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-[France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE-
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: [France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE   Lun 18 Juil - 3:42




























ODETTE MOODY, LES JUMEAUX & SKANDER LUPIN
"happiness only real when shared"



SUD DE LA FRANCE, JUILLET 1990

Le bonheur était une notion qui semblait bien lointaine ces derniers temps,  pour ne pas dire ces dernières années pour Skander Lupin. Le bonheur, il n’avait pas couru après, pensant ne pas pouvoir en être en digne, pensant que la solitude, et sa peine étaient les seuls compagnons de voyage qu’il méritait. Pourtant, dans cet océan de malheur, de coup dur, elle était arrivée, chassant les nuages. Elle, Odette Moody avait rendu le bonheur accessible, et simple. Une femme avait réussi à le changer, pour le mien sans l’ombre d’un doute. Elle avait réussi à chasser ses démons, à la faire décrocher de ce dont il ne parvenait à se défaire depuis près de neuf années maintenant. Magicienne de la vie, il avait arrêté de boire pour elle, n’avait que peu ressenti le besoin de soulager son esprit et ses peines dans un verre de whisky ou dans une dose de poudre d’escampette. Leur rencontre avait été placé sous le signe de la seconde chance – cette amnésie maudite qui avait fini par devenir salvatrice, sans elle, il n’aurait jamais rencontré la sorcière. Il avait passé sa vie à la croiser, à la détester même, à l’éviter, puis il avait fallu d’une rencontre où il avait oublié ses tourments, ses peines et ses malheurs – une rencontre pour qu’elle voit en lui autre chose que le crétin stupide, que le connard arrogant qu’elle avait croisé inlassablement pendant huit ans, comme si au final, cette rencontre tout cela, c’était écrit. Lui l’avait rencontré sans se souvenir de quoi que ce soit, tombant sans qu’il veuille l’admettre sous le charme de ces yeux bleus et de ses boucles blondes. Elle avait été sa seule rencontre agréable durant cette période, la seule qui lui avait donné un peu d’espoir. Son monde c’était écroulé à cette époque. Puis, tragiquement tout lui était revenu en mémoire, sa haine, sa colère, sa rancœur mais l’affection et les sentiments naissants avaient été plus forts que tout cela. Bien plus fort qu’il ne l’aurait cru, car après des bas et des hauts, des embuches et des détours, ils avaient fini par se trouver, parachevant cette rencontre qui devait être. Ils avaient mis tant de temps à poser un regard sur l’autre, ce genre de regard qui veut voir au-delà, ces regards capables de briser les murs et les barrières, ceux qui sont capable de mettre l’âme à nue. Pour la première fois de sa vie, il n’avait pas peur de voir son âme à nue, il n’avait plus peur de dire ce qu’il ressentait. Il l’avait perdu une fois, littéralement à cause d’une potion, et il avait pris la mesure de cet amour qu’il lui portait. Ses yeux finalement ouvert sur ce qu’ils étaient leur offraient tant de perspective. Elle était la première avec qui le mot avenir prenait son sens. Et il ne voulait que ce mot n’ait un sens qu’avec elle. Elle avait rendu le coureur fidèle, l’irresponsable un peu plus sérieux.Ce qui l’avait changé c’était de croire au bonheur, tout simplement. L’espoir d’une vie meilleure.

Il n’est pas aisé d’arracher son lambeau de bonheur à ce monde sinistre et affreux. Surtout quand comme eux le sigle du Phénix plane sur vous, quand comme lui votre visage est placardé sur les murs du monde magique comme si vous étiez le pire des criminels. Son crime était d’espère avoir un monde meilleur, espéré voir l’égalité triomphé une fois dans ce monde. C’était son crime, mais son crime a elle était pire encore, être affiliée à lui.  Les Mangemorts et leur esprit totalitaire ne supportant ni la contradiction, ni même la liberté de penser. Odette avait perdu son chez elle, sa liberté de mouvement à cause de lui – il lui devait bien plus que ce qu’il ne pouvait lui offrir. L’Ordre l’avait accueilli, elle et sa famille, son père mais aussi ces deux adorables têtes blondes : Orion er Antigone. Il avait appris leur existence par hasard, ne la jugeant pas de prime abord, l’histoire était tragique, comme toutes les histoires pouvaient l’être dans ce monde. N’y avait-il pas une seule belle histoire que l’on puisse compter ? IL espérait pouvoir compter la leur un jour, qui sait. Ils s’étaient croisé à Poudlard trop occupé par l’Ordre – il n’avait pas pensé un jour devoir donner de son temps à quelqu’un, il s’était investi sans compter dans l’Ordre, sans songer qu’un jour il pourrait avoir quelqu’un qui compte dans sa vie. Même si elle semblait en sécurité entre les murs du château, aucun drame ne semblait déterminé à les laisser tranquille, comme si cette foutue loi de Murphy entrait sans cesse en vigueur avec eux. Tout ce qui peut mal tourner finira par mal tourner. La vie avait transformé un moment de complicité, de tendresse et d’amour en une dernière dispute qui avait tout fait basculer. L’instant d’après il apprenait sa mort, deux jours intense de cauchemar où il se réveilla enfin quand elle respira de nouveau. Il avait fallu la perdre pour comprendre qu’elle était vitale. Les choses avaient continué à mal tourner pour lui, la perte de sa meilleure amie avait réveillé les vieilles douleurs et cette peur chronique de perdre ce à quoi il tenait. Mais il était décidé à ne plus rien laisser en travers de sa route, décidé à ne plus la perde elle, car il voulait y croire à eux, à cet avenir. Il lui avait promis d’essayer d’être quelqu’un de bien, il lui avait promis d’essayer d’être un père pour ses enfants. Il essayerait de toutes ses forces, il arrivait à diriger une organisation telle que l’Ordre du Phénix, être un type aimant, digne de confiance et un père, ça ne pouvait être bien plus compliqué. Les pertes successives, et les blessures à vif le forçaient à vouloir prendre un recul qu’il n’avait jamais estimé nécessaire, un repos qu’il n’avait jamais cherché. Depuis trop de temps déjà, il ignorait les mots congés et repos, comme s’ils étaient dangereux. Mais peut être que des fois il suffit juste de se poser un instant à ses côtés pour savourer cette quiétude. Il avait besoin d’elle, mais plus étrangement de ces deux têtes blondes, d’abord parce qu’elles la rendaient heureuse, et ils étaient adorables, comme une lueur d’espoir dans ce monde funeste. C’était peut-être ça le bonheur : être ensemble, tout simplement.

Même s’il était plus heureux, il restait le même sorcier un peu bougon sur les bords, arrogant vingt-quatre heures sur vingt-quatre qui avait perdue beaucoup de ses limites avec Beatrix, il restait celui qui partait en mission tête baissé, celui qui était capable de compartimenté mission et vie privée d’une façon étonnante. Même si la mort de Beatrix l’avait rendu plus craintif quand il était accompagné, il ne voulait plus commettre une seule erreur qui puisse coûter la vie de qui que ce soit. Plus jamais. Il enchainait les missions dangereuses sans sourcilier depuis sa mort, n’oubliant jamais de rentrer à « la maison », enfin à Poudlard. Car c’était plus une solution provisoire qu’un réel avenir, il ne le savait que trop bien, la tour de divination était déjà bien trop petite pour eux quatre. Car ils l’étaient maintenant : quatre. Les deux petites terreurs qui passaient leur temps à quatre pattes, Odette et lui. Il n’avait pas pu sauver grand-chose dans ce qui avait été son chez lui pendant les trente-quatre dernière années, quelques affaires, quelques photos, rien de valeur si ce n’était quelque bijoux, si ce n’était quelques livres. Odette y avait apporté ses affaires, mais aussi celle des jumeaux, c’est incroyable de voir comment deux petits êtres peuvent prendre autant de place. Mais il n’y voyait pas d’inconvénient, il avait dit assumé, il ne mentait pas. L’homme responsable, aspirant-responsable plutôt pouvait en faire sourire plus d’un. A commencer par l’un des Lupin en personne, Pietro. Mais voilà bien longtemps que les on dit et les regards des autres étaient le cadet de ses soucis. Puis il y avait ceux qui avaient le vu le changement positif, comme Ekaterina, mais elle avait aussi su percevoir cette détresse qu’il avait durant ses missions, les acceptants sans rechigner les réclamant parfois comme si la recherche du danger était une solution. « Tu devrais prendre quelques jours pour te reposer, tu es… » Dans un sale état, il le savait. Il se cachait derrière tout cela, mais à part ce lambeau de bonheur qu’ils avaient réussi à arracher à la vie, il avait l’impression que tout ne faisait qu’empirer. « Ca va. » Maugréa alors Skander assit sur la chaise en face. Les deux leaders partageaient un bureau, et il sut que la discussion n’était pas terminé quand il la vit croiser ses mains sur la table, comme si elle s’apprêtait à l’engueuler comme souvent. « Je ne rigole pas, quelques jours loin de tout ça, tu en as besoin. » Loin d’ici, c’était plus facile pour elle que pour lui de sortir d’ici. Lui il avait la mort aux trousses, la tête à prix. «  Loin de tout ça, très drôle Ekat. Je ne peux aller nulle part, tu as oublié que ma tête est placardée un peu partout. » Il lève les yeux vers elle, elle esquisse un de ces sourires rassurants, et ajoute, « A qui la faute ? »  Elle rit alors se moquant légèrement de lui, et ajoute, « Tu trouveras une solution. Tu as besoin de changer d’air, autant pour toi que pour l’Ordre. » Changer d’air – il en avait besoin. Evidemment. Il trouverait. Il le savait. Ce n’était qu’une question de temps. Mais Ekaterina avait raison, il avait besoin de souffler ne serait-ce qu’une simple journée, de changer d’aide. S’il s’apaisait, il serait regonfler à bloc tant pour lui-même que pour l’Ordre.

La solution il l’avait trouvé en rentrant de mission, tard comme souvent. La nuit était tombée sur le château depuis quelques heures déjà, mais la nuit, où à la tombée de celle-ci il était bien plus aisé d’opérer en toute discrétion. La tour de divination était dans la pénombre, et silencieuse. Tout le monde devait être endormi, les jumeaux sans l’ombre d’un doute depuis des heures, Odette elle avait dû le veiller avant de sombrer dans les bras de Morphée. Il déposa sa veste sur la chaise, jetant un regard au bazar entreposé sur cette table, les livres empilés et les photos qu’il avait pu sauver. Il croisa alors le regard de la encore toute jeune Sofia Lupin et esquissa un sourire. Puis son regard passa sur la seconde photo, celle de lui enfant aux côtés de son père, de sa mère et de son frère. Une simple photo de famille qui pourtant lui donne une idée. Une idée à la fois folle et intelligente. Cette photo de famille symbolisait cette enfance qu’il avait perdu trop vite, cette enfance qu’il avait passé aux côtés de sa mère. Cette photo avait un parfum de sud, un parfum de garrigue, et d’oliveraie. S’il fermait les yeux, il était encore capable d’entendre le bruit des vagues au loin, et le chant des cigales qui se taisait au coucher du soleil. Il était capable d’entendre et de sentir tout cela, car il y avait ce parfum de bonheur sur cette photo. Sa famille – sa mère – d’origine à la fois Française et Italienne avait hérité de ses moldus de parents d’un mas dans le sud de la France, perdu entre garrigue, et calanques. A sa mort, Skander n’y avait remis les pieds que très peu de fois comme s’il avait peur de faire face au fantôme de sa mère. Mais elle était là sa solution, ce besoin de prendre l’air, celui de prendre le large. Devant lui, à des milliers de kilomètres. La France ce pays qui n’était pas hostile à l’Ordre du Phénix, qui n’était pas favorable aux mangemorts, là-bas, sa tête n’était pas mise à prix. Il n’avait pas besoin de chercher la foule non plus, il avait juste besoin d’un toit, et d’un instant avec ceux qui comptaient maintenant. C’était une idée, ne restait plus qu’à convaincre celle qui devrait l’accompagner afin de rendre ce repos et cette escapade réelle, mais ça il savait que ça serait simple. Elle était comme lui, sortir de ces murs devenaient vital. Il jeta un dernier regard à la photo, pensant alors, Après toutes ces années, tu continues de veiller sur moi, et gravit les marches qui le séparait d’elle en silence, il la trouve alors endormie sur les draps un livre ouvert. Si belle, il peine parfois à croire que tout ceci est réel. Dans un coin de la pièce, le berceau des jumeaux est tout aussi silencieux. Après un passage dans la salle d’eau pour se débarbouillé de sa mission il s’approche du lit, et ramasse le livre qu’il ferme et pose sur la table de nuit, il se couche alors à ses côtés, caressant ses cheveux blonds. Elle ouve alors les yeux encore endormie, et ce sourire apaisé de le savoir rentré sur ses lèvres. Il sourit doucement avant de l’embrasser avec tendresse. Elle est la seule qui parvient à chasser ses tourments, avec elle, il en oublie presque cette guerre  - un instant. Elle se blotti contre lui, et il se laisse finalement tomber lui aussi dans les bras de Morphée.

Le bonheur n’est qu’illusion, il s’y rattache comme si c’était la seule chose qui importait. Pourtant, dans son esprit, cela sonne faux. L’attaque du bal pour secourir les membres de l’Ordre avait atteint le loup plus que jamais. Il avait vu des fantômes, si réels. Trop réel. Quintus lui avait juré de trouver le moyen de le détruire, comment était-il parvenu à réaliser cette « prouesse » ? Elle lui ressemblait tellement que l’illusion était là, la même qu’elle avait été, plus âgée, cette chevelure blonde en plus. Il n’y croyait pas avec gardé cela pour lui, alors qu’il aurait dû en parler à Beatrix, mais non… Il n’avait pas eu le temps ni le courage de lui en parler, celle-ci s’en était allé, elle aussi. Puis, Tristan était aussi revenu d’entre les morts – il ne comprenait pas comment il avait pu abandonner sa famille, mais aussi ses amis de la sorte. Il y avait eu le retour de Sélène, qui aussi s’était faite passé pour morte, mais elle ne comptait pas comme avait pu compter les autres. Son monde perdait pied doucement, et c’était à elle, Odette et ce qu’ils avaient construit, qu’il se raccrochant, s’accordant l’illusion du bonheur. Mais était-ce réel, ou une illusion à laquelle il voulait bien croire ? Il voulait y croire, à eux, à cette histoire, à tout ça. Il se raccrochait à elle, car quand tout semblait partir en miette, elle restait une constante, aussi récente soit-elle dans sa vie, il avait l’impression qu’elle avait toujours fait partie de celle-ci, il y avait cette présence apaisante, ses sourires doux. Le sentiment d’être à la maison en caressant sa joue. Sans elle, il aurait sans nulle doute possible était saisir la première bouteille lui passant sous la main en revenant du solstice, après la mort de Bea. Sans elle, il aurait sombré. Alors, c’était d’elle dont il avait besoin, peut-être était-elle sa nouvelle drogue ? Eh bien, qu’il en soit ainsi, il préférait être drogué à l’amour plutôt qu’à la poudre d’escampette. Les dégâts sont réels dans les deux cas, mais pas du même genre. Mais quelques jours, trois jours, il voulait oublier ses tourments, une fois, une seule fois s’il le fallait, s’accorder l’illusion de croire au bonheur simple et sans drames. Il voulait tout oublier, Beatrix, Ciena, Quintus, Tristan, la guerre, absolument tout. Une fois, trois jours avec elle, avec eux. Quand il avait évoqué l’idée, elle avait tout de suite dit oui, car tous les deux, ils en avaient besoin de ce moment d’évasion, celui d’être à deux, véritablement sans contrainte de temps, sans contrainte de responsabilité, sans contrainte de mission, ils n’auraient que pour contrainte cette durée : trois jours. A eux de faire ce qu’ils voulaient du temps qui leur étaient désormais imparti.

L’idée de prendre quelques jours de repos, de vacances lui était totalement étrangère, complètement. Mais il était persuadé que chacun des membres de l’Ordre en avait besoin, ce besoin vital de prendre un peu de distance avec tout cela, même si ce n’était que pour quelques jours. Il avait donné les dernières directives sans être certain d’être capable de transplaner loin de Poudlard, comme s’il doutait d’être capable d’oublier ses responsabilités le temps d’une journée ou deux. Il n’était pas du genre à laisser ses camarades se battre seuls mais les évènements successifs avaient fait de ce besoin de prendre du recul une nécessité, même si tout à coup cela rendait le lâcher prise bien plus complexe, et difficile. Il avait donné les dernières directives insistant fortement sur le fait qu’au moindre doute, à la moindre mise en péril de la sécurité de Poudlard qui allait devenir une cible plus évident suite aux évènements récents – ils pouvaient le contacter et que Lothar saurait exactement où le trouver. Bien sûr que l’autre Lupin savait où le trouver en cas de besoin, il connaissait cette maison encore mieux que son aîné qui avait rechigné à y mettre les pieds depuis trop longtemps sans doute, comme si les fantômes qui l’habitaient pouvaient lui faire peur. Mais part à le fantôme de sa mère, il ne voyait pas ce qui pourrait hanter ces murs. Il y a entendrait peut être le vieux tourne disque passé des tubes des années soixante, sautant en fin de piste. Il craignait de se retrouver dans ce qui avait été son passé, heureux – mais lointain. Il avait peur de ce passé, peur de l’affronter, comme il avait peur d’affronter le souvenir de sa mère, car il était certain de la décevoir en ce qu’il avait pu devenir. Elle aurait été déçu de l’avoir vu sombrer de la sorte, de l’avoir vu devenir loup. Il se souvenait encore de ces mots à l’attention du père des deux Lupin quand celui-ci avait voulu prendre contact avec sa famille pour solutionner des problèmes d’argents : « Aucun de mes fils ne subira ça, pas tant que je serais là pour l’empêcher », et elle était partie, n’empêchant pas le destin de rattraper ses deux fils, devenus à leur tour, comme les Lupin – telle une malédiction lunaire : deux monstres. Lui plus encore, sa monstruosité étant ressortie plus d’une fois hors de la pleine lune. Il avait ses années, ce passé sombre après sa morsure dont il n’était pas fier. Elle aurait peut-être eut honte de son fils, mais jamais Sofia ne lui aurait tourné le dos, ses fils étaient tous pour elle. Si elle avait été là, jamais il n’aurait dévié de la sorte. Si elle avait été de ce monde, les choses auraient été bien différentes. Aurait-elle apprécié Odette ? Sans doute. Il savait que oui. Il en était sûr. Sofia l’aurait empêché de sombrer, maintenant c’était Odette qui l’empêchait de sombrer. Il savait que tant qu’elle serait à ses côtés, il serait capable de tenir debout. C’était absurde de dépendre de quelqu’un de la sorte, c’était stupide, mais c’était de l’amour. Tout simplement, il arrivait enfin à s’en rendre compte.

Tout était prêt, les bagages ils les avaient confiés à la sorcière, ne prenant pour sa part que le nécessaire, mais il savait que les enfants finiraient par requérir plus qu’eux deux réunis. Plus c’est petit, plus ça prend de la place. Tout était prêt, les deux têtes blondes harnachées dans leur poussette, Odette l’attendait dans le hall de Poudlard. En croisant son regard il réussit à oublier momentanément ses tourments, ses préoccupations, il devait arrêter de se faire du souci, l’Ordre avait été capable de se débrouillé alors qu’il était amnésique et enfermé presque un mois à Ste Mangouste, trois jours seraient une promenade de santé pour eux, et pour lui, ça serait un repos mérité. Une angoisse dans le ventre balayé par ce regard, cette famille qui lui tendait les bras, le monstre n’avait jamais espéré autant. Comment aurait-il pu espérer quoi que ce soir de la vie ? Il l’avait rencontré quand il avait été sous son meilleur jour, et elle avait continué de croire qu’il y avait mieux que la bête, à juste titre. Ils échangèrent un regard, et il posa son regard sur les sac aux pieds de la sorcière sachant très bien qu’il devrait porter tout cela, mais aussi sur Bilbo le labrador qui avait bien grandi, nul doute qu’elle avait tout soigneusement réduit dans les bagages, il lui avait conseillé de prendre le maximum pour les enfants car il ne savait plus s’il restait quoi que ce soit qui puisse être en état de servir là-bas, la dernière fois qu’ils y avaient été en famille Lothar était un un petit garçon de cinq ans, alors peut être restait-il quelque gadget, ou  berceau. Il lui adressa un sourire, avant de l’embrasser tendrement, et de se baisser pour tout porter, tel un gentleman qu’il se surprenait à être avec elle, avant de se mettre en marche vers la zone de transplanage. Le transplanage international n’était pas plus dangereux que le reste, il requérait juste un peu plus de de concentration, et il fallait bien visualiser l’endroit de l’atterrissage. Pour Skander c’était imprimé dans sa tête comme une véritable photographie. Il faisait plus qu’imaginer le lieu, il sentait déjà la chaleur écrasante du sud, ce petit mistral qui faisait virevolter les cheveux de sa mère, cette lumière particulière, mais aussi cette odeur unique de citron, d’olive et de lavande entremêler. Il n’y avait pas mis les pieds depuis près de quinze ans mais il savait que rien ne devait avoir changé depuis, Lothar avait dit que tout était resté identique, il l’espérait. Ce pays avait la chance d’être préservée de la Guerre, pour l’instant, mais le conflit prenait de l’ampleur, et bientôt toute l’Europe devrait choisir son camp. A eux donc de profiter de ces instants dans un pays en paix. Il cala une valise sous son bras pour attraper la main de la sorcière de transplaner. La froid estival encore piquant de l’Ecosse s’évanouie alors, tout comme cette lumière grise tamisée par les nuages.

Une odeur de garrigue mêlée à cette forte odeur de citron. Le brouhaha qui sévissait dans la zone de transplanage, les bavardages cessèrent laissant place à un chant plus mélodieux, plus reposant : celui des cigales. La chaleur était écrasante comparée à celle de l’Ecosse – des milliers de kilomètre les séparaient maintenant de leurs tourments et des leurs problèmes, à eux de mettre les chances de leurs côtés pour tenter de profiter de ce temps qu’on leur donnait. La lumière était aussi bien différente, faisant plisser les yeux du sorcier, le soleil était encore haut dans le ciel, même si la journée tirait sur sa fin, ils auraient les trois jours suivants pour profiter de celui-ci à son zénith et aucune lune ne viendrait parasiter ces instants, elle était encore montante mais pas assez pleine pour avoir des effets prononcer sur le comportement du loup, pour une fois. Rien ne devait venir gâcher leur instant de bonheur, car ils l’avaient mérité, après tous ces malheurs, ne pourraient-ils pas avoir trois jours de bonheur ? Skander ferait tout pour. C’était pour cela qu’il avait proposé ce lieu, son chez lui, car cela lui inspirait le bonheur en famille, avec ses parents et son frère, cette époque d’insouciance.  Rien ne semblait avoir changé, la végétation semblait avoir pris pas mal d’ampleur, mais ce n’était pas un mal dans le sud, l’ombre est précieuse et recherchée. La troupe composé de deux bébés, d’un chien, d’une Moody et d’un Lupin avait transplané à quelques centaines de mètres de la maison alors protéger par un charme que Skander avait installé avec Lothar il y avait plus de quinze ans, qui empêchait les transplanages, il n’avait pas été peu fier d’y parvenir le jeune auror de l’époque. Aujourd’hui il se disait qu’il pouvait certainement perfectionner les sorts de protections de cette maison, mais se pencherait dessus un peu plus tard. Au bout de la rue, de cette montée se trouvait une maison que l’on découvrait dans les arbres, jaunes comme bon nombre de maison voisine, mais avec un toit aux tuiles typiques. Elle ne semblait pas plus grande que les autres, juste plus en retrait. C’était sans doute mieux ainsi, bon nombre de voisins auraient jadis été stupéfié de voir deux petits garçons jouer au quidditch. Les voisins savaient que tout ceci n’était qu’une maison de vacances qui n’était guère plus habitée, mais elle avait été la maison de famille de sa mère durant la jeunesse de celle-ci, la maison de Sofia Sainteclaire – et des siens, des moldus comme les autres. Sa mère n’avait jamais oublié ses origines italiennes, même en ces lieux. Il y avait un parfum de méditerranée qui vous prend à la gorge et aux tripes. Skander avait l’impression de faire un saut dans le passé.

Il lâcha alors la main de la blonde pour reprendre en main les bagages, car impossible de marcher avec une valise sous le bras. Il la regarde, heureux d’être avec elle, avec eux.  Ils en avaient tellement parcouru du chemin en quelques mois. Si un an plus tôt on lui avait dit qu’il passerait trois jours dans la maison de famille de sa mère en France avec Odette Moody, il vous aurait certainement rit au nez en disant que cela arriverait le jour où les hippogriffes seront des nageurs accomplis. Et bien il est peut-être temps de voir si ces pauvres hippogriffes savent nager. Alors qu’il pose une valise sur le sol, il tire alors doucement la capote de la poussette pour mettre à l’abri du soleil les deux terreurs aux yeux clairs et sensibles. Il s’étonne d’y penser avec autant de naturel, mais se baisse alors pour ramasser tout ce bardas, ils y étaient presque. Les courtes vacances leurs tendant les bras. Ils remontent la rue encore déserte, le village n’était pas très grand jusqu’à cette maison perché là-haut sur la colline. Il n’est déjà plus habitué à la chaleur écrasante de son enfance, mais il garde en mémoire tous ces étés passés ici. Plus ils s’approchent plus les souvenirs lui revienne. La maison n’a pas changé d’un iota, elle est toujours là, rocher jaune pointant dans la verdure, entouré de citronnier et d’olivier. Il sent cette fabuleuse odeur de lavande dont sa mère s’évertuait à entretenir un imposant massif. Il est heureux d’y revenir enfin, regrettant de ne pas avoir pris cette décision plus tôt. Mais seul il ne serait pas revenu, c’était pour elle, mais pour ces deux têtes blondes qu’il avait voulu trouver un endroit sûr. Enfin « sûr », c’était un bien grand mot. Il avait la chance de bénéficier de la « moldue-ité » de ces lieux. Devant la porte, il sait que sa mère détestait quand son père sortait la baguette pour la déverrouiller, il sourit, et pose alors les valises sur le sol, cherchant au fond de la poche de son jeans la clef que lui a alors confié Lothar, précieuse. La porte s’ouvre au quart de tour et la lourde porte ne grince même pas, laissant les sorciers entrer dans une pièce sombre, sans lumière, tous les volets de la bastide méditerranéenne clos. D’un geste simple, Skander actionne alors l’interrupteur moldu, qui contrastait avec le monde sorcier qui lui aurait utiliser un lumos. Mais avec un respect pour sa mère et ses ancêtres, les deux frères avaient toujours voulu respecter cela. « Bienvenue en France Mademoiselle Moody.* » Dit-il dans un français impeccable. Il n’a pas une once d’accent quelques soit la langue choisie : anglais ou français, même si son italien lui semblait souffrir d’un léger accent français lui avait-on dit plus d’une fois.  Si dans le passé le « Moody » avait été discriminatoire, parfois même péjoratif, cette fois ci ce n’était pas du tout le cas. Il était accompagné d’un « mademoiselle » enjoué. Il rompt alors la distance qui les sépare. Il se penche vers elle pour déposer ses mains sur ses hanches et l’embrasser. Il n’a pas envie de dire quoi que ce soit d’autre, qu’aurait-il pu dire « bienvenue chez moi ? » C’était inutile, elle savait déjà tout cela. Ils avaient du pain sur la planche s’ils voulaient rendre ces murs vivables, ouvrir tous les volets, faire le lit, peut-être même aller acheter à manger. Mais peu importe, il le sait. Il a besoin d’elle. D’eux, de tout ça, aussi éphémère puisse-t-être ces instants, ils valaient la peine d’être vécu, car le bonheur n’est finalement réel que s’il est partagé.


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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1222 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © GALLIFREYS . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: [France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE   Mer 14 Sep - 23:46




























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"happiness only real when shared"



SUD DE LA FRANCE, JUILLET 1990

On cherche chaque jour une parcelle qui peut apporter un peu de bonheur à sa vie. Petit, moyenne ou grande, l’éclat n’est jamais le même quand on est en proie à la joie de vivre, à cette envie de continuer pour quelqu’un, avec quelqu’un et pour quelqu’un. Si en novembre dernier, la demoiselle – car c’était bien son statut marital – avait eu deux raisons de se battre, d’accepter sa vie malgré la peine, mais son état, sa santé mentale n’avait pas été suffisante en avril dernier. Non, elle avait encore eu ce besoin de défier la mort qui n’avait encore pas gagné cette fois-ci. Oh non, elle ne se vantait pas de vaincre la mort, car elle loupait absolument tout ce qu’elle voulait entreprendre pour la rejoindre, comme un cadeau qu’on refuse. Finalement réveillée dans une chambre sobre de décoration, la folie lui prenant, elle réclamait après ceux qui la faisaient vivre. Elle réclamait à s’en rouler en boule, pleurant des larmes salées d’amertume. Elle ne méritait pas de les avoir avec elle, pourtant, ils étaient ses petites lumières qui la guidait chez elle, alors elle avait plus que besoin d’eux. Et finalement, alors qu’elle pensait avoir vu un point noir s’approcher d’elle, Odette n’avait pas compris que l’amnésie de Skander serait leur salut. Elle ne savait pas la pépite d’or qu’elle avait à côté d’elle. Si bien qu’elle avait saisi le bonheur à même le col. Le début encore houleux, mais qu’est-ce qui n’était pas houleux dans leur bonheur ? Peu de choses en vérité. Mais c’était bien ce qui faisait la particularité de ce couple bien plus qu’inattendu. Elle le sait Odette que rien n’est facile quand on est… la compagne d’un Loup Garou dans un premier temps. Puis finalement quand on est la compagne du Leader de l’Ordre du Phénix. On attend de vous que vous calmiez le jeu, que vous réussissiez à lui faire voir certaine chose qui on put échapper à sa vigilance et pourtant. Ce n’était pas le rôle qu’elle tenait. Non, elle soutenait un cœur brisé par les années, un cœur meurtri par les pertes. Mais la priorité était sans doute de se faire accepter dans cette famille, comme Odette tenait de le faire adopter par les Moody. Oui, Robb restait encore de marbre face à une telle décision… Mais elle s’en fichait. Elle se fichait finalement qu’on l’accepte chez les Moody, c’était le cadet de ses soucis. Le souci principal se tenait devant ses yeux. Le papier blanc qu’elle avait été cherchée à Londres, dans une préfecture moldue. Chez les sorciers ce n’était pas possible pour l’instant. La plume en main, elle tapote le bout de cette dernière contre son menton. Qu’est-ce qu’elle pourrait bien inscrire là-dessus ? Mère isolée depuis la naissance d’Antigone et Orion, elle inscrit convenablement les prénoms et noms sur chaque papier. Tremblant finalement… Adrien et Sofia en second prénom… Peut-être Skander serait-il une syncope, peut-être dirait-il non ? Peut-être, elle ne savait plus comment agir par moment, sur quelques situations données. Mais les jumeaux étaient plus un sujet d’entente que de discorde en général. Finalement, elle l’inscrit à la place dédiée. Père : Skander Lupin.

« Qu’est-ce que tu fous ? » demande Judicaël à côté d’elle en regardant par-dessus son épaule. Elle lui jette ce petit regard noir qu’elle a pris l’habitude de lancer au Kingsbury uniquement. C’était une sorte de complicité qu’elle n’avait pas pensé voir naître alors qu’Erlhing lui mettait un coup de balai dans la nuque pour l’assommer. Mais elle arrive à esquisser un sourire moqueur. « Ce que tu feras jamais à ce rythme. » Il gémit encore en se plaignant que les femmes n’étaient que des sacs de problèmes et qu’il n’avait pas le temps avec la brigade de protection de Poudlard et Pré-Au-Lard. Il marquait certes un point, mais quand ce genre de bonheur vous tombe dessus, il ne faut pas le laissé aller encore et encore alors que tout semble vide d’espoir. C’est justement ce bonheur éphémère qui nous donne l’espoir de continuer. C’était pour le futur des familles que l’Ordre se battait, mais aussi l’égalité, la liberté. Tout le monde à la même enseigne. Elle sourit encore quand elle voit Rose entrer dans l’infirmerie, Orion dans un bras, Antigone dans l’autre. Elle sait Rose que les Peakes ne sont plus les parents biologiques des enfants, que tout se sait dans le monde magique et que c’est une honte pour les Moody, mais elle s’en fiche Odette, tendant les bras pour recevoir la petite chose de huit mois pleurants de toute sa faible voix. Si certains patients étaient dérangés, les mères présentes – d’enfants déjà grands ou pas – s’attroupèrent autour d’elle. Ce qu’il avait ? Encore une allergie sans doute. C’était ça Orion, le second né et le petit fragile du duo malgré son envie de se battre. On lui dit que l’air n’était pas bon à Poudlard trop poussiéreux, trop frais pour un enfant, qu’elle devrait prendre une maison. Quand elle pesta. « Occupez-vous de vos gnomes de jardin par Merlin ! » Et tout fut fini et silencieux, car la voix d’Odette était sans doute ce qui calmait le plus le petit blond. Et l’enfant s’endormit après de longues minutes bercées dans les bras de sa mère. Elle sourit faiblement alors que Judicaël lui tape sur l’épaule la saluant pour la nuit. C’est vrai il était déjà si tard. Se levant, elle regarde sa collègue de nuit arriver, pour surveiller les gens les plus mal en point, quand elle réfléchit cette fois qu’elle sera seule cette nuit, jusqu’à tard tout du moins, il était en mission cette fois. Oui, la Moody ne pouvait décidément pas tout mettre sur le dos de la pleine lune, pas cette fois tout du moins. Orion à la tête sur son épaule et Odette prend bien soin de passer par les endroits les plus calmes de Poudalrd. Le château n’a jamais contenu autant de monde, et pourtant, il était si différent de celui de son enfance. Ici, elle avait tellement connu… Amanda, Emilie, Bellamy, Emma. Tant de personnes qu’elle avait perdues petit à petit à cause de la vie, à cause d’elle. La Moody n’était pas trop portée sur les relations sociales. Et souvent, si on ne prenait pas le soin d’entretenir une relation avec elle, Odette laissait les lettres et les hiboux pour les autres. Elle aimait écrire, mais donner de ses nouvelles était toujours compliqué. Elle aimait donner vie à plusieurs choses, mais raconter la sienne de vie, c’était plus compliqué. Plus compliqué depuis Adrien. Depuis l’agression, depuis la mort de sa mère. Tant de raisons qui l’avait coupée de sa vie sociale d’avant l’assassinat de Clarissa. Elle baisse les yeux sur Orion la maman. En souriant un peu, elle ouvre la porte de la tour de divination. Définitivement vide de toute présence de Skander, alors que Louise la salue, jouant avec Antigone. Odette sert la jeune nounou contre elle et c’est à Louise encore de sortir cette fois. La nuit serait longue sans savoir où il était, mais c’était ainsi la vie de première dame.

Pourtant, elle ne sait pas encore comment elle réussit à s’assoupir un instant, des instants qui se comptent en minutes, puis en heures finalement. Cette fois, elle a la chance de ne pas avoir Orion et Antigone contre elle. Elle a la chance de pouvoir lire quelques minutes puis de tomber dans les bras de Morphée, en s’enfonçant dans les oreillers. Odette n’est pas dupe, le travail pour l’Ordre n’est qu’une partie visible de l’iceberg, parce que maman, ça demande bien plus de travail, bien plus d’investissement, mais elle se sent si utilise à l’Ordre en reprenant ce pourquoi elle était destinée de base, qu’elle ne s’ennuie pas. Parfois exaspérée, tantôt touchée, la blonde est toute présente pour les membres de la communauté comme pour les neutres. Elle court partout pour aider ses collègues, pour aider ses amis. Mais elle doit penser à l’éducation de ses deux terreurs dont les premiers mots ne sauraient tarder à être prononcés. Elle frissonne malgré tout sur les draps en pensant, peut-être en rêvant d’un futur trop proche pour elle. Malgré tout ce qu’on peut dire sur le fait de venir parents, c’est qu’on est pas vraiment préparé à les recevoir, puis quand ils sont là on les aime comme pas possible, puis ils grandissent et on voudrait qu’ils restent petits pour toujours malgré les désagréments que cela apporte. Malgré tout ça, elle avait déjà peur de les voir faire du vélo, du balai-jouet, de partir voir d’autres enfants. Elle avait peur pour eux et elle craindrait toujours pour eux. Les choix qu’elle ferait, elle les ferait pour eux et seulement pour eux. Car on ne connait cette sensation qu’une fois qu’on y goute. Elle avait certes apporté le malheur et le déshonneur sur bien des familles, mais Odette était fière, très fière de ses enfants malgré le caractère espiègle d’Antigone et la timidité d’Orion. Oh, elle avait bien plus peur pour son fils que pour sa fille. Certes le blocage des yeux verts d’Antigone était presque du passé, mais la croissance gémellaire avait affaibli le petit blond, souvent malade, souvent tristounet, Orion était l’enfant trop couvée par la mère, elle le portait bien trop souvent, elle lui donnait sans doute bien plus d’attention qu’à Antigone. Mais c’était un fait, on s’occupe plus d’un enfant malade, car ça la rendait malheureuse Odette que son fils soit mal parce qu’elle avait négligé le dernier mois de sa grossesse à cause de la peine. Tout ça, c’était sa faute, entièrement sa faute et elle ne voulaient plus jamais que cela se reproduise. Pas qu’elle ne voulait plus avoir d’enfant, mais que plus jamais, elle ne voudrait d’un enfant malade, qu’elle ne puisse pas soigner. Bien que les chances de porter un enfant mi-loup se profilent, elle préférait ne pas y penser, elle ne préférait pas du tout penser à ce que ça pourrait donner. Elle aurait si peur malgré tout ce qu’elle disait. Elle aurait si peur de porter ce qui l’avait rendue malheureuse et folle, elle avait peur d’avoir en elle une bête qui pourrait la tuer à petit feu. Elle avait peur tout simplement, mais s’il était à ses côtés, tout irait bien, elle s’en doutait. Elle n’avait pas peur de ça, elle n’aurait plus peur de demain.

Pourtant, elle sent la pression de cette main sur le haut de son crâne, une caresse chaste malgré tout, qui vient la tirer de ses faibles rêves. Les yeux embrumés de sommeil, elle sourit, un demi-sourire amusé et rassuré de le voir revenu. Elle ne l’avait pas du tout entendu remonter, elle n’avait rien entendu, il s’était faufilé jusque-là. Et il ne semblait pas blessé. C’était le plus important à ses yeux. Il était là, c’était le plus important d’avoir près d’elle, cette bulle d’air qu’elle ne pensait plus jamais retrouver. Ce souffle qu’elle pensait avoir perdu depuis la mort de l’Irlandais. Cette vie qu’elle ne pensait plus possible, elle y avait de nouveau droit. Faiblement le droit, mais c’était toujours un début. Ce début prometteur que tout le monde enviait et jalousait à la fois. Il n’est pas assez bien pour toi, disait-on. Mais elle s’en fichait, elle l’aimait lui et ses manières de rustre campagnard. Le bonheur n’est pas toujours ce qu’on attend à la base et s’en rendre compte est un pas vers le bonheur. Même si parfois il fallait reculer un temps pour mieux apprivoiser le bonheur, il n’était jamais très loin, comme un petit rayon de soleil qui touche votre peau avant que vous ne vous laissiez envahir par la lumière. C’est une façon de faire le point sur soi, ce qu’on est, ce qu’on peut apporter à l’autre. Et elle avait apporté ses deux terreurs, il lui avait apporté la protection et l’envie de vivre. Il lui avait apporté le fait d’être dangereux, elle lui avait donné une nouvelle raison de croire à l’avenir. Et pourtant au contact si peu suave de ses lèvres, elle sait que c’est avec lui qu’elle veut passer le reste de sa vie. Lui qu’elle avait tellement détesté. Elle avait eu besoin de le voir sous sa plus mauvaise forme pour le voir accessible et différent, elle avait eu tant de mal à passer outre le masque. Mais ils avaient cette sorte de destin entre eux. Ce fil qui les liait l’un à l’autre sans qu’on sache qui l’avait mis entre eux, les forçant à se retrouver. Les forçant à être là, l’un près de l’autre malgré les périodes de leur vie. C’était comme si, le destin s’était longtemps moqué d’eux avant de se prendre un coup de pied au cul pour se dépêcher de les unir avant qu’il ne soit trop tard. Et en effet, il aurait été trop tard si elle l’avait loupé à sainte mangouste, il serait parti sans que jamais elle ne voie l’homme au-delà du monstre puis d’aventures en aventures, elle en était arrivée dans le lit qu’ils partageaient. À cette famille qui s’agrandissait. Car malgré l’absence d’un second berceau, Finlay était bien au chaud avec Rose dans le dortoir des Serdaigles, Odette voulait l’élever comme son propre enfant, mais la mort injuste et douloureuse d’Asphodel la laissait encore en proie à de terribles cauchemars, à de terribles fantômes. La blonde avait été incapable de sauver son amie qui semblait si résignée. Elle avait si mal de n’avoir rien pu faire et pourtant, comme l’aurait dit la Prince, elle faisait déjà tant. Pourtant le fait d’avoir Skander près d’elle cette nuit, c’était comme un remède : il était là et tout semblait prendre moins de gravité. Tout était plus simple.

Cependant, le matin suivant fut plus qu’agréable, sitôt dit, la proposition de partir quelques jours ne pouvait pas tomber mieux, rien ne pouvait tomber mieux à ce moment que l’éloignement. Elle aimait ce qu’elle faisait, ce qu’elle devenait, mais partir un instant n’était pas de trop, rien ne serait jamais de trop quand il faut s’éloigner de ses démons. Elle le savait la blonde, parce qu’elle l’avait conseillé à tant de monde par le passé. Fais toi des amis, vis ailleurs, c’était à sa première patiente qu’elle avait dit ça. Et secrètement, elle espérait que Circée se remettait de la Grande Purge. Prendre des vacances était également un bon moyen de prendre du recul. Peut-être aurait-elle dû refuser à cause d’Orion et du transplanage international. Mais elle en avait besoin, comme elle voulait que ses deux petits voient la mer pour la première fois. Pour qu’elle puisse voir la mer pour la première fois. Hormis la Tamise et son eau marron-gris pleine de déchets de cadavres, elle n’avait jamais vu la mer du sud. Elle ne savait rien, mais elle se doutait la Moody que le voyage serait extraordinaire, différent et revigorant. Qu’il serait comme un peu tout le monde, qu’ils allaient avoir ce gage de normalité qui leur manquait. Qu’ils pourraient évolués tous les quatre sans avoir de dangereux mangemorts à leurs trousses. Qu’ils seraient en sécurité, alors que rien ne prédestinait une sécurité comme celle-là pour des gens de leurs conditions. Elle aimait cette idée de n’être personne et d’être tout le monde à la fois. De se fondre dans la foule lors d’un marché, d’acheter des fleurs et de mettre Antigone dans la mer pour la première fois, de voir évoluer Orion dans le sable, de leur montrer un crabe du bout du doigt, de sourire à la vie pour une fois plutôt que de paraitre toujours fatiguée, inquiète de tout. Alors, elle avait dit oui. Oui pour partir de ce lieu clos, oui pour voir la mer et partir à l’aventure pour la première fois avec deux enfants en bas âge. Est-ce raisonnable ? Certainement pas. Mais qu’est-ce qui pouvait bien l’être quand on associait Moody et Lupin dans la même phrase ? Rien du tout, car jamais il ne serait question d’être raisonnable. Elle avait ce petit sourire béat sur les lèvres malgré la mort proche de plusieurs personnes, de l’arrivé d’autres à Pré-au-Lard ou Poudlard. De tout, elle avait envie de sourire à la vie, certains pourraient trouver cela dérangeant, elle trouvait cela normal, parce qu’ils ne connaissaient rien de sa vie, bien que fortement sujette aux rumeurs, personne ne savait ce qui se passait quand il n’y avait pas de coup d’éclat. Oui, elle était triste et préoccupée par beaucoup de choses à présent, mais la perspective de mettre le chapitre gris de cette vie de côté le temps de soixante-douze heures n’était pas si mal après tout. Tout serait prêt à temps, parce qu’elle avait envie que tout soit parfait. Tout le serait de toute façon. C’était la seule chose au monde qui devait être parfaite, car c’était un peu ça le bonheur, un monde parfait artificiel qui tombait avec le temps.

Un sourire plaqué sur ses lèvres et des bagages au pied du landau qu’elle avait fait lévité jusqu’au pied de l’escalier, devant la grande salle, la Moody, laissait Rose et Louise embrasser une dernière fois les petites terreurs avant trois jours. Oh, il y en avait des enfants à Poudlard. Mais des si petits ? Odette n’en avait pas le souvenir. Pourtant, elle n’avait pas besoin de plus, elle savait que ces jours seraient d’une beauté à couper le souffle, qu’ils seraient aussi reposants que fatigants. Mais que c’était la première escapade en famille. Quand Rose lui demande. « Tu as bien pris les papiers ? » Odette sourit en acquiesçant de la tête. Oui, elle les avait pris, car c’était le meilleur moment de lui demander. C’était l’instant pour lui faire comprendre que cela devait être officiel, que cette fois, c’était du sérieux. Qu’elle voulait ce sérieux pour eux, pour leur famille ! Pourtant, quand elle le voit arriver, c’est comme si ses deux amies étaient parties sans qu’elle ne s’en aperçoive, le temps figé par elle ne sait quelle magie, mais c’était magique de finalement se retrouver là. Tous les quatre. Bilbo en laisse et bien décidé à profiter lui aussi d’un nouvel endroit pour jouer. Ce chiot avait tôt fait de lui faire vivre d’incroyable journée comme des journées de calvaires absolus. Et pourtant si proche l’un de l’autre, comme beaucoup n’avaient pas l’occasion de les voir, c’était les curieux qui étaient aux portes. Quelques rires, quelques petits soupirent, c’est tout ce qu’elle entendu avant de se couper du monde quand ses lèvres et les siennes se rencontraient comme une coupure momentanée dans le temps. Et c’est en parfait gentleman qu’il se comporta, les bagages, alors qu’elle tenait le chien et les enfants. Certes, elle avait voulu penser à tout ne sachant pas ce qui restait dans cette maison tant aimé des Lupin. En vérité, elle avait presque vidé la tour de divination des affaires dédiées aux jumeaux en laissant quelques-unes pour Finlay. Mais tout était fait pour qu’il n’ait rien de laissé ici. Et finalement, le trajet vers la zone de transplanage n’était pas si long à pied, bagages et poussette en poings. Le plus inquiétant finalement dans l’attroupement était Bilbo qui n’arrêtait pas bouger dans tous les sens. Odette préférait largement laisser du temps à Skander de bien visualiser la zone, la destination qu’elle ne connaissait pas. Elle savait qu’il s’agissait du sud, de la France. Et c’est tout. Que pouvait-elle imaginer ? Des citronniers sans aucun doute et du lilas un peu partout, une terre aride où l’on voit la mer de sa fenêtre. Voilà tout ce qu’elle voyait en plus des maisons aux tuiles d’argiles rouges, aux façades jaunes. Comme un vieux cliché français. Quand il prit la main pour transplaner. Elle s’aplatit presque au-dessus u landau dans un dernier instinct maternel, jusqu’à sentir la chaleur sur ses joues, le temps différent et le soleil qui mettait déjà à rude épreuve ses yeux azurs. Si ce n’était pas le transplanage qui l’avait secouée, elle dut mettre sa main au-dessus de ses billes pour y voir clair dans tant de luminosité. Elle était arrivée. Ils étaient arrivés. Tous en un seul morceau.

Le soleil et les rayons de ce dernier ont vite fait de chauffer sa peau et son cuir chevelu alors que comme tout le monde – sauf Bilbo bien évidemment – il fallait se faire à ce temps si différent de l’Écosse. Cette Écosse qu’elle avait rarement quittée tout comme le Royaume-Uni en général, elle n’était venue en France que trois mois, à Paris. La belle capitale. Mais elle rêvait depuis petite de voyage, mais avec trois enfants en bas âge désormais, la vie semblait plus compliquée qu’elle n’en avait l’air. L’éducation, les couches, les bains et les repas. Tout semblait plus compliqué. Pourtant, poser les pieds ici n’avait jamais été aussi simple, quand elle put, la blonde jetait déjà de vifs coups d’œil à ce qui l’encerclait. La végétation, ce calme qui changeait tellement de l’agitation ambiante de Poudlard et de cette guerre. Ils avaient tant mérité cette pause. Après tout ce remue-ménage dans leurs vies respectives en quatre mois de temps. C4était presque un miracle si en début d’avril dernier vous lui aurez dit qu’elle retrouverait l’amour dans l’homme qu’elle semblait le plus détester. Mais plus curieuse que possible, elle cherchait à croiser le point du regard de Skander. Là où se posaient ses yeux devait se trouver ladite maison de sa mère. Cette mère qu’elle n’avait vue qu’en photo, alors que Skander avait dû connaître de près ou de loin Clarissa. Odette ne se souvenait plus si le Lupin avait pu passer le pas de la porte alors qu’elle était encore à Poudlard, ce qui était bien possible malgré tout. Pourtant, elle ne semblait pas se rendre compte de la chance qu’ils avaient d’avoir déjà ce sanctuaire pour eux durant trois jours. Cette maison où ils pourraient se cacher dans le pire des cas. Même si des souvenirs douloureux devaient s’y cacher comme ils s’en cachaient dans le chalet des Moody à la mort de Clarissa. Pourtant, cette ville… ce village voire ce bourg semblait plutôt calme, sans doute plus de moldus que de sorciers, comme eux, en exil vers une terre de tranquillité promise. Mais sa main dans la sienne, tout semblait possible, qu’importe ce qu’il se passe, elle n’avait besoin que de lui dans sa vie pour que ça semble aller tout de suite mieux. La folle Odette était éprise d’un monstre aux yeux des autres, mais pour elle s’était plus comme une bénédiction à sa folie. Pourtant, c’est avec une aisance peu naturel à un père par adoption, que le Lupin rabat le capot de la poussette. Elle aurait pu en rire, lais c’est un tendre sourire qui se dessine sur ses lèvres. Oui, c’était lui qu’elle voulait pour eux, car ils les aiment malgré le peu qu’ils savaient sur eux. Malgré le peu, ils les considéraient déjà comme sa famille. Elle ne pouvait qu’être fière de ce qu’ils seraient tous les quatre… Tous les cinq avec Finlay. Mais la famille était une entité qui se formait au fur et à mesure du temps, qu’importent les liens du sang, malgré la tragique histoire des Peakes, Odette savait que le sang ne faisait pas les liens familiaux. Elle le savait et c’est pour ça qu’elle donnait sa chance à Finlay d’en être, qu’elle voulait donner sa chance à Skander de faire ses preuves en tant que père, alors qu’elle savait pour Rhéa.

Malgré le regard tendre qu’elle lance au père qu’elle a choisi pour ses enfants, la blonde tend la main vers Antigone qui s’exécute à lui prendre l’index en riant de bon cœur. La mère entamant une montée avec deux bébés et un chien qui courrait partout, sous réserve que sa laisse le veuille bien aussi. Sincèrement, elle remerciait le loup d’avoir autant d’agilités pour porter les différents bagages, mais si compté qu’un seul sac fût pour eux, le reste était pour les enfants et le chien. Rien de plus et le tout le plus réduit possible… Imaginez simplement le barda que contenaient les quatre valises et le sac de voyage du landau. Un petit soupir, elle voit se dessiner de plus en plus cette maison jaune aux tuiles typiques comme elle l’avait presque imaginée. Entourée d’arbres aux fruits typiques de la région, elle sentait clairement lavande envahir l’air autour d’eux. Odeur enivrante aux accents du Sud. Elle y était cette fois, elle y était et comptait bien s’y faire une place. Bien que minime, elle serait passée par cette maison qui semblait si importante pour cette famille. Elle rit pourtant, quand il sort une clé minuscule pour ouvrir la porte. À la moldue. Peut-être une sorte de traditions, mais elle pouvait bien se débrouiller pour tout le reste sans utiliser sa baguette durant trois jours. C’était bien plus que possible. Elle sourit en poussant le landau dans la pièce de vie, une grande pièce toujours aussi typique que la maison elle-même, alors que le Lupin allume les lumières à l’aide d’un vieil interrupteur. Tout était vieux ici, tout était charmant ici. C’était comme ça le charme français, ce qui était vieux avait ce gout d’antan, ce gout de bonheur bien souvent. « Bienvenue en France Mademoiselle Moody.* » Enjoué et charmant, il reste tout de même un Lupin. Mais il l’a cette aisance avec le français qu’elle n’a pas. Elle a encore cet accent bien anglais quand elle le parle. Elle pourrait rougir de honte, mais elle lâche le landau pour se tourner vers lui quand il pose ses mains sur ses hanches. La gratifiant d’un baiser tendre, passionné. Ce tout finement dosé qui faisait qu’ils n’avaient qu’entre eux que ce genre de chose était partagé. Une chaleur contre elle, elle pose ses mains sur ses épaules sagement. Il y avait tant à faire ici. Même si le jour touchait à sa fin, elle rêvait de voir la plage, quand Bilbo aboyait pour se faire entendre : lui et les jumeaux dont il avait dû se faire le porte-parole par moment où les deux parents s’occupaient de leur histoire d’amour plus que des gosses. Elle rit un peu, heureuse d’être arrivée, heureuse d’être là, et se penche sur le côté. « Oui mon brave Bilbo. On va t’ouvrir le volet. » Elle sourit, elle l’enlace son compagnon, cet époux qu’elle voudrait avoir sans avoir l’audace de le dire vraiment. Elle l’aime tant, trop peut-être, mais que serait-elle sans lui ? « C’est merveilleux », lui glisse-t-elle à l’oreille, se décollant finalement, allant à grands pas vers une baie vitrée, Bilbo sur ses talons. Quand elle ouvre, le jardin entretenu, mais sauvage lui tend les bras. Elle tape dans ses mains d’une surprise bienheureuse. En retirant la laisse du chiot le laissant gambader joyeusement dans le terrain.

Mais le plus important restait sans doute d’installer un coin pour les jumeaux le temps de faire le reste. Un lit, préparer une chambre et l’espace du chien. Elle s’accroupit devant les valises. Peut-être demande-t-il ce qu’elle fait, mais elle en sort un parc miniature, qu’elle lance dans les airs l’agrandissant d’un coup de baguette en murmurant pour lui. « Désolé, je peux pas les agrandir à la moldue ceux-là. » C’est une petite référence à la clé. À cette manière d’être si tendre envers cette maison qui lui tenait tant à cœur. Pourtant, quand il a pris sa forme normale, elle range sa baguette dans un sac, levant les mains au-dessus de sa tête. « Promis, j’y touche plus. » Elle se payait sa tête, mais avec tant de tendresse qu’il ne pourrait pas sans énerver. Avant de tendre les bras vers les petites choses blondes qui gazouillaient depuis longtemps comme pour tenir une conversation philosophique entre elles. « C’est bon vous deux ? C’est fini le débat ? » Elle est maman, mais Antigone rit de bon cœur comme toujours alors qu’Orion se blottit contre elle. Deux enfants, c’était toujours bien compliqué. Elle tente de lui caresser la joue, mais soupire en tendant la petite gigoteuse vers son père presque adoptif. En souriant finalement. « Dit, on sort hein ? Faut aller à la plage et puis faut que je te dise des trucs, et puis faut bien aller à la plage. » Elle arrête de déballer sa liste d’envie comme une gamine, en articulant un désolé minaudant. « Et puis, il faut bien manger et tout doit être fermé à cette heure. » Oui, c’était sans doute absolument pas du tout raisonnable, mais l’argent moldu, elle en avait encore beaucoup de Paris…



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: [France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE   Ven 16 Sep - 2:19




























ODETTE MOODY, LES JUMEAUX & SKANDER LUPIN
"happiness only real when shared"



SUD DE LA FRANCE, JUILLET 1990

Il avait tant de bon souvenirs entre ces murs, une grande partie de son enfance encore sans nuages, sans rien de dangereux, sans rien de stupide, sans l’ombre d’un drame. Il avait passé les  neuf premières années de sa vie en vacances ici - il ne regrettait pas cette époque dorée, il ne regrettait pas d’avoir profité du temps qui lui avait été imparti en présence de sa mère que les terres de son enfance qu’étaient le sud de la France mais pour autant, jamais Skander n’avait rencontré la famille de sa mère, trop honteuse d’avoir une sorcière de la famille. Pourtant, il n’avait ressenti de la haine pour eux - ce n’était pas dans leur culture, il comprenait que l’on puisse craindre ce qu’on ne connaissait pas, et ce qui nous dépasse. Bien sûr, sa mère avait hérité de cette maison dans la garrigue au lendemain du premier anniversaire de Skander, indiquant que ses parents n’étaient plus de ce monde, ni le français grand père, ou l’italienne grand mère. Jamais Skander n’avait été en contact avec ses grands parents, sauf sa Grand Mère Paternelle depuis la Purge, quand elle l’avait vu au lendemain de sa morsure, elle lui avait juste dit qu’il était enfin devenu ce pourquoi il était né et Skander ne lui avait jamais parlé de colère. Il avait de la colère vis à vis des Lupin, mais pas de la famille de sa mère, en grandissant entre ces murs pendants l’été, il avait l’impression d’être un peu plus proche d’eux, apprenant fièrement aux côtés de sa mère la langue de ses ancêtres, qu’étaient le français et l’italien, en se disant qu’un jour, ça serait ses enfants qui l’apprendraient à ses côtés ici, sa mère avait alors rit, lui disant qu’il devrait alors trouver une femme et épouse charmante pour lui donner des enfants. Ce à quoi Skander avait répondu fier comme un coq que les filles ne l'intéressent pas, à six ans, qu’est ce qu’on peut sortir comme connerie. Pourtant, il avait fini par aimer les femmes plus que de raison en grandissant, et aujourd’hui, c’était aux côtés de l’une d’entre elles, celle qui comptait vraiment qu’il passait la porte de la maison de son enfance, avec deux bambins sous le bras. Ce n’était certes pas les siens, mais si tout continuait de la sorte, il avait juré de l’aider à les élever. Alors, peut être qu’un jour, il leur apprendrait les langues de ses ancêtres, peut être qu’eux aussi passeraient chacune de leur vacances ici. Peut être que l’avenir n’était pas aussi noir qu’il semblait l’être. Skander avait peur de l’avenir, peur de la guerre - mais c’était cette peur qui décuplent cette rage de vaincre, cette soif de changement. Il était temps qu’un vent nouveau se lève et balaye des années de désastre, faisant naître l’espoir et l’avenir sous un jour plus resplendissant.

Ils étaient loin des tourments de la guerre, de Poudlard, des problèmes de logistiques, des missions, des morts, de la peine - même si ce n’était que pour une poignée de jour, il fallait en profiter. Ils avaient trop perdu pour se perdre dans la peine, et les non-dits. Skander refusait de la perdre, pas après ce à quoi ils avaient survécu. La “mort” d’Odette avait fini de sceller leur relation pourtant bien fragile et instable. Car oui, cela restait fragile, cette relation construit sur cette base de haine et de rancoeur, il avait fallu transformer la haine et passion, pour finalement transformer la passion en tendresse, puis la tendresse devient amour. Et l’amour, que devient-il ? Est-il éternel ? Skander avait tendance à croire que non - alors il craignait demain, et ce qu’il pouvait advenir de ce qu’ils étaient, ou de ce qu’ils voudraient être. L’amour durerait-il toujours, insufflant aux êtres qui s’aiment une vision commune pour l’avenir ? Pour l’instant, Skander était incapable de parler d’avenir, il semblait lui avoir fallu des années pour tenter d’en évoquer un avec Ciena, alors avec Odette, cela semblait compliqué. Pourtant, quand il regardait ces deux histoires, tout était bien différent. Le premier était semblable à un amour de jeunesse, ce premier véritable amour où l’on avance à tâton, cherchant ses marques, alors qu’avec Odette, il réalisait que tout était bien plus mature, à commencer par ses deux protagonistes. Skander était encore parfois jeune dans ses réactions, impulsif, agissant sous le coup de l’émotion, mais c’était la part Lupine en lui, cette part fougueuse dont il ne pourrait jamais se défaire. Ils étaient plus adultes, le temps était une notion qui jouait contre eux, comme cette guerre qui les poussait à vivre les choses au jour le jour avec la crainte du lendemain, rendant alors l’instant précieux, l’avenir incertain. A cause de cet avenir nuageux, ils le vivaient à fond, peut être trop vite au goût de certains mais il s’en moquait, il savait. C’était elle qu’il voulait dans sa vie, et personne d’autre. Personne d’autre, juste elle, les deux bambins, eux quatre. C’était bien assez, il est parfois nécessaire de revenir à l’essentiel pour recharger les batteries. Skander en avait diablement besoin, ces derniers temps, ces nerfs avaient été mis à rude épreuve, la mort de Béa, la réapparition du fantôme de Ciena, le fiasco du solstice, le leader avait besoin de laisser ce fardeau qui était le sien quelques temps, et se recentrer sur l’essentiel : les siens. Odette, Orion et Antigone, c’était ça les siens maintenant. Bien sûr, il y avait tous les autres Lupin, ce clan qu’il avait appris à connaître avec les années, mais avec eux, la guerre se profilait toujours à l’horizon, tout comme sa condition, avec Odette la bête devenait secondaire, et supportable.

Si on lui avait dit l’année dernière à la même époque qu’il aurait une famille l’année prochaine, il aurait ri. Bien sûr il vous aurait dit qu’une famille, il avait déjà avec le reste du clan Lupin, mais vous lui auriez dit qu’il aurait une femme dans sa vie, une paire de jumeaux et une troisième tête blonde, il vous aurait ri au nez. Car il avait accepté Odette et ses deux adorables petites terreurs blondes, mais depuis juin, un autre élément était venu s’ajouter à ce qui ressemblait déjà bien à une famille : le filleul orphelin de la blonde, Finlay. La mort de ses parents et la détermination de son père biologique à vouloir sa mort avait fait que le bambin de quelques mois seulement s’était retrouvé avec eux. Il était passé du célibat affirmé à père de famille sans se voir venir. Officiellement il n’était rien de tout cela. Officiellement, il n’était rien. Il lui avait promis de l’aider dans tout cela, de ne jamais la laissé. Il l’aime trop pour la laisser, c’était bien la première fois qu’il aimait quelqu’un avec autant de ferveur, la première qu’il vivait avec quelqu’un à qui il avait dit ces trois mots : je t’aime. Sa mère aurait été fière de ce pas qu’il avait fait, même s’il avait fallu attendre qu’elle « meurt » pour qu’il s’en rende compte. Il pouvait devenir fou sans elle, si elle le quittait un jour, il savait que jamais il ne pourrait s’en remettre car elle lui permettait de garder la tête hors de l’eau, le remède à ses démons, la lumière dans l’obscurité. Entre ces murs il avait honte de ce qu’il avait pu devenir, une bête, un loup, mais il savait que jamais sa mère ne l’aurait rejetté pour cela. Elle l’aurait aimé quoi qu’il devienne. Si elle avait été de ce monde, jamais son père irvre n’aurait contracté des dettes de jeux auprès d’un loup, jamais il n’aurait tué son père et attaqué les deux frères. Si elle était encore de ce monde, sa vie aurait été bien différente. Peut-être ne seraient-ils pas tous là, mais une chose était certaine, Sofia aurait aimé Odette, et même les deux petites terreurs. Il le savait, le cœur de sa mère avait été si généreux au cours de sa courte vie. Il espérait qu’Odette aurait aimé sa mère, Sofia souvent excessive quand elle parlait, toujours colérique dont le tempétueux caractère rappelait en image le mistral qui soufflait sur ces collines. Nul doute qu’elle aurait tendu quelques pièges à la blonde pour jauger son tempérament et son caractère. Il le connaissait par cœur, après avoir passé les onze premières années de sa vie à la voir tous les jours, fasciné par cette mère au caractère fort. Ce fort caractère qui savait se calmer et qui avait la modestie de s’incliner quand il le fallait. Mais jamais elles ne pourraient se rencontrer : la première femme de sa vie, et celle qui serait la dernière femme de sa vie.

Ils étaient tous les quatre, - et ce sacré Bilbo – dans la maison de son enfance, un instant de répit. Ils n’avaient pas apporté la guerre avec eux, laissant les tourments, le passé, l’avenir incertain, les blessés et les morts derrière eux. Beatrix, Erlhing, Asphodel, cela faisait beaucoup de perte en si peu de temps, chacun d’entre eux avait perdu des êtres chers. Skander ne faisait qu’ajouter leurs noms à l’autel des sacrifiés pour la liberté. Ils rejoignaient les autres, Ciena, et tous ceux qui étaient morts sous le joug de la suprématie sang pur. Ils étaient au bout, comme au bout de ce qu’il était humainement possible de supporter. Skander avait pour habitude de surmonter les épreuves, les tourments, les pertes en se ruant dans le premier pub venu, en buvant jusqu’à oublier la date du jour, mais ce temps était révolu. Il n’avait plus le droit de se montrer faible. Parce qu’il lui avait promis de tout faire pour se montrer digne, promis qu’il voulait passer le reste de sa vie à se chamailler avec elle s’il le fallait. Elle était devenue nécessaire, troquant une addiction pour l’alcool pour ce fol amour salvateur et libérateur. Deux êtres qui avaient passé leur vie à se croiser, à se chercher sans jamais se voir tel qu’ils étaient. Il avait fallu d’un « retour en arrière » pour qu’il se montre sous son véritable jour, faisant oublier les années d’alcool et de violence qu’il avait à son compteur à celle qui avait tenté de mettre fin à ses jours. Complémentaire, ils avaient su panser leurs blessures et devenir important, vital. Ils s’en sortiraient ensemble de cette spirale destructrice de la guerre, ils surmonteraient ensemble les pertes. Ils avaient ce que bon nombre n’avaient pas : l’amour, de la joie, du bonheur, l’autre, ces deux bouts de chou. Ils avaient beaucoup, c’était leur richesse : croire à l’avenir, espéré. Skander d’habitude résigné se disait que tant qu’il leur restait de l’espoir, alors rien n’était perdu. Ils l’avaient encore, cet espoir.  C’était eux, ce qu’ils étaient, ce à quoi ils aspiraient, ce à quoi ils rêvaient. Et si ces derniers temps tout avait été mis à mal, ces quelques jours, ces soixante-douze heures sous le soleil écrasant du sud, sous les pins parasols, ça serait leur façon de reconnecter leurs rêves, d’espérer à nouveau, de croire. Il avait toute les raisons d’espérer, de croire en France la vie était plus calme, loin de la guerre même si les mœurs s’interrogeaient sur ce qui pouvait se passer outre-manche. Cette maison moldue était bien loin de tous les tracas du monde magique, heureusement. Elle serait un refuge, au cas où. Lothar et lui la gardaient depuis des années sous le coude, au cas où les choses dégénéraient, n’en ayant parlé qu’à très peu de monde, car la force d’une cachette c’est que peu de personne doivent être au courant. Son frère et lui avaient toujours eu par le biais de leur double nationalité la possibilité de refaire leur vie en France s’il le fallait, mais ça, c’était avant. Aujourd’hui le nom de Lupin figurait au rang de l’ennemi numéro  un, alors, même si la France était neutre dans tout cela, il restait un risque. Il y avait toujours un risque. Mais pas cette fois-ci, le temps de soixante-douze heures il veut profiter d’eux, d’elle, du silence, du roulis des vagues, du chant des cigales, de l’odeur de la lavande, du bruit du mistral dans les branches des pins. Il veut juste une fois saisir cette chance, car la vie est trop fragile, trop incertaine, ils n’ont pas cessé d’en avoir la preuve.

Ils sont là, dans la maison moldue à laquelle sa mère n’a jamais voulu apporté d’amélioration sorcière, ne voulant pas trahir ses origines. Si elle avait vu la persécution des nés moldus, elle aurait sommé à ses fils et à son époux de repartir pour la France fissa sans leur laisser la moindre chance de dire « non », Sofia Lupin ne tolérait pas le mot « non », sauf quand c’était elle qui le prononçait. Alors Skander respectait ses volontés : pas d’amélioration magique à cette maison. Il avait installé un charme de protection, et maintenant qu’il était là, il comptait bien l’amélioré et avait même songé avec Lothar à équiper le mas provençal d’un sortilège de fidélitas, pour être certain qu’elle puisse rester un véritable havre de paix, quoi qu’il arrive mais ce genre de sortilège est bien compliqué à mettre en place, même pour un auror comme lui. Il était plus habile à défaire les sorts de magie noire qu’à lancer de tel sort. Mais si le temps lui venait, il y jetterait un œil, améliorant un peu la sécurité. Il ne pouvait supporter l’idée qu’il puisse leur arriver quelques choses. Ils étaient à la maison, sa maison, son chez lui. La maison des Lupin, celle où il avait véritablement grandi avec disparue dans les flammes, ici il n’avait que des souvenirs heureux. Il ne voulait y ajouter que des souvenirs heureux. Plus de mensonge, plus de drame. Juste une perfusion de bonheur. Juste une fois.  Elle est la première à passer cette porte. La seule, l’unique. Mademoiselle Moody – s’il avait cru qu’il emmènerait l’insupportable et arrogante fille de son mentor ici. Mais la vie ne serait-elle pas triste si tout était écris d’avance, si nous savions ce que la vie nous réservait ? Ses premiers mots en Français sont pour elle, enjoué mais sincère. Tout comme le baiser, il a besoin d’elle, tant moralement que physiquement. Il l’aime, comme elle est, tout entière. S’il est des couples qui n’ont besoin que de regard, Skander a besoin de tout, de son contact, du goût de sa peau, de son parfum, de son sourire, de son rire, du son de sa voix. Ils avaient le temps d’être l’un avec l’autre : soixante-douze heures, pas de mission, pas de blessés à soigner. Juste eux. C’est là qu’un chien aboie pour les ramener à la réalité, les deux amoureux. Il sourit en tournant vers la tête vers ce brave Bilbo, tandis qu’elle rit. « Oui mon brave Bilbo. On va t’ouvrir le volet. » Il aime l’entendre rire, la voir sourire, entendre le son de sa voix, sans une once de peur ou de tristesse. Ils ont laissé leurs tourments derrière eux, ils ont peut-être réussi finalement. Quand elle l’enlace il presse ses mains sur ses hanches un peu plus, pour l’attirer encore plus à lui avec douceur, « C’est merveilleux » En extase de ce petit lambeau de paix et de bonheur, elle se décolle finalement de lui, et il laisse partir sans crainte. Ici, rien ne peut lui arriver. Il n’a pas cette peur de partir et de ne pas la revoir. Il la regarde aller ouvrir la grande baie vitrée de la maison, le chiot sur les talons. Tout le monde était heureux de voir le sud et le soleil, même ce bout de chien. Le sourire d’Odette, sa joie, ça n’a pas de prix à ses yeux. S’il avait cru un jour savoir se contenter de peu, car finalement son trésor à lui n’était pas matériel il n’avait pas grand-chose dans les mais, il ce qu’il vivait cela n’avait pas de prix, ces instants bénit des dieux.

Ils avaient tant à faire. Il ne doutait pas qu’elle avait pris le nécessaire pour voyager avec les deux bambins. Il le faisait entièrement confiance sur ce point, il était certain que quelque part il devait rester la vieille chaise haute, ou le vieux berceau qu’il avait d’abord utilisé, puis dont Lothar avait été le dernier utilisateur. Mais où ? Sans doute quelque part dans le grenier, en place il ne restait que les affaires courantes, et les dernières choses dont sa mère avait pu vouloir se servir, comme un vieux tourne disque avec une bonne vieille pile de vinyle dont les vieilles chansons renverraient Skander près de vingt-cinq ans en arrière. S’il avait cru voir des bambins dans ces lieux un jour, il aurait dit que c’était impossible, lui comme son frère n’avaient jamais réussi à construire quoi que ce soit avec quelqu’un. Il semblerait que la chance des hommes Lupin en matière de relation de cœur avait pris un autre tournant. Il est perdu dans son passé dans ses souvenirs quand il voit Odette à genoux sortir un parc miniature et l’agrandir à l’aide de la magie. Il devait en avoir dans cette valise, c’était certain, il était même sûr qu’elle avait miniaturiser tout ce qu’ils pouvaient avoir dans la tour de divination, même si ce n’était pas autant qu’ils auraient pu avoir s’ils avaient eu un peu d’argent et le droit de sortir comme bon leur semblait. « Désolé, je peux pas les agrandir à la moldue ceux-là. »  Dit-elle alors. « Promis, j’y touche plus. » Elle range sa baguette, et lève les mains comme si elle se rendait. Il sourit, et ajoute : « Ma mère tenait à ce que mon père se comporte comme un moldu pour entrer dans la maison, elle lui a dit une fois que si il songeait une seule seconde à faire la moindre amélioration magique elle partait avec nous sous le bras. » Il sourit. Si seulement il avait pu tenter le diable, ça leur aurait évité bien des tourments. « Mais au diable le mode de vie moldu. » Dit-il en souriant. Lui, il ne pouvait pas vivre sans magie. Il l’aimait trop, elle pouvait tellement leur facilité la vie.  Mais il fallait bien un parc pour contenir les deux adorables petites têtes blondes. Antigone et Orion dont la mère se penche sur le landau, qui n’est pas aussi silencieux qu’il n’y parait. Aucun d’entre eux ne parle encore pourtant, Skander est certain qu’ils peuvent se comprendre, les frères et sœurs n’ont souvent pas besoin de mots pour se comprendre. C’était le cas avec Lothar, car malgré les disputes, ils étaient proches et soudé. Son frère comptait tellement pour lui, du jour où il avait cru l’avoir perdu, il n’avait jamais cessé de veiller sur lui. « C’est bon vous deux ? C’est fini le débat ? » Deux enfants bien différents et heureusement. Les frères et sœurs ne sont jamais les même, ce qui rend la vie plus intéressante, plus riche. Antigone était plus intrépide, Orion plus souvent blotti contre sa mère, plus craintif. Voilà que sa blonde finit par lui tendre la petite, Antigone. Elle ressemble un peu à Odette, mais moins qu’Orion, pourtant pour Skander ça ne fait pas de différence, il s’est attaché à la petite fille, comme au petit garçon. Il aime leur mère, alors il les aime aussi. Il l’attrape en souriant. Il n’a le temps que de sourire à la petite fille, que déjà sa mère impatiente comme une enfant dit alors, « Dit, on sort hein ? Faut aller à la plage et puis faut que je te dise des trucs, et puis faut bien aller à la plage. » Il n’a le temps de rien dire qu’elle enchaine déjà. « Et puis, il faut bien manger et tout doit être fermé à cette heure. » Ça en faisait des choses à faire. Sortir, la plage, parler, manger. Dans ce petit village, cela semblait bien compliquer de concilier tout ça. Mais heureusement, un petit bourg sur la côte n’était pas très loin.

Un petit village sur la colline, la mère n’était qu’à quelques centaines de mètres. Plus loin une petite bourgade de bord de mer prise d’assaut par les moldus durant les vacances d’été, même s’ils étaient en public et à découvert, le lieu bondé leur assurerait une certaine tranquillité. Skander ne pouvait éloigner trop longtemps la question de la sécurité, il avait beau y mettre tout son cœur, il savait qu’il y penserait constamment. Mais il connaissait cette ville, ce bourg, et là-bas, ils trouveraient tout ce qu’Odette désirait, la plage, le calme, la sérénité, de quoi manger. Les souhaits de la demoiselle exhaussés. Il ne voulait que son bonheur, et avait oublié la sensation de bonheur de se promener les pieds nus dans le sable. La nuit se levant doucement, il serait un peu tard pour se baigner, ou pour y baigner les jumeaux mais ils leur resteraient deux jours pour ça. Ce soir, ils verraient la place, et s’en iraient mangé, pour… « dire des trucs », elle était d’ailleurs évasive à ce sujet, et mystérieuse. Mais elle ne semblait pas inquiète, cela le rassurait mais le poussait à se poser des questions, tout de même.  « La plage,  des truc à dire et aller manger. » Répète-il alors tandis qu’il a Antigone dans ses bras. « Qu’est-ce que t’en pense ? » Demande-t-il a la petite fille qui ne doit pas en comprendre un mot, mais qui esquisse un sourire espiègle avant de se blottir contre lui en riant. C’est si insouciant à cet âge là, ils ne savent pas la chance qu’ils ont. Il prie pour qu’ils gardent cette insouciance le plus longtemps possible. « Ca nous va. » Dit-il en souriant à Odette, avec une petite dose d’humour. Quand bien même la petite n’aurait pas voulu, ils auraient été. Il se sent bien, heureux, et apaisé. Pour la première fois depuis longtemps. Ils l’ont arraché à l’horreur ce petit bout de bonheur.  Aller au restaurant, ce n’était pas réellement raisonnable aux vues des moyens qui étaient les leurs, mais ils en avaient un peu de côté, Skander lui aussi en avait un peu, pas grand-chose, mais sans doute assez pour ces quelques jours. Etre en fuite ne payait pas décemment. Mais, ils avaient besoin de se changer les idées de faire comme si la guerre n’avait pas lieu, de faire comme s’ils n’avaient pas la mort aux trousses. De faire comme si, s’inventer une autre vie, juste une fois. « On va y aller en transplanant, sinon on a aucune chance de voir la plage de jour. » Dit-il avec un sourire. Sa mère aille au diable, ils étaient des sorciers, et elle reconnaitrait bien son fils là-dedans. Il enfreint les règles à longueur de journée, mais il s’en fiche, c’est un sorcier, il n’allait pas refuser d’utiliser ce que la nature lui offrait et manquer de temps. Car encore et toujours le temps défilait, encore et encore. Il en avait assez de le fuir défiler si vite.

Le temps de parer les deux terreurs pour une soirée plage, et bord de mer. Le temps de prendre le nécessaire. Le temps de se préparer, et dieu sait si une femme met normalement du temps, mais pas là, impatiente comme une enfant elle est prête en moins de deux minutes, prête à aller voir la mer. Cette chère grande bleue que Skander avait affectionné une grande partie de sa vie ; des années qu’il n’avait pas mis les pieds sur une plage, celle d’Angleterre et d’Ecosse avaient leur charme mais rien en comparaison de celle de chez lui, cet air de sud, ce goût de soleil. Ils attrapent tous les deux le landau des enfants pour finalement transplané. Il se féliciterait presque de son exploit, un sort  empêchant les transplanages entrant mais autorisant les transplanages sortant, au cas où s’ils devaient fuir rapidement. En moins de deux minutes, Odette, Antigone, Orion, Bilbo et Skander se retrouvent dans une petite ruelle pavée de la bourgade en bord de mer, déjà l’on peut sentir les embruns, et entendre le roulis des vagues sur la plage. Il avait volontairement choisi une ruelle pour ne pas tomber nez à nez avec des moldus stupéfait. Car ici, la magie serait interdite pour la soirée, le temps de se retrouver finalement. Juste eux. Mais non loin de là, l’agitation d’une ville de bord de mer l’été s’entendait déjà. Ce n’était pas pour déplaire à Skander, dans l’agitation, ils passaient inaperçu devenant des êtres lambda aux yeux des autres. Il en avait assez d’être un visage trop reconnaissable dans le monde magique, sa tête à prix n’aidait pas. La totalité des mangemorts prêts à le tuer s’il venait à croiser leur route. Il lâche alors le landau pour laisser le soin à la mère de conduire ses deux têtes blondes, lui se pose à côté d’elle, lui intimant le pas et la direction glissant sa main dans la sienne. Et ce joyeux Bilbo, affolé par toutes les nouveautés autours de lui en laisse, bien évidemment.   Quelques pas plus loin, ils arrivent sur la promenade. Ce n’est pas la promenade des anglais, ce charme plus unique, plus intimiste. On y voit de nombreux passant encore amassés sur la plage et sur la barrière, regardant le soleil prêt à se coucher un peu plus loin à l’horizon. Sa mère se remettrait de ce transplanage, ça en valait la peine après tout. Il lâche la main de la sorcière quand ils arrivent non loin de la plage, il ferait bientôt nuit, il pose alors une main sur sa hanche et se place derrière elle pour l’enlacer avec une tendresse qui l’étonnait encore, il caresse ses cheveux, et lui glisse doucement à l’oreille : « Ça nous change de la vue sur le lac noir. » Ils avaient peut être l’une des plus belles vues que l’on puisse avoir depuis Poudlard d’ailleurs, mais ce n’était rien en comparaison de la mer. Le bruit reposant et apaisant des vagues qui viennent s’échouer sur les rochers ou la plage avaient le don d’apaiser tous les esprits, même Skander. Il glisse ces mots à son oreille avant de l’embrasser avec douceur dans le cou.  Ce besoin de l’avoir près de lui, pour s’assurer qu’elle était bien là, bien réelle, bien en sécurité, bien vivante. « Le soleil va se coucher, si tu voulais faire des châteaux de sable, il faudra revenir demain. » Dit-il avec un sourire aux lèvres. Il était en effet un peu tard pour aller faire des châteaux de sable, mais pas trop tard pour aller faire un tour sur la plage. Elle voulait voir la plage, elle était là, à portée, à quelques pas. Ils y étaient enfin. Pour un temps qui leur était imparti, il n’appartenait qu’à eux de faire de ces soixante-douze prochaines heures les meilleures de toutes leur vie.



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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1222 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © GALLIFREYS . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
MessageSujet: Re: [France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE   Jeu 24 Nov - 23:34




























ODETTE MOODY, LES JUMEAUX & SKANDER LUPIN
"happiness only real when shared"



SUD DE LA FRANCE, JUILLET 1990

Dans un sens, elle n’arrivait pas véritablement à croire qu’elle pouvait mettre les pieds ici, c’était un lieu sans doute chargé de souvenir, comme l’était le chalet du temps où il ne ressemblait pas à un tas de cendres. Si c’était une maison du sud, la blonde ne pouvait voir que les traits maternels de la jeune femme en uniforme bleu qu’elle voyait sur la petite table dans leur tour. Elle voyait un peu comment tout c’était passé ici, de l’amour un peu de joie, elle imagine bien que Sofia Lupin serait restée là avec la guerre prédominante, mais dans le fond, elle ne savait pas ce qui s’était passé, elle ne savait pas et ne le saurait sans doute jamais. Pourtant, ce sont les habitudes plutôt moldue de son compagnon qui la font tiquer, utiliser la magie ici était-ce correct ? Elle en rit, elle veut en rire et pourtant, il a beau ne pas être mal à l’aise, il répond simplement. « Ma mère tenait à ce que mon père se comporte comme un moldu pour entrer dans la maison, elle lui a dit une fois que s’il songeait une seule seconde à faire la moindre amélioration magique elle partait avec nous sous le bras. » Elle imagine assez bien ce que peut faire une femme en colère et des enfants sous le bras, elle l’avait fait quand elle a vu que la femme d’Oswald n’arrivait plus à l’accepter et qu’elle était certaine des sentiments de Skander à son égard, elle avait tout plaqué pour partir avec ses deux marmots sous le bras. Pourtant, elle esquisse un sourire franc, il n’était pas rare d’avoir ce genre d’habitude quand on ne voulait pas quelque chose, l’ultimatum. « Mais au diable le mode de vie moldu. » Là, elle se détourne de lui, elle le fait en souriant, mais elle a envie de hurler, elle pense que ce mode de vie aurait sauvé Adrien, malgré elle, elle y pense à cet homme en voyant sa fille, juste en la voyant elle. Pourtant, elle sort ses deux têtes blondes d’un débat de gazouillis affolants, des jumeaux au-delà des frères et sœurs classiques pouvaient sans doute mieux se comprendre que quiconque. Mais elle prend encore ce genre de chose à la rigolade, elle imaginait peu sa vie dans dix ou quinze ans, quand ils seront grands… Pourtant, c’est rapidement qu’elle tend la demoiselle à son père d’adoption, futur père d’adoption, elle s’en débarrasse encore malgré tout, elle fait ce qu’elle peut pour se soigner, mais elle préfère tant son petit garçon aux airs si fragiles, tellement comme son père, fragile et tendre, mais pas moins courageux. Odette ne doutait pas du fait qu’Orion serait le premier à protéger Antigone à l’avenir. Pourtant, le Lupin regarde l’enfant en répétant ce que la mère venait de dire.   « La plage, des trucs à dire et aller manger. » C’est presque naturellement, avec un instinct paternel qu’il lui demande si ça lui va, à Antigone, pas à la chose qui lui sert de compagne. Mais un rire et un élan d’amour de la part de l’enfant de huit mois fait sourire la mère alors qu’Orion répond timidement au rire de sa sœur. « Ça nous va. » Déclare finalement le loup avec humour.

« On va y aller en transplanant, sinon on a aucune chance de voir la plage de jour. » Elle hausse les épaules, elle aurait envie de lui répondre que Sofia, si elle pouvait la nommer ainsi, serait bien plus que contre, mais évidemment elle voulait voir la mer, la montrer à ses enfants, alors que Bilbo courrait dans les vagues. « Bon, alors on va prendre des petits pulls. » Parce que le bord de mer se refroidissait rapidement une fois la nuit tombée et que s’ils allaient un peu dans l’eau malgré tout, Orion et Antigone devraient être secs par la suite. Elle sourit cherche dans les valises, laisse sa terreur dans le parc le temps que tout soit fermé que tout soit dans les sacs, que tout soit prêt, mais tout le fut si rapidement que dire Quidditch fût inutile entre les deux. Remuant, il n’y avait pas d’autres mots pour qualifier les enfants et le chien, certes la mère ne tenait pas plus en place, mais elle savait qu’il fallait se faire responsable, la France sous ses airs de neutres tenait à la victoire de l’Ordre du Phénix, mais elle n’en restait pas moins en compagnie d’une personne plus que rechercher et des Anglais, des mangemorts dans les parages pourraient leurs couter cher, trop cher avec les enfants dans les pattes. Pourtant, elle sert fort la poussette quand elle se sent aspirée par le transplanage. Elle sait qu’elle ne craint rien, il a dû aller dans cette ville des centaines de fois dans son enfance, alors une fois de plus n’était rien. Quand elle sent l’iode et le vent chaud qui s’engouffre dans la ruelle où ils ont atterri, elle sourit en ouvrant doucement les yeux. Elle touchait la mer du bout des doigts. Et pourtant, ce sont les doigts du Lupin qui viennent enlacer les siens comme une réalité parallèle, jamais ils n’auraient dû en arriver là et pourtant la vie leur avaient réservé cette surprise plus que vivifiante, elle avait cette chance à nouveau, elle avait le droit à ce semblant de bonheur, elle oubliait presque la mort d’Edward, Oswald et Asphodel. Finlay, l’Ordre, tout. Elle oubliait tout en ce moment simplement avec lui, juste avec lui. Et malgré l’étendue bleue qu’elle aperçoit de la promenade modeste où ils se trouvent, elle trouve ça merveilleux bien plus que le lac noir, plus que la mer de l’Angleterre. C’est plus beau encore les reflets rose et violets qui se posent sur le reflet de l’étendue salée. Pourtant, elle frissonne quand il l’enlace, comme si c’était toujours le même frisson quand il la prend contre lui, de la tendresse, quelques mots.  « Ça nous change de la vue sur le lac noir. » « Évidemment, c’est plus joli », murmure-t-elle. Elle avait doré Poudlard comme beaucoup, mais il n’y avait rien de comparable au charme rupestre de la mer et du sud de la France typique représenté dans les deux endroits qu’elle avait vus aujourd’hui. Pourtant, il arrive encore à la taquiner. . « Le soleil va se coucher, si tu voulais faire des châteaux de sable, il faudra revenir demain. » Elle arque un sourcil, gardant une main sur la poussette, elle se tourne à demi. « Parce que tu pensais que je raterais l’occasion de t’ensevelir dans le sable peut-être ? » Non jamais elle ne manquerait de jouer avec lui, ses enfants, leurs enfants, jamais elle ne voudrait rien faire sans eux, elle voulait s’oublier et créer de beaux souvenirs des souvenirs heureux.

Elle sourit un peu plus, poussant ses enfants devant-elle, elle avait bien une serviette pour qu’ils se posent tous sur le sable, regarder un coucher de soleil en France, devant la mer. « Bon y va poser nos pieds dans le sable alors ? » Elle pose ses yeux sur les deux bambins plus énervés par le monde qu’ils arrivent à découvrir vaguement assis dans leur landau. Un regard à gauche et à droite, elle met sa main dans son sac pour coller la poussette que sol, un sortilège informulé. Depuis la naissance des petits, elle avait plus d’un tour dans son sac. Mais elle doutait vraiment qu’on vole une poussette alors que le couple et les enfants n’étaient qu’à quelques pas. Elle prend Antigone dans ses bras et Orion dans l’autre, l’homme tenant le chien, puis elle met un coup de hanche au loup en souriant. Amusée. Elle lance. « C’est comme ça qu’on part avec deux enfants sous l’bras. » Dit-elle avant d’accélérer le pas et de descendre les quelques marches qui finissent presque ensevelies par le sable fin qui les recouvrent avec le temps. Elle ne court pas, mais fait de grands pas avec les deux têtes blondes accrochés à ses vêtements et ses cheveux. Chose qu’elle avait pour habitude de faire désormais. Quand elle arrive enfin à les mettre sur le même bras, avec un peu de chance, elle sort la serviette du sac sur son épaule pour la jeter au sol, Mal mis évidemment, mais assez pour poser les deux bébés dessus et de remettre convenablement les bords pour quelques minutes. Quand finalement, elle arrive à attraper la main d’Antigone. « Non non non non non ! Pas le sable Antigone ! Maman a dit pas le sable ! » L’idée qu’avait l’enfant était sans doute d’y goûter, mais c’était bien une chose qu’il ne fallait pas faire alors qu’Orion se retrouvait assis à regarder les vagues qui mourraient sur le sable. Patient comme quelqu’un qu’elle avait connu. Quand Odette repose son regard sur Skander, elle a un petit sourire. « Tu cours trop vite pour nous, Babe. » Elle regarde les deux têtes blondes en souriant. Chatouillant les deux ventres qu’elle a à porter. Un ton que seuls les enfants comprennent. « Et c’est qui qui est venu avec nous ? C’est papa, oui c’est papa ! » Orion se fige, se pose, et sourit presque. Mais il se fige. Tout de même, la mère s’inquiète. « Pa… Pa. » Odette pose une main sur sa bouche, elle n’était certainement pas prête à entendre ça. Pas aujourd’hui.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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[France] "happiness only real when shared" - SKANDETTE

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