lui servait, de s’expliquer? Skander était maintenant dans une colère noire et elle avait peau lui dire qu’on les avait menacé de mort, n’importe quoi, il s’en serait foutu. « Putain mais vous êtes vraiment toutes des putains de connasses. » Elle serre la mâchoire, encaisse le coup sans rien dire. « Vous avez pas pensé une seule seconde que ça aurait pu changer ma vie. » Des larmes, qui coulent sur son visage, elle accepte elle aussi le fait qu’il continuera de la détester pour le restant de ses jours. Ce n’était pas nouveau, de toute façon.

Au point où ils en sont rendus… « Deux autres Whisky. » Qu’elle dit au serveur, lorsqu’il passé à nouveau près d’eux. Il fronce les sourcils, mais ne dit rien lorsqu’il voit l’air d’Oxena. « Je respectais sa décision. » Qu’elle dit, les dents serrées. Puis, quand l’alcool se pose devant eux, Oxena fait comme Skander quelques instants plus tôt et le boit d’un trait. « Tout aurait été différent si nous n’avions pas fait ce serment. Je n’aurais jamais pu te cacher un tel secret si nous avions déjà été ensemble à ce moment-là. Quand j’ai découvert la grossesse de Béatrix, elle en était à plus de huit mois. Et nous avons fait ce serment aussitôt. » Même s’il ne l’écoutait pas, elle s’en foutait elle aussi. Au moins, elle lui avait dit. Elle ne sait plus quoi opter, entre la tristesse et le je m’en foutisme. Entre Ciena ou Oxena. Elle essuie ses larmes, mais sur son visage on peut tout de même y lire toute la sincérité du monde. « Et tu sais ce qu’elle dirait, Béa : ‘’ Arrête de chialer, t’as encore tout le temps du monde.’’ Oui, il y a dix-huit années de passées, que tu ne pourras jamais reprendre. Mais Victoire a encore besoin de toi, surtout maintenant. » Qu’elle rajoute, pour ponctuer les mots de sa meilleure amie. La leur. « Je suis vraiment désolée… » Qu’elle dit enfin. La douceur, la bienveillance. C’est finalement Ciena qui a repris sa place d’office. Elle l’a seulement devant cet homme d’ailleurs. Au même moment, une troupe de moldue entre en trombe dans le café. De l’atmosphère calme passe tout à coup au brouhaha de jeunes qui se tapent sur l’épaule. Désespérée, elle veut toujours continuer la conversation, la sorcière dis donc : « On sort? … »





You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Jeu 20 Oct - 20:56

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 












OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Changer sa vie – parce qu’un enfant, ça vous bouleverse une vie. Victoire aurait sauvé Skander, s’il avait eu un enfant à sa charge, et si sa vie s’était déroulée comme elle l’avait fait, il n’aurait jamais sombré dans l’alcool, il n’aurait jamais sombré dans la drogue, parce qu’il aurait eu une responsabilité, parce qu’il aurait eu quelqu’un pour qui tenir, pour qui se battre, quelqu’un qui avait désespérément besoin de lui. Victoire l’aurait littéralement sauvé, parce qu’il aurait voulu ne pas être comme son père, il aurait voulu ne pas être celui qui gâcherait sa vie, il aurait voulu être celui qui montrait l’exemple. Il aurait cent fois préféré que sa fille ait en exemple l’auror qu’il était plutôt que l’homme de main alcoolique et violent. Cette gosse l’aurait sauvé, elle aurait été sa chance de s’en sortir. Sa chance. Mais Beatrix et Ciena avaient décidé de lui retirer cette chance. Dix-huit ans plus tôt pourtant il n’y avait pour ainsi dire rien entre Ciena et lui que des regards, rien d’autre. Pourquoi Beatrix avait-elle tenu à garder le secret… Il avait été son ami, avant tout – avant qu’ils ne finissent dans le même lit sur un coup de tête, à cause d’un verre de trop. Elle aurait dû venir vers lui, il avait toujours été honnête envers elle, parce que justement, ils étaient amis et qu’elle était l’une des personnes qui  comptait le plus. Jamais il n’avait voulu gangréner leur amitié par le mensonge, c’était elle qui l’avait fait. Jamais il n’avait compris sa fuite en France, maintenant tout devenait plus clair. En partie du moins. Il ne comprenait pas pourquoi ce secret. Pourquoi le lui avoir caché. Ça n’aurait rien changé de ses sentiments à son égard ; il le savait. Est-ce justement cela le problème : les sentiments ? Lui, il avait toujours été clair avec son amie, peut-être était-ce elle qui ne l’était pas avec lui ? Il songeait alors soudainement à la jalousie d’Odette vis-à-vis de Beatrix et comprenait peu à peu l’étendue des dégâts.

Les nerfs à vifs, le cœur en miettes. Le loup a de a peine, de la colère, de la haine. Il se lèverait bien d’un seul coup, la laissant en plan pour aller faire ce qu’il fait de mieux dans ces cas-là : gâcher sa vie. Boire, fumer, tout casser, être violent – il avait besoin de tout cela. La tristesse faisait partie de lui, sa part d’humanité, cette faiblesse humaine que la bête en sommeil ne tolérait pas.  C’est comme si Ciena lisait dans ses pensées – ou était-ce l’amazone – et commandait ce dont il avait besoin, en partie du moins, « Deux autres Whisky. »  Ça ne suffirait certainement pas. Une nouvelle de plus – joyeuse et triste à la fois. Il était père cette fois-ci, réellement. Bien sûr durant deux mois il était devenu officiellement le père de jumeaux, mais voilà un mois qu’elle était partie avec sous le bras. Un mois qu’il tentait de garder le cap malgré tout – mais si d’apparence fort, il n’en est pas moins émotionnellement fragilisé, les pertes successives, les désillusions, la peine, la colère, la haine, son passé, cet avenir qui lui échappe, ce présent qui le répugne. Il sombre Skander, incapable de garder la tête hors de l’eau. Il ne pleure pas beaucoup Skander, quatre fois tout au plus dans sa vie : la mort de sa mère, celle de Ciena, la soit disant mort d’Odette, celle de Beatrix et maintenant. Il semblait être passé maître dans l’art de faire du mal aux femmes de son entourage, ajouté une fille c’était une raison de tenir mais aussi une raison de la tenir loin de lui. Elle semblait innocente, presque trop fragile pour qu’il lui dise la vérité. Elle était bien mieux sans la vérité sur les Lupin, sans la vérité sur cette famille malgré tout sanguinaire qui perpétuait la morsure comme une tradition pour les fils. Il est perdu dans ses pensées le loup, quand le serveur dépose deux verres devant eux. « Je respectais sa décision. »  Comme si elle pourrait dire le contraire. Il fait comme elle, cul sec. Un troisième ne serait pas de refus. Mais il l’écoute. « Tout aurait été différent si nous n’avions pas fait ce serment. Je n’aurais jamais pu te cacher un tel secret si nous avions déjà été ensemble à ce moment-là. Quand j’ai découvert la grossesse de Béatrix, elle en était à plus de huit mois. Et nous avons fait ce serment aussitôt. » Cela n’expliquait rien. Rien du tout. Ça aurait peut-être tout changé entre eux qu’il soit père, ça n’aurait pas changé le regard qu’il avait sur elle à ce moment-là. Il ne l’aimait pas encore, mais il avait commencé à tenir à elle, à l’apprécier, réellement, sincèrement, malgré le sarcasme et l’arrogance. Il la fixe, et il réalise que des larmes coulent sur ses joues quand elle se penche vers l’avant pour essuyer ses larmes, avec une douceur propre à Ciena, à sa Ciena, « Et tu sais ce qu’elle dirait, Béa : ‘’ Arrête de chialer, t’as encore tout le temps du monde.’’ Oui, il y a dix-huit années de passées, que tu ne pourras jamais reprendre. Mais Victoire a encore besoin de toi, surtout maintenant. » Elle ne savait pas ce qu’elle disait. Elle n’avait pas besoin d’un type comme lui. Personne n’avait besoin d’un type comme lui.  Qui aurait besoin de lui, Skander Lupin, trente-cinq ans, alcoolique notoire, loup garou sous psychotropes et leader au cœur en miettes ? « Je suis vraiment désolée… » Pas autant que lui.

Dix-huit ans c’est énorme, dans la vie d’un gosse. En dix-huit ans on tisse des liens, on apprend, on grandit, on fait des erreurs, on tombe, on apprend de ses erreurs pour finalement se relever. Il aurait dû être là toute sa vie, l’aider à apprendre, l’aider à apprendre de ses erreurs, la voir grandir, lui apprendre tant de chose. Il avait passé quelques mois en compagnie des jumeaux et tissé un liens avec eux qu’il avait trouvés à la fois unique, attachant et indéfinissable, pourrait-il seulement avoir ce genre de lien avec Victoire un jour ? Il en doutait. En quelques mois, il avait vu les jumeaux apprendre à parler doucement, à avoir des pas hésitant. En quelques mois seulement. Il avait tellement manqué de choix en dix-huit ans, quoi qu’en pense Beatrix, quoi que dise Ciena. Il avait tout loupé. Si Ciena était désolé de tout cela, il laissait seulement échappé, « Pas autant que moi. » Il garde son verre en main. Il le fixe, comme s’il en avait besoin d’un autre, immédiatement, il tente de combattre le chant des sirènes.  « Pas autant que moi Ciena. » Il prononce son nom pour la première fois depuis qu’ils sont là, l’un face à l’autre parce qu’il est certain que c’est elle qui lui fait face. Parce qu’elle est là. Il délaisse alors du regard son verre pour déposer ses prunelles encore rougit par les larmes récentes. Il allait ajouter que Victoire n’avait pas besoin de quelqu’un comme lui dans sa vie, mais un groupe de jeune bruyant entre alors dans le bar, tandis que Ciena propose alors simplement, « On sort? … »Il n’avait plus aucune raison de rester là, il en avait assez entendu de toute façon. Il ne fait que hocher la tête, et sort de la poche de sa vieille veste en cuir quelques livres sterling pour régler leur addition qu’il laisse alors sur la table. Il n’adresse pas un regard à Ciena. Ni au serveur. Ni aux jeunes. Il sort simplement. Il se sent morne et trahis. A peine a-t-il passé la porte qu’il sent qu’il explose, comme si une esclandre en public l’aurait gêné. « Putain ! » Lâche-t-il alors, hors de lui. S’il voulait être calme, c’est la bête en lui qui dicte chacune de ses pulsions, chacune de ses colères. Il fait quelques pas, et se retourne pour faire face à la sorcière qui le suivait. Elle avait beau être Ciena, ce n’était pas pour autant qu’il n’hausserait pas la voix. Certaines choses ne changent pas, la colère avait toujours eu une part prépondérante dans le caractère du sorcier, le loup ne faisait que la souligner d’avantage. « Dix-huit ans c’est rien ? » Il rit nerveusement, et semble incapable de s’arrêter. Ça se voyait qu’elle n’avait jamais vu un gosse de près. « Dix-huit ans c’est tout pour cette gamine. C’est la voir dire ses premiers mots, la voir apprendre à marcher, tomber et se relever pour continuer, c’est lui apprendre à compter à lire, c’est la voir jeter son premier sortilège, c’est… tisser un lien, c’est… Vous me l’avez pris putain. Tout ça. » Il est hors de lui. Le reprochait-il à Ciena ou bien à Odette qui venait de faire exactement la même chose en lui enlevant les jumeaux. Aux deux, sans doute. « Vous n’aviez pas le droit de faire ça. » Il est en colère, triste, tout cela à la fois. Blessé, brisé, le loup fait un pas en arrière. Il ne tient pas en place, l’envie violente de cogner dans quelques choses, de laisser la rage sortir.  Il recule encore, à bout. « Mais maintenant, c’est trop tard. » Lâche-t-il en fixant Ciena, « Tout ce dont je serai capable c’est lui causer plus de tort à cette pauvre gosse. Personne n’a besoin d’un type comme moi. Un monstre. » Il laisse ce mot s’échapper de ses lèvres à mi-mots, comme si c’était la raison de tout cela : le monstre. C’était parce que le monstre était là qu’Odette était partie, et son départ ne faisait que renforcer l’emprise de la bête sur lui.  Il se retourne alors et donne un coup de pied dans la poubelle qui n’a rien demandé sur le trottoir. Quelqu’un serait passé à ce moment-là, le résultat aurait été le même. Il était à bout, et hors de lui. Personne n’avait besoin d’un monstre.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Sam 29 Oct - 19:31

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 





OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES



Ciena avait toujours eu la bonne manière de réagir au tempérament parfois – souvent -  colérique de son partenaire. Elle n’était que douceur et force à la fois. Douce par ses gestes, ses paroles, mais forte parce qu’elle arrivait à tout encaisser ce que Skander faisait. Forte parce qu’elle devait l’être, en sa compagnie, mais aussi comme Auror. Elle voulait se battre pour ses idéaux, protéger les sorciers de son statut. Elle avait dû travailler sans cesse sur sa naïveté, pour en arriver là où elle avait été par le passé. C’était le seul moyen de faire d’elle une ennemie redoutable. Stratège et intelligente, elle arrivait par gagner par son cerveau et la qualité de ses sorts, non pas pour sa violence. Si elle avait combattu pour savoir qui entre Ciena et Oxena devait faire face au leader de l’Ordre, une des deux gagnait sans le savoir. Parce qu’elle avait toujours agi ainsi avec lui, et bon sang. Parce que cet homme, elle l’avait aimé de tout son cœur. Cet amour, il ne pouvait pas être effacé du jour au lendemain, même si elle était Oxena la menthe religieuse, même s’il était avec une autre femme. Mais ça, c’était éphémère aussi. Il semblait autant remonté contre l’autre blonde qu’il avait pu l’être contre elle. Il avait toutes les raisons du monde de lui crier des injures, de lui lancer un sort ou deux qui lui ferait du mal, comme il le ressentait lui aussi. Elle s’attendait déjà à sa colère, qui se manifesta aussitôt qu’ils furent sortis de ce café. Seul, il pouvait se laisser aller complètement. Peut-être qu’elle n’avait pas choisi la solution la plus sensée, au final. « Putain ! » Elle n’esquissa aucun geste, comme si elle savait déjà qu’il allait exploser. C’était ce qu’il avait toujours fait. Au lieu de cela, elle ne bougea pas, restant stoïque devant le regard meurtrier de Skander. Béatrix et elles lui avaient caché l’existence de sa propre fille. Elle aurait été autant en colère, pire même. Car elle savait qu’elle n’aurait plus jamais de chance d’avoir des enfants maintenant, ce qui rendait la chose encore plus amère. Skander, lui, avait peut-être manqué les dix-huit années les plus importantes de la vie de sa fille, mais il avait un enfant. Plusieurs même, car si son couple battait de l’aile, elle savait qu’ils avaient des enfants. Il était père plus de fois qu’elle ne pourrait jamais être mère et cette pensée lui fendit le cœur en deux.


« Dix-huit ans c’est rien ? » Ce n’est pas rien.. Mais c’est mieux que rien. « Dix-huit ans c’est tout pour cette gamine. C’est la voir dire ses premiers mots, la voir apprendre à marcher, tomber et se relever pour continuer, c’est lui apprendre à compter à lire, c’est la voir jeter son premier sortilège, c’est… tisser un lien, c’est… Vous me l’avez pris putain. Tout ça. » Elle serre la mâchoire, ne sachant pas quand elle doit répondre. C’était des questions qu’il ne voulait pas vraiment entendre de réponses, de toute façon. Elle le savait. C’est pourquoi, elle décida de rester muette, en attendant la prochaine attache du Phénix. « Vous n’aviez pas le droit de faire ça. » Cette fois, ce n’est pas la haine qui s’entend le plus dans la voix de Skander, mais bien le désespoir, la tristesse. Oui, il avait raison. Ce que Béatrix et elles avaient accompli tout ce temps auparavant était monstrueux. Si la Ciena qu’on connaissait n’était pas morte pendant la Purge, tout aurait été différent. Jamais elle n’aurait pu cacher l’existence de cet enfant tout ce temps. Elle aurait tenté de convaincre Béatrix de briser le serment, d’une façon ou d’une autre. Parce que la confiance était ce qui importait le plus, au fond, dans une relation. Et depuis toujours, la sorcière l’avait trahi. Elle était aussi cruelle que pouvait l’être Oxena, à bien des façons. Finalement, elles n’étaient pas si différentes que ça! « Mais maintenant, c’est trop tard. » Une désolation qui apparaît sur le visage de la sorcière. « Ça ne suffira jamais. Mais sache que je suis désolée. » Elle sait que, peu importe le nombre de fois elle lui dira, il ne pourra jamais lui pardonner un tel secret. Elle ne peut faire autrement que le dire, parce qu’elle le pense vraiment. Il avait raté les moments les plus importants de la vie de Victoire, maintenant, il devrait être là jusqu’à la fin de ses jours.

« Tout ce dont je serai capable c’est lui causer plus de tort à cette pauvre gosse. Personne n’a besoin d’un type comme moi. Un monstre. » Non. Ce n’était pas ça qui était prévu. Il devait accepter l’inévitable. Se retourner, lever la tête un peu plus et bomber le torse. Il devait être fort pour sa fille, il pouvait lui dévoiler son existence. Il pourrait être là pour le restant de ses jours. Il ne pouvait pas dire des paroles aussi dures à son sujet. Une fois de plus, elle eut l’impression que son cœur était piétiné. Ils sont si prêts de leur ancien appartement, là où ils auraient pu vivre une histoire d’amour comme on n’en fait plus. Au lieu de cela, ils ne pourraient jamais en vivre qu’une parcelle. Ciena, elle ne laissera pas son premier amour se dénigrer autant, car elle sait que Skander n’est pas un monstre. Elle est si près de lui, tellement, qu’il est si facile pour elle de prendre à nouveau son visage entre ses mains, comme elle l’a fait un mois plus tôt dans le sous-sol de la maison qu’elle habitait avec Ianto. « Ce n’est pas vrai. » Qu’elle commence, pour attirer son attention. Il était si près d’elle qu’il pouvait la frapper, la pousser. Si la colère gagnait sur le reste. « Tant de gens ont besoin de toi. Tous les membres de l’Ordre. Les enfants que tu as. Et surtout Victoire. Tu n’es pas un monstre Skander, si tu l’étais, tu ne serais pas aussi bien entouré. Tu… Si j’avais eu la chance. Si cette maudite Purge ne s’était pas produite, je t’aurais eu près de moi. Je sais que ça ne veut rien dire, mais j’ai besoin de toi plus que jamais auparavant. » C’est pour cela qu’elle était encore près de lui aujourd’hui. Après le refus d’Ianto. Elle n’avait plus personne d’autre. Qui devait-elle être entre l’ancienne Ciena et Oxena qui ne pouvait pas ressentir toute cette douleur, au cœur?  
 




You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Dim 30 Oct - 1:25

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 












OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Une vie de rêve, c’est ce qui aurait pu l’attendre s’il avait passé sa vie, sans cette Purge, à ses côtés à elle. Une vie, sans encombre, sans risques inutiles. Une vie comme ils l’auraient mérité, parfois ne pas avoir une histoire trop complexe est encore la meilleure des solutions. Il se serait bien passé des drames qui avaient jonché sa vie, qui l’avait parsemé de chagrin, entériné dans la haine. Il se serait bien passé de cette Purge qui avait tout détruit dans leur vie respective. Elle y avait perdus ses souvenirs, et tout son être avec, il n’était rien resté de Ciena MacArthur jusqu’à ce qu’elle croise sa route. Il n’était rien resté d’elle, hormis ses yeux d’un bleu profond. Et lui aussi, il s’était perdu à la Purge, sombrant dans une profonde dépression, car ce n’est ni plus ni moins ce qui s’est passé dans sa vie au lendemain de ce premier jour de septembre. Puis la décadence est venue un an plus tard quand il a définitivement abandonné tout ce qu’il avait pu être : droit dans ses bottes, aurors, fervent défenseur de la liberté, un sorcier comme un autre pour ne devenir qu’une bête esclave de la lune.  Il avait perdu sa raison cette nuit-là, son calme, il n’avait jamais eu de cesse d’avoir du sang sur les mains depuis ce jour. Une bête au service de la Main Noire jusqu’à ce que l’Ordre vienne le tirer de là en lui donnant un but, en lui expliquant que ces choses que l’on fait pour survivre ne définissent pas l’être que nous sommes. Il essayait tellement de s’en convaincre Skander, que nos actes de survies ne font pas de nous des monstres. Pourtant, chaque pleine lune, chaque mois, à chaque fois, la douleur de la transformation, l’horreur d’être une marionnette dans les pattes de la bête lui faisait ce souvenir qu’il n’était pas comme ces survivants – lui, il était une bête, une vraie. Un monstre. Un danger. Il était toxique – n’était-ce pas les mots d’Odette, Toxique. Néfaste.

Tout aurait pu être différent. Il est un homme de regrets Skander, il parvient difficilement à se défaire du passé même s’il se donne des airs je m’en foutisme. Il y a tant de chose dont il ne sera jamais capable de faire son deuil. Des souvenirs, une vie, un futur. Tout était amer maintenant qu’il savait ce qu’aurait pu être sa vie, celle d’un père et d’une gamine. Il n’aurait certainement pas été le père de l’année, il n’aurait certainement pas été un père sans faire quelques erreurs – mais il aurait été père, avec un but, quelque chose et quelqu’un pour lequel se battre : sa chair. Sa fille. Ce qui était le pire dans cette histoire c’était le manque de confiance qu’avait eu sa meilleure amie en lui : Beatrix. Car à l’époque – au vu de l’âge de la jeune Victoire – il n’y avait strictement rien entre Ciena et lui, quelques regards, tout au plus. Sa scolarité à Poudlard avait été placée sous le signe du chaos sentimental, préférant avoir d’innombrables petites amies plutôt que de découvrir le sens réel du mot : sentiment. « Ça ne suffira jamais. Mais sache que je suis désolée. »  Non, ça ne suffira jamais à réparer – à construire – ce qu’il avait manqué. Il ne lui en voulait pas à elle, mais à Beatrix. Elle avait eu toutes ces années pour le lui dire. Toutes ces années à le regarder dans les yeux sans lui en toucher un seul mot. Elle en serait morte si elle l’avait fait mais… Elle n’aurait pas su que Ciena était encore en vie. Mais elle l’avait gardé pour elle, comme une honte, comme un trésor – il ne savait pas très bien.  Mais Ciena n’y était pour rien, à l’époque, ils n’étaient rien. Ils n’existaient pas encore ce « on » qu’ils avaient voulu que construire, ce « on » que Skander avait manqué de brisé plus d’une fois par son incapacité à exprimer ses sentiments. Ce « on » dont Skander avait sali le nom, la mémoire, le souvenir en agissant comme il l’avait fait à la Purge, jetant à la poubelle tout ce qu’ils auraient dû être. S’il l’avait serré un peu plus fort contre lui, aurait-il senti son cœur battre encore ? Aurait-il senti son souffle à priori inexistant contre sa peau ? Il n’en savait rien, mais ça aurait changé sa vie. Il en serait peut-être mort, s’il avait tenté de la sortir de là, face à des mangemorts. Il vivait dans le regret Skander. Un continue. Il n’avait qu’une vie de regrets.

Et le monstre, il regrettait de l’avoir laissé autant de place dans sa vie, et dans celle de son entourage. Il aurait dû mettre un terme aux méfaits de la bête il y avait bien longtemps, avoir le courage d’affronter ce qu’il avait longtemps craint, ce qu’il avait longtemps considéré comme la solution qui mettrait un terme à ses souffrances, mais aussi à celle de ses proches : la mort. Mais il n’en avait jamais eu le courage, trop faible pour porter soi-même le coup fatal, il l’avait cherché la mort, par ses actions suicidaires en tant que membre de la section d’attaque par le passé, puis en tant que fugitif le plus recherchés d’Angleterre, n’ayant aucune crainte à aller titiller les mangemorts. A chaque fois, il s’en sortait – comme si la vie tenait à le punir pour ses méfaits. La bête, c’était le prix à payer, sa malédiction.  Ciena, elle n’avait aucune idée de ce qui lui était arrivé pendant les neuf dernières années. Comme il n’avait pas idée de ce qu’elle avait pu vivre. Elle ne savait rien de la morsure, de sa descente aux enfers, de ce job qu’il n’avait jamais été fier de faire, de ce poste d’auror qu’il avait abandonné, de son addiction pour l’alcool, la drogue et les femmes. Elle ne savait rien de tout cela, aucune idée du monstre qu’il avait pu devenir.  Alors, quand elle rompt la distance qui les sépare pour prendre son visage entre ses mains, il se fige, comme un retour dans le passé dont il n’avait pas besoin. « Ce n’est pas vrai. »  Ça, elle n’en savait foutrement rien. Tout était vrai, le monstre – un vrai monstre. Ceux dont on parle dans les contes pour enfant pour les effrayer afin qu’ils ne s’aventurent pas dehors en pleine nuit. Ce genre de monstre avec plus de sang sur les mains qu’il n’en coulait dans ses veines. Rouge il l’était parce qu’il était phénix, mais sur ses mains les rouges indélébiles du sang qui avait versé par sa faute. « Tant de gens ont besoin de toi. Tous les membres de l’Ordre. Les enfants que tu as. Et surtout Victoire. Tu n’es pas un monstre Skander, si tu l’étais, tu ne serais pas aussi bien entouré. Tu… Si j’avais eu la chance. Si cette maudite Purge ne s’était pas produite, je t’aurais eu près de moi. Je sais que ça ne veut rien dire, mais j’ai besoin de toi plus que jamais auparavant. »  A chacun de ses mots, il se sent défaillir. Elle n’a jamais été aussi loin de la vérité.  Mais il avait la conviction intime que si la Purge n’avait pas eu lieu, il aurait tout de même trouvé le moyen de tout briser. C’était sa spécialité après tout : briser tout ce qu’il aimait.

Il n’était pas le héros qu’il avait voulu être en intégrant le bureau des aurors. Le type qui voulait botter le cul aux mages noirs et à ses fidèles acolytes. Il n’était même pas devenu la moitié de ce qu’il avait espéré être un jour. Il n’était même pas devenu ce qu’il avait imaginé de pire, c’était pire encore. Un Loup garou sous narcotiques. Rien de plus, leader en perdition, père raté. Ça en faisait une succession de chose raté dans sa vie.  Quand il écoute les mots de Ciena, elle énumère plus ou moins ce qui cloche dans sa putain de vie, ce qu’il a loupé, ce qu’il a brisé, ce qu’il ne pourra plus jamais avoir. L’Ordre n’avait pas besoin de lui – il ne voulait pas commettre l’erreur de se penser indispensable, Ekaterina serait bien capable de tenir la barre sans lui. Les autres membres de l’Ordre seraient à même de le remplacer. Les enfants… il n’avait plus d’enfant à proprement parlé, juste un gosse sous sa responsabilité, il était « toxique » pour Orion et Antigone, il ne serait sans doute pour Finlay, comme pour Victoire. Il était un monstre toxique – et il était entouré, c’était le problème, plus il serait entouré, plus les gens autour de lui finiraient par être blessés. « Tu te trompes. » Lâche-t-il, incapable de détacher son regard du sien. S’il avait douté d’avoir Ciena à ses côtés tout ce temps, elle était belle et bien face à lui, derrière ces yeux d’un bleu profond. Elle était là. Et il ne la briserait pas – pas elle, pas cette fois. « Victoire n’a pas besoin de moi.  » Un père indigne, même. Il a presque envie de rire quand il conçoit l’idée qu’il a réellement pensé un jour qu’il pourrait être père quand il avait signé ces foutus papiers. « L’Ordre… ils seront se passer moi. Les gosses… » Il laisse échapper un rire nerveux. Il n’en avait plus. « Ils sont loin de moi, pour leur plus grand bien d’après le mère, je suis assez d’accord. Je suis juste toxique. » Mais il ne rit plus. Il n’arrive plus. Il n’en avait plus de gosse. « Le père indigne par excellence, avec le modèle que j’avais, comment j’aurais pu espérer être à la hauteur. » Marcus Lupin n’était pas responsable de tous ses maux mais de bon nombre d’entre eux.   « Je… je détruis tout ce que touche Ciena… Tu ne sais pas à quel point j’ai changé, et tu ne veux pas le savoir. » Je suis bien pire qu’avant. A-t-il envie de dire. Avant il était un connard arrogant, maintenant il était bien pire que cela.  Il n’avait pas envie qu’elle sache le monstre qu’il était devenu, la mettre au courant de quoi que ce soit, notamment de sa lycanthropie n’était pas une option. Il la fixe, incapable de bouger. Il devrait simplement prendre ses jambes à son cou, s’éloigner, rompre le contact. Briser le lien. Mais il n’y arrive pas car il n’arrive pas à faire le deuil Skander, parce qu’il vit dans le regret. « S’il n’y avait pas eu la Purge, j’aurais quand même trouvé le moyen de tout foutre en l’air. Comme toujours. » Foutre en l’air son bonheur, c’était sa grande spécialité dans la vie.  Il fixe, Ciena, immobile. « Tu n’as pas besoin de moi. » Moi j’ai sans doute besoin de toi, se retient-il de dire, à la fois perdu dans le passé et les regrets. Il était perdu Skander, sa vie, ce semblant de vie qu’il avait tenté de construire s’était brisé sous ses yeux. Bientôt il aurait une vision d’ensemble du problème et il serait capable de voir les choses sous un autre jour, capable de s’en relever. Le Monstre aurait l’occasion de redevenir le héros qu’il avait voulu être avant de sombrer de nouveau.  Il attrape alors les poignets de la sorcière dont les mains tiennent son visage. Il le retire doucement, mais fermement. « Je ne te laisserais pas faire cette erreur. » Il ne la lâche pourtant pas. Incapable de laisser son passé, leur passé lui filer entre les doigts.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Ven 11 Nov - 2:02

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 





OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Il ne lui restait plus rien, à la sorcière. Quand elle avait eu des vents de son passé, elle avait cru pouvoir reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, auprès de Skander. Pourtant, c’est entouré des Phénix qui lui crachaient au visage qu’elle comprit qu’il avait une autre vie. Elle était retournée auprès d’Ianto, mais ce dernier était bien trop orgueilleux pour admettre qu’il avait besoin d’elle. Qu’il aille se faire foutre, ça, elle ne pouvait penser autrement qu’elle soit Ciena ou Oxena. Ils avaient passé les neuf dernières années ensemble, il aurait pu la pardonner. Ou du moins, lui laisser croire qu’il pourrait le faire un jour. Elle serait restée près de lui, elle aurait fait tout ce qu’il désirait pour avoir l’impression qu’elle existait bien pour quelque chose. Elle aurait revêtu son masque de mangemorte s’il lui avait demandé, même si elle était une foutue Née-Moldue! Car c’était ça le hic. Une des raisons qui faisait qu’Ianto ne voulait plus d’elle. Lentement, durement, elle se rendait peu à peu compte des souvenirs concernant son combat contre les sorciers comme elle. Jamais la blonde n’avait choisi de naître dans une famille sans magie, ni même d’être dotée de pouvoirs. C’était fait, d’une manière ou d’une autre on l’avait choisi et elle ne pouvait pas refuser comment elle était créée. Son ami n’aurait jamais dû lui tenir compte de son statut, il la connaissait assez pour savoir qu’elle avait pris un certain plaisir à manipuler n’importe quelle âme qui se mettait à travers de son chemin. Il s’en foutait, ce connard. Alors, elle était partie de chez lui et lui avait promis qu’il ne pourrait plus jamais l’avoir à ses côtés. Elle aurait été son pion, maintenant qu’il l’avait écarté, sa parcelle fière d’Oxena était encore trop forte en elle pour pouvoir lui pardonner un jour.

Car celle qui déambulait dans ces rues moldues, ce n’était pas la Mante religieuse. Mais bien Ciena qui avait attaqué un agresseur de première, pas par son sang, mais bien par ses actions. C’était étrange de penser que ses convictions pouvaient lui revenir petit à petit. Elle avait été Auror pendant assez d’années avant la purge pour savoir se battre et faire valoir son point. Maintenant, plus rien n’avait de sens alors qu’elle avait passé toutes ces années à voler quiconque. Elle avait mal au cœur, la belle. Cette même Auror qui se retrouvait devant son ancien amour de sa vie, dans une ruelle. Ils étaient si prêts d’où ils avaient pris leur appartement, lorsqu’elle l’avait repris. Ciena tentait de lui faire comprendre qu’il était un être exceptionnel, c’était pour cette raison qu’encore aujourd’hui, son cœur battait encore pour cet homme. Il ne pourrait jamais faire autrement, ce muscle principal aurait toujours un faible pour lui. À en comprendre ces précédentes paroles, ça ne semblait pas bien aller avec son autre blonde. D’une certaine manière, elle ne pouvait s’empêcher d’avoir un espoir qui grandit encore en elle. Skander était perdu, mais il était devant elle et c’était tout ce qu’il comptait. Elle savait qu’il ne lui pardonnerait sans doute pas d’avoir menti sur la petite Victoire, qui devait maintenant être aussi grande qu’elle. Était-ce vraiment sa faute? Non. Du tout, et en cela, c’était aussi une porte de sortie possible. Avenante, douce, ses prunelles qui s’ancraient sur le visage de cet homme qu’elle aimait. Elle ne le laisserait pas tomber, ni partir. Surtout pas dans un tel état. « Tu te trompes. » Elle pince ses lèvres, elle s’attendait bien évidemment à une telle réponse. « Victoire n’a pas besoin de moi. » EFaux. Une femme avait toujours besoin de la présence de son père. Des souvenirs incessants de son paternel lui prouvèrent une fois de plus quelles étaient ses réelles origines. Qu’elle avait aimé ses parents. Elle avait tant pleuré leur mort, d’autant plus que c’était une satanée histoire d’accident de voiture. Elle n’avait pas pu être là pour les sauver. Ça, elle s’en voulait encore à ce jour. « Tu ne peux pas imaginer quel effet ça fait d’avoir un père qui est présent. Qui aime. » Tout simplement. Qui essaie d’être là pour elle. Skander avait des problèmes, mais il pouvait tout régler pour Victoire et les autres enfants. Elle le connaissait assez pour se rappeler de son aversion envers son propre père. Jamais il ne serait comme cette ordure.

« L’Ordre… ils seront se passer moi. Les gosses… Ils sont loin de moi, pour leur plus grand bien d’après le mère, je suis assez d’accord. Je suis juste toxique. » Cette femme reviendrait. En courant, la tête baissée et les bras ouverts. Si elle aimait vraiment Skander. Du moins, c’était ce qu’elle avait fait avec lui, des années plus tôt. Il ne lui avait jamais dit Je t’aime, pourtant, elle l’avait repris. Et si elle ne revenait pas, il y en avait une qui ne s’en plaindrait pas! « Cette cause sera perdue si tu n’es pas là. » Ma cause. Celle qu’elle avait combattue tant d’années. Elle était à la rue, la femme. Béatrix morte, Ianto qui la détestait, elle n’avait nulle part où aller. Peut-être que Skander l’aiderait… « Le père indigne par excellence, avec le modèle que j’avais, comment j’aurais pu espérer être à la hauteur. » Parce qu’elle savait qu’il en était capable, voilà tout. « Je… je détruis tout ce que touche Ciena… Tu ne sais pas à quel point j’ai changé, et tu ne veux pas le savoir. » Changé? Il ne pouvait pas être pire qu’avant qu’il ne tombe amoureux d’elle…. Il. Et puis quoi? Qu’est-ce que ça ferait? Il pouvait changer, il l’avait fait pour elle. Pour ses enfants, il serait capable et elle le savait. « S’il n’y avait pas eu la Purge, j’aurais quand même trouvé le moyen de tout foutre en l’air. Comme toujours. » Elle lève les yeux au ciel et tiens toujours son visage entre ses mains. « On n’aurait jamais pu prédire ce qui se serait produit. » Qu’elle lâche, tout simplement. Parce que c’est ce qu’elle croit. Parce que l’histoire n’était pas faite avec des si. Ils ne pouvaient rien changer, alors autant tout oublier. Il finit par dévoiler, dans un souffle des paroles qui la firent frissonner. « Tu n’as pas besoin de moi. » Il n’avait jamais eu aussi tort de toute sa vie. « Je ne te laisserais pas faire cette erreur. » Sans l’attendre, un doux rire sort de sa bouche et elle termine par un sourire. « Alors, encore heureux que ce ne soit pas toi qui dictes chacun de mes faits et gestes! » Toujours sa façon de voir un côté positif. Là, il ne pouvait y avoir aucune erreur sur la femme qui lui faisait face en cet instant présent. « Je n’ai jamais eu autant besoin de toi que maintenant. » Son visage est plus serein maintenant. Sûr, aussi. Ses pouces caressent ses joues et rencontrent cette barbe qu’elle a toujours adulée. « Et peu importe ce que tu crois. Et bien… Dis-toi que tu as tort. Parce que là, après tout ce que tu m’as fait vivre après la purge. Et il y a un mois. C’est moi qui a raison. Et je te ne te laisserai pas partir parce que tu as aussi besoin de moi. » Point barre. C’était ainsi que se terminerait la discussion de l’homme qui pleure sur ses incapacités. Ils avaient tous les deux besoins de l’autre, Ciena plus que jamais. Ciena… Ce nom. Il lui avait tant manqué!





You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Dim 13 Nov - 21:17

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 












OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Un monde qui s’effondre, une page qui se tourne. On peut parler de ce passage de cette vie où tout change, où tout fini par prendre une tournure que l’on n’avait pas imaginer de différente façon. Mais à chaque fois, le retour à la réalité est plutôt brutal, plutôt violent et la vie ne prendre aucun gant – aucune mesure pour adoucir la sentence. Jamais. Plus la chute est grande, plus la douleur, plus la sensation d’heurter le sol avec d’autant plus de violence est grande. Une chute sans fin, une déchéance continue. Jamais la vie ne cesserait-elle de lui faire payer la note ? La note pour une conduite hors norme, pour un caractère de merde, pour la violence, pour la haine. Un cercle vicieux dans lequel il était pris depuis trop d’année, et dont il ne pourrait décemment jamais se sortir. La colère liée à son enfance avait créé ce qu’il avait été, un jeune adulte arrogant, imprévisible. Puis la vie avait mis la Purge en travers de sa route, la descente aux enfers avait alors pu s’accélérer. Une morsure, et une addiction au whisky et à la poudre plus loin, il avait tout cela dans le sang. La violence comme moteur, la drogue en perfusion, l’alcool comme un moyen de s’apaiser. Et la chute, elle continuait. Le cocktail explosif continuant alors son œuvre maléfique, celle qui était de le faire sombrer.  C’était là que la vie était particulièrement douée pour briser les gens. Donnez-leur un espoir, et retirez le leur quand ils commencent à croire qu’ils peuvent aspirer à mieux. Et là, la chute n’en est que plus terrible, plus brutale. Et le retour en arrière semble alors impossible. Car, ça y est le point de non-retour est franchi.

En bas, le reste vous parait dérisoire, et le bien que pourrait voir les autres en vous n’est à vos yeux qu’une illusion. Il était au fond, prêt à sombrer avec ses démons une fois encore. A quoi pourrait-il se raccrocher cette fois ? Il avait le sentiment d’avoir fait assez de mal à son frère pour se raccrocher à lui encore une fois. Il ne voulait entrainer personne dans cette chute. Chuter, et y mourir s’il le fallait. Seul, c’était ainsi que devait finir les choses. Qu’il ait une fille ou non. Cette pauvre gosse n’avait plus sa mère mais Skander savait  mieux que personne qu’il valait mieux ne rien n’avoir que d’avoir un père drogué et alcoolique, un père sans notion de bien ou de mal, un père sans capacité à identifier la violence, un père ivre à longueur de journée. Il vaut mieux être seul, que mal accompagné. Ce dicton résumait ce qu’il pensait de sa propre personne – toxique, mauvaise, arrogant, con, violent, dangereux, il savait qu’il était tout cela, c’était peut être ça la différence entre Marcus Lupin et son fils : lui il se rendait compte du monstre qu’il pouvait être, tandis que son père était aveuglé par sa propre folie, persuadé d’agir au nom de ce qui était bien. Pour rien au monde il ne voudrait s’imposer comme un père pour Victoire – au final, il serait persuadé qu’il arriverait à la détruire, comme son père a fini par détruire ce que Sofia avait réussi à faire ressortir de meilleur chez un fils déjà bien tourmenté si jeune. Il avait tout brisé, il ferait de même. Tel père, tel fils. « Tu ne peux pas imaginer quel effet ça fait d’avoir un père qui est présent. Qui aime. »  Elle savait Ciena. Elle avait peut-être dû croiser Marcus Lupin une fois, peut être deux. Skander avait presque rompu tout contact avec lui à l’époque, mais le peu qu’elle avait vu l’avait alors convaincu. Il n’était peut-être pas totalement comme lui, mais il l’était en partie. C’était déjà trop pour Victoire. Il se sentait incapable d’aimer, encore – incapable de faire cet effort. Les choses que nous aimons le plus, c’est ça qui nous détruit Skander. C’était peut être la seule chose de sensée que lui avait dit son père. Mais il avait aussi appris qu’aimer quelqu’un, c’était s’octroyer le droit de détruire cette personne, et ce n’était pas une option.

Si leur vie avait été différente, s’ils avaient tous les deux survécus côte à côte à cette Purge, tout aurait été tellement différent. Et il ne doutait pas qu’elle aurait su lui donner l’envie de se battre bien plus tôt, qu’elle aurait été l’une des premières à vouloir retourner se battre contre l’oppresseur, l’une des premières à lever sa baguette dans le nouvel Ordre du Phénix. Lui, il lui avait fallu des années de léthargie, d’alcoolisme, de dépendance pour qu’il daigne ouvrir les yeux. Si aujourd’hui il en était l’un des leaders, tout s’était construit sans lui, et sans lui la face du monde ne changerait pas, et celui-ci se continuerait de tourner. Alors, quand Ciena tente, « Cette cause sera perdue si tu n’es pas là. » Il n’y croit pas une seule seconde. Il n’y croit plus.  Il avait fait sortir l’Ordre de l’ombre, et pour l’instant, qu’en avait-il récolté ? La mort de Voldemort, mais la haine de ses partisans, et une envie irrépressible de ceux-là d’en venir à bout de la résistance. Il avait eu l’impression de n’être capable que d’une seule chose au final : mettre le feu aux poudres, allumer la mèche, et il savait qu’à la fin, il regarderait tout cela exploser, imploser, impuissant.  Tout briser, tout détruire, c’était son lot quotidien. Son « super pouvoir », il en avait conscience. Il savait qu’au final, il aurait détruit Ciena, il les aurait détruit eux deux, leur histoire n’aurait été qu’un champ de ruines. Comme tout ce qu’il touchait. « On n’aurait jamais pu prédire ce qui se serait produit. » Dit-elle sans lâcher son visage. Elle le connaissait, elle savait que c’était faux. Ils n’auraient pas pu prédire les choses avec certitudes mais… les probabilités n’étaient pas en sa faveur, y’avait-il une seule chose qu’il n’avait pas brisé dans sa vie ? Aucune. Il avait brisé Lothar. Même son frère, même à lui, il avait réussi à lui faire du mal.

Une faculté à tout briser. Les gens, la chance, le destin, les opportunités. Il ne voulait pas que Ciena ait à souffrir de lui, pas maintenant, plus jamais. Ils avaient pris des chemins différents, ils avaient eu une vie bien différente que ce que chacun d’entre eux avait pu vouloir ou espérer. Il gardait pourtant vis-à-vis d’elle une certaine forme d’affection, étrange, mystique. Son passé, sous ses yeux, brisé – mais elle pourrait l’être tellement plus encore, brisée. Il ne voulait pas lui laisser l’opportunité de l’être d’avantage, pourtant, quand il dit qu’il ne la laisserait pas faire cette erreur, elle rit. « Alors, encore heureux que ce ne soit pas toi qui dictes chacun de mes faits et gestes! »  Il la reconnait tellement dans ses mots. L’optimiste Ciena, la têtue Ciena. Elle contrastait tellement avec cette femme qu’il avait rencontré un mois plus tôt. Différente, humaine. Ciena. Sa Ciena.  C’était elle, elle était là. Elle était revenue de loin – obstinée ou non à lui tenir tête, il briserait l’autre sans soucis, mais Ciena, il avait la sensation d’avoir fait assez de mal. Si elle avait dû devenir cette femme sans cœur, cette femme froide, cette femme violence : c’était à cause de lui. Il l’avait déjà brisé, il le réalisait maintenant. « Je n’ai jamais eu autant besoin de toi que maintenant. » Elle se trompait, se fourvoyait, se méprenait. Il n’existait pas assez de synonyme de ce mot pour parvenir à exprimer l’exact réalité de la situation. Elle se trompait – sur toute la ligne. On n’a pas besoin d’un type comme lui, d’un alcoolique notoire, d’un drogué reconnu, et d’un loup garou. Ça. Cette dernière chose, elle ne savait pas. Il valait mieux qu’elle ne sache pas. Il serait une tombe à ce sujet, sa condition, sa honte. Il ne l’a pas écrit sur son visage, ni sur son front, la seule chose qu’il garde, c’est la trace de la morsure, indélébile cicatrice invisible, caché sous ses vêtements, sous un tatouage. Elle ne voyait rien, Ciena.  Pourtant, il reste immobile, Skander, tandis que Ciena a toujours son visage entre ses mains. Ses doigts caressent sa joue et se perdent dans sa barbe mal rasée, négligée. « Et peu importe ce que tu crois. Et bien… Dis-toi que tu as tort. Parce que là, après tout ce que tu m’as fait vivre après la purge. Et il y a un mois. C’est moi qui a raison. Et je te ne te laisserai pas partir parce que tu as aussi besoin de moi. »  Pourtant, si le sorcier avait peut-être besoin d’une quelconque compagnie, la bête était capable de ne faire qu’une bouchée d’elle.

Il ne sait plus très bien de ce don il a besoin, de ce don il pourrait avoir besoin. Des jours, des semaines que le loup ne va pas bien. L’approche prochaine de la première lune d’octobre n’allait pas en aidant à améliorer la perception de son environnement, de ses émotions, et du contrôle de sa colère. Bien au contraire, tout semblait si confus dans sa tête, depuis des jours. L’alcool, la drogue. Il ne savait plus où il en était le loup. Capable d’un coup de tête de changer d’attitude. Capable de la repousser d’un coup sec, ou bien de baisser les armes. Sanguin, bipolaire. Il l’avait toujours été, mais c’était encore pire maintenant. Il avait fait tous les mauvais choix que l’on pouvait faire dans une vie. Enfin, non, il avait fait un choix, un bon choix, une seule fois : se battre du bon côté, ne pas céder à la facilité et rejoindre les mangemorts. Il y avait songé, cela aurait été la facilité. C’était son seul bon choix. Il excelle dans l’art de prendre les mauvaises décisions. Ces décisions que l’on regrette, ces décisions qui vous font prendre la mauvaise direction. Il aurait dû partir, transplaner. Rompre le lien.  Mais elle avait raison Ciena  - il avait besoin d’elle. Elle représentait une certaine forme d’idéal, un passé. Car, son présent, il lui avait filé entre les doigts sans qu’il ne soit en mesure de faire quoi que ce soit pour le retenir. Rien. Incapable. Il y a cette part de lui qui a besoin d’elle, de sa présence. Cette part de son passé qui lui revient en mémoire. Puis, il y a cette part de son présent qui n’a qu’une envie, fuir, en sachant le mal qu’il pouvait faire aux personnes qu’il aimait, aux gens de son entourage. Un homme toxique. Un homme sombre,  dangereux, violent, sous addictions. « Tu te trompes. » Lâche-t-il, réalisant soudainement que tout ce temps, il n’avait pas été capable de se défaire de ce regard bleu, profond. Il n’avait jamais oublié ces yeux, jamais – pas pendant les huit années où il avait regretté sa « mort », mais elle arrivait trop tard. Quelques mois plus tôt, et tout aurait été… différent. Il avait changé – il était passé à autre chose, mais… l’autre chose l’avait mis à rude épreuve, pour finalement le laisser sur le carreau. Rien n’était moins clair que l’esprit du loup. La confusion totale.  

L’esprit qui divague. Le regard qui se perd, et tout finit par devenir hors de contrôle. Pour Skander c’était comme si sa vie était passée en pilotage automatique depuis trop longtemps. Il est perdu, assez pour se perdre un peu trop intensément dans ses yeux. Elle se trompe, en partie seulement. Il a besoin d’elle, - cette part de lui qui a besoin d’elle succombe. Il dégage son visage de ses mains entre douceur et brutalité, puis, il rompt d’espace, sans lui laisser le choix. Elle était adulte, et capable de refuser. Il s’approche d’elle, et glisse une main à la base de son cou, la seconde au creux de son dos. La distance n’est plus quand ses lèvres viennent assez brutalement à la rencontre des siennes, comme s’il avait attendu cela depuis de trop longues années. Il y avait bien eu ce baiser au goût amer un mois plus tôt, mais son état l’avait laissé quelque part entre le rêve, l’illusion et le cauchemar, restant entre la vie et la mort plusieurs jours. Quand ses lèvres pressent les siennes, c’est amer, c’est doux, c’est étrange. Un goût de déjà-vu, un goût de revient-y, un goût d'alcool. C’est une erreur, une terrible erreur. Mais il a l’habitude des erreurs, il continue d’en faire, jour après jour. A chaque fois. A chaque instant. A chaque seconde. Brusque dans ses mouvements, il transpire dans chacun de ses gestes à la fois l’alcool, et la noirceur. Il transparait peut être encore une pointe de douceur dans ses baisers. Il cherche ses lèvres,  sa langue. Il la pousse contre le mur de la ruelle, sans jamais se décoller d’elle. Oui, il y avait cette part de lui qui avait besoin d’elle. Il fallait faire taire cette part de lui, qu’il y parvienne. Rien de tout ceci n’était une solution, rien du tout. Certainement pas ce retour en arrière. Skander avait appris une chose, il n’existait pas de retour en arrière possible. Il ne croyait plus aux secondes chances. Il s’y perd dans cette étreinte, tout comme il y perd sa raison. Une seconde, une seconde de trop. Puis, soudainement, il réalise l’erreur. L’amertume apparait à la seconde où ses lèvres quittent les siennes. Il sait exactement ce qui lui a pris, mais il sait aussi que c’est exactement la dernière chose qu’il aurait dû faire.  La distance entre leurs lèvres c’est tout ce qu’il est capable de mettre, le souffle court.  Il est perdu, ivre, drogué, au bout. Il n’avait pas envie de se replonger dans le passé, tout comme il n’était pas prêt à tourner une page. Il avait juste un choix à faire quant à quelle page tourner : celle de Ciena, ou bien celle d’Odette. Un choix entre le passé prometteur, et son présent incertain. Il baisse les yeux, tandis que sa main est toujours logée à la base de la nuque de la sorcière, entremêlé à quelques mèches blondes qu’il ne lui reconnait pas. Il délaisse son dos pour prendre appui au mur – à bout.  « Je… » Commence-t-il alors. « J’peux pas. » Lâche-t-il finalement. Les yeux baissés. Il était incapable de faire face Skander, c’était son gros point faible, ça avait toujours été sa grande faiblesse : les sentiments.

 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Jeu 17 Nov - 0:10

avatar
avatar
profil
Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 181 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : killer from a gang . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 




OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Elle se fichait de ce qu’il avait fait pendant ces neuf dernières années. Il avait pu tuer le nombre de personnes qu’il voulait, avoir été du côté des mangemorts pour la majorité de sa vie, ou bien élever des dragons dans un pré. Ciena ne voulait pas savoir ce qu’il comptait faire par la suite. Tout ce qui comptait, c’était ce qu’ils vivaient en cet instant présent. Plus rien ne comptait plus à ses yeux que de se retrouver près de lui, cet homme qu’elle aimait encore de tout son être. Un sentiment aussi fort, ça ne pouvait pas s’oublier. Même après tout ce temps. Même après avoir vécu comme une autre personne pendant neuf ans. Aussitôt que ses souvenirs lui étaient revenus, elle s’était vu observer le visage du Lupin de la même manière qu’elle l’avait fait quand elle était encore à Poudlard. Il lui avait fallu tant de temps avant qu’il ne daigne lui offrir le même genre de regard, presque dix ans plus tard si on comptait toutes les années. Ils étaient deux aurors loyaux, avec une force de caractère si différente l’une de L’autre. Ça avait aussi pris le départ de Béatrix, sur les landes françaises, pour qu’il se passe quelque chose entre eux deux. Pour qu’il se rende compte qu’elle aussi, elle existait. La sorcière se rappellerait de cet instant toute sa vie, surtout maintenant, parce qu’elle avait l’impression qu’il s’agissait d’un autre moment où tourner la page. Quelque chose qui marquerait. Elle tentait de lui offrir toute la bonté qu’il lui restait, dans son corps meurtri par toutes ces années à jouer avec les hommes, à manipuler quiconque et à enfiler plus de mensonge qu’il n’en était possible. Elle en avait marre, la blonde, de ne plus dire la vérité. De se battre pour les bonnes causes, celle de l’égalité pour tous. Comme Skander le faisait lui, comme il avait la chance de le faire depuis quelques années maintenant. Elle aurait tant souhaité retrouver la mémoire avant, pour se retrouver près de lui pendant cette épreuve. Rien n’était perdu, parce que de toute façon, ce qui comptait, c’était qu’ils se retrouvaient là, l’un face à l’autre dans ce Londres Moldu.

Ses mains contre ses joues, il décide qu’il n’a pas la force de les enlever, ce qui est déjà un bon signe pour la sorcière. « Tu te trompes. » Il était toujours là pour lui rappeler qu’il était un digne combattant. Il ne se laisserait pas tomber aussi facilement, le Lupin. Et Ciena elle, tout ce qu’elle voulait c’était qu’ils oublient tout ce qui les entouraient. Elle avait besoin de lui, mais de la manière dont il était renfermé, elle se demandait si elle ne s’était pas réellement trompée à son sujet. Après tout, il y avait un énorme temps entre les jours où elle passait le plus clair de son temps en sa compagnie et maintenant. Il lui avait dit qu’il avait changé, ça aurait pu être du tout au tout. Il avait connu l’amour avec une autre femme, il avait une fille et encore plus de petits gamins. Tout ce dont elle aurait rêvé d’avoir avec lui. Ça change drastiquement une personne. Le vent souffle dans ses cheveux, les secondes passent et pourtant, il ne s’éloigne pas de lui. Et elle sait, dans l’instant présent, qu’elle se retrouve finalement devant le Skander qu’elle a tant aimé. Il a du mal à dire ce qu’il veut, à reconnaître qu’on peut l’aimer à sa juste valeur. La blonde lui fait confiance plus en cet instant présent qu’elle ne l’a fait avec quiconque depuis la purge. Elle ne bouge pas d’un millimètre lorsqu’elle le voit approcher, jusqu’à plaquer ses lèvres contre les siennes. Ce n’est pas une surprise, mais bien un reconnaissance sans pareille. L’envie qui lui prend au fin fond de son corps, qui se colle encore plus au sien quand Skander met sa main dans son cou pour renforcer leur échange. Ils s’embrassent comme deux amours perdus, Ciena n’en peut plus de la proximité du Lupin. Son corps tout entier vibre, littéralement quand il force le barrage de ses lèvres pour entremêler leur langue. Pour lui, elle a tout l’oxygène de monde à sa portée, car elle ne veut jamais que ses lèvres ne quittent les siennes.

Et pourtant, ça ne fonctionne jamais comme on le souhaite totalement. À contre-courant, il se sépare de ses lèvres, mais reste tout de même à quelques millimètres de son visage. Elle fronce des sourcils, l’ancienne Mante religieuse. Il avait dit qu’il n’avait pas besoin d’elle, mais son corps lui avait montré une tout autre réponse. Pourquoi devait-il compliquer la chose? « Je… » Elle attend, sans ouvrir la bouche de peur qu’il ne s’éloigne encore plus. « J’peux pas. » Elle soupire, sans s’en rendre compte. Elle est contrariée parce qu’il ne veut pas se laisser aller, alors que c’est tout ce qu’ils ont besoin. « Skander… Tu as toujours pris des décisions sur un coup de tête. C’est ce que je te demande de faire, une dernière fois si c’est ce que tu souhaites. Surtout si c’est cette partie de toi que tu détestes. » Elle se rapproche pour coller son front au sien, elle veut seulement que ses prunelles croisent à nouveau les siennes. Elle ne supporte pas qu’elles soient vers le sol, surtout à cette proximité. « On se fiche du passé, de demain. On oublie tout un instant. J’veux pas que tu me promettes la lune, je ne te demande absolument rien en échange. Y’a que toi et moi, là, dans cette ruelle. C’est tout ce qui compte. » Elle veut l’ancrer un peu plus, lui prouver que c’est tout ce qu’il veut lui aussi, alors c’est à elle de briser l’espace qui les sépare et de l’embrasser avec toute la passion, l’amour aussi, qu’elle lui voue.






You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.

Parchemin envoyé Dim 27 Nov - 22:49

avatar
avatar
profil
Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1863 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 












OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"Words like violence Break the silence
Vows are spoken To be broken."



1ER OCTOBRE 1990 – LONDRES

Les souvenirs s’entremêlent dans son esprit, parce qu’il la voit, parce qu’il sait qu’à quelques mètres de là, ils avaient tentés de construire une vie, un avenir, des souvenirs, une famille. Ils avaient mis du temps avant de s’installer ensemble ils avaient mis du temps avant de comprendre qu’ils avaient tous les deux envie de passer le restant de leur vie ensemble, enfin…  C’était Skander qui avait mis du temps avant de prendre la mesure de tout cela. Il lui avait déjà fallu huit années avant de comprendre que Ciena existait, avant de comprendre qu’elle était une fille qui pouvait être intéressante et qui pouvait être jolie.  Il avait fallu que Beatrix disparaisse du paysage pour qu’il prenne conscience de sa réelle existence, de sa personnalité, de ce qu’il pourrait aimer chez elle. Et il lui avait encore fallu plus de temps pour comprendre qu’il tenait réellement à elle au point de ne vouloir qu’elle pour le restant de ses jours. Ils s’étaient aimés, détesté, quitté, aimer de nouveau, avant de se perdre, l’un l’avait haït, le second s’en était blâmé. C’était quelques mois avant la Purge qu’ils avaient décidé de se donner une chance de vivre, dans un monde où la misère prenait le pas sur le reste, où la violence était devenue le quotidien, ils avaient eux, commencé à espérer. En vain. Tout avait été brisé. Absolument tout. Eux, l’avenir, le passé, les souvenirs. Il ne restait rien de leur amour, il ne restait que de regrets, que de la peine. Dans ses baisers, il y avait ce goût d’inachevé, ce goût amer, ce goût de déjà-vu. « Skander… Tu as toujours pris des décisions sur un coup de tête. C’est ce que je te demande de faire, une dernière fois si c’est ce que tu souhaites. Surtout si c’est cette partie de toi que tu détestes. »  Elle brise la distance, et colle son front contre le sien. Lui, il se fige. Il la regarde, même s’il peine à croiser son regard ; a-t-il peur de céder ? Sans l’ombre d’un doute. Sans hésiter. Il sait qu’il est capable de franchir la ligne, il connait ses faiblesses. Bien sûr qu’il prenait ses décisions sur un coup de tête, c’était lui – mais il voulait arrêter d’être cette personne, une fois dans sa vie. Par amour. Par amour pour Odette. Car oui, il l’aimait encore cette autre blonde qui hantait ses pensées, même si elle l’accablait de tous les mots. « On se fiche du passé, de demain. On oublie tout un instant. J’veux pas que tu me promettes la lune, je ne te demande absolument rien en échange. Y’a que toi et moi, là, dans cette ruelle. C’est tout ce qui compte. »  Non ce n’est pas ce qui compte. Il ne sait plus ce qui compte.

Il ne voulait pas oublier tout cela. Il avait déjà oublié une fois. Il avait déjà oublié une fois de trop. Une fois, de trop. Mais quelle fois. Cette fois-là qui lui avait permis de rencontrer réellement Odette – réellement, ayant réussi alors à surmonter leur haine mutuelle. « Je ne veux pas oublier. » Ni le passé, ni le présent. Il n’avait pas envie d’oublier, ni Odette, ni le fait qu’elle était partie, ni cet amour qu’il ressentait pour elle malgré tout, ni le fait qu’il n’avait pas envie de la perdre. L’affection pour Ciena, l’amour qu’il lui portait sans doute encore aujourd’hui, ça n’était pas suffisant.  Ça n’était pas ce qu’il voulait. Il ne voulait pas oublier, l’horrible sensation d’oublier pour finalement se réveiller avec une putain de gueule de bois et l’impression de tout avoir foutu par terre. Il ne voulait pas foutre par terre les choses plus qu’il ne semblait l’avoir déjà fait. Dans sa lettre Odette disait clairement qu’elle partait à cause de lui, devait-il lui donner encore plus de raison de le détester, et de ne jamais revenir ? Il ne restait apparemment aucun espoir – car il ne comptait pas la faire changer d’avis, il était lui-même d’avis d’avoir assez brisé sa vie, celle des enfants. Il lui faudrait attendre quelques jours pour qu’il réalise que tout ceci n’était qu’une mascarade et qu’il réalise que dans cette ruelle, il avait pris la bonne décision : celle de ne pas abandonner. « Il n’y a plus de toi et moi. Ca ne compte pas, ça ne compte plus. » Il marque une pause, et recule alors d’un pas. « Je… Si je décide sur un coup de tête, je… tout ce que je ressens c’est de la peine. » La peine de l’avoir perdu dans le passé, la peine d’avoir dû faire le deuil de leur relation, la peine d’avoir vu cette personne changé et  celle de lui avoir lui-même causé de la peine. « Je suis désolé. » Cette fois-ci il recule définitivement, il ne peut pas rester là. Il ne veut pas rester là. Il croise son regard. Il est énervé. Il est en colère. Il a envie de fuir, peut-être parce qu’il a conscience qu’il est alcoolisé et à deux doigts de faire l’erreur qui va le conduire au fond du trou. Il n’a pas envie de commettre l’erreur de succomber. Il sait qu’il peut succomber, il sait qu’il est capable de commettre une erreur comme celle-ci, en mémoire de leur passé, de leur amour, de leur histoire. Il recule encore, il la fixe une dernière fois. Puis, soudainement, il transplane. La ruelle disparait, leur souvenir, la tentation, tout disparait. Il se retrouve à Pré Au Lard, dans la zone d’atterrissage de l’Ordre.
 


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

 

VOWS ARE SPOKEN TO BE BROKEN. (ciender)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Earthquake Relief Where Haiti Wasn’t Broken
» I WALK THIS EMPTY STREET ON THE BOULEVARD OF BROKEN DREAMS - 20 JUILLET, 18H34
» « Boulevard of Broken Dreams »
» Broken Wolves PV Tybalt
» narcisse sauvage || boulevard of broken dreams. [21/10]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Londres moldus-