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Jealousy ▬ SKANDETTE

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Parchemin envoyé Ven 27 Mai - 15:59

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Le tissu entre les mains, les aiguilles de l’autre, la maman n’était pas encore des plus débordé par le travail il fallait bien l’avouer. Les membres de l’Ordre étaient soit suicidaire à se blesser comme pas deux, soit trop prudent. Mais elle pensait plus à d’autres choses en ce moment mêmes. Rien que ce soir serait une sortie bien particulière. Une… Première mission ? C’était désarmant. Elle ne s’était pas imaginé y participer si vite, mais si la vie d’une famille de trois personnes était en danger, elle voulait en être. Trois Moody, elle serait entourée par ses cousines, membres de la section d’attaque. Le but était simple. Trouver la famille, la soigner dans l’urgence et les ramener ici. En vie. Tout sur le papier semblait logique, mais Aurore savait d’expérience que rien n’était facile et la rouquine lui n’avait touché plusieurs mots dans le dortoir des Serdaigles. Investi par les Moody et par Beatrix et Rhéa. La blonde n’avait aucun mal à dire qu’elle n’y passait plus beaucoup de temps tomber sur les yeux verts de la jeune femme n’était pas insupportable, mais cette envie de lui arracher la gorge était trop prenante. Elle n’était pas sanguine Odette, loin de là, elle ne l’avait jamais vraiment été. Mais elle avait toujours su garder ce qui était à elle. Si le moment n’avait pas été des plus simple à interrompre, elle le savait la blonde, Béatrix n’était pas dépourvue d’animosité depuis. Et ça, Odette l’avait bien compris. Ce n’était pas une animosité amicale, bien au contraire, les femmes avaient ce genre de langages qu’elles pouvaient comprendre entre elles. Malgré tout ce que les hommes pouvaient penser, la bataille pour un cœur ne s’achevait jamais et les regards froids, le français utilisé en bout de couloir. Béatrix cachait quelque chose qu’Odette comprenait mieux que personne, mais cette bataille, c’était la blonde qui l’avait gagné. Que ça plaise ou non à la demoiselle. C’était comme ça. Et si une guerre froide régnait déjà entre le père et la fille, une tout autre guerre régnait dans le fond des yeux d’Odette. On ne lui prendrait pas ce qui lui était cher. Pas maintenant qu’elle avait trouvé le centre de son monde. C’était hors de question. Non, Béatrix pourrait faire ce qu’elle voulait, la blonde serait répondre avec force et détermination. Mais un sourire pincé sur les lèvres, Odette finie un point de croix sur la peluche d’Orion. Si la brune pensait qu’elle était idiote à ne pas savoir parler français, elle s’était trompée de cible. Le français, elle l’avait certes appris au compte-goutte, mais elle le parlait bien tout de même. Alors qu’il joue les jolis cœurs avec elle, ou bien si sa couleur de cheveux dérangeait la Française, qu’elle vient lui en parler et que tout éclate mis au grand jour. Si Béatrix n’avait pas la force de dévoiler quoi que ce soit, et si Odette lui avait coupé l’herbe sous le pied, tant pis pour elle. Elle n’en avait strictement rien à foutre, à la guerre, comme en amour, tous les coups sont permis.

Finalement perdue dans ses pensées, la blonde se pique le doigt dans un petit sursaut de surprise. Elle n’a pas mal, mais elle déteste faire les choses tout en étant ailleurs. Elle détestait ça. Dans un couffin à ses côtés, Orion et Antigone étaient protégés d’une barrière magique pour ne pas aller ramper dans tout le parc du château. Déjà que ramper avait était une épreuve, alors les voir aller à quatre pattes n’était pas des plus facile pour la maman qui voyait ses petites crevettes grandir. Et Dieu seul sait qu’ils étaient petits à la naissance. Tellement né avant le terme… Un mois d’avance si elle se souvenait bien, peut-être plus. Mais le fait qu’ils aient été présents pour les fêtes de Noël avait été un cadeau non négligeable. Bien que fatigués, le ventre en miette, la Moody avait su apprécier leurs chaleurs contre elle. Et encore aujourd’hui, elle aimait les garder tout contre elle durant de longues heures quand ils n’étaient pas trop remuants. Déjà six mois et demi de toute façon… Elle sourit en voyant la petite blonde poser sa main contre une barrière invisible et ne pas comprendre du tout ce qui lui arrivait. Un cri aigu pour attirer l’attention de sa mère. Antigone a déjà le caractère bien trempé d’une Moody, alors qu’Orion reste plus calme, plus sage. Il n’a pas besoin de grand moment d’affection pour se sentir bien, cet enfant est dans son monde, alors que sa sœur a toujours besoin d’aventures, de bouger, de toucher de gouter tout ce qu’elle trouve. C’est parfois amusant, parfois inquiétant. Mais elle commençait à s’y faire Odette, parce que ça vient naturellement. Maintenant, elle arrive à soutenir le regard de sa fille sans avoir trop de souvenirs qui la ravagent de l’intérieur. Sans qu’elle ne voie Adrien, non, désormais, elle voit sa fille, elle voit l’enfant qu’elle a mise au monde en premier, sans jamais voir ce bout d’elle-même qui réside en elle. Bien que tout se prête à la ressemble entre elles. Les cheveux, la forme des yeux, cette façon de toujours râler – même sans aucun mot –, Antigone était une petite casse-bonbons. Mais c’était la sienne, pas celle d’une autre personne. Bien que Louise soit fortement présente dans leurs vies, Odette tentait d’être une mère présente malgré ses occupations, malgré ses sauts d’humeur. Elle tentait d’être là. Un autre gazouillis qui fait lâcher la peluche, qui fait s’ouvrir la brèche magique et des mains qui se tendent vers l’enfant trop ravagé pour tenir en place dans un espace restreint. Elle s’allonge le dos dans l’herbe la maman, prenant sa progéniture sur son ventre, alors qu’Antigone n’a de cesse que de jouer avec les cheveux blonds de s mère, d’attraper les doigts que cette dernière lui tend. Alors qu’Odette l’embrasse sur le bout du nez, une expression de surprise puis un sourire naissent sur le visage de sa fille. « T’es intenable. » C’était une Moody après tout, Odette avait été élevée à la bonne école. Mais désormais, il y avait la variable Lupin qui rentrerait en ligne de compte dans une éducation déjà bien morcelée. Les deux terreurs comme il l’avait si bien dit l’autre fois, ce n’était pas totalement vrai, mais ce n’était pas totalement faux. Si l’on comptait la partie Moody, infernale et toujours en mouvement, il y avait une partie génétique des Ó Creachmhaoil, plus bourgeoise et posée comme famille de mordus. Odette n’avait jamais poussé le vice à se renseigner sur cette famille en particulier. Mais c’était un nom assez connu malgré elle. Des chercheurs de la lutte contre le VIH, connu en Europe pour leur fondation et leurs recherches. Anéantis depuis la mort de leur fils aîné.

Elle soupire rien qu’à cette pensée, mais les coupures de presse dans les magazines moldus étaient toutes des couteaux qu’elle remuait dans sa plaie ouverte. Elle était, sans aucun doute, la cause de cette douleur dans le cœur des parents d’Adrien. Elle le savait. Parce que sans elle, rien de tout cela ne serait arrivé. Et pourtant, le résultat était bien campé sur son torse, ses grands yeux bleu vert de perdant dans ceux de sa mère. Antigone était une fille de née-moldu, une fille de sang mêlé. Mais elle était en danger rien que par le nom de sa mère. Moody n’était pas un nom facile à porter actuellement dans le monde magique. Même si l’acte de naissance les nommait Peakes, les jumeaux étaient en danger depuis leur venue au monde et même avant. Simplement parce qu’elle était une Moody. Rien que ça. Elle aurait surement mieux fait de les laisser sur le pas de la porte de leurs grands-parents paternel, ils auraient eu une meilleure vie. Sans doute. Il y avait toujours eu meilleure vie que la fuite perpétuelle de toute façon. Un petit cri de joie d’Orion provient de l’intérieur de la bulle. Décidément, ces deux-là s’étaient passé le mot pour venir l’embêter. Elle roule sur le côté. Antigone dans l’herbe, rompant d’un coup de baguette cette protection magique jusqu’à ce soit son fils qui vienne tirer sur une mèche de cheveux. D’un vif coup, elle les retourne d’une main chacun sur le dos, embrassant bruyamment leur visage. Des éclats de rire et la famille naissante qu’elle ne pensait jamais avoir. Ses enfants étaient une grande partie de sa vie désormais, elle ne pourrait jamais le nier. Non jamais. Cette part de vous qui en sort est apaisante, préoccupante et insolite. C’était ce genre de chose qu’on pense d’une famille. L’union sans mots, juste des regards ou des gestes. Les jumeaux n’avaient pas encore le pouvoir de comprendre le monde. Ni de parler, ni de faire preuve de magie. Mais leur seul pouvoir magique à eux, c’était de redonner l’espoir à une mère qui avait désespéré de mal des élevé durant les huit mois qu’elle les avait portés. Car oui, elle avait été la future mère la plus stressée du monde sans aucun doute. La vérité n’aurait pas pu être pire. Mais c’était sa vérité. Si aujourd’hui, elle arrivait à les embrasser, les garder contre elle et jouer avec eux, ça n’avait pas été le cas de la découverte de sa grossesse jusqu’à la nuit de son accouchement. Est-on alors obligé de grandir quand on devient parents ? Sans aucun doute. Mais parfois ce rôle qui veut vous tenir à cœur vous bouffe. Et sans Asphodel, sans Erlhing ou Alaric. Elle aurait surement été bouffée par la culpabilité dans les premières semaines de sa nouvelle vie. Et aujourd’hui, elle était là rayonnante malgré les regards de jeunes membres qui désespéraient de la voir grandir un jour. Les rumeurs pouvaient aller bon train, elle était mère, amoureuse du meilleur homme qu’elle puisse trouver. Et ensemble, ils formaient un semblant de famille. Leur famille.

Mais le temps, cet ennemi de toujours la rattrapait plus ou moins vite. Le soleil déclinait un peu. La mission approchait. C’est avec une difficulté certaine, son matériel de couture dans le couffin, et un enfant dans chaque bras qu’elle remontait de la pelouse du lac noir au château. Odette n’était pas une amatrice de sport, mais porter deux oisillons qui bougent dans tous les sens n’est pas une promenade de santé. Loin de là même. Mais elle était plus habituée que d’autres dans le château. Les mamans ne courraient pas les rues à vrai dire. Les temps de guerre, autant dire que socialement parlant, le taux de natalité devait être bien bas pour les familles de Sang-Mêlé. Mais elle ne doutait pas que faire exception à la règle était facile. Mais c’était pourtant la génération de la Purge qui se battait dans cette enceinte. Elle ne savait pas combien de personnes son père aidait pour le combat, mais elle savait que jules était de ceux-là, Jonah également. Elle levait les yeux au ciel. Jules. Et dire que cette petite chose était venue la voir de matin pour un sujet délicat. Odette ne savait pas s’il s’agissait de conseils en tant que maman ou bien en tant que médicomage, que psychomage. À vrai dire, elle savait trop bien qu’une première fois se préparait un minimum, mais autant dire qu’elle n’avait pas eu la chance de la préparation la Moody. Jamais, tout ne lui tombait que sur le coin du nez sans qu’elle le veuille ou non de toute façon. Mais elle sourit en embrassant les cheveux d’Orion finalement endormi sur son épaule alors qu’elle passe la passerelle menant au château. Ne rencontrant personne, une chance à vrai dire. Bien qu’elle croise quelques personnes, mais elle n’était pas une intime de tout le monde. Une chance pour la blonde qui n’avait pas envie de se perdre en discussion, ses deux terreurs dormant sur chacune de ses épaules. Et dire qu’elle ne serait pas là cette nuit… C’était compliqué pour elle. Les deux semaines à Sainte Mangouste n’avaient déjà pas été une partie de plaisir, les quitter étant la pire des choses pour elle. Mais aujourd’hui, elle avait tout aussi peur de les quitter que de quitter Skander pour une nuit. Certes, rien d’officiel, juste des rumeurs, pas de lit partagé, parce qu’elle n’avait pas besoin de ça et qu’il n’avait pas besoin des cris qui résonne sur les coups de trois heures du matin. Mais elle avait peur tout de même. La jalousie sur le bout des lèvres depuis le regard et l’attitude froide de Béatrix. Oui, elle avait peur. C’était normal, une histoire naissante était d’autant plus fragile qu’intense. Et elle savait la Française ne meilleure position qu’elle. Des années qu’elle connaissait le Lupin alors qu’Odette n’était une partie négative de sa route et qu’elle commençait juste à devenir un bout positif. Mais peut-être pas essentiel. Remontant les marches, les escaliers qui n’en font qu’à leur tête. La Moody put enfin déposer les deux blonds dans leurs lits respectifs. Elle n’avait pas de craintes, Louise ou Robb serait là pour veiller sur eux. Elle pouvait bien aller sauver des vies de temps en temps. Un dernier baiser sur leur front et quelques affaires prises à la volée dans un sac de fortune. Elle se retrouva dans un dortoir vide pour troquer sa robe blanche et ses ballerines contre un jeans noir, des docs bordeaux et un blouson de cuir sombre. Cheveux remontés en un chignon fait à l’arraché, elle n’avait plus assez de masse pour faire quoi que ce soit de toute façon. Puis sans un mot pour personne, sac empli de potions, de poissons sur l’épaule, baguette en poche, Odette quitta son ancienne salle commune. Elle avait comme ce besoin de régler ses comptes de parler… De partir sereine.

Mais les marches menant à la tour de divination n’avaient jamais été une partie de plaisir, elle se souvient encore de l’époque où elle montait chercher Amanda qui avait pris cette option. La blonde, elle, avait toujours été attirée par les créatures magiques et l’étude des runes. Théorie et pratique, elle était polyvalente et ne croyait pas en la voyance, pas du tout même. Mais c’était un fait qu’on ne pouvait ignorer. La divination et le don de voyance étaient réels, mais jamais elle n’avait pu y croire. Pourtant, devant la porte close. Comme si elle s’attendait à ce que ce soit ouvert… Elle soupire et lance un sort d’ouverture, le déclic du verrou lui permettant d’entrer sans trop de soucis. Laissant la porte entre ouverte, pourquoi lui faire croire que la porte avait été laissée ouverte alors qu’elle était entrée par effraction. Voleuse ? Pas du tout, en quête de comprendre quelque chose était plus exact. Elle se défait de son sac et de son perfecto, le laissant sur une des diverses marches de l’amphithéâtre. Rien ne semblait avoir changé complètement, les drapés pourpres, les tables, les tasses de thé abandonné par les élèves quand l’Ordre avait repris Poudlard. Mais à toute cette étrange atmosphère se mélangeaient quelques effets personnels. Sans le vouloir, c’est dans une boîte à bijoux qu’elle perdit son pied. Se penchant pour retrouver des perles quelques bagues. Elle sourit Odette pas encore jalouse ou point de ne pas comprendre, la plus grande partie des perles blanches, type culture, était un accessoire féminin des années soixante ou cinquante. Le must have. Des perles d’une mère sans aucun doute. Clarissa avait ce même genre de bijoux, sauf qu’elle était enterrée avec ses perles. Odette ne gardait d’elle que son alliance et un bracelet en argent. Mais prenant délicatement l’écrin, elle le posa sur une autre marche. Quatre marches… Il y avait assez pour y foutre un bordel pas possible et plus elle avançait plus c’est ce qu’elle trouvait. Un bric-à-brac de souvenirs mélangé à des livres de cours, de cuisine. Des tapis pleins de poussières et la lumière du jour qui déclinait. Elle savourait le fait de rentrer dans un univers qui n’était pas le sien, mais c’était cet univers qui faisait l’homme qu’elle aimait. Des livres… Un attira son attention plus que les autres. La couverture reliée à la main, les pages ajoutées magiquement. Elle se perdit sans doute à tourner quelques pages, l’écriture manuscrite d’une femme, des recettes de cuisine qui s’enchainaient. Elle n’avait jamais été très bonne dans le domaine du salé Odette, mais restait convenable quand on parlait de desserts, c’était la seule chose qu’elle savait faire derrière les fourneaux. Puis un geste plus tendre, elle referma ce livre, ne sachant pas très bien qui l’avait écrit, ne se doutant même pas que c’était sa mère. Jusqu’à ce que ses yeux ne se posent sur une guitare. Une grimace, elle n’avait jamais trouvé d’attrait pour cet instrument. Trop bien pour les playboys pour draguer, elle s’était de suite dirigée vers des instruments qu’elle jugeait plus nobles, la harpe, le piano. Mais ses mains ne se retentèrent pas de caresser les cordes, un son peu accordé sortant de la gamme qu’on lui proposait. Elle se murmure pour elle-même. « C’est incroyable… » Elle était perdue dans un monde qui était bien loin du sien, une sorte de garçonnière qu’elle ne pensait pas visiter de suite, surtout pas en quête de questions quant à sa relation. Non pas du tout. Mais son regard azur se posa sur ce qui semblait être le centre de ce joyeux bordel. Découvrant une table remplie de cadres, quelques livres sur les chaises autour. Elle sourit faiblement. Sentimental au point de garder des photos. Elle serre contre elle son médaillon. Elle était plus sentimentale que lui sans doute, toujours à porter la photo de ses jumeaux contre son cœur. Une face pour Orion, l’autre pour Antigone, elle avait depuis son arrivée, retiré celle d’Adrien, la glissant dans un livre, incapable de la jeter. Mais quelques mouvements plus tard, elle était en tailleur sur une chaise tendant la main vers une première photo. Surement la plus importante.

Le noir et blanc ne l’aide pas, mais elle se doute que cet uniforme n’est pas celui de Poudlard. Odette n’é été en France que quelques mois, mais elle ne se doute pas des origines françaises de la femme qu’elle voit se mouvoir magiquement devant-elle. Le cadre entre les doigts, elle cherche une ressemblance, elle cherche à comprendre de qui il s’agit. Mais elle est comme bloquée, c’est pourtant une jeune femme magnifique qui vit là-dedans. Odette aurait pu rester quelques minutes encore à observer les cadres, surtout celui-ci, laissant son imagination s’emporter à diverses émotions, mais reposant celui de cette femme, elle tend la main vers une famille. Quatre personnes. Comme aujourd’hui, puis la blonde la redécouvre, en souriant. Cette femme, c’était la mère du loup. Une personne qu’elle ne connaitrait pas sans doute, mais le cliché était mignon, cette femme tenant la main d’un petit Lupin qui n’avait pas les traits de Skander. Un petit frère ? Lothar. Elle arque un sourcil en laissant s’échapper un sourire, cherchant l’autre partie de la photo des yeux. Plus grand, c’était déjà des boucles brunes et un petit air arrogant qui se dessinait sur la bouille de ce Skander enfant. Elle rit pour de bon cette fois. Cette mine boudeuse… S’il savait qu’il avait encore parfois la même. Mais malgré le jeune âge, elle se permit de poser un doigt sur le verre recouvrant la photo, touchant du bout du doigt l’enfant qu’elle ne connaitrait pas. Alors, c’était ça la famille Lupin ? Le sourire reste gravé sur son visage alors qu’elle repose ce cadre près de celui de la mère plus jeune. Alors, cette femme n’était pas anglaise ? Il ne restait plus que deux cadres, sans vraiment vouloir continuer, elle n’était pas venue pour être tendre de base. Et pourtant, elle tend la main pour attraper celui d’un autre groupe. Cinq personnes cette fois. De jeunes adultes. Mais comme d’un fait exprès, elle reconnait encore une fois le lycan. Les cheveux plus longs, la mode des années soixante-dix. Elle est presque moqueuse dans ses traits, cherchant des yeux les autres personnes qu’elle connait. Son regard se pose sur la seconde Leader de l’Ordre. Ekaterina. Mais elle est encore sous couverture, mais Odette ne la connait pas vraiment, juste qu’elle sait de qui il s’agit. Puis son regard vagabond une nouvelle fois. Ce sont les yeux de Béatrix qu’elle croise. Son regard se faisant plus dur cette fois. Elle se retient de lancer un « pétasse » dans l’air. Mais serre son poing de sa main libre. Cette fille, Odette ne l’aimerait surement jamais, la raison étant simple : les sentiments qu’elles ont en commun, et elle se doute la Moody que Skander n’a rien vu, ou alors qu’il fait semblant de ne rien voir. Puis elle lâche cette Française pour tomber sur une autre femme. La dernière de la photo, au côté d’un homme qu’elle ne connait pas coincé entre lui et Skander. Brune, cheveux longs. Elle est blonde, c'est très bizarre. Comme si les paroles de Béatrix résonnaient dans son crâne. Mais sur la table, plus aucune photo de cette personne. Jamais personne n’avait dit son nom. Mais Odette l’observa un long moment cette fille. Belle, fine. Il y avait de quoi tomber amoureux, même elle, elle serait tombée amoureuse d’une jolie fille comme ça. Puis le malaise… C’était elle la personne qu’il avait perdue ? Où elle se faisait des idées… Clairement. Peut-être s’en faisait-elle, mais elle avait peur de prendre la place, elle était gênée de prendre une place, elle avait peur finalement de n’était qu’un pansement sur le cœur meurtri. D’un geste fébrile, elle repose le cadre, sans avoir le temps de regarder le dernier. Trop mal pour continuer à se faire du mal.

Puis elle se souvient du regard froid de Béatrix, n’entendant pas les pas qui entraient dans la pièce. Toujours en tailleur devant les photos. Elle prend sa tête dans ses mains. Comme pour se sortir Ciena de la tête. Elle ne savait pas son nom, mais elle était certaine que c’était elle. Certaine, c’était un adjectif trop peu qualificatif de son état de pensée. Elle avait une tonne de questions qui lui traversaient la tête, jusqu’à ce qu’elle se lève, posant ses doigts sur le cadre de cette famille de quatre. Cette famille que finalement ils avaient créée artificiellement. Lui, Orion, Antigone et elle. Comme une suite de ce groupe de quatre. Comme si ce quatre était un élément central de leur vie. Comme si ça semblait tellement important pour elle. Puis ses yeux se lèvent enfin sur la personne qui vient de passer les marches, non loin d’elle. Mais trop long. Magnétique, ce regard entre eux. Elle a en besoin comme elle a besoin de cracher sa haine, sa jalousie. Elle déteste Béatrix, elle se sent mal vis-à-vis de cette seconde brune. Était-elle la première blonde. Et le questionnement devait sans doute se voir dans ses yeux jusqu’à ce qu’elle commence. L’accent anglais pas caché pour un sou. « Je parle et comprends le français.* » les bras croisés sous sa poitrine, autant dire qu’elle n’était pas des plus aimable dans le ton de ses paroles. La jalousie s’en déversait plus que de raison, alors qu’il n’y pouvait rien. Peut-être était-il surpris de savoir que cette petite conversation entre lui et Béatrix n’était pas si privé qu’il ne le pensait. « Les trois mois de ma mort, c’est à Paris que je les ai passés.* » et c’était comme si elle racontait sa vérité. Oui, elle était morte trois mois et elle pouvait recommencer comme si de rien n’était. Si elle avait envie de partir et de changer de vie, elle pourrait le faire. Décidée, elle fait un pas vers lui. Pas proche, pas loin, un mètre peut-être entre eux. « Alors la prochaine fois essayez le mandarin peut-être que je ne comprendrais pas. » Les sourcils froncés, le visage dur. Elle n’était pas en colère, mais la pousser un peu, la taquiner surtout ne serait pas le moyen de la calmer. Certainement pas, jusqu’à ce que le silence place, comme dévorant. Elle hausse les épaules, rageuses. « Si elle a quelque chose, conte ton attitude ou ma couleur de cheveux, qu’elle aille se faire foutre, sauf si t’as des comptes à lui rendre. » Elle recule d’un pas. Pas craintive pour un sou, non, elle n’a pas peur, elle appréhende juste un peu. De poser la question. Elle croise ses mains sur son ventre, habitude de femme enceinte comme toujours. « T’as déjà couché avec elle ? » Oui, et si c’était la réalité, Odette avait un train de retard sur Béatrix, elle le savait.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Sam 28 Mai - 1:22

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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MAI 1990 – POUDLARD

L’envie de construire quelque chose est vitale. Revitalisante. Il n’avait pas eu envie de construire quoi que ce soit depuis de longues années. Odette lui avait redonné ce goût de la vie, la sensation d’être vivant. Dans un premier temps, il avait voulu fuir cette sensation, sachant très bien qu’être vivant avait un prix : ressentir les émotions, les bonnes et les mauvaises. Car la vie est faite de bonne et de mauvaise chose, on a jamais le choix, c’est tout ou rien. Vivre ou mourir, c’était aussi simple que cela. Mais elle l’avait rendu vivant, un regard, et il s’était accroché à elle. D’abord physiquement, puis le besoin physique était devenu émotionnel. Il l’avait vu en danger, et cela avait tout réveillé, l’humanité, son être, tout. Il en avait besoin, comme une piqûre de rappel nécessaire, lui qui vivait au jour le jour, se fichant du lendemain, se motivant en se disant qu’il y aurait toujours quelqu’un pour reprendre ce qu’il faisait. Il faisait beaucoup pour l’Ordre, mais il savait qu’il n’était pas irremplaçable, il n’avait pas cette prétention, et ne l’aurait sans doute jamais. Il savait que dans une organisation pareille, tout le monde était remplaçable sur la question technique, bien sûr sur la question morale, c’était une toute autre question. Maintenant, il osait se poser la question sur la finalité de se battre jusqu’à en mourir, se ficher des conséquences ? Il avait une raison de ne pas en mourir, une raison de rester en vie. Au moins pour Odette. Il réalisait qu’il avait toujours eu une raison de rester en vie : Lothar, Aries, Ombeline, Gabrielle, même l’Ordre. Il s’était toujours moqué de payé de sa vie pour la survie d’une mission, ou pour la réussite de celle-ci. Il avait maintenant compris qu’il devrait y réfléchir à deux fois avant de se jeter dans la mêlé. A deux fois. En mission avec Beatrix, il n’avait pas parlé d’Odette, ou de quoi que ce soit en rapport avec elle. Il avait lu dans le regard de Beatrix, comprit dans le son de sa voix que quelque chose chez la blonde qui habitait maintenant son cœur la dérangeait. Etait-ce parce qu’il avait enfin décidé de tenter de construire quelque chose, qu’il réussissait enfin à laisser l’image et le fantôme de Ciena s’en aller ? Il n’arrivait pas à comprendre. Mais il n’encombra pas son esprit par  de futiles questions. Les missions étaient déjà dangereuse ainsi, apportaient leurs lots de problème, il n’avait nullement besoin d’y apporter ses propres soucis. Le taux de mortalité pour quelqu’un comme lui, sang mêlé, lycan, leader de l’ordre, fugitif à la tête mise à prix était déjà suffisamment élevé pour y ajouter un facteur supplémentaire. Aussi dangereuse fut-elle, il ne fit rien d’insensé, ou de stupide. Il fut même capable de renoncer à se jeter volontairement dans la gueule du loup, préférant alors élaborer une meilleure stratégie. A la grande surprise de Bea.

Sain et sauf, c’était tout ce qui comptait ; un infiltré ramené de derrière les lignes, et voilà que le tour était joué. Il n’aimait pas les missions de sauvetage, car il y avait toujours plus en jeu que la survie de l’équipe qui l’accompagnait, il y avait la variable « personne à sauver » qui entrait en compte. Ce n’était pas une variable négligeable. Il calculait tout lors d’une mission, contrastant avec l’homme qui n’arrivait rien à prévoir dans sa vie, celui qui ne faisait aucun plan d’avenir, celui qui se laissait porter au gré de ses démons, au gré de ses désirs, celui qui ne voyait pas plus loin que demain, qui ne calculait aucun risque. Le leader ne laissait jamais rien au hasard, laisser une chance au hasard c’est laissé une chance que la mission échoue, c’était prendre le risque de perdre quelqu’un. Ce n’était pas un risque acceptable. Lorsque les choses avaient manqué de tourner au vinaigre, Beatrix avait lu sur son visage l’inquiétude. Fort heureusement, pas trop de casse. Un infiltré et Beatrix en un seul morceau, il n’y avait que Skander qui avait été touché au flanc par un sort, mas c’était bien supportable. « Tu devrais montrer ça à Gabrielle. » Dit-alors Beatrix quand elle le vit renfiler sa veste de cuir, faisant les gros yeux. Il se contenta d’hausser les épaules. Il n’était pas sensible à la douleur, il savait guérir ses propres blessures, et il n’avait pas envie d’alarmer Gabrielle pour si peu, elle avait tendance à vouloir le sermonner à chaque fois. « Ca va aller, c’est juste une égratignure. » C’était un peu plus que cela, mais il le supportait, la douleur physique n’était rien comparée à une transformation les nuits de pleines lunes. « Je connais pire. » Dit-il pour seul justification. Aucun mot supplémentaire n’était nécessaire pour que son amie de longue date comprenne de quoi il voulait parler. Elle avait l’une des premières personnes à savoir, la lettre de Skander avait été explicite, lui indiquant que désormais il ne voulait plus avoir à faire à elle, qu’il était devenu dangereux et qu’il ne lui causerait que des tords. Ce fut la seule fois en huit ans où elle traversa la manche, pour venir lui dire qu’il était un crétin fini, et que ça ne changerait jamais rien. Jamais rien ne changerait, il voudrait que cela reste ainsi, pour toujours. Il la connaissait depuis qu’il avait onze ans, il se souvenait de ces toilettes où elle tambourinait comme une folle, enfermée par des camarades de Skander un peu trop zélés, si elle n’avait pas juré en Français jamais il n’aurait été l’aider, trop arrogant, et trop con. Il n’était allé vers elle que parce qu’elle parlait la seule chose qui l’avait réellement relié à sa mère. C’était aussi pour cela qu’elle avait tant d’importance.

Il n’avait envie que d’une chose, de prendre une bonne douche, de soigner ça, et de ne penser à rien de tout cela. Il avait aussi envie d’aller la voir, Odette, cette blonde qui occupait son esprit. Ne lui avait-il pas promis d’essayer ? Il le lui avait promis, mais il n’était pas raisonnable d’aller la voir blesser, il savait ô combien les femmes pouvaient mal réagir à cela. Il devait se soigner avant, histoire de ne pas lui donner une raison de s’inquiéter, histoire de ne pas donner la perspective d’un affrontement. Dans leur histoire, ils s’étaient affronté plus de fois qu’ils ne s’étaient entendus, pourtant même un conflit lui donnait une excuse pour la voir. Il rangea sa baguette dans la poche de sa veste en cuir. Des années qu’il la trainait, et elle était toujours en un seul morceau, un vestige indémodable des années soixante-dix. Ces années fabuleuses de jeune adulte où il gardait les meilleurs souvenirs. Quatre-vingt en avait vu venir d’autre, des plus tristes mais aussi des qui valaient la peine de se souvenir, comme tous ceux en rapport avec l’Ordre. Il espérait avoir rompu le sort et faire des années quatre-vingt-dix des années merveilleuses elles aussi, à l’image de ces plus belles années.  De ces belles années, il ne restait véritablement que Beatrix. Alors, quand elle lui demanda : « Tu soignes ça, et tu nous retrouves avec Rhea pour manger un bout ? » Il fut tenté de dire oui. Il ne connaissait pas bien cette gamine, il avait été son professeur, il avait vu ses capacités et sa volonté, mais très honnêtement, il n’avait pas envie de se retrouver dans un conflit mère-fille, car à chaque fois qu’il le voyait ensemble, la jeune femme encore adolescente dans ses actions ne supportait pas le comportement de sa mère qui avait tendance à la materner. « Non, je pense que je vais juste… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase, « Ah oui, la blonde. » Coupa-t-elle, plus sèche. La Blonde, Skander fronça alors les sourcils. Il n’aurait pas imaginé l’entendre prononcer ces mots avec autant de dédain. « C’est quoi le problème avec Odette ? » Demanda-t-il, sur la défensive. Il craignait ce qu’aurait pu être sa réponse ; il y avait tant de non-dit sur la relation. Pour lui, tout était clair, tout avait toujours été clair, même quand ils avaient fini cette soirée de dernière année dans le même lit, il avait été clair pour lui que cela avait été une erreur, ivre il n’en avait gardé qu’un vague souvenir. Pour elle, il sentait que rien n’était moins clair, mais jamais il n’avait voulu soulever la question, trop effrayé que cela puisse tout changer. Hors il avait besoin de repère, Bea en était un depuis tant d’année. « Ca ne te ressemble pas. » Conclu-t-elle alors. Il ne savait pas ce qui lui ressemblait, il ne savait plus, avait-il seulement su ce qui le ressemblait une fois dans sa vie ? Bordel, il n’avait jamais su, alors comment pourrait-elle savoir pour lui ?

Savoir que cela ne lui ressemblait pas. Comment pouvait-elle le savoir ? Cette remarque le fit tiquer. Il se renferma alors soudainement. « Si tu sais mieux que moi. » lâcha-t-il avec arrogance, et une bonne dose de sarcasme. « Alors tant mieux. » Ces mots furent secs et cassant. Il ne savait pas ce qui lui ressemblait, pourquoi se permettait-elle de le juger ainsi. Pourquoi ? Il ne réalisait pas qu’avoir Odette dans sa vie pourrait la rendre jalouse. Elle était tout ce que Beatrix aurait voulu être, Skander était prêt à accepter des enfants qui n’étaient pas les siens, elle réalisait soudainement qu’il aurait été capable d’accepter sa propre fille. Elle s’était empêtrée dans un mensonge vieux de dix-huit ans, incapable de s’en défaire. Il lui adressa un dernier regard froid, avant de tourner les talons, grimaçant légèrement à chacun de ses pas. La douleur finirait par passé. La réaction de Beatrix était stupide. Depuis quand savait-elle ce qui lui ressemblait, elle venait de passée une partie des neuf dernières années de l’autre côté de la manche, comment le connaissait-elle encore assez pour savoir ce genre de chose ? Il serra les poings, essayant de ne pas y penser. Il ne voulait pas y penser. Il détestait se prendre la tête avec elle, pourtant il était doué pour ça : se prendre la tête avec les gens qui comptait pour lui. Si c’était un sport il serait champion dans cette discipline. Il avait l’art de mettre les pieds où il ne fallait pas. L’art de se mettre facilement les gens à dos, parce qu’il était arrogant. Mais Bea avait été un peu loin en déclarant cela, il ne comprenait ce qu’elle pouvait avoir contre Odette, peut-être parce qu’il avait enfin réussi à tourner la page Ciena, alors qu’elle n’avait pas encore réussi à oublier l’une de ses plus proches amies ? Il pressa alors le pas pour s’éloigner du hall, direction ce qui était devenu son nouveau chez lui. Il avait toujours détesté la divination, mais avait choisi ce cours par défaut, juste pour être dans la même salle de Quin où ils avaient fait les pires blagues et conneries. Il se souviendrait toujours à quand ils avaient fait fondre des pastilles de gerbe dans le thé du professeur. Mythique. S’il avait choisi la tour, c’était pour être isolé, il n’avait pas envie que l’on puisse remarquer son absence une nuit de pleine lune, il avait besoin de calme les jours qui la précédait, et les jours qui la suivait également, ayant parfois des maux de tête intense à  la moindre perturbation, au moindre bruit. Ce n’était pas luxueux, il avait apporté ses affaires au milieu d’une salle de classe, n’ayant pris le temps de ne rien aménager, tout était posé là. Les livres, les affaires, les photos, les souvenirs. Il était organisé dans sa vie professionnelle, pour l’Ordre, mais désordonné dans sa vie privé. Il n’était pas le genre de type qui avait un plan pour sa vie, il ne l’avait jamais. Mais il essayait de changer. Cependant, c’est dans sa tour qu’il décida de se rendre, la montée dans marche réveillant la douleur au flanc, cachée par sa veste. Il arriva devant la porte normalement close. Normalement.

Il ne laissait jamais la porte ouverte. Il avait été habitué en habitant sur le chemin de traverse à ne faire confiance à personne, certainement pas aux voleurs. Mais ici, maintenant tout le monde se connaissait, il n’avait aucune raison d’être sur ses gardes. C’était peut-être le coup d’un Lupin, c’était incroyable comme les membres de cette famille se fichaient de la vie privée des autres, ils étaient ainsi, entier, franc et nature entre eux, c’était à prendre ou à laisser. Il ferma la porte derrière lui, puis entra. Il vit une silhouette blonde tourné vers ses effets personnels. Il s’était installé un peu partout. Il n’avait pu sauver que peu de chose de son appartement, il regrettait de ne pas avoir sauvé plus ; tout avait eu une histoire. Absolument tout, même les meubles avaient une histoire, puisqu’ils avaient été ceux de sa mère, venus directement de France après le mariage de ses parents ; il regrettait cette maison ; mais c’était devenu trop dangereux, et maintenant tout était en cendres. Quand il s’approcha elle se tourna vers lui, il eut le sourire, content de la voir, heureux même. Oubliant même qu’elle se trouvait ici à son insu. Mais le regard qu’ils échangèrent fut… différent. Il sentit alors venir les ennuis. Quand une journée est merdique, elle l’est d’un bout à l’autre. « Je parle et comprends le français.* » Ses bras croisés ne laissaient rien présager de bon. Elle parlait français, et alors ? Il ne réalisait pas qu’il avait parlé français avec Beatrix devant elle, ni même que Beatrix avait fait exprès. Pour lui, c’était naturel, cela leur arrivait parfois avec Lothar de changer de  langue en parlant, sans vraiment s’en rendre compte. Beatrix, Lothar et lui étaient à moitié français, et avaient été bercé tant par cette langue que par l’anglais. Il la regarda essayant de comprendre, « Les trois mois de ma mort, c’est à Paris que je les ai passés.* » Il ne voyait pas où elle voulait en venir, mais alors pas du tout. « Alors la prochaine fois essayez le mandarin peut-être que je ne comprendrais pas. »  Là, il comprit qu’elle parlait de lui et de Beatrix. Mais ce n’était pas une question de secret pour lui, c’était plutôt naturel. Il s’était approché de Bea parce qu’elle parlait français, c’était devenu leur langage à eux quand ils étaient à Poudlard, leur langage secret dans un premier temps, et puis, ils avaient continué, sans s’en rendre compte la plupart du temps.« Si elle a quelque chose, conte ton attitude ou ma couleur de cheveux, qu’elle aille se faire foutre, sauf si t’as des comptes à lui rendre. » Elle recule d’un pas, sur la défensive, et ajoute de but en blanc, les bras croisés sur son ventre, « T’as déjà couché avec elle ? »

La réponse était oui, il avait déjà couché avec. A dix-sept ans, ivre, une fois, et ce n’avait pas été concluant pour lui, pas le moins du monde. Il avait toujours vécu cela comme une erreur de parcourt, c’était ce qui l’avait poussé en partie à ne pas s’attacher aux femmes qu’il pouvait fréquenter, car d’après lui, ça gâchait tout. Mais quand bien même avait-il couché avec, c’était du passé, très lointain, et il y avait prescription, et puis à part eux deux, personne n’était au courant. Personne ne pouvait le prouver. Enfin de ce qu’il savait, il y avait bien Rhea issue de l’union charnelle de leur corps, mais il n’en savait rien, il n’avait jamais su. Pour lui, il n’y avait rien eu, aucune conséquence, rien, juste une erreur. Alors, non, il n’avait aucun compte à rendre à Beatrix, il n’avait aucun compte à rendre à personne, il détestait cette idée. Il n’y pouvait rien dans cette histoire. Absolument rien, soudainement il réalisait qu’Odette n’appréciait pas du tout Beatrix, et que Beatrix n’appréciait pas du tout Odette, enfin visiblement « ne pas apprécier » était un euphémisme. Et lui, il restait aveugle à l’attitude de Bea. effort« Attends… » Il marque une pause, et répond, sans comprendre, « Quoi ? Est-ce que j’ai.. » Il n’eut même pas envie de terminer sa phrase. Est-ce qu’il avait couché avec elle ? Elle n’y allait pas par quatre chemins, elle était franche, c’était une chose qui lui plaisait énormément. C’était une qualité qu’il appréciait chez les personnes de façon générale, mais dans les histoires de cœur c’était une qualité prépondérante, primordiale. Être franc avec les gens, c’était parfois très dur pour lui. Il ne savait pas ouvrir son cœur, ni dire ce qu’il ressentait, alors parfois il était hypocrite avec les sentiments, pas dans le but de nuire, mais juste parce qu’il était incapable de les comprendre. Il avait toujours eu du mal à comprendre les femmes, comme ses sentiments. C’était deux choses complexes entremêlé. Les femmes avaient-elles décidé de se donner le mot aujourd’hui ? Etait-ce la journée où elles devaient toutes faire des crises de jalousies ? Car c’était bien cela, il s’en rendait compte maintenant.

Comme s’il devait rendre des comptes à quelqu’un. Il était un sorcier adulte, responsable de ses actes, il y avait bien longtemps qu’il ne rendait plus de compte à personne. Même adolescent il ne rendait de compte à personne, certainement pas à un père alcoolique, certainement pas. Il était indépendant, il n’était pas de ce genre là ; quelque part il comprenait l’énervement de la sorcière vis-à-vis de Beatrix, mais il n’avait pas l’impression d’avoir mal agit ; cependant, il cacha la vérité, pour lui, c’était comme si jamais rien ne s’était passé, et honnêtement, il aurait préféré qu’il en soit ainsi. « Non, et je ne lui rends pas de compte. » conclu-t-il, essayant de savoir pourquoi il y avait répondu. En temps normal, il lui aurait juste conseillé d’aller se faire foutre, mais vu qu’il était censé y mettre un peu du sien. C’était à elle qu’il avait l’impression de devoir rendre des comptes, et il n’aimait pas du tout cette sensation. Mais était-ce sage de vouloir envenimer les choses ? Une part de lui brandissait comme un immense panneau danger, tandis que l’autre lui criait de ne pas se laisser avoir de la sorte. « Et on ne fait pas exprès de parler français, nous les sommes en partie alors c’est aussi naturel que de parler anglais. » lâcha-t-il, les dents plus serré qu’il ne l’aurait cru. Il était en partie français, il ne souvenait pas l’avoir dit à la sorcière, mais ça faisait partie de lui. Le côté playboy arrogant, ironisait souvent Aries, mais Skander se chargeait de lui rappeler que c’était un trait Lupin, puisqu’il le possédait également. « J’suis désolé si ça t’a gênée, elle ne pensait pas à mal. » dit-il, peut convaincu de la dernière partie de sa phrase. Mais il avait un peu de mal à rester concentré, il n’avait qu’une envie s’asseoir, soigner cette blessure encore camouflé par sa veste, et prendre une putain de douche bien chaude. Elle était là, il était prêt à changer ses plans, mais qu’elle arrête de se prendre la tête sur des détails. Il n’avait pas envie de cela. Il décida de faire un effort, il avait promis d’en faire. Brisant la distance, elle gardait ses bras croisé sur son ventre, alors à défaut de saisir sa main, il déposa la sienne sur sa joue, « Alors, cesses d’y penser, ce n’est pas important. » Sa voix était douce. Il n’avait pas envie de se prendre la tête avec elle. Pas maintenant, pas après une journée comme ça, pas après une mission, pas après ce froid avec Beatrix. Il avait besoin d’oublier un instant. Proche, il avait envie de se pencher pour saisir ses lèvres. Il bougea sa main, la faisait glisser de sa joue, à sa nuque. Il ne put cacher une brève grimace douloureuse, mais il devait admettre que Beatrix avait raison, il aurait sans doute dû aller voir Gabrielle, pour qu’elle soigne ça.  


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Lun 30 Mai - 21:31

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Les mots, au-delà des gestes, sont parfois bien plus importants que le reste. Même si un baiser pouvait raconter bien des histoires, un mot pouvait le préciser donner un caractère de début ou de fin. La chose était certaine, mais être handicapée des sentiments n’était qu’un fardeau de plus. Elle le savait la blonde que c’était le fardeau à porter toute sa vie. Elle était douée pour voir et comprendre les sentiments des autres, mais les siens étaient bien plus sombres, bien plus complexes qu’elle ne voulait l’avouer. Parce qu’on est toujours dans le déni quand on se concentre sur soi-même incapable de voir ses faiblesses jusqu’au moment fatidique où tout ça n’a été que vers le bas. Que vos défauts vous ont entraînés vers le bas et que jamais au grand jamais, vous ne pensez sortir la tête de l’eau. Déjà trop noyé pour songer remonter et retomber. Pourtant, la vie est faite de ces hauts, de ces bas et on n’y peut rien, on subit comme tout humains en âge de comprendre que nos actions n’ont menées à rien, juste à nous nuire, petit à petit, parce qu’on n’a pas été assez fort, parce qu’on est faible et qu’on refuse de se l’avouer. Cette jalousie naissante, Odette ne voulait pas se l’avouer, parce qu’elle savait que ça ne ferait qu’envenimer cette relation fragile, tellement fragile. Elle avait peur de tout perdre et pourtant, elle ne pouvait pas aller contre ce qu’elle venait de comprendre au sujet de Béatrix. Ce sentiment qui la rongeait était le même que celui de la brune, elle l’avait vu dans les yeux verts de cette dernière. Si elle l’aimait aussi, pourquoi ne pas avoir franchi la barrière, elle était tellement plus mince que celle qu’Odette avait vis-à-vis de Skander. Alors pourquoi avait-elle cette peur de ne rien dire. La peur de tout gâcher peut-être ? Mais Odette savait déjà qu’elle était en dessous de cette femme, elle n’était pas là depuis des années, juste depuis quelques mois, alors quel poids avait-elle dans la vie de Skander ? Aucun poids réel. Aucun poids, elle ne se doutait que de la force des sentiments qu’il pouvait avoir. Mais se douter seulement n’était pas un moteur pour avancer, elle avait peur de tout perdre à cause de son attitude lunatique, comme elle avait peur de faire un pas de travers en ce qui le concernant. Elle n’avait jamais eu de loup-garou dans sa vie pour tout dire et ne pensait jamais en avoir un pour tout avouer. Mais maintenant qu’elle était là, certaine de ce qu’elle ressentait, elle n’allait pas faire marche arrière, c’était hors de question, il était un tout dans sa vie qui la faisait avancer. Et elle se battrait pour le garder à ses côtés. Toujours. Mais aujourd’hui, elle avait peur de le voir partir, même en mission avec elle. Elle ne savait pas si c’était raisonnable d’y penser, mais elle y avait pensé tout ce temps qu’il était parti. Et si ce n’était qu’une excuse ? Elle tremble devant les photos. Oui, elle a peur.

Mais c’était bien plus que la peur qui l’avait poussé à gravir les marches jusqu’à la tour de divination, c’était bien plus. C’était cette jalousie quasi maladive. Elle n’avait jamais été vraiment jalouse, non jamais. Quelques personnes pourraient en attester, mais aujourd’hui, elle avait trouvé tellement précieux qu’elle voulait garder ça pour elle. Égoïste, Skander lui avait déjà dit que c’était une enfant gâtée par ses parents. Eh oui, ce n’était pas un euphémisme, elle avait été gâtée, mais aujourd’hui, elle était sortie d’un chemin tout tracé par son père pour être avec lui, à ses côtés, elle était redevenue plus Odette que soumise. C’était l’idée qu’elle se faisait d’elle-même à ce moment-là, comme libre de ces moments de sa façon de penser. Elle était plus celle d’avant son agression que la petite chose fragile qu’elle avait été durant quatre ans. Alors désormais, elle serait comme ça. Jalouse en plus peut-être. Elle secoua la tête sans entendre qu’il passe la porte. Elle reste là à attendre comme un signe de son retour, mais elle ne le capte pas, trop perdue dans son monde, trop redû dans ses propres pensées pour dire quoi que ce soit. Elle ne veut pas chercher la dispute, mais elle a besoin de réponse. Oui la blonde a peur de perdre l’homme qu’elle aime, parce qu’elle a déjà perdu un homme qu’elle aimait. Mais elle se sentait de trop en regardant les photos magiques se mouvoir devant elle. Comme si, elle n’était pas de ce monde et qu’elle ne le serait sans doute jamais. Non, elle n’aspirait pas à avoir de place sur l’étagère avec les souvenirs, elle était quelqu’un de présent, envie pour un certain temps désormais et être relégué au rang des photos, elle aurait bien du mal. Et sans aucun doute qu’elle ne lui donnerait pas cet élan de nostalgie, elle ne voulait pas qu’on la pleure, ni qu’on la regrette. Elle voulait que les gens sachent qu’elle était bien où qu’elle soit et dans quel état. La mort n’est qu’une passade pour une croyante comme elle. La raison étant plus simple ? On renait de ses cendres, c’est comme ça. Même si les portes du paradis s’ouvrent, Odette est loin de croire qu’on reste là-bas pour le reste de sa vie, elle n’y croit simplement pas. C’est absurde, il y a toujours une renaissance. Des gens perdus qui ont l’impression d’avoir vécu d’autres vies, il en existe des tonnes, alors elle voulait croire qu’elle pourrait revenir. Peut-être brune, ou bien rousse. Elle ne savait pas. Elle ne voulait pas savoir, s’attendre à renaître, c’était se préparer à mourir. Et autant dire qu’elle n’était pas prête à mourir, pas ce soir tout du moins. La mission semblait tellement simple, trouver trois personnes, les sauver et rentrer. Rien de bien compliqué et pourtant, il y a toujours ce grain de sable qui vient faire dérailler l’engrenage. Elle le savait, mais l’ignoré la faisait se sentir plus sereine. Oublier qu’elle risquait sa vie, c’était vivre dans une cage dorée, mais elle en avait besoin, que ferait-elle si à cause du stress ses cheveux blonds viraient pour de bon au blanc ? Des teintures. Elle sourit un peu. Les cheveux blancs… Avec la guerre aurait-elle le temps de se voir vieillir avec des cheveux blancs et des robes de grand-mère ? Surement pas, certainement pas. Elle était dans le déni, mais pas dupe pour autant Odette. Non, elle savait ce qu’elle voulait. Et vivre au jour le jour n’était pas des plus demandant. Elle avait des gens avec qui se réconcilier. Elle devait en rencontrer d’autres, aider certains et s’occuper des siens. Les siens. Un regard vers le plafond. Les pauvres jumeaux, qu’ils devaient être malheureux avec une mère absente comme elle ! Une vraie conne sur l’éducation à donnée à ses mômes… Elle s’en voulait la blonde de ne pas être présente, mais c’était pour eux qu’elle voulait se battre.

Pourtant, elle n’arrive pas à être objective face à elle-même. C’est une mauvaise mère dans son esprit. Tout ce qu’elle peut faire pour eux ne pardonnera jamais le fait qu’elle ait tué leur père. Non, elle est impardonnable, parce que justement, elle a fait mourir quelqu’un à cause de son égoïsme. Alors avant c’était les gens qui courraient après ses jambes galbées. Aujourd’hui, c’était elle qui avait couru après un regard noisette et une peau hâlée. Elle ne s’en cachait pas, il ne devait sans doute pas s’en cacher non plus. Et avec la colère de Robb, tout le château devait être au courant. Ou une bonne partie. Entre eux, que les rumeurs ou les regards jaloux collent sur le dos d’Odette, rien ne lui ferait plus plaisir que de faire des envieux. On est ce que l’on choisit d’être. Elle avait décidé de se battre pour l’avoir. Elle avait encaissé les pires mots, les pires moments qu’une femme peut avoir. Le cœur en miette, contrainte pour elle d’abandonner un enfant. Mais en fin de compte, il était là à côté d’elle. Peut-être encore comme une sorte d’étranger dont elle ne connaissait pas les moindres facettes, mais elle en connaissait plus que beaucoup ! Elle se sentait un peu comme une privilégiée d’avoir cette chance. Elle était peut-être agissante pour lui. Mais une chose était certaine, il comptait pour elle, comme elle comptait pour lui. Si Skander avait déjà mis fin à la vie d’un homme pour elle, Odette n’était pas certaine d’aller jusque-là. Tuer quelqu’un n’était pas dans ses habitudes, au contraire, elle avait toujours tout fait pour sauver les gens, bons ou mauvais. Elle faisait son travail et restait fidèle à ce qu’elle avait juré. Sauver des vies, physiquement au début, puis psychologiquement après. Son parcours semblait si complémentaire qu’elle était plus proche des gens qu’elle ne le pensait. Elle trouvait ici, une famille, des gens qu’elle voulait protéger. Et Dieu sait que Lothar cuisine comme personne, mais bien trop humble pour se l’entendre dire. Lubin ce petit être perdue, si elle pouvait elle l’adopterait, mais avoir un fils de presque son âge n’est pas des plus conseillés. Et puis, elle avait retrouvé Jacquie. Seigneur qu’il lui avait manqué, encore un Lupin – et elle y était abonnée –, mais les séances de commérages sur le coin du parc, ou encore à expérimenter quoi que ce soit dans les laboratoires de potions au cachot était une partie de plaisir. Elle prenait goût à la vie. Et il n’y avait qu’une personne qui pouvait se féliciter d’un tel chef-d'œuvre : Skander. Sans lui, elle ne serait pas là. Et ne serait sans doute jamais parvenu jusqu’ici. Peut-être même qu’avec les Peakes, elle serait tombée du mauvais côté. Mais elle ne souhaitait pas y penser, elle avait trop peur de faire du mal à Asphodel, Finlay ou Erlhing. Et ne lui parlez pas d’Alaric. Sinon, elle risquerait d’en faire une crise cardiaque. Le mal qu’elle devait leur infliger… Elle se sentait monstrueuse… Énormément même.

Pourtant, c’est un sourire qui se dessine sur le visage de cet homme qu’elle aime tant. Mais ce n’est que de l’exaspération qu’elle lui donne. Trop jalouse pour se l’avouer, mais dans chacun de ses gestes, ce malaise se traduit. Le froncement de sourcil, le regard froid, les mains croisées. Ses paroles transpirent l’arrogance et la jalousie, elle ne le sait pas, mais c’est comme ça. Finalement, ce genre de ton aurait pu sortir de la bouche du sorcier sans que cela la choque et pourtant, c’était de la sienne que cela sortait. Décidément en un mois, elle avait bien changé. Trop changée peut-être pour qu’on la reconnaisse. Mais sans doute demain serait-il plus clément ? Possible. Mais demain, elle serait peut-être morte aussi. Elle ne voulait pas y penser, mais n’arrivait pas à écarter cette pensée de son esprit. La mort l’avait toujours épargné jusque lors parce qu’elle voulait se la donner. Mais désormais, elle se mettait en danger pour les autres, de son plein gré, alors peut-être la mort voudrait-elle la prendre pour de bon. Sur la défensive, elle a beau parler français, repasser à l’anglais. La blonde ne garde qu’un amer souvenir de son séjour dans la capitale. Si aujourd’hui, elle y retournait peut-être verrait-elle la vie différemment. Mais les trois mois passés à Paris, elle les avait passés en début de grossesse, malade comme un chien. Alors, autant dire qu’elle ne gardait qu’un souvenir de cette chambre de bonne dans le Quartier Latin. Une petite fortune pour tout dire, mais elle avait eu de quoi tenir un temps, le temps de prendre la décision de les garder et de fuir Adrien. Le temps de s’achever seule. Et aujourd’hui voilà où elle était. Devant l’homme qu’elle voulait chérir à lui demander s’il avait couché avec cette fille qui ne l’aimait pas. Oui, avant que Béatrix ne découvre le pot aux roses, il n’y avait jamais rien eu de mal entre elles. Même dortoir, une relation assez tendre avec Rhéa – la fille adoptive de Béa dans son esprit – Et de bons moments autour d’une table qu’elle avait partagés durant 7 ans chacune. Bref, Béatrix et Odette étaient deux anciennes Serdaigle, mais incapable de se voir en peinture, quand l’autre eu comprit que l’homme au centre de leur attention n’avait dieu que pour une des deux personnes. Béatrix avait commencé une guerre et Odette ne baissait que rarement les armes. Une Moody en somme. Rien de plus compliqué à comprendre. Pourtant, le pas qu’elle fit en arrière ne rassurait pas la femme, les minutes s’allongeaient en un supplice pour elle. Elle aurait préféré qu’il réponde vite plutôt que de chercher ses mots, trop sonné pour emmagasiner tout ce qu’elle disait si subitement. Mais personne ne pouvait s’attendre à ce qu’une crise puisse pointer le bout de son nez en à peine quelques semaines. Elle n’était pas jalouse habituellement, mais ce genre de filles qui est toujours dans l’entourage de l’homme auquel vous tenez. Et que par vos gardes, vous vous rendez compte que cette femme a les mêmes sentiments que vous à l’égard d’un homme. Il y a de quoi être sur ses gardes, vraiment. Et Odette n’était pas que sur ces gardes, elle était enragée à la simple idée que d’y penser. C’était donc ça d’aimer ? C’était terrifiant.

Mais elle devrait s’y faire. Car elle était droguée, elle s’en rendait compte petit à petit, plus le temps passait dans la pièce. « Attends… » Elle fronce les sourcils, le regard encore plus dur. Comment ça attend ? Il cherchait à lui cacher la vérité, un beau mensonge ou bien ? Chercher ses mots pour qu’elle ne sorte pas l’égorger à cette simple idée. Même si elle ne se doutait pas de la réalité, elle était juste prête à croire aveuglément ce qu’il pourrait dire. Pour la simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas croire qu’elle devait perdre la face vis-à-vis de Béatrix. Pourtant, il ne répondait pas. Pas ce qu’elle avait espéré tout du moins. « Quoi ? Est-ce que j’ai.. » Oui est-ce que tu as couché avec elle, se répète Odette mentalement. Elle n’arrive pas à croire qu’elle ait réussi à le mettre dans un état second, de réflexion intense. Mais elle ne savait pas que Béatrix avait eu cette même attitude vis-à-vis d’elle quelques minutes plutôt. Comme si malgré la haine, elles arrivaient encore à se compléter dans un schéma mortuaire bien à elles. Odette ne détestait pas Béatrix, elle refusait juste de la voir tourner autour de ce qu’elle avait conquis avec bien du mal. Et pas des moindres même. Parce qu’il fallait être honnête avec soi-même. Qui irait partager un homme désiré, juste parce que cette fille était là depuis plus longtemps aux proratas temporise. C’était simplement hors de question dans son esprit, et si Béatrix avait le courage de se déclarer, elle doutait très franchement de la réaction du Lupin. Si bien pour certaines choses, elle lui faisait entièrement confiance, si bien sur ce genre de choses, elle sait que le cœur a ses raisons que la raison ignore. Alors, elle avait de quoi être inquiète, malgré les promesses, elle savait que suivant la face de la lune il était à prendre plus ou moins avec des pincettes, mais là, autant dire qu’elle se foutait des faces de la lune à ce moment précis. Mains croisées sur le ventre, elle attendait sagement une réponse, une vraie que lui ferait prendre conscience de la situation. Même si dans le fond, elle restait bien plus qu’en colère contre elle-même. D’être aussi affligeante et désespérante. Pourtant, elle attend, ne soufflant pas un mot. Elle n’a pas besoin de parler. Sa posture, son attitude devait parler pour elle, plus que des mots. Mais tout réussit à venir, quelques minutes après. « Non, et je ne lui rends pas de compte. » Elle lève les yeux au ciel, comme si elle en avait besoin pour se déstresser un peu de la peur qu’elle avait eue. Tant mieux, ce n’était rien d’autre que du sens unique. Rien que ça.

Elle souffle un peu, un rictus de dépités sur les lèvres. Qu’elle était conne d’avoir pensé à ça ne serait-ce qu’un instant. Pourtant, elle ne se détend que trop peu. Elle sait qu’il est parti en mission. « Tant mieux. » Se souffle-t-elle à elle-même plutôt qu’à lui. Mais elle savait que son soulagement ne serait pas anodin. Tout se lisait sur son visage, elle avait les épaules moins tendues et le dos moins droit. Et pourtant, les surprises ne font que commencer. Pourtant, c’est assez sèchement qu’il lâche. « Et on ne fait pas exprès de parler français, nous les sommes en partie alors c’est aussi naturel que de parler anglais. » Elle hausse un sourcil. En partie français ? Un sourire passe sur son visage, alors qu’elle se retourne sur la photo de cette mère en uniforme inconnu. Alors, c’était ça l’uniforme de Beauxbâtons ? Élégant. Mais les mains toujours contrent son ventre, elle retourne son regard azuré sur les yeux chocolat du semi-anglais. Elle n’a pas envie de piper un mot sur les petits secrets qu’ils avaient encore pour l’un et l’autre. C’est des choses qui viennent petit à petit. Puis finalement, il s’excuse… « J’suis désolé si ça t’a gênée, elle ne pensait pas à mal. » Elle soupire, puis fait claquer sa langue. « Tu ferais bien de ne pas te prononcer pour elle à mon avis. » Elle était mauvaise, mais elle n’avait pas tort, on ne se prononce pas pour une personne qui sait ce qu’elle pense. Surtout qu’Odette sait très bien, du moins en partie, ce que Béatrix ressentait à son égard. De la haine maintenant qu’elle savait que Skander était dans les bras d’une autre. Elle se doutait bien de cette chose, en vérité, si elle était restée bielle en tête sur Alastar, elle serait sans doute comme Béatrix. Mais la blonde avait réussi à faire avancer son monde. Alors bon. Rien de bien compliqué après tout, si une femme pouvait le faire, une autre aussi. Mine boudeuse elle semble se détendre, son parfum, sa présence la détends malgré tout le mal qu’elle s’était donnée pour être en colère. Mais sans s’y attendre vraiment, c’est une main douce, autant que sa voix, qui vient se poser sur la joue. Tendre, il arrivait finalement à l’être. « Alors, cesse d’y penser, ce n’est pas important. » Oh si que c’était important pour elle. Mais elle pourrait faire au moins abstraction de ça quelques minutes. « Ca me turlupine j’y peux rien. » Dit-elle en décroissant ses mains, les posant sur ses hanches, jusqu’à ce qu’une grimace traverse le visage de Skander. Elle grimace également, mais bien plus en colère. Remontant ses mains sur des parties non visibles e son corps, demandant soucieuse. « Tu es blessé ? » jusqu’à ce que sa main sente le sang frais. Elle fronce les sourcils. « C’est pas possible, putain de merde. Lève les bras ! » Comme un enfant, elle n’avait pas de scrupule, le cuir est vite retiré et le t-shirt également. « T’es infernale, on dirait Antigone par Merlin ! Toujours à se foutre dans des états pas possibles » dit-elle ne se mettant à la hauteur de la blessure, les sourcils froncés, les mains pleines de sang. Elle n’est pas vraiment en joie de le découvrir ainsi, tâchée sur tout le flanc d’un liquide carmin, bien au contraire, elle est plus inquiète. Mais parais méchante, presque trop. Pourtant, elle l’attire vers elle, histoire qu’elle puisse au moins s’assoir sur une marche de l’amphi pour y regarder. Plus intensément. À défaut de voir son visage près du sien. Il fallait bien qu’elle fasse ce qu’elle faisait le mieux, soigner les gens. Comme toutes bonnes médicomages. « Au moins, ce n’est pas grave, plus de sang que de mal. » Conclut-elle plus douce en retirant ses mains de la plaie. Levant les yeux vers lui, elle n’a pas vraiment envie de créer de scène, mais il est inquiétant à revenir toujours dans un sale état… Vraiment comme Antigone quand elle la laisse vagabonder quelques minutes dans la salle commune des Serdaigles. Des griffures ou des bleus de tous les côtés… Une Moody… Alors que donnerait une Moody élevée par un Lupin ? Quelque chose qu’elle ne voulait pas imaginer de suite.

Se saisissant de sa baguette, Odette entreprend de fermer les côtés de la plaie, pas du tout béante, mais qui semble énorme pour la femme qui se fait du souci. Elle se mord la lèvre inférieure ne pensant qu’il perdait bien trop de sang par moment et que ça pourrait en devenir inquiétant à la longue… Mais elle ne savait pas que les pleines lunes guérissaient trop bien les blessures qu’il pouvait se faire, elle tente de lancer doucement. « Alors, comme ça, t’es un playboy français ? » Un clin d’œil discret, alors qu’elle enlace sa taille, toujours à genoux devant son flanc pour finir de le fermer convenablement. Elle n’est que tremblement et stress à l’idée qu’il s’énerve de sa réaction disproportionnée quant à ses blessures, mais elle s’inquiète, elle ne peut pas aller contre ce qu’elle ressent. Pas vraiment, l’inquiétude, se faire du mouron, elle a l’habitude, mais avec lui, c’est nouveau. Comme eux. Elle finit enfin son œuvre, restant quelques instants supplémentaires sur les genoux, sur la marche de l’amphi, se détendant finalement. Pas un mot, juste le bruit du bois qui tombe au sol. Sa baguette lâchée à la va-vite. Pour se redresser un peu, cherchant le bas de son ventre, y déposant un baiser suave. Son front contre la peau mate, se laissant aller au rythme de sa respiration. Elle n’a besoin de rien d’autre Odette. Que d’être comme ça quelques instants. Calme posé contre lui. Elle ne demande rien de plus pour oublier qu’elle doit partir en mission dans quelques heures, elle ajuste besoin qu’il soit dans les parages. Elle murmure contre son ventre, douce, amoureuse sans doute. « Je voudrais bien rester comme ça, toute la nuit. » Mais il doit savoir forcément qu’elle s’en va à la guerre elle aussi. Chacun son tour, comme dirait l’autre, mais elle a besoin de lui pour avancer. Les mains de la blonde viennent enserrer les hanches de Skander, descendant finalement dans les poches arrière de son jeans. Proche, comme ils ne l’avaient jamais été avant, du moins, plus tendre que passionné à l’instant. Elle embrasse une nouvelle fois son ventre. Ajoutant plus bas encore. « Tu ferais bien d’aller prendre une douche… Pour le sang. » Oui, pour le sang, quelle excuse à la con vraiment !



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mer 1 Juin - 2:20

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Il y a des jours ou les femmes ont réellement envie que vous passiez une aussi mauvaise journée qu'elles. Maintenant il s'en rendait compte. C'était exactement lue des raisons pour laquelle il avait fait en sorte de ne pas s'attacher à une femme au courant de sa vie, enfin d'éviter de s'y attacher trop souvent serait le terme le plus exacte. Il s'était attaché à Ciena, car malgré la douceur elle avait son petit caractère et prenait parfois la mouche pour très peu. Maintenant il avait décidé de s'autoriser à s'attacher à Odette, pour plusieurs raisons, il se sentait bien en sa présence - vraiment bien, il tenait à elle plus qu'il ne l'aurait cru de prime abord - ils avaient été capable de dépasser la première mauvaise réellement impression qu'ils s'étaient fait l'un l'autre pendant neuf années car deux entrevue avec tant d'arrogance aurait pu être fatale à tout début de sentiment ou même d'attirance et finalement il s'était autoriser a s'attacher parce qu'ils avaient bien plus en commun qu'il ne voulait bien l'admettre. Il le savait. Il le sentait. Ils avaient tous les deux perdus un être cher, et après sa confession sur sa présence à Ste Mangouste en même temps que lui, il avait appris ses tendances au suicides. Lui n'irait pas mettre fin à ses jours, mais il avait eu ce mépris de la vie au point de se ficher de perdre la vie au cours d'une mission. Il avait fini par retrouver ce plaisir de vivre, d'être en vie, grâce à elle. Peut être avait il réussi la même chose sur elle. Elle disait qu'il l'avait sauvé, aussi monstrueux pensait-il être. S'ils s'étaient sauvé mutuellement, alors il y a avait définitivement quelque chose à tenter, c'était un évidence. Soudain elle lui paraissait bien plus évidente que Ciena, car Ciena n'avait pas été une évidence. Au contraire il avait passé presque dix ans à ne pas la remarquer, à ne pas la voir alors qu'elle avait été présenté chaque jour auprès de lui, enfin surtout auprès de Béatrix. Elle avait été invisible, totalement. Aussi conflictuelle eut été sa relation avec Odette, elle n'était jamais passée inaperçue, jamais elle n'avait été invisible. Aussi chiante eut elle été, il l'avait toujours vue, différemment suivant les époques, mais elle était du genre que l'on remarque. Bien qu'il soit friand des conflits, ceux qui vous réveillait de votre torpeur, d'une certaine léthargie de la vie, il n'avait pas envie d'entrer en conflit avec elle, pas maintenant. Pas ce soir. Pas après cette journée. Pas maintenant qu'elle allait le quitter pour partir pour une première mission. Car il savait tout ce qui se tramait dans le château, mais il n'était pas du genre à poser un veto quand on lui en avait parlé, il partait du principe que chaque personne est maître de ses choix, et de son destin, si tel était son choix, il ne lui en vous lit pas, lui même était conscient de ne pas laisser le choix à ses proches quant à ses missions. La peur de la perdre serait peut être dévorante, mais il ferait comme si, semblant d'être serein.

Les missions rythmaient sa vie depuis tant d'années, comme une gymnastique bien rythmée, bien en place. C'était ce qui lui avait permis de tenir plus d'une fois, la perspective d'une mission avait plusieurs fois étancher sa soif d'alcool, ou son désir de perdre pied. Il n'y avait que peu de chose qui avaient réussi à l'empêcher de boire, l'Ordre, étant la seule chose qui l'ai émécher de sombrer dernièrement. Et il pouvait ajouter Odette à la liste des choses sevrante. A chaque fois qu'il était en sa présence, elle chassait ses idées noires. Elle chassait tout, la peur, la peine et la colère ne laissant que les sentiments. La dernière fois, le ton était monté, comme souvent, mais c'était comme si le conflit était une base fondatrice de leur relation, leurs caractères n'étaient pas fait pour s'accorder sur tout, au contraire c'était eux qui les poussait au conflit. Malgré cela, il n'avait pas envie d'aller au clash. S'il devait le faire, il le ferait par contre, car s'il tentait de donner rune chance à cette relation vivifiante, s'il avait accepter de tenter d'être un père, et quelqu'un qu'il n'avait jamais eu l'occasion d'être, il n'en oublierait pas ses principes pour autant. Non, certainement pas, il n'était pas du genre à se laisser mener par le jour du nez pour une femme, préférant la solitude à devoir rendre des comptes à qui que ce soit, il détestait cela : courber le dos et rendre des comptes. Il ne l'avait jamais fait, et ne comptait pas le faire. Il savait que tous les ingrédients du conflits étaient en place, elle en voulait à Béatrix, Béatrix lui en voulait - il ne connaissais la raison de ce conflit, en fait, il n'avait pas envie  de comprendre. Il était clair avec lui même, il avait toujours été clair. Béatrix était sa meilleure amie, et le serait jusqu'à sa mort, il avait besoin d'elle, et de sa présence, il en avait toujours ainsi et ne changerait pas pour les beaux yeux de la blonde, elle devait comprendre qu'il n'abandonnerait pas l'une des seules amies qui lui restait pour elle. Mais d'un courte côté Béatrix devait bien comprendre qu'il n'avait pas envie de laisser Odette, quoi qu'elle pense. Cela ne lui ressemblait en effe pas de vouloir rester auprès d'une femme au delà d'une nuit mais si le monde peut changer, Skander le pouvait aussi. Lui aussi avait le pouvoir de grandir, d'évoluer. Il avait mis neuf années à faire son deuil de Ciena de leur époque. Alors si elle voulait le faire culpabiliser, il se fichait il n'y avait qu'Odette ou lui qui pourrait mettre un terme à eux, mais il avait envie se se sentir en vie. Il avait envie de ressentir les choses, il aimait cette perspective : avoir une avenir. Il n'y a que l'un d'entre eux ou eux deux qui pourraient décider d'y mettre un terme, certainement pas Béatrix, autant pouvait elle compter pour lui, elle n'avait pas son mot à dire sur ça. Il ne voulait se défaire d'aucune d'entre elle. Il n'avait pas envie de choisir. Car elles étaient différentes, nécessaire. L'une était l'amie, l'autre l'être aimé. Cela pouvait être complémentaire, aussi fermes sur les positions puissent-elles être, il ne voulait pas céder.

Il n’avait pas envie qu’elle se braque, pas envie que toute ce qu’ils avaient pu traverser, et ce bout de relation qu’ils avaient commencés à construire soit réduit à néant. Mais dans un sens, si une dispute réduisait tout, alors c’était parce que cette relation ne valait pas la peine que l’on se batte pour elle. Il était toujours parti de ce principe, et il agissait toujours en conséquence. Si quelque chose mérite que l’on se battre pour lui, alors il tient un minimum, et fait preuve de résistance. Il n’avait pas envie de perdre, ni Odette, Ni Beatrix, elles étaient toutes les deux importantes, très importantes même. Différentes, mais nécessaire à sa santé mentale. Il avait besoin des deux, d’une meilleure amie, et de la femme qui était dans sa vie. Il avait ce lien unique qui l’unissait à Beatrix, c’était peut être ce qui dérangeait la blonde, qu’elle le connaisse peut être mieux qu’elle le connaissait elle-même, qu’ils parlent un langage qu’ils avaient toujours eu l’impression de n’être les seuls à parler, comme une sorte de langage secret. Alors, quand il disait qu’elle n’avait pas dû penser ses mot à mal, il espérait ne pas s’y tromper, il espérait lire clairement en elle – ne sachant pas qu’il se heurtait à un mur de non-dits. En partie à cause de lui, mais il n’était pas capable d’ouvrir les yeux, des années qu’il avait des œillères. Le fait de parler pour son amie ne sembla pas plaire le moins du monde à Odette qui lâcha un claquant,  « Tu ferais bien de ne pas te prononcer pour elle à mon avis. » Pourtant, elle était son amie depuis qu’il avait onze ans, elle faisait partie de ce qu’il lui restait, de ceux qui lui restaient. Il préférait pas compter le nombre d’années depuis qu’il la connaissait, il n’avait pas envie de se donner le tournis ou un énorme coup de vieux. Quand il regardait sa relation avec Beatrix, il avait conscience d’avoir vieilli, et grandi, en partie. Du petit garçon arrogant qui l’aurait laissé moisir dans les toilettes jusqu’à ce qu’elle l’insulte en français, il ne restait pas grand-chose. Le garçon avait grandi trop vite, trop brutalement. Il restait un peu de cette innocence quand il était ave elle, un peu de ce passé commun qu’ils avaient tous les deux perdus. Ensemble, ils leur restaient quelque chose de ces années perdues. Maintenant il pouvait dire qu’il était capable de laisser Ciena s’en aller. Enfin, neuf ans plus tard, il en était capable, mais c’était uniquement dû à Odette qui avait réussi à le faire oublier. Il troquait une femme pour une autre, comme s’il était incapable de laisser le vide l’habiter. Il avait été élevé avec une femme forte à la maison, il avait été habitué à cette présence féminine, si bien que lorsqu’elle manquait, il créait un fantôme destiné à le hanter. « Je la connais depuis que j’ai onze ans, je crois être capable de parler pour elle. » Je la connais par cœur, faillit-il dire. Pourtant, ce n’était pas vrai, il ignorait tant de chose, la plus importante même deux choses : ces sentiments qu’elle avait pour lui, et ce qui en était né. Naïf, de croire que rien n’avait changé. La naïveté n’était pas dans ses gênes, mais il avait tellement peur de tout perdre qu’il était effrayé des changements dans sa vie personnelle. Alors quand elle disait, « Ca me turlupine j’y peux rien. » Il avait beau lui dire de ne pas s’en faire, il était comme elle, ce genre de chose avait tendance à le travailler. Les non-dits, ces choses en suspens détruisaient beaucoup. Mais avec Odette, tout était assez clair quand on y pensait. Elle savait tout, ou presque, son plus noir secret ne lui était pas inconnu, elle savait qu’il y avait un loup qui dormait en lui, qui parfois lui dictait ses actions, ses réactions. Il n’avait pas à s’en cacher, il en avait honte mais savait qu’il n’avait pas besoin de raconter de mensonge les nuits de pleines Lunes, ni besoin de prétexter une contrariété à l’approche de celle-ci, ou une fatigue à son lendemain.

Il ne put cacher sa blessure plus longtemps. Il arrivait toujours à se mettre dans des états impossibles, mais il était ainsi… Il ne pouvait pas prendre part à une mission sans aller jusqu’au bout, il se donnait à fond pour la réussite de celle-ci et se moquait des conséquences. Il s’était toujours moqué des conséquences, au diable celles-ci. Maintenant il avait quelqu’un à qui tenir, enfin… il avait toujours eu des gens à qui tenir, sa famille, Beatrix, Gabrielle, et les autres, mais Odette lui avait insufflé cette envie de vivre, de survivre. Il n’arrivait pas à s’en défaire, alors c’était pour cela qu’il tenait à cacher sa blessure, sachant que cela pourrait l’énerver, lui faire croire qu’il se fichait de la vie, qu’il se fichait d’elle, et de cette promesse. Au contraire, il y tenait à tous cela. Ces choses pour lesquelles on se batterait à mort, il avait tant de raison de se battre. Sa famille, Odette, cette promesse, l’Ordre, Beatrix, Gabrielle, l’Ordre, ce monde, tout. Il fallait se battre pour tout cela, il réalisait maintenant qu’un comportement stupide comme le sien ne menait à rien. Enfin, cette non-peur de la mort l’avait conduit à rebrousser chemin au bal pour couvrir leurs arrières, sans cela, il ne se serait pas retrouvé à Ste Mangouste, sans cela, il n’aurait pas recroiser sa route, il n’aurait pas plongé dans ses yeux, et il serait sans doute attablé dans un coin de la grande salle, penché sur des plans de bataille, un verre à la main. Ni plus, ni moins.   Mais il était là, à ses côtés. Il vit alors cette mine inquiète accompagnée d’une grimace se dessiner sur le visage de la sorcière, et il comprit qu’il ne pourrait le cacher plus longtemps. Elle posa ses mains sous sa veste, le faisant légèrement grimacer, il détestait cette sensation de n’être qu’un enfant honteux qui cachait ses blessures de guerre. « Tu es blessé ? » Rapidement, elle trouva la réponse à sa question lorsque ses mains touchèrent l’objet du délit. « C’est pas possible, putain de merde. Lève les bras ! » Un enfant. Voici ce qu’il était à cet instant, presque honteux d’être blessé, de devoir montrer ses blessures. Il les aurait guéri, seul, sans demander de l’aide à qui que ce soit. Il se serait débrouillé. Seul, comme il savait le faire depuis des années, il lui arrivait de demander l’aide d’un des deux Lupin qui habitaient près de lu parfois quand il était trop mal en point, ou quand la blessure n’était accessible. Mais il détestait se sentir dépendant de qui que ce soit. Pourtant, il leva ses bras, sentant bien qu’il y était contraint pour préserver ce que l’on appelait « la paix des ménages », cette chose qui l’avait toujours fait mourir de rire plus d’une fois.« T’es infernale, on dirait Antigone par Merlin ! Toujours à se foutre dans des états pas possibles »  Un gosse, ni plus ni moins. Il se retrouvait torse nu pour qu’elle puisse examiner la blessure comme il se devait, se mettant à hauteur. Il détestait être couvé, pourtant son attitude ne pouvait que conduire dans cette direction quand on tenait à lui. Il savait se mettre dans les pires situations. Mais il sourit quand elle dit qu’il était comme sa fille, Antigone. Il lui avait promis de tenter d’être un père pour les jumeaux, peut être devrait-il tenté d’être plus responsable. Il se disait prêt à assumer, c’était le genre de pensées qui vous faisait murir, d’un coup. Mais Odette serait sans doute assez inquiète pour deux, peut être devait-il simplement rester ce qu’il était, tenter d’être un père selon ses termes et ne pas changer ce qu’il était. Il n’avait pas d’exemple à suivre, juste une vague idée de ce que signifiait ce mot. « Au moins, ce n’est pas grave, plus de sang que de mal. »   Il la vit se saisir de sa baguette pour commencer les soins. Ce n’était pas grave, il ne le savait que trop bien, car il pouvait affirmer avec aisance qu’il avait déjà connu bien pire, récemment. Il se souvenait de cette fois, où il était rentré de son « entrevue musclée » avec Quintus, il avait manqué de ne plus être en un seul morceau. Mais à cette époque, c’était comme si vivre ou mourir, peu importe, cela n’avait pas d’importance.il senti sa plaie se refermer au passage de la baguette, ce n’était ni agréable, ni fabuleux, c’était piquant et douloureux. Mais c’était nécessaire. Bientôt la pleine lune, demain soir pour être exact, il ne savait pas comment il parvenait à rester calme, alors qu’il était sous tension permanente à l’approche de celle-ci. C’était en partie pour cela que la blessure ne lui avait pas causé de soucis, demain soir, la douleur serait toute autre.  

La lune le mettait à fleur de peau, le moindre détail pouvant le faire basculer. La moindre contrariété pouvant réveiller prématurément la bête, elle serait pleinement là lorsque la lune serait pleine, mais elle ne le quittait jamais vraiment. Elle faisait partie de lui, il avait juste tendance à l’oublier parfois. Mais demain il serait rappelé à la dure loi de la réalité, et il serait très de Poudlard, ne souhaitant faire de mal à personne. Ces jours-là, il s’absentait en début d’après-midi, prétextant avoir des choses à faire et disparaissait jusqu’au lendemain essayant de rentrer avant le lever du jour, de passer entre les gouttes du regard des autres, et parfois bien plus tard, tout dépendait des circonstances et de la nuit qu’il avait passé. Les blessures guérissaient plus ou moins bien selon l’agitation de la nuit, mais celle-ci ne poserait aucun souci, puisqu’encore penchée sur celle-ci, la sorcière s’en occupait, trouvant le temps de relever la tête, et dire non sans malice : « Alors, comme ça, t’es un playboy français ? »  Il esquisse un sourire tandis qu’elle continuer de guérir ses blessures. A moitié – par sa mère, rien de plus. Il parlait le français, le comprenait parfaitement, mais il n’avait pas cette classe française que pouvait avoir sa mère, ce port de tête qu’il lui avait envié des années. Elle avait des manières, lui les oubliait régulièrement, elle serait sans doute outré par son comportement en général. Tant avec les gens, qu’avec les femmes. Il se demandait souvent qu’elle regard elle porterait sur sa vie, sur les gens qui l’entourait. Aimerait-elle Odette ? Il n’en savait rien. Il ne pourrait jamais savoir. « A moitié seulement. » La meilleure moitié se retint-il de dire. La meilleure, c’était certain. Ce côté Lupin avait apporté ce qui semblait être une malédiction dont sa famille ne se déferait jamais. Sa partie française était de loin la meilleure. Il regrettait parfois qu’il ne reste rien de la famille moldue de sa mère, ni personne. Par héritage, Skander et son frère avaient hérité d’un appartement minuscule dans le sud de la France mais aucun d’entre eux n’y avait jamais été. Préférant laisser le souvenir de leur mère derrière eux plutôt que de l’affronter. Le passé était difficile à affronter, mais il pourrait affronter sa mère quand il serait en paix avec lui-même à ce sujet, et tant qu’Irvin Rackharrow n’avait pas payé l’affront qu’il avait fait à sa mère, il doutait y parvenir. Il fut ramené à la réalité quand il senti que cette fois-ci, la blessure était totalement guérie, disparue comme si de rien n’était. Il resta un instant immobile, savourant la quiétude de ne pas avoir mal quelque part. Parfois, il oubliait cette sensation d’être bien, celle de n’être que bien. Son attention recentré sur elle, en une fraction de seconde, le temps que ses lèvres brulantes effleure sa peau avec une passion suave. Un baiser électrique réveillant ce qu’il avait su faire taire jusqu’ici. Il n’y avait eu que la passion des sentiments depuis qu’ils s’étaient attaché l’un à l’autre, oubliant la passion charnelle. Elle murmure alors,   « Je voudrais bien rester comme ça, toute la nuit. »  Mais le temps était encore et toujours lui ennemis, fuyant. Elle n’avait pas la nuit, elle avait une mission ce soir, il le savait pour en avoir approuvé les participants avec Ekaterina, essayant d’être impartial et de ne rien laisser transparaitre de ses sentiments. Ils n’avaient pas toute la nuit. Ils ne faisaient que se croiser. Il ne savait pas quoi serait fait demain, une mission pouvait tellement faire basculer les choses. Il ne le savait que trop bien. Cette nuit ne leur appartiendrait pas, la suivante Skander la passerait auprès de la Lune. Une vie à se croiser. C’était tout ce qu’ils avaient à s’offrir pour l’instant.  Ne devraient-ils pas faire de chaque rencontre un agréable moment plutôt qu’une prise de tête sans fin ? Odette entendit peut être ces pensées, car ses mains enserrent ses hanches, avant de glisser dans les poches arrières de son jeans, tandis qu’elle couvrait d’un autre baiser son ventre. Electrisante. Sa voix murmurant à peine audible. « Tu ferais bien d’aller prendre une douche… Pour le sang. » En voilà une bien piètre excuse.

Quelques soit le temps qui leur était désormais imparti, ils se devaient s’en profiter, de cesser de le perdre avec des idioties, cette jalousie qu’elle cultivait à l’égard de Beatrix, elle devait l’oublier, ce n’était ni vrai, ni important pour Skander, juste une illusion. Ils étaient deux, à deux, seul, ils n’avaient qu’à saisir cette chance. Ils avaient été proches de la sorte jadis mais c’était différent maintenant. Il y avait ces sentiments à peine voilé, réel dont ils avaient conscience. S’ils avaient brûlé physiquement l’un pour l’autre, maintenant il se consumait de tout son être pour elle. Se demandant même comment il avait pu résister à ses baisers une seule seconde, comment il avait pu trouver la force de la rejeté une fois. Maintenant, il en était incapable. Elle n’avait pas besoin de trouver l’excuse de la douche, si elle le voulait, elle n’avait pas besoin de trouver une foutue excuse. Mais la douche, il en avait besoin, même si ce n’était que prétexte à plus, il irait volontiers. Il laissa glisser l’une de ses mains dans la poche de son jeans, allant chercher celle de la sorcière. Il frissonna quand ses doigts enlacèrent les siens. Le contact de sa peau avec la sienne, ces baisers, tout avait fini par le rendre vivant une fois. Elle l’avait réveillé, elle avait réveillé tout son être. Cette fois-ci, ça serait différent. Il serait vivant, enfin. Mais la douche, il en avait besoin, même si ce n’était que prétexte à plus, il irait volontiers. Il laissa glisser l’une de ses mains dans la poche de son jeans, allant chercher celle de la sorcière. Il frissonna quand ses doigts enlacèrent les siens. Le contact de sa peau avec la sienne, ces baisers, tout avait fini par le rendre vivant une fois. Elle l’avait réveillé, elle avait réveillé tout son être. Cette fois-ci, ça serait différent. Il serait vivant, enfin. Sa main dans la sienne, il tira légèrement dessus, pour l’aider à se relever, une fois cette blonde envoûtante sur ses deux pieds, il ne lâchait pas sa main, gardant leurs doigts entremêlés. Mais il ne put rien ajouter, incapable d’aller à l’encontre de ses désirs. A cet instant, c’était elle qu’il voulait, rien d’autre, personne d’autre. Juste elle. L’objet de son attention, comme si les reproches, les disputes, les prises de têtes, les cœurs brisé, comme si tout ceci n’était qu’une illusion, ne laissant comptant que l’instant présent.  Sa main libre glissa au creux de son dos, réduisant à néant l’espace. Le temps de reprendre son souffle, leurs lèvres s’unirent dans un baiser long et brulant. Intense et suave. Le temps de manquer d’air, d’avoir cette violente piqure de rappel. Ils étaient vivants, en vie. Il voulait savourer sa présence, comme si terrifié à l’idée qu’elle parte en mission et n’en revienne pas. Il ne voulait pas y penser, mais il savait que c’était un risque, une option.  Il voulait chasser l’idée de sa tête, à tout prix, comme si ceci l’empêcherait de savourer ce moment. De se laisser la chance de vivre ce rêve. C’était nouveau, ce rêve. Elle était différente des autres, jamais il n’avait envie de revenir dans les draps d’une femme, jusqu’à maintenant. Jusqu’à elle. Assez proche pour sentir son souffle, assez proche pour entendre et sentir les battements de son cœur, cependant, incapable de les entendre, encore étourdi par le bruit de son propre palpitant.

C’était dans ces instants qu’il comprenait qu’il avait besoin d’elle, de sa présence. Il délaissa ses lèvres après les avoir capturés à la hâte, haletant. Penchant la tête déposant un baiser le long de sa mâchoire. Sa peau était douce, agréable, pâle. Se lèvres glissèrent alors avec une lenteur à peine maîtrisée le long de son cou, baisant chaque parcelle de peau avec passion. Chaque contact était brûlant, agréable, et déchirant. Déchirant car à chaque fois cela appelait à plus. Toujours plus. Le temps était le ennemi, il n’y avait donc pas de temps à perdre. Sa main au creux de son dos pressait son corps contre le sien. Désireux de plus, il lâcha alors sa main. Ce ne fut que pour rompre le contact un bref instant ; pourtant, ce fut déjà comme trop long pour lui. L’autre main quitta le creux de son dos pour glisser dans le bas de celui-ci, effleurant sensuellement la courbure de ses fesses. Ses mains sous celle-ci, il la souleva alors, comme une plume. Il ne regrettait pas ces moments de sport qu’il s’accordait pour rester en forme, c’était toujours utile, même si de tous les exercices celui-ci était le plus agréable. Pour une fois que l’exercice était plaisant.  Il captura ses lèvres une fois encore, comme s’il ne pouvait pas s’en passer. Dans ses bras, il avait la sensation de pouvoir la protéger. Il aimerait que cela dur ainsi, autant que cela était possible. Cette tour était devenue son antre, son chez lui. Si c’était dans la salle de cours qu’il vivait et recevait les gens, mais c’était en haut de l’escalier qui se sentait chez lui, là qu’il dormait et qu’il pouvait profiter d’une salle de bain exclusive. Lui qui avait toujours rit des professeurs de divinations un peu cinglé qui ne quittaient jamais le tour, il avait l’impression qu’il allait devenir pareil, il avait tout ce dont il avait besoin. Et si elle était là, c’était encore mieux. Tout en la portant, ses pas la conduisirent à l’étage. Comme le reste de la tour, la décoration était sommaire. A son image. Quelques vêtements, la porte de la salle de bain ouverte. Elle avait parlé de bain, alors qu’ils mettent en pratique cette idée qui n’avait rien de dérangeante. Après être entré à l’étage, il la déposa de nouveau sur le sol, brisant le contact le temps de se rapprocher de nouveau. « Si tu voulais que je retire mes vêtements, il suffisait de demander. » Lâcha-t-il le souffle court, son front plaquer son le sien, un sourire sur les lèvres. Il profita de la pseudo-distance entre eux pour attraper le bas du t-shirt de la sorcière, le faisant alors passé par-dessus sa tête. Jetant le bout de tissu par terre, il se pencha vers elle pour l’embrasser une fois, le contact fut presque sauvage. Il se retenait toujours de mordre les lèvres des femmes qu’il fréquentant, ne voulant commettre aucun imper irréparable. Il rompit le baiser, délaissant ses lèvres et embrasser son cou, puis la naissance de sa poitrine. Il avait l’impression de connaitre son corps par cœur, même si ce n’était que la seconde fois qu’il la voyait ainsi. Il avait déjà l’impression de le connaitre sur le bout des doigts. Tous les deux avaient besoin de laisser leur tracas derrière eux. De se laisser aller à leurs envies. Il faut parfois juste lâcher prise, car  il suffit de se souvenir que demain peut être le dernier jour, et alors cela apparaît comme une évidence.


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Mar 7 Juin - 19:01

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Les promesses étaient ce genre de chose qu’elle n’avait jamais pu supporter. Qu’elle n’avait jamais tenu elle-même ! Et pourtant, il y a de ces promesses que l’on veut tenir, car sans ces promesses, on reste invisible, semblable à nous-mêmes. Car rien ne nous fait avancer plus que d’ordinaire. Alors que promettre pouvait donner un but ou s’obliger à garder une ligne de conduite. Il avait promis lui… Promis d’être un semblant de père en ne sachant pas comment faire avec deux nourrissons. Elle avait été heureuse de l’apprendre, mais elle, elle n’avait rien promis au Lupin, rien du tout. Elle était toujours au même point. Elle n’avait pas fait un pas en avant Odette. Bien au contraire, mais au moins, elle ne fuyait plus et la promesse induite dans leur relation était sans doute : le lendemain. Ce lendemain qu’ils vivraient à deux, car personne ne pouvait leur enlever si ce n’était eux. Ni Robb, ni Béatrix, ni les rumeurs malsaines, personne. Parce que finalement, ils avaient eux-mêmes lancé une machine qu’elle ne souhaitait pas voir s’arrêter. Parce qu’elle savait au fond d’elle que ça signerait une fin qu’elle ne souhaitait pas voir, elle ne souhaitait pas voir arriver une fin pareille. Mais elle avait peur, trop peur de le perdre d’une façon ou d’une autre. Une nuit de pleine lune qui se passe mal, une mission qui tourne au vinaigre ou alors simplement la disparition pure et simple de ce qu’il semblait exister entre eux. Ce sentiment qui n’était plus voilé pour la blonde, mais qui restait encore timide pour le brun. Qu’il ne mette pas de mots dessus n’était pas dérageant pour elle, elle sentait tout ça émaner de sa personne, des mouvements de son corps jusqu’à dans ses yeux. Une manifestation physique qui valait tous les mots qu’elle pourrait dire. Pourtant, elle ne pouvait pas ignorer ce qui pendait devant son nez, cette fille, qui malgré toute l’estime qu’il en avait, n’était qu’un parasite puisqu’en elle, Béatrix avait les mêmes sentiments qu’Odette et qu’elle n’avait plus l’occasion de le faire comprendre. Ou bien avait-il compris, mais il faisait la sourde oreille. Elle ne savait pas la blonde ce qui les liait entre eux, si ce n’est une langue commune et des gestes que l’un et l’autre comprenaient. Oui, elle était jalouse de cette proximité. Mais elle devrait sans doute s’en accommoder durant des années, comme si on lui demandait de s’écarter d’Aries parce qu’il était la personne qui se rapprochait le plus d’un meilleur ami pour elle. Pourtant, elle est mauvaise Odette. Si bien qu’il répond « Je la connais depuis que j’ai onze ans, je crois être capable de parler pour elle. » Elle lève les yeux au ciel. Alors, il se volait la face. Rien de plus rien de moins, connaître une personne depuis si longtemps, elle avait eu la chance d’en avoir elle aussi. Laoirse, Amanda, Cassandre. C’était les derniers amis de sa première année à Poudlard qui lui restait. Après il y avait les autres.

Les plus vieux, les plus jeunes. Autant dire qu’elle avait désormais besoin de ceux qu’elle avait retrouvés. Cassandre la première à la naissance des jumeaux. Cette marraine pour Orion n’était pas des moindres, mais elle était en danger. Simplement parce qu’elle connaissait Odette. Une traîtresse. Puis enfin, il y avait Aries. La commère, le meilleur ami, celui qui lui avait appris à faire quelques choses en potions, celui avec qui elle expérimentait encore diverses choses tout en parlant des rumeurs du château. Chose qu’ils savaient très bien faire autour d’un verre ou d’une bonne bouffe autant que devant un chaudron, mais ils étaient bien plus efficace en bossant de pairs qu’en solo. Comme depuis Poudlard malgré la différence d’âge. Et il y avait les nouveaux amis, les Peakes. Oh oui, qu’il était difficile pour elle de se lever et de ne plus parler avec Asphodel, ni de peindre avec Erlhing ou bien d’écouter Alaric parler d’éducation pour les enfants. C’était des petits détails qui lui manquaient, mais elle s’en accommodait, trouvant ici bien plus que des amis. Une famille. Malgré les hauts, les bas, la guerre et l’amour qui arrivait encore à se mêler à tout ça. Odette avait trouvé une place, une vraie place ici. Elle pouvait aider, conseiller et rire de tout et de rien. Comme quand elle était à l’école. Comme si le passé la rattrapait pour lui dire : profite tant que t’es encore en vie gamine. Et il n’avait pas tort. Elle devait sans doute profiter, mais elle y arrivait difficilement, ronger par la jalousie et les cauchemars qui revenait malgré elle. Malgré tout l’amour qu’elle pouvait lui vouer, Adrien ne voulait pas s’en aller, elle n’arrivait pas à le sortir complètement de sa tête, puisqu’il était toujours là. La hantant chaque nuit, comme un reproche. Elle avait peur de perdre Skander de la même façon, à cause d’elle. Et la peur était partagée, c’était ça vivre à deux. Mais malgré toute la force de caractère dont elle avait voulu faire preuve lors de sa fuite avec Skander, elle n’arrivait pas encore à la laisser partir totalement, parce qu’il était à demi là, physiquement. Antigone lui rappelant chaque jour que ce n’était pas le Lupin, ni le Peakes le père de ses enfants. Non, c’était Adrien. Et elle ne pourrait jamais aller contre ça, jamais. C’était ainsi et ça le serait jusqu’à sa mort, peut-être serait-elle hantée toute sa vie de la sorte. Mais elle voulait se soigner. Elle était déjà en rémission, malgré toutes les paroles qu’elle avait pu dire il y a neuf ans, puis sept ans vis-à-vis de lui, Skander était la meilleure chose qui lui était arrivée depuis la descente aux enfers. Il était malgré lui, venu la chercher et elle semblait renaître, comme Robb l’avait fait avec son aide. Aide ton prochain, c’était l’un des fondamentaux du Christ et elle avait toujours été appliquée à être une bonne chrétienne, un principe de sa mère. Et pourtant, à demi nu, elle arrivait encre à s’énerver contre lui, pour qu’elle puisse le soigner et s’assurer, de ses yeux, qu’il allait bien et que rien ne pourrait l’arracher à elle. La mort serait sans doute la pire ennemie d’Odette dans ce genre de moment. Mais elle ne le prendrait pas lui, ni ses enfants, ni son père, ni elle. Cette connasse ne l’approcherait plus, elle en faisait la promesse. Silencieuse, mais elle la faisait. Elle les protégerait, autant que Skander pourrait le faire pour eux. Parce que c’était ça être une famille, s’entraider les uns et les autres. Et il fallait qu’elle le comprenne une nouvelle fois pour mettre en œuvre ses principes.

La blessure avait beau être des plus superficielles, sa peur, le sang. Odette avait de quoi s’énerver. Elle l’était déjà de toute façon. Mais la vue et sentir le sang le long de ses doigts n’était pas agréable et ça l’était d’autant moins que c’était celui d’une personne qu’elle aimait. Pourtant, elle ne peut s’empêcher de penser à ce qu’il a dit. Français, elle demande en souriant, tentant de détendre l’atmosphère tendue qu’elle a elle-même créée. Mais c’est un semblant de sourire qui s’étire sur les lippes du loup devant elle. « À moitié seulement. »  Elle hausse un sourcil. C’est déjà très bien une moitié. Quand on est banalement anglaise comme elle, être français, même si ça n’avait pas grand-chose de rare en soi – combien d’anglais traversait la manche et inversement –, mais c’était un petit plus qu’il fallait rajouter à son charme. Car en vérité, cette peau hâlée, l ne pouvait pas la tenir d’un homme qui passait sa vie sous le ciel blafard de l’Écosse ou de l’Angleterre. C’était ridicule. Elle se retient d’ajouter quoi que ce soit même si les questions effleurent son esprit et brulent ses lèvres d’une curiosité non dissimulée par ses deux billes bleu azur. Et pourtant, elle ne dit rien se contentant de se concentrer sur les sortilèges informulés et la plaie qu’elle tente de soigner sans se perdre dans la contemplation de son corps. Ce qui en soi bien plus compliqué qu’elle ne voudrait l’avouer. Odette n’est pas dupe, au-delà des sentiments, il y a l’enlacement des corps et si elle n’était pas venue dans cette optique immédiate, l’idée qui lui effleurait l’esprit n’était pas des plus prudes, mais elle était intense et vraie. C’est ça aussi, l’un des caractères de l’amour. Il n’y a pas que le sentiment à l’eau de rose, mais également la danse des corps. Enfin… L’homme se retrouve toujours quelque part, malgré toute la dimension platonique. Et entre eux de toute façon, rien n’avait commencé platoniquement. Des vraies bêtes par les mots, puis par le corps, avant enfin de trouver des sentiments dans les yeux de l’autre, dans les actions. Dans tout l’être de l’autre. Elle n’avait définitivement pas besoin de plus. Si bien que sa baguette lâchée, Odette entoura la taille du Lupin de ses bras, embrassant à deux reprises le bas de son ventre. Trouvant des excuses pour rester avec lui, pour éviter de se rendre en mission. Pas qu’elle n’en avait pas envie, mais qu’elle n’aurait jamais dû venir faire un tour ici. Le quitter était d’autant plus difficile que le temps glissait entre leurs doigts malgré tous les efforts du monde qu’ils avaient faits pour le retenir. Ils ne pourraient jamais aller contre, même avec un retourner de temps finalement. C’était bien trop compliqué d’aller contre le temps, alors autant tenter d'en profiter un maximum.

Peut-être trouvait-il son excuse de douche saugrenue ou bien surfaite. Mais il n’en dit rien. Elle était simple apaisée de sentir son torse allé et venir au rythme de sa respiration qu’elle en oubliait tout le reste. Les disputes, la jalousie, les problèmes. Béatrix, Adrien, tout était si loin dans son esprit quand elle brulait au contact de sa peau. D’envie de passion d’amour qu’elle avait voulu faire partager par ses baisers et les mains perdues à l’arrière de son jeans. Une chose qu’elle ne s’autoriserait jamais devant les autres, parce que c’était à eux, leurs moments. Pas ceux que l’on pourrait observer. Peut-être à l’avenir pourrait-elle le tenir par le bras, Orion pendu à la main de Skander et Antigone à celle d’Odette en parfaite petite famille recomposé qu’ils étaient. Une image assez belle qui la fit sourire alors que les doigts du Lupin venaient chercher sa main perdue dans une poche arrière. Elle relève les yeux alors que leurs doigts s’enlacent dans un frisson électrique qu’elle n’avait pas énormément pratiqué avec lui, mais qu’elle aimait plus que tout au monde malgré ce qu’on pourrait en dire. Elle avait peur de la bête au fond de lui, mais elle aimait l’homme et pas la bête. Et choisir l’homme, c’était aussi choisir le loup, même si elle savait que demain soir, sa nuit serait pleine d’inquiétude à l’idée qu’il ne rentre pas le matin même. Elle aurait pu faire part de cette peur, mais elle n’était pas complètement focalisée sur ça. Sentant juste qu’on la tirait vers le haut. Sur ses deux pieds, elle regrettait la chaleur agréable de son ventre. Et dieu dont il avait un torse de rêve. Mais contre lui, elle pouvait sentir la chaleur entière de son torse contre le sien, alors que son cœur s’emballait à chaque contact plus ou moins rapproché. Sa main dans la sienne, l’autre toujours dans une poche. Ils étaient si proches, l’air électrisé par la passion qui émanait de leur personne. Au diable toutes les préoccupations qui l’avaient amené jusqu’ici. Elle sourit légèrement au contact de sa main sur son dos et l’empressement qu’il a de se coller à elle. Mais elle n’en démord pas, elle est tout aussi attirée par cette proximité que lui. Délaissant le vêtement pour faire remonter doucement, tendrement sa main contre sa colonne logeant ses doigts dans le creux de son cou. Leurs lèvres se touchant d’une passion qu’elle comprenait, elle pouvait perdre son souffle avec lui, c’était bien plus important que le reste. Elle pouvait sentir son cœur battre, seulement le sien, n’imaginant pas instant que leurs palpitants frémissaient de cette manière passionné, indescriptible, mais pourtant si vivifiante. Ils étaient en vie, si bien que l’air manquait, si bien que l’air était de trop entre eux, ne quittant pas les lèvres de l’autre, un baiser, un autre pour que la chaleur s’empare d’eux. La douche quelle excuse pitoyable, plus elle se voyait prononcer cette phrase plus qu’elle se sentait pitoyable. Mais au moins, elle était là au creux de ses bras, ses lèvres prenant les siennes d’une passion non dissimulée, alors qu’elle avait bien du mal à tenir convenablement sur ses jambes, cherchant juste à être au plus proche de lui, comme si c’était la dernière fois. Une dernière fois, si elle pensait de la sorte, chaque fois serait plus intense que l’autre. Mais elle refusait de penser réellement que c’était la dernière fois. Elle s’y refusait tout bonnement, car elle ne voulait pas le perdre. Fichue lune, fichue mission, fichue tout, elle n’avait besoin que de lui, simplement de lui. Parce qu’il était devenu une variable dans son monde et que sans ça, elle redeviendrait surement folle, à lier, bonne à enfermée dans un coin et à ne pas ressortir de sitôt.

Pourtant, la fièvre avait beau être présente. Le temps l’était également, abusant des secondes et des minutes qui passaient trop rapidement à son goût. Elle n’en aurait jamais fini de découvrir les cicatrices sur son corps, ni de passer ses mains dans ses cheveux, de gouter ses lèvres. Elle était insatisfaite et c’était intarissable. Tout ceci était irréel, cette histoire qui n’aurait jamais eu lieu d’être, était désormais une vérité, une constante. Ils s’étaient vus sans se trouver de prime à bord. Mais désormais était-il possible de les séparer ? Probablement pas. On ne tient pas à une personne comme elle tient à lui, simplement car il est aussi précieux que l’air dont elle manque quand il capture ses lèvres. Parce qu’il est l’homme qu’elle n’aurait jamais espéré dans sa vie. Il la rend vivante, vraie et essentielle à son monde. Il était indispensable pour elle, mais elle l’était surement pour lui. Elle voulait croire à cela. Parce qu’elle l’aimait. Oui, c’était ça. Mais la pression de son corps contre le sien, c’était bien plis divan qu’elle ne voulait le prétendre. Mais leurs mains se lâchent à regret. Pourtant, elle ne perd pas de temps elle non plus, laissant cette dernière s’accrocher à sa mâchoire, approfondissant les baisers qu’ils se donnaient pensant à la caresse brulante de ceux qu’elle avait reçus dans le cou, pensant étrangement que rien de tout cela n’était réel et pourtant ça l’était au rythme des frissons qui la parcourrait à chaque fois qu’une main du Lupin se posait sur une passerelle de son corps blanc. Elle ne pouvait que s’accrocher à lui, alors que finalement, c’est un hoquet de surprise qui la prend alors que ses pieds quittent le sol. Puis un sourire avant d’enfouir son visage dans son cou, de capturer tendrement le lobe se son oreille puis de retrouver ses lèvres, comme si le moindre contact qu’ils n’avaient pas était un manque énorme. Non, ça n’était pas une illusion, si elle ne le touchait pas, il lui manquait quelque chose d’important. Il manquait de gout de sa peau sur ses lèvres, son parfum qui imprégnait ses vêtements encore présents. Ses jambes, pour se sentir en équilibre, enlacèrent sa taille alors qu’elle s’agrippait à son cou. Les pirouettes dans ce genre, elle n’en avait jamais été friande, mais elle avait confiance en lui. Il ne la laisserait pas tomber. Jamais. Finalement, un rire sincère, faible s’échappait de ses lèvres, alors qu’elle couvrait son front de baisers, son cou, le creux de ses clavicules, elle n’avait pas besoin de plus pour être heureuse et ça se lisait sur ses iris, entre la passion dévorante et l’amour. Bien que malgré toutes ses appréhensions, l’arrivée jusqu’à la chambre privative de la tour de divination se fit au calme, la chaleur dévorant leurs corps. Un petit coin plus à lui, loin de tout. La porte pouvait bien rester ouverte, qui viendrait ici de toute façon ? Personne, elle l’espérait.

Au sol, elle put se sentir de nouveau défaillir. Il n’était pas loin, mais c’était encore trop loin pour elle. Malgré tout, c’est en un souffle qu’il ajoute. « Si tu voulais que je retire mes vêtements, il suffisait de demander. » Leurs fronts côté à côté, un sourire dessiné sur chaque visage. Elle était heureuse s’il l’était également. Elle demande dans un souffle, rieuse. Simplement heureuse. « Tu peux retirer tes vêtements ? » Un regard complice, alors qu’elle sent son t-shirt aller rejoindre d’autres vêtements contre le sol. Ses lèvres de nouveau capturées, elle se sert contre lui, joignant ses mains dans le bas de son dos. La lumière, elle sait que cette lumière est présente cette fois et que des défauts apparents son visible. Odette sait qu’elle n’a pas de honte à avoir de son corps, mais face à lui, elle a tous les défauts du monde. Quelques stigmates de sa grossesse qu’elle n’arrivait pas encore à faire partir à coup de baumes magiques, ses avant-bras déchirés par les coups de rasoirs. Si, elle avait honte d’elle, mais dans un sens, elle laisse les lèvres du Lupin vagabonder sur elle. Cherchant le bas de son ventre, couvrant son torse de mille caresses, cherchant également – en vain – de garder le bas de son ventre contre le sien. Même si la promesse d’une douche, d’un bain, peu importe, était présente. Se mettre à nu pour lui ne la dérangeait pas du tout, rien ne la dérageait pour lui. Elle cherche de nouveau ses lèvres, laissant ses mains s’occuper d’un bouton de jeans récalcitrant. Elle n’a plus besoin de son avis. Il l’avait dit lui-même, il suffisait de demander, mais elle mettait ses gestes en concordance avec ses paroles. Le temps était contre eux et les vêtements ne seraient que de trop. Tout était de trop. De toute façon, elle n’avait besoin que d’une présence, divine, envoutante. Elle n’avait pas besoin de plus. Avoir plus serait totalement peu convenable. Mais les conventions, elle en faisait des confettis, alors qu’elle s’accrochait à son cou, forçant sans aucun doute le Lupin à courber le dos pour obtenir ses lèvres. Physiquement, elle avait tout à lui envier. Parfait, il était parfait. Rien de plus à ajouter, elle le savait tout en laissant glisser ses doigts sur ses hanches, jusqu’à détacher ses lèvres des siennes, rompant le contact cherchant de l’air. Encore une fois. La passion brûlante et l’air rare, elle entoure son visage de ses mains, ne cherchant pas autre chose que lui, elle n’avait besoin que de lui, les questions de la blonde étant bien loin. Malgré tout, c’est elle qui mord sa lèvre inférieure, d’envie, tendrement sans aucun mal. Elle sait qu’elle devra se décrocher de lui à un moment ou un autre. Ce qu’elle fait, dos tourné jusqu’à la porte ouverte de la salle d’eau privative. Là, elle s’appuie, jetant un regard dans son dos, un sourire en coin sur ses lippes rougies par le maquillage. Bien que plutôt parti depuis les baisers passionnés. Un roulement de hanches, un soupir, elle se défait elle-même de son jeans avant d’actionner rapidement l’eau chaude. L’excuse, autant s’en servir maintenant. Mais elle laisse son corps parler pour elle.

Ses cheveux blonds descendant péniblement jusqu’à ses épaules. Dans de lourdes boucles qu’elle avait héritées de son impétueuse mère. Clarissa l’aimerait-il ? Au contraire de Robb ? Enfin, elle ne le saurait pas de suite et ne le saurait jamais. Mais en quelques pas, elle vient se rependre à son cou comme si son entière vie en dépendait. Goutant de nouveau ses lèvres, la chaleur de sa peau et l’amour qu’elle pouvait sentir. Une main qui glissait dans les cheveux bruns, la naissance de son cou, laissant son regard s’accrocher au sien. Elle n’avait pas besoin de plus, mais une nouvelle fois, c’est le lobe de son oreille qu’elle mordille en glissant suavement, sensuellement ses mains dans son dos, jusqu’au creux de ses reins. Elle n’a pas de mots pour qualifier ce qu’elle ressent. Mais plus que toute au monde, elle a besoin de lui désormais. Elle a besoin de cette tendresse qu’elle est la seule à voir. Elle est comme droguée, mais cette drogue douce n’est pas destructrice malgré le loup. Skander est tout sauf destructeur envers elle. Elle voulait le croire, le savoir. Elle voulait le connaître physiquement et mentalement sur le bout des doigts, elle avait envie de partager avec lui, des choses qu’elle n’avait partagées avec personne. Alors que finalement c’est la vapeur qui inonde la pièce. Elle rit un coup. Trop chaud sans aucun doute. Mais elle est là avec lui, elle oublie la mission, elle oublie la jalousie pour simplement tomber dans ses yeux et rien d’autre. Elle aurait pu lui dire qu’elle l’aimait. Mais elle ne dit rien, se contentant d’un regard bien plus expressif.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Jeu 9 Juin - 23:48

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Cette jalousie semblait lointaine. Cela l’avait fait sourire, qu’elle puisse être jalouse de Beatrix. Car ce n’était ni plus ni moins que cela. La jalousie, ce sentiment qu’il ne connaissait pas très bien. Pour être jaloux, il faut tenir à quelqu’un, tenir à quelqu’un au point de ne pas vouloir le perdre. Il ne se souvenait pas avoir ressenti de la jalousie quand il avait été auprès de Ciena, peut-être parce qu’il avait préféré ne garder que les bons souvenirs. Il ne se souvenait pas avoir vu quelqu’un lui tourner autours, la seule amie de Ciena avait été Beatrix, alors il n’avait jamais été jaloux du lien qui unissait les deux femmes. Pourquoi l’aurait-il été ? Peut-être n’avait-il pas tenu à Ciena de la façon dont il tenait à Odette. Comparons ce qui peut être comparé. Les deux sorcières n’avaient rien en commun sauf peut-être une couleur d’yeux similaires, et encore, ceux de Ciena tiraient sur le vert à la lumière alors que ceux d’Odette restaient d’un bleu profond et océan. S’il y songeait, Ciena pouvait être assimilé au premier amour, à celui d’une jeunesse perdue, adolescent et maladroit ; Odette était l’incarnation de sa vie d’adulte, tumultueuse et passionnée.  Il était presque certain qu’il serait jaloux si quiconque venait à s’approcher d’Odette. Pire, il en était certain. S’il la voyait avec un autre, son sang ne ferait qu’un tour, et ce ne serait pas elle qu’il viendrait trouver pour lui demander des comptes. Ils étaient bien différents sur ce point. Si Odette était venu le voir lui, explorant ses appartements comme à la recherche d’une preuve d’une relation autre qu’amicale entre lui et Beatrix, lui n’aurait certainement pas procéder ainsi. Il était impulsif, sanguin, extrême parfois. il l’avait toujours plus ou moins été mais c’était la bête maintenant qui dictait bon nombre de ses actions. Il aurait été trouvé l’homme en question et lui en aurait parlé, enfin… à sa façon. Avec violence probablement. Il était incapable de se contenir parfois, laissant la violence transpirer à travers ses actions, comme s’il pouvait se cacher derrière celle-ci. S’il avait été jaloux, ils n’en seraient pas là, pas dans les bras l’un de l’autre ; la bête gâchait tout. Mais fort heureusement, ce n’était pas lui qui était jaloux, c’était elle.

Si la fièvre s’était éteinte au fil des disputes, des malentendus, et atténué par ces mots que l’on regrette parfois, elle était revenue, tel un phénix. La fièvre née dans le tourment, et les prises de têtes. Il n’aurait pas cru qu’être blessé puisse conduire à cela. Honnêtement, il aurait pensé que c’était ce genre de comportement qui conduire à plus d’énervement, pas à une réconciliation de la sorte. Si elle tenait à rester à ses côtés, si elle tenait à construire quoi que ce soit avec lui, il allait falloir qu’elle s’accoutume des blessures. Il ne pouvait pas s’empêcher de revenir de mission parfois bien amoché, il était entier dans ses actions et dans ses décisions, désireux de ne pas faire les choses à moitié. En mission, il oubliait tout pour se focaliser que sur celle-ci. Il avait toujours été ainsi, faisant abstraction de ses sentiments, de ses problèmes pour rester concentrer sur l’essentiel, et reste concentré sur la réussite, rien d’autre. Il en avait toujours été ainsi, capable de compartimenter sa vie et la mission, même quand il était auror. Dernièrement, cette faculté avait été mise à mal par le monstre qui sommeillait. Jamais il n’aurait commis l’erreur de s’en prendre à quelqu’un pour des raisons personnelles pendant l’une d’entre elles. Pourtant, il l’avait fait lors du bal du ministère laissant son désir de vengeance prendre le pas sur le reste, et il avait franchi la ligne. Cela Lothar lui ferait payer comme il le devait un jour ou l’autre, s’il daignait rester en sa présence plus de quelques secondes. La relation entre les deux frères avait tourné au vinaigre par sa faute. Il était si doué pour faire tourner les choses de façon désastreuses, tant ses relations personnelles. Il y avait toujours un moment dans une relation avec quelqu’un qui appréciait où la chose tournait mal. Parfois, elle commençait mal. Comme si ses relations devaient être à l’image de l’homme : lunatique. Tout tournait au vinaigre, souvent les missions d’ailleurs. Il préférait parfois la solitude lors de celle-ci, n’ayant dès lors que sa propre vie entre ses mains, quand il avait celle des autres, il avait peur de commettre une erreur, de perdre quelqu’un par sa faute. C’était sa plus grande peur, c’était aussi pour cela qu’il se jetait dans la gueule du loup pendant la bataille, pour agir, pour ne pas rester inactif, pour ne pas commettre une erreur. Il s’était blessé ce jour-là de cette façon, essayant de donner du temps à Beatrix. Une équipe qui déplacerait des montagnes. Un duo vieux de vingt-quatre années, quand il songeait qu’Odette croyait qu’il y avait quelque chose entre eux, il avait envie de rire. Il était aveugle face à la vérité, et cela lui convenait très bien ainsi. Il détestait que son monde puisse changer, il détestait cela.

Le temps était le principal ennemi de Skander, l’ennemi de toute personne sur cette terre. C’était le temps qui apportait son lot de changement, son lot de différence, son lot de chagrin aussi. Il voulait l’espace d’un instant oublié les tourments de cette guerre qui ne leur laissait presque aucun répit. Combien de temps avait-il eu pour lui depuis qu’il avait retrouvé ses souvenirs et ses esprits ? Il ne savait plus, consacrant son temps libre à l’Ordre à l’intendance du château, à l’organisation de sa sécurité, il était sollicité de toute part. Les missions, la section d’attaque, la défense de Poudlard, l’avenir de la station – il ne savait plus où donner de la tête. Lui en voudrait-on de prendre quelques instants pour lui. Que dis-je, pour eux.  Ce « eux » devenu nécessaire, important, pour ne pas dire vital au loup. Elle avait le pouvoir de calmer le sorcier électrique, le pouvoir d’apaiser ses tourments. Si Skander était si actif au sein de l’Ordre, s’il s’était impliqué de tout son être jusqu’ici, c’était bien évident par conviction mais aussi parce qu’une fois l’esprit occupé, la bête se calmait, sa soif s’étanchait. Momentanément. Remède éphémère à un mal qui le rongeait. Odette avait ce pouvoir aussi, cela d’occuper son esprit. De lui changer les idées, pire même. Elle avait le pouvoir de le faire espérer à un avenir, cette chose qu’il avait toujours évité d’envisager.  Pourquoi vouloir envisager un avenir quand personne, et encore moins vous-même n’avez aucune foi en votre personne ? C’était le sentiment de Skander ces neuf dernières années, comme si ses désirs de voir demain s’étaient éteint à mesure que les battements du cœur de Ciena s’éteignaient. Elle avait été tout ce qu’il avait voulu comme avenir. Elle aurait pu être tout ce qu’il avait espéré. Autant pouvait-il aimer Odette, jamais il ne pourrait l’oublier elle, celle qui avait fait naitre ce sentiment en lui, elle avait été la première à la réveiller de sa torpeur destructrice émotionnelle. La première à voir au-delà du bougre. Elle avait cependant cessé d’hanter ses pensées, d’hanter ses rêves et ses cauchemars arrivant enfin à la place qu’elle méritait : celle du souvenir. Heureux ou malheureux, elle était devenue un souvenir, et plus ce fantôme lugubre qui le hantait. Il ne devait cette prouesse qu’à la blonde qui se blottissait au creux de ses bras ; pourtant, rien ne les avait destiné à se retrouver là. Des chemins dans le sens contraire, une histoire parallèle, deux lignes destinées à ne jamais se croiser, car quand elles se croisaient les étincelles de rage et de colère fusait. Deux fois ils s’étaient croisés en neuf années, deux fois où s’il avait pu la frapper, il l’aurait fait, désireux de la faire taire, cette fichue blonde arrogante. On dit qu’il n’y a jamais deux sans trois, pourtant, ils avaient mis à mal les certitudes, les dictons et les statistiques. La troisième fois avait été différente. Magique et magnétique.

Une fièvre magnétique. Il était comme incapable de se détacher d’elle, comme si c’était physique, dans le sens propre du terme, et dans le sens scientifique du terme.  Elle était devenue cette constante qu’il avait voulu éviter tant d’années, comme si supprimer cette constante pouvait diminuer les risques de subir une perte. L’avoir près de lui c’était prendre le risque de la perdre, mais au moins s’il restait près d’elle, il pourrait espérer avoir l’occasion de la protéger, car s’il le laissait s’en aller, il ne pourrait veiller sur elle. Toute relation est un cercle vicieux. Skander s’y était piégé à l’instant où il avait goutté à ses lèvres, au moment où il avait plongé dans ce regard azur. Il était accro à elle, comme il avait pu l’être à l’alcool, ou à d’autres choses pires encore. Cette époque pas si lointaine derrière lui pour de bon espérait-il. Il savait que cet équilibre était fragile. Ils étaient sur la ligne, en permanence. Accro à un tel point que quand il avait voulu mettre un terme à tout cela pour son bien, c’était lui qui avait sombré dans ses démons, plus vite qu’il ne l’aurait pensé. Aussitôt avait-il retrouvé se souvenirs, aussitôt avait-il transplaner de chez elle, qu’il avait trouvé le réconfort de l’alcool. « Réconfort » sournois. Elle était devenue sa raison de rester sur la ligne – mais en tant de guerre le moindre faux pas, le moindre imprévu peut vous faire basculer. L’équilibre fragile à l’épreuve du temps et des évènements. Il savait qu’elle partait en mission, autant pouvait-il être rongé par l’inquiétude, autant il ne l’empêcherait pas. Il ne voulait pas qu’elle puisse lui dicter ses choix et ses actions, alors aussi devait-il avoir ce respect à son égard. Celui de lui laisser faire ses choix. Il ne voulait pas songer qu’elle pouvait y rester, ou qu’elle puisse être blessée. Il ne voulait penser à rien de tout cela, oublier pour une fois. Juste une fois, juste un instant, profité de la fièvre. « Tu peux retirer tes vêtements ? » Cette malice le fit alors oublier tous ses tourments. Pour simple réponse à ses mots, un sourire, et le t-shirt de la sorcière qui valsa. Il avait besoin de contact physique, comme si l’avoir au creux de ses bras était purement et simplement vital, il avait besoin de savoir sa peau contre la sienne, de savoir son corps près du sien. Il avait toujours assumé ses propres besoins, il n’en avait jamais eu honte, sachant qu’il était ainsi, et qu’il ne changerait pas. Il n’avait nullement honte de désirer cette femme, et ce corps. Rien n’était plus parfait à ses yeux que ce qu’elle était. Il ne voyait pas les défauts, pour lui il n’y en avait aucun. Elle était magnifique parce qu’il était amoureux, pas aveuglé par l’amour non, mais parce qu’il voyait ce qui était magnifique en elle. Ses cheveux blonds et bouclés, il les aimait bien coiffer ou en bataille, peu importe. Il appréciait leur odeur, leur toucher. Il aimait sa peau blanche, même s’il y a des imperfections, ce n’était pas important. Chacun avec ses marques, sans doute lui plus qu’elle. La Lune t les batailles laissant des souvenirs physiques que l’on préférerait parfois oublier. La plupart des blessures dues à la lune finissaient par guérir, il y a cette marque indélébile qui marquait sa peau à et son âme, comme pour lui rappeler ce qu’il était. Il avait ses marques, elle, les siennes, et jamais il ne porterait un jugement sur ses marques sur ses avants bras, trop respectueux, elle avait évoquée l’idée et ce passé une fois, il ne lui en parlerait que si elle le désirait. Mais à cet instant son seul désir, c’était elle. Juste elle.  


Tout ce dont il avait besoin, il l’avait au creux de ses mains. A chaque baiser, plus intense, il brulait pour elle. Cette passion était destructrice, dans le sens où elle mettait à mal chacune des barrières qu’il avait dressé au cours de sa vie, qu’elle mettait à mal ses certitudes. Aussi destructrices puissent être ces secondes en sa compagnie, s’il devait vendre son âme au diable pour quelques secondes de plus, il le ferait sans hésiter. Ses mains logées au creux de ses reins, comme s’il ne voulait pas la laisser partir ou même respirer. Ils partageaient des baisers à en perdre  haleine, mais il s’en fichait. Lui s’en fichait, manquer d’air, tout ceci c’était être vivant. Cette sensation fabuleuse qu’il avait presque oublié. Elle était là pour lui rappeler cela. Sa présence lui suffisait, mais tout ceci n’était qu’une continuité. Leur premier échangea charnel depuis l’apparition des sentiments. Il manqua d’air un instant, détachant ses lèvres des siennes, le souffle court. Tandis que les mains de la sorcière décident de s’occuper de son jeans, de trop, comme chaque parcelle de tissu sur leurs corps fiévreux. Il appréciait cette initiative, prenant elle-même la décision de lui ôter ses vêtements. Elle n’avait eu qu’à demander. Enfin, il vaut mieux demander pardon que permission, c’était une des règles qu’avait toujours suivi le loup, toute sa vie. Quand les mains de la sorcière glissèrent sur ses hanches il se senti à la fois faiblir, et gagner en vigueur, ce paradoxe constant en sa présence. Son cœur battant à tout rompre, cette chose dans sa poitrine qui retrouvait sa raison d’être après tout ce temps. Les deux mains de la sorcière délaissant ses hanches pour entourer son visage, tandis qu’elle mord avec tendresse sa lèvre inférieure.  Lui évitait, de mordre. Ne sachant pas très bien ou poser une limite. Ne sachant pas très bien à quel point la bête était capable de faire des ravages. Il voyait Aries à demi-loup suite à une morsure de loup non transformé, Skander savait bien que mordiller avec une tendresse passionnée la peau de la sorcière ne pourrait pas lui faire de mal, mais il ne pouvait en être sûr et certain. Il n’avait pas envie de se retrouver seul, dépourvu de ce contact physique. Pourtant il dû y faire face, quand elle se décolle de lui. Si l’oxygène lui manquait dans leur baiser, c’était elle qui lui manquait à cet instant. Pourtant proche. Il sourit quand il la vit retirer son jean, il ne put retenir un sourire en coin, et se mordit la lèvre inférieure, à lui il ne se faisait aucun mal. Elle était décidée à aller au bout de son idée, celle de prendre une douche, décidée à exploiter cette excuse somme toute grotesque. Mais il se fichait qu’elle puisse être grotesque, il s’en fichait complètement. Il profita de la sorcière actionnant le robinet de douche pour se défaire lui aussi de ce jeans qu’elle avait commencé à défaire quelques secondes plus tôt. Ce dont il ne voulait pas se défaire c’était elle, encore et toujours elle. Il fit un pas vers elle, et elle revint alors vers lui, suspendue à ses lèvres une fois encore. Les mains de la sorcière au creux de son dos, pressant alors son corps contre le sien. Leur deux corps se languissaient de l’éloignement ne désirant qu’une seule et unique chose. Un capture ses lèvres addictives, une fois encore. Encore et encore. Inlassable.

Ils revenaient de loin. De très loin même, cette relation tumultueuse à l’image du caractère de ses deux protagonistes. Tumultueuse comme ce qu’ils étaient à l’image de leur passé, de leur présent et sans doute à l’image de l’avenir s’ils voulaient en avoir un. Il lui avait promis de tout faire pour qu’ils puissent en avoir un, il avait même été prêt à devenir père pour elle. Elle l’avait changé, et fait mûrir, elle ne soupçonnait peut être même pas ce pouvoir qu’elle avait sur lui, âme salvatrice. Son rire cristallin était merveilleux à l’oreille, l’illustration d’un instant hors du temps, hors des tourments. Ils ne restaient qu’eux, et c’était bien suffisant, c’était tout ce dont ils avaient besoin. Ni plus ni moins. Sa mai, dans le haut du dos de la sorcière, l’autre à la base de sa nuque, glissant avec une douceur suave jusqu’à sa joue, il se penche alors vers elle, l’embrassant une fois, pressant son corps contre le sien. Il avait besoin et envie d’elle. Comment avait-elle réussi à devenir si indispensable ? Il n’avait jamais eu personne pour lui expliquer ce qu’était l’amour. Ce n’était pas son père ivre qui aurait pu lui donner des leçons, même s’il savait qu’il avait aimé sa mère, car à sa mort il avait dépérit, littéralement. S’il venait à perdre Odette, Skander n’avait pas idée de la peine qui pourrait l’habiter, mais il savait qu’il ne vaudrait probablement pas mieux que son père. Même, il savait qu’il serait pire. Il chasse immédiatement cette idée de son esprit, il n’allait pas la perdre. Il ne pouvait pas la perdre. Ce n’était qu’une mission de routine, rien d’important, rien de grave, rien de prioritaire. Il devait chasser ses démons, ces peurs récalcitrantes qui dictaient leurs lois depuis trop longtemps dans sa vie. Il décida de se consacrer à elle, corps et âmes, mais elle possédait déjà tout cela. Son âme, et son corps, ils n’étaient qu’à elle depuis plus d’un mois déjà. Plus d’un mois qu’elle hantait chaque pensée, chaque geste, chaque rêve, mais aussi chaque cauchemar. Présente partout. Mais cela ne le dérangeait pas, d’être à quelqu’un. Cela ne le dérangeait pas d’être à elle, il détestait l’idée d’être à quelqu’un, mais si c’était pour elle, alors soudainement ses perspectives changeaient. Magicienne, envoûteuse, sorcière, elle l’avait ensorcelé. Il était à elle, plus que jamais. Ses lèvres délaissèrent les siennes à regret, pour baiser sa mâchoire avec envie. Délaissant alors celle-ci pour baiser la base de son cou, baiser suave et volontairement lascifs. Lents. Comme pour leur laisser le temps de souffler, faisant monter lentement la pression. Cette pression acceptable, ce désir longtemps latent mis en suspend par tous les détours qu’ils avaient pris. Il voulait oublier les détours, se concentrer sur ce qui comptait, sur ce qu’ils avaient.

La chaleur de la douche brulante qui les attendait embaumait la pièce. Ce n’était pas que l’eau qui tait brulante, tous les deux brulaient d’amour, mais aussi d’un désir ardent.  Continuant de baiser son cou, ses lèvres couvres de baiser brulants la peau de la sorcière, jusqu’à sa clavicule, tandis que d’une main experte, il défait le soutien-gorge de la belle. Il ne pouvait nier une certaine expérience, il n’avait pas à s’en cacher, cela faisait partie de ce qu’il était. Quand bien même il avait de l’expérience pour cela, elle rendait tout littéralement différent. Chaque sensation familière se trouvait pourvu d’autre chose, ce quelque chose en plus qui lui faisait perdre les pédales. C’était sans doute ça, l’amour. Cette chose qui leur avait manqué la première fois. Il avait l’impression que c’était dans une autre vie, bien lointaine. Comme si le mois écoulé avait rendu leur proximité distante. Ils s’étaient aimé de leur corps, avant de se déchirer, de s’aimer simplement et de vivre à nouveau cette passion. Odette n’était pas de tout repos, tout comme il ne l’était. Deux êtres a fort caractère dont la rencontre fortuite avait fait naitre l’improbable. L’amour, le désir et cette passion dévorante. Pris indépendant chacun de ces éléments était fort, ensemble, ils étaient ou bien salvateurs ou bien dévastateurs.  Il ne fallait voir que le côté salvateur, oublier ce qui pouvait être mauvais ou destructeur. Ne garder que ce qui valait la peine. Ce besoin de l’avoir près de soi, ce besoin de sentir sa peau contre la sienne. Cette odeur désormais familière de ses cheveux, le goût de sa peau. Il voulait connaitre chaque détail la concernant par cœur, tout. Il voulait gouter chaque parcelle de sa peau, cette peau douce et diaphane qu’il aimait tant. Il continua de l’embrasser, cette peau, sans ménagement, sans retenue. Il n’avait pas à avoir honte de ce qu’il désirait. Jamais il n’avait eu honte de cela, assumant parfaitement chacun de ses choix. Sa main glisse avec sensualité de sa nuque jusqu’à sa clavicule, où elle s’arrête momentanément, avant de reprendre sa course lente et fiévreuse pour venir caresser la naissance de sa poitrine, et glisser doucement vers celle-ci, l’effleurant avant de glisser sur la hanche de la sorcière, tandis que la main dans son dos suit un course parallèle, se retrouvant aussi sur sa hanche. Capturant ses lèvres d’un baiser passionné, presque sauvage, il fait glisser le dernier morceau de tissu couvrant le corps de la blonde le long de ses jambes. Il rompt le baiser, haletant. Croisant son regard une fois encore, il s’y perdrait des heures s’il le fallait. Mais ce putain de temps était entêté, continuant de courir à une vitesse effrénée. Luttant contre le temps, il voulait être avec elle, avant qu’elle ne doive s’en aller, désireux de profiter de chaque instant en sa présence. Il n’y avait que cette douche qui les appelait, promise, prétexte, peu importe d’ailleurs. Ses mains posées sur ses hanches nues, il est certain de pouvoir sentir sous ses doigts sa peau brulante être aussi frémissante que la sienne. Il délaisse un bref instant son corps pour se défaire de ce qui empêchait leur deux corps de ne faire qu’un. Il ne la laisse qu’un bref instant. Bref. L’instant suivant, il la pousse en douceur vers la douche, une main se perdant dans sa chevelure blonde, l’autre aux creux de ses reins. Leurs corps fiévreux irradiés par l’eau brulante de la douche. Une douche à la fois apaisante, mérité et ardente. Il n’y avait qu’elle qu’il voulait, ici et maintenant, malgré toute la jalousie qu’elle pouvait ressentir, il n’y avait qu’elle. Lui qui n’avait pas été l’homme d’une seule femme pendant des années se disait prêt à l’être. Pour elle, pour eux, pour cet avenir qu’ils s’étaient promis.  


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Mar 14 Juin - 23:21

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Elle empestait le désir et la suffisance d’avoir ce qu’elle désirait. C’était fort d’être à un tel point d’égoïsme romantique qu’elle se trouvait presque pitoyable la blonde, mais qu’elle avait ce talent caché d’actrice. Elle le devait de toute façon, se mettre en colère face à Antigone ou Orion… Alors qu’elle était sans aucun doute bien plus qu’inquiète à leur sujet était une stricte vérité. Parfois dure à avouer. Quelle mère voulait se mettre réellement en colère contre deux têtes blondes d’à peine six mois. Personne, déjà Robb qui avait été père avait du mal à se mettre en rogne contre ses deux petits-enfants. Mais la blonde était bien pire en ce qui les concernait. Mère poule, protectrice, la seule personne qui leur ferait du mal regretterait d’être venue au monde. Ami ou ennemi, toucher à ses enfants était un sujet de dispute, de colère. Elle tuerait pour les protéger, car sa vie entière avait été dirigée jusque-là vers eux et eux seuls. Elle s’était oubliée durant de longs mois, s’inquiétant à chaque pleur, chaque quinte de toux ou bien une rougeur. Elle était intenable quand on parlait de ses enfants, car c’était un amour plus fort que l’amour lui-même qui l’habitait. Ce genre d’amour qui vous bien à la peau, au cœur et aux entrailles. Qu’elle soit loin d’eux, en dispute avec eux, elle serait pour toujours leur mère et ils seraient toujours ses enfants. Rien ne pourrait entacher les liens du sang. Et personne ne pourrait lui enlever sa maternité quoiqu’il en coûte. C’est sans doute pour ça qu’elle était féroce à l’idée qu’on puisse leur faire du mal et elle l’avait pas quelques fois prouvé. Le jour de sa fuite à Godric’ s Hollow était la fois la plus parlante, le regard hagard et la connaissance parfaite de ses enfants… C’était ce qui faisait sans doute d’elle une mère merveilleuse. Mais elle ne s’était jamais vue ainsi et ne se verrait sans doute jamais de la sorte. Elle s’en voulait bien trop pour avoir tué Adrien, elle s’en voudrait toute sa vie de leur avoir pris leur père. Et rien que pour cela, elle ne les méritait pas eux, ni leurs regards, ni leurs sourires. Elle ne mériterait pas leurs premiers mots, ni leurs premiers pas, ni rien d’autre dans leurs vies. Parce qu’elle leur avait pris une part non négligeable de leurs vies. Et que jamais elle ne pourrait y remédier. Elle ne comprenait même pas qu’elle avait encore le droit d’être aimée d’une personne aussi merveilleuse que le Lupin, elle ne comprenait pas ça. Le Seigneur avait sans doute prévu d’autres retournements dans sa vie pour qu’elle ait droit à cet interlude de bonheur. C’était injuste. Injuste pour des personnes plus méritantes qu’elle.

Pourtant, elle l’aimait à crever. Elle l’aimait à un point qu’il n’était plus permis d’aimer. Ce n’était pas décent. Rien de tout cela n’était normal, d’aimer comme ça, c’était anormal. Mais c’était vivifiant, elle se sentait encore et toujours revivre. Comme si la seconde chance était à portée de doigt et que c’était lui qui pourrait lui donner cette chance. Que l’amour n’était pas un fardeau comme elle l’avait longtemps pensé. Mais une chance. Elle le savait. Elle le sentait. Cet homme était la chance de sa vie. Elle ne le réalisait que petit à petit. Elle était certes non avare de ses mots d’amour vis-à-vis de ce « eux » qu’ils construisaient à coups de promesses, de disputes virulentes et de réconciliations passionnées. Choses qu’elle n’avait jamais eu l’occasion de vivre avec qui que ce soit. Non, elle n’avait eu que de courtes relations… Interdites pour la plus grande partie avec des sangs purs, mais elle se souvenait encore de l’air de chien battu d’Adonis Lestrange et de ses fleurs. Lui qui était venu jusque chez elle pour se faire pardonner son comportement de salopard… Un boulet en somme. Puis il n’y avait eu personne d’autre… Pas de relation, puis cet amour fictif pour le Greyback. Ce meurtrier. Elle était certaine que les rêves n’étaient pas que des rêves, qu’ils étaient des bribes de souvenirs. Ce mec devrait un jour payer le mal qu’il avait commis. Un jour sans aucun doute quand elle serait plus forte, mais elle ne pouvait nier l’affection qu’elle avait eue envers lui. Elle ne pouvait pas se mentir. On faisait chaque jour des erreurs. Ce mec était la plus grosse de sa vie. En somme, une oubliette bien placée pourrait effacer le monde magique et les remous de l’amour, mais il avait ces personnes qu’elle ne souhaitait pas oublier. Pas le moins du monde. Ne pas oublier Alastar, ni Adrien. Non, elle préférait les regretter, leur sourire et dire qu’elle avait tourné la page, acceptant ce qui se présentait devant elle avec tant d’évidence. Oui, parce que dans le fond, ces lignes de vie parallèles n’avaient été qu’une longue épreuve de démons similaires, de peine semblable… Et la troisième fois avait été la bonne quoiqu’on puisse en dire. Si les étincelles de colère s’étaient transformées en étincelles de passions ardentes d’un doux pourpre. Elle était satisfaite. Satisfaite de ce qu’elle touchait du bout des doigts parce qu’elle savait que l’amour était quelque chose d’important pour elle désormais. Parce qu’elle avait le sentiment qu’ensemble, ils seraient plus forts. Plus fort que des sentiments peu nobles tels que la peur, la jalousie ou la colère. Qu’ils seraient parfois plus forts que le loup, parfois plus fort que la folie ! Elle voulait simplement y croire, car le mois avait été revigorant, salvateur et destructeur à la fois. Si les trois sentiments n’étaient pas des plus similaires, c’était pourtant une destruction à cause de la drogue douce de son odeur qui la rendait folle de lui. La simple vérité faisait peur, mais elle ne pouvait plus la nier. Elle était amourachée, bien trop pour laisser sa place.

Elle avait besoin de lui, plus aujourd’hui que jamais de toute façon, elle ne pouvait s’en défaire, elle était à lui depuis le temps qu’elle comprenait de nouveau ce qu’amour voulait dire. Depuis qu’il hantait ses rêves de belles comme de mauvaises façons. Depuis qu’elle se faisait un sang d’encre à chacune de ses missions. Depuis qu’il lui avait promis de l’aider à être une famille. Depuis ses mots, elle était ailleurs, comme si finalement tous les efforts qu’elle mettait en place pour les jumeaux n’étaient pas une utopie. Comprenant dans le fond qu’il était attaché à elle, peu importe le fait qu’il ne dise rien. Un Lupin à bien du mal à dire ce qu’il a sur le cœur n’est-ce pas ? N’en faisait-elle pas les frais parfois avec Aries quand il cachait quelque chose ? Des as dans la dissimulation des sentiments positifs, la colère était leur terrain de jeu, elle le comprenait malgré elle. Elle comprenait qu’il n’avait pas besoin d’un « je t’aime » à chaque bout de phrase, qu’elle n’en avait pas besoin non plus. Mais qu’il était à ses côtés, parce qu’il avait promis, parce qu’il y avait ce désir brûlant dans ses baisers, ce même désir qui vivait dans le creux de son estomac. Oh oui, elle le désirait, et la réciprocité de tout cela n’était qu’une douce litanie qui était agréable au touché comme à l’oreille de leurs soupirs entremêlés d’une passion qu’ils connaissaient bien. Cette passion bestiale qui les avait réunis malgré leurs passés. Malgré tout ce que les autres pourraient en dire. C’était un amour brûlant, passionné, mais plus que sincère qui les liait. Peu importe le court temps de leur relation. Ils étaient adultes avec des responsabilités différentes. S’il était le Leader d’un groupe recherché pour terrorisme envers le Ministère, elle était une simple mère. Elle n’avait plus de rôle dans la société, mais elle tenait un rôle important dans une famille. Et malgré toutes les craintes du Lupin à ce sujet. Était-il digne d’être un loup et d’être un père ? Elle lui riait au nez. Il était tout aussi digne d‘être un père pour ses deux terreurs, parce qu’elle savait ce qui était bon peur eux. Elle savait qu’elle serait se mettre en le loup et ses enfants si un jour ce malheur devait arriver. Et dans le fond, elle avait choisi pour eux, parce qu’ils s’étaient mutuellement insufflé ce désir de vivre et de construire un bout d’« eux », qu’elle ne pouvait pas envisager sa vie et celle des jumeaux sans lui. C’était impossible, elle viendrait sans doute à en crever s’il partait. Parce qu’elle était certaine de son choix, mais que ce n’était que son avis. Que son fol avis, pas le leur, mais elle croyait en un avenir neuf. Même s’ils ne seraient jamais une famille parfaite. Parce que dans le fond, la guerre ne les mettait pas en sécurité. Parce que loup ne partirait jamais. Et peut-être que jamais ils n’auraient de terreur à eux deux. Peut-être qu’en abandonnant cette fille, elle avait grillé son unique chance. Mais tant pis, tant qu’elle serait avec lui, elle serait complète. Avec sous sans enfant de lui.

Juste lui. Elle n’avait besoin que de lui dans la tempête de ses sentiments. Dans les avalanches de baisers torrides aux caresses passionnées. Le temps compté depuis des heures, depuis des années et finalement depuis toujours. Personne ne pouvait s’arrêter sur cette putain de ligne. Personne pas même eux, malgré les secondes, malgré tout ce qu’ils pouvaient faire pour le ralentir. Aucune caresse ne leur ferait gagner de précieuses secondes de cette chienne de vie. Rien ne pourrait leur en faire gagner d’une façon comme d’une autre. Tout pouvait leur en faire perdre, mais on ne revenait pas en arrière quitte à vivre avec des regrets ou des remords. Ils en avaient tous les deux. Ils étaient pareils, mais tellement différents, tant ils étaient également complémentaires dans leurs façons d’être, dans leurs façons de pensées. S’il était pour l’action et le sacrifice. Elle était dans la retenue et la protection. Mais tout ça n’était pas vraiment important, rien n’importait plus que la chaleur de son torse ou la douceur de ses lèvres. Elle s’était plu à la mordre, car elle était la seule à pouvoir le faire désormais. Devenir une semi-louve ? Jamais de la vie, ça la briserait sans aucun doute. Elle l’aimait, mais elle était terrorisée de devenir ce dont elle avait peur. Mais les évolutions de sa vie n’avaient-elles pas changé une peur viscérale en une autre. Et si c’était la perte de ses enfants le nouvel épouventard ? Et si c’était sa perte son nouvel épouventard. Elle ne savait pas, elle ne savait plus vraiment ce que ça pouvait être. Elle était perdue entre elle, lui, eux, ses caresses, une pensée maternelle et son nouvel état de fugitive. Elle était plus nouvelle qu’ancienne, mais bien plus proche de l’insupportable blonde que de la Odette passive qu’elle avait été presque cinq ans. La renaissance était peut-être un mot fort, le réveil était peut-être plus juste, mais elle se fichait. Tant qu’elle pouvait lui plaire, elle le ferait, tant qu’elle pouvait lui être utile, elle le serait. Elle n’était qu’une poupée maligne entre ses bras, son corps frissonnant encore sous l’assaut doux et passionné de ses caresses. Elle en oubliait presque sa jalousie, la raison de sa venue, la mission à venir le soir même. Pourtant, elle ne pouvait que revenir encore et toujours vers lui. Elle en avait besoin plus que le reste à  ce moment précis. Elle avait besoin de lui, de la chaleur de sa peau, de la rudesse de son contact charnel. Dans le fond, elle le voulait lui et se sentait bien plus qu’électrisée à son contact. Armes égales, voilà ce qu’il avait fait alors qu’elle actionnait l’eau. Elle n’avait aucune honte à l’observer. Elle n’avait aucune honte à se dire qu’elle était la seule. Ce s’était son privilège. Car ça l’était plus que jamais à cet instant. Qu’on dise ce qu’on veut, elle n’en avait rien à foutre, elle le voulait lui, encore et encore, sans jamais pouvoir se lasser de cet effet de dépense qu’il instaurait chez elle. Non, jamais. C’était lui, à jamais.

Mais jamais, ô grand jamais, elle ne pourrait se défaire de l’attitude salvatrice, de l’effet apaisant de son âme, du parfum de sa peau. Non jamais, elle ne pouvait pas, ne le voulait pas et ne pourrait pas s’en défaire. Il y avait cette chose mystique, quelque chose qu’elle saisissait bien mal. Quelque chose qu’elle comprenait à demi-mot pour l’avoir avoué, mais elle ne se doutait pas avant de le vivre pleinement. Elle ne se doutait pas que l’amour avait ce gout doux-amer. Toutes les grandes histoires de cœurs contées avaient-elles ce goût d’interdit, ce goût mielleux, mais également dangereux ? Ne jouaient-ils pas leurs vies respectives en restant dans les bras l’un de l’autre ? C’était dangereux pour elle à cause de la bête. C’était dangereux pour lui à cause de Robb, des Peakes, de la famille des jumeaux. Un pas de travers et la chose si précieuse qu’ils construisaient pourrait voler en éclat. Mais s’ils ne décidaient pas d’y mettre un terme, ils pourraient voler en éclat avec passion, envie et amour. Littéralement, elle ne le laisserait jamais mourir avant elle. Elle se sacrifierait pour lui comme elle le ferait pour les jumeaux. Elle s’en rendait compte au fur et à mesure que la chaleur de ses baisers passait la barrière de ses lèvres pour aller lentement, avec un sens calculateur le long de sa mâchoire et de son cou. Descendant suavement, descendant alors que l’impatience la guettait à chaque nouveau contact. Elle n’avait même pas honte de planter ses ongles dans sa peau mate qu’elle aimait tant. Non, son impatience était rythmée de cela et de soupirs de plus en plus forts. Elle ne niait pas son inexpérience en relation charnelle, mais il ne pouvait pas nier son surplus d’expérience. Être ainsi doué devrait être d’un interdit. Sauf si cela venait de lui, de lui juste pour eux. Elle apprendrait tant bien que mal, on ne finit pas mal avec une personne aussi douée que lui de toute façon. Du moins, c’est ce qu’elle voulait croire, qu’elle ne voulait pas que ça finisse mal, même si chaque issue terrestre n’avait qu’une échappatoire. Elle ne voulait pas partir, pas sans lui à ses côtés. Elle l’aimait. Elle avait peur pour ce soir, une peur viscérale d’arriver trop tard pour cette famille. Elle avait peur de se sentir inutile d’avoir ce blocage face au sang. Elle avait peur de tout de rien, mais elle avait peur de ne pas le revoir, voilà pourquoi elle voulait profiter de lui au maximum, ne pas laisser s’échapper l’instant. Ne jamais le laisser partir, garde ce meilleur qui embrassait sa peau, une peau brûlante, pour une seule raison : celle qu’il lui donnait. Lui-même était sa raison. Parce qu’il était là, que c’était lui et qu’elle ne voulait se donner à personne d’autre, qu’elle ne pensait plus à personne d’autre sauf à lui. Juste lui, simplement, essentiellement lui.

Mais les barrières sont faites pour tomber quand il y en a une entre eux. De diverses manières. Parfois le ton montait, parfois les corps s’enlaçaient. Et la seconde solution était essentielle à ce moment. Les caractères forts qui n’arrivaient à se contenir que dans l’attente brûlante d’un désir qui leur sied bien. Trop bien même. Elle se sent frémir avec force, ce frison électrique qui n’avait de cesse de remontrer le long de sa colonne vertébrale, rompant le contact de leur peau pour se tordre d’un plaisir qu’elle imaginait, qu’elle s’en doutait du bout des lèvres. Mais elle n’était que satisfaite du retrait d’un énième bout de tissu. Il était de trop, tout était de trop. Il n’y avait que lui qui comptait, lui et simplement lui. Elle n’avait pas besoin de lui. Cependant, elle était incapable de se mouvoir convenablement avec ses caresses. Juste capable de passer ses mains sensuellement dans son dos, de caresser le bas de ses reins de tracer la courbe de ses fesses, cherchant par la suite à se rapprocher encore et toujours de lui. Ses mains blanchâtres cherchant ses boucles brunes, ses boucles d’une couleur presque jais. Elle aimait l’odeur du musc qui émanait de sa peau, elle aimait sentir le creux d’une cicatrice sous ses doigts, elle aimait prendre possession de lui. Elle voulait qu’il soit à elle, parce qu’elle était à lui. Et la réciprocité de l’appartenance sentimentale annonçait déjà un pas vers l’avenir qu’ils se promettaient. Elle l’acceptait sans concession et il tentait de venir celui qui serait à ses côtés. Mêlant cela à l’amour qu’ils se portaient. Cet amour qui les avait foutus à découvert, face à des sentiments naissants qui leur faisaient plus que peur. C’était son cas. Trop même. Mais elle se mord la lèvre inférieure, d’un désir non dissimulé, alors que de la nuque, la main glisse lentement vers son cou, sa clavicule, sa poitrine. Elle frémit, elle s’accroche à lui, comme si finalement elle en dépendait. Mais elle en dépend. C’est certain. Un baiser passionné signe un battement de cœur loupé, il signe à lui seul une promesse de non-retour. Un gémissement raisonnant contre leurs lèvres, alors que sa dernière barrière glisse elle aussi. À nue, dans le plus simple costume. Elle perd pied, elle s’essouffle, elle meurt de la désirer. Et le baiser se coupe. Tout s’arrête, un regard qu’elle croise. Elle n’en demande pas plus. Il la trouble plus qu’elle ne veut se l’avouer, mais une caresse, une main dans ses cheveux, elle ferme les yeux un instant, juste un instant, avant de suivre le mouvement qu’il lui dicte doucement. Jusqu’à ce que l’eau chaude ne fasse son œuvre. Défrisant leurs cheveux trempés. Les rendant presque différents, mais tellement semblable. Mise à nu, elle ne lâche pourtant pas ses lèvres, elle les cherche, encore, toujours. A jamais.

Mais finalement, c’est la liaison des corps, de l’eau miraculeusement salvatrice, comme mettant à nu leurs âmes. Un contact encore plus proche. Plus dangereux que jamais, ses pieds quittant le sol. Tout contre lui, tout avec lui. Elle tente tant bien que mal de décoller des mèches de son visage dégageant le sien, s’accrochant d’une main à son épaule. Délaissant presque son corps pour s’accrocher à une paroi, pour être plus stable, alors que finalement, c’est un soupir, un gémissement plus soutenu qui sort de ses lèvres. Comme si ce contact lui avait manqué. Trop peut-être. Elle n’a que ses jambes autour de sa taille. Elle n’a que ça et ses lèvres pour la garder près de lui. Retenant son être un instant pour ne pas lui massacrer l’oreille de son envieux. Des sons exprimant finalement tout le bien qu’il lui faisait. Elle s’agrippe, elle tente de suivre. L’eau irradiant finalement bien moins son corps que la chaleur de son bas ventre, que les chocs électriques dont elle est prise à chacun de ses mouvements avec elle. Dans une danse charnelle bien plus qu’effrénée. Elle cherche l’air qui se fait rare, l’atmosphère particulièrement oppressante de l’eau chaude qui lui serre la gorge autant que le désire qui la tend et la détend à la fois. Elle est complètement hors du monde. Le temps n’a pas d’importance et Aurore et Esme pourraient venir la chercher. Elle ne bougerait pas d’un iota. Parce qu’elle était avec lui rien qu’avec lui. Rien qu’avec cette personne qu’elle aimait. Le temps n’était qu’une variable de plus, il l’avait si bien arrêté qu’elle ne savait pas combien de temps elle avait passé avec lui, si c’était quelques minutes, une heure ou encore plus. Elle perdait sa logique, sa rationalité, parce qu’elle avait besoin de lui, parce qu’il faisait d’elle une femme quoiqu’il puisse en dire, qu’il la sauvait de la noyade de son esprit chaque jour que Dieu faisait depuis la croisée des chemins. Elle n’avait pas de mérite, aucun mérite dans cette relation, elle ne pensait pas qu’elle l’aidait, elle ne pensait qu’elle était sa rédemption, autant qu’il était la sienne. Elle l’aimait. Et c’est entre deux soupirs qu’elle le lui glisse à l’oreille. Je t’aime.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Sam 18 Juin - 1:03

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

S’attacher à quelqu’un est quelque chose de tellement compliqué, complexe. Skander avait tenté l’expérience une seule fois dans sa vie, c’était à la fois la meilleur et la pire chose qui lui soit arrivé. Courir après les sentiments, les émotions, ça ne lui ressemblait pas le moins du monde. Alors quand Beatrix lui avait dit « Ça ne te ressemble pas », il ne l’avait pas contredit parce que c’était la stricte vérité : rien de ceci ne lui ressemblait. Quand il avait réalisé que Ciena avait de l’importance de sa vie, cela tombait au mouvement moment, au mauvais endroit. Le moment où il était en concours d’auror, à ses côtés. Echouer dans cette relation serait se mettre à dos celle qui serait sa collègue pendant de longues années. Pourquoi maintenant alors qu’il avait passé plus de dix ans à ne jamais posé un regard sur la petite serdaigle  aux cheveux ébènes et au regard bleu caché derrière sa frange ? Il avait juste compris qu’il y avait quelqu’un à connaitre au-delà de cela. Il l’avait remarqué quand elle avait commencé à prendre de l’assurance, éclosant comme une sorcière à part entière, laissant la petite élève de serdaigle derrière elle, enfin. La naissance des sentiments l’avait changé, lui avait fait comprendre qu’on pouvait aspirer à bien plus qu’à briser des cœurs et à des relations sans lendemain. S’il avait eu une mère pendant son adolescence, sans le lui aurait-elle enseigné avant cette règle cruciale pour les relations de couple : le respect de l’autre. Elevé par un père alcoolique, le respect des femmes avait toujours été plus ou moins le point faible du jeune homme à l’époque, peut-être même encore aujourd’hui. Être avec quelqu’un le forçait à changer, il devait alors oublier ses mauvaises habitudes, ses vieux démons et changer. « Ca ne te ressemble pas » lui répétait sans cesse Beatrix dans sa tête. Mais avait-elle songé une seconde qu’il était peut être fatigué de toujours rester le même, de ne jamais changer, de camper sur ses positions, de garder ses démons. Ne pouvait-elle pas comprendre qu’il avait envie d’aller de l’avant. Ciena avait toujours été le réveil de ses émotions, le premier amour dira-t-on. Celle qui lui avait fait comprendre qu’il pouvait attendre plus d’une relation à deux qu’un échanger charnelle. Celle qui lui avait fait comprendre que deux n’était pas seulement un chiffre, c’était une façon de vivre, une façon de voir l’avenir, une façon d’avancer. Alors oui, être avec quelqu’un ne ressemblait pas au sorcier arrogant, à l’homme qui collectionnait les aventures, à celui qui n’avait aucun respect pour les autres. Non, mais il s’en fichait. Qu’il en soit ainsi.

Si elle avait ce qui lui avait permis de prendre conscience de l’importance de l’autre. Il l’en remerciait. Car si elle avait été ce qui lui était arrivée de meilleur dans le passé, désormais le meilleur qu’il n’avait jamais eu se trouvait dans ses bras. Odette – la blonde Moody, l’insupportable fille de Robb, la fille « chérie » du chef. Le souaffle. Tant de surnoms souvent odieux pour caractériser cette fille qu’il ne connaissait que de vue. Il n’avait jamais voulu apprendre à la connaitre, trop jeune, trop impétueuse, trop insupportable, trop. Deux êtres si différents qui n’avaient rien en commun, dont la route n’était pas destinée à se croiser, dont les histoires destinées à être différentes et toujours parallèles ne devaient jamais trouver de point commun. Pourtant, il l’a croisé, amnésique, ayant oublié tout ce qui avait pu lui faire mépriser la jeune femme -  « mépriser » un bien grand mot, mais elle avait su mettre à mal l’homme au fond du trou, il lui en avait tenu rigueur huit années. Quand il l’avait vu amnésique elle était soudainement devenu le seul lien avec son passé, avec son mentor, avec cette époque bénie des dieux, avec ce monde qui lui manquait terriblement. La fille de Robb – Moody, c’était comme ça qu’il l’avait appelé. Il avait malgré lui laissé ses fêlures lui apparaitre, elle avait laissé ses blessures à découvert. Deux âmes perdues à Ste Mangouste qui avaient fini par se trouver dans la plus inattendue des quiétudes. Les baisers salvateurs pour réparer les âmes et les cœurs brisés. Les caresses pour apaisait la douleur des âmes en peine. Il n’avait jamais rien espéré de cette nuit. Comment aurait-il pu ? A son réveil elle n’était plus là, et lui le lendemain était emmener, lui le leader de l’Ordre qui l’avait oublié, hors de Ste Mangouste. Un rebelle, un anarchiste, voici ce qu’il était. Mais la vérité suivante fut bien plus brutale : un monstre, une bête, un loup, une horreur. Les mots de son frère lui annonçant cela avait tout foutu par terre, sa volonté, son âme. Tout. Il se dit même que tant mieux si cette créature exquise ne faisait pas partie de sa vie. Tenir à quelqu’un c’est prendre le risque de le perdre ; alors c’était décidé – encore amnésique, il ne devait tenir à personne. Et affronter la lune avec dignité. S’il avait été déterminé à tout laisser derrière lui, son réveil cette fois ci aux côtés de la blonde Moody l’avait perturbé, mettant à mal un instant sa volonté. Un seul instant. Un bref instant avant de se ressaisir et de lui briser le cœur.

Les épreuves s’étaient succéder pour eux deux. Comme si la vie voulait les mettre à l’épreuve. Comme si la vie voulait les tester pour savoir s’ils étaient digne de pouvoir aimer, et digne d’être aimé en retour. L’amour – il n’avait jamais cru y avoir droit après tout ce qui avait pu se passer dans sa vie. Après Ciena, après la Purge, après la morsure, après l’enfer de la main noire, après qu’il ait manqué d’y perdre son âme. Non, il n’y croyait plus. Pourtant, alors qu’ils s’étaient perdu, puis retrouvé, perdu de nouveau, puis finalement retrouvé – il commençait à y croire ; il commençait à espérer à ses côtés. Il pensait à demain, à l’avenir, à cette promesse qu’il lui avait faite. Celle de faire de son mieux pour être avec elle, mais surtout de faire de son mieux pour être un père. Jamais il n’aurait pensé l’être – pas par le sang, mais était-ce réellement important ? Gabrielle était la preuve incarnée que la famille ne se résume pas au sang. Elle était mille fois plus importante dans sa vie que ne l’avait été son propre père ; mille fois plus, et jamais les deux forts caractères n’avaient partagé une seule goutte de sang, ou une seule miette d’héritage, rien. Antigone et Orion, il ferait de son mieux pour en être digne. Cela devrait changer bien des choses dans sa vie, lui qui pourtant n’appréciait pas le changement de sa routine voyait en cette famille l’opportunité d’aller de l’avant, de construire ce qui lui avait manqué, de ne pas faire les mêmes erreurs que son père. Ce putain de père indigne qui alcoolique n’avait jamais cessé de rabaissé le loup encore sorcier. Bien sûr, jamaus Skander n’avait été un modèle de bravoure quand il était jeune, préférant la facilité à la difficulté. « Dés que ça devient difficile tu te défiles. » La voix de son père résonnait dans sa tête à chaque fois qu’il était sur le point de fuir. Parfois, il fuyait – mais pour Odette, pour les enfants, pour l’Ordre, pour cette avenir, pour cette cause, pour l’amour, pour tout cela, il se tenait debout prêt à tout affronter. Il n’était plus certain de pouvoir se passer d’elle, plus certain d’arriver à rompre l’attachement ; avec elle, il sortait la tête de l’eau, oubliait ses démons. Si elle venait à partir, à disparaitre, il était certain de ne pas s’en remettre. De sombrer, comme il avait sombré à la Purge, et bien plus bas encore.  Elle était la meilleure chose lui soit arrivée de toute sa vie, sa seconde chance inespérée. Elle était sa rédemption et son avenir. Elle son soleil et lui la luna. Complémentaires et opposés. Différents mais nécessaires. Comme les deux faces d’une même pièce de monnaie.

L’eau brulante ruisselant sur leur peau nues, attisant le désir un pu plus ardent. L’eau défait les apparences. Délie le désir, dénoue les cheveux, lave les traces de sang. L’eau est salvatrice, attisant un destructeur désir. L’eau efface tout, les blessures, le sang, les faux semblants, les non-dits – tout. Il ne restait plus aucun mot, juste le bruit de la douche, juste le son de leurs respirations saccadées, ils inspirent à chaque fois qu’ils rompent un baiser, comme si leur vie en dépendait. Maintenant sa vie dépendait d’elle, elle était devenue cette constante qu’il voulait invariable. Il besoin d’elle, cherchant ses lèvres, cherchant le contact électrique de sa peau contre la sienne, de son corps contre le sien. Comment a-t-elle réussi à devenir indispensable à ses jours, mais aussi à ses nuits ? Il n’y a goûté qu’une seule fois, mais sait déjà qu’il serait incapable de se passer d’elle. Il l’aime. Ces mots résonnent dans son esprit. Pourtant, il est incapable de les laisser sortir, incapable de laisser son cœur s’exprimer. Mais il le sait, il l’aime, à crever s’il le fallait. Il sait ce qu’il ressent, il est capable de reconnaitre cette émotion. Son amour, voici ce qu’elle était devenue. Amour indécent, incandescent. La rumeur de leur relation avait déjà dû faire le tour de Poudlard, mais cela n’avait aucune importance. Que celui qui ose lui reprocher de vivre se montre, et le loup s’en occuperait. Pour la première fois depuis des mois, il pensait à lui. A eux. A eux deux. Les qu’en dira-t-on avaient toujours été le cadet ses soucis, pourtant leur relation avait déjà ses opposants. Le père de la jeune femme, fermement opposé à cela, l’avait martelé sur le visage du loup à coup de poing. Et Beatrix l’était tout autant, fermement froide et fermée vis-à-vis de cette option. Mais quand bien même, il s’en fichait. Il ne voulait qu’elle, lui qui avait désiré avec ardeur la moindre femme durant neuf années, il se savait désormais capable de ne se contenter que d’elle. Celle qui était capable de lui faire oublier le monde un instant, comme si tout ne gravitait qu’autour d’eux. Il avait besoin d’elle. Il avait besoin  de la valse lascive de leur corps. De leurs lèvres, de leurs êtres. Encore une  fois, juste encore une fois. Comme s’il avait besoin de l’avoir à ses côtés, de savoir qu’elle tenait à lui. Il cherchait ses lèvres, perdues sous la pluie d’eau brulante. Il ne voulait que ses lèvres, elle, son corps, son âme. Il voulait tout. Il savait que demain n’était que trop fragile – ça il ne l’oubliait jamais. Il avait toujours vécu comme si demain était le dernier jour, il ne changerait pas. Jamais. Ne se doutant pas de la terrible vérité.

Le reste est accessoire. La vie, le temps, les emmerdes. Tout n’est qu’accessoire en cet instant. Il ne reste qu’eux, juste eux deux. Juste leur deux corps entrelacés, lavé par l’eau de la douche. Il ne la quitte pas, pas une seconde,  ses lèvres cherchant les siennes. Son corps cherchant le sien. Le désir s’immisçant dans chaque geste, dans chaque soupire las, dans chaque souffle. Le feu dévorant. Le désir ardent. Il a plus besoin d’elle qu’il ne veut bien l’admettre. Il est incapable de prononcer les mots qu’elle attend, incapable de les dire à voix haute. Il ne les a jamais prononcé à qui que ce soit, si ce n’est un cadavre. Il ne veut pas avoir à recommencer. Il ne veut pas survivre avec des regrets, mais handicapé par ses sentiments, Skander reste muet, voulant laisser au temps le temps de faire son œuvre, de délier ses mots coincés, de dégelé ce cœur endolori. Elle le réveille, à chaque instant, c’est la flamme qui brule qui rend le cœur de glace plus palpitant que jamais. Il tape, bat à la chamade, si fort qu’il a l’impression que sa poitrine va finir par rompre. Le cœur en feu, les lèvres en feu, chaque parcelle de son corps incandescentes. Incapable de se passer d’elle, il cherche avec plus d’ardeur ses lèvres, il la cherche elle – voulant apaiser  sa passion. « Apaiser », aller au bout de celle-ci. Sans rompre le baiser, rien, ses mains glissent de ses hanches à ses cuisses. Effleurant sa peau à mesure qu’il descendait. D’un geste vif et rapide, il la souleva alors. Leur corps entremêlés, une liaison dangereuse, dévorante. Il a besoin d’elle. Besoin de ce contact. Besoin d’eux. L’eau ruisselle alors leur corps, ne rendant que le moment plus ardent que jamais. Tandis que l’eau coule, leurs corps se mettent alors au même diapason, au même tempo. Une danse à la foi vitale et superflue. Son souffle se saccade au rythme de leurs corps. La fièvre monte, doucement, surement. Il a besoin que la fièvre passe. Il a besoin de la posséder, qu’elle soit sienne. Leurs souffles se saccadent. Si leurs premiers ébats c’était fait dans l’absence de sentiment la plus totale, cette fois-ci la passion de leur corps fiévreux se mêlait à la passion dictée par le cœur, et l’esprit. Mais les sentiments n’étaient pas superflu, ils étaient nécessaires. Rendant l’instant unique, rendant la valse lascive mais intense. Il avait besoin d’elle, de cette étreinte sensuelle. Besoin de ses baisers, de l’odeur de sa peau, de son parfum, et de son goût. Happé par son regard, il l’aperçoit entre les gouttes. Il l’entend soupirer, alors il soupire à son tour, tentant de contenir son être. Son être et la bête aussi. Deux êtres finalement plus proche qu’il ne le pensait.  La chaleur oppressante de la douche, la chaleur dévorante de leur étreinte. Il ne pouvait s’en passer, il ne pouvait cesser. Il avait besoin de cet accomplissement, d’enlacer leur corps jusqu’à ce que la fièvre puisse être tempérée. Ondulant avec elle à un rythme, il laissait échapper un dernier soupire, bout de souffle. Il l’aimait, bordel oui. Elle.

(...) La fièvre avait passé, les corps s’étaient enflammée, leurs cœurs aussi.  Ils avaient besoin l’un de l’autre. Besoin de se poser une fois, de profiter de ce que la vie leur donnait. Skander avait besoin d’oublier un instant les tourments de la vie de l’Ordre, de sa vie de loup garou, les tourments de sa vie privée aussi. S’il avait réussi à calmer les tourments pour l’instant au sein de leur couple, sa relation avec son frère était au point mort depuis le bal du ministère, il ne lui avait adressé la parole que deux fois depuis, deux fois pendant qu’il était amnésique. Aucun mot depuis. Incapable de faire un pas vers lui, les Lupin étaient durs avec eux même. Il avait besoin de cette pause charnelle essentielle. Besoin de se poser avec elle, en sachant qu’elle partait en mission. La rage la dévorait depuis qu’il l’avait appris. Il ne doutait pas de ses capacités, non il doutait du destin et du monde. Il connaissait trop bien l’ennemi pour savoir qu’une erreur leur serait sans doute fatale. Chaque membre de l’Ordre vivait avec cette épée de Damoclès au-dessus de la tête. Skander plus encore que les autres, son statut de leader faisait de lui une cible de choix. Pourtant, ses idées sont claires. Ce n’était pas une femme, ou la peur de la perdre qui le ferait changer. L’étendard de l’Ordre vacille parfois. Sa volonté vis-à-vis de lui jamais. Arriverait-il à se battre avec autant d’ardeur pour eux, comme il se battait pour l’Ordre ? Il osait y croire, croire à eux, à demain. Le temps restait leurs seuls ennemis, chaque seconde défilant il réalisait alors qu’elles l’éloignaient d’elle. Bientôt, elle partirait en mission. Il ne voulait pas qu’elle y aille, mais il ne l’en empêcherait pas. Il n’était pas macho au point de vouloir voir les femmes rester au foyer. Il trouvait cela dangereux, mais s’il voulait qu’elle respecte ses choix, il devait respecter les siens. N’était-ce pas là le fondement même d’une relation durable ? Il se surprend à penser à ce mot : durable. Lui qui n’avait aspiré qu’à des relations sans lendemain, elle bouleversait sa vie, changeait ses perspectives. Mais pour quelques instants, les derniers avant de partir. Il voulait partager avec elle, un instant de quiétude, de complicité. Qu’importe les responsabilités, à cet instant : on s’en moque, voulu-t-il dire.

Les deux amants assis sur le bord du lit. Amants interdits ? Sans doute, le père de la sorcière n’approuve rien de tout cela. Skander avait-il le droit de lui en vouloir ? Sans doute pas, car le père de celle-ci connaissait ses pires travers, son passé le plus sombre, et certains de ses secrets les plus noirs. Il l’avait grimpé les marches des aurors, avant de chuter lourdement. Il l’avait porté au sein de l’Ordre, et maintenant la rupture était totale. Divergence de point de vue, pourtant ils avaient une cause commune : Odette  et son bonheur. Mais penser à son père en cet instant ne faisait pas partie du programme. A  moitié vêtus ils étaient côte à côté, les cheveux encore mouillé par leur étreinte. Alors qu’elle enfilait son soutien-gorge, le loup, à quelques centimètres se pencha vers elle pour déposer un baiser au creux de son cou. Suave. Bien sûr ils n’avaient pas de temps pour cela. Ils n’avaient plus de temps. Il laisse alors échapper délaissant son cou pour venir effleurer ses lèvres, « Je…Tu es si belle. » C’était sans doute dans des instants comme celui-ci qu’il aurait dû outrepasser ses barrières qu’il se mettait, qu’il aurait dû briser ce mur qu’il avait érigé depuis trop longtemps autours de son cœur. Il avait tenté, un mot, et il avait rebroussé chemin. Comme toujours, comme à chaque fois. Lâche. « Dès que ça devient difficile, tu te défiles », lui aurait alors rit au nez son père, ivre assit à la table de la cuisine un verre de gin ou de whisky dans la main. Je t’aime – trois mots pourtant simple.  Je t’aime. Il voulait lui dire. Lui hurler même. Mais il avait peur. Le loup était terrifié. Il n’essuierait pas un refus, il en était certain, elle l’aimait, elle l’avait dit. Le risque était de se dévoiler, se s’ouvrir. Il était ainsi, réservé sur ses émotions, sur ses ressentis. Un Lupin en somme. Aucun d’entre eux n’était à l’aise pour parler d’émotion. Il aimait sa famille, mais ne le disait jamais. Le tabou des sentiments, omniprésent. Privé de femme dans leurs vies pendant des années, Lothar et Skander avait été élevé entre hommes, ils n’avaient pas pu développer la sensibilité que leur mère leur aurait apporté. Sentimenti disabili, aurait alors dit sa mère. Elle aurait eu raison.  Il tenta le diable, une fois encore, ses lèvres à quelques centimètres des siennes, le souffle court. « Je… » Quand soudain, les pas retentirent dans l’escalier. Et une voix familière.

Odette et Skander à moitié vêtu sur le lit. Une fois encore, Beatrix interrompait quelque chose. Skander et Odette avaient déjà remis leur bas respectif ; le sorcier torse nu, et la sorcière en soutien-gorge… et une invité surprise. « Skander il faut qu’on… » Elle arrive dans l’embrasure de la porte. Ses cheveux bruns relevés dans ce chignon négligé qu’elle arbore depuis des années ; sa frange brune lui tombant sur les yeux, assez longues pour qu’elle doive passer une brève main dessus pour dégager ses yeux verts. Beatrix laissait échapper le dernier mot de sa phrase, « … parle. » Qu’ils parlent.  Il était parti énervé. La moindre parole plus haute que l’autre en ces veilles de pleine lune avait le don de l’irrité. Bea l’avait irrité. Elle était jalouse d’Odette, c’était plutôt évident. Pourtant il restait aveugle à cela. Et Odette était jalouse de Beatrix. Un cercle vicieux, et les voilà les deux dans la même pièce. Il fixe alors Bea, incrédule qu’elle soit là, maintenant. Il lit sur son visage une déception, mais ses lèvres se pincent alors, comme lorsqu’elle s’énerve. « Tu peux pas juste frapper, comme les gens normaux ? » Les gens normaux, il ne se douta pas une seule seconde que ces mots allaient faire exploser Bea.  « Les gens normaux. » Répète-t-elle, un laissant échapper un rire nerveux. « Elle est dans ta vie depuis quoi… un mois, et je deviens juste ‘quelqu’un de normal’ ! » La petite serdaigle qui jurait en français enfermé dans les toilettes, déchainant sa fougue contre la porte n’était pas très loin. Il s’était toujours demandé ce que Bea avait fait à serdaigle, pour lui, elle avait l’âme d’une gryffindor, battante, fière et intrépide. « Arrête ça Bea. » Lâche-t-il les dents serrées, « Pars maintenant. » Sa voix est froide. Il ne veut pas entrer dans ce conflit. Pas maintenant, pas ici. Il voulait discuter avec Beatrix, comprendre, mais pas en présence d’Odette parce que Bea avait toujours occupé une place spéciale dans sa vie. Parce qu’elle n’avait jamais eu besoin de prévenir quand elle passait le voir, parce qu’être avec elle avait toujours été apaisant, lui faisant remonter en mémoire une jeunesse perdue et brisée, des souvenirs agréables et forts. Il l’aimait, bien sûr mais pas comme il aimait Odette. Il l’aimait comme sa meilleure amie, comme une sœur ; il n’en avait jamais été autrement, il avait eu le doute dix-neuf années plus tôt. Un moment de doute, un moment d’égarement, mais cela avait été sa seule hésitation. Elle jeta un regard à Skander, un dernier, avant de regarder Odette, bien plus froidement. Et elle se retourna alors, descendant les marches faisant claquer ses talons sur les marches. Si la dernière fois, il avait écouté Bea dire qu’Odette était blonde et que c’était bizarre sans rien dire. Cette fois-ci, il n’oublia pas la blonde à ses côtés, et dit alors, « Je suis désolé, je comprends pas … elle… » Elle n’était pas comme ça d’habitude. Beatrix avait interrompu un moment, ce moment qu’avait choisi Skander pour s’ouvrir, pour parler. Pour dire les choses. Il était incapable de reprendre le fil. Pourtant, Odette, il l’aimait à en perdre la raison s’il le fallait. Il avait besoin d’elle comme puissance salvatrice ; car même en cette veille de pleine lune elle avait su ramener la paix dans son esprit tourmenté. Elle était tout ce dont il avait besoin.


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Dim 19 Juin - 5:29

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

La chose dont on ne pouvait pas douter était sans doute l’éclat dans ses yeux. Cet éclat de vie, et cette envie qui brillait dans son regard. Elle n’était pas une catin, elle était tout à fait normale. Plus que normale en vérité, juste qu’elle avait mis plus de temps que les autres à comprendre qu’elle avait besoin de quelqu’un dans sa vie, qu’elle avait mis le temps à trouver la bonne personne. La bonne personne ? Quelle expression des plus banales pour désigner cette moitié de vous-même sur le plan sentimental ! On parle de moitié, mais peut-être devrait-on parler de part de soi. Il y avait ce passage dans quelques religions qui expliquait que le Saint Créateur avait séparé des êtres en deux pour qu’ils se retrouvent dans une vie, puis dans une autre. Les Japonais parlaient du fil rouge, les chrétiens de l’âme sœur. Toute religion monothéiste avait son histoire d’amour. Et même le plus saint pouvait s’entourer des pires créatures. N’était-ce pas le cas du Christ et de Marie-Madelaine ? Évidemment, que c’était le cas, mais l’histoire ne permettait pas de savoir la vraie du faux entre Sa Sainteté et la prostituée. Non, personne ne pourrait jamais vraiment savoir. Et pour elle, savoir n’était pas des plus obligatoires, elle en avait besoin dans ses moments de doutes et de réalisme, mais avec lui, la réalité s’effaçait, comme par magie. Mais n’y avait-il pas quelque chose de magique entre eux pour qu’ils mettent de côté leurs attitudes exécrables l’un envers l’autre dans leurs jeunes années ? Était-ce ça grandir ? Ou bien était-ce parce qu’ils s’étaient vus dans les pires états de leurs vies. Lui sans souvenir, elle avec trop de souvenirs. Il voulait se souvenir, elle avait envie d’oublier. Si complémentaire pouvait parfois faire peur. Mais pour ceux qui connaissaient Odette, il n’était pas l’homme de la situation, elle qui avait souvent prôné le respect des traditions, elle était la première à s’opposer à son père pour écouter ce que son esprit et son cœur lui dictaient. Et tout en elle allait vers lui. Quoi qu’on puisse en dire, c’était comme ça, et elle n’avait aucune envie de changer quoi que ce soit, changer serait le perdre lui et eux en quelque sorte. Et rien de tout ceci ne devait lui échapper, elle en mourrait sans aucun doute. Elle ne pouvait supporter l’image d’un corps matte inerte, sans aucune étincelle de vie. Elle ne le concevait pas, mais ses pires cauchemars en étaient emplis. Elle avait peur de le perdre par le manque de sentiments ou à cause de la mort. Elle avait peur quand quelque chose tournait de travers et qu’il était directement concerné. Elle était morte de peur quand il était en mission, et elle allait vivre sa première pleine lune en tant que… compagne officielle ? Le terme semblait pompeux, mais c’était le cas. Elle était la propriété sentimentale de Skander. C’était comme ça.

Mais à voir leurs entourages respectifs, rien ne semblait tourner au durable. Pour Robb c’était de la folie de s’attacher à un loup. Ce qu’elle arrivait à comprendre malgré tout. Parfois elle se demandait comment elle pouvait-être amoureuse de lui ne sachant ce secret qui la terrifiait. En sachant qu’il allait être, demain soir, une bête dont elle avait le plus peur. Elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir si c’était de l’inconscience ou un défi qu’elle se lançait, mais son corps lui hurlait que c’était l’homme qu’elle voulait, qu’il fallait qu’elle mette de côté la bête. Puis, elle se souvenait de cet attachement soudain quand elle l’avait retrouvé dans la forêt derrière chez elle, à Godric’ s Hollow, elle se souvient de cette peur qui l’avait prise un instant alors qu’elle avait cru voir sa dépouille. Oui, elle avait eu peur de le perdre sans être encore totalement ensorcelée. Alors aujourd’hui, la boule dans son ventre était présente quand elle le savait parti. Elle tentait en vain de se mettre dans son rôle de médicomage dans ce moment-là, ou dans celui de mère. Elle tentait d’oublier un instant qu’elle tenait à lui, qu’il était en danger. Car si les deux amants maudits pouvaient attirer le danger, il était plus opportun d’y résister qu’elle. Alors ensemble peut-être pourraient-ils y faire face efficacement ? Peut-être. Mais pour cela encore fallait-il être vivant et en bonne santé. Elle ne doutait pas que la bête qui dormait en lui le protégerait plus qu’il ne voulait le croire. Mais sans lui, qui la protégeait des autres ? Elle-même ? C’était une blague. Alors, c’était sans doute pour cela qu’elle avait demandé de participer à une mission, de participer elle aussi à la victoire en quelque sorte. Et elle avait été choisie pour partir avec ses cousines. Des personnes qu’elle connaissait et qui la connaissaient, un bon rendement surement pour les deux leaders. Et pourtant, elle tremblait à l’idée de perdre Aurore ou Esme dans la bataille. Elle était terrifiée de les perdre, plus que de perdre la vie elle-même. Car selon la blonde, sa vie n’avait pas lieu d’être plus importante que celle des gens à qui elle tenait véritablement. Elle était peut-être folle de ne pas être assez égoïste, mais elle savait que ces personnes donneraient leurs vies pour un monde meilleur. Elle avait déjà vu Aurore disparaitre durant des mois pour sauver sa vie et son point de vue, Esme être un agent double. Skander perdre la mémoire pour donner du temps à un groupe d’intervention. Et elle, qu’avait-elle fait hormis saisir l’occasion ? Rien du tout, c’est pour ça qu’elle voulait apporter sa pierre à l’édifice et qu’elle s’était proposé de mettre à contribution ses diplômes et ses compétences. Oubliant parfois qu’elle avait deux enfants. Oubliant qu’elle avait des moments à vivre avec eux. Puis, elle s’était rendu compte que ces moments, elle voulait les partager à trois. Lui, eux et elle. Une famille fragile, mais qui pourrait s’aimer comme n’importe quelle famille.

Son but n’était pas atteint des plus facilement, parce qu’il n’avait pas été donné à la jeune maman de prendre les jumeaux avec elle quand elle croisait Skander. Ils étaient encore absents de ce rêve d’avenir. Mais bientôt peut-être seraient-ils présents. Dans les bons, dans les mauvais moments. C’était un risque à prendre, mais il ne pouvait pas la choisir et dire qu’il ne voulait pas des deux têtes blondes qu’elle avait mises au monde. Elle doutait bien que ça ne serait jamais la même chose que des enfants dont on partage le sang et elle avait surement tort de penser ça de lui. Mais elle pensait avant tout au bien des jumeaux et de celui du loup. Elle pourrait oublier ses propres envies si c’était pour eux. Parce que c’était un peu ça être mère et femme. Faire passer avant toutes choses : sa famille. Parce qu’à un moment, il n’y avait plus que ça, qui comptait. Elle qui avait fait sa vie de jeune adulte sans mère, qui n’avait pas de frère, ni de sœur, elle ne se doutait pas de l’importance d’une vraie famille. Elle ne pouvait que l’imaginer et la rêver. Elle avait peur d’en fonder une durant des années et aujourd’hui ça lui tombait dessus comme par hasard. Et son rêve se brise aussi vite qu’elle prend peur. Elle avait perdu Adrien de peur qu’il ait lui-même peur. Elle ne voulait pas perdre Skander en lui forçant la main. Elle refusait de lui forcer quoi que ce soit. De toute façon, le Lupin avait son caractère : impulsif, sauvage, sans limites. C’était un loup et on ne dompte pas un loup, on essaye tout du moins. Parfois on arrive à le faire s’approcher, des fois, il recule. C’est la dure vie. Et la vie d’une compagne de loup-garou est peut-être celle de vivre dans la peur de le perdre à cause de raffleurs ou de chasseurs de créatures, mais elle avait la double casquette de la voir perdu parce qu’il était le Leader de la rébellion. Si elle ne voyait pas sa vie sans ses enfants, Odette ne voyait plus la vie sans lui, car malgré lui, il avait pris une partie de son cœur, il avait pris cette petite part importante. Sans s’en rendre peut-être, compte, mais il l’avait fait. C’était ça qui comptait. Elle avait envie de s’endormir à ses côtés en murmurant quelques paroles, de se lever à ses côtés et de passer une main sur son épaule, de s’assurer qu’il soit là, qu’il ne soit pas un rêve. De passer une éternité de cette façon et plus encore si elle pouvait. Elle ne pensait qu’à un avenir sur le court terme. Déjà apprendre à s’apprivoiser, se connaître, être sûr d’eux avant d’oser penser a plus. Mais le hasard, la chance… le Destin ? Toutes ces choses étaient parfois cruelles et imprévisibles. Le long terme pourrait venir comme il ne pourrait jamais pointer le bout de son nez. C’était le risque à prendre, s’attacher et souffrir. Ou bien rester loin et louper de beaux jours, de beaux mois, de belles années.

Alors, elle profitait de cette fièvre qui la prenait elle, et elle seulement. Cette fièvre qu’il partageait. Cette fièvre qui n’appartenait qu’à eux. Parce qu’ils s’aiment. Certes loin des regards pour l’instant, mais ça ne seraient pas elle qui aurait honte de se promener à ses côtés. Bien au contraire. Les rumeurs, Odette s’en fichait plus qu’elle ne le pensait. Elle se fichait qu’on dise quoi que ce soit. Lui, il savait à quoi s’en dire. Elle n’avait pas besoin de profusion d’amour de sa part. Il n’avait pas besoin d’en avoir trop non plus. Juste ce qu’il faut pour se le prouver. Un regard, un sourire, une attention qui viendrait avec le temps. Ce genre de petites choses que seul un couple peut faire entre lui. Qu’on dise un instant qu’elle ne l’aimait pas. Et la personne en question serait sans doute la mâchoire dans les pierres du château. Elle ne mentait pas, elle ne savait pas mentir de toute façon. Alors, elle savait déjà mieux que personne que ce qu’elle ressentait pour lui était vrai, lus que vrai. Certes, les mots les plus sincères avaient mi peu de temps à sortir de la barrière de ses lèvres. Peu de temps pour certains était synonyme de mensonges, de perfidies. Mais elle ne les avait pas dits durant des mois à un homme qu’elle avait côtoyé, à un homme qui lui avait donné deux enfants. Elle ne l’avait pensé que trop tard, elle ne l’avait compris que trop tard et là, elle l’avait compris et préférait le dire plutôt que de se taire et de ne jamais avouer la vérité sur ses sentiments qui la liait à lui. Oui, on pourrait croire que le manque de réaction du loup était signe qu’il se fichait éperdument d’elle. Mais chacun voir midi à sa porte. Chacun voit ce qu’il a envie de voir et elle avait vécu ses actions, sa protection, sa colère et les mots durs, les caresses, la tendresse qu’elle était la seule à voir. Une personne pouvait dire ce qu’elle voulait, elle n’avait pas vécu ce qu’ils avaient vécus. Et pas même un tiers de tout cela, elle avait l’impression qu’ne l’espace d’un mois, elle avait vécu plus de temps que cela. Des années peut-être. Une relation vite construit qui inquiétait certains, qui en faisaient rager d’autres à l’instar de Béatrix. Elle se fichait bien des racontars, elle avait vécu avec lui ce qu’elle voulait, ce qu’ils devaient vivre selon le destin et les bâtons qu’il mettait dans leurs roues. Une nuit, un cœur en miette, un enfant perdu et des sentiments dit, une promesse d’avenir. Voilà ce qu’ils avaient. Des bases solides construites sur des épreuves que certains couples naissants n’auraient pas supportées. Mais leurs forces de caractère si complémentaires les aidaient chacun à relativiser bons nombre de situations complexes. Et ça les aiderait encore dans quelques mois. Dans quelques jours, dans quelques heures peut-être. Elle ne savait pas la blonde, elle se contentait de profiter de l’instant présent et donc de la danse de leur corps. De profiter de sa chaleur et de ses caresses comme s’il s’agissait des dernières. Elle ne voulait pas que ça s’arrête, parce que son corps lui dictait bons nombre de pensées peu pieuses et peu socialement acceptables. Elle s’en fichait, car elle ne voyait que lui.

(…) L’amour était fort, autant physiquement que sentimentalement. Elle ne s’en doutait pas, mais elle le sentait, ça usait ses pores de peau. Et ça en crevait les yeux que même un aveugle pourrait le voir. Odette n’avait pas besoin d’en savoir plus sur ce qu’il ressentait qu’elle était déjà comblée de le voir ainsi assis à ses côtés. Après l’amour, il y avait ce genre de petites attentions qu’on aimait faire. Parce qu’elles étaient appréciées, nécessaires. Mais elle riait à voir ses cheveux, habituellement bouclés, descendre dans sa nuque. Elle appréciait voir qu’il y avait encore des pans de lui-même qu’elle n’avait pas découverts. Et c’était plus qu’agréable. C’était indispensable. Une main dans le bas de son dos, elle se plait à poser un long moment sa tête contre son épaule encore humide. Une douche salvatrice, une excuse comme une autre, une réconciliation plus qu’inattendue alors qu’elle était venue chercher la guerre des sentiments. Alors qu’elle avait voulu montrer une part sombre d’elle-même et de l’ardeur de ce qu’elle ressentait. Elle ne voulait pas se partager, croire qu’il pensait la même chose vis-à-vis d’elle. Et elle pensait ne pas s’être trompée. Elle n’avait pas besoin de plus que du contact de sa peau pour l’apaiser. Elle voyait déjà demain et pensait qu’elle l’attendrait ici toute la nuit jusqu’à ce qu’il réapparaisse au petit matin. Elle croyait vraiment que l’odeur des draps pourrait l’apaiser, elle et sa crainte de ne pas le voir revenir. Être si proche de lui, alors qu’il serait sans doute loin de Poudlard, alors qu’il serait loin ne blesser personne, pas même un petit turbulent nocturne qui serait dans le château. Elle sourit, puis se saisit finalement de quelques une de ses affaires. Sous-vêtements, pantalon et chaussures. Le bas du corps totalement vêtu, elle s’assoit à ses côtés. Un repos de l’âme trouvé finalement, mais l’heure approche et malgré elle, elle regrette de devoir partir si vite. Comme ça, comme si c’était un rencard entre prostitués. Habituellement, elle l’aurait poussé dans les draps à vouloir l’entendre parler de quoi que ce soit à propos de lui, de son passé, de sa famille. Elle était curieuse d’en savoir plus sur cette magnifique femme brune habillée avec l’uniforme de Beauxbâtons. Mais elle n’avait pas le temps d’y penser, parce qu’elle était prise par des obligations qu’elle avait bien voulu prendre. Et pourtant, son cœur comme son corps la suppliait de rester. Mais c’était le début d’une vie à deux où ils ne feraient que se croiser durant certaines périodes et cette période en était une. Elle tenait bien trop à lui montrer qu’il pouvait être fier d’elle et de ses capacités à défendre la liberté, plutôt que de rester ici comme une lâche abandonnant ses responsabilités. Il y avait sans doute là-dedans un peu de fierté de Moody, mais c’était autre chose. Elle avait besoin de faire sa place dans l’Ordre quoiqu’on puisse en dire et il ne s’était pas mis entre cette envie et son envie de la protéger comme il l’avait fait sur le chemin de traverse en tuant un mangemort. Elle l’en remerciait. Il avait au moins eu le courage de la laisser faire ses propres erreurs. Ses propres choix.

Elle reste cependant un long moment à l’observer. Tous deux torses nus, elle n’avait presque pas honte qu’on puisse voir les stigmates de sa grossesse, peut-être un jour trouverait-elle un baume qui fasse disparaitre les vergetures et Aries pourrait sans doute l’aider. Mais elle n’y pensait pas, à l’aise malgré ses complexes. Il était le seul à la voir ainsi depuis longtemps. Une chance ? Peut-être pas. Pourtant, elle se penche un instant, enflant à la va-vite son soutien-gorge. Le temps… Ce fichu temps était encore en train de faire passer un moment qu’elle ne souhaitait pas arrêter. Puis, une surprise, une attention, un baiser dans le cou. Malgré elle, elle rougit instantanément. Pas de gêné, de plaisir et de joie sans aucun doute. Elle sourit, en se retournant sur lui. Ses lèvres à quelques centimètres des siennes s’effleurent dangereusement. « Je… Tu es si belle. » Si le but était de la tuer pour être aussi charmant, il réussirait presque son coup. Elle n’était pas habituée aux compliments qu’elle ne savait pas quoi y répondre si ce n’est la tendresse d’un baiser sur ses lèvres si proches. Elle était gênée. Est-ce qu’un jour on lui avait dit qu’elle était belle ? Elle n’avait pas même le souvenir qu’Adrien lui ait dit. Mais, elle était presque muette à tout cela, un murmure cependant, s’échappe de ses lippes, soutenant doucement, tendrement amoureusement le regard. « Merci. » Elle ne savait pas quoi dire d’autre, elle ne se doutait pas même de la bataille qui faisait rage dans sa tête pour qu’il puisse se confier sur ce qu’il ressentait à son égard. Elle n’en avait pas même le sentiment intérieur. Elle se contentait juste de l’observer, ce contact visuel qui faisait un bout de leur relation, ce regard qui avait toujours était soutenu, souvent lâcher pour regarder autre chose ou alors d’un baiser, sinon, ils se quittaient rarement des yeux dans des moments d’intimités comme celui-ci. L’un des rares moments qu’ils avaient après l’amour. Le premier, elle l’avait gâché en partant au petit matin sans un mot. Odette pose une main sur son épaule, la serrant affectueusement, elle ne parle pas. Pas du tout, elle profite juste de lui, de sa présence et du bien que cette dernière a sur lui. Il a pourtant le souffle court, quand elle pose son front contre le sien, dans un moment doux. « Je… » Elle est presque tentée d’imaginer la suite, mais des pas dans l’escalier, une voix qu’elle redoutait d’entendre. Il allait le lui dire, elle le savait désormais, il fallait vraiment qu’elle mette son nez partout cette brune. Odette n’en rageait pas extérieurement, c’était trop facile, c’était la faire gagner un peu plus dans le jeu. Elle se refusait de la faire gagner. Alors qu’ils tournent tous deux leurs regards vers l’embrasure de la porte. Elle se colle dans son dos. Possessive, plaçant un bras bien visible sur le torse du Lupin. Il était à elle, dont elle le comprenne bien. « Skander il faut qu’on… »

Et elle apparaît finalement devant la porte, la poussant pour entrer, alors que les yeux de la Moody lui lancent déjà des éclairs de jalousie de colère. Si bien que ses ongles s’enfoncent dans les épaules du Lupin. Que son visage vient de placer dans le creux de son cou. Observant simplement la scène. Elle n’était pas vraiment en état de parler sans la tuer sur le champ. Elle pouvait être chère pour Skander. Être une femme pouvait être bénéfique dans ce genre de moment. Odette avait déjà compris à la première interruption de Béatrix que cette dernière crevait de jalousie. Qu’elle était amoureuse de lui. Mais qu’elle soit jalouse ou pas, Skander était à elle. Pas à elle. Désormais, c’était elle la femme de sa vie et elle devrait s’y faire, Odette n’était pas prête à laisser la place vacante. Et jamais de toute façon. L'avenir, c’était Skander, un point c’est tout. « … parle. » Et enfin, elle se rend compte de la présence d’un couple dans la pièce et pas d’un Skander qui aurait pu être seul. Elle a juste l’envie de cacher à cette femme le torse qu’elle agrippe. Elle n’a pas envie de partager même ça avec elle. C’était leur moment, pas celui de trois personnes, juste le sien et celui de Skander. Qu’elle s’en aille. D'ailleurs, l’expression de la Française change du tout au tout alors que les informations lui montent à la tête. Passant de la gêne à une colère qui se lit sur ses lèvres pincées. Des minutes, des secondes passent dans un silence religieux, gênant pour les deux parties amies, Odette, elle, bout de rage à la voir encore dans les parages. « Tu peux pas juste frapper, comme les gens normaux ? » Skander semble à la fois énervé, mais aussi perdu de la voir arriver à ce moment précis. Elle pourrait compter les points Odette, mais elle ne le fait pas, pas le moins du monde. Pourtant, la brune sur le pas de la porte explose. « Les gens normaux. » Répète-t-elle crispée. Oui, elle n’était plus assez spéciale, qu’elle fasse la queue. « Elle est dans ta vie depuis quoi… un mois, et je deviens juste ‘quelqu’un de normal’ ! » Odette lui offre un sourire, maigre, mais qui signifie bien plus. Elle est gagnante sur ce set. Et un mois était quelque chose. Le monde tournait et si Béatrix avait du mal à l’admettre. C’était comme ça désormais. « Arrête ça Bea. » Il est froid, tendu, si bien qu’elle peine à croire qu’il dit ça à cette femme, à sa meilleure amie. « C’est bon, ce n’est rien », glisse-t-elle à son oreille. Non, ce n’était rien. « Pars maintenant. » Jeu, set et match. La Moody avait gagné cette fois. Et qu’importe le regard froid que Béatrix pouvait lui lancer avant de tourner les talons et de les faire claquer dans l’escalier. Pourtant, il se retourne vers elle, alors qu’elle lâche son emprise sur son torse. Le regard incompris. Non, il ne comprend pas. Comment ne peut-il pas voir ça ? « Je suis désolé, je comprends pas… elle… » Odette soupire en ramassant son t-shirt, l’enfilant rapidement. Un baiser sur le front, elle ajoute en se levant. « Je crois que tu fais quand même un peu exprès de pas comprendre Babe. » Oui, c’est ce qu’elle pensait, car ça crevait la pense que Béatrix était jalouse à cause des sentiments qu’elle nourrissait à l’égard du Lupin.

Elle sort de la chambre, s’accoudant à la rambarde de l’escalier, alors que la Française se retourne sur la blonde. Exécrable, c’était l’humeur des deux femmes. Des regards à se tuer, quand on sait pourquoi elles se battent certains diraient que c’est une bataille surfaite, alors qu’Odette pensait que c’était tout à fait légitime. « Tu veux pas grandir un peu ? » lâche-t-elle sachant très bien que son loup de Lupin l’entend parfaitement. Elle est d’un sarcasme qui ne la prend pas souvent, mais c’est le même que lors de sa confrontation avec Robb. Cette même colère qui était restée silencieuse. La brune arrête son avancée vers la porte. « T’as pas d’autres conneries à balancer Moody ? » Le ton est lancé, si bien que quoi qu’aurait pu faire Skander pour la retenir, elle descend les marches deux à deux pour se retrouver sur le même palier que Béatrix, face à face, quelques mètres entre elles. Elle est en effervescence et Béatrix également. C'était certain. En fait, quoi qu’il puisse dire du haut de l’escalier ou juste à côté d’elle. Elle ne répondait pas, mains dans les poches, les cheveux encore en bataille. « En fait, j’en ai quelque une, mais tu me pompes l’air, si t’as un souci, t’as qu’à dire ce qui te chagrine qu’on en finisse. » Elle marque une pause, un pas en avant des deux parties. « Ah pardon, j’oubliais, t’as perdu ce qui te restait de franchisse. » Un instant plus tard, c’est un livre qui manque de lui atterrie dans le visage, les lèvres pincées de Béatrix, sa baguette en main, alors qu’Odette se penche au sol pour récupérer la sienne tombée juste après avoir soigné la blessure de Lupin. Si le duel n’était pas envisageable ici, il était pourtant presque déclaré. Elle a un ricanement Béatrix. Un mauvais rire. « Tu crois que t'es la première, mais tu rêves les yeux grands ouverts blondasse » Oh, elle savait qu’elle n’était pas la première, mais elle fronce les sourcils Odette. Cherchant du regard Skander, alors que Béatrix. « Au moins, je sais de quoi t’as profité. C’était agréable ? » Son sang ne fait qu’un tour, alors que son regard croise les billes noisette du Lupin. Tu m’as menti. C’est la seule chose que ses yeux parvenaient à exprimer. Alors que lourdement, son poing s’écrase sur le visage de Béatrix. La distance rompue, au-dessus d‘elle, baguette lâché, un autre coup d’abat sur sa mâchoire. Qu’importe ses blessures. Elle avait gagné depuis des années cette pétasse. Et le pire dans l’histoire était que lui, cette personne en qui elle plaçait sa confiance pour l’avenir, il lui avait menti. Il lui avait menti et était-ce seulement le seul mensonge ?



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 20 Juin - 0:13

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

La française avait mauvais caractère – très mauvais caractère. Il se souvenait encore de cette gamine qui avait été enfermé dans les toilettes par des camarades serpentard de Skander, il était presque certain que Quintus – pourtant serdaigle - était dans le lot. Il se souvenait avoir trouvé la blague plutôt drôle – lui le gamin de serpentard de onze ans qui avait l’impression de renaitre entre ces murs, enfin libéré de l’emprise alcoolique de son père qui avait sombré une année plus tôt à la mort de sa mère. Beatrix avait été une cible facile, petite serdaigle brune aux yeux clair, sage comme une image, muette pendant les cours – la cible parfaite ; Honnêtement depuis la rentrée quelques mois plus tôt, il n’avait pas fait attention à elle, pas une seule fois, se moquant parfois d’elle quand il était en cours avec Quinn, car la petite était dans la même maison que son meilleur ami. Pourtant, cette gamine tambourinait contre la porte, maugréant en français des insultes. Française – ces mots, cette langue maternelle qu’il comprenait, c’était ce qui lui avait donné envie d’ouvrir la porte, et de lui dire que ces mots n’avaient rien d’élégants dans la bouche d’une jeune fille. Elle l’a insulté, puis elle a ri, voyant en Skander celui qui lui avait ouvert la porte, alors que jusqu’ici elle l’avait vu comme le serpentard qu’il était. En l’aidant, Skander avait ouvert la porte à l’amitié. Oui, car c’était bien de cela dont il s’agissait au début ; une amitié enfantine. Six ans à être amis malgré les différences, six ans à tout partager, même des soirées interdites pour se retrouver dans la salle sur demande, des veillés parfois. Il avait tout partagé avec elle, ses peines, ses joies, parfois même ses tourments. Elle savait pour son père, pour sa mère, pour tout ce qui avait pu se passer dans sa vie. Elle avait été sa confidente et sa moitié, tout comme Skander connaissait tout de son existence. Il n’avait jamais voulu gâcher ou changer quoi que ce soit à leur relation elle lui convenait telle qu’elle était. Il l’aimait – comme une amie, comme une sœur – telle qu’elle était. Il l’avait toujours aimé de la sorte, à chaque instant, cela n’avait jamais, et il savait que cela ne changerait jamais.

Pourtant il avait cru que ses sentiments vis-à-vis d’elle pourrait changer. Il se souvenait de cette soirée au début de leur septième année. Illégale, comme bien souvent. Ivre – déjà à cette époque – il avait cédé aux baisers de la brune, dont la sobriété était identique à la sienne. Ses souvenirs de cette nuit étaient assez flous, pourtant au réveil, il avait un goût amer sur les lèvres. Très amer, comme si goût du regret. Qu’avait-il fait ? A ses côtés, étendue dans les draps, la brune était encore endormie. Il craint son réveil, chaque seconde, conscient d’avoir franchi la ligne qu’il n’aurait jamais dû franchir. Il amena sa gêne avec humour, elle avait dit la partager. Rien de tout ceci ne s’était jamais passé, cela avait été le deal, ni plus ni moins. « On en rira dans dix ans » avait ironisé Skander. Dix-huit ans plus tard, il n’allait pas en rire. Pas le moins du monde ; Ils avaient décidé de ne pas en parler, c’était comme si de rien n’était comme si rien n’avait changé. Il ne comprit pas pourquoi du jour au lendemain, au retour des vacances de Noël elle n’était pas là. Partie pour la France, elle voulait suivre une fois les traces de sa mère à Beauxbâtons. Mais il était resté seul à Poudlard, enfin seul avec Lothar, Aries, Cassiopeia, Quintus, et même Ciena. Pourtant, Beatrix lui avait manqué, vraiment.  Pas comme une amante, pas comme l’amour vrai et sincère. Non, sa présence lui avait manqué, comme celle de Lothar lui manquait. Il l’avait revu en septembre de l’année suivante et avait l’impression qu’il ne l’avait pas vu depuis des années. Il avait grandi, mûrit, mais rien n’avait changé pour lui, elle était resté la même : sa meilleure amie, sa sœur, celle qu’il aimait à sa façon, sans jamais attendre ni vouloir plus. Aussi curieux soit-il, elle était son âme sœur, celle capable de le comprendre sans les mots. Il avait vu dans son regard que quelque chose avait changé, mais il n’avait jamais osé demander quoi, de peur de commettre un imper, de peur de tout briser. Peut-être aurait-il dû pour ne pas construire leur relation sur un mensonge.

Les mensonges ou sa grande spécialité. Il était expert en la matière, il avait passé cinq années auprès de la Main Noire, infiltré dans leur rang pour le compte de l’Ordre du Phénix, il n’y avait pas à douter de ses capacités. Un véritable menteur né. A Poudlard l’était déjà, enfin à l’époque il était un sacré baratineur, rien d’autre, le genre de type pour qu’il l’on se laisse convaincre de bien des choses mais à la fin il ne fait rien d’autre que vous briser le cœur. La Main noire avait changé Skander, l’intégrer pour le compte de l’Ordre lui avait donné encore plus envie de se battre, encore plus envie de réussir. Cela avait aiguisé ses talents de menteur. Pourtant, quand Odette lui avait demandé s’il avait couché avec Beatrix il avait répondu Non. Parce que c’était la première chose qui lui venait à l’esprit. Dix-huit ans plus tard il y avait clairement prescription, et quand bien même… C’était entre eux – juste entre eux deux, peut-être avait-il lâché un mot sur la question à Aries – mais rien d’autre. C’était leur secret à eux, leur erreur, leurs faux pas – dix-huit ans plus tard pour Skander c’était du passé. Enfin, il ne se doutait pas qu’il restait une trace de leurs ébats, une sacré trace : un enfant. Jamais il n’aurait l’occasion de jeter son incompréhension à la tête de Beatrix, quand il l’apprendrait ça serait une trahison. Une de plus.  Mais Beatrix ne serait pas là pour affronter la vérité. Il devrait y faire face seul, enfin, pas complètement seul, mais il n’y aurait que lui à blâmer. Si Beatrix lui en avait parlé à l’époque, il aurait assumé, c’était certain, mais ce n’était pas pour autant qu’il aurait développé des sentiments amoureux pour elle. Non, il aurait aimé cet enfant, il s’en serait occupé, déterminé à ne pas devenir comme son père, et il aurait fait ce qu’il fallait. S’il avait su sa vie aurait été bien différente, à la Purge, il aurait sans doute quitté le pays aux côtés de Beatrix et de l’enfant. Il serait bien loin d’ici, car ses priorités auraient été bien différentes. Mais il était ici, sa vie avait été bien différente.  Il n’avait pas d’enfant à charge, la Purge l’avait complètement fait sombrer, il était loup garou, leader de l’Ordre, et il voulait croire que rien n’avait changé entre lui et Beatrix alors que cela faisait dix-huit ans que tout avait changé. A cause d’une erreur.

Il ne voulait pas parler de ses erreurs. Dieu sait s’il en avait fait au cours de sa vie. Des graves et des moins graves que d’autres. Il savait qu’avoir été plusieurs fois sur le chemin de traverse alors qu’il était recherché avait été une erreur, mais sans cette erreur, Odette ne serait sans doute pas de ce monde désormais. Il y a des erreurs qu’il ne regrettait pas : comme celle-ci. Il ne regrettait pas d’avoir été sur le chemin de traverse, tout comme il ne regrettait pas ses actions là-bas – elle avait été recherchée à cause de lui, mais elle était en vie. C’était tout ce qui lui fallait, la seule chose qui comptait. Les erreurs successives dans leur relation les avaient conduit ici – ce n’était pas si mal. Ce n’était pas mal du tout pour quelqu’un comme lui. Pour un type qui ne croyait plus à l’amour. Pour un type qui ne croyait plus au bonheur. Pour un type qui ne pensait plus jamais ressentir quoi que ce soit pour quelqu’un. Elle l’avait réveillé et guéri. Depuis qu’elle était là, Ciena avait disparu de ses rêves et de ses cauchemars. La soif d’alcool, et l’envie de planer pour oublier avait aussi disparu. Pas complètement, il luttait encore pour s’en débarrasser complètement, sachant qu’un faux pas de sa part risquerait de tout briser. Mais pour rien au monde il ne voudrait briser ce qu’ils avaient.  Pour une fois qu’il croyait à une histoire, il fallait se battre pour elle. Croyait-il plus à cet avenir avec Odette qu’il avait cru en l’avenir avec Ciena ? Il ne saurait répondre. Le contexte n’était pas le même. Avec Ciena le monde était en guerre mais ils avaient un chez eux, une vie un travail, avec Odette, ils n’avaient rien de tout cela, la guerre était totale, et ils avaient tout perdu, leur chez soi, leur travail – tout. Il ne voulait pas avoir à comparer l’incomparable. Il ne pouvait pas comparer la blonde et la brune, elles n’avaient rien en commun, même pas le tempérament. Rien du tout. Diamétralement opposées mêmes. Si Skander avait cherché le fantôme et le clone de Ciena pendant des années, Odette était la preuve qu’il avait enfin réussi à tourner la page, au moment où il s’y attendait le moins. N’est-ce pas ça l’amour ? Cela vous tombe quand vous ne le cherchez plus. Il avait arrêté depuis longtemps, convaincu qu’un monstre n’y avait pas droit. Pourtant, elle l’aimait et il l’aimait en retour. Il avait tenté de lui dire quand que Beatrix fasse une entrée fracassante. Mais Skander ne lui passerait pas ce comportement, il ne pouvait pas. Autant il voulait éviter le conflit, mais cette fois-ci cela ne passait pas.

Il ne comprenait pas le comportement de Beatrix. Il ne voulait pas comprendre, dix-huit ans qu’il restait aveugle aux sentiments de la sorcière. S’il avait été au courant, il n’aurait sans doute jamais céder aux beaux yeux de Ciena, mais il n’avait pas réalisé qu’il avait préféré sa meilleure amie à elle. Pourtant, elle était restée proche de ses amies, malgré tout. Il ne pouvait pas imaginer à quel point elle l’aimait, assez pour ne pas lui en vouloir, assez pour rester à ses côtés après tout ce temps. Il confessa à Odette ne pas comprendre sa réaction. Il reste incrédule tandis qu’elle se penche pour ramasser son t-shirt et l’enfiler, avant d’ajouter embrassant le front de Skander, « Je crois que tu fais quand même un peu exprès de pas comprendre Babe. » Il ne sut dire ce qui le surprit le plus. Le baiser tendre sur le front, le fait qu’elle lui dise qu’il faisait exprès de ne pas comprendre ou « Babe ». Sans doute la dernière des trois propositions.  Un surnom affectif, comme un autre, mais c’était le signe de l’attachement qu’ils avaient l’un pour l’autre. Il n’était pas encore prêt à lui donner un surnom affectif, mais cela viendrait sans doute, tôt ou tard. Avec le temps et les sentiments. S’il arrivait à lui dire qu’il l’aimait il arriverait à lui donner un surnom affectif. Il lui fallait du temps pour ce genre de chose – beaucoup de temps. Il lève alors les yeux vers elle, alors qu’elle est déjà rhabillée, prête à partir. Il savait que le temps leur était compté, mais avait-elle besoin de partir comme ça, sans qu’ils puissent en parler ? Elle sort à la suite de Beatrix. Cela n’augurait rien de bon, Skander mit quelques secondes avant de le comprendre, attrapant à son tour son t-shirt pour l’enfiler.  Il connaissait Beatrix, et l’avait rarement énervé de la sorte. Mais il comprenait, maintenant c’était évident. Cela sautait aux yeux. C’était de la jalousie, une véritable jalousie. Elle n’avait jamais tourné la page, jamais, mais ce n’était pas la première qu’il le voyait avec une femme. Elle ne l’avait vu qu’avec Ciena, mais elle n’aurait rien fait contre Ciena. Rien contre sa meilleure amie. Odette en revanche…

Le temps d’enfiler un t-shirt, et déjà les chignons sont en train de se crêper.  « Tu veux pas grandir un peu ? » Odette serait-elle reine dans l’art du sarcasme ? Peut-être. Ce n’était pas déplaisant d’avoir une femme avec du répondant, loin de là. Il préférait les femmes avec du répondant à celles trop docile qui ont peur de dire ce qu’elle pense. Il savait qu’Odette le dirait si elle avait quoi que ce soit à lui reprocher, cela pouvait déplaisant, mais cette franchise était nécessaire pour une relation longue durée. « T’as pas d’autres conneries à balancer Moody ? » Il sort alors de la chambre, et voit les deux sorcières à bonnes distances, en pleine joute verbale. Le ton de Beatrix est froid, et sarcastique également. Le Moody est du même tonneau que les « Moody » que lançait jadis Skander à la blonde, froid et énervé. Il n’avait pas vu souvent Beatrix hors d’elle, elle était d’une nature plutôt calme, sa nature de serdaigle n’y était pas pour rien. Mais Odette décide de descendre les marches allant à la rencontre de la brune. Skander lui ne sait pas quoi faire, les laisser s’affronter, ou intervenir. Il ne savait pas très bien. Prendre le parti de Beatrix, ou celui d’Odette ? Il avait déjà pris le parti d’Odette en demandant à Beatrix de partir. Elle comptait pour lui, différemment de Bea. Mais les deux comptaient pour lui. Il avait besoin d’elles deux, c’était une réalité. « En fait, j’en ai quelque une, mais tu me pompes l’air, si t’as un souci, t’as qu’à dire ce qui te chagrine qu’on en finisse. »  Odette est bien téméraire. Skander ne pouvait nier que c’était présent. Mais il ne pouvait pas savourer cet instant parce qu’il était inquiet de la suite des évènements. Odette ne pouvait pas s’énerver avant une mission, d’expérience c’était très mauvais pour la suite. Il restait en retrait, tandis que la blonde ajoutait, « Ah pardon, j’oubliais, t’as perdu ce qui te restait de franchisse. » Un livre vol alors, sous le regard incrédule. Il était habitué au bataille, mais pas à ça. Pas au crêpage de chignon. Il avait été élevé avec des garçons, eux se frappaient avec leur poing, pas avec des mots. Il descend lui aussi une marche, décidé à prudemment mettre un terme à tout ça, quand Beatrix ajoute, « Tu crois que t'es la première, mais tu rêves les yeux grands ouverts blondasse »  Non, ce n’était pas la première. La première blonde, peut-être mais c’était bien la seule chose. Skander arrive presque à sa hauteur croisant son regard, quand Beatrix rajoute ces mots qu’il ne voulait pas entendre,  « Au moins, je sais de quoi t’as profité. C’était agréable ? » Il croisa le regard d’Odette et comprit alors son erreur. Il avait commis l’erreur de coucher avec Beatrix une fois il y a dix-huit ans, il avait préféré l’omettre parce que ça n’avait pas d’importance, et dans les yeux de sa blonde, il vit la déception. Oui, il lui avait menti.

Il veut dire quelque chose, mais il n’a pas le temps. Qu’aurait-il pu dire ? « Désolé mais c’était y’a dix-huit ans, j’ai oublié ? » Il n’avait jamais oublié, il avait juste cessé d’y penser. Mais tout était clair maintenant. Leur relation avait changé depuis ce jour-là, elle avait été incapable de tourner la page. Lui en avait été capable, conscient que pour lui rien ne changerait, inconscient que pour elle tout avait déjà changé.  Mais il ne pu rien dire que déjà Odette lui sautait dessus, lui mettant un coup de poing.   Il ne put cacher sa surprise. En deux fois, par deux disputes, Odette laissait la violence l’emporter. S’il avait cru qu’elle puisse se laisser guider par ses pulsions, il n’y aurait jamais cru. Pas que cela soit déplaisant, au contraire, il préférait cela à l’inaction. Mais c’était plutôt inattendu, une femme pleine de ressources et de surprises voici ce qu’elle était, tandis que lui n’était qu’un homme de secrets et de mensonges. Juste un sale menteur. Pourtant, il ne pensait pas à mal, il n’avait pas honte de cette épisode de sa vie, il assumait. C’était une erreur qu’il assumait. Jamais personne n’en avait reparlé, mais si Beatrix l’avait fait, il aurait campé sur ses positions. Il fait alors un pas en avant, se pencha pour l’attraper, la fougueuse Odette qui laisse sa rage parler. Il la comprend, il est comme elle, le premier à foncer tête baissé, du genre à frapper avant de discuter. Il l’entoure de ses bras, attrapant alors ses mains pour l’empêcher frapper Beatrix une fois. Mais ce n’est pas la raison principale. On peut si aisément se casser la main en frappant quelqu’un de la façon inapproprié. Il en avait fait l’amère expérience lors de sa première bagarre à Poudlard. Il s’était brisé les os de la main et s’était retrouvé sur le lit de l’infirmerie avec Quintus qui lui expliquait avec ses manières de serdaigle par a plus b qu’il aurait dû faire ci ou ça. Il entoure Odette de ses bras, la portant alors pour qu’elle s’éloigne de Beatrix. Il n’accorde aucun regard à celle-ci. « Arrête. » Murmure-t-il ses lèvres collé à son oreille, au creux de ses cheveux blonds encore décoiffé. « Tu vas te faire du mal. » Ses mots sont à mi-voix. Il ne veut pas qu’elle se fasse mal, encore moins qu’elle parte en mission énervée. Il ne veut pas qu’elle parte, mais si elle part dans cet état d’esprit il n’est pas certain d’y survivre. Il ne voulait pas la perdre. Il ne voulait pas la voir mourir, mais il ne voulait pas qu’elle s’en aille. Il ne voulait pas que ses mensonges puissent mettre tout cela à mal. Il aimait leur relation, leur façon d’être, les moments passés ensemble, et il l’aimait elle. Sans doute aurait-il dû y réfléchir avant.

Il reposa la blonde sur le sol, ne la lâchant pas pour autant. Il la maintient dans ses bras. Incapable de la laisser partir. Tandis qu’au sol, Beatrix se relevait sur ses coudes, encore sonné. Elle passa alors sa main sur sa mâchoire encore endolorie. Skander qui a encore la blonde dans ses bras, croise alors son regard. Il peut désormais lire en elle. Il peut lire sa peine, sa colère et sa rage ; et il comprend alors. Il n’avait jamais voulu que ça change, pourtant cela faisait dix-huit ans que la ligne était franchi, il avait cru qu’un peu d’humour pourrait parvenir à tout faire passer. La douce illusion.  Elle se relève alors difficilement, sans lâcher le loup de regard, n’adressant pas un seul regard à la blonde. Il n’a y que lui, il lit sa colère. Elle fulmine, il voit alors ses poings se serrer. Il la connait par cœur, il ne l’a que rarement vu dans cet état, souvent c’est lui l’énerve qu’elle doit calmer, pas le contraire. Pourtant, il n’est pas là pour elle. C’était Odette qu’il tenait au creux de ses bras, pour l’empêcher de continuer. « Elle me saute à la gorge et toi tu l’as serre tout contre toi !* » Peste-t-elle prenant une fausse voix mielleuse en français. Comme la dernière fois, volontairement pour écarter une Odette qui d’après elle n’en comprenait pas un mot. Skander serre Odette contre lui, tenant toujours ses bras. « Tu l’as choisie elle. Après vingt-quatre ans d’amitié, comment tu… » « Parce que ça me ressemble pas ? » Lâche-t-il les dents serrés, relâchant alors doucement Odette, pourtant prêt à la rattraper si elle décidait d’aller lui en remettre une. « Parfaitement. Parce que ça ne te ressemble pas. » Comment pouvait-elle savoir ce qui lui ressemblait, était-elle dans sa tête pour lui dire ce genre de chose. Skander ne la lâche pas des yeux, pas une seconde. « Si ça ne me ressemble pas, c’est peut être que j’ai trop changé pour que toi et moi on ait encore quelque chose en commun. » Lâche-t-il alors froidement. Beatrix ouvre la bouche, comme choquée. Elle allait dire des mots qui ne sortent pas. « Alors Ciena avait raison,» Il se fige, comment ose-t-elle parler de Ciena à cet instant, «  j’ai toujours refusé de la croire. Elle disait que tu pouvais être le pire connard qui soit, elle avait donc raison. » Ces mots claquent dans l’air, tandis qu’elle jette un dernier regard à Odette, et tourne les talons. Claquant la porte derrière elle. Skander quant à lui reste debout, comme si elle lui avait mis un coup en visage à lui aussi. Bien sûr qu’il était un connard, le pire qui soit même. Il l’était, l’avait été, et le serait sans doute encore demain. Cet instant en était la preuve, sa relation avec Beatrix en était la preuve, celle avec Odette le serait surement également. Il lâche alors complètement la blonde, un peu sonné par les mots de Beatrix. Il sait qu’Odette n’en a pas fini, pas encore. Il n’oublie pas ce regard qu’elle lui a jeté, il lui en menti, il l’a trahi.  Que peut-il ajouter ? Rien de bien suffisant, il le sait. « Je ne l’ai pas dit parce que ce n’était pas important. Parce que ça n'a jamais compté. » Pas pour moi, Lâche-t-il sachant très bien que ce n’était pas fini. Il la connaissait depuis plus de neuf ans, il n’avait vu pendant des années que la partie électrique de la sorcière, en un mois il avait appris à voir au-delà, mais elle avait ce feu toujours présent, un trait de caractère qu’ils partageaient. Aussi déterminer pourraient-ils être à construire quoi que ce soit, cela ressortirait toujours. La confiance désormais ébranlé, il ne leur resterait bientôt que les ruines de leur amour. Il réalisait qu’à la fin, il la détruirait tout simplement, comme il le faisait à chaque fois. Un amour destructeur.


This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Lun 20 Juin - 2:55

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

« Au moins, je sais de quoi t’as profité. C’était agréable ? » Pétasse. Voilà tout ce qu’elle pouvait penser à ce moment précis. Pétasse. Tout se lisait sur le visage d’Odette. Sa rage, sa peine, sa déception. Elle n’avait pas besoin de savoir si c’était une provocation ou pas. Elle ne pensait pas que ça pouvait être un mensonge. Une femme qui aime ne dit pas ce genre de chose, elle affirme. Et elle savait que la Française avait affirmé. Que c’était la stricte vérité et donc qu’elle avait gagné la bataille il y a longtemps. Ou bien peut-être que ça datait d’un peu avant leur relation. Et quelle relation ? Celle qui était basée sur des mensonges ? Celle où il n’était pas capable de lui dire la vérité. Celle où il ne se sentait pas obligé de dire la vérité. Ça ne marchait pas comme ça avec elle, jamais ça ne marcherait comme ça avec elle. Non jamais, elle avait un besoin de vérité. Fruit de l’amour d’un Moody de Gryffondor et d’une Scrimgeour de Serdaigle, si la blonde avait toutes les qualités de Serdaigle, grandir avec un père de Gryffondor l’avait rendue nerveuse. Colérique et animé par de mauvais sentiments par moment. Elle était hors d’elle, et une caresse où un regard ne la ferait pas revenir à elle, pas maintenant, c’était hors de question. Un juron s’échappe alors. Les pas se mettent tout seuls en marche alors qu’elle abat son poing sur la mâchoire de la brune en face d’elle. Un poing qui signifie plus pour elle qu’il ne pourra jamais le dire. Ferme là. Casse-toi. Ne l’approche pas. C’était sa possessivité qu’elle montrait plus qu’elle ne voulait le croire. Elle montrait qu’elle tenait à ce qu’elle avait, et c’était lui qu’elle avait. Malgré tout, malgré son mensonge, Skander était à elle, rien qu’à elle et qu’elle fasse place. Elle aurait tellement voulu la rouer de coups, oubliant qu’elle avait une mission dans quelques poignées de minutes, oubliant tout ça, ne se focalisant que sur sa rage. Rien d’autre. Parce qu’il n’y avait rien d’autre autour d’elle. la pièce, les effets personnels, les cadres, Skander. elle se foutait de tout. Elle avait juste envie de dominer cette connasse, de la dominer et de lui montrer que c’était elle désormais qui avait pris la place qui était restée vacante trop longtemps. Que si elle avait voulu tenter quelque chose, elle aurait dû le faire bien avant qu’elle arrive ! Certes, Odette était arrivée comme un cheveu sur la soupe, mais elle était là et n’était pas prête de partir. Jamais, parce qu’elle l’aimait, plus qu’elle-même. Mais elle prenait mal, très mal le gout acide de la trahison. Ce mensonge, elle ne savait pas de quand ça datait, mais elle s’en fichait pas mal, elle était passée avant elle. Et elle ne le supportait pas. Mais jamais son second coup ne toucha la mâchoire de Béatrix. Jamais.

Les bras puissants du loup viennent l’entourer, la faisant reculer de plusieurs pas, de plusieurs mètres, à l’autre bout de la pièce. « LÂCHE-MOI PUTAIN ! » hurle-t-elle. Alors qu’il n’a encore rien, dit. Sa voix suraiguë, ses jambes qui se débattent dans le vide. Qu’il la lâche nom d’un gnome de jardin. Qu’il la laisse lui montrer qu’elle tenait à lui au point de réduire en miettes une autre personne, comme il l’avait fait pour elle sur le chemin de traverse. Qu’importe que cette fille soit sa meilleure amie, une ancienne amante. Peu lui importait, elle avait juste envie de la foutre six-pied sous terre. Parce que c’est tout ce qu’elle méritait cette sale catin. Pourtant, elle sent son souffle contre son oreille, elle sent qu’il est tout près, elle sait qu’il ne la lâcherait pas, parce qu’elle n’avait pas à se battre pour ça. Il allait le lui dire. Il allait le dire et cette pute était arrivée comme ça. « Arrête. » Un mot dit avec tendresse qui ne l’apaise pas pour autant tentant en vain de bouger contre lui. Elle veut se défaire de cet étau qui la garde contre lui. Elle veut finir le travail, finir ce qu’elle avait commencé, avec ou sans son avis. On ne le touche pas, pas lui et surtout pas elle. Elle n’avait pas le droit de profiter de lui. Pas comme ça. « Tu vas te faire du mal. » « Je m’en bats les couilles ! Lâche-moi ! » Elle avait beau l’aimer, sa peau avait beau le crier à chaque centimètre, elle ne pouvait pas s’empêcher d’être vulgaire, elle n’arrivait pas à se défaire de cette rage, qui la faisait trembler. Elle ne se mettait pas souvent en colère – bien que ces derniers temps, il s’agissait presque d’un carnaval –, mais quand elle était dans ses périodes de transes, de rage, il fallait plutôt la laisser s’exprimer. Elle se débat, inlassablement, s’épuisant surement pour la mission qu’elle avait à mener dans quelques minutes. Le temps, cet ennemi de taille. Connard. « Pose-moi ! Merde à la fin ! Pose moi ! » Ne sachant pas vraiment si c’est parce qu’elle lui demande, ses pieds touchent finalement terre, mais la pression des bras du loup ne se défait pas pour autant, pas d’un iota. Avait-il peur qu’elle puisse tuer Béatrix dans cet état ? Ce n’était pas une option à prendre à la légère, pourtant, elle n’était pas du genre à tuer les gens. Pas encore. Elle n’était pas comme ça, elle était médecin, jamais elle tuerait pour le plaisir, et là, tuer Béatrix serait surement un putain de soulagement, une libération, un problème de moins. Mais malgré la force et la vigueur qu’elle perd, l’adrénaline et toujours là. Elle lui en veut à lui, comme elle veut encore lui foutre sur le visage. Elle s’en fout. Mais le regard d’une française encore au sol croise celui de son geôlier. Oui, ils se regardent. Elle explose. « Baisse les yeux salope ! » Jalousie, possessivité, tout était présent dans un cocktail explosif.

La colère, ce est-ce qu’il l’habite, comme Béatrix. Elles sont malgré leurs différends, en rage, une rage noir profond et destructrice. Et pourtant, le camp était choisi, c’était elle dans les bras de l’homme que l’une et l’autre convoitaient. Elle avait gagné cette partie, mais elle sentait ce besoin indéfinissable de lui en remettre une pour qu’elle comprenne que c’était elle qui avait eu le trophée. Elle avait son amour, son soutien. Elle ‘lavait tout entier. Elle avait besoin de lui, il avait besoin d’elle. C’était aussi simple. Mais elle ne déviait pas le regard. Les poings serrés à l’instar de ceux de la Moody. Lâchant dans un français qu’elle comprenait Odette. Voix de petite fille gâtée. Encore une fois. « Elle me saute à la gorge et toi tu l’as serre tout contre toi !* » Mais la respiration de la blonde s’accélère, il n’est pas difficile d’entendre son souffle saccadé soulever par la colère, à la limite de la crise respiratoire. Trop concentré par son envie de lui crever les yeux, trop concentrer sur cet objectif. Elle sent pourtant le torse de Skander se soulever dans son dos. Un, deux, un deux. Elle ne veut pas se caler sur ce rythme. Il est lent, trop lent pour l’agitation qui règne dans son esprit. « Tu l’as choisie elle. Après vingt-quatre ans d’amitié, comment tu… »  « Parce que ça me ressemble pas ? » Odette se gèle un instant. Comment pouvait-il encore lui tenir tête alors qu’elle avait levé le poing la première. C’était impossible, impensable. Elle n’arrivait pas à y croire, mais son rythme cardiaque ne se calmait pas pour autant, toujours à la limite d’une hyperventilation nerveuse. Pourtant, l’étreinte se desserre légèrement, mais elle ne bouge pas, ce n’est pas sa joute verbale, mais un pas en avant et elle s’en reprenait une. C’était certain. Elle soutenait un regard que Béatrix ne cherchait pas. Mais sa baguette au sol, Odette pourrait très bien la reprendre, un sort ne lui ferait pas de mal. « Parfaitement. Parce que ça ne te ressemble pas. » Qu’est-ce qu’elle en savait ? Elle ne savait rien. Elle le connaissait depuis vingt-quatre ans apparemment, et bien elle en avait loupé des choses sur Skander, elle avait loupé. Si Odette ne connaissait pas tout, elle savait qu’il était imprévisible, pas posé pour un sou, toujours en mouvement, qu’il changeait sans cesse. Il n’était pas banal comme certaines personnes, comme elle. Il était en perpétuelle évolution. Odette laisse s’échapper un petit rire nerveux, nerveux entre deux inspirations saccadées. Finalement que savait Béatrix de lui si elle ne connaissait pas la base ? Ça ne lui ressemblait pas et bien elle était bien là, Odette : un signe de changement. Pare qu’il changeait pour l’avoir elle. Et elle pouvait bien être une marchandise, pour lui, elle le serait.

« Si ça ne me ressemble pas, c’est peut-être que j’ai trop changé pour que toi et moi on ait encore quelque chose en commun. » Le ton est froid cassant. Odette aurait pu très mal le prendre pour elle. Mais elle se rend compte petit à petit que c’est presque une coupure qui s’installe entre eux. Une coupure nette. Dont elle est l’origine. Elle retient une réplique tranchante du style : dans ta gueule. Elle n’est pas calme, pas le moins du monde, comment pouvait-elle être calme un instant avec cette arrogante brune en face d’elle. Si Odette avait été sanguine, Béatrix avait été impétueuse, mauvaise. C’était ce qu’elle était. Des femmes jalouses ensemble ne pouvaient pas faire bon ménage. Elle ne voulait pas qu’il soit forcé de choisir, s’il lui demandait de choisir entre lui et Aries. Odette ne serait pas en mesure de lui répondre. Elle comprenait. Elle comprenait, mais sa rage et sa peur de le voir partir dans les bras de cette femme en particulier. C’était trop pour elle. Elle ne pouvait pas perdre quelqu’un d’autre. Elle refusait de perdre l’homme qu’elle aimait, c’était hors de question. Sa vie était à lui, s’il voulait lui enlever qu’il le fasse, mais qu’il le fasse s’il voulait aller voir une autre. Elle ne voulait pas être la témoin d’un autre amour. Elle voulait être sienne, pas celle d’un autre. Et elle ne voulait pas qu’il soit à une autre. Jamais, plus jamais. Cette place, c’était la sienne, ils s’étaient trop longtemps côtoyés, ils avaient lit tant de temps à comprendre, ils avaient tant souffert pour le comprendre que ça ne pouvait pas finir comme ça. C’était hors de question. Elle se sentait certes trahie, en colère contre lui, mais ça n’entachait en rien les sentiments qu’elle avait à son égard. Mais la Française semble être bien en peine de répondre quoi que ce soit au Lupin. Elle ne répond rien, elle cherche ses mots, une victoire pas assez cuisante au gout d’Odette. Une femme en colère a toujours, toujours quelque chose à dire. Parce que c’est comme ça. La blonde cesse de se débattre finalement, ses membres endoloris par l’amour, puis par la colère, cette mission ne serait pas de tout repos, Aurore allait l’avoir à l’œil et la réprimander. Plusieurs fois même. Mais elle s’en foutait, elle défendait ce qu’elle avait, hargneuse pour un homme. Son homme. Alors qu’elle tente de se venger de cette altercation sur les jumeaux, elle en perdrait la tête, compagnon de l’Ordre ou pas, elle en crèverait. Jusqu’à ce que finalement, la bouche pince de cette fille ce délit. Dans des mots froids, qui sonnent tellement vrai. L’électrochoc est tel qu’elle semble se souvenir des pertes du bureau le jour de la Purge, comme quand Robb le lui avait dit. Comme quand il avait compté les morts.

« Alors Ciena avait raison, » Ciena. Elle se glace dans les bras moins serrés du Lupin. Elle le sent se figer également. Cette femme était sans doute la dernière de la photo, celle qu’elle n’arrivait pas à nommer. Celle qui la mettait mal à l’aise. Celle qui avait été importante. Cette Ciena dont le nom revenait dans la liste de Robb. Cette fille, elle était persuadée que c’était cette fille dont il avait parlé à Sainte Mangouste. Celle qu’il avait tuée, celle qu’il avait perdue par sa faute. C’était donc elle. C’était donc comme ça qu’elle se nommait Ciena. « J’ai toujours refusé de la croire. Elle disait que tu pouvais être le pire connard qui soit, elle avait donc raison. » Les mots claquent alors que son temps ne fait qu’un tour, son sang bout de nouveau dans ses veines. « C’est toi la reine des connes. BARRE-TOI SALOPE ! » Et enfin, leurs regards se croissent de nouveau. Un instant, toujours entouré des bras du loup, c’est un autre juron qui s’échappe de ses lèvres alors qu’elle tourne les talons et qu’elle claque la porte signifiant bien qu’elle était partie. Et cette partie, c’était Odette qui l’avait gagné dans un sens. Elle savait qu’elle avait le soutien, qu’elle avait la protection et tout le reste de la part de Skander. Mais elle, pouvait-elle encore avoir confiance en lui, ne serait-ce que pour une parole ? Pouvait-elle lui faire confiance., une fois encore au risque d’être encore déçue et de se battre pour du vent ? Pouvait-elle lui faire confiance malgré l’amour qu’elle lui portait. Pourtant, aucun des deux ne parle, elle veut caler sa respiration sur quelque chose, elle veut reprendre son calme, elle n’est plus là, elle n’a pas lieu de s’énerver. Et pourtant, la colère est toujours aussi puissante. Toujours autant présente dans son être. Pourtant, le temps leur claque encore entre les mains. Tout semble si éphémère, tout a presque volé en éclat, mais elle est certaine de ne pas vouloir le perdre. Parce que c’est ce qu’elle veut. Il est ce qu’elle veut. L’homme de sa vie, le père qui élèvera ses enfants, l’homme qu’elle veut à ses côtés jusqu’à sa mort. Tant pis pour les défauts, tant pis pour le loup. C’est lui qu’elle veut. Et finalement, il la lâche. Il lâcha prise, elle fait plusieurs pas, ne voulant pas le toucher. Non, elle ne veut pas le toucher, elle ne veut pas le frapper lui aussi. Elle se fichait bien de qui avait était cette Ciena, elle ne se souciait que de Béatrix, de ce que le loup et elle avaient vécus, quand comment pourquoi ? Voilà les trois questions. Pourtant, elle ne voulait pas dire un mot. Sa poitrine se levant encore et toujours à un rythme qui défrayait la chronique. Mais elle ose enfin le regard. Il est figé. Il ne dit rien, comme sonné.

« Je ne l’ai pas dit parce que ce n’était pas important. Parce que ça n'a jamais compté. » Elle grogne, un cri de rage s’échappe de ses lèvres, alors qu’elle prend sa tête dans ses mains, lui tournant le dos plutôt que de l’affronter, que de le regarder. Elle pourrait très bien lui sauter à la gorge. Elle pourrait très bien lui faire du mal et il n’en avait pas besoin en cette veille de pleine lune. Il n’avait pas besoin de ça et pourtant elle désirait tellement lui en faire baver. Un autre cri s’échappe alors qu’elle se plie en deux pour laisser aller la rage. Elle s’en foutait bien que ça n’avait pas compté pour lui, c’était pour elle que ça avait compté, et il ne comprenait pas, il ne voulait pas comprendre, il restait aveugle à l’évidence. Et ça la mettait hors d’elle. Et de toute façon, si ça n’était pas important pour lui, ça l’était pour elle. Vive, elle se baisse, prend sa baguette dans ses mains, la fourre dans le sac de médecine qu’elle avait pris avec elle. Elle veut s’enfuir, elle veut partir d’ici le plus vite possible. Peu importe son état d’esprit pour la mission. Elle s’en foutait, elle voulait juste partir d’ici. Elle ne voulait pas d’excuse mielleuse, elle ne voulait rien, juste ne pas à le voir, pas maintenant. Pourtant, elle explose et c’est sa baguette comme une arme qu’elle lance sur le torse du Lupin. Les yeux qui pleurent d’une rage. « Je m’en contre fou que ça soit pas important pour toi ! Pour moi ça l’était de savoir bordel de merde ! Si c’était important pour toi ça serait avec celle que tu serais et pas avec moi ! » La constatation était effrayante pour la blonde, mais c’était la vérité. Si c’était Béatrix qu’il aimait, ça serait avec elle qu’il serait, pas avec elle. Mais c’était elle la femme importante, c’était elle qui occupait la place de l’amour dans son cœur de loup. Elle est en train d’exploser Odette, des gestes grands, des mains qui bouge. « Je ne t’ai jamais ! JAMAIS menti sur quoi que ce soit ! Et toi ! Une question simple bordel ! Portant si simple ! Tu trouves encore le moyen de mentir ! » Elle cogne son pied contre l’estrade en bois. Plutôt que sur le genou du Lupin. « Oh, tu n’as même pas pensé que j’aurais pu relativiser si j’avais su la vérité ?! Non ! Tu as préféré me mentir ! C’est encore pire de l’apprendre de sa bouche que de la tienne Skander ! C’est pire ! » Oui, c’était pire que tout qu’elle l’apprenne de la bouche de la Française, limite l’apprendre dans une prophétie du passé aurait été encore moins douloureux. « Je… » tempête-t-elle « Je préfère apprendre tout le mal que t’as pu faire de ta bouche que de celle des autres !? Tu comprends ça putain ? C’est pas compliqué pourtant de me faire confiance ? Si ? C’est si compliqué que ça !? » Elle cherche son regard cette fois. Complètement perdue et en colère cette fois.

Sa respiration se refait forte, elle mange ses mots entre deux inspirations. Elle respire mal, c’est plus qu’une constatation. Elle a mal d’avoir ainsi mal, mais elle n’arrive pas à se calmer, la rage est sur ses traits, dans sa voix, mais elle semble si triste, si brisée qu’elle ne sait pas par où commencer. En fait, elle n’a pas envie de savoir. Puis elle lâche tranchante. « Tu me brises le coeur. » Oui, elle avait si mal au cœur, de savoir qu’elle n’était pas encore digne de confiance avec tout ce qu’ils avaient vécu. Elle passe une main sur son visage, dans ses cheveux, elle pourrait s’écrouler au sol tant ses jambes tremblent de colère et de peine. « J’ai beau t’aimer de tout mon être, bordel de merde ! J’en ai assez d’être prise pour le dindon de la farce ! » Oui, elle l’aimait à crever sans aucun doute. Elle pourrait donner son âme au diable pour sauver la vie du Lupin, elle le savait, elle ne reculerait pas face à la mort si c’était pour le sauver lui. Elle tremble à s’en retenir contre les montures de bois. Sa voix presque muette alors qu’elle perd l’air, qu’elle s’étouffe. Elle sombre dans des abysses qu’elle ne pensait pas revoir de sitôt. Elle ne pensait pas ressentir la douleur de nouveau. Pourtant, il l’avait un jour prévenu, il brisait tout ce qu’il touchait. Il était symbole de destruction. « Marre ! T’entends, j’en ai ras le bol d’être prise pour une conne, tu m’aurais posé la question, j’aurais répondu avec franchise, parce que je refuse de te perdre ! » Elle marque une pause. « JE REFUSE DE TE PERDRE BORDEL ! » Elle fulmine encore un peu, la voix sourde, comme craintive d’entendre la réponse. « Mais il semblerait que t’en aies absolument rien à foutre dans le sens contraire. Je pourrais partir au casse-pipe, ça serait pareil pour toi Skander, la même chose ! » Et si elle ne revenait pas cette nuit, qui prendrait soin des jumeaux, qui prendraient soin de ceux qu’elle aimait tant. Elle ne savait pas. Pourtant, elle s’en fichait. Elle tombe, assise sur l’une des marches de l’amphithéâtre miniature. La tête dans les mains. Secoué de sanglots nerveux, sans larmes. Il l’énervait autant qu’il la rendait dépendante à lui. C’était une sensation indéfinissable, autant esquisse qu’elle faisait peur à la blonde. Elle ne pensait pas que l’amour puisse faire mal, pourtant le seul qu’elle n’ait jamais connu lui avait brisé le cœur au point qu’elle s’était presque donné la mort pour le rejoindre et sans ça, elle ne serait jamais tombée sur Skander, jamais elle n’aurait connu un bonheur digne de montagnes russes. Non, jamais. Et pourtant, elle tenait surement à se faire du mal. Elle y tenait peut-être. Mais elle ne pleurait pas. Elle n’avait pas la force de pleurer. Pas la force de paraître faible.

Mais elle avait une constatation dans la tête, si elle n’était pas venue, ils auraient pu parler, elle aurait pu dire ce qu’elle avait à dire cette salope de Béatrix. Elle aurait pu tout dire. Et elle aurait pu passer du temps avec ses enfants, loin de toute cette colère, de cet amour trop fort pour qu’elle puisse le comprendre. Soudainement calme, sa respiration se lève. Elle se redresse et le regarde droit dans les yeux, d’une voix sans timbre, comme si c’était la terrible conclusion de tout ça. Malheureusement. « Je n’aurais jamais dû venir ici. » Non elle n’aurait pas dû, comme ça tout aurait été dit. Et même si ça cassait un peu plus le Lupin, les images sont malsaines dans sa tête. Elle ferme les yeux. « Elle aurait pu dire ce qu’elle avait à dire, vous auriez pu… » Sa voix se coupe. Vous auriez pu cocher ensemble sans que jamais je ne le sache. Il aurait pu encore lui mentir. Il aurait pu encore lui cacher qu’elle était venue pour ce genre d’acte. Elle se sert contre elle, comme gelée. Elle a peur de ce qu’il pourrait dire, elle a peur de tout briser avec ses mots. Elle a peur de le perdre et pourtant, elle ne veut pas l’approcher. « J’aurais pu rester avec Orion qui est un peu malade, j’aurais pu profiter d’Antigone, j’aurais pu profiter d’eux. J’aurais pu faire tellement de choses. » Puis elle marque une pause, tremblante. « J’aurais pu me préparer pour la mission. Mais à la place de ça. » Elle rouvre les yeux, tristes au possible. « Je t’ai choisi toi. Toi et toujours toi. » Et finalement, le ton remonte aussi vite qu’il était descendu. « Et finalement tu me la fou à l’envers ! Bordel de merde ! Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Qu’est-ce que je t’ai fait !? Pourquoi je ne mérite pas ta confiance comme elle la mérite bordel ? » Une pause, les poings qui se serrent. « POURQUOI ? » Un hurlement qui rompt le silence.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 21 Juin - 1:34

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1848 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
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raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Les deux jours précédant la pleine lune étaient les pires qui soient selon Skander Lupin. Ces jours où l’on est habité par la bête, par sa colère, par sa rage, par sa violence, par ses pulsions animales, par cet appétit de violence, sans que l’on ne puisse rien y faire. Sans que l’on puisse la combattre d’une quelconque manière. On ne peut simplement pas imaginer ce qu’est une pleine lune tant que l’on n’est pas mordu. On ne peut pas. Il était esclave de la lune, c’était un fait indéniable, quelque chose même qu’Odette ne pourrait être capable de comprendre, si elle voulait essayer, elle n’y parviendrait pas. La lune était un joug permanent, une épée de Damoclès en permanence au-dessus de sa tête. Elle le menaçait d’être révélée aux yeux du monde magique, rien qu’à l’évocation de « loup garou » sa tête pourrait être mise à prix. Maintenant, le problème ne se posait plus concernant ce point : sa tête était déjà bien mise à prix, être leader de l’ordre du phénix suffisait grandement à s’attirer des ennuis. L’autre enjeu de la lune c’était d’être toujours sur le fil : ne pas savoir si l’on va garder son calme ou exploser ; ne pas savoir si on va garder le contrôle ou laisser la violence couler. Il n’était pas fier de ce qu’il avait pu faire dans sa vie, ce qu’il avait fait au nom de l’infiltration dans la Main Noire lui donnait parfois envie de dormir quand il y reprenait, s’il avait été capable de le faire, c’était en partie grâce à la bête qui comme par magie réussissait à inhiber le sens moral. Elle inhibait aussi les limites mentales. Foutue bête, putain de bête. Elle serait la seul qui serait son éternelle compagne. Quand bien même, s’il venait à mourir, elle crèverait avec lui, et ils iraient en enfers ensemble, pour lui, il n’y avait pas de doute possible à ce sujet. Il n’y avait que l’enfer pour un type comme lui, il avait beau tenter de racheter ses actions avec l’Ordre, il avait beau tenter d’agir comme un type bien, le jugement dernier lui rappellerait ses pires méfaits. Il était un monstre, un meurtrier, une machine à tuer. Oubliant ce qu’il était à côté, un homme, un ami, un frère, quelqu’un qui était capable de croire que une autre personne, un battant, un guerrier, un type amoureux, mais surtout un survivant.

Il avait déjà vu Odette énervée, il l’avait vu entrain de pleurer, il l’avait vu hors d’elle, il l’avait vu heureuse, il l’avait vu triste, mais il ne l’avait jamais vu comme ça. Il ne l’avait jamais vu être jalouse – il ne se souvenait pas avoir vu une femme être jalouse pour lui à ce point. Quand bien même une femme se serait intéressé avec lui quand il était avec Ciena se serait contenté de poursuivre son chemin, l’ignorant royalement, pensant peut être à sortir les griffes si elle s’approchait réellement ; rien de plus. Odette avait cette fougue que Ciena n’avait pas. Si Odette avait vu les sentiments de Beatrix pour Skander, nul doute que Ciena aussi s’en était rendu compte, elle serait rendu compte que les deux meilleures amies ne convoitaient qu’une seule et même personne ; Pourtant, Skander n’avait pas le souvenir d’avoir entendu les deux femmes se disputer à propos de quoi que ce soit – toujours unies. Pourtant, si Bea avait fait attention à ne jamais porter l’attention qu’elle voulait pourtant porter au sorcier, c’était à cause de Ciena. Comme si elle ne voulait ni trahir son amie, ni sa mémoire. Mais le voir heureux avec quelqu’un d’autre que Ciena,  voir que lui avait réussi à tourner la page alors qu’elle s’infligeait toujours une ligne de conduite par rapport à sa défunte amie, ça avait été la goutte d’eau. Et la française avec basculer, elle qui était d’habitude, gentille, souriante, altruiste sans un doute, et avenante c’était transformé en une amère furie. Il y a de la rage dans ses yeux, une colère – comme si elle s’en voulait d’être passé à côté de lui, sans vouloir retenter sa chance. S’il n’éprouvait rien, aurait-elle pu tenter de la convaincre ? Mille question devaient défiler dans son esprit. Se bousculant. « Si j’avais… » Avec des si, le monde serait bien différent. S’il ne pouvait changer qu’une seule chose dans vie – une seule, ça serait la mort de sa mère. Cela n’avait été ni plus ni moins que l’effet papillon. SI elle n’était pas morte, son père ne serait jamais devenu alcoolique, Skander ne se serait pas forgé ce caractère, ils auraient eu une mère pour leur apprendre bien des choses et leur donner de l’amour, son père n’aurait pas contracter des dettes de jeux auprès d’un loup garou, il ne serait pas mort, Lothar et lui n’auraient jamais été mordu, il n’aurait pas sombrer dans l’alcool, ou dans la drogue. Ils auraient eu une vie bien différente, sans doute loin de ce pays, car sa mère était une pacifiste, elle aurait voulu élever ses enfants loin de cette guerre. On peut regretter, mais cela ne change rien. Rien du tout.

Il y a cette rage dans la blonde, cette rage qui ne connait pas, mais qui ne lui fait pas peur ; elle peut toujours hurler, elle ne sera jamais pire qu’un Lupin en colère, les querelles souvent avec éclats de voix dans cette famille l’avait conduit à voir les gens enragé comme « calme ». Elle était humaine, ses colères étaient humaines et c’était une bonne chose. Une bonne chose qu’elle soit normale, qu’elle soit une sorcière comme les autres, car cette malédiction qui était la sienne, et celle de sa famille, il ne la souhaitait à personne – pas même à son pire ennemis. Il ne mordait personne – il ne l’avait fait qu’une seule fois, ignorant le sort de cette personne, ignorant qu’il avait mordue une de ses semblables ; c’était son seul regret de cette soirée au bal – d’avoir laissé l bestialité prendre le dessus, un instant. Odette était loin d’être une bête, elle était une femme blessée, c’était déjà bien assez dramatique comme ça. « Baisse les yeux salope ! »  S’il avait été capable d’en rire, il l’aurait fait. Mais il en était parfaitement incapable, rire dans cette situation. L’homme ivre aurait ri, mais il ne l’était plus depuis quelques temps déjà, capable de laisser derrière lui ses démons car il avait enfin retrouvé espoir, et il avait trouvé une raison supplémentaire de se battre, mais surtout d’être en vie. Il aurait ri, voyant Odette défendant ce qu’elle désirait face à Beatrix, il admirait cette force d’esprit, et ce côté « brute e décoffrage » quand elle sortait de ses gonds. Il n’aurait jamais supporté une femme sur la réserve, une femme qui n’est pas capable de laisser son être parlé, une femme qui se cache derrière des faux semblants. Odette n’était rien de tout cela, elle était forte, impulsive, mais avait une certaine douceur, le dosage savant mais parfait de ce qui était pour lui le plus proche de la femme idéale. Mais elle parvient à faire taire sa rage possessive quand la discussion ne regarde qu’eux deux : Beatrix et Skander. Car cela ne les regarde qu’eux, il prend la défense d’Odette même si elle a frappé la première, car il sait que la fautive est la française, cherchant la provoquer la blonde. Puis il sait que dans le fond le fautif, c’est lui. Mais Beatrix franchi une ligne, celle de trop. Elle n’a pas le droit de parler de Ciena. Elle n’a pas droit de dire ce nom tabou depuis trop d’années. Elle n’en a pas le droit. Skander se fige, elle lui aurait planté un poignard dans la poitrine l’effet aurait été le même. C’est la voix d’Odette qui la sort de son silence, accusant le coup : « C’est toi la reine des connes. BARRE-TOI SALOPE ! » Alors que c’est lui qui aurait dû sortir de ses gonds, c’est elle qui le fait, alors qu’il est trop secoué par les mots de Beatrix. Elle connait l’ampleur de ses regrets à ce sujet, elle ose enfoncer le couteau dans une plaie encore béante. Même s’il avait guéri de son amour pour elle, il ne pourrait jamais guérir de la culpabilité. « On y va plus tôt, j’ai mes dossiers à faire » avait-il dit ce matin-là, s’ils étaient partis comme prévu, elle serait encore en vie – sans doute, peut-être ne seraient plus ensemble, mais il n’aurait pas la mort de celle-ci sur la conscience. Beatrix savait tout cela, et frappait où ça faisait mal – vile, cruelle, visiblement blessée à son tour. Cette fois c’est lui qui était blessé – par ces mots, par ce reproche, par cette méthode. Il n’était pas irréprochable avec elle, mais méritait-il qu’elle ressasse les vieilles blessures ainsi.

Il avait commis une erreur, une grave erreur en omettant Beatrix, en mentant à son sujet. Mais ce n’était pas comme si c’était récent, ce n’était pas comme si cela avait été import pour lui. Il n’y avait que très peu de femme qui avaient compté pour lui. La plupart à laquelle il s’attachait ne finissaient jamais dans son lit. Parmi ces femmes importantes, irremplaçable qui avait sa confiance et son respect, il y avait d’abord l’indéfinissable Ombeline Lupin – étrange, drôle, et membre de sa famille, ce soutien dont on a toujours besoin, ce grain de folie qui vous fait toujours rire. Puis il y avait eu Cora McGonagall, la première qui avait réellement cru en lui, le loup alcoolique, un peu trop dépendant de la poudre d’escampette, celle qui lui avait dit qu’il fallait se lever et se battre, qu’il devait se trouver un but dans la vie pour ne pas sombrer. Il y avait bien sûr Beatrix – aussi insupportable fut elle à cet instant – elle comptait pour lui, comme une sœur, il pouvait dire qu’elle était aussi importante que Lothar et qu’Aries, elle partageait sa vie depuis tant d’année qu’elle le connaissait mieux que personne. Il y avait aussi dans ces femmes importantes l’impétueuse et têtue Gabrielle, la fille de Cora dont il avait juré de s’occuper et qu’il protègerait sur sa vie s’il le fallait. Elle comptait comme un membre de sa famille, à mi-chemin entre une sœur, et une fille. Le loup n’avait que peu de femme dans sa vie, celles-ci avaient supporté ses mensonges, elles aussi. Mais les femmes qu’ils aimaient aussi supportait ses mensonges, Ciena et maintenant Odette. Il était incapable d’être complètement honnête – il lui avait toujours fallu du temps. Mais combien de fois devrait-il lui rappeler que le temps est une denrée rare et périssable qui vous file entre les doigts ? Skander est incapable de retenir le temps. Incapable. Ce n’est pas seulement le temps qui lui glisse entre les doigts, c’est elle ; La blonde  lui tourne alors le dos, attrapant sa tête dans ses mains comme si elle pourrait se calmer de la sorte, comme si elle pouvait faire sortir ce mensonge de sa tête. Il reste immobile, ne voulant pas en rajouter. Il est à la fois abattu par les mots des Beatrix qui font leur mal, et par ce fossé qui se creuse entre eux. Ils avaient réussi à surmonter tant de chose en si peu de temps – il ne devait qu’à lui cette perdition. Leur relation était sur le fil. La sorcière retourna alors sa rage contre lui cette fois-ci, il n’y avait plus la brune pour la canaliser, elle devait la laisser exploser. Elle lui jette sa baguette comme acte désespérée, et pleure en rage, « Je m’en contre fou que ça soit pas important pour toi ! Pour moi ça l’était de savoir bordel de merde ! Si c’était important pour toi ça serait avec celle que tu serais et pas avec moi ! » Etre avec Beatrix ne lui avait jamais paru être une option, quand bien elle était belle et désirable, il ne l’avait désiré qu’une fois et une seule, influencé par l’alcool et la jeunesse. Ce n’était pas elle qu’il voulait, il le savait depuis longtemps déjà. C’était Odette – juste elle, celle pour qui savoir été important. Peut-être n’était-elle pas avec la bonne personne. Lui l’as dans l’art d’avoir des secrets, elle qui aimait savoir la vérité. Incompatibles peut être finalement. Ils sont semblable de caractère lorsqu’ils sont en colères, ils gesticulent, disent des mots qui blessent. Ils sont ainsi. Elle est ainsi. Lui, il reste de glace, sentant que sa carapace se brise, sentant qu’à chaque mot lui aussi est un peu plus au bord de l’implosion. « Je ne t’ai jamais ! JAMAIS menti sur quoi que ce soit ! Et toi ! Une question simple bordel ! Portant si simple ! Tu trouves encore le moyen de mentir ! »  Il la regarde cogner dans la table, plutôt que sur lui. Il se raidit alors. Oui, il était capable de mentir sur une simple question ; Il avait passé sa vie à mentir. « Oh, tu n’as même pas pensé que j’aurais pu relativiser si j’avais su la vérité ?! Non ! Tu as préféré me mentir ! C’est encore pire de l’apprendre de sa bouche que de la tienne Skander ! C’est pire ! »  Honnêtement, il ne l’avait pas cru capable de relativiser, elle avait débarqué comme une furie dans ses « appartements », sans y être invité. Il ne l’avait pas cru capable de faire la part des choses, il se trompait sans doute – il le savait ; Mais ce qui est fait, et ne peut être défait. Le sort en est alors jeté.« Je… » Elle est si énervé qu’elle en perd ses mots, doit reprendre son souffle. Il ne sait pas comment il peut encaisser tous ces mots sans intervenir, préférant lui laisser terminer son laïus interminable, elle allait le démonter point par point, il le savait. Il tentait d’encaisser pour ne pas détruire ce qu’ils avaient espéré. Mais pourrait-il retenir tout ? Il n’en était pas certain. « Je préfère apprendre tout le mal que t’as pu faire de ta bouche que de celle des autres !? Tu comprends ça putain ? C’est pas compliqué pourtant de me faire confiance ? Si ? C’est si compliqué que ça !? » Jamais elle ne devrait être au courant de ses faits les plus noirs. Lui-même était incapable de les avouer, il avait un passé obscure au sein de la Main Noire, avait dû faire le sale boulot pour quelque personne sous le poids du chantage, il n’était pas fier, mais il l’avait fait. Pour rien au monde il ne voudrait qu’elle soit au courant, pour rien au monde il ne voudrait qu’elle sache. Jamais il ne pourrait le dire, jamais il ne pourrait en parler, comme museler par la honte.

Il croise alors ce regard azur pour qui il irait au bout du monde, et bien au-delà s’il le fallait. Pourtant, ses sentiments s’ébranlent à chacun de ses mots, faisant bouillonner la bête en lui qui ne supporte ni d’être mise en défaut, ni agacer. Cette bête faisait partie de lui, désormais. Encore plus ces veilles de pleine lune. Il serre ses poings si fort que ses joingtures deviennent blanche, il tente de canaliser la peine et la colère, quand elle dit alors,   « Tu me brises le coeur. » Combien de fois lui avait-il brisé le cœur depuis qu’ils avaient décidés d’investir la vie de l’autre ? Il l’avait brisé une fois, c’était certain – et ne l’avait pas revu durant cette semaine qui lui sembla durer une putain d’éternité. Il n’avait pas cessé de pensée à elle, aucune drogue, aucun alcool n’avait réussi à faire passer ce manque d’elle. Il lui avait brisé le cœur, tout en brisant le sien cette fois-là. A cet instant à ses mots, il encaisse. C’était peut-être son cœur à lui qui se brisait aussi à chacun de ses mots, la colère de la sorcière était destructrice, comme ses mensonges, comme leur histoire. Robb avait peut-être raison de ne jamais les approuver : Skander allait tout faire foirer. Il allait la briser. « J’ai beau t’aimer de tout mon être, bordel de merde ! J’en ai assez d’être prise pour le dindon de la farce ! » Il l’aimait à en crever. Il avait envie de lui hurler, mais ce n’était pas le bon moment selon Skander Lupin – elle aurait cru à un vague moyen de tenter de noyer le poisson. Il commençait à la connaitre, elle était assez prévisible dans ces moments-là. Il l’aimait putain – assez pour tuer pour ce qu’il avait déjà fait. Il la fixe, la voyant alors trembler. Comme une feuille, c’était à peine si elle tenait debout. Il oublia un instant qu’elle allait partir en mission dans cet état-là. « Marre ! T’entends, j’en ai ras le bol d’être prise pour une conne, tu m’aurais posé la question, j’aurais répondu avec franchise, parce que je refuse de te perdre ! »  Il n’avait fallu que d’une putain de question pour qu’elle se mette dans cet état-là. Elle ne lui avait peut-être jamais menti, mais elle ne lui avait pas laissé le choix que de renoncer à un enfant, elle avait pris cette décision sans le concerté, l’avait-elle déjà oublié ? « JE REFUSE DE TE PERDRE BORDEL ! » Alors cesse d’agir comme une enfant, pense-t-il alors. « Mais il semblerait que t’en aies absolument rien à foutre dans le sens contraire. Je pourrais partir au casse-pipe, ça serait pareil pour toi Skander, la même chose ! » Elle n’a pas le droit de dire cela. Ne lui avait-il pas donné la preuve qu’il tenait à elle ? IL refusait de la voir tomber au champ d’honneur comme trop d’autre sorcier avant elle. Il l’aimait – il avait tué pour elle, l’avait-elle oublié ? Car même si elle n’avait rien demandé c’était un fait. Il l’aimait mais il était incapable de le dire, la gorge nouée par la colère, par la rage, par cette peine, il se brise doucement – sentant que son armure commence à vaciller, que son calme lui aussi a décidé de prendre la clef des champs. Mais c’est Odette qui chancelle alors, s’asseyant sur l’une des marches attrapant sa tête dans ses mains, comme pour se dire que tout ceci n’était qu’un mauvais rêve. Il est coupé en deux : l’envie d’aller la réconforter de lui murmurer des pardons à son oreille, de chercher à se faire pardonné, et l’envie de ne rien faire. Il n’est pas de ce premier type d’homme, il ne l’a jamais été. Cela ne lui ressemble pas – Beatrix avait peut-être raison. Rien de tout cela ne lui ressemblait. Il n’était peut-être pas destiné à être l’homme d’une seule femme, il n’était peut-être même pas destiné à trouver le bonheur. Non, il n’était peut-être destiné qu’à être un putain de monstre. Alors, il reste debout incapable de faire un pas vers elle.

Il n’en revient pas de tout ceci. Du drame, alors qu’ils avaient réussi à être au-dessus de cela, pour une fois. Car chacune de leur entrevue virait rapidement au drame. Il n’y avait que leur séjour à Ste Mangouste qui échappait à cette règle immuable. Ils n’avaient pas vécu de réel drame là-bas, ils avaient commencé à s’appréhender, c’est à cet instant qu’il avait compris qu’elle était quelqu’un de différent, quelqu’un dont il ne pourrait rapidement plus se passer. Elle avait calmé ses colères, sa peine et ses doutes, elle avait balayé ses peurs d’un revers de la main. Puis, il avait disparu, scellant son destin de fugitif qui causerait bien des torts à la sorcière, mais aussi à leur relation. Ils avaient connu plus de bas très bas que de haut, il avait peut-être plus vu les larmes et la colère d’Odette que son sourire radieux. Il ne saurait dire s’il voulait changer quelque chose à leur relation s’il le pouvait car… c’était ce qui avait noué le lien, les drames, les non-dits, c’était ce qui avait malgré tout entretenu le mystère et l’attirance avant qu’ils ne sombrent dans les bras et l’âmes de l’autre. S’il devait changer une chose : ça serait ce mensonge. Car il ne regrettait rien d’eux deux. Il ne regrettait pas. Juste ce putain de mensonge. Il était prêt à s’excuser, pendant le pour et le contre dans sa tête, sauf qu’elle ajouta les mots de trop. « Je n’aurais jamais dû venir ici. »  Les regrets étaient les mots les plus destructeurs. Regretter c’est blessé l’autre encore un peu  plus profondément, le faisant alors passé comme secondaire, comme non-important. Il la fixe, serrant ses poings. Il veut contenir cette rage latente, il ne veut pas lui faire du mal physique, retenir la bête était déjà bien assez difficile mais elle n’aidait pas. Elle lui disait cela, dans le blanc des yeux, assénant un coup dans ce qui restait de l’armure du loup. Il était presque à nu, elle faisait tomber ses défenses, une à une. Sa voix froide et sans nuance lui inspirait comme la lassitude de la situation. Il perd dans son regard quand elle clos ses yeux, ajoutant, « Elle aurait pu dire ce qu’elle avait à dire, vous auriez pu… » Bornée, elle campe sur ses positions. Quand comprendrait-elle qu’elle était plus importante que Beatrix ? Qu’il l’aimait plus que de raison, et que jamais ses sentiments vis-à-vis de Beatrix pourraient être aussi forts que cela. Il s’accrochait à Odette, à cet amour qui lui donnait le goût de la vie. C’était tout ce qu’il avait pour rester debout, et pour avancer. Avait-il commis l’erreur de miser sa sortie des enfers sur elle ? Sans l’ombre d’un doute, c’était son ressenti. Il se fichait de ce qu’avait pu vouloir avoir lui dire Beatrix, ne se doutant pas une seconde que c’était sans doute l’une des discussions les plus importantes de sa vie, cette discussion qu’il n’aurait jamais. A propos de cette fille qu’il ne connait pas. Il n’en saurait rien, pas du vivant de Beatrix, et il ne pourrait jamais l’en blâmer de vive voix, il ne pourrait que blâmer son souvenir. Mais il se fichait de cette conversation qui n’aurait jamais lieu, il focalisait son attention sur celle qui restait loin de lui, renfermé sur elle, « J’aurais pu rester avec Orion qui est un peu malade, j’aurais pu profiter d’Antigone, j’aurais pu profiter d’eux. J’aurais pu faire tellement de choses. » Sa voix tremble, le loup lui bouillonne. « J’aurais pu me préparer pour la mission. Mais à la place de ça. » Il craint la suite, pourtant c’est bien les mots qu’il redoute qui tombent, tranchants. « Je t’ai choisi toi. Toi et toujours toi. »  Il ne croit pas à l’accalmie : pire il s’en moque. Alors qu’elle élève de nouveau la voix, lui est sur le point d’imploser. Bientôt incapable de retenir ses mots, aussi dévastateur puissent-ils être. « Et finalement tu me la fou à l’envers ! Bordel de merde ! Qu’est-ce qui ne va pas avec moi ? Qu’est-ce que je t’ai fait !? Pourquoi je ne mérite pas ta confiance comme elle la mérite bordel ? »  Elle avait eu toute sa confiance – ses pensées utilisent un passé qui lui brise le cœur, lui serre la gorge, et qui lui fait serrer les poings. Quelque chose s’est brisé ce soir, c’est sans doute la confiance. Mais qui était-elle pour lui parler de confiance ? N’avait-elle pas été capable de lui faire confiance vis-à-vis de Beatrix plutôt que de débarquer ici jalouse alors qu’il rentrait tout juste de mission. Elle parlait de confiance, c’était de belles paroles. Elle hausse le ton, une dernière fois, la question comme un ultimatum. « POURQUOI ? » Vaste question.

Il ne sait pas comment il a été capable de l’écouter sans intervenir une seule fois ; peut-être parce qu’il tentait de garder son calme, pour ne pas envenimer d’avantage les choses. Il tient tellement à elle, putain, elle est devenue vitale à son existence. Il a besoin de sa présence, de son parfum, d’entendre le son de sa voix, de sentir sa peau contre la sienne, de la fièvre salvatrice d leur ébats, de ses yeux, d’elle, - de tout son être. Pourtant, quelque chose s’était brisé.  Il était prêt à se confondre en excuse jusqu’à ce qu’elle regrette, jusqu’à ce qu’elle lui dise qu’elle l’avait choisi lui. Lui n’avait rien demandé de tout cela, n’était pas assez grande pour faire ses propres choix, n’avait-elle pas son libre arbitre ? Elle ne pouvait pas le blâmer pour sa présence ici, elle avait fait ce choix seul, et les raisons de ce choix quant à elles demeurent discutables. Mais Skander ne peut retenir sa voix, sa colère et sa rage plus longtemps. C’est à son tour d’exploser, « OKAY J’AI MERDE ! » Il l’admettait volontiers car s’il pouvait changer cela, il le ferait. Sa voix est forte, il la fixe pourtant désireux de saisir son regard pour que les choses aient plus d’impact. Il n’avait pas rien qui était capable de le retenir, ce calme qu’il tenait infructueusement d’entretenir une veille de pleine lune volait alors un éclat. Cette fois-ci, c’est lui qui tremble de rage. Ses mains tremblent, alors il serre ses poings pour tenter de ses calmer, mais rien n’y fait. Il lâche un grognement,   « Qu’est-ce que ça change ? Tu crois pas que dix-huit ans, y’a comme qui dirai prescription ! » Le temps passait tellement vite – il avait encore l’impression que c’était hier qu’ils étaient en septième année à fêter le début de celle-ci allégrement. Il regrettait cette époque, pas pour Beatrix, mais pour cette jeunesse insouciante. Il aimerait revenir dix-huit ans plus tôt et ne pas avoir les mêmes tourments.  « DIX HUIT ANS PUTAIN ! » C’est lui qui laissa la violence lui glisser entre les doigts, donnant un coup de pied dans la chaise  où se trouvaient leurs vestes respectives, la renversant alors sur le sol ; il déteste sa violence, car il sait qu’il est incapable de la maitriser. Il regrettait encore d’avoir jeté Gabrielle par terre la dernière fois. Il ne voulait pas lui faire du mal physiquement. Il gesticule à son tour, ajoutant, martelant chacun de ses mots avec ses doigts, comme énumérant les raisons, les raisons de ne pas en tenir compte, « J’avais seize ans et j’avais bu – c’est à peine si je m’en souviens ! » Il marque une pause avant de pointer un doigt vers elle, accusateur, « Pas la peine de faire ta crise de jalousie, putain ! » Un vrai mot de liaison chez lui, « putain », un mot de liaison chez les Lupin en général. Il ne pouvait pas se passer de ce mot, le sorcier avait toujours eu un langage plutôt fleuri sur ce point, au grand damne de sa mère qui jurait par une certaine élégance à la Française. Elle serait bien déçue de voir son fils aîné jurer à tout bout de champ. Mais ces mots étaient canalisant. Ils étaient de la violence verbale – mieux valait qu’elle verbale plutôt que physique. Quoi que les mots peuvent encore plus blesser, il en est certain.   Il tente de retrouver son calme, et ses mots. Il les perd à chaque fois qu’il tente d’ouvrir la bouche. Il clos ses yeux un instant, poussant un soupire las et et nerveux. Il la fixe, et tente d’éliminer la colère, mais il est incapable, laissant s’échapper des mots de ses lèvres pourtant sincères ; « Tu pourrais avoir baisé avec n’importe qui avant, j’en aurais rien à foutre parce que c’était avant. Parce que maintenant je sais que … » Je sais que tu m’aime. Et que je t’aime aussi. Mais la dernière partie de sa phrase reste bloquée au fond de sa gorge, il est incapable de lui concéder les mots ainsi. Pourtant ça oui, il l’aime. Il l’aime mais il préfère soudainement se détruire que d’avouer, trop fier, incapable d’aller vers elle. Il détestait admettre ses torts, pourtant c’était ce qu’il faisait. Il avait eu tort, il le savait ; mais il n’allait pas s’agenouiller telle une carpette à ses pieds, le loup était bien trop fier.

Il tente de se calmer, lui tourne alors le dos, le temps de fermer ses yeux, tenter de faire le calme dont il avait besoin en lui pour ne pas regretter. Il ne voulait pas briser cela, il voulait se retenir de tout faire voler en éclat. Il sait qu’il tremble, ses mains viennent entourer son visage un instant, une seconde. Le contrôle était quelque part entre le calme absolu et la fureur totale, il ne le savait que trop bien, cherchant à atteindre ce point d’équilibre depuis bien trop d’années déjà. Il n’y parvenait pas.  Mais essayer n’était pas une option c’était une nécessité. Odette était tout ce dont il avait réellement besoin, il ne pouvait pas la perdre aussi bêtement, car c’était là qu’ils en arrivaient, il savait, il le sentait. La douce amertume en arrière bouche, d’une relation avorté. Il ne se sentait pas capable d’aller vers elle de faire un pas pour se faire pardonner. Il n’y arrivait pas. Il pousse alors un soupire, se retournant vers elle, restant un instant : répondant à son pourquoi de tout à l’heure, cette vaste question qui mériterait une bonne dizaine de rouleaux de parchemin, « Peut-être que j’ai besoin de garder mes secrets. » Parce qu’il devait les garder, il n’était ni fier de son passé, ni de l’homme qu’il était. Parce que sa philosophie était de laisser au passé ce qui est passé, de temps de se débarrasser de tout ce qui est superflu pour avancer. « Peut-être que j’ai besoin de … » De temps, ce mot ne sort pas. Il marque une pause, cherchant ses mots, essayant de peser ses mots. Mais il en est désormais incapable. Incapable de peser ses mots, comme s’il se fichait de leur portée et de leur conséquence. « Tu me parles de franchise, c’est le comble de l’ironie ça ! » Le comble de l’ironie, elle parle de franchise mais se souvient-elle seulement de la raison de sa présence ici ? Elle était venue fouiller dans ses affaires. Il ne voulait pas avoir de secret pour elle sur sa famille, sur son histoire - il lui cacherait la Main Noire et ses conséquences s'il le fallait -  mais il avait besoin de temps pour s’ouvrir, il avait besoin de temps. Elle ne lui laissait pas le temps.  Il réalisait soudain que sa logique ne tenait pas. Elle venait lui parler de franchise, d’honnêteté, mais que faisait-elle dans ses appartements, à son insu, sans qu’il ne le sache. Il avait beau l’aimer de tout son être, c’était son jardin secret, il n’avait pas encore décidé qu’il était prêt à la laisser entrer. Elle avait pu se perdre dans les photos et les souvenirs de son passé, sans gênes. Lui respectait sa vie, sa famille, ses enfants, il ne s’imposait pas à eux. Il fait un pas vers elle, s’arrêtant brutalement, explosant cette fois-ci, complètement, « Mais toi tu es venu fouiller dans mes affaires ? MES AFFAIRES ! » Il pointe du doigt ses souvenirs ; ces rares photos qu’il a réussi à sauver, ces quelques souvenirs arrachés au chaos. Il y a tout ce qui a jamais compté pour lui : sa mère, sa famille, ses amis et Ciena. Tout ce qui comptait et avait compté. Il ne voulait pas lui cacher les noms des visages sur ces photos, mais elle avait fouillé, ici, chez lui. Ce qui s’apparentait le plus à un chez lui. «Tu es contente de ce que tu y as trouvé ? » Lâche-t-il avec arrogance, et sarcasme. Il laisse échapper un rire, lançant d’autres mots plus assassins, « Pas de femme, pas d’enfant caché ! Super !  » Il faisait écho à son omission à elle : ses enfants. Maintenant, il s’en était accommodé, même plus qu’accommodé, mais la première rencontre avait été plutôt brutale. «  Y'a juste des gens morts ici, ils sont presque tous morts! » Il est arrogant, et froid. Son ton n’est pas nécessairement haussé, c’est peut être ce qui rend ses mots encore plus dur, le temps presque calme. Il n’y a que le sarcasme agressif et violent. « Tu es mal placé pour parler de confiance. » Ses mots sont durs, il le sait. Pire même, il s’en fiche. Enfin c’est ce qu’il voulait se forcer à penser, ce dont il voulait se convaincre. Qu’il se fichait d’elle, comme si la pilule serait bien plus facile à passer la sorte.

Elle dit qu’elle regrette d’être venue. Alors qu’elle parte a-t-il presque envie de lâcher avec dédain. Pourtant, il ne digère pas ces mots à ce sujet. Elle se cherchait des excuses, toujours des excuses. « C’est tellement facile de dire ‘j’aurais dû faire’ ci, d’utiliser l’excuse des gosses, c’est l’attitude d’une putain de gamine ! » Une gamine, ce n’était pas la première fois qu’il l’assimilait à une gamine – à chaque fois c’était douloureux pour elle. Mais elle agissait comme tel, comme une enfant trop gâtée. Robb l’avait trop gâté c’était certain, Skander aurait pu commencer à le maudire, mais il savait qu’elle lui filait entre les doigts, et une part de lui, la bête sans doute lui disait de ne pas la retenir. « Je ne t’ai jamais demandé de choisir entre eux et moi. C’est tes choix, pas les miens, putain ! » Ils avaient leur choix à faire. N’était-elle pas assez grande pour prendre la décision de venir le voir. Elle était venu en fouillant dans ses affaires qui plus est, elle n’avait pas le droit de se plaindre. C’était une curiosité maladive qui l’avait conduite ici, c’était sa jalousie. Tout ceci n’était que l’œuvre de cette putain de jalousie – c’était ça qui détruisait tout. Le mensonge de Skander avait mis le feu ou poudre, mais c’était sa jalousie qui avait fait le reste. Il ne restait plus rien des instants heureux qu’ils avaient partagé aujourd’hui. « Ne rejette pas tes erreurs sur moi ! » Scande-t-il alors, avec force, martelant alors ces mots, « Assume ! » Il marque une pause, « GRANDI ! Cesse d’agir comme une putain de gamine pourrie gâtée bordel ! » Mais elle n’avait pas le droit lui parler de confiance, elle n’avait pas le droit de parler de regret. Elle n’avait pas le droit d’agir de la sorte. Il avait ses torts, il le savait, mais était-ce la peine d’en faire autant ? Qu’importe, désormais le Rubicon semblait franchi, et plus rien ne retient Skander qui resta à distance d’elle. Si elle était capable de dire les choses, de dire ce qu’elle ressentait sur le moment, il n’était pas comme elle. Il ne l’avait jamais été, mais ne le serait sans doute jamais. « Je ne suis pas comme toi, je ne vis pas dans un monde fabuleux où tout est rose, ou tout le monde est heureux, où tout le monde parle avec son cœur. NON ! Putain, moi j’ai besoin de temps pour vivre les choses, pour les ressentir ! » Il marque une pause, « Je suis las de perdre mon temps. » Ces mots comme un couperet. Il les lâche, se brisant avec elle. Mais il n’a pas encore conscience de la portée de ses mots, son esprit encore sous le joug de la lune, de la colère et de la bête. Pourtant, il vient de lâcher qu’il était las de perdre son temps. Avec elle, avec eux. Las de perdre son temps, s’il n’était pas muselé par la bête, il aurait hurlé de douleur en prononçant ces mots, car la dernière part de lui qui tenait encore debout venait de se briser. Il la regarde, mais il ne la voit pas. L’esprit embrumé par la rage. Elle n’a qu’à partir. Et qu’ils en restent là. C’était la meilleure chose à faire. C’était voué à l’échec.  




This is how it's gonna be, This is what you'll think of me, It's going down like I told ya.  I'll be the last man standing here, I'm not going anywhere. I'm gonna rock you, I'll have you begging for mercy begging for mercy. I'm dangerous, So dangerous. [...] I'm the baddest mother up in here and I'm about to make it clear.

Parchemin envoyé Mar 21 Juin - 19:46

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Jealousy... is a mental cancer



MAI 1990 – POUDLARD

Poser une simple question n’avait que l’effet d’une bombe sur eux. C’était toujours comme ça. Comme si l’envie de se retenir n’était qu’une façon de s’éloigner encore plus de l’autre. Oui, elle souffrait de cette jalousie. Mais ne pouvait-il pas comprendre que la confiance elle l’avait eu pour lui. Oui, elle avait confiance en lui, elle avait suivi jusqu’à ses ordres sur le chemin de traverse l’autre fois. Elle lui faisait aveuglément confiance. Il n’y avait qu’envers la Française qu’elle nourrissait des doutes. Comme aurait pu dire Clarissa un jour : ce n’est pas en toi que je manque de confiance, c’est envers les autres. Et malgré tout, Odette pensait exactement comme sa mère, elle avait confiance en lui – bien qu’elle soit ébranlée par le mensonge – mais c’était en Béatrix qu’elle ne faisait absolument pas confiance. Oh oui, durant les premières semaines de son arrivé, quand personne ne savait quoi que ce soit au sujet d’eux, elle aurait très bien pu nouer avec la Française qui partageait un dortoir dans la tour des Serdaigle. Mais Odette était encore et toujours du côté de sa fille Rhéa, toujours Odette était en contradiction avec la mère au profil de la fille. Un soutien d’enfants incompris pas leurs parents aux divers stades de leurs vies. Oui, personne ne voulait voir Skander dans la vie d’Odette – sauf peut-être Aries qui s’en réjouissait par moment – mais ni Robb, ni personne ne voulait de lui. Robb étant une part importante de la fille était-ce vraiment normal qu’elle ne prenne pas cette relation comme malsaine ? Était-ce normal qu’elle pensait au lendemain avec lui ? Oui, c’était ce genre de chose qu’on appelle l’amour, un poids qui vous tombe dessus sans que personne ne puisse s’attendre à cela. Pas même les principaux concernés. Non, ni elle, ni lui ne s’étaient attendus à ça, au vu de leurs passés respectifs, communs en quelque sorte, personne n’aurait pu prévoir ni même faire une prophétie de ce couple si complémentaire, mais différent au possible. Déjà physiquement, les différences étaient visibles. Une blonde, un brun. Le teint de porcelaine, le teint des îles. Yeux clairs, yeux bruns. Ils avaient tout de différent, sauf peut-être l’essence même de leur âme. Ces âmes qui malgré eux avaient une sérénade à jouer. Qui malgré eux s’était approchée. Elle avait mal d’être jalouse ainsi, ça lui faisait du mal de lui crier dessus quoi qu’elle puisse en montrer, elle se détruisait de l’intérieur. Elle ne voulait pas faire de mal, elle voulait juste s’exprimer, parler, avoir une discussion, mais enfant unique, quand on lui prend ce qui est à elle, Odette fulmine, explose, se renferme. Elle avait passé deux de ses étapes d’expression, à quand la troisième ?

Jusqu’à ce que les secondes de silence deviennent des heures dans son esprit dans sa tête. Oh, elle ne disait des choses qu’elle ne pensait pas quand elle était hors d’elle. Mais elle avait raison sur un point, elle aurait pu être avec les jumeaux. Elle ne souhaitait pas les utiliser à des fins pour se défendre, non, elle était juste encore le cul entre deux chaises à ne pas pouvoir avoir l’un avec les autres. Elle devait encore choisir, mais quand cela prendrait-il fin ? Fallait-elle vraiment qu’elle lui demande de prendre un endroit pour eux quatre, qu’elle puisse être là avec lui, mais aussi avec eux. « OKAY J’AI MERDE ! » La voix forte, ne fais cependant pas redescendre sa haine, sa rage, elle a encore du mal à respirer malgré tout ce qu’on puisse en dire. Elle n’a pas honte d’être dans un tel état. Elle a juste peur pour la suite. La colère se mue en angoisse et l’angoisse en tristesse. C’était ainsi depuis toujours et ça le serait pour toujours. « Qu’est-ce que ça change ? Tu crois pas que dix-huit ans, y’ a comme qui dirait prescription ! » S’il y avait vraiment eu prescription comme il le disait si bien, il l’aurait dit, car ça n’aurait vraiment rien voulu dire pour lui, parce que ça aurait juste était une ligne écrire dans le carnet de sa longue vie, plus longue que la sienne. Elle ne savait pas si elle devait dire quelque chose, bouger ou ne rien faire. Elle était à la fois en attente de réponses, mais aussi dans une carapace de colère qui ne laissait pas sa peur du loup ressortir, pas encore tout du moins. « DIX-HUIT ANS PUTAIN ! » Puis, la chaise bascule au sol dans un fracas qui la laisse échapper un cri aigu. Elle se fiche qu’il soit en colère, elle s’en fiche. Elle a peur, juste peur de tout ça. Elle ne veut pas que ce soit la bête qui prenne le dessus, qu’elle se retrouve encore blessée par cette dernière, mais elle refuse de le montrer, elle refuse de passer pour une personne fragile à ses yeux, car tout partait d’elle. Tout partait forcément d’elle. La folle et la jalouse, rien ne pouvait partir de lui, il semblait tellement parfait à ses yeux. Elle refusait de laisser partir l’image de cet homme tendre qu’elle avait vu quelques minutes plutôt, elle s’y refusait. Pourtant, c’est une larme, iode humain salé qui vient traverser son visage. Pas de rage comme il pourrait le croire, juste de la peur, la peur qui se glisse dans chacune de ses fissures mentales. Elle a envie de hurler, de lui dire de partir, mais c’est elle qui n’est pas la bienvenue ici, elle ne l’a jamais été de toute façon. Elle se sent comme étrangère à un monde qui lui est étranger. Pourtant, il appuie chacun de ses mots sur ses mains. Chacun de ses mots qui lui font l’effet d’une douche froide. « J’avais seize ans et j’avais bu – c’est à peine si je m’en souviens ! » Qu’est-ce que ça change. Pense-t-elle amèrement. Le mal était fait non ? Pourtant, c’est en faute qu’il la désigne, alors qu’elle ne sait plus où donner de la tête qu’elle ne sait plus où elle doit se mettre, complètement perdue entre la rage et la peur. Pourtant, elle se sent étrangement en sécurité, comme si elle sait que la bête peut lui vouloir du mal, l’homme ne serait pas capable de lui, ne faire. Elle ne prend plus de pose, elle reste debout. Les bras le long du corps. Elle se veut impassible. Et pourtant, il touche là où ça fait mal. « Pas la peine de faire ta crise de jalousie, putain ! » Il était aveugle. Définitivement aveugle. Comment ne pouvait-il pas voir que si elle réagissait de la sorte, c’était parce qu’elle se sentait en danger face à cette « amie » de longue date. Parce qu’elle avait peur pour sa place qu’elle mettait sur le fil par sa simple attitude. Alors qu’il ferme les yeux, elle fait un pas en arrière, la peur ne la paralysant pas, cette salope lui demande de partir, de fuir, pour ne pas avoir à faire à un drame. Elle refuse d’y croire. Elle ne veut pas l’affronter de toute façon, elle ne veut plus. Elle est désolée, elle a tort, tout est de sa faute.

« Tu pourrais avoir baisé avec n’importe qui avant, j’en aurais rien à foutre parce c’était avant. Parce que maintenant je sais que… » Il se coupe, elle ne sait pas pourquoi, lui toujours en colère, elle comme piégé par sa propre stupidité. Elle voudrait pouvoir finir sa phrase, mais étrangement aucun scénario ne lui vient à l’esprit. Elle a tout cassé, tout gâché, tout brisé, par le simple fait qu’elle avait vu en Béatrix, qu’elle avait vu les sentiments et l’amour et qu’il refusait de la voir. Il s’entêtait à dire que rien n’avait changé, alors que pour la Française tout était différent. Tout avait changé, elle ne savait pas la blonde si c’était en rapport avec cette nuit en particulier, mais elle se doutait que ça devait l’être. Pourtant, l’homme lui tourne le dos, comme elle l’avait fait quelques minutes avant lui. Un nouveau pas en arrière. Elle prenait peur plus qu’elle ne le voulait, malgré la sécurité qu’il avait pu mettre dans certaines de ses paroles. Je n’irais nulle part. Elle se le répétait comme pour se dire qu’elle n’avait rien gâché, qu’il tiendrait sa promesse, qu’il n’irait nulle  part et surtout pas avec la Française aux yeux verts. Non, elle l’espérait plus que tout au monde, mais elle ne pouvait s’empêcher de se faire des scénarios catastrophes. Elle ne pouvait le nier, sa pire peur était de le perdre à ce moment précis. Elle l’avait dit, elle refusait de la perdre. Tout simplement, car sans lui, elle crèverait en bonne et due forme. « Peut-être que j’ai besoin de garder mes secrets. » Annonce-t-il suite à un soupire. Oui peut-être qu’il en a besoin, elle a les siens, mais dans le fond, avoir des secrets n’est pas important. Dans le fond, ce qu’elle aurait aimé, c’était une vérité. Juste la vérité. Même si elle est parfois dure à entendre, comprendre et accepter. Elle n’avait rien demandé d’autre que cela. Mais elle ne méritait rien de lui, pas même la vérité. Parce qu’elle était fautive, pitoyable. Cette habitude de se rabaisser quand elle comprenait qu’elle avait mal agit. Oui, c’était la pire amante du monde, elle le savait, elle n’avait pas besoin qu’il ajoute un mot de plus. « Peut-être que j’ai besoin de… » Il se coupe une nouvelle fois, moins calme, moins posée. Il ne tient plus elle le voit presque dans sa gestuelle – vive les cours sur les comportements physiques des patients – quand il lâche ce poids qui s’abat sur son cœur, comme une grenade prête à exploser à chaque moment. « Tu me parles de franchise, c’est le comble de l’ironie ça ! » Oui, elle s’en rendait bien compte que c’était le comble de l’ironie. Enfant blessée, enfant en faute, elle détourne le regard, elle n’a plus la force de la soutenir. Elle a trop mal au bide pour croire qu’elle ait fait ça. Il est hors de lui, elle pouvait le sentir sans même le regarder, elle est allée trop loin, vraiment trop loin. « Mais toi tu es venu fouiller dans mes affaires ? MES AFFAIRES ! » Tu pourrais faire de même. Lui dit sa tête. Une réponse qui ne sort pourtant pas de la barrière de ses lippes, s’écrasant contre ses dents comme l’effroyable vérité. Oui, ses affaires, mais il n’avait que foutre de les laisser trainer aussi.

Pourtant, c’est un autre signe de la main qui désigne les photos. « Tu es contente de ce que tu y as trouvé ? » Plus que jamais. « Pas de femme, pas d’enfant caché ! Super ! » Connard. « Y’ a juste des gens morts ici, ils sont presque tous morts ! » Je ne savais pas. Le ton est froid, arrogant, comme à son habitude, mais elle l’avait déjà dit, une fois quand elle l’avait retrouvé dans la forêt, elle le lui avait dit : elle avait signé pour ça. Elle savait qu’elle allait souffrir de leurs disputes, de leurs coups d’éclat. Mais elle avait fait son choix. Le choix d’un nous qui lui tiens à cœur. « Tu es mal placé pour parler de confiance. » Lâche-t-il ne dissimulant pas la fermeté, la dureté de ses paroles. Elle ne laisse rien sortir. Elle ne serait pas faible face à la bête. Non, elle pouvait la craindre, reculer jusqu’à toucher un mur, elle ne fuirait pas, jamais face à un loup. Jamais. Elle lui crèverait les yeux comme des gens de sa race l’avaient fait avec ses amis, elle voulait les venger, mais pas sur Skander. Non, elle trouverait l’homme, le loup, les deux s’il le fallait. Et elle l’égorgerait et là, elle pourrait affronter la bête tapie au sein de celui qu’elle aime. En attendant, elle est faible, fébrile. Mais elle est forte, elle retient ses mots, des mots acides, des mots qui pourraient demander pardon, mais elle ne dit rien, elle ne céderait pas face à une bête. Elle était persuadée que ce n’était pas lui qui lui parlait. Ce n’était pas possible. C’était même plus qu’impossible. La pilule est pourtant plus que dure à faire passer. Elle sait qu’elle est fautive, mais face au loup, elle ne lâcherait rien, un cygne c’est une bête hargneuse qui se bat jusqu’à ce qu’on la laisse tranquille. Mais, elle était plus qu’en tort dans ce combat, elle le sentait, le savait et le comprenait. Mais pas face à un loup, plus jamais face à un loup. Elle se mord la lèvre, toujours stoïque, bras long du corps, son visage ne reflète que peu d’expression ce qui peut lui faire croire qu’elle n’en ressent aucune. Mais elle ne sait juste plus quoi montrer. Sa détermination ? Sa colère ? Son envie de s’excuser ? Sa panique ? Alors, elle décide de ne rien montrer, de paraitre désintéresser, chose rare dans son cas, il y a toujours cette anguille sous la roche avec Odette dans ce genre de moment. Elle a envie de pleurer. Elle a envie de lui dire qu’elle s’en veut, mais il ne lui laisse pas le temps de faire cela, il est déjà amer, encore plus dans ses paroles et il sonne tellement faux.

« C’est tellement facile de dire ‘j’aurais dû faire’ ci, d’utiliser l’excuse des gosses, c’est l’attitude d’une putain de gamine ! » Elle hausse un sourcil. Des excuses, non, c’était une constatation, elle avait fait un choix, un choix qu’elle regrettait. Et elle affirmait juste pouvoir être capable d’en faire d'autres. Puis finalement, elle grogne à son tour. Utiliser l’excuse des gosses, qu’il ne s’aventure pas sur ce terrain, où il risquait de s’en prendre une et pas des moindres. Si elle était louve, sans doute aurait-elle montré les crocs, là, elle se contente de serrer ses poings. Ce n’est même pas la gamine qui la fait tiquer, non, c’est qu’il parle de ses enfants… Leurs enfants ? Ne lui avait-elle pas demandé de l’aider, n’avait-il pas promis de tenter. Elle ne dit rien, toujours rien. Elle ne perdra pas la face, mais elle n’apprécie pas, pas le moins du monde. « Je ne t’ai jamais demandé de choisir entre eux et moi. C’est tes choix, pas les miens, putain ! » Alors comment je dois faire pour vous avoir en même temps ? Te supplier ? Rien n’est plus compliqué pour une femme d’allier sa vie sentimentale et sa vie de mère. Elle ne veut pas s’oublier dans sa vie de maman, oubliant la femme. Et elle ne veut pas oublier la mère en restant femme. Un équilibre qu’il est plus que difficile à trouver en à peine six mois et demi. Mais que pouvait-il vraiment y comprendre ? Immature quant au changement de statut d’une personne à la naissance d’un enfant. Elle avait avorté le sien avec plus d’un regret, plus d’un remord aujourd’hui. Mais Odette pouvait s’estimer heureuse de savoir cette chose, ce que ça faisait d’avoir des enfants, de savoir la chose à la fois merveilleuse et terrifiante que c’est. Il ne sait pas, il ne sait pas encore. Et comprendrait-il un jour que tout s’efface pour le sang de votre sang ? Peut-être pas. Elle soupire agacée « Ne rejette pas tes erreurs sur moi ! » Jamais. « Assume ! » Toi aussi. « GRANDI ! Cesse d’agir comme une putain de gamine pourrie gâtée bordel ! » Cesse d’agir comme un connard né et on verra si je grandirais. Une relation était un point de vue donnant-donnant. Il n’était pas prêt à donner un bout de clé pour son jardin secret ? Elle n’était pas prête de changer. C’était comme ça. Et ça le serait toujours. Les efforts ne sont jamais vains et inutiles quand ils se font à deux. « Je ne suis pas comme toi, je ne vis pas dans un monde fabuleux où tout est rose, ou tout le monde est heureux, où tout le monde parle avec son cœur. NON ! Putain, moi j’ai besoin de temps pour vivre les choses, pour les ressentir ! » Elle fait claquer sa langue. Exaspérer. Son monde n’était que les morceaux de chairs qui tapissaient ses globes oculaires, le sang qui glissait le long de sa peau et la mort à ses côtés depuis quatre ans. Quand la mort vous passe à côté, vous comprenez qu’il est important de vivre, de dire les choses. Il y était pourtant passé près de la mort, alors pourquoi n’avait-il pas cette vision ?

Puis tout claque, un dernier mot, une dernière phrase. « Je suis las de perdre mon temps. » Son souffle se coupe une longue seconde, trop longues secondes. Elle n’a pas envie d’en entendre plus et il semble en avoir fini avec elle. Tout semble être arrivé à un point mort. Et pourtant, elle ne céderait rien à la bête. Jamais, cette dernière devrait apprendre à vivre avec un piaf orgueilleux à ses côtés. Pour le reste de ses jours, parce qu’elle était attachée à Skander. Physiquement, rien ne se lit, intérieurement, elle est ravagée et les films dansent devant ses yeux. Elle a l’impression de le sentir glisser entre ses mains comme l’air qu’on n’attrape jamais. Pourtant, elle n’est pas décidée à perdre. Jamais. D’un pas. Elle s’approche de lui, encire un, puis un seconds. Finalement, il ne reste que la chaise renversée entre eux. Sa baguette en main – qu’elle reprend sur le sol – elle se saisit de sa veste, la veste de Skander, sans s’en rendre compte. Peut-être y a t-il des clopes ou des informations importantes. Mais elle se fout, elle ne voit pas qu’elle laisse la bonne veste sur le sol, trop occupée à garder son regard dans le sien. Puis un sourire. Un large sourire. Triste au possible. Elle annonce simplement froide, décidée. « Moi jte donne ma clé. À toi d’voir si tu voudras me donner la tienne. » Les clés de leurs jardins respectifs. Elle joint je geste à la parole, laissant s’écraser sur le sol ce collier qu’elle trimbalait depuis des années. Une photo des jumeaux, une photo d’Adrien, une photo de sa mère. Trois volets magiques. Elle tourne les talons, se saisit rapidement de son sac de potions et claque la porte, sans jamais se retourner, ravalant ses larmes, ravalant sa fierté. Putain qu’est-ce qu’elle l’aimait ce con fini.

- RP CLOS -



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


 

Jealousy ▬ SKANDETTE

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