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Those doors won't open (Scylla)

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Parchemin envoyé Lun 23 Mai - 22:29

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Those doors won't open
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Une fille à marier chez les Lestrange, il ne pensait plus qu’à ça depuis qu’il l’avait entendu d’une conversation entre gros clients, à Gringotts. Une fille à marier dans l’une des familles sorcières les plus puissantes et importantes. Il ne pouvait pas laisser passer sa chance. Depuis que sa femme était morte, il n’avait plus connu aucune attention, aucune tendresse dans sa vie, et ce n’était pas ce qu’il recherchait dans cette opportunité. Il se fichait éperdument de l’amour, des sentiments et même de l’argent, il en avait déjà à foison. Tout ce qu’il cherchait, c’était la reconnaissance du nom, le simple fait de penser qu’on murmurerait Zabini un peu partout à Londres le mettait en joie, en extase. Contrôler les Lestrange, et après, la voie serait libre. Ils étaient la seule barrière qui pouvait se mettre entre la route des Black pour reprendre la très sainte place de Lord Voldemort. Et qui sait, peut-être même pourrait-il profiter de cet avantage pour se mettre lui-même à cette place de choix.

Une chance que Balthazar Lestrange soit un excellent client de la banque, une famille pareille, ça ne s’invente pas. Il lui donnait une bonne raison de lui rendre visite, il la lui servait sur un plateau d'argent. Il lui avait suffi de prétendre une visite de courtoisie envers l’un de ses plus fidèles clients. Engager la conversation avait été un jeu d’enfant et il n’avait plus eu qu’à amener le sujet. Désormais, il était presque sûr d’être entré dans la liste secrète des potentiels prétendants que réservait Balthazar à sa fille ainée. Et ce n’était pas rien.

C’était il y a déjà plus d’un mois et il avait décidé bon de rendre de nouveau une visite amicale à la famille. Il n’avait pas encore rencontré celle qui pourrait bien partager sa vie. D’après ce qu’il avait compris, elle semblait plus jeune, mais il se fichait peu de tout cela. Après tout, il avait bien partagé un lit avec de très jeunes filles au détour de quelques chambres de la Maison Close. Celle-ci ne pouvait pas être pire. Qu’elle soit blonde, brune ou rousse, plutôt jolie ou atrocement ridicule, ce n’était pas tellement ça qui comptait, c’était le mariage en lui-même. Une fois fait, il reprendrait sa vie quotidienne comme avant, laissant à sa protégée le loisir de s’adonner à autant de plaisir qu’elle en aurait envie. Il ne contrôlerait pas sa vie, ni ses envies, il n’avait besoin que de cette bague à son doigt.

Il frappa vivement à la porte de la demeure des Lestrange. Il attendit, les mains croisées derrière son dos, bien droit. Il s’était apprêté, avait décidé de sortir le grand jeu. Il espérait maintenant tomber sur cette fille, Scylla, et non pas sur son père, lui, il lui avait déjà assez parlé. Il voulait maintenant attendrir la femme, celle qui jouerait un rôle dans toute l’histoire, celle qui pouvait avoir tout le pouvoir sur son père s’il y mettait du sien. Il fallait être convaincant, montrer les avantages de cet union, qu’elle n’en tirerait qu’un énorme profit. Lui montrer aussi qu’il l’appréciait, qu’elle était à son goût, qu’il serait un mari tendre et aimant. Il n’avait pas besoin de penser un seul mot de tout ça, il suffisait qu’elle y croie assez fort pour pouvoir en persuader le maitre de famille par la suite. Oui, c’était un plan bien ficelé et il misait beaucoup sur sa réussite. Il attendit quelques instants avant de frapper à nouveau. Cette fois-ci, quelqu’un lui ouvrit.

Il lui donnait une trentaine d’année, un teint de poupée, des cheveux d’ébène. Elle n’avait rien en commun avec son ex-femme, ça faciliterait les choses. Néanmoins, elle n’était pas vraiment à son goût, il y avait quelque chose qui lui déplaisait, une détermination dans son regard qui lui faisait pressentir que les choses ne seraient pas aussi simples qu’il les avait imaginées, mais il relevait le défi la tête haute. Il n’avait pas tellement le droit à l’erreur, il s’était lancé dans une aventure audacieuse. « Mademoiselle Lestrange, quel honneur. Amadeus Zabini, je doute que vous ayez déjà entendu parler de moi. » Et il prit sa main d’un geste chevaleresque pour la porter à sa bouche et y déposer un tendre baiser. C’était toujours les premières impressions qu’on retenait le mieux.


Parchemin envoyé Mar 24 Mai - 20:58

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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 698 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Swan . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

The more she gets hurt, the more venomous she grows.

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :



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Scylla Lestrange & Amadeus Zabini

La guerre civile, la mort de sa mère ainsi que celle du Maître du monde des sorciers faisait du manoir Lestrange un lieu de recueillement parfait. À vrai dire, Scylla ne se souvient pas avoir déjà passé autant de temps auprès des siens. De son frère surtout. Son père quant à lui était toujours cantonné dans ses appartements, s'occupant de la paperasse. Quelle plaie cela devait être. Mais bon, ils étaient ensemble, c'était ce qui comptait. La sorcière avait décidé de passer sa journée avec son oiseau fétiche, son petit bébé déjà bien grand. Elle se leva bien avant l’aurore pour l'amener chasser. La nuit était toujours plongée dans l'obscurité. Elle s'était bien amusée avec son harpie féroce. Cela faisait un moment qu'elle n'avait pas eu la chance de faire cela. Avec le travail d'Oubliator, ses sorties parmi les raffleurs et ses missions de bourreau, sa vie était plus qu'agitée. Mais il était hors de question de laisser son animal de côté. Cela lui permettait de penser à autre chose que son devoir et ses responsabilités. C'est lorsque le soleil commença à colorer le ciel d'un orange intense que la lamia revint au manoir avec son animal. Elle n'avait pas eu de victimes à torturées cette fois-ci. Alors Quin dut s'amuser avec des lièvres et autres chauves-souris. Une fois rentrée Scylla passa sa matinée à lire, impossible pour elle de se rendormir ; toujours accompagnée de son oiseau. Ce dernier scrutant les moindres mouvements à travers une grande fenêtre, posé sur son perchoir. Malheureusement, cette tranquillité ne dura pas. Le temps était passé beaucoup plus rapidement que ce qu'elle n'avait pensé. En début d'après-midi, une affaire dût la contraindre à se rendre au Ministère. Cela eut le mérite de la tirer de son état léthargique dû à la lecture. Elle promit à son enfant à plumes de revenir rapidement. Elle croisa également son frère sur le chemin vers la sortie et le prévint de son absence.

Ce n'est que deux heures après que Scylla put enfin rentrer chez elle. Ces moldus alors, toujours à chipoter pour un rien. Mais eux n'avaient pas trop de soucis à se faire au moins, l'Oubliator sera toujours là pour effacer leur mémoire. Déjà lassée rien qu'en pensant à la paperasse qui l'attendait suite à cette petite affaire, la jeune femme transplana jusqu'au Manoir. Elle avait carrément rapporté la paperasse, c'est dire ! Parfois elle préférait être chez elle pour s'occuper de tout ça. Confortablement installée dans ses appartements, parlant à son oiseau de malheur. Bref, la belle vie. Rentrée, elle monta directement dans sa volière personnelle. Elle rentra et s'installa derrière son bureau. Mais n'eut-elle pas le temps de sortir ses papiers que Quin piailla. Entre son départ et son retour l'oiseau n'avait pas bougé d'une plume. Quelque chose avait dû attirer son attention au dehors. La sorcière se rapprocha alors de son compagnon et regarda à son tour à travers la fenêtre. Elle constata qu'un homme marchait d'un pas décidé vers leurs portes d'entrée. Elle caressa l'encolure de l'animal puis quitta la pièce. Alors qu'elle descendait les escaliers calmement, le tambourinement à la porte se fit entendre. Pour le coup, elle était plus rapide que les domestiques. Et toutes les excuses étaient bonnes à prendre pour retarder la paperasse administrative liée à son travail. Arrivée en bas des marches, une seconde salve de coups retentit.  Elle ouvrit une porte et se retrouva alors face au sorcier. « Mademoiselle Lestrange, quel honneur. Amadeus Zabini, je doute que vous ayez déjà entendu parler de moi. » Il se permit ensuite d'attraper la jeune femme, lui prenant la main pour venir toucher sa peau de ses lèvres. Intriguée d'un premier abord, mais surtout fortement mal lunée la sorcière lui lança un regard suspicieux en récupérant sa main. Il venait de se présenter certes, mais elle ne le connaissait pas. Et cela il semblait le savoir. Alors lui savait qui elle était mais elle non. Cela était … soupçonneux. Plutôt méfiante, Scylla se permit ainsi de passer à l'interrogatoire. « Non en effet. » Répondit-elle plutôt sèchement sans le lâcher de son regard inquisiteur. « Vous êtes venu rendre visite à mon père ? Ou mon frère peut-être ? » Si c'était le cas, son nom lui importait peu. Faisait-il partie de l'entourage de jeux et de fête d'Ezekiel ? Ou bien était-il un nouveau collaborateur de Balthazar ? Que leurs voulait-il ? Cela ne la regardait visiblement pas. Elle ne pensa pas un seul instant que cet homme à la peau sombre s'était déplacé pour elle. À vrai dire, depuis les récents événements, cette histoire de mariage arrangé lui était complètement sortie de la tête. Elle pensait être tranquille maintenant que la principale décisionnaire avait rendu l'âme. Hors, elle ignorait que son père continuait les recherches, plutôt activement même. Le trouble-fait n'était pas prêt de passer le seuil de la porte du manoir. Pas tant qu'il ne délivre ses intentions à la nouvelle maîtresse de maison.
Scylla L. Lestrange



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Parchemin envoyé Mar 24 Mai - 23:43

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Le regard dans ses yeux lui confirma que non, elle ne le connaissait pas. Ca augurait mal la suite tout de même, et si finalement il s’était trompé ? Et si Balthazar n’avait pas du tout l’intention de présenter Amadeus à sa fille ? Il le ferait bien vite changer d’avis. Et à voir que la jeune fille n’était pas si docile qu’il l’aurait pensé, qu’elle était au contraire plutôt méfiante, il se réjouissait d’avance du merveilleux jeu auquel il allait prendre part. Un peu de mouvement dans sa vie ne lui ferait après tout pas de mal. Il commençait à rentrer à nouveau dans une routine qu’il n’aimait que trop peu. « Non en effet. » Sa voix était sèche, cassante. Un personnage rempli de mystère, elle restait froide et impassible, une carcasse sûrement, une carapace créée spécialement pour les inconnus comme lui. Mais qui caches-tu derrière cette personne de marbre ? Sa peau lui avait semblé si douce que durant un instant, il avait pensé qu’elle pouvait être une femme encore un peu naïve. Mais il ne devait pas oublier qu’elle semblait maintenant être bien loin de l’enfance, et qu’elle avait donc déjà cette maturité que les jeunes filles n’acquéraient que plus tard. Et elle restait terre à terre, ne cherchant pas, comme Amadeus, à deviner la personne derrière le visage. « Vous êtes venu rendre visite à mon père ? Ou mon frère peut-être ? » Elle demandait des réponses, maintenant, tout de suite, sans plus de formalité. Il était d’ailleurs étonnant qu’elle n’ait pas pensé que peut-être il était là pour elle, la belle enfant. Non, elle ne le connaissait pas. Etait-elle seulement au courant de cette histoire de mariage arrangé ? Peut-être ou peut-être pas. Il allait vite la mettre à la page en tout cas, il ne perdrait pas de temps avec des supposées cachotteries. Il avait exposé clairement ses intensions au père de famille, ce n’était pas pour se la jouer subtile maintenant. La Lestrange barrait volontairement son passage, ne semblant pas encore décidée à le laisser entrer, il lui faudrait décliner un peu plus que son identité pour pouvoir pénétrer à nouveau dans le manoir.

Il replaça ses deux mains derrière le dos, la situation était cocasse et le poussait à  se dessiner un petit sourire au coin des lèvres. « Et si je vous disais que vous êtes la raison de ma visite ? » Son regard ne se détachait toujours pas du sien, il n’était là que pour elle, pour apprendre à la connaître un peu. Pour apprendre à la convaincre, savoir si elle était facilement manipulable, influençable, si elle pourrait vite dévier dans son sens. A première vue, ça n’allait pas être aussi simple, elle ne semblait pas être de ce genre là, mais qui sait, les femmes pouvaient être surprenantes. Quelques mots bien choisis, de petites attentions appréciées, le tour pouvait vite être réglé, si seulement. Si seulement il pouvait réussir ce coup là, juste celui-ci. Il aurait dû amener quelque chose, des fleurs, n’importe quoi. Il y penserait la prochaine fois. Il aurait choisi des roses oranges, afin qu’elle comprenne tout de suite où il voulait en venir. Elle n’aurait alors pas eu à lui poser cette question. « Ne vous… Méprenez pas. Je vous connais autant que vous me connaissez. Ne pensez pas que j’ai une longueur d’avance. J’aurai juste voulu prendre quelques minutes de votre temps pour discuter. » Puisqu’il ne mettait toujours pas les choses à son avantage et qu’elle devait probablement être toujours aussi sceptique, il ajouta : « Votre père m’a tellement parlé de vous. » Il ne pouvait pas prétendre connaître bien son père, ou être un ami de la famille. Mais il connaissait tout de même les Lestrange. Après tout, qui ne les connaitrait pas ? Il pouvait comprendre qu’elle ne le laisse pas entrer si facilement, ils se devaient d’être prudent, sinon, n’importe qui pourrait passer le seuil de leur manoir avec des phrases toutes faites. Leur vigilance avait dû augmenter depuis le décès de Morgana. Une grande dame partie bien trop tôt, tout comme le Seigneur des Ténèbres. Un bal des plus funestes qui avait renversé tout l’ordre magique. Amadeus espérait néanmoins qu’elle ait légué certaines de ses qualités à sa fille, et que grâce à elle, il pourrait rétablir cet ordre. « Disons que, finalement, cette histoire de mariage est un bon prétexte pour que je puisse apprendre à vous connaître. » Et si elle doutait encore, elle savait maintenant la vraie raison de sa venue ici.


Parchemin envoyé Ven 27 Mai - 19:13

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Toujours sur la défensive, la sorcière n'était pas connue pour sa chaleur et sa gentillesse. Son passé lui avait appris que même les personnes que vous considérez comme proches peuvent vous mentir, ou bien vous tuer sans aucuns remords. Aucun. Comme elle l'avait fait des années auparavant. Alors imaginez les personnes qui ne vous connaissent pas. Les seuls êtres ne lui ayant jamais fait défaut étaient ceux de sa famille : Ezekiel, son père, sa mère et son piaf aussi. D'un naturel suspicieux, elle l'était malheureusement encore plus durant ces temps incertains. Et qu'un inconnu vienne frapper à sa porte ne faisait que renforcer sa méfiance. Un joli costard et une fine éloquence ne suffirait pas à l'amadouer. Cet homme avait cependant le mérite de l'intriguer. Mais au lieu de se faire ses propres suppositions elle se lança et demanda directement la raison de sa venue. Amadeus se replaça correctement et prit soudain un air satisfait. Il semblait avoir vu clair en la Lestrange : pas une seconde elle n'avait pensé qu'elle était le motif de sa venue. Et cela il semblait l'avoir bien compris. Il se délecta alors de lui annoncer : « Et si je vous disais que vous êtes la raison de ma visite ? » Plutôt déstabilisée, la jeune femme se contint cependant. Ses sourcils se froncèrent en continuant de dévisager l'inconnu qui lui faisait face. Elle avait vraiment cru en le voyant qu'il venait faire affaire avec son paternel. Il semblait tout de même plus âgé qu'elle. Scylla ne voyait pas où il voulait en venir en tout cas. Elle n'arrivait plus à penser correctement, elle se posait à présent trop de questions. Questions qu'elle n'eut même pas à poser : « Ne vous… Méprenez pas. Je vous connais autant que vous me connaissez. Ne pensez pas que j’ai une longueur d’avance. J’aurai juste voulu prendre quelques minutes de votre temps pour discuter. Votre père m’a tellement parlé de vous » La sorcière percuta enfin. Elle entre-ouvrit la bouche, visiblement choquée. Tout lui revint en tête. Elle pensait à tort que cette histoire de mariage arrangé faisait partie du passé, enterrée dans la tombe avec sa chère mère. Mais elle se trompait lourdement. Elle se sentit trahie. Sa main serra fermement la poignée de la porte, elle n'en croyait pas ses yeux et ses oreilles. Après toutes les épreuves qu'ils venaient d'endurer, comment osait-il lui faire ça, son propre père ?! Vendre sa fille au premier venu et pourquoi ?! Elle n'avait plus besoin de réponses, elle ne voulait rien entendre de plus à ce sujet. « Disons que, finalement, cette histoire de mariage est un bon prétexte pour que je puisse apprendre à vous connaître. » Ces mots la firent sortir de sa fulmination intérieur. Elle bouillonnait, elle n'en pouvait plus. Mais étonnement ce n'était pas à cet homme qu'elle avait envie de s'en prendre : elle voulait claquer la porte et monter se confronter directement à son père. Chose qu'elle ferait certainement une fois qu'elle en aurait terminé avec Amadeus. Ce dernier semblait bien informé, lui savait et elle avait été mise de côté, injustement. Pourtant c'était sa vie qu'on se permettait d'offrir sans son consentement. Scylla n'avait pas l'intention d'en rester là, oh que non.

Visiblement furieuse, la jeune femme s'avança et referma l'immense porte derrière elle. Elle se devait de mettre les choses au clair. Bien qu'il ait l'air, à première vue, d'un gentil homme ; avec ces douces paroles et ces gestes suintants l'assurance, Scylla n'était pas prête à céder. Peu importe la personne qu'on lui imposerai : c'était bien l'idée même du mariage qui la rebutait tant. Trop orgueilleuse pour comprendre qu'une union était nécessaire pour assurer un peu plus la sécurité de sa famille, Scylla ne céderai pas. Elle s'approcha encore un peu du sorcier. La lamia se fichait complètement des opinions ou des sentiments du futur mari en puissance qui lui faisait face. Il fallait que ça sorte, que les choses soient dites pour éviter toute méprise : « Je n'ai aucunement l'intention de me marier. Je retarderai cette affaire aussi longtemps que je le peux. Peu importe que vous soyez un roi, un prince ou un mendiant. » Déclara-t-elle les dents serrés et les nerfs à vifs. Elle ne criait pas -ce qui est plutôt étonnant, mais elle parlait fermement en se contenant toujours. Ce qu'elle voulait ? Rester une Lestrange, elle chérissait son nom et sa lignée plus que tout : c'était à présent tout ce qui lui restait sans son Prince des Ténèbres à ses côtés. Quel malheur de naître femme. Quelle honte que le seul rôle auquel puisse prétendre les filles de grandes familles soit de servir de monnaie d'échange afin d'unir deux familles. Scylla détestait cette tradition, elle se battrait contre, de toutes ses forces. « Mon père veut me donner au plus offrant, c'est son choix. Mais je n'ai pas à subir ça sans rien dire. » La jeune femme se rapprocha encore avant d'ajouter comme une menace. « Vous avez beau avoir l'air charmant, si le mariage à lieu je me ferais une joie de vous faire regretter cette union. Alors soit vous retirer votre demande et aller chercher meilleur parti, soit vous vous préparez à vivre dans la peur constante de vous faire assassiner par votre future femme. » Il y a toujours des alternatives à exploiter. Beaucoup d'autres filles étaient à marier dans d'autres familles mais il fallait que cela tombe sur elle bien sûr. Et maintenant, sinon ce n'est pas drôle. Qu'il aille vivre le parfait amour avec un des filles Black ou qu'il aille au diable, aucunes différences, cela ne l'intéressait pas. Les menaces n'y feraient peut-être rien, après tout elle ne le connaissait pas. Mais maintenant lui avait un aperçu de ce que serait possiblement sa vie aux côtés de la Lestrange. Elle se retourna et cracha pleine de haine les poings serrés : « Hors de question de jouer la petite femme parfaite. » Docile ? Voilà un mot qui n'a jamais défini la fille Lestrange. Peu importait les intentions d'Amadeus, elle ne serait jamais de son côté. Si il persistait à vouloir faire de Scylla sa femme il fonçait dans un mur et finirait tôt ou tard par y laisser des plumes. Inconscient. Balthazar désapprouverait totalement ces paroles. Elle aurait peut-être même eut droit à une gifle si il avait été présent. Mais heureusement Scylla avait prit soin de veiller à ce que cette entre-vue se déroule hors du manoir. « Vous avez fait une erreur en venant ici. » Quoi que son père ait raconté à son sujet, apparemment il se gardait bien de dire la vérité. Il devait enjoliver la réalité pour pouvoir espérer attirer un bon parti. Quelqu'un d'assez fou pour vouloir d'une décérébrée colérique. Pourtant Balthazar s'était toujours soucié du bien-être de sa fille par le passé … Peut-être qu'en lui parlant Scylla réussirait à faire pencher la balance en sa faveur ? Voilà qui représentait une porte de sortie parmi tant d'autres.
Scylla L. Lestrange



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Parchemin envoyé Lun 30 Mai - 19:36

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Il fut certainement surpris de la tournure de la conversation, et encore plus que la jeune femme referme la porte et s’approche de lui. Des femmes de caractère, il en avait connu plus d’une. A commencer par sa propre mère, sa sœur aussi et puis son ex-femme, bien sûr. C’était bien là des femmes qui avaient la ténacité d’un homme. Décidément, elle lui plaisait de plus en plus. Contrairement à elle, qui avait l’air de vouloir le faire déguerpir le plus rapidement possible, lui, il ne voulait plus que rester. Il commençait à se lasser des femmes faibles, trop aimantes, toutes celles qu’il invitait chez lui, et qu’il croisait à la Maison Close aussi. Ces femmes-là n’étaient pas des femmes, elles n’avaient pas ce caractère, cette assurance, cette carrure qu’il aimait dans celles de son entourage. Il fallait qu’elles puissent rivaliser avec lui, et celle-ci, celle-ci lui semblait adéquate. « Je n'ai aucunement l'intention de me marier. Je retarderai cette affaire aussi longtemps que je le peux. Peu importe que vous soyez un roi, un prince ou un mendiant. » Si Amadeus pouvait lui aussi éviter la case mariage et continuer à batifoler, il le ferait sûrement, s’il avait la certitude d’obtenir toutes les satisfactions qu’il exigeait dans la vie : l’argent, mais le pouvoir aussi. Mais après tout, cette affaire là, ce n’était qu’une question d’arrangement, de titre et de nom changé. Que des démarches, rien de concret. Que pensait-elle ? Qu’il chercherait seulement à profiter d’elle, à faire d’elle sa maitresse et qu’elle lui donne un héritier ? Il n’était pas de ce genre là, et les enfants, c’était très peu pour lui, il avait assez donné. Il n’aurait jamais la certitude qu’il était bien le sien, s’il fondait une famille, c’était avec une femme qu’il aimait, pas avec une quelconque demoiselle qu’il utilisait uniquement pour arriver à ses fins. « Mon père veut me donner au plus offrant, c'est son choix. Mais je n'ai pas à subir ça sans rien dire. » Il la laissait parler, écoutant tout ce qu’elle avait à dire, toutes ses pensées sur le sujet. Il la ferait changer d’avis, mais pour ça il avait besoin de connaître sa position sur le bout des doigts. « Vous avez beau avoir l'air charmant, si le mariage à lieu je me ferais une joie de vous faire regretter cette union. Alors soit vous retirer votre demande et aller chercher meilleur parti, soit vous vous préparez à vivre dans la peur constante de vous faire assassiner par votre future femme. » Il en avait connu des menaces de mort, celle-ci ne l’effrayait pas plus que les autres malgré les airs convaincus de la jeune femme. « Hors de question de jouer la petite femme parfaite. » Dans sa tête, il n’en doutait pas une seule seconde, qu’elle serait bien loin de la femme au petit soin, mais qu’importe, ce n’était pas du tout ce qu’il était venu chercher. « Vous avez fait une erreur en venant ici. » conclut-elle.

Il s’assura qu’elle avait bien fini avant de reprendre la parole. Finalement, elle semblait repousser l’idée du mariage simplement parce qu’elle avait dans l’idée que son futur époux ne désirerait se marier avec elle que par arrangement, que pour ses intérêts à lui. Amadeus voyait en elle une femme qui ne voulait pas être enchainée, après tout, il pouvait le lui donner. Il voyait dans cette union autant de bons points pour lui que pour elle. « Et si j’étais votre porte de sortie, Mademoiselle Lestrange ? Je connais bien votre père pour faire assez souvent affaire avec lui, il n’est pas quelqu’un qui abandonne facilement. S’il s’est mis en tête qu’il ferait de vous une femme avec la bague au doigt, il n’en démordra pas. » Balthazar était dur en affaire, mais c’était sûrement l’un des meilleurs négociants aussi. Et s’il était ainsi avec lui, il l’était sûrement aussi dans l’enceinte de ce manoir. « Je ne vous demanderai qu’une chance, une seule. Permettez-moi de me présenter comme il se doit afin de vous faire une idée de qui je suis. Vous verrez que vos intérêts ne diffèrent peut-être pas tant des miens. » Il présenta alors son bras à la jeune femme, l’invitant à marcher un peu, le temps qu’ils puissent échanger et qu'Amadeus lui explique ce qu’il avait en tête depuis le départ. Ca en serait d’autant plus agréable que de rester devant la demeure face à face. Il n’avait aucun problème à regarder un homme dans les yeux, mais pour ce qui était des femmes, il aimait se jouer d’elles, mais il devait avouer que certaines avaient pour fâcheuse habitude de lui mettre le feu aux joues. Il préférait alors regarder droit devant lui plutôt qu’elle ne remarque tout de suite l’une de ses faiblesses. « S’il vous faudra un jour être mariée, pourquoi attendre ? Pourquoi lutter contre tous vos prétendants s’il suffirait d’accepter les avances d’un seul pour mettre fin à tout ceci ? De quoi avez-vous peur ? Si c’est la peur d’avoir un mari qui vous aime et que vous devez repousser, si c’est la peur encore d’être enchainé à lui et de vous priver de toutes les libertés que la jeunesse peut encore vous offrir, ou si vous êtes terrifiée à l’idée qu’il fasse passer ses propres intérêts avant les vôtres par un mariage arrangé… Dans tous ces cas, je ne suis pas cet homme là. Et je vous promets qu’ensemble, nous pourrons tout à fait trouver un arrangement qui nous convienne à tous les deux. Je ne vous demande en aucun cas d'accepter quoi que ce soit, simplement de le considérer. » Il avait fait exprès d’employer le nous, en fin de tirade, de manière à ce qu’elle s’imagine bien la scène. Lui, et elle. Unis pour le meilleur et pour le pire, et surtout pour les apparences.




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Parchemin envoyé Mar 31 Mai - 12:04

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Ça y était. Là, devant les portes de son manoir, Scylla avait déversé un flot de paroles et de colère contrôlée à propos du mariage. Elle sentait naître en elle une aversion pour l'homme à la peau sombre qui lui faisait face. Naturellement, car il avait osé être téméraire, croire que tout cela lui serait acquit sans délivrer aucune bataille. Il avait simplement osé, cela suffisait. Osé demander à son père sa main, osé penser que cela était un jeu, osé penser que cela était normal. Les mariages arrangés étaient une fatalité dans ce monde, malheureusement. Et cela faisait déjà cinq années que Scylla réussissait à fuir son destin. Alors elle n'allait pas abandonner maintenant, cela n'avait pas de sens. Son sale caractère, elle ne le tenait pas de sa mère mais son obstination, ses avis tranchés, sa force et son assurance, voilà ce qu'avait transmis Morgana à sa fille. C'était une bonne chose pour elle, mais une mauvaise nouvelle pour Amadeus. Ce dernier laissa la jeune femme en furie faire son spectacle tranquillement. Il ne la coupa pas, semblant l'écouter du début à la fin. Elle s'était dévoilée complètement, sans arrière pensées ni honte. Scylla était fidèle à ses convictions, cela lui semblait donc normal de les défendre ainsi. Sa colère finit par s'apaiser à mesure qu'elle débitait son monologue. Sa crise d'enfant pourri gâté était terminée. Elle conclut alors sobrement, redevenue la jeune femme qui avait ouvert la porte un peu plus tôt.  Puis le sorcier se risqua à reprendre la parole, enfin. « Et si j’étais votre porte de sortie, Mademoiselle Lestrange ? Je connais bien votre père pour faire assez souvent affaire avec lui, il n’est pas quelqu’un qui abandonne facilement. S’il s’est mis en tête qu’il ferait de vous une femme avec la bague au doigt, il n’en démordra pas. » Scylla avait oublié les convenances, elle l'avait menacé à l'instant, tout ça pour lui faire comprendre ce qu'elle n'appréciait pas. Et lui continuait de respecter le protocole, restant très courtois. Ils avaient été élevés pour ne pas être vulgaires auprès d'inconnus et surtout faire bonne figure en toutes circonstances après tout. Mais parfois Scylla se laissait aller en mettant de côté toutes ces règles ridicules. Pas lui. Cela déstabilisa la sorcière qui s'assura de bien le cacher. Cette éloquence n'en était que plus inquiétante, la méfiance de la jeune femme ne cessait de s’accroître, à chaque mot qu'il prononçait. Elle savait tout ça, car tout comme son père, elle était têtue. « Je ne vous demanderai qu’une chance, une seule. Permettez-moi de me présenter comme il se doit afin de vous faire une idée de qui je suis. Vous verrez que vos intérêts ne diffèrent peut-être pas tant des miens. » Ajouta-t-il en l'invitant à s'éloigner des portes d'entrées du manoir si imposant. Les yeux bleus de la jeune femme le toisèrent un moment avant de finalement accepter. Elle était l'hôte, il ne fallait pas qu'elle l'oublie. Plus calme, elle accepta son invitation non sans hésitation et méfiance. Ils se mirent alors à marcher un peu, s'éloignant. Scylla ne put s'empêcher de penser que son oiseau veillait au grain du haut de son perchoir, à travers la fenêtre de son bureau. Elle aurait dû lui laisser la fenêtre ouverte, au cas où … Il ait besoin de venir picorer les yeux de quelqu'un. Sait-on jamais. « S’il vous faudra un jour être mariée, pourquoi attendre ? Pourquoi lutter contre tous vos prétendants s’il suffirait d’accepter les avances d’un seul pour mettre fin à tout ceci ? De quoi avez-vous peur ? Si c’est la peur d’avoir un mari qui vous aime et que vous devez repousser, si c’est la peur encore d’être enchainé à lui et de vous priver de toutes les libertés que la jeunesse peut encore vous offrir, ou si vous êtes terrifiée à l’idée qu’il fasse passer ses propres intérêts avant les vôtres par un mariage arrangé… Dans tous ces cas, je ne suis pas cet homme là. Et je vous promets qu’ensemble, nous pourrons tout à fait trouver un arrangement qui nous convienne à tous les deux. Je ne vous demande en aucun cas d'accepter quoi que ce soit, simplement de le considérer. » Et elle l'écouta à son tour. Aussi respectueusement qu'elle le pouvait. Mais ces mots, ces phrases, ces insinuations étaient futiles. Il s’efforçait de la comprendre, d'être de son côté, de la brosser dans le sens du poil pour mieux la manipuler. Si il ne pouvait avoir le pouvoir sur son père, c'était compréhensible qu'il essaye d'avoir la main mise sur la fille Lestrange. Cela faisait toujours un sur deux, une bonne moyenne.

Prenant une grande inspiration pour se calmer d'avantage, Scylla continuait de marcher lentement, se dirigeant vers les jardins. Elle avait écouté attentivement, pas de doutes là dessus. Mais Amadeus ne l'avait toujours pas convaincue, et il ne réussirait certainement jamais à la contrôler. « Loin de moi l'idée de vous donnez de faux espoirs Monsieur Zabini. » Reprit-elle en feignant la sympathie en prononçant son nom. Elle regardait ses pieds s'enfoncer dans la terre, connaissant parfaitement son chemin. Lutter était sa manière a elle de protester. De refuser le système machiste qui régissait sa vie. Elle était née femme et en second qui plus est. Les livres anciens décrivent toujours les femmes comme dociles et douces. Il était grand temps que les choses changent. La sorcière n'avait aucunement peur du mariage, elle se savait condamnée depuis son adolescence à cette charge. Mais s'y refusait obstinément. Refusant la réalité par extension. Trouver un homme qui l'aime ? Non, cela ne la dérangerait pas d'être liée à jamais à une personne l'aimant inconditionnellement. Mais cette personne n'existait pas. Ou plus ; elle avait prit soin de mettre fin à ses jours elle-même. Scylla s'arrêta ensuite un moment pour échanger un regard avec son nouvel ami. « Je refuse simplement de me marier tant que ce n'est pas moi qui l'ai décidé. Est-ce si impensable ? » Le patriarcat des familles de sangs purs était à glacer le sang dans ce monde. Elle se tourna ensuite vers le sorcier, le défiant du regard. « De plus cela ne m'apporterait rien. Pour l'instant. » S'empressa-t-elle d'ajouter avec un mince sourire. Même si en son fort intérieur, elle savait que cela ne l'attirait pas. Fonder une famille … Elle serait une terrible mère … Elle était mieux toute seule, s'occupant parfaitement d'elle-même, et c'était amplement suffisant pour vivre correctement. « Ce mariage pour vous en revanche doit signifier tellement ... Vous êtes prêt à sacrifier votre futur pour un peu de reconnaissance … Et je me tiens en plein milieu de votre partie d'échecs, vous empêchant de jouer. » Réfléchissait-elle d'une voix douce et lointaine. Du moins c'est ce qu'elle en avait déduit logiquement. Il venait d'une famille pas très connue à ce qu'elle pouvait en dire de son nom. La marier oui, mais Balthazar ne le fera qu'en ayant trouvé une alliance qui vaille le coup, qui lui apporte beaucoup plus qu'une simple descendance. C'est ce qu'elle espérait en tout cas. « Je pense malheureusement ne pas avoir le choix. Mon père a décidé. Vous l'avez dit vous-même : il n'abandonne pas facilement. Voir jamais. Cela fait longtemps que j'ai eu le temps de considérer tout cela. Que ce soit vous ou un autre, c'est du pareil au même. » Fit-elle amèrement. Tous les prétendants du monde auraient les même motivations que lui. Elle avait pleinement conscience de son sort. On ne désire pas épouser un Lestrange de cette seconde branche par amour. Seulement pour son argent ou son nom. Tout ça elle le possédait déjà et ne voulait surtout pas le perdre. Ni le partager avec un sorcier avide de gloire, d'argent ou de pouvoir. « Alors je continuerai à refuser. Il m'y contraindra, m'y forcera. Mais rien ne me dit que vous serez le futur époux. » Conclut-elle avec un sourire narquois. « Ça n'a rien de personnel. Je serai un calvaire avec tout ceux qui, comme vous, seront assez inconscients pour se présenter tels des princes à la porte du donjon. Et pour l'heureux élu, j'ai bien peur que ce qui l'attend ne soit guère mieux. » Dit-elle faussement triste en se permettant de rajuster la veste d'Amadeus comme l'aurait fait une femme aimante envers son compagnon. Ironie totale qu'elle adorait. Ses yeux bleus se posèrent sur les iris sombres du sorcier. « Je ne veux pas me marier. » Répéta-t-elle pour la énième fois en serrant les dents et en fusillant du regard son interlocuteur avant de se remettre à marcher. Les Malfoy, les Black, les Greyback, les Meadowes ou les Rackharrow, ce n'était pas les familles qui manquaient pourtant.
Scylla L. Lestrange



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Parchemin envoyé Mar 14 Juin - 16:25

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L’amour d’Amadeus était mort, vaincu par des vagues de jalousie et des amas de tromperie. Oui, un mariage n’était que l’espérance d’aspirations nouvelles. Oui, il pensait pouvoir renaitre de ses cendres grâce à cette union. Faire rugir le nom Zabini, le rappeler dans les mémoires. Il en avait marre de courir, de tout tenter, de se prouver, toujours. Il lui suffirait d’un anneau au doigt, de belles promesses, il pouvait arrêter toute cette mascarade et faire rentrer les Zabini dans l’histoire, dans la famille Lestrange. Et s’il aimait le goût du jeu, qu’il aimait les difficultés, les obstacles, l’obstination de Scylla commençait à l’irriter. « Je refuse simplement de me marier tant que ce n'est pas moi qui l'ai décidé. Est-ce si impensable ? » Pas impensable, simplement étonnant. Elle lui faisait de plus en plus penser à sa sœur. Egeria avait cette même détermination, cette même indépendance. Et il avait vu où ça l’avait menée : dans les bras d’un homme marié. Elle avait fini par faire les mauvais choix parce qu’elle voulait suivre ses idées. Il fallait se rendre à l’évidence, les femmes de cet acabit avaient besoin de conseils, comme Amadeus s’efforçait de donner à sa sœur, comme Balthazar s’efforçait de donner à Scylla. Comment leur faire comprendre que les suivre était primordial pour les garder dans le droit chemin ? « Ce mariage pour vous en revanche doit signifier tellement ... Vous êtes prêt à sacrifier votre futur pour un peu de reconnaissance … Et je me tiens en plein milieu de votre partie d'échecs, vous empêchant de jouer. » Amadeus n’avait plus de futur depuis bien longtemps, des idées en vrac tout au plus, il ne pensait plus qu’au lendemain, au futur proche, ne se projetait plus dans un avenir bien trop bancal qu’il ne maitrisait plus. Il ne croyait pas au destin, à cette main de Dieu qui était censée les conduire droit dans leur histoire. Il faisait confiance à son instinct seul, à ses décisions, à ses pensées, et rien d’autre. Elle voyait clair dans son jeu mais il ne s’en cachait pas. Les Lestrange représentaient la force, la puissance, le prestige et c’était là tout ce qui l’intéressait, lui. Elle, elle pouvait voir bien plus dans tout ça. Elle n’imaginait pas l’ampleur de l’ambition d’Amadeus, ce qu’il était prêt à accomplir par la suite, ce qu’il n’osait même pas imaginer en rêve tant la réalisation de ses projets semblait folle. Il préférait procéder par étape : d’abord la fille, ensuite le reste. Mais elle, elle ne voyait que son statut de femme mariée, rien d’autre, l’enchainement des obligations. Ce mariage pouvait être au contraire une délivrance pour elle, un gage d’une nouvelle alliance tellement puissante. A vrai dire, si Amadeus avait d’abord pensé satisfaire ses envies et celles de Balthazar, Scylla venait maintenant noircir un peu plus le tableau, n’étant plus le pantin dans ses manigances, elle pourrait tout à fait tirer les ficelles avec lui, elle en avait les capacités, elle en avait la carrure. Amadeus ne l’écoutait plus que d’une oreille, la laissant dire et redire ce qu’il avait déjà entendu. « Je ne veux pas me marier. » qu’elle murmura encore entre ses dents, fusillant Amadeus du regard, faisant ressortir la rage qu’elle avait elle aussi au ventre. Toute cette rage, quelle dommage, elle pourrait la mettre au service de tant de grandes manipulations.

Conservant son calme inébranlable et son masque de fer qu’il s’était forgé avec l’âge, le Zabini reprit le fil de ses pensées. Il continuerait de parler. Et s’il ne pouvait pas avoir aujourd’hui la garantie d’un mariage parfait au bras de Scylla, il reviendrait, et il réessayerait, encore et encore. On ne disait jamais non à un Zabini, et surtout pas à lui. « Vous faites l’enfant, mademoiselle. Mais ça ne fait rien, ça ne fait rien. » Ils arrivaient maintenant dans le jardin. L’odeur et les couleurs des fleurs lui rappelaient que le printemps était déjà bien avancé. Le cadre était presque idyllique et le faisait sortir de son Paradis noir. « Vous n’êtes pas obligée de comprendre tout de suite l’intégralité de ma démarche. Vous continuez d’insister sur mes intérêts sans y voir les vôtres. » Et c’était regrettable. Seulement, elle semblait assez intelligente pour savoir ce que ce mariage pouvait lui apporter sans qu’Amadeus n’ait à lister point par point ce qui lui venait à l’esprit. Et de toute manière, elle n’était visiblement pas d’humeur, ça se sentait encore plus que le parfum des roses. Il parlerait dans le vide. Elle lui ferait ravaler le moindre de ses mots. Elle ne voyait pas Amadeus Zabini devant elle, elle voyait un prétendant un peu trop collant. Elle ne jugeait pas l’homme, elle jugeait son statut. Elle regardait l’apparence et les convenances sans rentrer pleinement dans les détails de son âme. Elle ne voyait pas le parti qu’il proposait. Il aurait tout aussi bien pu lui dire qu’il était fou amoureux d’elle, elle aurait fait la sourde oreille et aurait continuer à prôner son indépendance. « Je dois vous avouer ma déception. Je pensais être venu voir une jeune femme ouverte d’esprit, hélas, il faut croire que j’ai frappé à la mauvaise porte. » Il retira son bras du sien, il en avait fini de la brosser dans le sens du poil. La demoiselle avait besoin d’être secouée, réveillée. Elle avait besoin de voir en face d’elle les responsabilités de femme qu’elle devrait prendre un jour, qu’elle aurait déjà dû prendre depuis longtemps. Il appréciait qu’elle ait attendu, lui permettant de se mettre ainsi dans la course, mais lui n’était pas tellement du genre patient. Il tenterait tout ce qu’il pouvait, c’était certain, jusqu’à sa dernière carte, mais pas si le combat était perdu d’avance, pas si la Lestrange ne lui laissait pas au moins entrevoir une ombre d’espoir. « Vous êtes encore dans la fleur de l’âge, vous avez votre vie devant vous. Si moi je ne pense déjà plus à mon futur et me ressasse sans cesse mon passé, vous, vous pouvez encore le maitriser. N’attendez pas qu’il soit trop tard et que votre père choisisse quelqu’un pour vous. Il est en pouvoir de prendre la personne la plus détestable qu’il soit. Si vous voulez vraiment lui tenir tête, prenez les rennes et mariez-vous avant d’avoir reçu son aval. » Tel était le comportement qu’il imaginait qu’elle pouvait adopter. S’opposer au désir patriarcal était une chose, mais elle devrait bien un jour s’y soumettre. En revanche, si elle pouvait faire en sorte qu’il ne puisse pas revenir sur sa décision, qu’il soit confronté lui-même à sa propre volonté. Si elle lui présentait demain un sang-pur digne de ce nom qu’elle voulait marier, serait-il offensé de n’avoir pas pu choisir l’heureux élu ?

Parchemin envoyé Mer 15 Juin - 21:21

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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 698 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Swan . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

The more she gets hurt, the more venomous she grows.

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :



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À ce stade là, Scylla ne pouvait pas faire grand chose. Son père la mettait au pieds du mur. Peu importait que ses paroles soient douces ou rudes, elle savait qu'elle ne ferai pas plier son paternel. Pour la seule et bonne raison que ce mariage était principalement pour le bien de la famille. La sorcière était égoïste, elle ne s'en était jamais cachée, mais ce qu'elle faisait passer après elle c'était bien sa famille. Aveuglée par son égoïsme et ses propres intérêts, par l'envie d'être une vraie emmerdeuse aussi, la jeune femme refusait de voir ce qui se cachait derrière cette union. Elle avait beau ressembler à une rose, la Lestrange comptait bien plus d'épines que de pétales.  « Vous faites l’enfant, mademoiselle. Mais ça ne fait rien, ça ne fait rien. » La dite enfant acquiesça doucement. Elle savait parfaitement que son comportement n'était pas digne d'une femme de son âge. Elle restait butée et entêtée, faisant sa gamine pourrie gâtée. Mais elle pouvait bien se le permettre : elle avait été pourrie gâtée. Alors elle en profitait pour sûr. « Vous n’êtes pas obligée de comprendre tout de suite l’intégralité de ma démarche. Vous continuez d’insister sur mes intérêts sans y voir les vôtres. » Ses intérêts ? La jeune femme n'en avait aucun. Du moins plus maintenant. Ils avaient tous disparus en même temps que le Lord. Ce qui l'importait à présent était de remettre de l'ordre dans le chaos inhérent. Sa mère dans la tombe, la compétitivité qu'elle entretenait avec cette dernière et cette envie d'avoir autant d'importance aux côtés du Lord étaient mortes en même temps que la matriarche Lestrange. Comment pouvait-on encore essayer de vivre normalement et élaborer ces complots mesquins alors que le monde venait d'être ébranlé par des sorciers impurs, des moins que rien. Tout ce que les grandes familles sorcières avaient bâti était en train de s'effriter peu à peu. Pour la première fois de leur vie, leur futur était incertain. Il fallait donc improviser, voilà ce que Balthazar s'efforçait de faire. Et le temps lui manquait, sans compter que sa propre fille semblait jouer contre lui. Cette pensée frappa alors la sorcière qui jeta un regard en biais à son invité. Elle ne cessait de l'écouter pourtant. Aussi irritant était-il avec sa répartie et ses belles paroles. Mais les belles paroles finirent par s'envoler. « Je dois vous avouer ma déception. Je pensais être venu voir une jeune femme ouverte d’esprit, hélas, il faut croire que j’ai frappé à la mauvaise porte. » Qu'elle fut donc sa joie de voir qu'enfin, Amadeus semblait irrité, son visage restait impassible, mais ce rejet sembla l'affecter tout de même. Ne serait-ce qu'en l'observant se détacher de la demoiselle, il s'éloignait. Sa visite prenait une tournure qu'il n'avait pas prévu. Depuis le début elle n'avait cessé de le prévenir : elle n'était pas le bon choix à faire. Alors elle ne pouvait qu'approuver. Cela voulait-il dire qu'elle avait gagné ? Qu'il retirerait sa demande ? « Vous êtes encore dans la fleur de l’âge, vous avez votre vie devant vous. Si moi je ne pense déjà plus à mon futur et me ressasse sans cesse mon passé, vous, vous pouvez encore le maitriser. N’attendez pas qu’il soit trop tard et que votre père choisisse quelqu’un pour vous. Il est en pouvoir de prendre la personne la plus détestable qu’il soit. Si vous voulez vraiment lui tenir tête, prenez les rennes et mariez-vous avant d’avoir reçu son aval. » Un rire s'échappa alors de la bouche de la jeune femme. Voilà qu'il la conseillait sur la façon d'éviter le mariage arrangé ? Scylla vint s'asseoir sur un banc de pierre posé entre deux rangées de haies fleuries, invitant Amadeus à faire de même si il le désirait. Plus douce, la jeune femme réfléchissait à ces paroles. Elle s'opposait à Amadeus et Balthazar par principe mais se savait condamnée de toutes manières. Aussi révoltée soit-elle, elle n'était pas encore certaine de pouvoir poignarder sa famille dans le dos … Bien sûr qu'elle avait déjà songé à cette porte de sortie, coupant directement l'herbe sous le pied à son père. D'où son rire. Se marier en choisissant elle-même son parti, peut-être pensait-il sincèrement qu'elle le choisirait. Ce n'était pas bête bien sûr. Il gagnerait ainsi sur tout les tableaux. «  Avec vous ? » Demanda-t-elle alors curieuse et amusée en le regardant, sans aucune condescendance étonnement. Elle le considérait enfin. Même si cela lui semblait absurde. C'était bien ce qu'il lui avait demandé de faire un peu plus tôt, il devait être satisfait...

Son père l'aimait, elle en était certaine. Pour le bien de la famille et celui de sa fille, elle ne la forcerait pas à épouser un homme dangereux ou possiblement détestable. Mais Balthazar se devait de voir à travers tous les prétendants. Amadeus l'avait bien démontré après tout : tout n'est qu'une question de présentation. Tous pouvaient se présenter poliment et gentiment en cachant par ailleurs leur vraie nature. « Je pourrais en effet me marier avec le premier sang pur venu pour contrecarrer les plans de mon père ... » Réfléchissait-elle en regardant les pâles fleurs qui se pavanaient droit devant elle, attirant tous les regards. Mais elle ne désirait pas cela. Que désirait-elle alors ? Son cœur et sa tête étaient à présent tiraillés par son égoïsme et sa loyauté envers sa famille. « Mais il aura toute autorité à faire cesser cela sur le champ. Certainement en faisant assassiner mon mari. Ironisa-t-elle en feignant une mine triste. Je ne pourrais aller indéfiniment contre sa volonté. » Fataliste ? Oui, elle l'était un peu. Surtout lorsque cela la concernait de près. Mais surtout logique. Elle laissa planer un court silence, lia ses deux mains et baissa son visage. Il n'y avait aucune issue. Mais Scylla continuait de voir cela comme une mauvaise nouvelle. Connaître son destin est une chose, l'accepter en est une autre. Et voilà que la jeune femme semblait enfin se faire une raison. Pensant au bien du plus grand nombre. « C'est bête, vous seriez venu me voir avant la mort de ma mère et du Maître, j'aurais signé tout de suite. » Avoua-t-elle en souriant sincèrement, laissant parler la femme et non plus l'enfant capricieux. En ce temps Amadeus aurait pu servir les intérêts de la sorcière comme il l'avait dit plus tôt. Cela aurait permis à Scylla de pouvoir prendre son envole de son côté et acquérir l'importance et l'approbation du Lord sans avoir à être jugée comme la fille de Morgana. Maintenant les choses étaient hélas bien différentes. « Diriger, manipuler, ordonner ne m'intéresse pas. Je n'ai aucun intérêt personnel. Le seul intérêt qui peut m'importer à ce mariage est celui de servir ma famille. Seul ceux de mon père comptent. » Et ces fameux intérêts étaient de renforcer la sécurité des Lestrange au sein de cette futur nouvelle ère à l'avenir politique plus qu'incertain. Ne pas perdre leur place, leur pouvoir, leur argent. Scylla trouvait juste cela regrettable de devoir s'allier et surtout compter sur un inconnu pour assurer ses arrières. Cela relevait de l'inconscience il fallait l'admettre tout de même. Et si cet inconnu s'avérait avoir dans le fond des intérêts divergeant des vôtres ? Qu'il était là juste pour pouvoir mieux prendre ce qui vous appartient ? « Tout n'est qu'une question d'intérêts à ce que je comprends. Les vôtres finiront peut-être à aller à l'encontre de ceux des Lestrange. Et vous vous placerez alors contre nous, qui peut dire. Mon père comprendra qu'il a fait une erreur. J'espère que cela n'arrivera pas. Dit-elle sèchement en soutenant le regard sombre du sorcier, comme pour le défier d'essayer. Même si ce serait lui donner une bonne leçon je l'admets. » Une bonne leçon ne serait pas pour lui déplaire. Mais elle préférait bien sûr que tout se déroule selon les plans de Balthazar. Amadeus pouvait dire ce qu'il voulait : prétendre qu'il leur serait toujours loyal et fidèle, lui passer encore un coup de pommade pour la rassurer sur ses intentions, cela ne marcherait pas. La lamia ne connaissait pas cet Amadeus Zabini et qui sait en ce bas monde quel secret a-t-il à cacher. Mais elle préférait passer sa vie aux côtés de cet inconnu et protéger ainsi les siens plutôt que courir le risque de laisser périr sa famille. Elle n'était pas la fille de Balthazar Lestrange pour rien ... « J'ai déjà l'argent, le nom, le pouvoir et l'importance. C'est à se demander ce que votre nom apportera à ma famille … » Ajouta-t-elle pensive et perdue. Cette remarque était légitime. Quelle sorte de sécurité pouvait bien apporter un Zabini à des Lestrange ? Il venait d'une famille très peu reconnue … C'était peut-être bien pour cela qu'il était venu à sa rencontre en ce jour : Amadeus Zabini tentait-il de s'imposer subtilement à Scylla pour qu'ainsi elle influence son père à son tour face à d'autres prétendants plus importants ? « Tout cela sera à vous si mon père le décide. Vous en ferez ce que vous voudrez tout en sachant que je n'approuve pas ce mariage. Je comprends bien votre point de vue et l'urgence de la situation. Mais c'est comme si vous aviez déjà gagné. Vous n'avez donc pas à me convaincre de quoi que ce soit. » Fit-elle pensive en le toisant intensément avant de détourner le regard, irritée par ce constat amer. Si tenté que les Lestrange garde le pouvoir bien sûr, ce qui était déjà une affaire beaucoup plus délicate. Savoir si il comptait jouer le parfait petit mari ou bien le gros salaud ne l'intéressait pas. Oh qu'il devait jubiler et être content de lui d'entendre ses paroles sortir de la bouche de la Lestrange. C'était comme si elle se rendait, n'ayant pas tellement le choix. Et Dieu sait que cela lui coûtait et heurtait sa fierté. Elle laisserai à son père le choix du fiancé cependant. Alors oui, tout n'était pas encore totalement gagné pour Amadeus, mais Scylla ne l'aiderait certainement pas non plus : pendue, c'était comme lui demander de se passer elle-même la corde au cou.
Scylla L. Lestrange


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Parchemin envoyé Lun 4 Juil - 17:05

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Voyant que malgré son ton et son attitude, Scylla ne le chasse pas, Amadeus commence à se dire qu’elle aime peut-être finalement sa compagnie. Au contraire, si la demoiselle s’éloigne de lui, ce n’est que pour aller s’asseoir et l’inviter à en faire de même. La jeune femme s’esclaffait, mettant Amadeus dans un embarras certain. Bien sûr, tout ce qu’il disait était tourné dans son sens, le but premier de sa visite était bel et bien de faire céder la Lestrange, mais plus qu’un nom sur un papier, il aurait voulu la charmer. Voir en elle quelque chose s’allumer, une lueur qu’elle n’aurait pas vue chez les autres prétendants présentés par son père. Parce qu’il avait beau être un Zabini, il avait beau ne pas faire parti de cette politique, il n’en restait pas moins un mangemort, et un homme déterminé. «  Avec vous ? » Conclut-elle son rire. « Moi ou un autre. » Pourtant, il ne prétendait pas être celui qui arriverait à faire céder la jeune femme, il pouvait bien l’orienter dans son choix, la conseiller, mais aujourd’hui, il ne la ferait pas briser cette barrière qu’elle semblait avoir mis temps de soin à ériger. La petite avait des principes bien ancrés, des principes qui lui plaisaient à Amadeus, cet entêtement, cet acharnement. Et elle lui plaisait de plus en plus, finalement. Et sur sa si belle lancée, elle continua. « Je pourrais en effet me marier avec le premier sang pur venu pour contrecarrer les plans de mon père... »  Elle regardait droit devant elle, contemplait les fleurs. Elle semblait ne pas lui parler directement et ça le rassura, ce n’était pas forcément lui qu’elle considérait comme le premier venu, c’était tous ces hommes qui avaient du passer avant lui, et qui passeraient sans doute après. Scylla Lestrange était une jeune femme désirable et désirée, il en était ainsi. Lui, qu’avait-il pour lui ? Rien d’impressionnant à son palmarès, mise à part la femme magnifique qu’il avait une fois eu, et pour le coup, Scylla ne lui arrivait certainement pas à la cheville, en terme de beauté et de caractère. Astrid avait tout ce qu’une femme ne peut que rêver d’avoir. « Mais il aura toute autorité à faire cesser cela sur le champ. Certainement en faisant assassiner mon mari. Je ne pourrais aller indéfiniment contre sa volonté. C'est bête, vous seriez venu me voir avant la mort de ma mère et du Maître, j'aurais signé tout de suite. » Amadeus ne risquerait pas sa vie pour une femme, pas celle-ci, et son but premier n’était pas d’aller à l’encontre de la volonté de Balthazar, il avait exposé ce point simplement dans l’espoir de faire plier la demoiselle. Cause perdue.

Il était certes dommage qu’il n’ait commencé à s’intéresser à cette idée de fiançailles que trop tard. Il put tout de même se demander ce qui avait pu changer à ce point, pourquoi sa conception du mariage avait-elle été détournée ? « Diriger, manipuler, ordonner ne m'intéresse pas. Je n'ai aucun intérêt personnel. Le seul intérêt qui peut m'importer à ce mariage est celui de servir ma famille. Seul ceux de mon père comptent. » Il était dommage qu’elle ait ce rôle de suiveuse, alors que son tempérament pourrait en faire un leader si intéressant. Elle avait sans aucun doute hérité de la diplomatie de ses deux parents. Un gène qui, pourtant, n’était pas utilisé à bon escient. « J'ai déjà l'argent, le nom, le pouvoir et l'importance. C'est à se demander ce que votre nom apportera à ma famille… »  Les Zabini n’étaient plus rien depuis des générations déjà, mais c’était sans compter sur la grandeur qu’il voulait redonner au nom. Son nom, en soit, n’apporterait rien. La personne qui se cachait derrière, en revanche, aurait très vite fait de la faire changer d’avis. Mais rien de ce qu’il pouvait affirmer ne pouvait être prouvé, et elle ne dirait certainement pas oui à de simples mots. « Tout cela sera à vous si mon père le décide. Vous en ferez ce que vous voudrez tout en sachant que je n'approuve pas ce mariage. Je comprends bien votre point de vue et l'urgence de la situation. Mais c'est comme si vous aviez déjà gagné. Vous n'avez donc pas à me convaincre de quoi que ce soit. » Le regard qu’elle lui envoya était glacial, Scylla était contrariée. Le constat était rude pour la jeune femme au destin enchainé. Se marier, c’était donc là la seule chose que Balthazar voyait en sa fille ? Les alliances, toujours plus d’alliances, il est vrai que c’était là ce qu’il avait espéré obtenir au début, plus maintenant. Il voulait bien plus que ça, Mad, il voulait le soutien des Lestrange, la gloire, la prestance, le pouvoir, mais il voulait aussi Scylla Lestrange.

Amadeus Zabini se devait d’avancer dans ses projets, mais pas seul. Il avait toujours eu le soutien de sa famille, d’Egeria, d’Harvey aussi même si son travail était des plus prenants et que s’occuper des lubies de son frère était le cadet de ses soucis. Mais il voulait que sa réussite soit personnelle, pas celle de la famille. Il voulait que ce soit lui qui ait réussi à élever les Zabini, qui ait redonné toute sa renommée à leur nom italien qu’ils étaient si fiers d’arborer. Et il ne pouvait pas compter sur d’autres alliances, celle d’Erebos Black, par exemple. Car il savait que d’eux deux, Erebos se placerait le premier sous les feux des projecteurs. Scylla, au contraire, cherchait à s’en éloigner. Et si elle finissait par avoir de l’affection pour Amadeus, elle l’aiderait, tout en faisant attention à ne pas le mettre dans l’ombre. Il lui aurait donné une confiance aveugle, là, tout de suite. « Il n’y a pas urgence, et je n’ai rien gagné. Ce n’est pas une compétition, parce que je ne veux pas que vous me compariez à un autre homme qui vous aurait demandé votre main. Je ne veux pas que vous me jugiez par rapport à un autre, je veux que vous pesiez le pour et le contre en ne prenant que moi en compte. » Tous les autres étaient futiles, vulgaires. Tout ce qu’ils proposaient pouvaient bien être des sornettes, ses intentions à lui étaient réelles. Il lui prouverait. Il trouverait le moyen de lui prouver. « Vous avez raison, mon nom ne vous apportera rien, comme le votre ne m’apportera pas plus. Ce n’est pas votre nom que je convoite, c’est vous. » Scylla Lestrange, dans toute sa domination, toute sa grâce, son éloquence, toutes ses idées, et tout ce qu’elle lui ferait accomplir. Parce qu’il y avait de quoi vouloir se battre pour une telle femme. Il y avait de quoi vouloir accomplir de grandes choses. Et elle commençait déjà à lui donner la force qu’il avait recherchée en venant ici, la force qu’il lui manquait. « Je ne m’éterniserai pas, j’ai dit tout ce que j’avais à vous dire, Scylla. » Très rapidement, il se leva et attrapa sa main, où il y déposa un deuxième baiser, prenant soin de lever son regard vers le sien en la redéposant sur ses genoux. « Ce fut un plaisir, mademoiselle Lestrange. »

Parchemin envoyé Sam 1 Oct - 23:17

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Je suis : Wednesday , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/04/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 698 hiboux. J’incarne : Eva "Goddess" Green , et l’avatar que je porte a été créé par : Swan . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Phèdre Momo & Saoirse Rackh. Je parle en : #6699cc

The more she gets hurt, the more venomous she grows.

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Oubliator au Département des Accidents et Catastrophes Magiques ainsi que Bourreau parmi les rangs du Lord. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : rien de palpitant depuis bien des années, mon frère aîné vendra certainement ma main au plus offrant. Champ Libre :



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-You're seeking the wrong girl boy-

Those doors won't open
Scylla Lestrange & Amadeus Zabini


Assis sagement au milieu des ronces et des pétales, on aurait presque pu croire que tout se passait bien entre la sorcière et son prétendant. Mais à y regarder de plus près, par la mine fermée et froide de la jeune femme, qu'elle arborait toujours certes, l'interaction était en réalité bien différente. Son visage impassible ne faisait qu'accentuer la dureté de ses mots. Elle ne changerait pas d'avis si facilement et cela Amadeus Zabini semblait l'avoir bien compris. Cet entêtement se retrouvait un peu aussi chez le sorcier. Malgré la rudesse dont fit preuve Scylla dans ses propos, il était resté en sa compagnie et ils avaient échangés chacun leur point de vue, avaient chacun essayer de convaincre l'autre de céder. La Lestrange n'y allait pas par quatre chemins, elle était franche et cherchait à blesser. On ne blesse pas les autres en étant mielleux, gentil et obéissant, ça non. Mais après toutes ces spéculations, elle se rendit vite à l'évidence : ses jérémiades ne lui seraient d'aucune aide face au courroux de son père. Il était le grand chef de la famille après tout ; le marionnettiste et sa chère fille était sa poupée. Pourtant tout les deux ne pouvaient faire autrement, Balthazar n'allait jamais briser des centaines d'années de traditions, d'héritages magiques et de patriarcat juste pour les beaux yeux de sa fille aînée … Cette dernière n'arrivait donc pas a lui en vouloir alors elle prit la décision de laisser son destin entre ses mains.

La fuite restait une option aussi mais cela était trop lâche. Et étonnement la lâcheté était une tare que Scylla Lestrange ne traînait pas. Toujours ça de gagner. Après avoir fait son constat amer, l'Oubliator se referma un peu plus. Ce qui semblait amorcer la fin de leur entrevue. Le Directeur de Gringotts ajouta cependant quelques mots. « Il n’y a pas urgence, et je n’ai rien gagné. Ce n’est pas une compétition, parce que je ne veux pas que vous me compariez à un autre homme qui vous aurait demandé votre main. Je ne veux pas que vous me jugiez par rapport à un autre, je veux que vous pesiez le pour et le contre en ne prenant que moi en compte. » Si il n'avait rien a gagner, pourquoi vouloir se marier avec la fille de Balthazar et feu Morgana Lestrange ? C'était insensé. Il ne pouvait avoir cette envie là, personne ne le pouvait, pas pour Scylla, même si il ne la connaissait pas encore très bien, le petit aperçu qu'elle avait donné aujourd'hui été sensé le dégoûter et lui faire rebrousser chemin. La Lamia fronça les sourcils, intriguée par cette tirade mais son irritation cachait bien cette nouvelle émotion. Quelque chose lui échappait et cela la déroutait un peu. Elle se rendit cependant compte que tout deux partageaient des traits communs : l'entêtement et maintenant elle pouvait aussi déceler de la fierté chez le sorcier grâce à cette histoire « d'autres hommes » qu'il voulait qu'elle ne considère pas. Le respect des valeurs familiales devait également faire partie entière du Directeur de la banque magique pour vouloir épouser nulle autre que la fille de la décédée Ministre et ainsi redorer un peu son nom italien. Amadeus se fondrait parfaitement chez les Lestrange, cela ne faisait aucuns doutes … Mais beaucoup de choses restaient à établir avant que cette fantaisie ne devienne une réalité. Il reprit alors : « Vous avez raison, mon nom ne vous apportera rien, comme le votre ne m’apportera pas plus. Ce n’est pas votre nom que je convoite, c’est vous.» La sorcière le dévisagea immédiatement. Ce n'était que des paroles en l'air ?! Il essayait de lui faire croire qu'il arrivait à voir la femme sous le nom et la lignée ? Elle ne s'attendait aucunement à de tels mots. Complètement abasourdie et choquée, Scylla gardait cependant toute sa contenance mais bouillonnait à l'intérieur. En aucun cas elle ne voulait montrer que cette phrase l'avait déroutée. Pourquoi ? Elle ne pouvait pas comprendre, il lui manquait des pièces du puzzle. Elle ne sut la raison mais cela la mit en colère, elle avait l'impression qu'on essayait de se jouer d'elle, de se moquer, de la prendre pour une cruche en essayant de l'amadouer ainsi. La colère certes, l'incompréhension aussi mais également la curiosité. C'était belle et bien cette petite pointe de curiosité qui l'empêchait de sortir de ses gonds. Elle voulu lui rire au nez encore une fois, pour démontrer toute l'absurdité de cette situation et de cette phrase mais se retint pour une fois. Elle le dévisagea simplement, de son air toujours froid, de ses yeux bleus transperçant sa peau d'ébène. Il devait se payer sa tête.

Sans plus s’attarder le sorcier reprit rapidement « Je ne m’éterniserai pas, j’ai dit tout ce que j’avais à vous dire, Scylla. » Avant de se lever et de laisser mourir un baiser sur la main la jeune femme qu'il avait tenté de rallier à sa cause. Elle évita de croiser son regard lorsqu'il la toucha mais le regarda partir, évidemment contente que cette séance de torture psychologique se termine enfin. Ses derniers mots : « Ce fut un plaisir, mademoiselle Lestrange.» Scylla ne put les croire. Cela n'avait pas été un plaisir pour elle et elle ne l'avait pas caché, crachant et criant son mécontentement à son visage. Alors cela n'avait pu être plaisant pour lui … Simple formule de politesse. Tout deux avaient essuyé de cuisantes désillusions : lui en pensant avoir fait le bon choix en venant se présenter ainsi qu'en ayant choisit la Lestrange et elle en pensant pouvoir encore échapper à son « destin » misérable de sac de chair et d'os bon à marier, seulement afin de créer quelconque alliance et continuer à essayer de se voiler la face sur la déchéance et l’avilissement dans lequel le monde magique était en train de sombrer depuis la mort du Lord.

La sorcière resta assise sur le banc encore un moment. Elle n'était pas encore prête à voir le visage de son père, pas après ça. Il lui fallait un peu de temps pour digérer cette annonce. Au final, cela faisait des années qu'ils en parlaient avec Morgana, cela n'avait rien d'une surprise. L'Oubliator avait seulement eut la bêtise de croire que sa mère dans la tombe, cela aurait suffit à effacer toute cette histoire de mariage arrangé. Quelle stupidité. Amadeus avait eu le mérite d'être audacieux, ce que Scylla lui reprochait. Elle n'aiderait en rien Balthazar à faire son choix quant à son futur gendre. Que le meilleur gagne. C'était un peu ça. Hélas le lot était loin d'être un cadeaux mais la Lamia était certainement un mince prix à payer et supporter face à toute la renommée, les liens et les richesses que pouvait apporter un tel mariage. La nuit commençait à tomber et alors Scylla consentit à rentrer au manoir. Elle se replongea avec motivation dans son travail qu'elle avait délaissé plus tôt. Elle aurait dû se casser une jambe dans les escaliers plutôt que d'aller ouvrir la porte de sa maison à cet homme. Son travail avait au moins le mérite de lui changer les idées. Puis, plus tard, elle irait discuter avec son paternel.
Scylla L. Lestrange



Daddy's Little Psycho & Mommy's Little Soldier.
-If Death Comes For Me Today I'm Ready-


 

Those doors won't open (Scylla)

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