indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Sissi ☾ « Glowing in the dark. »

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Parchemin envoyé Mer 31 Aoû - 18:02

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ Glowing in the darkLorem ipsum dolor sit amet, consectetur adipiscing elit. Quisque commodo at ex vel mattis. Sed et gravida orci. In eget faucibus mi, sit amet vestibulum nisl.Le roux intense de la jeune femme pourrait souffler l'infâme nom des Weasley, il pourrait signifier la traitrise à un sang pur, immaculé. Ce roux surnaturel qui défie sans honte les superstitions. Elle n'est pas de ces défenseurs de la justice, elle qui du haut de ses vingt-et-une années ne cède pas, ne baisse pas le regard face à une société aussi tyrannique que superstitieuse. A quiconque ose la rabaisser, elle siffle toutes les notes d'une langue bien trop connue, dont peu parviennent à décrypter les nuances. Crispation évidente dés lorsqu'elle se dévoile Grimstone, comme si la neutralité des commerçants frustrait les mangemorts avides de pouvoir. Caprice du Destin, elle s'est bien malgré elle retrouvée liée à la fois à la révolte grondante et à la collaboration profonde, petite fille au coeur plein d'excès dont la pensine ne ferait que révéler l'ambivalence de l'esprit.  
Cocktail de trucs à savoir.Erzsébet Anastasia Rackharrow, née Grimstone ✗ 22 ans ✗ Fourchelangue ✗ Yeux vairons : vert à gauche, noisette à droite ✗ possède trois tatouages magiques : cou, clavicule & décolleté ✗ chapeauflou slytherin/ravenclaw répartie chez les aigles ✗ Joaillère ✗ adeptes d'expériences et assoiffée de connaissances ✗ mère d'un nourrisson prénommé Emrys.

Plan de la pensineApprentissage
Adolescence
31 Octobre 1989
Mars - Avril 1990
Août 1990
Point de vue sur la famille
Journal intime sept./nov. 1990
Journal intime avr. 1991
16 septembre 1991 - 21 septembre 1991


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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 31 Aoû - 18:38

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ The Little Girl & The Snake« Every great story seems to begin with a snake. »Il rampe sur le sol, sombre animal aux allures inquiétantes. Irmin n’était plus piégé derrière la vitrine du vivarium, plus depuis que la gamine avait dévoilé ce drôle de talent qui faisait frémir sa mère, gonflait de fierté son père, inquiétait sa fratrie. Les Grimstone n’avaient plus eu de fourchelangues dans leur lignée depuis tant de temps qu’ils en avaient presque oublié leur parenté avec ces sorciers au talent source de bien des superstitions. Et elle, dernière enfant du couple, ne semblait pas s’émouvoir de sa différence. N’était-ce donc pas normal de communiquer avec le cobra ? Sans doute pas mais elle avait lu dans un livre que les sorciers aux facultés particulières pouvaient servir la société, d’une manière ou d’une autre. Du haut de ses sept ans, elle ne faisait pas la différence entre ce qui était tolérait et ce qui effrayait. « Erzsébet, cesse donc cela. » La tête rousse se relève vers l’élégante silhouette de la femme au ton autoritaire. Cesser quoi ? La main suspendue au dessus de la tête de l’animal, elle paraît presque défier l’ordre qui lui a été donné. Le père n’était-il pas si fier de sa petite vipère ? « Tu pourrais au moins faire l’effort d’articuler des mots intelligibles. » Le reproche manque de douceur. Ca n’est pas qu’elle n’aime pas sa fille, c’est simplement qu’elle ne comprend pas ; elle ne comprend pas cette malédiction, elle ne comprend pas pourquoi elle a donné naissance à cette étrange petite créature dépourvue de sensibilité, pourquoi de son enfant elle n’a jamais le moindre câlin, la moindre affection, elle ne saisit pas pourquoi cette fille qu’elle a tant voulu ne lui rend rien de tout ce qu’elle a un jour éprouvé pour elle. La crainte de la savoir cracmolle avait laissé place à autre chose, de bien pire, de bien plus froid : l’ombre des regrets. « Ne sois pas injuste avec elle, Eszter. Je m’en occupe. » La brune se détourne dans un frottement de tissus, laissant Soren s’accroupir face à la petite rousse, calmement. Il n’avait pas le rejet des Karolyi pour les reptiles, c’était inscrit dans son sang et il connaissait le risque, il savait que cela pouvait réapparaître n’importe quand. Sa lignée s’était trop souvent enorgueillie de ses ancêtres pour en nier les représentants, même s’il craignait que les déviances aillent de paire avec le fourchelangue ; que deviendrait alors leur neutralité si durement gagnée ? « Il est l’heure d’aller au lit, ma petite vipère. » Tendrement, il a tendu sa main, désireux de lui prouver qu’il l’aimait autant que Valeryan, Ekaterina et Maksimilian. Chacun de ses précieux enfants, particuliers à leur manière.

...✁...

« Mmmh. Intelligence et curiosité.. » Le Choixpeau bouge sur sa tête et elle semble indifférente, trop calme pour une petite de onze années. Tous les élèves qui passaient les portes de l’école de sorcellerie pour la première fois s’angoissaient du choix de l’objet magique. Pas elle. Pas cette fois-ci. A quoi bon ? Son coeur froid n’était pas empli de ces émotions qui faisaient battre la chamade à tous les jeunes myocardes.  « Beaucoup de créativité et de l’ambition. » Ca a l’air complexe. Pourquoi était-ce donc si long ? Elle ne se pensait pas faite d’autant de nuances que cela en perturberait la prise de décision. Sa mère ne disait-elle pas qu’à coup sûr, il ne faudrait pas plus d’une seconde pour la répartir ? « Je vois l’envie de prouver que tu vaux quelque chose mais également une soif de savoir.. disons.. Serdaigle ! » A la surprise de ses aînés. Comment la fourchelangue pouvait-elle donc échapper à la maison de Salazar Serpentard ? Le bleu ornerait donc ses robes de sorcière jusqu’à la fin de sa scolarité. Certains de ses professeurs avaient fini par conclure qu’en la séparant de l’image de sa particularité magique, le Choixpeau avait choisi d’épargner l’enfant. D’autres avaient soufflé que l’ambition de la petite n’avait d’égale que son envie de tout connaître. Et rapidement, elle était devenue la créature sifflante mal répartie. L’étrange froideur pragmatique de la jeune fille avait provoqué la méfiance de ses camarades. Que dire, dés lors qu’elle s’était liée d’amitié avec une Rackharrow ? Le signe que son sang était vicié et que, comme tous les fourchelangues, elle était vouée à la magie la plus sombre. Diable que les enfants sont cruels.

...✁...

On a appelé cela La Purge. Les couloirs de Poudlard se sont vidés de ceux dont l’hémoglobine n’était pas pure, de ceux dont le coffre n’était pas rempli d’or. Y avait-il alors un intérêt à traverser l’école pour ne voir que ces visages arrogants et trop fiers d’un pouvoir qu’aucun n’avait réellement entre les mains ? On a appelé cela La Purge mais pour Sissi, ça n’avait été que le réveil brutal d’émotions qu’elle était incapable de gérer. Ca lui transperçait l’âme de voir combien la société pouvait s’enorgueillir de ses pires aspects, sans doute parce qu’elle avait été élevée dans l’idée que l’intellect valait autant que le sang ; bien sûr, on ne lui avait pas inculqué une quelconque faculté à vouloir épouser un impur mais elle savait déjà, à l’époque, que la magie avait aussi besoin d’une certaine mixité pour survivre. Son né-moldu d’ami était mort à ses pieds sans qu’elle n’esquisse le moindre mouvement de révolte, Circée avait était torturée sans qu’elle ne se trouve à ses côtés pour la défendre, alors lentement et sûrement la culpabilité s’était insinuée. Ce terrible sentiment ne l’avait plus jamais quittée et plus les années s’écoulaient, plus les motifs de remords s’amplifiaient. Grondante révolte. Aurait-ce été plus simple pour les siens si elle avait été normale ? Aurait-elle pu agir, alors ? Ou serait-elle morte avec tous ces courageux qui s’étaient opposés à l’injustice ? Si jeune, aurait-elle vraiment changé quelque chose ? Nul ne l’avait prise pour une Weasley, le sifflement entre ses lèvres ayant dissuadé quiconque de se mettre à douter. Cela l’avait peut-être épargnée, de la façon la plus arbitraire qui soit. Elle s’était mise à engranger des connaissances comme on se drogue, espérant ne plus jamais être démunie face à une menace. Nul ne lèverait jamais plus sa baguette sans qu’elle ne riposte, parce que c’était cela, être une Grimstone, c’était savoir, c’était pouvoir.

...✁...

Le Basilic est un serpent gigantesque, si grand qu’on le qualifie de Roi de son espèce. Il est considéré comme la créature la plus dangereuse qui soit, rarissime et généralement élevée par des mages noirs. Du haut de ses treize années, elle dévore des yeux l’illustration sur les pages vieillies par les années. C’est un traité sur un animal dont elle ne sait rien, dont elle n’a jamais entendu parler mais qui, déjà, éveille son imagination. Une durée de vie de neuf-cents ans, imaginez-vous bien qu’elle ne pouvait qu’espérer en étudier un, un jour. Il est marqué, juste en bas, que les fourchelangues ont l’incroyable faculté de les contrôler. Elle s’est assise sur le sol de la grande bibliothèque, tournant les pages avec une débordante fascination. Ainsi donc il existait des créatures bien plus incroyables que celles détaillées dans ses livres de cours. « Sissi ! » L’expression horrifiée de sa mère la surprend au point qu’elle n’a pas le temps de s’accrocher à la couverture du livre qui lui échappe, aussitôt jeté dans le feu de la cheminée par une Eszter tremblante. « Jamais, m'entends-tu ? Jamais tu ne dois toucher à ce genre d'ouvrages ! Sais-tu combien ils sont dangereux ? » Mais tout ce que la gamine a vu, c'est le gâchis, la destruction d'un héritage. C'était signé Grimstone alors pourquoi diable l'empêcher d'accéder à ce savoir ? Sissi ne pardonna jamais à sa mère cet acte qui ne visait qu'à la protéger. Elle était une assoiffée de connaissances qui refusait de limiter son apprentissage à un unique domaine. A l'âge où ses frères et soeur entamaient le perfectionnement d'un art, de la médicomagie à l'archémagie en passant par l'astronomie, la rouquine optait pour les bijoux. Elle serait commerçante, comme ses ancêtres avant elle, et elle serait la meilleure, elle l'avait juré à sa mère. La meilleure, pas moins que cela.


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Parchemin envoyé Jeu 1 Sep - 11:14

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ Once upon a dream« And if I seem dangerous, Would you be scared ? I get the feeling just because Everything I touch isn't dark enough »Le plus beau refuge de l’Angleterre se trouvait là, juste derrière cette porte. Elle se souvenait de la toute première fois qu’elle était entrée, accrochée à la main de son père qui n’avait eu d’autre choix que de la suivre. Sa fille n’avait que trop peu de passions et d’expressivité pour lui refuser cela. Des livres partout et l’odeur des parchemins qui embaument l’air, faisant de la grande pièce une des merveilles du monde. L’homme qui tenait le commerce avait ce regard sombre et cette aura charismatique qu’elle n’avait jamais oubliée, non pas parce qu’il était le père de Circée mais parce qu’il avait ce petit quelque chose de terriblement attractif dont Soren se méfiait. Appâtée telle une abeille vers du miel, Erzsébet n’avait osé dire que le stricte minimum de la politesse, intimidée. Un tout premier livre acheté et tendu à la demoiselle, sur l’ensorcellement d’objets, le tout premier d’une longue série. Bientôt, elle fouillerait entre les rayons à la recherches de perles rares, d’une littérature magique pleine de savoirs divers et variés. Une petite intellectuelle en herbe dont les goûts finirent par se préciser entre les lignes de parchemins plus obscurs. Jamais un seul reproche, jamais un seul refus, de l’intimidation à l’admiration. C’était comme grandir dans un paradis artificiel, loin des commentaires agacés de sa mère. Elle avait juré d’être une digne représentante de sa lignée et elle n’a pas menti, elle a tout fait pour cela. Peut-être malgré lui, Irvin l’avait aidé à trouver sa voie.

...✁...

« Kenan, je vais t’arracher les yeux ! » Il riait de sa mauvaise farce et elle lui courait après avec un gros grimoire qui aurait assommé un elfe de maison sans difficulté. Si Erzsébet s’entendait à merveille avec Circée, malgré son côté lunatique, elle avait sans cesse l’envie irrépressible d’éliminer le fils, le parfait petit con d’héritier ; arrogant, moqueur et provocateur. Il pensait sans doute que son coeur froid était insensible à ses remarques, que rien ne pouvait atteindre celle qu’il qualifiait de frigide, de vieille fille, d’acromantula aussi. Il l’avait faite pleurer sans le savoir, celle qui du coin de l’oeil ne pouvait se détacher de la silhouette charmante de l’adolescent. Il flirtait sans vergogne, populaire qu’il était, rejetant sans cesse la rousse qu’il dénigrait. Toutes avaient son attention, il avait le détachement qui plaisait, cet air de mauvais garçon, et elle n’était rien, trop sérieuse, trop studieuse, trop sage. « Si tu m’approche je t’imprime la reliure sur le nez, tu verras si tu plais encore, Rackharrow ! » Ils étaient peut-être trop jeunes, dans le flou d’émotions qu’ils ne saisissaient pas. Quiconque s’en prenait à Sissi subissait la colère de Kenan, et elle n’en savait rien, persuadée qu’il la détestait, qu’elle était de trop dans son univers. Aurait-elle seulement pu deviner les contours de l’avenir ? A la recherche d’un avenir à brûler trop vite, elle s’est détournée de celui qu’elle ne pouvait plus attendre, défaitiste. Il ne la regarderait jamais.

...✁...

Les cheveux blonds pour couvrir le roux, parce qu’il préfère. Les yeux toujours vairons en contraste avec la clarté de la longue tresse. Il n’a pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours, pas une lettre, pas un mot. Pauvre demoiselle abandonnée qui croyait enfin pouvoir aimer. Et si elle ne convenait pas ? Si il était déçu par le froid de son regard ? Jamais un contact, jamais un baiser, seulement un contrat d’avenir, d’appartenance, pour sauver le nom de cet allemand résidant désormais en Angleterre.

« Ma très chère Sissi, je suis ravi que nous ayons pu trouver un accord. Peut-être le blond te va-t-il bien mieux que le roux. N’a-t-il pas mauvaise réputation à Londres ? Je ne voudrais pas contrarier mes parents. Ne nous devons-nous pas d’être à la hauteur de leurs espérances ? J’ai conscience de perturber ta vie en exigeant de toi nombre de sacrifices mais c’est le lot du mariage. Notre sang doit être préservé, à n’importe quel prix. J’apprendrai à t’aimer malgré l’étrange chant du serpent qui t’accompagne et nul doute que nous aurons autant d’enfants que tu l’espères. Sais-tu si ton père a choisi une date ?
Affectueusement,
Ludwig. »

Et puis on lui a annoncé la nouvelle. Elle a cessé de lire et relire ses lettres, elle en a froissé les mots, brûlé le sens. Trahison. Il a été pris et exécuté, membre de la rébellion. Il se servait d’elle et de ses espoirs pour s’assurer un avenir, parce que la neutralité des Grimstone était pratique. Elle n’était qu’un faible pantin entre ses doigts et, désormais, elle se refusait à l’attachement. Nul ne pourrait jamais l’aimer, elle dont la langue principale était celle des serpents, elle dont le regard vairon traduisait les bizarreries, mêlait l’or avec l’émeraude. Adolescente au coeur perdu, brillante et si fragile face à ce devoir qu’elle se faisait, ses espoirs écrasés contre le mur de la réalité. Elle aurait tant voulu une autre famille, la sienne, être consolée et protégée par quelqu’un capable d’apaiser ses démons. Au lieu de quoi, elle se plongeait dans les noires arcanes de la magie, pour s’y abandonner. Savoir, c’est pouvoir.

...✁...


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Parchemin envoyé Jeu 1 Sep - 14:25

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❝ Not afraid anymore.I am not ashamed anymore. I want something so impure, You better impress now, watching my dress now fall to the floor. L’ivresse de Samain. Son anniversaire, l’aube de ses vingt ans qui éclos et semble faner aussitôt. Des mondanités, encore, toujours, le lot de celle qui était née la nuit de la Magie. Son anniversaire, un détail au coeur des obligations sociales de la lignée Grimstone. Soren n’oubliait jamais de lui offrir un cadeau, souvent un livre rarissime, hors de prix mais Eszter ne pensait qu’à ces discours, ces nuits-là. L’ivresse de Samain, qu’elle noyait dans un whisky trop fort pour elle. La robe bleue nuit épouse ses formes avec autant d’élégance que de suggestion, les cheveux d’un roux intense formant un contraste notable. Elle est là, appuyée contre une colonne, silhouette perdue au milieu des invités, des festivités. Les yeux varions pétillent d’une contradiction, d’une froideur mêlée d’un désir farouche de nouveauté. Elle scrute la société pourrie jusqu’à la moelle, rêve en secret de tous les voir tomber, leur faire payer la mort de Ludwig, elle qui n’avait officiellement aucun lien avec cet homme. La douleur est encore vivace, l’idée qu’elle finira seule lui brûle l’âme. Elle n’a pas assez de coeur, n’est-ce pas, pour qu’un homme la regarde ? Elle est froide, elle fait peur. On murmure sur son passage. Vingt ans et déjà on souffle qu’elle a mal tourné, qu’elle cache trop de choses derrière son visage indifférent, la petite Grimstone. Elle traverse une allée, sortie de son immobilité, pour se diriger vers cet homme dont elle a croisé les prunelles claires. Attraction. « Elles vous intéressent vraiment, toutes ces filles futiles ? » Il l’observe, peut-être surprise, elle ne sait pas, elle n’a jamais été très douée pour déceler les émotions des autres. « Pas vraiment, elles ne savent que me flatter, elles m’ennuient à mourir. » Il soupire et elle esquisse un sourire en coin. « Mais peut-être pourriez vous m’aider à me sauver d’elles ? Vous m’avez l’air bien plus intéressante que ces filles à marier. » Les doigts féminins glissent le long de la cravate tandis qu’elle s’approche, audacieuse, entreprenante. Elle n’a jamais eu ce genre d’attitude, elle n’a jamais dépassé les paroles avec celui qu’elle pensait avoir aimé. Tout au plus apprécié, finalement. Excessive, innocente de la violence de ses sentiments. « Je ne suis pas à marier.. » Un souffle près de son oreille. « Pas de promesse, aucune. Seulement celle de vous cacher. » Elle a trop bu, à l’évidence. Lui n’en est pas non plus à son premier verre. C’est dangereux, elle aime déjà ça. Maladresse délicieuse, sourires plus timides, gestes affirmés, contradictions. « J’ai une boutique pas loin, si vous voulez fuir toutes ces damoiselles en détresse.. »

…*…

L’ombre de la boutique, l’obscurité qui dissimule leurs silhouettes au regard extérieur. Elle lui retire la chemise, accrochée à ses lèvres, sans trop savoir ni comment ni pourquoi elle en est arrivée là. Les doigts se promènent sur la peau, rompent la barrière qu’elle impose au monde depuis aussi loin qu’elle se souvienne. Elle veut s’enivrer de ce parfum, s’oublier contre lui, elle veut s’abandonner à ce dont elle ignore tout. Elle veut goûter à une normalité dont on lui a toujours dit qu’elle serait privée. Il a cette façon si particulière, experte, de faire descendre la fermeture dans le dos à demi-nu de sa robe, aisance déconcertante quand la paume de sa main explore les muscles, échoue contre le ventre. Le souffle court. Pourquoi ? « J’ai .. j’ai jamais. » Elle ne se souvient plus de ses mots, seulement de ce sourire trop doux pour ce visage dont elle est certaine de connaître les contours sans vouloir lui donner un nom. Infâmie. Elle bascule contre le comptoir, frémit en sentant les vêtements glisser. Ne plus être différente, brûler sous ses caresses l’innocence morte en son coeur. Noirceur délicieuse, noirceur tentatrice, noirceur qui ne veut plus se défaire de ces yeux hétérochromes. Elle ne veut pas siffler, elle ne veut pas laisser échapper ce naturel dérangeant qui fait fuir une société frileuse. L’alcool, encore, à en perdre la raison, à boire contre ses lèvres, à anesthésier la raison. Les ongles s’enfoncent contre l’omoplate, les dents mordent sur l’épaule, de la tendresse prudente aux réactions d’excès. C’est encore flou, dans sa mémoire, comme une soirée qu’on voit à travers un rêve, par bribes, par sensations. Elle ne peut pas dire qu’elle n’a pas aimé, elle ne peut pas dire que ça l’a laissée entièrement froide mais Erzsébet ne sait pas lâcher prise, addiction au contrôle, à noyer même dans le whisky ce qui trahirait son étrangeté. Elle n’a été que paradoxes entre ses bras, d’un premier baiser, d’une première nuit, qu’elle ne peut oublier ni dessiner en détail, entre deux. Tellement elle. Paradis secret jamais dévoilé.


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Parchemin envoyé Ven 2 Sep - 20:22

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❝ It's dark inside« When you feel my heat, Look into my eyes It's where my demons hide »« Et tu vas écrire quoi ? Cher journal, je déprime ? » « La ferme, Daksha. » « Ss. C’est comme cela que tu me parles ? » « D’une, je te parle comme je l’entends. De deux.. y a pas de deux, ça ne te regarde pas, c’est tout. » L’animal posé sur les épaules de la jeune femme observait les pages blanches comme si il devait y trouver quelque chose de fascinant. Elle était installée sur son lit, dos contre le mur, à chercher un moyen d’atténuer sa culpabilité. « Qu’est-ce que tu veux faire ? » « Ecrire une lettre. » Elle devait le dire à Irvin, n’est-ce pas ? Elle devait se débarrasser de ce trop plein de sentiments. Elle n’avait jamais su les gérer et aucune magie au monde ne semblait pouvoir régler le problème, comme si son esprit était malade, comme si la seule méthode était encore d’enfermer son coeur dans une boîte. Un des contes de Beedle le Barde ne racontait-il pas cela ? The Warlock's Hairy Heart ne disait-t-il pas qu’un sorcier qui trouvait ses amis stupides une fois épris de quelqu’un avait décidé de s’arracher le myocarde pour que jamais cela ne lui arrive ? Y’avait-il vraiment un sortilège susceptible d’agir de la sorte ? Si seulement Erzsébet le connaissait, elle se serait débarrassée de cette faiblesse, n’offrant alors plus au monde que son éternelle rationalité. Des excuses ne suffiraient pas. Elle pouvait bien écrire à monsieur Rackharrow qu’elle était désolée, qu’elle aurait voulu être là pour Circée dans le train de Poudlard, qu’elle aurait voulu la protéger au bal, qu’elle était navrée d’avoir attiré le regard de Kenan et que jamais ô grand jamais elle n’avait voulu.. voulu quoi ? Voulu mettre en périls ses plans, peut-être ? Qu’est-ce que ça pouvait bien faire ? Autour de son cou brillait la pierre chargée d’absorber le surplus de remords, bijou dont la contenance finirait pas ne plus suffire. Il n’y avait plus personne à qui se confier sinon Daksha lui-même, moqueur à souhait. Elle ne voulait plus croiser le regard déçu d’Alastar, affronter la drôle de douceur de Saoirse et Circée.. Circée n’avait plus besoin d’elle. Tout ce qu’elle a fini par noter se résumait en quelques mots : « chercher les origines du conte ». Serait-elle assez folle pour mener ce genre de recherches ? Sans doute.

...✁...

« Monsieur,
J’aimerais sincèrement avoir le courage de vous dire en face combien je me suis trompée, combien j’ai trop longtemps mal jugé votre fils. J’aimerais avoir l’audace de vous avouer l’étendue de mes sentiments pour lui. Sans doute étais-je dans le déni toutes ces années, à refuser d’être faible, de ressembler à toutes les filles qui ont pu s’attarder sur ses beaux yeux, il n’empêche que mes remords s’étendent. Et si, parce que mon coeur est stupide, j’étais soudain privée de l’affection que vous m’avez tous offert ? Alastar a été un modèle pour moi, tout comme les connaissances de Saoirse m’ont fascinée et vous.. vous êtes un père extraordinaire qui se préoccupe toujours du bien être de ses enfants - que ne donnerais-je pas pour vous ressembler, un jour ? J’aimerais avoir assez de cran pour vous expliquer ce qui me tourmente, au lieu de quoi je pose des questions détournées, de peur de vous décevoir. Savez-vous combien j’ai peur de voir la même déception dans vos yeux que dans ceux de votre frère ? J’ai promis à Kenan de vivre, d’être insolente et de ne pas me préoccuper de votre avis, j’ai promis qu’ensemble nous vous rendrions fous jusqu’à ce qu’une décision soit prise pour son avenir.. j’ignore si je pourrais tenir un tel serment quand vous avez toujours été si patient avec moi.
J’ose espérer que vous pardonnerez, un jour, ma lâcheté,
Erzsébet. »

Le papier froissé entre ses doigts ne sera jamais délivré à son destinataire. La baguette en a brûlé les contours avant que le reste ne termine sa course dans la cheminée. A quoi bon ? Daksha l'a observée jouer ce petit manège de culpabilité entre les murs du manoir Grimstone, sans bouger. Tout au plus lui a-t-il fait remarquer qu'il était parfaitement inutile de s'en vouloir, parce qu'elle ne faisait rien que les générations précédentes n'avaient fait. En soi, il avait raison mais elle ne parvenait pas à écouter la mélodie sifflante de la créature.


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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 3 Sep - 16:09

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ Mirror, mirror, on the wallwho is the wiser of us all ?« Ce que je pense des Grimstone ? Des hypocrites. J’ai été fière de porter ce nom, quand j’étais à Poudlard, quand je n’étais pas encore apte à voir leurs défauts. Qu’est-ce que je suis sensée être, entre une soeur parfaite et un frère brillant ? Que sommes-nous, Maks et moi ? Des erreurs, des exemplaires en trop ? J’ai beau me répéter que père nous aime tels que nous sommes, je vois l’inquiétude indescriptible dans les yeux de mère. Elle a cette perfection que je n’aurai jamais, ce charisme, cette assurance. Non seulement elle est belle mais elle est brillante, elle est une charmante épouse capable de tenir une maison ou de gérer des affaires politiques. Elle est la lumière au milieu de nous autres, pauvres flammes vacillantes. Je crois que m’entendre siffler la déçoit et c’est peut-être par défi que je suis devenue ce qu’elle rejette.
Père estime que c’est dans mon sang, qu’il n’y a rien à faire. Suis-je destinée à me noyer dans cette magie qu’ils ont banni de notre nom ? Suis-je vraiment la seule à trouver cette idée de neutralité aberrante ? Renier notre passé, est-ce la solution ultime de survie ? Nous avons dans nos bibliothèques de fascinantes connaissances qui prennent la poussière. Nous cachons la noirceur derrière les apparences de perfection lisse et sans secrets à cacher. Dites-moi donc combien de temps les parures tiendront lorsque les alliances se croisent, se mêlent et fracturent les idéaux, mh ?
Je demeurerai neutre, parce que c’est ainsi que j’ai été élevée, parce que je ne conçois pas de m’allier aux tyrans, d’être compromises par de futiles décideurs, des girouettes sans certitudes, parce que je crois que c’est ainsi que mon père, le seul que je peux comprendre, voit notre héritage. J’appliquerai ce que l’on m’a enseigné mais si mon coeur ne s’accrochera à aucun devoir politique, ma magie elle n’en fera qu’à sa tête, qu’à l’étincelle de la passion, n’en déplaise à mon grand-père. »

...✁...

VALERYAN GRIMSTONE.« Le fils parfait. L'héritier. Y'avait-il vraiment besoin d'autres enfants après cette perle rare ? Je ne dis pas que père ne m'a pas aimée mais Valeryan a toujours été l'ombre couvrant le reste de sa fratrie. Il est médicomage. Peut-être est-ce son seul défaut : il n'a pas conservé la tradition du commerce. Mère dit qu'il est l'image des Grimstone. Je vous assure que derrière ses beaux yeux, il est presque pire que moi. Il y a de la noirceur dans son coeur, mal assumée, des solutions extrêmes et des certitudes tranchantes.. personne ne les voit, personne n'y prête attention, dans un déni absolu. Lui-même ne semble pas s'en apercevoir. Pour l'heure, mon frère est le génie sans tache mais combien de temps cela pourra-t-il durer ?  »
EKATERINA GRIMSTONE.« Que dire d'elle ? On a été proches, il y a longtemps. Elle m'a appris les tatouages, l'Histoire, elle m'a protégée du monde et puis.. elle s'est mariée. Il n'y a pas de mots pour dire combien j'ai détesté cet homme d'avoir brisé ma soeur. L'idéaliste s'est heurtée à la cruauté du monde. Même son fils n'a pas su rallumer sa lumière, le petit garçon a été repoussé, elle s'est refermée sur elle-même. Je sais que la chance n'est qu'un facteur éphémère mais pourquoi redonner sa chance à celui qui l'a abandonnée ? Qu'on me répète encore que Flamel vaut mieux que Rackharrow. »
MAKSIMILIAN GRIMSTONE.« Maks est ce qui se rapproche le plus d'un jumeau à mes yeux. Il a été le premier avec qui j'ai compris la notion de jeu, il a su me faire rire, me détacher de la poussière des livres. Il était différent, aussi. Artiste décalé, qui ne rentrait pas dans le moule de l'idéal, mais moi je savais qu'il était mon frère et son univers savait me faire un peu rêver. Je crois qu'il a plongé sa tête dans la peinture comme je me suis noyée dans la magie noire, pour fuir quelque chose qui nous dépassait. Les enfants ratés, ceux dont tous parents sensés auraient honte, chercheraient à cacher les travers. »


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Parchemin envoyé Dim 11 Sep - 16:14

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ We started from a spark« Don't get too close, It's dark inside, It's where my demons hide »Petit musée des remords qui ronge et dévore. L’éclat s’éteint au fond des prunelles hétérochromes et l’image lisse se craquèle. La jalousie gronde, démon silencieux qui gratte à la surface. Elle l’a perdu, elle le sait. Il est venu acheter cette bague dans sa boutique, comme l’ultime affront ; la plus chère, un serpent de surcroît. Il a arraché son coeur aussi sûrement que s’il avait plongé ses doigts dans sa poitrine. Petite idiote, qui était-elle pour croire qu’à ses yeux elle valait quelque chose ? Et dans l’obscurité, les ombres des beaux jours la suivent. Le reptile siffle sa litanie dangereuse et d’un geste sec elle fait taire ses protestations ; il ne ripostera pas, pas cette fois, pas quand la table est renversée, pas quand les bougies pourpres sont éteintes dans la cascade d’objets, pas quand s’ouvre sur une page vieillie le grimoire aux nuances régulières. Le rouge passion se noiera dans le délice des ténèbres. Un sourire amer sur les traits ravagés de colère, de rancoeur. Elle l’a perdu, c’est sûr, alors qu’est-ce qui la retient encore de déverser sur son âme les folies douces d’anciens sortilèges ? Elle n’a pas trouvé le secret pour retirer à un myocarde les faiblesses de l’humanité, elle n’a pas percé les origines d’un conte ancestral, alors elle a trouvé des stratagèmes. Déjà, à son cou, brille la pierre noire qui avale les sentiments, qui nourrit sa magie des excès de la sorcière. Elle refuse de lui montrer la douleur, elle ne veut pas qu’il sache combien elle a été stupide, combien les ‘’je t’aime’’ n’étaient pas futiles. Quand elle croisera à nouveau son regard clair, il n’y verra pas cette fureur dévorante, cette envie terrible d’arracher à celle qui était destinée à le lui voler toute possibilité de bonheur. Il ne verra que la gamine taquine, la rouquine joueuse. Que Merlin la garde de cette vengeance qui gronde, que Merlin la garde des rêves vivaces qui ne veulent pas s’éteindre.

« Cher journal,
J’ignore pourquoi la coutume veut qu’on entame ainsi. En quoi un journal peut-il être ‘cher’ ? J’imagine que je dois cependant considérer cet objet comme une personne à part entière. Dois-je donc l’ensorceler, pour pouvoir le considérer ainsi ? Bien, admettons de façon parfaitement irrationnelle que je puisse te tutoyer, ça permettra au moins d’avancer.
J’ai l’impression de vivre dans un autre univers. Je suppose que si j’ai besoin d’écrire, c’est que je suis perdue. Je devrais être heureuse. Je devrais être la gamine la plus heureuse de toute la société sorcière. J’y arrive pas. Il y’a toujours.. ce manque effroyable. Peut-être que les médicomages avaient raison, peut-être que je ne suis pas normale et que c’est une vie d’indifférence qui m’est destinée. Je crois que j’ai perdu foi en cet avenir qu’on vient à peine de m’offrir. J’ai vu la folie, j’ai vu la rancoeur, la haine, la colère. Et il y’a mes infinis remords qui s’étalent. J’ai besoin de sans cesse me répéter que j’aime profondément Kenan pour ne pas perdre pieds. Je veux partir. Je veux quitter l’Angleterre, je veux explorer le monde, des horizons différents pour m’éloigner de tous ceux qui se déchirent, et plus la bague à mon doigt avale les émotions vives, plus j’ai la sensation d’être un fantôme avide de noirceur.
Et je n’ai toujours pas trouvé la solution pour mettre un coeur dans une boîte. »


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Parchemin envoyé Mar 18 Oct - 19:51

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

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❝ Dear diaryInterview with a wicked witch« Un journal intime, franchement ? Il faut croire qu'en désespoir de cause, on finit par se confier à n'importe quoi, sans vouloir t'offenser. J'espère que tu sais au moins tenir ton encre, très cher, au risque de devoir un jour te jeter dans la cheminée la plus proche. Ne m'en tiens pas rigueur, je suis un brin.. versatile. »

...✁...

5 SEPTEMBRE 1990.
« Cher journal,
En toute honnêteté, tu es ma troisième tentative. J’ignore ce qui rend ma magie aussi instable, ces derniers temps, quoiqu’il en soit si tu pouvais avoir l’obligeance de ne pas partir en fumée, j’aurais au moins la sensation de ne pas perdre mon temps. Je crois que plus les jours passent, plus je me sens seule.. et j’ai cette drôle de sensation, comme le pressentiment d’un danger imminent que je ne m’explique pas. C’est peut-être parce qu’Avia est venue m’annoncer la mort de Circée.. je me sens tellement coupable. Coupable de ne pas parvenir à retrouver le naturel d’autrefois, coupable de ne pas avoir été là, de ne pas passer au-delà de nos conflits. J’ai peur pour elle mais quand je croise son regard, j’ai également peur pour moi. C’est tellement égoïste. J’en viens à ne même pas pouvoir savourer le bonheur d’un avenir différent de ce que je craignais, comme si.. comme si je n’étais pas légitime. C’est ça. Je ne suis pas.. je ne suis pas assez bien pour Kenan. Rackharrow, ça sonne si familier, ça fait tellement d’années. Les remerciements restent coincés au fond de ma gorge et je crois que, dans une extrême lâcheté, j’ai simplement envie de fuir, de disparaître. J’espère presque que l’écrire apaisera ce sentiment, mais visiblement même la bague à mon doigt n’a pas le pouvoir de taire l’intégralité de mes angoisses.
J’ai pensé à modifier le sortilège. Le rendre plus puissant risquerait cependant de dévorer l’entière de ce que je ressens.
Que faire ? Si seulement je pouvais en parler à Alastar.. »
...✁...

17 OCTOBRE 1990.
« Cher journal,
J'ai peur. Je me sens pas bien. Les nuits sont des cauchemars sans fin. Mère a essayé de m'étrangler, je n'ai pas rêvé. Elle se présente aux élections, c'est la grande nouvelle, c'est l'hypocrisie suprême, et on me croit jalouse. Ils me croient tous faite d'amertume, comme si j'en avais quelque chose à faire. Je ne peux pas en parler, père a dit qu'être fiancée ne devait pas me donner l'autorisation d'être méchante, d'accuser ainsi celle qui m'a donné la vie mais je ne mens pas.. j'ai voulu lui présenter des excuses pour toutes ces années à la juger, sa réaction.. je ne comprends pas. Je ne veux pas inquiéter Kenan, il pourrait me croire folle, ne plus vouloir de moi. Daksha pense que je devrais partir, faire mes valises et quitter ce pays de fous. Je ne veux pas laisser Circée seule, elle a besoin de moi, elle a besoin qu'on l'aide, qu'on la guide, elle ne saurait pas survivre à cette grossesse sans sa famille.
Il faut que j'oublie, il faut que je fasse comme si tout allait bien. Un mariage viendra bien assez tôt, je l'espère, pour éviter que mère ne me jette un Impardonnable dans le secret de sa cuisine. J'ai tellement peur de rentrer, de devoir dîner près d'elle. Qu'est-ce qu'il lui arrive ? Elle était certes froide et sévère, je me suis peut-être convaincue que je la détestais mais c'est ma mère, je ne veux pas la perdre.
Est-ce que c'est moi, le problème ? Je ne devrais plus être dans cette ville, ils seraient tellement plus heureux. Tout le monde le serait. »
...✁...

16 NOVEMBRE 1990.
« Cher journal,
Tu sais, je me sentais si mal que je n'ai pas réalisé.. je suis sensée préparer ma part du mariage. Mon mariage. Ils ont accepté, je peine encore à y croire. J'imaginais qu'on me ferait épouser un autre sang-pur pour me faire oublier celui que j'aime et il n'en est rien. Sans Sìleas, je crois que j'aurais oublié. J'aurais oublié que la date approche. Quand est-ce qu'on a vraiment eu une date ? Kenan m'a réanimée, au début du mois et les jours qui ont précédé comme ceux qui ont suivi sont flous, ça me donne la sensation d'avoir avancé en automatisme tout ce temps. Je n'ai pas revu mère, Maks pense que c'est mieux ainsi. Je ne me rappelle pas non plus de ses mots mais l'idée est là : peut-être que, finalement, cette alliance me sauvera la vie. Alliance. Tu me lis, sérieusement ? J'ai l'impression de conclure un pacte de survie alors que ça devrait être la plus belle période de mon existence. J'ai attendu ça depuis l'âge où j'ai pu comprendre l'utilité de préservation du sang et je ne suis même pas capable de savoir par quoi commencer. J'ai une robe, c'est déjà bien non ? Grand-Oncle Leopold veut m'aider, je suis soudain devenue digne de ses attentions. Non, je suis injuste, c'est mère qui refusait que je le fréquente, un homme trop attaché à la noirceur disait-elle. Elle nie sa propre obscurité. Si père ne l'aimait pas tant, je la punirais bien volontiers du mal qu'elle nous fait. Je ne la reconnais plus. Et je ne devrais pas penser à cela. Il faudrait que je fasse une liste des invités mais je n'ai pas vraiment d'amis, ma famille se disloque, le noir siéra finalement bien au décor. Kenan est occupé mais il prépare de son côté ce dont il ne veut pas que je me soucie.

Parfois je me dis que j'hallucine, que je suis sûrement dans un comas profond et qu'à mon réveil, rien de tout cela ne sera réel. Je ne le mérite pas, je crois. Pourquoi cette chance insolente quand ce que je fais au quotidien ne sert que des coeurs vengeurs ? J'espère qu'Irvin ne nous en voudra pas trop pour les touches de provocation. Il sait son fils rebelle mais il se peut qu'il me pense plus conventionnelle en ce qui concerne quelque chose d'aussi sérieux. Et Sìleas, tu n'imagines pas comme Sìleas sera belle ! Je m'inquiète cependant du sort réservé aux Rackharrow. Samain a fait des dégâts, tant de dégâts que cette histoire pourrait bien finir en cérémonie privée ornée de deuil. C'est une étrange période pour des préparatifs. Est-il possible que les choses se précipitent simplement pour assurer une continuité quand personne n'est sûr de s'en sortir indemne ? Heureusement Kenan s'est-il éloigné des cercles compromettants. On ne nous accordera cependant pas un répit bien long, je le crains.. et alors il faudra choisir un camp. »


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Parchemin envoyé Jeu 24 Aoû - 1:11

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❝ Dear diaryInterview with a wicked witch

24 JUIN 1991.
« Cher journal,
Je n’ai pas pris le temps d’écrire entre ces pages depuis plusieurs mois et j’ai pourtant l’impression que la dernière remonte à des années. Je crois que j’ai préféré passer sous silence certaines réalités afin de me persuader qu’elles n’étaient pas réelles et pourtant.. me voilà au Pays de Galles, bien loin de l’avenir que père voulait pour moi. J’ai été si sévère avec lui, je m’en rends compte maintenant. Il a essayé de me protéger, de m’épargner toutes les erreurs que j’ai choisi de faire. A vrai dire, j’en suis venue à regretter mon mariage, à vouloir écraser mon coeur pour cesser de ressentir, j’ai envisagé de vendre la boutique, d’abandonner tout ce pour quoi je m’étais battue. Par Merlin, quelle chance ai-je eu finalement de ne pas disposer d’assez de temps. La boutique restera fermée tant que je ne saurais pas ce que je veux réellement en faire et ma baguette est sans aucun doute plus utile au service du manoir, la pente glissante est encore trop proche et je refuse de gâcher ce que j’ai pour une addiction aux expériences mortelles.
Je n’ai pas parlé de cette grossesse parce que j’étais terrifiée, malade et incapable d’en intégrer la réalité. Emrys est bien réel, bien vivant et si il est évident que son père est fier comme un paon, je n’ai pas l’impression de le montrer suffisamment, pour ma part. Il est si fragile, si petit, c’est peut-être mieux que je ne sois pas expansive lorsqu’il y’a trop de monde, ça m’épargnera quelques semaines la nécessité de le protéger des chantages éventuels dont il pourrait être le motif. Si je peux éviter de sortir, j’éviterais. Si je peux rester dans cette bulle de calme, j’y resterais.
Père et Valeryan ont leurs défauts, je leur en ai voulu toute ma vie mais je crois que j’entrevois leurs motivations. Que ne serais-je pas prête à faire ou à sacrifier pour cet enfant ? Maks ne fait presque plus partie de ma vie, comme un fantôme, un souvenir qui s'éloigne. D'un frère à l'autre. J'imagine qu'on ne peut pas tout avoir et ma chance insolente implique d'accepter que certaines choses soient inévitables. Val sera un bon parrain même si nous serons en désaccord à chaque seconde de l'éducation d'Emrys.
Il sera là, surtout, quand Maksimilian semble avoir choisi une voie que j'ai autrefois emprunté : celle qui implique de ne voir en Grimstone que les lettres d'une prison. Il fait erreur. Je pensais qu'il était le plus attaché de nous tous à notre nom, au-delà de la souffrance qu'il lui avait causé. Je me trompais. Et plus les jours passent, plus je réalise combien Valeryan et moi avons d'inavouables points communs malgré tout ce qui nous oppose drastiquement. Il est préférable qu'il me pense encore révoltée et boudeuse quelques temps, je ne pense pas que nous soyons capables de passer d'années de distance à une proximité réelle. Tout ceci reste fragile, il a perdu Ekaterina, il a perdu trop de repères et nous sommes seuls, à présent. Inexplicablement seuls.
J'ai Kenan mais il est si insouciant, la plupart du temps. Une insouciance qui me permet de me sentir heureuse, le soir quand il rentre. Il y'a un aspect très bizarre dans l'idée que je partage la gravité avec un aîné que j'ai toujours trouvé psychorigide, réactionnaire et ennuyeux. J'ignore si j'étais juste jalouse ou si je n'avais simplement rien vécu me permettant d'ouvrir un peu les yeux.


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Parchemin envoyé Mar 17 Oct - 16:46

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❝ So who’s gonna save us now« When the ashes hit the ground ? » Est-ce une force ou la pire des faiblesses ? Les pas résonnent sur le sol, triste écho d’un acte impardonnable. Il n’y’a pas un mot, pas une parole s’extirpant de ses lèvres, quand bien même Ekaterina tente de lui tirer une réaction. Elle est la glace des pays froids, l’indifférence incarnée d’autrefois. Sa soeur ne se souvient pas, privée d’une partie de sa mémoire, tout ce qu’il lui reste c’est le feu brûlant de la révolte, la détermination qu’elle possédait avant de tomber entre les mains de Valeryan. De cela, Sissi l’a défaite, désireuse de protéger son frère à n’importe quel prix. Elle n’a supprimé que le stricte nécessaire, potion d’oubli qui a sans doute abîmé quelques souvenirs alentours, quelques bribes supplémentaires, méthode imparfaite mais efficace, autant que ce qu’aurait fait un violent coup sur la tête. Il n’y’a plus la tristesse infinie dans les yeux de l’aînée, seulement la contrariété volcanique qui tente encore de se libérer, de se défaire des liens qui la privent de sa liberté. Oh, elle peut cracher son amertume, Erzsébet est entièrement détachée du présent, fermée, son esprit se protégeant des conséquences de sa décision ; elle le payerait, tôt ou tard. Pour l’heure, elle avance irrémédiablement pour sceller le Destin des siens.

« No I’m not what you think that I am made of »
La brûlure ne passe pas, pas même dans les bras de Kenan. C’est une plaie profonde qui suinte de lave et de larmes, qu’elle intériorise, qu’elle enferme au fond du gouffre de son coeur craquelé. Elle cache la douleur derrière l’illusion d’assurance, elle cache la culpabilité derrière l’insolence. Elle peut se tenir fière et droite, sans plier, sans baisser les yeux face aux murmures mais elle sait que ça ne tiendra pas indéfiniment. Sissi a peut-être affirmé au gouvernement que son frère avait accompli la mission, qu’il était cet homme à la parole qu’on ne peut remettre en doute, pas après que sa jumelle ait été vendue pour une exécution rapide, elle n’en est pas moins la véritable responsable ; s’il a mal, si elle l’a perdu, c’est parce qu’elle a choisi de faire payer à Ekaterina toute la décadence de leur famille. Elle s’est effacée, depuis, elle a renoncé. Comment avait-elle pu se leurrer ainsi ? Comment avait-elle pu ouvrir son coeur à cet aîné si parfait ? N’aurait-elle pas dû se douter qu’elle le blesserait, qu’elle le briserait ? C’est tout ce qu’elle sait faire : craqueler l’âme de ceux qu’elle aime. Mauvaise, toxique. Les objets sur la table sont renversés, les fioles se brisent, les herbes s’éparpillent, les bougies enflamment les liquides. « Arrête.. » Le serpent s’est dissimulé sous le fauteuil, la cave devenue le refuge de la sorcière. Il ne supporte pas de la voir ainsi s’effondrer lentement, s’enfoncer entre les bras de ses démons intérieurs parce qu’il sait que, sous peu, elle jouera la tentatrice face à la mort. « Pourquoi ? Pourquoi Daksha ?! Pourquoi est-ce que je continuerais à essayer d’être quelqu’un de bien ?! » Le livre vole jusqu’au mur, s’écrase dans un bruit mat et les larmes coulent sur les joues de la jeune femme dont le rire amer traduit son impuissance. « De toute évidence, je suis le monstre qui ne les mérite pas. » « Tu as fais ce qu’il fallait. » Il était trop aisé pour un serpent de se détacher des évènements, les tourments de l’humanité lui étant finalement bien étrangers. « Et qu’est-ce que j’y gagne ? Valeryan ne me le pardonnera jamais et je.. je n’ai même pas eu le courage de lui dire combien je l’aime. » Les yeux jaunes du cobra se fixent dans ceux, flous, de la joaillière. « Retournes-y. » « Non. Jamais plus. » Elle tremble. La nausée lui noue la gorge et l’oxygène n’atteint plus convenablement ses poumons. C’est avec difficulté qu’elle retourne à l’intérieur du manoir, suivie de près par la créature fidèle qui veille invariablement sur elle. Son mari ne va pas tarder à rentrer. Elle s’effondre lamentablement sous la douche si froide, sans prendre le temps de se dévêtir, seulement pour reprendre le contrôle, pour étouffer ses pleurs sous la mélodie de l’eau qui coule, ruissèle sur son corps prostré. Quand cesserait-elle de leur gâcher l’existence, à tous ? Elle doit retrouver le masque, faire bonne figure, éloigner les peurs, la peine, la colère et le dégoût pour s'occuper de son fils, son petit garçon qui n'avait pas demandé à venir au monde, à avoir une mère dont la seule réussite se teintait de remord, dont la particularité magique si rare s'était transmise, comme un gain maximal au loto de la malchance. Et lui, la pardonnerait-il à l'avenir d'être imparfaite ?

« Can you see my scars, Can you feel my heart ? This is all of me for all of the world to see. »

Les vêtements trempés s’échouent sur le sol. Elle sort de sa torpeur, se défait du chemisier, abandonne chaque morceau de tissu sur le carrelage de la salle de bains. L’eau chaude réchauffe la peau glacée par les longues minutes précédentes, la douche véritable efface les traces de maquillage, dénoue les muscles raidis par les tremblements mais ne soigne pas le coeur qui, doucement, semble geler dans sa poitrine. L’odeur de citron embaume ses sens, familière et presque rassurante. En bas, la porte d’entrée se referme et le museau de Datrix qui se relève ne l’indique que trop. Elle est installée sur le lit depuis tout ce temps, gardienne silencieuse qui ne peut pas se permettre, cette fois, de raisonner la sorcière. Sissi reforme consciencieusement et machinalement le masque, se séchant comme elle sècherait ses larmes et enfile une nuisette d’un vert émeraude. C’est le reflet d’une quiétude assombrie par la vérité rageuse de ses prunelles, qui s’offre dans le reflet du miroir qu’elle voile avant de s’installer sur le lit, un livre à la main. Qu’elle aime ce calme qui l’étreint, qui éteint la douleur pour ne laisser qu’un vide abyssal, que l’odeur enivrante de cet époux contre lequel elle perd ses sens, abandonnant la fragrance du papier pour celle de l’être aimé - aimé même quand ça fait mal, même par delà les travers de son esprit qui enchaîne les émotions blessées dans la boîte de Pandore. Il sait trouver du bout des doigts la laisse qui enivre à nouveau l’âme craquelée, il sait quand elle se laisse avaler par cette part d’elle qui réclame de se noyer dans la magie, alors peut-être pour la sauver la noie-t-il dans une luxure assumée.


©️ 2981 12289 0



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



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Sissi ☾ « Glowing in the dark. »
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