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Wherever you will go | Erzsébet

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Parchemin envoyé Sam 18 Juin - 17:01

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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Wherever you will go.
« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

I
l y a quelque chose de terrible à se dire qu’ils ne sont que deux adolescents au bord d’un gouffre, qu’à la moindre décision de leurs parents ils ne seraient plus maîtres de leurs actions. Il y a quelque chose de tragique à les voir se perdre dans la déraison pour une liaison qui ne pourra jamais perdurer dans le temps. Il y a peut-être quelque chose de romantique à les voir s’échapper du réel, quand bien même ils s’avèrent dominés par des instincts destructeurs et charnels. Les mains exploratrices sous le haut noir arrachent un sourire mutin à la sorcière qui se joue des désirs de son amant : il est pris au piège de sa propre exigence, en témoigne le grognement qui s’extirpe dans sa gorge, qui trahit mal l’essence de ses pensées. « Le pantalon, c'est peut-être pas si mal. On se comporterait presque comme des personnes normales... » L’oreille prise en otage, Sissi reste parfaitement maîtresse d’elle-même, accentuant avec malice la pression de son corps sur le sien, vile tentatrice. Etait-ce à ce jeu là qu’il voulait passer son après-midi ? « Sauf que c'est une véritable torture... comme tu peux t'en rendre compte. Sois gentille, la prochaine fois que je te dis de mettre un pantalon, ne m'écoute pas. » Le regard est d’une provocation sans nom quand elle le tourne vers celui du jeune Rackharrow, croisant la lueur envieuse et la volonté de ne pas céder tout de suite à ce caprice. Il s’empare pourtant à nouveau de l’oreille, comme pour lui faire regretter cette insubordination silencieuse. « Opte plutôt pour une robe... et pas de sous-vêtements. » Main taquine qui glisse le long du torse, arrache à la peau l’effet de ses caresses pour chuter jusqu’à la ceinture. Il n’y a rien, semble-t-il, qui soit capable de tarir les envies folles de ces âmes accrochées à l’instant, les laissant s’abandonner à chaque jour de plus en ce bas monde au délire de leur amour. Et comme pour prouver qu’à ce jeu elle est plus douée que lui, elle frôle de sa joue la sienne et murmure, de ces noires sonorités dont il ne peut rien comprendre sinon peut-être la langueur. « Je t’aime. ».

Suprême torture que de retrouver le brun de ses cheveux pour lui proposer un repas, au lieu des mille promesses charnelles qu’ils rêvent déjà d’échanger : faire durer le plaisir jusqu’à la frustration ultime. « Moi ? Qu'est-ce que tu racontes ? J'ferai jamais une chose pareille » L’eau ruisselle, colle les vêtements à la peau et assombrit le roux de ses cheveux qui, dans cette drôle d’ambiance, goûtent à une teinte bien moins criarde. Ils savent très bien qu’il ferait ce genre d’excès, sinon à quoi bon le souligner ? Elle rit, légère, à cette moue suppliante refusant l’ère glaciaire. « Presque... C'est parce que je ne t'ai pas encore arraché tes vêtements » Frisson d’envie, qu’elle contient. Il finirait par la faire craquer, elle le savait. « Hey, me regarde pas comme ça, c'est uniquement pour ton bien que je dis ça. Tu pourrais attraper froid... » Bien sûr. Il est simplement altruiste. Taquine, elle se redresse et choisit de simplement disparaître. Transplanage impromptu.

Elle réapparaît avec un sac et un parapluie, sèche, ravie de constater à quel point lui est toujours trempe comme une soupe moldue. « Je viens à votre secours, monsieur, ne vous en faites pas. » Elle partage l’abri, passant un bras autour de celui de Kenan, lui murmurant à l’oreille. « Tu ne saurais pas par hasard où est-ce que l’on peut envisager de dîner et, éventuellement, de prendre une chambre ? » Proposition indéniablement alléchante, loin de la crise londonienne. Certes, la chute du Lord avait des répercutions partout mais Sissi ne doutait pas que certains villages de charme possèdent encore des lieux tranquilles. Et les Grimstone n’étaient pas encore ruinés, le coffre en Norvège laissant une confortable marge de manoeuvre. Qu’on ose reprocher à Soren de n’être pas prévoyant, à l’avenir, et il saurait quelle réponse assener. « Sauf si tu n’assumes pas de te montrer avec moi dans des lieux publics.. » Dans les contrées de son enfance, qui plus est. Alors, Kenan, réponse A ou B ?  

Sissi : #477C64
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 19 Juin - 12:08

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So lately, been wondering... who will be there to take my place ? Could you make it on your own ?


Combien de temps était-il possible de tenir, combien de soupirs, combien de frissons, y avait-il seulement une limite à ce qu’ils pouvaient se faire endurer ? Ou leur fallait-il simplement fatiguer leurs corps jusqu’à ce qu’ils ne tiennent plus debout ? Finiraient-ils par se lasser de l’autre, à toujours chercher la présence, le contact, les caresses ? Peut-être qu’il s’agissait là d’une ressource inépuisable, allez savoir. Leur insatiabilité amenait, quoiqu’il en soit, son lot d’interrogations, bien que, ni l’un, ni l’autre, ne semblait réellement concerné par ces dernières.
Sissi respire la provocation, ses gestes, ses regards. La main glisse négligemment les longs des muscles pour s’immobiliser au niveau de la ceinture. Brusque tentation dont elle se joue sans la moindre gêne, qui le force à fermer les yeux un instant. Contrôle qu’il cherche à rattraper et qui lui glisse obstinément entre les doigts. Pourtant il ne cède pas, aucun d’eux ne cédera à ce petit jeu, pas pour l’instant. L’intensité du bleu est parlante, cependant, il est incapable de se contrôle à ce point et si elle fait mine de rester maîtresse d’elle-même, il sait que la ligne est plus rapidement franchie qu’il n’y paraît. Il sait qu’elle pourrait craquer aussi vite que lui.
« Je t’aime. » Les mots n’ont pas de sens, mais l’impertinence dont elle fait preuve l’obnubile autant que le frottement presque irritant de sa langue contre ses dents. Sombre attirance pour ce qui est craint, décrié, par la masse. « Tu lis dans mes pensées, c’est exactement ce que je voulais dire », lance-t-il. Taquinerie au fond des yeux, attachée au sourire plein d’arrogance.

Erzsébet disparaît en un battement de cils, sans prévenir, sans même qu’il n’ait pu l’anticiper et s’il est d’abord surpris, il ne peut retenir un éclat de rire devant le ridicule de sa situation. Elle le plante là, avec son envie irrépressible, après l’avoir provoqué autant que possible. Le jeune homme reste un moment, assis sous la pluie, le visage relevé face au ciel qui se déchaîne, les yeux clos. Il laisse les gouttes s’écraser, presque violemment, sur son visage. Cela lui permet notamment de reprendre ses esprits. Il soupire, bruyamment, avant de se lever, de ramasser le t-shirt abandonné et le petit récipient à moitié plein. Les mains sont passées instinctivement dans les cheveux, comme pour en sortir l’excédent d’eau, en un geste parfaitement inutile. Le t-shirt est essoré avant d’être repassé sur le corps du sorcier. Il ne se sent pas beaucoup plus sec, d’ailleurs. Kenan ramasse le blouson qui a subi le même sort que le reste de ses vêtements, et s’installe sous le porche, adossé à la porte d’entrée du chalet délabré. Il ne faut pas énormément de temps pour que la belle revienne, parfaitement sèche et un parapluie au-dessus de la tête. Sourire grinçant du sorcier détrempé quand elle s’exclame : « Je viens à votre secours, monsieur, ne vous en faites pas. » et lui de rétorquer : « Oh, mais ne te presse surtout pas. Je pourrai rester là toute la nuit, c’est un véritable plaisir. Ça n’a pas de prix. » Elle a l’air ravie de le voir patauger, presque au sens propre. Et quand elle s’approche, en bonne âme charitable, pour lui offrir son abri, c’est un Kenan menaçant qui s’avance à son tour. Il la frôle, s’arrête à une distance raisonnable et la toise, sournois. « Tu aurais pu passer chez moi prendre des vêtements, quand même… » Le ton est sans doute ironique, s’il est possible d’y déceler quoique ce soit. « Il y a quelque chose de profondément frustrant là-dedans… » Le fait qu’elle soit sèche et lui trempé n’a pas l’air d’être à son goût. Un pas supplémentaire avant d’ajouter : « Et on peut être deux, à jouer au jeu de la frustration, miss. » Promesse silencieuse bientôt soufflée du bout des lèvres. « Tu vas le regretter, crois-moi… » Pas sur le même niveau, sans doute, pas tout à fait. Mais le jeune homme avait plus de ressources qu’il ne voulait bien le laisser croire.

« Tu ne saurais pas par hasard où est-ce que l’on peut envisager de dîner et, éventuellement, de prendre une chambre ? » Sourire en coin, en réponse. Il ne relève même pas sa seconde phrase, qu’il accueille avec la même expression. Puis il prend un air guilleret, en lâchant : « Mais si, il se trouve que, par hasard, je sais. » Il dépose un chaste baiser sur les lèvres de la jeune femme. « Et, je connais même une auberge où les chambre sont équipées de baignoires. » Il caresse distraitement les doigts de Sissi, posés sur son bras, avant de relever les yeux, une lueur provocatrice au fond de ces derniers. « On prendra soin d’en choisir qui te convienne, c’est promis. Assez grande. Pas trop dure. Histoire que tu puisses y dormir confortablement. Je te prêterai même une couverture, parce que je suis sympa. »

Ils sont obligés de transplaner à une certaine distance des habitations, pour ne pas trop attirer l’attention des moldus. Ils se retrouvent donc, toujours sous la pluie, aux abords d’un village plus grand, dans une plaine qui ressemble à s’y méprendre à la première.
Kenan les guide jusqu’à une bâtisse à trois étages, plus larges que les maisons alentour, avant d’y pénétrer sous les yeux quelque peu intrigués des deux réceptionnistes en pleine conversation. Elles devaient se demander ce qu’il faisait là, à dégouliner sur leur sol propre, accompagné d’une Sissi autrement plus présentable. Il ne semble pas en faire cas et leur demande une chambre – et il prend effectivement soin de préciser qu’il veut une baignoire, ce qui a le mérite de faire glousser les deux femmes. L’une d’elle attrape une clef derrière elle et la lui tend. Kenan se tourne finalement vers la sorcière, sourire narquois aux lèvres : « Tu viens ? »                


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Dim 19 Juin - 14:52

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

I
l apprécie moyennement d’être imbibé d’eau, et elle prend un malin plaisir à le faire mariner. Qu’il s’insurge, qu’il râle ou qu’il la menace, elle ne se dépare pas de son sourire provocateur. Il peut jouer sur la corde de la frustration si ça lui chante, il peut gronder, faire un caprice de tous les mages ou s’enorgueillir de pouvoir la torturer jusqu’à ce que folie s’en suive, elle ne changera pas d’avis. Elle va le regretter ? Oh, permettez-lui donc d’en douter. « Mais si, il se trouve que, par hasard, je sais. » Son air guilleret ne la trompe pas. Il peut jouer la comédie, elle sait qu’au fond il fulmine de ne pas entièrement maîtriser la situation - et il ne sait pas encore à quel point il ne maîtrise rien. La promesse d’une nuit dans la baignoire allume la lueur d’un souvenir tendre qui ne fait que renforcer la détermination de la sorcière à se taire, à faire comme si de rien n’était. Le silence était parfois pire que toutes les piques acerbes du monde.

Ils arrivent devant un bâtiment à trois étages, tout aussi moldu, et rencontrent deux spécimens rares d’intelligence supérieure qui gloussent tant et plus à la demande particulière de Kenan. Sissi a presque envie de leur souffler que c’est une lubie de son mari, qu’il adore l’observer prendre un bain, histoire qu’elles s’étouffent de leurs rires si peu professionnels. Clef tendue, récupérée, ils montent les escaliers. La rousse a pris soin de ranger le parapluie au passage. Quelques marches et une porte plus tard, les voilà tranquilles. Tandis que lui semble être allé se sécher dans la salle de bains, elle extirpe de son sac une élégante boîte rectangulaire - dont la population alentours se serait demandé comment elle y est rentrée - et elle s’approche dans le dos du jeune homme, déposant près du lavabo le paquet. « Il semblerait que nous ayons quelque chose à fêter. » Un souffle près de son oreille. La chemise et le pantalon pour le moins de bonne qualité, d’un noir profond, sont effectivement des vêtements de rechange inattendus. « Ca fait trois mois aujourd’hui que je suis à toi, comme tu le dis si bien. » S’il fallait agir comme s’ils avaient des lendemains à vivre, des années à écouler, alors ça commençait là, dans cette auberge loin de leur monde habituel. Il n’avait sûrement pas fait le calcul et il avait sans aucun doute d’autres choses à penser, notamment sa soeur dont l’existence était un combat continu ou son père, seul à subir les malheurs s’abattant sur la lignée - c’est en tout cas ce qu’elle avait déduit de la mine renfrognée d’Irvin, quelques temps plus tôt.

Sifflement langoureux réitéré. « Ca voulait dire ‘je t’aime’. » Parfois, elle ne traduisait pas, à cet instant cependant, cela lui paraissait nécessaire. Sourire mutin au coin des lèvres, elle s’échappe. Elle referme la porte derrière elle pour changer de tenue, passer du pantalon à la robe noire dont la fermeture située devant n’est qu’un appel de plus à la frustration. Les escarpins d’un bleu électrique remplacent les chaussures compensées et elle entreprend finalement de relever ses cheveux en un chignon volontairement lâche.

En s’approchant de la fenêtre pour contempler le paysage, elle se dit que cet endroit est presque trop calme, presque trop normal. Pourquoi les Rackharrow s’étaient-ils perdus dans une contrée dépourvue de magie ? Elle songe que, sans doute, elle n’avait vu qu’un morceau du décor, à peine un quart de ce qu’avait pu être leur vie ici. Elle se souvient de ses disputes incessantes avec le garçon insupportable, du jour où elle avait manqué le tuer dans le lac, dissimulée derrière un arbre ou encore de la fois où elle avait glissé un peu d’Amortentia dans son verre de jus de citrouille - cette fois là fut la plus drôle, d’ailleurs. Combien de mauvais tours pour en arriver là ? On dit que parfois l’amour commence par la haine. On dit que l’attention la plus négative révèle souvent une attirance inavouée. Elle était peut-être prête à assumer les conséquences de ses actes. Une pointe de regret s’arrache de l’ombre de son regard. Leur débauche aurait un jour des conséquences, elle le savait, elle en avait perçu les premiers contours. Leur insatiable attirance ferait des dégâts, contrarierait deux lignées à plus ou moins moyen terme. Elle est plongée si loin dans le passé qu’elle n’entendit pas la porte de la salle de bains se rouvrir, le regard vairon rivé sur le coucher de soleil.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Dim 19 Juin - 18:11

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Une fois la chambre trouvée, Kenan abandonne momentanément la jeune femme pour aller se sécher dans la salle de bain, trop content de pouvoir enfin se débarrasser de ses vêtements mouillés qui lui collent à la peau. Il réfléchit à prendre une douche, rapide, ne serait-ce que pour se réchauffer un peu, et note qu’il faudrait peut-être d’abord qu’il envisage de transplaner jusque chez lui pour récupérer des habits secs et propres. Il fait couler l’eau du robinet au-dessus du lavabo, s’asperge brièvement le visage, plus par réflexe que par réel besoin. Il n’entend pas la porte s’ouvrir, ni la demoiselle arriver dans son dos pour lui souffler à l’oreille : « Il semblerait que nous ayons quelque chose à fêter. » Il se retient de lui demander s’il s’agit de sa victoire qu’il faille fêter, si elle a capitulé. Sans avoir quoique ce soit à gagner, d’ailleurs. Simple question d’habitude, sans doute. Les yeux se posent sur le paquet rectangulaire et il se félicite de n’avoir rien dit. D’autant plus qu’elle continue : « Ça fait trois mois aujourd’hui que je suis à toi, comme tu le dis si bien. » Il semble un peu surpris. Pas tant par sa manière d’appuyer sur les mots, ou sa façon toute naturelle de lui annoncer ça ; mais réellement par le temps qui est passé à une allure affolante. La surprise se lit sur ses traits, qu’il recompose aussi bien que possible. « L’idée d’être à moi ne te plaît pas, princesse ? » Le sourire est clairement amusé. Elle sait, de toute manière, qu’il ne changera pas son expression pour autant. Il se radoucit en posant sa main contre la joue de la sorcière. « Ça ne reflète que la réalité, pourtant... Et l’inverse est vrai également. A moins que… tu ne souhaites revoir nos conditions d’exclusivité ? » La question est ponctuée d’un haussement de sourcils. « Auquel cas je m’arrêterai à “avec moi… entre autres”. Si c’est ce que tu préfères ? » Il fait mine d’être décontracté mais, en réalité, il met le doigt sur un sujet qui l’ennuie. L’idée même d’aller voir ailleurs l’énerve, mais, après tout, ils n’étaient jamais réellement entrés dans les détails, à ce sujet. Elle n’avait parlé que de faire un bout de chemin ensemble. Ce qui, en soit, ne précisait pas grand-chose. Il caresse doucement sa joue, du bout des doigts, convaincu qu’elle ne souhaite pas vraiment d’une relation non exclusive. Et qu'il n'en veut pas beaucoup plus.

Elle siffle de nouveau et Kenan en sourit. Peut-être est-ce le fait de parler couramment une langue non latine qui lui donne une certaine aisance quant à repérer les sons qui se répètent. Tout du moins si le laps de temps n’est pas trop éloigné, entre chaque essai. Sissi précise qu’il s’agit de la traduction de je t’aime. Et elle se détourne trop vite, sourire mutin au bord des lèvres, referme la porte avant même qu’il n’ait eu le temps de l’en empêcher. Seul dans la salle de bain, son sourire s’étire.

La curiosité l’emporte et quand il découvre la chemise et le pantalon dans le paquet qu’elle a déposé près du lavabo, il fond, littéralement. Kenan secoue lentement la tête. « Tu es vraiment imprévisible. » Le murmure est empreint de douceur. Il transplane rapidement devant la librairie de son père, où les lumières sont allumées pour contrer la grisaille extérieure. Kenan file à l’intérieur, grimpe jusque dans sa chambre où une Datrix interloquée le regarde. « Je t’expliquerai plus tard. » est à peu près tout ce qu’il lui dit avant d’attraper sous-vêtements et chaussures – puisqu’il ne pouvait décemment pas s’habiller avec de tels vêtements et mettre des chaussures pleines de boue – et de retourner au Pays de Galles.

La douche est brève, il s’agit juste de se décrasser un peu, et il se dépêche de s’habiller, vu le temps qu’il a perdu avec son aller-retour. En sortant de la salle de bain, c’est une demoiselle dans une élégante robe noire et des escarpins bleus qu’il retrouve à la fenêtre, perdue dans la contemplation du paysage. Kenan pose ses mains sur ses hanches, décale la chevelure rousse pour dégager une épaule qu’il embrasse furtivement. « Est-ce que je t’ai déjà dit à quel point je te trouve magnifique ? » Pas simplement pour se faire pardonner mais sincèrement. De sa poche, il sort une petite boîte noire, plus plate que haute, qu’il place devant la jeune femme, sans bouger de sa position. « C’est pour m’excuser de ne pas avoir compté ? » chuchote-t-il, sa joue contre la sienne. Avec les derniers événements, il profitait simplement de vivre au jour le jour, sans prendre garde au temps qui passait, irrémédiablement. Mais, à l’évidence, cela avait son importance pour la jeune femme, qui n’aurait pas pris la peine de le lui faire remarquer, sinon. Il avait donc opté pour passer devant la bijouterie du village, avant de retourner à l’auberge. La boîte contenait le charmant ras-de-cou en argent sur lequel Erzsébet s’était arrêtée un instant. « Merci pour les vêtements, princesse. » Secs, neufs, et qui lui allaient à la perfection. Une adorable attention qui lui allait réellement droit au cœur. Il niche son nez dans son cou avant de souffler, un sourire aux lèvres : « Tu peux prendre le lit, je prendrai la baignoire. » Sa manière à lui de s'excuser de s'être comporté comme un idiot, bien qu'il n'aurait pas pu deviner qu'elle le faisait simplement mariner un peu. Intérieurement, elle a dû bien rire, ceci dit.  
               


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Parchemin envoyé Dim 19 Juin - 20:29

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E
st-ce que l’idée d’être à lui lui déplaît ? En toute honnêteté, elle n’en sait rien. Elle ne sait pas s’ils seront capables de se relever après tant d’engagements, elle ne sait pas s’ils survivront à la séparation. Ne pas dire qu’elle l’aimait avait été une manière comme une autre de repousser l’évidence de l’attachement, ne pas toujours exprimer ce qu’elle ressentait était une façon de se protéger - en vain. Elle s’est refusée à répondre à son interrogation, préférant la considérer comme rhétorique, préférant l’envisager comme une simple provocation. Elle était fidèle, elle ne savait pas faire autrement mais sa fidélité à lui n’était que sa décision, elle n’avait jamais précisé qu’elle refusait de partager. Malgré tout, plus elle passait de temps à se perdre dans ses bras, moins elle se sentait apte à gérer une quelconque rivalité.

« Est-ce que je t’ai déjà dit à quel point je te trouve magnifique ? » lui demande-t-il en sortant. Il l’extirpe de ses pensées, la rappelle à la réalité d’un baiser furtif sur son épaule. Magnifique, vraiment ? Elle s’est toujours jugée bien moins belle que sa soeur aînée, bien moins charismatique que Circée. Ses yeux vairons l’avaient longtemps dérangée, tout comme le roux de ses cheveux durant une période, et Kenan avait lui-même terminé de lui filer des complexes. « J’imagine que les sentiments changent la perception.. » Les critiques répétées étaient encore gravées dans sa mémoire, sans qu’elle ne parvienne réellement à s’en défaire. La boîte attire son regard. Elle ne comprend pas bien ce qu’elle doit en faire. Elle n’ose pas la toucher, dans un premier temps, sans doute parce qu’elle a bien plus l’habitude d’offrir que de recevoir - en dehors de Malfoy qui avait le don de lui rapporter des pièces de collection. « C’est pour m’excuser de ne pas avoir compté ? » Il n’a pas à s’excuser. Elle n’a compté que pour une mauvaise raison. Elle n’a compté que par peur que le retard ne soit trop grand, trop significatif, qu’elle se retrouve dans une position inextricable.

Sissi ouvre finalement, un peu hésitante. Le ras de cou. Elle se sent idiote. Elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle était envieuse ou toute autre émotion de ce genre. Elle avait simplement contemplé le travail effectué, en outre magnifique. Et puis combien avait donc coûté cette petite chose ? Elle ne voulait pas le mettre dans une situation compliquée avec son père et, qui plus est, elle ignorait combien d’argent moldu les Rackharrow pouvaient posséder. « Je.. merci. » Très productif. Exprimant parfaitement l’étendue de ce qu’elle ressent. Vraiment, c’était très bien choisi, comme phrase ! Elle ne s’en sent que d’autant plus stupide. « Tu peux prendre le lit, je prendrai la baignoire. »

Elle pivote, elle referme ses bras autour de la nuque, cache son visage contre l’épaule. C’est tendre, ça n’a plus rien d’aguicheur, plus rien de provocateur. Journée éprouvante. Elle resserre un peu sa prise, profite de la proximité, autrement que dans un excès de passion, pour une fois. Elle reste un moment immobile puis décide de récupérer le pendentif magique de son autre collier afin de le faire fusionner avec celui que Kenan vient de lui offrir. Quelques formules latines plus tard, le bijoux finalisé se met à luire d’un reflet sombre. On est une joaillière ou on ne l’est pas, n’est-ce pas ? Elle l’attache habilement autour de son cou, la pierre demeurant éteinte malgré le contact de sa peau. « Je ne veux être avec personne d’autre, Kenan. Jamais. » Le choix ne leur appartient pas, cependant, et ils doivent bien vivre avec. Ils apprendront à évoluer, quitte à ce qu’elle n’épouse jamais personne, quitte à ce qu’elle demeure la maîtresse de l’ombre. Elle chasse cette folie de son esprit : elle ne peut pas faire cela, elle est la plus apte à transmettre le fourchelangue, elle est l’héritière directe de ce talent qui se dilue au fil des siècles. Les enfants possédant la faculté, dans sa lignée, étaient souvent ceux de ces représentants qui la possédaient également. La concentration magique devait être plus importante, elle ne savait pas trop, et ça n’était pas maintenant qu’elle pourrait poser la question. « Le noir te va toujours aussi bien. » Constat quand elle le détaille dans les vêtements neufs. Elle esquisse un sourire plein de malice à l’idée d’une soirée sans devoir se cacher, sans devoir angoisser que leurs parents leur tombe dessus - et puis, les restaurants ne devaient pas beaucoup tourner au coeur de Londres où tout s’écroulait sous les haines perpétuelles.

Et puis la vision se trouble. Ils n’ont pas mangé depuis combien de temps ? Ou c’est peut-être la crise de l’après-midi couplée aux exercices magiques qui ont arraché trop d’énergie à la jeune femme. Elle ne sait même pas comment elle s’est retrouvée accrochée à l’épaule de Kenan, le coeur au bord des lèvres, l’estomac noué. La centre lumineux du pendentif magique se met à battre au rythme du myocarde affolé par toutes ces émotions qui reviennent brusquement la submerger. Elle se met à murmurer tous les sortilèges évidents qu’elle connait dans l’ordre alphabétique inversé pour garder sa conscience à flot, pour ne pas se laisser gober par des peurs irrationnelles, par les souvenirs désagréables, par la mort de Ludwig, la torture de Circée, les reproches de sa mère, les déceptions de son père, l’ignorance du jeune Rackharrow. « Accio. » La baguette traverse la pièce et lui atterrit directement sur la tête. « Aïe ! » Ca avait au moins le mérite de remettre les idées en place, autant que ces dix dernières minutes à passer en revue toutes les formules qui lui revenaient spontanément en tête (et au final à peine le quart de ce qu’elle connaissait réellement). « .. J’ai une baguette bipolaire.. » Une petite moue craquante à l’attention de Kenan. Oui, tout à fait craquante.

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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 20 Juin - 10:36

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La question n’était pas rhétorique mais en l’absence obstinée de réponse, Kenan avait simplement haussé un sourcil en précisant qu’il prenait ça pour un « non ». Après tout, ça lui allait bien, comme ça. Leur situation était déjà assez compliquée à gérer, sur le plan émotionnel, sans qu’on ne vienne y ajouter d’autres protagonistes, selon lui.

« J’imagine que les sentiments changent la perception.. » Référence douloureuse à un passé que Kenan préférerait ne pas aborder. Mais pouvait-il lui en vouloir ? Il avait marqué sa jeunesse au feu rouge, d’une des pires manières qui soit. Bien qu’il essaie de se racheter une conduite, bien qu’il ait pris conscience de ses sentiments changeants à son égard, il ne pourrait jamais revenir en arrière. A moins qu’il n’arrive à mettre la main sur un retourneur de temps mais c’était peu probable. Et quand bien même, il ne pourrait jamais intervenir dans neuf ans de relation hautement désagréable. Sauf peut-être en agissant à la source. Mmh, l’idée mériterait d’être creusée si elle n’était pas si farfelue. Il valait sans doute mieux simplement assumer. Le mutisme et le regard triste du jeune homme devait suffire à traduire ses pensées, tandis que Sissi semblait elle-même perdue dans les siennes.

La demoiselle se retourne, finalement et se réfugie dans les bras du Rackharrow, nouant les siens autour de la nuque du sorcier. Pas d’empressement, pas de désirs ou de pensées déplacées. Juste une vague de tendresse quand il rapproche son visage de son cou.
Le ras-de-cou est modifié aux goûts de la sorcière qui lui attribue la pierre de son précédent collier. Kenan sourit en la regardant faire ; elle était de ceux qui semblaient réussir à peu près tout ce qu’ils entreprenaient, avec une facilité désarmante. Serdaigle jusqu’au bout des ongles. Elle n’a même pas besoin de son aide pour attacher le bijou, certainement bien plus habituée à ces manipulations que lui. Le jeune homme s’adosse à la fenêtre, le regard fixé sur la rouquine. « Je ne veux être avec personne d’autre, Kenan. Jamais. » En d’autres circonstances, il aurait certainement fanfaronné. Evidemment qu’elle ne voulait être avec personne d’autre puisqu’elle était avec lui. Voilà qui suffisait amplement, n’est-ce pas ? Mais en l’occurrence, la phrase a quelque chose de triste, de lugubre, même, d’une certaine façon. Elle n’a pas besoin qu’il lui répète qu’elle n’aura certainement pas le choix, qu’on ne risque pas de la laisser vivre une vie de solitaire aguerrie. Du moins le croit-il. Il voudrait lui dire qu’il comprend, qu’elle n’aura pas besoin de faire ce qu’elle ne souhaite pas. Il mentirait, il n’en fait rien. Il voudrait lui dire qu’il l’aime mais ce serait peut-être provoquer plus de mal que de bien et il se tait. Peut-être le regard parlera-t-il pour lui.

Elle aborde un sujet plus léger et il respire à nouveau. « Le noir te va toujours aussi bien. » « Le Rackharrow en moi, j’imagine ? » Son propre sourire répond à celui, malicieux, de la demoiselle. Ce dernier s’efface cependant, quand elle semble se perdre dans un murmure, indistinct de là où il se trouve. La pierre à son cou s’allume, alarme Kenan qui s’approche pour poser ses mains sur les épaules de Sissi. Froncement de sourcils sous l’incompréhension, sous la question qu’il a posée et qui reste en suspens, comme si elle ne l’avait pas entendue. Elle récite des noms de sorts, concentrée. Quelques minutes plus tard, la baguette blanche atterrit presque brutalement sur la tête de la sorcière et Kenan la rattrape avant qu’elle ne tombe au sol, tout comme Sissi constate : « .. J’ai une baguette bipolaire.. » La moue qu’elle lui retourne le fait fondre. Il retient un rire, dépose un baiser sur son front et lui remet sagement sa baguette dans la main. « Sois polie avec elle, il ne s’agirait pas de l’agacer. » Il contient un autre rire avant de s’emparer de la main libre de la jeune femme, d'y nouer leurs doigts. « Viens, allons manger. »

La salle est déjà bien remplie quand ils arrivent. Joliment décorée, elle n’équivaut pas les réceptions de haut standing qu’il peut y avoir à Londres mais elle a son propre charme et ne fait pas spécialement rustique pour autant. A la demande de Kenan, on leur propose une table un peu à l’écart du brouhaha ambiant. A peine installés que l’on remplit déjà leurs verres de champagne et que l’on disparaît pour les laisser choisir, cartes des menus posées devant eux. Kenan avale une gorgée d’alcool avant de faire remarquer : « Mmh, c’est une excellente idée, ce champagne, y’a pas à dire. En ayant l’estomac vide, en plus. Il vaut mieux être raisonnables avec ça… où on risque de finir on ne sait trop où, on ne sait trop comment. » L’idée l’amuse apparemment. Ils ne s’étaient jamais réellement vus sous l’emprise de l’alcool. Ni l’un, ni l’autre. Mais en ce qui concernait Kenan qui était déjà d’un naturel à se moquer complètement de ce que les autres pensaient de lui, autant dire que ça n’améliorait pas son cas et que les aberrations qu’il était capable de dire, ou de faire, allaient bon train. Non, sincèrement, il valait bien mieux se restreindre au strict minimum. Pourquoi avaient-ils laissé la bouteille au coin de la table, déjà ?    
             


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Parchemin envoyé Mar 21 Juin - 0:08

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

E
lle obtempère, il faut qu’elle mange, il faut qu’elle avale quelque chose avant de faire un malaise entre les bras du jeune homme. Ils rejoignent donc une salle décorée de façon charmante, sans avoir l’éclat des plus grandes réceptions londoniennes. Vivre dans un manoir ne rendait pas Sissi particulièrement difficile et elle appréciait tout autant les restaurants cosy que les quatre étoiles. La baguette ne la suivait pas, enfermée dans son sac, verrouillée dans la chambre ; autant se fondre dans la masse. Et lorsqu’on leur sert le champagne, elle fixe le liquide pétillant, silencieuse. Sérieusement ? « Mmh, c’est une excellente idée, ce champagne, y’a pas à dire. » Il avale une gorgée d’alcool tandis qu’elle relève les yeux vairons vers lui. « En ayant l’estomac vide, en plus. Il vaut mieux être raisonnables avec ça… où on risque de finir on ne sait trop où, on ne sait trop comment. » Elle esquisse un sourire à le voir bavarder ainsi, détendu, détaché de toute la noirceur des dernières semaines ou des dernières heures. Ils étaient loin du doloris, loin de la séance avortée d’Impardonnables. « Tu es en train de te demander de quoi j’ai l’air complètement ivre, je me trompe ? » Comme si elle lisait dans ses pensées, l’émeraude et l’or dans les deux océans clairs. Il ne ferait pas ce constat si ça n’était pas le cas.

« Est-ce que tu as conscience de ce que ça va nous coûter.. ? » souffle-t-elle, le nez sur le menu. Le champagne, c’était cher, et l’univers des moldus était moins bon marché pour des sorciers. Qui plus est, il était absolument hors de question qu’elle le laisse prendre en charge la totalité du séjour, ils n’étaient ni fiancés, ni mariés, à peine en couple depuis trois mois - Sissi n’était pas une croqueuse d’héritiers fortunés. Elle accepte toutefois de boire ce qui lui a été servi, inutile de gâcher, il était trop tard pour économiser de ce côté-là. « .. mais.. si nous reprenions où nous en étions.. ? » Question posée sur un ton malicieux peu avant que la cheville ne revienne jouer contre la jambe de Kenan. Elle glisse sur le tissu moins épais que celui du jean, remonte discrètement, sans que la jeune femme ne détourne le regard du sien. Vile aguicheuse laissant sur la flûte la trace de son rouge à lèvres.

« Kenan.. ? » Le prénom soufflé annonçant une question qu’elle n’est pas sûre de savoir formuler convenablement. « … Et si on commençait les projets fous ce soir .. ? » Ils s’étaient promis de faire des projets qu’ils ne réaliseraient jamais, quel meilleur endroit qu’un restaurant à des kilomètres de leurs familles ? Ils pourraient poursuivre leurs délires en remontant les escaliers, s’endormir des rêves plein la tête et de l’optimisme dans le coeur, au moins une fois, peut-être un peu enivrés par l’alcool. La cheville fait le chemin inverse, glisse vers le bas, joueuse. Une autre gorgée de champagne, sans cesser de le regarder, de détailler ses traits avec affection, les mémoriser comme s’il s’agissait de leur ultime soirée.

« Tu veux bien me parler de ta famille ? Ses origines, je veux dire. » Il ne pouvait pas la mener au Pays de Galles sans qu’elle n’en vienne à s’intéresser à ce qui fait d’un Rackharrow ce qu’il est. Avaient-ils renié leur passé, de la même manière que les Grimstone installés en Angleterre ? Elle ne pensait pas, leurs prénoms étaient souvent très significatifs, elle se souvenait vaguement avoir entendu qu’ils possédaient même encore une demeure ici. « Circée n’a jamais été très loquace sur ce sujet. » Peut-être parce qu’elle avait des regrets, ou vraisemblablement parce que tout cela soulevait des secrets dont elle n’avait pas le droit de parler mais cela, Sissi l’ignorait. Entre les deux meilleures amies, il n’y avait finalement que des sujets de surface, chacune préservant ses noires occupations, chacune taisant l’essentiel et le plus profond d’elle-même - est-ce qu’elles le savaient ? Sans doute pas. Si Erzsébet n’affirmait pas haut et fort chez Irvin qu’elle était adepte de la magie obscure, c’était pour ne pas qu’on la juge ou la materne inutilement, elle était toutefois partie du principe que Circée avait fini par le savoir. Si elle se trompait ? C’était probable. De façon identique, la brune ne s’étalait pas sur son nouvel emploi. Kenan en savait plus sur sa petite amie que celle qui avait partagé toute sa scolarité. Zabini avait fait obstacle plus ou moins volontairement sur ce point. Une Grimstone ne peut qu’avoir de blanches intentions. Tss.

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Parchemin envoyé Jeu 30 Juin - 10:19

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« Tu es en train de te demander de quoi j’ai l’air complètement ivre, je me trompe ? » Elle plante ses billes dans les siennes et récolte un sourire amusé, le verre suspendu au bord des lèvres. Sans y toucher, il le repose lentement. Les yeux demeurent immobiles, bien sagement, quand il murmure : « Je sais déjà de quoi tu as l’air complètement ivre, princesse. » Petit rire discret, quelques secondes, à peine. « Pas d’alcool, certes… » Il ne termine pas sa phrase, la suite est logique. Il l’a effectivement vue dans des états qui s’approchent de la sensation d’ivresse. A l’exception près que les effets négatifs, sur le moment ou au lendemain, n’apparaissent pas les mêmes. Pour peu qu’ils apparaissent tout court, d’ailleurs.

« Est-ce que tu as conscience de ce que ça va nous coûter.. ? » « Est-ce que tu insinues que je ne sais pas faire une addition ? » Un haussement de sourcils, un tantinet réprobateur, accompagne la question qu’il a formulée en réponse à la sienne. Instinctivement, puisque leur petit jeu ne les a réellement jamais quittés. Il ne semble pas inquiet outre mesure du montant de la note. Leur famille n’était certes pas richissime mais ils s’en sortaient. A y réfléchir, leurs finances se portaient sans doute plus mal que celle des Grimstone. Cela dit, l’avantage d’avoir un salaire sans avoir réellement de loyer à payer, ou de charges à prendre en considération, se trouvait bien là. Kenan n’avait pas la manie de Circée, il ne fréquentait, pour ainsi dire, jamais ces endroits dépravés où l’on vous pousse à gaspiller tout votre argent. Bien qu’il n’en sache rien, au sujet de sa sœur, cela dit. C’était mieux ainsi, Kenan n'aurait sans doute pas approuvé de tels comportements. Il avait donc ses propres économies. Et s’il n’en parlait pas à tout bout de champs, il n’avait pas à s’inquiéter d’une escapade ou deux.  

Douce tentation, discrète envie qui pointe quand la cheville remonte doucement. « Tu es vraiment incorrigible. » Un souffle, à peine audible, qui s’échappe tandis que les yeux scrutent et brûlent. Elle exagère, elle abuse sciemment et il a un mal fou à lui en vouloir. De toute manière, il a un mal fou à réfléchir, tout simplement. « Kenan.. ? » Sa voix le rappelle tendrement à la réalité. « … Et si on commençait les projets fous ce soir .. ? » L’idée le fait sourire, sincèrement. Ils s’amusent d’un rien, un peu comme des enfants. Sauf que leurs projets, le fait même d’en formuler, d’ailleurs, pouvaient leur nuire. Il n’y avait rien d’innocent dans cette démarche, rien d’enfantin dans l’envie de graver des souvenirs qui n’existeront jamais. Rien de léger, non plus. Une pointe d’amertume dans un acte désespéré. Et pourtant, il ne peut s’empêcher de sourire. « Tu as quelque chose de particulier en tête ? », susurre-t-il. « On peut projeter à peu près n’importe quoi… » Les yeux se relèvent pour se poser sur les perles hétérochromes. Le sourire s’est effacé pour laisser place à un air étrangement plus sérieux. Kenan glisse, déjà. Ils n’ont encore rien énoncé qu’il glisse déjà. Pure folie. « Alors, de quoi veux-tu que notre avenir soit fait ? » Les gestes, les actes ne sont pas les seuls interdits. Dans leur monde, les paroles étaient à peu près aussi dangereuses. De quelques mots, on pouvait tuer, on pouvait pactiser, on pouvait blesser. De quelques mots, on pouvait tracer un futur ou faire ressurgir le passé ; se détruire un peu plus ou se sauver.

Erzsébet lui demande de lui parler de sa famille. Il ne pouvait certainement pas y échapper puisqu’ils dînaient justement sur le berceau de ses origines et le serveur qui passe prendre leur commande n’interrompt pas vraiment la réflexion du jeune homme. Kenan formule un remerciement, léger, parce que lui-même déteste les clients impolis qui représentent plus de la majorité de ces derniers, du reste. Et il répond enfin à la jeune femme, après avoir avalé une petite gorgée de liquide. « Nos origines remontent à plus de trois siècles. J’ignore si ça ne fait même pas plus que ça. Certainement. Qu'importe... On a toujours été relativement discrets, c’est, hum… un trait de famille, si on peut dire. On n’a jamais réellement été projetés sur le devant de la scène, comme les Black ou les Lestrange, et c’est par choix. On fait profil bas, mais on est toujours quelque part, dans l’ombre. » Ce dernier point semble anodin. Il a pourtant une importance capitale et le mot n’a pas été choisi par hasard. Tout en discrétion. Kenan ne peut trop en révéler, il est cependant incapable de lui interdire un minimum d’informations. « Tu l’as remarqué, on n’est pas considérés comme tout à fait fréquentables. On a une longue histoire derrière nous et certains de mes ancêtres l’ont marquée plus ou moins… profondément. On a nos traditions, que l’on respecte de génération en génération. Et j’en ai déjà trop dit. » Un clin d’œil vient ponctuer sa dernière phrase. « Circée n’a jamais été loquace à ce sujet parce que nous n’avons pas à l’être. On nous éduque comme ça. Tu n’verras jamais un Rackharrow se pavaner en se vantant de ses origines. Même si on a inventé et découvert des trucs très sympa. » Il camoufle à peine son rire, un peu cynique. Sympa n’était peut-être pas le terme le plus approprié. Entre les sorts, plus tordus les uns que les autres, et les contrats… il y avait certainement un adjectif plus approprié. Glauque. Morbide. Lugubre. Par exemple. « On est entouré de beaucoup de secrets. Et de noirceur. Mmh, mais j’ai cru comprendre que c’était le cas de tes ancêtres, aussi… » Il avait abandonné la croyance collective depuis un bon mois. Erzsébet lui avait fait comprendre que Grimstone n’avait pas toujours rimé avec neutralité.              
             

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Parchemin envoyé Jeu 30 Juin - 19:19

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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

I
l sait de quoi elle a l’air complètement ivre. Il rit de sa remarque. Il sait, parce qu’il sait la faire sombrer dans une douce ivresse entre ses bras, dans les plaisirs interdits de leur folie commune. Il sait où poser les lèvres, il sait où souffler ses murmures, et la cheville suit le long de la jambe, dans une provocation indicible. Peut-être qu’il sait, mais elle aussi. « Est-ce que tu insinues que je ne sais pas faire une addition ? » Joute verbale sous fond de désir attisé. Ils ne cessent jamais ce jeu infernal d’oppositions, comme si s’aimer impliquait de s’arracher des vérités dérangeantes, de se pousser vers les retranchements, de sortir de l’ombre les instincts les plus noirs afin de vibrer sur la même note. Ils étaient ainsi, c’était leur manière de s’adapter à la nouveauté d’un couple improbable. « Je ne veux pas te ruiner. » Honnêteté criarde. Elle s’en voudrait qu’il se sente obligé d’être galant, de prendre sur lui le prix de la sortie. Elle s’en voudrait s’il prenait le rôle de l’amoureux convenable qui sort le porte-monnaie pour les conventions. Les doigts fins traînent sur le collier dans un geste pensif et presque tendre. Les cadeaux, elle connaissait, de sa famille, à ses anniversaires, à Noël ou de la part de Malfoy, toutefois il s’agissait là de sa première véritable histoire, vécue et consommée - elle découvrait des nuances de sentiments dont elle ignorait tout. Cet objet, si simple, si moldu, venait de prendre plus de valeur que n’importe laquelle des pierres précieuses de sa boutique. Il adhérait sans mal à la magie appliquée dessus, il était donc parfait.

« Alors, de quoi veux-tu que notre avenir soit fait ? » C’était dangereux, de s’autoriser à y penser. C’était comme se brûler volontairement à la chaleur d’un soleil de plomb, c’était se déchirer le coeur avec une conscience aiguisée des conséquences qui en découleraient. Ils plongeaient la tête la première dans la gueule béante d’un enfer intérieur. Ils se délectaient de l’interdit. « Je commencerais par t’épouser. » Sourire en coin. Les billes bicolores soufflaient mille déviances, montraient combien elle serait capable de poser ses lèvres sur chaque centimètre de l’épiderme du jeune homme, combien elle aimerait pouvoir affirmer au monde qu’il n’appartient qu’à elle, que nulle autre femme ne pouvait prétendre glisser son ombre dans sa vie - pire encore, combien elle désirerait n’être qu’à lui, ne respirer que par son impétuosité, son défis des règles et des conventions. « Dans une robe noire et blanche. » Contre les traditions. Sissi ne se voyait pas dans une sublime robe couleur de neige, elle ne se voyait pas lier son destin à un Rackharrow avec la pureté accrochée au voile. Ca n’était pas eux, ça ne serait jamais eux même si le destin décidait un jour de leur offrir un avenir. « .. Et j’apprendrais à te connaître, à aimer tes si nombreux défauts. A survivre à ton nom, aussi. » Sourire en coin plein d’ambiguïté. Il n’y avait que trop peu de femmes autour d’eux qui ne soient pas nées sous ce nom, comme si les épouses s’envolaient. Elle n’en savait pas les raisons mais aimer un Rackharrow semblait aussi risqué que défier un l’ordre de l’univers. De belles rêveries qui ne se concrétiseraient pas, seulement loin de tout, ils se permettaient les espoirs, les projets, les doigts dans l’engrenage de leur amour - piège sans sortie de secours. Elle voudrait faire de lui l’homme le plus heureux qui soit mais elle ne le pouvait pas.

Le serveur vient prendre leur commande. Elle opte pour un plat qui lui semble bien complexe, quoiqu’apparemment léger. Des légumes, ça ne risquait pas de la faire grossir. Sucré-salé, quelle idée ? Pourquoi pas. Politesse irréprochable et sourire chaleureux. Les Grimstone restaient à cheval sur l’éducation et le comportement en société. « Nos origines remontent à plus de trois siècles. » Elle écoute, elle est attentive. La discrétion comme trait de famille. C’est indéniable. Ils n’étaient connus que par ceux qui cherchaient des options.. plutôt radicales. Qui voulait vraiment tenter le Videntraille ? « Tu l’as remarqué, on n’est pas considérés comme tout à fait fréquentables. » De part la réaction de ses parents la toute première fois, elle avait compris qu’ils craignaient l’influence de ce nom, préjugé mal placé selon Erzsébet. Ca n’était pas parce qu’ils niaient leurs propres ancêtres qu’ils étaient plus fréquentables. « On a nos traditions, que l’on respecte de génération en génération. Et j’en ai déjà trop dit. » Il a un clin d’oeil. Elle a la réflexion au fond des yeux, détaillant Kenan avec attention. « Vous avez un secret de famille. » Ca tombe tel une évidence. Une plume légère qui balaye la brume. Ils ont une tradition qu’ils respectent, dont ils ne parlent pas et qui se transmet. C’est ce qu’elle comprend du discours du jeune homme. « On est entouré de beaucoup de secrets. Et de noirceur. Mmh, mais j’ai cru comprendre que c’était le cas de tes ancêtres, aussi… » Une noirceur qui l’attire, si elle affirmait le contraire, elle mentirait. Elle ne comptait cependant pas gratter sous la surface, ça leur appartenait, elle n’avait pas à y mettre le nez. « Grimstone n’a rien de norvégien, tu en conviendras. » La conversation a pris un biais étrangement sérieux, elle a presque la sensation d’un besoin d’échange, de connaissance des origines de l’autre pour imaginer ce que donnerait le mélange, ce que serait leur vie sans les contraintes actuelles. Il lui a dévoilé ce que soufflait son héritage, c’était à son tour. « Ma mère est une comtesse. Elle a épousé mon père parce que la lignée des Karolyi s’éteignait. Et avec ça, elle a rencontré des ancêtres un brin déviants. » Juste un brin. On pouvait remonter loin, croisant des origines folles au travers des branches, liées parfois à des familles de pays en guerre, sans que cela ne pose problème. « Le fourchelangue était un héritage qu’on s’est efforcés de préserver durant des siècles.. à n’importe quel prix, comme l’amour de la connaissance. Si tu te pointais dans un pays de l’est en soufflant notre nom, on te regarderait sans doute de travers en craignant que tu traînes un Basilic dans tes valises. » Rire léger. La différence entre les références anglaises et les souvenirs qu’on en avait au-delà des frontières s’apparentait à un gouffre. « On n’était pas comme les Flamel à créer des pierres superbes pour vivre longtemps. C’était plus.. comme arracher des mains de la mort les réalités les plus inavouables. Savoir à n’importe quel prix. Un Grimstone tait ce qu’il sait, garde ses mystères mais les vend à prix d’or. » D’où leur fortune. Soren avait une entreprise dont on se demandait toujours quels étaient les objectifs, il savait faire prospérer n’importe quelle boutique, il avait le charisme et le business dans le sang. Il cachait cependant des collections d’ouvrages à faire pâlir les âmes innocentes. « En contrepartie on aurait pu vendre notre âme. Certains sont morts pour ça.. et mon arrière-arrière-grand-père a décidé de mettre fin à ce carnage. On a fait des alliances plus saines et on est partis renouveler le sang. Ma famille a tourné la page des excès. » Le lèvres goûtent à nouveau au liquide doré. Monsieur Grimstone Senior aurait tendance à dire que ça n’était pas tout à fait réussi, il y avait toujours des traces en eux de ce passé, notamment dans leur manière de tout sacrifier à leur famille - ou, pire encore, de ne pouvoir se défaire de l’attraction du savoir. La parfaite Ekaterina elle-même déterrait des mystères : archéomage, c’était suivre une tradition à sa façon. « C’est un peu raté avec moi. » Constat un brin amer. Elle a le don, la soif de connaître, les excès et la noirceur avide dans un cocktail explosif. « J’te rassure, on faisait quand même moins peur que les Rackharrow. » Humour ramené de nulle part pour ne pas plomber l’atmosphère.

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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



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Elle affirme qu’elle commencerait par l’épouser, s’ils avaient le choix d’un avenir à tracer d’eux-mêmes. Il déglutit tandis que le bleu des yeux se pose sur la commissure des lèvres, remontée en un sourire en coin qu’il a du mal à définir, quelque part entre provocation et folie, peut-être. Il mentirait s’il n’admettait pas que l’idée l’obsédait, lui aussi. Il ne s’attendait toutefois pas à ce que la réciproque soit vraie, moins encore à ce qu’elle soit ainsi explicitement formulée. Il n’est pas bien sûr que l’idée soit bonne, il imagine déjà une Sissi insupportée, ressemblant étrangement à celle aux traits plus enfantins qu’il avait connue plus tôt. Impossible de ne pas arquer un sourcil. « Tu crois vraiment que tu me supporterais, tous les jours, toute l’année, sur toute une vie ? » Le sourire mutin est désormais partagé. Celui de Kenan semble traduire le fait qu’il en doute, sérieusement ou ironiquement, comme s’il ne lui était pas nécessaire de s’exclamer “pas si sûr !”. Mais elle continue déjà en s’imaginant dans une robe blanche et noire. Et, forcément, il ne peut s’empêcher de se la dépeindre mentalement. Hors des conventions, comme à leur habitude, décalés par rapport au monde. Uniques. Elle serait parfaite, dans sa robe imaginaire, il en est convaincu. « Une excellente idée pour mener nos parents jusqu’à la syncope. » A l’autre bout de la table, les doigts du jeune homme jouent distraitement avec la main d’Erzsébet. Il se perd un instant dans cet ailleurs, avant de la regarder à nouveau, un sourire de retour sur les lèvres fines. « Tu as raison, ce serait trop contradictoire de te marier en blanc. Et le noir te va si bien. » Coup d’œil entendu qui appuie légèrement sur la tenue qu’elle porte ce soir. Qui s’attarde malgré lui sur la fermeture éclair, un peu trop en vue. « Quoi d’autre ? » Kenan semble absorbé par sa contemplation, mais il reste particulièrement attentif à ce qu’elle lui dit. L’impolitesse de sa manière de la dévisager ne le frôle même pas. Après tout, elle s’amuse bien d’une cheville trop peu à sa place. « .. Et j’apprendrais à te connaître, à aimer tes si nombreux défauts. A survivre à ton nom, aussi. » Son sérieux lui fait relever le nez et il peine à contenir le rire qui remonte dans sa gorge. Il ignore si c’est le fait qu’elle ait remarqué le manque de femmes dans l’entourage des Rackharrow qui lui a fait ajouter cette fin de phrase. Kenan penche légèrement la tête sur le côté, rieur, sur le dos d’un sujet pourtant presque sinistre, tandis qu’il commente : « La plupart des futures épouses ne font pas attention à ce détail, pourtant. » Il a un ton léger, complètement déplacé. « Ou alors, c’est qu’on ne leur laisse pas le choix… ? » Pause de quelques secondes avant de reprendre : « C’est bien. Je pourrai donc envisager de te garder à mes côtés de longues années… Enfin si tu parviens réellement à aimer mes si nombreux défauts. » Son ton traduit toutefois un “je ne vois absolument pas de quels défauts tu me parles”, presque comique, tandis qu’il appuie bien franchement sur le mot “si”. Blessé dans son ego ? Non, juste une touche humoristique pour dédramatiser l’image sordide qu’on pourrait se faire de sa famille.

« Grimstone n’a rien de norvégien, tu en conviendras. Ma mère est une comtesse. Elle a épousé mon père parce que la lignée des Karolyi s’éteignait. Et avec ça, elle a rencontré des ancêtres un brin déviants. » Un petit rire, contenu, lui échappe. Madame Grimstone, née Karolyi, a dû être absolument ravie de cette découverte et que sa fille s’acoquine d’une famille aux traditions inconnues, à la réputation décriée, elle devait littéralement être aux anges.
Comme l’élève attentif qu’il n’a jamais été, Kenan boit sagement les paroles de la demoiselle. Étrangement, l’intérêt qu’il porte à ces informations nouvelles n’est pas feint. Il s’imprègne, cherche à comprendre ce qui a poussé la jeune femme dans un chemin de noirceurs dont elle est, aujourd’hui, bien incapable de s’éloigner. « Ma famille a tourné la page des excès. » Un sourire en coin et, comme si elle lisait dans ses pensées, elle confirme : « C’est un peu raté avec moi. » Là où il ne voit aucun problème, il semble toutefois déceler une touche d’amertume dans son expression. Était-elle déçue d’être différente ? De s’éloigner des décisions familiales, peut-être malgré elle ? Portait-elle le poids de la culpabilité sur ses épaules ? Lui reprochait-on sa différence, ses excès, son intérêt trop marqué ? La magie noire était risquée, il en allait sans dire. Mais Kenan le lui avait déjà confié, il ne serait pas celui qui la guiderait loin de l’obscurité envahissante d’un monde trop dangereux. Malgré lui, il ne pouvait que l’y attirer, plus profondément encore. Il avait appris à vivre avec et elle avait certainement fait de même. Elle se nourrissait de cette incessante envie d’apprendre, d’en connaître toujours plus. Et s’il était bien plus discret, à ce sujet, même avec elle, ils se ressemblaient plus qu’on ne le croirait. « J’te rassure, on faisait quand même moins peur que les Rackharrow. » « Mais on ne faisait pas peur ! », proteste-t-il, sur le même ton.

« Cette vision de notre avenir me plaît bien », il souligne en prenant appui sur le dossier de sa chaise. Ils semblent converser naturellement, comme on s’extasierait devant le beau temps des jours derniers. Toutefois ils n’étaient pas dupes, ils étaient conscients de l’impact que ça pourrait avoir sur leur psychologie. « Si tu survis en tant que madame Rackharrow… » il médite un instant. L’idée est complétement décalée et le fait sourire. Il l’observe, se dit qu’elle ferait effectivement une parfaite Rackharrow. « … Mmh. Correction. On enlève le “si”. Pas comme si tu avais vraiment le choix. » Le sourire s’étire, comme il capture les doigts de la sorcière dans les siens et les porte à ses lèvres. Il relève les yeux et souffle : « Combien d’enfants ? » L’indécente provocation à l’encontre de la société, de leur héritage, avait-elle seulement une fin ?                
         
             

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

L
e supporterait-elle chaque jour de l’année ? Pourrait-elle respirer chaque heure au rythme de son monde ? Il semble douter de sa faculté à vivre auprès de lui sans vouloir l’écarter, l’éliminer ou divorcer. Il ignore l’étendue de ce qu’elle ressent. Il ne se rend peut-être pas compte de la manière dont elle l’aime. La main dans la sienne, elle ne parvient pas à freiner les images qui naissent spontanément, de ces rêves interdits qu’ils forgent, contre les conventions et la logique. Ils changeaient leur couple éphémère en quelque chose d’infiniment plus palpable. C’était eux deux contre le monde entier tant qu’un nom ne serait pas prononcé. « Tu as raison, ce serait trop contradictoire de te marier en blanc. Et le noir te va si bien. » Le regard s’attarde sur la fermeture du décolleté, il semble s’y perdre quelques seconde et, mutine, elle laisse ses doigts la descendre, à peine, jeu tendu dans un lieu où les curieux pourraient percevoir le fond de leurs désirs. Le manque de femmes dans l’existence des Rackharrow est effectivement la raison qui la pousse à finir ainsi sa phrase, et s’il contient son rire, elle en perçoit toutes les teintes, face à ce visage qui se penche, face à ces lèvres qui remontent en un sourire. « La plupart des futures épouses ne font pas attention à ce détail, pourtant. » Elle n’est pas la plupart des futures épouses parce qu’elle n’en est tout simplement pas une. Elle serait un choix comme il serait le sien si leur sang n’était pas pur, si les conventions ne leur demandaient rien. Elle serait une histoire d’amour inattendue et brûlante dans l’obscurité de deux âmes tachées de l’encre de leurs actes. Elle serait libre de se défendre et d’exister, si seulement le promis n’était pas voué à un destin plus grand, à une alliance plus profitable, dans l’ombre. « Ou alors, c’est qu’on ne leur laisse pas le choix… ? » A son tour d’offrir un sourire, bien plus énigmatique, les yeux dans les yeux. « Même pas peur. » souffle-t-elle avant qu’il n’affirme pouvoir envisager de la garder de nombreuses années. Tragique impossibilité dont ils se rient. C’est cela, ils se rient du danger de ces coeurs enflammés.

« Cette vision de notre avenir me plaît bien » Elle a senti le rose lui monter aux joues quand il s’est adossé à la chaise. « Si tu survis en tant que madame Rackharrow… » C’est une impression étrange. Il l’a prononcé comme si c’était logique, comme si c’était seulement envisageable. Grimstone ne s’accordait pas avec Rackharrow. Grimstone rimait plus avec les valeurs des Flamel, avec le marché des Spudmore, avec la bonté des Weasley. Grimstone rimait avec l’absence de choix, avec le commerce, pouvait se murmurer près de noms comme Ollivander. Il y avait, au-delà de la frontière, des identités plus noires qui signaient des contrats, mais ici, en Angleterre, on n’avait pas cette vision là. C’était idyllique. Sa façon d’agir était aussi tendre que passionnée et elle n’aurait voulu être nulle part ailleurs dans le monde, à cet instant précis, parce que l’infernal gamin capricieux lui apparaissait autrement. « Combien d’enfants ? »

Il a brisé la magie de l’instant. Elle est devenue pâle et la lueur violette du collier s’est faite intense, pour combler, pour avaler, pour effacer. La gorge nouée, elle marmonne. « Je.. je reviens. » Elle échappe à ses doigts, elle échappe à son contact et fuit vers les toilettes où elle cherche l’air, appuyée contre la porte, la respiration trop courte. Combien d’enfants ? Elle aurait voulu lui dire qu’ils en auraient tant qu’il en voudrait, elle aurait aimé pouvoir lui faire miroiter une foule de contraintes, de jeux absurdes et d’apprentissages entourés de mini-lui, pourtant tout est resté au fond de son estomac, tout est verrouillé. Elle ne lui a toujours pas dit les nuits de terreur à prier pour que le retard ne soit que psychologique. Elle a caché son angoisse, il y a plusieurs jours déjà, prétendant n’avoir rien de préoccupant en tête. Elle n’a pas voulu l’affoler alors que sa famille se reconstruisait, se remettait du décès de la mère de Sileas, de la folie de Circée. Elle a gardé ses larmes pour elle, a étouffé toute sensibilité pour mettre de côté ses peurs. Tout va bien, litanie mentale qu’elle fait tourner en boucle.

Sissi ne réapparaît que cinq interminables minutes plus tard, feignant la décontraction alors qu’il est évident que le maquillage avait été réajusté, alors qu’elle s’était rincée le visage pour se remettre les idées en place. « Quatre. » La réponse à son interrogation. Quatre enfants. Elle ne ment pas, elle est d’une sincérité alarmante. Au fond du regard bicolore, il y a un manque, presque une déception. Elle retrouve la main masculine après que les plats aient été servis. Ca a le mérite de sentir bon. La rousse ne pourra rien avaler sans avoir formulé ce qu’elle a sur le coeur. « Je.. j’ai passé presque trois semaines à trembler, Kenan. » Les mots manquent. Il n’y a pas de meilleure manière pour avouer cela, pour rendre les choses moins violentes ou désagréables. « J’ai pas voulu t’embêter parce que ta famille a des problèmes, que ta priorité devait être Circée mais j’ai bien cru que.. » Les yeux se détournent et les doigts pressent un peu plus fort ceux du sorcier. « Tu m’aurais abandonnée si j’avais vraiment été enceinte.. ? » Il y a l’urgence dans le ton, une drôle de détresse, alors que le reste de son corps simule un calme inquiétant. Le collier brille toujours légèrement, sans parvenir à contenir toutes ces émotions qui se bousculent. « Je te promets que je ne veux pas te faire un enfant illégitime ou .. ou te forcer à quoique ce soit.. j’essaye de faire tout ce qu’il faut pour ne pas .. j’veux pas faire honte à ton père.. » La conversation délicieuse tourne au cauchemar. Elle hyperventile presque, maintenant. L’idée seule qu’Irvin puisse apprendre une telle chose lui fait plus peur que Voldemort lui-même, mort ou vif. L’honneur de sa lignée devait lui tenir à coeur : on ne devient pas Mangemort sans idéaux tranchés.

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Parchemin envoyé Dim 3 Juil - 16:59

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Mmh, il avait peut-être dépassé la limite ? Il l’a vue blêmir, à la question qu’il n’aurait peut-être pas dû poser. Et la pierre qui s’est mise à briller. Il n’était pas forcément le plus fin des observateurs mais la lueur s’était faite tellement flagrante qu’il aurait fallu être aveugle pour ne pas la remarquer. Kenan se mord la langue alors qu’elle se lève et marmonne un : « Je.. je reviens. » avant de s’éclipser. Il n’a même pas le temps de la retenir, et, finalement, à bien y réfléchir, il valait peut-être mieux qu’il s’en garde. Le temps semble se figer et refuser de passer, alors que Kenan tapote nerveusement sur le bord de la table. La première minute, il la décompte dans sa tête, tendu, tentant de calmer la pression qui vient juste de s’installer en lui. Les quatre autres, il n’en a pas la patience. Il hésite à se lever, à aller voir si tout va bien et à l’instant où il recule sa chaise, décision prise, Sissi réapparaît et il respire de nouveau.

Le regard s’attarde sur les traits du visage, savamment recomposés après avoir craqués, il le savait pour l’avoir vue faire. Et les sourcils se froncent, plus inquiets que désapprobateurs. « Quatre. » Mais la réponse vient de nulle part et n’apaise pas une seule seconde. Il en a même oublié sa question, qui lui semble bien loin d’avoir une quelconque importance, à l'instant. Quelque chose ne va pas. Et si la demoiselle a brillamment réussi à le lui cacher pendant tout ce temps, elle le rendait désormais visible. Et l’angoisse s’insinue doucement. Il la suit du regard, alors qu’elle s’assoit, qu’elle pose sa main sur la sienne. « Erzsébet… » Sa voix n’est qu’un souffle, il en oublie complètement qu’ils sont au restaurant, et les plats posés enfin devant eux ne le fait pas réagir le moins du monde. « Parle-moi. » Une demande, une supplication, presque. La voir ainsi lui est littéralement insupportable. « Je.. j’ai passé presque trois semaines à trembler, Kenan. » Il se raidit, elle le sent certainement sous ses doigts. Mais ses yeux l’encouragent à continuer. « J’ai pas voulu t’embêter parce que ta famille a des problèmes, que ta priorité devait être Circée mais j’ai bien cru que.. » Elle fuit son regard, fait involontairement grimper la pression d’un ou deux crans. Elle ne voit donc pas qu’il lève les yeux au ciel et s’il est sur le point de lui faire remarquer qu’elle ne l’embête pas, malgré les problèmes familiaux, malgré Circée, qu’elle est à peu près aussi prioritaire que sa sœur, elle lui coupe l’herbe sous les pieds. « Tu m’aurais abandonnée si j’avais vraiment été enceinte.. ? » Il aurait eu quelque chose dans la bouche qu’il se serait étouffé avec. Il aurait eu quelque chose dans la main qu’il l’aurait sans doute involontairement brisé. Le plus affolant était peut-être le manque d’expression sur son visage : pas de mâchoire qui se décroche, pas de sourcils qui se lèvent, pas de sourire, certainement pas. Il est juste complètement impassible, ce qui ne lui ressemble absolument pas. En fait, il a cessé de respirer et ce, pendant de longues secondes. Il rétorque toujours. Ce n’est pas son genre de la laisser monologuer, il faut toujours qu’il ajoute son grain de sel partout. Mais là, il est terriblement peu lui-même. A tel point qu’elle rajoute : « Je te promets que je ne veux pas te faire un enfant illégitime ou .. ou te forcer à quoique ce soit.. j’essaye de faire tout ce qu’il faut pour ne pas .. j’veux pas faire honte à ton père.. » La main de Kenan se tend par-dessus la table et se pose sous le menton de la jeune femme. Il y a de la nourriture ? Des gens autour ? Il n’a pas l’air de l’avoir remarqué. Son attention est rivée sur elle. Sur ses mots, qui, doucement, font leur chemin jusqu’au cerveau, encore un peu embrumé.

« Merde, Erzsébet, arrête de tout le temps penser aux autres. » Ce n’était pas tout à fait ce qu’il envisageait de lui dire en premier mais c’est sorti tout seul. Il se rattrape, cherchant son regard du sien. « Qu’est-ce que tu crois, au juste ? Que je ne suis pas sérieux, avec toi ? Que je sors les premières conneries qui me viennent en tête quand on parle d’imaginer notre avenir ensemble ? » Le ton est peut-être un peu dur, sec, mais le regard est doux, cependant. Et il n’a pas quitté les yeux vairons de la rouquine. « Il faut être deux pour faire un enfant… et faut vraiment que j’me remette en question si je te donne l’impression de me forcer. » Il sait, pourtant, que ce n’est pas ce qu’elle a voulu dire. Certainement bien loin de là. Mais il a retrouvé son sourire en coin, il se veut rassurant dans cette ébauche de plaisanterie. Les doigts s’emmêlent presque de leur propre volonté. « Tu crois vraiment que je t’aurais abandonnée ? » Elle lui posait une question rhétorique ou elle craignait réellement qu’il ne la jette s’il apprenait une telle nouvelle ? Quelque part, la deuxième solution le blesserait. Kenan n’était pas un exemple de vertus. Il avait de trop nombreux défauts et s’il le prenait sur la note de l’humour, la plupart du temps, il en était cependant conscient. Malgré tout, la lâcheté n’était pas dans son caractère. En attestait sans doute son ancienne maison, entre autres choses. Il ferme les yeux quelques instants, comme pour se reprendre. « Il y a encore des choses que tu ne sais pas forcément à mon sujet. Alors laisse-moi t’éclairer : je ne suis pas un menteur, ni un lâche ; j’assume, même quand c’est grave. J’suis pas du genre à fuir mes responsabilités malgré l’image que je peux véhiculer. » Les doigts reviennent se poser sur la joue, y glissent gentiment. « Rassurée ? »          

             

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Parchemin envoyé Dim 3 Juil - 22:38

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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

S
issi ne pense pas aux autres, elle pense aux conséquences. Elle ne pense pas généreusement à Circée, elle a pensé à ne pas priver Kenan de sa soeur. Elle ne s’est pas mise à vouloir sauver l’honneur des Rackharrow au prix de sa vie, elle a pensé à ce qu’Irvin lui ferait si elle se retrouvait enceinte de son fils. Elle n’a pas été une sage petite fille pleine de bonnes intentions, elle a eu peur. Est-ce qu’Irvin était capable de la scalper ? Ou de la donner à manger à un Cerbère ? Est-ce qu’il pourrait lui faire subir un doloris pire que celui qui avait fait perdre la tête à Circée ? Est-ce qu’il avait une cave où il pouvait enfermer toutes les inconscientes un jour tombées amoureuses de Kenan ? Stop. Il fallait qu’elle cesse de trembler de la sorte. Il fallait qu’elle respire parce qu’elle avait fait ce qui était nécessaire, elle avait simplement subi de trop hauts niveaux de stress, elle pouvait se détendre un peu. Il ne restait qu’à espérer ne pas subir les foudres du garçon, maintenant. « Qu’est-ce que tu crois, au juste ? Que je ne suis pas sérieux, avec toi ? Que je sors les premières conneries qui me viennent en tête quand on parle d’imaginer notre avenir ensemble ? » Elle n’en sait rien. C’est différent d’imaginer construire sa vie avec une personne et devoir le faire, derrière, forcé et contraint parce que la fille en question est une petite idiote qui ne sait pas régler un problème. « Il faut être deux pour faire un enfant… et faut vraiment que j’me remette en question si je te donne l’impression de me forcer. »

Il faut effectivement être deux mais un homme peut choisir de se détourner de la grossesse, une femme doit faire un deuil. Est-ce qu’elle aurait été capable de se défaire de ce rêve ? Non. Elle est persuadée que non. « Tu crois vraiment que je t’aurais abandonnée ? » « Oui. » C’est tombé doucement. « N’importe quel homme le devrait. » N’importe quel homme un tant soit peu sensé qui voudrait protéger son nom et sa lignée. Il ne devait rien sacrifier à leur amour irréfléchi.

Il ne fuit pas ses responsabilités, il le lui a déjà affirmé, la scène semble se rejouer, pourtant quelque chose la bloque et ça n’est en rien du fait de Kenan. Ca la ronge, lentement, cette foutue culpabilité. Il a fait ce qu’il fallait pour la faire sourire, pour alléger son coeur, il y est souvent arrivé. Et puis elle a réalisé. Elle a pris un électrochoc. Plutôt que de répondre, elle s’est forcée à manger. Elle a grignoté, plus exactement, le regard dans le vague, cherchant à retrouver la légèreté ressentie lorsqu’il lui a offert le collier.

« J’ai regretté. » C’est à peine audible. Elle sait qu’elle doit être honnête, que c’est la base d’un couple aussi éphémère soit-il. Elle sait que se mentir ne fera que lui plonger la tête dans l’eau, ne fera que la noyer. « J’ai eu peur pendant tout ce temps, j’ai prié tous les dieux pour que ça n’arrive pas et quand.. » Le champagne est descendu, en dernier recours. Elle a terminé sa coupe, d’un trait. Elle se sent pitoyable, elle se sent indigne de lui, elle se sent surtout profondément idiote. Ca va lui passer ; Sissi est ainsi, elle est faite de paradoxes, d’instants d’assurance et de failles profondes. L’alcool était une forme de fuite découverte avec Jonah, elle y avait trouvé une vertu cependant : il aidait à surmonter l’angoisse. « J’ai ressenti ce vide.. on est parfaitement incapables d’élever un enfant et c’est idiot d’espérer le contraire mais j’ai regretté. » Les billes bicolores se sont enfin relevées pour croiser les yeux clairs du jeune homme. Elle lui avait jeté des je t’aime au visage, elle lui avait sifflé de douces promesses, offerts de savoureuses folies mais il n’existait aucun autre moyen pour évoquer la profondeur de l’attachement - si nouveau pour elle. Il n’y avait pas de plus grande preuve de son envie de partager un peu de sa vie que désirer un enfant qui lui aurait coûté sa tête et des tourments infinis. Soren était patient, elle ne doutait toutefois pas qu’il fasse preuve d’inventivité en matières de punitions, de même pour Irvin. « Tu sais.. ma soeur a un fils et je suis incapable de l’approcher plus de quelques secondes.. » Dragomir n’était pas le petit garçon le plus connu de la société sorcière, en tant que Flamel il ne sortait pas du manoir Grimstone et les grands-parents mettaient un point d’honneur à le protéger de tout. « .. Tu m’aimes quand même ou tu vas te mettre à faire une soudaine allergie à ma peau ? » Il pourrait bien rétorquer ce qu’il voudrait, elle était certaine que la prochaine nuit ensemble ne se passerait pas avant des mois, si tant est qu’il ne se retrouve pas fiancé d’ici là.  

Sissi : #477C64
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 5 Juil - 19:41

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Les sourcils se froncent quand elle affirme doucement qu’effectivement, elle pensait qu’il l’aurait abandonnée s’il avait appris qu’elle portait son enfant. La première réaction, de son côté, sans doute cette vague de peine qui s’empare de ses poumons. Puis elle souffle : « N’importe quel homme le devrait. » comme pour s’expliquer, comme pour justifier sa pensée. Et quelque part, au fond de lui, il était conscient qu’elle n’avait pas tort. Qu’un enfant illégitime, s’il devait venir au monde, ne devrait pas peser sur le dos du père qui risquerait de mettre en défaut sa lignée. Parce que leur société est ainsi faite. Et, peut-être parce qu’il n’est pas n’importe quel homme, ou peut-être simplement parce qu’il est encore trop jeune pour prendre conscience de l’impact que ça pourrait avoir sur son avenir, sur sa famille – Erzsébet est, à bien des niveaux, plus mature que lui – il sourit. « Tu as raison… » Le regard bleu cherche celui de la sorcière et, le plus sérieusement du monde, il ajoute : « … mais disons que je suis trop impulsif. » Ça expliquerait des actions irréfléchies, précipitées, n’est-ce pas ? Ça la déchargerait peut-être d’une partie de la culpabilité, d’avoir cette impression de le forcer à mettre les pieds dans un monde qu’il ne souhaite peut-être vivre quand dans leur imaginaire commun. Sans le concrétiser. Bien que ce ne soit pas le cas.

« J’ai eu peur pendant tout ce temps, j’ai prié tous les dieux pour que ça n’arrive pas et quand.. » Le début ne le surprend pas, il tombe sous le sens. Leur idylle n’était viable que parce que rien ne les retenait vraiment l’un à l’autre, si ce n’était leurs sentiments, en somme. Ajoutez quelques données nouvelles, un bébé, par exemple, à l’équation, et voilà que tout prenait une tournure différente. Une tournure qu’ils ne pourraient pas assumer. Une tournure qui ferait de leur monde un enfer. Qui les rendrait indignes. Qui les propulserait dans un univers de déchéance où leur vie serait peut-être bien fichue. Et pourtant elle se fige, un instant, et elle continue. « J’ai ressenti ce vide.. on est parfaitement incapables d’élever un enfant et c’est idiot d’espérer le contraire mais j’ai regretté. » Elle continue et le souffle du jeune homme se coupe, une nouvelle fois, comme s’il était incapable de gérer les deux informations en même temps : ce qu’elle lui dit et comment respirer. Il se noie. Dans pas grand-chose, dans une simple petite phrase qui veut dire un peu trop. Dans un détail qui lui paraît pourtant gigantesque. Parce qu’entre lui demander, un sourire en coin, combien d’enfants elle voudrait avoir et l’entendre dire, aussi sérieusement, qu’elle avait regretté ne pas réellement être enceinte, il y avait un océan. Il voudrait pouvoir lui dire qu’elle ne devrait pas regretter. « Ce serait de la folie », souffle-t-il. Malgré le ton grave, il ne peut empêcher le sourire de flotter sur ses lèvres. « Je ne suis même pas sûr que mon père accepte de me laisser porter son nom après un tel affront. » C’est rieur, certes, mais la phrase est on ne peut plus sérieuse. Irvin avait ses limites et s’il tolérait la plupart des déboires de ses enfants, il serait peut-être capable de le déshériter, malgré tout l’amour qu’il portait à son fils. « Ils peuvent encore compter sur Oncle Alastar pour engendrer un héritier… » Mais l’air amusé ne fait que camoufler une réalité crue. Et il finit par hausser les épaules, ce gamin impertinent qui a encore tant à apprendre. « Mais tout se reconstruit, tu sais… » Sous-entendu : il ne changerait pas d’avis pour autant, il ne comptait pas l’abandonner si un jour elle lui apprenait être enceinte, il ne comptait même pas l’inciter à ne pas mettre ce bébé au monde. Sous-entendu : on peut bien partir, ailleurs, et trouver de quoi se construire une vie. Loin d’ici. Du côté moldu, même, s’il le faut. Folie pour folie, n’est-ce pas ? « Ou alors… ma famille fera si peu confiance à mon oncle, à ce niveau, qu’ils orchestreront nos fiançailles aussi vite que possible. Mmh, ça peut être un bon moyen de pression. » Et en lui lançant un clin d’œil : « Ne dis pas que j’ai dit ça, hein. »

C’était étrange de la voir lui dévoiler des détails sur sa vie, sur sa famille. Ils n’avaient jamais été, l’un pour l’autre, que les garnements qui ne pouvaient se supporter. Apprendre que sa sœur avait un fils l’avait momentanément surpris. C’est qu’elle ne devait sans doute pas se pavaner avec le petit, à la moindre occasion. Et puis, à bien y réfléchir, il se souvient de sa courte visite chez les Grimstone. Du jouet dans l’escalier et des éclats de voix, un peu trop aigus, un peu trop enfantins. Il n’y avait juste pas prêté assez d’attention sur le moment. « .. Tu m’aimes quand même ou tu vas te mettre à faire une soudaine allergie à ma peau ? » La fourchette vient pousser distraitement une pomme de terre. Étrangement, il n’a pas touché à son plat depuis qu’il a été posé devant lui, et la faim ne le titille pas spécialement. Sans rien avaler, il relève les yeux pour lui sourire, et répondre : « Je t’aime. » Peut-être est-ce le sérieux qui s’incruste dans le ton. Ou le yeux qui ne décrochent pas. Ou simplement le fait qu’ils évitent tout de même de le dire si clairement, si naturellement. « Mais je pense qu’il faudrait que je me force un peu moins… et surtout que je sois un peu plus… mmh… moins… spontané. » Autrement dit qu’il ne lui saute pas dessus à la moindre occasion. Qu’il apprenne à se contenir un peu. Et qu’il fasse plus attention à ne pas lui laisser le poids des responsabilités à gérer, seule. « Fais-moi plaisir, la prochaine fois, tu m’en parles tout de suite. Pas trois semaines plus tard. » Juste pour qu'il puisse la rassurer un peu, ou simplement être présent puisqu'il n'était pas tout à fait sûr de pouvoir calmer ses angoisses. Mais la savoir seule ne lui plaisait décidément pas.      
       

             

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Parchemin envoyé Mer 6 Juil - 17:52

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

I
l dit des choses insensées pour la rassurer mais Sissi voit bien, malgré la tendresse et la malice de son regard clair, que les choses ne seraient plus les mêmes. Il n’avait pas envisagé qu’elle puisse réellement tomber enceinte jusqu’à ce qu’elle évoque ces trois semaines d’enfer psychologique. Elle est bien plus consciente que lui des risques qu’ils prennent, comme si son insouciance le poussait à rivaliser d’inventivité en matière de rébellion. « Ou alors… ma famille fera si peu confiance à mon oncle, à ce niveau, qu’ils orchestreront nos fiançailles aussi vite que possible. Mmh, ça peut être un bon moyen de pression. » Le clin d’oeil lui fait esquisser un sourire empreint d’un brin de tristesse, savourant une tentative infructueuse pour l'apaiser. Evidemment, elle n’en dirait rien. « Je ne serai jamais une Rackharrow. » Parole d’une douceur infinie sur ce ton de miel qui donnait l’impression qu’elle l’acceptait sans difficulté, savant mélange de toutes les nuances d’émotions qu’elle avait à l’égard de cette famille. Le nom roulait toujours sur la langue comme un délice sucré. « Ton père accepte peut-être cette folie avec un calme extraordinaire et il m’a toujours traitée avec gentillesse mais je n’ai pas.. j’ignore comment l’expliquer mais je n’ai pas ce petit truc en plus qui vous rend unique. » Elle n’avait jamais su le définir. Elle percevait dans le fond des yeux d’Irvin une obscurité qu’elle trouvait rassurante, elle avait sous les doigts les étrangetés d’une lignée sans pouvoir y mettre un sens et si elle en sentait la noirceur, elle n’en comprenait ni l’origine ni la profondeur ; elle ne serait jamais une Rackharrow parce qu’elle n’en avait pas l’ombre, tout simplement. « Cela fait déjà bien longtemps que mon nom est fade, Kenan. Charisme artificiel pour des vendeurs de poudre aux yeux. » Ils charmaient, certes, avec un physique avantageux et des talents variés mais être capable de se spécialiser dans des domaines rares, exceller dans une forme de magie ou d’artisanat, suffisait-il aujourd’hui pour sauver une famille ? « Tu mérites mieux que ça. » Une conclusion rationnelle.

« Je t’aime. » Elle repousse son assiette, dont elle n’a mangé que la moitié. Il est tellement sérieux, soudain. Elle l’observe, incertaine. Ils disent s’aimer mais savent-ils seulement ce que c’est ? Seraient-ils prêts à se supporter pour le meilleur et pour le pire, si jeunes, alors qu’aucun d’eux n’a réellement conscience du pire de l’autre ? « Mais je pense qu’il faudrait que je me force un peu moins… et surtout que je sois un peu plus… mmh… moins… spontané. » Erzsébet baisse le regard. Voyait-il leur passion démesurée comme le noeud du problème ? « Si je ne t’ai jamais dit non, c’est que.. ta spontanéité me plaît. » Elle avoue volontiers être faible face à ses ardeurs, fondre sous ses doigts comme neige a soleil. Elle hoche la tête lorsqu’il lui demande de ne plus garder ce genre d’évènement pour elle, sans toutefois préciser qu’elle se chargeait de doubler la dose, quitte à finir stérile - mieux valait pas d’enfant qu’un bâtard malheureux. « Mange un peu, d’accord ? Et rejoins-moi, j’ai une surprise.. »

…*…

Elle s’est lavée rapidement avant d’enfiler une robe de nuit aux voiles sombres et bleutés, laissant la cascade de cheveux roux jouer de contrastes dans le dos. Debout devant la fenêtre, à observer le paysage, elle s’interroge malgré elle sur l’avenir, si incertain. Etaient-ils condamnés à s’aimer dans le secret, incapables de résister à la tentation de l’adultère ? Sissi ne voulait pas être le genre de femme qui vole un mari mais.. si elle était là avant, aurait-elle à en culpabiliser ? Le mouvement dans son dos lui fait deviner la présence du jeune homme vers lequel elle se tourne doucement pour lui souffler, retirant lentement chaque bouton de la chemise. « Folie pour folie.. » Un baiser langoureux. Un baiser à s’en damner. « J’ai l’encre.. et le dessin.. » Elle le pousse à s’allonger, sans brutalité aucune, avant de faire venir à elle le matériel nécessaire d’un geste de sa baguette. La paume passe sur la peau, du ventre jusqu’au coeur, d’une caresse languissante à la zone qui devait recevoir le tatouage demandé. Elle passait outre sa crainte qu’Irvin leur fasse un scandale, elle passait outre la peur, outre la raison. Il le voulait et elle ne le priverait pas d’une folie de plus. Assise à califourchon sur lui, elle se penche doucement pour déposer le dessin en transparence, pour calquer le visuel que la magie appliquerait. Pour lui, le dessin est plus anguleux, plus masculin. Les runes assemblées ont un effet plus tribal, pour un reflet adapté à la personnalité même du sorcier. « Ca va brûler un peu.. » Murmure à cette oreille qu’elle mordille, taquine, concentrant l’attention de Kenan sur autre chose. Elle ne retrouvera son sérieux que pour imprégner l’encre magique sur l’épiderme, penchée au dessus de l’art complexe qu’était le tatouage. Elle ne serait jamais une professionnelle du domaine, à faire de grandes fresques, mais son métier lui permettait d’être assez douée de ses doigts et de ses sortilèges pour offrir des effets runiques efficaces et élégants.  

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Parchemin envoyé Mer 6 Juil - 22:05

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Il n’était pas d’accord avec à peu près tout ce qu’elle lui avait affirmé. Notamment en ce qui concernait le fait qu’il méritait mieux, selon elle. Il a fait l’effort de ne pas faire de commentaire, de ne pas exprimer son désaccord outre mesure, il ne voulait pas rajouter de l’huile sur le feu, ce n’était certainement pas le meilleur moment. Mais il n’a pas pu s’empêcher de froncer les sourcils. « Si je ne t’ai jamais dit non, c’est que.. ta spontanéité me plaît. » Sourire en coin pour accompagner cet aveu explicite. Il avait remarqué, ceci dit, qu’elle ne le repoussait pour ainsi dire jamais, quand ce n’était pas elle qui venait chercher… à force de suggestions tout à fait indécentes, de chevilles qui se promènent là où elles ne devraient pas, par exemple. Si elle hoche sagement la tête à la requête du jeune homme, il fait de même à la sienne quand elle lui demande de manger… et de la rejoindre ? Perplexe, il la regarde s’éloigner, certainement retourner à leur chambre. Elle avait parlé d’une surprise mais il n’était pas bien sûr de ce que cela pourrait être. Peut-être qu’elle avait vraiment peur qu’il n’ose plus la toucher après de telles révélations, après cette conversation si sérieuse, qu’elle avait prévu de rompre la glace radicalement ? Mais, sagement, il obéit, il avale quelques bouchées, l’estomac noué et l’esprit ailleurs. Quand il décide que le temps passe trop lentement, qu’il ne le supporte plus, qu’il est resté assez à l’écart pour qu’elle puisse préparer sa… surprise, Kenan règle distraitement la note, sans faire cas des regards posés sur lui. Il ne semble même pas se rendre compte que le départ de la demoiselle a certainement donné de quoi bavarder aux tables alentour.

C’est lentement qu’il pousse la porte de leur chambre. La silhouette d’Erzsébet, de nouveau contre la fenêtre, à observer le paysage, lui fait songer qu’elle doit peut-être apprécier l’endroit plus qu’elle ne le mentionne. Kenan s’approche, discret, et le souffle se coupe quand la sorcière se retourne. Elle a revêtu une petite robe de chambre, noire et bleue, un peu trop courte à son goût. Le tout lui fait presque aussitôt tourner la tête. Ou peut-être est-ce la démarche étrangement assurée de la jeune femme quand elle s’avance vers lui pour s’emparer des boutons de la chemise, qu’elle défait, un à un. Il n’était pas bien sûr de pouvoir jouer à ce petit jeu sans devenir fou, un râle lui échappe : « Erzsébet… » Avertissement dont elle ne tient pas compte, qui pourtant lui fait remarquer qu’elle joue avec ses nerfs et que si elle ne veut pas finir plaquée contre le mur, encore toute habillée de sa jolie robe de chambre, elle ferait mieux d’éviter d’envoyer autant d’électricité dans l’air. « Folie pour folie.. » A la place, elle l’embrasse langoureusement, brise instantanément les chaînes. Et, forcément, il y répond avec un peu trop de réceptivité, un peu trop de ferveur. Il a prévenu, pourtant… Tenté, du moins. Il agrippe sa nuque d’une main, pousse son corps contre le sien, tout en prolongeant leur baiser, incapable de libérer ses lèvres, la bloque finalement contre le mur. Elle reprend le dessus, toutefois, de quelques mots, quand le souffle leur manque, qu’ils sont obligés de respirer, elle glisse : « J’ai l’encre.. et le dessin.. » et profite du temps de latence qu’exige la compréhension de ses paroles pour le pousser à son tour, en sens inverse, jusqu’au lit.

Elle est d’une douceur presque prudente quand ses mains glissent sur son torse, désormais défait de la chemise qui est tombée sur le sol en chemin, quand elle s’installe au-dessus de lui. Elle doit vouloir sa mort, ou sa perdition, à provoquer dans de tels accoutrements. Du reste, Kenan ferme les yeux. Etre raisonnable… C’est une bonne résolution pourtant. C’est mi-suppliant, mi-inquisiteur qu’il proteste : « Tu… pourrais faire ça après que je t’ai fait l’amour, nan ? », tout à fait sérieux, en désignant de la tête le matériel en suspension dans les airs, à proximité. Mmh, pour ce qui est du contrôle de la spontanéité, il pourrait certainement repasser. Elle se fait tentatrice, elle s’approche de son oreille, mordille et murmure : « Ca va brûler un peu.. » « Je crois que je suis habitué, princesse… » Après tout, elle était la première à littéralement mettre le feu aux poudres, alors les brûlures, au final, il connaissait… Et puis, elle applique le dessin sur sa peau, qu’il aperçoit brièvement, juste avant d’y incruster l’encre magique. Consciencieuse, elle reporte toute sa concentration sur le torse du jeune homme, tandis qu’il l’observe attentivement. Si la brûlure se fait sentir, effectivement, ce n’est rien en comparaison d’un doloris et il endure plus facilement qu’on ne pourrait le penser. D’autant qu’il sait parfaitement ce qui provoque la douleur. Son esprit est ailleurs, mais il ne peut s’empêcher de penser qu’elle est magnifique. Terriblement attirante. Pour sa santé psychologique, ça devrait être interdit…  
             

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Parchemin envoyé Jeu 7 Juil - 16:45

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I
l peut gronder tant qu’il veut, il peut la plaquer contre ce mur et faire brûler leur passion, il peut arracher ses vêtements si ça lui chante ou planter ses dents dans sa peau, elle ne résistera pas. Il peut glisser une main contre sa nuque, il peut prolonger le baiser jusqu’à s’en étouffer, elle ne fait que répondre à ses désirs, glisser dans la luxure qu’il a le don de toujours ramener à la surface. Il peut se coller à elle pour lui faire sentir l’étendue de ses envies, sans honte ni remords. Lorsqu’elle souffle qu’elle a l’encre, c’est presque avec regret. Lorsqu’elle murmure qu’elle a ce qu’il faut, c’est avec en tête tout ce qu’ils pourraient faire. Une nuit à partager. Mais non. Elle le pousse sur le lit, elle grimpe avec lui, elle se penche au-dessus de sa peau, elle y grave l’interdit, les fêlures et les envies. Il est habitué, il ne recule pas, il ne lui demande pas d’arrêter, il ne s’interroge pas sur les formules associées, sur ce qu’elle peut mêler à cette encre. Il est une toile patiente qui ferme les yeux ou lorgne sur son décolleté. Il est le sage cobaye d’une délicieuse copie. Elle repousse les objets, elle range d’un geste souple du poignet et entreprend d’appliquer un mélange d’herbes apaisantes. Elle joue bien son rôle d’infirmière. Un baiser sur ses lèvres, d’abord doux puis plus profond. Un baiser comme un pacte muet. Elle a encore du mal à lui dire qu’elle l’aime, elle a encore du mal à sortir ces quelques mots, comme si se détruire dans l’obscurité du regard de Kenan était plus simple qu’irradier d’amour. Contre la peau de son cou, elle souffle une courte formule, la murmure une ou deux fois, répartissant les contacts jusqu’au dessous de son oreille. « Retiens-là. En passant ta baguette au niveau du tatouage, il disparaîtra au regard des autres pour deux heures. » C’est trop tard, elle ne tient pas ses promesses, elle ne tient pas ses serments, ses doigts sont déjà en train de jouer avec la ceinture, il détachent déjà les vêtements, les billes avides et les sourire en coin. N’avaient-ils pas envisagé d’être raisonnables ?

Lutte acharnée. Elle le piège sous ses attaques, elle l’enferme sous son amour inconditionnel, elle défit la logique, s’acharne contre la raison, se défait de sa délicatesse, s’arrache de ses principes - elle prend le risque. Elle marque le dos de ses ongles, retrouve le chemin de son épaule, glisse de la passion violente à la tendresse sans fin. De la révolte à la volontaire reddition.

…*…

Installée sur le côté, le dos contre le torse du jeune homme, encerclée de ses bras, elle somnole presque. C’est calme. Le Pays de Galles ne semble pas avoir l’agitation de Londres ou transmettre les inquiétudes de Pré-au-lard. Le monde moldu ronronne de sa tranquillité apaisante. L’auberge semble endormie, défaite des consciences, plongée dans les rêveries de chacun. Elle ne dort que d’une oreille, bercée par le souffle de Kenan, enveloppée de sa chaleur. « Pourquoi est-ce qu’on finit toujours ainsi.. ? » Nus dans un lit, une baignoire ou sur une table. Pourquoi se laissait-elle aller, sans lutter ? Pourquoi se noyait-elle ainsi contre son corps, à s’enivrer de son odeur, à se droguer à ses soupirs ? « Qu’est-ce que tu m’as fait.. ? » Elle ne parle pas fort, le ton est doux, pas vraiment un reproche mais un réel questionnement. Avec Jonah, elle se laissait faire mais elle poussait rarement le vice, elle n’attisait pas volontairement l’incendie, elle n’entamait rien, ne décidait rien. Tout était si différent, d’une attraction surprenante, déroutante. Incomparable. Elle voulait toujours se savoir près de lui, elle avait ce besoin de le toucher, de se retrouver en sécurité contre lui, à fuir la brutalité du monde. « J’ai peur.. » d’elle-même, de l’avenir, et s’il ne reste autour de son cou que le collier défait de la pierre, c’est qu’elle ne refuse pas la faiblesse de ses sentiments, cette fois.

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Parchemin envoyé Mer 3 Aoû - 12:28

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Les formules défilent, glissent sur sa langue à mesure que les traits se marquent, s’encrent sur le torse dénudé. Happé par sa contemplation, Kenan note à peine les brûlures qui s’en suivent, parfois légères, parfois plus prononcées. Il observe, silencieusement, dévisage. Elle est si concentrée, elle ne lui en tiendra certainement pas rigueur, n’est-ce pas ? Il doit se retenir, à plusieurs reprises, de ramener une mèche rousse derrière son oreille, de passer ses doigts sur sa joue, tandis qu’elle travaille. Il ne doit pas bouger, il doit se transformer en une toile, sur laquelle elle peut donner libre court à sa créativité, à son imagination, à son talent. Et l’ornement magique est bientôt terminé. Elle applique une mixture sur le tatouage, délicatement et s’il tressaille, ce n’est pas vraiment de douleur. Ils échangent un baiser, doux, d’abord, puis plus du tout. Et elle échappe à ses lèvres, tentation repoussée quelques instants, pour lui murmurer la formule qu’il doit retenir. Kenan a toutefois du mal à se concentrer. Il répète distraitement, comme un élève dissipé, gamin trop impatient de terminer ses devoirs pour aller jouer dehors.

L’âme emprisonnée, par ces quelques mots qui ne sont pas souvent prononcés mais qui flottent constamment dans l’air, traduits si facilement par leurs échanges enivrés. Trois mots qu’il n’est pas vraiment besoin de souffler, qu’une langue joueuse pour aussi bien faire comprendre. Qu’un soupire éperdu reflète parfaitement. Ils ne devraient pas, pourtant. Ils ne devraient même pas le penser si souvent. Et pourtant, perdus dans les bras de l’autre, ils s’abandonnent. Ils finissent toujours par oublier le monde qui les entoure, par se créer une bulle dans laquelle ils ne sont que deux. Pendant quelques heures, l’adrénaline engourdit le cerveau, l’embrume, empêche les pensées noires de s’insinuer à leur tour. Quelques instants de répit, seulement. Quelques instants de vie, enfin.

Le monde est calme, alentour. On a reposé les pieds sur terre, finalement. Enveloppés dans un écrin de douceur, les corps ne se détachent pas, gardent cette proximité dont ils semblent avoir besoin pour fonctionner, moments nécessaires, comme on remonterait patiemment une montre à gousset. « Pourquoi est-ce qu’on finit toujours ainsi.. ? » Il est incapable de retenir son sourire, léger, presque absent. C’est une question qu’il s’est aussi posée, qu’il a cependant gardé pour lui, inquiet de lui communiquer une quelconque sorte de doute. Car s’il se pose effectivement la question, ce n’est jamais avec une once de regret ou d’interrogation étrange. Non, c’est presque de façon rhétorique, puisqu’au fond, il sait bien qu’il s’en moque. « Mmh… trop d’attirance mutuelle, j’imagine. » Bien sûr qu’il ne répond pas sérieusement. Peut-être un certain goût de l’interdit trop prononcé ? se retient-il d’ajouter. « Qu’est-ce que tu m’as fait.. ? » Elle a l’air sérieuse, étrangement, comme si elle attendait une véritable explication. Il se redresse légèrement et prend un air posé, raisonnable : « Eh bien, si tu tiens vraiment à le savoir, c’est le charme naturel des Rackharrow. Un truc ancestral qu’on se lègue de père en fils, mais je ne peux pas trop t’en parler, c’est très secret. » Elle lui confie, dans un murmure, ses angoisses, deux syllabes qui lui fendent le cœur. Kenan se sait impuissant, alors qu’il aurait tant voulu lui venir en aide. Il l’enveloppe de ses bras, la serre doucement contre lui avant de lui murmurer : « N’aie pas peur, mon amour. Tu n’es pas seule. Tu ne le seras pas plus demain. » Il embrasse doucement sa joue, chaste, dévotion qu’elle n’ignore plus, traduite peut-être légèrement différemment. « Je t’ai promis de veiller sur toi quoiqu’il arrive, tu sais. » Elle était son monde, désormais, une part de lui. Qu’on les sépare ne changerait rien à cela, ni demain, ni dans dix ans. Qu’elle le veuille ou non, Erzsébet avait marqué son empreinte dans sa vie, elle était même parvenue à le raisonner, lui faire prendre conscience de certaines choses. Sans en avoir réellement connaissance, ils s’influençaient mutuellement.    

La nuit les entoure, dorénavant, tout comme le silence que Kenan finit par briser d’une proposition incongrue : « Habille-toi ! » Qui aurait pu croire qu’il serait si empressé de lui dire ça. « Le bord de mer est magnifique en pleine nuit », s’empresse-t-il d’expliquer. Et comme pour appuyer son argument, il précise : « Tu m’as demandé de te faire voir mes endroits préférés, après tout. » Il a le sourire typique du gamin fier de lui, un peu surexcité par cette idée nouvelle, légèrement décalée. Mais leur virée serait bientôt terminée, la vie les rattraperait… autant en profiter encore un peu.                
             

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Mer 3 Aoû - 21:19

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 790 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Wherever you will go.
« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

M
on amour. C’est si doux à entendre, drôle de saveur sur la langue. Mon amour, comme une promesse, comme un éclat de liberté dans leur monde, comme si plus rien ne pouvait les entraver. Elle s’étire lentement lorsqu’il brise le silence, lorsqu’il lui dit de s’habiller. Elle était encore en train de réfléchir à ce qu’il disait, à cette façon si tendre de la rassurer et il rompt sa réflexion avant qu’elle ne puisse commenter. Sissi se tourne, l’observe un instant - est-ce qu’il plaisante ? Elle serait bien restée au fond du lit, encore un peu, mais son sourire de gamin la fait rapidement céder à cet enthousiasme inédit. Un air mutin sur les traits, elle tire sur les draps et les vole pour se lever, dissimulant les formes féminines à son regard. « Tu as eu ta dose pour les dix prochaines années. » Le rire s’envole dans la pièce quand la lune vient jouer de la transparence sur le blanc, rendant la situation d’autant plus attrayante. « Tu m’as demandé de te faire voir mes endroits préférés, après tout. » Un point pour lui. Elle pioche dans le sac ensorcelé une tenue plus adaptée que sa robe bien trop élégante et contraignante, la troquant pour quelque chose de plus fluide, plus frais - et le noir est remplacé par un gris perle. Elle échange la nudité contre les vêtements et, étrangement, elle donne presque l’impression de retrouver le chemin de la clarté, loin la couleur d’encre qu’elle avait fini par adopter comme si ça avait toujours fait partie d’elle. Est-ce la soudaine légèreté qui la fait irradier ainsi ? Ou l’amour dont il la couvre avec ferveur ? Elle ne s’en rend pas compte, elle ne réalise pas vraiment ce qu’elle peut dégager mais, soudain, la neutralité prend tout son sens. Elle n’a pas encore entièrement sombré, quelque chose, quelque part, s’accroche encore au creux de son âme, un morceau apte à s’illuminer. Elle enfile les escarpins et revient contre lui, l’empêchant d’enfiler son haut, taquine.

« Merci pour tout ça. » Merci d’être là, d’être avec elle, de lui apprendre à moins se détester, à accepter ses parts d’ombre, à y adhérer même, sans la juger ou la sermonner. Merci de la faire voyager, de faire battre son coeur, de lui donner la sensation de vivre, même si c’est éphémère, même si ça ne perce que trop rarement le brouillard de ses terreurs. Erzsébet le relâche finalement pour récupérer la pierre noire sur la table de nuit, toutefois à peine sa paume l’effleure-t-elle que la brûlure lui arrache un geignement de douleur et un mouvement vif de recul. La magie liée aux émotions est complexe et si elle était parvenue à une relative réussite avec cette version, la réaction de l’objet lui pose une vraie colle. Le bout de l’annulaire et l’auriculaire sont marqués de noir, rapidement, glissant sur la peau de porcelaine et si elle serre les dents, elle retient toute autre manifestation de ce que ça lui fait. Le positif et le négatif se repoussent ou se détruisent, plongée dans un flot de sentiments purement positifs, Sissi avait activé un effet qu’elle ne soupçonnait pas : ce que la pierre n’a pas la capacité d’absorber, elle tente de le convertir. C’était le problème avec les penchants sombres de la sorcellerie, ils finissaient toujours par prendre le dessus, par faire payer un prix, quoiqu’il arrive.

« On y va ? » Est-ce qu’elle refuse de l’inquiéter ou est-ce qu’elle juge que ça n’est pas important ? Est-elle inconsciente à ce point ? « .. Je t’ai déjà dit combien j’aime tes yeux.. ? » Ils n’avaient jamais les mêmes nuances, le bleu pouvait être aussi pur que l’eau de roche ou prendre les teintes mystérieuses de la nuit. Un bord de mer, ça semblait si joli, ça devait respirer la liberté, c’était tantôt tranquille tantôt ravagé ; une bonne idée en somme. Respirer l’air frais sur la plage leur ferait du bien. Pourquoi il fait cette tête ? Il n’apprécie pas qu’elle aime ses yeux ? Son arrogance habituelle semble quelque peu effacée. Il est fâché ? Pourquoi est-ce qu’il ne décroche plus un mot, tout à coup ?

Sissi : #477C64
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

Wherever you will go | Erzsébet

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