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Celui qu'il n'attendait plus (Flamel - Flashback)

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Parchemin envoyé Mer 7 Sep - 21:26

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Celui qu'il n'attendait plus

Jasper s’était endormi sur ses genoux, la tête calée dans le creux de son cou. Il pouvait sentir sa respiration et la caresse de ses cheveux. Il était reconnaissant que Violet ait pris le plus âgé pour l’aider à la cuisine. Cela lui permettait de profiter de l’accalmie pour se pencher une fois de plus dans ses recherches. Il était frustré. Voilà plus d’une semaine qu’il n’avait pas l’impression d’avancer. Pire, même ! Il semblait tourner en rond. Il lui manquait quelque chose, un détail, et il savait que c’était sous son nez depuis le début. Jasper marmonna dans son sommeil et se serra un peu plus contre lui. Un an. Une longue année depuis que Jasper ne pouvait pas fermer l’œil sans que quelqu’un soit à ses côtés. Les cauchemars étaient toujours là. Il encercla ses bras autour de son enfant. Il espérait qu’un jour, les souvenirs cauchemardesques seront remplacés par d’autres plus heureux. Il passa une main dans ses cheveux, le berçant distraitement. Les choses allaient mieux. Elles s’arrangeaient. Cela allait continuer ainsi. Il voulait y croire. Il voulait tellement être optimiste pour ses deux enfants. Et Violet. Violet méritait également un quotidien plus doux, sans amertume. Il reposa ses dossiers. Il abandonnait pour ce soir. Il devait apprendre à mettre les choses en pause de temps à autre. Lâcher prise. Il entendit des rires et ne put s’empêcher de sourire. D’après les exclamations, Tybalt venait d’exploser un œuf. Son fils semblait avoir hériter de son sens aigu de la cuisine. Il se leva, tout en gardant Jasper dans les bras. Il se refusa de le laisser sur le canapé… S’il se réveillait en sursaut, il paniquerait. Il commençait doucement à se faire lourd le petit. Il n’arrivait pas à croire qu’il avait déjà quatre ans.

Il traversa le couloir sans un bruit pour guigner à la cuisine, volant quelques images innocentes de Violet et Tybalt. Oh ce qu’il adorait lorsque l’insouciance reprenait sa juste place dans la maisonnée. Pa bonheur c’était de plus en plus le cas. Il toussa pour signaler sa présence alors que son fils essayait de jouer un tour à sa tante en la badigeonnant de sauce tomate. « Tybalt Flamel ! » Sa voix était rieuse mais un peu trop forte visiblement, elle réveilla Jasper. C’est à ce moment que la sonnerie d’entrée résonna. Tybalt déposa le bol qu’il avait dans ses mains sur la table avant de partir comme une fusée vers l’entrée. Il n’eut même pas le temps de l’arrêter, si l’envie lui avait dit… Mais à la place, il sourit une nouvelle fois et posa Jasper à terre. Il croisait juste les doigts pour que l’aîné pense à dire bonjour d’abord… Il prit la main de Jasper tout en faisant un petit signe de main à Violet pour lui dire qu’il s’en occupait.

« Tybalt ? Qui est-ce ? » La réponse se fit entendre deux secondes plus tard. « Un monsieur ! » Evidemment… il ne savait même pas pourquoi il avait demandé… La maison n’avait rien à voir avec la demeure familiale des Flamel mais elle en restait grande. Elle avait été entièrement financer avec la fortune de sa femme, malgré ses protestations. Elle était tombée amoureuse de cette maison qui ressemblait plus à labyrinthe qu’aux maisonnettes proprettes qu’on voyait dans les films. Ce n’était pas pratique pour parcourir les lieux d’un bout à l’autre mais il admettait que cela avait son charme. Il hâta le pas, c’était bientôt l’heure du repas et il ne voulait pas faire attendre les bons petits plats de Violet. Les petites jambes de Jasper faisaient tout pour suivre le rythme et soudain il se retrouva à maudire sa sœur pour avoir appris aux deux monstres la chanson « un kilomètre à pied ». Dès que le plus jeune marchait plus de deux pas, il se mettait à la chantonner. C’était mignon les premières semaines mais après quatre mois, cela vous retournait le cerveau. Quand il releva les yeux en direction de la porte, il le vit. Lui. Celui qu’il n’attendait plus. Depuis neuf ans. Tristan. Cela ne pouvait être que lui. Il avait beau cligner des yeux encore et encore, il restait là, debout à l’entrée. Il avait changé, impossible de le nier. Et pourtant, il était formel. Cela ne pouvait être que lui. Le frère avec lequel il avait grandi. Celui qu’il avait parfois jalousé, souvent admiré mais toujours aimé. Il était revenu d’entre les morts. Il lui était revenu. Le voile de l’impossible se déchirait pour laisser s’enfuir ce miracle. Était-ce une illusion ? Cela pouvait être si simple de le duper ? « Tristan ? » Un espoir qui teinte sa voix. Les garçons ne comprennent pas et leurs regards appuyés sur leur père s’impatientent. Il avait peur d’y croire et que l’instant d’après tout se brise. Il refusait d’y croire et de tomber de si haut une fois encore. La petite main de Jasper serra la sienne, le rappela à la réalité. Il fit un pas, puis deux, se rapprochant d’un mirage trop réel.


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Parchemin envoyé Mer 14 Sep - 20:51

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Celui qu'il n'attendait plus

Depuis qu’il avait promis à Ekaterina de reprendre pieds dans la société sorcière, Tristan avait fait des efforts. Beaucoup d’efforts. Il avait recommencé à utiliser la magie – à sa grande surprise, sa baguette était de plus en plus conciliante, ce qui lui laissait supposer avec espoir que tout serait rentré dans l’ordre magiquement parlant d’ici quelques mois. Mais se rabibocher avec sa baguette n’avait été qu’un moindre problème, comparé à ce qu’il l’attendait. Reprendre contact. Reconnaitre son abandon, se faire excuser sa lâcheté. Ce n’était pas une mince affaire qui l’attendait.

Il avait donc fait des recherches pour retrouver la trace de ses anciens proches. Avec un certain bonheur, il avait retrouvé machinalement les réflexes acquis lors de sa formation d’auror, menant ses enquêtes plutôt rondement. Il avait pu constater avec tristesse que ses soupçons étaient justes, un certain nombre de proches ou d’amis avaient succombé à ces neuf années de régime puriste. Retrouver la trace de sa famille avait été particulièrement douloureux. Il avait pu constater à quel point le sort avait touché les Flamel.

Ce n’avait rien d’une surprise, on lui avait clairement indiqué durant les séances de torture que l’illustre famille avait été sauvagement décimée. Mais on lui avait aussi affirmé que sa femme était morte et il avait constaté le mois plus tôt que c’était faux, que cela n’avait été rien d’autre qu’une torture psychologique très efficace. Il avait l’infime espoir que cela soit le cas aussi pour les Flamel en commençant ses recherches, mais il s’était vite débarrassé de cette espérance naïve. Il avait réussi à se procurer une liste assez exhaustive des décès survenus au cours du mois de septembre 1981 et avait senti son cœur rater quelques battements en voyant tous ces noms de Flamel couchés les uns après les autres sur le parchemin. Cela avait été une expérience pour le moins étrange d’y lire son propre nom.

Il s’était rendu au manoir familial avec l’idée follement naïve d’y retrouver les derniers survivants de la famille. Le déplaisir qu’avait été le sien en constatant que la demeure familiale n’était plus leur propriété n’avait fait que s’ajouter au ressentiment qu’il accumulait depuis des années contre ceux qui leur avaient volé tant de vies et de richesses familiales. Pendant sa retraite d’ermite, cette colère sourde ne s’était jamais manifestée ouvertement, elle l’avait juste embrouillé et rendu maussade. Mais depuis qu’il avait repris pieds, elle ne faisait que grandir et il mettait enfin un nom dessus, c’était un irrépressible désir de vengeance et de justice mêlés.

Il avait fini par trouver la bonne adresse, c’était rendu sur place en se demandant vaguement comment Basil et Violet avaient-ils fait pour acquérir une maison de cette envergure, même si elle ne tenait pas la comparaison avec la maison de famille, elle avait dû couté plus d’un sac de gallions, surtout dans la situation économique actuelle. Il était arrivé devant la maison en milieu d’après-midi, mais l’effort que demandait d’appuyer sur la sonnette l’avait fait patienté jusqu’au début de soirée. Puis d’un mouvement assez incertain, sans savoir d’où lui venait tout d’un coup cette volonté subite, il avait remonté l’allée et donné deux coups secs sur la porte avant d’apercevoir la sonnette qu’il avait actionné en sentant son cœur battre fort. Il n’y avait plus lieu de reculer maintenant. Plus de lâcheté.

En voyant un petit bonhomme de dix ou sept ouvrir la porte, il se demanda vaguement si il ne s’était pas trompé d’adresse. Puis le visage du garçon lui paraissant vaguement familier, il se dit qu’il se trouvait peut-être devant un potentiel neveu dont il ignorait l’existence – à dire vrai, il avait appris la survie de son fils moins de deux semaines auparavant. Il le salua en s’efforçant de sourire, tentant de retrouver des traits Flamel sur son visage pour confirmer ses soupçons. « Bonjour bonhomme ! Je suis bien chez les Flamel ici ? ». Le garçon répondit à une voix masculine en indiquant qu’un monsieur se trouvait à la porte. Puis Tristan eu le souffle coupé en voyant son frère apparaitre aux côtés du garçon. Cette vision effaça toute question de neveux ou pas neveux.
La seule chose qui lui sautait aux yeux c’est que son petit frère venait de voir apparaitre une personne censée être morte depuis un moment et que la-dite personne –lui donc- allait devoir fournir des explications foutrement convaincantes. Il ouvre la bouche, mais les mots lui manquent au début. Que dire dans ce cas de figure ? Par où commençer. Il en oublie même de dire bonsoir, la politesse s’envole. « Je … Basil, c’est moi. Je suis venu vous voir … Violet et toi … Est-ce que … enfin … elle vit avec toi ? » Il a l’intime conviction que la soirée va être longue.


Parchemin envoyé Mer 14 Sep - 23:25

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La scène était surréelle. Jamais il n’aurait osé imaginé une telle chose. Les morts ne reviennent pas après neuf ans d’absence. Neuf longues années durant lesquels le nom des Flamel n’était plus que synonyme de malédiction. Il y avait une tombe portant le nom Tristan Flamel aux côtés de celles de leurs parents et leur frère aîné. Une tombe vide car aucun corps n’a jamais été retrouvé. Mais une tombe sur laquelle Basil s’était recueilli durant toutes ses années, une tombe sur laquelle il est allé pleurer à chaque anniversaire de la Purge. Une tombe qu’il a garnit de fleurs alors même que les temps étaient durs et que l’argent aurait été plus utile pour autre chose… Il ne comprenait pas ce qu’il se passait. Il ne savait pas s’il voyait un fantôme en face de lui ou s’il était en train de rêver. La main de son fils lui rappela qu’il était bel et bien dans la réalité.

« Où veux-tu qu’elle vive ? Il n’y a plus que nous deux. » Sa voix fut plus amère qu’il ne l’avait imaginée. Comme si en précisant « nous deux », il renvoyait son frère au statut de mort. Il se montrait agressif face à l’incompréhension car c’était la seule arme qu’il avait sous la main. Tant de questions se pressaient à son esprit… Néanmoins un soubresaut de jugeote le prit, il ne fallait pas que son frère reste à la porte… Il ne savait pas s’il était encore sous surveillance ou non ou si Tristan l’était ou quoi qu’il se passait mais il ne voulait pas encourir un tel risque. « Entre, on sera mieux à l’intérieur. » Une fois entré, Basil ne put s’empêcher de s’approcher de son frère pour pouvoir le serrer contre lui. Cela aurait dû être la première chose à faire. Avant les questions, avant quoi que ce soit. C’était maladroit. Cependant il en avait besoin. De le sentir contre lui. Sa respiration et la densité de son être. Savoir que c’était bel et bien un être vivant qu’il avait en face de lui. Gêné, complètement déboussolé par une telle situation, il s’écarta de Tristan. Ses traits se détendirent alors. Il réalisait. Son frère était en vie. Si une personne avait pris le risque de se métamorphoser en Tristan pour lui jouer des tours, cette personne il l’incendierait. Ce n’était pas matière à plaisanter. Tybalt fixait curieusement son frère… Non, il ne pouvait pas inclure ses fils dans cette histoire pour le moment. Il prit l’épaule de son fils pour attirer son attention. « Tu pourrais prendre Jasper et monter dans ta chambre ? Je t’appelle pour manger, on doit parler un moment entre adulte. » L’enfant ronchonna un peu mais partit chercher Jasper.

Basil remonta son regard vers son frère. Il n’y avait pas de doutes… malgré les signes du temps, c’était bien Tristan. Ils avaient été si proches durant leur enfance, il ne pouvait pas se tromper. «… Comment ? » A peine murmurer. Comment c’était possible ? Il ne croyait mort. Il y a à peine quelques mois, il envoyait des lettres à Ekaterina et il était certain que cette dernière n’avait pas connaissance de la survie de Tristan. Il croyait devenir fou. Plus rien n’avait de sens. Il ne pouvait quitter ses yeux de l’homme en face de lui. C’était impossible. Neuf ans qu’il n’avait pas pu le voir. Il lui fit signe de le suivre dans le couloir sinueux. Comment Violet réagirait-elle ? Lui était toujours sur le choc. Son cerveau tentait de comprendre l’incompréhensible. Il entra dans la cuisine alors que Violet leur tournait dos, toujours en train de cuisiner. « C’était qui à la porte ? A cette heure-ci c’est étrange… » Elle garda son attention sur sa préparation. Basil ne savait pas comment entamer la discussion. Dire que c’était Tristan… serait un peu trop direct, non ? Et pourtant. Il n’y avait sûrement pas d’autres façons de le dire. « Violet, si tu pouvais interrompre la cuisine un moment… » Aborder la chose alors qu’elle est si irréelle. Etonnée, elle se retourna vers eux et lâcha brusquement la spatule qu’elle avait dans les mains. Elle voyait donc bien la même chose que lui. Soit c’était de la folie collective, soit cela n’en était pas. Il s’assit à la table à manger, sentant ses jambes devenir fragiles. Ses yeux restaient dans le vague, évitant désormais de regarder Tristan. Il essayait désespérément de prendre le temps de comprendre ce qu’il se passait. Sans succès. D’un coup de tête, il invita ce dernier à s’asseoir à son tour alors que Violet les rejoignait.

Lorsqu’il reprit un peu ses esprits, il n’eut pas vraiment confiance en sa voix. « Comment est-ce possible ? » Il était mal assuré. Comme si en disant le mot de trop, le miracle s’évanouirait brutalement. Violet semblait moins timide face à ce mystère, une fois en face de Tristan, elle le pressa de question. « C’est bien toi, non ? Où étais-tu ? Que s’est-il passé ? » Le besoin de savoir les dévorait tous les deux.



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Parchemin envoyé Dim 2 Oct - 22:55

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Celui qu'il n'attendait plus

La réponse est amère, elle éclate et lui fait l’effet d’une gifle brulante. Il ne reste plus qu’eux deux. Effectivement. Il ne peut pas lui en vouloir de penser ça, il n’a rien fait pour le détromper jusqu’à maintenant. Pourtant maintenant, il va falloir compter à trois. Il a bien l’intention de ramener ses fesses et ne compte pas vraiment leur demander la permission. Pour être honnête il a toujours fait partie de ceux qui pensent préférable de demander pardon que permission, c’est comme ça.

Il entre dans la maison sur invitation de son frère et jette un coup d’œil distrait autour de lui, laissant son regard s’attarder quelques secondes sur les petits garçons, avant d’avoir le souffle coupé par l’étreinte de Basil. Il ne s’y attendait pas à celle-là. Son attitude lui a pour l’instant donné plus de raison de percevoir du rejet qu’autre chose et tout d’un coup ce corps à corps lui envoie un signal qu’il estime positif. Il laisse échapper un soupir de soulagement et rend son accolade à son frère. Il a envie de lui parler mais avant qu’il ait pu dire que ce soit, Basil commence par renvoyer gentiment les deux garçons.

Tristan les suit du regard pendant qu’il disparaisse. L’un s’appelle donc Jasper. C’est un beau prénom. Il se demande comment se prénomme l’autre. Ce sont sans doute ses neveux, il en est certain. Des neveux … Décidément il a raté beaucoup de choses. Quand Basil lui demande comment, il s’apprête à répondre, enfin à commencer une réponse parce que l’explication serra sans doute trop longue pour une petite discussion dans le hall d’entrée, mais s’interromps en le voyant s’éloigner et le suit docilement quand il lui fait signe.

En débouchant sur une cuisine, Tristan s’arrête net, indécis presque interdit. Qui est cette femme qui se tient de dos ? Cette chevelure rousse lui fait penser à sa petite sœur. Mais elle était justement petite lorsqu’il est parti ! A peine une adolescente. Il lui parait invraisemblable que cette femme soit sa Violet. Pourtant, Basil l’appelle ainsi et lorsqu’elle se retourne il aperçoit des traits en commun avec ce souvenir de jeune adolescente. Un souvenir qui s’efface, rendu déjà flou par une nouvelle réalité.

Il se baisse pour ramasser la spatule qui a échappé à Violet, la pause machinalement sur le plan de travail et se joint à eux, s’attablant à côté de Violet. Sa petite sœur adorée lui attrape les mains, avide d’explication, mais aussi heureuse. Juste visiblement heureuse. Il n’a que affronté trois personnes pour le moment, et sur ces trois-là, elle est la seule à n’avoir laissé que la joie la submerger en le voyant. Ekaterina a d’abord était en colère, Basil s’est montré acerbe il y a quelques minutes. Violet est juste Violet, la douceur incarnée et puis cette jubilation, comme si elle n’avait jamais douté d’avoir raison. Il ne leur en tient pas rigueur, il sait qu'ils ont des raisons légitimes de réagir ainsi, mais cela n'empèche que sa soeur lui fait chaud au coeur.

Il prend ses mains entre les siennes et les serre doucement. Sa voix est rauque lorsqu’il parle. « Violet. Tu … incroyable ! Je suis tellement heureux de te voir ! De vous voir tous les deux. » Il se tourne vers son frère, mais garde les mains de Violet dans les siennes, comme un point d’ancrage. Il sent que c’est ce moment délicat. Celui où il commence à expliquer. Raclant légèrement sa gorge, il commence. « Je ne suis jamais mort. » Au moins il faut établir ça. Il ne s’agit pas d’un phénomène extraordinaire. Quoique, sa survie tient peut-être du miracle tout de même. « Mais eux ont cru que si. » Et moi aussi pendant quelques temps j’ai cru l’être. « Ils m’ont jeté dans les fosses communes et j’ai réussi à m’en extraire, je ne sais plus trop comment, c’est très flou. » J’étais fiévreux et j’ai dû halluciner pendant une partie de l’opération. Il jette un coup d’œil à Violet, se demandant si il a raison de dire ça devant sa petite sœur. Puis il se rappelle. 9 ans sont passées, elle n’est plus une enfant, mais une adulte. Elle doit bien avoir 23 ou 24 ans maintenant, il a perdu le fil. « J’étais mal en point et je n’ai réussi à contacter personne. » Plus inapte qu’un foutu cracmole ! Son ton était légèrement rageur à cet instant. La colère n’était pas contre ses interlocuteurs mais contre lui-même. Il avait des problèmes avec la magie depuis septembre 1981, et cela le mettait toujours honteusement en colère d’y penser. Il avait remarqué quelques améliorations ces derniers temps, mais c’était encore loin d’être glorieux. « Et puis les premiers mois sont passés sans que je puisse contacter personne, et j’ai fini par m’oublier. » Il ne savait pas très bien qui il pouvait contacter non plus, les mangemorts lui avaient fait croire que sa femme était morte, et il avait compris par lui-même que la famille Flamel avait été décimé en prêtant attention aux bruits de couloir des mangemorts.

Parchemin envoyé Dim 16 Oct - 1:29

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Le temps fait souvent bien plus que les évènements eux-mêmes. Il peut être soigneur comme destructeur. Il dilue les souvenirs et les émotions ou les intensifie. Il amène tant de choses, du regret, des remords,… et repart avec autant de choses, de l’amour, de la colère… Le temps joue les magiciens des sentiments. Cette fois encore, le temps avait fait ses dégâts et ses soins... après la Purge. Il avait tout perdu. D’abord son père et Alistair. Sa mère agonisait mais il y avait encore l’espoir, l’espoir de revoir Tristan revenir. Il y avait cru plus que tout, il s’était accroché à cet espoir. Il avait attendu avec Violet qu’il refasse surface. Il n’avait pas la force de prendre les choses en main. Il voulait égoïstement que Tristan vienne s’occuper des tous les problèmes. Lui n’avait pas la force ni le courage de continuer seul avec Violet… Il était lâche. Il comptait sur son grand frère. Puis un jour les rumeurs arrivèrent à lui. Tristan était mort. Un nouveau deuil à faire. Un coup de poignard qui se plante là, au milieu du cœur et qui achève les espoirs. Il en était même arrivé à avoir une pensée horrible. Il était heureux que leur mère soit déjà décédée car il n’avait pas à lui dire qu’un autre de ses fils était dans sa tombe.

Mais le voilà. Bien vivant. A moins que son cerveau ne fût si fatigué qu’il est décidé de lui accorder une bonne nouvelle pendant des hallucinations. Il détaillait chaque millimètre de son visage pour pouvoir y croire. Il cherchait si quelque chose clochait et pouvait lui dire que tout ceci était faux. Pas d’espoirs factices. Il n’en avait pas le luxe… Il ne serait pas assez solide pour y résister. Mais il ne voyait pas d’erreurs. Il ne voyait rien pour l’alerter que tout cela n’était qu’une illusion. Son cœur se réchauffe en voyant sa sœur si heureuse. Malgré toutes ses années, certaines choses ne changeaient pas. Elle restait la plus directe et la plus ouverte des trois.

Il écouta les paroles de Tristan sans l’interrompre. Sa voix. Bon dieu sa voix ! Il ne savait pas à quel point elle lui avait manquée ! Une simple voix pouvait faire remonter tant de souvenirs ! Eux qui autre fois étaient inséparables… Combien de fois durant leur enfance les avait-on confondus avec des jumeaux ? Tout se mélangeait dans sa tête. La joie. La colère. La tristesse. C’était confus. Si confus qu’il dût détourner le regard du visage de Tristan pour pouvoir reprendre son souffle. Lorsqu’il reposa les yeux sur lui, il réalisa les petits signes du temps. Il aurait aimé avoir été aux côtés de son frère pendant toutes ses années… Il aurait aimé que les marques du temps ne lui fassent pas si bizarre car l’image qu’il avait de Tristan datait depuis presque dix ans. L’idée qu’il ne connaisse plus très bien l’homme qui se tenait en face de lui le terrifiait.

« Je… je ne sais pas quoi penser… » Ses mains tremblaient. Ça faisait beaucoup. Le choc avait du mal à être digérer. Son frère n’était pas mort. Peut-être qu’en se le répétant encore et encore dans sa tête, la nouvelle serait plus vite acceptée. Il était de ceux longs à la détente. Ceux qui avait besoin de comprendre pour accepter. « Je… ça fait si longtemps… » Ses pensées étaient incohérentes. Il aurait aimé pouvoir sauter de joie comme Violet. Il avait l’impression qu’il était sur le point de céder. Que les larmes qu’il avait engrangé toutes ses années allaient déborder à n’importe quel moment… Car ça y est… son grand-frère était là… C’était étrange… On dirait presque qu’il se sentait enfin « sauf ». Qu’il pouvait brusquement reprendre son rôle de petit frère et se cacher derrière l’ombre de Tristan. Tout comme autrefois. Il cacha ses mains tremblantes sous la table. Il avait des tas de questions mais il ne savait pas par où commencer. Peut-être qu’il n’était tout simplement par l’heure de l’interrogatoire.

Soudain, une pensée lui vrilla l’esprit. Ekat. « Est-ce que… Ekaterina est au courant ? » L’avait-il retrouvée ? Elle méritait de savoir la vérité. Encore plus que Basil ou Violet. A moins qu’elle n’ait été au courant tout ce temps ? Non, il ne pouvait pas y croire. Elle ne lui aurait pas paru si bouleversée dans ses lettres… Elle n’avait pas pu le mener en bateau. Il se refusait de croire une telle chose. Si elle savait quelque chose depuis si longtemps… elle lui aurait dit n’est-ce pas ? Lui l’aurait fait.

Il s’était passé tellement de choses en neuf ans… Au final… c’était peut-être Tristan qui avait le plus de questions en tête… Il avait été coupé du monde mais ce dernier ne s’était pas arrêté de tourner pendant ces années. Violet avait grandi. Elle avait eu ses propres aventures… dans tous les sens du terme… Et Basil avait aimé, vieilli,… et surtout il était devenu père. En l’absence de Tristan, il y eu de nouvelles cicatrices mais aussi du bonheur.




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Parchemin envoyé Mer 19 Oct - 0:13

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« Je… je ne sais pas quoi penser… Ca fait si longtemps » Il hoche la tête, il comprend sa retenue. La retenue de Basil est d’autant plus flagrante qu’elle fait face à l’enthousiasme de leur petite sœur. A côté de Tristan, Violet ne tient pas en place, elle rapproche sa chaise de celle de son grand frère, passe son bras autour du sien et pose sa tête contre son épaule. Tristan lui jette un coup d’œil et lui sourit avant de déposer un baiser sur sa tempe. Il n’en revient toujours pas que cette jeune femme soit la petite sœur, qu’il avait quittée 9 ans auparavant.

Puis il tourne son regard vers Basil de nouveau. Un silence s’installe. Il se demande si il doit reprendre la parole pour continuer ses explications ou si il ferait mieux de lui laisser encore un peu de temps pour digérer les premières informations. Puis Basil romps le silence de lui-même en évoquant Ekaterina. Tristan hoche vivement la tête. « Oui, mais depuis peu, une dizaine de jours seulement. Je … c’est la première personne que j’ai recontacté … » Il ne sait pas trop comment ils vont prendre ça, le fait qu’il est d’abord pensé à sa femme avant eux. Sans elle, sans ce vernissage où il l’a revu pour la première fois, il ne serait sans doute pas ici. Il serait toujours dans son cottage, loin du monde.

« Je n’ai parlé à personne d’autres que vous trois depuis 9 ans. J’ai revu Ekat, il y a une dizaine de jours, je ne sais plus trop ce qui m’a décidé. On essaie de régler les choses entre nous. » C’était une manière un peu maladroite de dire qu’elle lui donnait une seconde chance. Si elle ne l’avait pas fait, il ne se serait clairement pas là. Peut-être qu’il pourrirait au pied d’une des falaises qui sont légions dans la région où il a élu domicile. Il jette un regard surpris à Basil « Tu as gardé contact avec elle ? » Il avait cru comprendre que sous le coup de la douleur et du deuil, elle avait banni le nom des Flamel de sa vie.

Un nouveau silence s’installe et Tristan regarde un peu autour de lui. Il ne peut s’empêcher de noter les différences entre cette cuisine et celle du manoir Flamel où ils avaient vécu une enfance heureuse et insouciante. Il pose une des questions qui le poursuit depuis qu’il a conclu que la vaste demeure de leur enfance n’était plus la propriété de la famille. « On est chez qui ici ? Qu’est-il arrivé à la maison ? ». Son éloignement l’avait rendu parfois brusque. Il n’avait plus l’habitude de s’embarrasser de tact.

Il ne savait pas grand-chose de ce qu’il était arrivé à sa famille depuis le 1er septembre 1981. Les rares éléments qu’il avait concernés la nuit sanglante de la Grande Purge. Il les tenait de conversations entre mangemorts pendant son incarcération. Ces tortionnaires ne s’étaient pas embarrassés de discrétion pour évoquer le drame familial des Flamel. Ils avaient vite remarqué que chaque détail faisait peser un poids plus lourd sur les épaules de leur détenu et il n’était qu’une chose : qu’il craque et fasse des révélations. Révélations qu’il ne pouvait faire, faute de savoir. La torture lui avait paru d’autant plus longue et pénible de savoir qu’il endurait ça par erreur, qu’il ne pouvait s’enorgueillir de retenir aucune information capitale au détriment de sa vie.

Parchemin envoyé Sam 22 Oct - 22:04

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Il était rassuré au sujet d’Ekaterina. Non, elle ne lui avait pas menti au sujet de son frère et oui, elle était au courant de son « retour à la vie ». Il n’avait pu se s’empêcher de penser à elle. Malheureusement il savait ce que cela faisait de perdre la personne avec qui on s’était marié… Il imaginait sa douleur… Et il espérait qu’elle prenne la nouvelle du retour de Tristan aussi bien que Violet. Lui avait la joie plus timide. Il adorait son frère, ne vous y trompez pas ! Mais il avait peur d’y croire. C’était un miracle. C’était trop beau pour être vrai ! Il avait du mal à réaliser… « On s’est envoyé quelques lettres mis je n’ai repris contact que cette année… » Il espérait que les choses s’arrangent entre eux. Tous les deux s’aimaient bien trop pour que les choses se finissent mal.

Il ne s’attendait pas à la question suivante. Elle le déstabilisa… Il était même gêné… comment expliquer la vérité ? Comment expliquer que les Flamel n’avaient plus rien ? Plus de fortune à leur nom, plus de demeure… une réputation médiocre… au point d’être souvent mis sous surveillance… « C’est chez moi… et Violet, évidemment. » Il ne devait cette maison que grâce à l’argent de la famille de Tilly. « On a perdu le manoir… on a tout perdu. Ils nous ont tout pris Tristan… » Dire de telles paroles était douloureux. Jamais il n’aurait imaginé devoir dire cela à son aîné ! Il avait honte de ne pas avoir pu protéger les Flamel tout comme leurs biens… Il baissa les yeux. Il aurait dû faire quelque chose… Il aurait dû se battre pour empêcher ça ! Violet ne disait pas un mot. Elle devait repenser douloureusement à la fameuse soirée, les souvenirs la hantait toujours. Se remémorer indéfiniment ça n’était pas sain.

Un grincement de plancher le fit sursauter. Il leva les yeux et vit les têtes de Tybalt et Jasper dépassé de l’encadrement de porte. Evidemment, ils étaient plus curieux que des fouines… Il poussa un petit soupire plus amuser qu’autre chose. Il ne pouvait pas leur reprocher cela. Il étendit les bras pour les inviter à entrer dans la pièce. Ils ne se firent pas prier et traversèrent la pièce pour le rejoindre. Jasper grimpa rapidement sur ses genoux et Tybalt alla s’asseoir à côté de Violet. « Humm… je crois que je dois te les présenter… et vice-versa… » S’il y avait bien d’une chose qu’il était fier pendant ses neuf ans, c’était la naissance de Tybalt et Jasper. « Tristan, voici Tybalt Flamel. » Il désigna son aîné d’un sourire. Ce dernier n’était pas vraiment réservé. Il tendit sa main à Tristan parce que c’est ainsi que les « grandes personnes » se présentent, en se serrant la main. La présence de ses fils avait le mérite d’adoucir son humeur et de le détendre. Il avait relâché inconsciemment ses épaules et les traits de son visage. « Et c’est Jasper Flamel. » Mais malgré ses efforts, il ne réussit pas à décoller l’enfant de contre sa poitrine… La fatigue de la journée le rendait encore plus timide que d’habitude… Il passa la main dans ses cheveux en pagaille pour le rassurer. C’était une joie immense de pouvoir présenter ses fils à leur oncle. Il n’aurait jamais imaginé cela possible. Il souriait maintenant plus honnêtement. Il penserait aux détails et aux complications plus tard, pour le moment il profitait. « Les enfants, c’est Tristan, votre oncle… » D’après le froncement de sourcils de Tybalt, il ne comprenait pas tellement la situation… Mais peu importait, Basil lui réexpliquerait tout plus tard s’il le fallait. Pour la première fois depuis longtemps, il arrivait à mettre les complications de côté et se concentrer sur l’essentiel… Tristan était en vie. C’était tout ce qui comptait, là, tout de suite. C’était le sourire de Violet et ce bonheur sincère et innocent qu’il n’avait pas ressenti aussi fort depuis longtemps.



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Parchemin envoyé Dim 23 Oct - 1:05

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Celui qu'il n'attendait plus

« C’est chez moi… et Violet, évidemment. On a perdu le manoir… on a tout perdu. Ils nous ont tout pris Tristan… » Un long silence s’installe. Il sent une colère gronder juste sous sa poitrine, et il réalise qu’elle a toujours été là. Il se savait juste pas la nommer ces neuf dernières années. Il avait cru qu’il avait pardonné, tout du moins tourné la page. C’était l’influence de l’ermite en lui. La sagesse, le pardon, toutes ces conneries. Il sait. Impossible de réparer les pertes humaines. Sa venue ce soir s’apparente peut-être à un miracle pour ses hôtes, mais les miracles n’existent pas. Les êtres perdus ne reviendront pas. Son père, Maman, Alistair. Eux n’ont pas eux cette deuxième chance qu’on lui accorde. Il ne doit pas la gâcher. Ce semblant de paix solitaire qu’il abrite depuis des années fait sa mue silencieusement. Elle laisse derrière elle l’hypocrisie bienpensante pour revêtir un vêtement de rancœur. Le désir de vengeance s’insinue sous sa peau.

Ne pas les avoir fréquenté pendant si longtemps l’avait préservé de vouloir se faire justice lui-même. Entendre le silence de Violet et sentir sa main qui écrase la sienne à l’évocation de leur perte broie ses volontés pacifiques.  Lire la douleur sur le visage de son frère provoque des réactions qui défient son entendement. Il ignorait posséder cela en lui. S’il prenait deux minutes pour y penser à tête reposée, il tenterait sans doute de se raisonner. Mais l’accent de désespoir qui s’est échappé dans les mots de Basil lui monte à la tête. Le silence s’éternise quelques instants. Il relâche soudainement la pression sur la main de Violet, prenant conscience qu’à présent c’est lui qui lui broie les phalanges.

Etre maitre de soi, aspect primordiale du métier d’auror, qu’il avait eu du mal à maitriser par le passé. Neuf années de solitude lui a laissé du temps à ne rien faire, à apprendre à se contrôler. Il fait le vide dans sa tête. Cette rancœur lui sera utile en temps voulu. Pour l’instant il doit la ranger dans une boite, prête à servir quand il le faudra. Finalement, parmi ces trucs d’ermite tout n’était pas à jeter à la poubelle. Quand il reprend la parole, sa voix est lointaine mais maitrisée. Peut-être un peu froide, mais ce n’est pas voulu. « Ha. » Un nouveau silence qu’il ne laisse pas durer trop longtemps, quand il reprend la parole, sa voix est douce mais ferme. « Le manoir, c’est pas grave, on va le récupérer. » Il ne sait pas encore comment. Cela parait peut-être irréaliste, mais si lui ce tient assis à cette table devant des personnes qu’il ne pensait plus revoir, c’est que tout est possible. « En temps voulu. » La patience n’est pas vraiment son fort. Il s’est peut-être un peu améliorer, mais les mauvaises habitudes revenaient au galop depuis deux semaines. « Rapidement. » #warriorsalamèche

« Pour le reste … » c’est une manière si maladroite de nommer la perte de leurs parents, de leur frère, de leur dignité, mais il ne peut se résoudre à mettre des mots dessus « … n’avoir pas été là pour le supporter avec vous … je suis … » désolé lui semble être si faible pour exprimer ses remords, il entends encore une grand-tante s’exprimer avec hauteur - on ne s’excuse pas soi-même Tristan, on demande pour être excusé, des excuses auto formulés n’ont aucune valeur. « Je vous prie d’accepter mes excuses ». Violet hoche la tête et murmure un doux « C’est bon pour moi ». Elle veut supplier Basil de faire de même, mais n’arrive pas à croiser son regard. Il a les yeux baissés. Puis soudain un petit bruit les fit sursauter tous les trois.

L’apparition des deux petites têtes blondes semblent faire éclater leur petit monde d’adulte compliqué. La tension se relâche. Tristan regarde son frère cadet accueillir ses garçons avec attendrissement. L’ainé va se réfugier pas loin des jupes de Violet, mais est suffisamment téméraire pour tendre une poignée de main volontaire. Tristan lui rend la pareil en riant légèrement. « Enchanté Tybalt. » Le garçon a l’air fier qu’on lui réponde comme si il était un adulte. Tristan jette un coup d’œil  au plus jeune. Celui-là semble nettement plus timide. Ou fatigué, il ne sait pas trop. Tristan lui sourit simplement, sans rien ajouter de plus. Il ne veut pas le brusquer. Il meurt d’envie de poser des questions sur la mère de ces enfants, mais doute que ce soit très diplomatique de le faire juste sous leur nez.

Tristan #ff9900
Basil indianred
Violet #FFE4E1
Parchemin envoyé Lun 24 Oct - 11:21

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Je suis : Marine , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 139 hiboux. J’incarne : Nina Dobrev , et l’avatar que je porte a été créé par : Sweetie Plum . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Crixus Je parle en : #ffe4e1



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Médicomage en empoisonnements par plantes et potions(en fuite) J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien.
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NB a écrit:
Pas très facile de reprendre en cours de route, mais j'ai fait avec, vous inquiétez pas pour moi. Vous avez géré de toute façon, il est beau ce Rp.
Si jamais quoi que ce soit vous gêne, ou quoi, n'hésitez pas J'ai essayé de me caler au mieux sur ce que vous avez dit que Violet disait ou faisait.
Je reprends au Rp de Basil : « C’est chez moi… et Violet, évidemment. »

Elle se tait. Ô fleur silencieuse, ses blessures ne se sont pas encore refermées. Le temps a beau défiler, ce sont des choses qu'on n'oublie jamais. Ses doigts tiennent la main de son frère. Elle est si heureuse de le retrouver, et pourtant... Elle a dû mal à y croire. Elle ose un long regard silencieux sur lui, mais ses yeux ne voient que du vide. Violet n'avait jamais été prête à faire le deuil de son frère, et elle se réjouit de ne pas avoir à le faire. Ses doigts broient la main de son frère. Elle ne s'en rend même pas compte. Qu'il lui sert aussi les doigts, elle ne le voit plus non plus. Depuis bien longtemps, Violet a appris à ne plus vraiment voir ce qui se passe vraiment. Elle pense à ce moment, et elle n'est plus là. La petite fleur se fixe dans sa vie d'avant. Elle se fixe dans les moments désagréables, et pourtant, c'est elle que l'on considère comme la plus lucide, celle qui réussi à trouver le bon côté des choses. Que neni, elle fait semblant la petite. « Ha. » Oui, ha.

Un sourire se dessine sur les lèvres de la jeune fille qui se masse les doigts doucement. Il a quand même de la poigne, et ses doigts vont le sentir quelques temps. Son frère s'embrouille dans ce qu'il dit. Oui, ils vont le récupérer ce manoir. Elle l'espère, et en même temps... Elle ne sait pas si elle sera réellement capable d'y vivre. Peut-être cela l'aidera à faire son deuil, peut-être pas. Ce sont des choses difficile à prévoir. Mais... Retourner vivre au manoir familial, ça signifie vivre là où ils ont tout perdu. Elle n'est pas sûre de souhaiter réellement cette revanche là, mais elle est prête à les aider quand même. S'il y a une chose qui est sûre, c'est qu'elle ne restera plus jamais sans rien faire.

« Pour le reste … » Elle sait ce qu'il veut dire. Ses reviennent se poser sur son frère. Ce ne doit pas être facile pour lui, mais elle a envie d'entendre ses excuses. Elle a besoin de savoir qu'il s'est quand même préoccupé d'eux. « … n’avoir pas été là pour le supporter avec vous … je suis … » Oui, supporter, c'est le mot. « Je vous prie d’accepter mes excuses » Violet, elle s'enfuie dans son imagination. Elle se surprend à repenser à toutes ses fois où elle les voyait tous les trois, ensemble. Seulement, ils n'avaient été que deux. Et elle ne lui en veut pas, il n'a pas eu le choix. Doucement, elle hoche la tête. « C’est bon pour moi », murmure t-elle du bout des lèvres. Basil ? Elle n'espère pas trop de lui. La douleur qui se lit sur son visage ne permet pas de juger s'il va réellement accepter ses excuses ou pas. Et pour l'avoir enduré, Violet sait que ce n'est pas gagné. Il a tellement voulu croire que Tristan ne reviendrai pas que... Ce sera difficile pour lui.

Le fracas des deux petits garnements brisa leur silence. Violet rit doucement quand son frère leur tend les bras. Les présentations faites, elle pose une main sur la tête de chacun des gamins et leur ébouriffe les cheveux. « Vous avez vu, un nouveau tonton à qui faire des farces, c'est pas génial ça ? » Elle rigole doucement. Elle aussi, elle adorait faire des farces à ses frères. Mais... Elle n'en a plus eu l'occasion depuis longtemps. Basil n'a pas la tête à ça, et Tristan vient juste d'arriver. « On était en train de faire à manger avec Tybalt, vous voulez quelque chose à boire ? »

Basil : #CD5C5C / indianred
Tristan : #ff9900
Violet : #FFE4E1
Parchemin envoyé Sam 29 Oct - 22:41

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Celui qu'il n'attendait plus

Reprendre le manoir ? Il n’avait jamais osé imaginé une telle chose. Trop dangereux. C’était déclaré officiellement la guerre aux Mangemorts. Depuis la Purge et jusqu’à aujourd’hui il avait plutôt tenté de faire tête basse pour que les Flamel se fassent oublier. Il ne supporterait pas de perdre plus… Parce que la chose qu’il lui semblait pouvoir encore perdre était les membres de sa famille. Ses enfants, Violet, ils étaient tout pour lui. Oh comme son frère lui avait manqué. Lui n’avait même pas le courage de rêver reprendre le domaine familial. Tristan avait toujours été plus dans les actes que les mots… Il était opposé sur ce point. Lui réfléchissait tellement que ses actions s’en retrouvaient atrophiés par son anxiété. Peut-être que c’était une pointe de folie qui lui manquait. Un zeste d’insouciance qui permet de faire le pas pour conquérir ses rêves.

Tristan les pria de l’excuser… Il devait s’en doutait, Basil avait toujours la fibre du rancunier en lui. Ce n’était pas vraiment une question de pardon… Mais plus une question « il lui faut du temps pour digérer tout cela ». Du temps pour se réhabituer à la présence de son grand frère. Neuf ans. Neuf ans ne s’oublient pas en un claquement de doigts. Il n’arrivait pas encore à réaliser que son frère était bien là. Neuf ans… pendant toutes ses années, il avait arrêté de croire aux miracles. Il avait appris que le bonheur il devait le voler au destin par petits bouts. Le sourire de Violet. Une leçon d’alchimie avec Tybalt. La lecture d’un livre pour enfant avec Jasper sur ses genoux. C’était sa le bonheur… et bientôt il voulait ajouter à cela les nouveaux souvenirs qu’il créerait avec Tristan.

Son cœur se réchauffa en voyant que la rencontre entre ses fils et Tristan se passait bien. Il y avait toujours ce goût surréaliste qui l’empêchait de laisser sa joie s’exprimer clairement. Néanmoins il avait quitté son visage renfrogné pour garder un sourire doux aux lèvres. Il se crispa tout de même en entendant les mots de Violet. « Oui… enfin doucement sur les farces… » Il lança un regard réprobateur à sa petite sœur. Comme si Tybalt avait besoin qu’elle lui donne des idées ! Il était déjà bien assez farceur ainsi ! « Tu veux rester manger ? » Il y avait de l’espoir dans sa voix. Il ne voulait pas que son frère reparte si vite… Il aurait l’impression que sa revenue dans son monde n’aurait été qu’une illusion. « Il y a assez à manger, non ? » Même si les finances de la famille n’avaient rien de comparable à avant la Purge, ils étaient loin d’être dans le besoin. Basil n’avait jamais été un grand dépensier non plus. Il aimait les choses simples. « Tu verras, Violet a fait des progrès en cuisine ! Désormais elle rate bien moins souvent ses plats ! » Il se souvenait à quel point Tristan et lui avait ri alors que Violet avait tenté de faire une tarte aux fruits rouges dans le passé… et que la chose n’avait pas pu être mangée tellement il avait peur de finir empoisonnés. Autant elle avait été douée pour beaucoup de choses dans son enfance que la cuisine n’en faisait pas partie. A l’époque. Jasper descendit de ses genoux et suivit son frère pour rejoindre Violet. C’était le moment où jamais d’éclaircir rapidement quelques questions qui devaient avoir germer dans l’esprit de son frère. Il se pencha un peu plus sur la table pour pouvoir murmurer. « Leur mère… ma femme est décédée. Je t’expliquerai les détails… à un autre moment… » Il ne voulait pas parler de cela avec ses garçons dans les parages. Cela ne faisait qu’un an, c’était trop frais. En réalité, il ne voulait pas parler de cela tout court. Tilly était une marque de fer rouge sur son âme et rien que d’effleurer le sujet était douloureux. Mais Tristan méritait la vérité tout autant qu’il espérait l’avoir de la part de ce dernier. Enfants, ils se faisaient rarement des secrets. Ils avaient été si soudés… dans les bons jours comme les mauvais. Dans les bonnes actions comme les bêtises. S’il pouvait retrouver ne serait qu’une étincelle de ce qu’ils avaient eu comme relation à l’époque… alors enterrer sa rancune en valait la peine.


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Parchemin envoyé Dim 30 Oct - 12:44

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Celui qu'il n'attendait plus

Un sourire carnassier s’étira sur ses lèvres quand il entendit parler de farces. Si ses neveux étaient farceurs, ils ne seraient pas en reste, leur oncle avait eu ses heures de gloires à piéger le manoir familial à ses heures perdues. Glisseo dans les escaliers, brume anti-gravité dans les couloirs, bomba bouse au-dessus des portes, et plus si affinités, Tristan en avait fait voir des belles et des pas mures à toute la famille, entrainant souvent son frère ou sa sœur dans les manœuvres. Surtout Basil du fait de leur âge proche. C’est d’ailleurs pour cela que lorsqu’il entendit Basil dire « Oui… enfin doucement sur les farces… », il ne put s’empêcher de laisser échapper un rire et de lui jeter un coup d’œil qui signifiait plus ou moins « Alors, brother, on applique la technique du faites ce que je dis pas ce que je fais ? ». Mais il ne commenta pas plus que nécessaire, à vrai dire ce n’était pas ses enfants et faire des réflexions sur l’éducation serait assez malvenu après s’être absenté si longtemps.

Il ne s’attendait pas vraiment à une invitation à manger. Il ne savait d’ailleurs pas très bien ce qu’il attendait de cette soirée. Il avait placé ses espoirs sur des bases assez faibles pour éviter toutes déceptions et une invitation à rester pour le diner était largement surclassée. Son objectif numéro 1 était notamment de ne pas se faire claquer la porte au nez, il avait le sentiment de pouvoir cocher cette case-là. Le numéro 2 était de ne pas être pris pour un usurpateur. A dire vrai, la première chose qu’avait faite Ekaterina en le voyant était de le menacer et de le prendre pour quelqu’un d’autre. Elle s’était vite faite à l’idée qu’il n’était pas un mauvais farceur, mais tout de même. Mais finalement, il semblait que l’objectif numéro 2 avait été rempli sans trop de difficultés non plus. Et il ne s’était pas fixé d’objectif numéro 3. Il était donc en roue libre.

Un sourire s’épanouit sur ses lèvres et illumina son visage. « Si ça ne vous dérange pas, avec plaisir. » Il se mit à rire en entendant les progrès en cuisine de Violet et la gratifia d’un coup d’œil taquin. « J’en doute pas ! » Il se sentit légèrement mal à l’aise lorsque la dynamique d’un diner familial commença à s’organiser. Cela faisait 9 ans qu’il n’avait plus assisté à ce genre de préparatif, neuf ans qu’il mangeait en face à face avec lui-même, qu’il préparait ses repas tout seul. Voir ses neveux suivre Violet pour l’aider lui rappela les diners lorsqu’il était enfant, quand tous avaient leurs petites habitudes avant de passer à table. Les elfes de maison passant dans les pièces pour indiquer que le repas était prêt, sa mère s’assurant qu’ils s’étaient laver les mains, son père qui avait souvent une recherche à finir et s’asseyait quelques secondes après tout le monde, les chamailleries entre les trois frères pour obtenir la meilleure place assise et Violet qui finissait par s’y asseoir sans demander l’avis de personne. Cette vague de souvenir le rendit vaguement mélancolique tandis qu’il réalisait que cela n’arriverait plus.

Basil lui sauva la mise en le tirant de ses pensées sans crier gare, en se penchant vers lui pour lui glisser quelques mots à propos de la mère des enfants. Il hocha la tête d’un air empreint de compréhension. La femme de Basil. Sa belle-sœur. Son frère s’était donc marié et il était veuf. Il se demanda si c’était une jeune femme qu’il avait connu. Quand il entendit la suite, il fronça les sourcils avec inquiétudes. Il y avait des détails à expliquer. Le sort s’était tellement acharné sur cette famille qu’il avait tendance à imaginer le pire et espéra qu’il se montait la tête pour rien.

Avant que l’un ou l’autre n’ait le temps de succomber à un excès de mélancolie, Tristan se leva et tentant de reprendre de vieux réflexes de sociabilité, il s’adressa à Violet. « On peut faire quelque chose pour t’aider, Violet ? ». Il suivit un de ses neveux, le plus grand, Tybalt s’il y avait bien retenu les présentations, jusqu’à un buffet et l’aida à sortir les assiettes en hauteur que le garçon posa sur la table. Il remarqua que le petit deuxième, Japser donc, était toujours dans les jambes de sa tante, le regardant d’un air curieux. Ne voulant pas l’effrayer, il fit comme si de rien n’était.

Tristan #ff9900
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Parchemin envoyé Sam 5 Nov - 22:59

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Je suis : Marine , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 139 hiboux. J’incarne : Nina Dobrev , et l’avatar que je porte a été créé par : Sweetie Plum . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Crixus Je parle en : #ffe4e1



Je suis âgé de : 24 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Médicomage en empoisonnements par plantes et potions(en fuite) J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien.
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« Oui… enfin doucement sur les farces… » Violet lève les yeux sur lui, et lui tire la langue. Comme si, eux, n'avaient jamais fait de farces. Ses petits neveux avaient absolument le droit d'en faire à leur oncle. Elle-même, elle se rappelait que, plus jeune, elle adorait en faire à ses frères. En général, elle préférait viser Basil qui s'énervait contre ses deux frères après, qui n'avaient absolument rien fait. Et puis, elle rigolait en douce, la petite Violet. C'était la belle époque. Sauf que maintenant, ils n'ont plus le droit à faire ça. Et puis, il leur manque un frère... Elle sourit en levant les yeux au ciel lorsque les garçons oublient sa question. Bon, et bien s'ils ne veulent rien boire, qu'ils ne boivent rien. « Tu veux rester manger ? » Violet lui jette un regard plein d'espoir, en écho à l'intonation de la voix de son frère. « Il y a assez à manger, non ? » « Bien sûr ! On en a pour tout un régiment ! » Elle tape joyeusement dans ses mains et se tourne vers les fourneaux quand son frère accepte. Bon, 'est pas tout ça, mais le repas ne se cuisine pas encore vraiment tout seul. Enfin... La jeune fille donne quelques coups de baguette par-ci, par-là.

« Tu verras, Violet a fait des progrès en cuisine ! Désormais elle rate bien moins souvent ses plats ! » Violet lève les yeux au ciel et ronchonne doucement. « Tu as qu'à faire à manger si tu es pas content », elle ronchonne dans sa barbe. « J’en doute pas ! »

Jasper dans les jambes, la jeune fille entreprend de terminer la tarte à la mélasse pour le dessert tandis qu'elle laisse les pomme de terre s'éplucher d'elles-mêmes. Elle fonce les sourcils en plaçant le plat au four et ses lèvres s'éclairent d'un grand sourire lorsque son frère lui demande s'il peut l'aider. « Il y a toujours quelque chose à faire. » Elle jette un regard en coin à Basil. Au fond, elle est vraiment heureuse que son frère soit revenu parmi eux, et qu'ils puisent tenter d'avoir une vie de famille à nouveau. Seulement... Elle a peur que son frère ne soit pas prêt. Avec la perte de sa femme, les deux enfants dans les pattes, il pensait son frère mort et il ressurgit. Elle sait que ça va être difficile pour lui.

Et pourtant, elle n'est pas inquiète. Violet se demande juste si leur frère prendra part à leur cause. Il a déjà évoquer vouloir reprendre le manoir familial. Mais elle se demande à quel prix est-il prêt à revenir dans la famille ? Vivre pendant 9 ans loin d'eux, d'accord. Mais arriver du jour au lendemain et se lancer tête baissée dans la bataille... Elle n'en est pas sûre. Il se battra un jour, elle le connaît, mais pas tout de suite. Se retournant pour mettre les pommes de terre à l'eau, elle se prends les pieds dans son neveu et jure. « Est-ce que... Jasper ! S'il te plaît, ne reste pas dans mes pattes. Vas sur les genoux de ton père, fais quelque chose, mais là tu empêches tata de faire la cuisine correctement mon chéri. Allez, oust ! » Elle le regarde jeter un regard furtif à son oncle et se lancer dans les bras de son père en soupirant. « La viande est cuite, il ne reste que les pommes de terre. Tristan, si tu veux bien mettre la tarte au four pendant que je m'occupe des pommes de terre. Laisse Tyblat mettre le couvert. » Elle passe en coup de vent devant Basil et acciote (lance un Accio) le sel. « Tu mangeais comment, pendant toutes ses années ? Tu n'as pas l'air d'un grand cuisiner. », rigole t-elle.
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Parchemin envoyé Sam 12 Nov - 21:33

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Celui qu'il n'attendait plus

C’était étrange, ce sentiment dans sa poitrine. Un sentiment chaleureux. Cela était étrange d’être réuni tous les trois… Son cœur se serra à la pensée d’Alastair. C’était celui de la fratrie avec lequel il était le moins proche mais… cela n’empêchait pas qu’il lui manquait cruellement. Une lueur de folie le faisait espérer que lui aussi pouvait franchir le pas de sa porte à tout moment. C’était oublier le fait qu’il l’avait vu mourir devant ses yeux, contrairement à Tristan. Il l’avait vu se vider de son sang alors qu’il voulait défendre le reste de la famille… Il avait suivi les traces de leur père. De trop près. Il chassa ses images de son esprit. Pourquoi fallait toujours qu’il complique tout ? Il fallait qu’il profite du retour de Tristan. Il fallait qu’il apprenne à profiter du bonheur avant que ce dernier ne lui file entre ses doigts.

Il sourit. Violet était, elle, beaucoup plus à l’aise que lui, elle avait repris ses bonnes vieilles remarques bien placées. Elle avait toujours été beaucoup plus douée pour s’adapter aux situations. Alors que lui avait tendances à paniquer et perdre pied, elle gérait les situations avec calme et positivité. Il devrait pour exemple sur elle, il en avait conscience. Mais non, pour en revenir à sa remarque, heureusement que ce n’était pas lui aux fourneaux. Il avait beau se débrouiller en potions, la cuisine était pour lui un domaine condamné. Même Jasper et Tybalt ne voulait pas manger les pancakes qu’il avait tenté de leur faire une fois. Il ne pouvait pas leur en vouloir pour le coup. Enfin, c’était vrai que Violet méritait bien un coup de main ! La guerre que se livrait ses pensées actuellement le rendait un peu confus.

Il attrapa Jasper au vol alors que celui-ci courrait dans ses bras. « Fais pas attention à ta tante, elle se transforme en monstre ! » Il sourit. « Elle veut impressionner son grand frère… » Dans ce tableau, il ne manquait plus qu’Ekaterina et Dragomir… Il espérait que bientôt ils seront tous réunis. Les Flamel devaient restés soudés face à tous. Ils étaient plus forts ensembles. Ils ne se laisseraient plus écraser plus longtemps.  La famille renaîtrait de ses braises. Ils auraient dû les achever lors de la Purge. Ils allaient s’en mordre les doigts d’avoir laissé trois des membres en vie… Il ne savait pas d’où venait brusquement toute cette rage de vengeance. Il l’avait étouffé tout ce temps… qu’il avait oublié qu’il ressentait une telle chose. Il n’était pas le temps du combat. C’était le soir des retrouvailles et de la cicatrisation. Ils verraient pour le reste une autre fois. Il fit grimper Jasper sur ses épaules. Il adorait être perché là-haut et c’était un moyen pour que Basil ne s’éreinte pas à lui courir après… gagnant-gagnant. Tybalt, lui, s’afférait tout content de pouvoir aider. Il montra d’ailleurs à Tristan où se trouvait le four pour qu’il y glisse la tarte. Il regardait le bal qui se déroulait devant ses yeux. Son frère semblait un peu perdu dans ces lieux qu’il ne connaissait pas… Basil aurait préféré pouvoir l’accueillir au Manoir familial… C’était là la place des Flamel. Aucun Mangemort n’avait sa place dans la demeure. Il fallait le faire comprendre. Et ils le feraient apparemment… Pour la première fois depuis sa naissance, il était prêt à renoncer à ses principes pacifiques. Il allait non pas chercher juste à se défendre, il allait attaquer. Aux côtés de Tristan. Il était hors de question qu’il laisse Violet participer à ce combat, trop risqué… même s’il savait qu’elle allait tout faire pour le convaincre.

Il rappela à Tybalt lequel du couteau ou de la fourchette allait à droite. Tout était étrangement… naturel. Comme si les choses se mettaient finalement en place après tant de temps. Une vague d’espoir se mouvait en lui. Cette vague lui apportait la force qui lui manquait. Il devait tout faire pour changer les choses, pour offrir un autre avenir à ses fils. « Pour… pour récupérer le Manoir et ce qui va de droit aux Flamel… Je vais le faire. Je te donnerai un coup de main. » Cela changerait du tout au tout sa position face au système. C’était s’affirmer clairement contre les Mangemorts… bousiller sa couverture et mettre une cible de mir sur sa tête mais surtout sur celle de Tybalt et Jasper. Néanmoins, il était temps. Il le devait à leur père, leur mère et leur frère.



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Parchemin envoyé Dim 20 Nov - 20:46

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Celui qu'il n'attendait plus

Il regarde Violet prendre les choses en main avec un sourire amusé. Elle houspille son neveu puis donne des instructions à son grand frère. Il se plie de bon cœur aux ordres et laisse Tybalt mettre la table pour s’emparer de la tarte. Il la regarde d’un œil gourmand. Cela fait tellement longtemps qu’il n’a pas mangé de desserts dignes de ce nom. « Tu mangeais comment, pendant toutes ses années ? Tu n'as pas l'air d'un grand cuisinier. » Il hoche la tête. « J’ai un potager et un oiseau de chasse qui me ramène du petit gibier. Rien de bien gastronomique, mais je me débrouille pas trop mal, ça se mange ! » Il rit. Il est bon cuisinier par la force des choses, il a juste finit par mettre la main à la pâte parce qu’il n’avait pas le choix, il ne pouvait pas se laisser mourir de faim.

Il place la tarte au four et se relève, puis s’appuie contre le plan de travail, bras croisés. Il observe tranquillement Tybalt qui hésite sur la place de la fourchette ou du couteau, et cela le fait sourire. Finalement, le garçon finit sa tâche et tout le monde s’assoit autour de la table.  Basil prend un air sérieux pour entamer la conversation. « Pour… pour récupérer le Manoir et ce qui va de droit aux Flamel… Je vais le faire. Je te donnerai un coup de main. » La nouvelle tire un nouveau sourire à Tristan. Il a toujours eu l’art et la manière d’attirer son petit frère dans les ennuis avec lui.

Mais très vite la réalité se ramène à lui. Il tempère leur velléité d’une voix douce, teinté d’un léger soupçon de honte. « Je dois déjà régler quelques détails techniques. » Il hésite à les laisser dans le flou. Il faut dire que ce qu’il s’apprête à leur avouer l’a rendu malade pendant un moment, même si sur les dernières années, il s’était fait à l’idée qu’il ne serait sans doute plus jamais capable d’utiliser la magie. C’est avec soulagement qu’il avait remarqué des améliorations quelques mois plus tôt. Améliorations qu’il n’expliquait toujours pas très bien. Il venait seulement de remarquer que depuis qu’il était rentré en contact avec le monde magique sa baguette était coopératrice. « J’ai des petites mésententes avec ma baguette magique. »
O
h et puis zut, autant être honnête ! Il a bien réussi à le dire à Ekaterina, il peut aussi le partager avec son frère et sa sœur. Il en a honte, assurément, mais au moins, ça va mieux. Il espère que ça finira par revenir comme avant, en tout cas il voit des signes positifs ces derniers temps. « J’étais aussi efficace qu’un cracmol ces 8 dernières années … mais ça va mieux ! » Cela n’a rien de bien folichon en réalité. Il connait les sorts, mais il les rate régulièrement comme un collégien. Il s’est habitué à agir quotidiennement comme un moldu et il en oublie d’utiliser la magie comme un sorcier. Il lui faut de la pratique et de la régularité. Il a la ferme intention de s’y consacrer sérieusement. « Enfin, il y a des améliorations depuis quelques temps. ». Voilà. Ça c’est une manière honnête de dire les choses. Tybalt attire soudain l’intention sur lui en prenant la parole. « Dis, papa, c’est quoi un cracmol ? »

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Parchemin envoyé Mer 4 Jan - 20:58

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Je suis : Marine , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/10/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 139 hiboux. J’incarne : Nina Dobrev , et l’avatar que je porte a été créé par : Sweetie Plum . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Crixus Je parle en : #ffe4e1



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raise your wand
 

« Fais pas attention à ta tante, elle se transforme en monstre ! » Il ne manque jamais une occasion de la ramener, celui-ci. Elle ne prends même pas la peine de lui tirer la langue une énième fois. Il ne le mérite même pas. « Elle veut impressionner son grand frère… » Elle ahusse lentement les épaules. S'il y avait encore quelqu'un à impressionner... Violet est fière de savoir tenir une maison, parce que s'occuper de son frère et des deux petits, ce n'est pas tous les jours facile, et en même temps, elle s'en fiche un peu. Elle trouve son compte dans ces gestes mécaniques. Ils permettent d'oublier, de s'oublier.

« J’ai un potager et un oiseau de chasse qui me ramène du petit gibier. Rien de bien gastronomique, mais je me débrouille pas trop mal, ça se mange ! » Violet reste sceptique, mais elle ne dit rien. Ses mains terminent mécaniquement les préparatifs du repas, tandis que chacun prend place à table. La jeune femme jette un regard fier à cette petite assemblée et un air mélancolique revient se glisser sur son visage. Bien sûr qu'elle pense à ses parents, à son frère. Elle aurait tant aimé partager cette tablée avec eux, mais... Ils ne sont plus de ce monde désormais. Si elle a toujours gardé espoir de retrouver Tristan, elle sait que jamais eux ne reviendront. Elle l'a vu de ses propres yeux. Et si son frère n'avait pas flanché, pour elle, pour la sauver, elle n'aurait pas été non plus de ce repas. « Pour… pour récupérer le Manoir et ce qui va de droit aux Flamel… Je vais le faire. Je te donnerai un coup de main. » Ses mains se crispent tandis qu'elle prends également place à la table. Elle n'ignore pas qu'ils parlent sérieusement, mais, elle ne se rend pas réellement prête à entendre ça. Veulent-ils réellement retourner vivre dans ce manoir ? Tristant, lui, n'aura surement aucun problèmes à vivre là-bas. Mais Basil... Il lui semble déjà tellement instable depuis la mort de sa femme. N'est-ce pas tenter le diable ? Quant à Violet, elle ne sait pas si elle réussira. C'est le point dominant de tout un tas de souvenirs, cet endroit, et surtout des plus mauvais.

Elle écoute silencieusement le discours de son frère. La magie de Violet n'est pas des plus puissantes, c'est Basil le roi de cet art. Elle, elle préfère largement la compagnie des fioles et des potions.  De ce coté-là, elle porte fièrement son nom, et elle ne regrette aucunement les études qu'elle a fait en ce sens. Chaque jour, elle soigne des patients empoisonnés et elle apprécie ce métier. La remarque de son neveu lui décroche un sourire, et elle s'empresse de lui répondre. « C'est quelqu'un qui n'a pas de magie, mais qui avait des parents sorciers quand même. Mais Tristan n'est pas un cracmol, ne t'inquiète pas. » Un silence tombe sur la table, et malicieuse, Violet prend un air détaché pour saisir son verre. Ni une, ni deux, elle le jette à la figure de Tristan. « Que le repas commence. »
Basil : #CD5C5C / indianred
Tristan : #ff9900
Violet : #FFE4E1
 

Celui qu'il n'attendait plus (Flamel - Flashback)

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