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Wherever you will go | Erzsébet

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Parchemin envoyé Lun 13 Juin - 13:11

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Wherever you will go
So lately, been wondering... who will be there to take my place ? Could you make it on your own ?


Le moins que l’on puisse dire, c’est que Sissi savait prendre son mal en patience. En toute discrétion, qui plus est. Kenan se serait attendu à des questions incessantes « Où est-ce qu’on va ? Qu’est-ce qu’on va faire ? De quoi il s’agit ? » et, quelque part, que sa belle se différencie, là encore, des autres, le surprenait sans le surprendre. Il lui a simplement conseillé d’éviter les talons… et les robes, sourire mutin aux lèvres quand il a précisé qu’il était persuadé qu’elle serait très élégante sans. Erzsébet qui prenait toujours soin de paraître décemment habillée et maquillée – ce qui changeait considérablement de Kenan et sa manie de passer le premier T-shirt qui lui tombait sous la main, même s’il lui arrivait de faire des efforts, à l’occasion. Elle n’en aurait pas spécialement besoin, aujourd’hui. La coquetterie devra être mise de côté pour la journée. D’ailleurs, maintenant qu’il y pensait, est-ce que sa garde-robe comportait seulement autre chose que des vêtements outrageusement féminins ?  

Tendrement, il souffle à l’oreille, encerclée par la chevelure de feu, demande si elle est prête et intime de s’accrocher à lui. Une main s’enroule autour des hanches, la force du bras enserre le corps fin tandis qu’il enfouit son nez dans le cou de porcelaine. Là, il dépose un baiser, puis un second, avant de transplaner. Manœuvre dangereuse que de ne pas se concentrer. Et cela ne pouvait témoigner que de trois choses. La première : il n’avait pas le moindre mal à transplaner, que ce soit accompagné ou non. La seconde : il connaissait si bien l’endroit qu’il n’avait presque plus besoin de le visualiser pour s’y rendre. La dernière : il était simplement très stupide. Quoiqu'il en soit, il fallait avouer que l’expérience aurait pu se révéler plus que dangereuse. Elle aurait pu leur être fatale. Par moments, Kenan manquait de confiance en lui. Par d’autres, elle suintait par tous les pores de sa peau.

Ils atterrissent sur un petit chemin de terre battue, bien tassé par les années de passage. Quelques gravillons le jonchent également. Alentours, la plaine est vaste, elle s’étend à des kilomètres de là, elle les entoure. Des moutons broutent l’herbe verte, un peu plus loin, à peine dérangés par le bruit retentissant de leur mode de transport. Londres a disparu. Londres et ce sentiment de malaise permanent depuis la chute du Lord. Londres et sa grisaille incessante, presque morbide parfois. Elle a été remplacée, en quelques minutes tout au plus. L’air est frais, pur, il s’insinue dans les poumons. Il semble chargé d’odeurs salines, qui rappellent peut-être la mer à peine plus loin. La lourdeur de l’atmosphère métropolitaine a été troquée pour les quelques degrés de moins des environs.

La sensation de malaise met un peu de temps à s’estomper, comme souvent après un transplanage. Mais quand elle s’en va, quand Kenan rouvre les yeux, ils pétillent comme ceux d’un enfant la veille de Noël. Le sorcier lui demande si elle se sent bien, glisse une main dans ses longs cheveux pour dégager une mèche du visage.
« Bienvenue chez moi ! », lance-t-il, le cœur léger, le sourire aux lèvres. L’euphorie qu’il ressent est palpable. Il en trépignerait presque. C’est étrange de le voir si joyeux, de le voir retrouver une touche de candeur quand tout ce qu’il a montré dernièrement était sombre, glauque, malsain. On croirait avoir face à soi une toute autre personne. Et peut-être que, de fait, se retrouver dans son pays d’enfance, lieu de joie et de souvenirs heureux, parvient à atténuer les angoisses que la société a fait naître en lui. Ici, il se sent bien. Il est ailleurs, plus rien n’existe que le moment présent. « Qu’est-ce que tu en penses ? C’est moins gris que Londres, mmh ? »
La main du jeune homme vient trouver celle de Sissi et il l’entraîne après lui, tentant de garder un rythme décent. Il lui précise, en marchant, qu’ils ne sont pas bien loin d’un village moldu, qu’ils devraient y parvenir en une quinzaine de minutes, tout au plus. Si le paysage défile, il semble étrangement identique de bout en long.

« Il va nous falloir faire un peu de route, tu veux peut-être manger quelque chose, avant ? » demande-t-il en arrivant à proximité d’un village. Un petit muret longe la route d’un côté, de l’autre défile de vieilles barrières en bois. C’est un endroit pittoresque, où les cottages se ressemblent un peu, tous bâtis à l’aide de plus ou moins grosses pierres. Chacun d’eux est équipé d’une cheminée et de vitres aux cadres blancs. Les maisonnettes se fondent parfaitement dans leur environnement. Au loin, vers ce qui semble être le centre du village, des bruits de conversations fusent déjà.                  



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Parchemin envoyé Lun 13 Juin - 17:39

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 892 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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« we accept the love we think we deserve. » - Stephen Chbosky

L
a tenue tranche encore avec sa chevelure rousse. Toute de noir vêtue, Erzsébet avait suivi les directives de Kenan : pas de robe pour sa surprise ; il ne s’attendait sans doute pas à la voir arborer une veste en cuir noire sur un haut à l’évident décolleté, le tout associé à un jean et des chaussures compensées. Est-elle prête ? Pas le moins du monde. Elle ignore où le sorcier compte l’emmener et ce qu’ils vont faire, elle doute toutefois que ce soit un quelconque dîner romantique, sinon il n’aurait pas précisé que la tenue décontractée était exigée. Un baiser, puis deux et le souffle coupé. Ils ont transplané, nouant l’estomac de la rousse. Comment la magie ne pouvait-elle donc pas rendre cette pratique plus agréable ?

Vaste pleine qui s’étend sous ses yeux, loin de l’ambiance oppressante de Londres et de sa chute vertigineuse. Il fait plus frais et si la verdure avait été enneigée, elle se serait presque crue dans les contrées de sa Norvège chérie, dont elle n’avait jamais vu que des photos d’une période où elle était trop jeune pour se souvenir des vacances. « Bienvenue chez moi ! » Le regard vairon se tourne vers l’expression joyeuse qu’il arbore et tous les bonheurs du monde semble alors se trouver ici, à en constater son attitude. Elle est plus sombre, drôle de contraste quand il est le Rackharrow et elle la Grimstone. « Qu’est-ce que tu en penses ? C’est moins gris que Londres, mmh ? » Elle observe, perplexe. Chez lui. Sissi tente de se souvenir de ce qu’elle sait sur sa lignée, des informations qu’elle a sur eux - si peu nombreuses par rapport au temps passé en leur compagnie. Les secondes s’étirent avant qu’elle ne souffle : « Gallois. » Ca paraît remonter de loin, comme si le fait qu’ils vivent en Angleterre suffisait à faire oublier leurs origines. La baguette accrochée à la ceinture de la jeune femme semble unique teinte claire de ce qu’elle dégage. Depuis le bal, elle est différente, peut-être plus assurée, un peu plus sérieuse aussi. Tension palpable qui dort, qui grignote lentement l’innocence.

Les doigts se nouent, les mains se touchent, le contact se renoue et elle se laisse entraîner par son enthousiasme, sans pourtant commenter le paysage, parce qu’elle tente encore de comprendre, parce qu’elle cherche à savoir où il veut en venir. « Il va nous falloir faire un peu de route, tu veux peut-être manger quelque chose, avant ? » « Qu’est-ce que tu proposes ? Un pique-nique ? » lâche-t-elle, plus mutine. Accrochée à son cou, une pierre mauve luit à la lumière, attrape les rayons clairs qui le touche, signe de magie. Nouveau catalyseur dont la noirceur paraît parfaitement régulée et sous contrôle. « Ta famille n’apprécierait peut-être pas que tu me fasses visiter des lieux que vous avez quitté.. » Elle souligne une sorte d’inquiétude. Risque-t-elle de déclencher la colère d’Irvin ? Ne devraient-ils pas être auprès de Circée ? Arrache-t-elle Kenan à ses obligations ? Je t’aime, trois mots qui ne sont pas sortis depuis le bal, qu’ils ont tous deux prononcés dans l’urgence et qu’ils n’ont pas réitéré, comme un déni ou un refus d’évidence, comme si tout cela rendait les sentiments trop réels, trop engageant. Que prévoit-il en la menant là où son coeur semble heureux, ou le bonheur semble l’envahir, alors qu’elle n’est plus que l’ombre de celle qu’il a connu ? Lui plaît-elle toujours, défaite de la pureté dont il la croyait empreinte, quelques mois plus tôt ? Plus les semaines passent, plus la vérité de l’âme s’arrache du cinéma habituel pour n’offrir que sa terrible réalité : les attraits de Sissi n’avaient rien de charmants.

Il y a du monde, des bruits de conversation, un brouhaha d’une ambiance assez différente de Londres. Ici, il est possible de respirer, d’exister, la nature est présente et ils ne se noyaient pas dans la grisaille du béton et des bâtiments compacts.

Sissi : #477C64
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 14 Juin - 13:57

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Sa perplexité lui arrache un sourire. Elle scrute les environs, sans doute un peu perdue, se remettant peut-être encore du voyage. Ou simplement parce qu’elle ne reconnaît rien des lieux, que tout lui paraît étrange, différent. Tandis qu’il regagne un peu de bonne humeur, perdue de vue ces jours derniers, elle n’en fait rien. Elle garde cet air sérieux qui ne la quitte plus depuis le bal. Qui lui va bien, quelque part, mais qui la rend autrement différente, autrement plus sombre. N’avait-elle pas mentionné des aïeux aux pratiques bien peu recommandables, un jour ? Il ne faisait aucun doute qu’elle marcherait dans leurs pas, qu’elle avait même certainement déjà commencé. Par moment, il la trouvait plus Rackharrow que Grimstone et cette idée lui retournait l’estomac d’une vague de frustration indescriptible.
« Cymru compte presque plus de moutons que d’hommes et… je crois qu’ils ne sont pas carnivores. » Un air amusé, peint sur son visage. La pique n’en est pas une, pour une fois. Elle n’a rien de froid et le cynisme qui transparaît à peine ne revêtit réellement que des notes douces. Simple constat pour tenter de la détendre un peu. Ils étaient loin de la métropole, que pourrait-il donc leur arriver ?

Elle enroule ses bras autour de son cou, se fait mutine quand elle demande : « Qu’est-ce que tu proposes ? Un pique-nique ? ». Les mains du jeune homme tracent nonchalamment leur chemin jusqu’au bas du dos, où elles clament leur place. « Un quoi ? », fait-il, levant les yeux au ciel. « Tu feras moins la maligne quand je te commanderai un charmant plat de tripes en sauce. » Il grimace, lui-même écœuré par l’idée. Aucun risque qu’on ne lui proposer de manger quelque chose d’aussi ignoble. Les français avaient réellement des goûts douteux en termes de nourriture.
« Ta famille n’apprécierait peut-être pas que tu me fasses visiter des lieux que vous avez quitté.. » « Il y a énormément de choses que ma famille n’apprécierait pas, tu sais. A commencer par la manière dont je me suis attaché à toi. » Il laisse le silence s’installer, caresse la joue de porcelaine. Vérité blessante qu’ils feraient mieux de taire, qu’il vaudrait mieux oublier. A trop y penser, on ne fait que creuser un peu plus la plaie qui en ressortira béante.  
Tout en avançant vers le centre du village, Kenan reprend : « Plus sérieusement, il y a une auberge plutôt tranquille qui ne propose pas que des spécialités galloises. » Clin d’œil taquin. Kenan se retient de préciser, toutefois que les spécialités galloises n’avaient rien de réellement extravagant.

Main dans la main, il guide la demoiselle dans les petites ruelles, où, bien plus souvent qu’en Angleterre, les passants lancent des « Bore da » enthousiastes auxquels on répond généralement avec le sourire. Un vieil homme s’arrête soudain devant Kenan pour lui serrer la main.  « Cian! Wedi mynd heibio ers y tro diwethaf gwelsom chi! Sut ydych chi, bois bach? » « O, bore da! Rydw i'n iawn diolch! Sut mae Gwynneth? » « Mae hi'n dda. Ddod i'n gweld pan fyddwch am. » Kenan, sourit et répond, tout en attirant la jeune femme contre lui, distraitement, comme par automatisme. L’homme s’éloigne avec un signe de main, après avoir adressé quelques mots à la sorcière.
« Désolé », s’excuse Kenan. « C’est pas vraiment agréable quand on ne comprend pas. » Il dépose un baiser sur son front, avant d’expliquer : « La fille de cet homme, ma sœur et moi étions dans la même école avant que n’arrive la lettre de Poudlard. Pour les gens d’ici, mon père nous a envoyé dans une école privée, à nos onze ans. Et nous avons déménagé après la Purge. » Ils prennent un tournant. La ruelle est entourée de maisonnettes et les éclats de voix diminuent doucement. « Ça a été un déchirement. Certainement l’une des décisions qu’il a prises et que j’ai le plus mal vécu, dans mon enfance. » Il arbore un sourire un peu désolé. « M’enfin, je ne vais pas parler de moi toute la journée. » Rackharrow dans l’âme. Et des fois que Cici le lui ait raconté, il ne ferait que radoter. « Est-ce qu’il y a des aliments que tu n’aimes pas du tout ? » Conversations anodines sur des sujets qu’on pouvait supposer n’avoir aucune importance. Et pourtant n’étaient-ils pas les fondements même d’une relation ?                        



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Parchemin envoyé Mar 14 Juin - 15:21

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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E
lle a énormément de mal à se dérider, perdue dans des pensées trop sombres pour être avouées. Les silences s’étirent tandis que Kenan se fait bavard, et en un sens, il découvre la personnalité cachée sous les apparences - elle ne joue plus, elle ne tente plus de se fondre dans la masse ou le système, pas avec lui. Alors elle se tait, parce que les moutons ne la font pas trembler une seule seconde, parce que les plats pseudo-traditionnels ne lui font ni chaud ni froid. Son regard promène sur le paysage, sur la verdure et elle se dit que Daksha apprécierait l’espace, loin du béton et de l’overdose de populace. La manière dont il s’est attaché à elle est un problème, elle le sait, ils le savent et si ils n’avaient rien montré à leur entourage, les choses n’auraient malheureusement pas été plus simple - leur lien n’était pas le problème en soi, il était simplement la goutte d’eau. L’évasion n’était plus permise à une période où le moindre voisin pourrait vous accuser ou, pire, vous assassiner. La plaie que laisse l’amour suite sans cesse, à chaque rappel de l’avenir impossible, de cette vie qu’ils n’auront pas ensemble. Le Destin avait un drôle de sens de l’humour pour réunir deux ennemis de toujours. « Plus sérieusement, il y a une auberge plutôt tranquille qui ne propose pas que des spécialités galloises. » Elle se laisse entraîner, aucune résistance à cette escapade. La caresse sur sa joue ne trouve cependant aucune réponse, elle n’est pas d’humeur à la tendresse, elle n’a pas envie de faire preuve d’une quelconque faiblesse. Lueur noire au coeur de la pierre violette, l’émotion est absorbée, sans autre forme de procès.

Les passants sont trop chaleureux, l’ambiance trop différente, et guidée dans des ruelles où elle réalise que pour une fois elle n’est personne, elle paraît lâcher prise, lentement, les doigts noués à ceux du Rackharrow. « [color:0737=##99AD3D]Cian! Wedi mynd heibio ers y tro diwethaf gwelsom chi! Sut ydych chi, bois bach? » Les sonorités ne lui sont pas familière, pas plus que le norvégien ne doit l’être pour lui, et la politesse regagne ses droits sur les réflexes d’Erzsébet qui offre à l’inconnu un sourire ainsi qu’un signe de tête - certes, elle ne comprend rien mais jouer la comédie ne semble pas difficile, elle simule à merveille un naturel dont elle est pourtant dépourvue. « Désolé. C’est pas vraiment agréable quand on ne comprend pas. » Sourire en coin. Ne rien comprendre lui est égal. Encore une fois, le baiser sur le front ne trouve pas d’écho, comme si l’affection tombait dans un puits sans fond. Elle n’est pourtant pas distante au sens habituel du terme - elle est lointaine, fait autrement plus préoccupant. Les Rackharrow ont déménagé après la Purge, déracinant les enfants d’un pays de verdure et de nature pour se plonger dans la pollution corrosive de Londres. Elle n’a pas connu cela, même si on pourrait supposer que parler la langue de ses parents sous-entendait avoir vécu dans le froid et la neige. Il n’en était rien. La vie des Grimstone était finalement d’une harmonie presque révulsante quand on constatait les malheurs de bien d’autres héritiers. Arrêt progressif. Quelque chose a attiré son attention. « Est-ce qu’il y a des aliments que tu n’aimes pas du tout ? » Elle n’entend pas tout de suite le sens de la phrase, absorbée par les pierres qui se dévoilent dans une vitrine - si petite vitrine. Elle n’imaginait pas qu’une boutique puisse prospérer dans un si petit environnement. « Trop de citrouille.. ça me file des boutons. » Déclaration absente. Difficile de savoir si il s’agit de l’oeil d’experte qui détaille le collier ou si c’est celui de la jeune fille éperdue d’élégance. Argent finement travaillé, simplicité évidente, ras-de-cou posé là, entouré de bagues aux motifs celtiques.

« Finalement, il y a au moins un avantage pour notre entourage à ce que tu ne m’épouses pas : nos enfants devraient parler le norvégien, le gallois, l’anglais, l’allemand et le russe, quel enfer intellectuel ! » Rire doux quand elle revient contre lui, déplaçant la main masculine sur sa taille, proximité agréable. Elle n’a pas compté le fourchelangue dans la liste, peut-être parce qu’elle n’est pas sûre de pouvoir le transmettre, ou parce que ça ne s’apprend pas. « Alors, où est donc cette auberge ? Dois-je changer de prénom pour qu’il soit plus prononçable, Cian ? » Sissi feint l’innocence tout en lui indiquant qu’elle s’est un peu renseignée, pas vraiment étonnant sachant son désir ardent de connaissances. Savoir lui est essentiel. Si elle n’a pas intégré la moitié des mots mâchés, elle sait au moins d’où vient le prénom du jeune homme. « J’aurais adoré vivre dans un endroit pareil.. mes parents me parlent souvent de leur manoir en Norvège entouré d’une vaste étendue de tranquillité. Eux c’est plutôt la neige, cela dit. Et les renards polaires. Ca vaut les moutons, non ? » Du mutisme au bavardage, peut-être pour se faire pardonner son arrête devant la petite boutique, ou sa distance quelques minutes plus tôt. Sissi a toujours eu besoin d’un temps d’adaptation face à l’inconnu, la socialisation était complexe dans un environnement familier, elle l’était d’autant plus ici où elle ne voudrait pas embarrasser Kenan.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 11:46

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Elle semble terriblement distante. Ça lui paraît étrange de la voir dans cet état, ce n’est pas une expression qu’elle arbore constamment à ses côtés et, pendant un instant, il se demande si l’éloigner de sa vie londonienne était vraiment une bonne idée. Quand chacun de ses gestes tombent dans le vide, chacune de ses phrases ne trouvent en réponse qu’un regard lointain, absent, il finit par se taire. Il se perd lui-même dans ses pensées. Il a noté pour la citrouille, se retient de lui faire remarquer que c’est étrange, après tout, il ne s’agit là que d’un détail. Rien n’est ajouté, il se contente d’avancer en silence, de s’imprégner comme il peut de son environnement d’enfance pour en ramener une petite partie avec lui, de retour dans le gris perpétuel. Pensée idiote. Datrix lui ferait remarquer aussitôt qu’il peut transplaner à n’importe quel moment, retrouver les pâturages, le bord de l’eau, aussi souvent qu’il le souhaite. Sourire absent.

La jeune femme ralentit, avant de s’arrêter quelques instants devant une vitrine. Kenan à ses côtés, contemple, lui aussi, les fins ouvrages qui s’y trouvent. Quelques symboles familiers gravés çà et là, de jolies calligraphies sur des mots plein de sens. Il n’y connaît absolument rien en joaillerie mais il se doute que les créations moldues doivent être moins impressionnantes, peut-être moins complexes que leurs homologues magiques. Il ne s’interroge même pas sur la présence d’une telle boutique dans un si petit village : elle a toujours été là, pour lui, c’est dans l’ordre des choses. Il ne chasse pas le silence qui s’est installé, trop perplexe, toujours bloqué sur cette idée qui a fait son chemin, sur ce détail qui lui semble important toutefois. Ils n’auraient peut-être pas dû venir. Trop impulsif. Il fallait réfléchir avant d’agir et Kenan n’était pas vraiment doué à ce petit jeu-là. Pour ne pas dire « pas du tout ».

« Finalement, il y a au moins un avantage pour notre entourage à ce que tu ne m’épouses pas : nos enfants devraient parler le norvégien, le gallois, l’anglais, l’allemand et le russe, quel enfer intellectuel ! » Elle a un rire doux quand lui la regarde, interdit. Est-ce le revirement soudain de situation qui le perturbe ? Son rire étrangement sincère ? Ou le fait qu’elle aborde un sujet si compliqué, à son sens, avec une nonchalance presque naturelle ? Il lui faut un temps pour répondre. Un temps pendant lequel il imagine, malgré lui, la situation qu’elle décrit. « Les enfants apprennent bien plus facilement que nous », chuchote-t-il, peut-être plus pour lui-même que pour elle. Rébellion intellectuelle, quand il se refuse à faire d’un sujet dérisoire ce qui lui pèse sur l’estomac. Ne te fais pas tant de mal.

Elle attire son attention, la proximité qu’elle crée enfin, son prénom qu’elle prononce tout naturellement, dans sa forme celtique. Elle lui arrache un sourire. Il ne lui a jamais parlé de ça et il doute que ce soit du fait de Circée. Il n’était certainement pas leur sujet de conversation principal et il voyait mal sa sœur lui expliquer que Kenan n’était qu’un dérivé, que chez eux, on ne l’appelait pas comme ça. D’autant plus qu’ayant grandi en apprenant l’anglais en même temps que le gallois, sa famille se cantonnait à l’appeler Kenan. Ce n’était que les gens d’ici qui préféraient la forme originelle puisqu’ils ne parlaient pas forcément tous l’anglais. « Tu as un dossier, sur moi, c’est ça ? » Il pose une main contre le mur qu’ils longent, lui bloquant le passage. De l’autre, il encercle la jeune femme, avant de planter son regard dans les yeux vairons. « Je pourrai m’y habituer, tu sais. Ça sonne particulièrement bien, sorti d'entre ces jolies lèvres. » Sur lesquelles il se retient de fondre tel un aigle sur sa proie, au nom du minimum de décence qu’il fait mine d’avoir. Le ton, les yeux, son corps le trahit, de toute manière.

Il la libère, finalement, la laisse bavarder tranquillement, moins sombre qu’à leur arrivée. Il y avait encore tant de parts d’elle-même qu’il ne cernait pas. Tant de choses à apprendre. Ses comportements le rendent aussi confus que si elle lui avait parlé norvégien. Il hésite encore à lui proposer de rentrer. Mais l’auberge se profile enfin et son estomac proteste. Il finit par opter pour entrer, entraînant la jolie demoiselle à sa suite. Une petite femme potelée, d’une quarantaine d’années, essuie un verre derrière le comptoir et en apercevant Kenan, elle le repose un peu trop brusquement pour se ruer sur le sorcier et le prendre dans ses bras. En riant, le jeune homme proteste en gallois et quand elle s’apprête à faire de même avec Erzsébet, il l’arrête d’une courte phrase. Il se doute que la proximité à outrance ne plairait pas à la rouquine. Au lieu de quoi, la femme lui offre un immense sourire et les guide vers une petite table au fond de la salle. « Ma place habituelle », ricane le jeune homme. L’endroit ne compte qu’une dizaine de personnes, quatre d’entre elles sont au comptoir et les autres s’affairent à manger et discuter.                       



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Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 14:21

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L
es enfants apprennent bien plus vite. L’émotion n’a pas le temps de l’atteindre, l’image s’efface lentement de son esprit, celle de ces gamins qui auraient pu courir dans le jardin en riant. Elle sait dés lors pourquoi elle a choisi de porter ce collier, ce jour-là : chaque journée l’attache un peu plus au jeune homme, et chaque journée est une de plus vers la séparation déchirante. Les trois mots magiques restent absents, concrétisation impossible ; le bal a laissé des stigmates. Passage bloqué. Il l’encercle, fait de son corps un obstacle, la poussant à se coller contre le mur pour le regarder, relevant les yeux vers les siens. « Tu as un dossier, sur moi, c’est ça ? » demande légitime. Elle esquisse un sourire malicieux, déjà tentée de l’embrasser, de ne plus faire cas du côté public de leur sortie, après tout personne ne la connaît ici, personne ne peut la juger.. au lieu de quoi elle souffle : « Mon père a un dossier sur vous. » Ton de miel. Le provoquerait-elle un peu ? Elle admettait adorer le faire mariner, le faire tergiverser. « N’oublis pas que je suis une fille à marier, les origines des candidats envisagés sont notées. » Elle a fouiné dans le bureau de son père, elle a cherché ce qu’il faisait depuis quelques jours, enfermé là-dedans, la raison des disputes avec sa mère - elle n’a trouvé que cela : Soren envisageait finalement de la fiancer. Elle ignorait toutefois pourquoi le nom Rackharrow s’était trouvé dans la liste. Coïncidence ou impartialité, peut-être. A moins qu’il ne cherche un moyen de les séparer, elle n’a pas vraiment compris. Mine plus sombre quand les doigts viennent caresser la joue, comme si déjà elle se devait d’accepter des adieux, comme si chaque contact pouvait être le dernier. « Je pourrai m’y habituer, tu sais. Ça sonne particulièrement bien, sorti d'entre ces jolies lèvres. » « Je sais.. » murmure tendre. Elle voudrait ne jamais rentrer, elle voudrait ne jamais revenir à leur réalité, à ce qui fait leur monde. Elle voudrait être libre d’exister comme elle l’entend, sans la pression sociale posée sur l’ombre de leur sang.

Il la libère pour reprendre la route, tracer le chemin vers l’auberge où une drôle de femme prend Kenan dans ses bras. Le mouvement vers elle la fait reculer, elle anticipe l’intention, incapable alors de retenir une sifflement défensif. Peut-être que personne n’a remarqué, peut-être que la phrase incompréhensible du sorcier a couvert l’étrangeté du son qui s’est extirpé de ses lèvres - ça n’est pas l’endroit, elle ne doit pas se laisser aller, elle ignore si les gens d’ici ont ne serait-ce qu’une vague conscience de ce qu’est la lignée du garçon qu’ils accueillent avec tant de chaleur. Sissi ne s’est jamais montrée sous ce jour, il doit certes savoir qu’elle n’a jamais apprécié le contact des autres, mais a-t-il idée du niveau de rejet ? Sûrement pas. Elle est tactile à outrance, dans ses bras, ils partagent des heures de luxure sans qu’elle ne recule jamais. La réaction viscérale vexerait n’importe qui. Tendue, elle n’a plus qu’une envie : fuir, loin, disparaître. Elle va finir par l’embarrasser, par lui faire honte. « Ma place habituelle »

Il a un univers propre loin de Londres, un refuge possible pour l’avenir. Sissi se sentait étrangère partout où elle allait, sans doute parce que ses racines étaient dans un pays où elle n’avait mis les pieds que deux ou trois fois. Les Rackharrow étaient les seuls avec qui elle se sente à peu près à sa place, elle acceptait sans problème qu’Irvin se trouve près d’elle, elle n’avait jamais été réticente à ce qu’il la touche, de même pour Circée - de façon moins aisée, en revanche - et on ne pouvait nier qu’elle aimait les baisers du jumeau. Quel était donc son problème ? Ne supportait-elle pas les coeurs trop purs ?

Elle retire le collier qui cesse d’attraper la lumière, dont la pierre semble se ternir, devenir noire comme l’encre. Désactivée. « Je crois que ma mère te déteste.. » Il faut qu’elle lui dise, il faut qu’elle en parle à quelqu’un, personne ne veut lui expliquer ce qui créer tant de conflits entre ses parents ces derniers temps. L’idyllique ambiance chez les Grimstone meurt sous les bouderies d’Eszter. Sissi se sent responsable, elle angoisse de leur gâcher l’existence, elle se sent indigne quand ses frères et sa soeur font facilement leur fierté. « Toi ou ce que tu représentes.. j’ai vu les noms : Karkaroff, Meadowes, Rackharrow, Zabini, entre autres. » Ils savent ce que ça veut dire, ils savent tous les deux que la réputation de ces noms dépasse leurs représentants, que l’individu ne peut se détacher de son identité. Ca ne suppose qu’une chose : à la benjamine, Soren ne semble pas destiner la neutralité habituelle. Une raison valable pour des conflits internes, n’est-ce pas ?  

Sissi : #477C64
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 15:55

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Elle a avoué sur un ton amusé qu’effectivement, elle avait des informations le concernant. Il n’y voit pas d’inconvénient. Il se souvient encore de sa rencontre avec Soren Grimstone, l’idée qu’il s’en faisait depuis des années et la désillusion lorsqu’il a réellement été amené à rencontrer l’illustre père de famille. Cette prestance qui impose le respect. Soit, il se renseignait sur les fréquentations de sa fille… Kenan ne pouvait pas jurer que son père ne ferait pas pareil pour la sienne. Circée était son joyau, sa petite princesse. Nul doute qu’il prendrait assez mal l’annonce d’une éventuelle relation avec un homme, qu’il ferait peut-être comme Soren et qu’il se renseignerait. Mais, à ce qu’il en savait, Circée ne fréquentait personne. Tant mieux pour la pauvre âme de cet amant qui n’existe pas. Bien que, quelque part, Kenan ne pouvait que souhaiter que sa sœur vive la même idylle que lui. Seulement, il était peiné par l’idée de l’impact émotionnel que cela risquerait d’avoir sur elle. Il se croyait assez fort pour résister à l’explosion de son monde, pensait pouvoir tenir debout après l’anéantissement. Au fond de lui, pourtant, cette petite voix qui lui ordonnait de fuir - mais pas seul - se faisait tenace. Pendant qu’il est encore tant. Au diable, les responsabilités, les devoirs, le sang. Mais l’éducation est trop marquée, trop présente. « N’oublis pas que je suis une fille à marier, les origines des candidats envisagés sont notées. » Il ouvre la bouche pour rétorquer, avant que les mots n’aient pu faire leur chemin jusqu’au cerveau. Puis, il se fige. Qu’est-ce qu’elle racontait ? Il se penche, murmure aussi tendrement qu’elle, quand les douces habitudes reprennent le pas : « Ne prends pas tes rêves pour des réalités, Grimstone. » Ou une façon de lui faire remarquer que sa phrase n’avait pas de sens. Le sourire traduit autre chose, toutefois. Il semblerait qu’on puisse y lire à quel point il est ravi d’être compté parmi les éventuels candidats. Il se demande si la demoiselle ne le provoque pas, purement et simplement, en guise de protection émotionnelle.

Le collier est posé sur la table et les sourcils du jeune homme se froncent aussitôt. Il est parfois si lent à comprendre les choses. Les doigts se tendent en direction de la pierre devenue noire, il les immobilise à quelques centimètres d’elle. Le regard bleu étudie les traits de la sorcière. « Trop d’émotions négatives ? » Un souffle, étrange doute latent, incompréhension dissimulée sous une question qu’il pense rhétorique.

« Je crois que ma mère te déteste.. » Simple constat. Kenan offre un sourire en appuyant son dos contre le dossier de la chaise en bois. Il se remémore brièvement l’apparition d’Eszter lors de sa visite fortuite. La proposition de rester à dîner qu’il aurait peut-être refusée si Sissi n’avait pas pris les devants. Une mise en scène parfaitement pensée, bien polie. Si elle le détestait, en effet, elle n’avait rien fait remarquer, pas devant lui. Dans l’intimité du manoir, sans intrusion d’un quelconque fils à la lignée trop engagée, peut-être était-ce bien différent. « Elle aurait de quoi. » Kenan tapote distraitement sur le bord de la table. « On n’est pas tout à fait considérés comme fondamentalement neutres… » Un sourire s’étire sur ses lèvres. « Si c’est le cas, cependant, on sait de qui tu tiens cette faculté de mise en scène… même quand tu ne comprends pas un traitre mot de ce qu’on te raconte et que tu es à l’aise avec les échanges comme un hibou le serait dans un océan. » Le rire qui lui échappe est étouffé. Référence, peu discrète, certes, mais mutine, à leur rencontre de tout à l’heure.
« J’ai vu les noms : Karkaroff, Meadowes, Rackharrow, Zabini, entre autres. » A l’air dubitatif se substitue un véritable fou-rire, cette fois. C’est plus fort que lui. C’est peut-être la blague la plus ridicule qui soit. Kenan finit par se calmer, et, comme il peut, reprend contenance. « C’est une conspiration, Erzsébet. Le dossier des familles qu’il compte éradiquer, sans aucun doute. Ou celles auxquelles tu ne seras jamais mariée. Peut-être une sorte de note ou de mémo. Histoire de se rappeler à quel point elles sont toutes aussi éloignées de la neutralité les unes des autres. Au cas où on l’oublierait. » Soren faisait là mention de la crème de la société en termes de sombres alliances. Taquin, il ne peut s’empêcher d’ajouter cependant : « Il faudrait vérifier qu’il n’ait pas oublié les Black, Lestrange et Malfoy. » Un peu plus sérieusement, Kenan se reprend, toutefois. « De quoi il s’agit exactement ? De dossiers informatifs ? »        
                      


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 892 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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lle aurait pu lui sortir une réplique cinglante, comme elle en avait l’habitude. Elle aurait pu lui dire que se retrouver mariée à lui ne serait en rien un rêve, plutôt un véritable cauchemar mais elle a préféré le laisser dans le flou, certaine qu’il se demanderait s’il s’agissait d’une provocation. C’est comme ça qu’ils fonctionnent, c’est comme ça qu’ils sont, quelque part ça leur sert également à se protéger de ce qu’il doit advenir d’eux. L’inéluctable les détruirait s’ils ne gardaient pas le piment des mots. « Trop d’émotions négatives ? » Question légitime. Il a vu les ravages du collier noir imbibé d’une magie trop puissante, il ne pouvait que se montrer méfiant, ou curieux. Elle était au moins parvenue à son objectif, celui-ci plus stable, mieux exécuté, paradoxalement signe que quelque chose chez elle changeait : l’inexpérience repoussée, elle osait aller toujours plus loin. « Ma loyauté m’oblige à prendre soin de ta soeur. Cela dit, c’est elle ou moi. » Le regard qui se plante dans celui de Kenan est dépourvu de tendresse. Le sous-entendu est aussi acide que dangereusement sombre, d’autant plus lorsqu’elle consent à l’expliciter. A choisir entre la survie de l'une ou de l'autre, elle ne se sacrifierait plus, c'était fini. « Ca m’évite d’avoir des réactions regrettables. » Tant que Circée n’aurait pas retrouvé un état à peu près normal, Sissi savait parfaitement qu’elle ne pouvait en vouloir légitimement à la brune, elle savait que ça n’était pas sa faute, que tout pour elle était exacerbé, mais elle se connaissait également - le mot de trop pourrait finir par lui faire commettre des gestes impardonnables. « Je préfèrerais rester en bons termes avec les tiens. » Une guerre ouverte serait absurde, surtout pour un peu de susceptibilité de sa part. Circée n’était pas mauvaise, elle mettait simplement plus de temps à digérer les choses.. quoiqu’Erzsébet devait bien savoir que son étonnement à la constater en vie (pas de la meilleure des manières) l’avait plus blessée que de raison.

« On n’est pas tout à fait considérés comme fondamentalement neutres… » En effet. Si la conversation dérive sur de potentielles alliances improbables, Sissi trouvait le fil rouge aisé : la réputation de sa famille, le gouffre qui semblait séparer leurs lignées. Non, les Rackharrow n’étaient pas neutres, loin de là, jamais vraiment assagis par les drames, sauf Irvin peut-être. Des Marqués, ils en comptaient à la pelle. Elle se raidit cependant quand il souligne qu’elle pourrait tenir sa faculté de mise en scène de sa mère : certes, Madame Grimstone était une véritable beauté qui brillait par son habileté sociale mais la rouquine ne tenait pas à être comparée à elle. Elles ne se comprenaient pas, elles gravitaient dans des univers totalement opposés, l’une mondaine l’autre intellectuelle. Il faudrait sans doute dix fois plus de temps à la fille qu’à la mère pour devenir une manipulatrice talentueuse.

Il rit. Elle hausse un sourcil face à ce rire complètement incontrôlable qui lui échappe, qui traduit combien il prend peu au sérieux ce qu’elle vient de lui dire. Peut-être devrait-elle se taire ? Une ou deux minutes lui sont nécessaires pour qu’elle se souvienne des faits : tout ce que savait Kenan d’eux se résumait, à peu près, à ce que les anglais en savaient - neutralité absolue, avant tout. « C’est une conspiration, Erzsébet. Le dossier des familles qu’il compte éradiquer, sans aucun doute. (..) Histoire de se rappeler à quel point elles sont toutes aussi éloignées de la neutralité les unes des autres. » Il faudrait qu’elle prenne le temps de lui expliquer, de lui montrer ce qu’est vraiment sa famille, où son ses racines, les aspects les plus reniés, écartés avec brio des esprits avant le déménagement, pour leur propre renouveau. « Il faudrait vérifier qu’il n’ait pas oublié les Black, Lestrange et Malfoy. » Sourire en coin. « Malfoy est sur ma liste. » Ouh. L’égo peut en prendre un coup. C’était cependant assez logique, tout le monde savait qu’elle entretenait des liens plus ou moins ambiguës avec les enfants Malfoy. Ils avaient l’attrait de l’interdit, eux aussi. Mieux valait se trouver mariée à des hommes dont on connaissait les recoins obscurs. « De quoi il s’agit exactement ? De dossiers informatifs ? » Retour à une conversation plus séreuse, pourtant une cheville joueuse s’est glissée sur la jambe masculine tandis qu’elle croisait les siennes. Vilaine fille. « Il y avait le même dossier, pour ma soeur. Des noms du genre Potter ou Flamel - ce qu’elle est devenue d’ailleurs. Je suppose qu’il y en a pour chacun de nous. Tu sais ce qui compte plus que la neutralité, pour un Grimstone ? La compatibilité des caractères. » C’était un savant calcul, ça impliquait parfois des petites machinations pour créer l’étincelle mais les mariages fonctionnaient quasiment toujours, ils étaient fructueux, coordonnés, parfaitement assortis. Certes, les ratés étaient possibles mais rares. Sissi soupçonnait même Ekaterina d’être tombée exactement là où Soren désirait qu’elle aille, au plus grand bonheur de son épouse. « Mon père me connaît, Kenan. Et on sait très bien qu’un ange ne survivra pas à la première année. » Qui d’autre qu’un homme capable de plus de noirceur qu’elle ? Qui d’autre qu’une lignée qui puisse l’empêcher d’aller trop loin ? « De toute façon il n’y a rien à côté des prénoms. Ca se trouve, le Rackharrow envisagé, c’est Lachlan. » Beuh. L’idée est répugnante. La cheville taquine, sous la table, l’était beaucoup moins.   

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Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 21:13

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« Ma loyauté m’oblige à prendre soin de ta sœur. Cela dit, c’est elle ou moi. » Un sourcil qui se hausse, mu par une sorte d’incompréhension qu’il traduit si bien. Comme pour répondre, avant qu’il ne demande, il obtient son explication. Bêtement, il n’avait pas pensé à ça, il s’était dit, silencieusement, qu’elle lui demandait de faire un choix aussi saugrenu qu’illogique. Et, momentanément, il se trouve un peu bête. Heureusement qu’il n’a rien dit. Il aurait pu se mordre les doigts de sa propre stupidité. « Ca m’évite d’avoir des réactions regrettables. » « Avec ma sœur, je comprends », rétorque-t-il. « Avec moi, cependant, j’avoue que j’ai un peu de mal à suivre. Mmh, à moins que tu ne me supportes déjà plus et que tu te retiennes de m’empoisonner à chacune de mes phrases ? » Le sourire en coin dévoile un masque de suffisance qui, très honnêtement, pourrait donner envie à Erzsébet de lui coller une gifle. Ça ne le surprendrait même pas. Il prend la peine de reculer au fond de sa chaise, par mesure de sécurité. Un peu plus sérieux, il répond toutefois : « Je me demande si c’est vraiment à toi qu’elle en veut. Depuis que j’ai… dérapé, avant le bal, c’est un peu la toundra entre nous. Il se peut que tu en fasses les frais également. » Il arbore une mine déconfite tandis qu’il murmure : « Je suis désolé. Si j’avais su que votre amitié en souffrirait… » Alors quoi ? Il se serait retenu ? Ils n’auraient pas couché ensemble ? Ils ne se seraient pas aventurés sur une piste aussi glissante et dangereuse que celle sur laquelle ils divaguaient aujourd’hui ? Kenan n’était même pas sûr de pouvoir formuler l’une de ses phrases puisqu’elles étaient toutes plus fausses les unes que les autres. « En fait, ça n’aurait probablement rien changé que je le sache. Je peux être terriblement égoïste, par moment. » Et un autre sourire d’excuse, sincère.

Il manque s’étouffer en l’entendant dire que Malfoy est effectivement sur une liste... la sienne. Elle a le droit à un regard noir. L’ego en prend un coup, cela ne fait aucun doute. Et il n’est pas sans ignorer les liens qu’elle entretient avec les Malfoy, en particulier Phobos. Les rumeurs vont bon train quand on les voit ensemble. Et il n’en faut pas plus pour que la teinte bleue claire du regard s’assombrissent. « Sur ta liste, mmh ? », gronde-t-il, entre ses dents. « Qu’est-ce que je suis supposé comprendre, Grimstone ? » Il se penche par-dessus la table, lueurs dangereuses au fond des yeux. « Qu’on soit clairs, on n’est peut-être pas destinés à passer notre vie ensemble mais pour l’instant, tu es avec moi. A moi. Et c’est le genre de sous-entendus dont on se passera, si tu veux bien. » Et même si tu ne veux pas. Ce n’est pas comme s’il lui laissait réellement le choix. Il s’éloigne sans quitter son regard, se rassoit.

Erzsébet lui explique qu’elle a trouvé le même genre de dossiers pour sa sœur, avec des noms autrement différents, cela dit. « Tu sais ce qui compte plus que la neutralité, pour un Grimstone ? La compatibilité des caractères. » « Oh, ça explique sans doute le “Rackharrow”… », réplique-t-il, ironique. Elle souligne, cependant, que son père la connaît bien, qu’un parti trop propret serait bien vite évincé, écrasé sous le poids de la noirceur d’une femme qu’il ne pourrait pas même imaginer comprendre. Le jeune homme croise les bras sur son torse. Elle marquait un point. Et lui un autre, peut-être, simplement pour être ce qu’il était. « Je te l’accorde, tu ne pourrais pas tomber sur plus compréhensifs que nous, en termes de petits penchants à taire… Oncle Alastar a dû te le faire comprendre, j’imagine… » Rancunier, le Rackharrow. Le sourire se tord légèrement. Et à la sorcière de contrer : « De toute façon il n’y a rien à côté des noms. Ca se trouve, le Rackharrow envisagé, c’est Lachlan. » « Aucun doute », crache-t-il sèchement. « Si tu finis mariée à mon cousin, ce sera le comble de l’ironie. Remarque, il ne sera peut-être plus en vie le jour de votre mariage. » Froid constat, parfaitement glauque. Le plus horrible est peut-être encore le sérieux avec lequel Kenan s’est exprimé. Pas un sourire, pas une once d’empathie. Simplement du vide et une détermination malsaine.

Le contact contre sa jambe change la donne en une fraction de secondes. Elle se fait taquine, la demoiselle. Elle qui, il y a quelques mois, à peine, le laissait prendre la moindre décision. Elle qui s’effaçait silencieusement, confrontée à un dilemme personnel dont il ne savait rien, mais dont il voyait les répercussions sur son comportement. Et la voilà, aujourd’hui, à s’amuser délibérément de l’effet qu’elle lui faisait. Dans un lieu public. Sourire en coin, les yeux plantés dans les siens. « Tu joues un jeu dangereux, princesse. Ce serait dommage que tu aies du mal à marcher alors que la journée est à peine entamée… non ? » Lèvre négligemment mordillée à l’idée incessante qui fait son chemin. Incorrigibles, emprunts d’une avidité qui ne passait littéralement jamais. S’il pouvait exister une incarnation des péchés capitaux, nul doute qu’ils en feraient aisément partie. Ce n’était absolument pas sérieux.                   


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Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 23:31

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«
Je suis allée la voir, un peu plus tôt. » a-t-elle avoué. Ca se répercutait sur le reste de la journée, en général, et elle passait sa frustration et sa peine sur des expériences - ce qu’elle ne pouvait évidemment pas faire actuellement puisque Kenan l’avait réquisitionnée. Que ce soit l’avant bal ou autre chose n’était pas la question, ils savaient qu’elle allait mal, que ça n’irait pas forcément en s’arrangeant, le doloris avait fait trop de dégâts. « Je suis désolé. Si j’avais su que votre amitié en souffrirait… » Si quoi ? Il aurait abandonnée ? Il l’aurait éconduite après le baiser échangé ? « En fait, ça n’aurait probablement rien changé que je le sache. Je peux être terriblement égoïste, par moment. » Un sourire sincère vient naître sur les lèvres féminines ; il est honnête, il est réaliste aussi. Et elle n’a jamais été si bien que depuis qu’il est entré dans sa vie, alors elle ne peut lui reprocher d’avoir, en partie, précipité la chute d’une amitié. « Avia m’a conseillé d’être patiente. » Elle se garde bien d’ajouter la condition de sincérité comme unique garantie de succès. Sissi ne savait pas vraiment jusqu’à quel point devait se pousser les preuves de sincérité dans cette famille, elle ne savait pas non plus si elle devait devenir soudainement plus démonstrative pour que Circée se rentre dans le crâne que rien ne changerait - pour le moment.

Et le vent tourne. La petite provocation contrarie Kenan, fait naître une lueur dangereuse dans les océans de clarté. Il se penche au dessus de la table mais cette fois, Sissi ne cille pas, elle soutient même son regard. « Qu’on soit clairs, on n’est peut-être pas destinés à passer notre vie ensemble mais pour l’instant, tu es avec moi. A moi. Et c’est le genre de sous-entendus dont on se passera, si tu veux bien. » La menace ne passe pas. Cette manière d’en faire sa propriété la dérange. Elle n’est à personne. Elle ne lui appartient pas et ne lui appartiendrait sans doute jamais. La colère qui gronde fait vibrer la pierre près d’elle, rallumée, comme pour signifier un niveau émotionnel alertant. La paume se pose par dessus, pour dissimuler la bizarrerie aux yeux qui pourraient traîner par là. « On parle mariages, Rackharrow. Malfoy y est légitime, il a une sssuperbe collection de petites horreurs, ça compte ! » A son tour de se pencher, les billes hétérochromes baignées d’une provocation indécente. Elle ne comptait pas se laisser dominer, ni maintenant, ni jamais. « Tu as déjà vu leur cave ? A croire que l’Allée des Embrumes toute entière s’y trouve. » Pourquoi lui faire part de ce détail ? Parce que c’est lui faire remarquer que Phobos lui a ouvert ce que peu ont l’occasion d’entrevoir, parce que c’est aussi une manière de lui faire intégrer qu’elle ne cesserait pas d’avoir une existence passée et future simplement pour lui faire plaisir. « Tu veux qu’on soit clairs ? Soyons clairs : si j’avais envie de me taper quelqu’un d’autre, Kenan, j’irais pas voir Phobos. Ce serait trop convenu. C’est Weasley, que je recontacterais. » A son tour, elle retourne contre le dossier de la chaise, l’oeil mordoré goûtant aux attraits de l’ombre. « Ne doute plus jamais de ma fidélité, Rackharrow. Jamais. » Un avertissement. Elle pourrait rompre pour bien moins que cela et s’il ne savait pas à quoi ressemblait réellement la rancoeur d’une Grimstone, il pourrait bien apprendre ; la noyade à Poudlard aurait des airs de mare aux canards, à côté.

La remarque sur Alastar ne tombe pas dans l’oubli, elle reste stockée, attend le bon moment. Ca n’est pas l’endroit pour expliquer ce qu’elle fabrique avec l’oncle de Kenan, « Je l’étoufferais avec mon voile, si ça peut le soulager du fardeau de l’existence. » rétorque-t-elle au constat visiblement affligeant du caractère suicidaire de Lachlan. Certes, elle s’était entendue, un temps, avec le cousin - dans la haine commune du brun - mais elle doutait résister à la tentation d’éradiquer un problème. Hors de question qu’elle devienne une Madame Rackharrow auprès d’un blond, ce serait le comble de l’ironie. Il était par ailleurs sans doute déjà fiancé, non ? Il n’y avait qu’Irvin pour tarder à ce petit jeu-là.

« Tu joues un jeu dangereux, princesse. Ce serait dommage que tu aies du mal à marcher alors que la journée est à peine entamée… non ? » « Oh, si on ne peut même plus se faire pardonner ! » Vous la voyez, l’auréole sur sa tête ? Elle esquisse une moue mutine, faisant remonter la cheville un peu plus haut, jouant du contact le long de cette jambe si proche. Ce qui était sûr, c’est que le service n’était pas rapide. Kenan était affamé et la gentille dame potelée ne mettait pas fin à cette souffrance alors que Sissi, de son côté, faisait naître un autre type d’appétit. A moins que le nom de Weasley n’ait quelque peu glacé l’ambiance.   

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Oh, Mademoiselle n’apprécie pas. Bien, ils étaient deux, dans ce cas. La tension monte comme l’air se charge d’une électricité palpable. Finalement, entre eux, tout semblait constamment tendu. Certaines provocations faisaient virer la situation au rouge, bien franc, bien criard. Ça avait toujours été le cas, ça ne cesserait certainement pas de sitôt. Elle a une vie, elle y tient, elle le revendique haut et fort et, forcément, ça énerve le jeune homme. Elle a cette manière d’appuyer sur le détail qui blesse, d’enfoncer sournoisement ses doigts dans une plaie doucement cicatrisée et, en un sens, c’est peut-être même pire que ce qu’il fait, lui. Le caillou vibre sur la table, témoin des émotions virulentes alentour. « On parle mariages, Rackharrow. » « Rien à foutre. » Elle ne se laisse pas arrêter par l’agressivité de son interruption. « Malfoy y est légitime, il a une sssuperbe collection de petites horreurs, ça compte ! » A ce moment précis, il a une terrible envie de lui faire ravaler son sifflement. S’il était suffisant, elle était insolente à outrance. Il fulmine et n’écoute même pas les détails dont il se fout éperdument. Elle se rapproche, loin de s’arrêter là. « Tu veux qu’on soit clairs ? Soyons clairs : si j’avais envie de me taper quelqu’un d’autre, Kenan, j’irais pas voir Phobos. Ce serait trop convenu. C’est Weasley, que je recontacterais. » Coup bas. Le temps de recoller les morceaux. Latence qui s’étire. Weasley ? Comme dans Jonah Weasley ? Une seconde. Une autre. Les bribes de conversation du joueur de Quidditch bourré lui reviennent en mémoire. Les détails qui, dans un premier temps font presque rire, tant ils révèlent l’intimité que ce mot ne veut plus rien dire. Jusqu’à la manière dont sa langue l’a faite jouir. Erzsébet. Il aurait mieux valu qu’il ne puisse jamais mettre de visage sur la belle rouquine des descriptions de Weasley.

Le temps paraît s’allonger, encore. Le silence n’est brisé que par la voix de la sorcière. « Ne doute plus jamais de ma fidélité, Rackharrow. Jamais. » Quand la rage aura cessé de gronder dans tous les recoins de son corps, sans exception, il lui fera remarquer qu’il n’a jamais douté. Qu’il n’a même jamais émis le moindre début de supposition malsaine dans ce sens. La colère a dû déformer sa perception de ses propos. La communication est, après tout, tellement subjective. D’autant plus quand les températures montaient en flèche, comme à l’instant. Certes, il ne pouvait nier être possessif. Peut-être trop puisqu’il n’avait absolument aucun droit de l’être, puisque tout était voué à être annihilé à un moment ou à un autre. Mais il ne s’était même jamais posé la question de la sincérité de Sissi à son égard, moins encore de sa fidélité.

La tempête n’est absolument pas passé. C’est le calme plat, sur l’océan. Un calme mauvais qui ne peut traduire qu’une suite plus dévastatrice encore, menée par une colère qui ne cesse de monter, dont l’apogée n’est de loin pas atteinte. « Je te remercie. » Le ton aurait été affreusement grinçant si la voix n’était pas si rauque. Chaque syllabe est posée, bien trop. Il n’a plus cet air de gamin impulsif qui crise pour un rien. Et pour cause, ce n’est pas rien, à ses yeux. « Maintenant je connais absolument tous les détails de vos ébats. » Il laisse la phrase faire son chemin. « Tous les détails, Erzsébet. » Il appuie mais se fait saigner, peut-être autant qu’elle, dans la foulée. « Parce que ton cher Weasley, que tu recontacterais si tu avais envie de te taper quelqu’un d’autre que moi, s’empresse de raconter les nuits qu’il passe avec toi au premier venu. Je ne vais pas te faire l’affront de te répéter ce qu’il m’a dit. D’abord parce que j’ai trop de respect pour toi et ensuite parce que ça me donne envie de vomir, rien que d’imaginer… » L’avait-elle déjà vu aussi froid dans ses paroles ? L’avait-il seulement déjà été ? La tête lui tourne brusquement. Il tente de calmer la douleur qui vrille en pinçant l’arête du nez. Inefficace. « Sans vouloir te commander, tu devrais repenser tes contacts. Malfoy a la décence de garder votre relation pour lui, même s’il ne s’agit que d’amitié. On ne l’entend pas se pavaner de ses conquêtes comme on parlerait de prostituées. » Il a gardé les yeux fermés. Quand il les rouvre, le monde semble tourner sur lui-même. Le regard lance des éclairs destructeurs. Il ne relève rien de ce qui peut se dire, il reste silencieux. Jusqu’à ne plus y tenir. L’appétit coupé, le sorcier fait reculer sa chaise et s’approche du comptoir où il échange quelques mots avec la gérante. Elle arbore une mine désolée et pose sa main sur celle de Kenan. Il est même incapable de lui renvoyer un sourire.

En rejoignant Sissi, sa main se tend, demande silencieuse, proposition, peut-être. « C’était le sujet à ne pas aborder ici, je crois. On s’en va ? » C’était, en réalité, le sujet de trop, qu’importe l’endroit.
                


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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 1:46

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 892 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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T
out ce qu’il pourra ajouter après cela n’a plus d’importance. Elle est blessée. Elle est blessée qu’il puisse lui révéler ainsi des échanges qu’elle sait amicaux, des conversations que seuls les hommes peuvent avoir de la sorte. Elle est vexée, aussi, que lui puisse avoir une vie sans que personne ne s’en office et que l’idée qu’elle puisse avoir l’égalité lui file la nausée. Jonah ne serait jamais vulgaire, elle en est certaine, peut-être un peu cru dans sa manière de voir les choses mais pas irrespectueux, rien qui ne corresponde pas à la réalité. S’il a fanfaronné, qu’importe, c’est son droit. Là, c’est le jugement de Kenan qui lui brise le coeur. Alors elle attrape le collier qu’elle rattache à son cou, ignore amèrement la main tendue et sort de l’établissement, d’un pas rapide. Elle est déjà sortie quand elle entend la porte s’ouvrir, et elle transplane avant qu’il ne puisse la rattraper. Peut-être Erzsébet n’avait-elle fait que des mauvais choix en matière d’hommes.

Elle est réapparue au milieu de la vaste étendue d’herbe, là d’où ils venaient. Personne ne l’a vue faire, personne n’a remarqué la rousse arrivée de nulle part. Silence agréable. Elle s’assied sur le sol, laissant son regard se promener sur l’horizon. Ca ne pouvait pas durer, ça ne pouvait pas continuer comme ça. Elle ne voulait pas passer son temps à trembler de perdre le Rackharrow. Elle ne voulait pas se torturer à l’imaginer avec une autre, pas plus qu’elle ne tolérait sa possessivité alors qu’il n’y avait, à côté, aucun engagement. Elle n’était qu’une aventure, et peut-être ferait-il comme Jonah un jour. Un sifflement attire son attention. C’est étrange, Sissi aurait juré que le Pays de Galles n’était pas un habitat naturel des serpents. « Tu es loin de chez toi.. » La paume se tend vers l’animal aux teintes exotiques, sans doute encore une victime des collectionneurs inexpérimentés qui les mettent derrière des vitrines pour s’en lasser à la première conquête effrayée. Il était loin de chez lui, comme elle. Charmer les rampants était tellement plus simple que garder un homme. Le collier avale avidement tout ce qui la tourmente, il se gorge d’un négatif bientôt palpable autour d’elle. Sissi voudrait bien pouvoir se défouler, pouvoir dire leurs quatre vérités à tous ceux qui se permettent de graviter plus ou moins momentanément dans son quotidien avant d’en déchirer les morceaux. Tous les détails.

Le myocarde au bord des lèvres qui tambourine, qui cogne jusqu’à lui couper le souffle. Elle pouvait rapidement se noyer dans le manque de maîtrise de ses émotions et, ici, loin de tout ce qu’elle connaît, elle ne peut se raccrocher à rien. A rien d’autre que le pendentif qui ne peut pas convertir la douleur en bonheur, à son grand drame. La tête sifflante se pose sur l’épaule, glisse dans la nuque, retombe sur l’épaule - elle a attiré l’attention de celui qui n’a pas de nom, de cette encore petite chose qui semble intégrer qu’elle fait, quelque part, un peu partie de son monde.

On s’en va ? Elle ne veut pas rentrer, finalement. Rien ne l’attend à Londres. Lasse, elle en venait à se dire que rien ne l’attendait nulle part. Sans doute était-ce dû à l’effet magique qui la privait de réactions excessives, mais elle avait la sensation qu’elle venait de perdre la seule personne capable de lui donner le sourire, capable de lui offrir une forme d’apaisement réel, heureux. Combien de temps cela faisait-il ? Cinq minutes, dix, plus ? Elle n’était pas sûre. Il était parti, il devait être rentré, sans se retourner. C’est ce que font les hommes, non ? Un jour ils disparaissent de votre vie, comme ça, sans un mot. Elle n’avait plus de nouvelles de Jonah, elle supposait que ce serait pareil avec Rackharrow. Un jour, on devient inintéressante ou agaçante, et alors il faut tourner la page sans explications.

Craquement sonore. Détonation magique. La pierre s’est fendue, relâchant ses relents sombres dans l’air. Le serpent s’est éloigné, effrayé, crochets dehors, puis se tapissant dans l’herbe, il a fait savoir son mécontentement - non, elle a fait savoir. Il faut que ça s’arrête. La tête entre les mains, elle se répète une litanie incompréhensible, un mélange de langues que personne ne saurait décrypter. Que quelqu’un lui trouve une solution pour ne plus jamais rien sentir, ne plus aimer, ne plus avoir peur, ne plus pleurer comme elle commence à le faire, là, sans contrôler quoique ce soit. Elle aurait mieux fait de rester chez elle. Seule. Oui, elle devrait rester seule parce qu’ainsi, elle n’aurait plus de comptes à rendre ni de coeur à avoir. La paume qui a récupéré les éclats de la pierre est déjà tracée de marques noires qui courent sur la peau de porcelaine. Ca n’était pas calculé pour se faire réceptacle d’autant de choses, pas si vite, pas si brutalement. Première utilisation intensive défectueuse. Tant pis.   

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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 10:36

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Pourquoi ne cherchait-il donc jamais à désamorcer la bombe ? Il sait, pourtant, qu’elle est susceptible d’exploser à n’importe quel moment. Il l’a su avec Circée, il l’a su, auparavant, avec son père, il le savait, aujourd’hui, avec Erzsébet. Apparemment, calmer le jeu n’était pas son fort. Incapable de raisonner de la sorte, il ne pouvait faire que s’envenimer les choses. Et avec, en face, un caractère comme celui de la rouquine, le contrôle était perdu d’autant plus facilement.

S’il avait pu lire ses pensées, ou si elle les avait partagées, ils auraient pu essayer de discuter de la vision de chacun. Etrange comme chaque personne a sa propre façon de voir les choses. Comme les mots peuvent prendre de tout autres sens. Elle est vexée, elle croit ne pas avoir le droit d’avoir une vie. Mais elle se trompe. Ce qui ne dérange n’est ni le passé, ni le futur ; ce qui dérange, c’est qu’il préférerait éviter les détails de ce qu’elle faisait avec ses amants. Il n’aurait peut-être jamais été assez posé pour lui dire. Pour lui proposer de faire l’effort inverse et d’imaginer l’une de ses amies lui donner foules de précisions sur les nuits torrides qu’elle aurait passé avec lui. Il y aurait tout à parier qu’elle le prendrait mal. Le prendrait-elle mal ?

Ce qu’elle pensait probablement cru sans être irrespectueux, il le considérait comme un euphémisme. Il y avait des détails qu’il jugeait indicibles, même entre amis, a fortiori entre hommes. Question de respect. Et elle ne verrait sans doute pas les choses de cette manière. Nul doute que s’il l’entendait défendre Jonah, à cet instant, les dégâts auraient été pires. Peut-être que la conversation n’était pas leur fort pour une raison ? Peut-être Kenan était-il trop impulsif pour réussir à parler posément... Peut-être Sissi ne lui facilitait-elle pas non plus la tâche.

La main tendue finit par retomber le long du corps. Elle l’ignore royalement quand il fait l’effort de prendre sur lui et d’essayer de se rappeler ce qui importe vraiment. Il fait un pas en avant, mais elle en fait un en arrière. Elle le dépasse, sans un regard, sans un mot. Pas un. Elle n’a rien rétorqué, il aurait aussi bien pu parler dans le vide. L’écho aurait eu la politesse de lui renvoyer un minimum d’attention. Factice. Il lui faut la voir passer le pas de la porte pour que le corps veuille bien coopérer de nouveau, sortir de sa léthargie momentanée. Evidemment qu’il la suit. Et elle s’éloigne encore, plus loin, cette fois. Elle transplane. Claire, tranchante. Les mots n’auraient pas été plus blessants. Je ne veux pas de toi. Laisse-moi tranquille.

Trouver la concentration nécessaire est un défi incessant, surtout dans son état actuel. Il bouillonne, il souffre, il exulte, il divague. Il s’épuise, le dos contre le mur glacé de l’impasse dans laquelle il s’est réfugié, là où il sait que personne ne verra. Et pourtant, les mots franchissent les lèvres, incantations récitées studieusement. Jamais il n’a pris le risque de le faire sous le coup de la colère. Jamais il n’a émis la moindre demande. Les apparences peuvent être tellement nombreuses, aléatoires. La litanie est murmurée, l’aura noire se dégage du sorcier, l’entoure. Invisible mais palpable. Le regard semble vide et l’énergie est convertie, absorbée. Il finit par devoir s’asseoir. Et, à sa cheville, s’enroule une créature longiligne aux teintes rouge-orangées. Kenan tend la main, la laisse grimper à son poignet pour l’avoir au niveau des yeux. « Retrouve-la. Sois discrète, on aura de la chance si elle ne s’alarme pas de ta couleur… et du fait qu’il n’y ait pratiquement aucun serpent ici. Pas comme toi, en tout cas. Reviens-moi dès que tu en sais plus. » « Ccccertainement, Maître. » Le serpent disparaît, il se dématérialise littéralement devant lui. Datrix aurait pu l’aider, s’il n’avait pas pris soin de lui demander de rester à Pré-Au-Lard. Leur connexion avait ses limites. Le rampant devrait faire l’affaire, cependant. Kenan réfléchit au dernier éphémère qu’il a contracté. Bien avant le bal, peut-être même avant Noël, il ne se souvient plus précisément mais les règles n’ont pas été outrepassées. Il soupire. Il aurait pu y réfléchir avant. L’état de fatigue n’est que passager, il le sait, désormais.        

Craquement caractéristique du transplanage qui déchire l’air, momentanément. La créature a rempli sa mission, docilement. Elle peut être congédiée. Devant lui, Kenan découvre une Sissi dévastée. La magie se déverse alentours, corrosive, et il s’alarme. Il s’agenouille, faisant fi du constat soulignant le fait que sa présence soit certainement en trop. Les yeux sautent des morceaux de pierre éclatés, aux striures sombres sur la peau, aux larmes qui roulent. D’un geste brusque, il attrape le poignet de la sorcière et lui enlève les morceaux des mains. Ses deux paumes se posent sur les joues humides, le regard brûle de colère mais le ton est d’une douceur déstabilisante quand il souffle : « Je ne te laisserai pas partir, Erzsébet. » Pas maintenant, pas plus dans dix ans. L’idée même le torturait. Qu’importe les disputes, qu’importe les crises, la noirceur. Qu’importe, même, son amour propre. Il est incapable de la voir s’éloigner. « Je t’aime… Je ne peux pas… je ne peux pas te laisser, tu comprends, ça ? » Le cœur tambourine et, sur les joues de porcelaine, les doigts tremblent d’un manque de contrôle flagrant. Il s’était interdit de le lui dire. Ni l’un, ni l’autre n’avait réitéré, comme s’ils avaient passé un pacte silencieux. Puisque le simple fait de le prononcer clairement rendait leur destin plus terrible encore. Mais poussé aux extrêmes, Kenan perdait toute rationalité.    


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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 13:55

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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I
nfernale cacophonie de l’esprit qui ronge les sens, brûle au fer rouge le coeur trop fragile. La douleur ne parvient au cerveau qu’à l’instant où le jeune homme écarte les éclats, libère la paume de l’emprise toxique. Doigts fins qui tremblent de cet état irrationnel. « Je ne te laisserai pas partir, Erzsébet. » Le regard humide se relève vers les abysses claires. L’oeil mordoré paraît noir, même sous l’éclairage des rayons du soleil qui pourtant offrait toujours des paillettes dorées aux iris - pas là. Elle doit partir, elle n’a pas le droit, elle ne peut pas continuer à trahir Circée, à mentir à Irvin, à détruire tout ce qu’elle touche. C’est ce qu’elle fait, n’est-ce pas ? Elle corrompt ce qu’elle aime. « Je t’aime… Je ne peux pas… je ne peux pas te laisser, tu comprends, ça ? » Il l’aime. C’est long. C’est lent. Elle met un certain temps à intégrer ce qu’il vient de lui avouer. Il l’aime. Il l’a dit au bal, quand ils pensaient ne pas s’en sortir mais depuis, plus rien, comme un contrat tacite. Ils étaient dans un état de terreur telle qu’ils pouvaient bien tout exprimer à ce moment là, mais alors au milieu de ce paysage qui lui est si familier, cela a-t-il un autre sens ? Est-il plus lucide ? Essaye-t-il juste de la rassurer ?

L’air s’infiltre dans les poumons, enfin. Il lui a coupé le souffle, elle en prend conscience à retardement. La baguette de bois blanc est récupérée, sans qu’elle ne lâche le regard de Kenan. Formule latine savamment récitée, murmurée, lugubre mélodie. Les stries s’évaporent, relâchées dans l’air à leur tour. Elle reprend le contrôle. Elle ne laisse pas la situation dégénérer plus qu’elle ne l’a déjà fait. Enfin, elle se relève, d’abord difficilement puis avec plus d’assurance. « Reparo. » Le collier se recolle, luit un instant puis s’éteint. Il n’a pas perdu toute sa puissance, il fallait bien plus que cela pour le décharger entièrement. « J’ai contrarié le serpent.. » Larmes séchées sur ses joues tandis que son attention se porte sur l’herbe, sur l’endroit où elle l’avait vu disparaître. « Elle était si jolie.. » Unique, aurait-elle pu dire si elle en avait été certaine. Sissi s’y connaissait en serpents, sans doute plus que la moitié de la population magique mais elle ne prétendait pas en avoir découvert tous les secrets, elle ne s’affirmait pas spécialiste. Un jour, peut-être, irait-elle à la recherche d’une collection plus exotique de ces compagnons particuliers. Pour l’heure, elle était coincée sur les terres anglaises.

Quelques pas pour retrouver les bras du Gryffondor. Besoin criant de sa tendresse, besoin urgent de sa peau, de se raccrocher à ce qu’elle connaît, à ce qu’elle sait réel. « .. Tu as fait une promesse.. » Elle murmure contre son cou, le visage dérobé à son regard. Elle lui a demandé de lui enseigner ce qu’il savait, elle a fait appel à la maîtrise de Kenan en matière d’Impardonnables et Merlin savait combien elle avait dû remballer sa fierté pour cela. Peut-être qu’elle n’était pas encore prête à réitérer les mots magiques traduisant son amour pour lui, peut-être qu’elle n’était pas assez stable pour cela. Le coeur noir de remords, elle noie sa peine dans ce qu’elle connaît : la magie, quitte à en perdre la raison.

« Avant toi.. avant toi il n’y a eu que lui.. » Les aveux lui nouent l’estomac, lui sèchent la gorge. Elle lui avait dit n’avoir eu qu’un seul homme dans sa vie, sans qu’il ait l’air de bien comprendre. Elle était blessée que le seul à qui sa confiance fut accordée se soit servi de sa peau comme d’un récit de roman peu glorieux. Jonah pouvait-il vraiment lui faire ça ? Elle se répète que non, que Kenan exagère forcément, mais le doute comme un poison s’infiltre. « .. Juste lui.. toi tu me regardais pas.. tu peux pas m’en vouloir.. » Les sanglots reprennent pour une toute autre raison. Le poids de ses non-dits s’arrache du silence, les exprimer rend les faits plus réels, plus qu’elle ne le pensait, ramenant vers la conscience ce qu’elle plongeait dans le déni depuis trop d’années. « Tu m’as faite pleurer pendant neuf ans, Kenan.. alors quand Ludwig m’a abandonnée, quand il a pas tenu la promesse de mariage j’ai.. » Craqué. Jonah lui avait montré une autre façon de concevoir la vie, une manière de goûter à d’autres excès pour qu’elle retrouve un minimum de sensations. Le Rackharrow ne s’était jamais rendu compte combien il pouvait la blesser chaque fois qu’il dénigrait le roux de ses cheveux ou l’apparence de l’adolescente d’alors. Il n’avait peut-être même jamais remarqué la manière dont elle le regardait. Zabini pouvait bien l’écarter tant qu’il voulait sans que ça ne l’atteigne vraiment ; pas Kenan, jamais, parce que l’attirance même reniée ne pouvait être effacée. Le détester viscéralement avait été la seule manière de lui survivre, de le voir chaque jour sans en paraître affectée. Le détester avait été une forme d’exorcisme de ses démons intérieurs.   

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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 15:46

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Les regards se croisent et ne se lâchent plus, bien que Kenan finisse par la libérer. Elle semble légèrement plus calme, les larmes sèchent doucement le long des joues. Il est encore tendu de la voir dans cet état. Même quand elle parle du serpent qu’elle a vu, qui n’en était pas un, d’ailleurs. Il ne se déride pas, il reste figé sur place, comme s’il attendait la deuxième vague, comme s’il risquait de la voir disparaître à nouveau. Sissi bouge, en effet. Mais dans sa direction, cette fois. Il ressert ses bras autour d’elle, l’attire contre lui, comme si la proximité n’était jamais suffisante. Là, seulement, il se détend. Il avait un mal fou à prédire les réactions d’Erzsébet ; ça le déstabilisait autant que ça l’exaspérait, de ne pas être capable de la comprendre aussi bien qu’il l’aurait souhaité. Elle aurait pu lui filer entre les doigts, même après un aveu aussi brûlant. Du moins, c’est ce qu’il pensait.

Il se perd dans ses caresses, dans son parfum, se raccroche à l’idée masochiste qu’est celle de l’aimer. Il est fou, ils sont aussi malsains l’un que l’autre. Quand tout leur disait de fuir, de s’éloigner, ils ne faisaient que se rapprocher, esprits contradictoires, ils s’aimaient plus fort, trop. Trop. C’était un mot qui leur correspondait parfaitement, qui les décrivait pertinemment. Toujours dans les excès, toujours à chercher les limites, à les frôler, à tanguer sur la corde raide de la rébellion. Et comme pour rejoindre ses pensées, finalement sur la même longueur d’ondes, elle souffle, contre son cou : « .. Tu as fait une promesse.. » Il embrasse doucement le sommet de son crâne, en guise de réponse. Il se concentre sur les battements de son cœur qu’il sent contre lui, qui font écho aux siens. « C’est pour ça qu’on est ici, princesse. » Il souffle contre sa chevelure de feu, d’un ton un peu absent. Promesse en réponse à une demande qui l’avait surpris. Il n’avait d’abord pas bien compris pourquoi elle venait le voir quand elle savait parfaitement que son oncle était plus compétent que lui en la matière. Mais il n’avait rien demandé. Son regard interrogateur avait peut-être trahi sa question silencieuse. Puis il avait accepté. Au fond, il valait peut-être mieux qu’ils gardent ce genre de choses pour eux, entre eux. Un sortilège impardonnable restait quelque chose de noir, d’interdit. Et maintenant que le gouvernement avait été mis sens dessus dessous, Kenan préférait se montrer prudent.

« Avant toi.. avant toi il n’y a eu que lui.. » Les mots le figent, les muscles des bras se contractent légèrement à leur entente. Il n’était pas bien sûr de pouvoir accuser le coup une nouvelle fois, en si peu de temps. Mais il sent la tension, dans sa voix, contre son torse. Il ferme les yeux et, sans l’interrompre, attend la suite. « .. Juste lui.. toi tu me regardais pas.. tu peux pas m’en vouloir.. » Et les sanglots reprennent. Il tente de la calmer, voudrait lui dire qu’il ne lui en veut pas, que ce n’est rien, que ça lui est égal. Elle ne lui en laisse pas l’occasion, toutefois. « Tu m’as faite pleurer pendant neuf ans, Kenan.. alors quand Ludwig m’a abandonnée, quand il a pas tenu la promesse de mariage j’ai.. » Son estomac se tord brusquement. Il pose sa main sur l’arrière de son crâne, garde ainsi la jolie poupée de porcelaine en sécurité. Résidus d’un comportement qu’il a longtemps adopté, il la berce lentement, sans un mot. Quand enfin il se décide à briser le silence, sa voix est douce. « Je ne t’en veux pas, Erzsébet. Tout ça, c’est du passé. Je ne peux pas te dire de regarder vers l’avenir mais… tu peux faire comme moi et te raccrocher au présent. » Le myocarde menace d’exploser. Kenan s’accroche à elle peut-être plus comme s’il en avait réellement besoin, pour lui, que pour simplement l’apaiser, elle. « Le présent, c’est nous. » Du pouce, il sèche les larmes sur ses joues, avant de l’embrasser tendrement. Ses lèvres restent à quelques centimètres des siennes quand il murmure : « Juste toi et moi. Le reste n’a pas d’importance. » Non, Kenan n’était pas forcément rationnel. Il se laissait facilement emporter par ses sentiments, positifs comme négatifs, il n’avait pratiquement aucun contrôle sur lui-même. Alors à tout prendre, elle pourrait aussi bien ne pas écouter ses divagations, se montrer plus lucide que lui. Ou elle pourrait choisir de l’écouter, d’y croire, un peu. Juste un peu, le temps du présent. C’était un pari un peu fou, risqué, certes.

« Accroche-toi », murmure-t-il à son oreille. Inutile, en somme, puisqu’il la tient fermement. Ils transplanent et atterrissent devant une annexe, une sorte de cottage mais pas en pierres, en bois. L’endroit semble minuscule de l’extérieur mais, ensorcelé, il est bien plus grand une fois à l’intérieur. Kenan n’a toujours pas lâché la demoiselle. « C’est ici que je viens quand j’ai besoin de calme. Autrement dit, souvent, ces temps-ci. » Le petit chalet a clairement été laissé à l’abandon, les couleurs sont ternes et l’intérieur est peut-être pire encore, poussiéreux, mal éclairé. Ils sont perdus au bon milieu du Pays de Galles, là où personne ne met jamais les pieds. Là où même les bergers ne s’aventurent pas. Ils sont littéralement au sommet de l’île.


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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 17:53

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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« we accept the love we think we deserve. » - Stephen Chbosky

P
ourquoi n’avait-elle pas demandé à Alastar ? Parce qu’il était plus protecteur et moralisateur avec elle. Elle ne voulait pas avoir cette relation avec lui, celle du professeur avec une élève, sûrement parce que travailler avec lui comme son égale était plus agréable, un peu plus gratifiant également. Avec Kenan, elle pouvait bien faire preuve de faiblesse, elle pouvait mélanger les rôles, les situations, multiplier les expériences sans trembler ; du moins elle le pensait, même si le jugement dont il venait de faire preuve semait une part de doute. « Je ne t’en veux pas, Erzsébet. Tout ça, c’est du passé. Je ne peux pas te dire de regarder vers l’avenir mais… tu peux faire comme moi et te raccrocher au présent. » Bercée par sa tendresse, Sissi ferme les yeux. Elle aime percevoir les battements de son coeur, elle aime le sentir proche d’elle, contre elle, certaine alors d’exister pour quelqu’un. Son père l’aimait certes profondément mais elle se sentait de moins en moins comprise à mesure qu’elle faisait des choix. Des choix en contradiction avec son nom, elle devait bien l’avouer. « Juste toi et moi. Le reste n’a pas d’importance. » Seulement eux. Ni passé, ni avenir, ni entourage. Juste leur bulle de bonheur un peu instable.

« Je t’aime aussi.. » Un souffle. Elle ose le dire, elle ose lui confier que ses sentiments n’ont pas changé, bien au contraire, qu’ils sont aussi forts qu’au milieu du brasier qui a ravagé le zoo. La paume s’accroche au tissu, sur l’épaule. Elle lui signifie son désir de le garder, de ne plus s’en séparer, pas une seconde jusqu’à ce qu’Irvin finisse par s’en agacer, jusqu’à ce que les adultes responsables ne rompent ces liens. Elle était stupide de se prendre au jeu. Elle était idiote de se perdre dans des émotions aussi intenses que brusques. Elle se sentait indigne de lui, qui plus est, parce qu’il avait l’expérience des femmes, parce qu’il avait l’assurance dans les yeux, le charme dans l’aura sombre qui se dégageait parfois de lui. Il était loin de ce qu’elle avait l’impression de mériter quand les peurs s’emparaient d’elle, quand elle se laissait envahir par ces crises sur lesquelles elle n’avait aucun pouvoir.

« Accroche-toi » Obéissance totale. Elle entoure la nuque de ses bras, cache son visage contre le torse. « C’est ici que je viens quand j’ai besoin de calme. Autrement dit, souvent, ces temps-ci. » Le regard vairon se pose sur le petit chalet terni par l’abandon. Ca a son charme. Un charme qui détache la jeune femme du sorcier. Elle bouge, elle se rapproche, glisse les doigts sur la surface du mur de bois dans une caresse qui lui permet d’analyser l’état de la matière. Ca n’est pas irrécupérable. Il pourrait en faire quelque chose d’extrêmement charmant, de chaleureux. La brise dans ses cheveux fait voleter les mèches rousses, rappelant à Sissi qu’elle était loin des paysages de Londres. L’horizon attractif n’est qu’une raison de plus de respirer. Au bord du vide, sans trembler, sans frémir. Au bord du vide pour contempler l’immensité de ce qui les entoure. Au bord du gouffre, comme son esprit un peu plus tôt. Les larmes séchées lui paraissent glacées sur ses joues, les sillons encore perceptibles. « Est-on vraiment forcés de rentrer ? » Daksha serait tellement heureux ici, il aurait des kilomètres de territoire à explorer, de la nature à perte de vue, des proies sauvages à pourchasser, des occupations tellement différentes de la grisaille de la ville, du béton et des serpensortia comme repas. Elle se serait sentie libre, ici, autant que son rampant. Idée stupide.

« Accio. » Elle s’est rendue compte qu’elle avait lâché la baguette en arrivant, pour se rattraper à Kenan, ainsi récupérait-elle son bien d’une parfaite obéissance, habilement retourné au creux de sa main droite. « On s’y met ? » Détermination farouche au fond des yeux. Détermination inflexible. Elle a tourné le visage vers lui, sans se détacher de cette bordure inquiétante près de laquelle le moindre faux pas serait fatal. Qu’importait. Sissi lui offre un sourire mutin qui contraste avec la détresse précédente. Oserait-il remplir sa part du contrat ?   

Sissi : #477C64
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 20:24

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A contre cœur, il desserre son étreinte pour lui permettre de s’éloigner et l’observe s’approcher du chalet, étrangement attirée par la petite bâtisse. A l’évidence, la distance dont elle faisait preuve en arrivant ici s’est complètement dissipée. Un sourire s’installe, discret, sur le visage du jeune homme, tandis que les mots lui reviennent en mémoire, en boucle. Je t’aime aussi. Cet élan de folie n’a pas l’air de vouloir quitter son esprit. Il avait raison de penser qu’ils étaient aussi cramés du cerveau l’un que l’autre. Cela dit, en un sens, ça se confirmait par le fait qu’elle soit attirée par le gamin qui lui a pourri la vie pendant 9 ans. Est-ce que des personnes saines d’esprit pouvaient seulement être aussi paradoxales ? Mais le paradoxe l’attire, c’est irréversible, ça l’a toujours été. Kenan, dès lors qu’il avait compris le sens du mot, semblait l’avoir parfaitement intégré à sa vie. Jusqu’à aujourd’hui où il y saute encore à pieds joints.

« Est-on vraiment forcés de rentrer ? » Le jeune homme s’avance, colle son torse au dos de la sorcière, place ses mains sur ses hanches qu’il ramène un peu plus près de lui. Ils surplombent le vide, seuls, entourés par la nature à perte de vue. Le paysage est magnifique mais il ne s’y attarde pas, sa bouche court déjà le long du cou, sur la clavicule. La langue se fait joueuse. Il remonte avidement jusqu’à cette oreille dont il capture le lobe entre ses dents, avant de murmurer : « Malheureusement. » Son souffle est étrangement saccadé. « Mais on pourra y revenir chaque fois que tu en auras envie. Même quand nos parents auront choisi… si tu ne m’oublies pas entre temps. » L’idée le fait sourire. Il ne peut s’empêcher de se demander jusqu’où ils pouvaient pousser les limites de leur relation. Pour lui, c’était clair, l’adultère, si on lui imposait une épouse dont il ne voulait pas, ne lui poserait aucun cas de conscience. Pour Sissi, ce serait sans doute différent. « On fait aussi nos choix, princesse. Et rien ne nous oblige réellement à ne plus nous revoir. » Le murmure s’éraille, les lèvres s’affairent sur la peau de porcelaine, la taquinent. Il pousse l’indécence au bord de la déraison. Il frémit, persuadé qu’elle restera raisonnable malgré ses propositions outrageuses.

Hochement de tête à la question de la jeune femme. L’appel de la noirceur le fait sourire. Impatiente d’apprendre l’interdit. Impatiente de briser ses chaînes, de se faufiler dans un univers dont l’accès est limité aux âmes les plus lugubres. Sourire en coin à l’idée de la voir franchir le pas. Avec son aide. Idée malsaine. Sombre. Il joint ses mains aux siennes pour l’attirer loin du bord des rochers, loin du vide. La plaine était plus sécurisante. « Tu dois connaître la théorie, j’imagine. Le contact visuel, la volonté, la concentration ? Quel que soit le sort que tu choisis, les trois éléments sont des incontournables. Ils demandent de puiser au fond de toi des sentiments comme la peur, la douleur, la colère, la rancœur. Ce n’est pas juste de la magie noire. C’est un pacte avec toi-même, l’acceptation de savoir que tu t’apprêtes à torturer de la pire des manières qui soit… Voire de tuer, pour le dernier. » Kenan arque un sourcil. « On évitera celui-là, pour le moment, si tu veux bien. » Sourire en coin, le jeune homme croise les bras sur son torse. « C’est réellement celui qui est le plus dur à maîtriser, émotionnellement parlant. On n’ôte pas une vie sans sourciller. Même ceux qui en donnent l’impression en portent le poids sur leur conscience. » Il écarte les bras, finalement, et plante son regard dans celui de la jeune femme. « Commence par le Doloris. Tu as ta cible juste devant toi. » Autrement dit, lui. Hors de question qu’il sacrifie la santé d’un être sans défense. Et puis, de toute manière, il n’y avait rien, ni personne alentours. Il scrute les billes hétérochromes. « Si tu peux le faire sur moi, tu n’auras aucun mal à le mettre en pratique, sur qui ou sur quoi que ce soit d'autre. » Se voulant rassurant, malgré ce qu’il lui demande, il ajoute : « La douleur est parfaitement supportable sur les premiers essais, on ne sent presque rien. A moins que tu ne sois une espèce de surdouée en la matière ? » Un éclat de rire lui échappe quand il se rend compte que c’est très certainement le cas. Il lui envoie un clin d’œil amusé. « Le tout, c’est de t’arrêter avant que je ne devienne fou. » Pour le reste, il savait qu'il pouvait gérer. Et ce n'était pas simplement un excès de zèle, il le savait effectivement, concrètement.             



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Parchemin envoyé Jeu 16 Juin - 22:08

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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C
’est déloyal. Il fait courir sa bouche sur sa peau, sachant pertinemment l’effet qu’il savait si bien provoquer. Il glisse la langue comme une délicieuse promesse. Il arrache des frissons aussi aisément que s’il ne s’était rien passé, que s’il n’avait pas blessé le coeur fragile. C’est déloyal parce qu’au bord du vide, collée à lui, elle ne peut s’échapper, elle n’en a d’ailleurs aucune envie. Les dents sur son oreille délivrent un soupir d’entre les lèvres féminines. « Mais on pourra y revenir chaque fois que tu en auras envie. Même quand nos parents auront choisi… si tu ne m’oublies pas entre temps. » Non. Il sait très bien qu’elle s’y refuse, il le sait même là, même quand elle brûle d’envie de s’abandonner à ses délires. Il sait qu’elle ne veut pas et tous les baisers du monde n’y changeraient rien. Il sait qu’elle n’a pas été élevée ainsi, que son affection pour Irvin l’empêche de faire des choix à l’encontre de ceux du père de famille. Personne ne les oblige à ne plus se revoir, c’est vrai, sauf elle, parce que c’est ainsi qu’elle fonctionne, parce qu’elle consentirait à partager un mari pour son bonheur mais pas à voler celui d’une autre. Myocarde déchiré à cette seule pensée. « C’est hors de question, Rackharrow. La fidélité est un principe. » lâche-t-elle, difficilement. Difficilement parce que sa majesté est toujours là, dans son dos, les mains sur sa peau. Lui refuser une aventure est d’avance une torture, elle n’y cèdera pas toutefois. Il doit se faire à l’idée, profiter tant qu’il le peut encore.

Il l’éloigne du vide, elle ne lâche pas son regard du sien. Il parle théorie. Une théorie qu’elle connaît évidemment, en témoignaient quelques essais, ouvrages et autres interventions pour ou contre l’usage des Sortilèges Impardonnables. Elle n’avait pas fait sa demande à l’aveugle et si elle n’avait jamais été jusqu’à franchir le pas, c’est bien parce qu’elle savait les conséquences de telles pratiques. Le paradoxe résidait dans sa capacité à réciter les formules les plus complexes pour les effets les plus mortels tout en se refusant à lancer un petit Avada Kedavra somme toute de plus en plus classique en des temps aussi difficiles. « C’est un pacte avec toi-même, l’acceptation de savoir que tu t’apprêtes à torturer de la pire des manières qui soit… Voire de tuer, pour le dernier. » Elle l’observe sans que rien dans ses yeux ne traduise le fil de ses pensées, pourtant elle se dit qu’il ferait un professeur intéressant. Non, pas un professeur, il n’aurait pas la patience mais un père capable d’enseigner à ses enfants, sans doute. Elle chasse une telle image, résidu de ses jours de doute. « C’est réellement celui qui est le plus dur à maîtriser, émotionnellement parlant. » Il n’ignore pas combien les émotions étaient un problème qu’elle cherchait toujours à éradiquer. Elle ne tenait pas vraiment à aller au-delà du raisonnable, pas après cette courte crise qui en annonçait forcément une suite dans les heures à venir. « Pas la conscience, l’âme. » corrige-t-elle avec douceur. La conscience, tout le monde pouvait finir par la gérer, certains l’écartaient allègrement sans une once de remords, sans en souffrir. L’âme déchirée, morcelée, ne mentait jamais. Elle était la plus traitresse, d’ailleurs, et sa clarté était ce que Sissi avait cherché à préserver tout ce temps en n’apprenant pas ces derniers sortilèges.

« Commence par le Doloris. Tu as ta cible juste devant toi. » La bouche s’entrouvre de survivre. Est-il complètement fou ? Elle ne pouvait pas faire cela, elle ne pouvait pas lui faire de mal, pas à lui. Pas au seul être qu’elle aimait profondément, contre la raison elle-même, contre la logique et ses propres réticences. Il ne pouvait pas servir de cobaye ! Il y avait.. des animaux, par exemple, pour ce genre de choses. Et encore, sa proximité avec les serpents serait peut-être un obstacle. Elle allait protester mais il poursuit. « Si tu peux le faire sur moi, tu n’auras aucun mal à le mettre en pratique, sur qui ou sur quoi que ce soit d'autre. » Elle admet que Kenan a raison, même si ça la contrarie, même si elle a envie de lui coller une baffe pour avoir ce genre d’idées saugrenues. « La douleur est parfaitement supportable sur les premiers essais, on ne sent presque rien. A moins que tu ne sois une espèce de surdouée en la matière ? » Non. Enfin Erzsébet répondrait qu’elle n’a rien d’une surdouée, si on lui posait vraiment la question - celle-ci était rhétorique - mais la vérité allait au-delà de ce qu’elle voulait bien voir ou croire. Elle avait un don pour la noirceur, depuis toujours, bataillant pour les bases lumineuses quand tout était simple dans l’obscurité.

S’arrêter avant qu’il ne devienne fou. La baguette reste obstinément dirigée vers le sol, sans qu’Erzsébet ne bouge. Elle le détaille, évalue la distance, sa posture. Il est sûr de lui, il lui fait assez confiance pour louper la première tentative et ne pas trop souffrir. C’est comme ça que ça marche, non ? On rate toujours les premières fois. « Endo- » La baguette s’est éjectée d’entre les doigts de la sorcière sidérée par une telle réaction. Ca n’était certes pas une tendre, elle avait son petit caractère mais de là à fuir un acte de magie, la sorcière n’en croyait pas ses yeux. « Vas-y, je t’en prie, prends donc des vacances ! » Le Tremble était réputé pour forger des capacités d’ensorcellement exceptionnelles, des baguettes de duellistes, adaptées à la magie de combat et aux esprits déterminés. L’aspect ivoire pouvait aussi laisser penser au bois de Charmes, plus susceptible de refuser un acte contre les idéaux de son propriétaire. Non, là, le problème venait bien de Sissi, elle le savait. Elle ramasse la capricieuse, en caresse doucement la surface tandis qu’elle contourne Kenan. Plusieurs secondes s’étirent ainsi dans ce qui pourrait apparaître comme une véritable hésitation.

C’est tout autre chose. Elle gratte dans ses émotions, elle puise la concentration nécessaire. Elle déterre la blessure qu’il a provoqué dans l’auberge, elle fait remonter les années de rancoeur, de frustration, elle fait revenir à la surface l’adolescente blessée par la cruauté d’un garçon qui ne la regardait pas, qui n’était bonne qu’à subir ses moqueries. Il faut le vouloir. « Endoloris. » La formule est prononcée comme un promesse presque suave, sans acharnement, sans hausser inutilement le ton, comme beaucoup en avaient un peu trop l’habitude. Tout le bal en avait entendu les sonorités exagérément hautes. Sissi a perçu l’effet bien avant qu’il ne parvienne à Kenan, elle a senti la baguette obéir, plier sous l’ordre, déchargeant l’impulsion magique. Ca n’a pas duré longtemps, Erzsébet a lâché sa prise, laissant l’objet retomber sur le sol dans un mouvement de recul. Il avait dit qu’il ne sentirait rien, il lui avait dit que ça ne ferait pas de dégâts, douleur parfaitement supportable - s’était-il payé sa tête ? « Ex-Excuse-moi.. »    

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Ven 17 Juin - 0:00

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La réplique est lâchée, exactement comme il s’y attendait. Elle calme son délire en lui faisant remarquer qu’il peut toujours courir, qu’elle ne se laissera pas aller à l’infidélité. Qu’elle a des principes et qu’elle s’y tient. Et pourtant les mots semblent buter sur quelque chose en franchissant les lèvres féminines, comme si elle peinait, de manière infime, à les exprimer. Une main glisse, trace la courbe du bassin jusqu’à l’intérieur de la cuisse, remonte lentement, tentation envahissante. Il sait, pour en porter régulièrement, que le pantalon atténue les sensations, que ce peut-être une frustration terrible, par moment. Et il en joue, il s’attarde, caresse, avant de lui glisser à l’oreille : « Tu reviendras me parler de principes, je n’en doute pas. » Il est têtu, peut-être même borné. Et au souvenir des nuits brûlantes qu’ils ont passé ensemble, il ne doute pas que l’envie refera surface, même si elle est mariée, même s’il l’est. Persuadé de pouvoir briser un carcan supplémentaire. Parce que l’éducation ne fait pas tout. Parce que leur amour, leur passion, est simplement dévorante. Il finira par lui faire comprendre qu’elle n’a pas besoin de se murer dans la rigidité qu’elle s’impose. Que « principe » n’est qu’un mot de plus et que l’exception a été créée pour confirmer la règle. Qu’elle pourrait s’autoriser l’exception sans avoir à culpabiliser. Il apprendrait la patience et il finirait par le lui faire comprendre. Il ne compte pas passer sa vie à souffrir une relation qu’il n’a pas choisie quand il brûle d’envie pour une autre, une femme qu’il n’aura jamais officiellement. Mais officieusement, ce pouvait encore être une autre histoire, il en était certain.

Les caresses entêtantes, indécentes, cessent finalement. Trop tôt, bien sûr. Une torture qu’il ne lui inflige pas à sens unique, d’ailleurs. Et ils s’éloignent l’un de l’autre pour reprendre leur sérieux. L’heure n’est pas – encore – à l’intimité. Ils ont du pain sur la planche, c’était le moins que l’on puisse dire.

Gentiment, elle corrige ses dires d’un : « Pas la conscience, l’âme. » et Kenan en profite pour y réfléchir. Elle a raison, il n’y avait jamais vraiment pensé sous cet angle mais c’était effectivement plus logique que l’âme récupère la noirceur dont la conscience peut éventuellement se débarrasser. Il lui sourit. « C’est bien ce que je disais, tu connais déjà la théorie. » Restait, maintenant, à la faire pratiquer. S’il s’attendait à ce que la jeune femme ne saute pas tout à fait de joie à l’idée de lui envoyer un sortilège impardonnable, il se doutait qu’elle réussirait forcément à trouver assez de négatif pour accumuler le ressentiment. Quelque part, c’était horrible d’imaginer une telle chose. Plutôt que de l’enjoindre à ne pas trop se focaliser sur le passé, il l’encourageait allégrement à ramener à la surface toute la rancœur qu'elle avait pu avoir à son égard. En espérant qu’elle ne se laisse pas complètement consumer.
S’il était parfaitement conscient qu’Erzsébet était douée en magie noire, plus que la moyenne, plus que lui, malgré son héritage, sans doute même, il savait également qu’elle se laissait facilement emporter. Il avait eu la preuve, à plusieurs reprises, qu’elle pouvait dépasser les limites du raisonnable, peut-être même trop aisément. C’était un pari risqué. Mais il lui faisait confiance, quelque part. Assez confiance pour être persuadé qu’elle se contiendrait, cette fois.

Au premier essai, la baguette, réticente, est brutalement expulsée. Kenan retient un fou-rire à la réflexion de la sorcière. Sa propre baguette n’est pas toujours coopérative. Ce n’était là que la preuve du conflit intérieur que Sissi allait devoir outrepasser. Et avant même qu’il n’ait pu réellement se préparer, le sort fuse. La tête commence par tourner, le corps par brûler, d’abord légèrement. Il s’accroche à la raison. Il connaît, rien de nouveau. Il connaît, et il sait ce qu’il se passe, la conscience est intacte. Il s’y rattache. Mais le visage se ferme, les traits se crispent brusquement, les muscles se tendent, les veines gonflent sous la pression. La douleur est plus vive que dans son souvenir. Et avant qu’elle ne s’aggrave réellement, alors qu’il la sent grandir et s’étendre, elle se tait. Aussi brusquement qu’elle est arrivée. Le changement de situation l’étourdi, il n’entend même pas l’excuse de la rouquine et chancèle, réceptionné par le bois du chalet contre son dos. Il lui faut quelques minutes pour reprendre ses esprits et quand il peut se tenir droit, de nouveau, il retient un rire, presque nerveux. « Le contraire m’aurait étonné… »

Il lui propose de recommencer, certainement son côté masochiste qui ressort. Ou une dévotion telle qu’elle le rend parfaitement inconscient. Tout ça pour que la demoiselle puisse s’entraîner. Expérimenter. Il se fait cobaye docile quand son caractère le prédispose à l’inverse. Cette fois, la douleur est plus vive, plus profonde, il manque perdre connaissance, un genou rencontre brutalement le sol. Cependant aucun son de s’échappe d’entre ses lèvres, pas même un geignement. En revanche, le corps semble prêt à exploser. L’esprit est plus solide qu’on ne pourrait le croire. Il paraît presque évident qu’il n’en est pas à son premier essai. Il n’y a pas une once de surprise sur ses traits et la douleur est trop bien contenue. Erzsébet n’était pas tout à fait une débutante et il le savait parfaitement. C’était en partie la raison pour laquelle il n’avait pas intégré de « victime » à son exercice. Les pensées s’assombrissent, se brouillent. L’esprit lâche prise, progressivement. Et quand le sort cesse, Kenan a tout de même l’impression qu’il en est toujours sous l’emprise.

Le temps s’étire. Trop. Sans qu’il n’y ait d’amélioration. Incapable de bouger, le sorcier tente de rappeler ses esprits. « J’ai… Dans ma poche... » Il a négligemment jeté son blouson devant la porte d’entrée du chalet, à quelques mètres de là, avant de commencer. Il avait hésité un moment avant d’emmener les deux petits contenants avec lui. Datrix lui avait fait remarquer que ce serait tout de même plus sûr et il avait souri en se demandant comment la jeune femme allait s’en sortir, aujourd’hui. Bien. Le moins que l’on puisse dire. Elle s’en sortait plutôt bien, en termes de dégâts. Il avait donc emporté une fiole et un onguent, qu’il avait modifiés pour en augmenter l’efficience. Concrètement, il s’en sortirait sans. Il ne perdrait pas la tête. Mais le petit coup de pouce qu’ils apporteraient n’était pas de refus, vu de son état.        


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Parchemin envoyé Ven 17 Juin - 1:11

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C
’est sans doute parce qu’il la provoque qu’elle réitère le geste. C’est sans doute son arrogance qui la pousse à faire plier le corps sous la douleur. L’éclat est malsain au fond des yeux vairons, se satisfaisant de cette soudaine soumission. Elle avait toujours eu cette tendance à se perdre dans les aspects les moins lumineux de la magie, mais pire encore, à se laisser emporter au-delà des limites. C’est sans doute parce qu’il se fait plus têtu qu’un hippogriffe qu’elle renforce la prise sur la baguette. Le contraire l’aurait étonné, il avait lâché ça sur un ton si familier, sur cette note dérangeante qui rappelait l’adolescent vantard d’une époque révolue. Elle reviendrait parler de principes, des mots qui trottent moins que les gestes les accompagnant. Il avait le don de la rendre furieuse. Non, ça n’était pas vraiment ça, c’était la colère de la fillette blessée, c’était les années de larmes qui revenaient la hanter, ça n’était rien de moins que le poison de son propre manque d’assurance. Stop. Trop loin, elle est allée trop loin. Il ne se relève pas, pourquoi ? Il ne se remet pas sur ses jambes, il ne reprend pas ses couleurs. Il a l’air encore sous l’emprise du Doloris. Ca n’est pas normal. Et à la saveur douce-amère de la magie s’en suit la culpabilité vive de ce myocarde qui cogne brutalement dans sa poitrine. « J’ai… Dans ma poche... » Quoi ? La poche. Elle file vers le blouson, l’attrape et retourne s’agenouiller près de Kenan, fouillant à la recherche de ce qu’il a demandé, les mains tremblantes. La fiole et l’onguent sont rapidement tendus, parce qu’elle ne sait pas ce qu’il veut en faire - il n’y a pas de blessures apparentes, c’est l’objectif. Elle n’est pas douée pour soigner. Elle sait faire mal, c’est absolument indéniable mais réparer lui prend souvent du temps, ne fonctionne pas toujours et elle a peur. Elle a peur d’avoir fait quelque chose d’irréversible, qu’il ne la pardonne pas.

« Dis-moi que ça va, je t’en supplie.. » Supplique murmurée. Ca n’était pas parce qu’elle était talentueuse dans ce genre de domaines qu’elle n’en subissait pas les conséquences. Elle savait ce qu’impliquaient de telles actions et elle n’aurait pas dû accepter de faire l’expérience sur lui. Un baiser terrifié. Un baiser pour le raccrocher à la réalité, pour le raccrocher à une sensation plaisante, loin de cette souffrance qu’elle lui avait infligé, sans doute très loin du niveau d’un Mangemort. Elle ne pouvait pas le perdre. Elle ne pouvait pas. Elle avait besoin de lui, elle avait besoin de le rendre heureux avant d’être heureuse elle-même. Elle avait besoin de sa peau, de ses piques acides, elle avait besoin de l’entendre râler ou la provoquer. Elle avait besoin de toutes ces choses dont elle s’était servie pour activer l’Impardonnable. Il a l’air pâle. Il va revenir à lui, il va lui sourire et.. la paume se pose sur la joue masculine dans une caresse tendre. Si elle ne parvient pas à taire les pensées qui se bousculent dans la frénésie de la panique, c’est aussi parce qu’elle comprend une nouvelle fois à quel point il est important dans sa vie. « Kenan.. » Il ne le méritait pas. Personne ne le méritait. Elle avait voulu tuer le tortionnaire de Circée et elle s’abaissait au même niveau, pire encore parce qu’elle venait de s’en prendre à un homme qui, s’il était certes maladroit, lui faisait goûter chaque jour à un bonheur dont elle n’aurait pas soupçonné la possibilité.

Sentiments dévorants. « Y aura.. Y aura pas de principes.. » Elle n’a pas besoin d’en dire plus. Elle n’a pas besoin d’expliciter. Il a gagné. Il a fait exploser l’ultime barrière en se soumettant aux travers de la rousse. Il a arraché à l’éducation l’un des derniers carcans, si précieux. S’il la veut, il l’aura. S’il l’exige pour lui seul, il gagnera, quitte à ce qu’elle sombre dans la folie à force de contradictions. Etait-elle prête à sacrifier ses rêves ? C’était presque une seconde nature ; une dangereuse nature qui plus est. « Tout ce que tu veux.. mais ne me demande plus jamais de te faire ça.. » Ca n’est même pas un avertissement ni une menace, c’est une demande, c’est une nécessité. Il la perdrait en la poussant plus loin, il la perdrait définitivement s’il lui demandait encore de commettre une telle folie.     

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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



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Les doigts se referment péniblement sur ce qu’il croit discerner comme étant la fiole. Les blessures sont certes invisibles mais le corps souffre indéniablement de l’intérieur. Les muscles semblent incapables de se détendre, chaque infime mouvement déclenche un brasier intérieur insupportable. Le simple fait de déboucher le petit récipient a des airs de véritable torture. Il y parvient. Seuls ? Il ne saurait le dire, tout se brouille, la vision n’est plus très claire. Et bien qu’il voie la jeune femme face à lui, le cerveau a du mal à analyser la situation, à communiquer et à faire comprendre au corps qu’il ne souffre plus vraiment. La respiration saccadée, brutale, manque lui faire avaler de travers. Le liquide glisse au fond de la gorge, arrache une grimace au sorcier tandis qu’il ajoute une sensation désagréable supplémentaire à gérer.

Ses mots, ce murmure qu’il perçoit, moins lointain, peut-être. « Dis-moi que ça va, je t’en supplie.. » Il essaie, mais la bouche ne s’ouvre que pour se refermer aussitôt. Ce sont les expressions qui lui manquent, qui lui font défaut, qui filent alors qu’il tente de les agripper. Il lui faut quelques minutes supplémentaires. Il comprend sa peur, pourtant, et ça l’énerve de ne pas pouvoir la rassurer, d’être obligé de la laisser dans le flou alors qu’il voudrait lui dire de ne pas s’inquiéter. « Kenan.. » « Ça… va. » La colère gronde en lui. Parfait, c’est tout ce qu’il lui faut. Une autre émotion pour contrer la douleur, pour aider le cerveau à reprendre le dessus. Il a l’impression qu’une éternité s’écoule alors qu’il essaie seulement de se décrisper, de se positionner autrement, de bouger un peu. « Y aura.. Y aura pas de principes.. » Kenan relève la tête et ancre son regard dans les yeux vairons, apeurés, qui le scrutent. Elle n’a pas besoin d’en dire plus, il comprend. Il comprend parfaitement où elle veut en venir. Tout se reconnecte, le liquide a fait son effet, comme prévu. Il pose une main, peut-être un peu trop fort, il ne contrôle pas bien, encore, sur l’épaule de Sissi. Il l’attire comme il peut contre lui, enfouit son visage dans son cou. « Tu aurais pu rendre ça un peu plus difficile, quand même. T’as buté tout le fun, là. » Un petit rire lui échappe, provoquant une salve de douleur qui le fait grogner. « Non, franchement, t’es vraiment pas faite pour la magie noire, je regrette. On n’arrivera jamais à rien, comme ça. » L’ironie suinte de chacun de ses mots. Il embrasse la base de son cou, comme pour la rassurer. Il va bien. Juste un peu sonné mais rien de grave. Ne me demande plus jamais de te faire ça. Il a poussé les limites un peu trop loin et elle lui a fait assez confiance pour s’y plier. Il prend la peine de respirer profondément. Son parfum, sa présence, la peur qu’elle a ressentie, font peu à peu s’éloigner la douleur qui paralyser encore ses membres. « Sérieux, c’est pas si horrible. Tu vois bien, j’me suis pas tortillé dans tous les sens… » Preuve que ce n’était pas insupportable, qu’il tenait le coup, n’est-ce pas ? Pourquoi ça ne semble pas la rassurer ? Il a dû vraiment l’effrayer et il s’en veut. Kenan emprisonne ses lèvres, tendrement, sans que l’avidité ne s’incruste, cette fois. Tout en douceur. Ça ne lui ressemble pas mais il fait l’effort, pour elle, pour la calmer. « Ne t’en veux pas, princesse. Tu n’as aucune raison de t’en vouloir. J’ai prévu le coup », lui confie-t-il dans un murmure. « Je savais bien que tu y arriverais aussi facilement. »

Lentement, Kenan retire son t-shirt. Il ouvre le deuxième contenant et pose le couvercle à côté d’eux. Il passe une noisette de crème verdâtre sur l’intérieur de chacun de ses poignets. « Composé majoritairement de valériane. » Il n’avait sans doute pas besoin d’en dire plus. Elle devait certainement en utiliser, en extrait, dans ses potions. C’était un puissant somnifère qui se mélangeait aisément avec d’autres ingrédients sans perdre ses effets. En l’occurrence, elle servirait comme calmant. Après s’en être passé une petite quantité le long du sternum, il tend la mixture à la demoiselle. « Il en faudrait au niveau de la nuque et des poumons. Tu veux bien m’aider ? » Le bleu des yeux du sorcier s’attarde sur les traits du visage, si délicat, de Sissi. Y aura pas de principes. Tout ce que tu veux. Il déglutit, submergé par une évidence qu’il n’avait pas réellement saisie jusqu’alors. Ils se damneraient l’un pour l’autre. Ils pourraient apprendre à repousser tout ce qu’ils sont, à détruire leurs propres limites pour flâner avec la mort de la conscience. Elle, aussi bien que lui. Ils peuvent être dangereux, l’un pour l’autre. Il fallait qu’ils y prêtent attention, qu’ils se méfient de leur propre impact.    


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 892 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

«
Tu aurais pu rendre ça un peu plus difficile, quand même. T’as buté tout le fun, là. » Secouée de tremblements, elle s’accroche à Kenan comme si toute son existence en dépendait. La pression sur son épaule lui rappelle qu’ils sont vivants tous les deux, le visage contre son cou renforce sa présence et en d’autres circonstances elle se serait sentie bien ; pas là. L’estomac est noué, le sang bat dans les tempes, elle a encore les résidus du sortilège gravés dans son esprit. Ca ne va pas. Ce dont elle est capable la tétanise. « Non, franchement, t’es vraiment pas faite pour la magie noire, je regrette. On n’arrivera jamais à rien, comme ça. » Un baiser à la base du cou après un grognement de cette ironie indicible. Sissi ne commente pas, elle reste contre lui, elle reste immobile dans ses bras, autant que possible, à déglutir difficilement, à chasser de sa peau la mémoire de ce geste qu’elle n’aurait pas dû commettre. Elle pensait sincèrement mettre des semaines à déclencher ce type de douleur. Ca n’est pas le cas. Elle ne veut pas recommencer, elle ne veut pas qu’on l’y reprenne. Ca n’est pas pour elle. Elle préfère quand ses méfaits ne sont pas sous ses yeux, quand les horreurs et l’agonie sont cachés dans l’obscurité, dérobés à l’évidence de sa conscience. Elle pouvait tuer, indirectement, sans en faire des cauchemars la nuit. Être capable de faire du mal à l’homme qu’elle aime lui fait lentement réaliser combien elle est perdue pour l’avenir que son père lui destinait à l’origine.

Le baiser a la saveur des remords. « Ne t’en veux pas, princesse. Tu n’as aucune raison de t’en vouloir. J’ai prévu le coup » A son murmure, elle repose les yeux vers les abysses bleutées. Bien sûr qu’elle s’en veut, comment pourrait-il en être autrement ? Même s’il savait qu’elle y arriverait, ce dont elle-même doutait, elle n’avait pas à aller si loin, elle n’avait pas à y prendre ce plaisir malsain. Et elle n’en sortait pas indemne. Il retire son t-shirt et elle détourne le visage, légèrement, pour contempler l’horizon. La mort dans l’âme. « Composé majoritairement de valériane. » Somnifère. Elle en utilisait sur les bijoux à lentes réactions, ceux qu’il fallait porter un certain temps pour que les poisons s’infiltrent, pour donner l’impression d’une dégénérescence progressive et presque naturelle, doucereuse et engourdie. Sissi n’était pas vraiment le genre à en user pour soigner. Kenan, lui, semblait posséder un vrai talent pour cela.

« Il en faudrait au niveau de la nuque et des poumons. Tu veux bien m’aider ? » Elle obtempère, applique du bout des doigts la crème à la couleur peu encourageante sur les zones indiquées. Elle est désormais agenouillée dans son dos et l’application méthodique se change en caresses tendres. Les mains viennent se poser sur les épaules pour un massage doux, elle tient à ce qu’il se détende, elle tient à dénouer les muscles contractés par la douleur. Elle se fait pardonner à sa façon, elle tente de garder le contrôle ; prendre soin de lui l’aide plus qu’elle ne l’aurait parié. « Je veux que tu me montres tous les endroits que tu as aimé.. » Comme une confidence soufflée à l’oreille. Une main glisse de l’épaule le long du torse tandis qu’elle pose sa joue contre la sienne, fermant les yeux. « J’aimerais qu’on vive comme si il y avait un espoir que ça dure. Qu’on fasse des projets qu’on ne réalisera jamais. Qu’on se dispute pour mieux se réconcilier.. » le ton est malicieux sur la fin de la phrase, sous-entendu d’une évidence indécente. « Qu’on rende nos parents fous et qu’on ose tout ce qui nous passe par la tête. » Les dents sur le lobe de l’oreille qui taquinent la peau sensible pour la relâcher. « Vivre de tes excès.. » Le murmure est un secret contre le cou qu’elle embrasse. La peur a pulsé si fort dans ses veines qu’elle en a brisé le raisonnable, qu’elle a explosé la cage dorée dans laquelle le coeur se trouvait sagement enfermé. Il finira fiancé mais qu’importe s’ils vivent leurs désirs fous avant que l’irréversible ne soit prononcé. « Ca va mieux..? »

Il ne peut qu’aller mieux. Il ne peut que se sentir moins tendu. Le point de non retour n’avait été atteint que dans leur relation, pas dans la pratique magique. Elle l’aime, c’est tout ce qui compte. Elle l’aime à s’en damner, à s’en crever le coeur, à s’en cramer l’âme, elle l’aime trop fort, trop vite, trop intensément, dans toute la déraison de son caractère. Tout ou rien, elle avait toujours fonctionné ainsi. Plus de principes, au bord du précipice.

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Parchemin envoyé Ven 17 Juin - 19:41

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Le froid de la mixture, au contact de la peau, déclenche un frisson non contenu. Ou était-ce les doigts de la jeune femme, frôlant les muscles tendus, qui provoquaient cette réaction ? Il se concentre sur l'effet presque instantané de la pommade qu'elle applique, assidûment. Jusqu'à ce que les gestes machinaux se fassent plus doux, plus langoureux. Le myocarde commençait tout juste à s'apaiser qu'il reprend un rythme saccadé. Les yeux mi-clos, Kenan se mordille la lèvre, aspire des goulées d'air, le plus discrètement possible. L'envie qu'il a chassée un peu plus tôt se réveille, sournoisement, au contact que Sissi rend plus intime qu'un simple coup de main. « Je veux que tu me montres tous les endroits que tu as aimé.. » Il sent son souffle dans son dos, la chaleur de son corps à proximité du sien. Une sensation qui l'enivre à outrance. La main passe l'épaule, redescend sur le torse comme leurs joues se touchent et qu'il l'entend lui confier : « J’aimerais qu’on vive comme si il y avait un espoir que ça dure. Qu’on fasse des projets qu’on ne réalisera jamais. Qu’on se dispute pour mieux se réconcilier.. » Un soupire lui échappe. Cette façon qu'elle avait de rendre indécents des gestes, des mots, qui n'avaient pourtant pas de quoi l'être, lui faisait tourner la tête. Quelle mauvaise idée de lui avoir demandé d'abandonner ses robes pour la journée... « Si tu veux te réconcilier, on peut commencer tout de suite... », l'interrompt-il. Les dents taquinent l'oreille, les lèvres se posent sur le cou, il tressaille. « Vivre de tes excès.. » « Ou des tiens... ? » La voix est rauque, la bouche sèche, le feu rallumé qui danse sur l'océan des prunelles un peu trop dilatées. Il n'y tient plus. Kenan se retourne, assez pour faire basculer la demoiselle devant lui, l'installer sur ses genoux, une lueur peut-être un peu malsaine au fond des yeux. « Ça va mieux..? » Demande si innocente. En réponse, il maintient sa nuque d'une main, s'empare de ses lèvres, leur coupe le souffle dans un baiser presque violent. On pourrait croire qu'il ne l'avait pas vue depuis des semaines, que le contact l'avait rendu terriblement dépendant et que le manque se faisait trop entêtant, à tel point qu'il faisait vaciller la raison, qu'il éteignait la douceur. « Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses ? » Avait-il l'air d'aller mieux ? S'il ressentait encore de légères vagues de douleur, il n'y prêtait plus la moindre attention. Si son corps était toujours aussi tendu, c'était une toute autre forme de tension.  

Plus tranquillement, il passe le revers de la main sur sa joue. « On fera ce que tu voudras, Erzsébet. Je te montrerai mes endroits préférés, on fera des projets complètement fous, on vivra comme si on avait un lendemain et... » Le sourire taquin est bien plus que ça. Il semble amoureux, sincèrement. « on se réconciliera comme si on n'en avait pas. » Le sorcier trace du bout des doigts le dernier tatouage de Sissi, contact léger, pourtant brûlant. Il aime particulièrement l'endroit où elle a choisi de le placer, révélant une féminité criante, tentatrice, bien qu'elle se débrouillait déjà parfaitement dans le domaine, avant de l'avoir ajouté. « N'attendons pas cette stupide annonce de fiançailles... Fais-le-moi plus tôt. Demain ? Après-demain ? Qu'est-ce que ça change, qu'on attende, de toute manière. » Kenan souffle la déraison. Elle lui avait promis le complément de son propre tatouage, qu'elle avait gravé sur sa peau après le bal. Mais ils avaient convenu de ne rien faire avant le moment fatidique. Elle proposait de vivre ? Il ne s'y opposerait certainement pas. Elle voulait oser tout ce qui leur passait par la tête ? Qu'ils commencent par-là.

Le ciel s'est assombri sans même qu'ils n'y aient prêté la moindre attention, obnubilés l'un par l'autre, affairés à leurs idées aussi étranges que dangereuses. L'étendue était désormais recouverte de nuages gris, sombres, qui menaçaient d'éclater d'un instant à l'autre. Mais Kenan, les yeux rivés sur sa rouquine, ne remarque rien de tout cela. Et quand bien même, il s'en ficherait. Cynique à souhait, il demande en riant : « Bon, on essaie l'Imperium ? » Il s'attend à une réaction plus ou moins vive de la jeune femme, à peine gêné par l'idée. Presque sérieux malgré qu'elle lui ait dit ne jamais vouloir réitérer l'expérience. Avant qu'elle ne proteste, il colle ses lèvres aux siennes et y murmure : « Je plaisante, princesse. Tu n'as pas besoin d'un Impardonnable pour m'ordonner ce que tu veux, de toute manière. » Et ce n'était pas complètement faux. Jusqu'alors il ne lui avait rien refusé. Peut-être parce que ses demandes restaient raisonnables, peut-être parce qu'elle ne les formait jamais comme des ordres, peut-être parce qu'elle prenait parfois soin de ne pas écraser son ego dans la foulée. Parfois. Quand les vieilles habitudes ne prenaient pas le dessus. Ou peut-être simplement parce qu'il était fou d'elle et qu'il ferait n'importe quoi pour elle. L'idée le fait frémir. Le ciel gronde au-dessus d'eux, comme pour sermonner le jeune homme de son humour douteux. Il a retrouvé son sourire en coin, il va nettement mieux.
                 
 


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Parchemin envoyé Ven 17 Juin - 23:31

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de quatre mois. Champ Libre :
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« Mais d'où vient le feu qui s'empare De mon âme à moitié ivre ? Soudain pour un simple regard, Je veux vivre au bord du vide Pour tomber dans ses yeux, m'abandonner au désir qui s'embrase ; danser dans ses yeux. Je veux tanguer aux accents de l'extase. » - Tomber dans ses yeux, 1789 les amants de la Bastille.

«
Ou des tiens... ? » La voix rauque trahit les sentiments brûlants du jeune homme aussi bien que cette façon de basculer le corps féminin sur ses genoux. Elle se laisse faire, trop souvent encline à jouer son jeu. C’est interdit, c’est passionnel, c’est irrationnel. Ils pouvaient se réconcilier de suite. Ils pouvaient dévorer l’instant. Il avait eu la si mauvaise idée de vouloir qu’elle porte un pantalon, ça limitait l’indécence de leurs jeux. A la question sur son état, elle n’obtient qu’un baiser frôlant la violence, coupant les souffles. Morsure assumée de la lèvre inférieure qu’elle offre sans gêne. Ce qu’elle en pensait ? Qu’il allait effectivement beaucoup mieux. « On fera ce que tu voudras, Erzsébet. Je te montrerai mes endroits préférés, on fera des projets complètement fous, on vivra comme si on avait un lendemain et... » La caresse sur sa joue la perturbe beaucoup moins que le sourire qu’il arbore ; ça n’est pas de l’arrogance, ça n’a rien de la provocation ni de la taquinerie, ça ressemble à s’y méprendre à un amour sincère, à une déclaration délicieuse. « on se réconciliera comme si on n'en avait pas. » Perspective alléchante : se déchirer pour mieux s’aimer, se tailler les veines pour mieux se guérir au délire de leur désir, se brûler les ailes à en perdre le sens des réalités, faire l’affront d’imaginer un avenir au coeur de l’interdit. N’était-ce pas là le reflet de la jeunesse insolente ? D’autant plus insolente que Kenan n’était réputé ni pour sa patience ni pour son respect des conventions. Adieu les carcans quand dans ses bras, elle avait le bonheur au bout des doigts.

« N'attendons pas cette stupide annonce de fiançailles... Fais-le-moi plus tôt. Demain ? Après-demain ? Qu'est-ce que ça change, qu'on attende, de toute manière. » Caresse sur le tatouage tracé d’un index joueur qui arrache un frisson difficilement contenu. Elle se perd contre lui, elle s’abandonne aux nuances de son regard, à l’expressivité de ses prunelles. Elle voudrait le lui refuser, elle voudrait lui dire que ça n’est pas sensé, que son père allait le tuer mais elle réalise que ça ne correspond pas à cet étrange pacte qu’ils sont en train de passer. Tracé invisible sur l’épiderme, là où devrait se trouver l’autre moitié du tatouage, le complément d’une histoire qu’ils finiraient bien par se graver jusqu’au coeur. « .. d’accord. »

Elle bouge. Elle se redresse pour s’agenouiller et passer les jambes de chaque côté de la taille du jeune homme, rapprochant encore les corps, comme s’ils n’en avaient jamais assez, comme s’il leur fallait fusionner pour se sentir exister - c’était un peu ça. Elle pourrait continuer jusqu’à overdose si overdose il pouvait y avoir. « Bon, on essaie l'Imperium ? » Elle n’a pas le temps de protester ou d’analyser ce qu’il propose que déjà la bouche frôle, tentatrice. Sourire mutin qui s’affiche comme une provocation. « Impero. » une formule murmurée qui n’a aucun effet puisque la baguette dort dans l’herbe, puisque les deux mains sont occupées dans les cheveux bruns, puisqu'elle l'embrasse aussitôt. Elle pourrait rester là des heures, elle pourrait contempler les yeux clairs sans jamais s’en lasser, dans un excès de romantisme qui la ferait sûrement vomir après coup.

L’averse est soudaine, les trempe jusqu’à l’os. Elle consent à lever le nez vers le ciel, constatant que le temps a tourné plus vite qu’elle ne pensait cela possible. Et elle ne peut s’empêcher de rire. Elle n’a pas besoin d’un Imperium pour obtenir ce qu’elle veut de Kenan, elle n’a pas non plus besoin de cela pour se sentir à l’aise avec sa magie. Ils sont au sommet d’un paysage dont elle ignore tout, arrosés par la pluie, et elle rit. Fini le tonnerre entre eux. Finis les hurlements, ils se déchirent aussi vite qu’ils recollent les morceaux : une vieille habitude qui leur colle à la peau. « Et si on allait manger quelque chose avant que tu ne me dévores ? » Ils n’avaient rien avalé, après tout, et elle ne tenait pas particulièrement à goûter au délire de la débauche dans la boue. Les doigts rejettent la crinière sombre vers l’arrière, tendrement. « Tu aurais l’air presque sage, comme ça.. » Presque, si elle n’était pas collée à lui, si elle n’était pas la source d’une chaleur que la météo n’apaiserait pas.

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Parchemin envoyé Sam 18 Juin - 10:44

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So lately, been wondering... who will be there to take my place ? Could you make it on your own ?


Elle a cette façon de se noyer dans son regard, comme si elle pouvait rester là, des heures durant. Cette façon de ne pas répondre tout de suite, de prendre le temps d'analyser ses propositions. Puis de s'y abandonner, alors que son esprit, il le devine, est certainement en contradiction avec les sons qu'elle s'est résolue à laisser s'échapper. Les doigts fins, délicats, caressent à leur tour la moitié du tatouage qui n'existe pas encore. Qui ne tardera pas, cependant, puisqu'elle souffle : « .. d’accord. » D'accord de se prêter au jeu, d'accord de vivre. D'accord de faire des choix indélébiles, d'accord d'aller à l'encontre de tout bon sens. Parce qu'ils sont ensemble et que cela semble être un non-sens suffisamment fort pour que tous les autres paraissent parfaitement logiques, à côté. Un sourire, pour traduire cette victoire qui n'en est pas vraiment une. Léger. Il en oublie le monde alentour et il ne demande pas mieux. Il aime pouvoir se perdre dans ces moments où, à ses côtés, plus rien n'existe qu'eux. Il en était persuadé, si elle restait près de lui, le monde pourrait s'écrouler que tout lui semblerait parfait. Et il avait raison : le monde s'écroule, il se déchire. Et pourtant, elle est là, et plus rien ne compte que les deux billes hétérochromes dans les siennes, que le myocarde qui s'affole d'une seconde à l'autre, que les corps insatiables qui se frôlent constamment.

Sissi, ces derniers temps, lui semble emprunte d'une assurance nouvelle qui le surprend à chaque fois. Il est habitué à guider, à ce que les provocations indécentes émanent de lui, à ce que, d'un geste, de quelques mots, il rende ses désirs explicitent. Il est habitué aux réponses logiques du corps qui brûle, réponses qu'il cherche, dont il se délecte, sans la moindre gêne. Mais pas à ce qu'elle inverse les rôles. Ce qu'elle fait en passant une jambe de chaque côté du sorcier, en s'installant dans cette position qui lui coupe le souffle, momentanément, qui force les muscles à se raidir. L'insolence au bord des lèvres quand elle murmure contre sa bouche un « Impero. » en pure provocation ; quand elle glisse ses mains dans les cheveux bruns, quand elle l'embrasse. Et qu'il ne peut faire autrement que de répondre à cette douce provocation, le sourire perceptible sous le baiser. Il le lui rend, tandis que les mains glissent sous le haut noir, qu'elles cherchent ce contact dont il a tant besoin. Sissi se tient dans une position qui rend le désir du sorcier plus qu'évident, indéniable. Là où d'autres s'en seraient peut-être gêné, Kenan en joue. Les vêtements font barrière, quand le bassin se soulève lentement pour se rapprocher encore, pour créer ce frottement qui lui fait s'échapper un grondement étouffé. « A bien y réfléchir », raille-t-il, « Le pantalon, c'est peut-être pas si mal. On se comporterait presque comme des personnes normales... » Son sourire en coin traduit l'amusement. Il approche ses lèvres de son oreille, initialement pour y murmurer quelque secret mais il semble l'oublier ponctuellement puisque sa langue se fait déjà joueuse alentour. « Sauf que c'est une véritable torture... comme tu peux t'en rendre compte. Sois gentille, la prochaine fois que je te dis de mettre un pantalon, ne m'écoute pas. » La bouche s'empare un instant de la zone sensible, avant qu'il n'y souffle : « Opte plutôt pour une robe... et pas de sous-vêtements. » Conscient d'écraser les convenances à force de propositions déplacées ? Parfaitement. Erzsébet joue de la provocation, elle doit se douter des conséquences, si ce n'est, d'ailleurs, pas justement ce qu'elle cherche. Et des conséquences, Kenan pouvait lui en offrir à la pelle. Il n'y a pas une situation qui l'arrêterait, qui le gênerait, qui lui ferait souffler pas ici, pas maintenant.

Le ciel éclate soudain, au-dessus d'eux, et en moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, ils finissent trempés jusqu'aux os. Les éclats de rire de la jeune femme sont contagieux, comble de l'ironie qu'ils semblent heureux quand le malheur a pris possession des alentours de leur vie en un battement de ciel, en une terrible soirée. « Et si on allait manger quelque chose avant que tu ne me dévores ? » « Moi ? Qu'est-ce que tu racontes ? J'ferai jamais une chose pareille », proteste-t-il, faussement sur la défensive. Cela dit, elle n'avait pas tort, il pourrait être bon de penser à se nourrir... de réels aliments, pour changer. « D'accord, mais tu choisis l'endroit, cette fois. Chacun son tour. » Surtout quand sa dernière décision avait résulté en une dispute. Rien de très encourageant. Elle choisirait sans doute mieux. Et ils feraient l'effort de ne pas se déchirer. Oh, à moins que l'idée de réconciliation fasse son chemin et n'en devienne irrépressible... « Et pas d'ère glaciaire... pitié ? » Petite moue en guise de supplication. Elle rejette les cheveux du jeune homme en arrière, à peine dérangée par les trombes d'eau qui s'écrasent sur eux. « Tu aurais l’air presque sage, comme ça.. » « Presque... C'est parce que je ne t'ai pas encore arraché tes vêtements », il rétorque en riant, lueur terriblement aguicheuse au fond des yeux bleus. « Hey, me regarde pas comme ça, c'est uniquement pour ton bien que je dis ça. Tu pourrais attraper froid... »


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
 

Wherever you will go | Erzsébet

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