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-Far longer than forever ▬ SKANDETTE-
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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1224 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Dezaia . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Jeu 12 Mai - 17:02



Dat song:
 






ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Juste une putain de bête. Durant des jours, elle avait retourné le problème dans tous les sens. Durant des jours, elle avait cherché à résoudre le casse-tête. Ne voulant pas comprendre. Mais au seuil de la journée, elle s’était réveillée. Cette sensation de vide au creux de son ventre. Elle avait compris. Trop bien comprendre même. Elle était complètement hors du monde, mais depuis l’avortement, elle avait été incapable de franchir la porte de sa propre maison. Réfugiée, comme clandestine dans la maison de son enfance. Elle était seule, trop seule à son gout. Mais elle avait besoin de cette solitude. La présence lui rappelant trop bien qu’elle était égoïste, que son monde ne tournait qu’autour de son nombril. Crois-moi, je ne veux rien connaitre. De toute façon, elle ne voulait plus qu’on la touche, elle ne voulait plus connaître personne. Elle était trop faible mentalement pour l’attachement, elle avait besoin de trop d’attention. En position fœtale dans le lit de son enfance. Cette chambre qu’elle aimait passionnément. Les premiers rayons du soleil perçaient à travers les rideaux. La forêt de la banlieue londonienne se dessinait. Depuis qu’elle était jeune, Odette ne fermait jamais complètement ses rideaux. Jamais. La nuit, c’était les étoiles qu’on observait, le jour le lever du soleil. Deux phénomènes qui la passionnaient. Et bien l’un des rares métiers qu’elle aurait aimé faire si ce n’était pas médicomage, c’était astronome. Elle rêvait sans cesse de pouvoir comprendre autre chose que les faits établis par les grands noms de l’Astronomie. Comme une putain de gosse pourrie gâtée. La blonde sert contre elle ses couvertures. Elle ne veut pas fermer les yeux. Elle ne veut pas revoir une énième fois la scène. Elle ne veut pas encore souffrir. Elle avait assez souffert. C’en était assez. N'avait-elle pas payer du prix de la vie d’une autre personne son erreur de croire en lui ? N’avait-elle pas fait ça ? Alors était-elle une gosse pourrie gâtée ? Elle ne savait pas, elle savait juste qu’en conséquence, son père avait pris des congés, le temps qu’elle retourne chez elle. Égocentrique. Cesse de t’introduire dans ma tête, voilà ce qu’elle pensait. Qu’elle cesse d’entendre sa voix dans son crâne. Elle avait compris. Il la détestait. Elle aurait dû le détester. Mais elle n’y arrivait pas, comme bloquée sur l’image qu’elle avait de lui à Sainte Mangouste. Comme si cette image était juste cachée quelque part dans cet homme. Dans cette bête. Oui, elle avait compris. Ce qu’il était, ce que ça signifiait, ce pour quoi il ne voulait pas d’elle dans les parages. C’était un loup-garou, un putain de loup-garou. Et elle avait peur. Très sérieusement, elle avait peur. D’aimer un loup-garou, de porter l’enfant d’un loup-garou. Oui, elle avait eu peur. S’il ne restait rien de l’enfant en devenir, il restait l’amour. Ce sens unique. Elle avait mal de ce dire que c’était de l’amour qu’elle ressentait, quelque chose de vrai sans doute, qu’elle n’arrivait pas à mettre de côté. Pourquoi si vite ? Pourquoi maintenant alors que sa vie redevenait à peu près normale. Pourquoi, simplement pourquoi. Elle sanglote, elle pleure. Elle a mal. Et ne sens pas la main qui vient caresser ses cheveux, alors que son père la serre contre lui. Les papas aident, les pères ne sont pas que les représentants de l’autorité. Le sien, il la sauvait de tout, depuis toujours. Et c’était ça être la fille de Robb Moody, être surprotégée, parce qu’on est la seule femme qui lui reste. Et il était pour Odette, le seul vrai homme avec un amour sincère pour elle, le seul.

(…) « Tu m’écoutes quand je te parle ? » « Hm ? » Non, visiblement, elle n’écoutait pas son père à ce moment-là. Comme une remontrance à la table du petit déjeuner. Robb soupire d’agacement, il connait sans doute trop bien sa fille pour savoir que ce n’est pas à cause des jumeaux, sinon elle aurait parlé. Non, c’était autre chose, un nouveau paramètre dans sa personnalité déjà bien assez complexe. Odette tente une petit sourire d’excuse, mais l’auror ne semble rien vouloir savoir. « Qu’est-ce qu’il y a ? » Elle tourne sa cuillère dans sa tasse de thé. Pas de réponse, elle se contente de gonfler les joues, à la limite des pleurs. Elle n’a pas envie de den parler. « Odette Swann Moody ! Tu vas me répondre quand je te parle ! » Elle balance sa tartine sous le nez de son père, les sourcils froncés et la voix tremblante. « Je te l’ai déjà dit nom d’une goule ! Je ne veux pas en parler. » Un bruit, sourd, elle se lève et part. Sa chambre et décidément son seul Éden.

(…) Si les heures de repas étaient difficiles à passer depuis trois jours, les après-midi sur la vieille balancelle de sa mère n’avaient pas prix. Elle pouvait lire sans se soucier des jumeaux restés à Godric’s Hollow aux bons soins de Louise et Alaric. De toute façon, Odette n’avait pas la force d’affronter ses enfants pour l’instant. Elle n’avait la force d’affronter personne pour ainsi dire. Du repos, voilà ce qu’avait préconisé Calista pour soigner son âme. Son corps lui était déjà sur pied de toute façon. « Les Fleurs du mal ? Depuis quand la poésie moldue t’intéresse ? » Odette lève les yeux vers son père qui regarde par-dessus son épaule. Ça aurait pu être son journal intime d’enfance, ça aurait été pareil… Elle claque sèchement le manuscrit piqué chez les Peakes quelques semaines plutôt. « Depuis que je ne traine qu’avec des sangs purs… Cette idéologie m’ennuie. » Elle soulève le petit livre à la couverture noire et aux pages jaunies. « Alors, j’apprends d’autres choses. » « C’est ragoutant comme poème. » « La vie fait souffrir, c’est beau de voir ça et de l’apprendre avant qu’on vous poignarde dans le dos. » Un petit sourire satisfait de Robb qui pousse la jupe noire de sa fille pour prendre place à côté d’elle. Il venait enfin de comprendre ce qui n’allait pas, on l’avait poignardé dans le dos. Mais l’homme qui avait perdu sa femme pouvait bien comprendre. Il passa un bras autour des frêles épaules d’Odette. Le temps était clément, un grand soleil au point que la Moody avait dû mettre que la crème magique sur ses jambes pour ne pas les voir rougir au bout d’une heure. Elle ne disait rien laissant le livre sur ses genoux. « Papa… » « Hm ? » Dit-il en serrant la poigne qu’il avait déjà sur son épaule. Elle inspire une bouffé d’air, la forêt, tout ce genre de cirque la rend bien plus apaisée. « Tu vois encore Lupin ? Tu sais... » « Je sais… Et le problème, c’est que je ne vois pas pourquoi tu me parles de lui. Tu le détestes depuis des années. » Elle souffle, levant les yeux au ciel. « Oui, je le déteste, tu as raison, n’en parlons pas. » Non, n’en parlons pas. C’était compliqué pour l’instant, rien que de dire son nom, son cœur s’était serré jusqu’à la priver d’oxygène. Mais la poigne de Robb se serra jusqu’à ce qu’Odette pose la tête sur l’épaule de son père. Elle ferme les yeux. Elle n’avait pas envie de penser à Skander Lupin et pourtant, elle avait l’impression de le croiser à chaque coin de rue. Et ça la rendait folle. Complètement folle.

(…) « Et Orion et Antigone ? Comment vont-ils ? Ils commencent à marcher non ? » « Marcher ? Ne me les grandis pas trop vite. » Argumente la mère assise sur la même balancelle depuis le début de l’après-midi. Mais oui, elle ne doute pas que ses enfants vont bien, ramper ce n’est pas extraordinaire pour des enfants de cinq mois, presque six désormais. Alors, oui, ils allaient bien. « Ce n’est pas à cause d’eux, alors ? » « Papa ! » dit-elle outrée en se levant d’un bond. Alors, il était aussi têtu que ça… Voilà un trait de caractère au moins transmis à la fille. « Tu cherches encore à savoir alors que je n’ai pas envie de t’en parler ! T’es impossible ! » Robb eut un petit air satisfait. Clarissa ressemblait tellement à Odette quand elle s’énervait également, mais la blonde n’était pas vraiment des plus coopératives. Vraiment, elle n’avait pas hérité que des belles qualités de ses parents à son plus grand malheur. D’un pas furieux, elle rentre. Cherchant un manteau, sa baguette. « Où tu vas Odette ? » soupire-t-il lasse. « Je vais acheter des jouets à mes enfants ! Histoire d’oublier ton entêtement ! » Dit-elle en claquant la porte avant de transplaner.

(…) Depuis la chute du mage noire, il fallait dire que se rendre sur le chemin de Traverse n’était pas des plus aisés. C’est pour ça qu’elle avait préféré passer par le chaudron baveur avant de se rendre dans la rue commerçante presque déserte. Personne ne voulait plus acheter quoi que ce soit ici. Mais c’était ici que se tenait encore une succursale du magasin des Kingsbury, des parents de Louise, spécialisé dans les jouets magiques. Elle savait que l’entreprise était américaine, mais Odette avait bien besoin de changer ses idées… Entre Skander, entre son entêté de père et les jumeaux. Et l’enfant… Elle n’avait pas de journée de répits. Ces Aurors étaient tous de piètres enquêteurs dans le font, ne sachant qu’attaquer pour arrêter les dégâts de certains criminels. Bloqués devant une pyramide de cercles magiques aux couleurs chatoyantes. Odette se dit qu’elle n’avait pas ça. Non, elle n’avait pas encore ça. Elle sourit en tenant l’objet dans ses mains un instant. « Je peux vous aider en quelque chose, Madame ? » Elle sourit. « Mademoiselle. » Corrige-t-elle.


(…) Son achat fait, la sorcière s’en était sortie pour la maudite somme de deux galions et dix noises. Ce qui était pour l’époque une petite fortune. Mais toujours avec plus que nécessaire. Antigone, ni Orion n’avaient de jouets magiques. Même s’ils en avaient beaucoup. C’était essentiellement de l’artisanat moldu. Elle aimait bien ce qu’ils pouvaient faire de leurs mains ces personnes sans pouvoirs magiques. Réellement. Mais si l’humeur de la sorcière n’avait pas changé au sujet de son père, elle tourna à droite dans une ruelle déserte. Hormis elle, il y avait un groupe de deux personnes qui arrivaient en face. Quand en relevant les yeux, elle se figeait. Complètement, son cœur loupant un battement, plusieurs même. Cherchant son souffle. Le sac en kraft lui tombant des mains pour atterrir près de ses talons noirs vernis. Ce n’était pas possible. Non pas du tout. Robb lui aurait dit si c’était vrai. « Have you seen this wizard » Des affiches tapissaient le mur. De son regard noisette. De es boucles brunes, qui ne rendaient définitives pas pareil en noir et blanc. Mais la faute animée lui fit saigner le cœur plus que nécessaire. Ses yeux s’humidifiant, alors qu’elle tendait la main vers une affiche pour la décrocher sans l’abimer. Comme si, elle ne voulait faire aucun mal à la personne se mouvant sur la photo. Elle toucha son visage de ses doigts, comme si c’était une chose précieuse. Mais ce visage était une chose précieuse pour elle. Comment avait-il pu lui cacher ça ? Lui un sorcier dangereux. « Eh Mazelle ! » dit un homme en lui tapotant l’épaule un peu trop fort qu’elle grimaçait. La potion d’avortement avait endolori son corps ces derniers jours. « Vous avez-vous un fantôme ou quoi. » « Oué, salopard de phénix. » Elle hausse les sourcils, surprise. Skander, un phénix. Non, c’est impossible, ce mec est bien trop égoïste pour faire quoi que ce soit de bien dans sa vie, hormis faire souffrir les gens, il ne sait rien faire d’autre. « Phénix ? » demanda-t-elle la voix faible. Le mangemort, car à la vue de son poignet dénudé, il ne pouvait en être autrement, s’appuya contre le mur de brique, en la regardant suspicieux. « Tu lis pas les journaux poupée ? » Non pas le torchon qu’est le Golden Blood, se retint-elle de répondre. Mais être entourée de deux mangemorts n’avait rien de rassurant. Mais elle n’arrivait toujours pas à y croire, gardant l’avis de recherche dans ses mains, alors que son sac de courses était toujours étalé à ses pieds. Elle mentit simplement. « Je rentre de voyage. » Comme une excuse universelle pour les gens qui n’aimaient pas se tenir au courant de quoi que ce soit. Mais ça… L’autre crache au sol. Sur une affiche déjà tombée au sol, sali par le pas crasseux des passants de cette ruelle. « Leur chef. » Dis simplement l’autre. « Il a bien berné les Blacks cet enculé. » Oh oui, c’est bien un enculé, et ce n’était pas peu dire. Odette était coincée entre les deux hommes d’un certain âge. Gardant ses mains sur le papier, chiffonnant les bords par la force du désespoir. Il était loup-garou et chef de l’Ordre du Phénix. Et il se prétendait monstre ? Mais quelle idée ! Il était sans doute plus merveilleux qui ne voulait bien le dire. Mais, Odette secoua la tête de gauche à droite, comme pour se sortir de ces pensées. Ce mec lui avait brisé le cœur. Et elle arrivait encore à le voir comme quelqu’un de merveilleux… Amour de merde. « Tu ne le contrais pas ? » dit le sorcier en pointant sa baguette sur le visage de Skander. Qu’il bouge ce bout de bois de son front, où elle mordrait à coup sûr. Sacré caractère de Moody. « N-non. » Répondit-elle vaguement. « Je crois que si. » dit le second, alors qu’elle se sentait bien trop à l’étroit entre eux deux. « Je vous assure ! C’est une erreur. » « Donne ta baguette. Contrôle-surprise. » Un soupir lasse. Quelle conne vraiment !

Le bois de cerisier glisse de sa main à celle du mangemort vulgaire… Un geste, quelques contrôles jusqu’à ce qu’il s’écrit. « Moody ? La gamine Moody ? » Odette reprend sa baguette d’un coup de poignet en fronçant les sourcils. Se baissant pour ramasser son sac, mettant par la même occasion l’avis de recherche dans ce dernier. « Qu’est-ce que ça peut bien vous foutre ? » Elle est hargneuse. Après tout, elle ne sait pas vraiment ce qu’on dit-elle dans le monde magique, elle et ses jumeaux. Elle et la réputation qu’elle a donnée aux Peakes malgré elle. À cause de l’entêtement d’Alaric. Puis tente de s’en aller alors que son poignet est vite récupéré par ce répugnant personnage. « Tss. Par pas comme ça. Moi j’ai deux trois questions pour toi Moody. » Elle n’avait pas vraiment envie d’y répondre. Pas du tout même. Mais la voix sourde, dévisagée par une bonne trentaine de Skander sur les mus, elle avait envie de quitter cet endroit. « Allez-y ». Sifflante, la phrase entre ses dents. L’autre sourit, alors que le second lève les yeux au ciel. Rien n’est jamais très bon dans ce genre de moment. Et s’appeler Moody dans une guerre civile n’est pas vraiment le plus bel atout du monde. « Ça fait quoi d’avoir déshonoré une famille ? » Elle tente de dégager son poignet, mais rien, elle est trop faible. Affaibli par la potion. « Quand est-ce qu’ils vont les vendre tes gosses tu crois ? Quand ils t’auront tué peut-être. » La boule se crée dans son ventre. Mais elle tente de ne pas paraitre effrayée. Elle tente seulement. « Je te fais peur. » « Vous me faites mal plutôt. » « Réponds alors ! Catin ! » Elle soupire, lassée de ce genre de situation, puis tente de sa main libre de remettre en place ses cheveux blonds. Cherchant une inspiration divine du ciel. Mais rien ne semblait venir, elle ne voyait que Skander sur les murs, une expression répétitive sur le visage. Il lui manquait. Trop, alors que ce salop lui avait brisé le cœur. En milliers de petits morceaux. « Approchez », dit-elle, plus séductrice, plus enjôleuse. Ce genre de situation qu’on règle par la force, elle espérait juste pouvoir transplaner rapidement. Puis finalement, elle se colla à l’oreille du mangemort en répondant tout bas, vraiment tout bas. « Je t’emmerde connard. » Mordant le lobe de son oreille d’une force qu’elle ne se pensait pas capable, alors qu’elle prenait ses jambes à son cou. Courant aussi vite qu’elle le pouvait. Odette devait sortir de cette ruelle. Rien que pour sa vie, mais aussi pour éviter le regard permanent de Skander sur elle. Son sac dans les bras elle courrait. Elle avait du sang sur les lèvres, elle sentait dans la bouche, le gout de ferraille. Elle détestait ça. Mais dans un geste maladroit, ses talons la font chuter. Alors qu’elle évite par cette occasion une doloris bien placée. Voyant l’éclair passé juste au-dessus de sa tête. Mais ses mains lui font mal, à être tombée comme ça à plat ventre. D’un geste vif, le mangemort non blesser la retourne sur le dos, alors qu’elle tente de hurler. Cri étouffé par la main qui se pose sur sa bouche. « Personne viendra t’aider salope. »  Elle allait sans doute finir morte dans quelques minutes, ou violée puis mourir. Enfin bref… De toute façon, elle n’avait plus personne à perdre… Skander était déjà parti. Et les jumeaux iraient bien mieux sans une mère comme elle. Odette ferme les yeux, cessant de se débattre, la fin est bien trop proche de toute façon.
 



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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Ven 13 Mai - 0:52











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Une seconde pour perdre neuf années de sa vie. Un mois pour se souvenir. Un mois à vaincre ses démons. Une nuit pour retrouver ses esprits. Une minute pour tout gâcher. Un mois d’effort réduit en miettes. Ses démons avaient refait surface plus vite qu’il ne l’aurait jamais pensé. A la seconde où il avait transplané non loin de Pré Au Lard, il avait compris. Compris cette douleur, cette peine, mais ne connaissait qu’un seul moyen en sa possession pour y mettre un terme. Le soleil se levait sur l’Ecosse ce jour-là. Jamais le soleil ne l’avait autant déranger, mine morose bien ancrée, le vieux Skander était bien de retour. En plein possession de ses souvenirs et de ses moyens. Il était revenu à la maison, en quelque sorte. Sa maison était sans doute bien surveillée, et il y laissait trente-quatre années de souvenirs. A quoi bon y retourner, son ancienne vie n’était plus. Plus jamais il ne voudrait travailler pour les Black, plus jamais il ne voudrait avoir à prétendre être quelqu’un d’autre, plus jamais il ne voulait avoir à blesser quelqu’un gratuitement, plus jamais il ne voulait suivre les ordres d’un sang pur complètement à la masse. Car les Black n’avaient aucune morale, rien.  Bien que la sienne soit parfois bien mise à mal, il avait des principes. Il en avait.  Il marchait entrant dans Pré Au Lard, le cœur en vrac.  Il n’arrivait pas à réaliser ce qu’il venait de faire. Il se demandait à quel moment elle avait pu autant s’attacher à lui, et à quel moment il avait complètement fondue pour elle. Il ne comprenait pas. Elle n’avait rien en commun avec ce qu’il avait pu chercher, avec ce qu’il avait voulu trouvé toutes ces années. Elle n’avait rien de comparable avec qui que ce soit. Rien du tout. Focaliser sur la recherche du fantôme parfait de Ciena, il avait oublié de vivre.  Elle n’avait rien de comparable avec qui que ce soit. Rien du tout. Focaliser sur la recherche du fantôme parfait de Ciena, il avait oublié de vivre.  Elle était d’un autre genre. Elle n’avait rien en commun avec ce fantôme. Rien. C’était ce qui était troublant. Comme si tout à coup, il avait eu le goût de la vie, celui de tourner une page. Avec elle, aussi brève fut la relation, il s’était senti vivant. En vie. En vie avec la douleur qui accompagnait l’existence. Etre en vie c’était s’accorder la capacité de ressentir les choses, Skander avait été privé de réels sentiments, d’émotion sincère pendant neuf ans ou presque, comme portant le deuil d’une relation passée, d’une époque révolue.  Il arrivait à faire le deuil, celui de l’être aimé, de l’ami perdu, du monde qui s’était brisé.

En vie, mais monstrueux. C’était ce sentiment qui l’habitait à chacun de ses pas. Il se souvenait de la bête, et réalisait à quel point il avait été serein de ne pas savoir, de croire qu’il pouvait être normal. Il n’y avait que les Lupin qui pouvaient le comprendre, Lothar et Ombeline partageaient le même fardeau, tandis qu’Aries – selon Skander – avait la chance de ne subir que les « bons côtés » de la Lune, laissant la soif de sang et la métamorphose de côté. Son cousin voulait être comme lui, Skander aurait au moins voulu être comme lui, à moitié monstrueux. Il aurait pu le supporter, il aurait pu le maitriser. Il en était certain. Mais cette bête – il ne la contrôlait. Il ne voulait blesser personne, et certainement pas Odette. Il réalisait à chaque pensée qu’elle était devenue importante. Mais il se convainquait d’avoir faire le bon choix, lui avoir brisé le cœur était une nécessité. Avec un peu de chance, elle finirait par le craindre, et cela détruirait tout ce qu’elle avait pu espérer. Cruel dans ses actions, mais c’était pour la sauver. Il ne se doutait pas des conséquences de ses actes. Pire. Il voulait les oublier. Si l’oublier avait été possible, sans que cela n’ait de conséquence sur le reste, il aurait demandé à Aries de lui jeter un oubliette, réglant les problèmes, réglant la peine, faisant oublier cette part d’humanité qui revenait des ombres. Mais il avait des responsabilités, et une guerre à mener.  Arrivant dans le grand hall, il vit un Aries assit, fumant avant sa nonchalance habituelle. Esquissant un sourire quand il le vit arriver. Il se leva et posa sa main sur son épaule, réalisant que Skander n’était pas dans un état habituel. « Lothar t’as perdu hier soir. Ça va ? » Il se souvenait maintenant de la Pleine Lune, comme si elle avait réussi à la faire passer au second plan. Bien sûr que la Lune était au second plan, il n’y avait qu’une seule chose qui occupait ses pensées. Cette image d’Odette à genoux, en larmes. Comment avait-il été capable de faire cela ? Avait-il dû s’arracher le cœur ? Non, il battait encore, c’était définitivement le problème. Skander s’arrêta alors levant les yeux vers Aries. Il savait lire en lui. Il avait toujours su lui. « Ça va, j’ai retrouvé mes esprits. » Sa voix était éteinte.   La réplique fut immédiate. « A d’autres Skand’, tu vas aussi bien que le type qui s’est réveillé le lendemain de la Purge, bordel. Qu’est-ce qu’il y eu, tu as tué quelqu’un ? » Il pouvait lire son inquiétude dans ses yeux noirs.  Il le connaissait par cœur. « J’aurais préféré je crois. » Lâcha-t-il. Une seconde plus tard, il reprit, « J’ai besoin d’un remontant. » Il se défit alors de l’étreinte de son ami, son presque frère. Il devait renouer avec ses démons, seul moyen d’inhiber l’humanité, d’exorciser cette image qui le hantait. Il avait troqué un fantôme par une obsession. Il devait changer d’obsession. Il le fallait. Il avait l’Ordre, il y avait cette guerre. Il n’avait qu’à troqué ses chimères contre cela. L’ivresse des sentiments pour celle de l’adrénaline. Ce n’était pas bien compliqué, l’adrénaline avait toujours été une de ses faiblesses, ça, et l’alcool. Il voulait ne pas retomber dans cette dernière, mais il n’était pas certain d’y parvenir. Gravissant les marches, rapidement, souhaitant pour une fois, juste une fois noyé cette ivresse par une autre.

(...) Deux semaines pour oublier. C’était impossible, infaisable. Il avait tenté de mesure l’alcool, ne pouvant se permettre d’être irresponsable pour l’Ordre. Il avait sa place à tenir, et d’une certaine manière une voie à montrer, ainsi qu’une conduite à suivre. Le monde avait changé, il le voyait maintenant – leur victoire n’était que la première marche d’un escalier qui semblait être interminable. Les vestiges de ce régime s’étaient consolidé, jamais Skander n’aurait cru voir des familles sangs purs aller au-delà de leurs différences, et s’allier alors qu’ils étaient dans une quête perpétuelle de pouvoir. Mais c’était trop tôt pour crier victoire, il fallait continuer. Londres était encore sous le joug de l’ennemi, le Chemin de Traverse aux mains des Black et de leur foutue Main Noire.  La dernière fois, tout c’était mal passé. Il y avait été deux fois. Deux fois les choses avaient mal tourné. La première avait été une rencontre avec Quin, durant la seconde il avait croisé la route d’Alienor, et tout son passé c’était effondré.  Pourtant, il devait y retourner. Il le fallait, comme pour exorciser tout cela, une dernière fois.  Vêtu pour sortir, il avait enfilé une t-shirt noir, un jean un peu délavé, et sur son lit reposait une cape noire. Il ne fallait pas attirer les regards. Cette pièce commençait vaguement à ressembler à quelque chose. Il avait pu récupérer quelques effets personnels lors de sa dernière visite, avant que les choses ne tournent au chaos. Quelques photos, quelques objets. Tandis que certains avaient préféré investir les dortoirs qui les avait jadis accueillit, Skander n’avait pas envie de se perdre dans les bas fond des cachots. Serpentard était loin derrière lui, lui faisait revenir en mémoire son amitié désormais brisé avec Quinn. Celle qu’il avait entretenu avec Cassiopeia, leur histoire. Dans l’embrasure de la porte, une voix familière lança alors, assistant à sa préparation. « Ça c’est une putain de mauvaise idée. » Aries, franc, direct, comme toujours. Il avait été furieux, et incapable de tirer les vers du nez de Skander. « Je dois y aller. Je dois y voir de mes propres yeux, et voir si quelque chose peut être sauvé. » Il entendit les pas de son cousin sur le parquet de ce qui jadis était le sommet de la tour de divination. Skander avait préféré investir un lieu neutre pour lui, il se souvenait de quelques bons moments ici. Avant. Il appréciait la vue, le calme. « Alors je viens avec toi. » Skander roula des yeux, et poussa un soupire. Attrapant alors cette baguette qui n’était pas la sienne posée sur le lit. La sienne était quelque part dans le zoo Scamander, certainement en mille morceaux. Comme lui. Il évitait d’y penser. Mais à chaque qu’il se souvenait qu’il avait un cœur, il se souvenait d’elle. Et c’était douloureux.

Lui, il avait encore sa couverture. Mais pour combien de temps. Quand ils débarquèrent sur le chemin de traverse, ils eurent du mal à éviter les contrôles. Quand Skander réalisait qu’il était désormais identifié comme l’un des types les plus recherchés du pays. Nul doute que les Lupin feraient bientôt l’objet d’une attention toute particulière. Encore une fois, il avait l’impression que tout était de sa faute. Puis il pensa aux souvenirs laissé à Ste Mangouste, Odette ignorait le troisième celui avec Robb, sans doute à propos de l’Ordre. S’il avait été compris par cela, son mentor le serait aussi. Et… Odette par la même occasion ? Pourquoi revenait-elle dans chacune de ses pensées. Il voulait ne pas y penser. C’était difficile. Seule l’adrénaline, l’ivresse de l’action, tantôt celle de l’alcool, c’était tout ce qui lui permettait de l’oublier, mais à la moindre seconde d’inattention elle était là. « Il faut laisser tomber, c’est trop dangereux. » Skander le coupa, « Pars, toi tu as encore une couverture à tenir. Allez. » « Bordel Skand’ t’es pas sérieux ? » Pour seul réponse, Skander s’encapuchonna, marchant d’un pas rapide. Il était sérieux. Alors qu’il avait toujours eu un plan pour tout, depuis deux semaines les plans lui semblaient dérisoires. Il fendait la rue, empruntant des détours. Il connaissait ces rues comme sa poche, c’était ici qu’il avait grandi, qu’il avait appris à marcher, qu’il avait passé les plus belles et les pires années de sa vie. C’était sa maison. Enfin, ce qu’il en restait. Il ne restait plus grand-chose. Il regarda ce qu’il restait du bâtiment, interdit. Une douleur dans le cœur. Y avait-il encore quelque chose à récupérer dans ce massacre ? Il voyait les projets de sa mère réduit en cendres, définitivement cette fois.  Il devrait renoncer. C’était un piège, c’était évident. Il fallait être stupide pour revenir chez soi alors qu’on est l’homme le plus recherche de Grande Bretagne. Avant il aurait renoncé, mais désormais il n’avait personne à ses côtés qu’il pouvait mettre en danger, Aries avait renoncé, alors il fonça. Il n’avait plus rien à perdre.

(…) Une mauvaise idée. Très mauvaise. C’était certain. Il avait encore quelques restes de ses années d’auror, ayant réussi à déjoué un des pièges. Puis un mangemort lui tomba alors dessus. Il ne sut par dire comment il s’en était sorti, comment celui-ci s’était retrouvé inerte dans ce qui restait de la cuisine des Lupin. Il ne restait plus rien, tout était calciné. Il ne récupéra pas grand-chose cette fois-ci. Quelques objets. Dans la chambre quelques souvenirs de sa mère avant tout. La boite à bijoux était partiellement fondue, il ne put en sauver qu’un collier. Rien d’autre. Il était temps de partir. Il enjamba alors le corps inerte du mangemort, baguette en main. Il savait se battre avec elle, mais elle ne valait pas la sienne. Et il ne pouvait pas se permettre de se pointer comme une fleur chez Ollivander. De toute façon, il était sans ressource, Gringotts était encore leur main, ses petites économies avec. Entendant des bruits dans le hall de ce qui avait été sa maison ; il décida de changer ses plans.  Il aurait dû partir par là où il était venu, mais c’était non seulement dangereux, c’était suicidaire. Rebroussant chemin, il retourna dans ce qui avait été sa chambre, et ouvrit difficilement la fenêtre, usée, à moitié calcinée, elle aussi. Combien de fois avait-il fait le mur par cette fenêtre ? Il ne comptait plus. Frais comme un gardon, ayant pour seul vestige de son combat avec le mangemort une blessure à l’arcade, il enjamba à la fenêtre, quittant la premier étage comme s’il l’avait fait jeune, avec peut-être moins de souplesse. Peut-être. Puis, il se retrouva dans une ruelle annexe. Maintenant il ne lui restait qu’à fuir. Dans la bonne direction, s’il jouait mal son coup, il pourrait se retrouver à la porte de la Main Noire. Si c’était ainsi que cela devait arriver, alors ça serait le destin, songe-t-il se rappelant qu’il n’avait plus grand-chose à perdre. Il valait mieux y rester sinon, Lothar, Gabrielle et les autres seraient capables de braver le danger une fois encore. Il allait partir dans la bonne direction, quand l’agitation de la ruelle voisine attira son attention. Un cri, celui d’un homme. Des talons qui claquaient sur le pavé. Un sort qui fusa. Son sang ne fit qu’un tour. Il n’avait pas à supporter tout cela, toutes les horreurs de ce monde, il avait dû les supporter trop longtemps sans avoir le pouvoir d’agir à cause de sa couverture, maintenant que celle-ci avait volée en éclat avec les restes de son cœur, il n’avait définitivement plus rien à perdre. Quand il arriva baguette en main, un homme était à terre, hurlant de douleur, l’oreille visiblement en sang. Son avant-bras nu laissait dessiner une marque lugubre qu’il méprisait. Skander passa à côté de lui, toujours encapuchonné dans sa cape, il jouait avec le feu il ne devrait pas être là. Il ne semblait pas être la menace. Il ne distinguait pas la scène. Pas complètement. L’adrénaline pulsant dans ses artères. « Personne viendra t’aider salope. »   Sans doute un second mangemort. Et une femme. Quand il vit la chevelure blonde, sans savoir. Il perdit le contrôle.

Ça pouvait être n’importe qu’elle femme, n’importe qu’elle sorcière, n’importe qu’elle blonde. Pourtant, il n’y en avait qu’une qui hantait ses pensées. Ça ne pouvait pas être elle, ça ne devait pas être elle. A cet instant, même l’ivresse de l’adrénaline ne parvenait pas à la chasser de ses pensées. Il aurait voulu agir vite, empêcher le mal. Un sort était trop risqué. Trop dangereux. Qui qu’elle soit, un sort manqué était tellement vite arrivé. Les sorts perdus étaient les pires. C’était irresponsable, mais il le fit quand même. Courant dans cette direction, il attrapa l’homme par l’arrière de sa veste, brutalement, usant de sa force pour l’éloigner de la femme. Il n’adressa pas un seul regard à celle-ci, se concentrant ce sur qui était le menace. En le relavant, il vit la marque sur l’avant bras, et n’eut alors plus aucune pitié, plus aucun doute.  Skander était trop près pour lancer un sort. Alors il abatis son poing sur l’homme, le déstabilisant un instant. Affaibli par son dernier combat, il réalisait qu’Aries avait raison. C’était stupide, complètement stupide. Le temps de le déstabilisé, il jeta un regard à la femme. Son cœur rata un battement peut être deux.  Elle était là. Odette. Il aurait voulu lui demander comment elle avait réussi à se foutre dans une merde pareille, mais n’eut pas le temps de dire grand-chose. « COURS ! » Il avait perdu trop de temps, une seconde trop précieuse à se perdre dans ses yeux. Laissant le temps au mangemort de se remettre du coup. Skander avait réussi à lui faire lâcher sa baguette dans cet élan de ce qui pouvait être de la bravoure. Déjà le poing de l’homme le frappait au ventre, le privant momentanément de respiration. Mais pas de volonté. C’était Odette, ils lui avaient fait du mal. Ils n’avaient le droit de faire du mal à personne, mais encore moins à elle. Il lâcha sa baguette, incapable de la garder en main. Bien qu’affaibli, Skander usa de force, s’il devait faire quelque chose, c’était au moins de lui laisser le temps de partir. Plié en deux, il lui sauta alors dessus, le faisant basculer de tout son poids sur le sol, à côté d’elle. Rage, en fureur, il abatis son poing sur son visage. Une fois, deux fois, trois fois, jusqu'à ce sa propre main soit en sang, jusqu'à ce qu'il ne ressente plus rien, plus la douleur, plus la peine, plus rien, juste la fureur.


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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1224 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Dezaia . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Ven 13 Mai - 2:10











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE


En vérité, elle s’était préparée à mourir, par quatre fois déjà. Elle n’avait plus peur de mourir et c’est bien pour ça qu’elle acceptait avec autant d’aisance la mort. Qu’elle acceptait qu’on lui donne la mort. Parce qu’elle savait ce que ça faisait de mourir. Deux fois, elle y était presque arrivée. Si la première fois laissait de nombreuses marques sur ses deux avant-bras, la seconde avait laissé son cœur s’éprendre d’un sorcier aux prunelles noisette. Et ça lui avait brisé le cœur. Ça avait cassé le peu d’elle qui restait. Comme prisonnière de son corps. Elle n’avait plus les décisions en main, les cartes avaient dû être jouées depuis bien longtemps. Et jamais elle n’avait pu aller contre ces dernières. Si c’était une histoire de Destin, Odette n’y croyait pas. Elle n’y avait jamais cru. Elle pouvait croire en Dieu, comme la bonne chrétienne qu’elle était. Elle pouvait rêver de voir ses jumeaux recevoir le baptême, de se marier en blanc malgré son innocence prise depuis des années. Elle espérait pouvoir faire la communion d’Orion et d’Antigone. Et les voir se marier. Mais apparemment, tout ceci était compromis à ce moment. Décidément, le karma avait ses cibles favorites. Et elle ne doutait plus d’être sur cette dernière. Maudite depuis qu’elle avait pleuré pour la première fois. Une merveilleuse petite fille avait-il dit. Mais elle n’était plus rien aujourd’hui. Était-elle femme ou simple poupée de son ? Elle ne savait pas et elle n’avait pas envie de penser à tout ce qu’elle aurait pu faire avec ses enfants, elle n’avait pas envie de nourrir ses rêves d’avenir, avortés comme le bébé. Elle n’avait envie de ne penser qu’à la plénitude que lui apporteraient la mort, plus de souffrance, juste un vide. Puis finalement ne déambulerait-elle pas dans le néant, trop souillée pour passer les portes du paradis. Elle laisse un faible sourire s’échapper de ses lippes. Oui, elle n’y aurait pas le droit, c’est certain. Elle n’était pas dupe. Seuls les bons ont cette chance de rencontrer Dieu. Elle était une sorcière et par nature trop mauvaise. La magie n’était pas acceptée dans la maison de Dieu. Et de toute façon, elle n’avait pas envie de rendre de compte à quelqu’un. Elle voulait demeurer seule. Dans son cocon d’éternité pour toujours. Si l’on dit que les morts peuvent voir les autres d’en haut, elle passerait sans doute son immortalité à observer ses enfants. À savoir ce qu’ils devenaient sans elle. À savoir comment il ferait sans elle, alors qu’elle avait toujours eu sa mère durant des années. Expliqué son premier amour, sa première fois, sa première contraception, son premier travail. Clarissa Moody avait été là dans de grandes étapes de sa vie. Et elle n’avait loupé que la naissance de son petit fils et de sa petite fille. Odette laisse les lippes reprendre une expression neutre. Qu’il en finisse au lieu de respirer comme un buffle au-dessus d’elle. Elle n’a que faire de souffrir. Mais qu’il la tue une bonne fois pour toutes. Parce qu’elle n’avait jamais été capable de le faire elle-même. Il n’avait jamais été capable de le faire non plus. Le destin était cruel avec elle. Mais désormais, elle avait couru à sa propre perte et méritait ce qui allait se passer. Mais dans le fond, elle espérait, comme toute étincelle de vie à l’intérieur d’une personne. Elle espérait qu’on la sauve. Mais cette étincelle était très loin d’elle. Prête comme jamais à recevoir un sort impardonnable. Elle attendait, déjà morte à l’intérieur. Parce qu’il n’était pas là et parce qu’il ne serait jamais plus là.

Penser à Skander, ça lui faisait du mal. Elle avait du mal à accepter tous les secrets. Toutes les choses dites à demi-mot. Rien que le fait qu’elle est peur de cette partie de lui-même. Celle qui ressort quand vient la pleine lune. Odette était troublée. Avait-il déjà tué ? Avait-il déjà… Non, elle ne voulait pas y penser maintenant. Elle ne voulait penser à rien d’autre que la chaleur de ses bras, de l’ardeur de leurs étreintes. De la douceur de ses baisers malgré la dureté de ses mots. Elle ne voulait penser qu’au meilleur, pas au pire. Elle n’avait pas besoin de penser au pire, elle n’avait pas oublié, non, elle n’oublierait sans doute jamais les mots qu’il avait prononcés, mais elle pouvait toujours tenter de le faire. Elle ne se souvenait que cette incroyable sensation de vie au creux de son ventre, elle ne se souvenait que du souffle de vie qu’il lui avait donné en l’embrassant. Elle ne se souvenait que de ça. Refusant d’imaginer l’image qu’aurait pu avoir l’enfant. Refusant de s’imaginer un fils ou une fille ayant une moitié de lui et une moitié d’elle. Elle s’y refusait. Pourtant, c’est un bruit discret de pas qu’elle n’entendit pas, n’attendant que le glas de son heure. Elle était prête qu’il en finisse. Ouvrant doucement les yeux pour les plonger dans ceux du mangemort qui allait la mettre à mort. Elle ne vu que de la haine, alors qu’elle pensait simplement à l’amour et à sa famille. Cette fois c’était fini alors. Elle était sortie sur un coup de tête, resterait sur une dispute avec son père, sur quelques mots échangés avec Alaric, sur des regards inquiets de Louise. Ces personnes i proches ne l’avaient jamais vue heureuse. Non, jamais vraiment. Toujours à se donner pour les autres ou à se combattre de l’intérieur. Mais au moins, elle pouvait être fière, elle avait blessé une ordure avant de mourir. Une bonne action se dit-elle. Mais elle n’était pas une Moody pour rien, toujours à chercher la justice, même là où ça semblait impossible. Et la seule justice ici ? Elle avait blessé une personne plus puissante qu’elle. On payait toujours les pots cassés dans son existence. Toujours. Tendant la main vers son sac, elle ne sentit que le bois glacé du jouet magique. Ses pauvres enfants. Mais si elle avait eu plus le temps de penser, Odette l’aurait encore fait pour rêver à cette vie de famille qu’elle n’avait jamais eue complètement. Un père poule absent, trop gâteau. Pas de mari, juste des enfants sans père biologique. Une famille divisée. Voilà. Mais elle n’en eut pas le temps que le poids du mangemort sur ses jambes se fit presque absent. Comme une bouffée d’oxygène qu’on repend, elle inspire bruyamment, comme de retour à elle. L’adrénaline reprenant possession de ses veines. Elle reprise de nouveau, cherchant du regard ce qui ce passe. Cherchant une idée même minime de ce qui se passe alors que la mangemort s’écrase contre le mur. Une silhouette encapuchonnée le maîtrisant comme elle le pouvait. Elle restait là redressée à moitié. Incapable de savoir quoi faire. Comme formatée. Elle cherche, une lueur, un signe pour savoir de qui il s’agit. Certainement pas son père, il ne l’aurait pas suivi. Il était persévérant, mais pas idiot au point de la suivre partout après une dispute. Non, elle ne savait pas, elle avait finalement peur de savoir de qui il s’agissait. Et pourtant, son regard cherche un point de repère comme l’instinct. Puis, c’est à ce point qu’elle s’attache. La peau hâlée. Elle ne veut pas la reconnaître et pourtant, elle reconnait cette main. Ne sachant reprendre ses esprits. Elle est perdue Odette.

« COURS ! » La seule directive qu’elle avait eue. Mais le son de sa voix. C’était bien lui. C’était bien ce loup-garou. C’était bien le Leader de l’Ordre du Phénix. Comme bloquée, elle n’arrivait pas à bouger jusqu’à ce qu’elle croise ses prunelles. Comme inanimée, elle tendit le bras attrapant sa baguette qui avait roulé au sol. Terrorisée. De qui devait-elle avoir peur, de lui ? D’eux ? D’elle-même ? La blonde ne savait pas à qui se fier. Elle ne savait pas et ne voulait plus savoir. Se séparant de ses talons. Pied nu sur le sol brulant du chemin de traverse. Elle se relève. Cherchant du regard une idée quelque chose. Elle s’entend respirer au même rythme que la panique qui la prend, elle est juste capable d’aller se coller contre le mur derrière elle s’y appuyant, regardant la scène impuissante. Elle ne pouvait pas bouger. Pleines de doutes, de questions. Pleine d’un je ne sais quoi. Elle était sauvée, si le mot était juste. Par ce même homme qui lui avait brisé le cœur, parce même homme qu’elle aimait d’un amour brulant, dévorant chacune de ses pensées, alors qu’il ne voulait pas la voir, ni la connaître. Avec tant de hargne qu’elle peinait à regarder le spectacle qu’il lui présentait. Pourtant, c’est un cri de peur qu’elle laisse s’échapper alors qu’ils roulaient tout deux vers le sol après l’assaut du second mangemort, de celui qui aurait dû lui ôter la vie. Elle cri. Non pas qu’elle ait peur pour elle, ni pour le mangemort. Elle a peur pour lui. Trop pour lui. Elle a peur qu’il lui fasse du mal. Elle ne sait pas qui faire, perdue dans ce capuchon qui tombe au fil du temps et des combats. L’autre de toute façon avait dû perdre un peu trop de sang pour faire quoi que ce soit. Elle ne s’en inquiétait pas, pas le moins du monde. Elle avait juste ses yeux rivés sur Skander. Elle n’avait que lui dans la tête. Elle n’avait que lui, encore et toujours lui. Elle ne pouvait décidément pas faire sans lui. Elle ne pouvait pas. Chef de l’Ordre, Loup-Garou qui importe. C’était de l’homme entier dont elle était tombée amoureuse, sa crainte, elle arriverait à vivre avec, elle arriverait à s’en défaire. Mais elle ne pouvait pas le laisser mourir. Même si, en l’occurrence, c’était plutôt son agresseur qui mourrait sous les coups du Lupin. Le visage en sang, surement bien plus qu’amoché. Le crâne devait être fracturé. C’était ce qu’elle en déduisait avec les sons qu’elle captait. Au-delà de la rage et de la fureur qui émanait de la personne qu’elle avait cherché à oublier des semaines durant. Elle avait tout essayé, mais rien ne semblait pouvoir la soulager de ce qu’elle ressentait. C’était trop. Quand avait-elle penché pour cet homme si particulier ? Lors de cette nuit sans lendemain ? Sans doute, c’était une sentimentale Odette. Mais pas sotte pour autant. Cependant, elle avait délaissé ses ordres, elle n’avait pas couru, elle était restée figée, la contre le mur. Elle était restait parce qu’elle avait plus peur pour lui que pour sa propre vie. Elle le savait que sa vie n’avait pas d’importance. Mais la sienne, depuis qu’elle savait pour l’Ordre, avait bien plus d’importance. Au-delà de ses sentiments, Odette ne pouvait pas le laisser périr pour elle. Ni même pour cet élan de courage. Elle aurait dû faire quelque chose, jusqu’à ce crac sonore, elle ferma les yeux tremblants. Mort, il était mort, le crâne durement fracassé par ses points alors que l’autre avait perdu connaissance à cause de la douleur. Elle était sauve, lui aussi sans aucun doute. Et ils étaient encore là, tous les deux face à face, alors que mutuellement, ils tentaient de s’oublier. De rompre ce lien mystique entre eux.

Finalement quand elle ouvre de nouveau les yeux, elle ne le voit qu’à califourchon sur le corps du mangemort. Il était mort qu’il arrête donc de se faire du mal. Le sang étant bien plus que présent sur les pavés maintenant. Le sang n’ayant pas d’importance. Aucune importance. Elle réussit à se mouvoir doucement, trop doucement pour qu’il la sente s’approcher. Elle avait peur de le toucher, que cette fureur tombe sur elle, à son tour. Mais elle avait besoin de le toucher. De croire que l’illusion était bien réelle. Et c’était son poignet qu’elle toucha. Chaud, brûlant, visqueux du sang qu’il avait sur le poing. Elle tente de capter son regard comme à chaque fois. Elle y parviendrait, mais elle ne sait pas vraiment ce qui l’en empêche, une chose était certaine, ils devaient partir d’ici, laisser les corps derrière eux, prendre qu’on pouvait et partir. D’un geste vif, elle se releva, entrainant comme elle le put le Lupin à sa suite, ramassant son paquet. Pas de traces d’eux, juste une bagarre à mort entre des membres proordre et des mangemots. Rien de bien compliqué. Baguette à la main, elle ne lâchait pas celle de Skander, qu’importe que son chemisier blanc soit maculé de sang, elle n’avait pas ce sentiment pour des vêtements. Elle s’ne foutait. Elle savait juste qu’elle devait fuir. Le prendre avec lui quoi qui lui en coute. Il était précieux. Trop précieux pour mourir. Alors qu’elle, elle n’était rien. À gauche, à droite, puis encore à droite. La course était rude, la course à deux. Alors qu’elle aurait dû partir seule, fuir sans lui le laisser là. Mais jamais, non jamais, elle ne le laisserait à une mort certaine. Jamais de sa pauvre vie. Elle l’aimait, elle ne le laisserait pas partir avant elle. Qu’importe sa nature ou son rôle dans la vie. C’était l’amour qui la forçait à courir. Poursuivre sa route sans le regarder pour ne pas perdre un moment. Odette tourne une nouvelle fois à droite dans une ruelle plus étroite que les autres. Un cul-de-sac. C’était certain. Se retournant, forçant encore une fois le Lupin à ne pas lui faire face. Baguette en main, elle installait des sorts de protections, informulée comme elle le pouvait. Il fallait le maintenait en vie. Le caché. C’était pour ça qu’elle était là. Le maintenir en vie. C’était son but, son unique but désormais. Il pouvait la détester, la haïr, elle se foutait de tout ça. Elle devait faire de son mieux pour le protéger. Comme il venait de la faire pour elle. Comme il venait de se salir les mains pour elle. Elle devait lui rendre. Elle devait… Oui, elle le devait, comme une mission qu’elle s’était investie. Elle n’avait pas besoin de plus que de le savoir en vie pour être satisfaite de la sienne. Parce qu’elle pourrait encore sentir son parfum, toucher sa peau et plonger dans ses yeux. Même si l’attirance n’était que physique pas morale pour lui. C’était ainsi, mais elle pouvait le voir vivant. Ses épaules se levant et s’abaissant au rythme de son souffle éreinté. Odette avait une peur bleue de se retourner vers lui, de voir son visage. Son poing en sang. Elle avait peur de le voir souffrir et de souffrir également. Mais elle pouvait y arriver ; Elle devait le faire, pas pour son salut, mais pour celui du Lupin. S’il était mal en point, elle devait au moins essayé de le soigner. De le ramener là où étaient les Phénix. Pré au lard. Elle devait au moins essayer. Et pourtant, elle avait envie de le garder jalousement pour elle.

Mais en se retournant, elle se fout de ses mots. De ce qu’il avait pu lui dire. Elle se fout de tout ça. Elle agrippe son regard, comme son cou. Plongeant ses mains dans ses cheveux. Cherchant ses lèvres dans un baiser passionné. Elle avait tellement eu peur. Tellement peur que ses tremblements, ses yeux, son étreinte pouvaient le faire ressentir. Elle avait tellement eu peur. Bien qu’un baiser ne la rassure pas plus. Elle se sentait bien plus complète d’avoir fait ça. Lâchant ses lèvres, quittant que ses yeux pour se retourner sur son poing, sur cette main en sang. Elle ne cherchait pas des réponses. Elle n’en avait pas besoin. Mais incapable de tenir sa baguette droite, cette dernière tomba au sol, roulant à leur pied. Elle était incapable de le soigner. Trop choquée encore pour faire quoi que ce soit. Elle ne pouvait que le toucher. S’émerveiller de le voir. Elle était vraiment heureuse qu’elle ne murmura. « Tu es en vie… » Caressant sa joue comme si cela faisait des années qu’elle ne l’avait pas vu. Oui, il était envie. Sa gorge se serrant, ses yeux ne s’en remplissaient pas de larmes, elle n’en avait plus aucune à pleurer. Passant ses deux mains sur ses joues. « Tu es… fou, complètement fou. » Que fait-il là ? Pourquoi maintenant ? Pourquoi ? C’était la seule question qu’elle avait en tête et la seule qu’elle voulait poser. Mais ses mains captant la chaleur de ses joues, elle sourit enfin, elle sourit tendrement. « Merci… » Dieu merci oui, elle était en vie grâce à lui. Mais elle ne perdait pas une miette de son regard, elle aimait tant l’observer. Elle l’aimait lui. Quand la question lui effleura la gorge. « P-pour-quoi ? Tu devrais… Ne pas être là. Tu devrais te cacher. » Elle savait, oui elle savait qu’il devait sa caché, mais ne se faisait pas d’illusion ce n’était pas spécialement pour elle. Elle le savait. Il ne voulait pas la connaître. Mais elle l’aimait trop tendrement pour ça.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1817 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Ven 13 Mai - 23:41











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Se foutre dans la merde, c’est tout un art. Il était passé maître dans ce domaine voilà bien des années déjà. Alors même qu’il n’était qu’un élève de Poudlard il était le premier à se fourrer dans un mauvais pas, mais usait d’un tempérament déjà bien fort, d’une répartie déjà bien assuré, et d’une ruse bien aiguisée pour s’en sortir sans trop de casse. Il s’en sortait toujours avec un tour de passe-passe, ou quelque chose du genre. Toujours. Ou presque. En grandissant les ennuis avaient progressivement changé de nature, de proportion. Des heures de colle, il risquait bien plus, surenchérissant avec les années. Il avait joué ses études en se croyant par plusieurs fois au-dessus des règles, puis son travail en refusant parfois d’écouter les ordres, puis désormais il y risquait sa vie. Mais que serait la vie sans le goût du risque ? Honnêtement, Skander ne voudrait vivre une vie confortable, dépourvue de risque, d’enjeux, d’adrénaline pour rien au monde. Il avait chassé de ses pensées la perspective d’un avenir serein, paisible depuis bien des années. Depuis que Voldemort avait commencé à recruter des adeptes, il avait vu le monde changer, se déchirer à la Purge, ne jamais être capable de s’en remettre, et aujourd’hui encore être en flammes. Les enjeux avaient changé, le monde avait changé, les emmerdes avaient changé. Mais il avait toujours malgré tout trouvé le moyen de laisser ses emmerdes le poursuivre. L’Ordre avait fait naître son lot de problème. Au début cacher son appartenance, supporter les propos insupportables de ses collègues, amis et patron avait été une véritable torture. Puis avec le temps, il s’y était accommodé sans jamais oublier.  D’abord une couverture, il était devenu une sorte d’espion, puis il avait gravi les marches, une à une, arrivant là où le type qu’il était n’avait jamais espéré être. Il avait risqué sa vie pour cette cause, car elle était la seule chose qui avait réellement comptée toutes ces années. Bien sûr, il y avait la famille – mais s’il battait c’était pour eux, pour que Lothar puisse un jour avoir un avenir meilleur. Le sien n’avait aucune importance. S’il n’avait pas d’avenir, il s’en remettrait, vivant avec ce sentiment au ventre depuis trop d’année, la mort pouvait venir, il n’en avait pas peur, car il avait le sentiment de ne rien avoir à perdre, de ne rien avoir à construire, de ne rien avoir à transmettre. Il avait une bien piètre image de lui, il n’en n’avait pas conscience, ne laissant lui apparaitre que les mauvais côtés, juste la violence, juste la bête. Pourtant derrière chaque action aussi violente soit-elle se cachait une intention, souvent bonne. Parfois stupide, mais toujours dans le but unique d’assurer la survie des siens. Ou de ce qu’il en restait.

Il pouvait souffrir, tout ceci n’avait pas d’importance, il parviendrait à en guérir, ou bien à en mourir. Mais qu’elle soit blessée, qu’elle puisse souffrir. Cette idée était tout bonnement insupportable. Il venait de réaliser en voyant son visage à quel point il tenait à elle, et qu’aucune boisson, aucune lubie suicidaire ou aucune quête d’adrénaline ne parviendrait à effacer cela. Rien.  Avait-il déjà été hanté par une personne de la sorte avant ? Il avait aimé Ciena, mais avait-il pensé à elle de la sorte, sans qu’elle ne puisse jamais s’échapper de ses pensées ? Il ne saurait le dire, à l’époque, il avait été quelqu’un de différent, ils n’avaient pas laissé le temps de se désirer trop longtemps avant de franchir le pas, de vivre ensemble, de vivre quelque chose. Cette fois, tout était différent, bénéficiaires d’un passé que leur était propre, avançant avec leur histoire, la dimension était autre. Adulte. Entre la haine qu’il lui avait voué pendant longtemps, ce désir brulant de leur entrevue nocturne, la violence de leur dernier échange, c’était comme s’ils connaissaient les pires facettes de l’un et l’autre. Ils avaient vu le pire de l’autre, ne restait-il pas qu’à découvrir les bonnes choses désormais ? Peut-être. Et pourtant, il avait l’impression de ne pas encore livré ses facettes les plus sombres. Pourtant, à la lumière de cette pensée, il réalisait qu’il était complètement sous le charme, incapable de penser qu’il était amoureux. Même en pensée, il ne se hasardait pas à ces mots, et encore moins en parole. Même quand il était dépourvu des tourments qui étaient désormais sien, il n’avait jamais été le type qui dit ce qu’il a su le cœur, il avait été celui dont il fallait déchiffrer l’attitude, celui dont il fallait être capable de lire entre ces mots. Peu étaient capable de lire entre ses lignes, de comprendre au-delà de l’arrogance, du sarcasme, de la violence.  Autant il tenait à elle, autant il tenait à sa sécurité. Il connaissait ses faiblesses, ses points faibles, ses mauvais côtés, ses dangers. Tant qu’elle restait à côté de lui, elle serait indéniablement en danger. L’idée était impossible à accepter. Impossible. Il ne pouvait pas la perdre ainsi. Il ne pouvait la perdre que d’une seule et unique façon – si elle décidait de partir, c’était la seule perte qu’il accepterait. Elle avait trop à perdre dans sa vie. Ses enfants, son père, cela faisait trois choses dont elle n’estimait peut être pas l’importance.  Lui avait à perdre, et pourtant il était aveugle à tout cela. Son frère, Aries, Ombeline, et l’Ordre, c’était ces choses qui faisaient sa vie. Mais il savait ce qu’il avait à perdre, mais il avait le sentiment que lui ne serait pas une grosse perte. Loin de s’imaginer que c’était une des nombreuses ressemblances entre la sorcière et lui. Deux êtres entêtés, inconscient de ce qu’ils valaient vraiment.

Il ne restait que la fureur. Juste la fureur. Non pas celle de vivre, la fureur, la rage – il avait failli la perdre. Elle avait failli mourir, ou pire encore. Il était incapable de cesser la violence, incapable d’arrêter de frapper. Aussi mort soit l’homme sous ses coups. Il fallait évacuer la rage, évacuer la violence. Il fallait lâcher prise. Il était incapable de maîtriser sa colère, incapable de  maîtriser sa violence, faisant un piètre sorcier depuis qu’il avait subi l’appel de la Lune. Il était parfaitement incapable de contenir sa colère, la laissant s’échapper sous différentes formes, l’ironie, le sarcasme, la violence des mots, et la violence physique. C’était différents stades de fureur. Mais ce putain de mangemort s’en était pris à Odette, son sang n’avait fait qu’un tour, la réponse n’avait pas été graduelle, juste brutale. Sous son poing, le corps inerte d’un cadavre fanatique d’un monstre disparu. Son poing en sang, celui du monstre à terre mêlé au sien. Qu’importe la douleur. Elle n’était pas réelle, juste illusoire, sensation brève qui rappelait à l’être qu’il était en vie. Il avait besoin de frapper. De laisser la rage glisser entre ses doigts, jusqu’à trouver l’apaisement. Il se sentait monstrueux, focalisé sur sa cible, incapable de s’en défaire. Il ne restait rien. Ce lien mystique le ramena à la réalité. Elle saisit son poignet, plein de sang, comme le reste de sa main. Le contact eut pour effet de le stopper net. Comme si en continuant de faire quoi que ce soit il pourrait la briser. S’il l’avait sans doute déjà brisé moralement, lui faire du mal physiquement était totalement exclu. Il n’irait pas jusqu’à dire qu’il ne frappait pas les femmes, il ne frappait pas celle qui comptaient pour lui, il frappait s’il le fallait les monstres de la même espèce que celui qui gisait sur le sol, inerte. Quand elle l’arrêta, il réalisait la violence de la scène, l’homme avait le visage en sang et au vu de ce qui jonchait désormais le sol, son crâne n’avait pas tenu le choc. Peut-être que désormais elle le voyait tel qu’il était : comme un monstre. Il fut à la fois satisfait à cette idée, et brisé une fois encore. Mais il n’eut guère le temps de regarder la monstruosité de ses actes en face, que le bras de la sorcière le poussa à se lever. Comment parvenait-elle à mettre à genoux sa volonté de la sorte ? Il ignorait que finalement c’était peut être purement et simplement de l’amour. C’était peut-être une réponse aussi simple que cela. La réponse était simple, l’amour c’était bien plus complexe que cela. Elle guida ses pas, dans une course dans un dédale de ruelle qu’il connaissait par cœur depuis son enfance, pourtant à cet instant, il avait l’impression d’être passager dans ce corps, guidé par une tignasse blonde. Quand ils arrêtèrent leur course, il lui fallut un instant pour reprendre ses esprits, si tant est qu’il puisse les reprendre. Il réalisait qu’il avait eu peur de la perdre, cette peur lui avait rongé le ventre, et l’avait transformé en ce qu’il était de pire. Mais si c’était pour elle qu’il devait être ainsi, il n’éprouva aucun remords.

Son cœur battait à cent à l’heure. La course, les émotions, la peur, l’adrénaline, tout se mêle mettant à rude épreuve le corps et l’esprit. Il n’a pas retrouvé son calme, même s’il s’est stoppé, il ressent cette colère. Il y avait deux hommes à terre dans une ruelle, un du fait de la sorcière, un mort de ses mains. Il avait ce besoin d’aller achever quelque chose. Réalisant un peu tard que la seule chose qui méritait son attention c’était elle. Il le réalisa quand elle se tourna vers lui.  Son regard. Elle semblait en un seul morceau. Semblait. Le sang qui jonchait son chemisier attira son attention, était-ce en partie le sien, celui de l’homme, ou pire, celui de la jeune femme ? Il aurait voulu poser la question, s’enquérir de son état. Il n’en eu pas le temps, où pour réponse à son regard les mains de la belle qui se lièrent autours de sa nuque, réduisant l’espace entre eux à néant, encore une fois. Mais il avait besoin que leurs lèvres se trouvent, qu’elle soit dans ses bras. Il refusait peut être de l’admettre mais il en avait besoin. L’union de leurs lèvres fut salvatrice, comme la sensation d’être en vie à nouveau. Il voulait fuir ce sentiment, mais s’y retrouvait confronté à chaque fois qu’il était en sa présence. Il avait beau tenté de la repoussé, il en était parfaitement incapable. Une part de lui ne voulait jamais la laisser partir, tandis qu’une autre part plus sombre voulait la voir disparaitre ses sentiments et l’humanité avec. Habituellement il était invulnérable aux émotions, mais avec elle, c’était impossible. Aussi forte soit sa volonté de l’éloigner de lui, il était incapable à cet instant, se perdant dans ses baisers, consumé par la passion. L’étreinte terminée, il eut ce sentiment étrange d’être à la fois complet, et incomplet. Complet de l’échange, incomplet car il savait qu’elle ne serait jamais à ses côtés, il ne pouvait être aussi égoïste. Il la sentie poser son regard sur l’objet du délit, son poing en sang, instrument sordide de sa propre décadence. Mais il l’avait fait pour elle, ne regrettant rien. Il remarque à peine qu’elle lâcha sa baguette, cherchant désespérément ses yeux, comme si eux seul pourraient apaisé la colère. Comme si d’un regard il pouvait s’assurer qu’elle allait bien, qu’elle était saine et sauve, qu’il n’avait pas eu le temps de commettre un méfait sur sa personne. « Tu es en vie… » Toi aussi, pensa-t-il alors. D’un geste de la main, sa paume chaude, agréable, et familière sur sa joue, elle balaya sa fureur, d’un geste. Comment s’y prenait-elle pour mettre sa volonté à son service. S’il avait voulu la repousser essayant de demeurer fidèle à l’attitude qu’il avait voulue adopté face à elle la dernière fois, il en était désormais incapable. Lorsque ses deux mains se posent sur ses joues, il a l’impression de découvrir un visage perdu de vue, familier mais différent. Sublime malgré les épreuves. Elle semblait saine et sauve. « Tu es… fou, complètement fou. » Il l’était. Insensé, fou, irresponsable, inconscient. Mais ainsi était fait Skander Lupin. Rien ne pourrait le changer, car il avait toujours été ainsi, ces traits étaient juste ressorti d’avantage avec les épreuves, à mesure qu’il avait l’impression de ne plus rien avoir à perdre. Il avait l’impression qu’il ne lui restait plus que des causes pour lesquelles mourir. Sa famille, l’Ordre. Et peut-être elle, ça serait une fin comme une autre, une sorte de rédemption. Il avait besoin de rédemption, mais il avait l’impression que son existence ne le lui permettrait pas. Seul le sourire d’Odette parvint à la faire douter un instant,  « Merci… »  Il l’avait peut être sauvé à cet instant, mais après ce qu’il lui avait fait, après ce qu’il lui avait, ça semblait être dérisoire. « P-pour-quoi ? Tu devrais… Ne pas être là. Tu devrais te cacher. »  Alors elle savait. Maintenant qu’elle savait, cela la mettait encore plus en danger. Il ne pouvait pas se le permettre. Elle semblait déjà bien capable de s’attirer des ennuis seules, alors, s’il était dans sa vie, cela serait pire.

Rester près d’elle était impossible, irresponsable même. Il pourrait la blesser lui, ou elle pourrait être blessée à cause de lui. Sa seule responsabilité à cet instant c’était qu’elle s’en sorte, vivante. Les deux mangemorts étaient au sol, l’un d’entre eux était mort l’autre pas. Le premier ne pourrait pas parler, le second attirerait des ennuis à la sorcière, pour sûr. Elle était liée à lui, il avait assisté à la scène, s’il mettait la main sur elle, elle serait interrogée, ou pire. L’idée était insupportable. Tout ceci était sa faute, il n’aurait jamais dû croiser sa route. S’il avait su, il l’aurait laissé poursuivre la sienne, ne jamais s’asseoir à côté d’elle dans cet hôpital. Il n’aurait jamais dû lui laisser l’occasion d’apercevoir l’homme qui se cachait sous la bête, maintenant qu’elle savait qu’il y avait quelques choses, elle pouvait s’y raccrocher. Aussi combattait-il l’idée de se rattacher à elle. C’était dur. Impossible. Il avait l’impression de ne plus être capable de ressentir quoi que ce soit, et l’instant d’après il croisait son regard. Et tout changeait. Il leva sa main pour caresser son visage, et se ravisa quand il vit que sa main était en sang.  Il ne voulait pas la tâcher de sang, du sien, de celui du monstre qui avait voulu lui faire du mal. Il laissa sa main amochée retomber le long de son corps. Son autre main, se pose alors dans son cou, non sans tendresse, il n’arrive pas à la cacher. Il n’arrivait plus. Sa main de loge dans son cou, tandis que son pouce se pose sur sa mâchoire, caressant brièvement celle-ci. « Bien sur que je suis fou. » Dit-il en laissant un maigre sourire se dessiner sur ses lèvres. Skander Lupin était évidemment fou, mais c’était ce qui faisait sa force, il agissait sans savoir grand-chose qui ne le retenait c’était à la foi sa force et sa faiblesse. Mais à cet instant, il était fou d’elle. Il le réalisait. Il était incapable de la repousser, il ressentait le besoin de s’assurer qu’elle était entière. « Si je ne l’étais pas tu serais… » Il n’arrivait pas laisser sortir ce mot. Morte, il refusait cette idée. Elle ne mourrait pas à cause de lui – il aurait pu passer, ne rien voir, ne rien vouloir voir, et passer son chemin. « C’était la seule chose à faire. » Je ne veux pas te perdre, voici ce que transpirait ses mots . « Ce connard t'as blessé ? » Lâche-t-il, incapable de cacher l’inquiétude, et la rage. Quoi qu’il en soit, il était mort. Sa main toujours dans sa nuque. Il voulait savoir si elle allait bien. Il le fallait. C’était le premier critère, la première étape. Après, il fallait la sortir de ce merdier.  Il ne savait pas encore comment, leur situation était précaire, instable. Dangereuse, pire un des deux hommes étaient encore dans la nature. C’était ce qui l’inquiétait le plus. Leur temps était compté.  Il dégagea alors sa main de sa nuque, cherchant sa baguette. Ils n’avaient pas beaucoup de temps, pas le temps d’échanger des baisers, pas le temps de se sauter dans les bras. Skander avait l’impression qu’ils avaient déjà perdu assez de temps. Ce mangemort en liberté était une menace. « L’autre, il avait ton nom ? » demanda-t-il inquiet. Il n’avait volontairement pas relevé sa question sur le fait qu’il était supposé se cacher. C’était pour les faibles, il ne voulait pas être faible. Son comportement avait changé du tout au tout. Tantôt tendre, tantôt inquiet. C’était l’instinct de survie qui prenait le dessus. Habituellement il se fichait de s’en sortir, mais elle était à ses côtés, pour elle, il devait s’en sortir, car il doutait qu’elle puisse venir seule à bout de toute une escouade de mangemort. Maintenant un mangemort en liberté était capable de faire le lien entre elle et lui. Il devait régler le problème, car nul ne doute que Robb Moody ne supporterait pas l’idée que sa fille paye ses pots cassés. L’idée était insupportable. Il devait purement et simplement la faire sortir de là, indemne. Qu’importe s’il y laissait des plumes, ou plus. Il s’en fichait.



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Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Sam 14 Mai - 1:22











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MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Dans l’idée, la blonde ne s’était jamais réellement attiré d’ennuis. Elle n’avait pas ce tempérament. Une chose que préférait sa mère, plutôt que de la voir comme une sauvageonne à l’instar d’Aurore ou d’Esme. Des vraies filles Moody. Mais ce genre de particularité familiale s’était révélé chez la petite Odette alors qu’elle pensait sa vie presque guéri. Et le karma et tout le reste s’étaient ligués contre elle. Enfant, problème avec cette histoire de guerre civile. Sentiments. Elle n’était pas au bout de ses surprises. Elle n’était au bout de rien avec le nom de naissance qu’elle portait. Et elle n’était pas certaine qu’en porter un autre ne serait pas pire. Au contraire, mélanger le sang et le caractère d’un Moody à une autre personne pouvait être parfois tout aussi désastreux qu’intelligent. Même si Robb avait épousé une fille de famille neutre, Clarissa avait pris le caractère de sa famille d’alliance malgré tout. Des fortes têtes ces Moody. Alors de toute façon, sa vie allait être semée d’embuches, elle allait devoir survivre comme le faisait déjà la seconde branche de la famille. Alors qu’elle ne savait même pas qu’en voulait aider le Lupin à Sainte Mangouste, Odette avait déjà signé son arrêt de mort et celui de son père. Malgré toutes ses bonnes précautions, Robb révélait bel et bien être un soutien moral pour Skander Lupin et donc une personne proche de l’Ordre et de ses idées. Il serait traqué au même titre que sa fille, torturé et tué. C’était ce genre de vie pour les traitres. Mais elle défendait la justice. Celle qu’elle avait su apprécier avant la Purge. Elle ne supporterait plus ce monde longtemps. Pour son père, pour elle, pour ses enfants. Surtout pour ses enfants. Le monde avait besoin de changer pour eux, pour les prochaines générations. Il fallait arrêter de casser des briques dans le vent. Elle s’en rendait compte au même rythme qu’elle tombait dans les yeux de cet homme. Elle se rendait compte à quel point la vie était merdique, mais qu’il fallait toujours vouloir la changer, toujours se battre pour ses idées et les faire vaincre. Elle aurait dû en être plutôt, mais elle n’en avait peut-être pas le temps, ni le courage ou simplement se trouvait-elle d’une inutilité certaine. Sans doute était-ce cela. Mais Odette n’avait pas besoin d’en savoir plus. Rentré chez son père, elle faisait ses valises direction Godric’ s Hollow, prenait les enfants et Louise, quelques affaires et fuyait dans un fief de l’Ordre. Elle était en danger. Et il n’y avait pas qu’elle dans sa suite. Le plus important résidait dans les deux têtes blondes qu’elle avait mises au monde en novembre dernier. Ce n’était pas dans l’ordre naturel des choses que les enfants meurent avant leurs parents, et Odette ne laisserait jamais cela arrivé. La mère était bien plus présente que la femme dans ses pensées. C’était une chose indéniable, la maternité change une femme pour longtemps, toujours même. Alors, être changé ne la dérangeait pas, surtout de cette façon, elle était plus mature, plus encline à prendre soin des autres au profit de sa propre personne. On devient généreux quand on est parent, on pense à son enfant avant soi-même. Qu’il ne manque de rien, même si c’est toi qui dois t’en priver. Ce n’est pas le plus important, le plus important, c’est un sourire, un merci, quelque chose qui vous fait penser que vous êtes la personne dont il a le plus besoin au monde. Parce que vous êtes une part de lui malgré tout. Un enfant est un cristal d’amour, celui qui lie physiquement à jamais, deux personnes…

Odette baisse les yeux. Oui… Un cristal d’amour. Elle sait qu’elle ne doit plus y penser, que tout ceci est derrière elle depuis une semaine peut-être. Que finalement le cristal qu’elle avait entre les mains, elle l’avait elle-même jeté. Donner au diable, parce qu’elle n’était pas capable d’élever encore seule un autre enfant, d’une personne qui la détestait en apparence. Elle n’était pas conne Odette. Loin de là. Quelle personne, Leader d’un groupe ou autre imbécile heureux au courage trop développer, irait jusqu’à tuer un homme au poing ? Personne, hormis si la personne tenait un peu, ne serait qu’une once à celle qu’il venait défendre. Elle en doutait, elle ne voulait pas encore se faire de films, pas cette fois, mais elle avait cet espoir que malgré tout. Les dures paroles qu’il avait dites n’étaient qu’un mensonge pour l’éloigner de tout. De cette histoire avec l‘Ordre. À laquelle elle serait mêlée d’une manière comme d’une autre avec son sang de Moody… Ou bien de sa nature de loup-garou. Oui, il était pourtant sans savoir quoi que ce soit au sujet de son agression, du cannibalisme et des cadavres à côté d’elle dans ce chalet à ses vingt-quatre ans. Il ne savait pas, et il ne fallait pas qu’il sache. Sans quoi il ne s’approcherait plus. De peur de la traumatiser. Mais elle l’était déjà, Odette n’avait pas besoin de lui pour se mettre dans une crise de panique en revivant ses souvenirs. Elle n’avait besoin que d’elle et de sa tête, de son esprit fou et sadomasochiste pour revivre les images en boucles, le sang et les cris. Elle n’était plus seule dans sa tête depuis ce jour-là de toute façon, laissant l’Odette d’avant dans un coin et la folle au premier plan. Mais cet homme. Il la faisait ressortir. Au mieux, il faisait s’associer les deux pour donner quelque chose d’homogène, de joli à voir quand elle parlait, quand elle souriait. En fait, il faisait ressortir ce côté Moody d’elle-même. Et comment croire un seul instant que ce n’était pas une belle personne. Malgré les défauts, malgré les cris et les mots durs. Elle n’arrivait pas à voir le mal des gens. Ou elle le voyait bien trop tard, quand elle était blessée. Mais, comment pouvait-il la blesser alors qu’il venait, qu’il tuait pour protéger ce joli minois ? Comment l’imaginer ? C’était une image qu’elle ne visualisait pas. Odette ne voulait même pas en entendre parler. Cet homme ne lui ferait jamais de mal. Jamais plus. Car le cœur en miette était bien présent dans sa poitrine, même si les grains de sable argenté semblaient se consolider entre eux à chaque fois qu’elle croisait son regard, comme une pique douce-amère. Elle ne le savait pas vraiment, mais elle n’imaginait pas le pouvoir salvateur qu’elle avait sur le Lupin malgré tout. Elle ignorait tout ça. Mais si elle l’avait su, la blonde aurait sans doute crié victoire tout de suite. Il fallait mieux qu’elle ignore tout ça. Qu’elle pense qu’il pourrait partir à chaque instant que Dieu fait. Qu’il soit comme un rêve qu’on veut garder. Éphémère et elle le chériraient tous les jours de sa vie. C’était une sorte de serment inviolable avec elle-même. S’il ne l’était pas déjà, elle tentait de l’avoir pour elle. Parce qu’elle était têtue comme une Moody devait l’être. Des fois, elle se demandait s’il ne voyait pas Robb quand elle parlait… Comme si le caractère du père avait trop déteint sur celui de la fille.

Mais la chose à laquelle Odette ne s’attendait pas, c’est que ses lèvres répondent à la pression des siennes. Comme une lueur encore plus présente que celle qu’elle avait eue en elle en lui tenant le poignet pour l’éloigner de l’endroit, du sang et de la mort. La passion, l’impatience et les retrouvailles, tout se trouvait ici dans leurs baisers, sur leurs lèvres. Sur sa peau, elle ne pouvait que ressentir un frisson en le sentant plus enclin à la recevoir comme elle était. Mais elle ne se doutait pas du temps précieux qu’elle perdait pour sa fuite. Elle aurait voulu ralentir le temps, en profiter un maximum, mais elle ne pouvait pas le faire, elle était trop incapable pour le faire. Préférant maitriser l’art des potions et du soin. Encore les limbes de la psychologique magique, c’est tout ce qu’elle savait faire… Les crêpes également, mais ce n’était pas le sujet. Pas vraiment même. Juste qu’elle se sentait plus elle de l’avoir tout près. Si près d’elle. Que c’était comme s’il avait toujours été là ! Si seulement, elle avait été plus mature, qu’elle s’en était rendu plutôt. Ils auraient évité bien des soucis. Bien des mots, alors que leurs cœurs étaient dédiés à d’autres personnes dans ces moments-là. Le passé la hantait, mais il y avait bien des nuits qu’Adrien n’avait pas habité ses rêves. Comme s’il l’avait laissé tranquille, prévoyant la suite d’une relation tumultueuse. Mais c’était ce qu’i lui fallait à Odette. Le tumulte, éviter la routine, toujours rebondir. Elle ne le savait pas, mais elle en avait eu l’aperçu avec les Peakes. Elle avait vu que cette vie de femme au foyer n’était pas la sienne, qu’elle devait être elle-même. Une Moody. Pour vivre comme elle l’entendait. Et passer par la case de l’amour impossible avec un Leader, avec un loup-garou, avec un Lupin, c’était ce qu’il fallait. Elle ne le savait pas, mais elle ne tarderait surement pas à le découvrir. Elle ne tarderait pas du tout à se rendre compte que c’était lui et personne d’autre qu’elle attendrait. Lui et seulement lui. Mais Odette tremblait trop, de la peur et de l’extase de l’avoir contre elle, mais qu’il s’évapore. Comme un mirage. Elle avait si peur. Mais ses mains dans son cou, dans ses boucles brunes, sur sa joue. La blonde touchait du bout des doigts cet homme, elle le touchait, mais sa vie en dépendait, il l’avait encore bien prouvé. Sans lui, elle serait morte, inerte dans cette ruelle. La vendetta cruelle d’un régime anarchique. Elle le savait si bien. Mais elle ne s’inquiétait que pour lui, pour sa fuite, le fait qu’il ne soit pas caché. Lui le précieux membre de l’Ordre du Phénix était là aux vues et sus de beaucoup de passants. Encore heureux qu’elle n’eût pas lésiné sur les moyens de les dissimuler dans cette ruelle. Mais elle questionnait, elle n’eut pas réponse. Elle avait peur que cet élan de courage, de sentiment soit parti pour qu’il redevienne la personne froide qui lui avait brisé le cœur deux semaines plutôt. Le regard suppliant, c’est pourtant, la main tiède du Lupin qu’elle sent autour de son coup, une caresse furtive. Finalement, tout n’est pas perdu, tout n’est pas que rêve. Il est là, lui et sa douceur. Comme cette nuit… Et quelle nuit… Odette sourit faiblement appuyant sa joue son pouce. Elle a besoin de lui, elle se l’est avoué depuis des jours déjà, mais quand il est là, elle ne doute plus de son choix. C’est lui. Simplement lui qui la rassure malgré la précarité et la bête en lui. C’est lui qui la protège.

« Bien sûr que je suis fou. » Elle ne le savait pas, elle venait juste de le découvrir. Mais le maigre sourire eut le don de la rassurer plus que de mesure. Elle est heureuse Odette de le voir sourire enfin, elle avait eu peur de ne plus jamais le revoir ce sourire. Elle avait eu si peur. Et pourtant, il ne retirait pas sa main, elle non plus. Elle avait besoin de le sentir contre elle. Juste à elle, l’égoïste qu’elle était, mais l’amour était exclusif et égoïste, elle ne se cachait pas d’être fidèle à celui qui prenait son cœur. Elle ne s’en cachait pas. « Si je ne l’étais pas, tu serais… » « Je sais. » souffle-t-elle doucement, sincère, tendre. Elle le remercie encore mentalement. Sans lui, elle ne serait déjà plus là. Elle serait loin de lui, loin de toute l’affection qu’elle recevait maintenant. Elle ne pouvait plus se défaire de ses yeux. Salvateur, protecteur. Il était plaisant à regarder, même avec du sang sur la joue, même l’arcade blessée. Elle se fout d’être couverte de sang, il est là. Ici, elle n’a pas besoin de plus, elle se sent en sécurité malgré la menace permanente qu’il peut représenter pour elle. « C’était la seule chose à faire. » Elle fronce les sourcils. Un oubliette aurait été tout aussi efficace, mais bon, à des manières peu délicates, des méthodes de solutions peu délicates. Les mangemorts ne riaient avec personne, alors pourquoi avoir de la sympathie. C’était sans doute la médecin qui parlait dans le fond ? Tuer n’était pas la solution, elle qui avait toujours sauvé les gens. Mangemort, révolutionnaire, neutre, son métier était de sauver les gens. C’est tout. Mais il avait ce regard inquiet posé sur elle. Elle ne savait pas comment elle pourrait y mettre un terme. Le rassurer pour de bon. « Ce connard t'a blessé ? » Elle lâche son visage ne s’écartant pas pour autant, regardant pour la première fois son état depuis le début de cet épisode. Ne détectant rien. Elle touche son ventre, ses poignets, ne sent pas de sang qui coule le long de sa peau. Un examen rapide, mais hormis quelques éraflures et l’impact du choc quand elle a chuté à cause de ses talons rien. « Je ne pense pas » dit-elle incertaine d’elle. Elle était médecin, mais pas sure d’elle. Parce qu’elle ne se connaissait plus. « Une ou deux éraflures tout au plus, rien de casser, mais ce n’est pas grave. » Non, ce n’était pas grave, elle aurait pu perdre la vie, soit tout elle. Ne plus jamais le revoir. Elle aurait pu perdre tellement qu’elle ne s’en était pas rendu compte. Mais l’espace s’agrandit entre eux, il cherchait quelque chose, se penchât avec difficulté. Finalement, ses genoux avaient pris très cher. Mais elle cachait sa grimace, ne pas l’inquiéter était la meilleure des choses à faire, alors qu’elle reprenait sa baguette en bois de cerisier contre elle. C’était une sorcière que diable. Pas le temps de perdre son temps avec des techniques de moldus. Puis elle jeta un regard sur le sac de kraft tâche de sang lui aussi. Puis finalement, tout retomba sur elle. Comme une évidence à sa question. « L’autre, il avait ton nom ? » Le contrôle l’avait révélé, elle le savait. La gamine Moody avait-il dit. Odette place une main sur ses lèvres, confuse, comment avait-elle pu se faire avoir de la sorte. Son père était en danger, les jumeaux, Louise, les Peakes. Et finalement, elle hausse les épaules.

Elle savait que ce qu’elle allait répondre n’allait pas lui plaire, ainsi c’était la triste vérité. « Il l’avait, mais qui ne connait pas la pute des Peakes. » Ce qui n’était pas faux, depuis le mariage d’Erlhing, elle avait fait parler d’elle. En mal particulièrement. Celle qui avait déshonoré une famille complète par la naissance deux enfants. Qui n’était même pas lié par le sang à un Peakes quelconque de toute façon. Mais la blonde pose une main sur l’épaule de Skander, inquiet, trop énervé pour réfléchir calmement. « Mais il y a plus important. Je suis une Moody de base, à surveiller. Alors qu’il souffre. » Elle sourit satisfaite. « Il sera surement sourd de toute façon. » Tout du moins, si elle n’avait pas loupé son coup. Mais avec les cris et le sang, Odette ne doutait pour une fois pas d’elle. Elle avait voulu faire dans la chirurgie. Alors le corps humain, els endroits à visé, elle savait faire. Puis elle capte encore une fois son regard. Elle capte toute l’inquiétude. Sans le vouloir, il lui en transmet une partie. « Je vais devoir me cacher aussi maintenant. » lâche-t-elle comme une évidence. Oui désormais, la cadette des Moody allait devoir se cacher. Parce qu’elle avait commis un impair et voulait qu’on le sache. Parce que désormais, elle voulait en être. Elle était courageuse comme son père. Et ce n’est pas lui qui allait la faire changer d’avis. Elle a ce regard décidé. Ce regard à la Robb Moody quand il a envie de savoir quelque chose ou qu’il ordonne quelque chose. « Alors, on doit partir d’ici. Je dois aller chercher Papa et les enfants et trouver un endroit. La France peut-être. » Elle a le cœur brisé de penser que la France serait le seul endroit sûr. Elle n’a pas envie de lui demander s’il a une idée. Elle n’a pas envie de l’entendre dire qu’elle fait bien de partir. Non, elle a envie de rester avec lui désormais. Elle a l’impression de lire en lui plus qu’avant, elle a l’impression. Mais elle ne voulait pas le quitter. Elle avait envie de le dire, de le hurler, mais peut-être que cela se voyait dans son regard suppliant. Mais elle ne se doutait pas de l’apport psychique de Robb sur son disciple. Elle ne se doutait de rien. Il était aussi agent double qu’elle était folle le père Moody. Alors, elle parlait encore de fuite. Puis, elle soupire. Elle l’avoue. « Je veux rester avec toi. » Un souffle, un murmure. Elle se sent en sécurité avec lui. L’acte deux du sauvetage pouvait bien attendre, elle était de toute façon déjà dans un merdier depuis longtemps. Elle avait l’habitude. Alors de toute façon, elle n’avait pas d’autre choix que de se l’avouer. De le dire, si elle devait partir, c’était sans doute la dernière fois qu’elle le verrait. Qu’elle pourrait lui dire. Elle caresse finalement sa joue, passant un doigt sur ses lèvres. « Skander… » Je ne veux plus que tu partes, je t’aime. C’est ce qu’elle pensait. Mais elle retint ses mots. Elle les retint. Elle sera fort sa main non blessée. Elle voulait lui dire. Mais rien ne sortait de sa bouche. Elle était comme bloquée, la bouche entre ouverte. Mais elle se penche, l’embrasse une nouvelle fois. Furtivement, ajoutant bas tout bas. « Je sais que tu le sais. » Oui, je t’aime. Et alors. C’est trop tard pour revenir en arrière. Puis elle laisse tomber sa main contre son corps. Elle le regarde simplement, tentant d’y mettre du cœur, de le convaincre qu’il n’est pas dangereux pour elle. « Je ne veux pas te perdre. »




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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I am Insurgent, and proud to be.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1817 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


Dossiers du ministère
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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Dim 15 Mai - 2:45











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Le danger était une sensation familière, bien connue, habituelle. Depuis qu’il était entré dans le bureau, il côtoyait le danger avec aisance, habitude. Se mettre soi-même en danger ne lui posait aucun problème, aucun souci. Il n’avait pas peur de souffrir physiquement ou moralement, ayant reçu l’entrainement ardu de la vie pour en arriver là. La douleur n’était rien, absolument rien, elle était éphémère, brutale parfois, mais elle ne restait pas. Il ne la craignait pas, tout comme il ne craignait pas de mourir. Qu’avait-il d’autre à vivre dans cette putain de vie ? Quand il regardait derrière lui, le chemin parcouru, parfois hasardeux, quelque fois incertain, souvent violent, certain instable, et à quelques rares exceptions heureux – il éprouvait quelques regrets. S’il pouvait recommencer, nul doute qu’il ferait les choses différemment. Il éviterait le danger – disait-il. Pourtant, le danger était une drogue, adrénaline en perfusion à volonté.  Ce monde puait le danger depuis trop d’années déjà. Skander avait affronté plusieurs dangers, d’abord du côté de la loi, puis comme homme de main de la pègre magique, et finalement le voilà qu’il affrontait le danger dans le camp des insurgés. Il aimait ce danger, c’était cette sensation de vivre sa dernière seconde à chaque fois qui lui donnait envie de continuer. L’instant magique de l’adrénaline pulsant dans chacun de vos muscles, insufflant à votre corps une force non estimée jusque-là.  Il pourrait mourir à la seconde, suivante, l’ivresse du danger avait balayé la peur. Le danger n’était pas un problème, quand il ne concernait que lui. Mais dès qu’il concernait quelqu’un qu’il pouvait vouloir protéger, alors la donne n’était plus la même. Le danger pour les siens, il en était hors de question. Quand Lothar avait rejoint l’Ordre, il s’en était voulu d’avoir pu lui insuffler un goût quelconque pour le danger – à chaque pas dans cette guerre, il s’inquiétait pour lui. Pour les autres, ceux qui partageaient sa vie. Eux. Aries, Omebline. La famille. Puis il y avait l’Ordre, ce groupe qui avait gagné avec le temps le statut de famille. A chaque mission, il avait peur que tout soit de sa faute si les choses venaient à mal tourner. Il passait des heures à élaborer des plans, ne laissant aucune place aux erreurs, à l’inattendue, au hasard. Il avait passé des mois sur la préparation du bal et de cette attaque. Il regrettait les blessés mais fort heureusement il n’y avait aucun mort à déplorer dans leur rang. Seul lui avait manqué de trépasser – il aurait pu y rester, il se serait senti apaisé, n’ayant entrainé que sa propre personne dans sa chute. Il ne voulait entrainer personne. Jamais. Pourtant quand il réalisait la situation actuelle, il avait l’impression que ce qui arrivait à Odette était entièrement de sa faute. Jamais il n’aurait dû laisser derrière lui ces fioles. Pire, il n’aurait jamais dû lui parler pour qu’elle veuille les lui donner. Elle l’avait impliqué, à un degré moindre au début. Maintenant elle se retrouvait empêtrée dans tout ceci, par sa faute. Il le savait. Tout était de sa faute.

Il avait agi trop tard. S’il avait été en possession de ses souvenirs, jamais il n’aurait tenté de l’approcher. Jamais il n’aurait laissé apparaitre cette facette humaine qu’il s’évertuait à cacher depuis trop d’année. La considérant comme faible. L’humain encourageait l’humain. S’il se montrait froid, arrogant, parfois désagréable, alors cela repoussait l’humain et évitait l’attachement. Il l’avait laissé s’approcher de trop près. Il avait goûté à l’humanité, à ses lèvres, à sa peau. Cette sensation paralysante, tantôt agréable, tantôt horrifiante de ne pas être capable de s’en défaire. La repousser lui avait demandé un effort, et une monstruosité qu’à ses côtés il aurait préféré oublier. S’il avait été différent, il aurait pu y croire. S’il n’avait pas été le monstre sanguinaire sous le joug de la lune, alors il aurait considéré cette option, et ne l’aurait pas quitté une seconde. Il serait resté près d’elle, chérissant l’instant. Mais il était encore le monstre, rien n’avait changé depuis leur dernière entrevue. Si une chose peut être, l’attachement qu’il avait pour elle, n’avait cessé de grandir. Il avait tenté de la sortir de son esprit, l’alcool n’avait pas réussi à la chasser, se plonger dans le travail non plus, l’adrénaline l’avait brièvement chassé jusqu’elle le pousse à croiser sa route, et à y perdre la raison. La voir en danger avait brisé sa volonté de la voir disparaitre de sa vie pour la protéger, car c’était sa présence à cet instant qui avait pu lui permettre d’avoir la vie sauve.  C’était ses actes, ses choix qui l’avaient conduite ici. Peut-être pas totalement, mais il se sentait responsable de ce qui pouvait lui arriver. Il tenait à elle plus que de raison, il s’en était rendu compte à l’instant où il avait croisé son regard ce jour-là. La fureur irriguant chaque cellule de son corps, prenant d’assaut son agresseur, déterminé à l’empêcher de nuire. Il avait juste été incapable de se retenir, il avait lâcher prise, c’était-elle qui l’avait ramener de sa fureur, rendant le point de non-retour finalement atteignable. Elle avait réussi à le faire revenir de sa fureur, quel autre miracle réussirait-elle à accomplir sur lui ? Grâce à elle – même s’il refusait de le voir comme un réel bénéfice – il s’était senti humain pour la première fois depuis longues années, et maintenant la voilà qu’elle était capable de le tirer de sa violence sans en payer le prix. Il n’avait aucune fureur à son égard. Comment pourrait-il en avoir ? Il était celui qui avait tous les tords.  Bien qu’en danger par sa faute elle semblait aller bien, semblait être en un seul morceau. Il n’avait su résister au baiser tendre et brulant. A l’appel de ses lèvres. Se surprenant alors à abandonner la volonté de ne pas s’y attacher d’avantage en laissant ses lèvres se mouvoir avec les siennes. Il voulait sa sécurité, à cet instant c’était la seule chose qui comptait réellement. Il devait saisir la chance de réparer ses torts, c’était sa seule chance, il s’était promis qu’elle ne serait jamais blessée par sa faute, il était temps d’honorer ce serment.

Son état était ce qui importait. Elle devait être en un seul morceau. Il se satisfaisait d’être passé au bon endroit, au bon moment. S’il avait écouté la raison et son cousin, jamais il ne serait venu, et elle aurait croupie morte dans une des ruelles pavées froides, dans son propre sang. Il aurait appris sa mort dans un journal. Il aurait été incapable de l’empêcher et il aurait troqué un fantôme pour un autre. Il voulut chasser cette image de son esprit, se concentra sur l’instant présent. Essayant de juger de son état. Le temps pressait, leur temps était compté. « Je ne pense pas »  Elle devait en être certaine. Si elle ne l’était pas, il la conduirait en lieu sûr pour obtenir des soins. Si elle était blessée, Ste Mangouste ne l’accueillerait pas, désormais elle avait franchi la ligne, défié une de ces foutues formes d’autorité, elle avait été associé à lui. Il lui restait une chance de supprimer cette menace, et réduire un homme au silence. « Une ou deux éraflures tout au plus, rien de casser, mais ce n’est pas grave. » Bien sûr que c’était grave. Tout était grave ici. C’était grave qu’elle se soit retrouvée dans cette situation, il aurait voulu lui demander ce qu’elle avait bien pu faire pour se trouver aux prises avec deux mangemorts, comment elle avait réussi à les faire s’enrager à ce point ? Mais ils n’avaient pas le temps, les protections n’étaient pas éternelles, les patrouilles de raffleurs ou de mangemorts étaient récurrente depuis le bal, trop à son goût. Bientôt quelqu’un tomberait sur le cadavre, ou finirait par tomber sur eux. Il avait l’impression de voir le temps filer entre ses doigts, incapable de le retenir.  S’il avait pu le figer, savourer l’instant, sa présence. Il l’aurait fait. Mais tout n’était qu’une question de temps. Ils devaient être en état de sortir de ce merdier. Un putain de piège voici ce qu’était devenu le chemin de traverse gardé de toute part. un cadavre et ils seraient tous sur le qui-vive, ils n’avaient plus le temps de parler. Il fallait prendre la fuite. Ils n’avaient plus le choix maintenant. Il voulait s’assurer que ces types n’avaient pas son nom. Ça ne changerait pas grand-chose. Enfin, si. C’était Robb et lui qui avaient été compromis par les souvenirs en fiole, pas elle. Elle s’était compromise par la présence de Skander. Il devait savoir – pour agir, il devait analyser, établir un plan d’action. Enfin, ça, c’était dans la théorie. Depuis quelques jours, sa vie bouleversée par cette rencontre, il avait changé, se trouvant un attrait particulier pour le danger comme s’il avait le pouvoir d’inhiber ses émotions. Les plans appartenaient au passé. Seul, ce n’était pas un problème, mais avec elle à ses côtés, c’était un énième coup de poker. Il devait savoir. Savoir s’il devait aller faire taire quelqu’un, ou s’il avait juste à l’emmener loin d’ici.

Quel que soit sa réponse, elle était en danger. Il refusait simplement de l’admettre. Il espérait pouvoir tout arrangé, absolument. S’il avait pu rendre indolore le passage dans sa vie, il l’aurait fait. Il guettait sa réponse. « Il l’avait, mais qui ne connait pas la pute des Peakes. » Quand bien même ce serait vrai, ces mots étaient insupportables à l’oreille. La colère le gagnant de nouveau. S’il savait. S’il savait – il devait agir. Il lui était impossible de laisser impuni quelqu’un qui s’en était pris à elle. Il était incapable de laisser quelqu’un impuni qui s’en prenait d’une manière ou d’une autre aux personnes qu’il appréciait ou aimait. Elle faisait maintenant partie de ces gens-là. Elle était devenue importante. La petite Moody arrogante et insupportable était devenue importante. Si on lui avait prédit cela, il aurait ri en précisant que cela serait pour les jours où serpent voleront. Pourtant, c’était vrai. La main de la sorcière sur son épaule, le tira de ses sombres pensées. Il devait le faire taire, quelqu’en soit le moyen. Cette idée glissa de son esprit, rencontrant alors son regard azure. « Mais il y a plus important. Je suis une Moody de base, à surveiller. Alors qu’il souffre. » Son père avait tout fait pour la préserver du danger, il en avait été témoin sans jamais lui accorder la moindre importance. Jusqu’à maintenant. Mais elle avait raison, le monde avait changé. Si le monde d’hier avait laissé la place à la justification, elle aurait pu s’en sortir, plaider. Mais le monde d’aujourd’hui était froid, implacable, ils cherchaient les traitres partout, elle était trop compromise. Robb l’était encore d’avantage. Les Moody avaient un passé, une histoire, et elle ne plaisait pas à ce nouveau monde, froid et implaccable. Elle s’y était retrouvé, en partie à cause de lui, c’était certain. «  Il sera surement sourd de toute façon. » Ce sourire satisfait du sort de l’homme sur ses lèvres plait au sorcier, qui a l’impression d’entrevoir un peu plus de celle qu’il avait face à lui. Il se retint de sourire, essayant de rester focaliser sur l’instant, alors qu’il allait répondre, c’est elle qui laisse échapper les mêmes mots qu’il voulait dire,  « Je vais devoir me cacher aussi maintenant. »  Comment avait-il pu croire qu’elle pourrait rester loin de tout cela ? Il avait honnêtement espéré qu’elle y reste loin. Mais la guerre secrète était devenue civile, et les rues de Londres et du pays étaient le théâtre d’affrontement depuis des semaines. Il avait été naïf de pensé qu’elle n’en serait pas impacté, qu’elle serait sagement resté de l’enceinte de cette maison, entourée de ses enfants. Quand il cherche son regard, il veut savoir. Savoir comment elle se sent à cette idée. Lui avait été terrorisé à l’idée de devoir se cacher un jour, maintenant voilà des semaines qu’il vivait avec un prix sur sa tête, comme si ça ne changeait rien. il croisa ses prunelles azures, détectant l’étincelle pourtant familière de l’envie de s’en sortir. « Alors, on doit partir d’ici. Je dois aller chercher Papa et les enfants et trouver un endroit. La France peut-être. »  La France avait l’avantage d’être peut impactée par cette guerre. Mais la vie n’était pas rose non plus là-bas, comme si une montée de violence et de totalitarisme sur le sang poussait en Europe depuis des années déjà. Mais elle avait raison, elle devait partir, sauver les siens. Il l’y aiderait, et quand il saurait qu’elle était saine et sauve alors là, il pourrait retourner à sa vie. Il devait la ramener à Robb, il prendrait soin d’elle. Et des enfants, sans l’ombre d’un doute. Son avenir devait être loin d'ici, loin de lui, ils devaient oublier le "nous", et elle devait s'échapper.

« Je veux rester avec toi. »  Ces mots. Ils firent rater un battement à son palpitant mis à rude épreuve. Elle ne pouvait pas lui demander cela. Si elle restait, elle serait en danger, elle, ses enfants, et Robb. Il comptait sur celui-ci pour la pousser à partir, il était prêt à lui confier la vie d’Odette sachant qu’il prendrait toujours la meilleure décision – comme un père. Mais c’était des Moody, Robb lui avait appris à savoir se surpasser, à continuer malgré tout. Il doutait qu’il tourne le dos à ce pays pour fuir, même si c’était pour la sécurité de sa fille. Il pouvait y croire, et voulu protester, mais le doigt de la sorcière Moody se posa sur ses lèvres. Chacun des contacts aussi faible soit-il avait raison de sa volonté. «  Skander… » Le temps se stoppe un instant. Bref et magique. Son attention se cristallise sur son baiser, apaisant ses questions. Un instant. Si proche, à chaque baiser, il réalise qu’il est encore plus atteint qu’il ne le croyait. Il tenait à elle, c’était certain. Il n’avait pas ressenti cela depuis longtemps, pas réellement certain d’avoir déjà ressenti cela une fois. Il évité de penser à elle, celle qui l’avait hanté des années durant. Il n’y avait qu’Odette, il ne restait qu’elle, dans chacune de ses pensées. « Je sais que tu le sais. » Il savait maintenant qu’il l’aimait. Il se souvenait de ce magnétisme impossible à contrer, de ce sentiment de ne pas pouvoir se passer l’autre. Puis, elle rompt le contact physique, laissant quelques mots s’échapper de ses lèvres, essayant de le convaincre. « Je ne veux pas te perdre. » C’était elle qu’il ne voulait pas perdre. Mais il réalisait qu’elle était attachée à lui. Il n’osait pas se projeter, ou imaginer quoi que ce soit. Il aurait peur de pourchasser une nouvelle chimère. Il avait beau se savoir monstrueux, il était incapable de la repousser. Mais incapable de laisser échapper autre chose qu’un  « Je sais. » Lourd de sens pourtant. Il savait, il osait espérer avoir compris qu’elle tenait réellement à lui, à eux. Il savait qu’elle ne voulait pas le voir partir.  Il gardait les mots bloqués au fond de sa gorge, inlassablement. Comme si Skander Lupin était incapable de parler une seule fois avec son cœur. Ces deux mots étaient l’expression de ce qu’il était. Je sais que tu tiens à moi. Je sais que tu ne veux pas me perdre, mais je sais aussi que je n’ai pas envie de te perdre. Voici ce qu’il aurait aimé dire. Combien de fois transpirait-il l’arrogance et le sarcasme, usant sans parcimonie de mot ? Et là, il était incapable d’en aligner plus de deux. Jusqu’à ce qu’il prenne une inspiration, essayant de combattre des démons, ses peurs, cette chose qui lui nouait le ventre, la sensation qu’il pouvait la perdre à chaque seconde. Le temps glissait entre leurs mains. Il ne pouvait pas la laisser glisser entre ses doigts. Alors,  « Je n’irais nulle part. » Pas sans toi.  Pas tant que tu ne seras pas saine et sauve.

N’auraient-ils pas le temps de discuter de ça, plus tard. La suite des événements était évidente, nécessaire, et encore plus dangereuse. Le chemin de Traverse était un véritable labyrinthe quand on quittait l’allée centrale, et depuis des semaines l’objet d’une surveillance accrue.  Il était stupide de revenir ici, mais ne regrettait pas. Au contraire. Elle était pour l’instant en vie, grâce à lui, il le réalisait.  Les informations se bousculaient dans sa tête. Elle avait réussi à calmer sa colère, un instant. « Nous n’avons plus de temps, ils vont bientôt les trouver. » Sa voix plus torturé accompagne son esprit qui se torturait déjà à trouver une solution.  « Si ça n’est pas déjà fait. » Il laissait cette possibilité s’exprimer à demi-mot.  Il allait parler. Donner le nom de la Moody à ses côtés, le nom de celle qu’il n’avait pas envie de quitter. De celle qui l’apaisait. Malgré sa présence. Il avait envie de rebrousser chemin, et d’aller le faire taire, une fois encore. Définitivement, sans doute. La savoir en danger le poussait hors de ses limites.   Il fallait le trouver, cette idée l’obsédait presque autant que celle qui lui faisait face. Il devait le trouver, laisser cette colère sortir. Si elle ne sortait pas rapidement, il craignait qu’elle puisse malgré elle, en faire les frais. Il y avait malgré tout toujours cette bête, cachée, tapie dans l’ombre qui insufflait de sa violence dans ses pensées, dans ses mots, dans ses actions. « Il faut le trouver avant que ça grouille de mangemort. » Lâcha-t-il, incapable de démordre de cette idée. Il sort alors sa baguette, dans sa main encore ensanglantée par le sang de sa victime, mêlé au sien. Sa peau à vif. La douleur était supportable.  Il ressent la colère. La peine, la douleur, la violence. Il ressent alors le besoin de se justifier, d’avoir son approbation, de chercher un soutien, un regard. Une main délicatement posée dans ses cheveux blonds, caressant avec une certaine douceur ses mèches. « Il doit payer. » Se justifiant par avance. Il était guidé par ce désir de vengeance. Il avait réussi à s’attacher à elle en si peu de temps que c’était à la fois fou, effrayant et fabuleux. La vengeance était l’histoire de sa vie. A quelques centimètres de son visage, il aurait voulu capturer ses lèvres avec un baiser, encore un autre. Mais le temps allait leur manquer. Il délaissa ses cheveux pour saisir sa main, et l’attrapa, avec une fermeté et une douceur, ne lui laissant aucunement le choix. Les baisers viendraient plus tard, maintenant il fallait s’enfuir. Mais avant, il comptait le retrouver et le lui faire payer. C’était stupide. Complètement stupide.  C’était peut-être ça l’amour. La stupidité des réactions. Il ne lâcherait pas sa main, il avait trop peur de la perdre ; il devait la ramener en un seul morceau à son père, et si deux enfants devaient se retrouver orphelin par sa faute, il ne la supporterait pas. La mort d’un être cher l’avait anéantie, deux fois. Il ne supporterait pas de la perdre elle. Ils franchirent alors les sorts de protection mis en place par la sorcière. Désormais à découvert. Ils devaient faire vite.  Il menait le pas. Rapide. Mais pas une course effrénée pour autant. Il connaissait ces ruelles. Par cœur. Il avait fait ses premiers pas quelque part par ici, et ceux de son frère également. Il caresse l’espoir de le retrouver. Mais rapidement rattrapé par la réalité, lorsqu’un sort le frôle, lui et Odette. Il bifurque alors soudainement protégeant la sorcière avant tout. Ils se retrouvent en plein duel au coin d’une ruelle étroite. Trop tard. S’extirpant de la sécurité précaire offerte par leur position, il lance un sort d’explosion dans la ruelle, serait-ce assez pour leur faire gagner du temps. Il prend la précaution d’en jeter un second, sachant très bien que leur place serait investie d’ici quelques secondes, ou courtes minutes par toute une escouade vraisemblablement déjà à leur recherche. Il se retourne vers elle, ne lâchant pas sa main, oubliant sa main en sang, caressant rapidement sa joue. « Tu vas tout droit, puis à gauche. Tu cours. Tu ne te retourne pas. Tu pourras transplaner. » Dit-il haletant.  « Je te suivrais. » ajoute-il, incertain de ses propos. S’il devait choisir entre la sauver,  tomber ce soir et survivre en la perdant. Son choix était déjà fait. Il n’avait pas de plan, il espérait avoir le temps de la suivre. Au bout de la ruelle, ils pourraient tansplaner, c’était par ici qu’ils avaient réussi à arriver, la brèche était fine. Cela restait sa meilleure chance.


Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1224 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Dezaia . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Dim 15 Mai - 15:22











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Le sang, couleur vermeille au gout métallique. Elle savait ce que ça fait d’en être couverte. Dans les pires comme dans les plus beaux moments. N’allez pas croire que ce genre de moment, celui de la fuite était un beau moment ou un moment terrible. Il était juste un passage dans la vie, une page d’histoire qui se tourne. Odette le savait, comme elle savait qu’il était horrible d’être recouverte du sang d’une autre personne, ou bien du sien. Elle frissonne en sentant le sang coaguler contre ses doigts, elle n’ose pas regarder ce chemisier immaculé se teindre d’un sang à la fois fraîche et à la voix vieux. Ce n’était pas le sien, mais celui d’un homme mort. Elle frissonne de déplaisir, mais comment être contrarié. Il lui avait sauvé la vie. Elle le savait Odette. Sans lui, elle serait morte ou peut-être pire. Mais elle n’arrive pas à se défaire de cette image sanglante. Sa pauvre agression, le sang recouvrant les murs de bois vernis. La chaire encore chaude allant s’écraser lamentablement sur sa joue. La sensation de malaise qu’elle découvre en comprenant à qui est cette « viande ». Quand elle comprend que ses quatre amis ne sont plus que charpie et qu’elle est là. Elle, en vie, contre eux, morts dans l’atroce souffrance. Elle a du mal à croire que le sang qui couvre cette chemise n’est pas celui d’Éric ou de Marie-Lou. Elle veut garder ses moyens, oublié qu’elle a été confrontée à pire, mais ces images tournent en boucle dans sa tête, comme un maléfice dont il est impossible de se retirer. Elle serait maudite avec ses images à vie, à moins de subir un sortilège d’amnésie. Et parfois, elle aurait préféré. Mais elle oublierait tout, elle devrait apprendre à vivre de nouveau, vierge de tout souvenir. Mais comment oublié, son propre sang qui la macule sur la poitrine. Une petite chose remuant contre elle. Elle voulait se souvenir de cet accouchement ardu. Elle voulait se souvenir qu’elle avait presque perdu la vie en donnant naissance à ses jumeaux, du plaisir qu’elle avait ressenti en les sentant contre elle pour la première fois. Pleurant, ce son qu’elle détestait entendre aujourd’hui, mais les savoirs en vie. Elle s’était retrouvée à aimer son propre sang, car il contenait une vie qu’elle ne pensait jamais avoir au creux de ses mains. Trop terrorisée par le fait d’en avoir trop sur les mains. Elle acceptait son sang sur ses mains si c’était pour avoir à ses côtés Antigone et Orion. Incapable de les tuer dans l’œuf. Elle n’avait pas eu de scrupules la semaine passée. Aucun, elle se souvenait avec douleur de cette nuit d’enfer. À se tordre tenant la main de Calista comme si sa vie en dépendait. Elle avait dû faire preuve d’en mental d’acier, l’histoire des deux blondes se confondant avec douleur. Elle avait perdu son sang une nouvelle fois. Et elle ne se rappelait que de sa douleur quand elle sentait la vague de chaleur qui la prenait quand elle le voyait. Aurait-il eu les yeux du Lupin ? Ou bien les siens ? Fille, garçon ? Loup ou pas. Odette ne voulait définitivement pas y penser, elle n’avait pas le temps. Ils n’avaient pas le temps d’y penser. Elle n’osait même pas lui en parler. Elle avait peur d’une réaction, d’un énième rejet de la part de Skander. Elle avait peur, trop peur de le perdre lui. Alors, elle se taisait, elle faisait la jeune femme courageuse, mais elle était terrorisée par ce sang qui la peignait d’une macabre manière. Terrorisée de savoir qu’il était d’une personne morte par sa faute. Si elle ne s’était pas trouvée ici, Skander n’aurait pas eu à endosser le rôle du meurtrier. Non, jamais.

Puis, le temps semble peu à peu les rattraper dans cet endroit de sécurité qu’elle avait créé. Artifice doré. C’était une prison. Les corps avaient déjà dû être découverts. Son nom dit et les recherches lancées. Elle était devenue une criminelle. Elle le savait. Mais elle voulait l’ignorer. Quelles conséquences pour les Peakes ? Peut-être aucune, elle savait qu’Alaric était bien à même de défendre les trois branches de cette famille, qu’Asphodel et Finlay ne risqueraient rien. Elle était marraine de cet adorable petit garçon. Elle devait elle aussi le protéger de la fureur des adeptes qui la pourchasseraient. Mais Erlhing serait y faire, elle n’en doutait pas un instant. Cependant, elle redoutait de la colère de l’ainé. Severin, qui l’avait toujours placé comme une menace et désormais, elle en était une. Cette famille d’adoption, Odette devait s’en défaire pour ne pas attirer plus d’ennuis qu’elle ne l’avait déjà fait. Durant des mois, elle avait pris pour elle la honte, le dégout et les méchancetés des Purs, désormais, c’était officiel, elle les combattait. Mais comment pouvait-elle les combattre avec deux enfants en bas âge ? Elle ne savait pas encore, mais elle ne serait certainement pas sur le terrain. Elle se doutait qu’avec une telle réaction de sa part, Skander ne l’autoriserait jamais à partir de la tranquillité d’une cachette. Non, elle gâcherait chaque plan, chaque espoir, parce qu’il serait plus focalisé sur elle que sur son devoir. Parce qu’il ne voudrait pas qu’on lui fasse du mal. Elle ne se doutait que de ça, mais peut-être avait-elle tort de penser ça. Elle avait peur de se croire encore égoïste, mais elle était bien plus douée en sort de soins et en potions qu’en sort d’attaque. Même si avec un père Auror, on sait se débrouiller dans diverses situations. Elle en avait appris des choses grâce à Robb. Elle le savait. Mais elle n’en avait jamais vraiment eu besoin, amis il semblait que le jour était venu. Que le jour était terrifiant, qu’il ne serait jamais vraiment fini, mais elle devait se dépêcher, se détacher de ses yeux, se détacher de cette idée de le soigner. De toute façon, elle tremblait trop pour le faire. Elle avait eu trop peur pour elle, pour lui, pour eux. Elle avait eu envie durant deux semaines d’oublier le « nous » d’une relation qu’elle pensait impossible. Mais là, maintenant, alors qu’ils se faisaient face, comment ne pouvait-elle ne serait que l’oublier, elle n’avait jamais réussi à faire ça de toute façon. Elle n’y parviendrait sans doute jamais, parce qu’elle l’aimait. Qu’il avait définitivement tourné le chapitre Adrien de sa vie ! Parce qu’il s’était imposé comme la personne chère à son cœur et que le perdre reviendrait à lui en arracher une grande partie. Elle lui assurait qu’elle n’avait rien, rien de plus que des égratignures, mais elle sentait son regard se charger d’émotions négatives. Mais elle ne voulait pas. La vengeance se savourait un autre jour. Elle n’avait pas besoin qu’on la venge, elle serait le faire seule, elle n’avait pas besoin de lui pour ça. Pas besoin qu’il se mette en danger pour ça. C’était dérisoire, complètement fou et infantile. Elle ne voulait pas le perdre, alors qu’il ne se perd pas seul dans ses plans de vengeance qui ne mèneraient à rien. Mais elle n’eut à faire qu’un geste, le simple fait de poser sa main sur son épaule pour qu’il se rende compte à nouveau de sa présence. Qu’il remarque qu’il y avait plus important. Ses paroles s’enchainant sur une fuite, sur la France. Elle devait se cacher désormais, elle la fuyarde. Tête mise à prix dans quelques heures. Elle le savait, mais sa tête vaudrait toujours moins que la sienne. Alors, il fallait fuir. Mais elle n’y arrivait pas, elle avait tellement à lui dire.

Et finalement, comme si le temps se figeait autour d’eux, comme un sarcasme puéril. Elle lui dit. Oui, Odette veut rester avec lui. Le plus longtemps possible et si ça pouvait être la fin de ses jours, elle prendrait cette option. Mais l’instabilité politique du monde, l’instabilité même de sa personne ne pouvait rien lui promettre. Il ne savait pas encore à quel point, elle était torturée de démons, il ne savait pas les cauchemars et les envies de partir. Il ne savait pas, et si elle pouvait l’épargner de ces inquiétudes inutiles, Odette le ferait. Parce qu’elle l’aimait et qu’elle s’en rendait de plus en plus compte. Au fur et à mesure que son cœur battait. Au fur et à mesure que ses yeux se posaient dans ses prunelles noisette. Elle le savait. Un amour risible si on lui avait dit avant, mais aujourd’hui, il était là réel. Passionnant, douloureux et fragile. Cet équilibre qu’on tente de trouver par la recherche d’une personne chère, Odette en avait fait les frais de nombreuses fois. Le bonheur était fragile et elle ne ferait pas la même erreur, cette fois, elle ne s’éloignerait pas de lui. Elle ne laisserait pas. Elle sera là. Et ils devaient mourir, ça serait ensemble. Mains dans la main contre l’adversité et la propagande du sang. Mais les mots doux, elle n’arrivait pas à les faire sortir de sa bouche, juste des demi-mots. Aucun d’eux n’était près, puis qu’il ne répondit qu’un lourd. « Je sais. » Digne d’une tirade de film américain. Oui, elle le savait également. Mais c’est un petit sourire en coin. Une victoire personnelle. Elle avait su lire en lui, elle avait pu capter l’humain sous cette peau de bête. Elle était fière de n’avoir abandonné qu’un temps, laissant sa personne prendre le dessus. Pour lui faire comprendre que pour elle, c’était déjà trop tard, qu’elle l’aimait et que ça serait comme ça. Mais la blonde ne se doutait même pas des efforts qu’il faisait pour dire quelques mots, elle ne se doutait pas de cela. Une inspiration qu’elle remarqua comme douloureuse. Puis des mots. Encore une fois. « Je n’irais nulle part. » Elle retint sa pique, elle retint son : J’espère bien. Pour poser une main sur sa joue. Tant qu’il n’irait nulle part sans elle, c’était le plus important. Une réelle promesse orale. Désormais, liée à lui plus qu’elle ne l’aurait jamais pensé. Parce que ça ne serait plus jamais sans lui. C’était certain. Désormais, elle pourrait faire quelque chose pour montrer aux autres, qu’elle était légitime, qu’elle n’était ni la catin, ni la folle d’avant. Qu’il avait réussi à la changer. Qu’il avait fait d’elle une personne sans peur et une Moody. Une vraie. Qu’il avait réveillé ce qui sonnait endormit dans le fond de son âme. Qu’Odette était plus de retour qu’elle ne le serait jamais. L’amour comme véritable thérapie à ses moments de terreurs. L’amour comme remède. Elle aurait voulu lui dire mille fois. Mais le temps pressait comme un compte à rebours macabre qui s’ablaterait contre eux s’ils ne se mettaient pas en marche. Mais elle n’en avait pas envie. Juste envie de continuer sur sa lancée, oubliant le reste. De toute façon, attendre que les Mangemorts tombent en particulier sur cette ruelle, ça pourrait être un moyen de survie. Dans un couloir à deux de front maximum, il n’y aurait pas tant de sorts perdus. Mais le Leader en avait décidé autrement.

« Nous n’avons plus de temps, ils vont bientôt les trouver. » Tant pis. Elle s’exaspère. Il est encore sur les deux sorciers noirs. C’est quand même affolant. Et même s’ils les ont trouvés, l’autre n’aurait pas caché son nom de toute façon. Il pouvait avoir la voix la plus torturée du monde, elle n’avait que faire de cette vengeance. « Si ça n’est pas déjà fait. » Puis elle se permet de s’imaginer la réaction des camarades mangemorts en voyant que leur collègue s’était fait piégé par les beaux yeux d’Odette. Une fourbe comme pas deux, mais elle le vivait très bien. Elle n’avait pas été Serdaigle pour rien, son imagination était bien trop fertile pour qu’elle soit prise de court dans diverses situations. Et c’était un avantage certain. Mais elle l’écoutait, comme un meneur, il en avait le charisme, malgré qu’elle soit tout aussi captivée par l’angle de sa mâchoire ou bien de la lueur qui sortaient de ses yeux. Quand il sort sa baguette, Odette serre la sienne dans le creux de sa main, l’ayant ramassé précédemment. Désormais, elle veut juste s’en sortir. Prendre son père, ses enfants et se barrer d’ici illico presto. Mais ça semblait être une tout autre guerre dans les méninges du Lupin, encore trop en proie à la violence. Elle le sent, comme elle a déjà vu cette violence dans les yeux de Robb lorsqu’il parlait de l’assassin de sa mère. Elle sait quelle est cette lueur et elle se contente de froncer les sourcils. S’il attend quelque chose d’elle, c’est non et qu’il le sait rapidement. Elle n’avait pas envie d’avoir deux morts en plus sur les mains. « Il faut le trouver avant que ça grouille de mangemort. » Elle fait claquer bruyamment sa langue. Énervée, le regard noir dans celui du Lupin, qui pose une main dans ses cheveux, les maculant d’un sang, du sien et de celui de cet homme au crâne défoncé dans une ruelle quelque part. Mais à quelques centimètres de son visage, elle était tout de même têtue. Il avait beau tenter de capter quelques choses dans ses yeux. C’était simplement de l’exaspération qui s’en dégageait. I l’avait dit lui-même, ils manquaient de temps, alors ça attendrait un autre jour. « Il doit payer. » Elle eut juste le temps d’articuler une « Oh, mais ferme là avec ça ! » Alors qu’il descendit de ses cheveux à ses mains, la forçant à avancer. Comme quoi, quand deux têtus se rencontrent, c’est toujours l’homme qu’o prend le dessus tout de même. D’un sortilège informulé, elle met le feu à son sac de Kraft, elle passerait par Louise pour un nouveau jouet la prochaine fois, ça serait plus sûr pour elle que de venir se mettre en danger sur le chemin de traverse. Elle a envie de lui dire que ce n’est pas la peine et que pour une fois, c’est lui qui leur fait perdre un temps précieux à vouloir retrouver cet homme amoché. Alors qu’elle n’en fait pas gagner avec ses talons hauts. Elle le sait et d’un coup de tête, elle s’en sépare. Elle a une assez grande collection de chaussures et ces derniers n’étaient que des basiques alors à quoi bon. Puis plus le pas n’est pas pressant loin de ce cul-de-sac qui a été leur refuge plusieurs minutes, qu’Odette se rend compte de la précarité de la situation. Ils sont recherchés par les mangemorts, du moins ce qu’il en reste, et ils marchent juste rapidement, comme s’il connaissait cet endroit par cœur. Amèrement, Odette se rendit compte qu’elle avait une foule de questions à lui posée, mais qu’elle n’avait pas le temps de le faire. C’était frustrant, elle l’aimait ne connaissait rien de sa personne, comme une parfaite étrangère. Elle eut une petite moue qu’il ne put remarquer trop occupé à mener la marche.

Un sifflement sourd passa par-dessus sur crâne. Trop près pour qu’elle ne s’en inquiète pas. Mais aussitôt qu’elle eut envie de se retourner pour répliquer. Une Moody non ? Qu’elle se retrouvait à l’abri dans une ruelle avoisinante, Skander se mettant lui en danger pour leur faire gagner du temps. Des éboulements, un, puis deux sorts. Il ne lâchait pas sa main, et elle gardait bien ses doigts dans les siens. Une promesse, ils devaient être ensemble désormais. Il ne pouvait en être autrement. Puis, cette main sur sa joue, cette fois, elle e fout du sang qu’il y dépose. Elle la savoure, comme si c’était la dernière fois, attachant son regard paniqué au sien. C’était fini alors, ils allaient mourir là comme ça ? Elle respirait avec difficulté. Peu habitué à ce genre de situation, mais elle allait devoir s’y faire. « Tu vas tout droit, puis à gauche. Tu cours. Tu ne te retournes pas. Tu pourras transplaner. » Il haletait. Mais elle avait envie de lui dire. Pas sans toi. Jamais plus sans toi. Qu’il répondait déjà ! « Je te suivrais. » Un mince sourire, triste pointe sur son visage. Elle espère bien qu’il la suivrait. Mais elle retint tout le romantisme dont elle pouvait faire preuve, lâchant sa main. Elle devait courir. Elle répondit dans un souffle. « T’as intérêt ! » Elle se décolle du mur, une main caressant son dos. « Chez Papa ! Transplane là-bas ! » Odette savait qu’il était déjà venu chez eux. Peut-être pas aussi souvent qu’elle le pensait. Elle l’avait croisé quelquefois dans les couloirs de cette maison d’enfance, trop peu de fois. Mais elle savait qu’il pourrait y transplaner en visualisant correctement la destination. Puis, elle court, les pans de sa jupe se froissant aussi follement que sa course. Elle ne savait pas combien de temps elle devrait tenir à courir si vite. Mais elle voulait en être tirée, mettre de côté le plus d’effets possible et expliquer rapidement à son père ce qui se passait. Ce qu’elle avait engendré. Elle s’en voulait, mais se saisit d’un poteau pour tourner à gauche dans une énième ruelle. Seigneur qu’elles se ressemblaient toutes. Baguette en main, elle jette devant elle un protego, elle ne sait pas où est la brèche. Elle l’ignore, mais elle espéré juste le voir arriver aussi vite qu’elle a couru. Mais il ne vient pas. Elle n’avait pas le temps d’attendre, qu’elle tente de visualiser clairement sa destination. La maison, pense-t-elle. Elle devait se rendre là-bas. Alors qu’un éclair rouge fond sur elle. Odette transplane. Hors de danger pour l’instant. Car si elle avait sur devant quoi elle allait se trouver, elle n’aurait franchement pas continué sa course. Mais finalement, ses pieds se posèrent sur la terre sèche en ce mois de mai. La chaleur se faisant présente directement contre sa peau blanche. Un début d’incendie. Déjà la moitié de son enfance partait en fumée. Puis on se jette sur elle. Alors qu’un énième sort lui passe par-dessus le crâne. Jamais deux sans trois. Désormais c’était fait.

« Par les gnomes ! T’es pleine de sang ma fille. » Robb ne rit pas, il est lui plein de cendre, un peu de sang sur sa joue, mais surement dû à la bataille qu’il menait face à trois mangemorts. « Papa… Et.. » « Odette on en parlera plus tard. Sauve-toi ! » Non, c’était hors de question qu’elle se sauve encore une fois, elle fronce les sourcils, se défaisant du corps puissant de son père, courant vers la maison en feu. Elle devait sauver quelques souvenirs. Elle ne pouvait pas laisser sa mère partir en fumée comme ça. Un sac en osier traine encore dans l’entrée sauve pour l’instant. Elle n’entend qu’un lointain. « Odette ! » Mais trop tard, elle lance quand ce panier quelques phots de sa mère, de leurs familles, deux livres que cette femme aimait lire et transplane une nouvelle fois à l’étage. Elle connait par cœur cette maison. C’est la sienne, ajoutant des bijoux de sa mère. Sauve dans sa chambre quelques jouets qu’elle a eus. Sa lettre pour Poudlard, l’alliance de sa mère qu’elle garde. Ce collier d’argent dont elle lui avait fait cadeau un Noël. Quand tout serait fini, elle y ajouterait une photo de Skander, puis une des jumeaux. Elle se le jurait. Elle ne finirait pas morte brûlée, pas cette fois. Puis elle re-transplane de nouveau. Son père faisant face aux mangemrots mais, il n’était plus seul. Une seconde silhouette fait face à ses côtés. Elle était en sécurité. Mais la blonde crachait ses poumons. Empli de fumée cancérigène. Elle avait risqué sa vie bêtement pour quelques souvenirs alors qu’elle entend son père ajouter. « Bon gamin ? Une idée ? Ils sont trois, contre deux et demi. » D’un vif geste, elle les rejoint. Tenant sa baguette devant elle une sort sur le bout des lèvres. « Petrificus totalus » hurle-t-elle. Non, mais depuis quand compte-t-elle pour zéro et demi ? C’est un regard noir qu’elle lance à son père. Puis à la seconde personne qui les a rejoints. « Quand vous aurez fini de parler de la pluie et du beau temps, on pourra aller chercher mes enfants et se barrer rapidement. » Robb rit malgré la situation. « Trop susceptible Plum ! » « Papa ! » Entre la honte et l’envie de le pousser dans les fougères, elle se coupe, elle n’avait pas besoin de déconcentrer son père, qu’un sort lui touche le bras, ouvrant une entaille dans ce dernier, le sang frais venant tacher un peu plus son chemisier. Elle se plie en deux, tenant la blessure. « Mais recule nom d’une pipe ! » « Oh ferme là ! » Robb a un petit haussement de sourcils. À la fois choqué, il lance un autre sort pour neutraliser un autre ennemi. « Depuis quand tu parles comme ça ? » Elle beugle entre la douleur et l’énervement. « Parce que tu crois qu’on a pas autre chose à foutre ! » Elle voulait à la fois le protéger lui, protéger celui qu’elle pensait être Skander, la fumée ayant fait pleurer ses yeux plus que de raison. Puis se dépêcher de protéger ses enfants. Se dépêcher avant que ce ne soit eu. Petit sorcier en devenir, qui ne pouvaient pas se défendre, qui soient visé. Il fallait se dépêcher et Odette se rendait enfin compte du manque de temps qu’ils avaient.


Le petrificus touche sa cible ?
Oui + Le Mangemort du milieu est petrifié
Non + Un mangemort à gauche ou à droite est touché.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Dim 15 Mai - 15:22

Le membre 'Odette S. Moody' a effectué l'action suivante : La main du destin


'Destinée' :


mp Skander + mp Alienor + mp Erzsébet + mp Mererid
- merci de ne pas mpotter le compte PNJ -
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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


Dossiers du ministère
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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Lun 16 Mai - 15:36











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Mener le combat n’était jamais un problème, pas pour lui. Il avait appris à sa battre lorsqu’il avait choisi la voie des aurors, se servant encore aujourd’hui de cet enseignement, continuellement. Aussi loin qu’il s’en souvienne, même à Poudlard, l’art du duel et de la défense contre les forces du mal l’avait littéralement passionné, lui le jeune serpentard dissipé dont certain de ses professeurs désespéraient de faire quoi que ce soit un jour. Lui qui passait le plus clair de son temps dispersé, se jouant parfois de camarade, se reposant alors sur ses propres  capacités. Puis, la défense contre les forces du mal avait réellement attiré son attention, le poussant très jeune à vouloir devenir auror. C’était peut-être ce qui l’avait empêché de devenir un mauvais élève : l’envie de réussir quelque chose. Le bureau ne recrutait pas les mauvaises recrues. Il avait débarqué avec ses capacités, mais sans pour autant laisser de côté l’arrogance, le sarcasme et se mépris pour l’autorité qu’il avait depuis sa tendre enfance. Il avait fallu le mater, alors qu’il refusait d’admettre ses erreurs, un auror à compris qu’il fallait le laisser aller au bout de celles-ci. Ce n’était en répondant aux ordres qu’il deviendrait un bon auror, c’était en comprenant pourquoi. Robb Moddy l’avait bien compris, et il l’avait aidé. Jamais le loup n’avait rencontré quelqu’un qui avait pu croire en lui et ses capacités, il n’avait jamais eu de père croyant en ses capacités, celui-ci ayant sombré dans l’alcool et les jeux à la mort de sa mère, sans qu’un gamin de dix ans ne puisse rien y faire. S’il avait manqué de raté sa voie, c’était parce que personne n’avait voulu croire en lui. Quand bien même le jeune sorcier  aurait dit qu’il se passionnait pour la défense contre les forces du mal, et les duels, son père ne s’en saurait même pas souvenu, trop abruti par sa dose quotidienne. Mais il avait réussi à s’accrocher. Si Skander savait se battre ainsi à ce jour, c’était parce que son mentor lui avait insufflé une envie de vaincre. Les combats avaient leur charme. Déversaient leur lot d’adrénaline. Il connaissait le duel dans les règles de l’art mais savait très bien qu’en réalité, deux sorciers qui se battaient pour leur vie ou leur idée ne prenaient guère le temps de se saluer. Il n’y avait aucune place pour l’honneur, la pitié, la politesse dans ces moment-là. En guerre, tous les coups sont permis. Tous. Même les pires. Il ne regrettait pas ce qu’il venait de faire, sachant peut être qu’il avait été trop loin. Il avait tué pour elle, mais il ne regrettait pas. C’est à cet instant qu’il réalisa qu’il tenait à elle, assez pour ne pas regretter cela. Assez pour comprendre qu’il pourrait renouveler l’horreur, s’il le fallait. Encore une fois, et même plus encore.

La mettre en sécurité était une priorité, et il ne pouvait pas imaginer quelqu’un de plus qualifié que Robb Moody pour cette tâche. Elle restait sa fille, faisant de lui le plus apte à se charger de sa sécurité. C’est ce que les pères sont sensé faire. Bien sur Skander n’avait jamais eu cet exemple et avait trouvé en Robb ce qu’il avait pu concevoir comme étant l’incarnation parfaite du père. Plus jeune, il s’était dit que s’il devait prendre modèle sur quelqu’un un jour en la matière ça serait lui, mais l’occasion ne s’étant jamais présenter, c’était le genre d’avenir qui ne retenait plus du tout son attention, demeurant dans le domaine de la fiction, et de l’irréel. Enfin, ce n’était pas si irréel que cela. Il était déjà père, sans le savoir depuis de longues années. On ne lui avait pas donné la chance de pouvoir faire ce qui lui semblait nécessaire, on ne lui avait rien dit, ne le mettant pas au parfum de ce qui aurait certainement changé sa vie. Une seconde fois, récemment cette fois, il avait failli l’être, et encore une fois, on ne lui avait pas laissé ni cette chance, ni ce choix. Mais s’il avait eu l’occasion de faire ce choix, il aurait espéré être à la hauteur de quelqu’un comme Robb. Celui-ci était un auror brillant, performant, mais il avait su laisser de côté ses obligations pour s’occuper des siens. La sécurité de sa fille lui incomberait. Il devait purement et simplement la conduire auprès de lui, il saurait exactement quoi faire, comment agir. Skander ne savait pas quoi faire exactement – il ne savait ni sur quel pied danser, ni quelle décision prendre. Il voulait la sauver, mais regrettait de la mêlé à tout cela, brutalement parfois. Etre prêt à tout pour sortir quelqu’un vivant d’une mauvaise passe, tout en sachant que l’envie de se venger était si forte. Cet homme devait payer pour ce qu’il avait fait, ce qu’il avait voulu lui faire. Il n’expliquait pas cette fureur et cette rage qui envahissait son corps et son esprit à chaque fois qu’il y pensait. Et s’il l’exposait à d’avantage de danger en agissant ainsi ? Trop de questions se bouleversaient dans sa tête. Mais les choses furent rapidement réglées quand des sortilèges les visèrent alors. Cette fois-ci, il l’avait entrainé avec lui, dans sa vie de fugitif. Il avait tout fait pour la repousser, s’assurer qu’elle serait vivante, en un seul morceau, et elle se retrouvait à ses côtés, couverte de sang, sa main dans la sienne. Il pouvait sentir son pouls, entendre son souffle s’il se concentrait.  Proches l’un de l’autre. Prêts à affronter les affres de cette guerre. Autrefois face à face, ils s’affrontaient, maintenant main dans la main ils survivaient.

Il ne voulait la laisser partir seule. Il voulait aller nulle part sans elle. Il venait de lui faire cette promesse et quelques secondes plus tard, il enfreignait déjà celle-ci comme si sa parole n’avait aucune valeur. Mais il devait le faire pour elle. Transplaner était le seul moyen de se sortir vivant du chemin de traverse, l’Ordre l’avait parcouru en long et en lares depuis quelques jours, sous couverture, pour obtenir des points vulnérables et franchissables. Il n’avait aucun doute sur l’emplacement, s’était ici qu’il était arrivé. Ici qu’elle repartirait. Il lui disait qu’il la suivrait, qu’il serait sur ses talons, mais il était incapable de l’affirmer réellement. Il avait beau être auror de formation, une escouade de mangemorts voulant sa peau pourrait bien finir par réussir à le tuer. Mais s’il savait qu’elle avait rejoint Robb, alors il accueillerait son sort, dignement, non pas sans se battre. La reddition n’avait jamais été une option. Jamais. Il espérait ne pas en arriver là, pas maintenant qu’il avait compris qu’il était de nouveau capable de tenir à quelqu’un. Pas maintenant qu’il réalisait qu’elle avait besoin d’être protéger. Mais lui donner le temps de fuir, c’était la protéger.  Il ne voulait avoir à faire face à aucune contestation, il ne lui laisserait pas le choix, elle devait lui faire confiance. Il couvrirait ses arrières, elle devait le comprendre, le savoir. Ce qu’il avait fait pour elle n’était guère reluisant mais illustrait sa détermination. C’est quand elle lâche sa main qu’il réalise qu’il la regarde, une dernière fois. « T’as intérêt ! »  La caresse de sa main dans son dos lui irradiât l’échine d’une sensation familière.  « Chez Papa ! Transplane là-bas ! » S’il avait le temps, s’il le pouvait, il le ferait. Mais pour l’instant, le temps qu’il gagnerait serait pour elle. Elle n’hésite pas une seconde, lui faisant alors confiance. Il la regarde courir, et disparaitre au fond de la ruelle. Maintenant, ce n’était qu’une question de temps. Un énième sort le frôla alors, touchant le mur voisin, faisant alors résonné un bruit sourd de fracas de briques sur le chemin de traverse. Les yeux embrumés par la fumée de l’explosion, il ne sait pas quel miracle il est encore debout, capable de mener un duel. A cet instant, un mangemort s’approche, baguette au point, lançant l’assaut. Il ne peut pas la suivre, pas encore. Il faut remporter ce duel encore équitable, avant d’y laisser la vie. S’en suit un échange de sort virulent, à chaque sort, Skander recule vivement d’un pas, réduisant alors l’espace en son échappatoire et lui-même restreint à chaque pas. C’était encore loin, et il allait devoir tenter un coup de poker. Courir de la même manière qu’elle venait de le faire, sans s’arrêter. Un sort le frôla à l’épaule, la blessant superficiellement, celle-ci ayant été pleinement guérie par la Lune, c’était la seule chose bénéfique dans tout cela, elle guérissait ses mots, physiques uniquement. Il retint une grimace, et lance un sort qui touche sa cible. Sans attendre d’avantage, sans identifier d’autre cible, il se met à courir. Vite, très vite. Sentant une présence sur ses pas, il sort le touche alors qu’il transplane. Faisant à son atterrissage un vol plané mémorable, tombant lors la tête en avant dans l’herbe, au pied d’un sorcier familier.

Surpris de sa présence en ces lieux, le premier réflexe de son mentor, avant de le reconnaitre fut de pointer sa baguette dans sa direction. Celui-ci marqua un temps d’arrêt, s’interrogeant sans doute que le pourquoi et le comment de sa présence ici. S’il savait toute la vérité sur cette histoire, nul doute que Robb Moody l’aurait relevé par le col, lui mettant un direct du droit, sans plus de cérémonie. A moitié affalé par terre, le choc du sortilège lui avait fait perdre pied, mais par un heureux miracle il n’avait pas été désarticulé durant ce transplanage mouvementé. « Bah Gamin qu’est-ce… » « Ta fille est déjà arrivée ? » Demande-t-il sans plus de formalité, attrapant la main tendue de son mentor pour qu’il puisse se relever. Celui-ci déjà aux prises avec quelques mangemorts le remis sur pied aussi rapidement qu’il pu, lançant quelques sorts pour laisser le temps à son ancien élève de se mettre à son tour en place. Il n’en aurait jamais fini des combats. Il avait tenté de ne laisser apparaitre aucune réelles inquiétudes quant à la présence ou non d’Odette. Ce n’était ni le moment d’évoquer ce qui semblait être un réel attachement à elle, certainement pas avec son père. Tout semblait être déjà bien compliqué ainsi, il n’avait pas envie d’en rajouter d’avantage. Avant de se repencher sur la question, il faudrait naturellement s’en sortir vivant. Mais il réalisa qu’il n’était pas du tout concentré sur ce qu’il faisait jusqu’à ce que Robb lui réponde, « Elle sauve ce qui peut l’être, les femmes, je vous jure. » Indiquant d’un bref regard furtif avant de retourner au combat la maison en flamme. Il connaissait cette affreuse sensation de voir partir en fumée la maison de son enfance, la maison de sa vie et la totalité des souvenirs qui allaient avec. Il aurait été le premier a foncer dans les flammes pour tenter de sauver quelques choses. C’était ce qu’il avait voulu faire, mais il aurait mis la personne l’accompagnant en danger, ce n’était certainement pas la solution. Il lui resterait au moins ses souvenirs. Cependant, il restait inquiet. Elle devait sortir des flammes, rapidement avant qu’elle ne suffoque face à la toxicité de celle-ci. C’était stupide d’avoir foncé sans y penser, laissant Robb face à trois mangemorts. Maintenant, ils étaient deux aurors – dont un qui n’en était plus réellement un mais qui avait gardé ses habitudes, et son savoir, face à trois. Ce n’était ni équitable, ni facile, mais la guerre n’était rien de tout ça. Elle était sale, injuste et violente.  Le temps bref, court et incertain, Skander leva sa baguette pour bloquer un sort. Ils allaient devoir agir vite, voir même très vite, mais surtout laisser le temps à Odette de sortir des flammes. Bien qu’il ne veuille rien laisser transparaitre, s’il fallait qu’il aille la chercher lui-même, il le ferait. Quand la voix de Robb lui demanda alors, « Bon gamin ? Une idée ? Ils sont trois, contre deux et demi. » « Je suppose qu’on a déjà vu plus in-équilibré ! » Il leva alors sa baguette, voyant son sort paré. Deux et demi, deux aurors et une sorcière, cela compte pour deux et demi ?

Il n’eut pas le temps de relever la remarque, sachant qu’il devait abonder dans ce sens, précisant ainsi que sa relation avec la fille de celui-ci n’avait pas changé, en apparence du moins. Mais un sort fusa derrière eux, en direction des mangemorts, . « Petrificus totalus »  le « et demi » comptait peut être réellement pour la sorte, depuis quand attaque-t-on des mangemorts avec des sortilèges quasiment inoffensifs ? C’était là que l’on voyait la différence entre ceux qui avaient reçu la formation et l’expérience du combat, et ceux qui n’avaient fait qu’en effleurer la théorie, ce n’était pas avec ce genre de sort que les mangemorts allaient riposter.  Mais miraculeusement, où la chance du débutant, le sort toucha sa cible, neutralisant brièvement un des mangemorts, mais sans camarades pouvaient aisément venir à bout de sa ce sort. Mais elle était là. A leurs côtés, il dû se retenir pour ne pas lui jeter un regard inquiet il aurait voulu s'assurer qu'elle était bien en un seul morceau. Il était cependant soulagé, et à leurs côtés plutôt que dans les flammes. Concentré sur le combat, il se jura de ne pas se laisser déconcentré par celle qui hantait ses pensées, ne souhaitant rien laisser transparaitre aux yeux de Robb Moody, car dieu sait s’il était capable d’y voir clair en lui, et certainement encore plus en sa fille.  « Quand vous aurez fini de parler de la pluie et du beau temps, on pourra aller chercher mes enfants et se barrer rapidement. » « Trop susceptible Plum ! » « Papa ! »  Il redécouvrait une partie du caractère de la sorcière, ce qui avait pu l’exaspéré jadis. Maintenant, ce n’était pas ce qui le repoussait, au contraire, il savait que c’était en partie ce qui le poussait à rester, à vouloir se donner une chance de tenter l’expérience. Il gardait en mémoire ses réticences, toutes émanaient de lui, rien en elle ne le repoussait, pas même son sale caractère. Cette scène de vie entre un père et sa fille aurait pu être risible, témoin d’une relation qui malgré les années restait la même. Il surprit même Robb a laisser échapper un rire. Il venait de confier aux oreilles de tous le surnom de la sorcière dans leur intimité. Il enviait presque cette complicité familiale, lui qui n’avait jamais eu un père digne de ce nom. Skander lui se contenta de sourire malgré la délicatesse de la situation. Bien sûr, il fallait sauver ses enfants, par un heureux miracle, ils n’étaient visiblement pas dans cette maison en proie aux flammes. Mais avant de chercher qui que ce soit d’autres, ils allaient devoir venir à bout des deux mangemorts qui restaient. S’il ne libéraient pas leur camarade du sortilège d’Odette avant. Cela leur laissait peu de temps pour agir. Tandis que le père et sa fille se chamaillaient un peu, Skander déviait les sorts comme il le pouvait. Il avait quelques blessures rien de grave en soit, mais ensemble cela ajoutait un peu de douleur, et un peu de fatigue, mais il tenta de la faire taire, se focalisant sur l’instant.

Aux prises avec un sort complexe, il ne put empêcher un sort d’atteindre Odette au bras. Il avait été capable de la protéger jusqu’ici. Même de cette brute, et là, ce n’était ni plus ni moins qu’un sort perdu dans l’échange violent. Il ne sut s’il réussit à masquer sa colère quand il tourna le regard vers elle le déviant aussitôt qu’il vit que Robb allait sans doute s’en occuper. Il ne savait pas pourquoi mais la voir blesser et souffrir était insupportable.  « Mais recule nom d’une pipe ! » « Oh ferme là ! » Quand les deux deux Moody cesseraient-ils de se chamailler ? Il avait cru avoir été pire que ce qui était possible d’être en la présence d’Aries, se disputant parfois pour des choses stupides en plein milieu d’une mission, poussé par leur instinct lupin à se chamailler comme pour s’assurer la place de chef de meute, ou quelque chose du genre. Mais les Moody arrivaient à se disputer avec leur maison entrain de brûler, avec Odette blessée, et Robb en plein combat. Cela aurait pu être risible si le temps n’était pas entrain de leur manquer. « Depuis quand tu parles comme ça ? » « Parce que tu crois qu’on a pas autre chose à foutre ! » Ils continuaient. Encore, inlassablement. Mais il était d’accord avec Odette sur ce point. Etre d’accord avec Odette – c’était une pensée qu’il n’aurait jamais cru avoir un jour, pas à la lumière de leur passé. C’était leur nouvelle relation encore fragile et naissante qui changeait la donne. Il ne connaissait qu’une part d’elle, infime. Il n’avait pas la prétention de tout savoir, mais à travers Robb il en avait entendu à son sujet, pas assez pour tout savoir. Mais ce qu’il connaissait lui donnait une violente envie de tout connaitre. Elle était désormais fugitive comme lui, le seul risque qu’il ajoutait à sa vie, c’était sa dépendance à la Lune – mais si elle le savait, peut-être qu’il pourrait l’empêcher d’être blessée. A chaque nuit de pleine lune, il s’éloignait des siens, le plus possible. Lothar l’avait éloigné de Poudlard la dernière fois, le rapprochant d’elle. Il songeait qu’elle avait perdu son chien ce soir-là, heureusement qu’elle n’était pas sortie le chercher dans la nuit noire, le destin en aurait été autrement plus tragique. Il n’y avait pas de place pour le tragique, pas ce soir, pensa alors Skander. Il lui avait éviter de mourir dans d’affreuses circonstances, alors il ne s’arrêterait pas tant qu’elle ne serait pas, elle et ses enfants, en sécurité. N’en déplaise à Robb s’il laissait montrer ses émotions, si ses actions risquaient de dévoiler l’attachement qu’il avait pour cette blonde. Mais dans le feu de l’action, peut être que cette attention qu’il avait pour elle passerait simplement pour de la bienveillance, et non pas pour une émotion sincère.

« J’suis d’accord avec elle, on a autre chose à foutre ! » Rétorqua alors Skander, tout en lançant un protego qui leur donna quelques secondes de répits. D’accord avec elle, ses mots firent tourner la tête de Robb dans sa direction, surpris. Evidemment, voir ces deux-là d’accord relevaient de la science-fiction. S’il savait tout, Skander serait probablement entrain de passer un putain de sale quart d’heure, et il le mériterait. Il avait été odieux avec elle, il avait dit ce qu’il fallait dire pour qu’elle s’éloigne, pour lui briser son cœur, pour l’éloigner de lui. Pourtant, il avait rompu le charme du dégoût en venant à son secours, aussitôt sauvée, elle s’était jeté son cou. Et il avait été incapable de la repousser, comme incapable de lui faire d’avantage de mal, incapable d’aller à l’encontre de ce qui semblait être son cœur. A cet instant, il était encore au prise avec celui-ci.  « Dis Gamin… » « Je prends celui de gauche, toi celui de droite. » Dit-il alors rapidement. Il n’avait pas envie de tergiversé sur quoi que ce soit, certainement pas sur le fait d’être d’accord avec elle ou pas.  Il avait préféré le couper. C’était la meilleure solution. Ils n’avaient pas de temps à perdre. Ils étaient là, d’autres ans doute déjà à leur recherche suite à l’épisode du chemin de traverse. Peut-être d’autres déjà en route pour la maison où les deux jumeaux devaient être paisiblement entrain de dormir. Le temps leur filait entre les doigts sans qu’ils ne puissent rien y faire. Pour seule réponse, il eut un regard de son mentor, un bref hochement de tête. Comme à l’entrainement, comme le bon vieux temps. Cette époque qui manquait terriblement au loup, celle où il se sentait utile. Bien sûr il l’était encore aujourd’hui, mais incapable de s’en rendre compte. Ni une ni deux, Robb et Skander lèvent leur baguette de concert, lançant des sorts sans relâche, sans leur laisser une seconde de répit. Finalement un des sorts finit par toucher le sorcier de droite, le désarmant d’abord. Puis, profitant du fait qu’il soit à sa merci, Skander le neutralise avec un sort qui le touche en plein ventre, la faisant tomber inconscient à la renverse, accompagnant son collègue pétrifié. Puis, à ses côtés, Robb fait face à celui qui semblait être le plus coriace des trois.  « Ca me rappelle cette mission dans les bas fonds de Londres. » Tenta Skander avec un sourire à l’attention de Robb, « Je dirais que c’est un poil plus sanglant cette fois ci. » Répondit son mentor avec un sourire. Décidant alors de lui venir en aide, un autre mangemort transplane alors à ses côtés. Skander a simplement le temps de le voir lever sa baguette et de voir fuser un sort dans leur direction, puis finalement surtout en direction de la sorcière. Son sang ne fait alors qu’un tour, une fois encore, toujours à cause d’elle. Sans cesse à cause d’elle. Il a juste le temps de la plaquer au sol pour éviter le sort, lui aussi. Tandis que Robb parvint à  neutraliser un mangemort, puis le second, un sort d’explosion phénoménal qui assurait un répit bref, mais mériter. Le calme apparent retrouvé, il ne reste que le crépitement des flammes non loin de là, son souffle haletant, ce regard qui ne peut cacher. Coucher sur elle, il cherche ses prunelles bleus, une poignée de seconde. Il refuse de s’y perdre, il n’a pas le temps pour cela. Il ne faut pas perdre du temps, ils n’avaient pas ce luxe. Puis se relève rapidement, la tirant vers le haut avec rapidité, non sans cacher une certaine douceur. Il lui faut une poignée de seconde pour finalement lâcher cette main qu’il avait saisie. Il avait tenu sa promesse, il était là, il l’avait suivi. Il n’irait nulle part, pas sans elle.


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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1224 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Dezaia . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Lun 16 Mai - 18:08











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Clarissa était une femme, les longs cheveux blond presque blanc, les yeux émeraude. Une gentillesse plus qu’extraordinaire. Mais c’était désormais un souvenir lointain. Cette mère qu’elle aimait de toutes ses forces n’était plus qu’un souvenir amer dans la bouche de la sorcière et elle n’avait réussi qu’à sauver son alliance et un collier de perles de chine. Le classique collier, mais c’était comme ça. Elle avait pensé à plus, voyant finalement les flammes engloutir ce qui restait de son havre de paix. Odette le savait, le feu détruit, mais tout peut se reconstruire. Elle n’est pas dupe, Robb remettrait à en forme cet endroit. Peut-être avec des aménagements sans doute, mais tout redeviendrait comme avant et bientôt. Elle ne doutait pas une seconde. Elle avait cet espoir et pourtant, elle avait l’impression qu’une partie d’elle pleurait cet endroit. Mais elle pourrait cacher ses larmes à cause de la fumée. Elle n’avait pas le temps d’être faible cette fois. Pas une fois encore, elle avait échappé de justesse à un sort sur le chemin de Traverse, elle avait juste besoin qu’il revienne pour être assuré de tout. Qu’il soit là, avec elle. Qu’importe Robb finalement, même si c’était un euphémisme de dire que l’ancien numéro deux du bureau ne se serait pas énervé, un long moment, contre le Lupin et ses manières de goujat. Un petit sourire en coin, et quel goujat. Elle se souvenait avec douleur de la scène, de celle où elle aurait voulu mourir plutôt que de le perdre. Et aujourd’hui c’était plein d’espoir qu’elle espérait le voir revenir. Comme sa mère avant elle espérait voir Robb franchir la pas de la porte et de serrer son mari dans ses bras une nouvelle fois, remerciant Dieu pour l’avoir gardé en vie. Et aujourd’hui, c’est elle, qui ne sortant de cette maison en flamme prierait pour le voir en vie au côté de son père. Et elle seule, parce qu’elle l’aimait. Les scènes de ménage attendraient sans doute un certain temps. Ils l’auraient le temps. Toute la vie même. Parce qu’elle y aspirait à cette vie tranquille. Même si, elle savait très bien que la vie d’une compagne de loup-garou n’était pas des plus reposante, mais elle ne s’imaginait qu’une petite partie des angoisses qui la prendrait tout au long de sa vie. Odette le savait et elle n’avait pas besoin d’y penser pour l’instant. Sortant de justesse alors qu’une poutre en flamme s’abattait dans son dos. Elle tousse, crache ses poumons. Elle a mal partout. Elle n’est pas très sportive, plus créative donc, se mouvoir comme ça n’est pas des plus habituel pour la sorcière. Mais une fois le braisier quitté, elle peut apercevoir ces deux silhouettes devant-elle, contre trois autres. Elle n’est pas une sorcière d’expérience, loin de là. Elle n’a pas suivi de cursus approprié. Elle est juste assez mauvaise en comparaison de son père et de Skander, elle le sait, mais elle n’hésite pas une seconde à jeter ce sort inutile. Mais les gens en grandissant oublient souvent les bases. Trop souvent même. Si bien que le mangemort ne pare pas le coup qu’il reçoit en pleine poitrine, ne l’ayant pas prévu ou ayant prévu plus violent. Un sourire victorieux fleurit sur son visage. Elle est fière et Clarissa devrait l’être également, une battante sa fille... Du moins pour la première fois depuis quatre ans. Mais elle s’empresse de les rejoindre, elle ne veut pas rester loin de lui plus longtemps. Même si elle préfère faire profil bas. Laissant ses émotions de côté. Elle capte une demie seconde le regard noisette du lycan et sourit en coin avant d’être rattrapé par sa faiblesse.

Car si la victoire n’était pas gagnée, elle perturbait sans aucun doute son père pour une dispute qui n’avait pas à avoir lieu. Mais c’était ça les Moody, toujours au mauvais moment. Mais il y a plus de sept ans que personne ne l’avait appelé Plum. C’était le privilège de sa mère. Odette savait que Robb avait besoin de ce surnom pour se raccrocher à sa femme, mais elle ne le supportait pas dans la bouche d’autre personne. C’était ce lien si précieux qu’elle avait eu avec sa mère. Personne n’avait le droit de lui bafouer ça. Non jamais. Mais elle arrive à entre voir ce sourire sur le visage de Skander. C’est le regard azur de la blonde qui répond pour elle. Qu’il n’ajoute pas un mot ou elle l’égorgeait aussi. C’était déjà assez gênant pour qu’il en rajoute une couche. Mais cette seconde d’inattention, malgré la persévérance du Lupin à les protéger durant leur scène, laisse filer un sort sur son épaule. Pliée en deux, elle serre cette dernière. Elle est médecin, elle pourra se soigner. Qu’ils ne s’n’inquiète pas, elle pourrait le faire sans peine, mais la remarque de Robb la fait sortir de ses gonds. Elle est déjà blessée, pas besoin d’en ajouter une couche. Elle semblait prête à se soigner, lâchant sa main en sang. Son propre sang. Elle étouffe un cri. Robb sait pertinemment ce qu’il arrive à sa fille. Il le sait et la pousse derrière lui en lançant un sort. Cherchant son épaule sauve. « Tu te calmes. C’est rien. Calme-toi. » Elle reste pourtant tétanisée par le sang sur sa main, elle reste pétrifiée, elle n’arrive pas à bouger d’un iota. Elle revoit encore le sang de Marie-Lou lui couvrir la joue, elle se voit encore en train de chercher les morceaux qui avaient été dévorés parce cette bête. Elle les voit encore. Tellement, jusqu’à ce que Skander intervienne, neutre à l’émotion qui la prenait. Il ne savait pas, il ne pouvait pas le savoir. « J’suis d’accord avec elle, on a autre chose à foutre ! » Le regard paniqué, elle le retourne vers ce visage qu’elle a découvert il y a peu. Lui d’accord avec elle, qu’ils fassent ensemble une croix dans un calendrier, parce que ça se fêtait ce genre de petit truc. Elle referme sa main, cachant le sang, cherchant à oublier ses démons, elle veut les oublier. Et se défait de l’emprise de son père, elle s’en défait reculant de plusieurs mètres derrière eux. En sécurité, loin des combats pour se soigner. Cherchant sa baguette dans le panier des choses qu’elle avait sauvées. Pointant cette dernière sur s’ouverture béante dans son bas. « Episkey » dit-elle faiblement, ne voyant que rien ne se passe. « Episkey » finalement, la volonté aurait raison de sa terreur, alors que son bras se referme, laissant le sang se rependre sur le blanc de son chemisier une nouvelle fois, mais une dernière fois. Elle n’a pas le temps de faire autre chose, elle n’est ni brigadière d’élite, ni auror. Juste médecin. Alors qu’elle se contente de rester là, au sol. Regardant à la fois le ballet de sort que s’échangent les deux hommes de sa vie et les mangemorts au nombre réduit. Parfois, elle retourne son regard azur sur la maison de son enfance. Laissant le temps s’écouler rapidement, il ne reste presque plus rien, seul le jardinet au fond, près de la forêt semble intact. Elle se relève avec difficulté. Mais reste debout, attendant que les mangemorts soient mis hors d’état de nuire, elle a ses enfants à sauver maintenant. Son père était bien en état de le faire seul, surtout avec Skander. Mais elle ne doutait pas que des mangemorts allaient venir frapper à sa porte, sans mettre un brin monstre. Il s’agissait de la maison d’un sang pur influent. Chef d’une salle du Département des mystères. Elle n’avait pas trop de doute. Rien ne serait réduit en fumée là-bas.

Mais inattentive, elle n’entend pas le pop sonore dans son dos. Elle n’entend rien. Se contentant de tourner la tête alors qu’elle voit Skander fondre sur elle sans aucune raison valable pour l’instant. Et se sent chuter tout aussi vite qu’elle s’est remise debout dans un fracas de son dos contre le sol. Roulant plusieurs fois dans les bras du Lupin. Évitant de justesse le sort. Sans savoir si son père se débrouille convenablement. Aux prises avec le dernier mangemort incendiaire et le nouveau venu. Mais deux sorts sifflent. Et une explosion semble faire retomber le calme autour d’eux. Il n’y a plus que les derniers crépitements du bois qui brule. Qu’elle idée était passé par la tête de son père et de sa mère quand ils avaient construit un chalet. Qu’elle idée. Puis, elle ouvre de nouveau les yeux, agrippant directement celui du Leader au-dessus d’elle. Ils se cherchaient mutuellement. Sachant pertinemment qu’ils étaient là. Tous les deux en vie. L’un avec l’autre. Même s’il fallut un peu trop de temps pour qu’ils se relèvent. Lui d’abord, l’aidant à se remettre sur ses pieds. Elle le regarde une dernière fois, alors qu’il lâche sa main. Elle regrette de devoir jouer une comédie devant son propre père. Mais quand elle retrouve son regard. Il est une main sur la hanche avec une expression pas des plus encourageante avec ce qu’il voit. Dans un sens, Odette sait qu’elle ne va pas pouvoir cacher longtemps ce qu’elle ressent pour le Lupin, et que lui non plus. Cette impression malsaine qu’on lit en vous comme dans un livre ouvert. Elle baisse les yeux, comme une enfant prise en faute. Avec un Robb qui s’avance vers eux. Ramassant le panier d’osier plein de souvenirs, il observe son contenu. Camouflant dans les vêtements le cadre et la photo d’eux trois. Il avait l’air contrarié en soi. Mais baguette au poing, il regarde l’épaule d’Odette un instant. Cherchant ses cheveux. Ajoutant. « Ça va mieux ? » Il sait qu’elle n’est pas à l’aise avec le sang, il le sait mieux que personne. « Plus tard. Dit-elle la voix tremblante. Je n’ai pas envie de m’étaler sur ça. » Non, elle n’avait pas envie que Skander voie son plus mauvais jour, celui avec les suicides, la mort, et tout le reste. Elle cherche un regard accueillant, quelque chose qui la rassure, mais s’éloigne de l’étreinte de son père, en marmonnant quelques mots, que personne ne pouvait comprendre. Mauvaise tête comme toujours. Elle se rend soudain compte. Ses yeux exprimant la panique. « Antigone et Orion. » La mère vient de se réveiller, laissant la femme et la Moody derrière elle. Elle n’allait pas laisser ses enfants. Ne tenant plus en place, elle fait des pas. Regardant ici et là. Cherchant comme une énième menace. On ne tuerait pas ses enfants. Elle se mord la lèvre inférieure, inquiète trop inquiète. Puis s’avance vers les deux hommes. Elle sait où elle doit aller. « Messieurs » articule-t-elle avec une pointe d’ironie dans la voix, en saisissant leur deux mains. Elle n’a pas le temps de penser. « Phase trois. » Oui la troisième phase du plan, alors qu’elle s’enfonce avec eux dans un pop tout aussi sonore, laissant cette maison d’enfance brûler sans eux. Elle n’avait pas besoin de ça ne plus de toute façon. Elle avait juste besoin de savoir ses enfants en sécurité. Et Bilbo aussi. Bref les gens qui lui son cher, elle a besoin de les savoir en sécurité. Pas plus de temps à attendre. Elle devait les sauver. Parce qu’elle était une mère et que c’était ce qui comptait le plus. Qu’importe ce que son père pourrait dire sur sa relation dans l’avenir, elle avait des enfants à sauver.

Un autre pop, dans l’entrée cette fois, alors que Louise était dans les escaliers cette dernière poussa un cri de surprise. Elle n’avait aucun des jumeaux dans les bras. « Odette ? » demande-t-elle alors qu’elle voit sa patronne dans un état fort lamentable. Et à vrai dire, la Kingsbury ne l’avait pas vu depuis une semaine complète alors, il y avait de quoi être inquiète. Odette lâche la main de son père. Ajoutant rapidement, montant les premières marches. « Louise, mon père Robb. Papa, Louise la nounou. » Dit-elle en montrant rapidement l’homme qui lève la main pour se désigner. Elle l’entend baragouiner un enchanté, alors que Louise descend complètement l’escalier. « Skander, Louise. Louise Skander le… » Robb hausse un sourcil alors qu’elle passe à l’étage. Regardant le Lupin d’un œil mauvais, il lui met un coup dans les côtés, le regard l’accompagnant avec la question. « Le ? » « Papa ! » hurle-t-elle à l’étage, cherchant en vain le sac magique qu’elle a enchanté lors du déménagement ? Le trouvant enfin, vidant des commodes pleines de vêtements. Les jumeaux ne restaient pas sans vêtements. Elle hurle une nouvelle fois. « LOUISE ! Prépare les doudous et autres peluches, je descends ! » « Oui Madame ! » Mais elle n’avait pas fini, elle-même de tout mettre dans ce sac sans fond, alors qu’elle entendait la petite Kingsbury se mouvoir rapidement. Les sorts de réductions, elle met les lits ressemblant à des pièces de maquettes dans le sac. Elle met tout ce qu’elle a le temps de mettre. Elle ne pense pas, elle prend, parce qu’elle en a besoin. Elle a besoin de tout ça. Puis repassant dans sa chambre, celle des jumeaux étant vide. Elle remarque des photos. Alors que son cœur meurtri loupe un battement. Adrien. Caressant du bout des doigts le cadre, elle l’empoigne avec vigueur, mettant la photo du mariage d’Erlhing dans son sac. Elle y ajoute les papiers de l’avortement, elle ajoute quelques fringues, quelques bijoux. Alaric serait surpris de la voir partie avec tant de choses. Mais elle avait encore le temps. Le cadre toujours en mains, elle redescend à la hâte les escaliers. Passant dans le salon, posant ce sac de voyage dans le canapé. Robb jouant déjà au grand père poule avec Antigone dans les bras. « On a pas le temps Papa. On a plus le temps. » Dit-elle alors qu’elle enfourne tout ce que Louise lui tend. Peluche, bavoir, nourriture lait en poudre. Elle prend tout. Ses petits ne doivent maquer de rien. Rien du tout, jusqu’à ce que le cadre qu’elle tenait jusque-là se brise. Lui coupant le doigt. Une blessure de plus, mais si sonne comme une blessure de l’âme. Elle le laisse tomber au sol. Cette photo d’elle et d’Adrien qu’elle regarde comme un mutisme de sa vie passée. Ce n’est pas la seule qu’elle a. Mais c’est la seule qu’elle aimait regarder. Lui et elle, bras dessus, bras dessous à sourire à l’objectif. « Odette. Vous le prenez ? » Alors que le Kingsbury s’apprête à lui prendre. Elle lui tape la main. Avec vigueur, le regard noir. « N’y touche pas ! » Elle est en colère. Personne n’y touchait depuis qu’il était mort, personne sauf elle. Puis son regard se relève, croissant celui du Lupin, comme si un instant, elle l’avait oublié. Puis d’un geste furieux, elle froisse la photo la jetant dans la chemisé, l’embrassant d’un sort. « C’est du passé, on le prend pas. » Claire, stricte avec elle-même. Même Robb a du mal à voir comme sa fille à changer. Il a du mal à le croire.

Jusqu’à ce qu’elle réalise enfin, aux pleurs d’Orion, qu’elle est chez elle à sauver le tout pour le tout. Ses enfants. Ses bébés, sa chair et son sang. Elle est là pour eux, pas pour se mettre face à ses démons. Elle s’arrête. Cherchant où il était. Cherchant son fils. Robb croisse son regard, alors qu’elle le retourne sur Skander. Où est son fils nom d’une pipe. Incapable de bouger, elle suit Louise du regard. Cherchant le petit homme dans le parc de jeux bien vide. La mère use d’un accio vers le sac, une peluche de lapin blanc arrivant dans sa main. « Donnez-lui ça ! » Elle connait son enfant, elle sait que c’est cette peluche qui le calmera. Elle le sait mieux que n’importe qui. Mais tout semble trop calme pour qu’ils soient hors de danger. « Où comptes-tu aller Odette ? » demande son père la faisant sortir pour une fois de ses pensées de mère affolée. « Vous partez ?! » s’inquiète Louise, Orion dans ses bras. Elle ne sait pas quoi répondre. Elle ne sait pas. Du regard azur farouche, il redevient paniqué. Elle ne sait pas quoi répondre. Où va-t-elle ? Bonne question, elle avait pensé la France jusqu’à ce que Skander lui affirme à demi-mot qu’il n’irait nulle part sans elle. Alors, elle ne pouvait aller nulle part sans lui également. Elle se retourne vers lui, le questionnant du regard. « S’il y a de la place à Poudlard, je ne dirais pas non. » Elle se serait en sécurité. Elle et les enfants. Son père et Louise. Puis elle se retourne sur Louise. La brune semble inquiète de quitter les enfants. « Louise, c’est la guerre. Soit, vous pouvez encore fuir, prétextant que tu n’es pas venu travailler depuis une semaine. Soit, tu viens avec nous. Je sais que ton frère est un brave type. Alors si tu viens avec nous, moi je te protégerais. » Elle la protégerait elle et les enfants. Sa voix était décidée. Elle avait délaissé son sac, pour s’approcher de la jeune femme, la prenant par l’épaule. Elle la serre contre elle, elle est Orion. « Tu fais partie de ma famille maintenant. Je ne te laisserais pas tomber Louise, tu m’entends. » Elle se décolle d’elle pour ne pas la tacher outre mesure. « Odette je... » Elle pleure presque. « Tu m’as sauvé la vie Louise, tu pensais que j’allais l’oublier ? » Mais cette fois-ci ce sont de grosses larmes qui coulent sur les joues de la Kingsbury alors que du bruit se fait à l’avant de la maison. Robb s’empressant de fermer la porte qui menait au salon, alors que la blonde lâche Louise pour rétrécir sa harpe et la jeter dans le sac. Robb haussant les épaules. « Tu t’encombres de ça toi ? » « Je l’ai depuis mes dix ans, je ne vais pas la laisser ici. » S’insurge-t-elle. Non pas la harpe que lui et Clarissa lui avaient offerte, il avait passé plus de deux mois à travailler plus pour lui offrir ce présent, elle n’allait pas le laisser ici comme un bibelot. « Et le chien ? » dit-il en voyant le chiot de trois mois et demi courir autour d’eux aboyant à en perdre haleine. Mais qu’il arrête. Mais qu’il arrête, jusqu’à ce qu’on frappe fortement contre la porte d’entrée, elle relève sa tête. Elle se saisit d’Antigone que son père lui tend avant de pointer sa baguette contre la porte fermée. Odette savait que l’entrée les séparait encore du danger qui venait de pointer le bout de son nez. Mais elle était quand même sur le qui-vive. Bilbo dans ses jambes, elle laissait Louise mettre une laisse au chiot pour le traîner devant ou derrière eux plus facilement par la suite. Elle chuchote à la jeune brune. « Ferme le sac, et ouvre doucement, la porte de derrière, on part par la forêt. »

Elle ne doutait pas un instant que Skander et son père aient entendu ce qu’elle venait de dire. Mais c’était encore le meilleur endroit pour se cacher avant de transplaner. Godric’s Hollow n’était plus un endroit sûr pour elle, ni pour les jumeaux. Non pour Louise. Ils étaient des traitres. Et Louise la complice. Elle commence à comprendre que les jumeaux ne vont pas tarder à ressentir la tension. Elle fait quelques pas en s’approchant de Skander, glissant à son oreille. Juste à lui, comme une promesse, sous un regard noir de la part de Robb. Se cacher dans un moment qui pourrait être le dernier, ce n’était pas sa philosophie. Mais si elle devait mourir. Elle sourit un peu. Lui rappelant à lui. Ce qu’il lui avait dit. « Je n’irais nulle part, plus sans toi. » En y ajoutant, la vérité. Elle n’irait nulle part sans lui, car elle l’aimait de toutes ses forces et qu’elle n’avait pas envie de le perdre. Même si le temps leur avait filé entre les doigts et que des mangemorts se tenaient devant chez elle. Alors qu’ils étaient tous les six en danger. Elle le savait, tout allait être compliqué. « Et maintenant ? » Lance Louise, en berçant Orion. « On attends annonce Robb. Ils ont peut-être déjà paré la maison d’un sort nous empêchant de transplaner. » Il était lucide. Il n’y avait plus qu’à courir. Un chien dans les pattes et deux bébés dans les bras. Elle serre l’anse du sac dans sa main. Prête à fuir. Son père la regarde. Fier, mais tout aussi dur. « Ils ne toucheront pas aux gamins. » « Je sais. » Elle était farouche, on ne touche pas à ses enfants avec autant de facilité et Robb ne soupçonnait pas la rage qui pourrait habiter Odette si on touchait à un cheveu de sa progéniture. Il ne se rendait pas compte des montagnes qu’elle avait déplacées pour eux, et celles qu’elle bougerait encore pour les protéger de tout et rien. C’était ça être maman, et dans le fond, on ne nait pas mère, on le devient au fur et à masure de la vie de son enfant. Ça faisait six mois qu’elle apprenait encore ce que c’était d’être maman. Et aujourd’hui, elle comprenait ce que c’était de protéger ses enfants, comme Clarissa l’avait toujours fait pour elle. Comme Robb l’avait toujours fait pour elle. Puis elle se détache de Skander. Elle retourne vers Louise, avec un Robb pressant. « On se rejoint dans le bois. Avancez. » La fille ne cherche pas les yeux de son père, elle cherche le regard noisette du Lupin. Une dernière fois encore avant de partir sans lui. Ils devaient se retrouver. Ils se retrouveraient. Sa baguette en main, Odette prend Louise à parti, elles devaient partir maintenant. Le terrain qui menait jusqu’à la forêt n’était pas grand, mais il fallait courir avec Bilbo, deux enfants et un sac. La nounou avait repris le chien avec elle. Mais connaissant sa maladresse légendaire, Odette craignait le pire. Elle avait bien peur, mais ce n’était rien. Puis un pas et l’autre, les deux femmes se mirent à courir vers l’orée du bois. Des sorts pleuvant à l’intérieur de la maison avec les mangemorts qui avaient dû lancer l’assaut. Elles étaient parties juste à temps pour les enfants. Courant dans les bois à en perdre haleine. Odette posa Louise à l’endroit même où elle avait trouvé Skander quelques semaines plutôt. Les enfants et Bilbo également. « Reste là s’il te plait. » Dit-elle en installant des sorts de protection rapidement plus que rapidement. « Odette, vous ne pouvez pas y retourner. » Oh si qu’elle le pouvait, même si Louise saisit son poignet. Odette la regarda, ce regard fort. « Louise… » Elle ne pleure pas, mais elle en a vraiment envie. « Je l’aime. Je ne peux pas le laisser. » Ni lui, ni son père. Elle ne pouvait pas les laisser. Mais laissa ses enfants en une personne à qui elle donnait sa confiance, ils ne risquaient rien ici. Elle le savait. Louise lâchait son poignet. Et Odette put se mettre à courir en sens inverse. Vers eux. Alors qu’elle entendait déjà les sorts siffler au loin. Elle avait peur de ce qu’elle allait découvrir. Puis elle arriva enfin à l’orée du bois, voyant que la bataille avait bougé de l’intérieur intact à l’extérieur. Elle avait donc raison, les Peakes n’étaient pas des traitres, ils n’en avaient qu’après Skander, son père et elle.

D’un coup de baguette, elle lance un protego informulé pour dévier un sort restant à l’abri dans les branches. Elle n’avait pas besoin de mettre en danger les deux hommes en sous nombres. Mais d’après eux, ils avaient déjà connu bien pire. Odette les croyait sur paroles, elle n’avait pas besoin d’en savoir plus. Quand un éclair vert parti d’une baguette de mangemort, elle sortit de sa forêt. Un expulso sur les lèvres faisant se lever des montagnes de terre devant son père, qui arrête l’éclair vert qui lui était destiné. Elle courut à toutes jambes vers eux. Les prenant par les poignets. « On a plus le temps, on s’en va. On s’en va. » Répète-t-elle la voix cassée par l’émotion, elle a presque perdu son père, elle a presque perdu l’homme qu’elle aime. Et sans se soucier de personne, elle entre lasse ses doigts avec ceux du Lupin, les forçant à la suivre, avant que le nuage de terre ne retombe et les laisse à découvert. Ils devaient disparaître.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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I am Insurgent, and proud to be.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1817 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: Far longer than forever ▬ SKANDETTE   Mar 17 Mai - 1:30











ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
This is the story of a night that turns into history.



MAI 1990 – CHEMIN DE TRAVERSE

Le temps filait à une vitesse folle. C’était une chose qui était sans cesse manquante. Il manquait cruellement en cet instant. Le temps glissant entre ses doigts sans pouvoir le retenir. Il avait l’impression d’avoir manqué de temps tant de fois dans sa vie. Il aurait dû avoir plus de temps le jour de la Purge, s’il en avait eu, sans doute aurait-il été capable d’arriver à temps pour sauver Ciena, et peut être même aurait-il réussi à sauver un de ses amis, Tristan. Il avait manqué de temps quand le loup garou était entré pour tuer les Lupin, s’il avait été capable de tenir plus longtemps, Lothar aurait sans doute eu le temps de s’enfuir, de sauver sa peau, le temps de ne pas devenir ce monstre. Skander s’en sentait responsable, comme s’il sentait qu’il avait échoué à protéger son frère, dernière famille au sang sibyllin qui lui restait à présent. Il manquait de temps le jour de l’attaque du ministère, il aurait aimé sauver plus de gens, mais le temps il l’avait obtenu en jouant à pile ou face le sien. Il avait gagné du temps pour ses amis, ceux qui étaient devenus sa famille. Il avait failli stopper la propre horloge de sa vie pour que la leur puisse continuer de tourner, jusqu’à ce que leur heure soit venue. Il détestait le temps, cette contrainte qui nous empêche d’avancer comme on le souhaite, qui nous met des bâtons dans les roues. Il avait eu peur de manquer de temps pour la protéger du sort. Pour la protéger tout court, il avait tenté de la préserver du danger, mais la voilà qui s’était jeté dans la gueule du loup – façon de parler – et qui finirait peut-être à cause de ses actions ce soir, à cause des souvenirs trouvés, avec sa tête affichée aux côtés de celle des autres membres de l’Ordre, et aux côtés de la sienne. Maintenant il ne pouvait plus la préserver totalement il ressentait pourtant ce besoin de la savoir en sécurité. Mais elle n’irait pas facilement en lieu sûr, il comprenait ce besoin de sauver les siens, il faisait pareil. Qu’importe la présence de Robb, il ne pouvait pas à l’encontre de ce qu’il ressentait, et la protéger était devenu importante, quasi viscéral. Le vieux Skander, même s’il avait détesté comme jadis, elle avait été et était encore à ce jour la fille de son mentor, il lui serait venu en aide, ou peut-être serait-il resté concentré sur le combat, ne l’aidant pas. Il réalisait que c’était sans doute cette dernière option qu’il aurait choisi. S’il avait pu agir aussi rapidement, c’était uniquement parce qu’il lui prêtait de l’attention. Ce n’était pas cinquante pour cent de son attention sur le combat et cinquante pour cent sur elle, il était certain que le ratio était d’avantage à trente pourcent pour le combat et soixante-dix pour cent pour elle. Quand il fondit sur elle, elle devint alors le tout. Cent pour cent de son attention, incapable de se défaire de l’attraction. Il dû se faire violence. Incapable de cacher quoi que ce soit. Une fois relevé, une fois la main lâché, il comprit. Malgré les zones d’ombres sur sa personne à elle, sur la sienne, sur leur relation – tout ceci n’avait aucune importance. Il n’y avait qu’elle qui importait, sa sécurité, et celle des gens qu’elle aimait.

Elle avait été blessée, même si c’était léger, il était inquiet. Il avait lâché sa main à la hâte, n’ayant aucunement envie d’entrer en conflit avec le père de celle-ci maintenant, car il n’était ni dupe, ni stupide, mais si un jour Robb venait à savoir ce qui s’était passé entre eux, alors les choses risqueraient de mal tourner pour Skander. Il était certes son mentor, et Skander l’un de ses plus brillants élèves, rien n’excusait sa conduite. Il ne le savait que trop. Il évita le regard de ce même mentor une fois qu’il eut aidé la sorcière à se relever. Il essayait d’agir comme ce type qui n’avait pas supporté la fille de cet homme des années, mais une fois qu’il avait franchi le pas qui l’avait séparé d’elle, il était comme incapable de faire un pas en arrière. Il n’avait pas réfléchie en la plaquant au sol, se fichant de prendre le sortilège à sa place ou non. Le danger n’avait aucune espèce d’importance, tout ce qui comptait était de la faire sortir de ce merdier en vie, elle, son père, ses enfants, il savait combien cela faisait mal de perdre un être cher. Il ne voulait pas qu’elle ait de nouveau à subir cela. Il ne prononça pas un mot, alors qu’il souhaitait s’assurer qu’elle allait bien, ces mots lui brûlaient les lèvres mais ce fut quelqu’un d’autre qui les prononça. « Ça va mieux ? »  Un père s’inquiétant pour sa chair, ce n’était pas anormal, pire, c’était vital. Il devait prendre de ses nouvelles, Skander aurait voulu le faire, mais pour rien au monde il n’aurait privé le père de s’enquérir non sans une inquiétude certaine de l’état de sa fille. La réponse ne se fait pas attendre, insatisfaisante aux yeux et aux oreilles de loup, « Plus tard. Je n’ai pas envie de m’étaler sur ça. »  Elle ne répondait pas à la question. Il voulait pourtant savoir, savoir quel était le problème sous-jacent de tout cela, la raison de l’inquiétude d’un père. Il voulait savoir comment elle allait, bordel, il n’était pas certain de parvenir à continuer s’il ne l’entendait pas prononcer deux mots, « Ca va », c’était la seule chose qu’il voulait entendre. Etre certain qu’elle allait bien. Il ne connaissait pas le passé de la sorcière, en partie elle l’avait évoqué entre deux crises de larmes, il se souvenait de chacun de ses mots, ne faisant pas le lien. Il n’oublierait jamais ces mots, il n’oublierait jamais. Il regardait autours d’eux, baguette toujours au poing il savait très bien qu’ils ne resteraient pas seuls très longtemps, il allait proposer sans tact comme à son habitude mais c’est Odette qui l’interrompit, quand il vit qu’elle allait parler, il se tut. « Antigone et Orion. » C’était là les deux prénoms de ses enfants. Ça, il n’en savait rien. Cependant quand il croisa son regard, saisissant une panique dans celui-ci, il comprit qu’il s’agissait là de l’instinct maternel, chose qu’il avait pu observer une fois dans le regard d’Ekaterina, puis plus récemment dans le regard de son amie d’enfance. Il comprenait que l’on puisse protéger sa chaire avec tant de ferveur, que l’on puisse s’inquiéter pour elle à s’en rendre malade. Il comprenait tout cela, sans jamais l’avoir vécu. Il se sentait déjà responsable de son propre frère à un tel point, s’inquiétant du moindre de ses choix, il savait bien qu’être parent c’était la même chose, en pire. Odette s’avance alors vers eux, « Messieurs » Elle saisit leur main, une chacun. Puis, ajoute deux autres mots, déterminée. « Phase trois. » Elle lui avait parlé de sauver son père, puis ses enfants. Le premier ayant été sauvé – et s’étant bien débrouillé seul pour la plupart du sauvetage, il ne restait que ses enfants à sauver. Soudain, le trio transplana alors. Sa maison, à Godric’s Hollow, elle n’aurait pas été obligée de lui tenir la main, il aurait su transplaner seul, mais c’était sans doute le genre d’information qui aurait mis la puce à l’oreille de Robb, bien que là, les choses semblaient lui paraitre étrange, leurs comportement étaient étrange. Mais il n’était pas au bout. S’il savait, Skander serait mal reçu, à juste titre.

Ce lieu lui était familier, trop à son goût, lui faisant revenir en mémoire ce moment pénible, blessant, ce moment où il avait voulu abandonner son âme, lui faire du mal pour qu’elle ne s’approche pas d’avantage. Il avait piétiné son cœur dans ce lieu. Il ne s’y sentait pas à l’aise, cette maison d’apparence bourgeoise, les souvenirs qui s’y raccrochaient – rien ne lui donnait envie de rester. Il l’avait conduite chez elle, n’avait-il pas à partir maintenant ? Pourtant il lui avait dit qu’il n’irait nulle part, mais désormais, avait-elle besoin de lui ? Son père était à ses côtés, largement capable de la défendre, sans doute mieux que lui-même. Il leva les yeux, essayant de rester fort, et sérieux, n’essayant rien de laisser transparaitre. Ni sa familiarité avec ses lieux, essayant de ne pas trop couvrir cette blonde des yeux. Mais il posa son regard sur la silhouette dans les escaliers. Elle appelait le nom de la blonde, surprise. Qui ne le serait pas de voir débarquer un trio amoché, une sorcière tâché de sang, tandis qu’à côté, Skander n’était pas mieux, blessé à l’épaule, son poing toujours ensanglanté. Odette jugea nécessaire de faire les présentations, « Louise, mon père Robb. Papa, Louise la nounou. » La nounou – tout simplement. Il fallait bien que quelqu’un s’occupe de ses enfants, puisqu’Odette avait spécifié ne pas avoir de mari. Il ne connaissait pas son histoire, malgré lui, il s’y retrouvait impliqué. Il voit vaguement son mentor saluer la sorcière, quand vient alors son tour, « Skander, Louise. Louise Skander le… » Le… il ne saurait pas ajouter un mot derrière tout cela. Le salop qui m’a fait du mal ? Le type qui m’a sauvé ce soir ? Il aurait aimé entendre cette suite, mais il se ravisa quand Robb se tourne alors vers lui, lui donnant un coup dans le flanc, comme pour le forcer à le regarder. Comme s’ils avaient le temps pour cela. Ils n’avaient pas le temps, et Skander ne savait absolument quoi faire pour aider. Il n’avait pas envie d’affronter Robb Moody maintenant, pourtant il leva les yeux vers lui, s’efforçant d’esquisser une mine interrogative, tout comme lui. Il était un menteur hors père, sauf quand il s’agissait de sentiment. Il n’était pas capable de réellement cacher les choses. Il détourna rapidement le regard quand son mentor dit alors, « Le ? » « Papa ! »  Il sentait l’énervement dans sa voix. Quand Odette le rappela à l’ordre. Il sentait cet énervement, sachant très bien qu’il finirait par passer un mauvais quart d’heure ou pire. Mais pourrait-il reprocher à un père de vouloir le bonheur de sa fille ? Skander savait ce qu’il était, ce qu’il valait, tout comme Robb, il n’aurait jamais rien d’un gendre idéal. Il avait brisé le cœur de la sorcière, l’avait laissé avec des mots abjectes en mémoire, cette dispute pour dernier souvenir, lui donnant l’impression qu’il n’avait pas tenu à elle. Pourtant, c’était tout le contraire. Mais un père ne pourrait pas comprendre pourquoi il avait fait cela. Pourtant, Robb connaissait les problèmes de Skander, il le connaissait très bien même, mais dans cette bataille, il prendrait toujours le parti de sa fille, et Skander aussi, il assumerait ses torts. Il savait. Il entend à peine Odette lancer à la nourrice – Louise – de préparer les doudous et autre peluches. Comme s’ils avaient le temps de faire un déménagement complet. Ils étaient pressés, bien sûr c’était important de ne pas laisser tout derrière soi. Sous cet ordre, la jeune femme aux cheveux châtain de hâte alors, tandis qu’à l’étage il peut entendre quelques bruits de pas.  Il fit un pas en arrière, restant en retrait incapable de trouver sa place ici. Non loin de là, Robb prenait une adorable tête blonde dans ses bras, celle-là même qu’il avait vu à son réveil de la pleine lune, à qui il avait déjà trouvé des traits familiers avec sa mère, il la regarda furtivement, avant de détourner le regard. Il est si difficile de trouver une place dans un monde qui n’a pas besoin de vous.

C’est Odette qui apparait dans les escaliers, déposant un sac sur le canapé. Elle est ce qui le raccroche à ce monde, à ce lieu. Il se sentait pourtant mal à l’aise, incapable d’aider ce qui semble être déjà une mécanique bien huilée. « On a pas le temps Papa. On a plus le temps. » Encore une fois d’accord avec elle, cependant il se retint d’intervenir, le regard noir lui ayant déjà lancé son mentor quelques instants plutôt l’ayant refroidi. Les voilà que les deux femmes prennent tout ce qu’elles peuvent et fourrent le tout dans ce qui semble être un sac enchanté. Jamais les femmes n’apprendront donc à voyager léger ? Skander avait sauvé l’essentiel des flammes de la maison de son enfance, des photos, des bijoux ayant appartenu à sa mère, quelques vêtements. Ils n’avaient jamais eu grand-chose d’autre. Il avait ses souvenirs, mais les photos les le lui rappelaient avec force. Il y avait celle de la famille unie devant le magasin quand il avait neuf ans, celle de lui et de son frère le jour de l’entrée de ce dernier à Poudlard, celle du dernier voyage en Poudlard Express de Skander, cette photo au bureau des aurors avec ceux qu’ils avaient perdu : ils étaient quatre sur celle-ci, Beatrix, Ciena, Tristan et lui – on pouvait lire sur celle-ci le sourire triste de son amie qui jamais n’avait réussi le concours. Des photos d’Aries et lui, de Ciena. Puis, les photos avaient cessé à la Purge comme si ce qui s’était passé après ne méritait pas d’être dans ses souvenirs. Il est dans ses pensées, quand un bris de verre fend le silence, il voit au sol une photo, alors que Louise demande, « Odette. Vous le prenez ? » Alors que celle-ci se baisse pour la ramasser, décidément pleine de bonnes volontés et prête à tout pour aider la Moody. Cette dernière agit d’une façon inattendu, l’empêchant de toucher le cadre que Skander ne parvenait pas à distinguer correctement la photo, « N’y touche pas ! » Il lisait de la colère dans sa voix. Il y avait clairement un homme sur cette photo. Quelqu’un d’important s’il en jugeait par sa voix. Il ressenti brièvement une point de jalousie mêlé à la tristesse, ne se doutant pas que sur cette photo du père de ses enfants se tenait à ses ces côtés. Puis, il quitte la photo des yeux, pour les poser sur elle. Quand elle capte son regard, il a l’impression de pouvoir brièvement lire en elle. L’impression de se voir cherchant à récupérer une photo de Ciena. Elle froisse alors la photo, la jetant dans les flammes. « C’est du passé, on le prend pas. » Du passé. Il reste un instant à la regarder. Si elle avait tenue à cette personne, assez pour garder précieusement cette photo, et qu’elle la jetait ainsi, c’était avec force. Elle semblait être capable de tirer un trait sur ce passé, il se surprit à se penser que c’était pour lui, espérant  que c’était ce regard qui avait su la convaincre. Si c’était le cas, il espérait être capable de se défaire de ses démons, avec autant de fierté.

Un bébé en pleurs n’était définitivement pas le meilleur moyen de passer inaperçu. Skander avait toujours sa baguette à la main sur le qui-vive, il savait que des mangemorts seraient à leur poursuite, c’était évident. Le chemin de Traverse avait laissé ses traces, l’attaque du chalet Moody aussi – ils viendraient ici, parce que c’était la suite logique de leur déplacement. Ils étaient trop prévisibles. C’était ça qui était dangereux. Il fallait penser à la suite. Savoir où aller, comme un écho à ses pensées, c’est Robb qui ajouta ; « Où comptes-tu aller Odette ? »  Elle avait parlé de la France, c’était sans doute sa meilleure option. Elle y serait en sécurité, saine et sauve, ainsi que ses enfants. Robb devait les suivre, car ils allaient tous les trois avoir besoin de lui. Elle n’avait plus le choix, la fuite était sa seule option. Il s’en voulait de l’avoir conduite dans tout cela, il s’en voulait tellement. S’il n’avait pas été vers elle à Ste Mangouste, elle serait sagement entrain de profiter de ses enfants, pas à s’inquiéter pour leur avenir, et leur vie. « Vous partez ?! »  La nourrice semble complètement perdue. Qui ne le serait pas en voyant débarquer sa patronne en sang, récupérant à la hâte ses enfants, toutes leurs affaires, toutes ses affaires, préparant une fuite. Il semble la voir paniqué un instant, cette sorcière blonde qui focalise malgré toute l’agitation son attention. Son cœur rate un battement quand elle croise son regard. Il sait qu’elle est inquiète, il ne la connait pas par cœur, pourtant il sait saisir ce regard qu’elle a déjà eu plusieurs fois depuis le début de cette aventure. « S’il y a de la place à Poudlard, je ne dirais pas non. »  Poudlard – il y avait de la place. Mais elle ne pouvait pas y aller, bien que le château soit sous protection, le monde entier savait que c’était le refuge de l’Ordre du Phénix, tôt ou tard cela serait la cible d’une attaque d’envergure. Il n’avait pas envie qu’elle se retrouve elle ou ses enfants victime d’un feu croisé, d’un sort perdu, d’une attaque. Car si elle mettait un pied là-bas, c’était le point de non-retour, elle y risquerait sa vie. Alors que si elle partait en France elle aurait l’occasion de repartir à zéro. Mais peut-il simplement refuser de l’y aider ? Et si Poudlard n’était que la première étape d’un départ vers la France, il abonderait dans ce sens, pousserait Robb à l’y forcer s’il le fallait. Faute de meilleure initiative pour protèger sa vie, il hocha la tête, laissant échapper un bref, « Bien sûr. » Il n’arrivait pas à se convaincre que c’était la bonne solution. Puis c’est sur sa nounou qu’elle refocalisa son attention. Quand il perdit son regard, il ne la perdit pas pour autant des yeux, se fichant à cet instant de Robb qui pourrait voir tout ceci d’un mauvais œil. « Louise, c’est la guerre. Soit, vous pouvez encore fuir, prétextant que tu n’es pas venu travailler depuis une semaine. Soit, tu viens avec nous. Je sais que ton frère est un brave type. Alors si tu viens avec nous, moi je te protégerais. » Elle avait raison, la nounou risquait aussi d’être prise à partie, interrogée. Pire encore. C’était la guerre, il n’aurait pas trouvé d’appellation plus claire, plus précise. Ekaterina essayait de ne pas utiliser ce terme, pourtant c’était bien le cas. L’Ordre était en guerre, et la guerre avait gagné la totalité du monde magique avec ce qui s’était passé récemment, ne laissant le choix à personne que de prendre part à celle-ci. D’un côté, ou de l’autre. « Tu fais partie de ma famille maintenant. Je ne te laisserais pas tomber Louise, tu m’entends. »  La famille, un concept cher à Skander. N’y-a-t-il rien que vous ne fassiez pour votre famille ? Skander donnerait sa vie pour Lothar, pour Aries, pour Ombeline, pour chaque Lupin, mais aussi pour Gabrielle si c’était nécessaire, ce bout de femme faisait désormais partie de sa vie depuis qu’il avait promis à sa mère de veiller sur elle. « Odette je... » « Tu m’as sauvé la vie Louise, tu pensais que j’allais l’oublier ? » Louise fond en larmes. Puis Odette reprend son agitation, continuant à vouloir récupérer tout ce qu'elle pouvait. Elle n’avait jamais été préparé à tout perdre de la sorte. Elle ne savait pas ce que c’était de vivre avec une pression sur les épaules, celle de savoir que le moindre de vos faux pas risque de vous coûter la vie et celle de vos proches. Cela faisait longtemps que Skander était préparer à fuir sans se retourner, il savait qu’il n’aurait certainement pas la chance, ni le temps de faire son paquetage. « Tu t’encombres de ça toi ? » « Je l’ai depuis mes dix ans, je ne vais pas la laisser ici. » Père et fille, toujours à se chamailler. Même dans les pires moments, c’était ça la famille.

 Tandis qu’il détourne le regard, regardant inquiet vers l’extérieur. C’était calme, et trop calme à son goût, il n’écouta pas ce qui se passait, un instant. Il cherchait des indices, n’importe quoi. Il surprend Robb à croiser son regard, alors qu’ils étaient tous les deux entrain d’inspecter les environs. Il fuit alors son regard, essayant de retrouver sa contenance. Quand soudain, s’approchant de lui, cette blonde qui hantait ses pensées, celle qui focalisait ses pensées, les cristallisait brisait l’espace, fendant ce vide qu’ils avaient placé entre eux en présence de son père. Elle se hisse sur la pointe des pieds, glissant à son oreille, « Je n’irais nulle part, plus sans toi. » Il ne voyait qu’elle, ne sentait qu’elle. Assez proche pour reconnaitre son parfum, familier. C’était ce qu’il craignait, qu’elle ne veuille plus aller nulle part sans lui. Ce qu’il craignait et ce qu’il avait espéré à la fois. Il savoure cet instant, comme si ça pouvait être le dernier, quand elle se décolle de lui, laissant son oreille. Il entend encore ses mots, résonnant dans son esprit, faisant écho au sien, y ajoutant ce que son cœur aurait voulu ajouter, sans que sa raison ne l’y autorise. Il ne lâchait pas ses yeux, se fichant du regard du père de celle-ci qui se tenait un peu plus loin. L’instant fut brisé – heureusement – par Louise, si elle ne l’avait pas fait, il aurait franchi la ligne, se serait attirer la colère de son mentor. Un instant il avait songé à capturer les lèvres d’Odette, mais ils avaient tellement plus urgent. « Et maintenant ? »  Demanda Louise, tandis que Robb s'était déjà penché sur la question, « On attends Ils ont peut-être déjà paré la maison d’un sort nous empêchant de transplaner. »  Skander hocha la tête, « C’est certain, ils ont peut-être même déjà encerclé la maison. » C’était ainsi qu’il aurait fait lui, pour empêcher des mangemorts de s’échapper. Il aurait réuni sa meilleure équipe, aurait enchanté la maison, et aurait positionné les troupes. C’était comme ça que l’auror qu’il avait été aurait fait, c’est ce que le phénix qui sommeillait en lui ferait. « Ils ne toucheront pas aux gamins. » « Je sais. »  La troupe se mit en route. Ce n’était pas configuration idéale pour survivre à tout cela. Deux bébés, deux sorcières qui n’avaient pas des talents de combattantes hors pair, un chien, un auror et un ex-auror. Ce n’était pas ce qu’on pouvait appeler l’équipe de rêve, mais c’était tout ce qu’ils avaient, alors, il fallait se mettre en route. Les enfants chargés, le chien en laisse, le sac en main. C’est à cet instant qu’elle choisit de briser leur proximité, pour prendre la fuite sous un Robb pressant, « On se rejoint dans le bois. Avancez. » Il croise son regard, une dernière fois. Il imprime ses prunelles dans sa mémoire, essayant d’afficher un petit sourire confiant. Alors qu’il n’était rien. Ils devaient leur donner du temps, car aussi doués soient-ils, les deux aurors qui se tenaient-là ne ferait pas le poids.

« Gamin va falloir qu’on… » Commença Robb d’une voix assez froide, « On s’échappe, on survit et on en reparle. » Lâcha alors le Lupin, baguette à la main, ils devaient leur donner le temps de courir, assez loin. De semer le doute dans l’esprit des mangemorts. Ceux-là devaient se focaliser sur eux, c’était le plus important. Les deux hommes encore dans la maison, quand une des vitres du salon vola en éclat, sonnant le glas de l’assaut.  Skander eu le temps de donner un coup de pied dans la table du salon, se fichant bien de l’état dans lequel allait se retrouver la maison, laissant le temps à son mentor et à lui-même de se mettre brièvement à l’abri, se levant tour à tour pour lancer un sort. Ils étaient haletant, l’adrénaline avait ses limites, cette aventure commençait sérieusement à devenir trop dangereuse. Il priait pour qu’aucun de ces salopards ne se lancent à la poursuite des deux sorcières et des enfants.  Sans un mot, les deux compères se connaissaient en situation de combat. Skander se leva d’un bond neutralisant le mangemort qui venait d’entrer tandis qu’une demi seconde plus tard, Robb en profitait pour éblouir les autres, laissant le temps à Skander de fermer les yeux. Il connaissait cette technique, sans un mot, ils se mirent à courir à leur tour, hors de la maison. Ce n’était pas de la chance, c’était elle. Un nuage de terre les cache alors, momentanément. Ils ne doivent leur salut qu’à elle. Il lui devait son salut depuis qu’il l’avait rencontré, elle avait su faire renaitre en lui cette humanité qu’il croyait avoir perdu, cette humanité qu’il avait l’impression d’avoir oublié. Elle l’avait rendu vivant, quand elle court dans leur direction, Skander ne rêve que d’une chose, la serrer dans ses bras, mais le moment ne s’y prête guère, car dans quelques secondes, ils seraient à nouveau exposés.  Elle attrape leur poignet, articulant d’une voix emprunte à l’émotion, « On a plus le temps, on s’en va. On s’en va. »  Ses doigts enlacèrent alors les siens. Non, il ne voulait plus la perdre. Il ne voulait plus aller nulle part sans elle. Qu’avait-elle fait des enfants, et de Louise ? Sans doute déjà plus loin, mais pourquoi choisir de revenir alors qu’elle allait bientôt être en sécurité. Il ne lâcherait jamais cette main, sauf si la contrainte était insupportable, sauf si c’était la meilleure solution pour elle de s’en sortir. Bordel, il tenait à elle. Ils avaient des mangemorts sur les talons. Mais ce n’était pas pour autant qu’il lâcha sa main, il se retourna rapidement jetant un sort par-dessus son épaule, ce qui eut pour effet de faire résonner un bruit sourd, avait-il réussi à faire tomber un arbre, barrant la route aux poursuivant si ça ce n’était pas de la chance. Enfin, brièvement.

Cette fois-ci, un sort les frôla dangereusement. Assez pour déstabilisé le sorcier qui malgré lui, entraina Odette dans sa chute. C’était exactement à ce genre de moment qu’il aurait dû lâcher sa main. Encore debout, Robb se tenait prêt à leur venir en aide. « Occupe-toi des enfants et de Louise ! » Cri-t-il dans sa course à Robb. Je m’occupe d’elle, pensa-t-il fort. Son regard était assez lourd de sens, il ne la laisserait pas tomber.  Si Robb avait compris quelque chose, il s’en fichait. Il sembla suffisamment lui faire confiance pour aller rejoindre quelques dizaines de mètre plus loin ses petits-enfants et Louise. Skander ne se faisait pas de doute, il savait où transplaner. Ce n’était pas Poudlard la destination, mais bien Pré Au Lard, l’ordre avait réussi à activer les défenses du château, comme au bon vieux, ne le rendant pas invulnérable, mais plus difficile à prendre. Skander se reconcentra sur l’instant présent. Il vit Odette un peu sonnée par sa chute, lui laissant alors à peine de le temps de parer un autre sort, puis deux. Il ne pouvait pas la perdre, mais maintenant, pas après ce qu’ils venaient de traverser. Un sort le toucha brièvement à l’épaule, encore une fois, le faisant grimacer de douleur. Il usa de sa volonté pour lancer un sort d’explosion qui propulsa un mangemort inconscient quelques mètres plus loin, tandis que l’autre avait paré. Il agita rapidement sa baguette alors qu’il se rapprochait dangereusement. Ils n’avaient pas envoyé les « amateurs » - il était devenu une cible prioritaire. Robb, Odette, lui – ils avaient été associés à lui. Par miracle, son sort atteignit le mangemort, il se retourna alors vivement vers elle, il n’avait pas le temps de prendre de ses nouvelles, elle était toujours au sol, d’un geste rapide et fort, il la souleva. « Ça va ? » lâcha-t-il dans un souffle, haletant, n’attendant aucune réponse. Il voulait juste s’assurer qu’elle réagissait. Il se mit alors à courir, dans ses bras, il était incapable d’utiliser sa baguette, qu’importe, ce n’était plus très loin. Ils le sentaient sur leurs talons, un sort les frôla d’abord. Un second le toucha à la jambe, le faisant alors tomber tandis qu’il transplanait en même temps. Un pop plus loin, et Odette qui avait roulé à ses côtés semblait être en un seul morceau, assez pour qu’au sol, il lève les yeux vers elle, capte, son regard. Ils étaient en sécurité à présent. Ils avaient atterri dans ce que l’Ordre appelait la « zone de sécurité », tous les transplanages sur zone menaient ici, permettant de réguler les entrés, de refouler les indésirables, mais aussi de fournir en urgence s’il le fallait des soins à quelqu’un. Il se leva alors, non sans difficulté, et tendit la main à la sorcière, la relevant avec douceur. Quelques mètres plus loin, Robb, les enfants et Louise, tous semblaient être en un seul morceau. Skander aurait voulu dire quelque chose, profitant de l’éloignement momentané de Robb. Mais il n’eut pas le temps.  Robb court déjà en direction d’Odette, Skander lâche alors sa main, tandis qu’il serre sa fille dans ses bras. Quand une main se pose sur son épaule familière. « Mon gars je te laisse une heure et tu arrives couvert de sang. Sérieusement, faut arrêter d’aller tirer les oreilles des mangemorts, ils en ont déjà assez après nous. » La voix rassurante d’Aries. Il était blessé, mais ce n’était pas important. Il pourrait aller provoquer tous les mangemorts de la terre s’il le fallait pour s’assurer qu’elle soit en sécurité. Maintenant, elle l’était momentanément. C’était tout ce qui comptait. Qu’importent les blessures, qu’importe la douleur. Elle était là, vivante. Il se fichait de recevoir les énièmes mis en garde de Gabrielle qui allait devoir le soigner une fois encore. Il recommencerait autant de fois que nécessaire. Mais il ne voulait pas s’imposer. Il laissa la réunion de famille se dérouler, puis quitta l’ère, aux côtés de son ami, boitant légèrement. Nul doute possible que Gaby allait criser, comme souvent, mais c’était ça quelque part la famille, ou ceux qui étaient tout comme. Il préférait les laisser entre eux, incertain de pouvoir se contenir bien longtemps. Elle devait profiter des siensIl aurait le temps de la croiser, elle devait se reposer, l’Ordre leur trouverait une place, ils pourraient tous se poser. Eux ce n’était ni officiel, ni certain, c’était étrange, impulsif, viscéral mais pourtant nécessaire.


Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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Far longer than forever ▬ SKANDETTE

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