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-(un)consecrated ❱ CIENDER-
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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 163 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : Loliteas . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: (un)consecrated ❱ CIENDER   Jeu 21 Juil - 23:38







OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
Forgot the past, forgot myself.



JUILLET 1990 – AILLEURS



Le grincement de la chaise sur la grande terrasse lui donnait l’impression d’avoir quatre-vingt dix ans. Elle était sereine, la belle sorcière, juchée à l’ombre du soleil impressionnant du mois de juillet. Il ne faisait pas souvent chaud et beau, en Angleterre, mais depuis cinq jours, une canicule faisait rage. Heureusement, Oxena pouvait se rafraichir à tout moment de la journée en marchant les cinquante mètres qui séparait la maison de la rivière. Elle avait encore les cheveux mouillés, mais avait revêtu une robe de couleur émeraude qui descendait un peu sur ses épaules, si bien que la chaleur ne l’atteignait plus. Les oiseaux chantaient, une légère brise venait de se lever et la sorcière observait à l’horizon, sans s’en lasser. Une vision bien belle comparativement à ce qui se produisait réellement, dans le sous-sol de la maison d’Oxena et de Ianto. Ian avait réussi à capturer le leader de l’Ordre du Phoenix, nulle autre que Skander Lupin depuis maintenant dix heures. Ce qui voulait dire qu’il était déjà affreusement mal en point. Ils avaient décidé d’attendre un peu, avant d’annoncer la nouvelle aux autres Mangemorts. Oxena et elle souhaitaient soutirer le plus d’information du sorcier avant que d’autres s’en mêlent. Ils voulaient la gloire et ils l’auraient, un bref cri de Skander se fit entendre jusqu’à l’extérieur comme pour en prouver ses pensées. Un sourire aux lèvres, elle repensait à leur arrivée au pays, à Ian et elle, deux mois plus tôt. Depuis, elle avait l’impression de se mêler à une cause plus grande encore et cela la faisait revivre. Ah non. Attendez, ça c’était les pensées de Ian. Elle, la blonde, souhaitait seulement qu’ils continuent leurs escroqueries loin d’une cause de sang. Qu’est-ce qu’elle ne ferait pas, pour qu’ils puissent rester dans cette belle maison qu’ils avaient préalablement tué les propriétaires moldus, et parcourir le reste du monde pour renflouer leur coffre. Elle avait dépensé toute la fortune qui leur restait pour échafauder le plan qui avait permis à Ian de sortir de la prison aux États-Unis.

Ils se récolteraient néanmoins une réputation monstre lorsqu’on apprendrait qu’ils avaient le Leader. De longues minutes passèrent et Oxena décida de faire un tour au sous-sol, pour affronter pour la première fois celui qui levait les troupes ennemies. Ses pieds nus étaient refroidis par le sol carrelé de des escaliers qui se dirigeaient vers l’espèce de salle de torture, alias le salon, reconvertie pour l’occasion. Elle resta dans l’ombre quelques secondes de plus pour observer la situation. « Tu crois vraiment que tu ne parleras pas hein ? » Un rire mauvais s’échappe de la bouche de son frère d’armes. Il se met à genoux, pour se positionner un peu plus bas que Skander et qu’il puisse le regarder à nouveau. « J’ai tout le temps qu’il me faut… » Il allait sans doute proférer d’autres menaces, mais elle décide d’avancer doucement, jusqu’à entrer dans le cercle de lumière. Elle se rapproche d’Ian et s’accroupit derrière lui, entourant ses bras autour de son cou, déposant sa tête sur son épaule. « Et si tu laissais ta femme s’amuser un peu avec le muet ? » Préserver les apparences, se faire passer pour sa femme donne toujours l’impression d’une union plus forte entre les deux sorciers. Elle le sent sourire dans ses bras, avant qu’il dépose un baiser sur son avant-bras. « Tout ce que femme veut ! » Un ton moqueur, il passe un main contre sa joue avant qu’ils ne se relèvent et il lui fait un clin d’œil. Ils avaient tout vécu ensemble, une petite séance de torture était particulièrement revigorante pour la sorcière. Le sorcier s’en va déjà vers le rez-de-chaussée et Oxena lui fait un salut exagéré, avant de se retourner vers le leader, qui la dévisage d’un drôle d’œil. « Quoi, tu n’as jamais vu aussi belle créature auparavant, c’est ça ? » Elle laisse échapper un doux rire tout en sortant sa baguette de sa poitrine.

 




You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1817 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Mer 27 Juil - 0:56









OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
"I see a ghost in a photograph
I feel that pain pull me underneath "



FIN JUILLET 1990 - AILLEURS

Si quelque chose peut mal tourner, ça tournera mal. A croire que la vie de Skander n’était régie que par cette putain de loi de Murphy. Et par rien d’autre. Combien de fois allait-il voir le bonheur à portée de main, et combien de fois le verrait-il lui échapper entre les doigts ? C’était la guerre la cause de ses tourments, cette putain de guerre qui semblait ne jamais prendre fin, cette guerre qui ne semblait jamais accorder une once de répit à qui que ce soit, certainement pas à lui. Il avait signé pour ça, « leader de l’Ordre du Phénix », qui l’aurait cru. Lui le jeune auror inconscient et irresponsable, devenu alcoolique et destructeur, aujourd’hui à la tête d’une organisation puissante, crainte, et recherchée ? Certainement pas lui, et certainement pas les gens qui le connaissaient bien. Il n’était pas là où on l’avait attendu, c’était sans doute ce qui avait fait sa force dans l’infiltration de la Main Noire – comment un type comme lui pouvait prêter allégeance au Phénix ? Par conviction, pour ceux qu’il  avait perdu, pour ceux qui étaient morts, pour ceux qui avaient abandonné, pour ceux qui serait, pour ceux qui avait été, et finalement pour ceux qui était encore. Un fond de lui sommeillait un homme d’idée, de conviction, il s’était perdu de trop longues années et commençait finalement à retrouver son chemin. Celui du Phénix, celui de la liberté, celui de la force des convictions. Alors qu’il se relève de la perte de sa plus fidèle amie, la vie l’attend, prêt à le faire chuter une fois encore, comme si une fois de plus, il n’avait pas le droit au bonheur.

Il est assis sur cette chaise depuis trop longtemps. Il a des fourmis dans les jambes, la bouche pâteuse, un goût de sang sécher sur les lèvres. Si ce n’était que cela. Il rêvait de voir la lueur du jour, de sentir l’air frais. Depuis combien de temps était-il ici, assis, les mains liés aux accoudoirs ? Il avait perdu le compte des minutes, des heures, et du temps de façon générale il y avait bien longtemps. Comment avait-il pu foirer cette mission ?  A force de jouer avec le feu on finit par se brûler Skander, lui disait souvent sa mère. A force de braver les mangemorts et d’ignorer sa tête mise à prix, il avait fini par tomber, à son tour. Il ne l’a jamais vu cet homme qui s’est chargé de lui tendre un piège et qui s’est chargé de l’enfermé. Non, il ne le connait pas, tout comme il est surpris de ne pas se retrouver directement au ministère, ou à Azkaban, la division au sein des mangemorts, l’envie de faire du zèle pour certains est peut être sa chance. Mais depuis le début de l’interrogatoire, il ne desserre pas les dents. Sans véritaserum il sait qu’il peut tenir – et il comprend bien qu’il n’y a là que le sadisme d’un homme. « Tu crois vraiment que tu ne parleras pas hein ? » Pas tant que tu n’auras pas de véritaserum, connard. Ces mots lui brûlèrent la gorge, mais il se retint de les prononcer, préférant le silence comme forme de résistance. « J’ai tout le temps qu’il me faut… » Si Skander a la tête baissée, il se met alors à la hauteur. Les yeux de l’homme son perçant et bleu. Il apprécie le bleu des yeux de façon général, mais pas celui-ci, il y décerne une lueur de folie qui lui fait froid dans le dos.  

Rien ne semble être en mesure d’atteindre le leader de l’Ordre qui s’est préparé une grande partie de sa vie à ne rien balancer de ses secrets, pour la sécurité des gens qu’il aime. Maintenant plus que jamais, il a tant à perdre. Il pourrait perdre sa famille qui désormais ne se résume plus à la fratrie Lupin. Non, il pourrait la perdre elle, cette blonde  qu’il aime tant, il pourrait aussi perdre ces deux adorables bouts de chou dont il avait promis d’être le père. Il n’avait plus le droit de commettre une erreur, pour eux, il devait tenir. L’Ordre serait sans doute à sa recherche, et si Ekaterina jugeait cela trop dangereux, il savait que malgré le danger, il pourrait compter sur eux.  Rien n’est en mesure de le faire sortir de son silence. Ou presque. Une silouhette sortie d’outretombe, un visage et une voix qui sont celles et ceux d’un fantôme. Est-il déjà mort ? « Et si tu laissais ta femme s’amuser un peu avec le muet ? »  C’est bien elle, s’il avait cru voir un fantôme lors du Solstice, il réalise qu’elle n’en était pas un, et qu’elle est belle et bien là, vivante, en chair, en os, mais elle semble si différente. Il relève les yeux pour la regarder enlacer cet homme. « Ta femme », elle aussi a donc changé sa vie. Comment était-elle arrivée ici, comment une née moldue pouvait avoir rejoint leur rang, comment avait-elle pu renier tout ce en quoi elle croyait ? « Tout ce que femme veut ! »  La complicité était vraie. Ce ne fut pas le crève-cœur qu’aurait espéré – c’était peut-être la chose qui le perturbait le plus, lui faire face et réaliser qu’il avait tourné cette page. Qu’elle occupait une place dans son cœur, mais plus celle qu’elle avait occupé par le passé. « Quoi, tu n’as jamais vu aussi belle créature auparavant, c’est ça ? » Il l’avait déjà vu cette créature. Oh oui, il l’avait aimé même s’il avait toujours été incapable de l’admettre. Il l’avait aimé de tout son être, ses qualités, son sourire, sa force de caractère, ses yeux, ses cheveux bruns qui semblaient avoir disparus, ses défauts, chaque parcelle de son corps. Oui, il l’avait déjà vu. Elle avait été un rêve.

Elle n’est pas Ciena, c’est impossible. Ce n’était pas elle, pas avec tant de désinvolture, pas avec tant de noirceur dans son âme. Sa Ciena à lui n’aurait jamais trahis ses idées, sa Ciena était morte sur le carrelage du ministère, il n’avait senti ni son souffle, ni son pouls – il avait tenté de la secourir mais était arrivé trop tard. Rien de tout ceci n’avait de sens.  Mais il avait déjà vu plus belle créature, car si jadis elle avait été tout ce qu’il avait désiré ce changement qui s’était produit chez elle ne la rendait plus désirable comme jadis. Elle n’était plus ce qu’elle avait été, lui non plus. Tous deux semblaient avoir pourchassé des rêves différents. « J’ai vu mieux. » Lâche-t-il avec sarcasme.  Ce sont ses premiers mots depuis de longues heures, des mots qu’il a retenu au fond de sa gorge, expliquant le ton grave de ceux-ci. Il se racle alors la gorge pour lever les yeux vers elle, comme pour chercher dans son regard quelques choses qui puissent lui rappeler ce qu’elle avait été. Ce qu’il avait aimé. Ce qu’il avait chéri. Ce qu’il avait perdu.  « Tu étais une bien plus belle créature par le passé, Ciena. » Il veut voir, il veut savoir si c’est elle, comment elle peut réagir à ce nom. Le sien, Ciena MacArthur. Son ton est plus sec et dur. Aujourd’hui elle semblait bien loin de ce qu’elle avait été, à commencer par ses cheveux bien plus clair, ce sourire sadique sur son visage qui ne lui ressemblait pas. Mais bon sang, que lui était-il arrivé ? Il savait qu’il avait changé, il avait vieilli, il était devenu un monstre, avait chuté, avait fini par se relever, avant de manquer de tout perdre. Maintenant il assumait ce qu’il était devenu. Mais elle, comment avait-elle pu tout renier de la sorte ? Il avait les poings ficelé à la chaise, il aurait aimé bouger, faire quelque chose, n’importe quoi. Car, qu’elle soit là ou pas, il ne comptait pas mourir ici, ni être livré à qui que ce soit. Il avait désormais tant à perdre, mais ce n’était pas elle, car il semblait l’avoir perdu depuis trop longtemps. Mais une part de lui voulait être certain, savoir, quitte à tenter le diable s’il le fallait.


Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 19 Sep - 18:31






OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
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JUILLET 1990 – AILLEURS

Ciena n’était plus. Pas depuis que Skander l’avait laissé pour morte, le jour de la purge. Surtout pas quand elle l’avait entendu déblatérer des mensonges à un mangemort qui l’avait ensuite découvert. L’amour de sa vie avait préféré dire qu’elle était morte de ses mains, plutôt que d’affronter ce salopard. La vérité était que Ciena, elle se serait battue, si elle avait entendu Skander le faire. Si jamais son amour avait décidé de l’amener avec elle, s’il avait seulement pris plus de temps, il aurait pu voir que la sorcière n’était pas morte. À partir de ce moment-là, Ciena n’existait plus puisque ça n’en valait plus la peine. Ça avait été tellement facile de se laisser aller à Ianto. D’absorber tout ce qu’il lui disait, de laisser ses pensées s’évaporées une à une dans un traumatisme qui lui permettait d’oublier tout le mal qu’elle avait ressenti lors de la trahison de Skander. Désormais, elle était Oxena Barrow, sang-mêlée et surtout escroqueuse activement recherchée aux États-Unis. Ian et elle avaient dû quitter le territoire américain pour essayer de recommencer une nouvelle vie. Une vie fausse et remplie de mensonge, bien évidemment. Ici, en Angleterre, ils pourraient recommencer leur manège et soutirer de l’argent de quiconque passerait dans leur sillage. Si Ian était un tant soit moins intéressé par les idées des Mangemorts et de feu le seigneur des ténèbres. Certes, Oxy était attiré par ces idées de noirceurs, pensait également que les nés-moldus n’étaient que des moins que rien et surtout sans savoir qu’elle en était elle-même une. Sauf que le problème étai que son collègue se consacrait trop à cette guerre contre les Phoenix. Et la sorcière qui le suivait, parce que c’était toujours ce qu’elle avait fait.

C’était pour cela qu’elle se retrouvait maintenant devant le Leader de l’Ordre, ça et la grande somme qu’il représentait. Ils avaient pris la décision de le torturer un long moment pour obtenir des informations qu’il ne donnerait peut-être plus par la suite, aux autres mangemorts. De ces informations, ils pourraient sans doute avoir encore plus d’argent du ministère et ça, ça intéressait la blonde. Elle s’était rapprochée de lui et essayait d’user de son plus grand atout : sa beauté, pour essayer de le faire parler. Ian n’avait pas été en mesure de le faire, elle s’attendait donc à ce qu’il résiste un tant soit peu. Elle était prête à l’asséner à nouveau de parole, mais le leader ouvrit enfin la bouche, pour son plus grand plaisir. « J’ai vu mieux. » Elle se penche un peu en avant, dévoilant davantage son décolleté dans sa robe verte qui était bien plus chic qu’elle n’aurait dû l’être, dans un tel interrogatoire. « Tiens donc, il n’est pas muet le petit! » Un sourire ravageur passe sur son visage, elle croyait que le leader de l’ordre serait un peu plus difficile à faire parler que ça! Sa remarque ne la toucha pas pour autant, soit il était trop aveuglé par les coups que Ian lui avait assénés, soit il préférait la compagnie des hommes. Oui, Oxena connaissait l’effet de sa beauté sur la gente masculine – et féminine – et elle en avait toujours usé. Ou du moins, depuis qu’elle n’était plus Ciena. Cette femme qui faisait face à Skander n’avait rien de la douce, généreuse et souriante femme qu’il avait connue. Il disait sans doute ces paroles pour la faire sortir de ses gonds, mais ça ne fonctionnerait pas. Elle en avait vu bien pire.

Au lieu de le provoquer davantage, c’est le sorcier qui décida d’ouvrir à nouveau la bouche, non sans le plus grand damne de la blonde. « Tu étais une bien plus belle créature par le passé, Ciena. » Elle n’est plus penchée près du Leader, Oxena. Elle s’est reculée d’un ou deux pas, lorsque ses paroles ont été prononcées. On ne déstabilise pas la sang-mêlée aussi facilement. Alors pourquoi sans même le savoir, le prénom qu’il a prononcé parvient à la faire reculer? Ses souricls se fronce, son visage n’est plus aussi joli qu’à l’accoutumée. « Hum…? » Qu’elle lâche, dans un souffle. C’est qui, cette Ciena? Et surtout, pourquoi elle ne le reconnaissait pas? À l’entendre parler, ils s’étaient côtoyés par le passé. C’était idiot, de savoir qu’il avait une longueur d’avance sur elle. Même Ianto n’avait pas connu qui elle était, avant. Elle décide donc d’agir par défense, parce que c’est le seul moyen qu’elle a de répondre. Un rictus mauvais, joueur même, se trace alors. « C’est ridicule, enfin tu devais l’être, puisque je n’ai aucun souvenir de toi. Et cette… Ciena. Peut-être a-t-elle existée, mais elle est morte lors de la Grande Purge. Alors dis-moi, penses-tu vraiment que tu étais assez important à mes yeux pour que je ne te touche pas? » Il l’avait cherché. Elle était en colère, maintenant. Elle se demandait si c’était un homme qui s’était accroché un peu trop à elle après une nuit torride, dû le fait qu’elle ne se souvenait pas de lui. Sa main droite passe derrière son dos pour en sortir la baguette de son corset. Elle la pointa juste sous la gorge du brun. « Mais nous ne sommes pas là pour parler de mon passé. Je te donne une dernière chance pour me donner des noms, et vite. » Un endoloris serait si bien lancé. Mais celui-là, il n’est qu’une menace. Elle aurait pu l’accabler de cette douleur avant même de lui demander des informations, non? …





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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 19 Sep - 21:23






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JUILLET 1990 – AILLEURS

Un fantôme du passé. Le fantôme de celle qui lui avait appris la douceur et la sensualité. Celle qui lui avait appris que la femme n'était pas un objet de désir uniquement. Que la femme était  un être qui avait besoin d’attention  et d'amour. Il avait appris que sans amour une femme dépérit. Il l'avait aimé sans être capable de lui dire autrement que sur son lit de mort. Ce fantôme qu'il avait aimé d'un amour dévorant et dévastateur. Cet même amour qui l'avait condamné la mort dans l'âme et l'obscurité de l'esprit pendant neuf années. Il lui avait fallu du temps pour faire son deuil, et le destin frappait sournois à cet instant. Elle était  là devant lui, différente - l'ombre lointaine de ce qu'elle avait pu être. Elle serait arrivée ainsi quelque mois plus tôt dans sa vie, les choses auraient étés tellement différentes. Il aurait remué  ciel et terre pour la faire revenir de cette folie, ce n'était pas elle c'était tellement évident. Il ne restait rien de la Née moldue qu'il avait aimé plus que sa propre personne. Il l'avait aimée à en crève sans être capable lâche comme il l'était de se foutre en l'air apres sa mort. Il l'avait tenté plus d'une fois. Sans succès. Sans y parvenir. Quelques mois plus tôt et ses préoccupations n'auraient pas été les mêmes. Son cœur aurait encore été à fleur de peau de leur histoire morte et enterrée et il n'aurait vécu que dans l'espoir de ses baisers et de sa présence. Mais les choses avaient changées . Comment en était elle arrivée ici ? Comment avait-elle survécu à la Purge ? En la serrant contre lui, il n'avait rien senti. Rien. Pourquoi revenait-elle le hanter ? S’il avait été ivre comme couramment il l'avait été depuis à mort, il aurait cru à un hallucination de son esprit. Mais maintenant l'alcool en le rendait plus ivre, il n'y avait que l'amour, la promesse de lendemain de meilleur, la douceur de sa peau, sa voix qui le rendait ivre. Il était ivre d'amour. Ivre d'elle. D’eux. La voir ici, debout aguichante comme une amazone. C'était déchirant. Et c'était comme s'il se réveillait de cette ivresse d'amour avec une terrible gueule de bois.

Vile tentatrice dont il avait été l'esclave moral pendant neuf ans. Attaché à elle. Enchaînée à son souvenir. Prisonnier de son fantôme. Cette vile tentatrice, aguicheuse n'était pas celle qu'il avait connu. Elle n'était rien de ce qu'avait pu être sa douce Ciena. La sienne, celle qu'il avait aimé comme un fou, même dans sa mort. II n'avait pas pu s'empêcher de relever. Il n'avait jamais eu de l'attirance pour les blondes - alors cette couleur qu'elle avait choisi n'était pas celle qui convenait le mieux. Il n'aimait qu’une seule blonde. « Tiens donc, il n’est pas muet le petit! » Il soupire. Ce n'était pas elle. C'était impossible. Il veut la regarder dans les yeux et faire abstraction des artifices qu'elle agite sous ses yeux, ensorcelante tentatrice. Il tente le tout pour le tout. S’il doit mourir autant jeter ses dernières forces et ses derniers atouts dans la bataille. Mais ses mots semblent faire mouche. Elle se relève et recule d'un pas ou  deux. Il laisse un arrogant et fier sourire se dessiner sur ses lèvres fier d'avoir touché à la corde sensible. Au pire il m'a provoque, au mieux il l'a réveille. « Hum…? » Elle est surprise. Il connaît ce nom qui a été le sien. Ce nom qui aurait dû l'accompagner jusqu'à ses vieux jours devenant un jour celui de Ciena Lupin. Il est nostalgique de cette douceur de vivre qui n'est plus et qui ne sera jamais. Dans ce rictus, il jurerait presque voir un peu de celle qu'il a aimé. Piquée au vif. Sur la défensive. Elle sait comme lui que la meilleure des défenses c'est  l'attaque. « C’est ridicule, enfin tu devais l’être, puisque je n’ai aucun souvenir de toi. Et cette… Ciena. Peut-être a-t-elle existée, mais elle est morte lors de la Grande Purge. Alors dis-moi, penses-tu vraiment que tu étais assez important à mes yeux pour que je ne te touche pas? » Il savait ce que c'était d'oublier et de laisser les autres lui apprendre avec stupeur ce qu'il était. On lui avait appris qu'il était un monstre dépendant de la lune. Un monstre comme son père dépendant de l'alcool. Un monstre qui avait trahi ses amis pour sa famille et ses idées. Un monstre recherché pour avoir mis à feu et à sang la fête de ce cher défunt Voldemort. Voir ce que l'on est dans le regard des autres, c'est le pire. Mais il n'espérait rien d'elle. Si ce n'était un sursaut de ce qu'elle avait été. N'importe quoi, une sensation de déjà vu. Dans ses yeux, il tomberait dans ses yeux pour y trouver de l'humanité celle qui rendait Ciena si humaine, si douce, si aimante. Mais elle perd patience, déstabilisée par ses mots. Elle sort sa baguette pour le menacer mais il n'a pas peur. « Mais nous ne sommes pas là pour parler de mon passé. Je te donne une dernière chance pour me donner des noms, et vite.» Il n'avait plus peur. Ce qu'il aimait présentement était sain et sauf. Odette, Antigone, Orion, ce petit Finlay auquel il s'attachait déjà, Lothar, Aries, Jaina, Gabrielle, Rhea, Drewall, Marek, Pietro et les autres. Ils étaient sains et saufs. Les règles étaient claires, s'il était pris, interdiction de venir me cherche. Ekat connaissait la procédure d'urgence. Changer tous les codes, tous les mots de passe. Tout. Alors il rit, parce qu'il n’a plus peur. Parce qu'il ne peut rien perdre maintenant. « Ton passé sera plus à même de nous occuper car je ne parlerais pas. Je ne dirais rien. » Jamais il ne trahirait les siens. Il avait trop perdu pour perdre à nouveau. Pourtant meme s'il avait déjà l'impression d'avoir trop perdu, il se jetait encore corps et âme dans la bataille comme ultime moyen de racheter ses péchés. Il n'était pas plus croyant que cela mais parfois sa mère faisait écho à ses actions. Tout se paye, il faut être capable d'admettre ses torts et d'en payer le prix.

Est ce qu'il avait compté pour elle ? Il espérait que oui. Il savait que c'était le cas. L'attirance réciproque s'était transformé en besoin nécessaire et vital d'être près d'elle. Et vice versa. Quand il avait été séparé d'elle il n'avait aspirer qu'à une seule chose : changer pour elle. La Ciena de jadis aurait été fière de le voir changer comme il avait changé pour sa blonde. Elle aurait été jalouse que cela ne soit pas pour elle. Le coureur c'était rangé. L'adolescent était en passe de devenir l'homme qui devrait être. Odette avait fait de lui un père. Malgre lui dans un premier temps, puis il avait assumé. Ils avaient survécu à tant de séisme dans leur vie. Ils survivraient à celui ci. Si Skander survivait à ce jour. Rien n'était moins sûr. S'il avait un moyen de faire douter cette amazone. Il n'aurait pas de moyen de faire douter l'autre. Aucun. Alors il la joue franc jeu, espérant venir à bout de ses barrières. « Tu m'as aimé. » Il marque une pause et il rit. Pas elle. Pas cette créature sans foi ni moi. Pas cette amazone qui ne ressemblait en rien à ce qu'il avait pu aimer d'elle. Car il l'avait aimé, et s'il l'avait abandonné c'était avec la conviction qu'elle n'était plus. Plus de pouls, plus de souffle. Elle lui avait demandé de faire ce qu'il fallait pour s'en sortir. C'est ce qu'il avait fait. Si elle croyait que la laisser pour morte et salir son nom avait été facile. La chose la plus difficile qu'il est sans doute jamais dû faire, le début de sa descente aux enfers. Mais l'on a ce que l'on mérite n'est ce pas ? Ces années de tourments, de perdition sur les sentiers de la drogue et de l'alcool - il avait le sentiment d'avoir payé avec les neuf dernière années de sa vie, son alcoolisme avait brisé sa relation avec son frère il en était certain. Tel père, tel fils. Il avait payé puisque la vie avait décidé de lui donner une seconde chance en mettant sur sa route ce qu'il avait été incapable de voir, obnubilé par sa Ciena. La seule qui avait compté jadis. Celle qui aujourd'hui n'était plus. S'il reste un peu d'elle dans cette amazone, alors il ne le voyait pas. « Enfin pas toi. L'autre toi. » Celle que lui avait aimé. « Cinq années - c'est assez important. Pour moi ça l'était. Pour toi aussi. Enfin... Toi. » Il rit encore une fois, C'est l'ironie de la part de la vie de mettre en travers de son chemin quand il touche du doigt la stabilité, le bonheur et la sobriété depuis mois celle qu'il avait à retrouvé pendant neuf ans. Cherchant un mirage. Elle était  la, les cheveux blonds. Le regard froid. La folie dans ses yeux bleus. Ce corps c'était le sien, mais il ne le désirait pas. Il ne le désirait plus. S'il voyait en elle la moindre trace de celle qu'il avait aimé, la donne serait peut être différente. Pourtant - il aimait Odette, c'était pour elle qu'il voulait se battre. Pour les gosses qu'ils avaient prévus d'élever ensemble qu'il aspirait à un monde meilleur. Pas pour Ciena. Ciena avait causé sa décadence, incapable de faire son deuil il avait cherché dans chaque femme dont il avait partagé le lit un peu d'elle. Que cela soit ses yeux. Ses cheveux. Sa fragilité. Son odeur. Il n'avait jamais réussi à trouver l'alchimie parfaite. Il avait trouvé ce dont il avait besoin de l'opposée de ce qu'elle avait été. Juste sous son nez. A quelques mètres de lui, il l'avait toujours vu sans la remarquer sa juste valeur. « Et moi je t'ai aimée. » Comme un fou. Elle avait été la première. Longtemps unique. Il la fixe.

Elle peut lui jeter les sorts qu'elle veut. Ses menaces il s'en fiche. Il n'y a que le veritaserum qui viendrait à bout de sa volonté. Ils ne pouvaient pas menacer ce qui lui était cher. Ce qu'il aimait était  en sécurité bien que précaire derrière les barrières magiques et protectrices de Poudlard. « Je ne parlerais pas. Toi et moi on a reçu le même entraînement, toi et moi on devait chasser les mangemort de ce monde. Tu n'étais pas censée  être de ceux qui tuaient tes semblables. » Il voulait éveiller son intérêt. La pousser à se poser des questions, à remettre en cause ce en quoi elle croyait. C'était vile de tenter de briser ses repères de la sorte mais c'était sa seule arme. Sa seule chance de réveiller ce qu'il y avait de bon en elle pour avoir une chance de toucher la femme qui ne le laisserait pas mourir ici. Celle qui l'avait allée, celle qui avait encore ne serait-ce qu'une pointe d'estime pour lui. Mais dans le fond il voulait se tromper. Que leur passé reste enfoui. Qu'elle ne ressent plus rien. Pour s'assurer qu'il ne reste rien d'elle. Pour être certain que s'il a l'occasion de s'échapper il n'ait aucun regret à s'en prendre à elle. Il veut dans un sens la pousser à bout. Être certain qu'il ne reste rien. Qu'il a bien fait de la laisser là-bas. Dans le deux cas il jauge ses deux options de fuite : sa pitié ou n'avoir aucune pitié pour elle. C'était quitte ou double. Il ne veut pas perdre quoi que ce soit. Mais en amour, personne ne gagne à ces jeux là. Il sait déjà que cette rencontre allait changer sa vie. Sa vision de celle ci. Allait-il s'en remettre ? Car il fait le fier mais au fond de lui, le ravage est profond. Son cœur à la fois guéri par celle qu'il aimait et meurtri par la perte de celle qu'il avait aimé. La dualité des sentiments. Et il prie pour qu'il ne reste rien d'elle. Il prie pour qu'il reste un quelque chose. Entre deux rives. Perdu. Déchiré.
 


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Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 163 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : Loliteas . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 19 Sep - 22:34






OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
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JUILLET 1990 – AILLEURS

C’était different, de ressentir cette peur, cette sensation que tout nous échappe. Oxena ne se souvenait pas de la dernière fois où elle avait été si prise de court. En général, elle planifiait tout de fond en comble chacun des plans bien montés d’elle et Ianto, parce qu’elle avait cette manière d’échafauder des manipulations mentales qui se tenaient. Là, elle avait l’impression qu’on la piétinait, qu’on lui enlevait la seule certitude qu’elle avait toujours eue. De se battre pour ce qu’elle souhaitait vraiment, d’avoir exercé pendant toutes ces années des vols, des fraudes et des mensonges parce que c’était tout ce qu’elle avait toujours su. Elle était tellement douée, que même Ianto pensait que c’était dans son sang, elle avait dû être la fille d’un pauvre escroqueur. Certainement pas une née-moldue qui combattait en tant qu’Auror au ministère. La seule chose qu’elle arrivait à se souvenir, c’était un vif retour vers cette fameuse nuit où tout changea pour elle. La Oxena qui était à l’article de la mort, celle-là même qui avait souhaité tout oublié son passé pour arriver à avancer à nouveau. Cette sensation de se savoir perdue, elle l’avait ressenti cette fois-là. Ce qui pouvait lui laisser croire que cet homme qui lui faisait face, était peut-être vraiment lié à son passé. Et étrangement, s’il arrivait à lui faire ressentir cela, elle préférait de loin oublier tout ce qui le concernait. Mais la Oxena de ce jour, elle détestait pouvoir se dire qu’elle était faible. C’était tout le contraire de ce qu’elle avait toujours voulu. Ce qui l’avait poussé à devenir ce qu’elle était. Frustrée, elle le menaçait de sa baguette, prête à le faire souffrir comme elle le voudrait pour qu’il se taise. Il semblait en connaitre encore plus sa vie qu’elle-même et pour cela, il allait payer.

« Ton passé sera plus à même de nous occuper car je ne parlerais pas. Je ne dirais rien. » Sa main serre sa baguette si fort qu’elle pourrait la casser en un rien de temps. Un drôle de grondement monta dans sa gorge et un instant, elle pensa qu’il venait de l’homme avant de se rendre compte que c’était elle, qui avait fait ce bruit. Une plainte. Voilà ce que c’était. Parce qu’elle n’arrivait pas à prononcer le sort, ni à le penser. Pourtant, elle était tellement en colère, une rage bouillait si fort en elle qu’elle aurait pu tuer une salle pleine en un instant si elle l’avait souhaité. Qu’est-ce que cet homme avait de différent? Pourquoi la blonde, celle qu’on avait souvent surnommée la Menthe sorcière, étant donné tous ces hommes séduits et soudainement assassinés. Elle n’avait pas de cœur, cette femme qui mentait comme elle respirait, alors pourquoi ne pouvait-elle pas lui jeter ce foutu endoloris? Elle aurait voulu qu’il lui donne des noms, pour pouvoir obtenir tout ce qu’elle et Ianto avaient besoin pour des semaines, voire des mois. Au lieu de cela, sa baguette descendit un peu, à mesure que l’homme qui lui faisait face ouvrait sa putain de bouche. « Tu m'as aimé. » Il n’aurait pas dû commencer avec ça. Alors que la sorcière ne se rappelait pas du tout de son identité, il aurait dû lui parler de ce qu’ils avaient vécus. Comme ça, c’était si facile de dire n’importe quoi, de juger ce qu’elle avait ou pas ressenti pour lui. « Impossible, je n’ai jamais aimé qui que ce soit. » Elle avait voulu paraitre forte, pourtant, même elle entend les tremblements dans sa voix. Il pouvait lui dire ce qu’il voulait sur son passé, tant qu’elle n’aurait pas ses souvenirs, elle ne le croirait pas. Non? Oxena c’était une sorcière terre à terre, qui voulait qu’on lui prouve les faits et non pas qu’on les lui jette à la figure ainsi. Peut-être que l’ancienne Oxy l’avait aimé, mais dans ces souvenirs, aucune personne n’avait fait battre son cœur. Elle s’était même crue… de glace bien des fois. Jusqu’à preuve du contraire, Oxena Barrow finirait sa vie seule.


« Enfin pas toi. L'autre toi. » Sa mâchoire se serre, toujours cette îdée de son passé. Cette fille, cette femme peu importe, elle avait sans doute été trop faible puisqu’elle avait souhaité tout oublié. Oxena commença à paniquer, si elle apprenait doucement ce qui l’avait poussé à devenir une autre personne, changerait-elle encore une fois? Pourquoi décida-t-elle de garder le silence? Ça non plus, elle ne sut pourquoi. Il semblerait que le leader de l’Ordre avait plus d’emprise sur elle qu’aucun homme n’avait jamais eue. « Cinq années - c'est assez important. Pour moi ça l'était. Pour toi aussi. Enfin... Toi. » Cette fois, sa baguette pointait vers le sol et elle s’était éloignée un peu plus. Cinq ans. Tranquillement, Skander arrivait à percer ses barrières et elle ne semblait plus aussi cruelle qu’elle l’avait été toute sa vie. Disait-il vraiment la vérité? Cinq ans… C’est long, surtout pour une femme qui croit qu’elle n’a jamais aimé quiconque. Cinq ans, c’est signe qu’elle avait sans aucun doute jeté son dévolu sur cet homme. On lui avait pourtant dit tant de chose sur cet homme, ce qu’elle avait appris pour arriver à le chasser. Cette Ciena… Maintenant qu’elle repassait ce nom en tête, elle se rappelait avoir lu à son sujet. « Et moi je t'ai aimée. » C’était tout ce qui compta. Il continua de parler, mais Oxena Barrow n’entendit pas un traitre mot de ce qui suivait ensuite. Cette histoire d’Aurors qui étaient tombés amoureux l’un de l’autre, elle l’avait lu, de toute façon. Mais c’était tout autre chose de découvrir, d’un seul coup, que Skander était la raison qui l’avait poussé à tout oublier. Ces mots… Bien qu’elle n’ait aucun souvenir de leur relation, elle se rappelait les avoir souhaités toute sa vie. Et tout commença par la dernière chose dont elle avait pensé, pourquoi l’avait-elle laissée là? Sa baguette fit un drôle de son, lorsqu’elle tomba sur le sol cimenté du sous-sol de cette maison de campagne. Elle eut l’impression que son corps se tordait, sans qu’elle ne puisse faire quoi que ce soit. Il ne lui avait jamais offert ces mots lorsqu’elle l’avait souhaité. Elle se demandait s’il s’attendait à ce qu’elle se souvienne de lui aussi rapidement, peut-être aurait-il voulu qu’elle n’accorde pas une telle importance à ses mots. Comme il l’avait fait par le passé? Sa tête est baissée vers le sol, si bien que des mèches cachent son visage. Cachent la douleur qu’on peut y lire, l’incompréhension. Et elle la ressent de plein fouet, cette sensation que tout lui échappe. « Ta trahison m’a poussée à tout oublier. » Qu’elle arrive enfin à dire. Elle se souvenait trop bien du mal qu’elle avait ressenti lorsqu’il avait sali son nom, qu’il avait fait croire que c’était lui qu’il l’avait tué. Sa tête se soulève doucement et elle pointe ses prunelles dans les siennes, étrangement, aucune larme ne souille son visage. Non, elle a perdu cette faculté ce même soir. « Je n’étais pas morte, Skander. » Elle lui lance, lasse. Elle avait tant de mal à s’ouvrir sur son passé, tout ce qu’elle se souvenait c’était la souffrance qu’elle avait ressenti ce soir-là. « Enfin, je ne l’étais pas. Mais ce qui a suivi ensuite a tué cette… Ciena. »





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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 19 Sep - 23:45






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JUILLET 1990 – AILLEURS

Il ne pouvait pas dire qu’il l’avait aimé du premier regard. Une gamine comme les autres, une copine de Beatrix. Voici ce qu’elle avait été à ses yeux une grande partie de sa vie. Une gamine qui ne l’intéressait pas. Trop sage, trop … ou peut être pas assez finalement. Il avait souvent été dans l’excès et ce depuis son plus jeune âge. Il lui avait fallu des années pour se rendre compte qu’elle existait, et qu’elle avait son importance. Elle avait brillé par son intelligence, sa répartie et sa bonté lors de leur première année au concours des aurors, et il n’avait pas su voir le regard désespéré de Beatrix quand ils avaient commencés à faire un pas l’un vers l’autre. En partant, elle avait tout précipité. Leur rencontre. Il n’avait pas prévu cela, pas prévu de se poser avec qui que ce soit, encore moins avec l’une de ses futures collègues. Une mauvaise idée lui avait alors dit un de ses proches amis, même Beatrix. Mais il n’avait pas su résister à l’appel des sirènes. A l’époque il avait croisé la première fois celle qui serait sans doute la femme dans sa vie, une petite blonde sans la moindre espèce d’importance. A l’époque elle seule comptait : Ciena. Celle qui avait su dompter leur jeune auror impétueux et arrogant. Celle qu’il était capable d’écouter, même s’il savait qu’elle allait lui dire ne lui plairait pas. Ils avaient eu des disputes mémorables, des souvenirs tendres, des souvenirs sanglants de mission. Ils avaient eu de bons moments, comme de mauvais. Il l’avait aimé. Il ne l’avait réalisé que trop tard. A en devenir fou. Il avait commencé à comprendre pourquoi son abruti de père avait sombré à la mort de sa mort. Il l’avait aimé. Les neuf années de sa « mort » durant, sans jamais défaillir. Comme pour se souvenir, comme pour se punir d’avoir salit son nom. Aujourd’hui, quand il la voyait face à elle, il savait qu’il avait bien fait de se punir. Elle était là, blessée face à lui, meurtrie. Il pouvait lire en elle. Car même si elle avait changée, elle restait celle qu’il avait aimée. On peut changer beaucoup de chose, de nom, d’identité, de conviction, mais l’être demeure sur la même base. Elle ne pouvait pas avoir tout oublié, c’était impossible.

Il avait aimé. Il l’avait aimé. Tout ceci, c’était du passé.  « Impossible, je n’ai jamais aimé qui que ce soit. » Il aurait pu prétendre la même chose mais ce n’était pas le cas. Il plaignait les gens qui vivaient sans amour. Il les plaignait sincèrement. Il avait passé neuf années à se morfondre de l’amour qu’il n’aurait plus jamais, et en avait oublié l’essentiel : l’amour est un moteur. L’amour. Ce mot qu’il avait toujours craint de prononcer. « Je t’aime », ces mots qui faisaient peur, mais que pourtant il parvenait à dire à celle qui gardait précieusement son cœur bancale et rafistolé précieusement. Il avait fallu franchir un cap. La vie est trop courte pour se permettre de douter de sa capacité à aimé. Combien de fois avait-il manqué de mourir, sans amour ? Il ne comptait plus. Il était las de vivre de regrets, de se dire « j’aurais dû le dire », alors il le dit. Il l’aime, pas Ciena, sa blonde. Pas cette amazone. Ciena avait été un moyen d’apprendre de ses erreurs. Il ne referait pas les mêmes erreurs avec Odette, il avait décidé d’ouvrir les yeux, et d’apprendre.  Mais quand bien même elle n’était plus celle qui règnait sur son cœur, dire qu’il ne ressentait rien serait mentir. Il ne savait pas si c’était une forme de nostalgie ou quelques choses de réel, mais il y avait bien ce quelque chose. Ce quelque chose qui le rendait triste. Ce quelque chose qui lui donnait envie de se battre. Elle était tout cela à la fois, illustrant à la perfection le paradoxe constant qu’était Skander Lupin.  Il veut la touché dans son être, réveillé ce qu’elle est, effrayé pourtant par les conséquences que cela pourrait avoir. Elle semble ne pas entendre ce qu’il lui dit. Il n’a pour seule réponse que le son de sa baguette qui chute sur le sol. Ses défenses à terre. Elle est là, il le sait. Il n’est pas certain d’être en mesure de l’atteindre. Elle est tête baissée, fixant le sol, ces mots s’échappent de ses lèvres, une lame qui fend l’air, « Ta trahison m’a poussée à tout oublier. »  Une lame en plein cœur aurait eu le même effet. Il sait ce qu’il a fait. Il a regretté des années d’avoir trahis son nom. Maintenant il sait qu’il a trahi bien plus que cela. L’amour, la passion, la confiance, l’avenir, les promesses, l’amitié. Il a trahi tout ça. Il l’a trahi elle. Il les a trahi eux. Il s’est finalement trahi lui-même. Skander Lupin, traitre de la décennie.  Il ne croit plus une seule seconde qu’il aura la chance de voir ses prunelles se poser sur lui. Pourtant, quand elle lève les yeux vers lui, ce n’est pas le fait de son imagination. Elle est là, elle assène ses mots comme une énième blessure à son être. « Je n’étais pas morte, Skander. »  Elle est là. Il le sait. Il est tellement désolé. Il sait que rien ne pourra la faire oublier. Que rien ne pourrait lui faire racheter tout cela. Il ne veut pas, pourtant il veut son pardon. Il en a besoin pour continuer à avancer. Mais c’est un monstre qu’elle est devenue, et il sait qu’il est responsable de tout cela. Il cherche dans ses yeux cette lueur de vie, cette bonté qui semble s’être perdue. Mais elle continue, assassine dans ces mots en apparence simple, mais capable de détruire un homme. « Enfin, je ne l’étais pas. Mais ce qui a suivi ensuite a tué cette… Ciena. »  Il l’avait tué alors. Il avait participé à l’avènement de cet être sans cœur. Tout était de sa faute, le monstre n’était pas seulement nocturne. Avant même d’être assujetti à la Lune, il avait déjà commis ses premiers méfaits. Brisé des vies, brisé celle de celle qu’il avait aimé de tout son être. Celle qui occuperait toujours une place dans son cœur. La voir lui faisait réaliser qu’ils s’étaient manqués. Mauvais timing.

Elle baisse les yeux une fois ces mots lâchés. Il sait qu’au fond elle est là. Alors, il cherche son regard. « Elle est toujours là. » Il en est certain, ce regard, même s’il est dépourvu de larmes. Il sait qu’elle est là quelque part. Si elle n’était pas là, jamais elle ne serait stoppée de la sorte, jamais elle ne serait restée interdite. Il venait de lui dire ce qu’elle avait toujours espéré : je t’ai aimé. Cela valait bien un je t’aime comme un autre, souvenir de leur passé à eux deux. « Je le sais. » Je la vois. Elle est là. Elle n’est pas morte, elle est juste abasourdie. Elle est juste brisée. Mais il le sait mieux que quiconque. Ce qui est brisé peut être réparé, ce qui est blessé peut être soigné. Ces sont mes mots de sa mère pour réconforter un petit garçon qui a peur de montrer ses faiblesses. Mais il n’est pas si loin que cela ce petit garçon, il a juste appris de la vie, de ses erreurs et de ses choix. Il croit aux secondes chances. Si lui avait pu guérir de tout cela, elle pourrait en guérir. Il pourrait l’aider, si elle le souhaitait. Ses sentiments étaient révolus, appartenant au passé. Il espérait. Mais elle avait besoin d’aide, elle devait cesser d’être cet être infâme et sans cœur tout comme lui avait cessé d’être la bête imbibé d’alcool sans cœur pour devenir ce qu’il était aujourd’hui. Il n’avait pas la prétention d’être quelqu’un de bien, juste un homme qui avait su trouvé son chemin, et peu importe où celui-ci le conduirait, il le ferait pour les siens pour ceux qu’il aimait. Il se répétait leur nom, inlassablement comme pour ne pas oublier, comme pour ne pas sombrer. Odette, Antigone, Orion, Finlay, Lothar, et les autres. Il avait besoin d’eux, sans eux jamais il n’aurait pu en guérir. Mais c’était à elle qu’il devait tout. Ciena, il lui avait valu d’autre chose, ses réels premiers émois. Avec elle, il était devenu l’homme qu’il était aujourd’hui, elle l’avait vu changé, mais c’était Odette qui avait compléter le tout, cette moitié dont il avait toujours eu besoin. Celle qui Ciena n’avait jamais été. Différente, il avait fallu quelques secondes pour qu’il réalise qu’il aimait Odette, des années pour réaliser qu’il aimait Ciena. Deux relations différentes, deux femmes différentes. Chacune l’avait changé. Mais une seule comptait réellement, l’autre, c’était un souvenir, et pourtant. « Je la vois. » Je te connais par cœur, aurait-il envie d’ajouter alors. Il la connaissait.

Une belle prime avait été mise sur sa tête. Mort il valait cher, mais vivant, c’était hors de prix. Il avait nombre de chasseurs à ses trousses, il le savait. Il n’était pas étonné que ça soit l’appât du gain qui pousse des gens comme eux. Elle et ce type – songé qu’elle puisse aimer être avec quelqu’un de la sorte le perturbe, et il sent poindre une sensation étrange. Il ne sait pas si c’est de la jalousie, ou de la nostalgie. Un peu des deux surement. Il ne comprend pas comment elle a pu devenir ce qu’elle était, trahir ses amis. En devenant cela, elle trahissait ceux qui étaient partis, définitivement, ceux qui étaient partis du monde magique, dégouté par ce qu’il devenait. N’aurait-elle pas pu simplement s’enfuir loin, et ne jamais revenir plutôt que de basculer ? Oh bien sûr c’est de sa faute, sa trahison. Lui aussi l’a trahis, ses idées, sa confiance. Mais elle était morte dans ses bras, il en était convaincu. « Elle est là. Sans elle, tu m’aurais déjà livré à qui de droit. » Une belle prime qu’elle loupait en le gardant ici. Une sacrée prime pour cette escroqueuse. Il cherche la corde sensible. « Sans sa bonté, sans sa générosité, je ne serais pas là. » Il cherche son regard azur. « Je sais qu’elle est là. Et qu’elle… » Il cherche ses mots, il n’a jamais été le parleur le plus honnête de la terre, mais il a parfois ses bons moments pour un vaurien de son espèce. « Elle sait. » Elle sait. « Que je suis tellement désolé. Elle sait que je croyais qu’elle était morte. Elle sait tout ça. » Il secoue ses liens comme pour essayer de s’en défaire et se lever. Il n’arrive pas à rester calme. Il n’arrive pas. Il essaye de se lever, trop faible pour arriver à faire bouger les liens d’un iota. « Regardes-moi. » Ciena, je t’en supplie regarde-moi. « REGARDES-MOI ! » Il sait qu’elle est quelques part perdue dans cet océan de glace, pétrifiée par la peur. Immobilisée par l’angoisse. Tu étais morte dans mes bras. Il marque cette pause dont il a besoin. « Je… tu étais morte. Tu… Je suis tellement désolé. Mais crois-moi, je t’en supplie. » Crois-moi, je t’ai aimé, et j’en suis désolé. Il avait payé. Mais elle est là. « Je suis tellement désolé, Ciena McArthur. » Je t'aimais, c'est tout ce qui compte. Il était désolé, et se sentait impuissant, face à ce mur de glace qu’elle était. Désolé qu’elle soit devenue cette amazone sans cœur. Désolé de l’avoir laissé pour morte. Désolé de ne jamais avoir eu le courage de faire face à ses sentiments pourtant bien réel et de lui avouer ailleurs que sur son lit de mort. Désolé d’avoir gâché sa vie. Mais par la même occasion il avait gâché une grande partie de la sienne. Son père disait donc vrai, ce qu’on aime le plus est ce qui nous détruit. Elle l’avait détruit pendant neuf années, il avait payé le prix, pourtant, alors qu’il avait l’impression de s’être acquitté de sa dette, il a mal. Il a peur, peur de la voir enfin, peur qu’elle soit loin. Dans tous les cas, il est effrayé, lui le loup.


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Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 163 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : Loliteas . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Mer 21 Sep - 1:36






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C’était par ses mots, ces memes mots qu’il n’avait pas osé lui dire toute leur relation qui l’avait reveillé. Elle se rappelait les avoir attendus, nuits et jours, sans les recevoir pendant cinq ans. C’était malheureusement tout ce qu’elle arrivait à se souvenir et ça la tuait, de ne pas savoir qui elle était vraiment. Désormais, elle ressentait un manque immense, comme si elle savait qu’une partie d’elle-même essayait de sortir, de se démarquer. Pourtant, la sorcière, elle avait toujours été heureuse de sa vie actuelle. Elle adorait ressentir un pouvoir envers les plus faible, pouvoir mentir et manipuler quiconque entrait dans son sillage. Voulait-elle vraiment devenir quelqu’un de différent? Elle ne savait pas. Elle ne savait plus. Comment en être certaine si elle ne savait pas qui elle était vraiment? Elle essayait de se souvenir, mais la seule chose qui l’assaillait était la douleur de cette fameuse journée noire. Ça avait été un grand changement pour la blonde, qui avait même changé de nom. Elle n’était plus la même et elle savait que c’était la faut de l’homme qui se retrouvait devant elle. Où l’était-ce vraiment? Ne pas savoir. Être dans l’inconnu. Par Merlin qu’elle détestait cette sensation. Quand elle regardait le leader de l’Ordre du Phoenix, une parcelle avait envie de lui jeter un Avada, sans demander son reste, alors que l’autre… Elle ne demandait que d’être réconfortée, de s’avancer doucement et de se recroqueviller dans ses bras. D’une manière ou d’une autre, elle avait l’impression qu’elle en avait eu l’habitude, lorsqu’ils avaient été ensemble. Il était bien plus grand qu’elle et ce qu’elle avait lu, sur lui, lui laissait croire qu’il était un homme difficile, parfois violent et qui aimait bien la gent féminine. Avait-elle été la personne qui l’avait fait changer? Et sombrer, à nouveau? Seulement après qu’il ait crié sur tous les toits qu’il était responsable de sa mort. Ça, elle s’en souvenait.

Elle n’eut pas la force de le regarder davantage, comme si elle essayait de recentrer d’abord sur son passé. Si Ianto arrivait, il serait dans une colère noire et il avait bien raison. Elle était loin d’incomber sa tâche. « Elle est toujours là. Je le sais. » Non. Comment pouvait-il savoir que cette Ciena était toujours en elle? La sorcière ne le ressentait pas ainsi, étant donné qu’elle ne se souvenait toujours de rien. « Je la vois. » Son corps se met à trembler, presque de façon imperceptible. Il l’assène de mots, de phrases qu’elle ne comprend pas vraiment. « Elle est là. Sans elle, tu m’aurais déjà livré à qui de droit. » Elle serre les poings, qui se trouvent derrière sa robe émeraude. Pourquoi n’avait-elle pas la force de se défendre? Plus le courage d’ouvrir la bouche? Elle était muette, la femme qui ne se souvenait même pas de son vrai nom de famille.  « Sans sa bonté, sans sa générosité, je ne serais pas là. Je sais qu’elle est là. Et qu’elle… Elle sait. Que je suis tellement désolé. Elle sait que je croyais qu’elle était morte. Elle sait tout ça. » Elle, généreuse? Elle bonne? Elle n’en était pas du tout convaincue, surtout à la suite de ses paroles. Non, elle n’était pas là cette femme qui savait. Tout ce qu’elle se rappelait, tout ce qu’elle ressentait, c’était cette foutue trahison.

« Regardes-moi. » Un frisson électrique parcourt son corps tout entier, mais c’est sa voix qui s’élève qui la force enfin à l’observer. « REGARDES-MOI ! » Aucune émotion ne laisse trahir ce qui lui passe par la tête en cet instant précis. Lui, est détruit. Pour une fois depuis qu’elle se retrouve en présence de Skander Lupin, elle se sent supérieure. Elle sent qu’elle a un point d’avance. « Je… tu étais morte. Tu… Je suis tellement désolé. Mais crois-moi, je t’en supplie. » Désolé, désolé, désolé. Est-ce que ces mots étaient suffisants? « Je suis tellement désolé, Ciena McArthur. ». Alors, c’était ça son nom? Ça ne lui disait pas grand-chose. Comment arriverait-elle à retrouver ses souvenirs? Pour savoir ce qu’elle voulait vraiment devenir. Elle pourrait faire des recherches, ou bien payer quelqu’un comme elle avait l’habitude de faire. Elle avait son nom désormais, c’était plus qu’elle ne pourrait l’espérer. Et elle avait cet homme, Skander, qui l’avait trahi et qui tentait de se repentir. Il en savait des choses à son sujet. « Je… je ne sais pas. » Qu’elle commence, mais continue aussitôt. « Je ne me souviens de rien. Du tout. Je suis perdue et… » Une vision la frappe violemment. Les dernières paroles qu’elle avait entendues en tant que Ciena lui revinrent. « Cette fille, cette trainée de sang de bourbe, elle m’a attaquée. » Une née-moldue. Non. ça ne pouvait pas être vrai. À partir de ce moment-là, c’est tout ce qui compte. Le fait de se sentir comme un déchet de la société, de se dire, qu’au fond, si elle a laissé tomber son passé c’était justement pour oublier cette plus grande erreur. Celle d’être une foutue sang-de-bourbe.

« Tes excuses, tu peux les garder. Ça ne sert à rien. Je me souviens de rien, Skander. De rien, sauf cette putain de fois où tu m’as laissée pour morte! » Pourquoi c’était la seule chose qu’elle pouvait se remémorer? Elle n’en était pas certaine. Furieuse, elle se rapprocha de lui plus près qu’elle ne l’avait fait depuis leur discussion plus que tourmentée. Ses deux mains pâles s’enroulèrent autour du coup du sorcier, qu’elle commença à serrer. Ce serait si facile, si satisfaisant de le punir. C’était à son tour, de l’achever comme il l’avait fait le soir de la purge. « JE NE SUIS PAS UNE NÉE-MOLDUE! » Qu’elle lui crie au visage, son corps tremble encore plus que tout à l’heure et elle se demande si ses doigts effectuent une pression suffisante. Et quand elle commence doucement à sentir sa vie le quitter, déjà affaibli par l’aide de son collègue, elle se décide enfin à plonger ses prunelles dans les siennes. Elle veut le voir mourir. Elle veut avoir la satisfaction de le sentir perdu. Pourtant, ses yeux noisette lui rendent une lueur qu’elle ne s’attendait pas à voir. Une acceptation. Celle de savoir que c’est ce qu’il méritait, après tout. Un gémissement sort de la bouche d’Oxena, ou de Ciena, on ne sait plus trop. Sans savoir comment il est arrivé à l’atteindre, ses doigts se délient doucement de son cou, pour parcourir son visage. Elle lui soulève la tête d’une main, pour faciliter l’accès à l’oxygène qu’elle lui avait privé. « Si je suis une née-moldue. Tu as bien fait de me laisser ainsi. » C’est tout ce qu’elle arrive à dire, parce que c’est tout ce qu’elle ressent. Cette sensation d’être inutile. Elle ne méritait pas de vivre, comme tous les autres sorciers qui étaient nés dans une famille de moldue. C’était ce qu’elle avait prêché pendant des années, après tout. Les prunelles du leader commencent déjà à prendre une couleur étrange, Ciena les ouvrent un peu plus pour apercevoir une lueur noire. « Mais, j’ai besoin de savoir. Savoir qui je suis. » Elle serre ses lèvres, un air concerné sur le visage. « Ianto t’as injecté un poison. Si jamais tu venais à t’échapper. » Elle se retrouve derrière lui, tout en ayant agrippé sa baguette au passage. Elle délia les cordes qui enserraient ses poignets. Puis, elle se replace devant lui pour lui avouer : « Ça ne veut pas dire que je te pardonne. Loin de là. Je ne le ferai jamais. » Ça, elle en était certaine, ou du moins, ce qui lui restait d’Oxena Barrow lui faisait cette promesse. Peu importe ce qu’elle découvrait, elle n’avait pas l’impression qu’elle pourrait oublier cette trahison.  




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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Mer 21 Sep - 11:54






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Les années qu’ils avaient passés ensemble avaient été une véritable école de la vie pour Skander. Il avait appris tellement de chose, à vivre avec elle, à faire passer quelqu’un avant soi. Il y avait appris ces petites choses de la vie qui vous font passé de célibataire à en couple. Ces détails qui l’avaient fait passer de tombeur à fidèle. Tout ça pour elle, l’insignifiante copine de sa meilleure amie, celle qu’il n’avait jamais remarqué. Cela commençait à devenir une curieuse habitude de s’éprendre après coup d’une femme qu’il y avait déjà côtoyé une grande partie de sa vie. Des années à voir Ciena sans la voir, des années à lui dire un rapide bonjour avant de kidnapper au sens métaphorique du terme Beatrix. Il avait fallu que l’élément qui les liait sans vraiment les lier disparaissent pour qu’ils puissent se voir : tel qu’ils étaient. S’il avait sans doute cherché à se rapprocher d’elle pour combler le vide laissé par Beatrix, il y avait trouvé bien plus qu’une amitié. Il y avait trouvé son réel premier amour, car chacune de ses relations avaient été dépourvue de réelles sentiments, même les plus longues. Enfin « longue » pour Skander Lupin cela durait entre une nuit et un mois, jamais plus. Alors, quand ils avaient avancé avec Ciena, il se surprit de ne pas être lassé de ce qu’il était. C’était donc cela de s’attacher à quelqu’un. Ce quelqu’un est devenu, cette partie de lui dont il avait eu besoin pour avancer, malgré les hauts, les bas, les ruptures et les réconciliations, il avait toujours réussi à l’atteindre, elle, son être, son cœur et son âme. Pourquoi en serait-il différent aujourd’hui ? Elle était là, il en était certain. Lui aussi avait vécu dans l’ombre de lui-même trop longtemps, rongé par la haine, la culpabilité et la honte de n’être qu’un monstre. S’il y avait une personne qui pouvait comprendre que l’on puisse se cacher de ses réelles émotions c’était bien lui. Le monstre qui se voulait sans cœur pendant neuf années était pourtant loin d’être – comme il le prétendait – dépourvu d’un palpitant. Neuf années à être l’ombre de lui-même, mais tout ce qu’il avait fait durant ce lapse de temps était pour l’une des personnes les plus importantes de sa vie, celle qui ne serait jamais, malgré la haine. On ne défait pas les liens du sang. Lothar avait été sa raison de ne pas oublier cette part d’humanité qu’il lui restait. Ciena aussi, elle avait cette part, caché, enfouie, ne demandant qu’à être éveillée. Peut-être lui fallait-il un électrochoc.

La vérité. Cela devait être son électrochoc. Pouvait-il lui offrir de la sincérité ? Il était loin de ce qu’ils avaient pu être. Qu’il croyait. La page fraichement tourné, mais ce goût de déjà-vu, ce goût de passé inachevé. Les mots qu’il n’avait jamais, il les martelait au passé. « Je t’ai aimé. » C’était tellement vrai, qu’il s’est était souvenu neuf années, incapable de lâcher prise. Incapable de la laisser partir, se punissant lui-même pour cette infimité. Il l’a aimé, entièrement, sans savoir que c’était ça au final d’aimer. Ignorant de la nature de ses sentiments, il l’avait laissé partir sans une seconde vérité. Aujourd’hui, il savait ce que c’était d’aimer. Aimer c’était faire passer l’autre avant tout le reste, être capable de changer par que cet être unique vous le demande, c’est être capable de renoncer à l’impossible pour l’autre, c’est accepter l’autre comme il est malgré nos préjugés, c’est ne pas pouvoir supporté l’idée d’un monde sans l’autre. Alors, oui, il l’avait aimé, s’il avait lâché ses mots à mi-voix alors qu’il croyait que son âme s’en était allé, ce n’était pas avec elle qu’il avait appris le sens réel du mot. Il avait tant appris ces derniers mois à ses côtés à elle. Il avait appris de ses erreurs. Il croyait aux secondes chances. Il croyait que Ciena pouvait revenir, que cette amazone n’était qu’une façade. Ciena MacArthur, la seconde femme de sa vie. Il devait la faire revenir, pour elle, mais aussi un peu pour lui, comme ultime repentance à leur histoire. « Je… je ne sais pas. »  Ne pas savoir, c’est faire un pas vers l’acceptence. Admettre qu’on ne sait pas, c’est admettre que l’on peut apprendre. Il y a donc encore de l’espoir. Il le sait. « Je ne me souviens de rien. Du tout. Je suis perdue et… »  Elle est sur la bonne voie, mais elle se stoppe. Interdite, choquée. Comme si quelque chose lui revenait en mémoire. Il n’était en rien fier de ce qu’il avait dû faire le jour de la Purge, mais elle était morte pour lui, et mourir ne faisait pas partie des options disponibles pour lui. Il n’avait à l’époque pas ce courage d’affronter la mort pour ses idées, ou même par amour. C’était une chose qui avait désormais bien changé. Il n’hésiterait pas à mourir pour une cause, mais par-dessus tout, il n’hésiterait pas à mourir par amour. Car au final, aimé, c’est ce qui nous rend vivant, alors ainsi soit-il. Ce qu’elle a vu doit l’avoir perturbée, assez pour renverser la vapeur, assez pour lui faire faire un bond en arrière. Elle se referme, se cache, et se terre. « Tes excuses, tu peux les garder. Ça ne sert à rien. Je me souviens de rien, Skander. De rien, sauf cette putain de fois où tu m’as laissée pour morte! »  Il regrettait tellement. Oh putain oui, il regrettait. S’il avait su qu’elle était en vie, leur vie aurait été bien différente. Peut-être qu’après tout, ils auraient réussi à se supporter le restant de leur jour.

Il connait mieux que quiconque la colère et la violence comme ultime rempart entre l’âme et la vérité. Elle brise la distance, furieuse. Car il connait en partie ce regard, mais il ne connait pas la violence qui lui est associé, part de son âme sombre qu’il n’a jamais aperçu. Elle l’a aperçu la noirceur de son âme, mais elle non plus elle n’en connait pas l’étendu. L’ombre a règner longtemps sur ce qu’il était. Il a appris que les ténèbres ne peuvent chasser les ténèbres et que seule la lumière avait ce pouvoir. Il avait trouvé cette lumière, à elle de faire de même. Mais elle s’en fiche et rompt la distance. Quand ses mains entourent son cou, il ne résiste pas. L’air manque, mais le plus douloureux dans tout cela, ce n’est pas la douleur physique. C’est le sentiment d’avoir mérité tout cela. Il l’a laissé pour morte, elle a changé, elle revient au moment de sa vie où enfin il touche du doigt le bonheur. Il suffoque. « JE NE SUIS PAS UNE NÉE-MOLDUE! »  Elle avait été la plus belle d’entre toutes. Il n’a pas le force de répondre, l’air manquant cruellement. Il peine à garder ses yeux ouverts, s’il doit mourir de sa main, ne serait-ce pas un juste retour des choses pour l’avoir faire devenir cette créature sans foi ni loi ? Il laisserait derrière lui avec regrets tant de chose. Odette, Orion, Antigone, son frère, leur avenir, leurs projets, leur rêve, sa cause, l’Ordre. Mais il l’avait mérité. On peut lire de l’abnégation dans son regard. Je l’ai mérité, alors vas-y tue moi. C’est à peine s’il réalise qu’il croise son regard. Il réalise doucement que l’étreinte sur son cou se relâche. Il entend à peine le gémissement d’effroi qui échappe des lèvres de la blonde. Il ne sent que ses mains sur son visage, douces et agréables. Les souvenirs de leur histoire le percutent en pleine face jusqu’à ce qu’elle l’aide à relever la tête, laissant échapper ces mots froids : « Si je suis une née-moldue. Tu as bien fait de me laisser ainsi. » Elle se trompait. Il aurait dû la porte avec lui, affronter un bataillon de mangemort à lui tout seul s’il le fallait. Il aurait dû y mourir, il aurait dû ne pas trahir son nom. Oh par Merlin, il regrettait tellement.  Il voudrait lui répondre mais il n’est pas bien. Est-ce la privation d’oxygène qui le rend faible ? Est-ce sa présence ? Il ne sait pas. « Mais, j’ai besoin de savoir. Savoir qui je suis. » Lui, il la connaissait par cœur. « Ianto t’as injecté un poison. Si jamais tu venais à t’échapper. » Elle est derrière lui, dénouant ses liens, le prévenant que son cher acolyte a fait en sorte que de toute manière, il ne puisse pas s’échapper. Il n’était même pas certain d’en avoir la force, ni l’envie. Comme s’il avait besoin de rester à se battre jusqu’à ce qu’elle lui revienne, ou jusqu’à ce qu’elle le tue. « Ça ne veut pas dire que je te pardonne. Loin de là. Je ne le ferai jamais. » Dit-elle en revenant face à lui. Il le méritait. C'était ainsi.

Par où commencer, il y a tant à dire sur elle. Sur cette magnifique Ciena MacArthur. Il la connaissait par cœur, son histoire, a vie, sa mort aussi, mais les neuf dernières années restaient un mystère. Mais cela n’avait pas d’importance, puisque ce n’était pas de cette amazone dont elle voulait entendre parler, c’était de la brune aux yeux hypnotisant. Il se rassoit sur la chaise, massant ses poignets encore endolori par les liens, et il lève ses yeux noisettes vers elle. « Ta mère s'appelle Billy, et ton père Allan. » Il les avait rencontré, mais ne les avait pas revus à sa mort, incapable de leur faire face. Incapable d’accepter leur regard, il ne savait même pas s’ils étaient encore en vie. « Tu as grandi à Brighton. » Une ville côtière, même s’il avait trouvé son chez elle apaisant, la mer froide ne l’avait pas fasciné outre mesure. « Un jour tu m'as dit que tu voulais avoir quatre enfants. » Il rit.  C’est plus nerveux qu’autre chose. « J'ai eu peur. Peur de n'être jamais capable de t'accompagner jusque-là. » Parce que j'étais faible. Parce qu'aimer semblait être une chose si complexe à formuler à voix haute que tout ceci semblait impossible. Il l'avait aimé, de tout son être, de tout son cœur à l'époque encore intact. Il n'avait jamais vraiment songé à avoir des enfants. Pas avec un père comme le sien. Comment aurait-il appris à s'en occuper ? Le seul modèle qu'il avait jamais eu empestait l'alcool et la cigarette à huit heures du matin. Il s'était posé cette exacte même question quand Odette lui avait dit qu'elle voulait passer sa vie avec lui, et qu'elle voulait qu'il soit le père de ses enfants. Bien sûr il avait dit oui, au début rien n'était officiel et la possibilité de s’en échapper restait utile. Puis, elle lui avait demandé formellement d'être le père d'Orion et Antigone Lupin. Lui qui n'avait jamais répondu à Ciena sur la possibilité d'avoir des enfants avec elle un jour se retrouvait avec deux bouts de chou. Il s'était cru incapable d'élever des enfants, pourtant étrangement il n'était pas si mauvais que ça. Il s'était trompé, aveuglé par la peur. Ciena et leur relation avait été placé sous le signe de la peur. La peur d'aimer. La peur de faire une erreur. La peur de perdre. La peur de s'engager. La peur de construire quelque chose. La peur de ne jamais être à la hauteur. Bien qu'il ne veuille pas le dire à l'époque, Skander était terrifié parce que pouvait devenir le monde. A juste titre. Aujourd'hui encore il avait peur de demain, mais il avait grandi, murit et puis il s'était levé pour se battre. Il avait subi hier, mais quel que soit le sort de demain cette fois ci il ne serait pas resté les bras croisés à regarder le monde s'effondrer. « Je me suis trompé. De toute évidence. » Il n'en dit pas plus. Ce n'est pas Ciena en face de lui à cet instant. C'est l'amazone affilié à l'ennemi. Il ne lui dévoilera pas sa vie. Car il avait presque réussi à fermer cette page. A la tourner. À faire son deuil. Presque. La blessure de la mort de Beatrix encore à vif. Il ne lui conterait pas sa vie à lui, ce qu'elle était devenue et dont il n'aurait jamais osé rêver. C'était ce passé qu'elle voulait entendre connaître. Il doit donner des détails que ne sont pas généraux. Des choses que lui sait mais que personne ne pourrait deviner. Toucher la corde sensible et la ramener. Il a fait l'erreur de ne pas avoir le courage de dire ce qu'il avait sur le cœur jadis - il lui doit au moins ça. L'honnêteté de ce qu'elle avait été, de ce qu'il avait aimé, de ce qu'il avait perdu.

Il connaissait des détails de sa vie, comme elle avait jadis connu des détails de la sienne. Ces petites choses du quotidien qui font qu’un couple en est un. Qui font que deux personnes partagent un lien bien au-delà de celui qu’ils peuvent partager avec les autres. Il s’en souvient encore. Des détails, même de son parfum. Il se souvient de tout. « Tu aimais beaucoup peindre. » Il se souvenait encore des toiles dans l’appartement. « Tes talents de chanteuse de salle de bain n'étaient pas exceptionnels mais tu étais la seule que je voulais entendre. » Dieu qu’il aimait la musique, apaisante muse qui avait calmé ses jeunes colères d’aurors encore trop sur de lui, de l’auror qui ne supportait pas l’autorité. Elle parvenait à le faire rire, même si elle n’était pas la meilleure des chanteuses. C’était aussi cela l’amour, accepter l’autre dans ses défauts et y voir malgré tout quelque chose de splendide. Il ne veut pas la lâcher du regard, ce regard qui les tiens assis l’un face à l’autre. Il tient sur sa chaise, mal, mais il doit tenir. Il lui doit bien cela s’il a causé ce qu’elle était aujourd’hui, alors s’il restait quelque chose de ce qu’elle avait été jadis, il lui devait bien cela, ce retour à la vie. « Tu adorais les amaryllis. » Il esquisse un sourire, « Leur couleur, ta favorite. Leur parfum aussi. » Celui qu’il préférait comme parfum, c’était le sien, évidemment. Enfin. Avant tout cela. Maintenant, s’il se souvenait de ce parfum, l’effet n’était plus exactement le même. « Je me souviens de ta tâche de naissance, en forme d’étoile. A la droite de l’os pelvien. » Des détails, il se fait du mal en le disant à voix haute, sachant ces choses encore par cœur, comme si c’était hier. Pourtant, il y a presque une décennie entre eux. Mais on n’oublie pas une demi-décennie passée aux côtés d’une personne comme elle. « Tu as la fâcheuse tendance de chanter, quand nous retrions tard le soir. » Passablement éméchés. Mais c’est ça aussi, leur jeunesse, leurs années de folies. Il ne changerait pas grand-chose à leurs années de bonheur, car même s’ils se disputaient souvent, ils arrivaient à régler les conflits. « On arrêtait pas de se disputer, mais il suffisait d’un seul baiser pour que tout passe au second plan. » Ces baisers réconciliateurs. « Je me souviens de tout, et je n’oublierais jamais. » Il avale difficilement sa salive, l’esprit soudainement douloureux, comme cette sensation pâteuse en bouche. Il déglutit, essayant de rester focalisé, il lève ses yeux vers elle. « Tu peux me torturer, ou même me tuer. Je m’en fiche. Parce que je sais qu’importe la haine, ou les regrets, je t’ai aimé. » Certaines choses ne changeront jamais, d’autre oui. Il utilisait ce passé, tout ceci était du passé. Mais c’était le plus important, malgré ce qu’il avait fait, il l’avait aimé. « Je suis en paix avec moi-même maintenant. » Lâche-t-il alors, sans lâcher son regard. Il veut y voir cette lueur, cette présence. La toucher, la serrer dans ses bras, mais aussi la sauver de ce qu’elle était. Pas par amour, non. En souvenir de ce qu’ils avaient été et auraient dû être. Par nostalgie. Par tendresse. Par culpabilité aussi. Mais surtout au nom de la seconde chance. Il avait pu revenir de l’enfer, elle le pouvait aussi.


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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 163 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : Loliteas . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Sam 24 Sep - 2:08






OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
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JUILLET 1990 – AILLEURS

Elle se retrouvait entre eux mondes complètement différent, sans savoir vers lequel elle devait tanguer. Pourquoi avait-elle une si grande colère envers Skander s’ils avaient été ensemble pendant cinq ans? La douleur qu’elle ressentait en pensant à la Purge avait comme effet de supprimer tout le reste. Comme si celle0ci bloquait ses beaux souvenirs, c’était ce qui l’empêchait de tomber aussi facilement dans les bras du sorcier. Voilà pourquoi elle n’avait pas hésité à tenter de mettre fin à ses jours, tant sa rage était importante. Elle s’était dit que la douleur ne valait pas le reste, qu’elle ne pouvait pas apprendre ce qui s’était passé avant cela. Et l’autre partie d’elle-même s’était réveillée, une partie plus faible, mais plus puissante à la fois. Ce devait être l’ancienne Ciena, celle qui avait aimé le sorcier et qui ne voudrait donc pas le voir mourir. Elle avait été si près de l’assassiner… Un frisson parcourut son corps tout entier, elle n’aurait pas plus survécu à la mort de Skander maintenant qu’elle savait qui il était. Devait-elle apprendre ce qui faisait d’elle une née-moldue? Elle s’était battue pendant les neuf dernières années de sa vie contre les sorciers qui ne méritaient pas la magie. Certes, elle n’en avait pas tué, elle préférait soutirer tout leur argent et les laisser le cœur brisé. Néanmoins, depuis son retour en Angleterre, elle s’était radicalisée pas les désirs d’Ianto, elle se battait aux côtés des mangemorts après tout. Savoir qu’elle était elle-même une sang-de-bourbe était tout à fait démoralisant et effrayant à la fois. Une brève pensée lui traversa l’esprit, est-ce qu’Ian l’accepterait encore s’il connaissait la vérité sur son sang? Son cœur flancha à l’idée qu’il la rejette, cette idée lui leva le cœur et elle la chassa aussitôt. Elle n’avait jamais eu de telles pensées concernant son coéquipier… C’était… Ciena qui revenait un peu plus, sans doute. Alors, elle attendit, elle observa son ancien amant en se doutant qu’il finirait par tout lui raconter. Désormais, une seule chose comptait, retrouver ses souvenirs, mais elle n’avait aucune idée de si ces derniers lui reviendraient.

. « Ta mère s'appelle Billy, et ton père Allan. » Ses yeux formèrent deux petites fentes, comme si elle tentait de se concentrer davantage sur sa voix. Elle pensait que ça serait difficile, de se rappeler. Après tout, elle avait vécu neuf ans comme une autre personne. Au lieu de cela, il lui suffit de se concentrer sur ses mots pour que des souvenirs lui reviennent, en flash. Elle aperçut un homme aux cheveux blonds, qui lui arrivaient au menton, avec un air enfantin. Elle vit aussi une femme, Billy. Un nom de garçon, qu’elle lui avait déjà dit une fois, mais qui lui allait si bien : elle la femme brune à la beauté ravageuse, au courage inébranlable.   « Tu as grandi à Brighton. » La maison en brique rouge se fraya un chemin dans sa tête, où elle vécut toutes les étapes d’une vie d’enfant moldu, loin de la magie. Elle adorait se rendre sur la plage, même si celle-ci était composée de galets. Surtout lorsqu’il pleuvait, elle pouvait danser pendant des heures malgré le froid. Skander continua d’ouvrir sa bouche, seulement pour arriver à lui offrir encore plus de flashbacks. Elle ne parla pas, elle se contenta d’absorber chacune de ses paroles. « Un jour tu m'as dit que tu voulais avoir quatre enfants. J'ai eu peur. Peur de n'être jamais capable de t'accompagner jusque-là. »  Ciena avait toujours rêvé avoir une grande famille. Elle qui avait vécu dans une maison avec elle seule comme enfant, elle ne voulait pas priver quiconque d’avoir un meilleur ami. Quatre, c’était un beau chiffre, ça faisait des équipes de deux parfaites. Ou bien de trois. Un chiffre égal pour une famille qui évoluerait dans le monde magique et qui ne manquerait jamais d’amour. Jamais. « Je me suis trompé. De toute évidence. » Quoi? Qu’elle se dit, ses souvenirs stoppant net quand il décida que ça suffisait. Non, il devait continuer, c’était tellement facile lorsqu’il lui donnait des pistes. Alors, elle usa de toute la force qu’il lui resta pour le sommer, doucement : « Continue… » Il le devait… Il… Et il continua, comme s’il se rendait compte enfin que ses paroles touchaient une corde sensible, mais sans se douter réellement de l’effet ravageur que cela avait sur la blonde.

« Tu aimais beaucoup peindre. » Son souffle manqua, un peu. La peinture. Ça lui avait tellement manqué. Jusqu’au plus profond de son être, ses jointures bougèrent un peu, comme si ses doigts avaient besoin de tenir un pinceau. Elle n’arrivait pas à croire qu’elle avait pu oublier cela. La peinture était bien une des choses dans sa vie qu’il lui avait toujours donné un sentiment de plaisance. « Tes talents de chanteuse de salle de bain n'étaient pas exceptionnels mais tu étais la seule que je voulais entendre. » Ça, elle n’aurait pas bien eu besoin de s’en souvenir, elle attendit donc les prochains souvenirs avec impatience. « Tu adorais les amaryllis. Leur couleur, ta favorite. Leur parfum aussi. » Cette fleur… C’était vrai, elle aimait bien le rouge. Même Oxena l’aimait, on pouvait compter plusieurs de ses tenues dans cette couleur écarlate. C’était bien une des seules choses qui lui étaient restées, de façon bien enfouie. « Je me souviens de ta tâche de naissance, en forme d’étoile. A la droite de l’os pelvien. » Elle pouvait presque sentir une légère couleur rose teindre ses joues, comme Ciena l’aurait fait. Pudique, il avait été le seul homme auparavant à découvrir cette tâche de naissance. Ce n’était plus pareil, pas depuis ces années où elle avait passées plus d’hommes qu’elle ne l’aurait jamais espéré. « Tu as la fâcheuse tendance de chanter, quand nous retrions tard le soir. » Avec un verre de trop dans le nez, lorsque toute ses inhibitions disparaissaient. C’était sans doute les moments qu’elle avait préférés avec Skander. Parce qu’ils n’avaient fait plus qu’un, parce qu’elle pouvait se rappeler toute la chaleur qu’elle ressentait, lorsque ses lèvres touchaient chaque parcelle de son cœur. « On arrêtait pas de se disputer, mais il suffisait d’un seul baiser pour que tout passe au second plan. » Et ça continua, des dizaines de fois où son côté rancunier ne gagna pas avec Skander Lupin. Il avait cette fâcheuse habitude d’embrasser son cou, et là, elle ne pouvait rien lui refuser. « Je me souviens de tout, et je n’oublierais jamais. » Moi aussi. Maintenant, elle avait l’impression que seulement avec ses paroles, un tout Nouveau Monde était devant elle. Cela dit, même si Ciena était encore en elle, même si cette partie d’elle-même adulait encore Skander, Oxena avait existé pendant neuf ans. Elle ne pourrait plus jamais, jamais être complètement comme l’ancienne elle. Ils devraient s’en contenter! « Tu peux me torturer, ou même me tuer. Je m’en fiche. Parce que je sais qu’importe la haine, ou les regrets, je t’ai aimé. » Elle ne voulait plus le tuer. En fait, elle ne pouvait pas s’imaginer de lui faire mal.

. « Je suis en paix avec moi-même maintenant. » Et Ciena, avec son passé. Avec son présent. Elle serait différente, mais elle se souvenait, au moins. Elle se rapprocha de lui, elle non plus ne quittant pas son regard. « Je me souviens de tout, et je n’oublierais jamais. » Elle lui répète ces mêmes mots qu’il lui a dits quelques instants plus tôt. Elle a l’impression de ne pas l’avoir vraiment regardé depuis toujours. Il lui avait tellement manqué, elle pouvait piger sans cesse dans ses souvenirs pour se rappeler chacune des fois où elle s’était blottie dans ses bras. Il avait l’air si faible, son souffle était encore irrégulier et elle n’aurait sût dire si c’était à cause de ses propres mains ou bien le poison qui commençait à faire effet. Elle descend au sol, ce même sol qu’il a rejoint quelques instants plus tôt lorsqu’elle défit ces liens. Ses mains retrouvent inévitablement le chemin vers ses joues, comme elle avait l’habitude de le faire par le passé. Ses mains vont jusqu’à ses cheveux, qu’elle tente de replacer de façon futile. Son corps a besoin d’une dernière vague de souvenir. De savoir où elle se situe réellement, le seul moyen est de sceller leur discussion. Son visage qui s’approche du sien à grande vitesse, comme si elle veut l’éviter de se défaire de cette étreinte. Puis, son corps se remet à trembler, mais pour une raison tout à fait différente maintenant. Elle sait qu’elle est au bon endroit, ou du moins, le croit-elle. Près de Skander, c’était tout ce que l’ancienne Ciena réclamait désormais. Quand ses lèvres quittent les siennes, elle lui demande, simplement : « Dis-moi où aller, et tout de suite. Nous devons te guérir. » C’était une urgence, elle voulait qu’ils rentrent ensemble à la maison. Sauf qu’elle ne savait pas, où c’était, cet endroit. Et surtout, ses souvenirs ne lui permettaient pas de voir ce qui s’était passé dans le futur de Skander. Sans elle à ses côtés…
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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Dim 25 Sep - 0:46








OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
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JUILLET 1990 – AILLEURS

Le souvenir amer de leur relation passé, c’est ce qu’il ressent à cet instant. Ce goût de déjà vu teinter d’une nostalgie qui fait mal. Tout avait basculé avec la Purge, leur relation avait sombré en même temps que le monde. Il s’était perdu dans lles méandres du monde, noyé dans l’alcool, l’esprit embrumé par les drogues, ses nuits de pleines lunes hors de contrôle. Et elle ? Elle s’était perdue, allant jusqu’à oublier tout ce qu’elle avait été, et autre pu être. Ils avaient laissé derrière eux leur passé, leur présent et leur avenir, affrontant le monde qui sombre avec les armes qu’ils avaient. Sans la Purge que serait-il advenu d’eux ? Peut-être que Skander aurait été capable de s’ouvrir à elle, de laisser ce qui était des sentiments naitre et s’exprimer. Peut-être auraient-ils construit un avenir ensemble. Peut-être auraient-ils eu les quatre enfants dont avait toujours rêvé la sorcière. Peut-être que Skander serait resté auror et n’aurait jamais dévié du droit chemin, peut être que jamais la Lune n’aurait croisé sa route. Peut-être auraient-ils été heureux ? On peut aisément dire que les choses auraient été différentes. Ils auraient pu s’aimer jusqu’à la fin de leur jour, ou bien se déchirer le deux septembre dix-neuf cent quatre un. Quitte ou double, rêve ou réalité. Tout aurait clairement été une autre vie. Il ne voulait pas y songer, vivre dans le passé ne servait à rien. Sa vie l’avait conduit ici, face à elle, mais l’homme qu’elle avait connu avait bien changé, ou ne pas dire disparu. S’il restait leur souvenir commun, ils avaient évolué telle des lignes parallèles destinées à ne jamais se croiser. Il ne savait pas ce qu’elle avait traversé, ne savant rien de son passé, ni même de son présent d’arnaqueuse. Il ne savait pas que sa tête à elle avait été mise à prix par les Etats Unis d’Amérique pour escroquerie, abus de faiblesse et grand banditisme. Il ne savait pas qu’elle devait son salut à un homme à l’âme obscure, le même homme qu’il avait aperçu quelques minutes plus tôt. Il ne savait rien sur cette autre personne. Comme elle ne savait pas grand-chose de Skander Lupin finalement. Leader de l’Ordre, oui. Mais homme épris, père malgré lui, et loup garou inassumé. Voici ce qu’il était dans le fond. Mais ça, elle n’en savait rien. Comment aurait-elle pu ? Lui-même vivait le fait d’être épris d’une femme, et placé dans un rôle de père comme quelque chose de nouveau. Il ne s’en plaignait pas, ce changement de perspective était bénéfique, le faisant alors sortir de la spirale destructrice qui l’avait enserré neuf années durant. A cause d’elle, de Ciena, de sa mort. Il faut savoir tourner la page. Il a beau se dire que la page est tournée, la sensation reste amère.

Mais, il ne pourrait jamais oublier. Ce qu’ils avaient été. Tout lui revenait en plein visage, comme une évidence. Il savait encore tout d’elle, ses habitudes, ses joies, ses peurs, ses craintes, ses désirs, et ses projets. Il avait tout connu par cœur jadis, il s’était accablé de tous les maux les années de sa « mort », il n’oublierait jamais. Peut-être se souviendrait-elle de lui de la sorte. Ses habitudes parfois insupportables. Celle de ne pas décrocher un mot le matin en se levant pour aller travailler avant qu’il ne daigne boire un café bien serré, et fumer une cigarette. Sa façon de se mordre la lèvre quand il a une idée derrière la tête, bonne ou mauvaise. Peut-être se souviendrait-elle de ses talents de musicien et de chanteur là où elle échouait lamentablement. Mais si elle avait connu son corps comme il avait jadis connu chacune de ses parcelles de peau, elle le trouverait bien changé. Plus musclé peut être, le corps couvert des stigmates laissé par la pleine lune, un tatouage pour camoufler l’honteuse cicatrice. Physiquement, il avait changé, ses cheveux avaient pris par certains endroit quelques mèches plus claire. Caractériellement parlant, il n’était plus totalement le même, encore plus imprévisible et colérique que par le passé. Il espérait qu’elle avait gardé le bon dans leurs souvenirs, et qu’elle saurait se souvenir de ces détails qui font que deux êtres finissent par se connaitre par cœur et devenir un tout. Il espérait être capable de devenir ce « tout » avec Odette, être capable de parler d’elle aussi bien qu’elle le ferait, et vice versa. Mais elle n’était pas là, c’était Ciena qui lui faisait face. « Je me souviens de tout, et je n’oublierais jamais. » Ses mots comme une promesse. Une promesse qu’il ne peut pas tenir. Une promesse qu’il n’a pas le droit de faire. Une promesse qui va à l’encontre de ce qu’il avait décidé de devenir. Il ne peut pas. Il veut lu dire, ne lui donner aucune illusion, mais le corps s’endolori doucement, les muscles peinent à répondre. Il se sent si faible, à se merci. Il n’a peut-être plus rien à craindre d’elle. Ou peut-être pas. Il est conscient d’avoir réussi à la toucher, mais l’a-t-il complètement ramené ? Il ne pourrait le jurer. Enfin, peut être que oui après tout. Elle vient à sa hauteur alors qu’il est par terre, dans un sale état, et lorsque ses mains se posent sur ses joues puis se perdent dans ses cheveux avec douceur, il sait qu’il ne peut pas. Mais la nostalgie est forte. La sensation douce. Pourtant il a l’impression de suffoquer, ne sachant pas très bien si c’était eux ou le poison qui le poussait à l’agonie. Il la voit s’approcher dangereusement, un, « Ciena je… » Il n’a le temps de rire dire. Elle presse ses lèvres contre les siennes. La familière et étrange sensation de déjà vu. Pourtant, il a un goût amer sur les lèvres, comme si c’était à la fois bon et terrible. A la fois agréable et tragique.

Il n’assume en rien ce baiser. Il l’a ramené, mais quel en sera le prix ? Il ne pouvait simplement pas la suivre sur ce chemin. Il en avait envie  d’une certaine manière. Ciena était l’incarnation de ses jeunes années, l’incarnation de son insouciance, l’incarnation de ce qu’il avait été avant que tout ne bascule.  Il y a cet autre chemin qu’il a envie de suivre, celui sur lequel il s’est engagé sans savoir ce qui l’attendait. C’était avec une autre blonde – une véritable blonde – avec qui il avait fait le serment de s’engager. Aucune bague, rien, mais la promesse de tenter d’être un père digne de ce nom pour ses enfants. Leurs enfants, comme le stipulait maintenant ce morceau de papier. La promesse de passer le reste de leur vie l’un avec l’autre. Il l’aimait tellement. Serait-il prêt à sacrifié un avenir adulte pour un amour de jeunesse ? Car Ciena s’était cela : sa jeunesse, celle qui lui glissait entre les bras à mesure que le temps s’écoulait. Bientôt il aurait les cheveux blancs et il ne voulait pas avoir le sentiment de ne pas avoir assez vécu. L’année riche d’évènement et d’émotion lui ferait assez rapidement prendre des cheveux blancs, mais elle lui rappelait que sa vie était ainsi : faite de haut et de bas. Si Ciena était sa jeunesse, Odette était sa folie. Plus jeune, déjà mère, fille de son ancien boss, celle qu’i n’avait jamais supporté. Sur le papier leur relation vouée à l’échec pouvait faire rire. Elle était son impossible, son improbable. Un défi de taille. La jeunesse ou sa démence passion ? Il devait choisir, mais pas maintenant. Il en était encore incapable, l’esprit mal en point, le corps à bout. Il a l’impression d’étouffé, l’impression qu’il ne survivra sans doute pas assez longtemps pour élucider cette question. Mais Ciena à une toute autre question, « Dis-moi où aller, et tout de suite. Nous devons te guérir. » La question qui révélait à quel point elle tenait à lui. Comme si tout à coup elle oubliait ce qu’elle était et cette personne qu’elle avait été huit ans, pour lui. Juste pour lui. Par amour peut être. Ce ne peut pas être la vérité, ni la réalité. Elle n’était pas morte, elle lui était revenue, mais comment lui dire que rien n’était possible. Plus maintenant qu’il avait changé pour une autre. Une question de timing, si elle était revenue sept mois plus tôt, alors il n’aurait eu que pour réponse à lui fournir ses lèvres ardentes cherchant les siennes dans un souffle court. Mais non. Sept mois de retard, et tout basculait.

Si elle devait le sauver – si elle voulait – c’était à Poudlard qu’elle devrait l’amener, lui le leader de l’Ordre du Phénix où des potionistes et médicomage seraient capable de le sauver. Odette voudrait le sauver. Mais elle ne pouvait décemment pas aller à Poudlard, si elle était en partie redevenue Ciena, elle restait cette autre femme. Dangereuse, peut-être même était-elle en train de jouer un double jeu. Si l’idée lui effleure l’esprit il a compris dans ce baiser qu’elle était sincère. Il ne savait même pas si elle portait la marque, mais si l’Ordre la faisait passer à l’interrogatoire sous véritaserum, ça serait le carnage, car la femme qu’elle avait été au début de leur entrevue ne pourrait en aucun cas être tolérée par les phénix. « Non… » Articule-t-il faiblement. Il se sent soudainement à bout de force. Encore conscient, mais il la sensation de voir sa vision se brouiller. « No… » Elle est mangemorte, ou elle travaille pour eux, elle ne peut pas le ramener. « Tu … tu ne peux pas. » Il allait peut être en mourir, il s’en fichait même s’il laissait derrière lui ce qui lui était cher. S’il devait mourir, il savait qu’il y avait Robb qui continuerait de veiller sur Odette, qu’il pourrait compter sur Aries aussi pour s’occuper d’elle, des jumeaux, et même du petit Finlay. S’il mourrait il laisserait sa famille derrière lui. S’il mourrait, il y aurait un monstre de moins sur cette terre. Il n’allait pas bien, la tête qui tourne, sa vision qui se trouble, sans parlé de ce qui sembla être une poussée de fièvre. Par Merlin, que lui avaient-ils donné ?  Il pose ses mains sur ses bras, pour se retenir, mais pour maintenir avec elle un paradoxe : la distance et le contact. « Ils… tu pourrais en mourir. » Il est honnête. Il n’en est pas certain, il sait que si l’un des Lupin est dans la zone d’atterrissage, ils viendraient en aide à la sorcière. Mais il sait que les phénix ne la tueront pas sur le coup, sauf si elle tente de s’échapper, de fuir ou de les attaquer. Mais elle pourrait finir dans les cachots, attendant son heure.  Il resserre malgré lui son étreinte sur ses bras, comme pour inhiber la douleur, et la sensation de mal être. « Je t’ai perdue une fois à cause de mon égoïsme, tu ne prendras plus de risque. Pas pour moi. » Parce que je tiens encore à toi, pas comme avant, pas comme jadis, pas comme toi. Mais il gardait cette affection, cette tendresse, ce besoin de la savoir saine et sauve. « Alors, laisse-moi… » Mourir. Sa voix s’étouffe dans un souffle qui se transforme en une toux, comme s’il était entrain de s’étouffer. Le poison, certainement. L’impression de voir chacun de ses organes s’arrêter un à un. Il ne lui demandait pas de vivre, il savait ce que cela pourrait lui en couter. Il n’a rien dit d’où le conduire, pourtant il sait qu’elle sait. Poudlard est le bastion de l’Ordre depuis presque un an, aussi étrange que cela puisse paraitre les mangemorts ne s’y attardaient pas. Ils avaient pourtant mis le paquet, chaque transplanage dans la zone redirigé vers une autre zone sécurisée, proche d’un « stand de soin » et sous haute sécurité. Aller là-bas, c’était de la folie. Elle était « morte », elle a souffert à cause de lui une fois déjà, il ne voulait pas revivre ce schéma. Poudlard, c’était le début des ennuis. Skander plonge malgré lui son regard agonisant dans le sien. Il ne lui demande rien, il veut juste lui dire que tout vas bien. Qu’il est en paix. Son regard se perd dans l’azur de ses yeux, et l’une de ses mains tremblantes qui se retenait à son bras effleure sa joue, dégageant une mèche blonde qui ne lui ressemble pas. Il est à bout. Au bord du gouffre. Alors c’est donc cela de mourir. Revoir sa vie, affronter ses démons, revoir une dernière fois ce que sa vie aurait pu être. Il mourrait aux côtés de l’une des femmes de sa vie, celle qui lui avait appris que l’amour aussi douloureux soit-il était nécessaire pour vivre. Il laisse sa main retomber, et ses muscles se paralysent alors quand à genoux, il se sent tomber vers l’avant, incapable de se retenir. A bout de force, à bout de souffle, il tremble le loup. Tétanisé par le poison, terrifié à l’idée de mourir. Mais il était prêt.


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Je suis : CHIKAKA , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/06/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 163 hiboux. J’incarne : Natalie Dormer , et l’avatar que je porte a été créé par : Loliteas . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Quintus, Vega et Betty. Je parle en : Teal



Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 26 Sep - 0:20








OXENA BARROW & SKANDER LUPIN
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SEPTEMBRE 1990 – AILLEURS

En cet instant précis, la seule personne qui était présente dans son esprit était Ciena. Parce qu’il était près d’elle, parce qu’elle avait attendu pendant tant d’années avant de retrouver l’amour de sa vie. La sorcière était loin de se douter qu’en autant de temps, il peut se passer bien des choses. Cela ne voulait pas dire qu’il lui appartenait toujours, que son cœur était sien. Pour la blonde, ils venaient tout juste de se séparer, ce qui était plutôt récent. Elle n’avait pas eu la politesse de s’informer à son sujet, à savoir s’il était libre ou non. Pour le moment, elle s’était contentée d’absorber chacune des paroles du Leader de l’Ordre, pour découvrir qui elle avait été par le passé. Sa voix avait retenti, alors qu’elle était si près de lui, mais ça ne l’avait pas arrêté. « Ciena je… » Au contraire, elle s’était emparée de ses lèvres comme s’ils étaient encore ce couple si uni. Pauvre petite sorcière naïve. Après tout, n’était-ce pas ce que Ciena avait toujours été? Une femme qui gobait tout, parce qu’elle avait la bonté de croire que les gens avaient un bon fond. Elle se ferait avoir un jour ou l’autre, ou dans quelques minutes, va savoir. Peut-être aurait-il été préférable qu’elle soit encore Oxena, une femme que rien ne touchait réellement. Soit. Pour le moment, les lèvres de Skander étaient siennes. Il y avait quelque chose d’étrange dans cet étreinte, mais pour la sorcière, tout ce qui comptait était de se retrouver près de lui. Il avait raison, elle savait qu’il était affreusement désolé de ce qu’il avait fait le jour de la purge. Il n’avait pas eu le choix, il avait écouté ses propres paroles, celles de continuer à vivre. Il était encore dans le monde des vivants aujourd’hui et c’était tout ce qui comptait. Et elle voulait que ça dure. Ce qui signifiait qu’ils devaient partir d’ici et vite, pour lui donner l’antidote au poison. Ça aurait été sans doute plus intelligent de convaincre Ianto de le lui offrir, mais elle n’avait pas la force de l’affronter. Elle savait qu’il ne laisserait jamais Skander partir et c’est pour cette raison qu’elle devait se charger de leur évasion avant tout.

« Non… No… » Ciena l’observe, fronce les sourcils en essayant de comprendre pourquoi il bafouille ces mots. « Tu … tu ne peux pas. » Pour une personne dont le cœur a toujours été blanc comme neige, la Ciena d’autrefois, elle n’a même pas une seule pensée envers une trahison possible. C’était pourtant si facile, prétendre être une autre personne. Plus faible. Pour pouvoir entrer au QG de l’Ordre. Si ça n’était pas sincère, ça aurait pu être le plan le plus sagement développé de l’histoire. Son cœur flanche lorsqu’elle se rend compte pourquoi il lui dit cela, comme s’il ne pouvait pas la prendre au sérieux. Elle ne le trahirait pas, elle. « Ils… tu pourrais en mourir. » Elle n’est pas dupe, ce n’est pas seulement là la raison de son obstination. Elle était dangereuse, du moins, l’avait-elle été. Si elle atterrissait devant les gens de l’Ordre, ça se finirait sans doute très mal. « Je t’ai perdue une fois à cause de mon égoïsme, tu ne prendras plus de risque. Pas pour moi. » Son héroïsme était bien tombé, mais Ciena s’en fichait. « Alors, laisse-moi… » Il était au bord de l’agonie, elle pouvait le sentir dans sa respiration saccadée. « Ne dit pas n’importe quoi! Là, maintenant, c’est moi qui va être égoïste parce que je ne te laisserai pas mourir. » Elle ne voulait pas le perdre, c’était tout ce qui comptait. « Espérons qu’ils ne seront pas trop vite sur la baguette. » C’est tout ce que tu lui offres, parce que c’est tout ce qu’il aura. La Ciena qu’il connaissait ne le laisserait jamais mourir, il devrait le savoir pourtant. Elle avait l’avantage d’avoir deux cerveaux plutôt qu’un. Elle chercha dans celui d’Oxena pour trouver ce qu’elle souhaitait. Depuis un an, l’Ordre du Phoenix tenait bastion à Poudlard. Ce serait donc là qu’elle devait l’amener, si c’était bien le château fort de l’Ordre. Ils auraient sans doute des médicomages à leur disposition et eux, ils sauraient sans doute comment le sauver. Enfin, Oxena le savait, elle connaissait exactement le nom de l’antidote à la potion et elle espérait qu’ils l’auraient.

Toujours agenouillée près de lui, elle soulève doucement l’un de ses bras pour poser sa tête en dessous, pour essayer de le soutenir. Ce n’est pas Ciena qui a une force notoire, mais elle était prête à tout essayer pour lui. « Accroche-toi! » Elle a l’impression qu’il est près de tomber dans les vapes, alors elle essaie de le rattacher encore à la vie. Sa joue contre la sienne, elle espère que sa présence suffira à le garder éveiller. Elle tend sa main libre pour agripper sa baguette qui était au sol depuis plusieurs minutes maintenant. En un mot, elle et Skander transplanent jusqu’à Poudlard. La transition ne se fait pas comme elle aurait espéré, elle ressent une sorte de force l’entraîner à un endroit différent. Un sortilège de protection, qui la fit dévier. Si quiconque pouvait débarquer en plein dans Poudlard, ça ne serait pas un endroit très sûr. Lorsqu’elle atterrit sur du gazon, la peur commence à faire aller sa respiration un peu plus vite. Elle ne s’était pas préparée à la suite des choses. Elle était censée faire quoi, maintenant? « IL EST LÀ! » Qu’on crie, Ciena n’aurait qu’une envie, apposer ses mains contre ses oreilles. Skander est toujours accroché à elle, mais les deux sorciers sont au sol, si bien qu’on ne sait plus trop qui est en position de supériorité. En réalité, Ciena s’appuie sans doute autant sur le Leader que lui, désormais qu’elle se retrouve en plein dans la gueule du loup. Elle relève ses prunelles apeurées vers les gardes qui l’ont tous en joue. « On l’a empoisonné. » Qu’elle finit par dire, mais elle tient toujours sa baguette dans son autre main. Elle sent qu’elle est en mauvaise posture, alors elle tente par des murmures de capter l’attention de son vis-à-vis. « Skander… Skander! Réveille-toi… »




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Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 26 Sep - 1:00










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SEPTEMBRE 1990 – ZONE DE SÉCURITÉ - POUDLARD

Voilà des jours que la Moody attendait dans la maison de Pietro, au-dessus de son salon de tatouage, le loup référait la laisser seule au rez-de-chaussée, tourner et retourner. Odette n’était pas des plus sereines, une mission de routine, il aurait dû rentrer il y a deux jours. Il y a deux jours, il aurait dû être prêt d’elle. Elle soupire se prend la tête entre mes mains, jusque tard ce soir, Judicaël avait été avec elle pour la calmer, mais ce n’était pas possible, les hormones et tout ce qui se passait dans cette fichue vie. Elle ne pouvait décidément pas le perdre, mais transplaner dans cet état de santé était encore trop compliqué pour garder l’embryon qu’elle portait viable. Elle voulait que cet enfant, aussi loup soit-il, puisse vivre et qu’ils l’élèvent ensemble, dans le cadre de cette famille qu’ils avaient créée il y a un mois de cela. En France où il avait accepté de signer ce fichu papier d’adoption qui faisait d’Antigone et d’Orion des Lupins. Elle voulait le voir revenir. Toujours dans le salon, entre l’encre et les aiguilles de tatouage, le Lupin avait fait son œuvre dans l’après-midi, la tatouant d’une magnifique rose dans la nuque, comme une peinture à l’aquarelle. Malgré sa mauvaise humeur et sa mauvaise compagnie, Pietro était doué pour quelque chose et il le faisait à merveille. Elle ne ressentait pas la douleur sans doute grâce à ses potions. Potions qu’elle avait données également à la jeune Rackharrow venue la trouver quelques jours plutôt, avant cette fichue mission qui ne donnait rien de bon. Dans l’année dix-neuf cent quatre-vingt-un, il y aurait normalement deux Lupin en plus dans le monde magique… Et pas des moindres. Elle ne savait pas Odette ce qui se passait depuis deux jours, ce qu’elle savait c’est qu’elle n’avait pas vu ses enfants, ni son filleul depuis ce même temps. Refusant de remonter au château si quelque chose de grave devait se produire dans la zone de sécurité. Elle avait peur qu’il revienne salement amoché. Elle avait tellement peur qu’on le retrouve mort. Mais elle devait se retenir, le stress n’était pas bon pour un enfant. Et pourtant, elle faisait les cent pas dans le magasin de Pietro. Elle faisait les cent pas et le temps ne semblait pas passer. Le temps, ce fichu temps qu’elle ne pourrait jamais rattraper avec lui s’il ne revenait pas… Des larmes amères encrent ses joues, alors qu’elle voit l’heure tourner si vite. Quand reviendrait-il bon sang ? Pourquoi donner une seconde chance à la blonde pour lui reprendre aussi vite. Elle s’assoit, prise d’une nausée, elle ne veut pas penser à sa mort et pourtant, c’est le Lupin qui la regarde du haut de l’escalier. Il lui demande si elle veut un verre d’eau. Elle répond par la négative. Elle ne veut rien, juste lui.

Et elle a besoin d’air la blonde Moody, besoin qu’on ne la voit pas. Et pourtant, tout Pré-Au-Lard semble agité. Septembre devrait être la rentrée des classes, mais la prise de Poudlard par l’Ordre ne permettrait pas la rentrée tant espérée cette année. Dans les rues vides de monde pour l’heure, Odette regarde les maisons s’illuminer et les familles commencer un repas. Sans doute pense-t-elle à Circée qui doit tout cacher à son père, son frère et le reste de sa famille pour rester en vie. Dieu qu’Odette remerciait le ciel pour être née dans une famille de sang mêlé. D’aimer à en crever un sang-mêlé et de porter un sang-mêlé. Il ne reste dans Pré-Au-Lard que les surveillants de la zone, ceux qui assurent la sécurité et la régulation du flux de réfugiés, de ceux qui vivent ici ou bien ceux qui combattent les mangemorts qui tentent de s’introduire. Si ce genre de cas n’a pas été fréquent, il l’est parfois. Elle s’appuie l’épaule contre un mur, encore cette désagréable sensation qu’elle allait vomir ses tripes. Elle haïssait l’hyper fertilité de sa mère, elle détestait être malade lorsqu’elle était enceinte. Elle aimait ses enfants, mais les trois premiers mois étaient les plus horribles chez le Moody et elle priait pour que sa fille et ses futures filles, si elle avait la chance d’en avoir d'autres, n’aient pas ce problème de Scrimgeour. Mais rien n’y faisait, la sensation désagréable, ce mauvais moment de voulait décidément pas passer. Odette plaque une nouvelle fois sa main contre sa bouche, pour éviter de vomir à même le sol, elle ne veut pas être si faible alors qu’elle accomplit le plus bel acte qu’une femme peut faire. Pourtant, elle tente de reprendre sa route en serpentant autour des maisons, espérant qu’un signal lui annonce qu’il est enfin rentré. Qu’il est de retour sain et sauf à la maison. Elle soupire, une main sur le bas de son ventre, mauvaise habitude qu’elle reprenait depuis que Victoria lui avait annoncé la nouvelle. Elle avait si peur de le dire à Skander, tellement peur qu’elle n’avait pas encore osé. Astrée avait été un désastre dans leur vie, elle ne voulait pas lui infligée une nouvelle blessure si elle venait à perdre l’enfant. Finalement, son cœur s’accélère quand elle entend des pas de course vers l’orée du village. Vers cette fameuse zone où elle attend de l’animation depuis deux jours. Sans réfléchir, elle se met elle aussi à courir dans la direction du bruit quand on hurle. « IL EST LÀ ! » Son cœur s’emballe. Il était là, mais dans quel été était-il. Elle resserre son gilet blanc contre elle Odette, sa robe parme volant dans sa course, au même rythme que ses cheveux. Quand elle arrive des membres de a sécurité sont déjà autour de ce qui semble être Skander, de ce qui semble l’être puisqu’elle distingue une autre paire de jambes, plus féminine. « On l’a empoisonné. » Dis cette femme alors qu’Odette se rapproche de l’attroupement.

Elle ne savait pas que Judicaël était de garde cette soirée-là. Et il la laisse passer sans piper un mot, elle a accouru, et se ruait bien sur le Lupin, si elle ne voyait pas la créature blonde à ses côtés, cette robe verte émeraude plus que provocante. C’est sa propre baguette qu’elle pointe Odette sur la femme. Ce visage elle l’a déjà vu, mais elle ne se souvient plus où. Elle voudrait tellement se souvenir pour apaiser ses doutes. Le bois de rose pointé sur la sorcière, elle ne dit rien, mais la rage transpire de ses yeux, qui est-elle, et que fait-elle avec lui. Elle pourrait presque pleurer de le voir de retour, mais mal en point comme il est, elle devait le soigner, elle la médicomage, elle siffle au Kingsbury. « Va au poste chercher un nécessaire de premiers soins. » La première dame dit et malgré elle, le sang-mêlé s’exécute, quand Odette reconcentre son regard sur celui de la femme. Elle lâche hargneuse. « Éloigne-toi de mon mari ! » Alors qu’elle fait un pas vers eux. Elle lui redit. « Éloigne-toi de lui ! » Si tu es incapable de lui poster secours. Elle est froide et pas douce. Elle n’est pas du tout encline à écouter les dires de cette femme blonde, dont le visage lui ai vaguement familier. « T’es incapable de le soigner ! ALORS, DÉGAGE ! » Dit-elle alors qu’elle s’accroupit vers Skander le tirant par l’épaule vers elle. Il était à elle, et ils s’appartenaient. Elle le presse contre lui, elle avait tellement peur qu’il ne revienne jamais, la sécurité toujours derrière eux, elle garde sa baguette au poing Odette, car l’autre femme l’a toujours quand elle pose une main sur le front de Skander et l’autre sur sa joue, elle l’observe, médicomage, compagne, mère de son enfant. Elle est tout ça à la fois. Cherchant une lueur de vie dans son regard faible, il part malgré tout, malgré elle. Elle se retourne sur la femme. « Ses symptômes ! Il a craché du sang ? Toussé, comment on lui a donné le poison, parle ! » Cesse d’être inutile comme ça. Pense la Moody, quand elle dépose sa joue contre le front du Lupin, puis un baiser tendre dans ses cheveux, murmurant à son adresse, mais bien audible. « On va te sauver Skander, on va te sauver, Antigone t’appelle, tu peux pas mourir. Qu’est-ce qu’elle va devenir sans toi putin, t’as pas le droit de me claquer dans les mains comme ça, jt’ interdis de laisser nos gosses orphelins t’entends. Jt’ interdis de me laisser. » Je t’aime pense-t-elle sans se soucier de la femme non loin. Elle s’en fou de cette fille, elle veut juste sauver Skander, elle veut juste le sauver.



This isn't the separation that hurts me
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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Lun 26 Sep - 1:56








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SEPTEMBRE 1990 – ZONE DE SÉCURITÉ - POUDLARD

La vie ne tient qu’à un fil, elle était fragile, et on pouvait la perdre si facilement. Pourtant, à force de jouer avec le feu comme il le faisait, il était encore étonnant que Skander soit encore en vie. Depuis la Purge il agissait souvent bêtement, mais à chaque fois il parvenait à s’en sortir, sachant compter sur les bonnes personnes. Il était peut-être temps qu’il finisse par y passer, il avait trop jouer avec la vie, et cette fois-ci, c’était le quatrième cavalier de l’Apocalypse, la Mort, qui finissait par le rattraper. Mourir empoisonné quand on est comme lui un homme d’action, c’est plutôt stupide comme mort. Il s’était toujours vu mourir, les armes à la main, dans un duel contre les forces obscurs, ou bien traqué par une nuit de Pleine Lune par une bande de chasseur de Loup Garou sanguinaires. Il ne s’était pas vu mourir comme ça. Pas à ses côtés à elle. Enfin… il y avait des années de cela il avait l’espace d’un instant imaginer leur fin, lointaine, côte à côte après une vie riche et bien remplie, sereins et apaisé, vieux et encore attaché l’un à l’autre. Mais l’illusion du bonheur ne fut que de courte durée. Quoi qu’il en soit, sa mort serait à l’image de sa vie, hors des standards. Ce n’est pas tout le monde qui finit empoisonné par un interrogatoire. Il sait que la mort est proche, la vie est à deux doigts de le quitter. Il a mal, partout. Sa respiration se saccade à mesure que le temps passe, et pour retrouver son souffle il a l’impression que le temps se rallonge sans cesse. Il suffoque. Et cette douleur qui ne le quittait pas. Pire encore, il avait froid. Le froid de la mort, sans doute, la sensation que la vie commence doucement a abandonné chacun de ses organes. Il sait qu’il ne tiendra pas longtemps. Mais après avoir défié la mort aussi longtemps, il était peut-être simplement temps de lui faire face. Il avait déjà eu droit à tellement de secondes chances, qu’il pourrait partir en paix.

Sa seconde chance avec Ciena il l’avait eu après leur rupture une année avant la Purge, ce temps où il avait essayer de croire que la perdre ne lui faisait rien, ce temps où il l’avait côtoyé tous les jours, sans pouvoir l’embrasser, sans pouvoir la prendre dans ses bras. Il savait qu’il aurait une seconde chance quand il serait capable de lui ouvrir son cœur, et de lui lâcher les mots qu’elle attendait depuis trop d’années. A son « je t’aime » il n’avait été capable de répondre qu’un arrogant « je sais » ne sachant pas très bien ce qu’il ressentait finalement. Il avait passé des années, le cœur anesthésié. Mais sans cela, Ciena lui avait donné cette seconde chance, celle de vivre une nouvelle histoire. Le bonheur fut de courte durée car quelques semaines plus tard… leur monde basculait et eux avec. Il n’avait plus le droit à de seconde chance, et il n’accepterait pas qu’elle puisse être mise en danger de mort à cause de lui, car si elle mettait un pied chez les Phénix et qu’elle ne se pliait pas à leurs règles, c’était ce qu’elle risquait. Il la regarde, tentant de la convaincre de ne rien faire. « Ne dit pas n’importe quoi! Là, maintenant, c’est moi qui va être égoïste parce que je ne te laisserai pas mourir. » Non, elle ne pouvait pas. Quand il l’écoutait, il comprenait de quoi elle parlait. De l’attachement qu’elle avait pour lui. Elle ne pouvait pas s’attacher à lui, plus maintenant. Il devait y rester, au moins il serait en paix et il ne lui causerait plus de tourment. A personne. Bien sûr il laisserait derrière lui tant de regret, tant de personnes qu’il aimait. Trop de personnes. « Espérons qu’ils ne seront pas trop vite sur la baguette. »  Il ne fallait pas compter sur la mollesse de la baguette des membres de l’Ordre, Skander avait récemment donné des consignes plutôt claire : pas de quartier, car les mangemorts n’avaient aucune compassion pour eux. Elle le soutient alors, il tente de tenir un peu sur ses jambes. En vain. Il a mal, il a froid. Il n’a plus de force, juste assez pour s’accrocher à elle. Il ne veut pourtant pas la suivre, mais elle ne lui laisse pas le choix, « Accroche-toi! »  Il l’entend, mais il a l’impression que sa voix devient de plus en plus lointaine. Il voudrait encore protester qu’elle ne peut pas l’y conduire, mais il n’en a plus la force. Il sent sa présence, sa joue contre la sienne. Et ils transplanent alors.

La température avait baissé d’un cran. Etait-ce parce que la vie était entrain de le quitter progressivement qu’il avait l’impression de mourir de froid. Lui, il n’avait jamais froid, même en hiver, même aux petits matins de pleine lune où il se réveillait complètement nu dans la forêt interdite. Il n’avait pas froid, pas comme maintenant. Le froid le paralysait. le sort de protection les as dévié comme il se devait, vers la zone de transplanage, zone sous haute tension, sous haute surveillance aussi. Il sait qu’ils sont arrivés à « bon port » quand ils touchent le sol, un peu trop durement peut être. Skander encore sonné entend un vague,  « IL EST LÀ! »  Mais dans un bien piètre état. Il est le dos contre le sol, et malgré lui, Ciena lui est tombée dessus. Il aurait donné cher pour se retrouver dans cette position, les vêtements en moins, quelques mois plus tôt, quelques années en arrière. Mais le Lupin aussi mal en point soit-il n’avait pas le temps de penser à cela.  Il laisse échapper un petit gémissement de lourd, un râle, une plainte quand il  essaye de bouger, « On l’a empoisonné. »  Et le poison était violent aurait-il pu ajouter s’il en était capable. Oxena Barrow et son acolyte savaient s’y prendre pour empêcher leur prisonnier de s’enfuir. Mais c’était elle qui l’avait sauvé. Enfin… pas Oxena, Ciena. Sa Ciena. « Skander… Skander! Réveille-toi… » Il était encore réveillé. Seulement, il se sentait doucement partir. Mais mourir à Poudlard, c’était mourir à la maison. Son corps serait auprès des siens. Auprès d’Odette, de son frère, et du reste des Lupin. S’il devait partir, qu’il le fasse vite, il sentait que la fin était proche. Le froid était insupportable. « Ci… » Il n’arrive à articuler rien d’autre. Arrête, tu ne peux rien pour moi, a-t-il envie d’ajouter. Elle l’avait ramener près des siens, c’était déjà bien suffisant.  Ciena. Ce nom qu’il avait eu tant de mal à prononcer ces dernières années, la culpabilité lui rongeant le ventre. Maintenant, il n’avait plus aucun regret, elle était en vie, il l’avait aidé à se souvenir. Il était en paix, même s’il ne pourrait plus jamais lui offrir ce qu’elle avait espéré. Il l’avait aimé, au passé, à l’imparfait aussi, mais le présent n’était plus à l’ordre du jour, bien qu’il soit encore retourné par ce retour.

Il est prêt à mourir, mais ce qui l’avait raccroché au monde des vivants ces derniers mois entrait en scène. Odette Moody, celle qui avait rendu toute cette vie supportable. Il sent sa présence, comme un remède à ses maux. Mais sa présence ne suffit pas à le guérir. Il agonise le loup.  . Il aurait donné sa vie pour elle, il avait tué pour elle. S’il ne craignait pas de mourir, la savoir à ses côtés lui donnait envie de se battre. Mais lui restait-il seulement des forces pour le faire ? C’était comme si tout l’avait quitté. « Ody.. » Articule-t-il à voix basse, mais elle ne l’entend pas, trop occupée à demander de l’aide, des soins, du renforts, trop occupée à tenter de le sauvé. Il la reconnait, et sa présence est confirmée par sa voix, autoritaire et décidée. « Va au poste chercher un nécessaire de premiers soins. » Il tente d’ouvrir les yeux, comme il peut. Il aperçoit qu’Odette à sa baguette pointé sur Ciena. C’est surréaliste de penser que deux des femmes les plus importantes de sa vie de font face. Celle du passé, celle du présent, côte à côte, ou plutôt… face à face. « Éloigne-toi de mon mari ! » Il entendait tout, et s’il avait été bien moins mal en point il aurait rétorqué quelque chose du genre « pas encore mon amour. » Mais il n’en était pas capable. Le mariage ce truc auquel il ne croyait pas. Mais ce n’est pas le contenu qui le choc, ou le réveille, c’est la hargne d’Odette dans sa voix, cette hargne qui lui donne envie de vivre. C’était-elle qui l’avait rendu vivant. Peut être qu’elle le sauverait. « Éloigne-toi de lui ! »  Elle se rapproche. Il le sent, l’entend. « T’es incapable de le soigner ! ALORS, DÉGAGE ! »  Elle se trompait Odette, elle tentait de le sauver, elle aussi. S’il avait été frais comme un gardon, il aurait souri du comportement de la jeune femme, possessive, mais il aimait plutôt cela finalement. Si elle avait cherché la confrontation avec Beatrix, il devait admettre qu’il avait aimé cela. Qu’elle s’approprie son être. Car c’était aussi simple que cela, ils s’appartenaient l’un l’autre. Il sursaute quand elle l’attire à lui. Il ne peut résister, comme privé de ses forces. Contre elle, il sent une pointe de vitalité en lui faire de la résistance, une flamme. Un espoir. Mais elle n’arrive pas à calmer la douleur qui le dévore de l’intérieur, ni réchauffé son être engourdi par le froid. Ses mains sur son visage sont brulante, il a l’impression que son contact va le rendre fou. Quand elle cherche ses yeux, il tente de les ouvrir, mais il y parvient à peine, incapable de la fixer. « Ses symptômes ! Il a craché du sang ? Toussé, comment on lui a donné le poison, parle ! » Pas encore. « On va te sauver Skander, on va te sauver, Antigone t’appelle, tu peux pas mourir. Qu’est-ce qu’elle va devenir sans toi putin, t’as pas le droit de me claquer dans les mains comme ça, jt’ interdis de laisser nos gosses orphelins t’entends. Jt’ interdis de me laisser. » On est si peu de chose face à la mort finalement. Il l’entendait, incapable de parler, incapable de lui répondre.

A deux doigts de mourir, sur le seuil des enfers, prêt à prendre la barque de ce bon vieux Charon pour aller naviguer sur les flos du Styx. Il était prêt à mourir. Il y a pourtant tant de chose qu’il laisserait derrière lui. Des regrets. Odette, cette femme qu’il aimait. Leurs enfants, Antigone et Orion. Son frère aussi, et le reste de sa famille. Mais il laisserait aussi Ciena derrière lui, une étrange amertume au ventre. Elle risquait tout en le ramenant, elle avait peut-être gâché ses chances en le conduisant ici, car c’était trop tard, il en était certain maintenant. Il était fixé, il était sûr, c’était comme ça qu’il devait mourir, ironiquement entouré des deux femmes de sa vie.  Il ne veut qu’elle, Odette. S’il doit mourir, qu’ils ne gâchent pas leurs derniers instants. Il tente de bouger. Il a mal, il pousse un râle de douleur, rauque. Il n’est pas blessé physiquement, habituellement c’est couvert de sang qu’elle le retrouve, mais cette fois-ci il semblait physiquement intact, mais à l’intérieur, la vie le quitte. Il essaye de bouger sa main pour tenter de trouver sa joue, mais il abandonne incapable de bouger d’avantage. Plus il bouge, pire la sensation de douleur est. Plus il se sent incapable de bouger d’avantage comme si en plus de priver ses organes de vie, le poison le privait de ses muscles. « Ody… » Mon amour. Il n’arrive pas à le dire. Sa gorge est sèche. Sa gorge le brule. Comme l’air qu’il inspire, il a l’impression qu’il est entrain de lui bruler les poumons.  « Mon… j’ai… tellement froid. » Il comprend les mots de Ciena neuf ans plus tôt quand elle était entrain de mourir dans ses bras. Le froid, annonciateur de la mort. Il écarquille les yeux pour essayer de la voir. La tête lourde, la tête douloureuse. Il voit celle-ci basculer sur les côtés, et elle apparait à ses yeux, Ciena. Il observe son visage une demi-seconde pour basculer son visage vers celui de la blonde, la sienne. Son Odette Moody, celle-là même qu’il avait détesté neuf années durant à cause de son arrogance, de sa façon d’être et de sa blondeur. Ce qu’il avait détesté, c’était ce qu’il aimait maintenant. En fait, il aimait tout chez elle. Il pose ses prunelles noisettes qui semblaient perdre de leur éclat à mesure sur le temps passait. Le froid l’enserrait totalement.  « J… t’aime. » Articule-t-il dans un souffle avant de basculer. Il se met alors soudainement à hurler de douleur.  Il convulse, hurle encore. Puis il se met à cracher du sang. Il est frigorifié. Il en est certain, la fin est proche. C’était une belle soirée pour mourir.


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Je suis âgé de : 35 ans , et j’ai le sang : moldu, et je le vis très bien, qu'on vienne me dire en face que je vaux moins qu'un autre sorcier, et vous verez de quel bois je me chauffe. Dans la vie je suis : En fuite, je tente de rester en vie en me battant pour l'Ordre J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis célibataire, par défaut.


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MessageSujet: Re: (un)consecrated ❱ CIENDER   Sam 1 Oct - 20:07





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SEPTEMBRE 1990 – ZONE DE SÉCURITÉ - POUDLARD

Elle avait cru que tout pouvait revenir à la normale. Celle qui avait transporté Skander près de Poudlard n’était nulle autre que Ciena MacArthur, la née-moldue qui voulait sauver l’homme qu’elle aimait. Elle était loin de s’attendre à ce qui arriverait, l’autre côté. La blonde soutenait Skander comme elle le pouvait, sa vie ne tenait déjà qu’à un fil. Le leader de l’Ordre du Phoenix était puissant, c’était sans doute pour cette seule et unique raison qu’il soit encore en vie. Connaissant Ianto, il avait dû lui injecter une dose de poison relativement forte, dont les effets s’accentueraient à la seconde où ils quitteraient leur maison de campagne. Ianto et elle avaient payé maints alchimistes aux États-Unis pour élaborer cette recette assez impressionnante, tellement que peu connaissait la recette de l’antidote. Il faudrait qu’on la laisse en vie pour cela, elle comptait sur l’aide de son amoureux pour cela. « Ci… » Sa voix était si faible, son cœur commença à battre encore plus vite, puisqu’elle savait que la fin arrivait. Les sorciers chargés de garder la zone de sécurité l’avaient tous en joue, mais la pauvre n’avait fait que ramener leur leader. Certes, ils ne la connaissaient pas. Où l’avaient-ils seulement déjà oublié? Après tout, cette Ciena était celle qui avait été Auror pendant quelques années au ministère, avant la Purge. Ses souvenirs étaient encore très confus, voilà pourquoi elle essayait de reconnaître des amis dans les visages qui l’observaient, furieux. Elle était cernée comme une proie en plein milieux d’une fosse aux dragons. Elle se demandait si ça avait été une bonne idée, finalement, de l’amener ici. Ciena n’avait pas envie de mourir, surtout pas depuis qu’elle était de nouveau près de Skander. Oxena voulait encore moins perdre la vie, elle qui n’avait pas tout connu. Rapidement, les gens commencent à former un cercle autour de Skander et elle, puis une blonde arrive en donnant des ordres. « Ody.. » Ses prunelles se baissent vers le leader, elle peut sentir un élan de jalousie à la simple prononciation de ce nom.

« Éloigne-toi de mon mari ! » Une gifle en plein visage, un Doloris lancé à pleine puissance. Ça ne faisait aucune différence avec ce qu’elle ressentit lorsque cette blondasse ouvrit la bouche. À quoi s’était-elle attendue? La pauvre sorcière pensait sans doute que Skander avait mené une vie de chaste, parce qu’elle était soi-disant décédée? C’était tout bonnement absurde. C’était… Ciena. La Ciena qui aimait à en mourir, celle-là même qui avait mis tant de foi en l’humanité tout entière. Celle-là, la pauvre sorcière naïve qui vivait dans un putain de monde remplis de fées et d’arc-en-ciel. « Éloigne-toi de lui ! »  Elle est figée, tétanisée par cette femme qui essaie de prendre la situation en main. « T’es incapable de le soigner ! ALORS, DÉGAGE ! » Salope! Une voix crie dans sa tête, ce n’est pas ça que dirait la Ciena d’avant. Pourtant, c’est tout ce qui se met à tourner dans sa tête. Que cette « Ody », elle est une traînée qui lui a volé son Skander. De nouvelles sensations qui traversent son esprit, celle d’une femme brisée, celle d’une femme qui est décédée en partie lors de la Purge. Celle-là, c’était Oxena Barrow. Ce masque qu’elle avait toujours revêtu pour ne plus souffrir. C’était pour cela qu’elle avait changé, après cette fameuse nuit. Pour devenir quelqu’un de plus fort, une femme qui n’avait pas de cœur. Parce qu’une femme qui n’en a pas ne peut pas être brisée. Elle a l’air d’être faible, mais en fait, elle ne sait plus quel côté de sa personnalité choisir. Sa baguette dans sa main lui démange et elle se tasse un peu plus près des deux autres lorsque d’Odette essaie de s’éloigner. Elle sait que si elle n’est pas près de Skander, s’en sera terminé de sa vie. Ce sera si facile pour les sorciers de la tuer sur le champ. Elle est la Merci de quiconque et désormais, elle sait que Skander n’a d’yeux que pour cette autre femme. À quoi bon avoir retrouvé la mémoire? Elle entend la voix d’Odette résonner dans sa tête, mais elle ne sait pas ce qu’elle lui dit, ce qu’elle lui demande.

Peu importait ce qu’elle lui dirait, en cet instant précis, il semblait que seule la douleur lui pèse. Elle était celle qui connaissait le poison, son antidote. Une drôle d’idée lui passa par l’esprit, si Skander ne l’aimait plus. S’il avait fait sa vie avec une autre, qu’il avait eu des enfants, à quoi ça lui servait de le garder en vie? Si Skander ne pouvait pas rester avec Ciena, pourquoi devrait-elle le sauver? La jalousie lui brûlait tant l’âme qu’elle se dit que cette autre blonde, elle ne méritait pas d’être heureuse. Alors, elle sut qu’Oxena était revenue de plein fouet. Sans hésiter, parce que c’était le seul moyen de ne pas sombrer totalement. « Ody… » Un frisson lui parcourt le corps tout entier. Il avait profité d’elle! Profiter de son emprise sur cette ancienne personne, plus faible pour qu’elle finisse par l’amener ici. Il aurait dû lui dire mille et une fois qu’il avait quelqu’un d’autre. C’était tout ce qu’elle aurait souhaité. Qu’il ne lui redonne jamais ses souvenirs, ce passé d’une née-moldue qui ne méritait pas de vivre. « Mon… j’ai… tellement froid. » C’est ça, crève! Dur choix de mots, on aurait dit un remake de sa propre mort. Il était pathétique. Il aurait pu trouver bien des façons de s’excuser au lieu de prononcer ces prochains mots. « J… t’aime. » C’en est assez. Son visage froid, un sourire en coin qui pointe sur ses traits, lui donnant un air machiavélique. Quand elle se relève, sa baguette en main, elle sait déjà qu’elle a tout le pouvoir du monde. Celui d’avoir oublié son passé et cette partie faible d’elle-même. Elle pouvait faire ce qu’elle souhaitait, en cet instant même. « Je suis la seule à connaître l’antidote. » Ses paroles claquent tel un fouet dans l’air. « Et honnêtement, après des retrouvailles aussi cul-cul, je me demande vraiment si je dois me donner la peine. » Elle agite sa baguette entre ses mains, avant de la pointer vers le couple de mariés le plus désolant du monde. « Mais il s’avère que c’est le seul moyen pour moi d’en sortir vivante, pas vrai?! » Un rire qui sort de sa bouche, elle sait déjà qu’elle serait déjà morte si elle n’avait pas prononcé ses mots. C’était sur elle que reposait la vie de leur leader. Elle et uniquement elle. Et bon sang que cette Oxena n’avait pas envie de le sauver, cet enculé. Elle est si près d’Odette, maintenant. « Toi aussi t’es incapable de le soigner, apparemment. Dommage, tu ne pourras pas dire à Skander de d’arrêter d’embrasser n’importe quelle blonde.  » Sa langue passe sur sa lèvre inférieure et elle lui fait un clin d’œil, parce qu’elle peut semer tout le doute qu’elle veut, maintenant. Nouveau rire, sa baguette fait apparaître un papier l’instant d’après, celui-là même qui donne des renseignements sur l’antidote qui devra être injecté d’ici, trois minutes vingt. « Oh, tu lui diras que sa Ciena est belle et bien morte. Juste au cas où il n’aurait pas compris. Peut-être que ça lui évitera de passer ses nuits à me chercher. » Et pour conclure la conversation, l’emprise qu’elle a sur cette communauté tout entière de sorcier de bas étage, elle prononce l’incantation pour disparaitre et derrière elle, virevolte un papier d’un blanc immaculé.




You're on your own, In a world you've grown. Few more years to go, Don't let the hurdle fall. So be the girl you loved. — Retrograde.
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(un)consecrated ❱ CIENDER

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