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-[Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina-
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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel


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MessageSujet: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Mer 31 Aoû - 16:14


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Cette lettre ne la quitte plus. Soigneusement pliée, elle est rangée dans son étui à baguette qui ne la quitte que la nuit. Mais elle sort la lettre, la lit avant d’éteindre la lumière et la glisse sous son oreiller. Certains pourraient en rire, elle ressemble à une adolescente en train de vivre ses premières amourettes et s’accrochant stupidement à une lettre d’un prétendant transit d’amour. Mais elle s’en fiche. Cette lettre est la preuve irréfutable que la soirée de l’exposition était bien réelle. Qu’elle ne l’a pas rêvée et que son mari est de retour. Il est vrai qu’elle a été choquée, sceptique. Mais il avait abattu tous ses doutes les uns après les autres. Ne la laissant que face à la réalité.

Voilà des jours qu’il lui avait écrit. Des jours qu’elle avait l’impression de vivre sur un petit nuage. Il l’aimait toujours, malgré ces années de distance, malgré le comportement qu’elle avait eu lors de cette soirée de retrouvailles. Elle s’en voulait. Elle aurait aimé lui montrer qu’il lui avait manqué et qu’elle tenait toujours à lui. Mais Ekaterina est un manchot des sentiments. Incapable d’être tout à fait honnête avec eux. Elle finit par redescendre de son petit nuage, lorsque durant la nuit, Dragomir vint la voir dans la chambre. Il était censé dormir et elle aussi d’ailleurs. Mais il est tombé sur la lettre. Peut-être était-elle mal cachée. Il l’a réveillée. « Maman ? » Elle s’est retournée, sans voir tout de suite la lettre dans ses mains. « C’est qui Tristan ? » Là par contre, elle fut totalement réveillée. Elle s’assoit dans le lit, voit la lettre et la lui reprend des mains. « Drago ! On ne fouille pas dans les affaires des gens ! » Elle serre la lettre contre elle. « Mais maman… » Elle lève l’index. « Ne discute pas. Et d’ailleurs tu devrais être au lit. » Gardant la lettre dans la main, elle se lève et le ramène dans sa chambre ou elle le couche. Elle retourne dans le lit mais n’arrive plus trouver le sommeil. Ses pensées vont toujours plus vers Tristan. Doit-elle parler à Dragomir ? Doit-elle les présenter l’une à l’autre ? Plein d’interrogations qui la tiennent éveillée toute la nuit.

Au petit matin, elle se rend au travail et prétexte des fouilles à faire. Elle est ainsi totalement libre. Elle transplane alors en Ecosse. Sur la même butte ou elle avait transplané avec Tristan. Il est toujours dans ses pensées. Elle n’arrive pas se le sortir de la tête. Alors elle veut aller le voir, mettre les choses au clair. Elle espère surtout avoir un début de solution pour Dragomir. Mais bien entendu, il est plus facile de tenir une discussion mentalement, plus facile de faire quelque chose en l’imaginant que de le faire réellement. Les heures passes et elle est toujours loin du cottage. Elle a bien avancé tout de même, elle s’est rapprochée. Elle a également fait demi-tour à un moment donné. Elle hésite, revient, avance, recule. Elle ne sait pas quoi faire. Elle ne sait pas comment le faire. Et puis finalement, elle se dit, que ce serait peut-être bien de faire quelque chose et d’arrêter d’hésiter. Elle continue alors d’avancer, passe le portillon. Elle porte une tenue très moldue. Baskets blanches, jeans sombre, chemisier clair. Elle apprécie le beau temps et la douce chaleur naissante. Elle arrive enfin devant la porte. Et là, elle hésite à nouveau. Lève la main. La laisse tombée le long de son corps. Elle tire doucement sur le bas de son chemisier afin d’être certaine qu’il est bien mit. Elle regarde fixement la porte et finalement frappe doucement à cette dernière. Elle n’attend pas longtemps et pourtant, cela lui semble une éternité. Elle hésite et souhaite faire demi-tour. Mais la porte s’ouvre. La tête de Tristan apparaît, son cœur s’agite. Elle ne sait que dire, mais aimerait d’un autre côté lui dire milles mots. « Bonjour. » Bête reflexe. Les mots sont sortis tout seul. C’est qu’elle est bien éduquée la demoiselle. Trop peut-être. Elle se retient, reste droite devant lui, alors qu’elle aurait aimé se blottir dans ses bras, tout simplement.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Mer 31 Aoû - 22:19



Tant de sentiments contradictoires

Des observateurs insouciants n’auraient sans doute pas noté de changements dans la vie de Tristan. Il continuait à se lever avec le soleil, à s’occuper paisiblement de sa petite vie tranquille, prenant soin du potager, bricolant un bout de cottage qui tombe en ruine. Mais à 9 heures, un intrus vient interrompre ce quotidien moldu réglé depuis 8 ans comme sur du papier à musique. Alors qu’il retape la murette qui s’écroule au fond du jardin, Tristan autant des froissements d’ailes caractéristiques. Par réflexe il lève le bras gauche et grimace légèrement en sentant les griffes acérés de son oiseau de proie se poser sur la peau nue. Il ne le gratifie pas de multiples caresses mièvres, il sait que le faucon pèlerin n’apprécierait pas. C’est déjà un miracle de l’avoir dressé pour en faire un oiseau de poste, si il se met à le considérer comme un vulgaire hibou qui se cajole l’équilibre ténu entre le maitre et l’oiseau volera en éclat. Pourtant il le considère d’un œil bienveillant et affectueux, il a été son seul lien affectif pendant plusieurs années, ce n’est pas négligeable.

Tristan espère trouver dans le bec de l’oiseau une lettre attendue, mais c’est avec déception qu’il constate que ce n’est qu’un exemplaire du jour de la Gazette. Enfin du Golden Blood, comme ils l’appellent maintenant. Il lit les grands titres, puis laisse tomber le quotidien à ses pieds, en se demandant vaguement où son faucon à bien pu récupérer cet exemplaire-là. Sur le rebord d’une fenêtre peut-être, il a une pensée désolée pour le propriétaire qui s’est fait dérobé son journal aussi rapidement. Il reçoit ainsi les nouvelles du monde sorcier une à deux fois par semaine. Abandonnant sa lecture, il relâche son oiseau, jetant à peine un coup d’œil aux légères griffures sur son avant-bras et son pogné – ce n’est rien comparé aux souvenirs indélébiles que la détention a laissé sur son corps.

Sa matinée s’écoule lentement, paisiblement. Mais à l’intérieur dans sa tête, il cogite. Cela fait une petite dizaine de jours qu’il attend une réponse. Mais rien n’est venu. L’attente le rend nerveux, si bien qu’il finit par abandonner sa tâche et par rentrer dans le cottage. Il s’abandonne dans le vieux rockinchair et laisse ses pensées s’évader. Il se balance par inadvertance, finit par sombrer dans un demi-sommeil. Depuis plusieurs années, il dort beaucoup mieux le jour que la nuit, bien que son sommeil demeure léger. Il est tiré de ses rêveries par un coup porté à sa porte. Il doute un instant d’avoir bien entendu. Il n’a jamais de visite, personne ne sait où le trouver. Personne sauf elle ! Alors que l’idée lui passe par la tête, il est déjà sur ses pieds, et se dirige droit sur la porte. Il ouvre d’un coup sec et soudain c’est le soulagement. Enfin. Les longs moments d’attente récompensés. Son timide et poli ‘bonjour’ lui tire un éclat de rire, comme ceux d’avant. C’est le soulagement, la joie qui veut cela.

Son visage prend un air taquin tandis qu’il s’efface du seuil de la porte pour la laisser passer. « Bonjour, Ekaterina, fameux sens de la répartie à ce que je vois. » Il plante un baiser sur sa joue, un baiser rieur qui délicatement flirte avec les lèvres de la belle rousse. Il a envie de bien plus, mais ne veux rien précipiter. « Je suis content de te voir. Vraiment. Entre. » Il marque un temps d’arrêt. « Ou reste dehors. Je ne sais pas, il fait beau aujourd’hui. » Finalement, ils se trouvent un petit coin de verdure à des pas du potager. De la verdure ce n’est pas ça qu’il manque en Ecosse. Ils s’assoient, puis un silence s’installe. Il attendait désespérément une lettre, il obtient une visite. Tristan se retient tout juste de demander d’un air enjoué ‘qu’est-ce qu’y t’amènes ?’ Peu importe, à cet instant précis, il est heureux. Pourvu que ça dure.

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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Ven 2 Sep - 15:18


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Tristan. Ce prénom résonne dans son esprit. Encore et encore. Elle ne pense qu’à lui. Elle n’arrive plus se concentrer sur son boulot. Elle n’arrive pas se séparer de sa lettre. Elle ne veut qu’une seule chose. Le revoir. Elle ne l’avait pas vu depuis longtemps, mais leurs retrouvailles avaient agis comme le ferait la drogue. Elle pouvait être sevrée depuis longtemps, mais elle a replongé et s’était fini. Il lui en fallait encore, plus, toujours plus. S’était pour cela qu’elle était venue en écosse. Pour cela qu’elle tournait depuis des heures. Pour cela enfin qu’elle était venue jusqu’à sa porte. Elle voulait tellement le voir, elle avait imaginé tant de situation, tant de choses qu’elle pourrait dire ou faire en le voyant. Mais elle lâcha un simple bonjour. Il éclate de rire. D’un côté elle est super vexée qu’il rit. D’un autre, elle a l’impression de le revoir des années en arrière et…étrangement elle n’éprouve pas la même terreur que l’autre soir. Elle se serait également bien giflée pour avoir balayé toutes les situations et avoir simplement donné une réponse…plate. Elle le voit joyeux et son cœur s’emballe. « Bonjour, Ekaterina, fameux sens de la répartie à ce que je vois. » Pour toute réponse elle lui tire la langue. Mais elle lui sourit doucement après coup. Qu’il était plaisant de le voir si…normal. Il s’avance et l’embrasse sur la joue. Enfin…peut-être au coin des lèvres. Il l’embrasse dans tous les cas. Et cela ne fait qu’étendre son sourire. Elle se sent bien. Sereine. « Je suis content de te voir. Vraiment. Entre. » Elle allait faire un pas en avant, répondant volontiers à son invitation. « Ou reste dehors. Je ne sais pas, il fait beau aujourd’hui. » Elle rit. D’un rire clair et léger. « Allons dehors alors, profitons qu’il ne fait pas encore trop chaud. » Qui sait, peut-être que le reste de l’été sera très chaud, à ce moment-là être dehors sera un calvaire. Ou alors peut-être auront-ils un été pluvieux…comme souvent.

Elle le suit. Il la guide à travers chez lui, elle en profite pour admirer les plantes. Il a vraiment un très joli jardin. Elle voit un petit coin de potager et il s’arrête. Elle s’assied donc à cet endroit qu’il avait choisi et tapote l’herbe à ses côtés. Geste inutile, puisqu’il était peu probable qu’il resterait debout. Elle se met en tailleur et prend appui de ses coudes sur ses cuisses, se penchant légèrement en avant. « Je ne te dérange pas au moins ? » Peut-être faisait-il quelque chose et qu’elle l’avait interrompu. Mais dans ce cas-là, il ne l’aurait pas invitée dehors, il aurait été plus probable qu’il la fasse entrer afin de poursuivre sa tâche. Elle ne le quitte pas du regard. Elle a assez donné de toutes ces années sans le voir. Et depuis leur dernière entrevue, elle a assez regretté de ne pas l’avoir assez regardé et d’avoir gravé tout, absolument tout de lui. Il n’est pas très loin, aussi, elle lève la main et du bout des doigts commence à lui caresser un côté du visage. Elle dessine ses contours, elle les enregistre. Elle laisse la peau de ses doigts ripé contre une barbe naissante, ses yeux suivant ses mouvements. Ekaterina sourit en passant le pouce sur ses lèvres et sur une petite moustache. « Tu laisses pousser la moustache maintenant ? » Sa main glisse sur son menton et enfin retombe sur ses jambes. Ses yeux se sont arrêtés sur ses lèvres. Elle aurait bien aimé les embrasser. Mais peut-être que s’était encore trop tôt. La dernière fois ils s’étaient embrassés. Elle n’avait pas regretté. Peut-être pourrait-il penser que s’était trop tôt, une erreur, pris dans le feu des retrouvailles. Ses yeux remontent et le regarde. Avant, elle doit lui parler. Elle doit s’excuser. Mais c’est compliqué. Non pas de trouver les mots. Mais de les laisser sortir, de l’avouer. Mais elle le doit. Elle essaie de s’encourager mentalement, plusieurs fois et soudain se lance, prise dans un élan de je ne sais quoi. « Je suis désolée d’être partie comme ça. » Ouf, s’était dit. « Est-ce que tu me pardonnes d’avoir tout foutu en l’air ? » Elle voit les choses comme ça. Elle pense que si elle serait restée, peut-être que les choses auraient été différentes. Elle ramène son bras près d’elle, à contre cœur. Elle veut être en contact avec lui. Elle en a été séparée pendant bien trop longtemps. Mais d’un autre côté, elle appréhende de vivre à nouveau avec lui, si ça devait se faire. En serait-elle capable ?


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Dim 4 Sep - 15:44



Tant de sentiments contradictoires

Il s’assoit à ses côtés, avec un sourire amusé en la voyant tapoter l'herbe à sa droite. Il y avait peu de risques qu'il s'amuse à rester debout pendant tout le temps que durerait sa visite. Il espérait que celle-ci serait longue. Toujours égal à lui-même, il a un petit air ironique sur les lèvres quand celles-ci s'étirent en un sourire taquin. « Merci pour l'invitation, je vais faire comme chez moi du coup. » Il étend ses jambes devant lui, puis s'allonge, les mains derrière la tête. « Je ne te dérange pas au moins ? ». Il secoue la tête de droite à gauche, en fermant les yeux. « Non, non, t’inquiètes pas, c’est bon. » Ses paupières clauses, il trouve une certaine sérénité somnolente, se rappelant du seul coup qu’il a peu dormi et que son cycle de sommeil à lui est presque autant diurne que nocturne. Les rayons du soleil réchauffent son visage, son souffle est paisible. Puis soudain il ouvre des yeux alertes, en sentant un contact sur sa peau. Il n’avait pas remarqué que la belle rousse ne l’avait pas quitté des yeux.

Elle se penche sur lui et laisse ses doigts effleurer doucement sur son visage. Un flot de souvenirs vieux d’une dizaine d’année ébranle sa sérénité. Il a l’impression d’être revenu dix ans plus tôt, lors de ces matinées paresseuses où ils restaient oisivement au fond de leur lit pendant des heures. Cela ne leur arrivait peut-être pas souvent, mais il se souvient que c’était délicieux. Il n’ose pas bouger d’un centimètre, même si il a envie d’effleurer à son tour des mèches rousses qui s’échappent autour de son visage. Lorsqu’elle suit le contour de sa barbe et lui parle de moustache, il laisse échapper un petit rire qui secoue son torse. « Je crois qu’elle pousse toute seule en fait. » Le sujet et le ton de la conversation lui semble absurde, presque burlesque, et cela le fait rire. Puis il reprend du bout des lèvres, d’un ton empreint de fausses considérations et d’un peu de bouderie. « T’aimes pas ? ».

On ne peut pas dire qu’il est beaucoup pris soin de son apparence ces huit dernières années. Le grand air pur et le repos l’a remis sur pieds après son incarcération, puis le travail de la terre et la vie austère qu’il mène l’a conservé dans une bonne forme physique. Il a sans doute perdu bon nombre des réflexes du duelliste émérite qu’il était, en acquérant d’autres, plus liés à une vie d’ermite. Mais cela faisait un bout de temps qu’il n’avait pas cherché à se regarder dans un miroir pour vérifier que tout était en ordre. Il aurait su qu’elle allait lui rendre visite aujourd’hui il aurait sans doute fait un effort. Ce même effort qu’il avait fait quand il avait reçu sa lettre. Tailler sa barbe pour qu’elle ait l’air entretenue par exemple, donner quelques coups de baguette dans les longueurs de ses cheveux, se procurer des fringues plus récentes. Il se promit qu’il allait le faire régulièrement, pour pallier à toutes visites surprises.

Sans qu’il ne comprenne pourquoi, elle se retourne face au soleil et prend un air sérieux, Il entend ses paroles de manière un peu lointaine, elle évoque leur retrouvaille et son départ précipité. C’est vrai que cela l’a ébranlé, mais bien sûr qu’il ne lui en veut pas. Il trouve saugrenue qu’elle puisse penser avoir foutu quoique ce soit en l’air. Peut-être devrait-il lui rappeler que c’est lui qui est revenu ce soir-là après neuf longues années d’absence ? Il l’attrape doucement par le coude et l’attire vers lui. Lorsqu’elle est à portée d’oreilles, il lui chuchote « Je suis disparu depuis neuf ans, tu es partie précipitamment avec un tas de bonnes raisons et tu m’as donné des nouvelles au bout de quelques jours, alors arrête de t’en faire et de demander pardon. Il n’y rien à excuser, mais si tu y tiens, considères que c’est bon, pour ma part j’ai pardonné tout ce que tu tentes de te reprocher. »

Leur proximité lui donnait terriblement envie de l’embrasser et il ne voyait pas grand-chose pour l’en empêcher, il lui avait semblé accrocher le même type de désir dans son regard quelques minutes plus tôt. S’abandonnant au concept selon lequel le meilleur moyen de se débarrasser d’une tentation était d’y céder, il passa une main dans son dos, la rapprochant de lui puis il l’embrassa avec douceur, comme si il ne voulait pas l’effrayer.

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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Jeu 8 Sep - 15:46


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Elle est tellement heureuse de le revoir, qu’elle ne peut pas s’empêcher de le toucher. Elle a le sourire en le voyant et est prête à rire très bêtement à chaque fois qu’il ouvre la bouche pour parler. Il parait que ce sont les effets de l’amour chez les adolescents qui le découvre. Si elle n’était clairement plus adolescente, est-ce qu’elle pourrait se qualifier comme redécouvrant l’amour ? Peut-être…après tout elle avait un peu perdu la foi en tout cela avec sa disparition. Lorsqu’elle lui demanda si elle le dérangeait, elle le vit secouer la tête. « Non, non, t’inquiètes pas, c’est bon. » Elle sourit. Elle était heureuse. D’être en sa compagnie, d’avoir tout le temps pour eux. Et tout simplement d’être là, à ses côtés. Il ne lui en fallait plus beaucoup, mais surtout elle revivait, rayonnait et sa mère lui avait jeté des regards interrogateurs sans jamais la questionner de trop près.

Elle le touche et frémit, elle fait une petite remarque sur sa moustache, une simple constatation en fait. « Je crois qu’elle pousse toute seule en fait. » Elle sourit. Il n’y a rien de drôle pourtant, mais elle a envie de sourire. « T’aimes pas ? » Elle le regarde avec de grands yeux. « Si si ! » Elle fait une petite moue de la bouche, réfléchissant. « Je me dis juste que ça doit chatouiller lorsque…que… » Elle est tout de suite très mal à l’aise. « Enfin que ça doit chatouiller. » Elle préféra ne pas entrer dans les détails. Parfois se taire était nettement mieux que parler pour ne rien dire. Ou…parler pour dire des conneries.

Ekaterina prend son temps pour le regarder, le toucher. Plus elle se permet de le faire, plus elle sent une certaine chaleur et envie se répandre gentiment en elle. Elle a cependant longuement hésité avant de poser sa question, mais lorsque ce fut fait elle se sentait libérée. Elle ferme les yeux, profitant des rayons du soleil. Cherchant une sorte d’apaisement dans cette douce chaleur. Tristan lui attrape le coude et l’attire. Elle ouvre les yeux et tourne la tête. Elle se laisse faire et s’approche bien volontiers de lui. Il chuchote et elle l’écoute attentivement. « Je suis disparu depuis neuf ans, tu es partie précipitamment avec un tas de bonnes raisons et tu m’as donné des nouvelles au bout de quelques jours, alors arrête de t’en faire et de demander pardon. Il n’y rien à excuser, mais si tu y tiens, considères que c’est bon, pour ma part j’ai pardonné tout ce que tu tentes de te reprocher. » Elle ne peut retenir un petit sourire contrit. Elle baisse les yeux et voit ses lèvres. Elle est terriblement proche de lui maintenant. Elle sent quelque chose s’agiter en elle. Elle relève les yeux et regarde Tristan. Elle ne sait pas ce qu’il a dans la tête pour ce qui va suivre, mais elle aurait bien des idées. Elle sent sa main passer dans son dos et l’attirer un peu plus à lui. Elle ne résiste pas. Pas du tout même et se penche en avant. Il pose ses lèvres sur les siennes. Tout en douceur. Elle en aurait bien sourit. Elle eut l’impression de plonger dans le passé, dans le début de leur relation. Tristan avait toujours été un homme prévenant et le voilà qui remettait ça des années plus tard.

Il avait fait le premier pas, elle n’allait pas faire la vierge effarouchée. D’une part parce qu’elle n’était plus vierge, mais aussi parce qu’elle en avait rêvé depuis des jours.  Elle répondit à son baiser avec autant de douceur, cherchant à reposer les bases entre eux. Elle bougea et fit passer ses jambes sous elle, se retrouvant à genoux. Elle recula légèrement, tout sourire. « J’en étais certaine ! » Elle rigola. « Ça chatouille tu vois. » Elle sourit à nouveau, avait les yeux rieurs. Elle s’approcha à nouveau, posant ses lèvres sur les siennes. Puis, tout doucement, elle commença à peser sur lui. Elle passa une main dans son dos, l’autre restant libre. A force de le pousser tout en douceur et tout en l’embrassant, elle finit par l’allonger sur le sol et se retrouva à califourchon sur lui. Sa main libre était maintenant posée sur son épaule et l’autre avait quitté son dos pour se poser sur le sol. Ses cheveux tombaient, encadrant son visage. Elle se recula légèrement, gardant toujours cette proximité. « Je suis tellement heureuse de te voir… » Dans un chuchotement elle venait de laisser transparaître tout son soulagement. Elle remonta sa main de son épaule à sa joue et la toucha comme pour s’assurer qu’il était réel. « C’est long neuf ans… » Sans blague… « Tu penses qu’on saura rattraper ces années ? » Elle fit un sourire en coin, ses yeux étaient rieurs et surtout ils avaient une petite lueur taquine. Elle était prête à tirer un trait sur ces années. Elle avait eu le temps de se sonder et savait que même avec cette absence, elle lui pardonnerait tout.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Jeu 8 Sep - 22:46



Tant de sentiments contradictoires

Il se releva sur les coudes, pour lui faire face alors qu’elle s’installe à genoux. Sa main reste doucement appuyée sur son bras, caressant son coude sans s’en rendre compte. Elle sourit, et lui machinalement lui rend ce sourire. Ils doivent avoir l’air de deux beaux amoureux idiots, mais ça n’a pas l’air de les effleurer un instant. « J’en étais certaine ! Ça chatouille tu vois. » Un instant, il la regarde d’un air incertain, pas tout à fait sûr de comprendre de quoi elle parle. Puis un éclair de compréhension passe dans son regard, et il éclate de rire. Avant qu’il n’ait le temps de dire quoique ce soit elle l’embrasse à nouveau et il se tait. Il est bien trop heureux de grappiller quelques baisers pour penser à répondre. Il est même trop heureux pour penser à quoique ce soit.

Pourtant il y a beaucoup à réfléchir. Cette visite est sans aucun doute déterminante. Après cela, il va devoir reprendre pied dans la société et s’y amarrer fermement. Son point d’ancrage c’est elle, assurément. Mais il ne pourra éviter les autres. Il n’avait jamais été asocial, il avait un peu de famille beaucoup d’amis, encore plus de connaissance. Ce sont des personnes avec qui il va falloir reprendre contact, il faudra recommencer à expliquer, supporter les regards et les jugements. Il sait qu’il acceptera d’écouter les reproches d’Ekaterina, il peut tout lui concéder sans sourciller. Mais il doute d’avoir la patience nécessaire pour se soumettre aux jugements et aux humeurs d’autrui. Actuellement, il n’y songe pas, mais cela lui donnera matière à réflexions dans les jours à venir.

Il suit le mouvement quand elle s’installe à califourchon, ses mains se posent sur ses hanches d’un geste caressant. Il ne pensait plus pouvoir profiter de ce genre de contact, ni même de sa présence. Cette pensée l’effleure et la poigne sur ses hanches devient possessive. Quand elle se penche vers lui, il encre son regard au sien. Les incroyables yeux verts d’Ekaterina. Des mèches rousses effleurent son visage et il remonte une de ses mains pour replacer quelques mèches rebelles derrière l’oreille de la jeune femme. Il en profite pour effleurer sa joue, pour suivre la ligne de son cou avec son pouce. Dans un chuchotement, elle lui fait part d’un sentiment qu’il ne peut que partager avec elle. Le soulagement, la joie de se revoir. De se savoir mutuellement vivant. Il ouvre la bouche pour lui dire qu’il ressent la même chose, mais les mots lui manquent inexorablement. Faute de mieux, il passe les bras dans son dos et l’attire contre lui. Il la sert dans ses bras, de toutes ses forces, à leur en faire mal.

La suite lui serre le cœur. « C’est long neuf ans… » Il lutte pour garder loin de lui ce nuage de remords, de honte et d’horreur de soi qui guette le moindre de ses instants de faiblesse depuis plusieurs années. Il ne veut pas de ça ici, pas maintenant. Il aura tout le temps de ressasser plus tard, quand elle sera repartie pour vaquer à ses occupations, quand il tentera de trouver le sommeil ou même sous sa douche s’il n’a rien d’autre à penser à cet instant-là. Il plonge son visage au creux de son cou, se laissant le temps de se reprendre. L’odeur d’Ekaterina, le contact de son front contre la peau douce de sa clavicule, tout cela le calme, il dépose un baiser dans son cou puis relève la tête et croise un regard taquin, presque insouciant. Il a sans doute réussi à sauver les apparences. « Tu penses qu’on saura rattraper ces années ? » Ce sourire en coin et ces yeux rieurs le font chavirer, il hésite un peu sur le sens de cette question. De quel rattrapage parle-t-elle exactement ? Il en a bien un en tête, un qui ne le quitte pas depuis qu’il l’a embrassé dans les coulisses du musée, une semaine auparavant. Il se redresse vivement et se retrouve assis en tailleur sur le sol, elle a suivi le mouvement, les jambes autour de sa taille. Son front effleure le sien, puis il l’a prend un peu par surprise en l’enserrant dans ses bras et en s’emparant de ses lèvres d’un baiser impétueux.

Si la journée n’avait été que douceur et patience jusqu’à présent, leurs baisers se teintent d’empressement et de passion. Ses mains effleurent ses hanches et la pression de ses doigts laissent des rougeurs sur la peau claire d’Ekaterina. Il perd pieds, à nouveau. Il avait déjà perdu pied dans l’obscurité du musée. Perdre pied pour Ekaterina, il ne demande que ça.

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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Mar 13 Sep - 13:52


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Elle était totalement elle-même, totalement détendue et bien. Elle avait l’impression de retrouver cette complicité d’autrefois avec son mari et cela ne faisait qu’égayer sa journée. Lui aussi lui souriait et elle le dévorait des yeux. Lorsqu’il rit, elle plonge dans ces années d’insouciance et souhaiterait ne plus jamais en sortir. Il se laisse faire alors qu’elle se fait directrice, alors qu’elle le pousse petit à petit à céder pour qu’elle puisse se retrouver au dessus de lui. Il lui remet des mèches rebelles derrière l’oreille et elle ferme les yeux au contacte de sa main sur sa peau, savourant ce contacte qui lui manquait si cruellement. Alors qu’elle lui fait part de ce manque cruel, il l’attire contre lui et elle se laisse faire, s’allongeant contre lui. Il serre fort, elle sent ses bras dans son dos, mais au lieu de la déranger, elle ferme les yeux et enfouis sa tête dans son cou. Oui, elle aussi à besoin de ce contact fort et prolonger. Elle aussi à besoin de le sentir là, contre elle.

Elle a une remarque nostalgique. Elle ne pense pas un instant à ce que ça peut déclencher pour lui. Et elle lui demande de manière taquine s’ils pourront tout rattraper. Elle ne lui en veut pas de ne pas être revenue. Certes, elle aurait aimé le voir plus tôt. Peut-être que si elle l’aurait sut en vie, elle se serait moins inquiétée. Mais d’un autre côté, ils n’auraient pas leur passif respectif et du coup ils ne vivraient pas les retrouvailles qu’ils ont actuellement. Lui aussi avait la tête enfoui contre elle. Elle savoure les baiser qu’il sème sur son passage. Elle voit bien avec sa question taquine qu’il a une hésitation. Elle aurait put être plus précise en fait…ou pas…elle aimait bien voir cette hésitation, ce suspens. Qu’a-t-elle voulut dire par là ? Surprise, surprise ! Il se redresse et elle n’a que le temps de s’accrocher à ses épaules pour ne pas tomber. Ses jambes passent dans son dos et elle se retrouve assise sur lui. Prit dans le mouvement, elle ne peut retenir un rire. Rire qui s’étouffe alors qu’il vient si proche d’elle. Son front est là, contre le sien. Ses bras dans son dos la maintiennent et lui font clairement comprendre qu’il n’y a pas d’échappatoire possible. Elle le regarde et les yeux d’Erin s’emplissent de désir. Elle se laisse embrasser, ferme les yeux et lui répond avec la même intensité. Elle laisse ses bras autour de son cou, posant une main sur l’arrière de son crâne, elle glisse ses doigts dans ses cheveux.

Elle a l’impression de faire un bond dans le temps. Mais nettement plus proche cette fois-ci. Le musée. Il l’avait embrassé de cette manière. Elle avait soupiré d’aise et en voulait encore plus, alors qu’ils ne faisaient que se retrouver. Aujourd’hui, ils étaient seuls. A part un oiseau potentiellement perdu, ils ne risquaient pas d’être dérangés ou surpris. Les retrouvailles étaient passées. Ils ne faisaient que du fignolage pour retrouver leurs marques après tout. Il laissait ses mains sur ses hanches, elle ne se fit pas prier. Elle délaissa sa nuque et ses cheveux de ses mains et les glissa sous ses bras pour accéder à ses flans et son dos. Tout  en continuant de l’embrasser, elle glissa ses mains sous le t-shirt. Faisant glisser ses doigts sur sa peau. Petit à petit, elle remontait son t-shirt. Entre le contacte de ses mains sur sa peau, des mains de Tristan et la ferveur de leurs baisers, elle se sentait perdre totalement pied. « Tristan » Ce ne fut qu’un chuchotement, dans un souffle. Une invitation, à ne pas s’arrêter. Il était plus que probable que si tout s’arrêtait maintenant, qu’elle partait frustrée, elle vivrait très mal la suite des événements. C’est con. Mais il y a des choses qui doivent se faire dans un certain ordre. Des besoins primaires qu’il faut satisfaire. Et lorsque toutes les conditions étaient réunies, il fallait finalement sauter sur l’occasion. Et là, elle n’avait vraiment pas envie de passer à côté. Pas après tout ce temps.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Jeu 15 Sep - 20:56



Tant de sentiments contradictoires

Il sentait le soleil effleurer son corps et irradier sous ses paupières fermées. D’un réflexe machinal, il cacha ses yeux dans son coude, laissant ses pupilles s’adaptaient à la pénombre puis ouvrit précautieusement les paupières. En apercevant l’astre sur la pente descente dans le ciel, il en conclut qu’ils s’étaient écroulés et qu’ils s’étaient endormis l’un contre l’autre sur le tapis d’herbe. Heureusement que c’était une chaude journée de mai, sinon ils auraient sans doute attrapé froid à dormir ainsi dehors pendant plusieurs heures.

Il jeta un regard indécent sur le corps de sa femme, allongée à ses côtés. Sans un remord, sans un scrupule, il détailla chaque divines courbes de ce corps qu’il avait possédé quelques heures plus tôt. Les années, à moins que cela ne fût l’éloignement, ne l’avait rendu que plus désirable, et il se demanda quelle folie l’avait poussé à abandonner cette femme qu’il aimait et désirait à la fois.

La chaleur de la journée s’estompait pour laisser place à la fraicheur douce d’une soirée de printemps dans les Highlands. Il frissonna. En tâtonnant, il chercha à récupérer ses vêtements. Il se rhabilla en faisant le moins de bruit possible pour ne pas la troubler dans son sommeil. Il profita allégrement de devoir se pencher au-dessus d’elle pour récupérer son t-shirt pour effleurer de ses lèvres sa peau nue, ne se lassant pas de ce contact. Il repensa à l’époque où il était capable de localiser chaque grain de beauté sur le corps de sa beauté rousse, se demandant s’il aurait été capable de soumettre à nouveau à l’exercice aujourd’hui.

Assis en tailleur dans l’herbe, il ramena son t-shirt sur ses genoux, puis chercha sa baguette les poches de son jean. Il finit par la trouver dans l’herbe, sans doute était-elle tombée dans le feu de l’action. Avec bien plus d’efforts que ne le nécessitait normalement un sortilège d’attraction, il appela dans un murmure un plaid pour recouvrir Ekaterina. Il ne se lassait pas la vision de sa nudité, certes, mais ne voulait pas non plus qu’elle attrape froid à cause de la fraicheur des soirées écossaises. L’étoffe de tartan se déposa avec douceur sur le corps de la rousse, puis il retourna à ses affaires.

Terminant de se rhabiller, Tristan passa son t-shirt avec un certain soulagement. Dans un espoir peut-être naïf et certainement vain à long terme, il espérait cacher les cicatrices qui parcouraient son corps avant qu’Ekaterina ne se réveille. Il ne voulait pas qu’elle s’effraye ou qu’elle le prenne en pitié devant l’ampleur des marques gravées dans son dos et sur son torse et dans une moindre mesure sur ses bras et ses jambes. Elles avaient complétement cicatrisées depuis le temps, mais Tristan s’étant soigné lui-même, il n’avait pu faire les disparaître comme l’aurait fait un médicomage qualifié. On apprenait aux aurors à raccommoder pour faire face aux urgences, pas à soigner avec finesse et savoir-faire.

Il tourna la tête en sentant du mouvement à côté de lui. Il adressa un sourire radieux, comblé à Ekaterina. « Hé bien, Mrs Flamel … » S’entendre l’appeler ainsi lui rappelait ce rituel de jeunes mariés heureux qu’ils avaient dix ans auparavant. Sa voix était susurrante ; séductrice et tentatrice. « Vous vous attendiez à céder à la luxure en venant ici ? » Il émit un rire léger en se penchant vers elle. Recouvrant un ton plus habituel, il remit une mèche rousse rebelle à sa place avec tendresse en continuant. « Tu venais peut-être pour quelques sujets sérieux ? » Pas que celui auquel ils venaient de s’adonner avec ardeur ne l’était pas. Mais à présent, il avait étanché une faim primitive qui le hantait depuis le vernissage, il était plus à même de se tenir près d’elle, de la toucher sans vouloir la faire sienne à l’instant. Il n’aurait pas dit non à un nouveau round, bien au contraire, mais il se sentait aussi parfaitement capable d’avoir une conversation en se tenant correctement plus de dix minutes.
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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Mar 4 Oct - 19:09


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Paupières closes, elle était bien. Allongée dans l’herbe, elle sentait les rayons du soleil sur son visage. Cela la réchauffait doucement, contrastant avec l’herbe fraiche qu’elle pouvait sentir dans son dos. Elle bougea légèrement, ramenant son bras sur sa poitrine. Elle sentit un contacte différent, rugueux. Doucement elle ouvrit les yeux et vit que le jour déclinait. Elle baissa la tête et vit qu’elle était couverte. Relevant les yeux, elle le voit, assis à ses côtés, habillé. Elle se sent soudain très nue et assez mal à l’aise. Il lui sourit et elle lui rend le même en retour. « Hé bien, Mrs Flamel … » sa voix est douce, chaleureuse et elle se dit que pour quelques petits mot prononcés ainsi, elle recommencerait bien ce qu’ils avaient terminés il y a…quelques heures. Flamel, on ne l’avait finalement jamais plus appelée ainsi depuis la purge et elle sentit un frisson le long de sa colonne vertébrale, que s’était étrange. Elle s’assit, tout en gardant une main sur sa poitrine afin de maintenir le plaid en place. Elle passa l’autre dans ses cheveux, histoire d’y mettre un semblant d’ordre. « Vous vous attendiez à céder à la luxure en venant ici ? » Il rit et se penche vers elle. Elle ne peut s’empêcher de sourire et de secouer la tête. Il replace une mèche de cheveux et elle sent son cœur battre un peu plus fort. « Tu venais peut-être pour quelques sujets sérieux ? » Il passait du coq à l’âne et elle entendit bien que le ton était sérieux à nouveau. Elle pose sa main sur la sienne et les laisse là, sur la cuisse de Tristan. Elle a besoin de garder le contact avec lui, encore un peu. Mais elle ne peut s’empêcher de soupirer légèrement. « Sincèrement ? Je ne pensais pas que ça partirais comme ça mais…je ne regrette pas. » Elle y avait pris beaucoup de plaisir et avait adoré ces retrouvailles intenses. « De suite les grandes discussions ? Laisse-moi me réveiller va ! » Dit-elle en riant.

Elle leva les yeux vers le ciel. « Que le temps passe vite…Combien de temps avons-nous dormis à ton avis ? » Lui demande-elle. Curieuse. Elle sent qu’il fait un peu plus frais et que la luminosité décroit légèrement. Elle lâche sa main et tâtonne pour récupérer ses affaires. Elle devient soudain très très pudique. Ce  n’était pas comme s’il ne l’avait pas vue nue, là, tout de suite. Mais…dans l’action, on ne réfléchit pas. Et depuis bientôt neuf ans, et la grossesse, son corps n’était plus vraiment celui qu’il avait été dans leurs premières années de mariage. Et elle ne voulait pas forcément lui imposer cette vue. Elle n’avait pas récupérer son ventre plant, sa peau était marbrée de vergetures et elle avait pris quelques kilos, qu’elle avait finalement perdu lors de sa dépression, pour en regagné par la suite sur ordre de sa mère. Parce que les hommes n’aiment pas les squelettes qu’elle lui disait. Elle se lève, s’assurant que le plaid la couvrait afin qu’elle n’attrape pas trop froid. « Je… » Elle ne savait pas comment lui demander. Elle serrait le plaid et ses vêtements contre elle, ferma les yeux et détourna la tête. « Est-ce que…tu peux juste me laisser m’habiller ? » Sous-entendu loin de tes yeux, mais elle n’était pas certaine qu’il le comprenne. Il était un homme, il avait eu le loisir probablement de voir son corps pendant qu’elle dormait, mais elle ne voulait pas y penser. « Peut-être à l’intérieur si ça ne t’ennuie pas ? Juste le temps de me réchauffer un petit peu. » A l’intérieur elle devrait pouvoir s’isoler un petit peu pour s’habiller et se remettre de ses émotions. Elle lui sourit, se pencha en avant afin de déposer un léger baiser sur ses lèvres. Elle lui fait un clin d’œil et prend la direction de la maison afin de s’habiller. Elle ne remarque pas qu’elle a légèrement oublié sa baguette, sa lettre et ses baskets dans l’herbe.

Une fois dans la maison, elle pose ses affaires sur le canapé, retire le plaid et entreprend de s’habiller. Elle vient à peine d’enfiler son jeans, ne lui reste que son chemisier qu’elle entend la porte se refermer. Tristan l’avait apparemment suivie, mais en lui laissant un petit temps d’avance. Lui tournant le dos, elle enfile le dernier vêtement qu’il lui reste. Sachant qu’il n’était pas très loin, elle décide de prendre la parole. La maison n’est pas très grande, il devrait bien l’entendre. « Ta dernière lettre m’a pas mal empêchée de dormir. » Ce qui était plutôt vrai, elle en avait passé des nuits blanches à lire et relire la lettre. Tant et si bien que le parchemin s’était pas mal abîmer. Elle attachait ses boutons. « La nuit dernière, Dragomir est tombé sur la lettre… » S’était un reproche, mais plus contre elle que contre lui. Elle n’avait pas été prudente et elle avait eu des questions dérangeantes. « Il n’a pas encore neuf ans, mais il lit bien… » Elle laisse retomber ses bras, relève la tête et fixe le mur devant elle. « Il m’a demandé qui était Tristan. » Laissa-t-elle tomber fortement embêtée et surtout attristée. Elle avait été incapable de lui répondre. Incapable de lui dire la vérité, incapable de faire ce qu’elle aurait dû faire. Et aujourd’hui, elle était venue. Chercher des réponses à des questions encore inconnues. Elle ne se retourne pas, elle n’ose pas vraiment. Elle ne sait pas trop comment il prendra cette nouvelle et surtout cet échec retentissant. Peut-être sera-t-il blessé que son fils ne sache pas qui il est. Elle ferme les yeux, inquiète de la suite.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Mar 4 Oct - 21:44



Tant de sentiments contradictoires

Il lui jeta un regard interrogatif, se demandant pourquoi elle se tortillait ainsi avec la couverture.  « Je … Est-ce que … tu peux juste me laisser m’habiller ? Peut-être à l’intérieur si ça ne t’ennuie pas ? Juste le temps de me réchauffer un petit peu. » Oh ! C’était donc ça. Il hoche de la tête avec un sourire compréhensif. « Oui, bien sûr, vas-y. » Le Tristan d’il y a dix ans l’aurait sans doute chambrée, lui faisant remarquer qu’elle s’était exposée à son regard quelques heures auparavant. Mais aujourd’hui, il se tut, détournant poliment le regard quand elle se leva pour rejoindre le cottage. Il respectait ce besoin d’intimité. A vrai dire, lui n’avait pas attendu pour se rhabiller, voulant soigneusement éviter son regard. Lorsqu’elle a disparu à l’intérieur, il s’étire puis se relève en prenant son temps. Il ramasse leurs affaires laissées dans l’herbe. Baskets dans une main, baguette et lettre dans l’autre. Il ouvre le parchemin et relit rapidement les quelques lignes griffonnées sur le papier.

Donc, Kat je t’aime. Tout simplement. Il n’y avait pas été par quatre chemins. Certes la lettre n’était pas très longue, pas franchement poétique, mais elle avait le mérite d’être claire pensa-t-il. Il se remit en route vers la maison sans trop se presser, se demandant s’il lui avait laissé suffisamment de temps pour remettre de l’ordre de l’ordre dans sa tenue. Il dépose les baskets sur le pas de la porte puis entre franchement dans le cottage. Il aurait éventuellement pu toquer, demander la permission d’entrer, mais il ne fit pas. Il est chez lui pense-t-il, il ne va s’annoncer avant d’entrer dans la cuisine ou de le salon. Il regarde autour de lui et l’aperçoit au fond de la pièce principale, elle vient de passer son t-shirt par-dessus ses épaules. Il s’avance, dépose la lettre et la baguette d’Ekaterina sur une commode en bois brut.

Il se rapproche d’elle et comprend qu’elle n’en a pas conscience lorsqu’elle commence à parler. Elle parle un peu plus fort que nécessaire, pas vraiment consciente qu’il est juste à quelques pas d’elle. « Ta dernière lettre m’a pas mal empêchée de dormir. » Il s’apprête à s’excuser de troubler ses nuits, mais elle embraye rapidement. « La nuit dernière, Dragomir est tombé sur la lettre… » Sa bouche s’ouvre, mais aucun son n’en sort. Son cerveau occulte complétement la mention du fait que le petit lit bien pour son âge, pas qu’il s’en fiche, mais il est trop occupé pour analyser la phrase précédente. Il lui faut d’ailleurs quelques instants pour se concentrer sur la phrase suivante « Il m’a demandé qui était Tristan. ».

Au départ, c’est trop d’informations primordiales d’un coup. Il ne saisit pas trop la signification de tout ça. Il se contente de contourner Ekaterina pour lui faire face, estimant que cela sera plus simple pour discuter. Puis il comprend. Il n’en a pas vraiment conscience mais son ahurissement se traduit facilement sur son visage, impossible de le rater. Il a demandé qui était Tristan. Il ne connait pas le nom de son père.

Ses yeux s’agrandissent de surprise et il reste sans voix pendant quelques secondes avant de répondre un « D’accord. » assez distant. Il ne veut pas paraître froid, il ne sait juste pas comment il est censé réagir. Qu’est-ce qu’elle attend de lui ? Il ne se permettra pas de prononcer le moindre jugement sur la façon dont elle a géré l’éducation de ce fils qu’il ne connait pas. Il sait qu’il n’est pas dans son droit d’émettre des reproches, ou même des conseils. Mais il ne peut pas cacher que la nouvelle le bouleverse. Il ne sait même pas ce qu’il ressent vraiment. Il est juste sonné.

« Tu ne lui as rien dis ? Du tout ? » Il ne parle pas de la veille quand Dragomir a posé cette question. Mais il parle bien des neuf années précédentes. Il ne comprend pas très bien comme un petit garçon de neuf ans a pu grandir sans ne rien connaître de son père.

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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Dim 9 Oct - 22:23


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Elle n’en menait clairement pas large. Elle savait qu’elle n’avait pas fait au mieux vis-à-vis de Dragomir. Ce n’était pas correct. Il ne savait pas grand-chose de son père, si ce n’est qu’il s’appelait Flamel et qu’il était mort le jour de sa naissance. Autant dire que contrairement à ce qu’elle aurait aimé faire, elle n’avait pas vraiment maintenu la mémoire de son défunt époux. Mais s’était quelque chose de tellement douloureux…c’est facile à dire et beaucoup moins à faire.  Alors qu’elle le pensait plus éloigné dans la pièce, elle le voit passer devant elle. Elle comprend alors qu’il était tout prêt. Elle ose à peine le regarder. A peine poser ses yeux sur lui. Elle est mal à l’aise. Quand enfin elle le regarde, elle voit qu’il est comme dans un état second…et elle ne peut que le comprendre. « D’accord. » Elle n’aime pas la façon dont il prononce ce simple mot. Et pourtant elle ne peut tout simplement pas lui en vouloir. Elle n’était pas une bonne mère et elle avait clairement tout merdé à propos du père du jeune garçon.

« Tu ne lui as rien dis ? Du tout ? » Elle sent bien qu’il…ne s’attendait pas à être un parfait inconnu, un véritable étranger pour son fils. Elle voit comme cela le bouleverse et lui brise probablement le cœur. Lui qui avait tant attendu cet enfant avant sa naissance, qui l’avait tant aimé alors qu’il n’était pas encore là. Elle l’avait tout simplement occulté de sa mémoire, pour ne pas souffrir. Pour ne plus avoir à pleurer. Elle ouvre la bouche, cherchant les mots et la referme ne sachant pas exactement ce qu’elle voudrait dire. Le silence se prolonge. Elle lève les yeux sur lui et décide de retenter sa chance. « Il sait qu’il est interdit de parler de Flamel en ma présence à la maison… » Elle baisse la tête, piteusement. Elle ferme les yeux et inspire. Elle sent les larmes monter à ses yeux. « C’est…C’était tellement douloureux d’entendre mes parents parler de toi. Tellement douloureux de repenser à toi… » Sa voix est tellement misérable, comme si elle le suppliait de le croire et elle se déteste pour ça, mais n’arrive pas passer par-dessus. Elle ouvre les yeux et le regarde, lui, en face d’elle. « Ça a toujours été si difficile de le voir, lui, alors qu’il te ressemble tant… » Elle détourne son regard embué. « Alors lui parler de toi, en ayant un miroir devant soi c’est…c’était juste impossible pour moi… » Elle croise les bras et se détourne. Elle avance vers la fenêtre la plus proche et perd son regard dans le paysage qui commence à se teinter de ses couleurs nocturnes. « Il est possible que mes parents lui aient parlés de toi… je n’en sais rien… » Elle s’arrête, ne sachant quoi ajouter.

Elle sent une larme couler le long de sa joue droite, qu’elle essuie rapidement, se traitant mentalement d’idiote de pleurer pour ça. Elle essaie de reprendre contenance, de retrouver un ton moins larmoyant. « Je n’ai pas été une bonne mère…Mais ça, je le savais bien avant sa naissance que je n’en serais pas une. Je comptais beaucoup sur toi pour m’aider à savoir quoi faire… » Sa voix se brisa et elle repensa à ce jour-là, ce jour qui avait tout détruit. « Et j’ai dut me débrouiller seule… » Elle ferme à nouveau les yeux. « Dragomir n’aurait plus été avec moi dès sa naissance si je n’étais pas retournée vivre chez mes parents… » Il lui est douloureux de l’avouer. « Est-ce que je t’avais déjà dit que ce sont mes parents qui ont pris soin de lui les six premiers mois de sa vie ? J’étais incapable d’être dans la même pièce que lui, je n’en voulais pas, je le rejetais. » Son ton était amère. Elle n’aimait pas cette partie de sa vie, mais elle estimait qu’il avait le droit de savoir.

Elle laisse le silence s’installer, elle ouvre les yeux et choisit de se retourner, doucement, prenant appui sur le rebord de la fenêtre. « J’ai beaucoup de choses à me faire pardonner, pour toi, pour lui… » Elle le regarde, espérant ses larmes disparues. « Je n’ai jamais été une bonne mère, mais peut-être que tu peux être un bon père. » Elle se répétait qu’elle était une mauvaise mère, presque tous les deux jours, comme si s’était son châtiment personnel. Mais oui, Tristan avait toujours ardemment désiré cet enfant. Elle avait toujours su qu’il ferait un bon père. Elle pensait qu’il était peut-être capable de tout rattraper. Drago était comme lui finalement, curieux et ayant soif de savoir et de découverte. Il n’avait pas l’esprit fermé. Quand il avait appris par l’un de ses camarades de jeu qu’un dragon mangeait aussi de l’herbe, alors que son ami se fichait probablement de lui, il avait pris cela très au sérieux et lui avait rapporté l’information comme s’il s’agissait d’une nouvelle très importante.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Sam 15 Oct - 20:50



Tant de sentiments contradictoires

Cela fait beaucoup d’informations à retenir d’un coup. Il écoute d’une oreille attentive, sans trop l’interrompre, ayant soif d’explications. Non pas des explications, attendre des explications renvoient à une notion de choses dûes. Il ne veut pas spécialement qu’elle se justifie. Il a plutôt besoin d’éclairements, pour qu’il puisse saisir la situation. Il a envie de la prendre dans ses bras pour la réconforter en voyant que la conversation l’a met dans tous ses états, mais il ne veut pas l’interrompre alors il ne fait rien, se contentant de lui jeter des regards d’encouragement.

« Il sait qu’il est interdit de parler de Flamel en ma présence à la maison…C’est…C’était tellement douloureux d’entendre mes parents parler de toi. Tellement douloureux de repenser à toi… Ça a toujours été si difficile de le voir, lui, alors qu’il te ressemble tant … Alors lui parler de toi, en ayant un miroir devant soi c’est…c’était juste impossible pour moi… Il est possible que mes parents lui aient parlés de toi… je n’en sais rien… » Tout cela, il comprend. Il la suit du regard quand elle s’éloigne et décide dans un premier temps de lui laisser de l’espace.

Puis quand elle reprend, il comprend dans sa voix qu’elle pleure. « Je n’ai pas été une bonne mère…Mais ça, je le savais bien avant sa naissance que je n’en serais pas une. Je comptais beaucoup sur toi pour m’aider à savoir quoi faire… Et j’ai dut me débrouiller seule… » Il ne sait pas si ce dernier bout de phrase est formulé comme une reproche ou comme une simple constatation. Dans tous les cas, il est désolé qu’elle ait dû affronter la parentalité seule. C’était quelque chose qu’ils étaient censé faire à deux et c’est vrai que lui n’avait jamais douté de leur capacité à le faire bien. Mais il ne s’était jamais imaginé que l’un d’eux ne serait pas là pour soutenir l’autre.

« J’étais incapable d’être dans la même pièce que lui, je n’en voulais pas, je le rejetais. » Il se rapproche doucement d’elle, et pose une main qui se veut réconfortante sur son bras. Il n’arrive pas exactement à comprendre ce dernier sentiment qu’elle évoque, mais étrangement cela lui rappelle le fait que lui-même a été incapable de dire la vérité à ses proches pendant neuf ans et il accepte sans broncher cette explication. Chacun a ses démons.

« Je n’ai jamais été une bonne mère, mais peut-être que tu peux être un bon père. » Il fronce les sourcils devant cette déclaration. Elle a déjà dit quelques minutes plus tôt qu’elle était une mauvaise mère. Il l’attrape par les épaules et plante ses yeux dans les siens. Sa voix est ferme. « Ne dis pas ça. Tu n’as peut-être pas été parfaite, et ce n’est pas à moi d’en juger, mais ça ne fait pas de toi une mauvaise mère, Ekaterina. »

Il la secoue légèrement, puis l’attire contre lui dans un geste apaisant. « Ne t’inquiètes pas, on va gérer la suite ensemble … » Il la berce doucement, cherchant à la réconforter. « Enfin, si tu veux bien … je ne sais pas comment tu envisages les choses. » Il devient un peu hésitant. Il a eu le temps de réfléchir un peu depuis le vernissage. « J’aimerais beaucoup prendre part à votre vie. Je veux dire … pas juste revenir auprès de toi, mais auprès de vous deux. » Il s’écarte un peu pour lui faire face. « Je pourrais rechercher ma famille, retrouver un travail tout ça … » Il voulait dire par ‘tout ça’ qu’il ne voulait pas juste lui faire part à elle de sa survie, secrètement, mais qu’il était bien décidé à l’assumer aux yeux de tous.


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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Dim 30 Oct - 19:46


Tant de sentiments contradictoires, cottage de Tristan, Ecosse, 1er juin 1990
Elle se laissait submerger et parlait sans fin. Elle a honte de se confier, de lui avouer que finalement Drago ne sait rien sur son père. Elle souffre de constater qu’elle avait complètement raté des choses importantes. Tristan l’attrape par les épaules et la fixe. Elle soutient son regard, elle y reste ancrée comme un bateau dans un port. Sa voix ferme la sort de sa tristesse et lui fait reprendre contenance, doucement. « Ne dis pas ça. Tu n’as peut-être pas été parfaite, et ce n’est pas à moi d’en juger, mais ça ne fait pas de toi une mauvaise mère, Ekaterina. » Elle veut hausser les épaules et détourner la tête, elle n’est pas convaincue. Mais il la tient, elle ne peut bouger. Elle ne peut détourner le regard, hypnotisée par ses yeux. Il la secoue doucement, lui remettant les idées en place. Et elle en a clairement besoin la Grimstone.  Il l’attire ensuite contre lui. Elle enfoui sa tête dans le creux de son cou. « Ne t’inquiètes pas, on va gérer la suite ensemble … » Il la berce doucement et elle ferme les yeux, humant son odeur si particulière. « Enfin, si tu veux bien … je ne sais pas comment tu envisages les choses. » Il hésite, elle l’entend, mais elle ne bouge pas, elle passe ses bras autour de lui, les referme dans son dos. « J’aimerais beaucoup prendre part à votre vie. Je veux dire … pas juste revenir auprès de toi, mais auprès de vous deux. » Il s’écarte, rompant leur proximité. Elle grogne doucement de mécontentement. Elle aurait préférée qu’il reste près d’elle. « Je pourrais rechercher ma famille, retrouver un travail tout ça … » Elle lui sourit, doucement et hoche la tête.

« Bien entendu que je veux de toi dans ma vie, dans notre vie à tous les deux. » Elle parle doucement, sereinement. « C’est ton fils, c’est ton rôle, je ne vais pas te retirer ça. » Elle fait un demi-pas, se rapproche de lui. « Laisse-moi encore rester un peu dans tes bras… » Murmure-t-elle doucement. Elle cherche le contacte, comme si ce qu’il s’était passé plus tôt dans la journée ne lui avait pas suffi. « Je ne peux pas te forcer à faire des choses, si tu ne veux pas reprendre pied dans le monde magique, retrouver ta famille, ce n’est pas moi qui peut t’y forcer. » Elle souhaitait mettre les choses au clair, elle ne voulait rien lui imposer, ce n’était pas à elle de faire ça. « Mais si ce sont les démarches que tu souhaites faire, je serais là pour te soutenir tout du long. » Elle l’embrassa doucement. Oui, son rôle d’épouse était celui de l’appuyer et de lui prêter assistance et s’était bien ce qu’elle avait l’intention de faire. Elle revient contre lui posant sa tête sur son épaule, son nez contre son cou. Elle ferme les yeux, elle est bien. « Je vais essayer de préparer Dragomir à une rencontre avec toi. » Oui, elle était certaine d’elle. Ils avaient le droit de se rencontrer et de rattraper le temps perdu. Mais pour Dragomir, elle devrait y aller doucement et probablement pour Tristan aussi. Un homme met un certain temps à assimiler les choses, alors une rencontre aussi importante…Elle reste là, dans ses bras, le laissant digérer ses informations.


La vengeance se savoure à froid

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MessageSujet: Re: [Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina   Dim 6 Nov - 18:19



Tant de sentiments contradictoires

Lorsqu’elle lui demande pour retourner dans ses bras, la requête faite du bout des lèvres lui tire un sourire amusé. Il ouvre les bras sans se faire prier, et quand elle se réfugie contre lui, il les referme entoure sa taille. D’un mouvement machinal il recommence à la bercer doucement. « Je ne peux pas te forcer à faire des choses, si tu ne veux pas reprendre pied dans le monde magique, retrouver ta famille, ce n’est pas moi qui peut t’y forcer. Mais si ce sont les démarches que tu souhaites faire, je serais là pour te soutenir tout du long. » Il hocha la tête. Le silence s’installe et il sent une sorte d’attente dans l’air. Il se rend soudain compte qu’elle ne peut pas avoir vu son signe de tête, puisqu’elle a enfuis sa tête contre son épaule. Il lui murmure à l’oreille. « On va faire ça. »

Elle relève la tête et l’embrasse en retour. Il lui rend son baiser et en profite pour lui voler un ou deux de plus dans la foulée. Il n’est pas prêt de se lasser de ce contact. Il descend dans son cou et s’apprête à l’y embrasser quand il se stoppe en entendant la suite. « Je vais essayer de préparer Dragomir à une rencontre avec toi. » Il relève la tête et l’observe. « D’accord. Tu me diras quand il sera prêt. » Sur le coup, il n’a déjà plus trop la tête à ça, il veut juste reprendre possession des lèvres d’Ekaterina. C’est ce qu’il fait d’ailleurs. Il ne pense pas plus que nécessaire aux conséquences de cet engagement mutuel. Il l’embrasse juste. Il les fait reculer jusqu’à la chaise à bascule qui occupe un angle de la pièce, proche de la cheminée. Il l’attire sur ses genoux et reprend là ils s’étaient arrêté une seconde auparavant.

Ils passent la fin de l’après-midi blotti l’un contre l’autre dans le rocking chair. Quand la nuit commence à tomber. Tristan se lève à contrecœur pour allumer des bougies et faire un feu dans la cheminée. Handicapé par sa magie défaillante, il fait tout ça comme un moldu. Si il s’était habitué à vivre sans magie sans honte, sentir le regard d’Ekat sur lui pendant qu’il se démène pour allumer un feu qui aurait pris en une seconde avec un incendio, le remplit de honte. Il se fait la résolution d’arranger son inimité avec sa baguette magique. Hors de question d’être aussi impuissant qu’un cracmole. Il reprend sa place dans le fauteuil. Ils sont un peu à l’étroit, mais ce n’est pas plus mal, ils ne demandent que ça. Ils s’embrassent, ils discutent à voix basse, puis s’embrassent à nouveaux, les mains baladeuses. Tout y passe. Le passé, la Purge, les 9 dernières années. Ils ont beaucoup de choses à se dire. Ils sont dans une bulle, parfois les thèmes abordés sont difficiles, douloureux, d’autres sont plus légers, leur arrachant des rires et des sourires complices. Quand la nuit est déjà bien avancée, il glisse « Tu restes ce soir ? » et elle hoche la tête en posant son front contre le sien.

Ils vont finalement se coucher avec la sensation de s’être tout dit. Il reste sans doute quelques sujets à aborder. Ceux qui sont les plus sensibles, les plus à même de provoquer un raz-de-marée ou une dispute. Mais ils ne veulent pas y penser tout de suite, tout ça être encore trop récent, trop neuf. L’équilibre est ténu. Il ne sait pas ce que ressent Ekaterina a ses côté, mais pour lui, dormir avec quelqu’un à ses côtés est étrange. Dormir dans son lit aussi.  Il a eu tellement de mal à plonger dans les bras de Morphée ses dernières années, qu’il dort plutôt de jour et plus souvent dans le rocking chair que dans son lit. Encore une chose qui va changer. Cette nuit-là, il n’y a pas de miracle, trouver le sommeil reste compliqué, le silence et l’obscurité autour de lui donne des sueurs froides à certains instants. Quand finalement, il s’endort, sa nuit demeure agité, il se réveille entre chaque cycle de sommeil. Mais sentir le corps d’Ekaterina contre lui lorsqu’il est éveillé le rassure.

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[Ecosse - FB] Tant de sentiments contradictoires - Tristerina

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