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a baby is a life-changer ▬ SKANDETTE

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Parchemin envoyé Lun 16 Mai - 23:32

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Adoptée par une personne. Odette ne se doutait pas qu’un jour, elle arriverait à avoir une famille autre que la sienne. Elle ne se doutait de rien à vrai dire. Depuis qu’elle était arrivée ici, Odette ne se doutait de rien, vivant au jour le jour, vivant comme si la vie pouvait s’arrêter demain, parce qu’elle avait besoin de croire que demain serait un jour meilleur. Tant pis pour ses sentiments et sa dépression, elle avait laissé cette partie d’elle-même à Godric’s Hollow. Elle les avait laissés derrière elle. C’est ce qu’elle avait eu envie de penser. Allongé dans un vieux lit à baldaquin, elle écoutait attentivement la respiration d’Orion et d’Antigone qui dormaient, une sieste salvatrice qu’elle aurait dû faire également, mais elle ne dormirait encore pas de la nuit et étrangement, elle avait envie de dormir une nuit compète, de ne pas être réveillé par des cauchemars. Elle avait eu si peur ces derniers temps que même s’ils avaient changé de thème et de sujet. Les cauchemars étaient encore là bien réels. D’ailleurs assumait-elle sa relation avec Skander ? Totalement, mais pouvait-on parler de relation à proprement parler. Elle n’arrivait qu’à le coincer entre deux murs du château, qu’à de rares moments. Ce qu’elle regrettait plus que n’importe quoi. Même si elle était fière ces derniers temps de voir Antigone et Orion marcher à quatre pattes. Une avancé dans leurs vies respectives. Elle sourit en se tournant sur le côté, regardant les deux petits lits installés à sa gauche. Ils étaient adorables, à dormir avec chacun une peluche similaire, mais différente. Si Orion avait choisi le lapin blanc, Antigone avait de suite était attiré par le lapin noir. Ces enfants étaient un Yin et un Yan permanents. Peut-être même qu’un jour, elle n’arriverait plus à les comprendre, tellement ils auraient grandi, tellement, elle n’arriverait pas à les reconnaitre comme elle le faisait à ce moment-là. Elle avait décidé de laisser Louise aller et venir dans le château. Malgré elle, la Kingsbury y avait retrouvé son frère et quelques camarades d’avant son départ vers l’Amérique. Odette était heureuse pour elle. Car durant leur fuite, Odette n’avait pas menti en pensant qu’elle faisait partie de sa famille. Louise l’avait tant de fois aidée, sans jamais baisser les bras. Elle l’avait sauvé d’un suicide. Elle lui avait permis de s’accrocher à un autre rêve. Elle lui devait une vie retrouvée, elle lui devait d’avoir rencontré un homme. De l’avoir rencontré sous son meilleur jour. Et de pouvoir aimer de nouveau. Odette le savait, sans Louise, rien de tout cela ne serait arrivé. Jamais de sa vie entière, elle ne pourrait la remercier. Non, jamais. Et pourtant, la blonde ne savait pas à quel point elle aidait Louise quand elle lui confiait les enfants, elle ne savait rien de son passé et du pourquoi, elle était revenue ici, mais Louise était bien là. Avec elle, envers et contre tous. Même contre Judicaël. Son propre frère. Elle savait Odette qu’elle avait mis Louise en danger. Mais ce frère n’avait pas vu le courage et le sang-froid dont elle avait fait preuve, elle était grande Louise, une vraie femme, surement bien plus que la Moody qui fuyait encore et toujours malgré les paroles qu’on lui avait dite. Elle fuyait son père pour lui avouer qu’elle avait trouvé quelqu’un en la personne de Skander. Elle fuyait Skander en ne lui disant pas pour l’enfant perdu. Celui qu’elle avait délaissé. Elle ne lui disait pas, le seul secret qui en valait la peine. Dans le fond, le Lupin avait-il besoin de savoir pour la naissance des jumeaux, pour son agression, pour ses suicides ? Non, il n’en avait pas besoin.

Skander avait bien mieux à faire que de l’écouté. Il était un Leader aimé et respecté par la petite équipe qu’ils étaient tous. Lui, les Weasley, les Moody et quelques autres familles qui venaient se joindre à eux. Des Flamel, des Diggory. Odette était si impressionnée de la diversité des personnes présentes. Il y a avait tant de Sang pur qu’elle n’arrivait pas à y croire. Combien avaient mené une double vie jusqu’à ce que leur masque tombe ? Combien s’étaient mis en danger ? Elle ne savait pas. Non pas vraiment. Fermant les yeux, elle ne resta pas dans son cocon bien longtemps, qu’une main venue lui secouer l’épaule. Se réveillant doucement, Odette put reconnaître le visage souriant de Louise, qui lui indiquait sur un parchemin qu’elle prenait la relève. Combien de temps avait-elle dormi ? Trente minutes selon la montre qu’elle portait au poignet. Trente minutes de répit, c’était déjà ça. Elle sourit faiblement, frottant ses yeux, laissant la place à Louise et à son livre. La nounou était un ange tombé du ciel. Odette le savait. Rien de bien prétentieux. C’était un compliment pour elle. Rien de plus rien de moins. Odette savait très bien ce que ça faisait d’être la cible permanente de la male adresse. Elle avait été maladroite un temps et les critiques de son oncle Cornélius ne l’avaient jamais aidé à se remettre correctement à sa place. Elle descend les escaliers vers la salle commune qu’elle avait habituée durant sept ans, il y a longtemps déjà pour elle. Contente de retrouver les murs à la teinture bleue et argenté. Elle se surprenait à regarder les tableaux demandant parfois aux personnages animés quel Peakes l’avait peint. Elle se surprenait encore à penser à eux alors qu’elle les avait sans doute déshonorés. Par sa fuite, par son allégeance. Dieu qu’elle mourrait d’envie d’écrire une lettre à Asphodel ou Erlhing, leur demander des nouvelles de Finlay. De leur demander comme allait Alaric. De leur dire que les jumeaux allaient bien et qu’elle aussi. Qu’ils n’avaient rien à craindre et que s’ils le voulaient, ils pourraient se retrouver à la fin de la guerre. Qu’ils pourraient se voir de nouveau ensemble ! Qu’elle voudrait toujours partager avec eux ! Encore et toujours, elle serait une Peakes à part entière, parce qu’ils l’avaient tant aidé. Mais autant dire qu’elle serait la première farouche à se dresser contre un plan, à la désapprouver, si jamais il devait y avoir Finlay, Erlhing ou Asphodel, ne serait-ce qu’Alaric de menacé par ce dernier. Elle protégerait cette famille, comme elle le ferait avec les Moody. Même si tous les Peakes n’étaient pas blancs comme neige, il y en avait quatre, seulement quatre qu’elle voulait à tout prix conservé de la guerre. Ses amis. Ses plus grands soutiens. Odette jette une dernière fois son regard dans la pièce circulaire, avant de sortir. Jeans délavés noirs, converses moldus d’un rouge vif et chemisier de la même couleur. Elle a fait pousser ses cheveux à l’aide d’un sortilège magique. Avant juste raz du cou, ils lui arrivent désormais à l’épaule, prenant le plaisir de les friser légèrement, comme avant, comme lors de sa jeunesse. Elle le vit bien, trop bien peut-être de revivre désormais. C’était une bouffée d’air qui n’arrivait pas à exploser.

Mais dans les couloirs de pierres froides, elle se demande comment va Lubin depuis la dernière fois. Elle se demande si elle ne devrait pas lui rendre visite un temps. Rêvassant, elle entend lointainement à l’autre bout du couloir. « Odette. » La voix grave, le regard dur, elle se retourne et tombe sur son père qui fond sur elle. L’air trop grave pour la légèreté qu’elle représente à ce moment-là. Il n’a pas l’air de vouloir plaisanter et si durant une semaine elle avait pu retarder l’échéance de lui parler, de tout ce qui s’était passé. Des regards de Skander, de l’attention qu’ils se portaient. Son regard dévia sur le ce qu’il tenait entre ces mains. Et elle le reconnut. Ce porte-document. Elle l’aurait reconnu entre tous. C’était le porte-document contenant le dossier de son avortement. Il y avait tout de noté là-dedans. Absolument tout. Odette fronce les sourcils en faisant une grimace de la joue, alors qu’il arrive à sa hauteur, brandissant ses affaires comme si c’était la plus grande des trouvailles. « Il me semble qu’on a pas mal de choses à se dire, toi et moi. » Elle lève les yeux au ciel. Quand ne serait-elle plus une enfant pour son père ? Sans doute jamais. Parce qu’être parent était un travail à vie. Mais elle n’y pensait pas plus longtemps, alors qu’il agrippait son poignet, la forçant à suivre la marche qu’il avait dictée vers une salle de classe vide. Il s’assoit à une table, elle reste à la porte, la fermant. Ajoutant. « C’est un interrogatoire, tu veux quoi ? Que je te raconte ma vie. » Robb fronce les sourcils véritablement en colère, mais elle ne sent rien. Alors qu’il étale les papiers sur la table devant elle. « Que tu sois responsable ! C’est quoi ça ? Qu’est-ce que c’est ? » Le ton montait trop facilement, elle croise les bras et le rejoint sur la table, elle le rejoint. Les yeux plissés par la colère, la voix presque sourde. « Tu l’as lu et tu me demandes ce que c’est. » Commence-t-elle tout bas, avant d’hausser le temps à son tour exaspéré. « Tu penses que je n’en ai pas assez souffert c’est ça ? » Elle venait de poser ses mains devant lui, debout, alors qu’il restait assis devant elle, un calme olympien cachant plus qu’une colère. Robb était furieux, qu’elle ait réussie retomber enceinte. Et de la faute d’un homme dont il ne connaissait pas le nom. Il ne connaissait déjà pas le père des jumeaux, il ne connaissait rien de cette personne qu’elle avait fuie jusqu’à présent. Alors, pourtant, il empoigne un papier. « T’en avais pas assez d’avoir fait une connerie une fois avec je ne sais qui ? Il fallait que tu tombes enceinte une fois de plus ?! » Le ton n’était plus cordial, plus du tout, traduisant le malaise entre le père et la fille à cet instant. « Une fille, Odette ! Ça aurait dû être une fille. Et contre tes propres principes, tu as préféré avorter ? Alors, tu sais tout le mal que ta mère au… » « FERME-LA ! » C’est lui à son tour qui se lève, la regardant dans le blanc des yeux. « QUI C’EST ODETTE !? TU VEUX JAMAIS RIEN DIRE ! ON PARLE D’ENFANT PAS DE JOUETS ! » Il avait raison, c’était des créatures qu’on ne pouvait pas prendre à la légère, mais elle explose. « TU CROIS QUE JE SUIS UNE MAUVAISE MÈRE ?! » Elle lance les papiers qui volent de ses mains au porte-document les rangeant. Rageusement. Mais il n’avait pas pensé une seconde que c’était une mauvaise mère. Il pensait juste au bien des enfants, savoir d’où il venait pour les protéger. « Je veux les protéger. » Dit-il en concluant un ton plus bas. « Les protéger ? dit-elle ironique. De quoi ? De moi ? De leur père ?! Il est mort ! Adrien est mort en octobre ! J’allais accoucher et on l’assassiné ! Pourquoi ? Parce qu’il était né-moldu ! Ça t’avance de savoir ça ? Ça t’avance de m’y faire repenser ?! » Bien évidemment que non, ça ne l’avançait pas. Mais ça voulait dire une chose. « Odette… Ce que je cherche à comprendre, c’est pourquoi tu n’as pas gardé le troisième. » Elle s’irrite, pourquoi parce que le père ne l’aimait à l’époque, parce qu’elle avait le cœur brisé. Elle s’avance à grands pas vers la porte, alors que Robb lui demande de rester une seconde fois, elle entrouvre cette dernière. Répondant avec virulence. « Parce qu’Astrée n’aurait pas été aimé par son père, Papa, parce que j’avais le cœur en miette. Parce que je ne voulais pas qu’elle grandisse dans la guerre sans un père pour la protéger. Parce que je ne voulais justement pas la mettre en danger. Maintenant, si je peux disposer de mon corps comme je l’entends, je voudrais partir, allez ruminer l’enfant que je n’aurais plus. » Parce que oui, elle ruminait cet enfant. Trop fort par moment. Mais comment ne pourrait-elle qu’avouer à Skander ? Ce qu’elle avait fait n’était pas pardonnable, elle le savait. Elle le savait mieux que personne.

Sortant, claquant la porte derrière elle, l’air frais des couloirs la prenant tout entière. Elle est bien plus qu’en colère, elle est au fond du trou une nouvelle fois. S’appuyant contre le mur, elle ne le remarque pas. Où qu’il soit, elle ne remarque rien, se contentant de serrer contre elle le porte-document, laissant des larmes amères rouler le long de ses joues. Elle n’avait pas envie d’en parler pour la simple et bonne raison que tout ceci la faisait affreusement souffrir. Elle avait mal d’avoir abandonné un enfant, alors que sa mère en aurait voulu plusieurs, mais qu’en naissant, Odette l’ai rendu infertile, incapable d’avoir un autre enfant qu’elle. Et elle, les enfants, elle pouvait e avoir à foison, mais elle les jetait comme le premier chaton dont on ne voudrait plus. Oui, elle le jetait. Elle avait du mal avec cette expression, mais c’était bien ce qui s’était passé. La serviette sanglante que Calista avait eue, elle avait fini brulée. Son bébé avait fini brûlé, parce qu’elle ne s’était pas sentie capable de l’assumer seule. Parce qu’elle était faible et brisée, et que maintenant que tout allait mieux, elle regrettait que tout se soit déroulé de la sorte. Elle aurait tant voulu le garder, mais comme elle l’avait dit la guerre avait ses effets négatifs. Et ne pas la voir naître, ça lui permettait de la protéger plus que jamais, d’éviter une vie de calvaire, d’éviter tous les maux qui auraient pu la toucher. Elle avait choisi au mieux. Elle se le promettait. D’une main libre, elle retire les stigmates de sa tristesse. Pour qu’ils ne soient pas visibles à l’œil de Louise, mais elle a les yeux rouges, la voix serrée et des documents compromettants dans les mains. Comment cacher à la Kingsbury que tout avait été pour le mieux. Ce qu’elle avait à faire, c’est de disparaitre dans le par cet attendre que le malaise passe, une nouvelle fois. Peu importe le temps que ça pourrait prendre. « Quelle conne. » Ajoute-t-elle pour elle-même. Oui, une sacrée conne, sans doute la reine des connes dans ce moment-ci. Mais elle se retrouve à regarder de porte-document. L’ouvrant, voyant les divers papiers mal rangés. Elle s’accroupit, dans son monde, les remettant en ordre. Elle a besoin de cet ordre dans ses papiers pour le mettre dans sa tête. Elle avait besoin de ça dans sa vie. D’ordre, de savoir où elle allait. Elle seule. Elle avec les jumeaux. Elle avec ce Leader que les gens aimaient. Elle devait retrouver cet équilibre perdu et à vingt-huit ans rien n’était facile. La vie était une pute qui vous massacre chaque jour que Dieu fait. Mais, dans son malheur, elle eut un maigre sourire, se saisissant d’un parchemin, plusieurs paires. Des chromosomes comme dise les moldus. Elle sourit touchant la dernière paire. Si les premiers mois, chaque embryon est une fille, on lui avait affirmé avec des propos magiques, des tests, des potions. Accroupie, elle lève la feuille devant ses yeux azur. Elle ne pleurait plus. Ne sachant que lire les formules médicales. Elle le savait, sa fille aurait au ses cheveux blonds, les yeux noisettes de son père. Et d’autres petites choses. « Astrée… C’était peut-être pas assez joli finalement. » Mais dans son esprit. C’était sa petite Astrée qu’elle avait perdue il y a trois semaines. Sa petite princesse.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 17 Mai - 23:32

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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MAI 1990 – POUDLARD

Son retour d'amnésie avait été long, il avait retrouvé la mémoire durant cette nuit de pleine lune, il avait commencé à réellement en guérir quelques jours plus tard, quand même des détails avaient fini par lui revenir en mémoire. Pourtant, malgré le retour de ses souvenirs, il ne parvenait pas à avoir un sommeil apaisé, même s'il savait désormais qu'il n'était pas le meurtrier de Ciena, il savait qu'elle était morte, et s'en sentait responsable. Responsable de ne pas avoir été là pour faire quelque chose, comme il se sentait responsable de ne pas avoir pu empêcher la mort d'un de ses plus proches amis. Il se souvenait de ce dernier à chaque fois qu'il croisait le regard de son estimée amie, collègue, et camarade de l'Ordre, Ekaterina. Il avait tout retrouvé, les bons et les mauvais souvenirs, le terrible et l'excellent, car malgré ce qu'il s’évertuait à dire, il y avait de l'excellent durant ces neuf années, rien que la montée de l'Ordre, la naissance de cette famille de substitution, ce n’était pas rien. Il avait rencontré des gens qui avaient changé sa vie, lui donnant une perspective qu'il n'aurait pas été capable d'imaginer seul. La mère de Gabrielle lui avait ouvert les yeux, lui montrant qu'il valait mieux que ce qu'il avait voulu croire, l'estimant assez pour lui confier le sort de sa fille, le soin de veiller sur elle quand elle comprit que ses jours allaient bientôt arrivé au terme. Puis, il y avait des gens comme Robb Moody qui l'avaient accompagné avant et qui encore après continuaient d'apporter un soutien. Cet homme l'avait formé à ce métier qui l'avait passionné, avait réussi à le pousser au bout, le poussant à se surpasser. Quand il regardait par-dessus son épaule, il voyait tout ce qu'il avait fait pour lui, l'entrainement qu'il avait reçu n'avait été ni classique, ni conventionnel,  ni facile, mais il avait fait de Skander un meilleur sorcier. Pour ce qui était d'un homme meilleur, il n'en était pas certain. Avait-il jamais été quelqu'un de bien, quelqu'un de fréquentable ? Dès son plus jeune âge, l'arrogance irriguait ses mots et ses actions, comme si le sarcasme était sa seconde nature. Il ne voyait pas ce qui pouvait être bon en lui, ayant sans cesse peur de blesser les gens. Il les blessait, avec ses mots, avec ses actions, avec son comportement. Il y a des gens que l'on se fiche de blesser car ils ne sont pas importants. Puis il y a les autres - ceux qui habitent notre cœur, notre être, ceux à qui la moindre blessure vous déchire l'âme. Il est rare de rencontrer ces personnes en dehors de sa famille. Même s'il refusait de l'admettre Odette l'habitait dans chacune de ses pensées, ayant réussi à terrasser le fantôme de Ciena. Elle avait réussi à faire disparaître un fantôme vieux de neuf ans, cette femme qui l'avait accompagné le plus longtemps dans sa vie. En une poignée de seconde, il avait oublié.

'il songeait au chemin qu'ils avaient parcouru pour en arriver ici, il n'aurait pas imaginer de telles péripéties. Leur histoire n'avait pas été rose, sa fin avait été tragique, son déroulement parsemé d’embûches, la fracture avait failli être définitive à cause de son comportement. Mais au regard de cela, quand il voyait sa relation avec cette blonde chimérique, rien n'était comparable. Il l'avait tellement détesté, elle lui avait tellement tapé sur le système. Puis, il avait oublié. Il l'avait rencontré, différent, réussissant à l'approcher avec son cœur. Puis il y a eu l'union des corps fiévreux. Puis le retour des souvenirs, et cette fracture entre son passé et son présent, entre ce qu'il avait été, ce qu'il était et ce qu'il avait voulu être. Il avait brisé son cœur pour la protéger de la bête qui dormait en lui, ce loup garou qui pourrait la tuer, elle et ses enfants - puisqu'elle ne avait - et il craignait aussi l'homme qu'il était devenu pendant neuf années, froid, violent, perturbé aussi. Il lui avait brisé le cœur, brisant le sien en même temps. Mais ce n'était qu'un handicap, un poids de plus. C'était ce qu'il s'était convaincu, du moins il avait essayé. L'oublier demeurait difficile, et quand il avait eu l'impression d'y parvenir, elle était entrée avec perte et fracas dans sa vie, une fois encore.  Son sang n'avait fait qu'un tour quand il l'avait su et vu en danger, et il n'avait plus rien contrôler, ni la violence envers cet homme, ni sa proximité avec elle. Il avait perdu le contrôle, jurant qu'il resterait à ses côtés, qu'il n'irait nulle part. La voilà qui était devenue comme lui, une fugitive, malgré qu'elle soit saine et sauve il savait qu'il avait échoué sur toute la ligne, être à Poudlard n'était pas une sécurité, c'était plus une chambre avant l’exécution, car tôt ou tard, on viendrait les chercher. Mais ne pourrait-il pas profiter d'eux avant que cela soit terminé, si tant est qu'un "eux" existe et demeure. Il voulait y croire. Peut-être-t-il dû rester simplement fidèle à lui-même, ne pas choisir d'y croire, de rester borner. Lorsque l'on prend le risque d'ouvrir son cœur, alors la douleur n'en est que plus terrible. Là est la sournoiserie du cœur, au premier regard, il éveille des sensations des émotions fabuleuses, parfois inconnues, mais toujours enivrante, capable d’emporter  à chaque battement le pire des hommes, puis, une fois que l’illusion s’est installé, alors la phase de torture commence. Chaque déception devient une douleur vivace car le cœur parfaitement réveillé ressent chaque mot, chaque action, chaque acte de trahison, chaque coup de poignard. Être vivant avait un prix, la souffrance.

Pourtant, c’était le temps qui lui filait entre les doigts, à chaque seconde. Il n’avait plus de temps, l’Ordre occupait toute sa vie, son retour entre ces murs – il n’avait plus du tout de temps, les missions s’enchainaient, les réunions, il y avait tant à voir, tant à penser. Il trouvait son compte dans tout cela, il trouvait son compte quand son esprit était occupé, c’était tout ce dont il avait jamais eu besoin pour chasser ses idées noires, ses fantômes et ses démons. Pourtant, depuis son retour, c’était ces mêmes démons, ces mêmes fantômes qui avaient commencé à disparaitre. Il ne devait se miracle qu’à la présence d’une personne. S’il avait compris plus tôt que le remède des sentiments étaient les sentiments eux même, il aurait pu recommencer à vivre plus tôt. Encore fallait-il trouver la bonne personne. Etait-elle la bonne personne ? Il n’en savait rien, refusant de perdre son esprit avec l’inutile. Il regrettait maintenant d’avoir causé tant de dégâts, car au fond cela avait été vain, inutile, et avait réduit momentanément leur deux cœurs en miettes. Elle avait apaisé la peine, rendu vivant. Mais il ne prenait pas le temps de la voir réellement depuis qu’elle était ici. Il ne savait pas si c’était conscient ou non – mais il se trouvait toujours occupé quelque part, ou bien en mission. C’était incroyablement stupide de sortir alors que la moitié du monde sorcier était à ses trousses, il avait été identifié comme l’un des leaders de l’Ordre, et priait pour que la couverture d’Ekaterina demeure intacte qui irait soupçonner une mère de famille. Eh bien, Skander avait appris à se méfier de ces derniers. Celles qu’il connaissait n’avaient rien de commode. La première de cette liste était Cora McGonagall qui n’avait jamais été du genre à se laisser faire, il y avait Ekaterina qui derrière son statut de mère cachait un caractère de fer et un tempérament de feu, il y avait Beatrix qui se battait pour ses idées, et il y avait Odette dont le courage pour sauver les siens, puis sa peau, ainsi que la sienne l’avait impressionné. Les parents avaient de manière générale une volonté de fer, les bons parents.  Il n’était pas parent, pas réellement, il y avait ces personnes de qui il se sentait responsable, comme Gabrielle, à proprement parlé il n’y avait aucun lien du sang, pourtant il y avait ce devoir moral, cette obligation de veiller sur elle. Il n’était pas père, il aurait pu l’être deux fois. Deux fois, on l’en avait privé, sans douter juger trop irresponsable. Dans le fond, ce n’était pas faux, il se donnait beaucoup de mal pour le paraître.

Ils ne pourraient pas rester sur des non-dits, sur des secrets éternellement. Depuis des jours, il rasait les murs, ce n’était pas pour l’éviter elle, c’était plutôt pour éviter son père. Il n’avait pas eu l’occasion de lui parler, mais nul doute que son mentor voudrait avoir une discussion, il n’était certainement pas dupe sur ce qu’il avait pu voir. Sa fille et lui, agissant étrangement. Deux ennemis aux attitudes parfois adolescente et haineuse qui soudainement tombaient d’accord, arrivaient ensemble, en sang, échangeant des regards.  Il était capable de lire entre les lignes, il ne doutait pas des capacités de son mentor, celui-ci était apte à lire en beaucoup de gens, sa fille et celui qu’il appelait « Gamin » à encore trente-quatre ans ne faisaient certainement pas exception à la règle. Il arpenta le couloir, espérant honnêtement ne pas avoir à croiser Robb Moody, espérant ne tomber que sur une seule tignasse blonde. Le ton montait, il n’entendait pas ce qu’il s’y disait encore trop loin. Mais il reconnaissait la voix des deux Moody qui semblaient ne pas s’entendre. Il fut tenté de s’arrêter de rebrousser chemin, mais il en fut incapable, attirer par un magnétisme qui l’époustouflait à chaque pas vers elle. Il allait frapper – s’il l’affrontait maintenant alors qu’il semblait déjà y avoir de la tension, ne serait-ce pas une bonne idée. Non ça serait lâche. Il se ravisa, décidé à faire demi-tour, quand les mots se firent clairs : « Odette… Ce que je cherche à comprendre, c’est pourquoi tu n’as pas gardé le troisième. »Il arrivait comme un cheveu sur la soupe, ne comprenant pas un traitre mot. Sa place n’était pas ici. Il ignorait de quoi ils parlaient, ou peut-être ne voulait pas comprendre. Cette phase seule n’avait aucun sens. Il recula alors, se dégageant de la porte, déterminé à ne rien gâcher de ce moment, sa présence risquerait de n’être que mauvaise pour tous. Il recule, regagne le couloir, commence sa route, quand il s’arrête, la voix d’Odette la faisant se stopper net.  « Parce qu’Astrée n’aurait pas été aimé par son père, Papa, parce que j’avais le cœur en miette. Parce que je ne voulais pas qu’elle grandisse dans la guerre sans un père pour la protéger. Parce que je ne voulais justement pas la mettre en danger. Maintenant, si je peux disposer de mon corps comme je l’entends, je voudrais partir, allez ruminer l’enfant que je n’aurais plus. » De quoi parlait-elle ? Il n’avait pas envie de comprendre. Il tenta d’oublier ces mots, ne serait-ce qu’une seconde. Pourtant, il n’y parvenait pas, ils restaient gravés dans sa mémoire. La voix virulente de la sorcière le touchait tout autant. Il avait peur de comprendre ce dont elle était entrain de parler. Etait-ce lui dont elle parlait quand elle disait qu’elle avait le cœur en miettes ? Etait-ce d’elle dont elle parlait quand elle disait qu’une certaine Astrée n’aurait pas été aimé par son père. Il avait peur de comprendre. Et pourtant cela semblait logique, terriblement logique.   

Quand il entendit la porte s’ouvrir puis se claquer brutalement. Il ne sut dire si c’était elle ou son père qui sortait. Il se laissa alors instinctivement tomber sur le mur, comme un appui proche, indéfectible, il en avait besoin. Car il avait peur d’avoir compris. Ils avaient parlé d’un enfant qu’elle n’avait pas gardé, elle justifiait ce fait par un cœur en miette, un père qui n’aimerait pas ce gosse. Ces mots étaient tellement parfait pour décrire ce qu’il était, ou aurait pu être dans ce cas-là. Pourtant, il était certain que c’était si éloigné de ce qu’il aurait voulu être. Absent, il n’aurait jamais voulu être absent. Le voilà qui désormais en silence était appuyé au mur, muet. Incapable de faire un pas vers elle. C’était elle qui venait de sortir. Il restait muet, l’observant. Elle avait pleuré, il pouvait le voir sur son visage, même si elle tentait de balayer de la main ces larmes. Il l’avait vu pleurer, par deux fois. Dont une à cause de lui, il avait peur d’être de nouveau l’auteur de ces larmes. Quand donc cesserait-il de lui faire du mal ? Il n’a pas envie de briser le silence, ni même d’aller vers elle, coincé entre une amertume et l’envie de la prendre dans ses bras, celle de la réconforter. « Quelle conne. » Il voit entre ces mains ce qui semble être un porte document. Elle le fixe, incapable de le voir, obnubilé par ces documents. Il était perspicace, mais avait peur de tirer des conclusions trop hâtive. Elle se met alors à ranger les documents, un à un. Dans un ordre, s’arrêtant quelque fois sur l’un d’entre eux. Il ne voit que son dos, accroupie. Il est incapable d’aller vers elle songeant réellement à rebrousser chemin, il ne savait pas comment, mais il le devait jusqu’à ce qu’elle laisse échapper quelques mots qui la clouèrent sur place, ne lui laissant plus le choix – il voulait comprendre, quel qu’en soit l’issue. « Astrée… C’était peut-être pas assez joli finalement. » Astrée, qui était-elle, qu’est ce qui n’était pas assez jolie dans ce prénom ? Tout était beau, l’origine, la consonance, le sens. Tout était beau. Il avait peur d’avoir compris de quoi elle parlait, de qui, du pourquoi, du comment. Il avait peur, parce que la peur faisait partie de la vie, parce que la peur était un moteur, et pourtant il était bien incapable d’aller vers elle. Incapable de faire un pas, car cette part de lui qui avait compris tandis que l’autre refusait d’ouvrir les yeux était furieuse.

Il se décolla alors brièvement du mur hésitant à se mouvoir en silence. A disparaitre, à ne rien dire, à laisser passer, à laisser courir, prêt une seconde à faire comme s’il n’avait rien entendu. Il y avait une chance pour qu’il ne soit pas impliqué dans tout cela, une chance pour qu’elle ne soit pas celui qu’elle évoquait, une chance pour qu’il ne soit pas l’auteur de ce désastre. Pourtant, une part de lui se disait qu’il était l’architecte de tout cela, malgré lui. Etait-il le père de cet enfant perdu qu’elle évoquait, l’avait-elle perdu par accident, ou bien par volonté ? La dernière option semblait la plus probable quand il se souvenait de ses mots.  Mais avait-il le droit de lui en vouloir, lui qui l’avait poussé à bout, qui avait volontairement réduit son cœur et le sien en miettes. Mais il avait regretté, ils avaient réussi à recoller quelques morceaux sur le chemin de traverse, quand il lui avait dit qu’il n’irait nulle part sans elle. Il avait eu cette certitude, maintenant, il n’était pas certain de rien. Il resta debout, les bras ballants. «  C’est qui Astrée ? » Il fut incapable de retenir le tranchant de sa voix. Il en fut parfaitement incapable. Ces mots rompirent le silence.  Mais il regretta d’avoir soulevé la question, sachant très bien que cela apporterait le conflit. Car au fond, ils fonctionnaient ainsi, depuis des années déjà, cherchant le conflit avec l’autre. Il semblait être incapable de rester sagement à ses côtés, comme il le lui avait dit, comme si  à chaque fois, il était obligé de tout gâcher. Il poussa un soupire, passant nerveusement une main dans ses cheveux déjà bien en bataille. Puis ajouta alors faisant un pas en avant, entrant dans son champ de vision. « Non, laisse tomber, je veux même pas savoir. » Encore plus froid que son mot d’avant, il était incapable de retenir cette part  de lui.  Il était venu dans l’espoir de la voir, de la revoir, il avait eu l’angoisse de croisé son père, maintenant il aurait l’angoisse de la croiser elle. Il était partagé, entre la serrer dans ses bras et lui hurler dessus. Il était au milieu, froid, arrogant, comme il l’était presque à chaque fois. Il avait ses bons moments, ils étaient rares, mais dernièrement ils n’étaient qu’en sa présence. Il disait vouloir partir, pourtant ses pieds restaient ancrés dans le sol. Il disait ne pas vouloir savoir, pourtant il n’attendait que cela. Il se rendait compte qu’il avait espéré, mais qu’une fois encore, tout s’était brisé. Ce n’était que de sa faute, il le savait. Si ses déductions étaient justes, alors tout n’était que sa faute. Lui qui brisait tout ce qu’il touchait.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mer 18 Mai - 1:11

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Bisée, elle était tombée bien bas. Plus qu’elle ne l’aurait jamais pensé. Elle avait eu ses hauts, ses bas. Mais c’était ce sentiment de vie complète qui la portait. Elle n’avait pas besoin de plus après tout. Elle avait juste besoin de vivre pour ceux qu’elle aimait pour comprendre ce que ça faisait d’être bien entouré. Elle savait ce que ça faisait. Mais elle se refusait d’y penser. Elle n’avait plus confiance en la vie, ni en ses retournements de situations. Mais n’était-elle pas en train d’en vivre un… Et la plus importante de sa vie. Elle avait tout laissé derrière elle. Son passé, ses amours, ses emmerdes pour se retrouver ici et chercher le nous qu’elle voulait chérir. Mais elle n’arrivait pas à mettre la main sur cette Odette passionnée, elle n’arrivait pas à la remettre au premier plan pour faire des efforts. Pour apprendre à connaitre les penchants qui l’effrayaient. Oui, elle avait peur de bons nombres de choses. Si la première était de savoir comment ils allaient faire pour traverser cette épreuve. Odette ne savait pas. Elle se doutait bien qu’il ne faudrait pas que des promesses, ni des regards. La vie s’entretient pour qu’elle vous sourie. À l’image des fleurs qui osent s’épanouir si on reste assez à l’écoute pour qu’elles se donnent la peine de se montrer. Comme le temps qu’on passait à apprendre une chose qui vous passionne. Odette avait eu cette patience avec la harpe, avec les potions, la botanique… Elle était une sorcière pleine de ressources, mais était-elle assez certaine d’elle et arriverait-elle à croire en la vie pour se laisser fleurir de nouveau. La dernière fois qu’elle l’avait fait, il en était sorti deux enfants et une famille brisée. Elle ne voulait pas que cela arrive de nouveau, elle ne voulait pas le toucher, tout comme elle en mourait d’envie. Mais si en le touchant, elle le brisait, que ferait-elle ? Serait-elle encore une fois assez forte pour se relever ? Ou bien trouverait-elle un appui sur qui poser son poids ? Si certains pouvaient penser à Robb Moody, Odette était contre l’idée de mêler le sorcier à sa vie sentimentale depuis longtemps. Elle connaissait son caractère protecteur, parfois un peu trop. Et elle savait qu’il ferait fuir les moins courageux, qu’il serait en conflit avec les fortes têtes. Mais comment il réagirait si c’était un sorcier qu’il connaissait depuis des années. Un sorcier qu’il considérait comme un fils sans jamais l’avoir dit ? Commet le prendre à sa place ? Si mal, trop mal. Odette ne voulait pas se l’imaginer, mais elle serait sans doute une plaie pour Antigone, ou pour Orion. Elle serait une mère poule et tout ceci se voyait déjà. Elle était trop aux petits soins pour eux, parce qu’ils représentaient une partie de sa vie. L’une des plus importantes et la première en liste. Suivit de très près des Moody, puis des Peakes, venait ensuite le loup, venait le tour de Skander, qui malgré lui avait réussi à prendre place dans le cœur de la sorcière, sans qu’il ne le sache sans doute vraiment. Même si elle avait impression que son cœur criait je t’aime à chaque regard. Comme si elle était un livre ouvert, elle ne voulait pas cacher ses sentiments, mais les dire était encore une chose qu’elle ne concevait pas.

Les sentiments étaient une chose qu’elle n’arrivait pas à maitriser de toute façon. Amour, amis, famille. Odette avait toujours eu du mal à dire ce qu’elle pensait sans passer pour la méchante de service, ou la fleur bleue. Elle le savait et savait également que son émotivité et son impétuosité étaient des défauts. Mais elle n’arrivait pas à s’en défaire, c’était comme délier le jeune d’un blanc d’œuf pour en faire une omelette. C’était impossible, sans l’un ou l’autre, il n’y avait pas de résultat. Juste… L’échec et la frustration. Elle savait que son corps était un piège complet. Qu’elle n’arrivait pas à faire avec lui, mais qu’elle devrait s'y confronter un jour. Perdue dans son corps, dans son cœur. Elle était en proie à des maux qu’elle ne voulait pourtant pas faire taire, car c’était un signe de vie. Cette vie qui l’avait quitté durant des années, qui semblait reprendre petit à petit ses droits sous cette peau laiteuse. Elle semblait revivre, le rouge qui lui montait parfois aux joues, aux expressions moins artificielles qu’elle pouvait avoir. Elle semblait pourtant ici bien réelle. Mais encore pleine de péchés à expirer. Arrêter de mentir, de cacher des choses importantes était sans doute la première des résolutions à prendre. Mais comment avouer rationnellement à quelqu’un, une chose qu’on n’arrive pas soi-même à s’avouer. Comme si l’abomination commise allait vous couper le souffle à chaque pensée. Comme si la sentence devrait tomber un jour ou l’autre. Elle le savait la blonde, elle le savait qu’elle devrait un jour affronter un regard, dire ce qu’elle avait à dire, pourquoi avoir faire ça, alors qu’en attendant deux semaines de plus, tout serait rentré dans l’ordre. Que tout le monde serait sur une ligne de départ nouvelle. Et pourtant, la panique et la peine avaient eu raison de ses principes, elle avait abandonné l’enfant, parce qu’elle ne se sentait pas capable d’avoir une personne à ses côtés qui lui rappellerait le Lupin. Elle était incapable de voir la vie sans cet homme désormais. Quoi qu’il lui en coute, elle en était tout bonnement incapable. L’amour ? Surement, elle avait dû dans le feu de l’action mettre de meilleurs mots sur ce qu’elle ressentait. Mais à froid, elle n’arrivait pas à se décider. L’amour le vrai ? Ou encore un amour de passage qui allait la réduire à un peu de poussière. Elle ne savait pas, elle ne voulait pas savoir, vivre au jour le jour. C’était une bonne idée. Mais avec tout ce qui semblait s’obscurcir autour d’elle, elle avait peur de ne pas vivre longtemps. Mais elle ne se doutait pas un instant de la peine qu’elle causerait dans le cœur de cet être qu’elle chérissait désormais. Elle ne savait pas que c’était viscéral pour lui de la protéger. Comme il ne savait pas que c’était indispensable pour de garder cette histoire derrière elle. De faire comme si elle n’avait jamais existé. Et pourtant, elle s’était attachée à cette cellule, à cette étincelle de vie au creux de son ventre. Elle s’y était attachée plus qu’elle ne voulait se l’avouer. Elle avait voulu oublier. Elle voulait oublier. Des enfants, elle pourrait en refaire tant qu’elle était envie. Tant qu’il serait envie s’il le voulait, elle pouvait en faire. Mais pourquoi était-ce si douloureux d’en perdre un ? Pourquoi Seigneur ?

Elle ne sait pas Odette, ce qui est véritablement douloureux. Elle ne connait que la douleur physique liée à la venue d’un enfant. Elle n’avait pas vraiment connu la perte et le baby blues. Toujours accompagner, si ce n’était pas des petits Français sympathiques, c’était de son père, puis des Peakes. Elle avait eu les hormones en fusion, ne pleurant pas plus d’une semaine le père de ses enfants. Elle n’avait réalisé que quelques mois après, quand tout fut retombé. Elle avait réalisé la dureté de la douleur psychique. Elle avait réalisé petit à petit qu’elle ne le reverrait plus. Jamais plus. Et que tout ceci était sa faute, si elle s’était présenté dans son état sur le pas de la porte d’Adrien, elle serait sans doute mariée, mère et heureuse. Mais elle avait réalisé que ce futur n’était plus qu’une chimère. Elle était effrayée, elle avait du sang sur les mains. Elle avait du sang partout autour d’elle. Une maudite, une malédiction qui commencent dans le sang et qui ne pourraient finir que de la sorte. Elle le savait Odette, elle savait que son sort ne serait pas glorieux, ni épique, mais qu’elle serait banale. Trop banale. Elle avait sans cesse tenté de s’élever, d’avoir un bel avenir pour rire au nez du destin. Et aujourd’hui ? Elle était mère célibataire, avec un couple qui ne pouvait pas être nommé de la sorte tant il était fragile et beau. Fuyarde et faible de son état. Elle était faible, et une Moody n’avait jamais été faible. Aurore en avait été la plus grande figure. Cette cousine aux cheveux de feu, qui malgré la pression politique avait fui, continuant d’écrire encore et toujours les mêmes satires. Elle démontrait que le monde était cruel et méchant, mais qu’elle n’était pas une victime de ce dernier. Alors qu’Odette… Elle était une victime, depuis toujours. Elle n’avait pas changé, elle n’arriverait sans doute jamais à être autre chose, toujours à dépendre des autres. Toujours à être avec quelqu’un, parce qu’elle ne savait pas faire les choses, seule. Même avec la meilleure volonté du monde, elle n’arrivait pas à s’éloigner. À prendre ce nouveau départ auquel elle avait le droit. Elle était pitoyable. Elle le sentait, elle le vivait au quotidien. Elle le voyait bien ici. Malgré les belles promesses, ça faisait une semaine, et elle n’était utile à personne. Si peu utile qu’elle passait son temps avec ses enfants plutôt que sur des missions. Elle ne servait à rien. Elle s’en voulait d’avoir posé le pied ici, de n’être qu’un fardeau de plus pour l’Ordre, son père, pour lui. Elle s’en voulait tellement qu’elle ne pourrait sans doute expier sa peine qu’en partant une bonne fois pour toutes loin d’ici. Avec son physique, elle pourrait passer inaperçue dans les pays froids du nord, parmi les moldus. Elle pourrait reprendre une vie normale. Et n’être un fardeau pour personne. Mais elle en crevait de trouille. Elle avait peur d’être seule. C’était physique chez elle, elle avait toujours besoin d’une présence. Et ses enfants ? Ils étaient des personnes certes, mais combien de temps s’écoulerait avant qu’ils ne quittent le nid et qu’elle finisse définitivement seule… Combien de temps ? Dix ans peut-être vingt pour qu’ils sautent le pas, mais elle savait qu’un jour, elle se retrouverait à se regarder, ridée dans un miroir en passant au crible le malheureux constat de sa vie.

Dans ce couloir, pourtant, elle soupire une nouvelle fois. Les documents sous les yeux. Astrée aurait-elle été un pilier de sa vie comme l’étaient Antigone et Orion ? Sans aucun doute. Sans aucun doute, Odette se donnerait entière pour ses enfants, elle l’aurait fait pour elle. Sans hésité, tentant, même à en crever de fatigue, de subvenir à ses moindres désirs, parce qu’elle n’avait jamais manqué de rien Odette. Elle voulait rendre cette vie merveilleuse à ses enfants, mais sans père ? Y arriverait-elle ? Odette avait eu la chance de grandir en compagnie de sa mère et de son père, loin de la ville. Loin, malgré elle, de l’idéologie du sang jusqu’à son entrée à Poudlard. Elle avait évité bien des tracas, connu des moldus comme camarades de jeux quand elle descendait dans le village le plus proche. Une enfance heureuse, parfois marquée par l’absence de ce père qui se pliait en quatre au travail pour lui offrir les plus belles choses. Sa harpe magique était l’un des plus beaux présents qu’elle avait eus. Mais combien de galions cette merveille venue de France avait-elle coutés ? Odette n’avait rien demandé cette fois-ci, elle était juste tombée en pâmoison devant la harpe d’une reine française, la dernière avant la révolution, et l’idée de lui en offrir une semblable était née dans l’esprit des deux parents. Il avait fallu six mois pour réunir la somme nécessaire, faire des sacrifices, mais elle avait obtenu son sésame. Odette avait eu cette harpe qu’elle n’avait jamais plus quittée. Et qui désormais prenait place dans la salle commune des Serdaigle. Cette partie gâtée d’elle-même qui ne la quittait pas aujourd’hui, Odette la connaissait. Égoïste, elle ne voulait pas prêter à personne. Mais la seule chose qu’elle pouvait prêter aujourd’hui était immatérielle, un cœur, un amour à donner. Mais elle l’avait malgré elle déjà donné. Le prénom était simple et il suffisait qu’elle y pense pour sourire. Mais aujourd’hui, penser à lui ne lui enlevait pas ce malaise dans le creux du ventre. Il ne faisait pas s’envoler les doutes de sa tête, ne desserrait pas sa gorge. Elle était prisonnière de ses pensées et de l’enfant qu’elle avait laissé dans son dos. Elle aurait voulu pouvoir tourner la tête, elle aurait voulu pouvoir tendre la main et la reprendre avec elle. Avoir Astrée, Antigone et Orion avec elle. Tant pis si elle chutait, elle arriverait bien à les garder debout, au prix de sa vie. Mais elle s’en rendait compte tard… Trop tard. Maintenant qu’elle ne l’aurait plus jamais. Plus jamais ce petit schéma, ce petit dessin qu’elle avait de cette fille. Ce dessin qui se matérialisait par les notes de médecin devant-elle. Odette comprenait la moindre note, elle comprenait tout et rien à la fois. Elle savait tellement qu’Astrée aurait compté. Elle pouvait la voir comme un fantôme, une image sournoise de son esprit, quand elle regardait dans le vide, y voyant ce petit corps se mouvoir avec une robe blanche. Elle al voyait tellement tenant la main d’un Orion plus grand d’un ou deux ans. Des cheveux blonds, bouclés comme ceux de son père, un sourire à vous fendre le cœur quand elle voudrait quelque chose. Elle savait Odette. Et si elle avait des compétences en dessin, elle se refusait d’esquisser ces traits, refusant l’attachement. Malgré tous les regrets qu’elle en aurait.

Mais elle ne savait pas qu’il était là. Elle ne savait pas non plus qu’il avait entendu une bride trop intense de sa conversation avec Robb. Elle ne se doutait de rien et elle ne voulait pas imaginer sa réaction. Le simple pourquoi était qu’elle n’arriverait même pas à voir son visage. Savoir si Skander serait outré, soulagé ou bien furieux d’apprendre la nouvelle. Elle ne savait pas ce que ça faisait de dire à quelqu’un. Tu aurais dû être père, mais j’ai abandonné l’idée quand tu m’as abandonné toi aussi. Mais dans le fond, rien n’était de la faute du Lupin, c’était sa faute. Elle avait pris la décision seule. Elle aurait dû lui envoyer un hibou. Lui demander son avis. Peut-être aurait-elle moins d’appréhension à ce moment-là.  Elle pourrait ce dire que la décision de laisser aller, de laisser mourir cette étincelle de vie, était commune et que ni l’un, ni l’autre n’aurait à le regretter un jour. Et aujourd’hui ? Alors qu’elle avait pris l’initiative de casser en morceau ce cristal d’amour forgé de leurs êtres, que restait-il hormis cette lame glacée sous sa gorge. Avouée pour être pardonnée, elle n’y pensait pas. Elle ne pensait à rien venant de lui, il était délicieusement imprévisible, mais elle aimait ça chez lui. Malgré le peu d’informations dont elle disposait sur lui, malgré le peu d’éléments, elle l’aimait. C’était ainsi. Elle allait se relever, quand une voix la glaçât sur place. « C’est qui Astrée ? » Glacée, emprisonnée dans l’étau qu’elle avait elle-même forgé. Odette n’y pensait pas. Elle ne pensait pas que ça se passerait de cette façon, mais elle ne voulait pas verser une larme. Elle ne voulait pas paraitre faible, elle avait besoin d’être adulte d’affronter sans peine tout cela. Mais comment le faire alors qu’elle était mise au pied du mur. Et lui alors ? Il était pire qu’au pied du mur, il était plus bas qu’elle. Mis devant un fait accompli, glaçant d’effroi n’importe quel homme de justice. Il ne savait pas ce que c’était comme fardeau, de porter un enfant d’un homme qui vous déteste. Il ne se rendait certainement pas compte de l’amour qu’elle avait pour lui et du mal qu’il avait commis en la brisant de toutes ses forces. Comme une poupée de porcelaine qui tombe au sol, elle s’était brisée en divers morceaux. Des morceaux qu’elle avait commencé à recoller avec lui. Envers et contre tous. Ils avaient réussi. Et pourtant, elle n’était pas capable d’avouer un simple fait avec rationalité… Peut-être parce que l’amour inconditionnel n’avait aucune rationalité. Peut-être parce que justement, c’était un amour réel, vrai malgré les zones d’ombres qu’il comportait encore. Un pas, il entre enfin dans le champ de vision de la sorcière. Mais elle est incapable de lever son regard azur vers lui, laissant ses prunelles se concentrer et ranger le papier qu’elle tenait dans ses mains. Quand l’affirmation froide encore une fois fuse. « Non, laisse tomber, je veux même pas savoir. » Qu’il en soit ainsi de toute façon… C’était mieux ainsi, mais elle savait que quelque chose clochait. Un homme qui ne veut pas savoir ne reste pas planté devant vous de la sorte.

Elle est terrorisée Odette, et peine à se relever. Elle peine à se dire que le moment qu’elle redoutait été venu malgré tout le soin qu’elle avait mis pour cacher ça aux yeux de tous. Mais elle était dans un sens tellement heureuse de le revoir, tellement heureuse de le recroiser après ce temps qu’il avait laissé s’écouler. Les missions, les réunions de crises, elle ne connaissait pas encore ce milieu, mais elle devrait un jour y plonger. Mais se gorge se serre, alors qu’elle croise enfin son regard. Hypnotisée, c’est ce qu’elle est. Serrant ses documents et la pochette contre elle. Comme si c’était précieux. Et ça l’était. Trop précieux pour qu’elle le laisse tomber dans les mains de n’importe qui. Mais était-il seulement une personne tierce de cette histoire … Pas du tout, il était sans doute le premier à qui elle aurait dû le dire. Odette passe une mèche de cheveux derrière son oreille, elle n’arrive pas à parler, comme elle n’arrive pas à cacher ce regard empli d’une profonde tristesse, de profonds tourments. Les méandres de son esprit ne sont pas vraiment un endroit où il faut se trouver à ce moment-là, mais elle arrive à articuler simplement un mot. « Je… » Oui, je suis désolé. Je suis idiote. Des phrases en tout genre pouvaient circuler dans son esprit. Mais chacun était en quête de réponses. La colère semble l’avoir quitté, laissant place à de la peur de l’appréhension, quand elle se souvient de sa dernière phrase. Il ne voulait pas savoir. Alors qu’il ne sait pas. Et pourtant, elle sentait malgré elle, qu’il avait besoin de ces réponses, qu’il était là par hasard, mais qu’il avait capté quelque chose. Elle se risque alors. « Tu… es là depuis longtemps ? » Un petit rire nerveux. Elle n’est pas à l’aise. Pas du tout, elle se perd dans son visage en se souvenant que ce sont ses yeux à lui qu’elle aurait dû avoir la petite Astrée. C’était les siens. Et elle peinait à les regarder. Détournant vivement le regard sur un vitrail qui jonchait le couloir pour tenter de se concentrer sur autre chose. Puis, finalement, elle se dit qu’elle devrait faire preuve d’un peu de courage, mais elle a envie de partir, elle n’a pas la force de l’affronter, pas tout de suite tout du moins. Pourtant, ses lèvres se délient alors que ses idées s’emmêlent. « Je… Enfin, il me semble que… » Odette serre ce porte-document contre elle comme la huitième merveille du monde, mais une merveille au même titre que les jardins de Babylone, qui n’existerait plus. Elle le sait, elle a tué elle-même Astrée, elle l’a tué de ses propres mains. Parce qu’elle manquait de courage. Parce qu’elle le cherchait encore dans ce genre de situation, parce qu’elle n’en avait pas. Mais le regard toujours fuyant, elle ajoute. « On aurait dû la rencontrer en janvier… Astrée. Mais… » Sa gorge se serre de nouveau, elle ne veut pas le dire, mais elle doit bien le dire, elle doit bien avouer. « Je n’ai pas été assez courageuse cette fois… encore. » Elle avait encore fui. Mais quand cesserait-elle de fuir ainsi.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mer 18 Mai - 23:44

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 – POUDLARD

Les non-dits étaient encore pires que les mensonges. Les non-dits crée un malaise qui n’est pas identifié, celui qui ne parle pas le crée par  lâcheté, alors que le mensonge aussi malsain soit-il prouvait l’existence d’une certaine volonté. Les non-dits sont les pires. Il y avait tant de non-dits entre eux, sur leur histoire commune et individuelle. Skander avait beaucoup de secret, pourtant, elle connaissait l’un de ses plus noirs, si ce n’était le plus noir de son existence. Il était un loup garou – peu de monde le savait au sein de l’Ordre, bien sûr, ceux qui devaient savoir savaient. Mais il n’avait pas envie de s’étaler sur la question, il n’avait pas envie de voir le regard des autres changé sur lui, il n’avait pas envie d’être craint à cause de cela, s’il devait être craint alors il espérait que c’était uniquement à cause de sa prestance, de sa place, et de son caractère. Il en imposait, souvent peu loquace de prime abord, parfois froid, souvent arrogant – mais ceux qui avaient appris à aller au-delà des choses savaient qu’il était bien différent de cela. Il fallait aller au-delà des apparences pour apercevoir le vrai Skander. Il avait sa place dans l’Ordre lui qui dans la vie n’en avait pas réellement une. Il avait revêtu un masque de froideur, de violence pendant trop d’année au sein de la Main Noire pour le compte de l’Ordre, que pouvoir être lui-même à cent pour cent du temps était nouveau, déstabilisant. Il avait tenté d’être un monstre, un véritable monstre, mais n’y parvenait que partiellement. Avec elle, il avait essayé de toutes ses forces, lui disant ces mots horribles, lui racontant cette vérité sur sa nature – pourtant, elle était restée. Malgré les hauts, les bas, les échanges violents, la peine, elle était là. Mais à quel prix, jusqu’à quand ? Quand comprendrait-il qu’en agissait ainsi, il avait servi leur relation sur un autel sacrificiel de la vie ? Il ne pouvait pas espérer que la vie soit tendre avec lui, avec eux, pas après ce qu’il lui avait fait. Il lui avait brisé le cœur – il avait également brisé le sien – il avait peut être sauvé sa vie, mais il gardait en mémoire son visage en larmes, ses mots durs, sa violence envers lui. Il assumait. Il assumait tout ce qu’il avait fait.  Cette part de lui assumait ce mal causé, l’autre ne désirait que la voir, être à ses côtés. Pourtant même pas construite, leur relation souffrait des non-dits. Il y avait ces passées personnel qui retenaient leur geste, qui marquait leur esprit, puis il y avait cette chose qu’elle gardait pour elle, qui surgissait telle une bombe dans la vie de Skander. Jamais il n’aurait été blessé par une nouvelle de la sorte. Avant qu’il ne la rencontre telle qu’il la voyait désormais, non, mais maintenant qu’elle était entrée dans sa vie, elle l’avait changé. Maintenant, il était prêt à être blessé.

La blessure serait brutale, et violente. Rien de ce qu’il avait pu imaginer. Il restait debout, incapable de faire un pas vers elle, ou vers la sortie. Il n’avait pas envie de rester près d’elle, et pourtant il n’avait pas envie de partir. A chaque fois qu’elle était là, deux parts s’affrontaient. Il l’avait détesté, et maintenant il pouvait confesser à demi-mot qu’il l’aimait – c’était le paradoxe, comment avaient-ils réussi à passer de la haine à l’amour ? Il ne comprenait pas. Il ne voulait pas comprendre, à cet instant il voulait oublier, partir, ne pas se souvenir. Il venait de comprendre la cause de cette dispute entre la sorcière et son père, la raison de l’état dans laquelle elle se trouvait à présent. Il comprenait, mais l’acceptait-il ? Cette part de lui qui lui murmurait qu’encore une fois tout était de sa faute était tenace. Il avait voulu la briser, et bien il avait réussi. Complètement, se brisait sur le passage. Amoché le sorcier qu’il était, l’homme n’était plus certain de pouvoir résister au fracas de leur relation, à la valse des sentiments. Il avait provoqué cela, en voulant la protéger du monstre qu’il était tout était de sa faute. Peut-être avait-elle bien agit, protégeant ce qui aurait pu être de la monstruosité d’un homme, cette monstruosité transmissible, malveillante. Jamais dans sa vie Skander n’avait sérieusement songé à devenir père. Avait-il déjà sérieusement une fois envisagé de construire un avenir ? Avec Ciena c’était ce qui avait toujours posé problème : lui vivant au jour le jour, elle projetant un avenir. Il avait songé à se marié avec elle une fois, la suite logique aurait été de fonder leur famille. Mais elle était morte avant d’en avoir eu vent. Avec elle, il avait enterré son avenir.  Avec Odette, il avait repris goût à la vie, et avait commencé à imaginer, à espérer. Il y avait cette fracture entre deux parts de lui : l’homme cruel, froid, violent, le monstre qui n’aspirait à rien si ce n’était à détruire ceux qui avaient détruit sa vie, puis il y avait celui qui existait jadis qui malgré l’arrogance, le sarcasme avait un cœur. L’un des deux représentant la mort, le second la vie. La mort était paisible, dénuée d’émotion, de peine car l’âme endolorie ne ressentait rien. La vie elle était douloureuse, jonché d’espoir déçu, de blessures. Il détestait la vie. Elle rendait faible, être faible en ce moment était un luxe qu’il ne pouvait pas se permettre. Si être faible c’était avec elle. Il y avait de quoi vouloir être faible. Mais dans ces conditions, quelques choses était-il encore possible ? Il ne savait pas, ne se doutant pas une seconde qu’une telle nouvelle aurait pu le bouleverser un jour.

Impossible de rester, incapable de partir. Elle avait la capacité de mettre sa volonté en doute. Il était furieux, mais se sentait assez faible pour briser la distance et la serrer dans ses bras. Certain que l’étreinte aurait pu être salvatrice. Pourtant, il se ravisa. Restant sur ses positions. Il avait posé une question, et feignait de ne pas avoir envie d’en connaitre la réponse, pourtant. Il murerait envie de savoir, quel qu’en soit les conséquences. Il voulait savoir plutôt que d’ignorer la vérité. Il allait se raviser, fuir parce que cela semblait être la seule solution après tout, quand il croisa son regard. Ces deux prunelles bleues, dont la netteté parfaite est alors embrumée par des larmes. Il se souvenait de pourquoi il était ici, pourquoi il avait voulu revenir, croiser ce regard, c’était déjà salvateur en soit. Mais ça n’effaçait rien. il n’arrive pas à chasser ce regard dur et froid. Il ne sait pas si cette colère est dirigée vers elle, ou envers lui-même. Il ne savait pas répondre à cette question. Il était furieux qu’elle ne lui ait rien dit, il était furieux de l’avoir poussé à bout. Car au final il revenait toujours à cette conclusion : tout était de sa faute. Eux, elle, cette chose qui ne serait jamais. C’était entièrement de sa faute. Il ne voyait pas ce qui pouvait être positif dans ce monde. Sans lui, elle serait sans doute morte dans cette ruelle, s’il avait simplement passé son chemin ;  mais le destin, ou le magnétisme ésotérique qui régnait entre eux l’avait poussé à croiser ce chemin. Cruel, le destin les avait conduit jusqu’ici. « Je… » C’est donc là la seule chose qu’elle est capable de dire à ce sujet ? Comme si tout ceci n’avait aucune espèce d’importance. « Tu… es là depuis longtemps ? »  Longtemps, il ne savait pas très bien. Il ne savait pas dire depuis combien de temps il était là, debout dans ce couloir. Soudainement une nouvelle lugubre qui aurait pu être merveilleuse l’avait rappelé à ses vieux démons. Il gâchait tout ce qu’il touchait depuis des années, depuis toujours, quelle hérésie lui avait-il pris de croire qu’il pourrait en être différent avec elle ? Qu’avait-elle de plus que les autres pour le pousser à croire cela ? Il ne savait pas. Mais elle avait plus que les autres, différente de ce qu’il avait cherché pendant des années, différentes du fantôme qu’il avait poursuivi et qui l’avait hanté. Elle était ce vent de nouveauté qui vous insuffle la vie. Pourtant, cette vie, elle venait de la réduire en miette. Elle quitta alors son regard, fuyante. « Je… Enfin, il me semble que… »  Elle était hésitante, fuyante. Tout dans ce comportement exaspérait le sorcier, contrastant avec l’image qu’il avait eu d’elle, celle qu’il appréciait, celle-là même qu’il aimait. Il avait été surpris par cette sorcière battante lors de leur fuite, où était-elle maintenant ? Son courage avait-il pris la poudre d’escampette ? Mais, à cette idée, il se retint de sa frapper. Lui-même n’était pas l’incarnation du courage, il était tout son contraire. Lâche en matière d’émotion, d’humanité. Il n’était courageux que pour la cause qui le faisait vivre depuis des années, enfin… survivre. Car il n’y avait qu’avec elle qu’il était vivant. « On aurait dû la rencontrer en janvier… Astrée. Mais… »  On, dû, rencontrer, Astrée. Quatre mots terribles. Il avait donc compris. Malheureusement, il avait vu juste.  « Je n’ai pas été assez courageuse cette fois… encore. » Ce n’était pas elle qui avait été dépourvue de courage, c’était lui. Car tout ceci n’était que sa faute, juste sa faute. Il en avait la conviction, pourtant une part de lui la blâmait elle.

Cette partie bouillonnait. La colère irriguant alors ses poings qui se crispèrent, se serrèrent. La colère avait toujours fait partie d’un sorcier d’abord trop jeune et trop ambitieux qui était né sang mêlé dans une société qui ne le respectait pas. En grandissant, il avait fini par accepter son sort, reniant alors certains amis, mais la colère la vie ne l’avait jamais quitté. La morsure avait rendu la colère violente, froide, vile, cruelle. Il ne restait que la colère, il n’était resté que la colère pendant des années. Cette morne colère qui n’insufflait rien d’autre que la haine. Pendant un instant, il avait transformé cette colère motrice en une fureur de vivre parce qu’elle avait été  à ses côtés. Là où il aurait agi sans réfléchir au chemin de Traverse, il avait dû mesurer sa colère, parce qu’il n’était pas utile de l’exposer d’avantage au danger. S’il s’était écouté s’il avait écouté la colère, alors le second homme serait mort, comme son camarade. Mais elle avait réussi à inhiber la colère. Un instant.  La fureur de vivre, l’espoir de la survie, tout était balayé en un instant.  « Assez longtemps pour comprendre. » Laissa-t-il échapper, fidèle à ce qu’il était depuis des années : arrogant.  L’arrogance était sa façon de masquer ses émotions, cette façon de cacher l’humain, cette façon stupide de vouloir cesser de se sentir en vie. Il comprenait ses mots, mais ne la comprenait pas elle. Rien dans tout ceci ne semblait être logique, absolument rien. Elle ne disait pas avoir eu de courage, pourtant privé de vie un enfant, cela requérait une certaine forme de courage, certains appelleront cela de la lâcheté, pourtant cela démontrait une certaine force de l’esprit.  Il voulait comprendre. Pourquoi, comment, quand ? Trois mots qui lui brûlaient les lèvres, trois questions qui paraissaient soudainement importantes. Trois réponses sans lesquelles il ne pourrait continuer.  Il se tenait debout, il mit nerveusement les mains dans ses poches. Incapable de savoir quoi en faire. « Assez longtemps pour… tout comprendre. » Il marqua une pause, sa voix froide, trahissait pourtant une émotion, une pointe de tristesse qui restait bloquée au fond de sa gorge, incapable de sortir. L’émotion, la sincérité, la tendresse, c’était ce qui pourrait leur permettre de s’en sortir, mais il était incapable. « Je croyais que c’était le genre de chose que l’on décide à deux. » Chose, c’était le seul mot qu’il était capable de prononcer. Il était incapable dire enfant, avortement, ces deux mots étaient impossibles à prononcer.  Il était en total contradiction avec cette part de lui qui savait qu’il était responsable. Une part seulement.

A deux. C’était les mots que l’on utilise lorsque deux personnes sont en couple, apte à former un tout. L’avaient-ils seulement été une seconde ? Il ne savait pas. Il avait espéré. Espéré pouvoir construire quelque chose. Depuis des jours, il vivait avec l’espoir d’arriver à surpasser la bête, d’arriver à rester humain en sa présence, d’arriver à vivre avec elle mais aussi pour elle. Elle avait balayé ses doutes sur sa capacité à ne pas être humain avec son regard, elle les rétablissait de nouveau en cet instant.  Il doutait. Il doutait de tout. De lui-même, d’elle, d’eux. Elle avait rétabli ses doutes, brisé sa capacité à croire qu’il pourrait finir par valoir mieux que ce qu’il pensait. Mais il n’était qu’un monstre, brisant tout sur son chemin. Il l’avait brisé elle, avait brisé ce qu’elle avait porté en elle. Il n’était pas dupe, elle avait nommé cet être qui ne serait jamais, comme si elle s’y était attachée et qu’elle avait dû l’abandonner à regret. C’était son ressenti. « Tu n’aurais jamais dû lui donner un nom. Ça rend la chose réelle. » Ça rend la chose douloureuse. Il était à la fois tranchant dans ses mots, et pourtant sincère. En agissant ainsi, elle se faisait du mal. A cause de lui, tout ceci n’était que sa faute. « Parce que quoi que tu penses… j’aurais assumé.» Elle avait dit que cet enfant aurait eu un père qui ne l’aurait pas aimé. Mais c’était faux terriblement faux. A peine avait-il appris qu’elle aurait pu exister que déjà il ressentait la peine de l’avoir perdue. Ce sentiment amer en bouche, celui d’être debout, vivant mais à l’agonie. S’il se montrait d’avantage humain, il le regretterait, serait incapable de résister à ses deux billes bleues qui criaient de peine, aspirait à être réconfortées. « Mais, c’était stupide. » Ses mots étaient froids, adressé autant à lui qu’à elle. Ils avaient été stupides. Il avait été stupide d’y croire. Tout ce qu’il avait réussi à faire c’était causer plus de tort que jamais.  Stupide. Tout ceci était stupide. Cette humanité était stupide. Cette sensation douloureuse d’être en vie, d’avoir un cœur, de vouloir malgré tout la prendre dans ses bras, c’était stupide. Mais il n’avait pas le droit d’être faible, sachant très bien qu’il pourrait de nouveau lui faire du mal, d’avantage, encore et toujours. Il ne voulait pas avoir à le faire. Il ne voulait plus jamais lui faire du mal. « Tout ça, nous, c’était stupide. » Il récidive, lâchant ces mots qui blessent. Ceux qui sont terribles.  Il a aimé ce qu’ils étaient, il avait aimé ce qu’ils auraient pu devenir, mais il prenait le risque de la briser, par ses actions égoïste un peu plus  chaque fois. Il lui avait promis qu’il n’irait nulle part. Il aurait aimé tenir cette promesse. Mais il se sentait responsable, incapable de la tenir. Incapable de faire un pas vers elle. Tout ce dont il aurait eu besoin pour chasser ses doutes c’était d’elle. D’une étreinte, d’une caresse, d’un baiser. Pourtant, l’espace entre eux demeurait.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Jeu 19 Mai - 15:30

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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MAI 1990 – POUDLARD

On ne sait jamais trop vraiment ce qui peut arriver. On ne sait jamais vraiment ce qui nous tombe dessus. Vit au jour le jour est un adage qui s’applique sans doute à tous les fuyards et les bannis de la société magique. Elle le sait la blonde, elle le sait et ne veut pas le savoir plus que cela. Mais comment profiter de la vie quand on est occupé comme pas deux. Entre cet emploi de mère et son aide qu’elle apporte de ses mains, Odette sait qu’elle n’aura pas le temps, elle sait qu’elle ne sera que la cinquième roue du carrosse et pourtant, elle veut y croire, pourtant elle voudrait que rien ne s’arrête. Parce qu’elle avait cette impression malsaine d’avoir trouvé un but. Quelque chose de nouveau qui la pousse à aller de l’avant, qui la pousse à faire des choses nouvelles, des choses qu’elle ne pensait jamais faire de sa vie tout entière, simplement parce qu’elle n’était pas prête. Parce qu’avoir un but n’était pas une chose facile et que le dernier but qu’elle avait eu dans sa vie remontait à l’époque de Poudlard que ce but était réel depuis ses vingt-quatre ans, car elle avait eu le courage d’aller au bout. Elle voulait travailler dans la médecine magique. Si au début elle avait voulu être médicomage et qu’elle avait changé brusquement de voie. Odette était certaine que c’était cette voie de la médecine qui lui convenait : la psychomagie. Si anesthésiée, elle revenait petit à petit à reprendre ses réflexes, ses regards, ses conclusions parfois trop franche, elle n’était pas capable d’appliqué ses remèdes à sa personne, comme hermétique à ces derniers. Elle refusait de se voir comme malade, alors qu’elle était la pire d’entre tous. C’était la vie, mais elle n’arrivait pas à aller contre cette dernière, complètement terrorisée de savoir ce qu’elle allait trouver sous son masque, complètement perdue sans ce masque. Mère célibataire, gentille jusqu’à la moelle, elle avait peur de ne plus être qu’un fantôme d’elle-même si elle reprenait son analyse personnelle. Elle avait peur de n’être que le dindon d’une farce bien trop amère à son goût. Elle le savait Odette, que la vie n’était pas facile, elle en avait fait les frais. Mais que pouvait-elle lire en elle ? Rien du tout, elle ne voulait neutre avec elle-même refusant de voir ses propres démons, alors qu’elle les connaissait par cœur, en vain, perdu dans cette idée que jamais plus sa vie ne pourrait changer. Et pourtant, elle avait tort tellement tort. Elle avait déjà fait les frais de ce changement, celui d’être mère, celui de comprendre que vous êtes capable de laisser votre propre vie au second plan pour celle de voter progéniture, pour celle de ceux qui vous sont véritablement chers. Les personnes précieuses à votre cœur. Et désormais comment pouvait-elle penser que son cœur se réduisait à Antigone et Orion alors que devant elle se tenait une tout autre personne. Une personne à qui elle tenait plus que tout au monde sans se l’avouer. Parce qu’elle avait peur de le voir partir, parce qu’elle avait peur que cette chimère se s’évapore, en fumé ocre qu’elle était. Elle avait si peur de le perdre qu’elle y pensait sans cesse. Odette savait sans grand mal qu’il n’était pas important que pour elle, mais elle voulait être égoïste sur ce point. Elle en avait besoin.

Fuyante, elle l’était, mais ne fut-il pas un temps où c’était lui qui fuyait sa vie ? Elle l’avait compris il y a quelque année, qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être. Elle l’avait compris, entre les vapeurs d’alcool et son air froid, furibond. Skander n’était pas une mauvaise personne, il était blessé, d’un mal qu’elle pouvait saisir. Elle l’avait vécu, mais elle avait été chanceuse d’avoir les hormones à ce moment-là. Elle avait été chanceuse de n’avoir le retour que quelques mois après et d’être tombée sur lui. Un Skander, dénudé de masque, avec des sentiments, aussi fort soient-ils, aussi vivant fût-il, il était là et il avait redonné un espoir à la Moody, laissant la perte d’Adrien au second plan, lui donnait un autre but dans sa vie sentimentale. Même si de base, son aide n’était que purement amicale, la pression de leurs corps fiévreux n’avait rien arrangé, elle aimait cette sensation. Elle aimait la sensation de son corps conter le sien, même si cela n’avait eu lieu qu’une seule et unique fois, elle avait apprécié, comme elle avait détesté par la suite. Elle assumait en général les conséquences de ses actes. Antigone et Orion étaient la preuve vivante de cette responsabilisation. Mais pour lui, elle n’avait pas su, brisée par ses sentiments, brisée comme on casse un vase de porcelaine chinoise. Mille morceaux, un puzzle de sentiments rependu au sol. Désespoir, colère, haine, amour… Odette avait eu du mal à croire que le Skander qu’elle avait trouvé à Sainte Mangouste n’était qu’une utopie, une belle façon de l’attirer, puis elle s’était brisée. Mais à quel prix ? Le prix d’une damnation quasi éternelle, une servitude des sentiments qu’elle ne comprenait pas. Elle n’avait pas voulu comprendre les sentiments, elle était restée sourde aux appels qu’il lançait derrière ses mots durs et sa voix froide. Elle s’était perdue de vue, aussi vite qu’il avait réussi à lui faire croire qu’elle n’était rien pour lui. Il pensait que c’était comme ça qu’on pouvait se débarrasser d’elle. Mais finalement n’était-ce pas le sort qui les avait réunis ? Sort qui aurait pu s’avérer funeste. Mais qui dans le fond avait été salvateur pour elle. L’Ordre… Ça l’empêchait de couler, ça l’empêchait de penser à autre chose qu’au monde en guerre. Elle était trop occupée à soigner des blessures, à voir avec horreur tant de sang. Elle se soignait. Et il avait permis cela. Il avait accepté de la faire venir jusqu’ici. En pensant sans doute que c’était provisoire, que pour sa sécurité, celle de ses enfants, elle partirait loin d’ici. En France, en Italie, en suisse. Toutes les destinations étaient possibles. Et finalement, elle avait demandé à en être. Comme une Moody qui se respecte. Retrouvant ses deux cousines, retrouvant son père. Odette avait retrouvé cette famille qui lui manquait, à défaut de ne pas en construire une vraie pour l’instant. À défaut d’être plus que seule, malgré l’amour qu’elle ressentait pour lui. À défaut de se sentir si loin de lui, alors qu’il était en face d’elle. Avec ses questions. Tellement légitimes malgré tout. Il avait le droit de savoir, mais que pouvait-il vraiment comprendre au fait de perdre un enfant, il n’en avait pas. Il ne savait pas vraiment quel était la sensation de se sentir responsable de quelqu’un qui a noté sang. Il savait néanmoins ce que c’était d’être le meneur, le modèle d’un groupe, un représentant. Elle n’aurait jamais mis en cause son implication en tant que père de famille. Jamais.

Pourtant, elle en avait décidé seule. Sans lui, sans le mettre au courant de l’évidence. Cette fertilité affolante qu’elle portait en elle. Odette le comprenait plus ou moins bien, un écart et le faux pas étaient faits. Elle ne pouvait pas se permettre, elle ne pouvait plus se permettre de faire un pas de travers. Désormais, il y avait des gens qui avaient besoin d’elle. Lubin venait ç la suite d’Orion et d’Antigone. Mais qu’en était-il du Lupin ? Avait-il vraiment besoin d’elle dans sa vie ? Ou était-elle un poids dont il fallait le décharger pour qu’il puisse vive sans crainte de perdre qui que ce soit. Elle avait ses doutes, elle avait ses peurs, et pourtant, elle était là, devant lui. Elle n’avait attendu des jours durant, frissonnant à chaque fois qu’on lui disait. Il est en mission, il revient bientôt. Elle avait eu cette boule au ventre jusqu’à entendre qu’il était revenu. Elle avait tellement peur de le perdre que ça devrait être interdit d’être autant attaché à quelqu’un, malgré que leur relation ne soit qu’une fumée dorée devant leurs yeux. Un Nos auquel, elle voulait croire plus que n’importe lequel. Oh, il pourrait croire qu’elle ne l’aimait pas assez pour garder cet enfant. Il pourrait le dire. Mais ce n’était pas vrai. Elle n’avait pas fui Skander, elle avait fui Adrien. Elle était partie, on l’avait cru morte, à ce tarif, elle avait fait l’effort d’être encore là. Certes sans cette étincelle, mais ici. Prête à prendre les foudres sur elle. Le moment ne serait pas plaisant. Si bien que la voix arrogante et froide de cet homme tranchait l’air, comme un coup de fouet. « Assez longtemps pour comprendre. » Il avait donc compris. Elle laissait ses yeux regarder l’extérieur. Elle laissait le monde passer autour d’elle. Elle n’était pas folle, elle savait que ça ne serait pas une partie de plaisir. Elle savait ce qu’elle allait entendre. Mais elle ne se concentrait pas sur lui, elle tentait déjà d’oublier. Elle voulait oublier ce qu’elle avait fait. Mais d’un regard perdu, elle comprit avec ses poings serrés qu’il n’était pas le plus conciliant du monde, qu’il ne pouvait pas comprendre, qu’il ne pourrait pas comprendre son choix. Même si dans le fond, Odette savait qu’elle aurait réagi de la sorte si elle avait été à sa place. Elle le savait mieux que personne de toute façon. « Assez longtemps pour… tout comprendre. »  La voix froide, toujours tranchante. Il n’hésite pas à lui faire comprendre son désarroi. Même s’il tente en vain de le cacher. Elle le regarde, comprends. Elle comprend Odette qu’elle a trop joué et que cette fois, elle n’aurait pas dû prendre la décision seule. Mais c’est trop tard. Véritablement trop tard. Elle sait bien qu’elle doit dire quelque chose, mais tout reste bloqué dans sa gorge, sa voix, son envie de lui crier qu’elle n’avait pas envie de le faire, mais qu’elle avait dû. Oui, elle avait dû, qu’aurait-elle fait ? Quel avenir elle aurait donné à cet enfant. Leur enfant. « Je croyais que c’était le genre de chose que l’on décide à deux. »  S’il savait véritablement ce qu’on décide à deux. S’il savait. Elle tente de le regarder, de chercher son regard, le trouvant plus facilement. Dur, froid. Il cache tout. Encore. Elle se sait. Elle le sent de toute façon. Quand on connait les deux parties qui l’habitent, on sait très bien sur quel tableau jouer. Si l’émotion est là, elle est cachée en surface. Elle s’en doute.

Mais il l’avait dit, c’était sorti de sa bouche de ses lèvres. À deux. Avaient-ils été véritablement deux un jour. C’est à son tour de serrer les poings, elle voudrait y penser, y croire véritablement, parce que l’amour était bien présent. Parce que jamais, ils n’avaient sur ce le dire. Et que pourtant, il venait de l’affirmer. C’était une décision qui se prend à deux. Parce que c’est le résultat du consentement de deux adultes qui s’aiment. Mais quand, elle a pris cette décision Odette, était-elle certaine qu’elle le reverrait un jour ? Certainement pas. Elle serre les dents. Elle n’a pas besoin de s’énerver elle aussi. Mais c’était certain, c’était certain qu’elle allait s’énerver. Parce qu’elle était comme ça, parce qu’elle était redevenue comme ça. Malgré sa tristesse, sa rage était plus grande. Elle ne l’avait pas abandonné de gaîté de cœur, elle aurait voulu la garder avec elle. Mais sans père, que pouvait-elle faire. Que pouvait-elle espérer pour son avenir ? Elle aurait dû justifier la naissance. Dire le nom de Skander Lupin aurait assuré à la petite une vie entière de servitude ou la mort. Alors, elle pensait avoir raison Odette, d’avoir agi de la sorte. Elle l’avait protégé d’un sort bien pire que la mort. Elle le savait. Elle le sentait, c’était ce genre de chose que l’on sent quand on est mère. Puis il continue, toujours en colère, les mains cachées dans ses poches, toujours cassante et amère. « Tu n’aurais jamais dû lui donner un nom. Ça rend la chose réelle. » « Une chose ? C’est un enfant dont on parle. » Regard noir, voix dure. Elle ne permet pas, même au père de parler d’elle comme d’une chose. C’était, malgré tout, sa fille. Leur fille. Il ne pouvait pas simplement dire que c’était une chose. Elle avait été la réelle et présente. Qu’il en soit mis au courant, elle avait souffert horriblement ce soir-là. Elle avait souffert comme jamais elle n’avait souffert. Alors qu’il ne parle pas de chose. Pas devant elle. Devant qui il le désirait, mais certainement pas devant elle. « Parce que quoique tu penses… j’aurais assumé. » Ses yeux s’agrandissent de surprise. Elle reste dans une mauvaise passe, toujours en colère, mais lui assumer ? Elle n’y pensait pas. Comme un réflexe qu’elle avait eu longtemps durant sa grossesse, elle posa sa main sur son ventre, sachant pertinemment qu’il n’y avait plus rien à protéger. Mais elle était surprise, agréablement malgré tout, elle était triste de l’apprendre, en le sachant plus tôt, elle n’aurait pas commis l’irréparable. Elle aurait pu y penser sans trop de craintes, mais elle savait que c’était impossible, si elle était voyante, elle aurait peut-être pu voir cette scène et comprendre qu’elle devait la garder. Et pourtant, le destin se serait une nouvelle fois jouée d’elle sans aucun doute. « Mais, c’était stupide. » Quoi donc ? Qu'est-ce qui était si stupide ? Elle arque un sourcil. Elle savait qu’elle ne perdait rien pour attendre, mais la colère partagée l’aidait à le regarder, à se confronter à lui, comme elle aurait dû le faire depuis longtemps déjà. Mais balancer ça entre le pain et le beurre n’était pas des plus judicieux. « Tout ça, nous, c’était stupide. » Nous. Stupide. Non, ce n’était pas stupide, c’était imprévisible, intense et douloureux à la fois. C’était la raison qui la faisait se lever le matin, la raison qui la poussait à tenir debout, sans quoi elle se serait écroulée de nouveau. Ses yeux se ferment. Ses lèvres se plient en un sourire mauvais. Elle comprend encore une fois où il veut en venir. Il n’a pas changé… Pas en sept ans.

D’un geste soudain, vile et mauvaise, elle abat ses mains sur son torse. Tentant, sans doute en vain de le faire reculer. Elle cherche Odette, oui, elle le cherche. Certaine que dans le fond il est là. Caché quelque part. Une crise, c’est une crise d’un couple inexistant, mais bien plus vivant même s’il n’est pas écrit sur le papier. Elle lui mettrait bien d’autres coups, mais elle n’a pas la force. Son porte-document s’écrasant déjà au sol, éparpillant ce qui restait de précieux à ses yeux. Laissant se déverser au sol ce qui avait été important pour elle. « Stupide ? » répète-t-elle au bord de l’hystérie. « Stupide ? Mais c’est toi qui es stupide mon ange ! » Une nouvelle fois, elle le repose en arrière. Une nouvelle fois, elle ne lâche pas son regard. « C’est stupide de donner à quelqu’un une raison de se lever le matin ? C’est si stupide pour toi ? » Elle fulmine en rage. Elle ne pouvait pas remettre en cause ses sentiments, elle était trop amourachée, trop amoureuse pour le rejeter. Elle voulait comprendre. Elle lève les mains devant elle comme pour prier le ciel. « Oh seigneur que c’est malheureux. » Commence-t-elle ironique. « Tu penses que tu es le seul à en souffrir maintenant ? Que la peine ne passera jamais. » Mesquine, elle veut piquer là où ça fera mal. Elle était comme avant, battante, toujours là pour ses idées. Il n’est pas le seul à souffrir. Puis elle se ravise, une main devant sa bouche comme désolée, alors que sa voix ne l’est pas du tout. « Oh oui, pardon, j’oubliais, Monsieur le Leader ne ressent rien. Il est froid et arrogant. Comme toujours. » Odette accentue ces deux mots. Les deux derniers, lui montrer que c’est une habitude, lui faire comprendre, qu’il devait arrêter. Il n’avait pas besoin de jouer à ça avec elle. S’il voulait, pleurer de colère qu’il le fasse. Elle s’en fichait, elle le prendrait contre lui pour lui dire que ça allait aller. Elle pourrait faire n’importe quoi pour lui, sauf le laisser. Désormais, ils étaient deux n’est-ce pas ? Puis son index vient se planter dans son torse. « Oh oui, ça rend la chose réelle Skander, parce que la douleur est réelle. Et tu t’en caches. » Psychomage avant d’être amante, Moody avant d’être Lupin. « Tu crois que moi, je n’ai pas souffert. Oui, moi l’égoïste qui ait pensé pour deux. Oui celle qui s’est tordue une nuit de douleur en se rendant compte qu’elle faisait la plus grosse erreur de sa vie. Contre la nature, contre mes principes. Je suis allé à l’encontre de tout ça. Pour elle, pour toi. Pour vous. » Elle avait mesuré le danger. Elle savait, elle ne savait que trop bien, le danger de la naissance ce que s’était. « Et elle serait venu au monde, qu’aurais-je dit à l’état civil. » Elle prit une voix faussement mielleuse. « Oui, fille du Leader de l’Ordre c’est bien ça. » Avant de se ressaisir, de prendre son poignet et de le rapprocher d’elle. « Elle aurait vécu un sort pire que la mort ! Alors, arrête de te foutre de moi ! » Elle voulait le pousser à bout, elle voulait tellement le pousser à bout qu’il dise ce qu’il a à dire. Mais, elle ne pleure pas, elle se bat pour une fois. Elle ça fuit ses responsabilités de mère. Puis, elle le lâche faisant un pas en arrière. Haussant les épaules avec dédain. « Tu aurais assumé dis-tu. J’ai abandonné mon rôle de mère. Et tu crois que tu es le seul à souffrir. » Elle marque une pause salvatrice dans son discours. « Non. On souffre. À deux. » Elle avait détaché chacun de ses mots. Reprenant son poignet dans sa main de porcelaine. Des enfants, on peut en refaire si on est ensemble, c’est ce qu’elle aurait voulu dire. C’est ce que sa raison, son cœur auraient voulu dire pourtant, elle le regarde, son regard azur dans ses yeux noisette. Cherchant quelque chose. Ajoutant froidement. « Alors si tu trouves ça si stupide, je veux parler à l’homme dont je suis amoureuse maintenant. Pas à un bloc de glace. » Elle était crue, franche, mais c’était ça Odette. Un petit bout de femme qui n’en a jamais assez de se battre pour ce qu’elle pense juste. Elle n’en aurait jamais assez de toute façon. Elle l’aimait trop pour le perdre désormais. Et malgré elle, elle venait de lui dire. Je t’aime.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Ven 20 Mai - 0:04

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
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raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Ce qui est réel, et ce qui n’est l’est pas. La vie se résume simplement à cette distinction. Ce qui n’est pas réel est ce qui nous apporte du tourment, ces choses que l’on voudrait avoir mais que nous n’avons, ces choses qui nous hantent en bien comme en mal et dont nous ne pouvons-nous débarrasser, malgré tout. Puis, il y a les choses que l’on a, celles que généralement dont généralement on n’apprécie pas toute la teneur, aspirant toujours à mieux. Il y a toujours ce sentiment de pouvoir et de vouloir avoir plus, ce sentiment d’être quelqu’un de mieux dans ses rêves. Les choses qui ne sont pas réelles sont celles qui empoisonnent notre existence. Skander ne faisait pas exception à cette règle, il avait pourchassé pendant des années une chimère, la pâle copie de l’être aimé, mais rien de tout ceci n’avait été réelle, une quête chimérique douloureuse. Mais, lorsqu’il avait quelque chose de réel entre ses doigts, et bien il n’avait qu’une issue – selon lui – en sa possession, il devait tôt ou tard la briser. Si elle était restée dans le domaine du réel, si elle avait vécu – tôt ou tard – il aurait brise Ciena, il ne savait pas comment mais il l’aurait fait. Il brisait sa relation avec son frère, torturer sa petite amie n’avait pas été la conduite, aussi dangereuse soit-elle. Il brisait tout, absolument tout. Odette en était la démonstration même. Elle avait rencontré un homme qui aspirait à chérir ce qu’il avait entre ses mains, puis le retour de ses souvenirs lui avait rappelé à ses souvenirs cette capacité qu’il avait de tout détruire, par sa personnalité, par ses habitudes, par le monstre qui l’habitait. Il était fataliste, adepte du la loi de Murphy, tout ce qui est susceptible de tourner mal tournera mal.  S’il partait de ce principe, comment les choses pourraient finir par prendre une autre tournure, tellement persuadé de ne pouvoir rien y faire, il laissait ses actions aller dans le sens critique, à chaque fois. Tout aurait pu être parfait avec Odette, s’il avait accepté ses sentiments, l’humanité qui émanait de lui en sa présence, s’il avait accepté tout cela, ils n’en seraient pas à cet instant au point critique de leur histoire. Cela semblait être comme un point de non-retour.

Un connard, voici ce qu’il était, pire que de l’ignorer, il le savait et ne faisait rien pour ne plus l’être. Comme si l’être éloignerait définitivement toutes les personnes susceptibles de s’attacher, car s’attacher, c’est s’autoriser à  souffrir d’une perte, d’un conflit. Il ne voulait plus jamais avoir à souffrir de la perte de quelqu’un de trop proche, il oubliait tous les bénéfices que pouvaient apporter une relation stable, adulte. Elle pouvait représenter tout ce qu’il avait pu aspirer à avoir, un jour. Deux adultes consentants, avec des sentiments, des émotions, ils auraient pu être prêts à envisager une histoire au-delà du lendemain. Mais, ça Skander en était incapable, la seule fois où il l’avait fait, l’avait eu l’impression de mourir quand tout avait été brutalement terminée. A cet époque pas encore monstrueux il avait manqué plus d’une fois de provoquer la fin. Maintenant, il était différent, et il savait qu’il continuerait de tout gâcher, il se fichait d’en souffrir, il se fichait de sa propre douleur, elle finirait par disparaitre, ou il finirait par s’en accommoder. Mais il ne pouvait pas lui faire d’avantage de mal. Il ne pouvait simplement pas. Alors qu’il essayait de ne pas causer d’avantage de mal, ses mots le trahissaient. Foutue loi de Muprhy. La chose réelle. « Une chose ? C’est un enfant dont on parle. » Ce n’était pas complètement vrai. Ils parlaient de ce qui aurait pu et dû être un enfant. Ce qui ne serait jamais un enfant, ce qui aurait pu être une petite fille. Une fille – jamais Skander n’aurait imaginé être capable d’accepter cette pensée. Pire, il se surprenait à l’imaginer. Une image furtive de ce qu’elle aurait pu être, mélange subtile entre deux êtres relativement différents. Aurait-elle eut les cheveux blonds quasi blanc de sa mère, ou l’épaisse tignasse frisée en brune de son père. Deux billes bleues ou deux billes noisette ? On pouvait spéculer longtemps, jamais ils n’auraient la réponse à cette question. Mais il y avait une chose qu’elle aurait pu être : lycan, comme son père. Cette perspective lui glaça le sang. Il savait que c’était le genre de tare transmissible, mais il n’avait pas souvenir que cela soit répandu dans sa famille qui pourtant voyait la lycanthropie comme une tare ou une bénédiction pour certain se développer dans leur arbre généalogique depuis des siècles déjà.  Elle aurait pu l’être, quand bien même, il l’aurait accepté. Elle aurait pu être tant de chose, un souffle de vie, un espoir, un renouveau, une raison d’être. Désormais elle n’était rien, rien d’autre qu’un sujet de discorde, l’instrument de leur décadence.

Il aurait dû aller au bout de sa pensée, précisé que ce qui était stupide dans toute cette histoire, c’était lui. Rien ou personne d’autre, juste lui. Il n’aurait dû les remettre en cause, eux, pas elle, pas leur histoire, pas leur choix. Il aurait dû se désigner comme seul responsable, comme l’architecte de cette fin prématurée et brutale. Mais si dire ces mots qui blessent, ces choses que l’on ne voudrait pas entendre pouvait la repousser encore un peu, alors il se ferait volontiers du mal, il n’hésiterait pas, si la blesser maintenant un instant pouvait la préserver d’une future destruction totale, d’une mort prématurée, alors, il le fera. Il réalisait qu’il n’y avait rien qu’il ne ferait pour la sauver, qu’il n’y avait rien qu’il ne ferait pour s’assurer de son bonheur. Il connaissait ce sentiment, il ne l’avait simplement pas ressenti depuis des années. Mais il était différent, moins égoïste que jadis. Plus adulte. C’était peut-être simplement de l’amour. Ça en était, il le comprenait. Il le savait, il le sentait, mais était incapable de faire un pas vers elle, se laissant submerger par la peur. La peur d’aimer, la peur de blesser, la peur de la perdre, la peur d’aimer. Pourtant il sentait qu’il la perdait, qu’elle glissait entre ses doigts, qu’il s’éloignait, incapable de faire quoi que ce soit dans sa direction. Alors, c’est elle qui fit un pas. Elle le frappa au torse. Aucune douleur physique ne lui faisait oublier ce qu’il ressentait. Aussi violente soit-elle envers lui, il réalisait qu’il l’aimait. Comment avait-elle réussi à s’approprier ce cœur qui battait dans sa poitrine, préservé de toute émotion pendant neuf années ? Ce n’était pas la douleur physique qui était le pire, c’était la douleur morale, cette douleur qui vous pousse à perdre pied. Une part de lui criait qu’il l’aimait tandis que l’autre voulait fuir, se préserver mais surtout la préserver de lui. Elle ne continue pas de frapper, elle aurait pu, elle aurait dû.  « Stupide ? »  Il sentait la colère de sa voix, était-ce bien de la colère ? Il fallait que cela en soit. La colère conduisait vraisemblablement à la haine, il le savait, combien de fois avait-il arpenté les chemins de la colère, déversant sa haine sur celui-ci. « Stupide ? Mais c’est toi qui es stupide mon ange ! » Ça c’était certain, il était complètement stupide. Stupide de gâcher ses émotions, de gâcher ce qu’ils auraient pu et voulu construire. Il était stupide, le dernier des cons. Il ne le savait que trop bien.  Elle le repoussa, sans jamais lâcher son regard. Il était incapable de lâcher ses prunelles azures, comme si à chaque seconde il craignait ne jamais pouvoir les observer de nouveau. Il réalisait qu’il aimait tout chez elle, même cette fâcheuse façon de lui tenir tête, ce fichu sale caractère qu’il avait détesté durant sept ans. Maintenant, il aimait cette part d’elle, chaque part d’elle. « C’est stupide de donner à quelqu’un une raison de se lever le matin ? C’est si stupide pour toi ? »  Pour lui, ce qui était stupide c’était de donner de faux espoir à la personne que l’on aime, de lui faire miroiter le bon côté des choses, de lui faire croire que cela durerait éternellement, de lui faire croire à l’avenir. C’était ce qui était stupide, il lui avait fait croire être quelqu’un de bien, il s’était fourvoyer, aux prises avec lui-même dans ce conflit personnel qui n’en finirait jamais. Pour lui rien n’était stupide dans le fait de donner envie à quelqu’un de se lever le matin. Ce qui était stupide c’était de bercer quelqu’un d’illusion. Elle était devenue sa raison, une des raisons de se battre. Il voulait la voir à l’écart de ce conflit, il voulait la voir saine et sauve. C’était tout ce qu’il voulait, mais à ses côtés, c’était impossible.

Plus elle révélait des traits de sa personnalité, plus il s’y attachait. Parfaite comédienne, elle leva les bras au ciel, ironique,  « Oh seigneur que c’est malheureux. »  Ça sera pire s’ils continuaient. Il savait que ça serait pire. Plus on s’attache pire était la chute. Et dieu savait s’il était trop attaché à elle, il espérait s’en défaire sans lui faire de mal, sans lui faire trop de mal, car ne pas en faire semblait être impossible. « Tu penses que tu es le seul à en souffrir maintenant ? Que la peine ne passera jamais. »  Il savait hélas qu’il n’était pas le seul. Il ne voulait simplement pas causer d’avantage de dégâts. Quand bien même tenterait-il de lui expliquer la raison de ses agissement stupides, brutaux, elle ne comprendrait pas. Les femmes étaient bornées, obstinées, et quand elles avaient une idée en tête il n’y avait pas moyen de les dissuader à moins de les persuader d’une chose : que l’idée venait d’elle. Mais il savait que la peine passerait avec le temps. Il fallait du temps, il fallait énormément de temps. Il avait déjà franchi une limite en la laissant entrer dans son monde, il avait été incapable de la repousser assez tôt. Il s’était d’abord perdu dans l’amitié naissante basée sur la compassion à Ste Mangouste, deux malades en quête d’humanité. Puis, il s’était perdu dans ses baisers et l’étreinte fiévreuse d’une nuit magique. Elle aurait dû le quitter après cela, quitter ses pensées. Pourtant, la revoir n’avait rien fait disparaître, rien, il ne restait que ce besoin d’être près d’elle. Celui-là même qu’il combattait à présent.  Comment combattre l’envie d’être auprès d’elle, quand chacun de geste lui donne envie de briser la distance, de l’embrasser et de tout oublier. Quand elle posa simulant une mine surprise et fautive sur son visage laissant échapper des mots criant de vérité ; « Oh oui, pardon, j’oubliais, Monsieur le Leader ne ressent rien. Il est froid et arrogant. Comme toujours. » Il ne ressentait pas rien, il se donnait beaucoup d’effort pour donner cette impression comme si être inhumain rendrait la chose plus facile. Il voulait toujours être ainsi, paraître ainsi. Il avait toujours été froid et arrogant, à des rares exceptions, les gens pouvaient le voir différemment. Mais chaque personne qu’il s’autoriser à laisser entrevoir autre chose, c’était prendre le risque de la laisser s’attacher, sentimentalement parlant, amicalement parlant – pouvait-il se payer le luxe d’être bercé par des émotions, par la peur de perdre quelqu’un alors qu’il avait sur ses épaules la responsabilité de l’Ordre, en partie du moins. Il préférait jouer les durs, c’était plus facile que d’ouvrir son cœur, plus facile que de prendre le risque.  « Oh oui, ça rend la chose réelle Skander, parce que la douleur est réelle. Et tu t’en caches. » Malgré tout elle parvenait à lire en lui comme un livre ouvert. Comme sept ans plus tôt quand elle lui avait conseillé de se faire aider, dépourvue du tact. Il avait l’impression d’avoir cette jeune sorcière fougueuse face à lui, en contrairement à ce qu’il aurait pensé, la revoir était une bonne chose. Il aimait aussi cette part d’elle, il réalisait qu’il aimait tout en elle, c’était bien ça le problème. C’était tellement difficile de la repousser. « Tu crois que moi, je n’ai pas souffert. Oui, moi l’égoïste qui ait pensé pour deux. Oui celle qui s’est tordue une nuit de douleur en se rendant compte qu’elle faisait la plus grosse erreur de sa vie. Contre la nature, contre mes principes. Je suis allé à l’encontre de tout ça. Pour elle, pour toi. Pour vous. » Il n’avait rien dit de cela. « Et elle serait venu au monde, qu’aurais-je dit à l’état civil. » Sa voix mielleuse articula une phrase qu’il détestait, « Oui, fille du Leader de l’Ordre c’est bien ça. »  C’était ce qu’il était. Saisissait-elle enfin le danger de cette relation ? Tout le malheur qu’il pourrait lui apporter si elle restait à ses côtés ? Sans doute, elle lui saisit alors le poignet pour l’approcher d’elle. Il se laissa faire, n’opposant qu’une maigre résistance. « Elle aurait vécu un sort pire que la mort ! Alors, arrête de te foutre de moi ! »  Comment pourrait-il la contredire, elle soulevait point par point ce qui pour lui était le cœur du problème. Pourtant malgré tout, une part de lui aurait voulu la voir, la voir vivre, grandir et s’épanouir. Le monde était en train de changer, il était encore impossible de savoir de quel côté finirait pas pencher la balance, pourtant ne fallait-il pas y croire un minimum ? Quand elle lâcha son poignet, il se senti soudainement abandonné, le contact physique l’ayant rapproché d’elle. L’ayant bercé d’illusion aussi. Elle recule, haussant les épaules, « Tu aurais assumé dis-tu. J’ai abandonné mon rôle de mère. Et tu crois que tu es le seul à souffrir. »Elle marque une pause, tandis qu'il est suspendu à ses lèvres, à ses mots.  « Non. On souffre. À deux. »  A deux, il se damnerait pour être avec elle, en vie, en sécurité. Mais tant qu’il y avait l’ordre, tant qu’il était un monstre, il savait qu’il n’apporterait que du tourment dans sa vie que de la violence. Il ne voulait pas qu’elle souffre d’avantage. Elle avait déjà quitté son train de vie habituel, exposé ses enfants, son père, tout ça à cause de lui. S’il avait simplement passé son chemin à Ste Mangouste, il ne serait sans doute pas ici, elle non plus.  S’il avait passé son chemin, elle ne saurait pas lire en lui comme dans un livre ouvert. Elle saisit alors son poignet. Ce contact salvateur qui remettait sa volonté en cause. « Alors si tu trouves ça si stupide, je veux parler à l’homme dont je suis amoureuse maintenant. Pas à un bloc de glace. » En si peu de temps, elle avait su déchiffrer les mots sous la surface, elle avait appris son langage.

L’homme dont elle était amoureuse. Ces mots résonnaient dans sa tête. L’homme dont elle était amoureuse. Elle savait lire en lui, elle savait qu’il y avait au-delà de ce qu’elle voyait. Elle le voyait, tel qu’il était, au-delà du monstre, au-delà de l’arrogance, au-delà de tout cela. C’était peut-être ça le problème, elle lisait en lui, mais était-il seulement capable de lire en elle ? Il avait essayé de ne pas lire, de ne pas s’attacher, de ne pas prêter attention. Pourtant, en la poussant à bout, il avait essayé de réveiller cette Moody qu’il avait connu jadis, celle qu’il avait détestée, espérant la détester, à nouveau. Mais rien n’y faisait, il restait désespérément à elle. Elle était tout ce qu’il désirait à présent. Elle était tout ce qu’il avait toujours voulu. Il songeait que s’ils s’étaient rencontrés en d’autres circonstances, avant, les choses auraient pu être différentes. Là, il était incapable de la mettre en danger. Peut-être que l’amour serait ce qui pouvait le sauver de cette spirale destructrice, celle qui le poussait à croire qu’il n’était capable de rien d’autre hormis de blesser et de détruire. Car, tout ne peut pas se passer de façon tragique à chaque fois, un jour, la roue doit tourner. Faut-il encore vouloir croire en sa bonne étoile. Mais il avait perdu la capacité d’y croire il y avait longtemps, il avait eu l’illusion comme quoi il était encore capable de croire. Une bête, un monstre, une machine comme lui n’avait pas le droit d’y croire. Tout ce qu’il attirerait à la sorcière c’était toujours plus de peine, une peine, une douleur à vie. A chaque second près de lui, elle se détruisait, il le savait. Parce qu’il était un monstre, un danger pour elle. Parce qu’il était leader de l’Ordre et que cela pourrait faire  d’elle une cible pour ceux qui voudrait s’en prendre à lui. Il ne voulait pas lui faire du mal, alors il ne laisserait certainement pas les autres lui en faire. Il ferait tout pour elle. Il tuerait pour elle – pire il l’avait déjà fait, et il recommencerait, sans qu’elle le lui demande, parce qu’elle n’avait pas besoin de demander. Il tira son poignet vers lui, essayant de la faire lâcher. Avec douceur, néanmoins, toujours. Autant ses mots pouvaient être durs, autant physiquement jamais il ne serait. Elle pourrait le frapper autant de fois que nécessaire, jamais il ne répondrait par la violence. « Je peux pas. » Il voulait pourtant, mais en était incapable. « Parce que si je laisse mon... » Mon cœur parler, il était incapable de dire ces mots, « Si je… si je dis ce que j’ai sur le cœur, il sera impossible de faire marche arrière. » Ce qu’il avait sur le cœur, des sentiments, des émotions, l’amour, la tendresse. Il éprouvait tout cela, à cet instant. Terrifié à l’idée de devoir la perdre, terrifiée si elle devait rester.  « Je ne te blâme pas, la seule personne qu’il y a blâmé ici c’est moi. » Moi le type stupide. « Il n’y a que moi qui suis stupide, tout est de ma faute, de t'avoir laisser croire que quelque chose de bien pourrait en ressortir. » J’ai toujours été stupide, pensa-t-il alors. Devait-il arrêté d’écouter sa raison et écouter son cœur ? Il n’était pas certain de vouloir en payer le prix. « Je sais. » Il marqua une pause, « Je sais que tu souffres aussi, mais cela doit cesser. Tout ce que je vais t’apporter c’est toujours plus de peine. » Toujours, je suis un aimant à peine, pensa-t-il alors. Il songeait à tout ce qu’ils étaient entrain de traverser, il avait fallu que ça soit elle qui tombe enceinte, la seule femme qu’il avait aimé ces dernières années, rendant la chose encore plus terrible. Il songeait à cet enfant qui ne serait jamais. Il devait en reparler, juste une fois, il fallait que cela sorte. Qu’elle comprenne ce qu’il était, et ce qu’elle aurait pu être.  « Mais tu as raison, elle aurait vécu un sort pire que la mort, elle aurait pu être comme moi. » Un monstre.  C’était ce qu’il avait toujours été dans le fond, comme si la morsure n’avait fait que réveiller ce qui était enfouie. Il n’avait jamais donné dans le sentimental, une fois seulement, sinon il avait toujours été odieux. Il devait redevenir ce type. Ce type qui était décevant, détestable.  « Alors on devrait arrêter cette mascarade tout de suite. » Avant qu’elle ne meurt à cause de lui.  « Arrêter de faire comme si toi et moi on avait quoi que ce soit en commun. » Il lâche ces mots en levant les yeux vers elle. Il n’a jamais prononcé des mots qui lui avaient fait autant de peine. Il aurait arraché son propre cœur, l’effet aurait été le même. Il essayait d’être froid, mais il savait que son regard pouvait le trahir, pourtant il devait la regarder, lui dire en face. Il était maitre dans l’art du mensonge, mais face à elle, tout était plus compliqué. Une part de lui voulait essayer, car il savait que tant que l’on n’essaye pas, on n’a rien vécu. Malgré les horreurs, il n’y avait que quand il la regardait qu’il se sentait en vie. Il n’y avait qu’elle qui avait réussi à réveiller ça. Et il devait la laisser partir, user de mots assez durs pour qu’elle ne se retourne pas. Pourtant, il n’y aurait pas un seul jour sans qu’il ne pense à elle, il le savait.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 20 Mai - 1:40

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Odieuse, elle savait l’être depuis toute jeune. Dès qu’elle avait compris les biens faits d’être odieuse avec certaines personnes. Depuis qu’elle avait compris que son grain de sel pouvait faire tourner le vent, ramener une situation en sa faveur. Combien de fois ne s’était-elle pas servie de ça dans ses plans avec aurore et Esme ? Des tonnes de fois jusqu’à ce qu’elle ne soit plus en état de le faire, jusqu’à ce qu’elle souffre elle-même. Puis désormais, qu’est-ce qui la retenait ? Les bonnes mœurs et l’ordre public ? Elle riait au nez à ces choses. Elle leur ruait au nez. Elle n’avait besoin que d’elle, de ses enfants et de lui pour vivre comme elle l’entendait. Elle n’était pas brute, elle savait prendre le temps, mais c’était toujours le temps qui la rattrapait. Entre décès et autres attaques, années de prison par moment… Odette s’était retrouvée plus seule que jamais jusqu’en juillet dernier. Jusqu’à ce qu’elle comprenne que la sociabilité était un phénomène merveilleux. Ce phénomène qu’elle avait oublié après son agression. Cloitrée chez elle. Comme une folle qu’elle était. Odette avait oublié de vivre, oublié d’avoir des amis et de sortir le soir. Quand elle y était de nouveau parvenue, elle avait senti l’allégresse d’une relation conter sa peau. Quelques mois seulement, mais assez pour qu’elle s’attache. Assez pour qu’Adrien la perce à jour. Percer à jour… C’était habituellement son rôle pas celui des autres. Mais le né-moldu avait lit en elle comme elle lisait habituellement les autres. Un bouquin de quelques pages jaunies, torturé par la vie. Elle était ce résultat-là. Mais elle devait vivre avec l’assumer. Et ne pas fuir. C’était Skander qui lui avait dit qu’elle ne devait plus fuir. Et quand elle appliquait ce genre d’adages, la Moody se rendait compte qu’elle n’était pas en face d’une personne qui les respectait elle-même. Fait ce que je dis, pas ce que je fais. Une façon de penser bien commune à tous, combien de parents fument en disant à leurs têtes blondes de ne pas le faire. Des fois ça marche, d’autres fois non. C’est le jeu de la vie, cette roulette russe qui peut tout vous donner, mais tout vous prendre. Elle n’était pas sotte, loin de là. Élève brillante, médicomage brillante. Elle était une personne qui s’était simplement renfermée dans une prison dorée. Une prison qui se cantonnait à son esprit. Elle savait qu’il y avait toujours ce masque social sur les gens, ces personnes qui se font bien voir, alors qu’elles ne sont pas viables socialement, n’était-ce pas le cas des mangemorts durant des années ? Secte secrète jusqu’au coup d’éclat. Et quel génie diabolique ! C’était du génie de faire un coup d’État. Mais quelle injustice ! Elle l’avait vécu dans les couloirs de Sainte Mangouste, elle se souvenait Odette de la Purge et des enfants morts, des parents morts. Des né-moldu morts. Elle se souvenait des récits d’Adrien concernant sa fuite, la façon d’avoir plusieurs identités. Elle savait ce que c’était de vivre dangereusement. Elle n’avait pas peur de vivre dans le danger, elle avait l’habitude. Un père brillant ne vous attirait pas que la sympathie, mais énormément de jalousie, de colère et d’incompréhension des autres. Elle se rappelle Odette combien de fois, elle a dû être odieuse avec des sorciers qui se réjouissait de la chute de Robb à la mort de sa mère. De la peste qu’elle avait été à seulement vingt et un ans.

Poudlard avait beau avoir habité durant des années une rabat-joie de première catégorie, Odette était ici en battante, en changeuse de monde. Elle voulait avoir du respect pour lui. Mais cette attitude la révulsait, autant qu’elle la peinait. Elle savait ce que c’était que de renier ce qu’on ressentait. Elle l’avait fait des mois en compagnie d’Erlhing, faire croire qu’elle ne ressentait rien pour Adrien et prétendre à l’accident qu’on veut cacher à tout prix. Elle avait menti sur ses sentiments ouvrant la plaie béante de son cœur de plus en plus chaque jour. Et ce genre de plaie ne cicatrise jamais vraiment. Elle restait ouverte à vous brûler le cœur à vif durant des années, elle n’y était que depuis quelques mois. Il n’y avait qu’une année de passé depuis la dernière fois qu’elle avait vu Adrien. Et pourtant, il était flou dans son esprit, comme un lointain souvenir d’un passé révolu. Elle avait un présent bien réel, bien net devant elle. Et cette fois, ce n’était pas elle qui était en tort. Petit à petit, elle se rendait compte. Elle se rendait compte à quel point son père avait déteint sur le Lupin. Cette fâcheuse manie de vouloir à tout prix protéger ce qui vous était cher. Si Robb était hyperprotecteur sur les choix d’Odette, Skander était froid et distant pour ne pas la blesser. Elle le sentait, ce titre de leader, cette nature de lycan. Elle savait que ça la mettait en danger, mais qu’importe. Qu’importe ce qu’il puisse dire, elle était maîtresse de sa propre vie et il n’avait aucun mot à dire là-dessus. Elle avait passé l’âge de demander des conseils à des amies, d’en parler à une figue maternelle. Odette était grande. Mère, adulte, et amoureuse. Que ça lui plaise ou non, elle ne lâchait pas tout si facilement. Même si certains parlaient d’une idylle frelatée, elle s’en fichait. Les on-dit ne l’avaient jamais vraiment atteint. Elle en avait eu des petits copains. Des purs, des mêlés, des moldus. Elle n’avait pas honte d’un palmarès d’amourette d’au moins cinq garçons à son époque d’étudiante à Poudlard. Et le premier de la liste, le premier qui lui a brisé le cœur n’était autre que son meilleur ami aujourd’hui, et le parrain de sa fille. Alors qu’il ne dit pas qu’elle serait blessée longtemps. Elle savait pardonner, car Dieu était miséricorde et qu’elle n’avait pas à juger les gens, cette étape se ferait loin d’ici, dans des instances bien plus puissantes que son jugement de mortel. Croyante, elle l’était oui, ça pouvait sembler insensé pour une médicomage pragmatique comme elle. Comme une réaliste comme elle. Mais elle se raccrochait à cette idée, qu’un jour elle serait jugée et qu’elle devait faire ce qui lui semblait juste et ne pas suivre comme une simple chèvre. Elle devait tracer sa voie qu’importent les autres. Mais aujourd’hui, s’il pouvait lui tenir la main sur cette voie, elle ne dirait pas non, elle accepterait sa nature, son rang, ses défauts, ses caprices, parce qu’elle l’aimait. Et qu’elle le voulait à ses côtés pour un certain temps. Même si la guerre ne promet qu’une vie d’angoisse et d’éphéméride vitale. Elle s’en fichait, elle voulait vivre au jour le jour désormais. Parce qu’il l’avait convaincu que c’était cette bataille la bonne. Parce qu’il lui avait sauvé la vie. Parce qu’il était lui tout simplement. Odette, elle l’aime et elle s’en fou si ça ne lui plait pas.

Pourtant, elle sait qu’elle touche la personne à l’intérieur de cette carapace. Elle le voit dans la lueur vacillante dans son regard. Il peut se donner tous les grands airs qu’il veut. Ça ne prendrait plus avec elle. Plus maintenant, parce qu’elle sait qui elle a en face d’elle. Elle sait, de par Robb, ce qu’il a vécu. Parce que Dieu sait que Robb Moody est incapable de se retenir de parler d’une personne qu’il apprécie grandement. Alors Skander ? Elle en avait entendu des exploits, des bêtises. À toutes les sauces. Mais elle n’avait jamais vraiment voulu écouter. Elle le trouvait prétentieux, arrogant, froid et manipulateur. Ce qu’il était, mais quand on grattait un peu cette croûte. On trouvait une personne avec un bon fond, un handicapé des sentiments en somme. Tout comme elle désormais. Même si elle avait ce caractère bien à elle qui la faisait parler plus que de nature. Les hommes ne se mettaient donc jamais en face d’une femme qui parla, parce qu’ils avaient peur de cette réaction imprévisible. La féminité était une chose particulièrement difficile à saisir, même elle se perdait parfois à s’examiner. Mais, elle avait bien trop de mal avec Skander Lupin, cet homme torturé qu’elle avait devant lui. Elle faisait de lui une part d’elle. Parce que c’était ça l’amour. Elle ne prétendait pas l’avoir connu sous toutes ses formes. Si l’amour d’Adrien avait été digne d’une comédie romantique, le leur était un drame à chaque instant. Par moment, elle se demandait comment elle arriverait à lui faire entendre raison. Elle se le demandait véritablement. Puis les jumeaux se mettaient à pleurer, un blessé arrivait d’une mission de routine et elle pensait à autre chose, même s’il restait quelque part, bien présent dans sa tête. Toujours présent de toute façon. Il l’était à chaque moment de sa vie depuis cette journée à Sainte Mangouste. Depuis qu’elle n’arrivait plus à se l’enlever de la tête. Puis d’un geste tendre, il dégage son poignet, qu’elle laisse filer. Elle sait comment il est. Il veut encore se donner de grand air, faire croire qu’elle ne comprend rien. Et pourtant, elle comprenait. « Je peux pas. » Lâche-t-il finalement. Comme pour répondre à son envie de la laisser parler avec l’homme qu’elle aimait. Se rendait-il au moins compte de l’impact des mots qu’elle avait prononcés ? « Parce que si je laisse mon... » Hésitant, il n’est plus si loin cet homme maintenant. Elle sourit un peur Odette. Elle espère qu’il reviendra plus vite vers elle, au lieu de vouloir partir encore et toujours. « Si je… si je dis ce que j’ai sur le cœur, il sera impossible de faire marche arrière. » Et qu’est-ce que ça pouvait lui faire ? Et si elle n’avait pas envie de faire marche arrière ? Que ferait-il ? Rien du tout. Elle n’avait d’ailleurs pas envie d’aller en arrière avec lui, elle voulait aller de l’avant, elle le voulait depuis presque deux mois désormais. Aller de l’avant n’était pas trop demander si ? Sans doute que cela l’était aux vues du trouble qui régnait au sein même de l’esprit du lycan. Elle ne saisit pas tout, mais elle pouvait en comprendre une grande partie. Elle avait tellement été confuse lors qu’elle s’était petit à petit livrée à Adrien, lui disant qu’elle était folle, dangereuse pour lui. Et qu’il n’en avait jamais tenu compte. Et aujourd’hui, il était mort. Disparu à jamais.

« Je ne te blâme pas, la seule personne qu’il y a blâmée ici c’est moi. » Odette lève les yeux aux ciels hors d’elle, croisant ses bras sous sa poitrine. Qu’il était stupide vraiment ! Tellement stupide qu’elle n’avait pas les mots pour le rassurer et lui dire que chacun à sa part de responsabilité dans une histoire. « Il n’y a que moi qui suis stupide, tout est de ma faute, de t'avoir laissé croire que quelque chose de bien pourrait en ressortir. » Oh, mais il en était ressorti quelque chose n’est-ce pas ? De l’amour, et elle savait pour elle qu’il était réel. Elle se doutait de l’existence de sentiments chez lui, parce qu’on n’est pas comme ça avec une femme qu’on veut repousser. Alastar n’avait pas été comme ça avec elle. Il l’avait froidement repoussé de toute façon. Mais, toute chose qui part mal peut ressortir correctement. Elle s’apprête à répondre quelque chose du genre, mais elle reste muette, voyant que finalement, il cherche autre chose à lui dire. Elle espère des mots réconfortants pour eux, mais il ne lâche qu’un simple. « Je sais. » Et la dernière fois qu’elle avait entendu cette phrase, il lui avait promis qu’il n’irait plus nulle part. Qu’il resterait là. Et elle avait compris qu’elle l’aimait, qu’il l’aimait un minimum et que finalement tout était réciproque. Mais cette histoire de guerre, cette histoire d’Ordre, cette histoire de loup-garou. Toutes ces choses qui rendaient la vie de couple compliqué… Tout ce genre de petits détails qu’elle trouvait plus que futiles. Tristan et Iseult s’étaient aimés au point de sauvé l’autre de se séparé et de mourir quand l’autre rendit l’âme. Roméo et Juliette prise de passion avaient décidé de se retrouver dans la mort plutôt que de vivre. Et que pourrait-on écrire sur le Skander et Odette ? L’amour partagé impossible par les réticences d’un homme qui ne voulait blesser sa douce. Elle n’y croyait pas. Le cygne était un animal hargneux et dans le fond, elle avait pris du cygne. Si le loup mordait, elle le pincerait d’un coup de bec. Donnant-Donnant. « Je sais que tu souffres aussi, mais cela doit cesser. Tout ce que je vais t’apporter c’est toujours plus de peine. » Oh, qu’il était aimable de reconnaître sa part de souffrance dans cette histoire. C’était bien gentil. Mais il avait tort sur un point. Le voir là, avec elle ne lui apportait pas de la peine. Si bien qu’Odette laissa un soupir s’échapper de ses lèvres, alors qu’une main venait se placer, outrageusement ironique, contre sa joue dans une posture dramatique à faire pleurer le plus grand des comédiens. Elle n’était pas désolée de lui faire ressentir des remords. Mais il avouait enfin sa part d’engagement, ce qui dans le fond n’avait que le mérite de l’assurer sur une chose, c’était avec lui qu’elle voulait être, qu’importe les murs illusoires d’excuses qu’il pourrait bâtir, elle était déterminée. Mais comme il l’aurait fait avec elle, elle voulait attendre le silence. De longues minutes, à ce dont ils ne disent rien. Cassant ce silence de sa voix aigüe. « Mais tu as raison, elle aurait vécu un sort pire que la mort, elle aurait pu être comme moi. » « Oh pitié. Cesse ton mélodrame. » Et s’en était un. Qu’Astrée eut été un loup-garou ou pas. Odette l’aurait aimé comme une mère aime sa fille. Car justement, elle l’aurait porté, car justement. Elle a envie de le toucher, mais de fait rien gardant un bras sous sa poitrine, l’autre se levant pour laisser sa main sur sa joue. « Je l’aurais aimé, qu’elle soit comme toi ou pas. Je n’aurais pas eu peur. » Et même si elle avait eu peur tout au début, Odette aurait su aimer son enfant, n’avait-elle pas eu la même réaction avec Antigone à sa naissance ? Ce refus pur et dur de voir sa fille, car elle avait les yeux bleu vert de son père ? Alors un loup, une banalité dans sa vie.

« Alors, on devrait arrêter cette mascarade tout de suite. » Elle sourit. Alors, c’est déjà fini, il est reparti sous son armure dorée pour tenter encore de la faire fuir. Il ne l’aurait pas cette fois, pas une fois encore. Elle avait été piégée une fois. Pas deux. Elle ne serait pas se faire prendre, trop bonne, mais pas trop conne. « Arrêter de faire comme si toi et moi on avait quoi que ce soit en commun. » Ces mots, qu’elle redoutait, elle tenta de les digérer comme elle pouvait, son cœur criait à la tristesse. Mais un large sourire éclaira son visage. Un rire, délicat, fin, amusé sorti de ses lèvres. Elle était meurtrie à l’intérieur, mais riait les bras autour des côtés. Elle aurait pu se plier en deux tant la conversation était d’un grotesque. Une tragi-comédie digne des plus grands dramaturges. « Oh my dear… » Commence-t-elle en riant toujours. « Tu penses qu’on attrape toujours les mouches avec du vinaigre ? » Et elle n’avait pas tort, il aurait joué un autre rôle, il aurait sans doute réussi, mais elle savait qu’il tentait toujours de la faire partir. Elle avait compris désormais. Elle se calme Odette, son rire disparait dans l’écho des murs de pierre, alors qu’elle attrape son regard. Décidé. « Alors, reprenons. » En serrant le poing entre eux levant l’index pour signifier un premier point. « Mascarade ? Tu devrais peut-être te souvenir des paroles, un soi-disant homme de parole m’a dit un jour qu’il n’irait plus nulle part ? Ou bien est-ce tombé dans l’oreille d’un sourd ? » Elle sourit, elle faisant un pas vers lui. « Un autre homme m’a dit un jour qu’il était un monstre. » Odette fait une petite moue, levant les yeux vers le plafond pour tenter de se souvenir des mots exacts. Mais elle jouait la comédie. Un sourire naissant de nouveau sur son visage. « Ah oui, un monstre… J’oubliais comme une malédiction était nocive pour les autres. » Puis elle le regarde franche, une vois, al voix dure. Levant un troisième doigt. « Et il y a une dernière personne, je crois qui m’avait affirmé ne rien vouloir connaître de moi. Et… Il me semble que ce n’est pas vrai. » Conclut-elle en le regardant dans les yeux, cette fois, elle ne mentait pas, elle savait qu’il savait. Puis, elle tourne le dos, tendant les bras de chaque côté d’elle-même. Grande maitresse dans l’art de se faire attendre, elle soupire, laissant retomber ses bras lourdement sur ses côtes. Elle est brisée, mais ne le fuit pas pour autant. Il avait affirmé n’avoir rien en commun avec elle. Et pourtant. C’était bien plus compliqué que ça, elle se retourne à demi. « Je ne veux pas te faire du mal. Tu le sais. Mais… » Elle lève les yeux au ciel. « Tu crois que tu es le seul à avoir perdu une personne qui t’était chère, que tu ne veux plus faire de mal autour de toi. Toi peut-être qu’il y a longtemps, bien avant la mort de maman. Oui, tu l’as perdue. Mais, on a au moins ça en commun. D’avoir perdu une personne chère. » Puis elle refait un pas vers lui, retourne complètement, en face  de lui. « Mais pour nous, j’ai abandonné la chimère que je retrouve chaque jour dans mes enfants. Chaque jour je le revois. Alors la perte, l’intention de protéger une personne qui vous est chère. Mais que son destin vous échappe jusqu’à ce que cette personne parte. Qu’on pense que c’est sa faute, à s’en vouloir à vie, à vouloir sa mort. À vouloir mourir pour se faire pardonner. » Elle marque une pause, elle marque la pause. Le souffle court. Elle se décide à poser une main sur sa joue. « Je t’ai demandé ce que tu faisais à Sainte Mangouste, tu m’as dit que tu avais oublié. Je n’ai pas voulu passer pour la personne qui profitait de toi, de cette perte de mémoire. J’ai… » J’ai voulu t’aider, dans un premier temps. Elle marque une seconde pause. L’embrassant tendrement, rapidement. « Alors que toi, tu ne m’as rien demandé. Mais je vais te le dire. Parce que je veux que tu comprennes, que ça n’ait pas l’air d’une mascarade. » Elle retire cette main de sa joue. Elle s’éloigne, elle sait qu’il prendra sans doute mal la nouvelle. Puis elle lâche. « J’ai tellement souffert. Trop souffert. » Elle sourit pourtant. Un sourire radieux. « Que j’étais là pour avoir tenté pour la quatrième fois de mettre fin à ma vie. » Puis, elle lève les yeux au ciel, les reposant sur lui. « Mais, toi, le monstre, la personne qui ne m’apportera que du mal. Tu m’as sauvé. » Alors qu’il le croit ou non. Qu’il l’écoute ou non. Elle devait le dire. « Alors, si je ne pensais pas capable de le dire un jour » Elle hausse les épaules d’une timidité apparente. « Je t’aime. » Impossible de faire marche arrière, et c'est ce qu'elle voulait.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Dim 22 Mai - 18:11

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Cesser de faire comme si on avait quoi que ce soit en commun. Il n’arrivait pas à digérer ses propres mots. Il était passé maître en matière de repousser les femmes qui auraient eu envie de s’attacher pendant ces neuf années où il avait cessé de vouloir voir son cœur battre, il y était parvenu, ne le gardant intact que pour sa famille, et quelques rares personnes. Il avait été un expert pendant neuf ans, et il suffisait qu’il la rencontre elle pour que tout ceci soit remis en question, comme si de rien n’était, comme si c’était normal qu’il soit incapable de mettre un terme à tout cela. Normal d’être complètement épris d’elle, d’être incapable de faire un pas en arrière, d’être incapable de la chasser de ses pensées. Tout ceci était nouveau, rien de tout cela n’était normal. Rien ne lui ressemblait. Ou du moins, il avait oublié que cela pouvait lui ressembler. Il avait oublié ce que c'était d’être humain, ce que c’était de ressentir les choses, ce que c’était de s’attacher à quelqu’un à un tel point qu’on veut que rien ne lui arrive. Il avait oublié qu’il avait déjà été cette personne, une fois il y avait bien longtemps, cette époque qui en avait surpris plus d’un et d’une, celle où il avait su se poser, être en accord avec lui-même et ses sentiments, cette époque où il avait confié son cœur à quelqu’un sans avoir peur de quoi que ce soit. Pas même de demain. Puis, le drame lui avait fait oublié tout ce qu’il avait été de bien, le laissant seul avec ses démons pour seule compagnie, loin de ce qu’il avait été, laissant derrière lui l’humanité comme si c’était la meilleure chose à faire pour s’en sortir devant le monde qui s’était construit au lendemain de la Purge. Il avait fallu perdre la mémoire, une fois, oublié tout cela, rencontré cette fille à cet instant pour qu’il puisse se souvenir de ce qu’il avait été. Il y avait eu quelque chose de magique – comme si elle avait réussi à résoudre l’impossible histoire de sa vie. Il avait préféré oublié que se souvenir du bien, pendant neuf ans. Et maintenant, il suffisait d’un regard pour qu’il soit capable de renoncer à tant de chose. A chaque regard, il avait envie d’en savoir d’avantage, d’en savoir plus. Car que connaissait-il réellement d’Odette Moody ? Suffisamment pour vouloir aller au-delà de ses mèches blondes. Pas suffisamment pour la connaitre par cœur. Avait-il déjà connu quelqu’un par cœur, hormis un membre de sa famille ? il avait connu Ciena sur le bout des doigts, avant qu’elle ne lui glisse des mains, d’abord parce qu’il était incapable d’ouvrir son cœur, et puis quand il avait été capable de parler sans son arrogance, qu’il avait été sur le point de déposer les armes du sarcasme à ses pieds, il avait fini par la perdre définitivement, voyant sa vie glisser ses doigts sans avoir le pouvoir de la retenir. Il voulait la connaitre, mais au fond n’arrivait pas à se défaire de l’angoisse, qu’un jour il finirait par la perdre. Etait-il prêt à courir ce risque ? Il n’en savait fichtrement rien.

A peine avait-il fait un pas vers elle, qu’il savait déjà que tout avait la capacité de s’autodétruire aussi rapidement qu’il en fallait pour cligner des yeux. Il avait tout en main pour réduire tout ce qu’ils pourraient vouloir construire. Il était un loup garou et c’était une raison suffisante pour vouloir passer le restant de ses jours, seul, et sans attaches. Car au moindre faux pas, il risquerait de la blesser mortellement, pire encore, il risquait de la transformer. Si certains voyaient la morsure comme un aboutissement, Skander l’avait toujours vu comme une malédiction, ne l’évoquant jamais, même rarement avec son frère qui subissait le même sort, c’était comme une maladie dont il se sentait coupable, qui le rongeait depuis sept longues années, bientôt huit. Il n’avait souvenir de ne jamais avoir mordu ou tué qui que ce soit. De rage, il avait mordu cette mangemorte lors du bal, sachant très bien quelles pourraient en être les conséquences, ne se doutant pas une seule seconde qu’elle n’en souffrirait pas outre mesure, car elle était déjà affublé de la même malédiction que lui, celle de la Lune. Il ne voudrait tuer sous l’emprise de celle-ci pour rien au monde. Il y avait tant de raison dans le fait d’être un serviteur de la Lune qui pourrait tout détruire. Le fait de ne pas pouvoir contrôler ses faits et gestes ces fameuses nuits, mais aussi concernant un avenir potentiel, concernant le fait d’avoir un jour des enfants. La lycanthropie se transmet parfois par le sang, elle courrait dans les gênes Lupin depuis tant de génération que Skander se disait que c’était peut-être à cause de cela que les deux frères étaient parvenus à supporter la morsure. Il ne voudrait jamais avoir à élever un enfant asservi à cet astre. Il le pourrait, ne voudrait l’infliger à personne. « Oh pitié. Cesse ton mélodrame. » Répondit Odette quand il souleva la « chance » de la perte volontaire de l’enfant, pointant du doigt le risque non négligeable. La sorcière leva sa main sur sa joue, ajoutant alors,  « Je l’aurais aimé, qu’elle soit comme toi ou pas. Je n’aurais pas eu peur. »  Elle devrait avoir peur. Car au-delà du lycan, le leader de l’Ordre n’en était pas moins un danger. Pour elle, pour ce qu’ils pourraient être, et même pour le sorcier en lui-même. Des années qu’il faisait partie de l’Ordre, gardant secrète son appartenance, faisant ce qu’il fallait – même des choses peu glorieuses – pour parvenir à préserver les apparences. Tout avait volé en éclat lors de ce bal, absolument tout. Il était à découvert, percé à jour. D’abord soupçonné d’être de l’Ordre, ils avaient fini par réussir à savoir qu’il n’était pas qu’un pion, sa tête était à prix, il devait vivre avec la mort aux trousses. Etait-ce une vie ? Elle ne méritait pas de vivre en fuyant le restant de ses jours. Peut-être auraient-ils l’occasion de mettre un terme à ce conflit, mais pour l’instant ce n’était pas au programme, il restait tant à faire tant à combattre. Le loup ne lui faisait peut-être pas peur, mais il pourrait la blesser, elle et un de ses enfants, peut être même Robb. Mais c’était actuellement le leader de l’Ordre qui les mettait le plus en danger. Si elle n’avait pas croisé sa route – elle ne serait pas mêlée à tout cela. Alors, il se  voyait comme le fautif dans cette histoire, réalisant que la savoir en danger le mettait hors de lui, tout comme la savoir loin de lui.

Le paradoxe perturbant de vouloir l’avoir près de lui, et celui de vouloir l’éloigner à tout prix. Ces mots que l’on dit dans l’espoir de blesser, mais avait-il la force nécessaire pour la convaincre du sens de ceux-là ? Il n’en était même pas certain. Encore abasourdi par cet être qui aurait pu naitre mais qui ne serait jamais. Il n’aurait pas pensé être impacté avec tant de force par ce genre de nouvelles, lui qui toute sa vie avait tenté d’enfouir ses émotions. Il tenait hasardeusement de se cacher derrière des mots qui n’avaient pas de sens. C’était un mensonge, ils avaient en commun, plus qu’il ne l’aurait jamais cru. Le vieux Skander vous aurait ri au nez si vous lui aviez dit qu’il avait quoi que ce soit de commun avec elle. Mais ils avaient quelque chose en  commun, ne serait-ce qu’un bout de leur chemin, ce n’était pas rien.  Elle aurait dû hurler à ce genre de mot. C’était ce qu’il avait espéré, la blesser pour la forcer à baisser les bras, à rendre les armes et à reculer. Mais il savait que les chances étaient faibles, mais pourtant probable. Car elle avait ce caractère qu’il avait détesté un temps, il était encore là présent, avide d’avoir le dernier mot, celui d’avoir raison. Elle se contenta alors de laisser échapper un rire, dans un premier temps. Sans doute nerveux, comme si c’était les nerfs qui finissaient par lâcher. « Oh my dear… » Elle continuait. « Tu penses qu’on attrape toujours les mouches avec du vinaigre ? » Ne parvenait-elle donc à comprendre à quel point tout ceci pouvait être dangereux ? A quel point il était capable de tout détruire en un clin d’œil ? Puis après ces quelques mots, elle cessa alors de rire, comme pour reprendre la discussion en cours. Il croise le regard d’une femme décidé : s’il avait choisi de s’éprendre de quelqu’un de moins déterminé, la chose aurait été drôlement plus simple, mais si elle tenait de son père, la tâche s’avèrerait compliquée. « Alors, reprenons. » Elle ferma alors ses mains, et lève un doigt, comme pour compter.« Mascarade ? Tu devrais peut-être te souvenir des paroles, un soi-disant homme de parole m’a dit un jour qu’il n’irait plus nulle part ? Ou bien est-ce tombé dans l’oreille d’un sourd ? » Il avait eu la faiblesse de croire qu’il serait capable de ne jamais lui faire de mal, de ne jamais lui causer de tort. Mais à cause de lui – il en était persuadé – elle venait d’avorter, si ce n’était pas une raison suffisante. Mais il demeurait toujours cette part de lui qui n’avait nullement envie de la laisser, qui voulait fermement restée accroché à son regard. C’est alors qu’elle fit un pas vers lui, levant un second doigt, pour marquer le second point : « Un autre homme m’a dit un jour qu’il était un monstre. » Il l’était. Il perdit alors son regard, tandis qu’elle cherchait la suite de ses mots dans la voûte du plafond. Et pour rien au monde, il n’aurait retiré ses mots, il l’était réellement, il le savait, cette bête ne le quittait jamais. Il ne voulait pas que cette bête lui fasse du mal, il s’en faisait assez lui-même, le cœur n’y survivrait pas s’il devait lui faire du mal. Il voit alors un sourire maigre se dessiner sur ses lèvres,  « Ah oui, un monstre… J’oubliais comme une malédiction était nocive pour les autres. » Elle ne comprenait pas, ou ne voulait pas comprendre. Ce n’était ni un jeu, ni un mensonge. Elle n’avait pas envie de la croiser une nuit de pleine lune, mais c’était peut-être la seule chose qui lui ferait prendre conscience du danger. Il en voulait pas en arriver à de telle extrémités. Elle devrait avoir peur. « Et il y a une dernière personne, je crois qui m’avait affirmé ne rien vouloir connaître de moi. Et… Il me semble que ce n’est pas vrai. » Il y avait cette part qui voulait la connaitre, celle qui ne voulait rien savoir de peur de s’attacher. Mais sur ce dernier point, le mal était déjà fait. C’était déjà bien trop tard, il était impossible de revenir en arrière.

Véritable actrice, elle lui tourna le dos sans qu’il n’ait le temps de répondre quoi que soit. En aurait-il été capable ? Lui qui voyait les mots honnêtes et vrais bloqués au fond de sa gorge depuis des années déjà. Il avait déjà pourtant réussi à lui dire un « je n’irais nulle part » criant de vérité une fois. Mais les circonstances, le danger, la sensation qu’elle pourrait perdre la vie à chaque seconde lui avait donné le courage de combattre sa raison et de laisser le cœur s’exprimer. Allait-elle partir ? Si c’était le cas, il serait à la fois soulagé et brisé. Pourtant, après un pas, elle se retourna à moitié. « Je ne veux pas te faire du mal. Tu le sais. Mais… » Elle lève les yeux au ciel, cherchant peut être ses mots, ou fuyant son regard. Comment pourrait-elle lui faire du mal ? Bien sûr il y a toujours le risque d’être blessé dans un couple, mais elle ne risquait pas de le tuer, si c’était le cas, elle cachait bien son jeu, car rien en elle n’était dangereux. « Tu crois que tu es le seul à avoir perdu une personne qui t’était chère, que tu ne veux plus faire de mal autour de toi. Toi peut-être qu’il y a longtemps, bien avant la mort de maman. Oui, tu l’as perdue. Mais, on a au moins ça en commun. D’avoir perdu une personne chère. » Ca en commun. Oui, ils l’avaient en commun. Elle aussi avait l’impression de faire du mal aux gens qui lui étaient cher ? il avait juste du mal à comprendre cela. Elle n’avait rien qui puisse blesser les gens, elle n’avait pas un monstre en sommeil. Elle brise alors de nouveau la distance, lui faisant face, faisant un pas. « Mais pour nous, j’ai abandonné la chimère que je retrouve chaque jour dans mes enfants. Chaque jour je le revois. Alors la perte, l’intention de protéger une personne qui vous est chère. Mais que son destin vous échappe jusqu’à ce que cette personne parte. Qu’on pense que c’est sa faute, à s’en vouloir à vie, à vouloir sa mort. À vouloir mourir pour se faire pardonner. » Il la voyait laisser derrière elle cette photo, alors qu’elle s’était arrêté une seconde dessus. Il l’avait vu jeter au feu ce qui restait de celle-ci. Alors l’instinct de ce moment se confirmait quand elle disait le voir chaque jour dans ses enfants. A chacun de ses mots, il comprenait qu’ils avaient tant en commun, cette culpabilité qui vous ronge à chaque seconde, celle d’être en vie tandis que l’autre ne l’est pas. Il avait perdu Ciena neuf années plus tôt, et la douleur restait réelle, identique, sauf à ces rares moments où il l’oubliait, perdu dans ses yeux bleus. Elle parvenait à éclipser la douleur, les souvenirs, la culpabilité.  Autant il avait aimé Ciena que jusqu’ici il avait été incapable de laisser son souvenir s’en   aller. Il n’y avait que Odette qui parvenait à accomplir ce miracle, elle avait chassé cette  chimère. Il n’était pas encore capable de faire comme Odette, de jeter ces photos. Il lui restait ses enfants pour se souvenir, mais Skander était incapable de jeter la seule photo qui lui restait, celle d’une autre époque où ils étaient tous en vie, ensemble. Ciena, Beatrix, Tristan, Ekaterina, Bellamy, Emma et lui. Deux étaient morts, une était partie pendant des années, une autre avait quitté le monde magique, un autre avait fini à Azkaban, il était incapable de laisser tout cela partir.

Elle pose sa main sur sa joue. S’il avait voulu partir, le contact l’aurait clouer au sol.  « Je t’ai demandé ce que tu faisais à Sainte Mangouste, tu m’as dit que tu avais oublié. Je n’ai pas voulu passer pour la personne qui profitait de toi, de cette perte de mémoire. J’ai… » Ste Mangouste ou la savoureux parfum de ne rien savoir, celui d’être soi sans en connaitre les tenants et les aboutissant, cette sensation de pouvoir être soi-même, quel que soit l’instant. Il avait perdu ses souvenirs, et l’avait rencontré elle, seul figure « connue » qui avait croisé sa route. Elle lui avait permis de ne se morfondre, même si à travers ses yeux il avait vu ou entre aperçu l’homme qu’il avait été. Mais il avait été au-delà, se perdant dans ses yeux d’abord, puis dans ses bras, profitant de l’ignorance de ne pas se souvenir une dernière fois. Il ne regrettait pas, rien de ce qui avait pu se passer là-bas, son aide avait été considérable, la seule personne à qui il avait réellement parlé durant son séjour. Alors, comment aurait-elle pu profiter de lui, elle l’avait aidé. Pire, grâce à elle, il avait réussi à se sentir en vie, vivant. « Alors que toi, tu ne m’as rien demandé. Mais je vais te le dire. Parce que je veux que tu comprennes, que ça n’ait pas l’air d’une mascarade. »  Non, il ne lui avait rien demandé. Peut-être parce qu’il avait songé que c’était indiscret, parce qu’elle semblait à l’époque dans un tout autre état, bien moins en forme, beaucoup plus pâle. Il n’avait pas voulu demander par respect. Lui-même avait dû dire ce qui l’amenait car ainsi, il expliquait mieux son comportement. Mais il aurait voulu lui demander. Il aurait voulu savoir. Il voulut dire quelque chose, mais ses lèvres virent avec tendresse caresser les siennes. « J’ai tellement souffert. Trop souffert. » Pourtant, c’était un sourire qui se dessinait sur ses lèvres. Comment pouvait-elle sourire en disant ces mots ? Avait-elle souffert à cause de lui, où était-ce qui l’avait conduite à Ste Mangouste, il n’eut que le temps de froncer légèrement les sourcils. « Que j’étais là pour avoir tenté pour la quatrième fois de mettre fin à ma vie. »  Il la fixa, interdit. Pourquoi avait-elle tenté de mettre fin à ses jours par quatre fois ? Parce qu’elle avait perdu le père de ses enfants ? Il n’était pas stupide, vu l’âge de ces deux têtes blondes, ça ne devait pas être bien vieux. Il chercha son regard, quand ils se croisèrent, il chercha des explications dans ses reflets bleus.  Pourquoi lui avouer maintenant sa fissure psychologique, pour le forcer à rester ? Sachant maintenant dans quel état il avait été, il regretta d’avoir croisa sa route. « Mais, toi, le monstre, la personne qui ne m’apportera que du mal. Tu m’as sauvé. » Il ne parvenait pas y croire. Il avait l’impression de n’avoir causé que des torts, et la voilà qui lui disait ces mots. Il ne quittait pas des yeux son regard, incapable de la lâcher, comme si il cherchait à savoir si elle se moquait de lui, ou non. « Alors, si je ne pensais pas capable de le dire un jour »  De dire quoi ? Il ne peut s’empêcher d’aimer cette façon de lever les épaules avec nonchalance. Et quand elle ouvre la bouche, ce sont des mots qu’il n’aurait jamais cru entendre qui sortent. « Je t’aime. »

Il y avait des milliers de façon pour répondre à ces mots. « Moi aussi », « Je sais », « Je t’aime aussi », « Désolé mais je ne t’aime pas », on pouvait aussi en rire. Il avait déjà répondu à ces mots à quelqu’un d’autre, s’esquivant à chaque fois. Alors serait-il capable d’y répondre avec honnêteté pour une fois, avec son cœur ? Il voulait la repousser, mais il en était désormais incapable, comme conscient qu’il avait besoin d’elle et conscient du fait qu’elle avait besoin de lui – d’une certaine manière. Il l’avait sauvé selon ses dires alors il n’avait pas le droit de la laisser, pas maintenant, pas tant qu’ils avaient quelque chose à vivre. Les mots restaient bloqués à chaque fois. Pourtant, il ne pouvait pas rester à ne rien faire, ni de marbre. Il réalisait à l’écoute de ses mots qui lui aussi était complètement sous le charme, et amoureux d’elle. Lui qui n’aurait jamais penser être capable de ressentir ce genre d’émotion pour qui que ce soit pas après ce qui s’était passé, pas après ce qu’il avait traversé, pas après ce qu’il avait fait. Il n’avait jamais été du genre à croire au seconde chance, pourtant pour les deux, ils étaient leur seconde chance. Ils se ressemblaient quoi qu’il ait pu dire.  S’il avait dit ne rien vouloir connaitre d’elle, encore un mensonge. Elle avait tout balayer, les mensonges, les non-dits.  Il n’eut pas besoin de mots, parce qu’il était incapable de les dire. Mais rester sans rien faire était impossible. Il ne répondit rien, mais brisa la distance, glissant avec une tendresse certaine, et une douceur non masqué une main dans sa nuque caressant brièvement sa joue, tandis que l’autre main se glissa dans son dos. Il se pencha vers elle, et pour seule réponse à ses mots, il déposa ses lèvres sur les siennes. Il avait l’impression d’avoir attendu une éternité pour ce baiser.  A la fois doux, il y avait toujours quelques choses de fiévreux dans leur échange. Tendre, il rompit alors le baiser, la respiration haletante. Comment arrivait-elle  à le faire perdre le contrôle à ce point ? Il avait eu la ferme intention de mettre un terme à tout cela, et le voilà qui cédait à cette tentation qu’elle représentait. Qu’il en soit ainsi, si elle était capable de mettre sa volonté à genoux, c’était parce qu’il était déjà à elle, avant même qu’elle en lui dise trois petits mots magiques. Pour seul réponse à ces mots, il laissa échapper, son front contre le sien, à mi-voix, « Je sais. » Puis, sans rien attendre de plus ses lèvres revirent vers les siennes, comme si un champ magnétique invisible les rendait si attractives qu’il n’arrivait pas à s’en défaire.  Il réalisait que oui, il l’aimait. Il réalisait qu’il n’avait pas envie de la quitter, ou de la laisser, qu’il avait besoin d’elle, de sa présence. Ne pas la blesser serait un défi, mais ne serait-ce pas le genre de défis que l’on est prêt à relever pour quelqu’un ? Changer pour quelqu’un, c’était une preuve d’amour. Arriverait-il a abandonner ses démons pour quelqu’un ? Quelqu’un, peut-être pas, mais pour elle, sans doute.

Il en oublia toutes les conséquences. Se fichant soudainement de tout ce qui pouvait se dérouler autours. Tout ce qu’il voulait, c’était elle, profiter de l’instant, car autant il avait envie de mettre du sien pour que cela marcher, de changer, il savait qu’il y avait toujours le facteur risque à ne pas négliger, certainement pas dans les temps obscures dans lesquels ils vivaient. La guerre faisait son chemin, tuait ses victimes. Ça il ne l’oublierait jamais, mais en cet instant, il voulait oublier ses tourments, et vivre. Il ne voulait garder que la fureur de vivre, chasser la noirceur.  Mais la réalité et ses conséquences se rappelèrent alors à lui. Une main sur son épaule qui le tira en arrière, le temps de lever les yeux, incrédule. Oh putain, ce sont les mots exacts qui lui ont traversé l’esprit quand son regard a croisé celui de Robb Moody.  Il n’eut le temps de rien dire, ni même de ne rien faire. Le point de son mentor qui le frappa à la mâchoire fit le nécessaire pour ramener le sorcier à la réalité. Ça, il l’avait mérité – il le savait. Skander lâcha alors Odette, recula d’un pas, déstabilisé. Il n’eut encore une fois le temps de ne rien dire, qu’un second coup le frappa cette fois-ci au nez. Douleur autrement plus intense, qui cette fois ci lui fit perdre l’équilibre. Un peu sonné, il entendit brièvement : « Putain je le savais !  » Mais c’était vague, lointain. Il méritait ces coups, Robb connaissait très bien Skander, et le voir dans les bras de sa fille ce n’était pas clairement ce qu’il y avait de mieux pour elle. Il se pencha vers lui, l’attrapa par le col, tandis que Skander sentait un horrible goût métallique dans sa bouche. Nul doute que la douleur plus ce goût de sang, lui avait assuré un nez cassé. Habituellement, il n’était pas du genre à se laisser faire pendant un combat, mais il n’avait pas envie de s’en prendre à Robb Moody, jamais. Il n’était pas un type pour Odette, il en était conscient, et son père aussi. Il n’avait pas réussi à aller à l’encontre des sentiments. C’était impossible, il avait eu tant de mal déjà à cacher ses émotions quand ils étaient allés chercher les enfants d’Odette en pleine attaque de mangemort, se retenant de lui tenir la main pour s’assurer qu’elle était en un seul morceau, il s’était retenu de la serrer contre lui et de l’embrasser une fois qu’elle était saine et sauve. Il avait testé ses limites, il n’arrivait pas à rester loin d’elle. C’était impossible, il était fou d’elle.



It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Dim 22 Mai - 22:46

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 – POUDLARD

Elle ne savait pas et n’avait jamais voulu savoir la moindre information sur la vie de Skander Lupin. Odette s’en était fichue depuis des années. Tout ce temps, elle avait même réussi à sortir cet arrogant personnage de son esprit à son agression. Trop occupée à penser à d’autres personnes. Elle savait ce que c’était de ne vouloir rien connaître de personne. Mais elle se rendait compte que malgré leur haine, malgré leur histoire chaotique. Ils étaient là. Se demandant si la vie valait le coup d’être vécu avec l’un ou l’autre à ses côtés. À se demandé si ensemble ça serait mieux. Odette détestait parler de ses blessures, trop fier en général pour les avouer. Elle détestait ça. C’était comme ça. Tenant plus de son père sur ce point. Elle détestait parler de ce qui la faisait souffrir. Pour la simple et bonne raison qu’elle n’était pas des plus franches avec elle-même. Alors, comment l’être envers les autres. ? Elle ne savait pas et pourtant, quand il lui disait qu’ils devaient arrêter tout ça. Elle riait. Un rire nerveux, froid, pas franc pour un sou. Elle était détruite, elle ne savait pas comment faire pour le retenir, elle ignorait comment le garder près d’elle. Elle ne savait pas. Parce qu’elle n’avait jamais voulu le connaître. Peut-être l’auriez-vous dit à une tête blonde de vingt et un ans alors qu’elle le sommait de laisser son père tranquille. Que sa famille n’avait pas besoin de son aide, pas besoin de l’aide de ce Lupin imbibée de whisky. Elle se souvenait de leur dispute. La première de ce qui semblait être une longue liste à l’heure actuelle. Mais le sujet était différent. On ne parlait plus de deuil, on parlait d’amour. On parlait de choses qui vous dépassent. De sa vie, la Moody n’avait jamais eu besoin de retenir un homme. Les yeux bleus, la chevelure blonde quasi-blanche. Elle était l’idéal hollywoodien moldue. C’est elle qui jetait les hommes et pas l’inverse. Elle avait toujours ait ainsi dans ses jeunes années. Elle avait été la pire des putes, mais on revenait s’attacher à elle. Odette savait qu’elle avait les traits de sa mère. Magnifique femme. Mais elle en avait joué un temps, avant de faire passer ses études avant des amourettes d’été. Avant de se consacrer corps et âme à sa carrière, puis à son père. Elle avait abandonné l’amour, parce qu’elle avait vu la destruction de son père. Elle l’avait vécu. Cet homme avait perdu son âme sœur, l’amour de sa vie à cause de la lâcheté d’une personne. Il était détruit et le remettre sur pied avait pris trois longues années. Elle s’était usée, pensant à son père, oubliant ses amis, ses sorties. Et quand il s’était enfin remis sur pied, c’était-elle qui sombrait. Chacun son tour, ils s’étaient épaulés. Ils étaient d’un fusionnel parfois malsain, mais la famille était ce qu’il y avait de mieux pour supporter les blessures de l’âme. Car une famille ne se juge pas. Pas entre elle.

Mais désormais, Odette avait envie que cette famille s’agrandisse. Elle avait certes donné la vie à deux enfants, mais n’était-ce pas une erreur ? Un oubli, alors qu’elle avait fui Adrien, ne lui disant jamais ce qu’il souhaitait entendre. Elle avait été capable de le dire, une fois. Devant des lettres dorées et le marbre gris. Devant une tombe. Parce qu’elle n’avait pas compris. Parce qu’elle ne savait pas ce qu’était l’amour. Le vrai. Mais désormais, c’était une autre paire de manches. D2sormais, c’était elle qui courrait après celui qu’elle aimait. Cet homme envoutant, malgré toutes ses tares, ses défauts, ses mots blessants. Il lui avait montré, malgré lui, qu’il était autre chose que le soulard qu’elle avait connu des années avant cela. Elle s’était rendu compte que derrière le monstre se cachait l’homme. Et c’était de l’homme qui avait effleuré sa peau dont qu’elle était enivrée. Ensorcelée, un philtre d’amour n’aurait pas été aussi puissant pour qu’elle soit tant éprise. Certains médicomages diront que cet état d’amour intense est dû à la perte de l’enfant. Qu’elle s’accroche à une autre personne. Mais Odette le sait, elle se le crie. Même s’il n’y avait pas eu cet enfant, elle l’aurait aimé quand même. Au-delà des mots, au-delà des corps, elle sentait son cœur tambouriner dans sa poitrine quand elle ne voyait de loin. Ne pouvait s’empêcher de sourire quand elle le voyait avec une recrue pour lui expliquer comment tout fonctionnait ici. Elle aimait cet air autoritaire qu’il dégageait. Elle aimait tout chez lui. Et la plus grande des récompenses serait sans doute de pouvoir se tourner en pleine nuit et de tomber nez à nez avec son visage endormi. De comprendre qu’il était là et que c’était lui qui la protégeait. Elle savait Odette qu’elle était amoureuse, parce qu’elle avait tiré un trait sur la personne qui avait le plus tenu à elle. Avec des regrets, il va sans dire. Elle regretterait toute sa vie d’avoir abandonné Adrien. Et malgré tout le bien, tout le bonheur qu’elle pourrait avoir avec Skander. Jamais la blonde n’oublierait le né-moldu. Pour la simple et bonne raison qu’il était toujours un peu là, avec Orion et Antigone. Mais que peut-être un jour, elle aurait l’occasion de fonder une vraie famille. Qu’importe les tares, la malédiction que pourrait avoir un enfant d’elle et de lui.  Peu importe que ce fils ou cette fille soit un serviteur de la lune. Peu importe qu’elle y passe en le mettant au monde. Elle aurait été une mère aimante, qui aurait aimé son enfant malgré le mal qu’il aurait pu lui faire. Parce qu’elle est comme ça Odette. Elle aime, mais jamais à moitié, l’amour est inconditionnel. Et elle se donnerait tout entière pour protéger ceux qui lui sont chers. Pourtant, ici, elle n’arrivait pas à le faire changer d’avis, elle savait que si elle ne faisait rien, que si elle ne s’avouait pas, ils se quitteraient. D’un commun accord diront certains. Mais elle n’avait pas envie de le voir partir. L’amour égoïste. Elle le voulait pour elle. Seulement pour elle, pas qu’il soit aux bras d’une autre femme. Cette femme ne pouvait être qu’elle. Et pourtant, elle était trop brisée pour être certaine de pouvoir le suivre jusqu’au bout. Lui le combattant, le Leader, le loup. Elle n’était qu’un cygne à qui on a coupé les ailes. Brisée, fragile, toujours sous haute protection.

Pourtant, malgré tout ce qu’on lui avait toujours dit. Elle se livrait sur les pires états de sa vie. Oui, elle s’était mise en tête que mourir était la meilleure des solutions. Oui elle se l’était dit par quatre fois. Et elle en était toujours revenue. Mais n’était-ce pas pour une bonne raison finalement ? Peut-être que c’était désormais pour qu’ils se croissent sur un chemin commun. Qu’ils apprennent à avancer malgré les blessures, que désormais l’un et l’autre n’étaient plus seuls. Qu’ils étaient tous les deux. Ici. Ensemble. Pour un certain temps. Trop fleur bleue, elle voulait y croire pour très longtemps. Mais le monde change, les personnes également. Peut-être ne serait-ce qu’une passade. Mais pour l’instant, elle avait envie de croire à lui. À eux. Mais elle avait capté l’incompréhension dans son regard. Il devait bien se le demander, comment une femme comme elle avait-elle pu abandonner par quatre fois. Comment ? Eh bien, parce que sans espoir, on n’arrivait à rien. Elle ne voulait pas le forcer à rester. Car avouer ses problèmes ne signifiait pas que s’ouvrir à lui. Pour elle c’était bien plus que ça. Elle avait besoin de justifier le pourquoi leur histoire lui tenait à cœur. Cet homme, aussi monstrueux soit-il pour la population magique, était pour elle la plus belle des choses qui soit arrivé dans sa vie. C’était l’homme qui lui avait fait comprendre que le passé pouvait rester derrière soi. Qu’on pouvait avancer, apprendre de ses erreurs. Et finalement, leurs corps s’étaient entrelacés pour ne faire plus qu’un dans un moment qu’elle chérissait précieusement. C’était lui qu’elle voulait. Pas simplement pour un corps, pas pour un physique. Pour la personne entière et elle s’en rendait compte à chaque fois qu’il était dans les parages. Et puis, elle le dit enfin, après un mois et demi, presque deux à se poser la question. Est-ce qu’elle l’aimait. Oui. Elle l’aimait plus qu’elle-même. Et sa vie ne serait pas assez précieuse pour le sauver lui. Si elle pouvait faire bouclier à quelques sorts pour qu’il fuie, elle le ferait sans hésiter. Elle pourrait rester là, pour le protéger. Alors puis, elle lui dit qu’elle l’aimait. Parce que c’était la simple vérité. Effrayante et réjouissante vérité. Mais elle l’aimait plus que tout au monde et ne voulait pas s’en défaire, plus maintenant. Elle avait tenté d’apparaitre le plus détachée possible, mais un refus la briserait. Elle le sentait en son sein, elle dépendait de ce qui allait sortir de ses lèvres. La moindre pensée qu’il puisse se retourner et la laisser là, à ses sentiments en vrac dans son cœur et dans sa tête. Elle écopa d’une sueur froide qui lui parcourut l’échine de haut en bas. Comme si elle serait prête à l’oublier si facilement, alors que désormais, elle était ici avec lui. Non, Odette ne serait pas prête à partir loin de lui, parce qu’elle avait encore besoin de lui. Cette flamme qui la dévorait tout entière ne pouvait pas être tarie si facilement. Et pourtant, le temps passait. Malgré tout ce qu’elle avait pu lui dire. Il ne décrochait pas un mot. Elle avait peur, si peur d’entendre. « Pas moi. » Et de le voir partir. Elle avait si peur que cela arrive. Tellement qu’elle aurait pu sursauter quand il s’approchât d’elle.

Mais la douceur de ses gestes, cette main sur sa joue, une caresse. Elle semble pouvoir respirer de nouveau, alors que la rédemption de leurs vies passées semble venir. Ils sont malgré tout, cette lumière pour l’un et pour l’autre. Sans lui, elle n’est rien. Elle le sait désormais. Et elle regrette la perte de cet enfant. Mais sans ça, elle n’aurait jamais su qu’il tenait à elle. Elle n’aurait jamais su qu’il était désormais là, pour elle. Rien qu’à elle. Et l’espace se réduisant, elle enfouit sa main dans ses cheveux, l’autre entourant son épaule. La chaleur de ses lèvres contre les siennes dans un baiser tendre, doux, mais passionné. La tiédeur de leur corps n’étant plus un souvenir, mais une réalité. C’était à l’homme qu’elle aimait qu’elle parlait. C’est lui qu’elle embrassait répondant aux nombreuses pressions de leurs lèvres. Elle n’avait besoin que de lui, le sachant pertinemment. Elle n’était pas que dépendante à l’amour, c’était à lui qu’elle était dépendante. Comme une drogue. Elle savait ce qu’un loup pouvait faire, simple victime. Mais lui, jamais il ne lui ferait du mal. Elle le savait. Son cœur criait je t’aime à que pression, à chaque caresse. Elle transpirait l’amour qu’elle avait pour lui. Ne pouvant se soustraire à l’affection, ni à l’addiction de son parfum sur elle. Le tenir contre elle, encore une fois, était si salvateur que personne, hormis lui, ne pouvait comprendre cette sensation divine. Personne. Non. Mais si l’air lui manquait presque quand il retira ses lèvres des siennes, elle s’en fichait. Elle avait compris, il n’y avait pas besoin de mot. Elle savait. Qu’il était à elle. Et qu’il sache qu’elle était à lui. Elle lui appartenait. « Je sais. » C’est tout ce qu’il pouvait dire, elle n’avait déjà entendu. Mais elle n’eut un petit rire joyeux. Elle était joyeuse, au comble du bonheur de savoir tout cela partagé. Même si la formalité n’était pas obligatoire entre eux. Elle aimerait qu’on la reconnaissance comme telle. Comme la fille qui avait su capter son cœur, qui avait trouvé l’homme sous la bête. Et pourtant, elle n’ajouta rien de plus qu’elle était déjà encore contre lui, si près, dans une suite logique à l’aveu. Leurs lèvres ne se cachant plus, se cherchant dans une douceur passionnée qu’elle aimait chez lui. Il cachait tout, mais ne faisait rien à moitié. Il était entier. Malgré tout, malgré ce qu’il pouvait dire, elle tombait avec délicatesse contre lui. Un baiser le sourire aux lèvres, l’un des meilleurs de sa vie. Mais elle ne voulait pas que ça s’arrête. Elle ne voulait que rien de tout cela s’arrête. Parce qu’elle y prenait goût, autant qu’elle se perdait dans ses yeux, ses mains dans ses boucles brunes. Odette savait qu’elle se découvrait à lui, qu’elle irait face à ce qu’elle craignait le plus pour lui plaire. Qu’elle ne serait pas avare d’efforts, qu’elle serait là pour le soutenir. Pour l’Ordre, pour la vie de tous les jours, elle se teindrait à ses côtés désormais. Qu’importe les racontars ou les « on-dit » ? Elle se fichait de ça. Elle pouvait finir sa vie avec ce loup-garou, que rien ne la dérangerait. Elle était bien plus envie à ses côtés qu’à travers la morosité de sa vie passée. Elle ressentait, vivait et respirait avec bien plus de conviction. Elle vivait et les gens auraient dû en être heureux. De savoir qu’une amie, qu’une cousine soi vivante grâce à la présence d’un homme dans sa vie et quel homme. Mais la vie possède des retours de bâtons qu’on n’attend pas forcément, qui font mal là où ils passent, mais une épreuve se surmonte à deux. Toujours à deux désormais.

Sans qu’elle ne sache ce qui se passe, la magie était rompue. Un battement de cil, tout était loin, très loin. Lui le premier. À un pas en face d’elle. Odette se rend enfin compte de l’endroit, de l’heure et de ce qui leur tombe dessus. Et il n’y a pas de mots pour décrire le vide qu’elle ressent. Elle a perdu la chaleur de la main du Lupin dans son dos, celle sur sa joue. Mais elle a encore son goût sur ses lèvres. Il est encore là malgré tout. Mais il est loin, si loin. Alors qu’elle est comme pétrifiée, elle se rend compte de ce qui arrive. Ce père qui déteste les imprévus. Celui qui la protège, ce papa qui se rend compte de ses fréquentations. Parce qu’il sait, il sait qu’Odette va souffrir, d’une peur viscérale qui lui est camouflée par l’amour. Mais elle a toujours été terrorisée par les loups depuis son agression, comment peut-elle le choisir lui. La blonde voit un, lui le second coup qui achève le brun. Elle le voit vaciller. Au sol par la suite. Elle tremble de rage, une rage qui semble être la même dans le regard de ce père qu’elle croise brièvement, alors que Robb n’a pas fini de vouloir faire pleuvoir des coups. « Putain je le savais ! » Voilà tout ce qu’il venait de dire. Oui, il savait et qu’est-ce que ça pouvait bien lui faire de la voir dans les bras d’une personne. D’une personne qu’elle aime. Se fiche-t-il de ce qu’elle ressent ? Et à son âge peut-être être libre de ses sentiments, de ses relations sans qu’il vienne s’en mêler. Cette petite fille qu’il avait vue souffrir tant de fois, Robb s’était mis bielle en tête de la protéger de ce qui était néfaste. Et son fils spirituel, le gamin comme il dit si bien, n’était pas une bonne chose. Il était ce qu’elle craignait le plus au monde. Et la colère de la voir plonger, tête baissée dans cet idéal qu’elle se faisait. Il savait, il les connaissait trop bien tous les deux. Robb savait ce que ça signifiait l’amour, il l’avait connu, puis perdu. Il savait et depuis, les sentiments étaient néfastes pour cet homme. Robb n’en avait jamais assez de souffrir, il se souvenait de Clarissa comme si c’était hier. Et épargner Odette de la douleur quand elle comprendrait. Il tient le jeune homme par le col, se retournant, en furie vers sa fille. « C’est lui que tu protèges ? C’est lui c’est ça. » Elle est muette la blonde, attendant son heure pour frapper à son tour. Elle sait ce qu’elle va entendre. Elle ne veut pas que le loup qui saigne soit au courant de cette façon. Elle sait. Mais elle ne peut pas aller contre son propre père, elle n’a pas la force pour l’instant, mais un déclic. Robb resserre le col de Skander, alors elle se tient comme un zombie contre un mur de pierre. « Tu te souviens non ? Oui tu t’en souviens que c’est un loup qui t’a rendue folle, muette ? Tu t’en souviens. REGARDE-MOI QUAND JE TE PARLE ! » La blonde relève le regard vers son père. Elle n’avait dieu que pour cet homme qu’elle aimait au sol, prit entre deux feux. Elle l’aimait d’une passion dévorante et elle se fichait du loup. « Et c’est de lui ? Tu sais ce qu’il est Odette ? » Elle acquiesce d’un geste de la tête. Elle sait, elle ne le sait que trop bien. Un autre direct du droit part dans le visage du Lupin. Encore un. Elle est en rage à l’intérieur. Mais gelée par ce qu’elle entend. Oui, c’est bien à un loup qu’elle doit sa folie.

Mais lui, ce n’est pas n’importe qui. C’est un loup qu’elle tenterait d’apprivoiser. Elle tenterait de garder avec elle. Sans lutter contre sa nature, elle ferait attention. Elle savait, trop bien oui elle savait. Jusqu’à ce que Robb prononce sa dernière phrase. Avant qu’elle n’explose. « Et tu attends quoi que ce soit lui qui t’achève comme tes amis ? » Il tente de la mettre en garde. Mais, alors qu’ils sont plus au sol que debout, c’est Odette qui se décolle du mur. Les yeux criant son désaccord. Robb connaissait ça, elle le tenait de Clarissa, cette nervosité, cette faculté de garder la colère ancrée en soi, jusqu’à ce qu’on explose. Mais le coup de pied dans l’épaule de son père le faisant lâcher prise du Lupin parti. Violent, méchant. Elle était méchante, parce qu’elle ne voulait pas que Skander sache. Parce qu’elle ne voulait pas qu’il sache ça comme ça. Parce que les belles choses, les mauvaises choses, tout ça se partageraient entre eux. Mais elle n’en avait pas fini, enjambant le Lupin pour se retrouver au-dessus de son père. La folie. Oui la folie, c’est ce qu’il avait dit. Mais elle n’était pas folle. Un second coup de pied dans les côtés de son géniteur. Odette pouvait l’aimer de toute son âme. Il avait dépassé les bornes. Il avait dépassé tout ce qu’elle avait mis entre eux. Et c’est elle qui le prit par le col. Lui trop choqué pour répondre. « Tu crois que j’ai encore dix ans, papa. » Dit-elle en accentuant méchamment le dernier mot. Elle était méchante, la pire des pourritures. La pire. Elle n’avait pas envie d’en parler. Pas ici. Pourtant, elle lâche, comme une bombe, malgré l’amour. Encore un coup, encore un. « Parce que tu crois que c’est lui qui va me bouffer comme on a bouffé Éric, Marie-Lou et les autres. » Sa main se stop alors qu’elle allait lui mettre ce direct du droit aussi. Tel père, telle fille. Elle siffle entre ses dents, tout est bien audible. « Skander n’a eu de cesse de me protéger, il a du sang sur les mains, c’est un nuisible, mais il me protège, il ne me couve pas ! Maman aurait honte de toi. » Le mot de trop. Le ‘maman’ qui ne sortait plus de la bouche d’Odette depuis des années. Il n’y avait que Robb qui parlait d’elle, parce qu’il en avait besoin. Mais la blonde le lâcha cette fois. Elle avait semé ce qu’elle avait voulu, qu’il se rende compte que depuis la mort de Clarissa, elle était étouffée d’une présence, qu’elle n’était plus une enfant, que c’était bon. Il pouvait la laisser voler, même sans ailes, elle se relèverait encore, parce qu’elle avait hérité ça de ses deux parents. Mais c’est choqué, que le père fit face à la fille. La gifle qu’elle se prit, elle ma méritait. Elle le savait, mais ce n’était rien comparer à ce qu’elle avait dit. Ce père qui n’avait jamais levé la main sur elle. Non jamais, venait de la gifler. Parce qu’elle était allée trop loin. « Je n’approuverais jamais. » Dit-il en se détournant d’eux. Qu’elle répondit sèchement alors qu’il s’éloignait. « Je m’en fou. » La cassure entre le père et la fille. La cassure entre eux. Elle s’en fichait. La tornade passée, elle se retourna enfin sur lui. Un regard colérique, passant à l’inquiétude.

À genoux, elle se penche vers lui. Examinant son visage sous toutes les coutures. Il n’y était pas allé de main morte le vieux Robb. Mais elle était plus inquiète pour lui, que pour sa joue qui prenait une teinte rouge. Elle se fichait bien de ce que son père venait de lui faire. Il y avait lui avant elle. « Ça va ? » demande-t-elle en sachant que ça ne va pas. Il doit souffrir, un nez cassé n fait jamais trop de bien… Mais la question est rhétorique. La question, elle s’en fiche, sortant sa baguette, un sort de guérison et un crac sonore épouvantable. Odette cherche ses yeux, elle cherche à retrouver ce qu’elle a perdu. Que Robb ne sache pas de qui elle fréquentait, ça lui passait par-dessus la tête. Il n’y avait que lui. Posant une main dans son dos, l’autre cherchant la main du Lupin. Elle savait qu’il était sonné, mais elle savait qu’un jour elle devrait se justifier… Cette agression, ce sang, ce loup. Elle savait que ça devrait sortir un jour. Mais elle n’en a pas envie maintenant. Qu’importe que son sang encore frais colle sur son visage. Elle l’embrasse sur le front. Soulagée qu’il soit là. En vie, avec elle.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 24 Mai - 12:32

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Être en vie, se sentir vivant, il n'y avait que sa présence qui avait réussi à réveiller cela. Elle, Odette Moody, la fille dont il n'avait pas voulu entendre parlé pendant des années, la trouvant trop pète-sec et trop arrogante. Il avait refusé d'entendre parler d'elle, n'écoutant même pas Robb qui parfois parlait de sa fille, de temps à autre. Il préférait faire la sourde oreille et ne rien savoir d'elle, parce qu'à une époque, elle n'avait aucun intérêt. Elle n'avait jamais eu aucun intérêt, alors pourquoi avait-il décidé d'aller vers elle à Ste Mangouste, alors qu'elle n'avait jamais eut aucun intérêt. Il ne saurait l'expliquer, mais elle avait été le seul visage familier, le seul à qui il avait eu envie d'aller parler, peut être parce qu'elle aurait pu faire le lien avec Robb, car Skander avait espéré être toujours en contact avec le père de la jeune femme, son mentor, celui qui lui avait tant appris. Puis, il ne su dire à quel moment elle avait commencé à compter, à quel moment elle avait commencé à devenir importante. Peut être quand il avait compris que cette sorcière était comme les  autres, humaines, avec ses failles. Il avait commencé à la voir différemment quand elle avait fait un pas vers lui, acceptant de l'aider à retrouver ses souvenirs, amenant avec elle ce qui allait provoquer l'implication de son père et de la jeune femme dans les histoire de l'Ordre du Phénix. Il y songeait désormais, à ce qui avait pu se passer. La tentative de suicide expliquait son teint pâle, maintenant tout était cohérent et logique. Il comprenait l'idée même du suicide, celle de ne plus supporter la vie, de ne plus se supporter soi-même. Il était déjà passé par ce stade, plus d'une fois, sans jamais être capable de se débarrasser de la vie. Il jouait pourtant avec celle-ci, espérant parfois qu'on finirait par le lui ôter. A la mort de Ciena, il avait agit stupidement en tant qu'auror, il avait repoussé ses propres limites, découvrant ses capacités, il avait été blessé sa oui mais sans jamais en perdre la vie. Quand le loup avait attaqué la maison Lupin, tué son père, il avait voulu donner du temps à son frère, ce monstre aurait pu le tuer il s'en serait fichu. Mais à la place, il avait été lui même transformé en monstre. A la suite de cela, il n'avait jamais eu le courage d'en finir avec sa vie, ce n'était pas l'envie qui avait manqué, mais l'esprit embrumé par les effluves d'alcool était incapable de lutter contre l'instinct de conservation de la bête.  Dernièrement, il avait voulu laisser la vie lui glisser entre les doigts, cesser de se sentir en vie, lutter contre cette humanité qui réveillait ses sentiments. Lutter contre ce sentiment qu'il était persuadé de ne pouvoir jamais vivre pleinement. Les missions sans plan de secours, seul, suicides parfois - ça lui avait attiré des ennuis. Mais il avait cessé, quand dans sa dernière mission, il était tombé sur elle, se souvenant ce que c'était d'être envie, et que cette sensation n'avait pas de prix. Qu'il fallait la vivre et la savourer, chaque seconde, comme si demain pouvait être le dernier jour.

La réaction de son père était tellement prévisible, c’était ce qu’il avait craint à l’instant où il s’était retrouvé en sa présence l’autrefois. Il avait essayé de ne pas avoir à expliquer sa présence à la suite d’Odette durant cette attaque de mangemort, même s’il aurait suffi d’expliquer qu’il l’avait sauvé d’une attaque, il aurait très bien pu passer sous silence tout le reste, leur rencontre, leur baiser, tout. Skander était habile dans l’art du mensonge, l’avait réussi à préserver une « double identité » jusqu’au bal, et il était certain qu’il aurait été capable de continuer après cela, s’il n’avait pas fini à Ste Mangouste Sa perte de mémoire avait sonné le glas de son ancienne vie, tout comme la blessure aurait pu sonner un glas définitif à celle-ci. La perte de mémoire l’avait sauvé, car aucun véritaserum n’avait mis en danger l’Ordre, ou qui que ce soit. Car il s’était toujours moqué d’y passer, ce qui comptait c’était les idées, et les autres. Sa perte de mémoire avait fait croisé sa route et celle d’Odette, maintenant il semblait incapable de s’en défaire, quoi qu’en dise Robb il en était incapable. Il avait tenté de ne rien laisser transparaitre durant le sauvetage, alors qu’il ne mourrait que d’une chose, être près d’elle, et s’assurer qu’elle n’aurait rien. Skander était un type assez compliqué, il n’était pas du genre à s’attacher facilement aux gens, se cachant sans cesse dans une forteresse de solitude, repoussant les gens avec sarcasme et arrogance, mais parfois certaines personnes avaient l’occasion de voir au-delà de tout cela, une autre personne. Cette personne avait la capacité de s’attacher, et peut être même d’aimer. Ce n’était pas peut être, c’était certain. S’il était capable d’aller au-delà de ses limites, alors il dévoilait la facette protectrice de sa personnalité, celle qui n’hésitait pas à commettre l’extrême pour protéger les siens. Protecteur, quel qu’en soit le prix, il était extrême parfois, mais ne regrettait jamais ce qu’il pouvait faire pour quelqu’un. Il ne regrettait pas d’avoir torturée la petite sorcière dont était épris son frère, il n’avait pas à regretter, pour lui, elle était purement et simplement une menace, il n’avait pas à regretter cela. Il n’avait pas regretté le sort du mangemort qui s’en était pris à Odette cette fois-là, jamais il ne regretterait. Bien sûr, il aurait juste pu le stopper. Il aurait juste pu le neutraliser, mais il y avait toujours cette colère et cette fureur qui faisait partie de lui. Le Loup Garou impulsait ses actions, perfusait de violence son quotidien. Avant d’être mordu, il était impulsif, extrême, mais rarement violent et jusqu’au boutiste. Il comprenait ce besoin de protéger les gens que l’on aime. Robb Moody savait presque tout de lui, et il savait bien que Skander ne serait jamais le genre de type que l’on voulait dans la vie de sa fille, que soit pour une nuit ou pour plus. Il n’avait jamais été exemplaire. Pire, il savait qu’il était un monstre.

Quand on a des enfants, ça doit être encore pire. Quand on ressent le besoin de devoir protéger sa vie, et ses choix, c’est encore pire. Il n’avait pas d’enfant, mais avait l’impression que ce sentiment ne lui était pas étranger, depuis que Cora lui avait demandé de veiller sur Gabrielle, il sentait que le moindre danger la concernant pouvait le mettre hors de lui. Il comprenait ce sentiment, celui d’être sur la ligne, celui d’être capable de perdre le contrôle à chaque instant. Il comprenait la fureur, la violence. Mais sonné pour pouvoir réagir, il se laissa attraper par le col. Il n’était pas du genre à se laisser faire, mais frappez Robb n’était pas une option, sauf s’il voulait rendre la chose encore plus complexe. Il usa de raison pour une fois, alors que son corps lui criait de se battre, que la bête hurlait.« C’est lui que tu protèges ? C’est lui c’est ça. »  Il détestait le goût du sang dans sa bouche, il détestait le sang. Ce goût était familier, faisait ressurgir des mauvais souvenirs. Combien de fois c’était-il réveillé un lendemain de pleine lune avec ce goût dans sa bouche, celui d’animaux, mais cela restait du sang. Il détestait le sang, il se fichait de saigner, d’être blessé, la douleur n’était physique mais il détestait ce goût, il faisait ressurgir la peur de blesser mortellement quelqu’un, pire encore de le transformer. Il avait laissé la bête se manifester une fois, au bal, il avait mordu cette mangemorte, de rage. Il se disait que quelque part une demi-lycan devait lui en vouloir, ne se doutant pas une seconde qu’il avait mordu son égal dans la monstruosité, et qu’elle avait simplement souffert, rien de plus. Lui, le monstre. Et Odette le protégeait lui, le monstre, quelle ironie. « Tu te souviens non ? Oui tu t’en souviens que c’est un loup qui t’a rendue folle, muette ? Tu t’en souviens. REGARDE-MOI QUAND JE TE PARLE ! » Sa vision floue, due au choc, et à la douleur lancinante qui parcourait son visage. Le nez cassé était de toutes les douleurs « superficielles » la pire selon Skander. Il peinait à se focaliser sur la conversation pourtant il réussit à capter quelques mots. Un loup l’avait rendu folle ? Peut-être était-ce ce qu’elle avait évoqué durant cette entrevue qui lui avait brisé le cœur. « On a bouffé mes amis », s’il se souvenait de ses propos avec exactitude. Un Loup garou avant donc fait ça ? Et elle voulait rester à ces côtés, cela semblait soudainement stupide et suicidaire.  Skander reprend doucement ses esprits, croisant le regard d’Odette, il ne demande rien. Il entend juste la colère de Robb monter à chacune de ses phrases. « Et c’est de lui ? Tu sais ce qu’il est Odette ? » De lui, bien sûr, il était au courant. Il savait pour ce qui s’était passé, pour ce qu’avait fait la sorcière, pour l’enfant. Quelle déception pour lui, Skander ne pouvait qu’imaginer la déception de son mentor. Skander savait qu’il avait franchi la ligne. Skander aperçu alors Odette tandis qu’il reprenait ses esprits, il l’a vu hocher la tête, et à cet instant, un autre coup s’abattit sur lui. En pleine mâchoire, il en avait presque oublié les entrainements des aurors, car au-delà des sortilèges chacun d’entre eux était capable de se débrouiller sans. Mais il refusait de répondre. « Et tu attends quoi que ce soit lui qui t’achève comme tes amis ? » Ca il ne le ferait jamais. Enfin, c’était ce qu’il craignait.

Il craignait de la blesser, de lui faire du mal, de la tuer à cause de ce qu’il était. Cette peur ne le quitterait jamais, il le savait bien. Mais la peur n’avait d’égal que ce besoin de la protéger, d’être à ses côtés. Il avait manqué de la perdre une fois, ce n’était pas à cause de la bête, c’était la faute de ce putain de monde. Pouvait-il prendre le risque de la blesser pour ne pas la perdre ? Etait-il encore question de raison, et de raisonnement quand on réalise que ce sont les sentiments qui sont au pouvoir. Il avait l’impression que les sentiments étaient la seule chose capable d’aller contre la bête. C’était la première fois qu’il avait des sentiments capables de contre balance l’angoisse, la violence et la fureur. Mais il avait déjà expérimenté la colère qui découlait de ces sentiments, et il était encore moins capable de la contrôler. Si elle n’avait pas été là, il aurait été cherché le second homme, lui faisant subir le même sort que son ami. Elle avait du caractère, mais elle avait besoin d’être protéger, enfin… Elle se débrouilla très bien seule à cet instant. Skander fut même surpris de la voir frapper son propre père à l’épaule. Skander s’était déjà battu avec son père mais leur relation était toute autre conflictuelle depuis la mort de sa mère, dont l’inimitié grandissait à chaque verre d’alcool que son paternel ingurgitait. C’est alors que Moody – le père – le lâcha enfin , lui permettant de respirer dignement, ou presque. Il sentait son visage en sang, mais il reprenait doucement ses esprits, assez pour voir qu’Odette n’en avait pas fini. Cette fois-ci, c’est elle qui attrape son père par le col,  « Tu crois que j’ai encore dix ans, papa. »  Elle était en colère, Skander le savait. « Parce que tu crois que c’est lui qui va me bouffer comme on a bouffé Éric, Marie-Lou et les autres. » Alors, il avait bien fait le lien. Ce qu’elle lui avait crié sous le coup de la colère, ce qu’avait dit son père, tout était bel et bien lié. Un monstre de son espèce avait brisé Odette une fois, lui avait pris ce qui lui avait été cher. Et elle, elle restait près de lui. Ca n’avait pas de sens, ce n’était pas logique. Mais il réalisait que l’amour n’était en rien logique. Car c’était bien d’amour dont nous parlions, elle venait de lui avouer qu’elle l’aimait, alors qu’il n’avait rien répondu. Comme toujours, ce n’était pas de la fierté juste cette incapacité à dire ce qu’il ressentait qui le poursuivait depuis des années déjà. Noyau du caractère de la famille Lupin, aucun des hommes de cette maison n’était claire sur ses sentiements. « Skander n’a eu de cesse de me protéger, il a du sang sur les mains, c’est un nuisible, mais il me protège, il ne me couve pas ! Maman aurait honte de toi. » Il retint plusieurs choses de ces mots. Nuisible d’abord. Il n’avait pas à lui en tenir rigueur, parce que c’était la stricte vérité. Il était un nuisible, les mangemorts chassaient les gens de son espèce, parce qu’ils étaient considéré comme monstrueux, et dangereux, pourtant le paradoxe c’était que plusieurs de ces montres constituaient leur rang. Il pensait notamment à la cinglée Greyback qu’était Cassiopeia. Elle était archétype même du monstre, et maintenant qu’il réalisait qu’elle avait causé sa chute en prenant la vie de Ciena, nulle ne doute que leur prochaine rencontre serait terrible. Il était un monstre, mais réalisait qu’il y avait pire que lui : ceux qui prenaient plaisir à l’être. Mais les mots d’Odette n’étaient pas dur, il la protégeait, et ça serait la première chose qu’il ferait. Il avait déjà tué pour elle, et il recommencerait, n’hésitant pas à se couvrir de sang et de honte s’il le fallait pour la protéger. Il était au sol, encore sonné, mais bien conscient, observant le drame familial qui se jouait, à cause de lui. Il la gifle, et laisse échapper quelques mots, durs : « Je n’approuverais jamais. » Alors il leur tourne le dos, Skander lui détourne le regard, incertain de vouloir le croiser. A la fois coupable et en colère. Coupable de cette dispute, en colère car il a levé la main sur sa fille. Celle-ci répond alors, sèchement, « Je m’en fou. » Ce n’était pas vrai, on ne se fou jamais vraiment de l’avis d’un membre de sa famille. Elle disait ça maintenant, mais tôt ou tard, ça lui pèserait.

Il est inquiet de son état. Une dispute, une gifle. Quel que soit la force d’esprit de la personne, cela marque toujours. En mal généralement. Il est inquiet jusqu’à ce qu’elle se tourne vers lui, il voit alors al colère se muer en inquiétude. Pour lui. Si elle s’inquiétait pour lui, elle n’avait pas fini de se faire de mouron, Skander était abonné à l’infirmerie depuis sa jeunesse et il n’avait pas réussi à s’en défaire à l’âge adulte. Il avait toujours eu besoin de la douleur physique et de l’adrénaline du combat pour inhiber le monstre, les sentiments, pour empêcher la bête de prendre le dessus. Se blesser pour l’affaiblir, cela fonctionnait ainsi depuis presque huit ans. Elle l’examina alors, demandant,  « Ça va ? » Il n’irait pas jusqu’à dire qu’il se portait comme un charme, mais il avait connu bien pire. Mais il n’eut pas le temps de répondre que déjà elle sortait sa baguette, quand un Crac sonore lui signifia avec la douleur qui l’accompagnait que son nez cassé n’était plus qu’un mauvais souvenir. Malgré l’habitude des sortilèges de soin, il n’arriverait jamais à s’habituer à la douleur de la réparation d’un os.  Il n’avait rien que deux médicomages dans sa vie, c’était peut être suffisant pour le maintenir en vie. Une fois la douleur passé, il rouvre les yeux, croisant ce regard azure. Se souvenant alors de la raison de sa présence, de la nécessité d’affronter Robb. Elle.  Sa main rencontra la sienne. Qu’importe la douleur, sa présence réussissait à exorciser les démons. Ils avaient chacun leur démons, chacun leur secret. Ce loup qui avait tué ses amis en était un. Mais ça serait à elle de choisir d’en parler. Il n’aimait pas être brusqué sur ses secrets et ses démons, alors il n’irait jamais forcer qui que ce soit à en parler. Tout ce dont il voulait être certain, c’était qu’elle aille bien. Elle embrassa alors son front, apaisante. « J’ai connu bien pire. » Laisse-t-il échapper à voix basse, un sourire en coin. Il avait enlevé le « Rassure-toi, j’ai connu bien pire », car il n’était pas certain que c’était le genre de phrase qu’elle avait envie d’entendre. Pourtant, c’était vrai. Quand il revenait des nuits de pleine Lune, il était des fois bien plus amoché, quand elle l’avait trouvé la nuit avait été calme et paisible, parfois, c’était un véritable carnage.

Pire c’était son lot quotidien. Les missions et les risques qu’elles comportaient le forçaient souvent à revenir dans un état qui mettait Gabrielle hors d’elle. Jusqu’ici, il était téméraire, se fichant des conséquences, car il avait l’impression de n’avoir aucune attache, rien. Bien sûr il y avait les siens, mais il avait le sentiment que tôt ou tard ils sauraient parfaitement se débrouiller sans lui. Il n’avait pas le sentiment d’être indispensable, irremplaçable. Il n’avait pas cette prétention, il ne l’avait jamais eu. Peut-être lorsqu’il était un arrogant élève de serpentard, prétentieux et manipulateur, en grandissant, les choses finissent parfois par évoluer, dans le bon sens, parfois seulement. Il n’aurait jamais l’impression de ne pas être remplaçable, mais cela ne voulait pas dire qu’il voulait l’être. Quand il la regardait, il n’avait pas envie d’être ailleurs, ou de voir quelqu’un d’autre près d’elle. C’était donc ça l’amour, ce sentiment incroyable de ne vouloir être ailleurs si ce n’était avec elle. Il avait oublié ce sentiment et celle qui en avait été le premier témoin, il avait réussi à la laisser s’en aller. Il se confortait en se disant qu’elle lui avait dit de faire ce qu’il serait nécessaire pour survivre, il se souviendrait à jamais de ces mots. Odette était devenue nécessaire.  Importante, et nécessaire. Il leva les yeux vers elle, incapable de lâcher sa main. Elle venait de tourner le dos à son père, pour lui. « Rappelle-moi de ne jamais te mettre en colère. » Il ne put s’empêcher ce trait d’humour pour détendre cette atmosphère tendue. Il découvrait une nouvelle facette de sa personnalité. En fait, il l’avait découvert quelques années plus tôt quand ils s’étaient affrontés alors qu’il en était au début de ses problèmes. Il avait fait face à une jeune psychomage qui avait été capable de lire en lui, de voir ses problèmes. Elle avait été aussi forte qu’elle l’avait été à présent. La première fois c’était tourné contre lui, cette fois-ci c’était pour lui. Elle venait de tourner le dos à son père pour eux, il n’avait pas le droit de la décevoir. Plus maintenant. Il reprenait complètement ses esprits. Il réalisait qu’il serait incapable de regarder Robb Moody en face, et que le malaise allait s’en ressentir dans l’Ordre. Il le savait. Il se connaissait. Il savait qu’il cultivait malgré lui l’art de la rancune. Mais le prix de tout cela, c’était eux. Il se hasardait à penser à eux, ce mot qui était étrange, comme un monde inconnu. Etait-il capable d’aller dans ce sens, de laisser le eux devenir important ? Ou la peur de la perdre, de lui faire du mal finirait par reprendre le dessus ? Il préférait ne pas y penser, il n’avait pas le droit de faillir à cause de ce qu’elle venait de faire.

Il grimaça un instant, le nez réparé, laissait encore place à quelques douleurs dans la mâchoire. Il n’y avait pas été de main morte le père Moody, mais si Skander avait eu une fille et l’avait vu dans les bras d’un type peu fréquentable, il savait qu’il aurait réagi de la même façon peut être pire. Sans lâcher la main de la sorcière, il se releva. Masquant la peine qu’il avait à le faire. Il avait l’habitude de se battre, mais généralement il se débrouillait pour répliquer avec force et violence, ne supportant pas d’être au tapis, pas une seule fois. Il enchaînant les batailles dernièrement mais celle qui l’avait le plus marqué avait été l’affrontement avec Quinn, celui qui avait été son ami. Il ne s’était pas brisé le nez cette fois-ci, mais il avait brisé un souvenir, une amitié vieille de plus de vingt ans.Il lui restait d’autre ami, enterré l’amitié avec Quinn c’était laissé derrière lui la pire partie de lui-même, celui qui avait menti pour intégrer la main noire. C’était si difficile de laisser tant de chose derrière soi. Tant de changement, il semblait à peine capable de les appréhender. Pourtant, quand il croisa le regard d’Odette, tout paraissait plus clair. Il n’avait pas lâché sa main, se rapprochant d’elle, il demanda alors,   « Et toi, comment tu te sens ? » Il laissa sa main libre errer dans sa nuque, jusqu’à sa joue, avec douceur. Il n’y avait que son visage en sang, il n’avait pas envie de la tâcher une fois encore. Il voulait savoir. Comment elle allait, il avait besoin. Il caressait doucement sa joue encore rougi par la gifle. Comme si ses gestes pourraient apaiser la douleur. Il savait qu’il y avait cette douleur quelque part. Il caressait doucement sa joue encore rougi par la gifle. Comme si ses gestes pourraient apaiser la douleur. Il savait qu’il y avait cette douleur quelque part. il avait juste envie qu’elle aille bien. Il songea à eux, à leur dispute, à tout. Ils revenaient de loin, quelques minutes plus tôt, ils étaient au bord de la fracture, et maintenant il était incapable de se défaire d’elle. Pourtant, toujours incapable d’articuler trois pauvre mots. Les trois mots les plus difficiles de sa vie qui ne sortaient pas. Il avait oublié la rancœur, et l’incompréhension, ne laissant que les bonnes choses. L’excellent. Il déposa un baiser, étrangement tendre sur ses lèvres. Rien dans tout ceci ne lui ressemblait, absolument rien. Elle avait le pouvoir de mettre sa volonté à genoux, alors elle aurait peut être le pouvoir de le changer. L’instant était hors du temps. Tant qu’elle était là, il en était ainsi. Pourtant, le temps avait toujours été leur ennemi. Le temps, l’action, la vie. Le monde continuait de tourner. Il y avait ces obligations que l’on ne peut outrepasser. Il oubliait un instant qu’il était l’un des leaders de ce mouvement, il oubliait un instant que plus tard, Aries l’attendait déjà pour partir en mission. Il ne voulait pas y penser. Oubliant le temps qui passe. Il fallait être égoïste au moins une fois. Penser à eux.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mar 24 Mai - 18:29

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Tourner le dos était une fatalité dans la vie d’une personne. Souvent, on n’est jamais trop préparé à être seul face à diverses choses. En vérité. Odette ne s’était jamais vue sans son père et inversement pour Robb. La mort de Clarissa les avait rapprochés à un point non mesurable pour le commun des mortels. C’était des choses qu’on apprenait en perdant un être cher. Et pas autrement, les parents en fusion avec leurs enfants, il y en avait des tonnes, la blonde devait être la première à l’être avec Orion ou Antigone. Bien qu’elle est une préférence non négligeable pour son fils, pour une raison qui lui échappait. Mais elle était toujours là pour eux, se négligeant parfois elle-même. Les nuits sans sommeil à les bercer, un dans chaque bras, la Moody avait vécu et dans le fond si elle voulait que les autres connussent cet instinct maternel ou paternel, elle ne leur souhaiterait jamais de dépendre des enfants que l’on a. Prisonnière de sa vie pour la sacrifier à ces petites têtes blondes qu’elle avait mises au monde. Mais elle n’arrivait pas à pardonner l’attitude de Robb. Simplement, parce que contrairement à une adolescente, Odette était adulte, majeure, mère et donc indépendante de surcroit. Il n’avait pas la possibilité de contrôler sa vie aujourd’hui. Pour la simple et bonne raison qu’elle n’était plus l’enfant, ni la femme blessée. Si Robb n’arrivait pas à s’en rendre compte, c’était simplement par cet instinct de protection paternel. Il savait les vices de son fils spirituel, il savait ses défauts et sa nature violente à cause de la lune. Odette, elle, n’en avait qu’une maigre idée. Mais d’avoir été la victime d’un loup, garou ou non, vous permettez d’envisager ce qu’était un loup en furie. Même si ce n’était pas par bride qu’elle se souvenait, elle voulait oublier totalement le mal et les blessures qu’elle avait pu avoir. Des cicatrices, elle en avait. Une sure la cheville, un traversant son torse pour s’achever sous la poitrine. Puis il y avait les cicatrices qu’elle s’était elle-même infligées, trait blanc de désespoirs, ses avant-bras en étaient couverts. Le suicide comme solution, aujourd’hui elle se rendait compte à quel point elle avait été stupide de vouloir attenter sa vie alors qu’il y avait encore des choses à vivre. Tant de choses merveilleuses. Se lever le matin et voir Antigone debout dans son berceau à voir sa mère émergée étaient un cadeau merveilleux. Bientôt ça serait les mots, et la Moody ne pourrait jamais plus empêcher sa fille de parler comme une pipelette qu’elle serait. Déjà de simple gazouillement avec des peluches, s’était comme si Antigone devait se lancer dans une conquête du monde et qu’elle parlait politique. Ce qui fit sourire la mère malgré la situation complexe devant elle. Au-delà de ça, elle se demandait comment elle allait faire pour garder ses deux têtes blondes dans le droit chemin jusqu’à leur dix-sept ans. Peut-être seraient-ils cracmols après tout. Mais ça serait une autre histoire qu’elle ne voulait pas connaître tout de suite, elle le serait dans cinq ou six ans si les jumeaux étaient dotés de magie. Avant cela, c’était une sorte de cadeau mystère.

Mais malgré tout ce qu’elle pouvait penser. Elle dirigeait quelques pensées vers Alaric. Alors, c’était comme ça que ça devait se passer ? Jamais il ne les verrait grandir ? Parce qu’elle s’était enfuie avec eux et que finalement, le Peakes ne serait qu’un nom sur un papier. Peut-être qu’avec la politique, l’acte de naissance serait caduc… Elle l’espérait dans le fond. Mettre le nom d’Adrien serait une fierté désormais. Même si ça changeait leur nom, ils pourraient prendre le matronyme de Moody. Ça serait préférable que le nom irlandais imprononçable de leurs pères. Elle est là encore à se demander ce que serait la vie de ses enfants, alors que le temps est à elle, à lui à eux. Désormais n’ont-ils pas battu durant un certain temps le plus gros obstacle, le reste pourrait en découler tout seul, c’était une chose qu’elle voulait écrire pas prévoir. Elle s’inquiète pourtant sur le sang encore frais sur le visage de lycan. Un vrai celui-ci. Bien que la médicomage s’intriguait, de voir cette morsure qui ne pourrait jamais partir sur sa peau mate. Elle se retenait de le demander, elle pourrait la voir bien assez tôt. Après tout, vu, comment c’était, parti, ils auraient bien quelques autres coucheries de prévues n’est-ce pas ? Elle s’abaisse pourtant à son niveau, préférant guérir et poser des questions de convenance que de s’inquiéter à en pleurer. Ce n’est qu’un nez cassé après tout, combien de fois en a-t-elle soigné en urgence dans les débuts de sa carrière ? Des tonnes sans aucun doute, mais c’était ça les débuts d’une carrière, le travail ingrat que les autres ne veulent pas faire. Il avait dû surement en faire les frais au bureau des Auror. Et sans doute avait-il eu de la chance d’avoir eu Robb comme Mentor, mais aujourd’hui, el mentor comme le père semblait bien loin d’eux. Distant, froid et rancunier. Ce n’était pas un secret comme personne. Robb Moody n’aimait pas qu’on aille dans un sens contraire au sien, comme tout bon père de famille et comme tout leader qui s’ignore. Elle le savait Odette, elle l’avait pratiqué le garçon. Mis ce n’était pas une raison pour s’en prendre à une personne qui lui était chère. Autant, il pouvait être un grand-père gâteau formidable, autant il pouvait être le pire père de l’univers. C’était certain. Quand il ne s’agit pas d’éducation propre, on est plus laxiste, moins exigeant. C’est comme ça, elle serait surement une grand-mère dans ce style-là. Mais elle s’enlève bien vite cette idée de la tête. Ses pauvres petits bébés, qu’ils ne grandissent pas trop vite nom d’une pipe. Mais elle a un petit sourire en coin, alors que le Lupin ferme les yeux suite au craquement d’os. Comment pouvait-il encore craindre ce genre de douleur béguine alors qu’il semblait toujours revenir en sang de ses missions selon ce que disait certains de ses petits oiseaux de nuits. Oui, Jules était toujours au courant de tout… Alors bon, elle se tenait au courant Odette, surtout si ça concernait Skander. Pourtant, elle ne peut se retenir d’être plutôt tendre dans ses gestes, malgré le reste de colère qui l’habite. Un baiser pour ne pas se tacher de sang malgré tout. Mais dans le fond, elle s’en fiche. « J’ai connu bien pire. » Elle a un petit rire silencieux. Elle s’en doutait. Mais bon, ce n’était pas le moment de faire l’étalage de leurs blessures de guerre.

Gardant une main douce sur la sienne, elle sait que la douleur ne peut pas être guérie de suite, mais elle tente de rester là pour être une sorte de soutien mental. Se perdant une nouvelle fois dans ses yeux. Ce qu’elle avait détesté son regard satisfait lors de leurs disputes. Ce qu’elle les avait détestés et pourtant, aujourd’hui, elle pourrait se perdre des heures à les contempler malgré elle. L’amour était peut-être le liant de ce magnétisme visuel, corporel également. Elle voulait se prononcer, mais pour elle, c’était certain, c’est parce qu’elle l’aimait qu’elle était là et que braver mer et tempête ne la gênait pas. Elle avait su être forte un jour. Des fois ça ressortait comme aujourd’hui. Des fois, il pourrait la retrouver comme la pire des femmes dépressives. Elle était assez lunatique sans le vouloir vraiment. Deux faces d’une même pièce qui se retournent parfois dans les situations les plus improbables. Mais être imprévisible a du bon par moment, ça sort d’une routine, ça sort de l’ennui. Les idées de folies, les livres, les potions les grimoires, sur un simple coup de folie, elle pouvait se mettre à la fabrication, comme d’un simple coup elle pouvait avoir envie de jouer de la harpe ou du piano. C’était ça vivre à l’impulsivité et c’était comme ça depuis l’agression. Elle était restée un an repliée sur elle-même refusant de parler. Oubliant parfois comment on faisait pour décrocher un mot. Oubliant certains mots. Elle était têtue, mais une fois accrochée à son mutisme, il fallait s’armer de patience et de courage pour l’en décrocher. Et finalement, le rentre-dedans du Lupin n’était pas forcément le plus mal. La provoquer, faire ressortir la face impulsive et bagarreuse, cette face entêtée et bornée. C’était ce qu’il y avait de mieux à faire. Si l’un faisait ressortir l’impulsivité de l’autre. L’autre faisait ressortir l’humanité et la douceur de l’un. C’était ça la beauté de leur « nous ». Complémentaire jusqu’au bout des ongles, mais différent à la fois. Si elle lui ressemblait, elle serait entrée dans le combat depuis des années déjà. Mais elle pensait à toute autre chose et c’était ça la beauté. Elle avait pensé à sa petite vie avant, il avait pensé aux autres. Alors désormais qu’il pense à sa petite vie, elle penserait pour les autres. Elle aurait bien l’épaule assez forte pour tenir son inquiétude, pour l’aider à supporter quelques moments pénibles, parce qu’elle l’aimait et qu’on devait recevoir comme donner dans un couple. Parce que c’était la définition même d’un tout. Le donnant donnant. Elle n’avait plus besoin de supporter tout toute seule, mais lui non plus n’en avait plus besoin. Même s’il était aussi renfermé qu’une huitre – et elle commençait à s’en rendre compte – Odette aurait sans doute la chance d’en savoir plus que personne sur cette personne, car a deux, ils représentaient un tout que personne ne pouvait soupçonner. Et si les hauts et les bas arrivaient, elle serait sans doute faire face avec le peu qu’elle apprendrait de lui : l’ironie, le sarcasme et le détachement des situations en général.

« Rappelle-moi de ne jamais te mettre en colère. » Un rire franc s’échappe des lèvres d’Odette. Elle en colère ? C’était une chose rare, mais quand elle devait passer par là, elle y passait. Elle passe une main dans ses cheveux bruns, entourant une boucle de ses cheveux entre ses doigts. « Je verrais si je te le rappellerais souvent ou pas… » Dit-elle faussement pensive. Si elle avait envie de lui en mettre une de toute façon, elle ne se priverait pas. Mais hormis la mettre en colère en touchant aux enfants ou à un membre de sa famille, il ne risquait pas de la voir vraiment en colère. Mais la réplique comique eut le don de détendre une atmosphère déjà bien pesante, mais c’était ça être chez les Moody. Quand des disputes vraies arrivaient, ils ne faisaient en général pas semblant de se disputer. Du clash dans les règles de l’art. Il n’était pas rare que Robb eût un nez cassé par Cornélius dans sa vie à cause d’une boutade qui était allée trop loin. En fait, la Moody était une famille de susceptible, handicapée des sentiments et trop soudés, voir étouffant par moment les uns avec les autres. Mais de toute la fratrie, elle était l’une des seules qui avait désiré comprendre le cerveau et les émotions humains, ce pour quoi elle avait plus de facultés qu’Aurore ou Esme pour apaiser un conflit, bien que son attitude de tête de mule ne l’aide jamais grandement dans ce genre de situation. D’ailleurs sans Aurore, Odette ne pouvait pas adresser un mot courtois à sa plus jeune cousine trop rancunière. Des histoires qu’on a dans toutes les familles, déclinées en diverses variantes, et des variantes, elle en avait vu pas mal. Mais les pyschomages quand ce n’était pas des malades de longues dates, c’était souvent des histoires de couples adultères ou encore des psychoses purement inintéressantes. Elle sourit un peu en l’observant, alors désormais devait-elle prendre son cas comme elle l’avait fait il y a des années. Prendre le taureau par les cornes n’avait jamais été concluant avec lui, il fallait y aller par une ruse X ou Y qu’il ne décèlerait pas… Et ça, Odette n’était pas certaine d’y arriver à chaque fois. Mais bon, c’était un petit défi personnel. Alors, pourquoi ne pas tenter l’impossible. Malgré tout, si le temps était leur ennemi premier, ils pourraient toujours en trouver un peu pour se connaître passer au-delà des appréhensions et faire durer ce nous. Il n’y avait pas que les attaches physiques, le psychique comptait tout autant et en vérité, si elle en savait un peu trop sur lui à cause de Robb, Odette voulait entendre des anecdotes de sa bouche, et lui en dire également. Autour d’un verre, après une nuit, au réveil, devant un miroir. Ce genre de choses basiques que l’on fait en couple finalement. Elle se surprit d’ailleurs à penser à couple. En étaient-ils vraiment un désormais ? Peut-être bien, mais elle avait finalement cette boule au creux de l’estomac, elle se souvenait qu’il l’avait prévenu, il ne jouait pas le mec qui a des petites amies, alors bon… C’était compliqué. Puis d’un geste, elle le suivit de nouveau pour se relever. Le choc devait être passé et il devait être un peu moins sonné. Tant mieux pensait-elle.

Mais les gestes forts douloureux et quelques grimaces plus tard, la blonde ne lâchait toujours pas sa main, comme si elle en dépendait désormais. Oui dans le fond, elle était quelque peu dépendante de cette présence, de sa peau contre la sienne. Même s’il ne s’agissait que d’une parcelle infime de cette dernière, elle se délectait du contact. C’était ce genre de chose qu’il fallait bien apprécier un minimum. Mais finalement, ce genre de position ne la gênait pas. Toujours debout devant, elle ne lâchait pas sa main. Pourtant, elle se surprit de la proximité. Elle ne reviendrait sans doute jamais de cette relation froide qui se transforme en quelque chose de passionné et de brûlant. Si proche. Il demande alors, soudainement. « Et toi, comment tu te sens ? » Jamais, elle ne se serait douté qu’il lui demandait comment elle allait. D’ailleurs, comment allait-elle ? Elle ne savait pas trop, la colère faisant encore trembler ses muscles par moment, mais le contact de sa main tiède contre sa joue rougie et chaude du claquement lui faisait du bien. Oui, elle serait surement gonflée dans quelques heures, mais un peu de glace et tout serait parti. Disparu comme dans un mauvais rêve. Elle hausse pourtant les épaules sans s’ne rendre compte. Une habitude qu’elle avait prise bien trop vite pour répondre. Mais dans le fond, elle ne savait pas comment elle pouvait aller. Était-ce pas mal de détester son père pour une chose comme cela là ? Il voulait la protéger, Odette le savait à l’intérieur, mais elle en faisait fit. Qu’il arrête de l’étouffer, c’était ce qu’elle voulait. Mais Robb ne semblait pas en adéquation avec ce qu’elle voulait et c’était dérangeant pour elle. Cette fille unique qui n’avait eu pour héros que ce père. Toute sa vie, c’était lui le prince charmant et elle avait espéré trouver comme lui durant des années. Mais hélas pour le père Moody, elle avait trouvé quelqu’un de différent, mais qu’elle aimait. Mais cette main sur sa nuque, lui faisait bien comprendre qu’elle ne voulait rien perdre d’eux, alors qu’il n’était pas venu dans les premières minutes, la voir pour ce genre de tendresse. Non, Astrée, l’avortement… Tout ce genre de choses était ce qui aurait pu causer leur perte. Et pourtant, voilà le résultat. Un baiser tendre sur ses lèvres qu’elle rend doucement. Mais elle grimace, ne répondant pas à la question, sentant le sang sur le bout de son nez, elle eut un petit rire de surprise. Son sang c’était insupportable de l’avoir sur ses mains, et pourtant, elle riait finalement, ce n’était que le début d’une idylle qui lui plaisait plus qu’autre chose. Sortant un mouchoir immaculé de sa poche, elle le frotte sur le visage du Lupin, comme elle aurait pu le faire avec Antigone ou Orion. « Ah quoi on va ressembler le visage maculé de sang dit donc. » Odette ne répondait pas à la question, mais elle était heureuse de jouer un peu. Plus tendre, plus détendue qu’avant. Elle retire les taches de sang de son visage finalement. Elle regarde le visage de Skander, satisfaite. « C’est bien mieux ainsi » conclut-elle en se saisissant de ses lèvres à son tour, plus passionné.

Mais, elle savait Odette qu’elle devrait répondre à sa question un jour où l’autre. Elle n’en avait pas, enserrant sa taille de sa main libre. Elle reste toujours tout près, elle n’a pas la force de s’en détacher pour l’instant quand elle lâche. « C’est bon, je crois que je vais bien. C’est plus… Je ne comprends pas. » Non, elle n’arrivait pas à comprendre depuis quand son père était hyperprotecteur, depuis quand il contrôlait sa vie de la sorte et comment avait-elle bien pu faire pour ne pas s’en rendre compte. Elle sourit faiblement en ajoutant, plus rieuse. « Je crois que si j’allais le voir pour en parler ile me dirait un truc du genre. » Elle toussote pour prendre une voie grave « Tu comprendras quand ça te tombera sur le coin du nez. » Et il n’aurait pas tort de dire ça, c’était la stricte vérité, elle ne savait pas comment elle pourrait réagir quand ça lui arriverait. Déjà qu’elle n’était pas prête à les voir passer l’étape de la marche, alors les voir avoir un ou une petites amies… C’était compliqué dans son esprit. Alors plus tard, c’était trop hard à son gout. Puis, elle le lâche, jetant un regard vers la tonne de papier rependu sur le sol. Personne n’était passé par là et tant mieux, elle n’avait pas envie que la nouvelle de son avortement fasse le tour du château. Elle était déjà prise pour une trainée par beaucoup, alors si ça se savait – et ça se saurait un jour -  elle serait encore roulée dans la boue, et elle n’avait pas besoin de penser à ça en ce moment. Un sourire, un regard, elle se repense sur le sol, rangeant le tout proprement, gardant la pochette sous le bras. C’était la raison de la discorde et pourtant. Elle un petit regard désolé. Elle le sait Odette que ce n’est pas de sa faute, ni de la sienne complètement. C’est des leurs, s’ils s’étaient trouvés plutôt, il n’y aurait pas eu de problème, sauf peut-être celui des temps qui court. Mais la guerre ne devait pas empêcher la vie. « Je suis désolée. » Dit-elle, un mea-culpa qui fait du bien. Elle savait qu’ils auraient dû en parler avant toute chose. Mais elle était paniquée à ce moment-là. « Et puis, on aura toujours le temps. » D’en avoir un autre. Oui, ils auraient plus que le temps même. C’était, dans son esprit, certain. Des enfants, elle en aurait d'autres, mais pas celui-là. D’un geste tendre, elle revient caresser sa joue. Elle savait que la dispute pourrait reprendre. Mais elle s’en fichait un peu, tout semblait plus calme, plus soudé que jamais dans le silence du couloir. Elle sourit. L’idée venant de germer dans son esprit. « Et puis tu sais… » Dit-elle un peu incertain de ce que ça pourrait donner. « Même si tu ne fais pas dans la relation à longue durée, je me suis dit que… » Un sourire. « Enfin, on a presque tout loupé avec ça. Mais y a encore une chance de s’entraîner. » S’entraîner à quoi ? C’était bien la question, mais elle ne pose qu’une main sur son torse. « Enfin comme tu semblais vouloir assumer. » Elle avale assez difficilement. « Je… Y’ a deux têtes blondes qui cherchent un père je crois alors… Eh bien, si t’as un peu de temps… » Tu voudrais les élever avec moi ?




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mer 25 Mai - 2:34

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Parfois, il suffit d’une présence pour se sentir bien. Etre bien était un concept étranger à Skander depuis des années. Il avait cessé d’être bien depuis la Purge, parce qu’il avait toujours eut l’esprit tourmenté par les regrets, la peine et la douleur. Puis la morsure avait annihilé toute possibilité d’être bien, car il se détestait, lui le monstre, comment pourrait-il avoir de l’estime pour lui-même ? Il s’était haït le jour où il avait été mordu, et s’était détesté de ne jamais avoir le courage d’y mettre un terme. Combien de fois avait-il songé à se tuer pour ne pas avoir à subir une fois encore la douleur de la transformation, ce sentiment de ne pas être en contrôle dès que la Lune pointe le bout de son nez. Il détestait cela. Mais n’avait jamais eu le courage de faire quoi que ce soit contre lui-même, il pouvait risquer sa vie, si quelqu’un devait la prendre, alors qu’il en soit ainsi, mais il n’avait pas le courage de le faire lui-même. Il avait cherché à être bien par divers moyens. Ce n’était ni glorieux, ni convenable, mais il avait tenté de faire taire la bête d’abord avec l’alcool, plongeant dans les mêmes travers que son père avant lui, travers qui avait déjà brisé une famille. Cependant, les effluves d’alcool n’étaient pas une solution miracle, au contraire. Cela ne faisait qu’accentuer le mal. A chaque approche de pleine lune, il sombrait un peu plus, comme si la gueule de bois l’aiderait à ne rien ressentir. Quelle drôle d’idée d’avoir pu croire une seconde que cela serait une solution. Il avait tenté les drogues magiques en tout genre, mais elles n’avaient que pour effet de faire d’avantage ressortir la bête, sa violence, ses mauvais traits, accentuant le besoin d’alcool. Il avait tenté d’oublié avec les femmes, mais aucune n’avait su trouver de l’intérêt à ses yeux. Toutes les mêmes, des visages, mais aucun prénoms qui ne restaient. Rien. Le néant. Rien n’avait marché, jusqu’à maintenant. Il l’avait rencontré dans ce même état de mal être dans lequel il avait été neuf ans, n’avait pas su voir au-delà de la sorcière pète-sec et arrogante, puis, il avait fallu qu’il oublie ses malheurs pour la voir, différemment, et pour qu’elle le voit aussi différemment. Il avait fallu qu’il oublie pour qu’il se souvienne de ce qu’était le bienêtre. Il avait fallu oublier qu’il était mort pour se sentir en vie. Grâce à elle, il savait qu’il avait changé, en bien, il l’espérait.

Ça oui, il avait changé. Il continuait à penser à elle, après tout. Généralement il se contentait d’oublier les noms, mêmes les visages. Pourtant, elle l’avait marqué, et ne cessait d’hanter ses pensées, même quand elle n’était pas là. C’était une prouesse, une véritable prouesse. Elle n’était pas ce qu’il avait cherché pendant neuf ans. Absolument pas. Il avait couru après un fantôme, une sorcière brune aux cheveux longs, aux yeux clairs, le fantôme de Ciena. Ni plus, ni moins. C’était peut-être parce qu’il n’avait jamais laissé place au hasard, place à autre chose qu’il avait été incapable de s’en sortir. Elle était différente de tout ce qu’il avait pu chercher, femme de caractère, il s’en rendait bien compte. Elle avait un passé qu’il ne pouvait qu’accepter. Si elle acceptait le monstre et ses démons, il ne pourrait qu’accepter ses démons et ses deux têtes blondes. Mais penser à demain, au futur c’était une chose qui lui était totalement étrangère, toute sa vie, il avait vécu au jour le jour, incapable de prévoir quoi que ce soit à l’avance. Il était ainsi, il n’y avait que pour l’Ordre qu’il avait la capacité de se projeté, mais il avait développé cette facette en prenant conscience de ses responsabilités, en gravissant les marches.  Mais avoir grandi ne l’empêchait pas de garder ses facettes plus tranchantes de sa personnalité. Il restait le type qui était capable de camper sur ses positions, celui qui avait du mal à admettre ses torts, celui qui refusait de se défiler devant le conflit. Alors quand il dit qu’il devait lui demander de lui rappeler de ne jamais la mettre en colère. Il ne pourrait rien promettre, il resterait lui-même. Jamais il ne changerait ses idées pour quelqu’un, il connaissait sa capacité à ne pas admettre ses torts, et s’ils devaient faire un bout de chemin ensemble, ou plus encore, il savait qu’elle devrait probablement lui montrer une nouvelle fois cette facette de sa personnalité. Il tente un trait d’humour, et a pour réponse, le rire franc de la sorcière. C’était peut être la première fois qu’il entendait ce son sincère, honnête et vrai, loin des tourments. « Je verrais si je te le rappellerais souvent ou pas… »  Il aimait cette façon de jouer avec ses cheveux, lui qui pourtant à la base n’était pas très friand de ces attentions tactiles. Il avait détesté qu’on lui touche les cheveux quand c’était encore Cassiopeia qui le faisait sans cesse, mais Odette avait su effacé l’image de cette folle de son esprit, reléguant son souvenir loin. Il aimait cet air pensif de dire les choses, comme si elle savait très bien la réponse à cette question, mais qu’elle essayait de ne pas le dire. Il ne doutait pas qu’elle devrait le lui rappeler. Il était souvent en conflit avec les gens qui comptaient pour lui, avec ceux qu’il aimait, c’était encore pire. Il avait l’impression d’être en conflit permanent avec Lothar et Aries parfois. Le premier et lui ne se parlaient presque plus, tandis qu’avec Aries parfois il avait l’impression que tout allait pour le mieux, et l’instant d’après leur franchise respective faisait exploser la sérénité. Il esquissa alors un sourire. « J’ai le pressentiment que tu vas devoir me le rappeler. » Répondit-il honnêtement.   « Plusieurs fois. » Elle connaissait son caractère, surtout la pire partie ; elle connaissait son arrogance, elle connaissait tout cela. Elle avait dû la détester, alors, elle savait à quoi s’en tenir, elle savait dans quoi elle allait s’engager. Autant était-il capable de grandir un peu, il serait sans doute incapable de laisser cela derrière lui. Il était ainsi, arrogant, sarcastique. Si on lui enlevait cela, il n’était plus Skander Lupin.

Il ne pouvait pas lui résister. C’était impossible, il ne savait pas comment elle y était parvenue, mais c’était la première à le faire ressentir cela. Il y avait bien eu Ciena, mais il est tellement difficile pour ne pas dire impossible de comparer deux idylles. La première remontait à des années, elle était presque adolescente. Elle avait été son premier pas dans le monde des adultes, la première qui avait compté, la première avec qui il s’était surpris à imaginer au-delà d’une nuit. Déjà à Poudlard, il avait ce genre de type incapable de s’imaginer avec sa petite amie plus d’une semaine. Il avait brisé des cœurs, brisé des amitiés, mais à cet époque il s’en fichait. Il avait rencontré Ciena, et avait changé, jusqu’à ce qu’elle quitte sa vie. Momentanément déjà, il n’avait pas fallu plus de quelques jours pour qu’il retombe dans ses pires travers et tente de l’oublier dans d’autres bras. Il avait fini par le retrouvé quand il avait compris que tout ceci n’était pas à sens unique, mais que tout ceci n’était qu’un partage. Puis, il l’avait perdu à l’ange de la mort, incapable de l’aider. Alors, il avait sombré. Jusqu’à ce qu’il la rencontre elle. Elle avait balayé les doutes, les démons. Bien sûr, quand il avait tenté de la protéger de lui-même en la repoussant, il était aussi facilement retomber dans l’alcool, brièvement. Mais si elle restait là, il n’aurait plus aucune raison de se noyer dans celle-ci. Aucune. Tout ce dont il avait envie à cet instant, c’était se noyer dans ses yeux azures, et de gouter à ses lèvres, avec une tendresse qui lui semblait étrangère, mais déjà familière, grâce à elle. Il entend une nouvelle fois son rire, après le baiser. Il se rend compte qu’il a le visage en sang. Comme souvent d’ailleurs, il était rare de le voir en un seul morceau, sans une éraflure. Surtout ces derniers temps, il avait eu tendance à chercher la blessure et la souffrance qui l’accompagne. Il sourit en la voyant sortir son mouchoir, puis frotter son visage comme elle le ferait pour un enfant, comme elle devait le faire pour ses enfants.  « Ah quoi on va ressembler le visage maculé de sang dit donc. »  Il était habitué. Le sang, les blessures, c’était son lot quotidien. Les frères Lupin avaient dû apprendre à se soigner eux même, une vraie pharmacie dans leur appartement, car il leur était impossible d’aller demander de l’aide et des soins suites aux nuits agitées de pleine lune. Aujourd’hui encore, il ne pourrait pas demander à Gabrielle de les soigner, il n’avait pas envie de la mettre au courant, il n’avait pas envie de voir son regard changer. Pour rien au monde il ne voudrait la décevoir. Elle le tenait en estime. Rien que ça, ça n’avait pas de prix.  Odette était au courant, et avait sans doute des capacités de soin plus avancé, mais il n’avait pas envie de l’ennuyer, les Lupin continueraient de gérer leurs nuits de pleine lune tous les quatre, comme toujours. Juste Aries, Lothar, Ombeline et lui, c’était déjà trop de monstre dans une même famille, songea-t-il alors tandis qu’elle finissait de le débarbouiller, « C’est bien mieux ainsi »  Il eut à peine le temps de sourire. Mais bien plus important qu’un sourire, bien plus addictif. Ses lèvres rencontrèrent une fois encore les siennes. Laissant la passion prendre le pas sur la tendresse. Il n’y avait qu’elle qui comptait. Il réalisait que pour la première fois, c’était tout ce dont il avait besoin.

Mais elle esquivait sa question. Il voulait savoir comment elle se sentait. Il tenait à elle, pire même, il l’aimait même s’il était incapable de le dire. Son bienêtre, son bonheur, sa façon de ressentir les choses, il avait besoin de cela, de comprendre, de savoir. Si elle allait mal, il préférait le savoir plutôt que d’être bercé par l’illusion de la savoir bien. Il se mentait suffisamment à lui sur son propre compte, cette relation aussi naissante et fragile puisse-t-elle être ne pouvait pas être basée sur des non-dits, ou des mensonges. Ils avaient réussi à balayer tout cela en cet instant, ils avaient de quoi construire une base solide. Skander se surprit à cette pensée. Tout fini par arrivé, même les pires rêveurs finissent pas grandir – il se souvenait des mots de sa mère, l’une des dernières choses qu’il avait entendu de sa bouche. Déjà à cet époque, Skander respirait l’arrogance, et refusait d’admettre qu’il tenait à sa mère, même lorsque celle-ci était dans un lit d’hôpital, aujourd’hui, il regrettait, et aurait aimé la savoir en vie à ses côtés. Lothar avait manqué de cette mère, et il en aurait encore besoin aujourd’hui. Si elle était là, serait-elle fière de son fils ? Souvent, il se posait cette question. Mais une mère est fière de ses enfants quoi qu’il arrive, mais il était certain que si elle s’était tenue à ses côtés, il n’aurait pas tant dévier de ce qui devait être fait et de ce qui devait être juste ; mais elle l’aurait porter et supporter, même dans ses torts. Alors, quand Odette se disputait avec son père, il pouvait comprendre qu’elle puisse se sentir mal. Dès que cela concernait les siens, Skander était inquiet, parfois en colère, souvent il ne comprenait pas. Avant qu’elle ne réponde, elle serre un peu plus sa main, qu’il serre en retour, avec douceur et force, lui signifiant qu’il était là. « C’est bon, je crois que je vais bien. C’est plus… Je ne comprends pas. » La famille est souvent compliquée et difficilement compréhensible. Pourtant Skander comprenait la réaction de Robb. Il n’était pas ce qu’on pouvait appeler le gendre idéal. Son mentor connaissait son passé, son passif, quelques un de ses démons, sa capacité à tout foutre en l’air, sa faiblesse pour l’alcool, sa capacité à s’attirer des ennuis, celle qu’il avait de frôler la mort, il lui connaissait aussi cette inconstance relationnelle. Il n’était pas ce qu’il voulait pour sa fille, il le lui accordait.  Mais ne pouvait-il pas lui accorder le bénéfice du doute, celui de croire qu’il avait pu changer et lui en foutre une au moindre faux pas ? Il tente de chasser Robb de ses pensées, sachant très bien qu’il ne pourrait pas l’éviter bien longtemps, il savait déjà que ce conflit déteindrait en réunion de l’Ordre, mais il était hors de question de se laisser faire. Il assumait. « Je crois que si j’allais le voir pour en parler il me dirait un truc du genre. »  Elle sourit, il aime ce sourire. « Tu comprendras quand ça te tombera sur le coin du nez. » Cette fois c’est lui qui ne peut s’empêcher de rire quand elle décide de prendre une voix plus grave pour l’imiter. Ce n’était pas du tout cela, mais cela avait le mérite d’être drôle. Mais c’était vrai, elle comprendrait quand elle y serait confronté. Avec une paire de jumeaux, elle devrait doublement y faire face, car il est rare que les enfants fassent ce que l’on attend d’eux, quelques soit leur éducation, il y a toujours un moment où ils iront faire leur expériences, enfreindre les règles. Souvent c’était en matière de sentiment et d’amour, la plus hasardeuse des sciences, celle où nous expérience est la seule qui vaille, cette science où il faut aller dans le mur pour apprendre de ses erreurs.   « Tu as au moins deux chances d’y être confronté un jour. » dit-il, le sourire rieur. Déjà qu’une paire de jumeaux réservait son lot de surprise. Il avait des jumeaux pour cousin, il ne le connaissait pas très bien mais savait que c’était compliqué parfois, des échos de la famille Lupin. Mais il ne doutait pas qu’Odette soit capable de gérer cela. Et elle comprendrait alors le comportement de son père. Ils étaient encore des bouts de chou, ils ne marchaient pas, mais elle les verrait bien assez vite grandir, et cette idée qui lui paraissait lointaine arriverait assez bien vite. Le temps défilait à une vitesse impressionnante. Jamais il ne s’arrêtait.

Il la voit le lâcher quand son regard se pose sur les documents éparpillés sur le sol.  Les documents de la discorde. Ils auraient pu être nommés ainsi. Il regrettait d’avoir dit ce qu’il avait dit, même si cela avait permis de désamorcer cette latence de vérité entre eux. Elle lui avait menti à ce sujet, tandis que lui avait menti sur ce qu’il ressentait vraiment. Il avait tenté de la repousser et ne devait sa présence ici, ces instants agréable, et les coups de Robb à l’entêtement de la Moody à se capacité surprenante à lire en lui. C’était presque déstabilisant de rencontrer quelqu’un qui soit apte à lire en vous de la sorte, après si peu de temps. Il suit son regard, elle est incapable de lâcher le dossier du regard. Comme incapable de la laisser partir, cet enfant qui ne serait jamais. « Je suis désolée. » Elle n’avait pas à l’être, il continuait de penser que ce qu’elle avait fait, elle l’avait fait par sa faute. « Et puis, on aura toujours le temps. » Il sourit à cette pensée. Ils auraient le temps. Le temps de s’apprivoiser déjà. Il avait l’impression qu’il y avait encore tant à connaitre d’elle, et il savait qu’elle devrait en savoir plus à son sujet si elle tenait à avoir du temps à ses côtés. S’ils arrivaient à aller au-delà de leur différence, au-delà de leur passé respectifs, alors oui, ils auraient le temps. Le temps de s’aimer, le temps de construire une histoire, et peut être même et le temps de songer à un enfant. Mais c’était une question qui le perturbait grandement, il n’y avait jamais songé, l’idée qu’un enfant puisse partager sa malédiction. Cette question ne s’était jamais posé, pas en sept ans. Elle le tire de ses pensées destructrices, telle l’ancre qui le rattachait à la réalité, à l’instant, celle qui finalement l’empêcherait de sombrer. Sa main sur sa joue, la chaleur de celle-ci, familière, douce, brulante. « Et puis tu sais… » Il l’écoute, « Même si tu ne fais pas dans la relation à longue durée, je me suis dit que… »  Il ne faisait pas dans la longue durée. Pourtant en neuf années, elle avait été ce que l’on pourrait  appeler sa relation la plus longue durée. Il s’était toujours contenté d’une nuit, et de rien de plus. Tout avait commencé de la sorte, mais elle avait su le convaincre de vouloir plus. Il n’était plus certain de rien désormais. « Enfin, on a presque tout loupé avec ça. Mais y a encore une chance de s’entraîner. » Ils étaient passés à rien de la fracture. Ils s’étaient déjà dit les pires choses que l’on puisse dire à quelqu’un que l’on aime. Ils avaient déjà entendu les pires répliques, mais étaient encore pourtant là, proches, ensemble et vivants. Il ne savait pas où elle voulait en venir, à quoi ils pourraient bien s’entrainer. Pour réponse, elle posa sa main sur son torse.   « Enfin comme tu semblais vouloir assumer. » Il en était certain, il était prêt à assumer s’il le fallait. « Je… Y’ a deux têtes blondes qui cherchent un père je crois alors… Eh bien, si t’as un peu de temps… » S’entrainer à élever deux têtes blondes. S’entrainer avec elle. Il n’était pas certain d’être prêt pour cela.

Etait-on jamais prêt pour ce genre de chose ? Il n’était pas certain que quelqu’un puisse être né père ou mère. Il y a des gens qui ont des instincts plus ou moins développé pour ce genre de chose. Il n’était pas certain que tout le monde puisse un jour devenir mère ou père. Quand il regardait sa famille, son père avait été capable d’élever ses fils uniquement en présence de sa femme. Sans elle, il avait perdu pied, il s’était effondré. Skander avait toujours tout fait pour ne pas lui ressembler, pourtant, il avait sombré et rendu les armes devant les mêmes démons : l’alcool,  pour la même raison, la perte de l’être aimé. Être élevé par un père alcoolique n’était pas quelque chose qu’il souhaitait même à son pire ennemi, il s’était épanoui loin de tout cela, à Poudlard, développant une personnalité forte, cloisonnant dès son plus jeune âge ses émotions. Il n’avait été rassuré de vivre que lorsque son frère était enfin arrivé à Poudlard, il pouvait pleinement veiller sur lui, enfin. Ce père n’était pas le meilleur des exemples. Il le savait. C’était sa raison d’avoir peur de ne pas être à la hauteur. Ce n’était pas ses enfants, mais était-ce réellement le problème ? Ca il s’en fichait, il la prenait avec eux, ou il ne la prenait pas ; c’était aussi simple que cela. « Je suis probablement le type qui a eu le pire exemple de père dans sa vie. » Dit-il avec honnêteté. C’était vrai. Il n’était pas du genre à vouloir parler de son père. A chaque fois c’était douloureux, il se souvenait de Lothar lui disant qu’il ne valait pas mieux. Il n’avait pas valu mieux que lui dernièrement vis à vis de son frère ; il ne pouvait que progresser. Un bref sourire triste se dessina sur ses lèvres, et il admit alors,  « Y’a peut être pire, mais c’était pas glorieux. » Leur père aurait pu être violent avec eux, il avait juste été absent, désobligeant, il avait forcé Skander à prendre des responsabilités qu’un ado n’aurait jamais dû avoir à assumer. S’il était irresponsable parfois, c’était à cause de lui, parce que trop tôt il avait été privé de l’innocence de la vie. Il avait brulé les étapes, grandi trop vite. Son caractère s’était forgé dans l’adversité. Il le savait. Ce n’était pas glorieux mais il y avait pire, il le savait. Les pères indignes, ils en connaissaient au moins trois. Le sien, celui d’Aries et celui de Beatrix, les trois survivants d’une génération décimées.  Trois adultes qui avaient des problèmes, pourtant cela n’avait pas empêché Beatrix d’adopter une petite fille – qu’elle lui disait – et quand il la voyait avec Rhea, il trouvait cela formidable qu’elle ait croisé la route de cette gamine, qu’elle lui a offert une famille. Parfois, il ne vaut mieux pas en avoir plutôt que d’en avoir une dégénérée, mais elle était formidable, alors, ça en valait le coup. Skander n’aimait pas prendre des risques non calculé quand le sort des autres était en jeu. Là, cela ne dépendait pas que lui, ça dépendait d’elle, d’eux, d’eux deux.

Pourtant il pourrait essayer. Rien que pour elle, il pourrait essayer. Ne méritait-elle pas qu’il essaye d’être quelqu’un de bien, et par conséquence, un père. Il inspira, ne sachant pas très bien ce qu’il devait faire, dire ou répondre. C’était bien la première fois qu’on lui demandait cela ; c’était bien la première fois qu’il était confronté à cette situation, tout comme c’était bien la première fois qu’il réalisait qu’il aimait quelqu’un aussi rapidement. Il lui avait fallu longtemps pour comprendre qu’il tenait à Ciena, encore plus pour comprendre qu’il l’aimait, trop tard comme toujours. Cette fois-ci, il avait réalisé qu’il l’aimait. Ne méritait-elle pas qu’il soit honnête, et qu’il croit en eux, en l’avenir, à ce qu’ils pourraient construire ? Il rompit alors la distance, incertain de ce qu’il allait répondre. Il n’avait aucun exemple, pourtant il avait envie d’essayer, si cela lui permettait de rester avec elle, alors il voulait bien essayer. Il glissa ses mains sur ses hanches, comme pour ne pas la laisser partir. Il ne voulait aller nulle part ailleurs si ce n’était avec elle à présent. Il était bien loin le loup alcoolique. Enfin, le loup était toujours là, il avait troqué l’addiction pour l’alcool pour une toute autre forme. Tout aussi dangereuse quand on y pense. « Si je te promets … » Commença-t-il alors. « Si je te promets d’essayer. » S’il le lui promettait d’essayer était-ce suffisant, avait-elle mesuré toute la portée de ce qu’elle venait de lui demander ? Lui était prêt à faire cet effort, à tenter cette expérience. Il ne savait simplement pas comment il allait laisser cette place pour cela dans sa vie déjà bien remplie. Mais il devrait cesser d’agir de façon irréfléchie et sanguine durant les missions, il devrait changer, grandir, mûrir, il le savait.  Il plongeait son regard dans le sien. Il ne pouvait rien lui promettre, enfin si d’essayer, pas de réussir. Il se perdit dans ses yeux. Et laissa alors échapper quelques mots hésitants. « Mais tu es sûre de toi ? Sûre de vouloir de moi dans leur vie et dans la tienne ? Tu réalises que tu vas laisser quelqu’un comme moi s’en approcher. » Comme moi, comme un monstre. Elle le savait, mais il avait besoin d’être certain qu’elle puisse le supporter. Il avait besoin de savoir qu’elle était certaine de savoir dans quoi elle risquait de s’engager. Il pourrait être dangereux, il était déjà arrogant et sarcastique, mais aux veilles de pleine lune, il était encore pire lunatique. Elle connaissait cette part de lui, elle l’avait aperçu, le voyant par deux fois dans ses pires moments. Elle devait se souvenir que cette personne faisait toujours partie de lui, et qu’elle devait l’accepter ainsi. Il espérait pouvoir être un exemple pour ces enfants, il ignorait qu’il pouvait être un exemple, pour l4Ordre en était l’illustration parfaite. Elle avait besoin de mesurer que s’il venait à donner dans la longue durée, que s’ils venaient à construire quelque chose ensemble, ces enfants auraient peut-être un père, elle aurait quelqu’un à ses côtés, mais tous seraient en présence d’un loup, d’une bête et d’un monstre. « Parce que si tu as bien conscience de cela, alors… » Il marque une pause, « Peut-être que je pourrais faire dans la longue durée, parce que ça en vaudrait la peine. » Parce que tu en vaux la peine.  Parce qu’il savait que c’était pour ce genre de chose qu’il se battait tous les jours dans l’ordre, pour des familles, pour l’amour, c’était ce genre de sentiments qui donnaient envie de se battre. Il n’était pas certain que les mangemorts aient compris l’importance de ressentir ces choses, ils n’avaient pas compris que c’était ce qui faisait la force de l’Ordre. L’amour, la capacité à s’entraider, à s’aimer les uns les autres, de vouloir construire un avenir avec quelqu’un, pas d’aspirer à voir prospérer sa famille uniquement ou sa propre personne. Si elle comprenait bien cela, alors il avait une raison supplémentaire de continuer à se lancer corps et âme dans ce combat. Par amour.  Il serait prêt si elle l’était.



It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mer 25 Mai - 17:57

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1265 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 










ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Les bêtes, les loups, les monstres. C’était une chose souvent qu’on apprenait aux enfants, qu’il fallait en avoir peur. Et pour dire, elle avait eu le droit aux contes moldus, au « Petit Chaperon Rouge » ou encore « Les trois petits Cochons. » À la fin qui finissait par faire le mal et se faire vaincre ? Le loup. Rusé, avide et cupide, il n’en restait pas moins le héros de sa propre histoire, qu’aurait-on fait si finalement les princesses ne rencontraient pas leurs princes à la fin d’un conte de fées ? Comme le méchant pourrait-il gagner ? Il y avait des exceptions à ces contes merveilleux, mais transmettant toujours une morale, parfois trop dure à entendre. Le Loup et l’agneau étaient sans doute une fable qui pouvait montrer que parler des dangers de manière répétitive ne faisait qu’amener le danger. Alors dans le fond, il ne parlait pas de ce monstre ? Cesserait-il de vivre d’envenimer ses pensées les plus profondes ? Peut-être pas. Odette ne savait pas la portée du pouvoir d’une bête comme un loup-garou. Elle connaissait les loups pour les craindre de toutes ses menues forces, mais elle ne connaissait que le théorique sur les loups-garous, comme une élève qui ouvre encore les yeux et débouche ses oreilles pour en apprendre le plus possible. Mais au moins, si depuis qu’elle le connaissait plus intiment parlant, Odette avait compris que les lendemains de pleines lunes ressemblaient à une énorme gueule de bois et que chercher l’affrontement devait être plus… subtile, voire qu’il fallait attendre au moins quelques jours suite à cela pour parler de la chose importante. Elle ne se doutait pas Odette du sang d’encre qu’elle allait se faire chacune de ces nuits. Elle pensait qu’elle prendrait ça plus philosophiquement… Et pourtant, enter la folie et l’inquiétude passionnée, elle serait incapable de dormir les premières nuits. Elle refusait de se l’avouer. Mais autant dire qu’elle serait du genre à attendre bien sagement dans la tour de divination – contre son gré s’il le faillait – pour être certaine qu’il soit revenu au matin, sain et sauf. Même si ce n’était pas ce genre de nuit qu’il lui fallait en ce moment. Les dents, le début de la marche, la parole approchant, la mère allait être débordée par ses nuits, alors dormir serait sans doute d’un grand secours pour elle. Pourtant, elle pensait ensemble et dans son esprit désormais, ils étaient quatre, pas deux. Elle ne pouvait définitivement pas laisser Antigone et Orion de côté. Le choix pouvait faire prendre la fuite au plus courageux des hommes, mais c’était ainsi, on né femme, mais on devient progressivement mère. Et Odette était totalement dans cette optique. Jamais plus sans ses enfants.

« J’ai le pressentiment que tu vas devoir me le rappeler. » Elle sourit encore. « Plusieurs fois. » Eh bien, elle ferait son travail, quitte à être maman et à se mettre en colère pour deux, elle pourrait bien de temps en temps se mettre en colère pour trois. Rien ne pressait et pourtant, tout semblait plus simple. La situation plus légère, un bon moment qui se partage, loin des préoccupations de la guerre ou encore de l’enfant qui ne serait jamais entre eux. Mais elle connaissait bien le personnage, le fait qu’il soit déjà assez présent, qu’il soit plus différent en sa présence ne lui enlevait rien. Il resterait le Skander Lupin arrogant par moment, sarcastique, têtu et tous autres qualificatifs qu’elle lui avait déjà donnés par le passé. Et cette partie de lui-même, sincèrement, la mettait par moment hors d’elle. Mais c’était une chose avec laquelle Odette devrait dealer. Faire des concessions n’est pas à sens unique, sinon, il n’y a aucun mérite à être en couple avec une autre personne. Avancer, connaitre les travers de l’autre, tenter de les apaiser, de les combattre et parfois se rentrer dedans de manière violente ne lui faisait pas peur. Tout du moins, ne lui faisait plus peur, parce que quand on prend en compte que l’homme que vous aimez a déjà tué un homme pour vous sans qu’il n’ait avoué quoi que ce soit au sujet de ses sentiments, vous vous doutez trop fortement qu’il ne lèverait jamais la main sur vous. Et qu’il sera à vos côtés dans les pires moments. Et ça, Odette le savait à l’intérieur. Et elle avait envie d’être sur son chemin quand il en aurait besoin pour l’épauler, le conseiller ou le stopper si le besoin en était. Rien ne va à contre-courant dans un couple, non rien, tout va dans le même sens, mais il arrive parfois de faire des détours là où l’autre n’a pas forcément envie d’être. Mais supporter un caractère était une épreuve. Et des deux, c’est sans doute lui qui en baverait, elle changeait trop souvent du tout au tout en une fraction de seconde, comme une enfant. Mais, ses différentes faces ne pouvaient que l’encourager à choisir la bonne quand il était là, quand il ne serait pas là et quand ils seraient ensemble. Elle pensait peut-être à tort qu’il serait quelqu’un de bien, quand on se bat pour des idées communes de toute façon, on ne peut penser que du bien de l’autre. Elle avait certes fui sa vie de simili Sang pur pour être avec lui, pour se battre ouvertement contre des idées qu’elle ne partagerait jamais avec les Peakes. Et seigneur qu’est-ce qu’elle remerciait le Seigneur de lui avoir donné cette chance. Elle ne s’imaginait pas accepter qu’on inculque à ses enfants qu’un moldu est inférieur ou qu’un sang de bourbe soit inférieur. Ça serait allé à l’encontre de leur naissance, aller salir la mémoire de leur père. Et la blonde aurait eu bien du mal à le cautionner et serait partie d’elle-même pour arrêter le massacre. Pourtant, elle pensait déjà comme une mère, mais n’arrivait pas à comprendre la peur, la crainte de son père face au Lupin. Non, elle ne comprenait pas. Elle se doutait que ce n’était pas une personne parfaite, mais est-on parfait une fois dans sa vie ? Certainement pas. Pourtant, son imitation, un éclat de rire de l’homme face à elle. Odette se surprend. Elle ne l’avait jamais entendu rire. Non jamais. C’était désarmant pour elle. Et elle ne pensait pas son attitude espiègle loin de là. Trop occupée à se battre avec ses émotions internes pour comprendre qu’elle aimait ce rire, alors qu’elle l’avait à peine entendu. « Tu as au moins deux chances d’y être confronté un jour. »  Elle secoue la tête de gauche à droite. Dans le déni le plus total. « Pitié ne me les fait pas grandir trop vite. » Oh non, s’ils pouvaient rester des bouts de choux toutes leurs vies, Odette préférait grandement. Mais bon, on n’a pas toujours ce qu’on veut dans la vie. Mais elle sourit à son sourire. Il avait raison, deux chances d’y être confrontée… C’était énorme, elle allait sans doute devoir s’improviser philosophe dans ces moments-là. Mais il y avait un temps pour tout.

Soudainement, c’est Astrée qui refit surface, malgré elle, Odette n’arrivait pas à la laisser s’en aller. Un deuil de plus qu’on affronte dans une vie. Mais elle ne s’était pas doutée des répercussions psychiques que cela pouvait avoir sur son être. Non jamais. Mais se doutait-elle des envies de Skander ? Certainement pas. Au contraire, elle ne savait pas s’il était déçu ou encore en colère qu’elle ne l’a pas gardé. Certes, elle savait désormais qu’il assumerait les conséquences de ses actes, mais c’était trop tard. Elle n’avait pas pu le savoir avant cela. Et pourtant, cette faiblesse s’était transformée en un règlement de compte. Une base plus saine pour envisager quelque chose ? Surement, mais justement, c’est parce qu’elle le connaissait un peu, car sans le vouloir, les « on-dit » circulent bien plus qu’on le voudrait et ses déboires étaient connus de Robb et donc en partie par elle. Mais ça ne lui faisait pas peur. Si elle ne s’était pas mise à boire, si elle n’avait pas fait toutes les couches de Londres, elle avait tenté de mettre lâchement fin à ses jours. C’était chacun sa façon de faire, et elle trouvait la sienne bien plus courageuse, car désormais, voilà où il en tétait. À donner des directives pour la plus grande famille qu’elle connaissait et qu’elle découvrait encore : l’Ordre. Alors, il pouvait être fier de lui… Un peu, car malgré tout ce qu’on pouvait dire de lui, elle le pensait plus modeste qu’il ne voulait le croire. Pour la cause, jamais pour lui personnellement, il n’avait pas besoin de récolter de lauriers. Et n’en aurait jamais besoin. Et peut-être que ce genre d’évènements vous permets d’entrevoir un avenir, oui un avenir. Car quel avenir avait-elle vu depuis sa rencontre avec Adrien ? Dans le fond, il fallait bien l’avouer, elle avait pensé à une histoire sans lendemain, de nombreuses fois et pourtant il s’était accroché, un, deux, puis trois mois à rester avec elle. C’était le peu qu’elle avait donné en amour, elle ne s’était jamais attachée, elle n’avait jamais eu de relations longues. Parce que ça lui faisait peur et qu’avoir une famille n’était à l’époque pas son but principal. Non avant l’agression, elle était pleine de rêves et d’envies, une carrière brillante dans la médecine magique qui s’était avorté tout aussi rapidement. Elle aurait pu penser à se reconstruire après cette histoire dans la forêt. Au, elle aurait pu, puis ça lui était tombé dessus, puis elle avait fui et ne s’était rendu compte qu’au bout de six mois qu’elle l’aimait. Quand il était parti. Il avait fallu qu’elle perde un ami cher, un homme amoureux d’elle et un père pour ses enfants pour qu’elle se rende compte qu’elle aimait cette personne. Qu’importe le sang, qu’importe les tares génétiques, magiques et de toute autre sorte. Elle aurait aimé Adrien avec un bras ou une jambe en moins, car c’était sa bonne humeur et son positivisme qui l’avait fait se reconstruire, elle arrêtait de penser à l’agression. Elle arrêtait de penser à tout ça, parce qu’il la forçait à vivre, à penser à autre chose, sans le vouloir. Aujourd’hui, Skander n’avait pas pris le relais, loin de là, il était ce qu’elle avait toujours craint depuis quatre ans. Mais elle s’en fichait, parce que ce n’était pas du loup qu’elle était tombée amoureuse, non c’était de l’homme en entier. Loup, homme et leader. De sa personnalité qui la réveillait elle quand il était dans le coin. Adrien avait rendu la joie de vivre, Skander la renaissance de son être. Chacun avait un rôle à jouer dans une relation et il était un phénix pour elle, sans qu’il ne le sache, sans le vouloir, mais c’était ainsi.

Alors, c’est sans doute pour ça qu’elle le regardait autrement, un regard plongé dans celui de l’autre. Elle ne le voyait plus comme le connard arrogant, elle le voyait bien différemment. Bien que cette personnalité de connard arrogant reste dans le coin. Elle voyait plus les biens faits de l’homme. La protection, la générosité et cette façon d’être modeste, elle le voyait au-dessus de l’être sanglant et intrépide. Mais ce n’était pas parce qu’elle retrouvait en lui Adrien qu’elle l’aimait. Bien au contraire, ils étaient tous les deux opposés. Si l’un était d’un blond clair et les yeux verts, l’autre était basané les yeux foncés. Physiquement opposées, mais dans le caractère aussi, Adrien n’avait jamais affronté, il avait fui de nombreuses années, changeant d’identités chaque année pour survivre. Parfois plus quand c’était vraiment dangereux. Et Skander ne faisait qu’affronter et se donner pour un autre monde, pour qu’une nouvelle façon de voir le monde naisse. Alors dans le fond, elle avait envie de lui demander, pas comme une faveur, ni comme une obligation de rester avec elle pour toujours. Mais avancer à deux, c’était sans doute participer à l’éducation des jumeaux. C’était induit, mais elle voulait être certaine qu’au fond de lui, il soit conscient de prendre une place. Déjà occupé sur le papier par un sang pur, mais on est père d’une personne quand on l’élève quand on la forge, un nom peu rester un nom toute une vie, on vit sa vie avec une personne à ses côtés. Et malgré tout ce qu’il était, oui, elle voulait l’avoir avec lui. Parce qu’il avait de belles valeurs à transmettre. Oui, ça ne serait jamais tout rose, parce qu’un enfant pouvait être votre pire cauchemar – et elle sait de quoi elle parle –, mais c’est toujours une petite dose de bonheur dans votre quotidien qui vous empêche de vous morfondre ou de prendre trop de risques parce que le soir, il y a toujours quelqu’un qui vous attend. C’était une sorte d’ancre, un point de repère. Un foyer, une maison, une famille. Et dans le fond, elle lui demandait s’il voulait en être, parce que pour elle la famille avait toujours été un tout, une part importante de sa vie. Rien qu’à la vue de ses relations entre ses cousines et cousins, elle était présente. Mais Odette, elle n’attendait rien, elle savait que ça pouvait faire peur. Elle l’avait déjà vu ce regard inquiet de savoir si on va y arriver. Combien de fois alaric lui avait-il servi ce genre de discours. Combien de fois avait-elle répondu qu’il n’était pas obligé de signer l’état civil ? De nombreuses fois. Mais pourtant, il l’avait fait et il avait tenté de subvenir à chacun de leurs besoins. Cadeaux, temps libre et même une maison. Cet homme avait été un cadeau pour elle. Mais désormais, il n’était plus en mesure d’avancer à ses côtés, ni de faire partie de sa famille. Elle s’en voulait de se dire cela, mais c’était la stricte vérité. Désormais, elle et les Peakes étaient comme des ennemis. A son grand regret, mais la vie faisait se séparer des gens, ça arrivait chaque jour, alors si c’était arrivé, peut-être que leurs routes pourraient se recroiser dans de bonnes conditions, mais jusque-là, elle ne mettrait jamais la vie d’Antigone et d’Orion en danger. Jamais.

Mais sans une réponse, ni même un geste, elle allait lui dire que c’était une plaisanterie. Qu’il n’avait pas à prendre ça au sérieux. « Je suis probablement le type qui a eu le pire exemple de père dans sa vie. » Elle arque un sourcil. Il semble tellement… triste, nostalgique, mais elle n’a pas vraiment envie de parler des parents, elle ne sait pas pour la mère qu’il a perdu, elle ne sait pas pour ce père qu’il qualifie de pire exemple. Et pourtant. Elle a devant elle un bel exemple de ce qu’ils en ont fait malgré eux. Un homme plutôt juste, au caractère un peu étrange, mais bien généreux et prêt à se donner pour les autres. Elle n’a pas besoin d’en savoir plus. Même si avec cette main sur son torse, elle peut sentir les battements de son cœur contre sa peau, elle ne se doute pas de la peine qu’il a endurée et de comment il a dû grandir rapidement. Grandir rapidement sans avoir le temps de profiter. Elle avait eu le temps elle, sa mère étant partie un peu tôt, mais assez tard pour qu’elle ait pu grandir correctement, convenablement et dans un amour parental fort. Mais il ne semblait pas en position de force. Bien au contraire, cette fois, c’est elle qui serra sa main dans la sienne en signe de réconfort. Il n’avait pas besoin d’en parler. Pas s’il ne voulait pas le faire à vrai dire. Elle mourrait d’envie de connaître le personnage, d’entendre glisser sur ses lèvres de petites anecdotes qu’elle ne connait pas. Et pourtant, ça, elle n’a pas envie de la savoir s’il n’est pas prêt à le dire à quelqu’un d’autre. Elle serait être patient. « Y’ a peut être pire, mais c’était pas glorieux. » Un sourire triste, elle caresse sa joue en souriant faiblement, ne lâchant pas ses yeux. Il avait besoin de quelqu’un pour se reposer, mais si ce n’était pas elle pour l’instant, elle se mettrait de côté tant pis pour son amour propre. Elle souffle gentiment. « Moi, je trouve le résultat pas trop mal. » Et pas trop mal était un euphémisme. Elle le trouvait plus que pas trop mal. Mais elle n’avait pas forcément les mots pour lui faire comprendre ce qu’elle voulait dire. C’était toujours un peu compliqué quand il n’y avait pas de danger, ni de dispute dans l’air pour avouer ses sentiments. Mais si cette maladresse pouvait le faire sourire encore une fois, elle était preneuse. Elle l’aimait le sourire de son loup. Mais elle se rendait compte de ce qu’elle introduisait dans sa vie, de ce qu’il devait penser. Elle n’avait jamais été préparée à être mère, jusqu’à l’accouchement même. Les premières contractions n’avaient rien réveillé de son instinct maternel, elle avait toujours peur. Elle aurait pu y passer, mais c’est les premiers pleurs qui vous font prendre conscience que désormais, vous serez toujours différente. Toujours avec une extension en chair et en os de vous-même. Et c’est à ce moment précis, quand vous arrivez enfin à voir cette chose gigotant contre vous que vous vous dites que vous n’y avez pas passé huit heures pour rien. Car le résultat final est là : vous êtes parents quoi qui vous en coute désormais. Mais la distance se rompit une nouvelle, la forçant à sortir de sa tête pour le regarder. Oui, ses mains sur ses hanches avaient un effet qu’elle ne put cacher, le rouge montant à ses joues sans le vouloir véritablement. Pourtant, il avait un petit quelque chose dans le regard qu’elle n’arrivait pas à interpréter. Il était si mystérieux, mais si proche à la fois…

« Si je te promets… » Elle voulut répondre qu’il n’était même pas obligé de promettre « Si je te promets d’essayer. » Peut-être était-ce genre de jour qu’on dit être un beau jour dans sa vie ? Mais son petit sourire satisfait en coin, elle eut de la peine à le dissimuler. Essayer était plus qu’un début pour elle, et le promettre également. Enfin, dans le fond, s’il voulait promettre d’essayer c’est qu’il en avait un peu l’envie n’est-ce pas ? Enfin, elle passa ses bras autour de sa nuque, encore plus proche, elle pouvait sentir son souffle chaud conter ses lèvres. Elle lui proposait de faire partie de sa famille, d’agrandir par conséquent la sienne. De faire un bout de chemin ensemble et il lui promettait d’essayer. C’était plus que ce qu’elle attendait, elle s’était plutôt mit bielle en tête qu’il allait refuser. Elle ne savait pas qu’il pourrait essayer. Mais autant se le dire en son for intérieur, deux bébés, c’est bien moins docile qu’une vingtaine de membres de l’Ordre du Phénix en colère. C’était du travail de l’attention et de l’amour et de l’éducation. Jusque-là, elle s’était débrouillée avec l’aide de Louise, pour ces points-ci. Mais peut-être désormais qu’elle pourrait laisser la Kingsbury respirer. Mais encore plonger dans ses yeux, il arrive à prononcer des mots qu’elle redoute. Des mots hésitants qu’elle lui ferait bien manger en salade. « Mais tu es sûre de toi ? Sûre de vouloir de moi dans leur vie et dans la tienne ? Tu réalises que tu vas laisser quelqu’un comme moi s’en approcher. » Quelqu’un comme lui ? Peut-être parlait-il du loup, sans aucun doute. Mais ce loup, il était physiquement endormi durant vingt-sept jours. Et une journée, une nuit même en dehors de son corps. Juste une nuit où ils pourraient être en danger. Sinon, hormis les piques arrogantes et sarcastiques, que risquaient les petits ? Pas grand-chose, de toute façon, elle serait là pour les défendre au péril de sa propre vie, qu’il ne s’inquiète pas du monstre, qu’il s’inquiète d’elle si jamais il venait a les touchers d’une façon qui ne lui plaisait pas à la Moody. Mais dans l’idéal, elle voudrait ne pas le blesser à cause des enfants, c’était ce qu’il y avait de mieux. Jusqu’à ce qu’elle se rende compte de ses derniers mots. Comme salvateur, comme la renseignant sur leur état. À eux deux. « Parce que si tu as bien conscience de cela, alors… »  Évidemment qu’elle en avait conscience. « Peut-être que je pourrais faire dans la longue durée, parce que ça en vaudrait la peine. » Odette cligne des yeux, comme si elle n’arrivait pas à y croire. Avait-elle bien entendu ce qu’elle avait entendu ? Sans aucun doute même. Faire dans la longue durée, parce que ça en vaudrait la peine. Venait-il de dire que dans le fond, il pensait qu’elle en valait la peine ? Que le « nous » voulait dire quelque chose pour lui ? Réaction enfantine, elle plongeait sa tête dans son cou, un sourire trop marqué sur le visage. Elle n’avait pas envie de passer pour une imbécile heureuse.

Il se battait pour une cause, elle avait juré d’en être et malgré tout ce qu’il pourrait dire pour sa sécurité, la Moody avait choisi l’Ordre. Mais eux ne s’étaient-ils pas choisis un peu ? Malgré tout, envers et contre tous. Elle savait qu’elle n’avait plus l’âge de se vanter de ses relations et celle-là. Si elle pouvait la garder juste pour elle, elle le ferait. Pas de commérages, pas de ragots, juste de la joie, des peines et des cris, mais de l’amour. Elle retire sa tête de son cou, non sans l’embrasser à cet endroit avant, en murmurant juste à son adresse comme si les mots étaient précieux, pour qu’ils ne soient qu’entre eux deux. « Essayer, je n’en espérais pas tant. » Non, elle pensait que ça allait être un refus catégorique. Une main dans ses cheveux, qu’elle aimait cette sensation aux creux de ces doigts, vraiment ! Mais bon… C’était ce genre de petite chose qu’on apprend à apprécier. « Alors… Même si, tu es loin d’être parfait. Même si, tu te vois comme dangereux. Moi je suis certaine. » Un petit sourire sur ses lippes, un air faussement étonné. « Mais je ne me prononce pas pour eux. » Évidemment que si elle se prononçait pour eux. Tendrement, elle vient encore rompre la distance, comme si la défier était son principal but dans la vie. Douce, tendre, amoureuse sans aucun doute, elle l’embrasse une nouvelle fois. Ces baisers qu’elle avait tant cherché à avoir sans le trouver, toujours en mission, toujours en vadrouille. Mais ce courant électrique qui passait entre elle et lui sans qu’aucun des deux ne le contrôle, un envoutement, une magie qu’elle ne comprenait pas, mais qu’elle adorait. Quand elle se retire, pour reprendre son souffle, elle est un peu plus sérieuse. Comme devrait l’être une mère à propos de ses enfants. « Plus sérieusement, je ne veux pas que ce soit un autre que toi qui les approche. » Elle est tendre dans ses gestes, mais elle ne ment pas, elle ne voyait pas quelqu’un de mieux qualifier. Et puis de toute façon s’il ne se découvrait pas une grande passion avec les enfants, elle serait toujours là elle. Tant qu’il les acceptait, c’était l’important. Il ne serait qu’un père parmi tant d’autres, les jumeaux ne seront jamais physiquement comme lui, mais s’ils pouvaient hériter d’un trait de caractère, même s’il s’agissait d’un défaut, elle serait heureuse. Parce qu’ils auraient grandi avec un modèle paternel, pas avec seulement une mère poule trop protectrice – et elle disait de son père, ironie – et bien entendu trop seule pour le faire correctement. « Et puis, on pourra toujours leur apprendre que ce n’est que dans les contes, que le loup est méchant. » Une pause. « Il peut-être un peu froid, arrogant, mais modeste et protecteur quand il le veut… Celui que j’ai devant moi. » De belles phrases, pas pour le flatter, il n’avait pas besoin de ce genre de chose, loin de là. Puis, un doigt glisse contre sa peau, traçant ses clavicules. Un regard enjôleur, le temps leur manquait-il assez cruellement ? Peut-être bien, mais ce n’était pas une raison pour masquer son envie.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Jeu 26 Mai - 1:08

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1845 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Having a baby is a life-changer. It gives you a whole other perspective on why you wake up every day



MAI 1990 – POUDLARD

Être à deux, c’était un concept qui lui étranger. Enfin, il avait été à deux une partie de sa vie, en famille, jusqu’à ce que deux autres membres du clan Lupin viennent se greffer à un duo fraternel. Etre à deux en famille, ce n’est pas exactement la même chose que lorsque l’on est avec quelqu’un. En famille, vous n’avez pas besoin d’expliquer votre passé, parce que l’autre le connait, y à contribuer, sait les épreuves qui ont jalonné votre chemin. Il n’y avait pas besoin de mot entre Skander et son frère, il n’y en avait jamais vraiment eu besoin, ils n’usaient que des mots blessants, ceux pour taquiner, ceux pour faire du mal. Parce que c’était ça aussi la famille. Etre ensemble, quoi qu’il arrive. Mais la différence entre être en couple et être en famille était simple : on peut vouloir cesser de se voir quand on est un couple, quand on est membre de la même famille vous êtes liés jusqu’à la mort. Et puis, parfois, on rencontre cette personne qu’on voudrait ajouter à notre vie. Bien sûr, jamais on ne peut avoir la certitude que cela va durer, mais peut être suffisait-il d’y croire un instant, comme dans les contes de fées. Mais Skander n’avait pas le profil du prince, ni même celui du héros. Il était plus le grand méchant loup – oh bien sûr il avait ses  bons jours, mais aussi ses mauvais. Il avait l’impression d’avoir compté dans sa vie plus de mauvais jours que de bon, surtout les neuf dernières années. Un putain de loup lunatique, c’était une phrase qui pourrait le définir aisément. Un loup, depuis bientôt huit ans, il n’arrivait pas à se défaire de la bête, sachant qu’il fallait être capable de l’accepter pour pouvoir aller de l’avant, mais admettre la réalité des choses était terrible. Il était monstrueux une nuit par mois, mais le reste du temps il n’était pas non plus quelqu’un de stable, ou d’apaiser. L’approche de la lune le rendait irritable, instable, colérique, arrogant, - comme si la bête n’avait fait que souligner des traits déjà bien présent. Une fois la Lune passé, la violence et la colère laissait place à un apaisement éphémère couplé à une fatigue physique et moral. On ne connaissait pas l’influence de la lune si on y était pas assujetti, il la détestait, réellement. Il était incapable de rester la nuit dehors pour l’observer, il ne voyait en elle qu’une vieille ennemie. Lunatique, c’était un mot qui aurait pu être inventé pour lui. Tantôt de bonne humeur, il suffisait qu’un détail se passe de la façon qu’il n’avait pas prévu, et il devenait purement et simplement exécrable. Et puis, il avait ses bons moments, il n’en avait pas beaucoup – mais il en avait. Cela dépendait des gens qui l’accompagnaient, dans l’Ordre il avait de rare moment de colère, sauf quand les choses ne se passaient pas comme il le souhaitait. Il avait ce petit côté calculateur, et stratège dont il parvenait rarement à se défaire. Mais il aimait que les choses se passent selon ses plans, surtout concernant l’Ordre, si quelque chose se passait mal alors qu’il était responsable de l’élaboration du plan, il pouvait rapidement perdre pied. S’il y avait un plan, il fallait s’y tenir. Si seulement il pouvait suivre les mêmes préceptes dans sa vie et dans l’Ordre, il aurait eu une vie bien différente. Il ne croyait pas aux secondes chances, il n’y avait jamais cru. Pourtant, ce qu’Odette représentait n’était ni plus ni moins que cela, l’opportunité d’être à deux, de construire quelque chose. Enfin à deux, à quatre plutôt, car dans une équation déjà bien complexe,  il fallait ajouter à cela deux têtes blondes. C’était un défi, une seconde chance à saisir.

Quatre. Pour Skander ça avait toujours évoqué le nombre de personne à table un lendemain de pleine lune. Trois loups et un demi qui étaient affamés, tant par la nuit qu’ils venaient tous de passer que par le délicieux repas que parvenait à leur préparer le petit dernier malgré tout. Quatre Lupin à table, assis côte à côte, il y avait toujours moyen que les choses tournent mal. Ils avaient tous un tempérament semblable, tous à fleur de peau, tous lunatique. Il n’aurait jamais pensé que quatre pourrait être un chiffre représentant une seconde chance, et un défi. Une famille, voici ce dont il venait d’hériter, enfin… dont il promettait d’essayer d’en être digne. Il y avait énormément de chance pour que cela ne fonctionne pas, pour qu’il reste fidèle à lui-même et réussisse à tout faire foirer en une poignée de seconde. Il avait souvent été ainsi dans ses relations, quand les choses devenaient difficiles, il avait tendance à se défiler. Il entendrait toujours la voix de son père lui scander avec une odeur d’alcool impossible, « Dès que ça d’vient difficile, tu t’défiles ». Il n’était pas gryffindor dans l’âme, il ne respirait pas le courage et la témérité. Il ne s’en rendait pas compte. Il se souvenait que le choixpeau avait hésité un instant, gryffindor ou serpentard – lui précisant que les deux pourraient convenir mais ne lui offrirait pas les mêmes perspectives. Il avait choisi serpentard, pour décevoir son père dans un premier temps, puis cette maison était devenue la sienne, le faisant emprunter un autre chemin. Il s’était perdu sur celui-ci, et l’Ordre avait fini par le faire revenir  sur la bonne voie, enfin sur ce qu’il considérait être sur la bonne voie. Il avait réduit sa consommation d’alcool, d’autre drogue et de nuit avec des femmes à mesure qu’il s’était impliqué dans l’Ordre. L’amnésie l’avait sevré, Odette l’avait sevré. S’il faisait un pas de travers, il s’en voudrait. Il n’avait eu qu’à s’occuper de lui-même ces neuf dernières années, Lothar était quoi qu’il puisse en penser totalement capable de s’occuper de lui-même. S’il s’engageait dans ce ménage à quatre, il n’aurait plus le droit de commettre une erreur, enfin, en tant que leader de l’Ordre il avait déjà l’impression qu’il n’avait pas le droit à l’erreur, d’être continuellement juger sur ce qu’il faisait, avait fait ou aurait dû faire. Il fallait faire des concessions dans toute relation à deux, à quatre encore plus. Deux enfants, s’il avait cru un jour se retrouver avec ça, il ne l’aurait pas cru. Mais croire qu’il venait d’accepter d’essayer d’être un père pour des enfants qui n’étaient pas les siens,  il aurait pensé cela parfaitement impossible il y quelques jours. En fait, tout ceci était impossible jusqu’à ce qu’il réalise qu’il ne pourrait pas continuer sans elle.

Si l’avenir se déroulait sans encombre, il serait peut-être encore à ses côtés quand elle serait elle-même confronté à deux adolescents qui feraient les choix que leur mère n’aurait pas voulu qu’ils fassent. Deux, c’était une double source d’ennuis, mais aussi une double source de bonheur. Ils allaient grandir, vite, plus vite qu’elle ne voudrait bien l’admettre. Petits enfants équivaut à petits problèmes, grands enfants était synonyme de grands problèmes, c’était aussi simple que cela. Elle hocha alors négativement la tête, elle pourrait vouloir nier cette vérité, celle-ci la rattraperait tôt ou tard,  « Pitié ne me les fait pas grandir trop vite. » Le temps défilait à une vitesse folle. Il avait l’impression que c’était hier encore qu’l avait quitté Poudlard au lendemain de sa septième année, bras dessus bras dessous avec ce qu’il avait appelé « la vieille équipe », Beatrix, Ciena, même Quin et Cassia. Aujourd’hui, une était morte, l’autre était partie neuf ans, les deux derniers avaient basculé dans l’autre camp. Ennemi avec ses meilleurs amis, c’était son destin il n’avait pas vu le temps passer, il n’avait pas vu le temps défiler – il l’avait subi, sans se rendre compte des marques qu’ajoutaient les années. Le garçon de dix-sept ans qui avait quitté Poudlard était bien loin, avec ses cheveux bouclés mi longs qui d’après Quintus donnait l’air cool – les années soixante-dix avaient été les plus belles de sa vie. C’était les années quatre-vingt qui avaient sonné le glas.  Il avait vu sa propre descente aux enfers. Celle de son père, celle de sa famille, cette famille rattrapée par une malédiction ancestrale lupine. Il avait dû grandir vite, seul, sans appui. Il avait préféré jouer le fier plutôt que demander de l’aide à qui que ce soit. Il avait toujours été ainsi, préférant se débrouiller seul que d’être redevable à qui que ce soit. Il détestait ce sentiment. Il s’était débrouillé, il espérait être au moins quelqu’un de supportable, sachant très bien qu’il ne serait probablement jamais l’homme que sa mère aurait voulu qu’il devienne. Confessant que rien n’avait été facile, ni glorieux, la main de la blonde caresse alors sa joue, apaisante comme à chaque fois, « Moi, je trouve le résultat pas trop mal. » Il laissa un sourire s’afficher sur ses lèvres. Ce n’était pas totalement faux, le résultat aurait pu être pire, il en convenait. Il aurait sombré définitivement à ses démons, être incapable de se relever, il aurait  perdre définitivement pied, se transformer en un monstre sanguinaire. Il aurait pu embrasser la bête et ne jamais en revenir, comme l’avait fait Cassiopeia, elle avait laissé la bête l’habiter, et elle était devenue exactement ce qu’il ne voulait jamais être. « Assez bien même. » Répondit-il avec humour. Il n’était pas du genre à se lancer des fleurs, tout ceci n’était pas plus qu’une petite dose d’humour. Elle avait réussi à le faire rire et sourire, ce n’était pas rien.

Promettre quelque chose ce n’était pas rien. Promettre quelque chose ce n’était pas une parole en l’air, c’était tenter de faire tout ce qui était en son pouvoir pour que les choses puissent fonctionner. Il lui promettait d’essayer d’être quelqu’un de bien, un couple, un père potentiel, lui qui n’avait jamais eu qu’à s’occuper de lui-même – c’était un changement. Il ne réalisait pas encore qu’il avait déjà eu ce rôle de père au sein de l’Ordre, il n’était pas forcément quelqu’un de responsable du premier abord, mais il essayait de faire ce qui était juste et nécessaire pour les siens, qu’ils soient de son sang, ou non. Il ferait cet effort. Pour elle, et pour eux. Parce que si elle savait ce qu’elle risquait, alors, si les choses venaient à mal tourner, il pourrait lui signifier qu’elle savait ce qu’elle risquait. Il voulait éviter de penser au pire, juste une fois. Au moins une fois. Elle se blotti alors contre lui, un instant, il savoura sa tête dans son cou. Il caressa ses cheveux blonds, jusqu’à ce qu’elle se décolla un peu, déposant un baiser dans son cou au passage,  « Essayer, je n’en espérais pas tant. »  Il n’aurait pas pensé répondre ça non plus, honnêtement. Il avait toujours été du genre à fuir les responsabilités plutôt qu’à les assumer. Il avait peut être juste enfin murit. Il était devenu leader de l’Ordre et avait enfin assumé la part adulte responsable qui dormait en lui depuis des années. « Alors… Même si, tu es loin d’être parfait. Même si, tu te vois comme dangereux. Moi je suis certaine. »  Ca non, il n’était pas parfait. Il avait ses défauts, et pas des moindres. Mais si elle était certaine – elle savait ce qu’elle risquait. « Mais je ne me prononce pas pour eux. »  Alors devrait-il attendre qu’ils soient en âge de parler ? Certainement pas, bien sûr qu’elle prenait la décision pour eux, c’était leur mère, elle seule savait ce qui était bon pour eux, ou ce qui ne l’était pas. Il n’eut rien de temps de répondre, que déjà la distance entre eux était réduite à néant. L’attraction était magnétique, magique même. Il ne se lassait d’aucun baiser, le contact entre leurs lèvres étant à la fois salvateur et insupportable, tant qu’il avait envie que cela ne cesse jamais. Ils avaient une saveur bien à eux, c’était électrique, agréable, et addictif. Les trois mots qualifiaient assez ce qu’ils étaient. Différents mais semblable, aux caractères opposés mais étrangement compatibles. Il fallut que l’air manque pour qu’ils y mettent un terme. Ces baisers étaient adultes, différents de ceux qui l’avait connu. Il avait envie d’y revenir, à chaque fois, uniquement parce que c’était elle. Elle sembla reprendre son sérieux, et ajouta,  « Plus sérieusement, je ne veux pas que ce soit un autre que toi qui les approche. » S’il y avait des mots qui auraient pu plus le toucher, il ne saurait dire ce que cela aurait pu être. Il était touché qu’elle puisse penser cela. Pourtant, elle aurait pu espérer mieux pour eux, quelqu’un qui n’aurait pas à leur expliquer qu’il était une sorte de monstre un jour par mois. Il ferait de son mieux pour en être digne, il fallait vraiment qu’il fasse de son mieux. Ils le méritaient, et pour la confiance qu’elle lui accordait elle méritait qu’il fasse cet effort. Ils auraient le temps de voir venir les choses, ils avaient tant à construire, ils avaient le droit de rêver un instant à un avenir sans nuages, même si Skander savait que tôt ou tard, ils seraient rattrapé par la réalité. « Et puis, on pourra toujours leur apprendre que ce n’est que dans les contes, que le loup est méchant. »  Il laisse un sourire s’afficher sur ses lèvres et se retint de rire. « Il peut-être un peu froid, arrogant, mais modeste et protecteur quand il le veut… Celui que j’ai devant moi. » Oui,  ça arrivait parfois. Il continua de sourire, sincèrement. Il avait l’impression de ne pas avoir souri depuis des années.

Elle avait compris tout du personnage, ou presque. En peu de temps, elle avait été capable de le comprendre, d’aller au-delà des apparences. Elle devait sans doute cette capacité à ses études de psychomage, elle avait su lire en lui quand il l’avait rencontré sept ans plus tôt, il le réalisait maintenant qu’elle avait été capable de lire en lui alors que lui-même en avait été parfaitement incapable. Il avait préféré gardé les yeux clos plutôt que d’affronter la réalité. Il craignait cette réalité, il lui avait fallu tout perdre, être secoué pour réaliser qu’il était au fond du trou, il avait fallu qu’on vienne l’y chercher pour qu’il accepte qu’il avait besoin d’aide. C’était l’Ordre qui avait commencé à le sauver. Et qui lui avait permis de garder la tête hors de l’eau. C’était l’Ordre qui l’avait conduit à ce bal où il avait été blessé. C’était grâce à l’Ordre qu’il s’était par conséquence retrouvé à Ste Mangouste pour croiser la route de la jeune femme. Maintenant, c’était grâce à elle qu’il se sentait bien. Il ne saurait pas combien de temps cela durerait, mais aussi longtemps qu’il le fallait, il se battrait pour cela, comme il se battait pour le reste. Il était parfois insupportable, souvent même, mais, « Ça arrive que j’ai de bons moments. » Ca arrivait plus souvent qu’il ne voulait bien le dire, car s’il était un monstre vingt-quatre heures sur vingt-quatre, jamais les membres de l’Ordre ne l’estimeraient de la sorte. S’il était un tyran, il ne serait pas apprécié, et quand on voyait cette équipe de sauvetage qui était venu à son secours alors même qu’il était amnésique, il avait réalisé que plus de gens qu’il ne l’aurait jamais cru avait de l’estime pour lui. « C’est rare, surtout dépendant des phases de la lune en fait. » Il laissa un sourire s’afficher sur ses lèvres. Il était honnête, mais était étonné de pouvoir en parler aussi facilement. Sa lycanthropie n’était pas son sujet favori, mais elle faisait partie de lui, c’était un des nombreux sujets de désaccord entre lui et Aries, il ne comprenait pas que l’on puisse vouloir à ce point être comme lui. Il échangerait sa place avec la sienne s’il le pouvait. Il détestait dépendre de la lune alors il valait mieux en plaisanter que de se laisser miner par celle-ci. Elle approchait doucement, mais n’avait pas hâte d’y être, pourtant il savait qu’après la pression retombait. Il ne voulait pas avoir à se justifier d’une absence auprès de l’Ordre cette nuit-là. Ceux qui devaient le savoir savaient, mais il n’avait pas envie que le château entier puisse le juger. Jamais. Bien que frimeur et arrogant, le regard des autres était quelque chose qu’il n’appréciait pas. Il n’aimait pas être jugé, c’était ce que craignait une part de lui s’il venait à s’afficher avec elle. Il y aurait toujours quelqu’un pour porter un jugement négatif, un avis blessant. Il était prêt à tout tenter, mais peut-être pas encore à affronter les autres.  « Mais ça arrive. » Il laisse un sourire s’afficher sur ses lèvres. « Tout fini par arriver. » Tout, même eux deux. Vous lui auriez dit il y avait deux mois qu’il apprécierait la sorcière et qu’il finirait par en tomber amoureux il vous aurait ri au nez avec arrogance, clamant que les souaffles et une tripoté de marmots ce n’était pas du tout son truc.  Aujourd’hui il réalisait que ce que la vie n’est jamais ce que l’on imagine. Jamais il n’aurait imaginé perdre sa mère si jeune, ni voir sombrer son père dans l’alcool, jamais il n’aurait pensé être livré à lui-même et être obligé d’assumer trop jeune un frère qui avait besoin de lui, jamais il n’aurait cru avoir les capacités nécessaires pour entrer au bureau des aurors, jamais il n’aurait cru tomber amoureux une première fois et tout gâcher par stupidité, jamais il n’aurait cru voir le monde s’effondrer sous ses yeux et perdre l’amour de sa jeunesse et la moitié de leur amis, jamais il n’aurait cru rester debout, jamais il n’aurait cru  s’effondrer sous le joug de la lune, jamais il n’aurait cru être capable de continuer, de trouver une raison de vivre, jamais il n’aurait cru que l’Ordre et Odette auraient eu cette capacité à le sauver de lui-même. Non, la vie n’est jamais ce que l’on espère qu’elle soit, elle est pleine de surprise, de bonnes comme de mauvaises.  « Même nous. » Dit-il avec un sourire sincère aux lèvres. Nous, il arrivait à dire « nous », comme si il avait assimilé qu’il avait des sentiments pour elle. Qu’un nous était possible, et qu’il fallait se battre pour.

Il glissa une main dans sa chevelure blonde, à la base de sa nuque, et se pencha pour l’embrasser une fois encore. Il voulait profiter de cet instant, se fichant soudainement que Robb Moody puisse passer et lui en coller une autre s’il le fallait. Il s’en fichait totalement. Il avait envie se préserver ce qu’ils étaient et pourraient être des qu’en dira-t-on, même soi le château était petit et que les choses allaient vite dans ce genre de cas. Il y eu un petit toussotement. Il se décolla alors légèrement d’Odette. Face à eux, au bout du couloir, cette petite brune aux cheveux relevé en queue de cheval, dont la frange brune tombait sur ses yeux verts. Beatrix – l’amie de toujours. Elle avait ses bras croisés sur sa poitrine, et cette moue pincée sur le visage. « Désolée d’interrompre quelque chose. » Elle n’était pas désolée d’après le son de sa voix. Agacée serait plus exacte, cela faisait maintenant vingt-quatre ans qu’il l’a côtoyait régulièrement, il avait passé sept années non-stop à ses côtés à surveillé ses arrières et à s’assurer que personne ne viendrait lui chercher des noises. Il l’avait perdu de vue plusieurs années, sans jamais cessé de garder le contact par écrit, il avait refusé qu’elle puisse voir de ses propres yeux la descente aux enfers qu’il avait subi. Ce fut à peine si elle adressa un regard à Odette. « On t’attend pour la mission. » Dit-elle, avant d’ajouter en français, comme elle se plaisait à le faire juste pour eux deux, eux qui pouvaient se comprendre dans une autre langue, « On est prêt.* » Cette voix dépourvue d’accent, elle avait passé tant d’années de France qu’elle le parlait parfaitement. Elle évitait de regarder Odette, concentrant son regard assez froid sur Skander. « J’arrive.* » Répondit-il dans la même langue. C’était naturel avec elle de parler cette langue qui avait fait le lien. Il se souviendrait toujours de cette gamine bloquée dans les toilettes qui jurait en français. Il cessa alors de regarder Beatrix, reposant son regard sur celle qui était devenue le centre de son attention, cette blonde qu’il avait aimé détester, et maintenant qu’il aimait tout simplement. « Les affaires reprennent, on se voit après, toi et les deux terreurs, ou juste nous, comme tu veux. » Les deux terreurs n’en étaient pas encore réellement, quoi qu’il n’était pas complètement certain. Il laissa un sourire se dessiner sur ses lèvres, et se pencha brièvement pour l’embrasser une fois encore, plus furtivement. Il ne vit pas Beatrix détourner le regard. Il n’avait jamais rien vu en Beatrix, il n’avait jamais compris. Il était trop stupide pour comprendre quoi que ce soit.  Il la laissa lui adressant un regard, avant de rejoindre Beatrix au bout du couloir. Il ne vit pas le regard froid qu’elle jeta à Odette. Il était inapable de voir ce genre de chose. Quand il arriva à la hauteur de son amie, « Tu joues les jolies cœurs, toi ? * » Toujours en français, voulant volontairement qu’Odette ne puisse pas en comprendre un traitre mot. Skander haussa les épaules, il n’était pas de ce genre, il ne l’avait été que brièvement, même avec Ciena, mais il n’était pas prêt d’avoir une conversation avec elle. « Elle est blonde, c'est très bizarre.* » Acheva-t-elle tandis qu’elle prit le pas de Skander, et ils disparurent au bout du couloir. Cette remarque eut quand même le mérite de le faire sourire. C’était vrai, tout était bizarre dans ce nous qu’ils voulaient construire. Elle était blonde alors qu’il n’avait jamais montré d’intérêt pour ce genre de femme, elle avait une famille alors qu’il avait toujours préféré les histoires simples. Mais dans cette nouveauté, l’intérêt était de découvrir l’autre, les limites d’un nous, la force de conviction de ce même ensemble. Mais il préféra chasser cette image de son esprit, ils avaient une mission sur le feu, et il avait toujours besoin de faire le vide avant. « Alors qu’est-ce qu’on a ? » « Des infiltrés à récupérer. » « Ça va être marrant. » « Ça va être du suicide. » Lâcha-t-elle avec un sourire aux lèvres, rieuses, elle s’était enfin détendue.  « On a un plan ? » « Toujours. » Répondit-il, il avait juste besoin de faire le vide et de le répéter une dizaine de fois pour être sûr de ne pas commettre une erreur ou un faux pas. Dans cette vie, dans cette guerre, les faux pas étaient interdits.



It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

 

a baby is a life-changer ▬ SKANDETTE

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