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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: You can't choose what stays and what fades away.   Lun 9 Mai - 12:16









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
You can't choose what stays and what fades away.



MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Se souvenir, cette sensation brutale, nécessaire, et traumatisante. C’était ainsi que Skander aurait pu qualifier ces derniers jours. Sa fuite de Ste Mangouste était tombée à point nommé. La pleine lune l’aurait transformé en une créature assoiffée de sang et il aurait probablement tué plusieurs personnes, si ce n’était pire. Il aurait été tué, et la bonne nouvelle dans cette histoire aurait été que les secrets de l’Ordre étaient définitivement bien enterrés avec lui. Car durant, tout son séjour, ses secrets avaient été enfouie, malgré le véritaserum, il n’aurait fallu qu’une lueur d’espoir, un évènement pour le pousser à se souvenir, et alors, des années de travail, des gens qu’il aimait tout ceci aurait été mis en danger. Etait-il un fugitif désormais ? Sans doute, une disparition de Ste Mangouste avait dû attirer l’attention sur lui, ses effets personnels, le peu qu’il y en avait avait dû être passé au peigne fin, et les mangemorts avaient dû tomber sur ces fioles de souvenirs. Maintenant, elles étaient l’œuvre -  en partie – de Robb Moody, et l’une d’entre elles  devait évoquer l’Ordre maintenant il en était certain. Si c’était le cas, il ne tarderait pas avoir un prix sur sa tête, mort ou vif. Mais, étrangement il n’avait pas peur, car il avait l’impression de ne plus rien avoir à perdre, plus rien à cacher. S’il devait assumer, ses choix, se battre pour ses idées ou mourir pour celles-ci, alors qu’il en soit ainsi.  Quand bien aurait des choses à perdre, il en avait, mais il ne pouvait pas se permettre de les avoir, de s’y attacher. S’il avait pu anesthésier ses émotions une fois encore, il le ferait. Mais recommencer de la sorte signifiait retomber dans ses vieux démons, mais il n’était pas prêt à retomber dans ses vices, l’alcool, la drogue et les femmes. Il se devait d’avoir les idées claires pour l’Ordre. Enfin, c’était plutôt compliqué depuis son réveil, il était sans dessus dessous, avec des souvenirs pleins la tête, des regrets et un regard nouveau sur sa vie. Pour avancer, il se serait bien passé de cela, salopard il s’était senti plus efficace qu’humain.

Vivre à Poudlard était une sensation étrange. Il avait l’impression d’avoir été renvoyé des années en arrière. Mais tout était différent, il n’avait plus Quinn ses côtés pour commettre les méfaits les plus sordides de Poudlard, ou bien pour aller draguer un groupe de jeune serdaigle. Coupable d’avoir usé de leur amitié pour survivre, coupable de lui avoir menti pour regagner sa confiance. A chaque coin de couloir, il avait l’impression de l’apercevoir, avec ses grands yeux bleus. Puis aussitôt il secouait la tête, chassant ce souvenir de son esprit, désireux d’aller de l’avant. Il chassait ce fantôme aux yeux acier, à la crinière brune. Elle était partie, qu’elle puisse reposer en paix. Les brunes avaient toujours été son type de femme. Il avait aimé Ciena à en crever, puis il y avait Alienor qui avait commencé à semer le trouble dans son esprit. Les deux Brunes de sa vie. La première était morte, il avait cru qu’il en avait été de même pour la seconde. Mais, il l’avait retrouvé vivante, différente, vendant son corps pour survivre. Derrière les traits différents, il avait su la reconnaitre par cette marque dont il avait été témoin. Le fait qu’elle soit en vie l’avait étrangement perturbé. S’il avait su qu’elle était en vie, il l’aurait cherché, il l’aurait trouvé, il en était sûr, et les choses auraient été différentes. Neuf ans avaient désormais passé, et leur histoire était encore bien différente. Il l’avait recroiser lors du bal, pour elle, pour s’assurer de son calme et de sa confiance, il avait retiré son masque prenant un risque considérable. Il ne l’avait pas revu, ignorant si elle s’en était sortie. Mais il l’avait laissé entre les mains de Gabrielle, rien que pour cela, il savait qu’elle avait dû rentrer en un seul morceau. Rentrer dans sa prison. Skander lui avait promis que le monde changerait, alors il devait tenir sa promesse. Malgré tout, Alienor – ou Styx – restait une des rares personnes, rares femmes à avoir ce que l’on pourrait appeler l’affection de Skander. Il tenait à elle, il avait juste toujours été incapable de le dire. Mais c’était différent de jadis.  

Etre un fugitif signifiait avoir laissé tout derrière lui. Absolument tout.  Revenir chez lui s’avérait être dangereux, le chemin de traverse grandement surveillé n’aidait pas le moins du monde. Géré par la Main Noire, il usa alors de ces connaissances de « la maison » pour réussir à s’infiltrer sur celui-ci, essayant de rester tapi dans l’ombre au maximum. Il devait éviter les contrôles, sinon… sinon les choses risquaient de mal tourner. Il avait fait le choix de s’y rendre seul, ne souhaitant qu’aucun d’entre eux ne puisse être en danger à cause de lui, une fois encore. Car ils s’étaient tous mis en danger pour venir le sauver, il ne l’oublierait pas. Pas cette fois, mais il s’en voulait du fait qu’ils aient risqué gros pour lui. Dans la rue, l’échoppe du bas, où jadis se tenait le restaurant de sa famille avait vu ses vitres cloisonné avec des planches quelques années plus tôt. Il contourna le bâtiment, le pas rapide, essayant de ne pas être vu. D’un coup de baguette, la porte de l’arrière fut déverrouillée. Il entra, refermant derrière lui. Et il grimpa les marches quatre à quatre jusqu’à l’étage, et l’appartement de sa famille. Celui qu’il n’aurait jamais voulu quitter pour rien au monde. Ce n’était pas grand, ce n’était pas richement décoré, pourtant c’était une tranche de vie qu’il aimait. Il parcouru l’appartement à la va vite, ouvrant son sac ensorcelé pour emporter le maximum de chose, principalement des vêtements, et quelques souvenirs. Quelques photos abandonnées à la poussière sur le buffet du salon. L’image d’une famille heureuse, avec un Skander vieux de neuf ans, un petit gamin à ses côtés, et deux parents heureux. Nostalgique de cette insouciance, il se damnerait pour recommencer sa vie et faire d’autres choix. Pensif, il attrapa la photo, quand soudain il entendit frapper à sa porte. Il sorti sa baguette, ce n’était pas bon signe, avait-il été suivi ? Tenant en joug la porte, il se planqua contre le mur, l’ouvrant doucement, et passant la tête dans le faible espace baguette toujours en main. Un visage familier. Il la baissa alors, ouvrant la porte en grand, l’attrapant par le bras. Il la fit entrer et referma la porte derrière elle, rapidement, mais en prenant soin de ne pas la claquer ; discrétion oblige. « Mais bordel qu’est-ce que tu fais ici Ali ? » L’avait-elle vu ? L’avait-elle suivi ? Avait-elle été suivie ? Son regard était interrogateur, presque froid mais dans le fond, il était content de la savoir en vie. Elle avait l’air indemne, ou presque.


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Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/09/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 591 hiboux. J’incarne : Gemma Aterton , et l’avatar que je porte a été créé par : Evie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Artemisia Black, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange Je parle en : #B7CA79



Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : en fuite, ex professeur de soin aux créatures magiques et ex prostituée J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis célibataire


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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Mer 11 Mai - 21:28









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Styx n'était plus. Alienor venait de revenir brutalement à la vie. Renvoyée. Sa patronne voyait cela comme un moyen d'acheter son silence après ce qui s'était passé à la maison close. La maison close...cela avait été sa nouvelle maison depuis près de neuf ans. Elle avait résisté, elle s'était battue, elle allait à contre-courant et ne s'y était pas faite beaucoup d'amis. Styx avait également frôlé la chambre rouge plus d'une fois. Elle le savait, mais quelque chose l'avait toujours sauvé. Peut-être le fait que les clients la demandaient et qu'ils étaient prêts à mettre la main à la bourse sans trop rechigner. Mais tout avait changé. Sa demi-sœur était venue à la maison close. Comment avait-elle su qu'elle s'y trouvait ? Malheureusement, Styx n'aura jamais la réponse à sa question. Elle l'avait rapidement reconnue malgré les années. La jolie brune aurait aimé discuter avec elle, prendre des nouvelles d'elle, savoir comment allaient ses parents, savoir si tout allait bien. Bref, parler avec une personne qui n'aurait pas des envies salaces qui passaient par la tête. Cela lui aurait fait du bien. Mais non. Rien n'avait été possible. Rien ne sera plus jamais possible avec Charlotte. Les deux filles Black l'avaient froidement assassinée. Il avait fallu que Charlotte vienne la chercher, tente de la faire sortir, y mette tout son cœur. Et résultat des courses, elle était morte. Ce jour-là, Styx avait assisté à tout, elle avait hurlé, de désespoir, de tristesse, de colère. Et la réponse qu'elle avait eue de la maquerelle était simplement de la remercier pour son travail, de lui avoir donné son salaire et lui avoir montré la porte. Elle pensait peut-être lui faire une fleur en lui permettant de quitter son statut de fille de joie. Mais elle n'était pas prête. Elle avait, certes, désiré ce jour plus que tout depuis ces neuf dernières années. Mais elle n'était pas encore prête à transformer ses rêves en réalité. Elle se retrouvait sans travail et donc sans salaire. Qui disait plus de salaire, disait plus d'appartement. Elle y restait pour le dernier mois. Ne lui restaient plus que quelques jours avant de se retrouver à la rue. Son propriétaire n'accepterait jamais un prolongement. Alors, le cœur en miettes, elle avait rassemblé toutes ses affaires dans un coin de l'appartement. Tout ce à quoi elle tenait. Tout ce qu'elle avait mis du temps à rassembler.

Elle devait trouver une solution. Si Styx était morte lorsqu'elle avait définitivement passé la porte de la maison close, Alienor avait resurgi alors qu'elle quittait à regret sa demi-sœur, récupérant au passage son sac à main et ce qu'elle avait dans les poches. Non pas pour simplement voler un cadavre, voler un membre de sa famille. Mais pour savoir si elle devait prévenir une personne de sa mort et éventuellement avoir plus d'informations sur ses parents. Épluchant les affaires de Charlotte, Ali devait bien se rendre à l'évidence qu'il n'y avait personne dans sa vie. Elle trouva une facture pour le manoir, mais pas au nom de son père. Alienor trouva cela étrange. Laissant le boursoufflet, qu'elle avait reçu il y a quelques mois, sur le canapé, elle enfila une cape légère, se saisit du trousseau de clés qu'il y avait dans le sac et transplana.

Son lieu de destination était un manoir bien connu. Celui de son enfance, celui de sa famille, celui des Rosier. Devant le portail, elle avait eu un frisson de terreur. Le jardin n'était pas entretenu, l'allée non plus. Le portail grinçait en s'ouvrant. Elle eut un mauvais pressentiment. Elle se sentait triste. Arrivée devant la porte, elle joua des clés pour entrer. Il faisait sombre. Elle alluma les lumières avec sa baguette et ne put retenir ses larmes en voyant l'état du manoir. Il n'y avait personne. Pas d'elfe de maison, pas de domestique. De la poussière, des toiles d'araignée. Plus elle avançait, plus elle sanglotait. Il n'y avait plus personne qui habitait ici. Elle finit par tomber sur des papiers dans le bureau de son père. Endroit rangé, propre. Sa sœur avait dû en faire son endroit. Ces papiers étaient des actes de décès. Ceux de ses parents. Elle s'effondra alors sur le parquet, ses jambes refusant de la soutenir davantage.

Alienor avait erré des jours dans ce manoir abandonné, cherchant une idée, cherchant une personne à qui se raccrocher. Elle n'avait plus de famille, elle n'avait que peu d'amis et presque aucun vers qui se tourner. Une illumination se fit cependant, Skander. Elle savait qu'il était en vie. Elle doutait qu'il accepte de l'aider, mais il était probablement la seule personne capable de lui tendre la main. Elle savait où il habitait. Elle savait qu'il habitait au-dessus d'un restaurant fermé. Elle doutait qu'il ait déménagé, même avec toutes ses années, il tenait trop à cet appartement, même dans le passé, même lorsqu'il était jeune, insouciant et avec Ciena.

Quittant le manoir à l'abandon, elle garda précieusement les clés. Avec un peu de chance, peut-être y aurait-il la clé de son coffre à Gringotts, celle qu'elle avait donnée à Charlotte, il y a bien des années. Tête en l'air qu'elle était, elle avait donné un double à sa sœur....au cas où... Elle transplana dans son appartement. Appartement qu'elle quitta ensuite par la porte afin d'éveiller le moins possible d'éventuels soupçons. Prudemment, capuche de sa cape sur la tête, elle se dirigea vers le chemin de traverse. La rue était surveillée, mais il y avait moins de patrouilles qu'ailleurs. Elle s'assura de ne pas être suivie et se faufila vers la porte arrière qu'elle trouva étrangement déverrouillée. C'était étrange. Mais peut-être que les Lupin étaient chez eux, ceci expliquerait cela. Elle gravit les quelques marches et se retrouva devant la porte d'entrée. Elle hésita. Ali resta longtemps devant cette porte close, hésitant. Que lui dirait-elle ? Et si elle se retrouvait devant le frère cadet ? Ou pire, devant son cousin, cousin qui était venu la trouver plusieurs fois à la maison close. Elle frissonna. Elle ne saurait que dire. Elle entendit du bruit dans l'appartement. Elle se redressa, curieuse, intriguée, mais également inquiète. Et si elle se retrouvait devant des mangemorts venus fouiller l'appartement pour une raison qui leur était propre ? Elle frissonna à nouveau. Et, finalement, frappa doucement à la porte.

Alienor n'eut pas à attendre bien longtemps avant de la voir s'ouvrir, doucement. Elle vit une tête passée par le petit espace, celle de Skander. Elle se détendit d'un coup. Tout son corps se relâcha et elle se sentit réellement mieux. La porte s'ouvrit en grand, il lui attrapa le bras et la tira à l'intérieur avant de refermer la porte derrière elle. Ali était vraiment surprise de cette réaction. Elle ne s'était clairement pas attendue à cela. Plutôt à un interrogatoire sur le palier à la limite. « Mais bordel qu'est-ce que tu fais ici Ali ? » Elle croisa ses yeux interrogateurs et froids. Instinctivement, elle posa sa main libre sur l'emplacement de sa baguette. Quelque chose n'allait pas. Elle avait bien vu qu'il avait la sienne à la main, même si le coup d’œil avait été rapide. Son corps se tendit à nouveau. Elle ne savait toujours pas si elle pouvait lui faire confiance. Elle ne savait pas dans quel camp il était. Peut-être était-il un mangemort ? Au finalement, elle haussa les épaules, plus pour elle-même que pour lui, il n'y comprendrait rien n'étant pas dans sa tête. Qu'il soit dans n'importe quel camp de toute manière, elle n'avait personne d'autre vers qui se tourner, aussi choisit-elle de sauter à pied joint et de voir à quel point elle serait mouillée. « Je viens chercher de l'aide. » Elle avait été franche. Elle n'avait plus rien à perdre de toute manière. N'appréciant que moyennement d'être tenue comme une prisonnière, elle se dégagea de l'étreinte d'acier que Skander exerçait sur son bras. « Je dérange peut-être ? » D'un mouvement de la tête, elle désigna le sac posé non loin de là. Il semblait être sur le départ. Et il avait l'air pressé de partir. Elle se posait plein de questions du coup. Intriguée, elle releva la tête et croisa le regard du Lupin. Posant une main sur son torse, elle le repoussa gentiment en arrière. « Laisse-moi respirer un peu, t'as peur que je te mange ou quoi ? » Surtout elle. Certes, elle n'avait rien mangé depuis deux jours et son ventre avait parfois tendance à réclamer sa pitance, mais tout de même, de là à devenir carnivore...très peu pour elle. Et à ce moment précis, son estomac manifesta sa désapprobation de parler et de penser nourriture.


Styx - La plus belle catin de la maison close - dixit Astraea Black
- C'est la catin la plus chaude de Londres - dixit Murphy Camlann

Styx Frye recouvre sa liberté et redevient Alienor Rosier

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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Ven 13 Mai - 1:28









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MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Il avait un mauvais pressentiment. Très mauvais. Quelle idée avait-il eu de venir ici, chercher des objets, des souvenirs. Il avait  le sentiment d’avoir détruit sa propre vie. D’être l’auteur de sa propre destruction. Que venait-il chercher ? Les vestiges de ce qu’il avait été ? Il y avait tant de souvenir entre ces murs. Sa mère d’abord, encore aujourd’hui il avait l’impression qu’il pouvait encore sentir l’odeur fabuleuse de sa cuisine, ou celle de Lothar. Les souvenirs en pagailles entre ces murs. Les bons, Ciena qui passait des heures à réviser assise sur son lit, Aries qui ne pouvait s’empêcher de faire son râleur dès qu’il passait la porte soulignant que c’était un bordel pas possible. Lothar – c’était leur chez eux, ils avaient tout partagé ici. Le bon, l’excellent, le mauvais, et le très mauvais. Il avait en mémoire cette dernière dispute. Ces murs avaient une histoire : la sienne, celle des siens, celle de sa famille. Il avait passé la plus grande partie de sa vie ici, et il n’avait jamais vu son avenir ailleurs ; après les drames, quand il avait voulu partir, il en avait été incapable. Ça aurait été facile de tout quitter pour la France où l’appartement de famille de sa mère prenait la poussière depuis plus de trente ans dans le sud de la France. Alors qu’il aurait pu tourner le dos à tout cela, vivre, il avait choisi de rester, morne. Réalisant que cette existence n’était pas une vie, juste un enfer. Car il avait brisé tout ce qui aurait pu la rendre meilleure. En restant il était devenu un monstre. En restant il avait l’impression d’avoir fait le pire des choix. Mais le meilleur aussi. Rester lui avait donné l’occasion de se relever, de se battre. Et aujourd’hui il récoltait les fruits de cette existence, vivant avec la peur constante d’être suivi.

Ce n’était qu’Alienor. Un fantôme en chair et en os. Ce qu’il en restait du moins. S’il avait été marqué par la vie, elle l’avait été tout autant ce si ce n’était d’avantage. Passée pour morte de la Purge, à la rue, elle n’avait eu d’autre choix pour survivre de servir les Black, de vendre son corps pour eux, pour pouvoir manger. S’il l’avait si en vie, il aurait tout fait pour la retrouver. Il l’avait rencontré à un moment de sa vie où tout allait pour le mieux, où il était heureux, en couple. Il avait hésité un instant, plus d’une fois à rompre cette harmonie pour elle. Les non-dits de leur relation, les silences lourds de sens. S’il l’avait su en vie, il l’aurait trouvé. L’aurait aidé. Il le savait. Et peut-être aurait-il pu l’aimer, réellement. Laissant libre court à ce qu’il avait pu ressentir. Mais c’était un rêve, une autre vie, une chimère. Il n’aspirait plus à rien maintenant, comme s’il avait la sensation d’avoir brisé la seule chose qui aurait pu lui redonner le sourire. Mais il le fallait. Il ne pouvait pas se permettre de blesser qui que ce soit par sa faute. Personne. Pas Odette, pas un membre de l’Ordre, ni même Alienor. Pour lui Styx n’existait pas, elle avait été la chimère qu’il avait désirée quand il avait passé la porte, refroidie par une cicatrice familière. Elle avait été blessée une fois en sa présence, il s’en blâmait encore. ca plus jamais. Cela expliquait son attitude, elle ne pouvait pas attendre sur le pas de la porte. Il l’avait attrapé, questionné sans plus de formalité. Il était sur le qui-vive.

Il la fixait. Une question lui vint à l’esprit, comment était-elle sortie de sa prison qui n’avait rien de dorée ? Ne devrait-elle pas… « Travailler » à cette heure, il doutait que les Black se soient soudainement découvert une passion pour les pauses syndicale. Il croisa son regard, jadis il aurait fondu pour un seul de ces regards. Désormais il y voyait une connaissance, quelqu’un à qui il tenait encore énormément, différemment mais énormément. « Je viens chercher de l'aide. » De l’aide, croyait-elle avoir encore à faire avec le Skander qu’elle avait connu ? Bien sûr, elle avait profité de la fuite des Phénix lors du bal, à son retour Gabrielle lui avait assurée qu’elle était arrivée en un seul morceau, comme prévu. Mais pourquoi demandait-elle son aide ? Qu’est-ce qu’un homme brisé, violent et froid pourrait bien faire pour elle ? « Je dérange peut-être ? » D’un hochement de tête, elle désigna le sac sur la table. Bien sûr qu’elle dérangeait. C’est alors qu’elle posa sa main sur son torse, le repoussant. Il recula alors, sans savoir pourquoi. Simplement parce qu’elle le lui demandait. Il savait que la proximité des hommes devait la déranger, c’était forcé avec ce qu’elle avait traversé, lui-même en aurait été dégouté. « Laisse-moi respirer un peu, t'as peur que je te mange ou quoi ? » Elle était si inoffensive que cette remarque fit sourire Skander. C’était lui qui pourrait la manger lors d’une nuit de pleine lune, ça c’était certain. Elle lui avait permis de décrocher son premier sourire depuis plus d’une semaine. Rien que pour cela il l’en remerciait. Mais elle n’avait rien à faire ici.  C’était trop dangereux.

Il fit un autre pas en arrière. S’approchant de la table, fermant le sac d’un geste sec et rapide. « J’allais partir. » Lâcha-t-il alors. « Tu ne devrais pas être ici, c’est dangereux. » Pouvait-il lui faire confiance ? Il avait l’impression que oui. Leur discussion entre les murs de la maison close l’avait laissé penser qu’elle pouvait être digne de confiance, aspirant à avoir un monde meilleur, à changer sa condition. Ces éléments-là faisaient les meilleures recrues. Mais il chasse cette idée de son esprit, pour rien au monde il ne voudrait la voir risquer sa vie, gardant à son égard une attention et une tendresse qui n’avait pas disparu à neuf ans. Elle avait été son idéal, elle garderait toujours une place. « Si tu cherches de l’aide, je suis probablement la dernière personne capable de faire quoi que ce soit. » Dit-il, inconscient qu’il pouvait être ce genre de personne, qu’il l’avait été à plusieurs reprises.  Il n’était pas devenu l’un des leaders de l’Ordre du Phénix par hasard, il l’était devenu parce qu’il avait des capacités, celle de diriger, celle d’élaborer des plans, celle d’aider les autres parfois. Mais de s’aider lui-même, jamais. « Comment… » Pourrais-je t’aider ? Il ne prononça jamais la fin de sa phrase. Des bruits en provenance du rez de chaussé. Il s’arrêta de parler. Dépassant Alienor, collant son oreille à la porte. Quand est-ce qu’une journée se passerait tranquillement ? Quand est-ce qu’un plan se déroulerait enfin sans accros ? Au diable les plans, il n’avait pas le temps d’en élaborer un.  « Des putains mangemorts. » dit-il à mi-voix en croisant son regard. Signifiant alors qu’ils n’étaient pas tous ses amis, mais à son attitude, elle l’aurait rapidement compris. D’un coup de baguette il enchanta la porte, ça ne durerait pas éternellement, mais ça leur laisserait le temps de partir. A lui du moins, car si elle voulait de son aide, ce n’était pas sans risque.  Il lui lança un regard, cherchant à savoir si elle était avec lui, ou avec ceux qui dans quelques secondes tenteraient de défoncer cette porte.  Il repassa à côté d’elle, attrapant le sac à dos lourd de souvenir. Il aurait voulu emporter plus de chose. Mais il y avait là de quoi survivre, des vêtements, quelques galions caché, des souvenirs.


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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Ven 13 Mai - 18:24









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MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Elle ne voulait plus repenser à la maison close, elle ne voulait plus y être mêlée ou liée. Si elle se retrouvait dans une mauvaise situation à cause de ce remerciement, cela ne changeait en rien le fait qu'elle avait désiré sa liberté plus que tout. Et maintenant qu'elle avait ce bien précieux entre les mains, elle n'était pas prête à le remettre dans les mains d'une autre personne. Elle savait qu'elle devrait trouver un autre métier. Mais qui accepterait une ancienne prostituée ? Qui accepterait un assassin ? Qui voudrait d'une femme qui avait été renvoyée par la Main Noire, alors que les commerces et presque tous les boulots étaient gérés par la Main Noire où les mangemorts. À part devenir son propre patron où se faire entretenir, elle ne voyait pas comment avoir de l'argent. Le problème, c'était que pour être son propre patron, il fallait un minimum d'argents. Et maintenant que Gringotts était aux mains des mangemorts et fermement protéger, elle pouvait toujours rêver de se rendre aux coffres. Elle pourrait bien être tueuse à gages ou détective, mais elle avait déjà tué une unique personne et elle en était assez traumatisée comme cela. Et elle avait vu des personnes mourir sous ses yeux sans pouvoir rien faire, à nouveau, cela lui avait suffi. Quant à se faire entretenir...Elle était une battante, une femme qui avait assez souffert de subir. Elle voulait être maîtresse de son destin et ce n'était pas la bonne voie. Sans parler du fait qu'elle ne serait probablement plus jamais capable de laisser un homme l'approcher assez prêt pour rétribution, sans repenser à la maison close et se voir comme un simple jouet ou objet sexuel. Quant aux femmes...cela ne l'intéressait pas du tout. En clair, elle était vraiment dans de mauvais draps.

Savoir qu'il comptait partir, cela la perturba. Elle avait l'impression qu'il était dans la même situation que la sienne. Forcé à quitter un endroit où il se sentait bien pour aller ailleurs, peut-être dans un endroit inconnu. Peut-être était-il contraint et forcé ? Il semblait tendu, nerveux. Alienor se demanda s'il était forcé de partir. Peut-être était-il un mangemort également et que son frère faisait partie de l'autre camp et du coup, il était forcé de partir pour ne pas avoir à tuer son frère ? Peut-être était-ce l'inverse et il souhaitait sauver sa propre vie ? Le cerveau de la brunette tournait très rapidement, elle se posait des questions, cherchait des réponses. Mais tant que ces questions resteraient muettes, il était fort peu probable qu'elle ait un jour une réponse.

Elle lui avait annoncé de manière très naturelle qu'elle cherchait de l'aide, un peu anxieuse aussi de se faire envoyer sur les roses. Mais étrangement il ne dit rien, il ne lui posa pas de question. Elle était un peu mal à l'aise. Qu'était-il advenu du Skander Lupin qu'elle connaissait ? Il semblait tellement grave que s'en était inquiétant. Cependant, il finit par lui sourire. Était-ce le fait qu'elle ait parlé de manger ? À nouveau son ventre gronda, faute à ses pensées qui s'égaraient sur un morceau de viande, un gâteau ou simplement un morceau de pain. Elle lui sourit en retour, se détendant un peu. Le sourire de Skander semblait sincère. Peut-être n'était-il pas un mangemort finalement ? Peut-être ne voudrait-il pas la tuer ?

Elle le regarda s'approcher de la table, fermer son sac. « J'allais partir. » Elle s'approcha également de la table. sa réponse lui donnait l'impression d'être plus qu'indésirable. Elle fit disparaître son sourire. Elle comprenait. Pourquoi voudrait-il l'aider après tout ? Elle lui avait fait croire pendant huit ans qu'elle était morte. Peut-être était-il un peu rancunier, ce qui serait compréhensible. « Tu ne devrais pas être ici, c'est dangereux. » Elle ouvrit de grands yeux, surprise. Que lui racontait-il donc ? Avait-il l'intention de la tuer ou de la blesser ? « Si tu cherches de l'aide, je suis probablement la dernière personne capable de faire quoi que ce soit. » Elle se prit une gifle. Il était la dernière personne qu'elle connaissait en vie. Il était son dernier pilier, son dernier point d'appui. Et il la rejetait, lui tournait le dos. Elle se sentit blessée. Elle souffrait intérieurement, comme si elle se sentait trahie, alors qu'il n'y avait pas de raison à cela, elle n'était plus rien pour lui. Mais surtout elle se sentait abandonnée, seule. Et sa remarque ne faisait qu'accentuer ce sentiment. Elle voulait lui dire qu'elle comprenait et qu'elle ne lui en voulait pas. Elle le vit ouvrir la bouche, mais perdu dans sa mélancolie, elle n'écoutait pas vraiment. En revanche en voyant qu'il se dirigeait vers la porte, elle revint à l'instant présent. Que se passait-il donc ? Elle le vit coller son oreille à la porte. Elle se fit silencieuse, lui permettant d'écouter.

« Des putains mangemorts. » Il croisa son regard, elle frissonna. Elle avait peur. Elle ne savait pas pourquoi ils étaient là. Elle ne savait pas que Skander était recherché mort ou vif. Elle ne savait pas qu'il était leader de l'ordre du phénix. Elle ne savait rien de tout cela, elle n'avait pas lu le journal depuis qu'elle avait quitté la maison close. Elle n'avait pas levé la tête au chemin de traverse alors qu'elle rasait les murs pour se faire discrète et venir jusqu'ici. Elle était ignorante à tout. Elle le vit sortir sa baguette et fit de même. Il enchanta la porte. Peut-être que cela les ralentirait un peu. Il croisa à nouveau son regard. Cherchait-il à savoir si elle était devenue mangemort et qu'elle voulait lui nuire ? Son regard se fit déterminer, elle ne voulait pas mourir. Pas ici, pas maintenant alors qu'elle n'avait pas eu l'occasion de profiter de sa liberté. Alors qu'il récupérait son sac, elle regarda autour d'elle. « J'imagine qu'on ne peut pas transplaner ? » ça aurait été trop beau, trop simple. Et surtout, les mangemorts seraient arrivés ici directement. Elle se dirigea vers les fenêtres de l'appartement. Celles donnant sur le chemin de traverse lui semblèrent impossibles à passer. Ils étaient assez hauts, mais surtout ils seraient exposés à la vue de tous. Il était même probable que des mangemorts soient en bas. Elle jeta un coup d’œil et vit deux mangemorts en bas qui regardaient les fenêtres justement. L'un d'eux leva sa baguette, peut-être l'avait-il vu. Sûrement même car un sort partit et fit exploser le carreau devant elle. Alienor avait levé son bras se protégeant le visage. Ce fut donc son avant-bras qui eut des coupures. Ah le verre...s'était douloureux. Elle bâtit promptement en retraite. « Deux mangemorts en bas qui surveillent les fenêtres. » lui dit-elle en croisant son regard. Elle était un peu paniquée, mais voulait se montrer forte. Elle devait l'être pour survivre, elle le savait.

Elle courut dans les autres pièces de la maison, cherchant une sortie qui ne donnerait pas sur la rue principale...si cela existait. Elle entendait des explosions sur la porte d'entrée, ils avaient commencés leur petit manège. Elle se motiva à aller plus vite, à réfléchir plus vite. Enfin, elle trouva une fenêtre. En regardant prudemment si la voie était libre, elle ne put retenir une petite exclamation de joie. « Skander, viens ici ! » Elle lui donnait un ordre ? Non, elle voyait plus ça comme un appel que comme un ordre. « Il n'y a qu'un mangemort ici et il ne regarde pas la façade. C'est notre chance, je pense ! » Elle était excitée par sa trouvaille, oubliant son bras amoché. « Comment va-t-on descendre ? » Parce que non, elle ne voulait pas sauter à travers la fenêtre, elle n'en survivrait probablement pas. Un sortilège de lévitation ? Mais cela en forcerait un des deux à rester en arrière pour descendre l'autre le temps que les choses s'inversent et du coup les deux seraient en danger. Celui en bas par le mangemort montant la garde et celui en haut par les furies qui s'acharnaient sur la porte.


Styx - La plus belle catin de la maison close - dixit Astraea Black
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Styx Frye recouvre sa liberté et redevient Alienor Rosier

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Jeu 2 Juin - 21:42









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
You can't choose what stays and what fades away.



MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Il était la, debout et pourtant, l'âme meurtrie. Debout, mais blessé, il ne supportait pas l'idée qu'Alienor puisse se trouver dans la même pièce que lui, en danger de mort, car c'était la réalité maintenant. Son portrait placardé au ministère et dans les divers de lieux de vie magique faisait de lui une prise de choix. Le fugitif le plus recherché de toute l'Angleterre, il devrait vivre avec cela ou mourir car oui, mourir restait une option acceptable, contrairement à la capture et à la redditions. ces deux options la étaient clairement impensables, car elle mettrait en danger l'ordre tout entier, et il ne pouvait pas se permettre de briser par sa faute la dernière chose qui semblait tenir encore debout, la dernière chose qu'il n'avait pas encore brisé. Briser tout ce qu'il touchait, il avait l'impression que c'était encore plus , que c'était une malédiction comme son addiction à la lune, quelque chose dont il n'arriverait jamais à se défaire. Il ne voulait pas briser Alienor, elle n'en avait pas besoin, il ne connaissait pas toute son histoire, mais ce qu'il avait vu, ce qu'elle lui avait raconte suffisait à prouver qu'elle avait été brisée plus d'une fois déjà, et qu'il n'était pas nécessaire d'en rajouter. Pourtant, elle était là et bientôt ils seraient sous le feu ennemis, il le savait, il le sentait. Tout n'était qu'une question de temps. D'une putain de question de temps, ce salopard qui filait à toute vitesse. Il détestait le temps, celui ci n'avait aucune morale rien. La seule chose qu'il attendait du temps c'était qu'il rende la peine supportable, les actions passées moins terribles. S'il voulait une seule chose du temps c'était oublier. Juste oublier. Une fois encore une dernière fois, fuir. Et surtout ne jamais de souvenir. Mais il devrait vivre avec il le savait. Avec le souvenirs de tout ce qu'il avait fait, de bien de mal. La douleur vivace d'être un salopard lui avait été étrangère des années, mais la rencontrer elle lui avait rendue cette humanité résignée - il lui avait fait du mal maintenant il s'en rendait compte, mais c'était nécessaire. Vital, si elle le prenait pour un monstre, il ne pourrait pas lui faire plus mal,l ne pourrait pas la briser. Car s'il devait briser Odette, il ne réalisait pas encore qu'il se briserait lui même. Il n'avait pas encore conscience de son attachement à ce bout de femme. Il n'avait pas encore conscient qu'il était indéniablement à elle. Il voulait encore croire qu'il avait c'est capacité à refuser l'attachement. Tant qu'elle restait loin, croyait faisable, mais il ne savait pas encore que la prochaine fois qu'il la croiserait, toutes ses certitudes voleraient en éclats.

Les bruits dans la cage d’escalier ne laissait rien présager de bon. Il arrivait toujours à s’en sortir par une pirouette, quelque chose, qu’importe le risque, qu’importe la folie, mais il y avait Alienor à ses côtés, chose qu’il n’avait pas prévu. Il tenait à elle, différement de jadis, mais il tenait à elle, comme vestige de son passé, comme celle qui avait été son amie. Pouvait-il affirmer qu’elle l’était encore ? Il en doutait, ne la connaissant plus suffisamment ; et il  n’avait pas besoin d’ajouter des personnes à sa vie, trop pouvaient  déjà être mises en périls par son nom, par son sang et par ses idéaux. Il n’avait pas envie de l’ajouter mais il était trop tard pour ne pas la mêler à cela. Etait-elle avec eux, les mangemorts, ou bien était-elle une de ces âmes en perdition qui cherche sa place ? Car elle n’était pas membre de l’Ordre, ça il le savait. « J'imagine qu'on ne peut pas transplaner ? » C’était d’une évidence, une réelle évidence. Sinon, il ne serait déjà plus là. Où était-elle passé, comment avait-elle pu passer à côté du changement du chemin de traverse, c’était devenu impossible d’y entrer sans user de subterfuge car la Main Noire contrôlait chaque sorcier qui devait y entrer. Bien sûr, l’Ordre avait réussi à trouver quelques failles, maigre et fragile dans la protection, sinon, il ne serait certainement pas ici. Il serait déjà mort, même si désormais cela semblait être une question de temps. Il poussa un soupire à peine audible, « Perspicace. » Répondit-il à mi-voix, sarcastique et arrogant. Il ne lui adressa pas un regard, sur ses gardes et à l’affût. Il tenta de regarder autour de lui, de trouver une issue viable. Quand soudain, un sort frappa la fenêtre, faisant sauter le carreau. Qu’elle idiote. Quand elle dit alors s'étant protèger le visage. « Deux mangemorts en bas qui surveillent les fenêtres. » Il tourna d’un coup la tête vers elle. Bordel, qu’elle reste éloigner des fenêtres, elle ferait tout foirer. Croisant son regard, à la fois inquiet et froid. Il n’avait pas envie qu’elle soit là, pas envie qu’elle puisse être mêlé à tout ça, tant que personne ne l’avait vu, elle avait une chance. Elle disparut alors à la découverte de l’appartement. Skander jeta un dernier regard à la porte, espérant avoir fait le necessaire pour leur donner du temps, car c’était ce dont ils allaient avoir besoin car déjà des sorts s’abattaient contre la porte. Quand soudain, la voit d’Ali le fit sortir de ses pensées. Un ordre, bien sûr. « Skander, viens ici ! » Regardant la porte une dernière fois, il poussa un soupire et alla jusqu’à à elle, qui ajouta, « Il n'y a qu'un mangemort ici et il ne regarde pas la façade. C'est notre chance, je pense ! » Ne pouvait-elle pas parler moins fort ? Ils étaient attaqués, pas la peine d’exposer l’amorce de plan à leur assaillant. Elle avait tellement à apprendre. Il regarda la fenêtre, c’était plutôt haut, mais ce n’était qu’un détail. « Comment va-t-on descendre ? » Ça il savait, et ça n’allait pas lui plaire.

Une fenêtre, un étage un peu haut, ça allait faire mal. Mais il avait déjà sa propre idée, il savait comment procéder, mais il n’était pas du genre à détailler ses plans. C’était déjà étonnant qu’il ait un plan dans son état. Dernièrement il était définitivement le genre de type qui n’avait pas l’ombre d’un plan à l’esprit. Mais il avait de la ressource, il en avait toujours, c’était ce qui avait fait de lui un excellent auror. « Ok. » dit-il simplement. Ce fut les seuls mots qu’il prononça, et pas l’ombre d’un avertissement. Ils n’avaient pas de temps à perdre. Ses manières rudes,  son penchant pour l’alcool, son désir de ne pas savoir de quoi demain sera fait faisaient de nouveau parti de lui. Pourtant sobre, il savait qu’à la seconde où il rentrerait au château, il ne pourrait le rester bien longtemps, cherchant à combler un vide, à inhiber les émotions. Et surtout l’humanité.  Il oublierait ses manières, comme toujours. La port subissait nombre de sortilèges et n’allait pas tarder à céder. Ils étaient déjà repérés, il le savait alors, à quoi bon faire dans la discrétion. Il leva sa baguette faisant voler en éclat la fenêtre et le mur qui l’accompagnait. D’un geste sec il s’avança près du bord, attrapant la sorcière par le bras, et quand elle fut suffisamment près, il dit alors, « On fait comme ça. » Il serra son bras, et d’un geste rapide et fort, il la poussa vers le trou béant. La faire chuter de deux étages, un vrai gentleman. Enfin, il le fut car d’un geste de baguette elle s’arrêta miraculeusement à une cinquantaine de centimètre du sol. C’est quand un sort frôla Skander qu’il brisa la lévitation la faisait tenir en l’air. Une odeur de brûlée lui vint aux narines, la même qui avait déjà frappé l’enfant de neuf ans, quand le restaurant de sa famille était parti en cendre. Cette odeur familière que tout glissait en vos doigts, pour toujours. Il jeta un dernier sort en direction des mangemorts à sa poursuite avant de se lancer dans le vide à son tour.Il n’avait pas foi en Alienor, sachant très bien qu’elle ne s’était sans doute encore pas relever, mais il réussit à amortir sa chute à l’aide d’un sort. Et tomba, de tous son poids d’environ deux mètres, rencontrant dans sa chute un sorcier. Une connaissance familière. Il lui tomba alors dessus, comme un poids mort. Bellamy Malfoy était un bon amortisseur. Sonné, Skander couché sur lui leva les yeux, et dit simplement en le reconnaissant : « Putain, j’espère que cette fois tu auras les couilles de faire quelque chose ! » Il grommela presque. Encore énervé par l’inaction du Malfoy atypique. Il avait besoin de ce gamin intrépide qui avait affronté les raffleurs, pas de la lopette qu’il était devenu. Il se releva jetant un regard à Alienor qui semblait en un seul morceau. Il était désolé de l’avoir jeté par la fenêtre… Ou presque, enfin, il venait de lui sauver la vie.


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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/02/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 63 hiboux. J’incarne : Domhnall Gleeson , et l’avatar que je porte a été créé par : bazzart . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Circée Rackharrow et Meara Potter Je parle en : #ffcc33

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : en fuite, ex-taulard. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est très compliqué je dois l'admettre.

MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Jeu 2 Juin - 22:33









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
& BELLAMY MALFOY
You can't choose what stays and what fades away.
MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Il venait de faire quelques courses sur le chemin de traverse, oh rien de bien extraordinaire, mais tout ce dont un sorcier comme lui pouvait avoir besoin, des livres. Il ne supportait pas ce contrôle permanent depuis les évènements survenus durant le bal du ministère, il ne supportait tout simplement plus. Mais il restait dans les clous : surveillé à cause de son passé. Il avait raccroché la rébellion. Neuf ans plus tôt quand il avait fini à Azkaban, une expérience traumatisante, il n’avait pas envie de remettre le couvert, même si cette fois le gouvernement avant tendance à tuer plutôt qu’à emprisonner. Il avait pu profiter de son statut de sang pur, et du soutien de sa famille pour ne pas finir mort, mais cette fois, il ne pouvait compter que sur lui-même. Alors, il évitait toutes situations de conflit clairement incapable d’affronter quoi que ce soit, ni personne. Ce jeune homme plein d’assurance avait disparu, derrière les barreaux d’une prison.

Ses pas le conduisirent dans une petite ruelle, chemin le plus court pour aller à la dernière étape de son escapade sur le chemin de Traverse. La dernière étape et pas des moindres. Il avait besoin de quelques potions de sommeil, sans elles, il serait incapable de trouver le sommeil, incapable. Il voyait souvent des détraqueurs dans ses rêves, il détestait y resonger mais cela faisait partie de lui. Il était clairement incapable de chasser tout cela de son esprit. Il coupa, quand soudain, devant lui un cri, et une sorcière en lévitation qui manque de s’écraser, s’arrêtant à deux ras du sol. Une sorcière brune qu’il ne connaissait pas, elle semblait pourtant être blessée au bras, et tomber d’un étage de la sorte ce n’était pas évident. Il leva les yeux. Rectification : deux étages. Il le voyait à ce pan de mur qui n’était plus.  Mais qu’est-ce que c’était ce bordel ? Ce fut la première chose qui lui vint à l’esprit, mais, la sorcière tomba alors brusquement au sol ; « Mademois… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase. Ça non. Les ennuis vous tombent parfois littéralement dessus.

Un ennui nommé Skander Lupin – plutôt lourd, dans beaucoup de sens du terme. Bellamy pensait en avoir fini avec lui, celui-ci ayant été clair et plutôt désagréable à la fin de leur dernière entrevue. Les deux hommes avaient trop changé pour être capable d’aller dans la même direction. L’un avait rendu les armes, l’autres les avait pris. Couché sur le dos, Skander sur lui, Bellamy attrapa alors sa baguette dans sa poche pour tenter de le tenir en joug. Il n’avait aucune confiance en lui, aucune. Mais ce fut Skander qui lança la première pique et pas des moindres, « Putain, j’espère que cette fois tu auras les couilles de faire quelque chose ! »  De faire quelque chose. Il avait fait plus que lui au moment de la Purge : il avait sauvé une vie. Et lui, qu’avait-il fait ? Il n’en savait rien, mais il savait que Ciena était morte dans ses bras, on disait même à cause de lui. Ça, ce n’était pas agir ni même avoir des couilles.  Grommelant, le Lupin se releva, tandis qu’à ses côtés, le Malfoy fit de même passablement énervé.

C’était donc Skander qui avait lancé la jeune femme par la fenêtre. Quel gougea, enfin, il n’était pas conscient de ce qui se tramait là-bas, là-haut, inconscient de ce dans quoi il venait de se fourrer. Voyant la sorcière au sol, Bellamy, gentleman de l’extrême de par son éducation sang pur fit un pas vers elle pour lui tendre la main et l’aider à se relever. « Vous n’avez rien ? » Demanda-t-il, prudemment, ignorant royalement Skander. Puis, il se retourna vers lui, lâchant la sorcière. « Et va te faire foutre Lupin ! » Protesta-t-il, accompagnant ses mots d’un coup de poing au visage.  Il se fichait de sa réaction, il n’avait pas à lui dire des choses pareilles. Il n’était pas un de ces traitres, pas un de ces vendus. Non, il avait été de ceux que la Purge avait fait tomber de haut. Il était de ceux qui avaient tout perdu, famille, amour, honneur. Les deux hommes se ressemblaient tellement qu’ils étaient incapable de voir la réalité en face. « T’es tellement con que tu crois que tout t’es dû, espèce de connard ! Ne me parle pas de courage à moi ! PAS A MOI ! » Non, le ton monta d’un cran. Il ne pouvait pas lui parler de courage, il n’en avait pas le droit. Il avait réussi à faire sortir le Malfoy de ses gonds, lui qui gardait le contrôle depuis trop longtemps.
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Je suis âgé de : 30 ans , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : en fuite, ex professeur de soin aux créatures magiques et ex prostituée J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis célibataire


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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Mer 22 Juin - 21:42









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
& BELLAMY MALFOY
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Skander était une personne sympathique dans son souvenir. Un homme charmant, qui avait un regard envoutant, mais qui était aussi capable de lancer des piques ou des remarques bien senties. Peut-être était-ce normal du coup qu'il soit devenu auror et plus tard qu'il travaillait pour la main noire. Peut-être y travaillait-il toujours d'ailleurs. Mais cela serait étonnant vu qui venait gentiment frapper à la porte de chez lui. Alors qu'il restait à ensorceler la porte et récupérer ses affaires, elle avait fait le tour afin de trouver une sortie. La seule était une fenêtre et malheureusement elle était très très haute. Impossible de sauter sans se briser le cou. Autant dire qu'elle n'avait pas grandement envie de se lancer dans cette aventura. Peut-être qu'elle pourrait discuter avec les mangemorts et négocier leur liberté ? En entendant les coups sur la porte elle secoua la tête. Improbable qu'elle ait le temps d'ouvrir la bouche avant de mourir.

Skander avait fini par la rejoindre. En lui expliquant la chose et surtout en lui demandant comment descendre, elle lui avait jeté un regard plein d’espoir, comme s’il aurait la solution à ce problème plutôt épineux. Après tout il y avait un mangemort à leurs pieds. « Ok. » Ok ? Comment ça ok ? Ce n’était absolument pas ok ! Le problème était complexe et nécessiterait un minimum de réflexion. Elle porta à nouveau son regard en bas, guettant l’homme afin qu’il ne lance pas l’alerte. Il fit voler la fenêtre en éclat, elle se protégea le visage à nouveau. Question discrétion, on repasserait. Il l’attrapa par le bras, elle fut surprise par la poigne qu’il avait et surtout pas son regard déterminé. Allait-il la jeter par la fenêtre ? Non, tout de même, il n’était pas totalement cinglé…et puis ils étaient amis…on ne passait pas ses amis par la fenêtre, sauf si on souhaitait les réduire au silence. « On fait comme ça. » Elle fronça les sourcils, il raffermit sa prise et la poussa par la fenêtre. D’abord surprise elle ne dit rien. Puis son cerveau réagit et elle hurla de terreur. Un cri strident et aigu. Ali stoppa net sa course à quelques centimètres du sol, son cri se retrouva bloqué dans sa gorge. Les yeux grands ouverts, son cœur battant la chamade, sa gorge la brûlant, elle fixait le sol, comme si elle n’en revenait pas. Mais la lévitation se brisa et elle tomba sur le sol, d’un bruit mat. Bien entendu qu’elle avait attiré l’attention du mangemort. Avec son cri et cette stratégie débile, il était probable qu’elle finisse morte avant que Skander ne la rejoigne par elle ne savait quel moyen. « Mademois… » Elle leva la tête pour le regarder. Mais elle n’eut pas à lever la tête très haut, il venait de se retrouver cloué au sol à son tour, par Skander lui-même. Il s’était donc bel et bien jeté par la fenêtre. Quel idiot. « Putain, j’espère que cette fois tu auras les couilles de faire quelque chose ! » Etait-ce à elle qu’il s’adressait ? Elle fronça les sourcilles, elle n’avait pas l’impression, il regardait l’homme. Ils semblaient se connaitre et vu le ton et les mots employés, ce n’était pas tout rose entre eux. Mais il ne devait pas être un mangemort vu qu’il lui demandait de l’aide.

Elle s’agenouilla, se frottant le nez qui avait rencontré douloureusement le sol, tout comme ses paumes, coudes et genoux. Elle allait être toute fourbue demain, s’était certain. Alors qu’elle vérifiait mentalement si elle était toujours entière, elle vit une main apparaître dans son champ de vision. « Vous n’avez rien ? » Elle leva les yeux et croisa le regard de l’homme. Il était extrêmement courtois, cela la changeait de cette brute de Skander. Elle glissa sa main dans la sienne, acceptant l’aide proposée pour se lever. « Je pense que je vais bien. » Elle n’avait pas l’impression d’être particulièrement blessée. Du moins pas plus que ses coupures acquises précédemment et quelques nouveaux bleus. Il lâcha sa main et elle écouta d’une oreille distraite les deux hommes parler. « Et va te faire foutre Lupin ! » Quelle virulence dans ses propos ! Non décidément ils ne devaient pas être dans de bons termes. Elle vit un coup partir. Le poing de l’inconnu atteignit Skander au visage. Les choses allaient dégénérer et ce n’était clairement pas le moment. « T’es tellement con que tu crois que tout t’es dû, espèce de connard ! Ne me parle pas de courage à moi ! PAS A MOI ! » Elle toussota doucement, pour attirer leur attention. Elle entendit une explosion au-dessus d’eux. Ils avaient dû réussir à détruire la porte. Ils ne mettraient pas longtemps à arriver ici. Elle sortit sa baguette et voyant que son toussotement n’avait eu aucun effet, elle se plaça entre les deux hommes. « Je suis navrée, mais ce n’est pas le moment pour les règlements de compte. » Elle regardait tout à tour le brun, puis le blond. « Les mangemorts sont à côtés…enfin au-dessus et vont nous tomber dessus. » Probablement dans tous les sens du terme. Elle entendit vaguement des cris et son ton se fit plus pressant, poussant de ses mains les deux hommes dans une des directions de la rue. « Faudrait vraiment bouger ! MAINTENANT ! » Elle avait hurlé en voyant une tête se profiler par la fenêtre. Ils n’étaient plus en sécurité dans la rue à présent. Cible bien trop évidente.


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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Lun 27 Juin - 1:50









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
& BELLAMY MALFOY
You can't choose what stays and what fades away.
MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Deux vieilles connaissances d’un autre temps. Bellamy Malfoy – le renégat. Cet homme qu’il avait connu alors qu’il était auror. Epris d’une petite née moldue charmante qui comme lui avait décidé de tenter sa chance au concours d’auror. C’était par l’intermédiaire de celle-ci qu’ils s’étaient rencontrés, que les deux hommes relativement différent avaient fini par apprendre à se connaitre, à s’apprécier. A la fin, ils étaient ami, peut-être pas meilleurs amis mais suffisamment proche pour se connaitre. Quand la Purge était arrivé, il avait été à Azkaban, et Skander avait perdu toutes les personnes à qui il aurait pu se raccrocher, lui compris. Il l’avait admiré d’être capable de se battre pour celle qu’il aimait : Emma. Il était allé à Azkaban pour elle, la plus belle preuve d’amour qui soit. Cela avait scandale qu’un sang pur finisse là-bas, mais il aurait pu mourir à la place. Lui avait perdu Ciena sans avoir à faire quoi ce soit d’héroïque, il aurait pu, il aurait dû soulever son corps, la prendre avec lui, affronter ses monstres plutôt que de prétendre qu’il était comme eux. Quand il l’avait revu, il avait espéré voir ce Phénix en sommeil quelque part, mais il n’y avait plus rien. Aucune flamme, aucun désir de se battre, juste celui de subir le monde comme un lâche. A croire qu’ils s’étaient échangé la courage et la lâcheté. Ils se connaissaient, ils s’étaient plutôt connus.

Il jeta à la gueule du roux qu’il espérait qu’il ait le courage de se battre, et de faire quelques choses. Pourtant, il espérait au fond qu’il soit en sécurité, leur amitié pourtant en berne ne parvenait pas à disparaitre complètement. Mais plutôt que de l’écouter, voilà que Bellamy Malfoy tend la main à la brune pour l’aider à se relever, tel un gentleman que Skander n’était pas – plus, pour l’instant – il avait perdu son envie d’être un type bien. Il avait haché son cœur, l’avait mis en miette en même temps que le sien. Celui de cette fille. « Vous n’avez rien ? » Le voilà qui jouait le joli cœur en plus. Skander roula alors des yeux, exaspéré par tant de gentillesse et de douceur dans une situation qui exigeait de la rapidité et d’habilité.  « Je pense que je vais bien. » La réponse d’Alienor le rassure, car il ne saurait l’avouer mais il avait eu peur de manquer son coup, peur de lui faire du mal. Elle était particulière cette fille, intrigante, appartenant à son passé. Et alors même assez désespérée pour réclamer son aide, à lui. Il n’eut pas le temps de penser à autre chose, pas le temps de dire quoi que ce soit, que la Malfoy se retourna vers lui, oubliant sa politesse légendaire – ce qui était rare, presque inédit, « Et va te faire foutre Lupin ! » « Va chi… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase que le poing de l’ex-taulard s’abat sur son visage. Cette douleur physique qu’il s’inflige à lui aussi, il croyait que ça rendrait la perte supportable. Pourtant, plus le temps passe, moins il y croit. Il est incapable de vivre avec cela sur la conscience. Il est incapable de vivre sans elle. Sans elle, il perd pied. Sans elle le bien et le mal ont disparu. Sans elle, il n’était plus rien. Skander ne chuta pas, reculant d’un pas. Son nez – il avait senti un craquement. Puis il senti le sang couler. « T’es tellement con que tu crois que tout t’es dû, espèce de connard ! Ne me parle pas de courage à moi ! PAS A MOI ! »  Il était passé où ce courage ? Où était-il ? l’avait-il laissé à Azkaban ? Skander pissait le sang, et manqua de lui sauter dessus une fois encore. Volontairement cette fois ci, car si la première chute avait été involontaire, la seconde serait préméditer. Son sang ne fait qu’un tour.

Alors qu’il allait fondre sur lui pour lui rendre la monnaie de sa pièce, le toussotement d’Alienor n’eut aucun effet, ou presque. Elle avait eu une place particulière dans son cœur, comme la femme qu’il avait désiré sans jamais pouvoir aller vers elle, retenu par son amour pour Ciena, par son désir de ne pas la trahir, pour ne pas détruire ce qu’ils s’étaient évertués à construire. Il l’avait peut être aimé un instant, il avait eu peur de la perde quand elle avait été blessé, il avait pleuré quand il avait appris sa mort quelques jours après la Purge. Si elle avait été en vie, sans doute leur vie aurait été bien différente. C’est quand elle se met entre eux qu’il s’arrête, net. « Je suis navrée, mais ce n’est pas le moment pour les règlements de compte. » Elle avait pourtant raison. « Les mangemorts sont à côtés…enfin au-dessus et vont nous tomber dessus.»    Ils étaient partout. Ils étaient sur le chemin de traverse, venir ici c’était du suicide pour lui, mais être entouré de deux personnes, c’était encore pire. Il ne voulait qu’aucun d’eux deux ne soit associé avec lui, aucun. Certainement pas Ali qui avait traversé l’horreur, elle méritait de vivre en paix pas de se cacher éternellement comme il le faisait. « Faudrait vraiment bouger ! MAINTENANT ! » Elle hurlait dans une ruelle alors qu’ils devaient se faire discrets. Skander leva alors les yeux au ciel, ils étaient partout autour d’eux mais… « Sûr, c’est en hurlant dans une rue que nous allons nous en sortir. » Lâche-t-il alors las et sarcastique. Il était sarcastique tout le temps, comme moyen de défense. Mais quand on apprenait à le connaitre, il savait être différent, plus attention, plus gentil aussi. Mais il restait essentiellement ainsi : con et arrogant, c’était deux constantes dans sa vie, comme ces deux personnes l’avaient été à une époque. Lointaine, neuf années plus tôt. Puis la Purge était passée par là, détruisant tout sur son passage. Absolument tout. Il suffisait de les regarder pour s’en rendre compte. Une ex-prostitué, un ex-taulard et un loup garou : la fine équipe.

Il n’attend aucune réponse de leur part, et il part en courant en attrapant le bras d’Alienor, qu’il en fasse à sa guise le Bellamy, mais il avait la certitude qu’il allait les suivre. Il savait qu’il avait encore cette fougue quelque part, ce phénix prêt à renaître de ses cendres, il le savait.  Il le lâche le bras de la sorcière que quand il se stoppe net. Ils n’étaient pas perdus, mais ils avaient réussi à semer leurs poursuivants, un instant. Il s’arrêta pour étudier la situation, Skander n’avait jamais de plan quand il était seul, se fichant bien d’y rester. Mais il avait un plan quand il y avait des gens avec lui, il devait s’activer pour réussir à trouver ce putain de plan. « Bordel. » lâche-t-il quand il voit des mangemorts tourner à l’angle de la rue, d’un geste vif, et rapide, il pousse le deux sorciers qui l’accompagne dans une ruelle encore plus étroite. « Bell, tu sais encore te servir de ta baguette ? » le taquine alors pourtant Skander, alors que la situation ne l’exigeait pas. « On va… » Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’un sort fusa dans leur direction, un sort que Skander n’eut pas le temps de contrer qui frappa Alienor de plein fouet. Celle-ci commença alors à s’écrouler sur le sol quand Skander fit un pas en avant pour la retenir dans sa chute, levant de façon hasardeuse sa baguette pour viser à l’aveugle. Après un bref échange, et l’aide de  Bellamy, le sorcier est à terre. Skander fait alors signe à Bellamy de la tête, muet de le suivre. Il porte alors Alienor comme il le peut. Il déteste cette sensation de ne pas pouvoir se battre ainsi. Elle est en sang, le blessure assez profonde. Alors qu’ils se trouvent à couvert, il laisse à Bellamy le soin de monter la garde, il la dépose alors sur le sol, ce n’est pas beau à voir. « Ca va aller. » dit-il peut convaincu. C’était de sa faute si elle était blessée. Même quand le monstre était en sommeil, les gens finissaient par se retrouver blesser par sa faute. D’un coup de baguette, il referme légèrement sa plaie. Il grimace alors, levant alors les yeux vers Bellamy et dit : « Tu vois l’angle au bout de la rue ? » Il n’attend pas de réponse, « La maison de briques là-bas. Tu peux transplaner depuis là. Emmène là, soigne là, s’il te plait. » Lui il allait faire diversion. C’était stupide. « C’est la seule chance qu'on ait, prend soin d’elle. » C’est une des seules personnes qui lui restait.


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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/02/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 63 hiboux. J’incarne : Domhnall Gleeson , et l’avatar que je porte a été créé par : bazzart . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Circée Rackharrow et Meara Potter Je parle en : #ffcc33

Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : en fuite, ex-taulard. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : c'est très compliqué je dois l'admettre.

MessageSujet: Re: You can't choose what stays and what fades away.   Dim 24 Juil - 23:23









ALIENOR ROSIER & SKANDER LUPIN
& BELLAMY MALFOY
You can't choose what stays and what fades away.
MAI 1990 - CHEMIN DE TRAVERSE, APPARTEMENT LUPIN

Le passé finit toujours par vous rattraper, depuis sa sortie d'Azkaban, sa vie n'était certainement plus la même, et il savait qu'il était continuellement surveillé, d'autant plus depuis le renouveau de l'Ordre du Phénix. Lui n'en faisait pas parti, et n'en avait jamais fait parti. Il était aller à Azkaban pour avoir commis l’irréparable faute d'aimer : tout simplement. A quel prix ? Des années de sa vie derrière des barreaux, pour quelle récompense ? Voir celle qu'il avait aimé, et pour qui il avait donné des années de sa vie quitter le monde magique sans se retourner laissant derrière elle une brillante carrière d'auror pour se consacrer à une parfaite vie de famille. Il était aux enfers, ni plus ni moins depuis sa sortie, attendant le réveil brutal de la vie. Ce réveil ne fut nul autre que l'insupportable et recherché Skander Lupin.

Des années après le foutu bougre ne semblait pas avoir changé d'un iota, hormis peut être qu'il avait pris de l'âge, des rides, et Bellamy jurerait presque avoir aperçu quelques cheveux un peu grisonnant mais il se ravisa quand l'idée de lui dire lui traversa l'esprit désireux de ne pas jeter d'avantage d'huile sur le feu ! Il n'est pas suicidaire le Malfoy roux, non il tente la prudence comme il le fait depuis son retour à vie libre et civil, tentant toujours de ne pas faire de vague. Pourtant, avec le Lupin, son sang ne fait qu'un tour, et il monte sur ses grands chevaux, il n'a pas le droit de l'attaquer sur son courage, ou même sur sa capacité à prendre une décision. Il n'en a pas le droit car Bellamy a déjà payé le prix de ses actes, longtemps. Il sait que son attaque ne restera pas impuni - ou alors Skander Lupin a véritable vieilli. Il le connait ce vieil ami, il sait comment il fonctionne et la mayonnaise semble toujours prendre de la même façon. Mais le toussotement de la jeune femme les ramena tout deux à la réalité, et celle ci était bien sombre. « Je suis navrée, mais ce n’est pas le moment pour les règlements de compte. » Elle avait bien raison, ils n'avaient apparemment pas le temps pour les règlements de compte. « Les mangemorts sont à côtés…enfin au-dessus et vont nous tomber dessus.»   Nous ? NON, Bellamy était en dehors de cela, il devait rester en dehors de cela.  « Faudrait vraiment bouger ! MAINTENANT ! » Le roux lui ne répondit rien à cela.  « Sûr, c’est en hurlant dans une rue que nous allons nous en sortir. » Il jeta un regard noir à Skander, un putain de regard, comme si c'était le moment de faire du sarcasme. Le Lupin serait donc toujours le même, après tout ce temps et ces épreuves. Quelque part, cela lui mis du baume au coeur de savoir que le monde n'avait peut être pas tant changé.

Skander se mit alors à courir, suivit de près par la demoiselle brune. Devait-il les suivre ou rester sagement là ? Une part de lui le supplia de ne rien faire, de rester, d’attendre, l’autre – elle lui donna la force de les suivre et de courir derrière eux, il se surprit même à sortir la baguette de sa poche, au cas où. Il avait oublié ce qu’était l’adrénaline. Il s’arrête quand ils s’arrêtent tous les deux, Skander lâchant un mot comme il les maitrise :  « Bordel. »  Il repoussa alors la brune et le roux en arrière, geste protecteur qui en disait long sur Skander Lupin. Il était peut être devenu l’ennemi public numéro un, mais il avait cette force qui avait toujours fasciné Bellamy, ce désir de protéger les gens. Il semblait lui avoir oublié ce que c’était de vouloir protéger les autres, les années à Azkaban ayant gommé la volonté de liberté. La remarque de Skander fut alors lancée, . « Bell, tu sais encore te servir de ta baguette ? » ll rétorque alors, « Je te dirais bien d'aller te faire foutre Lupin, mais ça te ferai trop plaisir alors je n'en dirais rien. » Maugréa-t-il dans sa barbe. « On va… » Commence alors le Lupin,  Mais un sort frappe alors la brune de plein fouet, sans qu’aucun d’entre eux ne puisse rien y faire. Il ne la connait pas, pourtant Bellamy est inquiet pour elle.  C’est le roux qui lève alors sa baguette, tandis que Skander retient la jeune femme blessée dans ses bras. Bellamy jette un expelliarmus à l’aveuglette, il n’a jamais été un homme de combat. Il n’était pas auror, il avait été un type qui travaillait au ministère, c’était Emma qui avait été auror. Il se surprit à penser à celle qui l’avait oublié en refaisant sa vie, alors que lui avait sacrifié la sienne pour elle. Il échange un regard avec Skander qui le ramène à la réalité.  Il le suit alors, essayant de couvrir leurs arrières, ce qu’il en restait.

Elle est mal en point. Très mal en point. Il voit bien qu’il tente de la soigner. Mais c’est vers le roux qu’il se tourne alors, « Tu vois l’angle au bout de la rue ? » Bell hoche la tête, « La maison de briques là-bas. Tu peux transplaner depuis là. Emmène là, soigne là, s’il te plait. » Et lui ? « C’est la seule chance qu'on ait, prend soin d’elle. » Il y a toujours une chance, toujours. « Après tout ce temps t'es toujours aussi con et suicidaire. Je dirais même pire encore avec l'âge, ça ne se s'arrange pas. » C'était un trait d'humour, une petite pointe - il l'avait mériter ce foutu Skander. Mais il était inquiet car il arrivait à concevoir son plan : faire une diversion. C'était la stupidité incarnée, c'était un plan digne de Skander, cela ne faisait pas de doute. Il va pourtant faire ce qu'il lui dit s'occuper de cette fille à qui il semble tenir. L'ex-auror aurait-il réussi à tourner cette page douloureuse de sa vie qu'il avait écrit dans son passé avec la fougueuse Ciena ? Il espérait pour lui, mais si c'était elle alors Bellamy l'aiderait car dans le fond, Skander avait été et restait la chose la plus proche d'un ami qu'il avait dans sa vie. Il ne lui restait plus grand chose, alors battons-nous pour cela, pensa alors le roux. « Je la soigne et je fais quoi ? » Son regard est interrogateur, il le sait maintenant que son ami est un membre de l'Ordre, cela parait soudainement évident. Mais elle allait-il de même pour la jeune femme ? Son regard se pose alors sur elle tandis qu'elle semblait bien pâle et bien mal en point. Il réussirait sans doute à la soigner bien qu'il ne soit pas le meilleur des guérisseurs, mais il le ferait. Pour amitié, parce qu'il devait en être ainsi. Pourtant, il n'a pas de réponse,« Skand' ! » Il n'a pas le temps d'avoir une réponse que l'homme plus âgé que dans ses souvenirs se lance à l'assault des mangemorts un peu plus loin, ne laissant au Malfoy aucune échappatoire hormis celle qu'il avait évoqué : la fuite. Le sorcier range alors sa baguette dans sa poche et se penche vers la jeune femme, passant une main dans son dos, et l'autre sous ses jambes d'abord pour la prendre en main et enuite pour la soutenir, se levant alors. Il n'était sans doute pas aussi fort qu'il l'aurait espéré et l'angle de la rue lui parut alors bien lointain. Comment le Lupin pouvait-il être certains qu'ils pourraient transplaner à cet endroit, la totalité du Chemin de Traverse semblait pourtant être bel et bien bouclé. C'est haletant, tant par l'effort physique que par l'adrénaline, et la crainte étrange de perdre cette inconnue qu'il atteignit le point montrer. Et comme par magie, alors qu'un sort fusa dans leur direction, les deux compères étrangers purent enfin transplaner.

Il avait peur, et c'était humain. La peur d'avoir été aperçu, celle de devoir affronter de nouveau les détraqueurs. Pourtant c'est chez lui, dans cet appartement miteux loin de la grandeur dont les Malfoy avaient pu jouir par le passé qu'il se retrouve cette femme dans les bras, agonisante. Il n'est pas médicomage, mais il n'est pas dupe, impossible de la conduire à Ste Mangouste les blessures par sortilèges font l'objet d'un interrogatoire au Véritaserum. Il la dépose alors sur son lit, sans arrière penser. Grand dieu non, elle allait mourir. Et il sait qu’il faut qu’il s’en occupe, qu’il soigne ses blessures. Il ignore si on a pu le voir, si on a pu faire le lien entre lui et le leader de l’Ordre du Phénix. Il a peur, mais au fond il sait que si c’est le cas, il devrait affronter le monde, sortir de sa torpeur et se lever. Il avait peut-être besoin de cela : d’un bon coup de fouet.


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