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De battre mon cœur s'est arrêté -Tristan & Erin [TERMINE]

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Parchemin envoyé Jeu 26 Mai - 0:11

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De battre mon coeur s'est arrêté

Tristan dénaturait curieusement de la foule qui l’entourait. Eux étaient soignés, vêtus de leurs plus beaux atours pour faire honneur au vernissage de la nouvelle exposition anthropologique du Musée Magique de Londres. Les temps étaient certes durs, mais ils ne négligeraient pas une occasion si précieuse et si rare pour se détendre. Lui, il semblait sauvage, avec sa barbe négligée, ses vêtements usés et son regard à l’aguet. Il semblait perdu aussi. Cela fait longtemps qu’il ne s’était pas retrouvé dans une foule aussi nombreuse, côtoyant tant de sorciers à la fin. Côtoyer était un bien grand mot dans le cas présent. Il n’adressait la parole à personne et personne ne se souciait de lui. S’être retirer de la société sorcière pendant 8 longues années semblaient l’avoir rendu transparent. A moins que cela soit le fait d’être supposément mort. Qui pourrait supposer que cet homme ombrageux était Tristan Flamel, ancien auror, descendant d’une famille renommée, homme affable et propre sur lui, disparu des années plus tôt ?

Il n’était venu ici que dans le but de répondre à une question qui le hantait depuis des années. Etait-elle encore vivante ? Avait-elle survécu au saccage de Saint-Mangouste et à la Grande Purge ? La crainte d’une réponse négative et une certaine lâcheté qu’il ignorait posséder l’avait maintenu loin de toute relation sociale avec les sorciers pendant huit longues années. Et puis il avait suffi d’entendre le nom de jeune fille de sa femme accompagné de celui du Musée Magique pour immiscer un doute. La question était devenue insoutenable et le vernissage était une occasion en or pour obtenir une réponse claire. Il l’avait très vite aperçue et reconnue de loin, entourée de la foule qui la félicitait pour son travail. Il s’était tenu à l’écart, en proie aux doutes.

Devait-il se manifester ? N’était-ce pas égoïste après tant d’année ? Allait-il rompre un fragile équilibre ? Voulait-il prendre le risque d’essuyer des reproches ? Pouvait-il encore faire marche arrière ? Voulait-il vraiment se réintroduire dans la société sorcière ? Pouvait-il apprendre à Erin qu’il était en vie et continuait à faire le mort auprès de tous les autres ? Avait-il le droit de lui faire porter un tel secret ? N’était-il pas lâche ? N’en avait-il pas marre de cette foutue lâcheté ?

Il n’arrivait pas à trancher de réponses satisfaisantes et déambulait dans les différentes salles de l’exposition. Les fouilles archéologiques avaient permis de découvrir des œuvres artistiques impressionnantes, qui étaient exposées dans une petite pièce rectangulaire. Il s’assit sur une banquette au centre de la pièce et tomba en admiration devant une fresque mouvante antique semblant illustrer toute l’absurdité que l’humanité était capable de produire. Perdu dans sa contemplation, il ne remarqua pas que le flux de visiteurs se tarissait, que les bruits s’étouffaient et que l’heure devenait extrêmement tardive. Il fut bientôt le seul occupant de la pièce, puis le dernier observateur de l’exposition.

Il entendit à peine la présence et la voix derrière lui, dans son dos, comprit à demi-mot qu’on lui signifiait que le musée fermait ses portes et qu’il était devenu une présence indésirable. Il se leva en jetant un dernier coup d’œil à l’œuvre antique. Il s’apprêtait à quitter le musée, il l’avait vu mais n’avait pas eu le courage de l’aborder. Il allait sans doute retourner à sa vie routinière d’ermite, à sa lacheté.

Il se retourna en prenant la parole. Il lui restait un peu de civisme tout de même. « Excusez-moi, je n’avais pas vu l’heure tardi … » Son souffle se coinça dans sa gorge et il perdit l’usage de la parole un court instant. Un prénom lui échappa, surprise et stupeur, frayeur et culpabilité « Ekaterina ! » Il douta un instant qu’elle le reconnaisse. Comment pouvait-elle associer son époux, fringuant et courageux auror, à l’homme en face d’elle ?
Parchemin envoyé Jeu 26 Mai - 12:17

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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Voilà de longues années qu'Ekaterina travaillait pour le musée magie de Londres. Si au début elle avait désiré être indépendant, elle avait bien vite compris que les fouilles avaient un coût et qu'il fallait en faire quelque chose de ce que l'on trouvait. De plus elle avait besoin d'un salaire fixe à l'époque, ce que ne garantissait pas de travailler à son compte. Mais sur toutes ses années de bons et loyaux services, on ne lui avait encore jamais proposé d'animer et de présenter ses trouvailles. Autant dire que, lorsqu'on lui proposa la chose, elle sauta sur l'occasion et en fut toute retournée de plaisir.

Ce jour-là, elle avait donc enfilé l'une de ses plus belles robes longues et avait porté un soin particulier à sa coiffure et son maquillage. Elle qui était généralement une femme qui restait au plus proche du naturel, aujourd'hui, son apparence était forte différente. Elle eut d'ailleurs droit à un compliment de son fils et de ses parents. Son petit Dragomir était encore trop jeune pour rester toute une journée dans un musée en se tenant tranquillement. Ekaterina n'avait donc pas changé son planning, le laissant suivre les cours de son précepteur et le confiait pour la suite aux mains attentionnées de ses parents.

Le beau monde défilait. Peut-être attiré par l'exposition, ou simplement intéressé par le buffet et le côté mondain de la célébration. Elle reconnut quelques personnes et prenait plaisir à se balader, tout en conversant de choses et d'autres. Principalement de ses trouvailles, il fallait être honnête. On lui fit remarquer qu'elle avait trouvé là une très belle collection et que son employeur était chanceux. Cela la fit rougir jusqu'aux racines de ses cheveux.

L'une de ses plus belles pièces était sans doute cette fresque démesurée et animée, en très bon état. Tout au long de la journée, elle prit plaisir à voir les visiteurs s'arrêter et se perdre dans sa contemplation. Elle-même avait passé beaucoup de temps à l'observer et l'admirer lorsqu'elle avait finalement réussi à la dégager après des années de dur labeur et pas mal d'aide de petites mains. Mais aujourd'hui, elle n'avait plus le temps de se perdre dans sa contemplation, elle devait être partout et présente pour tous, ordre très explicite de son patron.

La journée semblait s'être écoulée réellement vite et voir tant de monde l'avait complètement épuisée. Elle qui préférait le silence de la nature, le contact de la terre et la compagnie des sortilèges s'était vu totalement dépaysée par cette journée. Heureusement que ce n'était pas tous les jours. Ekaterina avait accompagné petit à petit ses visiteurs jusqu'à la sortie. Il se faisait tard et le musée devait fermer ses portes. Surtout que rester ouvert jusqu'à tard le soir pourrait éventuellement le mettre en danger vis-à-vis de la rébellion et il y avait trop de choses précieuses entre ces murs. Enfin, il s'agissait là des propos de ses employeurs. Elle-même, en tant que leader de la rébellion, même si elle était assez discrète, elle ne viendrait jamais attaquer cet endroit. Ce serait signifier la perte d'un patrimoine historique inestimable.

En faisant le tour des salles, elle se rendit compte qu'il restait une personne, totalement absorbé par la fameuse fresque. Un sourire compréhensif vint étirer ses lèvres. Il était vrai qu'elle était belle. Alors qu'elle était dans son dos, elle vit qu'il n'était pas aussi bien habillé que les autres invités. Son sourire s’effrita. Non pas qu'elle jugeât les personnes à leur apparence, mais si ses employeurs le voyaient ici, elle aurait droit à des remontrances. « Excusez-moi, mais il est temps de partir, le musée ferme. » Son ton était sans appel. Si elle commençait à être gentille, patiente, etc, elle n'était pas près de rentrer chez elle ou de fermer le musée. L'homme se leva et se retourna. « Excusez-moi, je n'avais pas vu l'heure tardi ... » En l'entendant parler, elle ne put s'empêcher de sourire. Lui aussi avait été absorbé par la contemplation. Mais lorsqu'elle vit son visage, son sourire se crispa. « Ekaterina ! » En toute honnêteté, il serait resté de dos, il aurait porté des lunettes ou simplement il n'aurait pas parlé, elle ne se serait pas souvenue. Mais ses yeux, ils étaient reconnaissables. Combien de fois s'était-elle perdue dedans ? Combien de temps avait-elle passé à les admirer dans toute leur clarté ? Elle avait arrêté de compter à force de se perdre dedans. Mais surtout, elle n'aurait jamais pu les oublier. Son fils avait exactement les mêmes. Les mêmes yeux bleus aussi expressifs que son père, qui la faisait constamment replonger dans ses souvenirs, l'empêchant d'oublier. Cette voix, avec les années, elle avait oublié, mais sa façon de prononcer son prénom était inoubliable.

Erin se retrouvait face à son mari décédé et une expression de surprise et de douleur était clairement lisible sur son visage. Elle l'avait croisé une seule et unique fois entre la purge et aujourd'hui et il avait été un épouvantard, ravi de la torturer. Peut-être en était-ce aussi un ? Est-ce que ces créatures pouvaient parler ? Elle eut une réaction qui lui permettait de savoir si elle se trouvait devant un fantôme ou non. Son geste fut rapide et précis. Son bras se leva et sa main vint claquer avec bruit sur la joue de l'homme qui lui faisait face. Son bras était comme figé devant elle, dans la fin de son action. « Qui êtes-vous ?! Comment osez-vous prendre l'apparence de mon mari ! » S'était-elle écriée, faisant résonner ses propos dans la salle vide. Non, elle se voilait la face, c'était volontaire. Elle ne voulait plus souffrir, elle ne voulait pas ouvrir les yeux. Pour elle, il ne s'agissait que d'une plaisanterie de très mauvais goût pour gâcher cette journée. Dernièrement, elle avait pleuré en évoquant la mort de son mari avec Skander, mais à présent, elle ne voulait plus pleurer, ce serait faire jubiler le malotru. Elle n'était que rage et colère et elle était bien déterminée à laisser tout cela s'écouler d'elle.

Si besoin
Ekaterina : #A67E2E


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Jeu 26 Mai - 22:16

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il fut frappé par rage et la colère qui émanait d’elle et amorça un geste de recul effrayé. La joue brulante, il se mit à rougir de confusion. Que faire ? Que dire ? Elle le prenait pour un usurpateur, il était encore temps de confirmer ses propos et de disparaitre sans un mot supplémentaire. Mais cela serait d’une malhonnêteté monstrueuse. « Je … Kat … c’est moi, Tristan … » Tout était confus, il lui semblait être un parfait étranger face à cette femme qui était veuve depuis 8 ans. Il avait repris un surnom qu’il utilisait couramment autrefois, mais soudainement, cela lui paraissait malvenu de se permettre ce genre de familiarité. Il se reprit donc doucement « Ekaterina, pardon … ». Il ne savait pas très bien s’il s’excusait pour sa familiarité ou si c’était une demande de clémence plus générale, une excuse pour les années d’absence et de silence, pour le deuil et pour le veuvage.

Il comprit sur son visage qu’une excuse ne suffirait pas. Il doutait même d’un jour pouvoir se faire pardonner. Il vit aussi qu’il allait devoir prouver son identité. Il sortit doucement sa baguette magique de sa poche gauche, en amorçant un geste de paix de la main droite pour prouver qu’il ne tentait pas l’attaquer avec des sortilèges. Quelle meilleure pièce d’identité que la baguette d’un sorcier ? La sienne était finement ciselée dans du bois de noyer noir et striée de fragments rougeoyants de pierres couleur rubis. Elle était facilement identifiable. Il la déposa sur le banc puis leva les mains en face de lui comme pour prouver qu’il était totalement désarmé.

Dans une vitre il aperçut leur reflet et remarqua à quel point il paraissait misérable face à elle. Il avait beau être aussi grand et imposant qu’autrefois, sa barbe mangeait une partie de son visage, ces cheveux étaient en friche, d’une longueur abstraite. Son corps semblait las, éreinté et son regard laissait transparaitre comme de la perdition et de l’instabilité. Il n’avait plus l’allure de sa vingtaine. Elle aussi semblait avoir porté le monde sur ses épaules. La guerre et les années passées avaient sans aucun doute laissée des cicatrices encore ardentes, mais face à lui, il voyant une battante, une femme forte et indépendante. Elle ne faisait que lui renvoyer une vision démesurée de ses échecs à lui et de sa lâcheté. Il ne savait comment expliquer, comment faire comprendre l’invraisemblable. « Je suis … J’étais … incapable de prévenir … pardonne moi … désemparé …. la douleur … vous contacter … c’était impossible … inexcusable … l’impuissance … j’avais peur … de moi, de vous … d’eux … des excuses … la magie en horreur … la vérité insupportable … je ne sais pas comment … paniqué … inexcusable …» . Il avait à peine conscience d’être incompréhensible, les mots sortaient, inépuisables, trop rapidement pour être compréhensible. Il essayait à la fois d’expliquer ce qu’il était devenu, de raconter ce qui lui était arrivé et de s’excuser. Puis le silence vint, et l’attente insoutenable d’une réaction.
Parchemin envoyé Dim 29 Mai - 23:33

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Tous les sentiments tourbillonnaient en elle, elle ne savait plus que penser, plus que faire. Elle était prête à tout pour se protéger, même à ignorer la vérité. « Je … Kat … c’est moi, Tristan … » La vérité qui fait mal et qui finit toujours par revenir en pleine face. Ce surnom, ces trois lettres. Il n'y avait que lui qui savait les dire avec ce petit quelque chose qui la faisait vibrer. Son corps répondait à ses mots. Et elle se sentit tout d'un coup faible, très faible. Bien trop, alors qu'elle avait tout fait pour se forger une image dure depuis ces longues années. « Ekaterina, pardon … » Elle lui jeta un regard noir, un regard lourd de reproches. De quoi s'excusait-il ? Pensait-il vraiment que ce simple mot parviendrait à tout balayer ? Était-il devenu aussi idiot que stupide ? Elle se gifla mentalement. Son mari n'avait jamais été stupide et encore moins idiot. Il était un auror, un homme valeureux et courageux, qui n'hésitait pas à mettre sa vie en danger pour protéger les autres. Ce ne pouvait être l'homme en face d'elle. Elle se sentit alors reprendre confiance, reprendre pied. Elle n'avait qu'un intrus devant elle.

Il amorça un mouvement et elle se tint sur ses gardes. Elle le vit sortir sa baguette et la poser devant lui. Cette fois-ci, il n'y avait malheureusement plus de doute possible. Cette baguette n'avait qu'un seul et unique partenaire. Un partenaire mort et probablement enterré, il y a presque neuf ans. Un propriétaire qu'elle avait aimé et beaucoup pleuré. Mais elle avait déjà trop pleuré. Elle ne laisserait plus une seule larme couler, pas pour lui, elle se le promit à l'instant présent. Elle se sentait vide, perdue. Elle n'entendait plus rien autour d'elle, fixant cette baguette comme si elle détenait toutes les réponses, comme si elle saurait lui avouer ce qui s'était passé et qu'elle pourrait tout effacer. « Je suis … J’étais … incapable de prévenir … pardonne moi … désemparé …. la douleur … vous contacter … c’était impossible … inexcusable … l’impuissance … j’avais peur … de moi, de vous … d’eux … des excuses … la magie en horreur … la vérité insupportable … je ne sais pas comment … paniqué … inexcusable … » Elle secoua la tête, ferma les yeux, elle ne comprenait rien, il lui faisait mal au crâne, il l'exaspérait. Jamais il ne l'avait mise dans cet état. Le silence se fit finalement. Doucement, elle ouvrit les yeux et posa son regard sur son...mari. Elle avait envie de lui sauter dessus, de le rouer de coups. Mais elle ne le pouvait pas...elle risquerait de le tuer...une nouvelle fois.

« Tu racontes n'importe quoi ! » Elle était en colère. « Je ne comprends rien... » Elle secouait la tête. Elle s'efforçait de ne pas crier, alors qu'elle mourrait d'envie de tout laisser exploser. Elle se mit à marcher. Elle devait évacuer d'une manière ou d'une autre. Elle fit des aller et retour devant lui. « Commence par le début. Le jour de la purge, il s'est passé quoi ? » Elle fit une pause, il aurait très bien pu croire qu'elle avait terminé. Mais elle ajouta rapidement. « Je t'ai attendu pour accoucher... » Elle avait prononcé cela rapidement, les dents serrées en souvenir de ce moment difficile qu'elle aurait dû passer en sa compagnie. Afin de l'écouter attentivement, elle a arrêter de marcher et l'a regardé, les yeux plissés, cherchant la moindre chose qui ne collerait pas.


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Lun 30 Mai - 11:07

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De battre mon coeur s'est arrêté

Son cœur balançait entre le soulagement et l’appréhension. Soulager qu’elle l’ai reconnu et qu’elle semble prête à discuter, tout du moins à l’écouter pour le moment. Mais il appréhendait sa réaction et sa sentence lorsqu’il aurait terminé son récit. Il s’assit doucement sur la banquette où elle l’avait trouvé et l’observa tourner en rond comme dans une cage. La jeune femme ressemblait à un lion enragé, coincée dans une pièce qui était bien trop petite pour contenir toute sa colère. Lorsqu’elle marqua une pause pour lui demander des explications sur ce qu’elle appelait la Purge, il voulut prendre la parole mais elle le coupa rapidement pour évoquer l’accouchement.

Son cœur se serra. Il ignorait toujours si l’accouchement avait été mené à son terme et si l’enfant avait survécu à 9 années de guerre. Il voulait se justifier, mais au fond, la question qui le taraudait depuis des années lui semblait bien plus importante que des explications. «  Je suis tellement désolé … Je … C’est inexcusable, d’accord ? J’en ai conscience ! » Il ne voulait pas continuer à s’excuser sans arrêt, il se trouvait ridicule à n’avoir que ce mot ‘désolé’ à la bouche, ridicule et exaspérant. Il changea de sujet de manière abrupte avec une frénésie qui laissait entrevoir à quel point la question le tenait éveillée pendant les nuits d’insomnie.  « Comment s’est déroulé l’accouchement ? Est-ce que notre, enfin, ton enfant, je ne sais pas comment tu considères les choses, est vivant ? » C’était brutal, mais ses dernières années loin de toute civilisation lui avaient fait perdre beaucoup de tact et il n’avait pas envie de tourner autour du pot.

La voyant toujours debout, il lui fit signe qu’elle pouvait prendre place à ses côtés. « Assieds-toi donc. » . Il se reprit aussitôt, conscience du ton impératif de son invitation. Il avait toujours été une personne naturellement autoritaire, mais à l’instant présent il lui semblait très malvenu de faire preuve d’autorité. « Enfin, tu peux t’asseoir avec moi, si tu le veux. J’ai conscience que tu dois être fatiguée et que ça fait beaucoup à assimiler. » Il commençait à s’exaspérer de sa propre maladresse, cela lui semblait si pataud de devoir justifier une invitation à s’asseoir. A croire que 9 ans d’autarcie l’avait vraiment rendu sauvage.

Il décida de commencer son récit par le 1 septembre 1981. Il avait cru comprendre que la société sorcière appelait ça la Grande Purge, lui avait préférait ne lui donner aucun nom, ce n’était qu’enfer et désolation à ses yeux.  « Je pensais n’avoir qu’à séparer deux ou trois énergues-humaines en utilisant ma casquette d’auror et qu’ensuite je pourrais te rejoindre dans la minute. Et puis, ça a dégénéré, l’hôpital a été envahi de mangemorts, j’ai été encerclé et capturé. Ils en voulaient aux Flamel, des questions de secrets alchimiques. Tu le sais bien, je n’y connais pas grand-chose, c’est pas mon domaine, mais ils m’ont retenu pendant des jours, enfin c’était plutôt des semaines, je crois, et puis quand ils m’ont cru mort ils m’ont jeté dans une fosse commune. » .

Il n’avait pas envie d’évoquer ce qu’il s’était passé pendant ces quelques semaines de captivité. La torture l’avait éreinté de douleurs, l’incertitude de ne pas savoir comment allaient ses proches l’avait rendu fou et le simple fait de penser à tout cela lui faisait physiquement courber le dos. Il s’était un peu affessé sur sa banquette, les épaules basses et il observait le bout de ses chaussures avec un regard fantomatique.
Parchemin envoyé Mer 1 Juin - 21:45

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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Se calmer, écouter, attendre, être patiente, ne pas l'envoyer chier et montrer une face humaine. Voilà ce qui tournait en boucle dans la tête de la rouquine. Si c'était vraiment lui, elle ne savait si elle l'enchaînerait jusqu'à sa mort ou le repousserait définitivement. Être face à son pire cauchemard était quelque chose d'insoutenable, qui la mettait dans tous ses états. Elle avait tant rêvé de ce moment, mais elle l'avait tant craint à la fois, qu'elle ne savait sur quel pied danser. Elle choisit d'écouter ce qu'il aurait à dire pour décider de quoi faire. Figée, bras croisés, elle attendait. Mais pas longtemps.  « Je suis tellement désolé … Je … C’est inexcusable, d’accord ? J’en ai conscience ! » Est-ce qu'il était en train de s'énerver là ? Non parce que des deux celui qui devait s'énerver c'était Ekaterina. Et sa colère était prête à ressurgir au moindre mot de travers. Elle fronça les sourcils, cherchant à comprendre et lui faire comprendre qu'il était limite.  « Comment s’est déroulé l’accouchement ? Est-ce que notre, enfin, ton enfant, je ne sais pas comment tu considères les choses, est vivant ? » Elle ouvrit la bouche, choquée. Certes, elle aurait pu se douter qu'il aurait voulu en savoir plus, mais s'il était vivant, il n'avait qu'à se manifester plus tôt. Elle referma la bouche et se renfrogna. « Assieds-toi donc. » Elle le regarda, presque choquée. À présent il lui donnait des ordres. « Enfin, tu peux t’asseoir avec moi, si tu le veux. J’ai conscience que tu dois être fatiguée et que ça fait beaucoup à assimiler. » Elle se radoucit et choisit de rompre la distance et de s'asseoir à ses côtés. Elle avait ses mains sur ses cuisses. À peine bougerait-elle qu'elle pourrait le toucher. Mais elle n'osait pas. Elle avait peur.

Tous les deux se tenaient l'un avec l'autre comme deux étrangers. Comme s'ils ne savaient pas comment se parler. Alors que tout allait si bien entre eux avant...enfin avant quoi. Leur relation n'était plus ce qu'elle était par le passé. Mais avec huit très longues année, presque neuf, c'était normal qu'à un moment donné les choses changent. Quelque part, c'était avec cette lourde situation qu'ils pourraient voir s'ils s'aimaient vraiment et si leurs vœux prononcés, il y a des années étaient vraiment sincères. Mais le plus gros du travail serait peut-être à fournir par la jeune femme. Avec la disparition de son mari, elle avait dû prendre sur elle, elle avait dû affirmer son caractère, élever un enfant qu'elle ne voulait plus. Puis vivre sans l'homme qu'elle aimait l'avait blessée, peut-être plus profondément que ce qu'elle pensait. Elle avait aussi échoppé de responsabilités dernièrement et elle sentait d'énormes poids invisibles sur ses épaules. Elle peinait, de plus en plus, à avancer chaque jour dans cette longue vie de solitude.

Elle l'écouta amorcer son récit sur ce qui s'était passé. Cette fois-ci il commença par le début et par quelque chose qu'elle connaissait. Puisque c'est la dernière image qu'elle avait eue de lui toutes ces années. Il lui apprit la suite et elle sentit comme si son cœur se tordait. Elle n'était pas sans ignorer les talents des Flamel, mais elle se fichait bien à l'époque de toutes ces histoires de pouvoir, d'immortalité et d'or. Elle ne voyait que l'homme qu'elle aimait. Peut-être aurait-elle dû plus s'y intéresser. Peut-être alors qu'elle l'aurait empêcher de les rejoindre pour les aider ? Peut-être que tout cela ne se serait pas passé ainsi au final. Il parla de détention et de mort. Il manquait quelque chose. Ce n'était pas possible, pourquoi l'auraient-ils tué ? Et puis la lumière se fit dans son esprit. Elle lâcha un cri de surprise et de tristesse. Elle porta en même temps l'une de ses mains à sa bouche, comme pour retenir vainement son cri. Son coude gauche frôla au passage le bras de l'homme et elle sentit comme une décharge électrique. Comme, lorsqu'elle avait trop trainé les pieds sur le tapis de l'entrée du manoir Grimstone et que son fils lui touchait la main pour sentir cette décharge. Elle avait vu le changement s'opérer pendant qu'il parlait. Elle avait bien compris qu'elle le faisait souffrir en lui demandant des explications. « Je suis désolée de te faire revivre tout ça. » sa main avait quitté son visage. Elle avait hésité un instant à la poser sur le bras de son...mari, comme pour tenter de l'apaiser, comme dans le passé lorsqu'il avait quelque chose qui lui torturait l'esprit. Mais elle ne le fit pas. Elle ne savait pas comment elle réagirait à la suite. Elle ne savait pas comment il réagirait à son geste. Après tout, peut-être avait-il refait sa vie, la pensant morte. Sa main retomba sur sa cuisse et elle baissa les yeux sur elle. « Parle-moi de la suite...s'il te plait. » La suite pouvait être vague. Elle choisit alors de l'aiguiller un peu en posant des questions. « Pourquoi ne pas être revenu dans ta famille ou dans la mienne une fois libre ? Personne ne t'aurait rejeté, tu fais partie de ma famille depuis le temps. » Sans s'en rendre compte qu'elle avait délaissé le passé pour parler au présent. Quelque part, les choses n'étaient peut-être pas terminées pour elle. Cependant, elle n'avait pas oublié sa première question sur leur enfant. Même si elle était légitime, elle ne voulait pas en parler pour le moment. Ils pourraient trop facilement s'éparpiller et elle voulait savoir pour pouvoir jauger un peu le Tristan actuel.


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Mer 1 Juin - 23:09

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il lui jeta un drôle de regard, un mélange de honte et de culpabilité. Il se remémora les premières semaines de vagabondage qui avait suivi cette nuit où il s’est extrait du charnier. Il avait en vain tenté de contacter ces proches, de créer des patronus, de transplaner. Mais la magie refusait de se soumettre à ses désirs, son corps était trop faible à moins que se fut son esprit ou sa volonté qui n’aient été brisé. Puis il avait perdu confiance, il s’était aveuglé sur ses propres capacités, ou plutôt sur son incapacité. Il avait vu de la lâcheté dans ce qui n’était qu’un traumatisme tout à fait acceptable, puis il avait laissé la lâcheté le gagner pour de vrai.

« J’ai essayé de vous contacter pendant plusieurs semaines, mais … mon patronus ne fonctionnait plus et j’étais trop faible physiquement pour transplaner, donc j’ai vagabondé pendant quelques temps. Je survivais au jour le jour, comme un moldu. » C’était cette dernière précision qui était primordiale. Comme un moldu, sans magie. Il hésitait à parler … à confier cette honte qui ne le quittait plus depuis des années. « Je … La magie … elle ne fonctionne plus pour moi. » C’était quelque chose d’extrêmement humiliant à avouer, lui qui provenait d’une famille au sang pur, qui avait toujours été un bon élève, un duelliste et un enchanteur accomplie. « Un foutu cracmole.» Il se reprit rapidement, il n’avait rien contre les cracmoles mais il redoutait d’en devenir un ! Il tenta d’expliquer le phénomène mais lui-même ne le comprenait pas très bien. « Je ne sais pas pourquoi … Au début, je sentais que la magie était partie, ou du moins elle devait se faire petite pour laisser le temps à mon corps de reprendre des forces. Mais ensuite … Quand j’ai repris une meilleure santé … elle ne voulait plus m’obéir ! » Il était réellement désespéré, mais d’une certaine manière en parler le soulageait. « C’est-à-dire … je ne sais pas l’expliquer, je sens la magie elle est là ; mais elle me … résiste ? Ma baguette me résiste ! Je dois batailler avec elle pour produire un sortilège tout bête ! » Il parlait avec frustation et colère et il foudroya du regard sa baguette.

Faite d’ébène noir et de fragments de pierres rougeoyantes, il ignorait que le bois réagissait tout simplement à sa perte de confiance et à la manière dont il s’aveuglait lui-même. Il avait tout de même constaté que depuis quelques temps, cela allait mieux. Il n’avait pas encore fait le rapprochement avec sa reprise de contact avec le monde sorcier et le fait de voir en face ses erreurs, mais la clé du mystère résidait là. « Ça va mieux depuis quelques temps » Il désigna du menton sa baguette. « Elle résiste moins, mais je manque de pratique, j’ai perdu l’habitude d’utiliser la magie dans la vie courante. »

« J’ai fini par m’établir dans un cottage en Ecosse, cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais disparu. J’ai découvert ma propre lâcheté. » Il murmurait ce qui ressemblait à des excuses. « Je … comment revenir aux bouts de plusieurs mois, en étant incapable de réussir un lumos du premier coup ? En pleine guerre, un sorcier qui n’est pas capable d’aligner deux sorts, c’est un homme mort. » Il soupira et se prit la tête dans les mains. « J’avais honte. Et puis j’ai eu honte de ma lâcheté, de ne pas revenir vers vous, d’être moins courageux que prévu. J’avais peur aussi … Je n’ai aucune idée de qui a survécu … J’ai juste compris pendant mon incarcération que ce n’était pas glorieux pour l’Ordre et que ma famille avait été touché. J’ignorais encore que tu étais vivante il y a quelques mois. Ce n’est pas très glorieux, mais je préférais rester dans le flou plutôt que d’avoir une réponse précise. » Encore une fois, il s’exprimait sans discontinuité, sans laisser une chance à Erin de s’exprimer, les mots coulaient, il n’arrivait pas à s’arrêter de parler. Se justifier, expliquer, comprendre aussi peut-être. Son égoïsme lui apparaissait, monstrueux et déraisonnable.
Parchemin envoyé Jeu 2 Juin - 14:56

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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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Radoucie ? Ça elle l'était probablement. Quoi que...Plus que probablement. La colère de l'incompréhension, le sentiment d'injustice, tout était toujours là, bien présent en elle. Mais elle avait mis très lentement tout cela de côté afin de pouvoir écouter et comprendre au mieux ce qu'il avait vécu et donc comprendre pourquoi il n'avait pas bougé son foutu petit cul tout mignon jusqu'à elle. Après tout, s'était sa première question. Et elle attendait beaucoup de cette réponse. Elle attendait tant que leur avenir y tenait presque à quelques fils. Elle croisa son regard et fut surprise de ce qu'elle y lut. Elle avait appris avec le temps à comprendre vaguement ses émotions via un regard et à la moue de son visage. Peut-être était-elle un peu rouillée depuis le temps, ce ne serait pas étonnant, mais elle crut lire quelque chose comme un sentiment de tristesse. Elle ne l'avait pas vu souvent ainsi et son cœur se serra devant ce minois.

En l'écoutant parler, elle ouvrait grand ses oreilles et fermait bien comme il faut sa bouche. Elle ne voulait pas l'interrompre, elle avait l'impression que s'était difficile pour lui, même si elle n'était pas certaine que ça lui fasse du bien. Quelques petites choses retenaient son attention alors qu'elle buvait complètement ses paroles. Son patronus, un magnifique faucon par le passé, un magnifique symbole de sa liberté et de son caractère, quelque chose qu'elle reconnaissait toujours au premier coup d’œil lorsqu'il venait la trouver ou qu'elle soit dans le monde. Combien de fois le faucon et le rhinocéros avaient-ils fait office de hibou voyageur ? Elle avait largement arrêté de compté. Apprendre qu'elle ne le reverrait plus ajouta un peu plus de tristesse en son cœur. Elle tiqua ensuite sur le fait de transplaner, avant de se rappeler qu'il avait été laissé pour mort. Il devait être dans un état pitoyable. Alors qu'elle fermait les yeux, elle eut une vision de lui comme il aurait pu l'être. Elle tourna rapidement la tête en ouvrant les yeux afin de chasser ce sentiment qui naissait en elle. Elle avait été à deux doigts de laisser couler une larme.

Elle reporta ensuite son attention sur lui et le regarda à nouveau lorsqu'il lui apprit avoir vécu comme un moldu. Lui, fier sang pur, à qui tout réussissait se retrouvait à vivre comme les sans magie. Si elle n'avait rien contre eux, elle ne pouvait que difficilement imaginer ce qu'il avait dû vivre et comme il avait dû lutter pour s'adapter. « Je … La magie … elle ne fonctionne plus pour moi. Un foutu cracmole. » Elle sentait bien dans sa voix qu'il n'aimait pas cette situation. Quel sorcier aimerait se retrouver dépourvu de ses pouvoirs ? Aucun ou très très peu. Choquée par l'annonce, Erin ne dit rien et ne fit pas un geste, elle digérait cette information compliquée à emmagasiner. Elle fit bien de se taire puis qu'il poursuivit ses explications et qu'elles étaient toutes aussi choquantes que les précédentes. Sa magie faisait sa rebelle, comme pour les enfants qui n'étaient pas encore en âge d'aller à Poudlard, comme Dragomir. Quelque part le père et le fils se ressemblaient bien, puis que le jeune Flamel entrait parfois dans des colères folles lorsqu'il n'arrivait pas faire léviter ses jouets. Et bien entendu, la magie finissait toujours par se manifester avec un train de retard et les jouets du petit garçon finissaient souvent en cendre. Le ton de Tristan arracha un sourire à la jeune femme, elle avait véritablement l'impression de se trouver face à son fils se battant avec ses jouets. Le regard noir lancé par Tristan à sa baguette était le même que Drago lançait à son dragon lorsqu'il refusait de voler. Son sourire finit par se figer et disparaître. Les deux hommes de sa vie étaient vraiment trop semblables. Et Dragomir n'avait jamais eu son père pour modèle. Tout cela lui fit peur pour la suite.

« Ça va mieux depuis quelques temps » Elle releva la tête sur lui, pour regarder son visage, avec des yeux bienveillant. Tout n'était donc pas perdu ? Si sa baguette répondait de temps en temps, il n'était pas un cracmol. Simplement, peut-être était-elle susceptible ? Après tout, les baguettes étaient bien animées de leur volonté propre, combien de fois lui avait-on dit d'être en phase avec sa baguette afin qu'elle ne fasse pas défaut dans les moments critiques. « J’ai fini par m’établir dans un cottage en Ecosse, cela faisait déjà plusieurs mois que j’avais disparu. J’ai découvert ma propre lâcheté. » Elle se sentit blessée. Il avait donc refait sa vie. Loin d'eux, loin de tout le monde. Elle entendait bien que son ton sonnait comme des excuses. Mais elle se demandait s'il n'avait pas été heureux loin d'eux, s'il n'avait pas apprécié cette paix du corps et de l'âme. Elle craignait qu'il ne regrette tout cela par la suite s'il venait à changer de vie...à revenir dans le monde magique. Elle tourna la tête, se trouvant tout d'un coup une passion pour une tâche sur le sol. Il lui demanda comment revenir. Elle ne répondit rien. Mais elle lui aurait bien dit de simplement demander. Mais à nouveau, elle ne savait pas si s'était réellement ce qu'il voulait. Elle l'entendit soupirer et bien malgré elle, elle tourna la tête pour l'observer. Il avait la tête dans les mains. Il semblait aller vraiment mal. Peut-être finalement qu'il n'aimait pas tant que ça vivre comme un moldu, comme un ermite. « J’avais honte. Et puis j’ai eu honte de ma lâcheté, de ne pas revenir vers vous, d’être moins courageux que prévu. J’avais peur aussi … Je n’ai aucune idée de qui a survécu … J’ai juste compris pendant mon incarcération que ce n’était pas glorieux pour l’Ordre et que ma famille avait été touché. J’ignorais encore que tu étais vivante il y a quelques mois. Ce n’est pas très glorieux, mais je préférais rester dans le flou plutôt que d’avoir une réponse précise. » Elle l'écoutait et son cœur se serait toujours un peu plus. Il s'était inquiété pour elle alors. Elle en fut touchée.

Elle inspira profondément et se tourna de trois quart vers son mari. Elle le regarda un instant, toujours en silence. Finalement elle posa doucement sa main sur sa cuisse, dans le petit triangle dessiné avec son buste et ses bras. Elle sentit sa chaleur à travers le tissu et se prit une vague de souvenir monstrueux en pleine tête. Tous les souvenirs plaisant, le manque qu'elle avait ressenti ses années sans le toucher, le bien fou que lui procurait sa présence malgré leur relation encore bancale. Le simple fait de le toucher lui humidifia les yeux. Ekaterina tenta bien vite de les faire disparaître en parlant, mais ce n'était pas évident. « Je ne t'en veux pas. » Elle avait besoin de le dire, elle avait besoin qu'il sache qu'elle comprenait, du moins qu'elle avait l'impression de comprendre ce qu'il avait vécu. « Sache que si tu te sens prêt à quitter la vie que tu t'es construite ces années. Si tu n'as pas d'attache là-bas qui t'attende... » Oui, elle avait réussi le case, sa crainte, sa peur qu'il ait tourné la page. « ...Je veux bien réapprendre et recommencer. » Elle parlait tout bas. Elle essayait aussi de se convaincre quelque part. Parce qu'elle avait peur de se rendre compte qu'elle s'attachait à nouveau à lui et de risquer de le perdre encore. Elle avait aussi peur de la rencontre entre l'homme qui avait partagé sa vie et celui qui occupait la plus grande partie de son temps libre à présent. Elle avait aussi peur que son séjour chez les mangemorts ne l’eut changé, peur de découvrir le nouveau Tristan Flamel. Et du coup, elle se rendit compte qu'en peu de temps elle avait tiré un trait sur ses doutes et sa colère. Elle montrait un visage de femme forte, mais au final elle n'était que faiblesse et cœur de guimauve. Trouvez les bons mots et n'importe qui pourrait lui faire croire quelque chose. Elle se sentit pitoyable sur le coup. Erin voulut se reprendre et se ressaisir. Elle choisit de parler rapidement d'elle. « A part te perdre et perdre quelques amis, je pense que je ne suis pas à plaindre concernant les conséquences du premier septembre. » Son ton se fit triste. Certes elle n'était pas à plaindre, mais elle avait erré comme une âme en peine. « J'ai mis de longs mois avant d'accepter de toucher notre enfant. » Une phrase simple qui en disait plus qu'il n'y paraissait. L'enfant avait survécu à la purge et surtout, qu'elle considérait que ce n'était pas le sien. Mais le leur, à tous les deux, un enfant né dans leur amour passé. Elle énonçait aussi qu'elle avait eu des soucis vis-à-vis de lui, sans entrer plus dans les détails. Elle était gênée. Après réflexion, son attitude avait été complètement stupide.


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Parchemin envoyé Ven 3 Juin - 22:25

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il lui jeta un regard plein d’espoir et de reconnaissance. Elle ne lui en voulait pas. C’était bien plus qu’il n’aurait osé demander. Il la remercia avec vénération. « Merci. » Il saisit la main qu’elle avait posée sur sa cuisse. Il aurait voulu porter cette main adorée à ses lèvres, ou la poser contre sa joue. Mais il ne sentait pas en droit de se permettre tant de familiarité. Alors il se contenta de la serrer avec douceur.

Lorsqu’elle évoqua la « vie » qu’il s’était construite et de possibles attaches, il laissa échapper un rire rauque et grave. C’était le rire de quelqu’un qui n’avait pas ri depuis des années. C’était un rire sans joie. « Ce n’est pas une vie à proprement parler. C’est de la survie à ce stade. Boire, manger, dormir. Un ermite comme dirait les moldus. Pas de voisinage, pas d’attaches, pas de liens. Pas d’obligations non plus … c’est le piège j’imagine … »

Elle lui fit alors une offre auquel il ne s’attendait pas. C’était une chose de se faire pardonner, mais sans était une chose de se voir offrir une telle chance. Elle proposait de recommencer. De réapprendre. C’était un terme tout à fait approprié. Il fallait apprendre à connaître l’autre tel qu’il était devenu. Il avait la certitude d’avoir changé, il se voyait plus sombre, moins sociable mais aussi plus adulte et plus lucide. Il ne doutait pas que 9 années de guerres, d’oppressions et de deuils avaient transformé Ekaterina. En revanche il doutait de lui, il n’avait plus fréquenté la société depuis 9 ans, il était considéré comme mort, il n’avait plus vraiment d’identité. Il ne savait comment appréhender cette nouvelle opportunité, il avait peur d’échouer, une nouvelle fois.

Il prit une longue inspiration, ne sachant comment exprimer ses pensées. « Je … honnêtement, je ne sais pas comment je réintégrais la vie courante, je ne sais même pas si je suis capable de m’adapter à ce nouveau … environnement. » C’était une manière étrange de désigner une dictature comme celle de Voldemort. « Mais, je voudrais … j’aimerais essayer. Je ne peux rien promettre, et toi non plus. Rien ne nous assure que ça va fonctionner, on a changé, on a muri. On a vécu des expériences douloureuses chacun de notre côté … sans pouvoir se soutenir. » Il y voyait un risque d’amertume et de rancœur. Elle avait tous les droits de lui en vouloir et bien qu’elle semble sans ressentiment pour le moment, il n’était pas sûr que ce soit toujours le cas. Il ne doutait pas d’elle, mais de la nature humaine, si propre à laisser la passion dépasser la raison. Il était bien placer pour le savoir.

Il lui jeta un coup d’œil, il n’avait pas osé trop la regarder jusqu’ici. Il ne voulait pas être intrusif. Il avait aussi redouté d’observer des reproches. Mais à présent, il était certain de préférer affronter sa colère plutôt que de voir la tristesse qui envahissait ses traits pendant qu’elle évoquait les pertes subies le 1er septembre 1981. Il dit doucement « Aucune perte n’est négligeable.».

Sans crier gare, elle apporta soudain une réponse à une autre de ces questions existentielles aux yeux de Tristan. Leur enfant avait donc survécu à l’enfer de cette triste journée. Elle avoua en même temps avoir eu des difficultés à l’accepter. Il ne pouvait pas décemment lui reprocher, il n’était pas dans son droit. Il voulut lui montrer sa sollicitude en pressant à nouveau sa main contre la sienne. Mais la simplicité du geste face à un sujet si brûlant lui parut bien ridicule. Doucement il passa un bras autour de sa taille et l’attira contre lui, réduisant l’espace qui les séparait. C’était une proximité qui lui avait manqué et le réconfort que cela lui apportait ne faisait qu’augmenter cette constatation.

Il n’y avait pour lui qu’une seule certitude parmi tous ces doutes lancinants qui pouvaient les assaillir. « Je ne sais pas où cela peut nous mener, mais je sais que je ne recommencerais rien de nouveau sans toi. Il n’y a qu’un rock dans ma vie et c’est la tienne. » Il n’y avait que la mention de son nom à elle qui avait réussi à le sortir de sa vie léthargique, faite de facilité et de faiblesse.
Parchemin envoyé Sam 18 Juin - 15:37

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Ekaterina avait pardonné. Voilà bien trop longtemps qu'elle était seule, qu'elle l'avait pleuré et qu'elle ressentait ce vide en elle. Peu de choses lui donnaient encore envie de vivre. Son fils la forçait à se battre même si le voir lui brisait le cœur tous les jours. L'ordre lui donnait un combat, une occasion d'évacuer sa rage et sa colère. Son boulot lui permettait de se retrouver seule et d'avoir de courts moments de paix avec elle-même lorsqu'elle faisait une découverte, même minime. Il l'avait remercié de lui pardonner, mais en y réfléchissant, s'était une action presque normal pour deux personnes qui avaient été mariées...et qui l'étaient encore aujourd'hui aux yeux de la société magique. Il lui avait pris la main et la serrait, elle se sentait bien, quoi que gênée.

Elle avait abordé un sujet qui lui faisait mal. Sa vie depuis ses dernières années. Elle avait presque peur d'entendre la réponse. Il rit et elle se rendit compte que ce n'était pas le rire qu'il avait dans le passé, plus rauque. Cet homme avait tellement changé de ses souvenirs. Lorsqu'il lui expliqua, elle tiqua légèrement. Pas de vie, pas d'attache. Elle se sentit totalement rassurée. Ce n'est qu'à cet instant qu'elle comprit l'ampleur de sa crainte. Elle pensa alors qu'au plus profond d'elle, il y avait une Ekaterina qui voulait à tout prix recommencer en souvenir du passé. Mais le futur ne serait jamais le même que si rien ne s'était passé. Elle eut un petit pincement au cœur également en apprenant qu'il avait galéré. Elle se sentit également coupable. Si elle avait su qu'il était toujours en vie, elle aurait remué plus ciel et terre à sa recherche. Elle était presque certaine qu'elle aurait pu le trouver et lui épargner tout cela. Mais elle avait été faible et avait abandonné au bout de quelques mois.

Elle lui avait fait une proposition, presque du bout des lèvres, craintive de l'entendre refuser et de le perdre à nouveau. Elle l'entendit inspirer, peut-être cherchait-il un moyen de lui dire non poliment. « Je … honnêtement, je ne sais pas comment je réintégrais la vie courante, je ne sais même pas si je suis capable de m’adapter à ce nouveau … environnement. » Elle sentit le couperet tomber sur sa nuque, elle sentit la tristesse l'envahir à cette annonce. Elle aurait dut s'en douter et ne pas espérer. « Mais, je voudrais … j’aimerais essayer. Je ne peux rien promettre, et toi non plus. Rien ne nous assure que ça va fonctionner, on a changé, on a muri. On a vécu des expériences douloureuses chacun de notre côté … sans pouvoir se soutenir. » A cet instant, il ne la regardait pas, mais elle avait levé les yeux sur lui plein de reconnaissance. Il ne tirait pas un trait définitif sur toute leur histoire et rien que pour ça, elle avait envie de pleurer. Il était vrai que ce ne serait pas forcément évident, qu'il y aurait des hauts, des bas, des prises de têtes et de l'apprentissage. Mais elle voulait essayer. Au moins pour Dragomir. « Je sais que ce sera compliqué et pas forcément comme avant, mais j'aimerais essayer, nous donner une chance. » Il y avait de l'espoir et de la joie dans sa voix. Elle était heureuse qu'il accepte et elle était presque impatiente qu'ils s'y remettent.

Elle n'avait pas pu parler de la purge sans être triste et il ne lui donna que quelques mots de réconforts. Quelques mots qui lui donnèrent une certitude. Il avait toujours un cœur, les mangemorts ne l'avaient pas totalement détruit. Lorsqu'elle lui parla de Dragomir, sans citer son nom, il lui serra la main. Elle baissa les yeux sur leurs mains enlacées, ayant un peu de peine à réaliser qu'il la touchait vraiment. Elle sentit son bras passer derrière sa taille. Elle leva les yeux sur lui et lorsqu'il l'attira vers lui, elle se sentit rougir. Elle était vraiment proche de lui et la dernière fois qu'elle avait été aussi proche d'un homme datait de....très longtemps.  « Je ne sais pas où cela peut nous mener, mais je sais que je ne recommencerais rien de nouveau sans toi. Il n’y a qu’un rock dans ma vie et c’est la tienne. » Ses paroles étaient belles et elles atteignirent la rouquine droit au cœur. Elle sentit ses yeux s'embués. Elle se tourna face à lui et passa ses bras autour de son cou, posant sa tête sur son épaule. La position était très inconfortable vu qu'elle était assise, s'était aussi très spontané, mais entre ça et le fait qu'il acceptait de leur donner une chance, elle avait de la peine à contenir ses émotions. « Tu n'as jamais quitté mes pensées et je suis prête à recommencer, même si c'est depuis le début pour tout réapprendre. » Dit-elle en chuchotant. Elle était proche de son oreille et savait qu'il était probable qu'il ait tout entendu. Sauf s'il avait perdu l'ouïe pour une raison quelconque.

Elle entendit des pas et se recula. Il y avait encore quelqu'un hors eux dans le musée et vu qu'elle avait sorti tous les invités, ce ne pouvait être que l'un des directeurs qui faisait un tour de vérification. Ou pire, l'un des gardiens faisant sa ronde du soir. Elle souffla tout bas. « Mince, mes patrons ou le gardien ! » Elle se leva et attrapa la main de Tristan, le forçant à se lever à son tour. « Viens avec moi, on s'en va avant qu'ils nous trouvent et posent des questions gênantes. » Surtout si elle devait expliquer qu'il était son mari, il y aurait forcément des tas de questions et pour le moment, Ekaterina n'avait pas envie de partager son mari avec une autre personne. Il y avait de l'urgence dans sa voix, mais elle lui souriait, une lueur malicieuse dans le regard. Elle l'entraîna à sa suite vers le fond du musée, le tenant toujours par la main. Il y avait une porte qui menait vers des stocks et de là, elle pourrait rejoindre la rue. Du moins s'ils ne s'arrêtaient pas en chemin pour diverses raison.


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Parchemin envoyé Mar 21 Juin - 22:38

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Tristan raffermit son étreinte en entendant son aveu chuchoté. C’était plus que ce qu’il aurait osé imaginer, bien plus que ce dont il aurait pu rêver. Il n’avait plus qu’une envie maintenant qu’il avait à nouveau posé les mains sur elle, c’était de la tenir dans ses bras, ne plus la laisser lui échapper. Il avait cette peur aveugle de la voir disparaitre. Et si ce n’était qu’un rêve ? Ou un cauchemar ? Allait-il se réveiller dans quelques instants ? Il eut ce réflexe idiot de se pincer pour vérifier de la véracité du moment et la douleur bénigne qu’il ressentit fut un immense soulagement.

Elle entendit des bruits auxquels il n’avait pas vraiment porté attention. Il se leva rapidement et la suivit dans le dédale des couloirs et des coulisses du musée. Il ne voulait pas être découvert maintenant. Ils n’avaient pas eu le temps de régler les détails, de se mettre d’accord, ils venaient seulement de se retrouver, il ne voulait pas qu’on les sépare si rapidement. Il s’accrocha à sa main tandis qu’elle l’emmenait dans les coulisses du musée, il faisait sombre dans ce dédale, il ne voulait pas l’y perdre.

Quand elle s’arrêta quelques secondes pour réfléchir aux chemins à prendre dans les stocks poussiéreux du musée, il ne put s’empêcher de profiter de cet intermède pour la prendre dans ses bras. Il referma ses bras autour d’elle, posant ses mains sur sa taille.« Kat … », il chuchota son surnom avec fébrilité. Il déposa des baisers aériens dans ses cheveux roux. Ses mains remontèrent sur les bras nus de sa femme. Cela aurait dû être un geste presque insignifiant pour un couple normal. Mais la normalité ne pourrait plus jamais les définir. « Kat … », c’était à peine un murmure, un soupir fiévreux. Tout allait changer, tout avait déjà changé. Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas eu de contact avec elle qu’il ne pouvait s’empêcher de la toucher.

Maintenant que la barrière du premier geste était passée, il n’avait qu’une envie, c’était de la couvrir de baisers et de sentir sa peau contre la sienne. Il embrassa son épaule dénudée par sa robe de soirée.  Puis il déposa une ligne de baisers dans son cou. « Kat … ». Ses mains calleuses cueillirent le visage d’Ekaterina avec douceur tandis qu’il déposait ses lèvres sur son front puis sur sa tempe. Sa conscience lui envoyait des mises en garde. Il ne fallait pas franchir une limite sans son accord. Il s’accorda une pause, un instant de réflexion, sans la lâcher pour autant. Il laissa ses bras retomber autour de sa taille, sans vraiment exercer de pression. Il suffisait à Ekaterina de reculer pour se dégager de son étreinte.

Il se sentait soudain mal à l’aise, comme si il avait outrepassé ses droits. « Je … Excuse-moi, j’ai … j’ai perdu contrôle, c’était inattendu. » Il ne s’attendait à découvrir à quel point sa femme lui avait manqué. Il pensait avoir saisi toute la mesure de l’isolement qu’il s’était auto-infliger, mais ce n’était qu’en se tenant près d’elle qu’il découvrait l’étendu du vide. Il accorda un peu d’attention à leur environnement. Le calme et le silence régnaient autour d’eux, au même titre que la poussière et l’obscurité. Ils avaient sans doute semé les personnes qu’ils avaient fui, mais il estima que ce n’était pas vraiment un lieu propice à la discussion.
Parchemin envoyé Mer 29 Juin - 23:31

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Elle avait choisi la fuite, chose plutôt rare pour elle. Mais elle l’avait choisi avec lui, pour lui. Pour rester avec lui et pouvoir se redécouvrir. Et elle avait hâte de le redécouvrir. Elle lui passait ses huit longues années, elle voulait lui pardonner et était prête à se lancer. Il l’avait suivi dans le stock, sa main fermement accrochée à la sienne. Un sourire naissait sur ses lèvres. Elle s’était arrêtée, cherchant la meilleure direction à prendre. Elle sentit des bras passer autour d’elle et elle pivota sur ses talons, se retrouvant face à lui, très proche. Ses mains sur sa taille, elle écoute ses chuchotements, ferme les yeux lorsqu’il se rapproche pour poser des baisers dans ses cheveux. Elle passe ses bras autour de lui, une main sur sa hanche, la seconde dans son dos. Il fait remonter ses mains sur ses bras, elle frémit, elle sent la chair de poule arriver et se rend compte qu’elle aime ce sentiment.  Elle l’entend soupirer, elle sent cette fièvre qui commence à la prendre également, Ekaterina sent son cœur s’accélérer. L’un contre l’autre, ils n’avaient plus rien qui les séparait, il touchait sa peau, elle serrait comme elle pouvait son corps, peu désireuse de le lâcher.

Elle le voit incliner la tête, elle ne réagit pas tout de suite, mais ne peut retenir un soupire de satisfaction en sentant ses lèvres se poser sur son épaule. Comme si quelque chose en elle se rompait en sentant ce contact. Il remonte à son cou, murmure encore ce surnom si propre à eux. Les mains de Tristan viennent rejoindre son visage, elle ferme les yeux, ouvre tous ses sens pour sentir ce moment. Ses lèvres viennent se poser sur son front, sa tempe, il se déplace doucement et elle ne dit rien, elle savoure, se laisse faire et attends la suite avec chaque fois un peu plus d’impatience. Mais il s’arrête, elle ouvre les yeux et relève la tête, le regardant. Elle sentit ses bras retomber et sentit immédiatement un manque se manifester en elle. Les bras de Tristan étaient autour d’elle, mais il ne la maintenait pas, comme s’il ne savait plus quoi faire, comme s’il n’osait pas peut-être. « Je … Excuse-moi, j’ai … j’ai perdu contrôle, c’était inattendu. » Alors Ekaterina le regarde, elle prend le temps de l’observer avec attention. Elle remarque que son visage est marqué par les années, tout comme le siens probablement. Elle fait alors remonter l’une de ses mains sur son torse, son épaule, son cou et enfin son visage. Très doucement, d’une légère pression elle oriente son visage vers elle. Elle lui sourit, d’un sourire très doux. Elle se hisse sur la pointe des pieds afin d’arriver un peu plus à sa hauteur. Les yeux brillants d’envie et de plaisir elle lui murmure alors : « Ne t’excuse surtout pas. » Sur ses paroles elle s’approche un peu plus et viens poser ses lèvres sur les siennes. Le silence est alors total dans la réserve. Elle recule légèrement afin de le regarder une fraction de seconde et viens presser à nouveau ses lèvres sur les siennes, avec plus d’ardeur, de force et de désirs. Elle vient alors poser sa seconde main sur son épaule afin de prendre un appui total sur lui. L’endroit n’était peut-être pas le plus romantique et le plus sécurisé. C’est sur cette pensée qu’elle mit fin avec regret à ce baiser.

Elle le regarde alors avec un peu d’espoir. « Tristan… » Ce n’est rien qu’un murmure dans un souffle. « Est-ce que…est-ce qu’on n’irait pas dans un endroit plus tranquille ? » Sous-entendu ou ils ne risquaient pas d’être surpris. Elle hésitait, oserait-elle pousser sa proposition plus loin ? Elle hésitait, cherchait son regard. « Chez toi ? » A nouveau ce n’est qu’un souffle, elle avait osé mais savait très bien que s’il refusait la soirée devrait prendre fin plus rapidement que ce qu’elle aurait imaginé.


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Jeu 30 Juin - 21:12

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il émit un soupir de satisfaction quand elle l'embrassa, refermant à nouveau ses bras sur elle. Elle n'eut pas besoin de le convaincre pour un second baiser, il ne demandait que ça. Quand il la touchait, il sentait ce malaise inconfortable qu'il ressentait disparaître. Dès qu'elle se libéra de son emprise, son trouble revint. Il se sentait fautif de l'avoir abandonné et n'arrivait pas exprimer ses remords correctement.

Il fut un peu surpris de l'entendre suggérer de rejoindre son chez-lui. Cela du se lire sur son visage et son premier réflexe était la négation, mais il réussit à tourner sept fois la langue dans sa bouche avant de s'exprimer. Il prit un instant de réflexion. A dire vrai, il n'avait jamais invité personne chez lui et il n'était pas sur de vouloir montrer qu'il vivait de manière relativement sommaire à sa femme.

Il était aussi le seul à connaître l'emplacement du cottage, et c'était un grand pas en avant que d'accepter de partager cette information. Mais il réalisa qu'il avait besoin de faire des pas en avant, que la machine était lançée et qu'il était inutile de faire marche arrière. Il hocha donc la tête. "Oui, bien sur, pourquoi pas ... je vis en Ecosse maintenant."

Un autre problème se présenta à lui. Venir vers Londres avait nécessité une petite trotte à pied, puis à une distance raisonnable de son habitation, il avait fait appel au Magicobus. Il jeta un coup d'oeil à Ekaterina. Il n'avait pas transplaner, ni même tenter de transplaner depuis un moment. Il n'était pas tout à fait certain que ce soit bien raisonnable de tenter le sort, mais au fond il fallait bien qu'il s'y remette un jour ou l'autre. "Je vais peut-être avoir besoin d'aide pour le transplanage ..." Il tendit sa main avec une mimique faussement suppliante. Pensant à son cottage et espérant très fort arrivé en un seul morceau non-désartibulé, il se laissa entraîner dans le transplanage.  

Un "ploc" fendit le calme de la nuit lorsqu'ils arrivèrent en Ecosse. Puis le silence reprit ses droits. Ils faisaient face à une vaste plaine venteuse, qui semblait vide de toute habitation. Tristan se mit en marche. Ils marchèrent en silence pendant une dizaine de minute, laissant pleinement le temps à la jeune femme de constater qu'il s'était bel et bien isolé de toute forme d'habitations humaines. Le vent rafraîchissait la nuit de printemps, ce qui n'était pas bien génant, mais Tristan accéléra le pas inconsciemment tout de même.

Bientôt ils virent au loin une forme sombre se détacher dans l'obscurité, les yeux s'habituant à la nuit. La forme devint un petit cottage à l'ancienne, cloitré d'un haie en pierre envahie par les herbes grimpantes et agrémenté d'un jardin à l'anglaise plutôt négligé.

Il poussa le portillon et s’effaça pour laisser passer Ekaterina. "Après toi.". Il l'invita à remonter la petite allée qui menait à la porte d'entrée avec un sourire encourageant, du moins une mimique qui se voulait être un sourire encourageant. A l'instant où ils entrèrent dans le cottage, il regretta de ne pas avoir un intérieur plus acceuillant et plus chaleureux. Il aurait voulut que l'ameublement sommaire soit plus travaillé, voir même esthétique.

Cette constation lui tira un rictus ironique. En 8 ans, personne n'avait jamais mis les pieds ici, il suffisait qu'Elle vienne pour qu'il veuille changer l'aspect si rustique mais solide qui lui plaisait au quotidien. Le luxe de la maisonnette était très sommaire, il n'y avait pas beaucoup de pièces, tout y était entretenu soigneusement, mais sans plus d'artifice. Il alluma d'un geste machinal une lampe à huile moldue, répandant une lumière douce dans la pièce principale. "Ce n'est pas très ... enfin, c'est plutôt sommaire." Il essaya de détendre l'atmosphère avec un trait d'humour. "Je ne mène pas vraiment une vie de château".

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Parchemin envoyé Sam 9 Juil - 0:36

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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, musée magique, mai 1990
Elle n’en revenait pas d’avoir osée. D’avoir osé lui proposé ça, alors qu’elle ne faisait que le retrouver après tout ce temps. Mais au pire, elle pourrait toujours prétendre plus tard que ce n’était qu’un moment d’égarement, si vraiment elle n’arrivait plus retrouver son Tristan. Mais elle n’y pensait pas actuellement. Là, de suite, elle ne pensait qu’à ce qu’il déclenchait en elle. Qu’à ce rendu enfoui depuis tout ce temps au fond d’elle. Sur un coup de tête elle avait parlé de son chez lui. Elle ne savait pas à quel endroit s’était et elle n’a pas réfléchi à cette histoire de magie défaillante. Pour tout dire elle avait presque oublié. Elle vit l’hésitation sur son visage et se mordit la lèvre inférieure. Il ne voulait apparemment pas. Elle pouvait le comprendre. Elle était presque déçue, mais aurait dû s’en douter. « Oui, bien sûr, pourquoi pas ... je vis en Ecosse maintenant. » L’écosse, un beau pays. Elle lui sourit, heureuse qu’il accepte, même s’il avait hésité. Elle essayerait de ne pas trop s’imposer. Si elle y arriverait. « Je vais peut-être avoir besoin d'aide pour le transplanage ... » Elle hocha la tête, toute disposée à l’aider comme elle pourrait. Elle prit sa main et ils transplanèrent.

Ils atterrirent dans une plaine. Elle sentit l’air frais s’enrouler autour d’elle et elle frémit. Pas de froid, mais d’impatience, d’excitation également.  Elle lâcha sa main et le regarda prendre une direction. Elle le suivit, regardant autour d’elle. Ils étaient perdus au milieu de nulle part. Il n’avait clairement pas menti lorsqu’il lui disait être isolé de tout et vivre en ermite. Elle dut accélérer le pas lorsque Tristan la distança, serrant ses bras contre elle, le froid se faisant un peu plus présent. Alors qu’elle n’y croyait plus trop, elle vit une maison apparaître. Elle soupira. Enfin elle voyait le bout de la balade champêtre improvisée. Il ouvrit le portillon « Après toi. » Et elle passa. Elle se retrouva dans un jardin pas totalement entretenu, mais qui devait probablement être charmant de jour. De nuit, il faisait un peu peur, laissant présager d’étranges créatures à chaque détour de branche. Il ouvrit la porte et lorsqu’elle entra, elle ne put s’empêcher de regarder autour d’elle, savoir où elle mettait les pieds, quel avait été sa vie durant toutes ces années. Simple, sobre, comme lui lorsqu’elle le connaissait. « Ce n'est pas très ... enfin, c'est plutôt sommaire. » Elle haussa les épaules, continuant son observation. « Je ne mène pas vraiment une vie de château. » Elle lui sourit et se tourna vers lui. « Tant mieux, les châteaux, c’est ringard, c’est bon pour les riches qui peuvent employer assez d’elfes pour tout entretenir. » Elle rit. Elle s’imaginait pas du tout donner des ordres à des elfes de maison pour entretenir leur chez eux. Chez eux. Elle se figea en pensant et repensant à ces quelques mots. Se projetait-elle vraiment ? Non. Impossible. Elle secoua la tête.

Elle changea de pièce. « Pas de photos ? » Elle ne s’attendait pas à voir des photos de leur passé, surtout s’il avait fui avec zéro effet personnel. Mais l’écosse s’était beau, elle aurait bien vu quelques images des environs, mais apparemment pas. Une cheminée, peut-être se faisait-il un feu de temps en temps avec un petit livre et une couverture. Elle étouffa un rire de sa main, cette vision la faisait rire, elle avait de la peine à imaginer le Tristan qu’elle connaissait ainsi. Mais qui sait. Faisant demi-tour sur elle-même, elle sourit à l’homme et posa ses mains sur ses hanches. « J’aime ton chez toi. » conclusion de sa petite visite express des pièces environnantes. « Tu as quelque chose à boire ? » Elle aurait aimé passer encore du temps dans ses bras, mais d’un autre côté, elle aurait aimé discuter avec lui. Elle se rendit dans la cuisine. En toute logique, s’il devait y avoir quelque chose à boire, même de l’eau, il faudrait aller à la cuisine. Elle fit comme chez elle et s’assit à la table de la cuisine. Elle joignit les mains, paumes l’une contre l’autre, le regardant se mouvoir dans sa cuisine. Au bout d’un moment elle posa tout de même une question. « Pourquoi revenir maintenant ? » Elle n’avait rien contre bien entendu. Mais elle était curieuse, avec les derniers événements de l’ordre, des mangemorts. Elle espérait se tromper.


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Jeu 14 Juil - 21:36

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il attendait la sentence avec une certaine appréhension. « J’aime ton chez toi. » Il lui rendit un sourire radieux. C’était peut-être la première fois qu’il se laissa aller à un sourire si franc depuis longtemps, cela illuminait son visage, le rajeunissant de quelques années. Les dernières années avaient marquées son visage de lassitude et d’indifférence, mais ce sourire radieux lui redonnait de l’éclat. Elle évoqua la possibilité de boire quelque chose et cette suggestion le fit sourire. Il avait perdu quelques réflexes d’hospitalité, mais la présence chaleureuse et réconfortante de sa femme lui permettait de voir ces oublis sous un jour amusant. Il lui fit signe vers la cuisine et tandis qu’ils avançaient dans la maisonnette, il rit, faisant preuve d’une certaine autodérision. « Il semblerait que j’ai perdu le peu d’hospitalité que ma famille de parano avait réussi à m’inculquer. »

Il était connu que les Flamel n’étaient pas vraiment des sorciers de société. Leur nom était fameux, certes, mais pas seulement pour les inventions spectaculaires dont ils étaient l’origine. Leur paranoïa contre la société sorcière était devenue légendaire, elle aussi. Tristan s’arrêta devant la table en bois brut et tira une des chaises pour Ekaterina avant de se diriger vers le plan de travail. « Eau ou thé ? » C’était frugal. Le thé faisait partie de ces rares objets de consommation qu’il récupérait régulièrement, pas toujours de manière flatteuse. Compte tenu de la température un peu fraiche en cette nuit de printemps, il mit la théière sur la cuisinière, déposant les feuilles de thé au fond du réceptacle. Il alluma le tout d’un coup de baguette machinal, comme si il n’avait jamais cessé d’utiliser la magie. Cela ne faisait que quelques mois qu’il recommençait à l’utiliser dans son quotidien en réalité.

« Pourquoi revenir maintenant ? » Cette question lui fit l’objet d’une douche froide. Regrettait-elle qu’il soit revenu ? Peut-être voulait-elle juste comprendre, sans pour autant émettre de regrets. Ou peut-être commençait-elle à y voir plus claire. Peut-être voyait-elle la lâcheté de son abandon. Il se retourna et s’installa en face d’elle sur le banc qui occupait l’autre côté de la table. « Je voulais savoir si tu étais vivante. » Encore cette manière brute de décoffrage d’évoquer les faits. Il lui avait demandé si leur fils était vivant abruptement, c’était maintenant son tour à elle d’y passer. Il réalisa ensuite que cette manière d’expliquer son retour pouvait paraitre un peu rapide.

« J’ai recommencé à m’intéresser à la société magique après avoir entendu parler de l’Ordre et de Poudlard. Je voulais savoir ce qu’il était arrivé à l’Ordre. J’avais cru comprendre qu’il avait disparu, et puis tout d’un coup j’ai entendu son nom sortir de nul par alors que j’achetais un cataplasme sur un marché noir. » Il avait recueilli un faucon en mauvais état et pour le soigner, il s’était rendu sur le marché parallèle. C’était la première fois qu’il entendait à nouveau parler de l’Ordre. Il avait guéri le faucon et l’avait dressé en oiseau de poste, puis l’avait chargé de dérober deux ou trois fois par mois le journal quotidien des sorciers. La nouvelle version de la Gazette, le Golden Blood, n’était sans doute pas très objectif, mais Tristan voulait juste savoir ce qu’il se passait dans la société, il ne fichait bien de l’opinion politique des auteurs. « Un jour j’ai lu le nom Grimstone associé au Musée Magique. Je ne crois plus vraiment au hasard alors j’ai voulu vérifier si c’était bien toi ou non. Je pensais que tu étais morte. Enfin ... je n’étais pas sûr, et ... j’avais la lâcheté de ne pas vouloir affronter un éventuel deuil. L’illusion était tellement plus confortable, mais là, la probabilité semblait me donner tort alors  j’ai noté la date de l’inauguration. »

Il sentait encore la sueur froide qui avait dévalé le long de sa colonne vertébrale lorsqu’il avait poussé les portes du musée. Elle avait épousé les cicatrices qui lui barraient le dos, sinistre souvenir de son incarcération, répandant la chair de poule sur son passage. A cet instant précis, juste avant de l’apercevoir entourée de sorciers la félicitant, il avait entendu en boucle les mots de l’un de ces geôliers. Je pourrais te ramener son corps pourri en décomposition. Je pourrais te faire contempler toutes les marques qu’on a incrustées dans son joli corps qui dégoulinait encore de sang il y a quelques jours quand tu faisais ton muet.1 Il avait occulté beaucoup de choses de ces quelques semaines, il ne se souvenait que peu de l’aspect physique des tortionnaires, mais ces trente neufs mots étaient restés gravés dans sa mémoire, intacts. Ils avaient alimenté ses cauchemars de manière inlassables. Il ne se souvenait pas très bien de qui avait osé pareil sacrilège, un grand sorcier à la peau foncée, mais il se souvenait de l’intonation cruelle de chacun des mots prononcés.



1 "La petite note de bas de page ":
 
Parchemin envoyé Ven 22 Juil - 9:32

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Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, cottage de Tristan, Ecosse, mai 1990
Elle aimait son chez lui, elle aimait le sourire qu’il lui retournait. Elle eut un petit rire discret lorsqu’il annonça avoir perdu ses bonnes manières. Elle ne doutait pas qu’il finirait par les retrouver. Le Flamel à la classe naturelle n’était jamais loin dans cette famille, elle s’en souvenait encore des repas chez eux ou les choses dérapait et que l’un de ses parents rattrapait toujours le coup de manière très classe. Classe, mais discret. C’est ce qui avait plus à Ekaterina il y a de longues années en arrière. Ce qui avait déplut à sa douce mère d’ailleurs. Mais s’était une autre histoire. « Eau ou thé ? » Elle leva la tête vers lui. Alors qu’elle s’apprêtait à lui demandé du thé à cause de la fraicheur extérieur, elle le vit mettre de l’eau à chauffer avec quelques feuilles de thé. Elle ne put retenir un sourire sincère et attendrit. Alors qu’elle avait osé lui poser cette question si dérangeante, elle le vit s’asseoir face à elle. « Je voulais savoir si tu étais vivante. » Son sourire disparut, pourquoi la pensait-il morte ? Aurait-il préféré qu’elle le soit ? Afin d’être débarrassé d’elle et de ses responsabilité ? De son passé ?

« J’ai recommencé à m’intéresser à la société magique après avoir entendu parler de l’Ordre et de Poudlard. Je voulais savoir ce qu’il était arrivé à l’Ordre. J’avais cru comprendre qu’il avait disparu, et puis tout d’un coup j’ai entendu son nom sortir de nul par alors que j’achetais un cataplasme sur un marché noir. » Ah bah oui Poudlard, ça avait largement marqué les esprits ce trophée de guerre. Elle hocha la tête. L’Ordre avait fait son grand retour lors de l’ouverture de la coupe du monde de Quidditch. Ils avaient trouvés le bon moment pour surgir de l’ombre. Cela ne l’étonnait pas vraiment qu’il en ait entendu parler suite à ces deux événements. « Un jour j’ai lu le nom Grimstone associé au Musée Magique. Je ne crois plus vraiment au hasard alors j’ai voulu vérifier si c’était bien toi ou non. Je pensais que tu étais morte. Enfin ... je n’étais pas sûr, et ... j’avais la lâcheté de ne pas vouloir affronter un éventuel deuil. L’illusion était tellement plus confortable, mais là, la probabilité semblait me donner tort alors  j’ai noté la date de l’inauguration. » Elle le fixa longuement lorsqu’il avoua l’avoir cru morte. Cependant entendre qu’il ne voulait pas affronter un éventuel deuil la mit dans tous ses états. Elle baissa les yeux sur ses mains qu’elle ouvrait et fermait régulièrement, essayant de ne pas s’énerver, de rester calme. Elle ne vit pas qu’il semblait un peu ailleurs.

Mais à un moment donné elle n’en put plus. Elle leva la tête et le fixa. « Le deuil c’est trop dur pour toi ? » Son ton était sec, elle avait sans doute été plus amère qu’elle ne l’aurait pensé de base. Mais les mots étaient sortis comme ils lui pesaient. « Je devrais dire quoi, alors, de l’avoir porté pendant plus de huit ans ? » Son visage était fermé. Il était un lâche. « T’aurais préféré que je sois morte peut-être au final ? En te faisant passer comme tel toi aussi, personne ne t’aurait reproché de ne pas porter le deuil et tu aurais pu revenir incognito dans la société. » Il était un lâche qui n’assumait pas ce qui se passait autour de lui. Elle venait presque d’oublier tout ce qui s’était passé auparavant entre eux. Elle ne voyait que sa colère et les mots qu’il venait de dire. Elle ramena ses mains vers elle. Elle aurait aimé en dire plus, s’énerver encore…mais elle n’avait plus de mots. Ses mains tremblaient. Colère ? Tristesse ? Elle ne savait pas trop. Mais elle était à court de paroles. Elle se sentait vide et dépassée.


La vengeance se savoure à froid


Parchemin envoyé Sam 23 Juil - 10:08

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il n’était pas tellement dans son assiette en sentant ces quelques souvenirs douloureux s’insinuer en lui sournoisement. C’était étrange que cela le tourmente encore alors qu’il avait la preuve irréfutable devant lui que ce mangemort avait juste utilisé un moyen de pression parmi tant d’autres, sans s’appuyer sur une vérité fondée.   « Le deuil c’est trop dur pour toi ? » Le ton sec, presque amer, d’Ekaterina le tira de ses pensées de manière efficace. Il fut aussitôt sur le qui-vive, remarquant ce qui lui avait échappé quelques secondes auparavant. Elle s’agitait de l’autre côté de la table. Mentalement, il se fustigea. Il devait réapprendre à dire les choses avec tact, de toutes évidences il l’avait heurté avec sa franchise.

Il n’était pas vraiment surpris par ce changement d’humeur. Elle n’avait pas commencé par l’accueillir à bras ouverts et ce n’était pas quelques baisers et deux ou trois excuses qui allaient effacer huit longues années d’absence. « Je devrais dire quoi, alors, de l’avoir porté pendant plus de huit ans ? » Il la dévisagea un instant, puis il bougea légèrement de manière à lui faire face correctement. Quand il prit la parole, sa voix avait repris son timbre d’antan, elle était claire et assurée, presque autoritaire. « Tu es courageuse. Et digne. Je suis lâche. » Il n’avait pas beaucoup d’indulgence envers lui-même. « T’aurais préféré que je sois morte peut-être au final ? En te faisant passer comme tel toi aussi, personne ne t’aurait reproché de ne pas porter le deuil et tu aurais pu revenir incognito dans la société. » Ses yeux se plissèrent légèrement en entendu toutes ses suppositions.

Il sentait le terrain glissant juste sous leurs pieds. Celui des non-dits, des reproches, des remords et du ressentiment. Il ne voulait pas lui parler de ce qui s’était passé pendant son incarcération. C’était sa croix à lui, elle avait eu à porter la sienne, il ne voulait pas l’accabler d’une chose en plus. Et la dernière chose dont il avait besoin c’était de pitié ou d’indulgence. Mais c’était peut-être une erreur. En se taisant, il rendait les explications confuses et facilitaient les quiproquos ou les malentendus.

Il remarqua le tremblement de ses mains et la manière dont elle les fit glisser vers elle. Entendant ses bras par-dessus la table, il posa ses deux mains sur les siennes. Ce n’était pas vraiment un geste doux, signe d’affection. C’était plus un geste de stabilisation éventuellement, mais surtout d’apaisement. Contenir ce mouvement convulsif, faire preuve de sang-froid, affronter l’adversaire droit dans les yeux, ne pas ciller, prendre un peu de recul sur la situation. C’était de vieux réflexes d’aurore ou les capacités naturelles d’un homme qui faisait de l’apprivoisement d’oiseaux de proie un passe-temps.

« Je ne veux pas revenir incognito dans la société. Je nie pas mes erreurs ou ma lâcheté. Et je n’ai jamais espéré ta mort, c’est insensé. » Insensé. Beaucoup de choses l’étaient. « On m’y a fait croire, je n’ai pas eu la force de démentir et ça m’a dévasté. » Il avait l’impression que l’air était devenu épais, comme électrisé par une tension invisible. Cela sembla atteindre son paroxysme lorsque la théière sur le feu émit un son strident caractéristique en rejetant de la vapeur. Il retira lentement ses mains de celle d’Ekaterina, comme si il reposait un objet fragile mais dangereux sur la table. Puis il se leva, enjamba le banc et atteint la cuisinière en quelques pas. Retirant la théière du feu, il rétablit le silence et versa le liquide brulant dans deux tasses dépareillées sur la table.

Poussant un des thés vers Ekaterina, il jeta un coup d’œil dans son propre bol, toujours curieux des prédictions qui pouvaient émerger des feuilles de thés. Puis il reporta son attention vers la jeune femme. Se rasseyant en face, son visage s’adoucit tandis qu’il prenait la parole sur un ton apaisant. « Raconte-moi. Huit années à porter ce deuil. » Il avait parlé, longtemps, il s’était excusé, il avait tenté de justifier, d’expliquer, de comprendre et de faire comprendre. Elle avait été silencieuse pendant ces explications, à l’écoute et ouverte. C’était à son tour de manifester de l’attention, de prêter une oreille attentive. Si elle le voulait bien.

Parchemin envoyé Dim 7 Aoû - 18:43

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De battre mon cœur s'est arrêté, cottage de Tristan, Ecosse, mai 1990
Ekaterina avait changé radicalement de comportement. Elle avait été blessée par les propos qu’il avait tenus. « Tu es courageuse. Et digne. Je suis lâche. » Le ton sur lequel il venait de s’exprimer la replongea des années en arrière. Elle fut troublée, mais n’en laissa rien paraitre. Elle n’opina pas du chef, même si elle avait été à deux doigts de le faire de bon cœur.  Mais elle avait déballé les suppositions qu’elle avait sur le cœur, se libérant comme elle pouvait de tout cela. Tristan posa ses mains sur les siennes. Elle ne s’y attendait pas du tout. Elle leva les yeux sur lui et les plongea dans les siens. Ce geste étrange après tant d’année de solitude lui fit cependant du bien. « Je ne veux pas revenir incognito dans la société. Je nie pas mes erreurs ou ma lâcheté. Et je n’ai jamais espéré ta mort, c’est insensé. » Elle ne comprenait plus rien et son visage exprimait clairement cette incompréhension. « On m’y a fait croire, je n’ai pas eu la force de démentir et ça m’a dévasté. » Elle se sentit choquée. Qui aurait eu l’âme assez noire pour prétendre qu’une personne vivante était en fait décédée pour torturer son interlocuteur ? A peine ses pensées ont-elles effleuré son esprit qu’elle trouva la réponse toute seule. Un mangemort. Elle crut défaillir lorsque la théière décida de couper court à ce moment étrangement tendu. Tristan se leva et elle se mit à respirer et ferma les yeux. Ces retrouvailles étaient tellement compliquées, elle ne s’y serait jamais attendue.

Elle ouvrit les yeux lorsqu’il revint avec deux tasses fumantes. Elle posa ses mains en coupe autour récoltant la chaleur pour tenter de se réchauffer un peu. Elle gardait les yeux baissés sur le liquide. Elle n’avait pas envie de les relever. Elle n’avait pas envie de croiser son regard. Pas pour apprendre qu’il l’avait une nouvelle fois enterré dans ses pensées. « Raconte-moi. Huit années à porter ce deuil. » Son ton était doux. Mais elle gardait le silence. Ces années n’étaient pas particulièrement réjouissantes. Et ressasser le passé n’avait rien de bon. Le silence s’éternisait, elle entendait la respiration de Tristan et le vent à l’extérieur. Finalement elle murmura quelques mots. « Ce sont des années horribles. » Elle en avait vu de toutes les couleurs et avait encore parfois de la peine à réaliser qu’elle ne dormait pas. Du bout de l’index, elle glissait sur la table, comme pour suivre des lignes imaginaires. « Ton fils s’appelle Dragomir, comme on en avait convenu à l’époque. » Elle ne le regardait toujours pas. « Il t’a toujours beaucoup ressemblé, les yeux, les lèvres. Plus tard les cheveux et ce petit côté indomptable que tu avais parfois. » Elle esquissa un faible sourire destiné à la table. « Mais il te ressemblait trop pour que j’arrive le garder près de moi. Ce sont mes parents qui s’en sont occupés. » Son doigt se figea sur la table. « Jusqu’au jour où j’ai eu une bonne discussion avec mon père et j’ai essayé d’apprendre à l’aimer. » Encore aujourd’hui s’était dur. Il portait le nom Flamel, mais Erin en avait interdit la prononciation dans le manoir. « Avec tout ça, j’ai déserté notre appartement et je suis restée vivre chez mes parents. » Un retour aux sources en quelque sorte. Un échec dans sa vie également. « En bonne fille de Grimstone, je me suis tenue éloignée de tous ses conflits politique. » Menteuse ! Lui hurlait sa conscience. Mais elle ne pouvait pas le lui dire. « J’ai repris mon nom de jeune fille pour avoir la vie sauve également. » Elle en avait déjà un peu plus honte, s’était vrai. Tirer un trait ainsi sur des années de mariage avait été dur à accepter pour elle. « J’ai perdu des amis au fil du temps, au fil de leurs orientations politiques. Certains tués par des mangemorts également. D’autres dont la mémoire leur à échapper. » Skander. Tristan le connaissait, mais si elle lui révélait son nom, alors qu’il était recherché par le ministère comme étant un membre important de l’ordre, elle risquait de se compromettre.

Elle finit par lever doucement les yeux sur lui. Sur cet homme qui avait partagé sa vie avant le drame et qui hantait ses nuits et ses moments de solitude depuis. « Je crois que la purge nous a tous transformé. » S’était une triste constatation. Elle avait baissé les yeux sur ses mains, à lui. « Nous sommes devenus tellement différents… » Non pas l’un comme rebus de la société alors que l’autre continuait d’y briller, mais plutôt comme les retrouvailles de deux étrangers alors qu’il fut un temps ils avaient tout partagés.


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Parchemin envoyé Ven 19 Aoû - 22:42

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De battre mon coeur s'est arrêté

Il avait plongé son regard dans son thé, n’arrivant pas à soutenir le regard d’Ekaterina en l’entendant parler. Elle semblait dans le même cas que lui, mais il ne put pas le constater, le nez dans son bol. Lorsqu’elle évoqua le prénom de leur fils, cela lui tira un sourire surpris. Dragomir. Des fragments de souvenirs extrêmement clairs lui revirent d’un coup. Leur fausse négociation pour convenir d’un nom pour lequel ils étaient enthousiastes tous les deux. Les sentiments d’euphorie à l’idée de fonder une famille. La confiance aveugle en sa capacité à être un bon père.

Durant les mois suivant la Purge, comme souvent lors d’un traumatisme fulgurant, son cerveau avait verrouillé un nombre incalculable de souvenirs ou d’expériences pouvant lui rappeler de près ou de loin les malheurs survenus depuis le 1 septembre 1981. Ce n’était qu’une tentative de guérison, assez vaine, car les marques présentes sur son corps et son état de santé lamentable ne pouvaient s’effacer par les stratagèmes de l’esprit humain et lui rappelait constatèrent la réalité. Mais cela avait rendu flou les quelques mois précédents la Purge. Malgré tout, il se souvenait de manière assez nébuleuse  n’avoir jamais eu aucun doute sur le fait de fonder une famille. Il venait lui-même d’une lignée où les liens du sang étaient primordiaux, c’était gravé dans ses gènes, impossible de faillir à cette coutume familiale.

Cela lui paraissait tellement ironique à présent. Il avait complètement échoué. Ce n’était pas qu’il avait une confiance aveugle en lui-même, mais à l’époque il était incapable d’imaginer de tels péripéties et de telles issues pour son camp.

Entendre parler d’un fils qu’il ne connaissait pas mais qui lui ressemblait beaucoup était une expérience étrange. Cela le rendit nerveux. Avait-il envie de le rencontrer ? Ses mains s’agrippèrent à son mug. C’était une question décisive et même si elle ne l’envisageait pas, lui se devait d’y faire face. Ses doigts se mirent à tapoter la porcelaine ébréchée. Après un intense débat intérieur, il convainc que oui, si il revenait dans la société, ce serait aussi pour ça, à terme, quand elle sera prête, quand elle le lui proposera, en espérant qu’elle le ferait.  

Il comprenait parfaitement qu’elle ait quitté l’appartement et repris son nom de jeune fille. Elle avait voulu garder la vie sauve et elle était vivante, c’était le principal à ses yeux. Ils avaient chacun eu leur challenge. Lui avait dû se reconstruire et il avait disparu pour cela. Avec le recul, il observait cela comme une certaine nécessité. Il n’aurait pas dû disparaitre aussi longtemps en revanche. La disparition s’était muée en abandon. C’était là qu’il avait fauté.

Il gardait toujours le silence, écoutant religieusement Ekaterina. Elle évoqua la perte d’amis, il aurait besoin de revenir là-dessus prochainement. Savoir qui était décédé le taraudait depuis longtemps. C’était une nécessité à présent. Mais ce n’était pas le moment pour ce genre de révélation. « Je crois que la purge nous a tous transformé. » Il n’était pas totalement d'accord avec ça. Il ne voyait pas cela comme une transformation, mais plutôt comme une évolution. Par-dessus leur expériences existantes, il y avait eu un chambardement qui avait fait émergé de nouvelles facettes de leur personnalité, sans pour autant transformé ce qu’ils étaient précédemment. La vie d’ermite lui avait laissé le temps pour des réflexions philosophiques et métaphysiques. Mais ce n’était pas non plus le moment pour un débat.

« Nous sommes devenus tellement différents… » Ca il ne pouvait pas le contredire. « Oui. » Pourtant, quand il l’observait en relevant le regard, il avait l’impression de revoir la même personne, avec dix années de plus. Le fait qu’elle avait affronté les épreuves ne le surprenait pas, il n’avait jamais douté qu’elle soit combative. « Et pourtant … » Sa voix se perdit, il ne savait pas comment exprimer ses intuitions. D’un geste machinal, sans s’en rendre compte, il joignit le geste à la parole. Reprenant une de ses vieilles habitudes superstitieuses, il libéra ses mains, se saisit d’une coupelle et vidant son thé d’une gorgée, après quelques manipulations, il retourna le fond de tasse dans la coupelle. Cela faisait des années qu’il n’avait pas cherché à lire dans les feuilles de thé, mais avant c’était sa petite manie, presque une institution des rendez-vous familiaux. Quelles prédictions fumeuses Tristan allait-il sortir de sa tasse de thé ? Il était incapable de ne pas se prêter au jeu quand on lui mettait du thé entre les mains. En réalité, il était plutôt mauvais en divination, mais cela le fascinait.  

Il regarda l’amas de feuille en fronçant les sourcils. Il avait perdu la main. Mais il lui semblait voir un espèce de carré, la prudence d’après ses souvenirs, c’était logique. Etait-ce un compas, à gauche ? Le compas, c’était un changement … ou un visiteur, il n’était plus sur. Ou alors ce n’était pas un compas mais une tente ou un triangle. Une montagne peut-être. Il secoua la tête et commença à parler d’une voix détendue « Bon c’est pas encore ç.. » Il venait de relever la tête et de rencontrer le regard d’Ekaterina. Il en savait pas trop comment interpréter son expression. Il bafouilla. « Désolé, je en sais pas ce qui m’a pris, c’était pas le moment du tout. Je … »  Il sentit son visage rougir furieusement. Décidément, il accumulait les gaffes depuis son retour. Il bafouilla du bout des lèvres « Je t’assure, j’ai écouté sérieusement ce que tu m’as dit, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, je ne le fais plus depuis des années en plus, c’est tellement idiot. » A croire que fréquenter sa femme lui faisait reprendre des vieilles manies. « Je voulais pas sembler détaché, c’est involontaire, j’ai vraiment été attentif quand tu parlais. » Et voilà, il recommençait à bafouiller, cherchant des moyens de s'excuser. Il ressemblait un petite garçon pris la main dans le sac, tout honteux.

Parchemin envoyé Sam 27 Aoû - 19:36

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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel
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De battre mon cœur s'est arrêté, cottage de Tristan, Ecosse, mai 1990
Elle s’était ouverte, elle s’était mise à nu en dévoilant son passé, ses quelques années à vivre sans lui. Certes elle avait été plutôt vague sur ses propos, mais elle s’était ouverte à lui, comme une sorte de mise à plat du passé, afin de repartir sur de bonnes bases. Mais tout cela avait attiré la nostalgie dans son esprit. Ils ne se regardaient pas, elle n’osait pas et lorsqu’elle releva les yeux, elle vit que lui non plus. Il était probablement perdu dans ses pensées également. Elle avait terminé son explication par une constatation qui l’attristait. Et il confirma. Tous deux se regardaient, finalement comme s’ils se revoyaient. « Et pourtant … » Il n’avait pas tort. Même si ces années les avaient changés, elle avait l’impression de retrouver l’homme d’avant. De revoir le Flamel de son passé, celui dont elle était tombée amoureuse, celui qui lui avait passé la bague au doigt, celui qui lui avait fait un enfant par amour.

Elle regarda ses mains et se figea lorsqu’elle le vit amorcer les premiers gestes. Elle avait l’impression de faire un bond dans le temps. De revenir dix ans plus tôt, à la table de leur cuisine, lors du thé traditionnel de l’après-midi. Ils le prenaient en discutant de leurs journées, jamais de ce qu’il devait faire pour l’Ordre du Phénix. Et puis ensuite il effectuait ces quelques manipulations pour lire les feuilles de thé. Ils s’amusaient alors à essayer de décrypter ce qui se trouvait au fond de la tasse et à comprendre ce que ça voulait dire dans leur vie de tous les jours. Il lui arrivait d’être doué, il avait même réussit à deviner qu’elle allait être enceinte…allons savoir comment. Un coup de bol peut-être. Mais là, le voir effectuer ces manipulations la paralysa. Elle ne savait absolument pas pourquoi, mais elle était troublée. Était-elle en train de réaliser que l’homme qu’elle avait aimé était toujours vivant ? Son esprit commençait-il à se persuader que s’était bien lui ? Pourtant, elle l’avait suivi jusqu’ici, elle s’était laissée emportée par la passion lorsqu’il l’avait embrassé, elle avait senti son corps réagir à son contacte. Logiquement, elle savait que s’était lui. Alors pourquoi ces simples gestes la perturbaient tellement ? Elle le vit secouer la tête, comme s’il n’arrivait pas interpréter ce qu’il avait sous les yeux. « Bon c’est pas encore ç.. » Il leva la tête et leurs regards se croisèrent. Avait-il vu sa détresse ? Avait-il remarqué son air perdu ? Probablement. « Désolé, je en sais pas ce qui m’a pris, c’était pas le moment du tout. Je … » Elle le vit rougir, elle ne savait que dire, elle était perdue. « Je t’assure, j’ai écouté sérieusement ce que tu m’as dit, je ne sais pas pourquoi j’ai fait ça, je ne le fais plus depuis des années en plus, c’est tellement idiot. » Elle détourna la tête et ferma les yeux. Lui aussi avait été plongé dans le passé alors… « Je voulais pas sembler détaché, c’est involontaire, j’ai vraiment été attentif quand tu parlais. » Elle hocha vaguement la tête et se leva.

Elle lui tournait le dos, regardant le mur. Elle était aux bords des larmes, s’était vraiment trop pour elle. « Je te crois, je ne doute pas que tu m’aies écouté. » Elle fit une pause, leva la tête, ouvrit les yeux et regarda le plafond. Elle inspira avant de parler. « C’est ce que tu viens de faire, ça m’a perturbée…plus…que ce que j’aurais cru… » Pourquoi ? Mais pourquoi donc ? Elle n’arrivait pas comprendre. Elle ouvra la bouche et respira par celle-ci, ferma les yeux. « J’ai plongé dans le passé et je crois que ça m’a fait peur…. » La question qu’il allait se poser était pourquoi et elle n’avait pas de réponse. Elle fit volte-face et le regarda. « Je ne sais pas pourquoi. Je te demande pardon. » Elle s’attarda à le regarder et elle savait que ce qu’elle allait faire allait lui briser le cœur. A lui ? A elle ? Aux deux probablement. « Je vais rentrer il est tard et Dragomir doit probablement veiller mon retour. » Elle prit la direction de la porte, elle n’était pas encore partie qu’elle sentit les larmes être bien trop proche de la limite. « Je suis désolée Tristan. Merci pour le thé, merci pour tout. » Elle lui jeta un dernier regard, elle avait un air tellement navré sur le visage. Sentant qu’il était trop tard pour se retenir elle s’enfuit carrément de la maison. Dehors, l’air était cinglant et il lui arracha ses larmes. Elle s’éloignait du cottage, ne pensant même pas encore à transplaner. Elle finit par tomber à genoux dans l’herbe et pleura. Pourquoi ? Elle ne le savait pas. Mais elle en avait besoin.


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Parchemin envoyé Sam 27 Aoû - 22:12

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Il était un peu déboussolé. Il ne savait pas trop comment interpréter son expression. Elle ne semblait pas en colère. Elle éclaira sa lanterne assez rapidement. « C’est ce que tu viens de faire, ça m’a perturbée…plus…que ce que j’aurais cru… J’ai plongé dans le passé et je crois que ça m’a fait peur…. ». Il pouvait comprendre ça. Le passé, la peur, c’était des choses qu’il avait appréhendé en arrivant le soir même au vernissage, en la voyant vivante parmi toute cette foule. Huit années avaient passés, mais elle était toujours là. Il se leva, poussa la chaise contre la table et les deux mains fermement ancré sur le dossier, il prit la parole d’une voix douce. « Je comprends, c’est normal, c’est effrayant. Il faut le temps de réaliser ». Lui avait eu plusieurs heures de solitude face à une fresque monumentale, dont il n’avait en réalité pas saisi la moindre de ses significations. Il ne lui demanderait aucune explication pour cette peur soudaine.

A vrai dire, lui-même avait tavigersé sur ce qu’il devait faire une fois avoir constaté de ces propres yeux qu’elle était bien vivante. Se manifester, et d’une certaine manière avoir l’égoïsme de s’imposer dans un monde il n’était peut-être plus attendu, ou disparaitre pour de bon, une certaine lâcheté certes, mais aussi la volonté de ne pas troubler leur équilibre fragile. Il n’avait pas eu le temps de trouver une réponse à cette question quand elle l’avait découvert devant l’œuvre archéologique. Les dés étaient jetés et le destin avait choisi pour lui. A présent, il ne le regrettait pas. Mais il avait conscience de devoir lui laisser du temps pour assimiler tout ça.

« Il n’y a rien à pardonner, si tu as besoin de temps, je peux te laisser tout le temps dont tu as besoin pour réfléchir. » Il espérait qu’elle resterait un peu. Qu’elle lui donnerait un petit signe d’espoir, mais elle semblait sur une pente descente, une pente très glissante. Elle évoqua son fils. Non leur fils. Cela l’abasourdi un instant. Lui n’y aurait pas pensé. Il avait perdu l’habitude de penser que quelqu’un l’attendait quelque part, veillant à son retour. « Je … Bien sur … Embr » il avait failli ajouter un ‘embrasse le de ma part’ sans y prêter garde mais c’était sans doute prématuré et il s’arrêta avant de finir sa phrase. Il continua d’une voix incertaine « Veille sur lui de ma part, s’il te plait. ».

Avant qu’il ait pu faire un geste, elle s’était dirigée vers la porte, le dos résolument tourné. Il essaya de suivre son rythme, la suivit jusqu’à la porte pour tenter de l’attraper par le bras, mais son poignet lui échappa de peu. Les quelques mots d’espoir qu’il souhaitait lui glisser moururent sur ses lèvres. Il distingua à peine sa chevelure de feu s’évanouir dans la nuit, aveuglé par l’obscurité. Ilfit quelques pas sur le pas de la porte, tentant de distinguer sa silhouette. « Kat ? Ekaterina ? EKATERINA ! REVIENS-MOI QUAND TU SERAS PRETE ! » Il avait à peine conscience de ne se s’adresser à personne, de n’avoir que l’obscurité pour interlocuteur. Il ne savait pas si elle était tapie quelques parts, mais il avait crié en espérant qu’elle  l’entendrait si elle ne se trouvait pas trop loin. C’était un élan d’espoir.

Il s’assit sur son pas de porte, attendant patiemment les premières minutes, puis avec plus de résignation les heures suivantes, enroulé dans une étoffe de tartan, une tasse de thé fumant qu’il remplissait régulièrement à ses côté. Il n’allait pas pouvoir dormir cette nuit, donc il préféra attendre le levé du jour, assis, appuyé contre le chambranle de porte. Il n’avait aucune obligation au petit matin et il avait plutôt l’habitude des nuits blanches, donc une de plus ou une moins n’avait aucune importance. Il laissa le jour succéder à la nuit en observant avec toujours le même intérêt la nature se réveiller au contact du soleil. C’était un spectacle dont il ne se laissait pas depuis sept ans. Lorsque le soleil commençait à s’élever dans le ciel, il finit par somnoler, la tête appuyée contre le bois, puis il plongea dans les bras de Morphée. Son sommeil avait un étrange arrière-gout  où se mélangeaient toutes sortes de sentiments contradictoires : désespoir, expectation, questionnement, certitude, doute, désir.


RP FINI

 

De battre mon cœur s'est arrêté -Tristan & Erin [TERMINE]

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