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The White Swan & The Black Wolf ▬ SKANDETTE

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Parchemin envoyé Dim 8 Mai - 2:26

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1249 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
Great things are done by a series of small things brought together.



MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Les doigts glissant contre les cordes de fer tissé, Odette regardait le jour se coucher, elle n’avait pas vraiment eu le temps de penser à quoi que ce soit aujourd’hui. Louise était empressée de venir plutôt que d’habitude pour s’occuper encore des jumeaux. D’après les médicomages, elle était encore en covalence. L’esprit encore en proie à divers démons, dont elle ne donnait plus de noms. Elle avait mal au crâne à la tête. Et pourtant, elle avait posé une partition contre la fenêtre, s’efforçant de la lire, s’efforçant de faire bouger ses doigts sur les cordes de sa harpe, s’obligeant à penser à autre chose. Elle ne voulait plus penser. Retourner à Godric’s Hollow l’avait éloignée de tout ce qu’elle avait pu vivre à Sainte Mangouste. Elle était loin. Et de toute façon, il était parti. Elle soupire, et laisse ses doigts jouer tout seuls autre chose que ce que les notes indiquent, elle veut jouer la berceuse de sa mère, elle veut jouer quelque chose où elle ne se prend pas la tête. Elle a tellement mal d’avoir été oubliée. Skander avait disparu, il s’était envolé. Le jour d’après, elle n’avait pas vraiment pu y penser. Parce qu’elle n’avait eu de cesse de se dire qu’elle était partie trop vite, que si elle était restée encore un peu, elle ne l’aurait pas perdu. Odette avait cette impression malsaine d’avoir perdu un souvenir important de a vie, comme si l’odeur de sa peau n’était qu’un rêve. Que tout ceci ne sortait que de son imagination. Mais il semblait que les courbatures qu’elle avait ressenties les jours suivants étaient bien réelles. Alors, ce n’était pas un rêve, juste une amère vérité, elle avait couché avec lui. Et quoi d’autre aujourd’hui ? Rien, rien de plus. Il n’était plus là. La blonde pencha sa tête contre la caisse de résonance. Elle ne voulait plus se prendre la tête avec des soucis de ce genre. Mais elle avait mal, un ma qu’elle n’arrivait pas à identifier. Où était-il maintenant ? Était-elle un simple nom sur une liste ? Trop de questions qui ne trouvaient pas de réponses, car elle n’avait pas ses lèvres en face d’elle. Parce qu’elle ne pouvait pas deviner ce qu’il dirait. Hormis peut-être qu’il l’avait prévenu, qu’elle l’allait souffrir à cause de lui. Mais, ce n’était pas à cause de lui, c’était elle la fautive, il n’avait rien fait, non-rien. Elle était la propre cause de son malheur. Dieu qu’elle regrettait d’être venue au monde. Une larme coula sur sa joue, alors qu’une main s’agrippait son épaule. Relevant les yeux, elle vit Louise en face d’elle. « Odette, je vais y aller. Tout ira bien ? » Elle sourit Odette. Essuyant sa larme, se levant de sa chaise. Elle s’avance jusqu’à la fenêtre, le crépuscule de la pleine lune était déjà dans le ciel, pas bien haut, mais il était là. « Ça ira. Si quelque chose ne va pas, je vous envoie un patron. » Louise n’est pas franchement des plus rassurées, Odette peut le voir dans le reflet de la fenêtre, mais c’est comme ça. Elle n’a plus envie d’être méchante Odette… Pas avec elle. « Bien. Déclare-t-elle en reprenant sa veste sur le canapé. Je vous laisse. Bonne soirée. » « Bonne soirée Louise. » La sorcière disparait, laissant la mère avec ses démons, le visage blanc et les yeux baissés sur les partitions répandues sur le sol. Alaric n’est pas là. Elle est seule, horriblement seule. Quand elle réalise soudain, finalement. Elle commence à se mouvoir vers la porte donnant sur le terrain. « Bilbo ? » Appelle-t-elle une fois dehors ? « Bilbo ! Où te caches-tu par Merlin !? » Dit-elle encore en s’avançant dans ce début de nuit clair. Elle frissonne, en t-shirt fin, elle ne se doutait pas que nuit serait fraîche. Elle passe une main dans ses cheveux blond quasi blanc. Elle n’est pas rassurée Odette, elle sait ce qui ce passe les soirs de pleines lunes, et Bilbo qui ne revient pas… Elle frictionne ses bras et entend du bruit dans les arbres qui bordent la forêt au loin. Elle n’est pas vraiment craintive, mais elle sent son ventre se tordre. Pas une trace du chiot… Elle rebrousse chemin. Elle a du mal cherché à l’intérieur.


* * * *

Si elle avait passé le reste de la soirée à chercher son petit chiot à la robe sable dans toute la maison, Odette avait vite été appelée à ses occupations familiales. Seule, terriblement seule, sans le petit bruit de Bilbo qui trottinait derrière elle. Elle était comme une étrangère dans sa propre maison. Mais son cœur se serra en entendant les pleurs d’Orion ou d’Antigone dans la chambre voisine à la sienne. Repoussant ses couvertures, Odette s’était précipitée vers le berceau en question. Mais bien vite submergée par les deux bambins en pleurs. Un sur chaque bras, elle prit la place habituelle de Louise dans le fauteuil à bascule. S’attardant bien plus de deux heures pour les calmer. La nuit et ses bruits inquiétants autour d’eux trois, la Moody était pourtant bien en sécurité entre les murs de pierres. Elle le savait. Mais reposant Orion fatigué dans son berceau, elle garda encore Antigone contre elle. Passant de l’étage au rez-de-chaussée. Gardant sa fille contre elle. Lui murmurant de petits mots, racontant des histoires de princesses qu’elle ne comprenait pas. Mais la petite était bien trop occupée, une fois calmée, à jouer avec les boucles de sa mère. Mais c’est finalement, toutes les deux qu’elles finirent la nuit, assoupies dans le fauteuil de tissu pourpre. Sans que jamais la petite ne lâche l’index de sa mère. Jamais.


* * * *

Les rayons matinaux traversaient les grandes baies vitrées sues salon, se reflétant sur l’enfant et la mère qui avait passé la nuit l’une contre l’autre. L’un des premiers moments tendres entre elles. Odette ne le savait pas, mais c’était le premier d’une longue liste. Elle frissonna, en gardant sa main dans le dos de son enfant, se levant tant bien que mal alors que la petite blonde baillait déjà à s’en décrocher la mâchoire. Replaçant une mèche de cheveux aussi blonde que les siennes, Odette se rendit compte que si le matin était arrivé, Louise se viendrait pas aujourd’hui… Elle l’avait prévenu à Sainte Mangouste, qu’aujourd’hui, elle ne pourrait pas venir. Un biberon plus tard, et une enfant dans un parc magiquement protégé. Odette peu enfiler, un manteau et des chaussures fermées pour aller chercher Bilbo dans le jardin. Elle savait le petit être fragile, aussi fragile que ses propres enfants, mais elle espérait ne pas le voir mort après une nuit claire passer dans les bois. Une parka brune et une écharpe violine autour du cou, la Moody prend le soin de ferme la porte derrière elle. Pourvu qu’Orion ne se réveille pas durant le peu de temps qu’elle allait passer dehors. Le soleil dans les yeux, Odette l’appelait encore. « Bilbo ! » Elle s’avança jusqu’à la petite clôture qu’elle avait installée avec l’aide d’Alaric pour sécuriser le jardin pour les beaux jours. D’ici là, les jumeaux seraient presque en âge de marcher avec un trotteur alors… « Bilbo ! Où tu te caches ? Bon sang ! Quel abruti ce chien ! » Un bruit derrière le grillage et la robe sable que se détache de l’ensemble brun-vert, un aboiement. Il était là juste devant là. Elle pousse un soupir de soulagement. Il était idiot, mais il réagissait déjà son nom, c’était une bonne chose. Odette passe le portique, pour s’avancer dans la forêt alors que le petit labrador ne semble pas tout à fait d’accord pour retourner vers sa maîtresse. Bien au contraire, il semble même assez foufou pour la pousser de plus en plus à l’intérieur de cette dernière. Elle soupire encore en le sommant de revenir ici. Mais il n’en fait qu’à sa tête. C’est un bébé après tout. Une branche vient frôler sa joue, alors qu’elle court après la petite chose, bien décidée. Odette pourrait être exaspérée, elle a laissé Antigone seule, bien que protégée. Mais seule, pour courir après un chien qui semblait se payer sa tête. Jusqu’à ce qu’elle arrive dans une partie qu’elle ne connaissait pas. Un endroit rond, empli de fougères et de mousses sur les troncs d’arbre. Alors qu’elle observait le soleil de mai percer la cime des arbres pour parsemer cet endroit de quelques rayons dorés. Elle rend à Bilbo une mine fâchée. « Viens là ! » ajoute-t-elle avec autorité. Mais, il ne semble pas docile, il ne veut pas bouger. Non, il semble tracer un cercle dans les fougères, les aplatissant. Il devait être là depuis des heures à faire des cercles pour que les fougères se soient affaissées de la sorte. Elle amorce un pas. Ne voulant pas vraiment savoir ce qu’il y avait au centre de ce cercle. S’il s’agissait d’un corps sans vie. Que faire. Une main semblait se dessiner. Puis, elle se fige. Un frisson d’angoisse glacé la prend de tout son soul. Elle avance, ses yeux perlant. Elle ne veut pas croire ce qu’elle a vu. Elle ne veut pas se souvenir de la teinte de sa peau, elle ne veut pas reconnaître ses cheveux bruns. « Non… » Souffle-t-elle. Encore un pas, elle semble y être presque. « Non… » Articule-t-elle en se sentant partir vers le sol. À genou pour glisser la main dans celle de l’homme qu’elle croit connaître alors que Bilbo s’approche enfin d’elle, aboyant fièrement. Ce chien serait un futur sauveteur, c’était certain. Mais lui, il n’avait pas le droit d’être là. D’un mouvement tremblant. Odette retourne ne corps dépourvu de vêtements. Ce corps qu’elle a pu toucher durant une nuit inoubliable. « Non… » Sanglote-t-elle, alors qu’elle ferme les yeux, enfonçant ses ongles dans les bras dénudés du sorcier. Il n’avait pas le droit de lui infliger ça. « NON ! » hurle-t-elle sans se rendre compte qu’il respire encore. Elle ne se rend compte de rien, et se laisse aller à poser son front contre le sien, jusqu’à ce qu’elle sorte de sa transe. Jusqu’à ce qu’elle sente son souffle contre sa peau encore une fois. Elle se redresse, cherchant à écarter une mèche de cheveux bruns, alors qu’elle a encore les yeux humides. En vie. Elle s’était inquiétée pour rien. L’attachement ayant déjà laissé ses chaînes sur elle. Elle a eu mal, parce qu’elle s’était attachée, parce qu’on lui avait pris trop vite avant qu’elle ne puisse répondre à ses questions. À leurs questions. Elle tend la main vers Bilbo et l’attrape. Transplaner irait plus vite, de toute façon, elle n’avait pas la force de la porter.

 Si Bilbo couine en atterrissant juste devant le parc d’Antigone et Orion, la mère amortit le choc pour le poids mort qu’elle transporte avec elle. Son Corps presque écrasé par le sien pour que sa tête ne claque pas contre le parquet du salon. Elle respire mal, elle est paniquée. Mais aucun des enfants ne semble pleuré encore. Antigone est surement trop curieuse à regarder de ses petits yeux bleus sa mère dans une si mauvaise posture. Odette tend la main vers l’enfant, caressant sa joue, ajoutant tout bas. « Maman va bien, mon ange, maman va bien. » Et elle allait mieux, soulagée de l’avoir trouvé, soulagée de le savoir envie. Elle tente de le lever. En vain. Par les épaules dans un premier lieu. Puis elle renonce cherchant sa baguette sur la table basse, elle le fait léviter pour qu’il atterrisse doucement dans le canapé. Alors qu’elle se saisit du plaid pour l’y envelopper. Il était dans sa plus simple tenue, mais n’avait pas de honte, pas de gêne. Après tout… Elle sourit un peu en replaçant une mèche bouclée du Lupin encore dans les vapes. Assise par terre pour être à sa hauteur, pour pouvoir surveiller sa poitrine qui se levait au rythme de sa respiration. Merlin, merci, il était en vie. Finalement, elle se relève et s’assoit sur la table basse l’observant. Un mouvement de paupière, elle sourit faiblement, alors qu’Antigone la regarde, alors que Bilbo tourne autour de ses chevilles. Elle caresse tendrement la joue matte de l’homme murmurant. « Salut toi. »
  



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 0:05

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1821 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Disparaître. Et ne rien comprendre de toute cette histoire. C’était ce qui lui était arrivé. Skander avait eu l’impression de recommencer à avoir un contrôle sur sa vie, et sur ses choix, qu’un groupe inconnu débarquait dans sa chambre au beau milieu de la nuit pour l’embarquer. Plus ou moins contre son gré d’ailleurs. Si deux Lupin n’avaient pas été présents dans cet escadron improbable, nul doute qu’il ne les aurait pas suivis. Il avait eu l’impression de voir des étrangers, mais il détestait cette sensation. Celle de croiser quelqu’un qui en connait plus sur votre compte que vous-même. Il avait dû les suivre, il n’avait pas eu le choix, et quand bien même aurait opposé de la résistance, ils l’auraient embarqué de force. Ces jeunes avaient une volonté qui lui semblait étrangère, ne se doutant à cet instant pas une seule seconde qu’il partageait celle-ci, que peut être même, il la leur avait transmise à un moment donné. Cette visite nocturne avait changé le cours de sa vie, sa course et son destin.  Sur le coup, une autre visite nocturne lui aurait d’avantage plu. Mais il doutait honnêtement recroiser cette sorcière blonde de sitôt, sa fuite précipité avait réduit ces chances à néant. Maintenant il était comme un fugitif – on ne s’échappe pas de Ste Mangouste par des temps aussi troubles, avec autant de moyen, sans attirer l’attention sur soi, sur les siens. Il leur avait alors demandé pourquoi ils s’acharnaient à le faire sortir. « Parce qu’il le fallait », lui avait-on d’abord dit. Puis Lothar l’avait pris à part, lui racontant un évènement qui avait marqué ces neuf années oublié, un évènement qui justifiait l’urgence, qui faisait de lui un monstre, maintenant il en avait la certitude. A la prochaine pleine lune il deviendrait une bête, pour la première fois selon ses souvenirs actuels, mais pour une énième fois en réalité. Il avait jeté un regard hébété à un Lothar qui lui parlait avec froideur, dont les gestes étaient violents à son égard. Qu’était-il arrivé à son frère ? Il se souviendrait bien assez vite, lui avait-il alors répondu. « Tu sauras assez vite, et là nous règlerons nos comptes. » Leurs comptes ? Skander fut presque triste à cette annonce. Ils avaient visiblement eu de graves différents, mais malgré tout son frère était venu le chercher à Ste Mangouste, se mettant en danger. « J’espère être capable de réparer mes tords à ce moment-là. » Confessa-t-il alors. Quoi qu’il ait pu faire, le Skander face à lui espérait sincèrement être capable de réparer ces torts, être capable de réparer ses erreurs, et renouer avec un frère qui semblait lui en vouloir gravement. Qu’avait-il bien pu faire pour voir tant de haine dans ses yeux ? Être détesté du seul membre de sa famille ultra proche le détester le mettait mal à l’aise. Heureusement, Ombeline et Aries ne semblait pas lui en tenir rigueur, comme si la fracture avait juste eu entre l’ainé et son cadet. Elle semblait irrémédiable.  « Comme si tu étais capable d’admettre tes torts. » Lâcha alors son frère avant de tourner le dos. Il s’arrêta alors dans l’embrasure de la porte. « Tiens-toi prêt, ce soir on sort, c’est la Pleine Lune. » Sans plus de mot, sans un regard il quitta la pièce.

(...) L’idée de se transformer était terrifiante, même pour quelqu’un comme lui qui avait reçu l’enseignement de la peur, savoir s’y confronté lors de sa formation d’auror. Il suivit alors son frère marchant encore avec difficulté, ses blessures étant encore douloureuses. Il n’avait pas osé lui poser la moindre question, son silence glacial lui faisait froid dans le dos, et le rendait nostalgique de sa jeunesse. Il avait l’impression d’avoir été un salopard durant les neuf dernières années, reflétant l’impression qu’il avait eu en discutant avec Odette à Ste Mangouste. Il n’avait pas eu le temps d’emporter les fioles qu’elle lui avait laissé dans sa fuite, il ne désespérait pas de connaitre le fin mot de leur passé, mais il essayait de garder en mémoire que quoi qu’il en soit, ce présent n’était pas désagréable, bien au contraire. Depuis son réveil, elle avait été la seule dont il se souvenait en partie qui lui avait changé ses idées noires. Bien sûr, il y avait ces jeunes sorciers, membres de l’Ordre – comme ce qu’il devait être – qui semblaient bien le connaitre, et l’apprécier. Mais le fait qu’ils en sachent plus sur lui que lui-même ne lui plaisait pas. Pourtant, avec elle, la situation était la même, mais il avait apprécié sa présence, ce moment. Il s’était surpris un instant à vouloir que cela se reproduise. Avant, avant de savoir qu’il était réellement un monstre. « JE TE PARLE ! » Vociféra alors Lothar.  Il leva les yeux vers son frère, laissant alors ses pensées s’effacer, à regret. « Je suis sous potion-tue loup, je vais te surveiller, tu seras incontrôlable. Essaye de te tenir tranquille. » Skander laissa un sourire narquois s’afficher sur ses lèvres.  Si le loup conservait les traits de son incarnation humaine, alors Skander doutait que son jeune frère puisse le maitriser. Et il n’était pas au bout de ses surprises.  « Essaye toujours. » Répondit-il, avec amusement. Il n’eut pour réponse qu’un regard noir. Ils étaient au milieu d’une forêt quelques part en Angleterre. Au bout du chemin une vieille cabane un peu bancale. Il espérait que cette chose serait sa prison et le retiendrait prisonnier jusqu’au matin ? Eh bien, il espérait que oui, Skander n’avait aucunement envie de blesser qui que ce soit ou pire encore. Il était un monstre mais ne tenait pas à en ajouter une couche. Le silence resta de mise jusqu’à ce qu’ils soient enfermé l’un avec l’autre. Jusqu’à ce que la lune se lève, révélant une douleur pire qu’aucune qu’il n’avait jamais ressenti. Puis ce fut le Blackout total.

(...)  Cette sensation étrange d’avoir une énorme gueule de bois. C’était ce à quoi ressemblait un lendemain de pleine lune, à quelque chose près. Parfois il y avait à la place d’un goût de whisky sur les lèvres un goût de sang des plus désagréables. D’animaux la plupart du temps. Ce qui fut le plus étrange pour lui, c’est qu’il se souvenait de cette sensation, cette douleur, cette instabilité. Il s’en souvenait.  En partie. Cette fois-ci la sensation de gueule de bois était belle et bien présente. Mais l’environnement de réveil était bien différent de ce dont il avait l’habitude. D’habitude c’était souvent le sol humide d’une forêt, dont l’approche n’avait rien de confortable. Là, il était confortablement installé, et n’avait pas froid. Il n’oubliait pas qu’il se réveillait dans son plus simple appareil. Tout était différent, il avait l’impression d’être en partie couvert, au chaud et confortablement installé.  Ou pouvait-il se trouver ? Alors qu’il refaisait lentement surface, c’était comme si une partie des questions qui avait parcouru et envahie son esprit depuis son accident trouvaient un sens. Mais aucune de ses réponses n’expliquait pourquoi n’était-il pas au beau milieu d’une forêt. Devait-il être rassuré, ou bien craindre la réponse ? Il se dit qu’il serait peut-être temps d’ouvrir les yeux. Au lendemain de pleine lune, il se dépourvu de tout, et majoritairement de sa baguette. Il ne lui restait généralement qu’à transplaner dans l’appartement des frères Lupin, mais cette idée semblait désormais bien loin, car le monde avait changé, et lui devait probablement être en fuite. Il tenta alors d’ouvrir les yeux, mais la lumière agressive l’en dissuada de prime abord. Puis, une main tendre, douce, familière caressa sa joue. Familière, tout comme cette voix. Familière et à la fois étrangère. « Salut toi. » Elle, Odette, Moody, le souaffle. Deux parts de lui, deux souvenirs bien distincts qui s’affrontaient désormais. Il choisit alors d’ouvrir les yeux, voulant s’assurer la véracité de tout cela.

Un rêve, et la réalité. Voici ce à quoi il pouvait comparer ses souvenirs qui s’entremêlaient dans sa tête. La réalité c’était eux deux s’engueulant au beau milieu d’un couloir quand il était venu prendre des nouvelles de son père, elle qui lui conseillait vivement avec cette arrogance de la jeunesse d’aller se faire aider. Il puait l’alcool à cette époque, l’esprit torturé depuis la mort de Ciena, et la morsure. Il se souvenait d’elle, enceinte, et il s’était permis de la traiter de souaffle alors qu’elle cherchait son père, sans aucun respect. Puis, il y avait le rêve. Leur rencontre, celle où il avait parlé de ses problèmes, de ses doutes. Leur nuit, celle où ils avaient partagé la même nuit, avec passion et ardeur. C’était ça, le rêve. Il avait été un autre homme, l’espace de quelques semaines. Maintenant il avait l’impression d’avoir deux vies dans sa tête. Ces sentiments contradictoire, celui de ne pas supporter sa présence, et celui de l’apprécier. Il posa alors son regard sur le sien. Ce sentiment ne le quittait pas. Il se souvenait avoir détesté ces cheveux, ces yeux, puis les avoir apprécié dans un second temps. Il se souvenait avoir trouvé ces lèvres envoutantes, il se souvenait y avoir gouté, brulantes. Il lâcha alors son regard une seconde, essayant de se relever un peu sur ses coudes. Par Merlin, elle avait pris le soin de le couvrir un peu. Bien que l’idée qu’elle ait pu en voir d’avantage n’était pas étonnant, ni même dérangeant. Ce n’était pas une découverte. « Moody… Odette. » Dit-il essayant de s’asseoir. Jetant un regard à la sorcière. Comment devait-il l’appeler, Moody ou bien Odette ? Il n’en savait fichtrement rien. Moody était froid et impersonnel, Odette laissait entendre plus de chaleur.  « Où suis-je ? » Demanda-t-il le regard fuyant, «  Et où m’as-tu trouvé ? » Deux questions importantes ? Les images telles des flashes défilaient sous ses yeux quand il essayait de se souvenir de cette nuit, essayant de se souvenir s’il avait blessé qui que ce soit. Il la regarda un instant, assis. Il n’eut pas de mal à se retrouver dans cette position, ses blessures ayant été guérie par le monstre, tout comme sa mémoire, visiblement. Ses yeux aciers étaient intriguant, attirants. Il ne pouvait le nier, devait-il rester sur terre, ou se mentir et pourchasser un rêve ? Rester sur terre semblait être la décision la plus sage, après tout, il était un monstre. Il avait fait des choses ces neuf dernières années, certaines qu’il regrettait, avait agi avec violence, et pire encore devenait un monstre une fois par mois. Elle avait eu torts quand elle lui avait dit qu’il n’était pas un monstre. Elle ne savait pas, mais elle se trompait. Il détourna alors le regard. Celui-ci se posa alors sur un parc, une tête blonde plus petite. Ca il l’avait presque oublié, le souaffle. Maintenant, il se souvenait. La présence de l’enfant le persuada alors. Il valait mieux rester ancré dans la réalité plutôt que de chérir un rêve, éphémère. Odette n’avait pas besoin d’un monstre dans sa vie, c’était évident. Pour elle, comme pour son entourage. Il réalisa soudain que quel que soit ce lieu, sa présence n’était pas une bonne chose. Ou qu’en soit les mangemorts, peut être arriveraient-ils à faire le lien entre lui et l’Ordre, ces souvenirs offerts par Odette et abandonné dans sa chambre dans a fuite les mettrait sur la piste. Il ne pouvait pas s’attarder ici, bien qu’au fond il en ai réellement envie. Malgré elle, la présence de la blonde à ses côtés parvenait à le calmer par un étrange miracle. Il avait besoin d’elle, mais ce n’était pas ce que sa raison lui dictait. Entre la raison et la douleur d’y croire.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 1:19

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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Pendant l’espace d’une minute, elle avait eu peur, une peur qui la remplissait de doute. Pourquoi avoir peur pour un sorcier qu’on cherchait. Qu’on cherchait simplement pour obtenir des réponses de lui. De pourquoi ça ? De pourquoi eux ? De pourquoi une nuit ? Odette n’était pas du genre à regretter ce genre de question, mais s’il était parti, c’est qu’il y avait une raison. Elle soupire encore ne caressant sa joue. Elle ne veut pas gâcher tout ça. Elle a peur de se retrouver en face de quelqu’un qui a retrouvé la mémoire. Qu’il soit redevenu le conard puant le whisky. Elle ne veut pas retrouver ce Skander là, non elle a envie de voir une tout autre personne. Et pourtant, elle ne se doute pas qu’il est guéri. Elle soupire, regardant du coin de l’œil Antigone, alors que le Lupin semble de mouvoir dans le canapé. Un mot tendre. Une salutation agréable. Que faut-il dire quand on vous retrouve en pleine forêt, nu et blessé par endroits ? Elle ne savait pas, elle ne se doutait de rien, mais une chose était certaine, elle avait peur, peur qu’il le repousse. Elle avait honte de s’être attachée à un minimum à ce brun. Elle avait peur de n’être que le nom d’une liste. Seigneur qu’elle ne le soit pas. Elle aurait pu pleurer, se mettre en colère en le voyant ouvrir les yeux doucement, mais elle n’en fit rien. Souriant un peu, le saluant, parce qu’elle ne savait pas ce que pourrait réserver le temps et les blessures qu’elle avait encore d’ancrés en elle comme des freins à sa propre évolution. Elle avait peur de toujours voir dans la prochaine personne une sombre image d’Adrien, de ne jamais trouver mieux ou d’avoir peur de refaire sa vie. Pour les enfants, Louise lui disait toujours qu’on avait besoin d’un homme, d’un père même de substitution. Alaric Peakes était inscrit sur le papier des actes de naissance. Antigone et Orion avaient un père. Mais ce père les aimait-il comme leur mère les aimait ? Odette ne savait pas, mais elle n’avait qu’une envie : trouver la personne qui pourrait l’accepter. Une femme avec deux enfants et une réputation comme la sienne n’avait rien d’idéal. Pour n’importe quel homme. C’était condamner une jeunesse et du temps pour l’éducation des enfants. Elle ne voulait faire du mal à personne, longtemps quand elle était chez son père, elle avait pensé à vivre là-bas le reste de ses jours. éduquant ses enfants seules, dans la possibilité la plus totale du coin perdu où Robb vivait. Dans le chalet de son enfance. Mais Odette n’avait pas su s’y résoudre. Son secret était un secret de Peakes désormais. Et qui était mieux placé que cette famille pour garder un secret ? Personne non, car ça faisait plus de trente ans qu’on prenait Alaric pour un sang pur. Odette n’avait plus peur avec eux à ses côtés. Elle savait l’avenir d’Antigone et Orion plus ou moins tranquille. Mais c’était sans compter les penchants Moody de la mère. Instable, folle. Une Moody qui veut se battre dans le fond, mais qui n’en trouve plus le courage.

Ce petit sourire fleurit encore son visage, ses yeux azur toujours penchés sur le visage de l’homme, mais elle se reculent un instant, réveillé pour de bon cette fois. Observant l’espace. Elle se doutait qu’il était déboussolé, c’était un fait, mais que pouvait-elle faire d’autre, elle n’allait pas attendre qu’il se lève dans la forêt. C’était complètement insensé… Mais elle se recule tout juste, observant, en mère poule qu’elle est sa petite jouer avec une peluche de lapin blanc sous le regard intrigué de Bilbo qui avait délaissé ses chevilles. Mais elle ne dit rien, s’attendant à un geste, une parole. Mais elle a tort de s’imaginer ce genre de happy end… Vraiment tort. « Moody… Odette. » Elle grimace, alors qu’il l’appelle par son nom en premier. Elle avait donc raison, un nom de plus sur la liste. Au même moment que lui, elle fuit son regard, le reportant encore sur la petite tête blonde d’Antigone. Elle avait envie de se gifler tant elle avait eu tort de se croire assez importante pour qu’il se souvienne d’elle, comme était autre chose qu’un coup d’un soir. Son cœur s’enserre. Elle veut le gifler lui aussi. Mais il lui avait dit. Elle allait souffrir par sa faute. Il l’avait prévenu elle avait refusé d’écouter. Elle était sotte. Elle était sotte, trop conne pour mériter une attention. Elle passe une main fébrile dans ses cheveux, se décidant à le regarder de nouveau. Elle n’était pas facile à vivre, elle n’était pas facile du tout. C’était une Moody, mais elle savait être tendre, compréhensive, altruiste. Elle savait l’être. Dieu, qu’il la regarde comme la dernière fois. Pitié qu’il l’embrasse. « Où suis-je ? Et où m’as-tu trouvé ? » Elle perdait pied. Elle perdait complètement la notion du temps. Fuyant comme lui ses prunelles noisette. Elle n’avait aucun regret, mais elle avait pensé tant de choses improbables qu’elle se voyait désenchanté par ce ton, ce regard fuyant. La douleur lassante de devoir tout expliquer. Elle l’avait quitté amnésique, tendre et plus doux que d’habitude. Elle le retrouvait dur, fuyant, antipathique. Elle soupire, un long soupir, empli de criantes de tristesse. Mais qui pourrait le comprendre ? Hormis Louise. Après tout, il ne savait toujours pas pourquoi elle avait été admise à Sainte Mangouste. Et tant, mieux, elle n’avait pas envie de paraitre faible, elle voulait être forte, comme sa mère, ne montrer que le positif. Elle tente de sourire. Avec difficulté, comme si elle avait oublié comment le faire. « Je… » Elle avale avec difficulté, se concentrant sur sa gorge. Serrant ses mains entre elle. Posant finalement son regard sur le Lupin, quand elle comprit qu’il observait Antigone. Beaucoup moins détendu encore… Le secret révélé. « Tu te rappelles n’est-ce pas ? » Tu n’es plus comme cette nuit-là. Tu me fais de la peine, tu dois te souvenir, pense-t-elle. Elle baisse les yeux.

Se levant de cette table basse, son point d’observation, elle fait tomber quelques croquis. Elle ne veut pas prendre place à côté de lui. Haussant les épaules en prenant Bilbo contre elle. La petite vie parfaite. Une maison, un chien, un jardin, des enfants. Elle semblait parfaite. Le point d’ombre ? Pas de père, pas de mari. La honte de sa famille. Elle ne dit rien, ne répondant pas à ses questions. Elle ne dit rien. Elle a peur d’affronter son regard. Elle peur de lui dire. Désolé, je t’ai menti, je ne suis pas parfaite, j’ai fait mes erreurs moi aussi. Puis elle lâche le chiot qui retourne vagabonder dans la pièce. Elle entend à l’étage, elle l’entend le second enfant qui pleure. Elle ferme ses yeux dans une grimace qu’il doit voir. La mauvaise mère, la mauvaise amante. La pute, la menteuse. Elle a honte. Elle a honte d’elle. Mais elle ne veut pas le voir partir. Elle ne veut pas qu’il disparaisse. Elle le regarde, ne répondant pas à ses questions. Ouvrant les yeux faiblement. « Reste là, s’il te plait. Je ne peux pas le laisser pleurer. » Elle a la gorge serrée, elle a la gorge sèche. Elle veut le fui, elle veut le tenir contre elle. Mais elle ne peut pas. Il est comme avant. Elle se retourne, et court vers les escaliers, manquant de déraper. Orion pleure. Mauvaise mère, connasse. Mauvaise mère. Elle monte, elle s’essouffle et ouvre la porte. L’enfant pleure. Secoue ses poings. Elle lui murmure des mots doux. Orion, ne pleure pas. Orion, reste tranquille. Mais presque aussi vite qu’elle est montée. Elle redescend. Prenant un t-shirt d’Alaric, un boxer. Ils sont sensiblement la même taille. Elle le sait, c’est elle qui lave le linge tout de même. Mais elle a peur de redescendre, le seconde dans les bras. Elle a peur, et il le sent. Orion pleure encore alors qu’elle pose son pied dans le hall. Deux… Trois blonds dans la même pièce avec un homme qu’elle semblait apprécier. Elle ne voulait pas le décevoir, pas lui faire peur. Elle étouffe une plainte, un sanglot sourd en embrassant le crâne de son second né. Entrant dans le salon. Jetant sur les genoux du Lupin les vêtements qu’elle avait trouvés à l’étage. Elle n’a pas besoin de parler pour lui faire comprendre qu’il ferait mieux de le faire, sans quoi elle serait l’habillé de ses propres mains. Elle a deux gosses, elle serait bien vêtir un grand garçon. Elle n’était pas conne. Mais dans un rocking-chair à côté du canapé, elle s’installe, alors que le garçonnet dans ses bras semble se calmer. Son petit garçon, son cher petit garçon. Mère de merde. Mauvaise mère, tu as eu honte d’eux, tu ne lui as rien dit. Tu ne lui as rien dit. Tu as eu honte, retournes te cacher. Ne le cherche plus. Tu ne le mérites pas de toute façon. Elle garde une main dans le mot d’Orion.

« Chez moi. » Elle le regarde de nouveau. « Tu es chez moi, à Godric’ s Hollow. » Elle parle faiblement lentement. Elle a honte, elle a peur qu’il parte. « Et… Je t’ai trouvé comme ça, dans la forêt. » Comment l’avait-elle trouvé ? Comment parce qu’un chiot avait décidé que c’était le destin, il avait décidé que c’était elle qui devait tomber sur lui et pas des raffleurs. « Et c’est… Enfin mon chien. Perdu cette nuit, qui t’as tenu compagnie à la place d’une bande de raffleurs. » Dit-elle avec une pointe d’amertume dans la voix. Mais elle ne voulait pas s’étaler, elle ne voulait pas dire plus. Elle ne voulait pas se faire plus de mal. Orion remue, il se calme trop doucement. Elle observe son fils, puis le Lupin. « Tu veux un café, de l’eau. Tu sembles mal en point. » Elle ne sait pas si elle doit être douce, froide, chaleureuse ou cassante. Elle ne sait pas. Elle a peur d’être perdue dans la réalité. Elle a peur de rechuter. Elle n’a pas pris ses comprimés. Elle ne prend rien de toute façon. Elle ne veut rien prendre, elle veut guérir sans la magie. Mais elle n’est que le nom d’une liste. Elle a peur. Elle tremble. Elle murmure à la petite chose remuant dans ses bras. « Chut mon cœur, chut. » Elle regarde Antigone, tout en se balançant avec son frère. Bilbo joue avec elle. Deux enfants d’une race diffèrent et pourtant, ce Chiot n’est pas farouche pour deux sous. Il est affectueux. Le temps s’écoule. Elle ne veut pas qu’il parte. Elle veut qu’ils s’expliquent diverses choses. Puis elle lâche faiblement. « Je suis désolée… » Oui, elle l’était d’avoir couché avec lui en lui cachant qu’elle était maman. Elle était désolée d’avoir caché sa nature. Elle était désolée. Terriblement désolée. Mais elle avait envie de savoir ce qu’il faisait là dans, ses bois, juste derrière chez elle. Elle sourit alors Orion tire sur une de ses mèches de cheveux blonds. Elle sourit, fièrement d’avoir un enfant, ne se souciant que du regard azur, de son regard sur le sien. Puis elle reporte ça sur celui de cet invité mystère. « Si ça peut alléger ta conscience pour la dernière… fois. Il n’y a pas de mari. » Elle se sentait obligée de se justifier. Elle était fidèle. Et si sa fidélité devait à sa peau mate, à ses yeux noisette, sans aucun retour, qu’importe. Elle souffrait, elle avait l’habitude. Elle savait ce que ça faisait. « Mais. Et toi ? Je peux savoir ce que tu faisais dans une forêt, nu qui plus est. » Une pointe de jalousie dans la voix. Si la tristesse et l’envie de se complaindre en excuse étaient trop fortes, elle aurait pu deviner ce qu’il faisait là. Elle aurait pu prévoir.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 16:48

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1821 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Maintenant, tout était différent. Ce sentiment étranger en la regardant. Il avait préféré faire fuir son regard plutôt que de l’affronter, comme si croiser ces deux billes bleues aurait rendu leur histoire réelle. Pourtant, réelle, elle l’était. C’était réel, il s’en souvenait mais la lumière sur leur passé commun, sur ce qu’il était vraiment mettait en danger ce qui avait pu naître, il le savait. « Je… » Articula-t-elle, tandis que le sorcier posait son regard sur cette histoire de souaffle. Une tête blonde de quelques mois tout au plus qui déjà laissait deviner qu’elle partagerait beaucoup avec sa mère, ses cheveux et ses yeux. « Tu te rappelles n’est-ce pas ? » Il se rappelait. De tout, du bon, de l’excellent, du mauvais et du catastrophique. Il détourna alors son regard de l’enfant, le reposant sur sa mère. Dans son esprit, ces mots semblaient à la fois logique, mais tellement déroutant. Les enfants, c’était un mode inconnu, il n’avait jamais fréquenté de gamin sauf le fils d’Ekaterina, la fille de Beatrix, mais des bébés, c’était rare. Quand il croisa finalement son regard, ce fut bref, éphémère et douloureux. Douloureux par la brièveté de l’instant. Aussitôt l’avait-elle croisé qu’elle se levait, fuyant à son tour son regard. Il se souvenait, et c’était peut-être ce qu’il y avait de pire. Il aurait voulu ne jamais se souvenir du mal qu’il avait pu lui faire en la traitant de souaffle, entre autre. Il aurait réellement voulu. Mais il était ainsi, arrogant, si effronté, ratant la plupart des relations humaines qu’il pouvait avoir la chance d’effleurer du bout des doigts. Il ne répondit rien. Elle attrapa alors un petit bout de chien. Une maison, un chien, un gosse, avait-il eu à faire avec la parfaite femme de maison ? Il se demandait. Il resta muet, tandis qu’elle dit, la gorge serrée. Cela se trahissait dans sa voix. « Reste là, s’il te plait. Je ne peux pas le laisser pleurer. »  Il reste une nouvelle fois muet. Cela beaucoup d’information d’un coup. Le voilà qui se retrouve seul avec un chien et un bébé. Il trouvait tout à coup le chien plus familier que la tête blonde dans son parc.il détourna son regard, le laissant divaguer dans la pièce. Où était-il ? Chez elle, une idée encore pire traversa son esprit : chez elle et son époux. Après tout, deux enfants et un chien, il ne manquait qu’une personne pour parfaire ce tableau idyllique.  Il reposa son regard sur l’enfant. C’était un monde étranger, qu’il avait aspiré à connaitre une fois, cette seule fois dans sa vie où il avait été capable d’imaginer un après, une continuité à une relation. Mais c’était encore une fois, lui ses non-dits et sa fierté qui avaient tout fichu par terre.  Cette fois-ci, tout semblait déjà fichu par terre. Ils avaient un passif, un passé, des désaccords, des accords, et maintenant il avait l’impression qu’il y avait un fossé entre eux, alors qu’ils avaient été si proches récemment. Lui avait omis son passé parce qu’il en ignorait tout, mais elle avait omis des choses consciemment.  Quelques instants plus tard, elle entre dans le salon, une seconde tête blonde dans les bras. Il n’était pas expert dans ce domaine mais cette tête blonde et la première qui jouait tranquillement dans son parc semblaient avoir sensiblement le même âge, peut-être de jumeaux. Il se garda de poser cette question. C’est alors qu’elle lui jette sur ses genoux (couverts) un t-shirt et un boxer. Il y avait donc un homme dans cette maison. Cela semblait logique, et pour Skander ce fut une sensation étrange, comme s’il avait senti une pointe de tristesse ou de jalousie poindre. Balayé aussitôt qu’il s’en était rendu compte, quand il fuyait son regard. Tandis qu’elle s’installe avec un autre bébé dans les bras, il décide qu’il est temps de s’habiller. Sans se découvrir, bon dieu il y avait des enfants. Il enfila le boxer, puis le t-shirt. Ça y est. C’était fait.

Elle daigna lui parler, tandis que lui restait muet. Elle répondait alors à ses questions, « Chez moi. »  Chez elle, jusqu’ici celui lui avait plutôt paru évident. Il aurait pu croire qu’elle était la nourrice de ces deux têtes blondes, mais ces trois-là partageaient trop de point en commun pour ne pas être de la même famille. C’était évident. Il voyait la ressemblance entre la mère et ses enfants. « Tu es chez moi, à Godric’ s Hollow. » C’était bien trop proche du monde des sorciers. Lothar aurait dû choisir son point de chute pour la Pleine Lune bien plus à l’écart du village sorcier. Si ce n’était pas Odette qui lui était tombé dessus, les conséquences auraient pu être gravissimes. Mais maintenant il se souvenait pourquoi son frère le haïssait tant. Et il le comprenait, mais ne regrettait pas. Ce qui était fait est fait. Si des mangemorts l’avaient trouvé, il ne serait pas aussi apaisé et serein. Enfin, là, il ne l’était pas réellement. « Et… Je t’ai trouvé comme ça, dans la forêt. » Oui, évidemment. Dans la forêt, la pleine lune. Il avait été nu. Forcément. Cela faisait sens. Il n’était pas gêné le moins du monde de fait qu’elle ait pu le voir nu une fois encore. En revanche, avait-elle compris pourquoi s’était-il retrouvé dans cette forêt, nu, au petit matin ? Il en doutait, car sinon elle ne laisserait pas en présence d’enfant. « Et c’est… Enfin mon chien. Perdu cette nuit, qui t’as tenu compagnie à la place d’une bande de raffleurs. » Alors il ne devait son salut qu’à une boule de poils ? Mais elle disait vrai, si une bande de raffleur avait mis la main sur lui, il n’était qu’une question de temps avant que sa tête ne soit mise à prix, et que son visage soit placardé à la manière d’un criminel aux côtés d’autres têtes familières de l’Ordre sur le chemin de traverse. Il la regarda alors, elle ou le bébé, il ne saurait dire. « Tu veux un café, de l’eau. Tu sembles mal en point. » Son regard croise alors le sien. Il n’arriverait sans doute rien à avaler. Les lendemains de pleine lune étaient difficile, pire encore que le lendemain d’une soirée bien arrosée avec les membres de l’Ordre. Et pourtant. A peine eut-il croisé son regard, qu’elle le détourne sur ses enfants. Murmurant alors à cette petite crevette dans ses bras quelques choses d’inaudible. Il ne put s’empêcher de penser qu’elle savait s’y prendre. Mais deux, c’était du travail – du moins il imaginait.  Il n’avait pas souvenir d’avoir déjà eu un bébé dans ses bras, son petit frère quelques années plus tôt, mais c’était désormais bien lointain. Odette avait réussi à le rendre muet. Elle avait réussi à l’empêcher de parler, mais deux enfants, un chien, une maison et sans doute un mari, cela faisait beaucoup à avaler d’un coup. Pourquoi trouvait-il cela si dur à avaler d’un coup ? Il n’avait jamais été du genre à s’attacher à ces choses-là. Il n’avait jamais été du genre à s’attacher tout court. Pourtant, avec Odette il devait se battre avec lui-même pour y renoncer. « Je suis désolée… » Désolée ? Il leva les yeux vers elle. Elle était aux prises avec un petit garçon jouant avec une de ses mèches de cheveux. Skander laissa un sourire très bref se dessiner sur ses lèvres, et dès qu’elle reporta son attention sur lui, il le fit disparaitre. Refusant d’être ainsi. « Si ça peut alléger ta conscience pour la dernière… fois. Il n’y a pas de mari. » Pas de mari. Il ne s’était pas attendu à entre cela, là, maintenant tout de suite. Il resta alors muet, le regard plongé dans le sien. Néanmoins surprit par tant de franchise. Quand bien aurait-elle été mariée, il n’avait jamais le genre qui s’encombrait d’une conscience pour ces choses-là. C’était peut-être avant. Il refuserait de l’avouer, mais l’idée qu’il n’y pas de mari était plutôt rassurante. Mais ces deux têtes blondes devaient bien avoir un père, Skander ne croyait pas à l’immaculée conception. « Mais. Et toi ? Je peux savoir ce que tu faisais dans une forêt, nu qui plus est. » Ça c’était une bonne question. Il avait la réponse mais n’était pas certain de vouloir la donner.

Vêtu, il était soudainement plus à l’aise. Pas qu’il le soit en sa présence, c’était plutôt celle des deux petites têtes blondes qui l’avait mis mal à l’aise. Soudainement le chien semblait être la personne qui le mettait le plus à l’aise. Un truc de loup garou, peut-être. « Ne sois pas désolé, on a tous nos secrets. » Dit-il alors essayant de paraitre le plus détaché possible ; habituellement c’était si facile de se foutre de tout, mais elle rendait la chose bien plus difficile qu’il ne l’aurait imaginé. Lui aussi avait ses secrets, bien plus noirs que les siens, bien plus sanglants, sa condition, son allégeance, tout ceci avait été omis, également. Premièrement il ne se souvenait pas avoir été mordu par un loup garou, il ne se souvenait pas avoir été ce genre de monstre la dernière fois qu’il l’avait vu. Il avait laissé tombé ses défenses quand elle lui avait dit qu’il n’avait rien d’un monstre, maintenant il savait qu’elle se trompait. Honnêtement il aurait été la croire. Il aurait aimé était un gentil garçon une fois sans sa vie mais il n’était rien d’autre qu’un vaurien.  Peut-être était-il un gentil vaurien, mais il se donnait beaucoup de mal pour ne pas le paraitre. Il avait du mal à se foutre d’elle, d’être réellement détacher. Malgré ses souvenirs, malgré leurs différents, il n’était pas certain d’arriver à agir comme avant. La détester, la rabaisser était la solution de facilité, celle qu’il aurait choisi avec regrets, mais parce que c’était la bonne chose à faire. Il ne pouvait pas décemment espérer quelque chose. Il était un monstre, il n’y avait décemment rien qu’il pouvait espérer. « Ca va, merci, j’ai besoin de rien. » Ce n’était pas froid, ni même arrogant, c’était plutôt dans un souffle. Il n’avait ni besoin d’eau, ni de café. La seule chose qu’il pourrait avaler n’était certainement pas la bonne solution. Des semaines sans ses souvenirs, aucune goutte d’alcool, et le voilà qu’à la première pleine lune il se retrouvait à vouloir replonger, comme si l’alcool inhibait la douleur. Peut-être inhiberait-elle les émotions ? Il s’étonna d’avoir lâché un « merci ». Jamais Skander n’aurait dit merci à la sorcière, tout comme jamais il se serait excusé, chose qu’il avait fait la dernière fois. Le Skander qu’elle avait rencontré à Ste Mangouste n’était pas totalement absent, il était toujours présent, il l’avait toujours été. Il se donnait juste beaucoup de mal à le cacher. Comme si être humain le rendait faible. Il avait des responsabilités, il ne pouvait pas se permettre d’être faible. « Merci pour les vêtements de celui qui n’est pas le mari. » C’était sorti tout seul. Il avait toujours été sarcastique. Il ne pouvait pas s’en empêcher. Il n’était pas dupe, elle ne vivait pas seule. Ces enfants avaient un père, certes il n’était peut-être pas son mari. Il y avait quelqu’un, elle n’avait pas sorti ces vêtements de nul part. Soudainement l’idée qu’un homme partage sa vie lui semblait dérangeante. Il ne sut se l’expliquer mais c’était le cas.  Comme s’il n’avait pas envie de la partager.

Il ne pouvait rester. Il n’en avait pas le droit. Il ne savait pas quoi penser d’elle. A la fois éternellement accroché à son regard, et une seconde partie de lui n’avait pas envie d’avoir à faire avec elle, qu’elle reste avec ses enfants et sa vie parfaite. Si elle avait réussi à construire une vie dans ce chaos, il ne pouvait lui en vouloir, lui avait échoué en beauté sur toute la ligne. A chaque fois. Mais le monstre qu’il était devait partir – dieu sait dans quel camp pouvait-elle se trouvé, ou pire l’homme dont il portait les vêtements. Concernant Odette, il doutait que le père de celle-ci l’ait laissé embrasser ce que Skander assimilait au côté obscur si facilement.   Il amorça alors un mouvement pour se lever. Il était certes habillé, mais par complètement. « Quand bien même tu aurais été mariée… » Il marqua une pause, « Je n’aurais pas regretté, pas ça, pas… » Nous ? Il fut incapable de laisser ce pauvre petit mot sortir. Il était toujours incapable de laisser sortir ce qu’il avait sur le cœur. En fait, il ne savait même de quoi il en retournait lui-même. Il avait apprécié ce moment, sa présence, ses caresses, l’odeur de sa peau, de ses cheveux. Il avait tout aimé. Il était juste incapable de s’en rendre compte alors de l’admettre, c’était mission impossible.  Il fallait qu’il reste concentré. « Je… » Commença-t-il, espérant répondre à sa dernière question. Il ne pouvait pas décemment dire qu’il était un loup garou. Du moins, cela demeurait une option s’il voulait l’éloigner définitivement, il pourrait compter sur l’instinct de protection de la mère qu’elle était.  Il ne pouvait pas. L’idée de ne plus la revoir à cause de cela semblait soudainement insupportable. Il méprisait cette part de lui-même qui avait détesté cette sorcière et qui la détestait encore.  « Si je te le disais, tu… » Il poussa un soupire plus tourné contre lui-même. Par quelle ruse avait-elle réussi à le faire bafouiller. « Tu serais en danger. » C’était plus ou moins cela. Elle serait plus horrifiée qu’en danger. Même dans l’ignorant elle était en danger. Mais si elle était au courant de trop de chose à son compte, peut être que c’était cela qui pourrait la mettre en danger. Il ne voulait pas la blesser, il ne voulait pas lui faire de mal. Mais il ne pouvait pas le lui promettre. Mais ça, il le lui avait déjà dit la dernière fois. Elle avait dit qu’elle n’avait besoin d’aucune promesse, mais Skander avait appris à se méfier des femmes qui ne demandaient rien.  Désormais debout, il la regardait pouponner. Ne sachant pas très bien s’il devait oser croiser son regard, ou pas. Depuis cette nuit, combien de fois avait-il pensé à ces prunelles bleues ? Trop de fois sans doute.



It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 21:52

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1249 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

L’affrontement n’était pas quelque chose qu’elle voulait chercher. Non, elle avait fui tant de temps dans sa vie. Elle pouvait bien le faire une nouvelle fois. Cacher ce qu’elle pensait de lui au plus profond d’elle. Elle n’avait pas envie de cacher ce qu’elle pensait. Mais elle n’avait pas la force de le montrer. Ne pars pas. Même vêtue, elle se fiche. Elle se fiche des enfants, elle se fiche de sa petite vie au sein de la famille Peakes. Pitié qu’elle s’en fou. Elle sait juste qu’aujourd’hui, elle n’arrive pas à le regarder en face, qu’elle a honte d’elle, qu’elle a honte de ce qu’elle est devenue. Odette n’est plus la Moody qu’il avait connue avant, pas celle avec le franc parlé, pas celle avec ses idées biens ancrés. Elle était une pauvre fuyarde. Elle avait mal au cœur de se voir dépérir ainsi. Elle voulait qu’il la prenne dans ses bras. Qu’il dise que tout irait bien, mais à la place, ils s’évitaient du regard. Ils constataient avec peur, avec déception. Que la vie de l’autre n’était pas comme ils l’avaient dépeinte. Elle avait menti. Elle avait omis de parler de tout ça. De la maison, du chien, des enfants, des Peakes. Elle avait voulu effacer sa vie pour en créer une meilleure dans des bras qu’elle n’avait connus qu’une nuit. Elle s’était prise à rêver à ce que pourrait être une vie aux côtés d’une autre personne. Elle tombait violemment de son piédestal. Elle avait mal. Oiseau à qui on coupe les ailes. Mais elle devait s’accrocher. S’attacher à la vie qu’elle avait mise au monde. Elle devait s’attacher à ses enfants, à la lumière brillante qu’ils avaient amenée dans sa vie, elle devait s’empêcher de sombre. Elle devait souffrir en silence garder le sourire. Lui dire que ce n’était pas grave, que tout irait bien sans ses bras. Qu’elle n’avait pas besoin de lui ! Qu’elle était forte, indépendante ! Grands airs qu’elle n’arriverait pas à tenir longtemps. Elle était en proie à ses démons. Mais pourrait-il lui demander de souffrir en silence ? Sans doute, si c’était l’ancien Skander, il n’aurait pas de peine à la faire souffrir avec ses mots. Elle le savait, elle le savait, mais voulait se voiler les yeux. Elle voulait garder ses blessures pour elle. Comme un jardin secret. Elle ne voulait pas lui donner raison, pas le monstre qu’il prétendait être. Elle serre Orion, contre elle, il semble calmer, il semble qu’elle arrive à contenir suffisamment ses angoisses pour que le petit ne sente rien. Elle soupire, elle ne le regarde pas, elle ne voit pas le petit sourire qui habite son visage l‘instant où il voit Orion jouer avec une de ses mèches blondes. Elle ne voit pas les signes encourageants, elle s’enferme dans cette boite noire de sentiments négatifs. Elle ne devrait pas, mais elle se contente d’attendre. Berçant son fils. Elle se contente de se raccrocher à eux. Elle ne veut finalement pas avoir de réponse, elle a peur de ce qu’elle pourrait entendre. Elle a mal de le voir comme un étranger, si mal…

Elle avait mal à l’intérieur d’elle-même. Mais quand Orion fut enfin calmé, qu’il lâchait ses cheveux, elle se leva à son tour. Déposant le nourrisson dans le même parc que sa sœur. Elle le fuyait, elle ne faisait que ça. Alors que depuis des jours, elle n’attendait qu’un signe de lui. Un signe pour qu’on lui dise : Je ne t’ai pas oublié. Et aujourd’hui, ils étaient des étrangers. « Ne sois pas désolé, on a tous nos secrets. » Répondit loin, très loin d’elle. Elle ne veut pas se retourner, elle ne veut pas le regarder. Des secrets, oh oui, elle en a des tonnes. Des choses qu’on ne peut pas dire sans mettre en danger l’autre. Elle ne voulait pas le mettre en danger. Non, elle avait toujours gardé pour elle pour ne pas le voir fuir, pour ne pas le mettre dans une confidence plus grosse qu’elle. Elle avait mal, si mal d’avoir tout caché. Le coin de ses yeux perlant alors qu’elle ne le voulait. Le coin de ses yeux larmoyants, elle posa une main sur le sol pour se donner la force de se lever. Si mal, elle avait si mal d’avoir caché les deux soleils de sa vie. Elle était si mal. Mais, elle était là muette à ses dires. Que pouvait-elle répondre de toute façon, qu’elle était désolée, qu’elle n’aurait pas dû lui cacher ça. Pourquoi, parce qu’ils avaient simplement couché ensemble ? Juste ça. Oui, juste ça. À vouloir se préserver, à vouloir garder ses secrets, elle était mise au pied du mur. Mais debout de nouveau, elle repose son regard sur lui. De dos, il est encore séduisant. Même quand il lui dit simplement. « Ça va, merci, j’ai besoin de rien. » Mais elle n’avait-elle pas besoin de quelque chose ? N’avait-elle pas besoin de réponse. Si elle, en avait besoin, mais était-il disposé à lui donner quelques raisons à sa présence dans les bois. Était-il prêt à lui dire qu’il avait envie de la reprendre contre lui. Elle sèche ses larmes naissantes. Elle a mal Odette. Elle a mal d’un mal qu’elle ne comprend pas. Qu’elle refuse de comprendre. Car elle tellement besoin de lui, tellement besoin d’une étreinte, qu’il lui dise que tout irait bien malgré tout ça. Finalement, elle voulait entendre des mots qui lui faisaient peur. L’attachement, la possession. Elle avait peur de ça. Trop peur pour se l’avouer. « Merci pour les vêtements de celui qui n’est pas le mari. » Elle se gifle mentalement. Elle se serait giflée vraiment, mais à la place, son poing s’abattant dans le mur à côté d’elle. Dans un bruit assourdissant, qui pourtant ne fait pas pleurer Orion et Antigone, mais qui fait juste réagir Bilbo. Des aboiements aigus qui font finalement rire les deux petites blondes, alors que la mère souffre, ses phalanges ensanglantées par le contact d’un cadre présent sur le mur. Qu’il se taise. Elle n’était pas mariée. Elle pourrait lui promettre tous les jours de sa vie. Elle pourrait le faire.

Mais semble-t-il simplement remarquer son accès de colère. Le voit-il sans rien dire. Peut-être bien. Mais elle ne tremble que de colère. Comment pourrait-il croire qu’elle aimait quelqu’un, se jetant dans les bras d’un autre lors d’une nuit. Purement Moody, elle n’est que le reflet de l’ancienne Odette. La petite femme au sang chaud qu’elle était avant. Finalement, elle arrive à retrouver son regard. Le sien noir de reproches. Elle est colérique, mais qu’on ne mette pas ce qu’elle fait en doute. Elle est fidèle, ce n’est pas une gourgandine. Puis s’amorçant un mouvement pour se lever. Elle se rapprocha du canapé, entendant ce qu’il avait à dire. « Quand bien même tu aurais été mariée… » Elle s’apprête à lui dire ce qu’elle veut dire, mais elle se retient, par la pause qu’il marque, retenant son propre souffle. « Je n’aurais pas regretté, pas ça, pas… » Son cœur loupe un battement. Son regard plus clair. L’acier azuré de ses semble bien plus enclin à la clémence. Mais elle n’oublie pas la remarque acérée qu’il avait prononcée. « Je… » Tu ? Elle ne répondait pas ses phrases, juste pendue à ses lèvres. « Si je te le disais, tu… Tu serais en danger. » En danger. Elle ricane, comment pourrait-elle être en danger ? Ce n’est pas méchant, elle ne se doute pas de ce qui l’attend. Mais la blonde pose une main sur l’épaule du Lupin le forçant à rependre place pour un moment. Le sang de ses doigts tachant un peu plus le vêtement d’Alaric. Elle se fichait de ce qu’il pourrait dire, mais faisant désormais face à cet homme qu’elle avait étreint avec passion. Sa main partit toute seul rencontrer sa joue. Les yeux toujours pleins d’une colère d’une tristesse bien marquée. Elle siffle, comme une plainte sourde. « Ta remarque n’avait même pas à être prononcée. » Celle sur le mari qu’elle n’avait pas. Non, elle n’en avait pas. Mais sa main chaude par le contact de sa peau. Ce contact était différent, mais il l’avait bien mérité. Oui, il se souvenait, elle n’avait plus aucun doute sur ça. « Que ce soit clair Skander, je ne suis pas une menteuse. Pas besoin d’enfoncer le couteau dans la plaie que j’ai ouverte toute seule en gardant mes secrets. Mais, je… » Je savais que ça te ferait peur de te dire que j’étais une femme avec deux enfants. Elle baisse les yeux, puis les lève au ciel. Elle ne sait pas comment lui dire qu’il ne voulait pas qu’il parte. Non, elle ne sait pas comment développer le fond de sa pensée. Parce qu’elle a peur de le perdre. Elle se l’avoue, comme ses yeux se détournent une nouvelle fois de lui. Elle a peur de le perdre. Par quelle magie, Odette Moody a-t-elle peur de perdre Skander Lupin ? Par quel miracle cela est-il possible ? Elle ne le sait pas encore, mais elle n’a pas envie de la perdre, non, elle ne veut pas. Comme avant qu’il ne se lève, elle s’assoit face à lui dur la table basse. Croissant ses doigts entre eux sur le bas de son ventre. Elle ne souffrait que de sa propre bêtise. Mais elle avait tellement cru. « Alors même, si tu avais regretté. Moi… Je ne regrette pas. » Dit-elle baissant le regard. Dieu, qu’il la touche qu’il lui dise. Ne pars pas. « Je ne veux juste pas que tu crois que… J’ai été lâche de cacher… de les cacher. Ils doivent l’être de toute façon. » Mère poule, mère lionne trop protectrice pour que quelqu’un comprenne vraiment l’enjeu de leur naissance. Puis, elle pose une main sur le genou du Lupin. Comme pour lui faire comprendre que son silence fait mal. Mais que ce n’est pas sa faute. Cette situation, c’est tout de la faute d’Odette. Elle ne voulait pas le gifler, mais il l’avait mérité. Parler du père des enfants, du mari qu’elle aurait pu avoir, ça la mettait dans une rage folle. Toujours, même Alaric ne s’y risquait pas.

Puis, il avait eu cette attitude protectrice envers elle. Cette attitude de ne pas vouloir la mettre en danger une seconde fois. Loin du monstre comme il avait dit à Sainte Mangouste. Elle sourit faiblement. « Et de toute façon, rien ne pourra me mettre plus en danger que des secrets… » Odette hausse les épaules. Elle ne sait pas ce que sa réponse va engendrer dans son cœur. Elle pose un regard sur ses enfants, bien installer à jouer avec tout ce qui leur passait sous la main. Puis elle reprend le contrôle d’elle-même plongeant son regard azur dans les billes noisette du Lupin. « J’en connais un rayon en chose qui vous mette en danger. Donc, crois-moi cette fois… C’est toi. Qui est en danger ici, certainement pas moi. » Puis, elle l’observe un peu plus, plus tendrement, elle n’a pas envie de répondre à ses questions, mais elle voudrait des réponses aux siennes. Des questions qu’elle a peur de poser. Donc, Odette ne le fait pas s’attardant sur son visage. Elle s’y attarde y jouant sa vie, y jouant de longues minutes. Elle a envie de l’embrasser sans que le moment ne s’y prête. Puis son cœur re-loupe un battement. Elle comprend finalement. Elle comprend ce qu’elle ne voulait pas comprendre. Détourne son regard de son visage, elle regarde ses mains. Ces mains blanches déjà bien tâchées d’un sang invisible qu’elle ne voyait plus que comme une malédiction. Elle pourrait se prendre sa tête dans les mains. Elle ne veut pas avoir son sang sur les mains. Mais elle ne veut pas qu’il parte, comme drogué à cet homme. Non, elle ne veut pas. Elle ferme les yeux, s’enfermant dans ses sombres pensées. Elle a laissé mourir ses amis dans ce chalet à ses vingt-quatre ans, elle a laissé mourir Adrien à ses vingt-sept ans. Sans jamais rien pouvoir faire. Elle devait le laisser partir, elle devait le laisser vivre lui au moins. Elle n’avait pas le droit de le priver de sa vie, de l’enfermer dans cette spirale de décès qu’elle créait sur son passage. Elle refusait de le mettre en danger par sa simple présence. Elle le refusait maintenant. Qu’il reste, mais loin d’elle. En vie, loin de sa malédiction. Elle veut entendre ce qu’il a à dire, mais elle veut qu’il parte ensuite. Sans que jamais il ne sorte de sa tête. Elle ne loupe pas de battements de cœurs, elle ne sourit pas, elle ne pense pas à lui impunément. Elle refusait de la perdre pour une simple et bonne raison qu’elle ne voulait pas s’avouer. Puis elle ouvre de nouveau les yeux, les posant sur son visage. Et quel visage, elle a tellement envie de le toucher. Mais se ravise. Elle a peur de le toucher et qu’il disparaisse comme un mirage. Elle a peur de le perdre juste là, devant elle. Elle a peur qu’il parte, mais elle veut le protéger d’elle. Elle ne veut pas le voir souffrir par sa faute, elle refuse de la voir mourir. Pour une simple et bonne raison, qui s’impose brutalement dans son esprit. Une simple raison qui lui faisait peur, qui ne devait pas être un frein, mais elle avait peur de se le dire à elle-même. Elle avait peur de s’entendre penser, que petit à petite à force de le chercher, à force de l’espéré, elle tombait petit à petit amoureuse de lui.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 23:32

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1821 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Dire que tout était désormais clair dans sa tête était une vaste plaisanterie, encore un mensonge. Il avait l’impression d’avoir retrouvé ces neuf années qui avaient disparues de sa tête. Le croisement des informations lui paraissait nécessaire. Mais difficile. Il réalisait qu’il s’était cru le meurtrier de Ciena des jours alors qu’il n’en était rien, il avait juste été incapable de guérir des blessures trop profonde, incapable d’ouvrir son cœur dans ces derniers instants, incapable de soulager sa peine et sa douleur. Il en avait été incapable, réalisant qu’il avait vécu sur les remords de cet instant pendant neuf ans, comme si n’avoir rien dit de son vivant l’avait enchainé à elle, jusque dans la mort, jusqu’à sa propre mort. La perdre une « seconde fois » avait soudainement rendu la peine vraie, la perte concrète, et la douleur réelle. Neuf années à la regretter, cette seconde épreuve lui avait fait comprendre qu’il avait vécu sur des regrets, cherchant une chimère, un fantôme. Il s’était privé d’attache et d’émotion, comme si cela avait été la meilleure décision à prendre, comme si anesthésié ces dernières l’aiderait à aller de l’avant. Au contraire, refuser les émotions, refuser la peine, refuser la douleur de la perte, refuser d’admettre que tout ceci n’avait été qu’une dernière fois, cela l’avait cantonné à un passé, à un être sans cœur, qui s’était perdu neuf ans, et qui avait commencé à retrouver sa voie sur la fin. C’était l’Ordre qui l’avait sauvé, il le réalisait maintenant. C’était cette famille qu’il avait découvert, chacun d’entre eux était unique, particulier, faisant la force de leur équipe. Bien sûr, il regrettait quelques-unes de ses actions. Avec ces façon nouvelle de jeter un regard sur sa vie, sur ses choix, peut être cesserait il de vivre dans le passé, peut être accepterait-il de parler de ses blessures, de les panser. Fallait-il encore qu’il ait les idées claires. Il n’avait pas bu depuis assez longtemps pour en être rassuré, presque fier, comme si son accident avait eu un effet de sevrage. Mais son esprit n’était pas clair pour autant il avait l’impression d’avoir deux vies qui s’affrontaient dans sa mémoire, comme si ces dernières semaines étaient oniriques. Il n’avait pas été lui-même, ou au contraire avait-il été celui qu’il était au fond, dépourvu de ses obligations, de ses tourments, celui qui pensait à lui, enfin après toutes ces années. Il y avait vécu l’enfer en croyant avoir tué Ciena, il avait vécu un moment inoubliable avec Odette. Durant neuf années il avait eu cette impression de vivre en enfer, trouvant quelques moments inoubliables, des rencontres importantes, d’autre plus étrange. Après tout ce qu’ils avaient perdu, il avait eu quelques bons moments, il devait l’admettre. Peut-être ne devait-il conserver que les bons moments pour aller de l’avant ? Peut-on réellement choisir ce que l’on garde et ce qui disparait ? Si seulement c’était le cas, Skander ne garderait que les bons moments, il ne garderait que ce qui l’avait rendu heureux, ou bien. Il oublierait la bête, les peines, la violence, ces choses que l’on doit faire pour survivre, celles que l’on tente d’oublier, ou bien dont on essaye de se persuadé que c’était la bonne chose à faire. Maintenant que c’était le bordel dans sa tête, il enviait les milles questions sans réponses des dernière semaines qu’un regard azure avait parvenu à faire taire l’espace d’une nuit. Maintenant il savait que la recette ne serait pas aussi simple. Et pourtant, il suffisait peut être simplement d’y croire.

Il était un connard, et il le savait. Plus d’une fois, il s’en était même amusé. Avec elle, il se devait de l’être, il l’avait été par le passé. Comme si être le pire connard du monde la repousserait si elle tentait de s’approcher de lui. Etre un salopard pour la protéger, c’était stupide, mais jusqu’ici cela lui avait permis de n’avoir personne de proche dans son entourage, gardant les personnes ne craignant rien de sa lycanthropie. Lothar, Ombeline, et Aries – la malédiction Lupine faisant déjà parti de leur Karma, il ne pouvait pas leur faire de mal sur ce point. Il pouvait hélas trouver mille et une façons de leur faire du mal, son frère en était la preuve. Il se souvenait de ce regard haineux, certes, Skander avait été un pont trop loin. Mais dépasser les limites, le pousser à partir n’était-ce pas une raison pour le sauver de l’Ordre avant qu’il n’y perde la vie ? Lothar n’avait rien d’un héros, il n’était pas courageux, ça Skander le savait, c’était comme s’il avait l’impression que son frère s’investissait dans l’Ordre par convention, par conviction, sans en avoir la force. Si être un connard pouvait sauver des vies, alors, qu’il en soit ainsi. Partir sans plis d’explication serait la fin parfaite pour la repousser définitivement, et la sauver. Debout, sur le départ, il l’avait regardé poser la seconde tête blonde à côté de sa sœur dans le parc. C’était sans compter sur la volonté de la sorcière, qui en posant sa main sur son épaule réussi à lui faire prendre place de nouveau. Par quel sortilège y parvenait-elle ? Lui qui n’aimait n’en faire qu’à sa tête. Le voilà bien faible, face à elle – il fallait que cela cesse.  La suite laissa Skander muré dans son silence. Le contact claquant de la main de la blonde avec sa joue fut une rencontre brutale, électrique, loin des échanges physiques qu’ils avaient pu avoir jadis, faisant d’avantage écho à leur relation tumultueuse d’avant. Avant qu’il ne réalise qu’elle n’était pas ce qu’il croyait. « Ta remarque n’avait même pas à être prononcée. » Ça il le savait. Il allait trop loin, mais c’était un mal nécessaire. Il essayait de s’en convaincre. Cependant, ce fut la première dois qu’il regretta. Il regrettait ses mots. Il regrettait de lui causer… de la peine ? Il ne saurait dire s’il s’agissait de peine, mais il s’agissait sans doute d’indécence. Sa joue, encore irisé par une douleur supportable était encore enflammée par la gifle, mémorable. « Que ce soit clair Skander, je ne suis pas une menteuse. Pas besoin d’enfoncer le couteau dans la plaie que j’ai ouverte toute seule en gardant mes secrets. Mais, je… » Il n’avait pas souvenir d’avoir dit quelques choses de la sorte. Il n’avait pas dit qu’elle était une menteuse. Il voulait être un connard, mais qu’on ne lui fasse pas dire ce qu’il n’avait pas dit. Il savait enfoncer le couteau dans la plaie, il le faisait régulièrement pour lui-même. Il savait ce que cela faisait, mais parfois masochiste, c’était cette douleur, celle des blessures qui ne guérissent jamais vraiment qui vous rappellent à quel point la vie est courte, et qu’il faut en profiter. Il chassa cette idée de son esprit. Il ne pouvait pas partir de ce principe, la vie était trop courte, mais surtout trop courte pour blesser les autres, pire encore les tuer.  « Alors même, si tu avais regretté. Moi… Je ne regrette pas. » Lui regrettait d’être entré dans sa vie. Il regrettait de lui avoir donné une chance de le connaitre, au-delà de ce qu’il s’était forcé à être. Elle avait vu au-delà de ce qu’il voulait paraitre. Faible à cause de l’absence de souvenir, elle avait vu l’homme qui se cachait derrière ce sarcasme, derrière la violence, derrière la bête.  Cette part de lui ne regrettait pas leur nuit, ni même cette « rencontre » car il avait réellement rencontré la sorcière à ce moment-là, il avait l’impression d’avoir eu à faire avec une personne complètement différente plus tôt. « Je ne veux juste pas que tu crois que… J’ai été lâche de cacher… de les cacher. Ils doivent l’être de toute façon. » Cacher ses enfants ? C’était plutôt curieux.Mais il ne la trouvait pas lâche, lui allait l’être. A l’avance il s’en voulait, essayant de se persuadé qu’il agissait pour son bien, et sans autre motif.

Interrompre une femme qui n’a pas fini de parler, était une chose réellement dangereuse. Mais ne devrait-il pas l’interrompre pour la faire sortir de ses gonds et lui faire définitivement toute estime de lui. Une part de lui avait envie, l’autre retenait la bête. « Et de toute façon, rien ne pourra me mettre plus en danger que des secrets… » Dit-elle, entêtée.  Il en avait presque oublié à quel point une femme peut être entêtée, et resté sur sa ligne sans jamais en dévier parce qu’elle avait décidé que les choses se dérouleraient ainsi. Skander aurait pu se gifler mentalement en pensant que sa façon d’hausser les épaules étaient agréable, et drôle à la fois. Quand il se perdait dans ses pensées, il se surprenait à aimer la regarder, à aimer sa présence, malgré tout. Mais il s’efforçait de rester aussi dur que possible. Elle fuit son regard pour le reposé, attentive, sur ses deux têtes blondes. Puis, elle décide de le regard à nouveau, ce regard acier plongé dans le sien, il en oublierait presque sa ligne de conduite, presque. « J’en connais un rayon en chose qui vous mette en danger. Donc, crois-moi cette fois… C’est toi. Qui est en danger ici, certainement pas moi. » Lui, être en danger ? Oh, ça oui, il l’était à chaque seconde qu’il passait hors de leur nouveau QG, à chaque second hors de Poudlard, il prenait le risque d’être repéré, mais il n’avait décemment pas voulu ni pu rester dans l’enceinte du château, pas une nuit de Pleine Lune. Quand Skander avait proposé la forêt interdite, Lothar lui avait ordonné de la fermé, ne se doutant pas une seconde que c’était à cet endroit qu’il avait voulu pousser son frère à tuer la rejetonne Rackharrow.  Mais dans cette pièce, comment pouvait-il être en danger ? Il y avait un chiot qui n’avait pas l’air d’être capable de faire du mal à une mouche, deux bouts de chou blonds qui jouaient tranquillement dans leur parc. Bien, c’était elle qui était la plus dangereuse, la gifle avait laissé son empreinte, il la sentait encore. Mais à part cela, que craignait-il ? Absolument rien. Oh si, le danger était de ne pas être capable de la repousser, d’être incapable de s’en aller quand il le fallait. Le danger c’était de développé des sentiments.

Il laissa échapper un rire, naturel, réellement. « Je risque quoi ? Une attaque de hochet ? » Répondit-il avec une désinvolture qui le caractérisait depuis des années. Désinvolte, mais vrai.  Il était franc, c’était une chose qui l’avait toujours caractérisé. Il n’y allait pas pat quatre chemins, il ne cacherait pas ce  qu’il avait à dire. Que pouvait-il honnêtement craindre de cette demeure familiale et de ce climat quasi idyllique ? Il aimerait rajouter une couche de sarcasme, parce que ça le déménageait. Mais une seconde trop tard, il la regarda. Son regard une fois encore ancré dans celui de l’autre. Il y avait quelque chose de magnétique derrière tout cela, il commençait à en être persuadé. Il veut briser le silence, trouvant celui-ci à la fois lourd de sens, chargé en émotion. Il ne voulait pas cela. En fait, si – il ne voulait, mis ce n’était pas ce qu’il fallait faire. « C’est ma présence que tu mets déjà en danger. » lâcha-t-il encore incapable de lâcher ses yeux, comme si le lui dire sans la lâcher des yeux rendait la chose plus réelle, plus facile à comprendre. Il ne mentait pas, il n’y avait là aucun mensonge, rien du tout. Il était sincère, honnête, qu’elle en profite ce n’était pas toujours le cas. Mais son regard, sa présence avait un effet étrange sur lui, celui de briser ses barrières. Il n’était là que depuis quelques minutes et il hésitait déjà. Devait-il aller au bout de sa penser, ou rebrousser chemin et la mettre en danger, elle et ses enfants ? « Qui les mets en danger. » Dit-il en déviant ses yeux sur le parc où jouaient les deux têtes blondes. Si toucher la corde sensible et réveillé son instinct de mère, alors il le ferait. Il avait déjà observé ce comportement chez Beatrix qui avait fui des années pour protéger sa fille – celle qu’il croyait qu’elle avait adopté – des conflits dans son pays. Il n’en voudrait jamais à une mère qui prend la décision de sauver ses enfants. Il espérait honnêtement ne pas avoir à l’effrayer définitivement en lui révélant ce qu’il était. Car il saurait que c’était un point de non-retour. Avec elle, il avait l’impression de toujours franchir une étape dont il serait incapable de revenir. Il réalisait qu’avoir cédé à ses caresses et ses baisers l’avait rendu plus faible. Cette part de lui qui voulait la protéger en la blessant s’il le fallait, et l’autre qui rêvait uniquement de sa présence. L’une était sensée, l’autre égoïste.

Il y avait quelque chose de physique. Il était incapable de détourner le regard, chose qu’il avait été capable de faire quand il était arrivé ici. Plus le temps passait, plus sa présence faisait ressortir cette personne qu’il avait oublié être jusqu’à ce qu’il perde la mémoire, et jusqu’à ce qu’elle entre dans sa vie. Elle se justifiait d’avoir omis ses enfants, il ne lui en voulait pas. Quand bien même aurait-il été en possession de ses souvenirs, il aurait omis sa lycanthropie. « Tu n’as pas à te justifier de quoi que ce soit. » Non, de rien. Si elle lui avait dit qu’elle était la mère de deux enfants, les choses auraient peut-être été différentes. Sans doute même. Evidemment, pensa-t-il alors. Si elle l’avait fait, il ne serait peut-être pas accroché à ses yeux, essayant de renier ce palpitant qui cognait dans sa poitrine.  « Tu te trompes, certains secrets doivent être préservés. » Certains secrets sont tellement noirs, tellement dangereux qu’être au courant ne ferait qu’aggraver les choses. Il était en passe de devenir l’un des types les plus recherchés de Grande Bretagne, et loup garou de surcroît pour une fois, ces secrets n’avaient rien de vaniteux, ils étaient là pour la sauver. Moins elle en savait, mieux elle se porterait.   Ce fut la raison qui l’emporta. Il ne pouvait pas lui faire de mal, pas à elle, ou même à ses enfants. Il fut surpris par cette dernière pensée. Il fallait agir en conséquence. Il savait qu’il s’en voudrait, et ce qu’il devrait faire pour oublier serait sans doute difficile, le forçant peut être à affronter ses vieux démons. Accroché à ses yeux, comme il avait accroché à ses lèvres. Il ne sut pas encore très bien ce qui lui avait appris de rompre la distance, de poser sa main sur sa joue. Ne lui tenant rigueur de rien, comme si son simple regard avait le pouvoir de le débarrasser de sa colère. Il se sentait faible, à cause d’elle.  « Mon seul regret c’est de te mettre, réellement, en danger. » Il insista sur le réellement, plutôt grave, mais honnête. Il devait rompre le charme. Il devait rompre l’instant. Tout ceci devait cesser, il le fallait.  Il se détestait devant tant de niaiseries. Il se détestait d’être incapable de la lâcher du regard. Il se détestait d’effleurer sa joue avec sa main, rendant le contact insupportable.  Il fallait agir. « Je ne peux pas. » Il retira alors sa main, réalisant qu’il venait probablement de faire une erreur.  Il ne pouvait pas, il ne pouvait pas lui promettre qu’il ne la blesserait pas, ni elle, ni ses enfants. Il aurait dû partir tout de suite, et ne pas se laisser convaincre par ces deux prunelles bleues. Il se leva d'un bond, espérant être encore capable d’aller au bout, de franchir le pas, sans se retourner. Il devait partir, maintenant, tout de suite. Mais c’était sans doute déjà trop tard. Il était déjà tomber dans ses yeux, la sentence tomberait tôt ou tard.



It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mar 10 Mai - 1:00

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1249 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

L’amour était un sentiment bien étrange, se manifestant de trop de façon différente. Odette n’était pas certaine d’en avoir toutes les connaissances, mais elle savait que ce genre de sentiments faisait du mal, tout comme il faisait du bien quand il était là. Mais elle n’avait pas le droit d’aimer de nouveau, non, elle se l’interdisait, depuis la mort d’Adrien, elle avait décidé qu’aimer était un mal. Elle ne voulait pas croire ce que son cœur, celui qui battait à tout rompre dans sa poitrine, était la cause du sentiment qui la prenait. Elle ne voulait pas y croire. Elle ne pouvait pas y croire. Elle allait regretter de l’aimer lui. Elle allait avoir mal. Elle allait souffrir, plus qu’elle aurait souffert avec Adrien. Mais ce bien qui fait mal, c’était nécessaire, elle avait besoin de lui désormais. Elle en avait besoin, comme d’un air ambiant qu’on respire. Odette ne se l’avouait pas, mais elle était bien obligée de le constater. Sa présence l’apaisait. Sa présence la rendait plus Moody que fuyarde. Elle avait ses défauts, elle avait peur de beaucoup de choses, mais elle devait bien se rendre compte d’une chose, il balayait ces doutes d’un revers de la main. Elle n’avait plus peur de quoi que ce soit. Même Alaric n’avait pas ce pouvoir sur elle. Personne ne l’avait, pas même son propre père. Elle avait peur qu’il s’en aille, lui cette drogue, lui ce médicament improvisé. Elle ne se doutait pas un seul instant qu’elle pourrait tomber dans les bras de cet homme si particulier. Elle ne se doutait pas qu’en voulait l’aider, elle avait précipité sa chute. Elle ne se doutait pas qu’au fond de ses belles prunelles marron se cachaient un leader, un loup-garou et un homme blessé outre mesure. La vie était injuste, elle le savait aussi. Elle savait très bien que la vie n’était qu’une pute. Odette ne voulait pas le voir partir. C’était du concret. Elle n’avait pas besoin de plus, elle voulait l’avoir, le garder et jalouser ceux qui s’en approchait. Elle emmerdait ses secrets. Elle se foutait de se mettre en danger pour lui. Elle pourrait devenir criminelle dans le fond, parce que c’était une tête brulée, têtue comme pas deux. Et il le savait, s’il se souvenait, il savait qui elle était vraiment et il devait être bien déçu du portrait blond qui se dressait devant lui. Elle avait honte de ne plus être qu’une pâle copie d’elle-même. Si elle était différente peut-être qu’il ne la rejetterait pas, le sort s’acharnait véritablement sur ses épaules, elle le savait, elle ne méritait rien, hormis crever dans un fossé comme la pute qu’elle était. Elle aurait dû mourir ce soir-là, elle aurait dû mourir, avec ses amis, bouffée par un loup, elle aurait dû, elle aurait causé de la peine à son père un temps, puis on l’aurait oublié comme un bibelot sans importance. C’est ce qu’elle était, la belle boite à musique qu’on écoute une fois par an. Elle était d’une inutilité sans nom, elle ne méritait pas de vivre, alors comment mérité de se tenir à la tête haute à ses côtés ? Elle n’en avait pas le droit, parce qu’elle n’était pas Odette. Pour ça peut-être devrait-elle se retrouver une bonne fois pour toutes. Oubliée ce qu’elle avait été, et repartir sur des bases plus stables. Mais, elle n’arrivait décidément pas à quitter son regard, comme le métal cherche l’aimant, Odette se perdait dans ses yeux, elle avait envie de s’y perdre. Une envie qui ne faisait qu’ouvrir la blessure qu’elle avait choisi de s’infliger en s’accrochant à lui. Elle le savait, mais elle ne pouvait pas reculer, elle ne pouvait pas revenir en arrière, parce qu’un point de non-retour avait été franchi l’autre fois. Elle connaissait une autre personne, elle avait envie de la retrouver… De retrouver cette personne douce, non avare de caresses.

Mais que savait-il du danger de la naissance, de la peur de perdre un enfant, il n’en avait pas. Il ne savait pas ce que c’était de tenir à un bébé plus qu’à sa propre vie. Ce que c’était de mettre tout au-dessus de sa propre vie ! Il ne savait pas ce que s’était d’avoir une famille, de vouloir construire tout seul, et de ne pas y arriver parce qu’on est faible. Si elle avait été plus courageuse, elle serait restée à Paris, elle aurait élevé ses enfants, seule. Horriblement seule, mais elle aurait pu être fière d’elle et de ce qu’elle aurait fait. Mais elle n’avait pas pu, elle était revenue, elle avait eu besoin d’aide, celle de ce père encore et toujours absent pour des raisons qu’elle ne connaissait pas. Puis elle était tombée sur Erlhing, il l’avait aidé, aimé d’un amour fraternel. Ce sorcier l’avait pris sous son aile jusqu’à conclure qu’il reconnaîtrait les enfants en échange d’un mariage à arranger pour sa famille. Il s’était marié, mais Alaric avait reconnu les enfants. Erlhing avait tout donné pour elle. Et elle n’était pas capable de lui dire qu’elle ne mettrait jamais en danger sa famille à cause de la naissance des enfants. Elle ne pouvait rien promettre et c’était ça qui lui faisait du mal, le plus grand mal qu’elle connaissait. Son cœur saignait de ne pas être capable de s’assumer, elle la Moody destinée à une grande carrière de médicomage de pointe, puis celle de psychomage. Cette Moody était bien loin, elle avait de la peine à le dire, mais elle était brisée en autant de petits bouts qu’il y en avait d’en une molécule d’air. Elle avait des connaissances, mais n’appliquait jamais les leçons qu’elle pouvait donner. Jamais elle ne se remettait en question, parce que jusque-là, elle avait eu raison. Et aujourd’hui ? Elle était dans le déni. Il était dangereux, mais elle l’appréciait, elle semblait développer de l’amour. Elle avait peur Odette, de l’aimer lui. Mais, elle était si éprise de sa peau, de son parfum, des boucles dans ses cheveux, de ses gestes fiévreux qu’elle se remémorait sans aucun mal. Elle voulait que ça recommence, parce qu’elle avait pour une fois dans sa vie, l’envie de croire en quelque chose d’autre que Dieu. Elle avait envie de croire que cette histoire d’un soir pourrait se transformer en histoire. Elle l’espérait si fort qu’elle avait mis tant de temps pour chercher quelque chose sur lui. Mais personne, non personne, ni les Peakes, ni son père ne voulait rien dire sur Skander Lupin. Personne ne voulait lui dire qu’il était recherché parce qu’il était un membre actif de l’Ordre du phénix. Non-personnes. Elle avait mal, on lui cachait des choses, elle détestait ça. Puis, un rire, franc, moqueur, mais vrai se perd dans les dédales de son esprit. Il est là, en face d’elle. Il est là, mais elle se sent si impuissante en face lui. Elle se sent si faible, mais elle ne peut que plonger dans le noisette de ses yeux. Elle ne sait faire que ça de toute façon. « Je risque quoi ? Une attaque de hochet ? » Elle ne s’autorise pas à rire, elle sait que c’est elle la femme dangereuse dans la pièce. Elle aurait dû rester morte, elle aurait dû faire comme si personne ne la connaissait renier sa famille et restée seule au monde. Une bonne fois pour toutes, tout le monde aurait été débarrassé d’elle. Mais le duel de regard ne saurait s’arrêter là. Non, rien ne semble pouvoir arrêter cette délicieuse attirance. Personne, pas même le temps.

« C’est ma présence que tu mets déjà en danger. » Évidemment qu’elle le mettait en danger. Du moins, c’est les Peakes qui le mettaient en danger, depuis son arrivée dans cette famille, elle était surprotégée, elle et les enfants. Si quelque chose devait lui arriver, c’était fois mille que cela était rendu à l’envoyeur. Mais il fallait que ce soit encore approuvé par la sorcière. Elle ne le quittait pas des yeux, mais c’est lui qui dévia son regard sur Antigone et Orion. « Qui les met en danger. » La mère fulmine, elle serre les poings. Elle ne veut pas le dire. Pourtant. Ça sort tout seul, de la colère, de la rage dans les mots. « Ma putain de connerie qui les met en danger ! La putain de naissance de leur père qui les met en danger ! » C’était sa faute. C’était tout à fait sa faute. Elle savait qu’Adrien était un né mordu. Elle savait que ce genre de rejeton serait tué. Elle se doutait que des enfants d’un usurpateur de magie seraient brulés vifs. Elle avait peur que cela arrive. Elle ne voulait pas perdre ses enfants. Il jouait sur sa corde la plus sensible avant même Adrien. Il jouait sur les êtres de sa vie. Il jouait un jeu trop dangereux pour qu’elle reste calme. Elle n’avait pas envie de lui expliquer les tenants et les aboutissants, mais en parlant de ce père absent, la déduction n’était pas des plus difficiles. C’était des enfants non désirés de l’un comme de l’autre, qu’elle avait été incapable d’enlever de son ventre. Incapable d’ôter la vie. Elle avait pris peur. Et désormais, elle se cachait avec eux, elle cachait ses deux petits êtres aux yeux bleus, elle les cachait parce qu’elle voulait qu’ils vivent. Elle les aime. Ce sont ses enfants. Elle les aime plus que tout au monde. Alors maintenant qu’il savait surement ce que tout ça voulait dire, peut-être qu’il arrêterait de se croire dangereux. Elle passe une main danses cheveux, comme pour se rassurer une seconde fois. Elle a peur que tout cela tourne en vinaigre. Qu’il ne parte pas. Non, elle n’avait pas la force de le retenir, mais elle n’avait pas non plus la force de le voir partir loin. Plus maintenant. Elle était conne, elle le savait. Elle murmure, plus pour elle-même que pour lui. « La pire des mères, je te dis… la pire. » Elle n’a pas honte de le dire, elle le pense réellement. Elle est une mauvaise mère, elle le sait, elle n’a pas besoin de son approbation pour le savoir, elle s’arrache déjà les ongles en le sachant. Mais n’était-elle pas encore plus mauvaise d’avoir tenté de se suicider, les laissant seuls dans ce monde. Mais sa mort signifiait l’enterrement du secret avec elle. C’était la meilleure des choses à faire.

Mais elle n’arrivait pas à détourner son regard, elle n’arrivait pas à se défaire de lui, elle ne voulait pas. Elle ne pouvait plus. Elle avait besoin de sa chaleur. Elle avait plus besoin de ça que jamais. Elle se sentait plus rassurer. Elle n’avait pas envie de se fâcher avec lui. Elle n’avait pas envie qu’ils hurlent dessus, comme un couple qui se sépare. Ils ne l’étaient pas. Ils n’avaient pas à se séparer. Puis qu’ils n’étaient définitivement pas ensemble. Mais lui peut-être avait-il quelqu’un dans sa vie et que c’était pour ça qu’il la fuyait. « Tu n’as pas à te justifier de quoi que ce soit. » Mais elle en avait besoin, elle avait besoin de se justifier. Elle ne voulait pas perdre ce bout d’homme qu’elle avait connu à Sainte Mangouste et la sincérité était le meilleur moyen de ne pas le perdre. Elle n’avait pas envie qu’il parte. Non, elle voulait qu’il soit sincère. Des larmes perlent de nouveau. Elle a envie de lui hurler dans la tronche qu’elle ne veut pas qu’il parte. Qu’il comprenne cet attachement qu’elle ressent. Mais rien ne veut venir, elle ne veut pas le maudire lui aussi. Elle ne veut pas le donner en offrande à la mort. Elle ne veut pas, elle a tellement peur de le perdre pour toujours. « Tu te trompes, certains secrets doivent être préservés. » Mais quels genres de secrets ! Qu’est-ce qu’il pouvait bien cacher d’importants ! De si important pour qu’elle ne soit pas digne de confiance. Que pouvait-il bien cacher de si dur à porter ? Pour que personne ne soit au courant. Du moins, c’est ce qu’elle pensait. Cet homme était un secret vivant. Cet homme était une énigme, mais elle avait envie de se perdre dans les méandres de sa personne, d’y gouter et de les apprécier plus qu’elle ne l’avait jamais fait. Mais sans un mot de plus, elle apprécia la main qu’il posa sur sa joue, comme un ultime signe de vie du Skander qu’elle avait connu, celui sans souvenir. La personne cachée au fond de cette carapace d’amertume. Elle voudrait sourire, lui dire qu’elle ne risque rien, mais la peur commence à montrer dans son ventre, les pièces se collant les unes aux autres. Mais ses mots étaient durs, d’une grave réalité dont elle ne connaissait pas l’ampleur. « Mon seul regret c’est de te mettre, réellement, en danger. » De la mettre réellement en danger ? Puis, comme un mirage, il retire sa main chaude, cette présence qu’elle apprécie, de sa joue. Le contact est fini, comme un rêve qui s’achève. Elle retrouve un regard plus inquiet. Elle a réellement peur Odette. « Je ne peux pas. » Mais quoi bon sang !? Qu’est-ce qu’il ne pouvait pas ? Qu’il s’explique une bonne foi pour tout, plutôt que de prendre la fuite. Qu’il s’explique, qu’il soit honnête. Pitié. Puis d’un bond, il se lève, quittant son champ de vision un instant. Trop longtemps pour que cela soit supportable. Odette sent une larme couler le long de sa joue. Non qu’il reste. Qu’il reste. Ne pars pas. Non, reste.

D’un bond, c’est elle qui se lève encore. Elle n’est pas assez rapide pour lui barrer le passage de la porte entre le hall et l’entrée. Mais elle arrive, elle ne sait pas par quel effort, à passer devant lui. Essoufflée et enserré par sa peine et la peur de le perdre. Elle colle son dos contre la porte. Elle sait que s’il le veut, il pourra transplaner. Elle le sait. Elle ne veut pas qu’il parte. Elle pose devant elle, ses mains sur son torse. Sa bouche refusant de prononcer le moindre mot, laissant ses larmes, parler pour elle. Elle n’avait pas envie de pleurer ; elle ne savait pas très bien si c’était de la tristesse ou de la colère. Elle ne savait pas. Elle ne voulait pas savoir. Elle suffoque presque. « Je… Je t’en prie. » Commence-t-elle à bout de souffle, cherchant l’air dans la pièce. Elle cherche son regard, elle le cherche comme un point d’ancrage, qu’elle puisse au moins être certaine que ce n’est pas elle qui ne tourne pas rond. « Skander... » Elle n’avait jamais fait ce qu’elle s’apprêtait à faire, pas avec un homme. Elle n’avait jamais osé le dire, parce qu’elle n’avait jamais été attachée à quelqu’un comme ça. Parce qu’elle refusait de s’y attacher, mais que son cœur était déjà parti. « Je t’en supplie. » Dit-elle en passant une main sur sa joue. Elle le suppliait de rester, elle le suppliait de lui expliquer le train d’explication qu’elle avait raté. Je ne veux pas que tu partes. « S’il te plait… S’il te plait » répète-t-elle alors qu’elle baisse elle-même les yeux pour étouffer un sanglot. Elle n’a pas envie de paraitre faible. Mais elle tenait à lui. Elle se l’avouait enfin. Elle tenait à cet homme. Plus qu’à d’autres. Il ne dépassait en rien les jumeaux, mais il était important. Il était celui qui lui donnait de l’air sans le vouloir. Son parfum qu’elle cherchait en vain alors qu’elle était seule ici. Ce parfum qu’elle appréciait. « Je ne veux pas que tu t’enfuies… » Elle retire cette main de sa joue, le repoussant de toutes ses forces de cette porte qu’elle veut laisser hors d’atteinte. « Je n’en pouvais plus de chercher des réponses. Je n’en peux plus de chercher des réponses. » Non, elle n’en pouvait plus, mais elle devait faire avec, il ne semblait pas décidé à lui donner. Sa gorge se serre. Elle ne sait plus ce qu’elle peut dire pour le retenir. Puis elle sent ses lèvres bouger. « Je me sens vivante quand tu es là. » Oui, vivante.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 10 Mai - 22:45

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1821 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Parce que fuir semblait être une solution comme une autre. A cet instant cela avait été celle qui lui paraissait le plus sensée. Il lui avait raconté une fois que la fuite ne menait à rien, qu’il fallait affronter les choses, pour être capable d’en apprendre une leçon. Il ne respectait même pas ses propres principes. Mais quand il le lui avait dit, il était un homme « différent », pas marqué de la même manière par la vie. Ça non. Il avait été marqué, elle était morte, sans parler de nombreux de ses amis, Tristan et les autres, Bellamy avait été envoyé à Azkaban, ça avait été trop pour lui. Ils étaient trois rescapés de leur groupe d’ami, Ekaterina qui était au bord du gouffre, Beatrix qui avait fui en France, et lui.  Il avait été pétrifié par la peur, par la peine. Il aurait voulu fuir, lui aussi, mais il n’avait pas pu. Il avait son frère qui avait eu besoin de lui, Aries aussi, la Purge les avait plus ou moins marqués. Le monde n’avait pas cessé de tourner après cela, il avait même commencé à tourner plus vite, faisant perdre pied à ceux qui tenait à peine debout. La morsure avait signé l’accélération de sa descente aux enfers. Rien ni personne n’avait été capable de l’empêcher de tomber. Rien, personne. Pas même son frère, celui-ci avait vécu différemment sa transformation. Il n’avait pas perdu pied comme son frère, déjà bien marqué par les évènements. Les pertes successives, la douleur, la peine – il en avait fallu peu pour qu’il ne devienne réellement un monstre. On peut dire que l’Ordre était ce qui l’avait permis de ne pas franchir la ligne rouge. Il avait toujours eu peur de franchir cette ligne, de blesser des gens auquel il tenait. Il n’avait toujours fait en sorte de n’avoir que des Lupin – qui ne craignaient pas une morsure – dans son entourage. C’était comme si chacun d’entre eux se trimbalait la même malédiction, car aucun d’entre eux ne se liait à d’autre. Il n’y avait pas une seule branche de cette famille où la morsure n’avait pas fait couler le sang. Ou même les larmes. Skander avait vu son père fuir cette vie, cette idéologie et avait vu sa fin prononcé par un de ces monstres, condamnant ses fils au même destin. Si Skander avait pu le faire, il aurait refusé ce destin. Aujourd’hui, tout serait différent. Il serait encore auror, et il l’espérait plus ordonné dans sa vie, dans ses idées. Mais le destin ne nous laisse pas le choix. Jamais.

Le danger était une notion qu’il connaissait par cœur. Il n’avait jamais eu peur du danger, le choixpeau avait hésité à le mettre à gryffindor, mais d’après ce dernier son courage n’avait comme égale que sa ruse. Jeune, il était arrogant, rusé, et manipulateur, c’était une facette de son caractère qu’il conservait, bien sûr. Mais entretemps, il avait mûrit, un peu. Il n’avait pas peur du danger pour lui-même, mais il ne voulait pas que les gens auxquels il tenait soit en danger. Quand il songeait à cette mission de sauvetage par les membres de l’Ordre il trouvait cela terriblement dangereux. Il pouvait se mettre en danger, il s’en fichait, mais si ses choix, ses décisions, ou ses actions mettaient en danger quelqu’un qu’il aimait alors ne pouvait le supporter, perdant soudainement le contrôle sur lui-même. Cette instabilité latente, chronique. Il ne manquait qu’une étincelle pour le faire sortir de ses gonds. Ou pire encore.  Là c’était sa présence qui les mettait en danger. Elle, eux. Lui – il n’en savait encore rien, mais bientôt il serait l’un des hommes les plus recherchés du pays. Il les mettait en danger par son secret. Loup garou – une honte, une honte monstrueuse. Il ne les mettait pas en danger, pas immédiatement. Enfin, pas vraiment – le ministère cherchait les loups garous ; il avait réussi à échapper à Quintus depuis sept ans, exploitant leur amitié pour sauver sa peau. Parfois il regrettait d’avoir brisé cela se la sorte. Mais la survie n’a pas de prix, que ce soit la sienne, ou celle des autres. « Ma putain de connerie qui les met en danger ! La putain de naissance de leur père qui les met en danger ! » Avait-elle dit. Il l’avait alors regardé. La naissance de leur père ? Il s’agissait certainement d’un né moldu, ou quelque chose dans le genre. Ou bien un sang mêlé dont la famille avait été rayé de la carte. Lui, c’était sa connerie qui avait tué Ciena, maintenant il le savait. S’il n’avait pas tenu à arriver plus tôt au ministère ce matin pour aller voir un ami – s’il ne l’avait pas abandonné pour aller voir cet ami, il aurait peut-être pu empêcher cela.  Mais une question traversa l’esprit du sorcier, comment avait-elle pu faire accepter dans une maison pareilles des enfants dont le sang était mêlé avec ce que les sangs purs appelaient la souillure ? Skander n’était pas dupe, on ne vit pas dans une maison pareille par les temps qui coulent si notre camp n’est pas celui de l’autorité. Sa famille avait été dépouillée de ses biens, le restaurant avait fermé. Ils avaient tout perdu, sauf l’appartement, les murs vides. C’était plutôt intriguant, pensa-t-il. « La pire des mères, je te dis… la pire. »  Elle n’avait rien d’une mère affreuse. Il avait eu un père abominable depuis l’âge de dix ans, elle n’avait rien en commun avec lui. Son père avait bu, oublier ses enfants, gâcher l’enfance de Lothar, gâché leur jeune vie d’adulte, accumulé les dettes, couler leur restaurant, été odieux. A cause de lui, de son goût trop prononcer pour l’alcool et les gens d’argent, il avait accumulé des dettes auprès d’un loup garou qui l’avait tué, puis par vengeance avait marqué à jamais Lothar et Skander de cette marque lunaire, douloureuse et maudite. Alors non, elle n’était pas une mauvaise mère. On ne choisit pas la naissance d’une personne. Ils étaient nés ainsi, et ce n’était pas un mal. Skander n’avait jamais supporté les propos sur le sang. Jamais. Etre un agent double lui avait bouffé le sang.

Il n’avait pas dit un mot de plus. Je ne peux pas. C’était la dernière chose qu’il avait été capable de dire. Il n’aurait jamais imaginé que des mots puissent être douloureux. Oh bien sûr, il avait connu la douleur pour dire certaine chose, mais c’était il y avait si longtemps qu’il avait l’impression que tout ceci était dans une autre vie. Lointaine. Ces mots douloureux, il ne voulait jamais plus les redire. Un simple, je ne peux pas avait manqué de rester bloqué au fond de sa gorge. Il détestait cette sensation, celle de fuir continuellement, mais pour son bien, pour elle, il ne pouvait pas rester. Il ne pouvait pas y croire. Il ne pouvait. C’était pour cela que la fuite était la seule solution. S’il pouvait fuir sans avoir à lui faire du mal, sans avoir à la briser – il y a cru. Il y a réellement cru, qu’elle le laisserait partir. Jusqu’à ce qu’elle passe de vent lui, s’interposant entre lui et la porte. Pourquoi avait-elle fait ça, pourquoi compliquait-elle les choses, pourquoi rendait-elle ce moment encore plus insupportable. Pourquoi. C’était à cet instant qu’il réalisait qu’il tenait à elle plus que de raison.Il fallait toujours qu’il réalise ce genre de chose trop tard. Mais pour éviter la récidive, il fallait mettre un terme à tout cela. Elle ne lui laissait plus le choix. Il allait dire quelque chose, mais quand elle posa ses mains sur son torse, il se fige. Le contact électrique. Comme à chaque fois. Peut-être sentait-elle son palpitant battre à tout rompre sur sa cage. Il aurait voulu le contrôler. Il aurait voulu. Mais elle suffoque alors quelques mots, « Je… Je t’en prie. »  C’est ici qu’elle cherche son regard. Il fut tenté de l’éviter, mais cette attraction magnétique pour ses yeux bleus avait raison de lui. Comme à chaque fois. Elle n’avait pas le droit – elle ne pouvait pas. « Skander... »  Il fallait qu’elle arrête. Qu’elle arrête maintenant. Il ne voulait pas commettre cette erreur. Il n’avait pas le droit de commettre cette erreur. Il refusait d’y céder, il refusait d’y croire. Il refusait de la mettre en danger. Il n’avait pas le droit. Elle n’avait pas le droit. Mais elle persista, pire encore. « Je t’en supplie. » Quand avait-elle décidé cela ? Quand elle avait-elle décidé de ne pas le laisser partir ? Qu’avait-il fait pour réussir à faire en sorte qu’elle s’attache à lui ? Il avait réussi à tout foutre en l’air toute sa vie, mais maintenant il n’avait pas le droit de réussir. Sa main sur sa peau était brulante. Ardente. Comme à chacun de leur contact. Il se détestait d’aimer cela.« S’il te plait… S’il te plait » Plus le temps passait, plus il avait du mal à se convaincre qu’il prenait la bonne décision. La voir dans cet état, à cause de lui, ça lui faisait mal. Il restait muet, essayant de rester debout, solide. C’était bien la première fois depuis longtemps qu’une femme le suppliait de rester. Mais il ne pouvait pas. « Je ne veux pas que tu t’enfuies… » Il devait s’enfuir, parce que c’était la seule chose de bien qu’il savait faire dans sa vie. Mais pourtant, quand la main de la sorcière quitte sa joue, il sent comme un manque. La chaleur laisse place au froid. Cette solitude qu’il dit chérir mais qui le ronge. Celle qu’il a choisi d’avoir à ces côtés, solitude. Il l’a choisi pour ne plus avoir à blesser personne. Il n’avait jamais regretter ce choix, jusqu’à maintenant. « Je n’en pouvais plus de chercher des réponses. Je n’en peux plus de chercher des réponses. »  Il avait des réponses, mais pas celle qu’elle pouvait attendre. Elle l’avait sans doute imaginé différent. Pas comme ça. Il s’apprêtait à lui répondre une horreur avec arrogance, mais fut stoppé par ces mots, de ceux qui vous frappent en plein cœur, sans prévenir. « Je me sens vivante quand tu es là. »  Lui aussi. C’était peut-être ça qui le dérangeait. Comme si se sentir vivant le retenait à quelque chose. Comme si être vivant était une entrave.

Vivant, on ressent tout. La joie bien sûr – il avait presque oublié ce qu’était cette émotion, se murant la plupart du temps derrière sarcasme et arrogance. Il y avait des joies dans sa vie, bien sûr, mais il avait l’impression de ne jamais le ressentir pleinement, comme si ses émotions effleuraient à peine sa peau. Comme si cette carapace qui l’empêchait d’être en vie annihilait tout. Mais être vivant c’est aussi ressentir la peine, la douleur, la tristesse. Ces émotions l’avaient détruit par le passé. Il n’était pas prêt. S’était ses vieux démons qui l’empêchaient d’être vivant. L’ivresse de l’alcool, remplaçant l’ivresse de vivre. L’ivresse de la drogue remplaçant l’ivresse de la joie. L’ivresse des femmes remplaçant l’ivresse de l’amour. Etre vivant ne faisait qu’apporter son lot d’émotion, de sentiment, d’humanité. Humain, il se sentait faible. Il savait qu’humain il serait incapable de porter sur ses épaules les responsabilités qu’on lui avait donné à l’Ordre. Humain, comment pourrait-il assurer la protection des gens qu’il appréciait, ou aimait ? Bien sûr, aimé c’était déjà se sentir un peu plus humain. Il avait toujours été ce paradoxe ambulant. Il le serait sans doute à jamais.  Il était vivant à cet instant, grâce à elle. Il avait été consumé par l’ivresse de ses baisers, celle de sa peau, de ses regards, de sa présence. C’était physique, mais peut-être pas seulement. Il le sentait, cette humanité poindre en lui, ce relent de sentiment qui au final ne lui laisserait qu’un goût amer. Il devait faire cesser cela, avant que l’ivresse ne devienne addictive, irréversible. « Odette, s’il te plait. » Dit-il calmement. Masquant avec plus de talent dont il n’aurait pensé être capable le tremblement de sa voix, cette émotion qui lui nouait le ventre et la gorge, cette ivresse qui le faisait être vivant.  Il refusait la vie. Il le fallait. Pour elle, juste pour elle. Pour lui laisser une chance d’en sortir indemne.  Il devait rompre la magie, ne rien laisser croire. Briser l’espoir.  De ses mains, il attrapa alors la sorcière au poignet, d’abord avec calme, et douceur. On aurait pu croire un instant qu’il voulait l’attirer à elle. Croire seulement.  Lui avait refusé d’y croire. Il refusait de se laisser berner par l’illusion de l’ivresse. Il refusait d’être envie. Mais s’il refusait cela, il était déjà rattrapé par le peu d’humanité qui lui restait. Avant même d’avoir fait quoi que ce soit, il avait déjà mal. Parce qu’il était en vie, et que ça ferait mal. Il le fallait. « Qu’est-ce que tu croyais ? »  Dit-il, laissant malgré lui un rire nerveux trahir sa nervosité. Pire, il se détestait. Il se détestait de lui faire du mal. Il se détestait de la voir ainsi, le suppliant de rester. Il se détestait déjà. Et pourtant, il allait devoir enfoncer le couteau dans cette plaie, béante, déjà à vif. « Que j’étais ce genre de type… » Il avait espéré l’être un jour, sincèrement. Il avait espéré l’être jadis, quand les mots avenir, projet, futur, ou même encore mariage et enfant, avaient pu faire partie de sa vie. Une époque révolue dont il était le plus fervent nostalgique, dont il regrettait ses mots, ses actes, dont il regrettait tout. L’insouciance d’une jeunesse perdue.  « Que… » Il refusait de bafouillé, il voulait que cela soit crédible. Violent, bref, intense, mais crédible. « Que j’allais rester pour toi ? Je ne suis pas ce genre. » Odette, c’était Odette. Son prénom restait coincé sur ses lèvres. « Tu devrais arrêter de croire aux contes de fée. Les fins heureuses, ça n’existe pas. Cesse donc de rêver et retourne… » Il n’oserait pas. « Retourne t’occuper de ta merveilleuse petite vie. » Il était monstrueux. Il l’était, il le savait. A chaque mot, c’était comme une lame dans son cœur. Il ne pouvait pas dire cela. Il n’avait pas le droit. Pourtant, si la briser l’éloignait de lui. Il préférait la savoir brisé que morte.  « Tu vois, je suis bel et bien le monstre que je croyais être, et peut être même encore pire. » Pire, parce qu’il s’était imaginé con, salopard, arrogant, stupide, mais au fond de lui sommeillait un tout autre type de bête. Une bête, une vraie, sournoise et violente, avide de sang et incontrôlable, c’était peut-être elle qui lui dictait ces mots avec violence. Il lâcha alors ses poignets, reculant d’un pas. Il était incapable de lui faire plus de mal. Voir ces yeux, il était incapable d’en faire plus. Il recula d’un pas. Son regard froid trahissant son humanité. « J’avais raison. » Il marqua une pause, « Je ne pouvais pas te promettre que je ne te décevrais pas. » Il l’avait déçu, il le fallait. Il avait l’impression de réduire ce qu’il avait d’humain en lui à néant, encore une fois. Son regard essayait d’être froid, il ne voulait pas se laisser trahir par ce qui semblait être des sentiments. Ses mots transpiraient la vérité cinglante sur sa personne. C’était lui tout craché. Il avait toujours été ainsi. Jusqu’à ce qu’elle croise sa route, jusqu’à ce qu’elle le rende vivant. Chacun de ses regards le raccrochait à elle. Comme cloué sur place, incapable de bouger. Incapable de rester, et pourtant il n’avait aucune envie de partir.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mer 11 Mai - 0:56

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1249 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Vivre, survivre. C’était tout une question. Elle n’arrivait pas à vivre convenablement. Depuis son agression, elle n’arrivait plus à vivre. Elle ne vivait plus qu’accrocher à des bulles d’airs qui flottaient devant elle. À des bulles d’airs qui étaient des petits bonheurs personnels. La rencontre d’Erlhing, la naissance des jumeaux. Leurs premiers rires. Le mariage d’Erlhing, une lettre de son père. Entre ces moments, Odette mourrait à petite, elle mourrait. Elle s’éteignait, perdait de sa superbe. Elle stressait, elle devenait de plus en plus un fantôme d’elle-même. Elle avait mal Odette de vivre. Sa détresse avait été-t-elle qu’elle avait fini à Sainte Mangouste. Dieu, si Louise n’était pas arrivée à temps, elle serait loin, déjà partie. Elle serait loin. Elle serait trop loin. Loin de ses préoccupations. Loin de savoir si elle devait le laisser filer, ou bien, si elle devait l’obliger à rester. Elle avait peur qu’il la jette encore une fois. Elle avait si peur qu’il parte, que jamais, elle ne le revoit. Que jamais, au grand jamais elle ne le revoit. Non, elle ne pouvait pas, elle n’arriverait pas à vivre sans ça. Elle ne pourrait pas faire ça. Elle ne pouvait pas le laisser partir. Elle avait besoin de sa chaleur. Elle en était désormais certaine. Elle était persuadée de ça. Alors pourquoi Dieu, pourquoi devait-elle affronter son regard. Elle avait peur de lire en lui, elle avait peur de comprendre que ses espoirs n’étaient que vains. Qu’elle avait tout mal interprété ! Son cœur battait trop fort dans sa poitrine, elle avait trop mal de ce qui pourrait se passer. Elle avait trop mal de croire que tout était possible alors que tout autour disait l’inverse. D’où tenait-elle cette sensation ? D’où tenait-elle ça ? Elle aurait voulu le savoir, elle aurait voulu pouvoir dire stop à ce sentiment qui la consumait. Elle aurait voulu pour éteindre son propre bûcher. Mais elle était tout bonnement trop lâche. Trop lâche pour choisir la facilité de sombrer une nouvelle fois dans la dépression. Elle n’avait pas peur d’avoir mal, mais cette douleur vive, cette douleur… Cette plaie béante qu’on recouvre de sel, qui vous brule. Voilà ce qu’elle ressentait. On l’écorchait vive. Elle avait si mal que ses jambes tremblaient. Elle ne savait même pas combien de temps elle pourrait tenir debout. Elle ne savait pas, elle n’avait plus de notion du temps. Elle avait tellement peur. Si peur. Peur que son cœur s’arrête de battre. Qu’elle lui donne finalement raison à cause de ça. Qu’il arrive à la conclusion qu’il était le monstre qu’il prétendait être. Elle ne voulait pas lui donner raison. Elle voulait avoir raison cette fois. Elle voulait l’aider, elle voulait s’aider, les aider. Le « nous » coincés dans sa gorge comme une rupture amère. Mais Seigneur qu’elle avait envie qu’on mette fin à sa vie à cet instant. Dieu qu’elle ne pense plus à ce qu’elle pensait ressentir. Qu’elle s’arrête d’être humaine. Que cela s’arrête une bonne fois pour toutes. Malgré qu’Antigone et Orion deviennent orphelins, qu’on lui prenne sa vie par pitié. Elle ne voulait plus vivre, sans lui elle avait l’impression qu’elle revenait terne comme elle l’était avant. Elle ne voulait plus voir cette Odette enfermée dans sa propre enveloppe charnelle. Elle voulait rester vivante, elle voulait rester comme il l’avait rendu. En vie, loin de tout. Loin de sa vie merdique. Loin de tout ça. Sinon, elle en mourrait. Elle en crèverait. Pourtant, elle était faible, trop faible pour être fière de se dire. C’est lui, c’est lui que j’attendais. Elle avait si mal au cœur de le voir partir. Elle ne réfléchissait plus, c’était ce cœur meurtri qui parlait pour elle. Sans filtre, elle ressemblait à une enfant qui perdait son premier amour. Mais n’était-elle pas en train de perdre son premier véritable amour autrement que par la mort ?

Mais vraisemblablement, dans ce hall d’entrée. Elle soutenu à la porte, elle ne voulait pas le voir partir. Toujours pas. Non, elle se refusait de baisser le regard. Elle refusait de pleurer. Parce qu’elle voulait le garder. Elle le voulait lui. C’était apparu dans son esprit comme une évidence. Malgré tous les hauts et les bas d’il y a des années. Elle était amoureuse de lui. Elle était amoureuse. Et elle ne pouvait pas reculer. Certains diront que c’est une amourette qui ne s’est pas développée suffisamment avec le temps. Mais personne ne peut choisir les sentiments qu’il ressent pour une autre personne. Et ne dit-on pas dans certains livres aux pages jaunies qu’on remarque l’âme sœur à l’aura blanche qu’elle dégage autour de vous. Avait-elle cette aura devant les yeux ? Odette ne savait pas, elle ne savait plus. Mais elle espérait trouver cette âme sœur. Elle semblait aimer de nouveau, être capable d’aimer. Alors qu’il ne lui écrase pas ce bout de cœur qui semblait de nouveau battre pour vivre. Qu’il ne lui laisse pas ce cœur qui battait pour la mort. Qu’il l’achève de ses propres mains, lui qui prétendait être un monstre. Qu’il l’égorge, qu’il l’étrangle. Qu’il lui fasse du mal jusqu’à ce qu’elle ne se souvienne plus de lui, ni de ce cœur battant dans sa poitrine. Elle avait si mal de pensée à sa perte. Elle avait si mal, tellement mal. Mais qu’il arrête de soutenir son regard comme si c’était la dernière fois, une dernière fois de tout. Une dernière danse, comme dirait certains. Mais c’était la danse de leurs corps qu’elle voulait retrouver. Pas un requiem à leur doux aparté. Elle ne voulait pas que cela signe l’entracte de leur pièce. Elle en mourrait, comme hait le lecteur ou le spectateur. Non satisfait de ce qu’il pouvait lire. Elle détestait cette sensation de fin. Elle ne voulait pas. Et il ne partirait pas, elle avait décidé. Si elle devait souffrir à cause de lui, autant qu’elle souffre de sa main. S’il devait partir, qu’il part, mais qu’il la laisse pour morte. Ses mains sur son torse, elle pouvait malgré tout sentir ce rythme cardiaque, cette pulsion de vie en lui. Elle espérait si fort, elle avait si mal. Et même son parfum n’était pas caché par le parfum de la lessive. Non, il emplissait l’entrée. Elle ne pourrait pas dormir ici ce soir si tout se passait mal. Elle ne pourrait pas. Elle ne voudrait plus remettre les pieds ici. Et dire qu’en la cachant, les Peakes avaient gardé son cœur terne, dire qu’ils l’avaient en quelque sorte préservé de cette passion dévorante. Elle voulait partir, elle voulait que tout la quitte, comme l’abysse sombre qui semblait s’ouvrir sous ses jambes. Elle avait mal, si mal, que l’air se faisait rare dans sa gorge, laissant place à des larmes. De vraies larmes plus sincères les unes après les autres. Une vraie souffrance comme on en ressent pas dans une vie. Une vraie souffrance qui vous prend et vous transperce de ses piques glacés. Mais elle l’aimait, ça raisonnait dans sa tête comme une moquerie. Elle aimait cet homme qui lui faisait tant de mal à la repousser. À vouloir la protéger d’une chose qu’elle ne comprenait définitivement pas. C’était un mensonge, ça ne pouvait être que ça, il y avait une autre personne. Il y avait quelqu’un d’autre. Elle avait peur de se l’avouer. Mais si elle n’était pas mariée, elle ne le connaissait finalement pas. Seigneur qu’elle arrête de souffrir. Qu’elle arrête de sentir son cœur se serrer autant qu’il se dilate pour essayer de trouver l’air qui ne venait pas. Qu’il la tue, oui qu’il fasse ça plutôt que de la faire languir. Qu’il fasse sortir le monstre. Elle n’avait pas peur de la mort, elle n’en avait jamais eu peur, mais désormais, elle le demandait comme un salut.

Mais c’est un ton, calme, trop calme pour la blonde qu’il lui demandait, avec un masque qu’elle ne saisit pas. Elle n’arrivait plus à mettre ses idées en ordre. Elle n’était pas claire. Elle avait trop peur pour réfléchir comme l’Odette d’avant l’agression l’aurait fait dans de pareils moments. « Odette, s’il te plait. » L’ancienne psychomage n’avait pas envie. Elle tourna la tête de gauche à droite, négativement, comme une enfant. Non, pas de s’il te plait. Elle ne voulait pas céder. Elle ne voulait pas céder. Elle avait besoin de cette part d’elle-même. De cette part vivante qu’il faisait ressortir. Elle avait bien plus besoin qu’avant, parce qu’elle s’était fait un sang d’encre pour lui à son enlèvement, qu’elle l'eût cru mort l’homme doux et passionné de cette nuit-là. Mais était-il encore là simplement, était-il encore là malgré les gestes, malgré les regards qu’elle interprétait s mal. Que dieu lui pardonne, que dieu la punisse. Qu’elle s’écoule lentement dans le Styx et qu’elle n’en ressort jamais. Comme Eurydice qu’elle y reste parce qu’il avait osé porter son regard sur elle. S’il le fallait, pour lui, pour qu’il ne meure pas, alors qu’elle l’avait cru mort, elle rendrait son âme pour sauver la sienne. Elle avait besoin de le savoir envie pour vivre elle-même. Comme un crochet essentiel qui s’était créé entre eux. Cette attirance physique, cette histoire d’un soir qui se transformaient petit à petit en histoire. Et pourtant, elle a une once d’espoir lors qu’il attrape ses poignets, une lueur, une bouffée d’air qu’on lui retire aussi vite qu’il prononce ses mots. Aussi vite qu’on lui enlève de nouveau la raison. « Qu’est-ce que tu croyais ? » Elle croyait qu’elle n’était pas qu’un nom sur une liste. Oui, elle croyait qu’elle avait été plus importante qu’une nuit. Qu’elle avait été quelque chose pour quelqu’un. Elle meurt petit à petit. Il lui fait mal, elle sent sa peau qui brûle au contact de la sienne. Elle sent qu’elle ne va plus tenir longtemps debout. C’est d’ailleurs la porte qui le tient encore debout. Elle n’a plus la force d’en entendre plus. Étouffé dans l’œuf. Voilà ce qu’elle pouvait faire de ses espoirs. Elle était morte à l’intérieur. Mais son regard devait le trahir bien plus qu’elle ne le voulait. Ne lâchant pas le sien, mais le bleu azur de ses yeux ne devait plus être voilé que par la mort interne qu’elle subissait. Il n’y avait que le contact chaud de ses mains sur ses poignets qui la maintenait en vie. Le mort cérébrale, l’arrêt de la vie n’ étant pas si loin finalement. « Que j’étais ce genre de type… » Non, elle ne pensait pas, elle ne pensait plus, elle voulait sombrer. Elle voulait partir. Partir loin. Ne pas entendre la suite de ses mots, ne pas l’entendre remuer le couteau dans la plaie béante, cette plaie recouverte par le sel, allait-il y mettre le jus de citron pour l’achever physiquement ? Mais s’il le faisait que resterait-il d’Odette ? Rien, juste une cendre. Un arbre sans vie, une potiche qu’on pourrait mettre à gauche ou à droite. Elle sentait son souffle se couper, l’air partir au loin. Comme si son corps était entouré d’un corset qui la tuait à force qu’il parlait. Qu’on lui coupait l’envie de vivre à chaque parole ! Qu’il arrête, oui qu’il arrête de parler. Qu’il n’en dise pas plus. Elle ne voulait pas savoir qu’elle genre de type elle pensait qu’il était. Elle le savait très bien elle-même. « Que… » L’hésitation était présente, l’espoir n’était pourtant pas de retour dans le cœur de la sorcière blonde, non, il était parti. Envolée, comme si plus rien n’était possible. Elle ne captait plus les mots, ni les signes qui pourraient l’encourager, qui lui permettraient de tendre la perche. Elle était incapable de parler. Elle était incapable de tout. « Que j’allais rester pour toi ? Je ne suis pas ce genre. » Son cœur s’effrite, elle le sent tomber dans sa poitrine. Oui, elle avait espéré ça. Oui, elle l’avait cru. Oui elle l’avait crue. « Tu devrais arrêter de croire aux contes de fées. Les fins heureuses, ça n’existe pas. Cesse donc de rêver et retourne… » Sa vie n’était pas un conte de fées. Non, qu’il se taise. Elle voulait qu’il la lâche qu’elle rentre dans le déni le plus complet, que ses paroles n’aient pas de sens. Mais elle n’en avait pas la force. Elle n’en avait pas la force. Elle était figée, belle poupée de cire. « Retourne t’occuper de ta merveilleuse petite vie. » Sa vie n’avait plus aucun sens sans lui. Sa vie n’avait plus de sens.

Elle était inerte contre la porte. Comme une comateuse, quand il lâchait enfin ses poignets, ses mains retombèrent lourdement. Sa tête l’avait abandonné, il n’y avait plus que le cœur qui battait, faiblement, qui se rependait en poussière dans sa propre cage thoracique. Qu’il parte, qu’il s’en aille. Qu’il la laisse dans sa vie parfaite et qu’il découvre son nom dans la rubrique nécrologique le jour suivant. Elle n’aurait pas de scrupule à le faire. Elle l’avait déjà fait quatre fois, une cinquième fois n’était pas à exclure. « Tu vois, je suis bel et bien le monstre que je croyais être, et peux être même encore pire. » Non, il ne l’était pas. Elle se réveillait de sa léthargie, avec du mal, ses muscles endoloris. Elle releva les yeux, elle releva le voile qui semblait en avoir pris possession, l’empêchant de parler. L’empêchant de faire quoi que ce soit. Il reculait d’un pas. Transplaner ? Peut-être allait-il le faire. Mais il finit de l’achever, il finit de mettre son exécution à terme. « J’avais raison. » Il marqua une pause, « Je ne pouvais pas te promettre que je ne te décevrais pas. » Il ne l’avait pas déçue, non, il venait de la broyer de l’intérieur, mais elle ? Mais elle, elle avait quand même besoin de lui, elle avait besoin de cette douleur de cette chaleur. Il était un monstre. Il était un monstre. Mais elle ne le croyait pas, elle n’avait pas envie de le croire. Sa petite vie, sa vie merveilleuse comme il le disait n’était pas une vraie vie. C’était une vie décorative, comme ces maisons parfaites dans les films moldus. Comme tout ce qui était créé de toutes pièces. Mais ce sentiment qui la bouffait de l’intérieur, ce sentiment était bien réel, désordonné, complètement hors de contrôle. Elle se sentait dépérir, au même moment que la colère lui montait. Elle serait encore les poings. Se redressant et non sans difficultés. Une battante, une vraie Moody, une furie, une folle. Elle n’avait pas envie de la frapper. Elle n’avait pas envie. Mais la destruction était-elle, qu’elle devait mourir ou bien se déchainer. D’un geste violent, c’est son poing qui s’abattit dans sa mâchoire. « ENCULE ! » hurle-t-elle. Qu’importe les jumeaux.  Qu’importe sa petite vie parfaite ! Qu’importe tout. « TU NE SAIS ABSOLUMENT RIEN DE MOI ALORS NE ME PARLE PAS DE VIE PARFAITE. » Elle abat une main moins forte sur son torse. « TU NE SAIS PAS CE QUE J’AI VÉCU ! TU NE SAIS RIEN ! ALORS FERME LA AVEC TA VIE PARFAITE PUTAIN ! » Elle pleure de rage, d’une colère d’une voix qui tremble. C’est un salop, un salop qu’elle aime de tout son menu corps. Elle le fait reculé comme elle peu. Elle ne sa calme pas. Elle balance, elle raconte, cherchant ses mots au fur et à mesure qu’elle les disait. « PENDANT QUE MONSIEUR VIVAIT SA VIE DE SON CÔTE, PENDANT QUE TU FAISAIS JE NE SAIS QUOI ! ON A BOUFFE MES AMIS ! ON M’A DÉTRUITE ! COMPLÉMENTENT ACHEVÉ ! »  Elle pleurait hurlait tout en tapant, elle voulait détruire la dernière parcelle d’humanité dans son corps. « ALORS PUTAIN DE MERDE NE ME DIT PAS ! NON NE ME DIT PAS ! » Elle se coupe. Elle s’interrompt. Elle a mal, elle a mal de le dire. Elle a tellement mal. « Alors, ne me dis pas que je ne suis qu’un putin de nom de plus sur cette fichu liste. » La colère passée, la colère loin, elle ne sent plus son adrénaline. Elle ne sent plus rien et tombe à genoux. La tête dans ses mains, elle a mal si mal. Elle a tout dit, elle n’a pas besoin de ne dire plus... Cet homme venait de l’achever, de la tuer sur place.

Un râle. Qu’on la tue, elle souffre, comme un animal sur la fin. Elle devient folle. Elle n’a pas peur de le dire. Elle ne sent plus ses mains à force de l’avoir frapper. Elle ne sentait plus son corps. Ici dans sa propre maison. Elle avait peur de l’amour qu’elle lui portait. Qu’est-ce qu’elle avait foutu à espérer. Qu’avait-elle fait, alors qu’elle savait très bien que la passion était destructrice. Mais ce qu’elle articula en relevant les yeux. Ce fut un simple. « Mais… tu ne m’a pas déçue. J’avais signé pour ça. » Oui, elle, elle n’avait pas perdu ses souvenirs, elle se souvenait très bien des deux Skander Lupin. Elle s’en souvenait parfaitement. « Je savais. » Dit-elle. « Je savais tout ça. Je savais tout ça, la douleur, l‘arrogance. Le sarcasme. » Elle n’avait pas oublié, elle l’avait trouvé vraiment attirant plus jeune et aujourd’hui, elle était une énième sadomasochiste qui allait se perdre dans ses bras. La douleur la faisait vivre. Alors, il avait tort. Elle tente un sourire en vain. Elle tente de se raccrocher à son regard, comme mourante. Tout se voit dans le métal azur de ses pupilles. Elle ne cache rien. « Je me suis détruite toute seule, tu n’y es pour rien. J’ai tout cherché, j’ai tout accepté. C’est ma faute. Skander... C’est la mienne. » Même avec ses mots, elle lui trouvait encore des excuses, elle lui trouvait encore des avantages. Elle n’arrivait pas à le blâmer, parce qu’ici, à genoux, elle ressentait tout l’amour qu’elle éprouvait pour sa peau mate, pour ses yeux. Elle ferme les yeux, comme si c’était sa dernière heure. « Tu es un putin de salopard. Mais c’est ma faute, Skander. Tout ça, c’est ma faute. » Elle avait une voix douce. Elle avait une voix bien lointaine comme le tocsin qui venait chercher l’âme brisée qu’elle avait façonnée de toutes pièces. « De toute façon… C’est trop tard maintenant… » Elle était attachée, elle était loin de tout ce qu’il pouvait dire. Elle relève son regard décidé sur lui. Elle le relève, isolante poupée qu’on devrait brisée encore une fois pour qu’elle abandonne. Mais elle était déjà loin. « Alors si… elle sourit. Si tu as une quelconque partie de toi, qui a vraiment tenu un autre discours… » Elle tient sa phrase en suspente. Une minute une longue minute. Elle le regarde toujours, ses cheveux blonds n’étant plus que le voile de sa folie. « Fais ce que je n’ai pas réussi à faire de toute ma vie. » Tue-moi.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mer 11 Mai - 23:04

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1821 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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MAI 1990 - GODRIC'S HOLLOW

Être un connard ou même un salopard, c’est tout un art. Il avait une maîtrise en la matière depuis des années, depuis la Purge, et même bien avant. Il en avait toujours été ainsi, avec les femmes notamment, rare avaient été les exceptions, une seule l’avait réellement calmé sur ce point. Quand il y resongeait, il se demandait comme la petite serdaigle introvertie qu’elle avait été avait réussi à avoir raison de la volonté de l’arrogant serpentard qu’il avait été et était encore aujourd’hui. Peut-être parce qu’elle avait été capable de mûrir quand lui et ses amis en restaient à leur blague graveleuse, qu’elle avait réussi à lui montrer qu’il pouvait valoir mieux que tout cela. Il l’avait su à un moment, qu’il valait mieux que cela, qu’être un connard ne lui apportait que des emmerdes, que se prendre la tête pour un rien aussi, que prendre les gens de haut n’aidait en rien, qu’être un salopard ne menait à aucune relation stable. Tant qu’elle avait été à ses côtés, il avait cru en ses principes, amour, fidélité, honnêteté, être un gentleman. Mais dès lors qu’elle était partie, ces idées lui semblèrent, futiles et inutile. Cela faisait neuf ans qu’il vivait principalement sans principe moral, considérant qu’être un connard était plus simple que d’être quelqu’un de bien, qu’être un salopard était plus facile que d’être humain. La facilité, il voulait la facilité. Il avait traversé trop d’épreuve pour vouloir emprunter le chemin le plus difficile. Humainement, il n’avait aucune envie de vivre quoi que ce soit – depuis neuf ans, comme une lame enfoncée dans cœur – le paralysant, l’empêchant de vivre. Bloquant les sentiments, les émotions. Le rendant froid et arrogant, le transformant en un connard de classe internationale. Il avait fallu d’un élan d’humanité lors de ce bal pour que tout change. Il avait dû les protéger, eux – ceux qui aideraient à changer ce monde, ceux qui s’étaient levé contre ce vent de tyrannie. La blessure avait été profonde, le choc traumatique. Un retour en arrière, neuf ans plut tôt, neuf ans plus jeunes – différent. Un regard nouveau sur ce qui l’entourait, sur le monde qui se dessinait autours de lui. Dépouillé de ses souvenirs, il avait retrouvé ce qui comparé à sn existence demeurait être une certaine innocence. Un instant d’humanité. Un instant de faiblesse, assez intense pour lui faire regretter ses choix. L’espace d’un instant – l’espace d’un regard, il aurait voulu être différent. Capable de ne pas être ce qu’il était. Mais il le faisait pour une raison. Il tentait de se trouver une excuse. Il fallait une excuse.

Connard ou pas, il devait la protéger. De lui-même avant tout. Lui la bête, et le monstre. Y avait-il encore une chose qu’il avait touché et qu’il n’avait pas détruite ? L’Ordre peut être. Il espérait être à la hauteur de cette tâche qu’on lui avait confiée, fier d’en avoir été nommé l’un de leader. C’était la seule réussite de sa vie – eux, tous ensemble luttant contre ce qui était injuste, tentant de ramener la justice et un semblant de paix dans ce monde. Dans ce pays déjà. C’était sa seule fierté, la seule chose qu’il n’avait pas détruite sans doute grâce à Ekaterina qui savait modéré leurs propos les faire sonner d’une seule voix même s’ils étaient discordant. Elle le connaissait depuis assez d’année pour lui tenir tête quand il le fallait, le connaissant assez pour l’empêcher de les faire foncer dans le mur. Mais le reste, il détruisait tout ce qui lui passait entre les mains. Tout ce qui pouvait être proche de lui à un moment donné. Il le brisait.   Il avait brisé sa relation avec son propre frère, son unique frère par principe, sur le coup de la colère, enivré par une violente envie de vengeance depuis trop longtemps inassouvie. Il disait avoir fait cela pour la protéger. D’elle, de sa famille, de ses principes, quand ils sauraient pour son camp, pour son sang et pour le loup, nul doute qu’ils le tueraient. Tuer son frère, il ne pouvait pas le permettre. Pour tenter d’enrayer cette machine à mort déjà bien en route que représentait la fille à ses yeux, Skander avait dû franchir une ligne, une limite, et brisé la confiance, le lien. Ce n’était pas le premier lien qu’il brisait. Déjà à Poudlard, bourreau des cœurs à son âge. Combien en avait-il brisé, par pur plaisir, parce que Quinn et lui s’en amusait ? Il brisait tout, déjà les poupées les plus brisées, les faisant tomber dans les plus sombres recoins, sans se douter qu’un jour il payerait. D’une certaine manière, même si tout n’était pas de sa faute. Briser le cœur de Cassiopeia lui avait-il coûté la vie de Ciena ? Il ne s’était encore jamais posé cette question, car aucun lien n’était encore possible dans sa tête entre la louve et le meurtre. Bientôt, il saurait. Il brisait tout. Il le savait. Si elle avait été en vie, sans doute l’aurait-il brisé à un moment, comme sans doute incapable de rester quelqu’un de bien plus de cinq minutes, comme si c’était impossible. Il avait cru que c’était impossible. Cependant parfois, il suffit de croire à l’impossible. Avec elle, il avait voulu être quelqu’un de bien, jusqu’à ce qu’il se souvienne du monstre qu’il était, du mal qu’il était capable de lui faire, physiquement, moralement. Désormais, il refusait d’y croire.

Blesser quelqu’un  brutalement, s’assurer qu’il ne retombe pas en travers de votre route pour éviter de lui faire encore plus de mal. C’était absurde comme concept, potentiellement stupide, mais nécessaire. Dire des horreurs pareilles avec un calme désarmant, ce n’était pas lui. Du moins ce n’était pas ce qu’il avait voulu être pour elle, ou avec elle. A un moment avant de réaliser que c’était égoïste d’infliger cela à quelqu’un. Il avait menti, sans le savoir – elle avait cru des choses. Qu’il était quelqu’un d’autre. Elle ne savait rien de la bête, et au fond, il préférait qu’elle le voie comme un illustre abruti que comme cette bête. Il détestait cette part de lui-même – il l’avait toujours haït, mais elle faisait partie de lui désormais, pulsant en son être, dirigeant parfois ses mouvements, réveillant ses instincts. Il voulait réveiller ses instincts à elle, sa colère. Il voulait qu’elle le déteste car la haine c’était la facilité. C’était plus facile de le haïr que de l’apprécier. Il avait peut-être réussi. Elle se redressa, fit un pas en avant et frappa. A la mâchoire, un coup direct. Douloureux, mais supportable. Puis elle hurla, « ENCULE ! » Elle était sortie de ses gonds. Il était à la fois heureux qu’elle l’ait fait, en même temps, il savait que chaque mot serait plus douloureux que n’importe lequel de ses coups de poings. « TU NE SAIS ABSOLUMENT RIEN DE MOI ALORS NE ME PARLE PAS DE VIE PARFAITE. » Elle continue de frapper, sur son torse, perdant de sa vigueur. Il le sentait. « TU NE SAIS PAS CE QUE J’AI VÉCU ! TU NE SAIS RIEN ! ALORS FERME LA AVEC TA VIE PARFAITE PUTAIN ! » En effet il n’en savait rien. Il ne connaissait pas sa vie, éviter de s’y intéresser rendait l’attachement plus difficile. Rendrait la séparation plus facile – c’était toujours ce qu’on lui avait dit. Mais il ignorait tout de sa vie, mais un instant la femme qu’il avait vu lui avait suffi, avec son présent, son passé, et ses secrets. Ignorant qu’on pourrait s’attacher avec si peu. La rage vocale, laisse place à des larmes. Cette rage fait alors trembler sa voix. La peine, la rage, c’est encore pire qu’un coup de poing dans le visage, pire qu’une lame en plein cœur. Refusant de lui faire du mal, physiquement – il recule alors n’opposant aucune résistance à ce sujet. « PENDANT QUE MONSIEUR VIVAIT SA VIE DE SON CÔTE, PENDANT QUE TU FAISAIS JE NE SAIS QUOI ! ON A BOUFFE MES AMIS ! ON M’A DÉTRUITE ! COMPLÉMENTENT ACHEVÉ ! »   Lui aussi, il avait perdu des amis, ses amis. Ciena, Tristan étaient morts, Bellamy à Azkaban, il avait même cru perdre Alienor pendant tout ce temps. Mais il essayait de rester sourd à ses mots, elle lui dévoilait encore un peu plus de ce qu’elle était. Elle n’était pas la sorcière parfaite, il l’avait deviné à Ste Mangouste, mais plus elle dévoilait ses fêlures, plus il les appréciait. Quand il pensa qu’ils n’étaient pas différents, dans le fond, s’il avait pu se frapper lui-même, il l’aurait fait. Il devait débrancher ce palpitant, putain. Elle continuait de hurler, de taper. Les mots étaient plus douloureux que le reste.  « ALORS PUTAIN DE MERDE NE ME DIT PAS ! NON NE ME DIT PAS ! » Que devait-il lui dire pour la couper définitivement de lui ? « Alors, ne me dis pas que je ne suis qu’un putin de nom de plus sur cette fichu liste. » Son regard resta interdit. Laissant peut être transparaitre ce regret de lui faire si mal. Mais pourtant nécessaire. Elle n’avait jamais été un nom sur cette liste. Il n’y avait pas de liste, il n’y avait que des tourments. Elle était celle qui les avait balayés, un instant. Elle l’avait brièvement empêché de retomber sur ses vieux démons. Avant qu’il ne fiche tout par terre.

Elle chute à genoux. Son cœur à lui rate un battement. Il lui faut fournir un effort surhumain pour ne pas se précipiter près d’elle. Il devait combattre ce besoin désormais viscérale de l’aider, de la protéger. Non, c’était ce qu’il était entrain de faire, il la protégeait.  La tête dans ses mains, cette image le brise un peu plus à chaque seconde. A chaque seconde il essayait de se rassurer en disant qu’il faisait le bon choix. Qu’elle souffre maintenant de la sorte pour ne pas en mourir demain. Cela semblait être un tribut raisonnable à payer. Il la regarde, incapable de regarder ailleurs. Il s’agissait sans doute de la dernière fois qu’il la voyait ainsi, si proche, et pourtant déjà si lointaine. Il ne croiserait plus sa route – il le jurait. Au moment où il crut que cette histoire était réglée. Au moment il crut qu’elle avait enfin lâché prise. Elle leva ses prunelles bleues vers lui, « Mais… tu ne m’a pas déçue. J’avais signé pour ça. » Non. Il devait l’avoir déçu. Il fallait qu’il la déçoive, c’était comme la condition principale de toute cette mascarade des sentiments. Si elle lui en voulait, si il la décevait elle n’aurait aucun mal à le laisser partir. A ne pas le chercher, à lâcher prise. « Je savais. » Elle continuait, encore. « Je savais tout ça. Je savais tout ça, la douleur, l‘arrogance. Le sarcasme. »  C’était ce qu’il était. Qu’elle se souvienne de ces mots, et qu’elle puisse y ajouter plus tard le mot monstre. Il espérait sincèrement. Tandis qu’une part de lui voulait se rattacher à elle, un part de lui l’ancrait dans ce sol, incapable de bouger. La perte des souvenirs avait fait resurgir la dualité, entre l’homme et la bête, en le salopard et l’humain. Il se perd dans ses yeux, pour ne pas s’y noyer il tente de contenir ses émotions. Il ne s’était jamais imaginé si bien comédien. « Je me suis détruite toute seule, tu n’y es pour rien. J’ai tout cherché, j’ai tout accepté. C’est ma faute. Skander... C’est la mienne. » Elle n’avait pas le droit de se blâmer. C’était sa faute, ses choix, ses conneries, son foutu caractère de merde, ce monstre qui sommeillait en lui. Ce n’était pas elle, ça n’avait jamais été elle le problème. Même quand ils ne se supportaient pas, c’était lui qui cherchait les coups, les piques assassines. Ça n’avait jamais été elle. Il perd son regard, c’était tout à coup comme si on le privait d’air. « Tu es un putin de salopard. Mais c’est ma faute, Skander. Tout ça, c’est ma faute. » Et quel salopard, il était volontairement entrain de lui briser le cœur, mais avec l’idée bien ancrée qu’il allait la sauver ainsi. Mais elle ne pouvait pas se tenir pour responsable de ce qui arrivait. Cette idée le mettait hors de lui. Le faisait rager. Contre lui-même. Contre elle aussi. Elle devait cesser de se dévaloriser de la sorte. Elle n’avait commis aucune erreur, tout était de son fait, lui qui brisait tout ce qui venait entre ses mains. « De toute façon… C’est trop tard maintenant… » Impossible. Il y  avait toujours un moyen de revenir en arrière. Elle refusait juste de s’en rendre compte. Ne comprenait-elle pas que tout ceci ne mènerait à rien, que sa mort serait probablement l’issue fatidique de cet aparté aussi céleste puisse-t-il être. « Alors si… Ce sourire lui fend le coeur. Si tu as une quelconque partie de toi, qui a vraiment tenu un autre discours… »  Bordel, bien sûr qu’elle existait cette partie de lui. C’était celle qui se tenait devant elle, debout bien qu’abattu. Mais il n’avait pas le droit de lui donner de l’espoir. Il n’avait pas le droit. Il n’ose rien dire, incapable de briser le silence, son regard accroché au sien, comme si sa vie en dépendant. Elle lâche alors des mots qu’il ne comprend pas. « Fais ce que je n’ai pas réussi à faire de toute ma vie. »  Il ne comprenait pas. Il voulait renier cette part de lui qui voulait la prendre dans ses bras, car elle était là, présente. C’était celle qui l’empêchait d’agir, de commettre l’irréparable, de franchir le point de non-retour.  Usant de force, de volonté, il laissa alors les émotions s’éteindre.

Un part de lui était en rage. Il devait la laisser s’exprimer. Quelques qu’en soit les conséquences, elles ne pourraient pas être pire que ce qu’il redoutait s’il se laissait aller à la faiblesse de tomber dans ses yeux, et dans ses bras. Il ne pouvait rien lui promettre. Tout ce qu’il pouvait lui promettre c’était sa perte. Et ça, c’était inacceptable.  Rien de tout ceci n’était acceptable. C’était choisir entre l’enfer et la mort. Entre la raison et l’espoir. Il devait choisir. La briser si c’était encore possible. Déjà ses larmes lui étaient insupportables, autant que ces mots. Elle ne pouvait pas s’en blâmer. Il devait mettre un terme à tout ça. « Quand cesseras-tu d’agir comme une putain de gosse pourrie gâtée et égocentrique ? » Sa voix était froide, si froide. Il se détestait, mais il reléguait cette part de lui, au fond. Il aurait le temps de se morfondre, de commenter chacune de ses paroles, chacune de ses actions, de se maudire, de se détester, encore et encore. Il aurait le temps pour ça, il était un habitué des regrets. Abandonné à ceux ceci depuis trop d’années déjà, et c’était comme un toxico, les regrets étaient addictifs, il était incapable de s’en débarrasser. Ils faisaient partis de sa vie. Mais il y avait des choses qu’il ne voudrait jamais regretter, sa mort en faisait partie. Autant battre le fer pendant qu’il est encore chaud.  « PARCE QUE TU CROIS QUE TU ES LA SEULE A AVOIR DEJA SOUFFERT DE CETTE PUTAIN DE VIE ? » Il avait hurlé à son tour. Ces mots criants de vérité, de rage aussi. Pour lui-même avant tout. Malgré tout, il était certain de n’être jamais capable de la détester, non, elle était devenue en peu de temps cet idéal que jamais il n’aurait, cette femme apaisante. « Tout le monde dans ce putain de monde a déjà perdu des gens ! Tout le monde ! Tu ne sais rien de moi, je ne sais rien de toi, et crois-moi, je ne veux rien connaitre. » Chaque mot plus blessant que le précèdent. Skander était hors de contrôle, enragé comme un loup. Il avait perdu le contrôle, se libérant de ses chaînes, libérant le monstre. Cloisonnant l’humain. Cette part de lui enfermé qui referait surface demain, morne et affaibli, mourante. Demain il serait seul face à ses démons, et craignait de ne pas pouvoir les surmonter. Il avait réussi à les vaincre, dernièrement. Peut-être grâce à elle. Il avait cessé de boire, cesser de se tourmenter. A cause de cette nuit, à cause de ce drame entre deux adultes consentant, il perdrait de nouveau pied. Fidèle à une seule chose, ses démons.  « Il n’y a aucune part de moi qui… » Il bafouille, énervé, rageux. C’est ce qui lui faisait perdre ses mots. Se plaisait-il à croire. Ces mots qu’il voulait dire, coincé dans sa gorge l’empêchait de respirer une seconde. Il ne pouvait pas dire ça, les émotions inhibées refirent surface, brûlantes. Il dû les combattre pour ajouter ces mots avec autant de froideur et de détachement. Mais il ne restait que sa rage, envers lui-même, rien d’autre. « Qui ai jamais réellement tenu un autre discourt. » Citant ces mots, le cœur en sang.  « Il n’y a que moi. Le monstre, la bête. » Confession pourtant sincère. Il était un monstre, une bête. Elle comprendrait le sens de ces mots. « Juste une putain de bête. » Dit-il à mi-voix, comme pour lui-même, serrant ses poings. Elle comprendrait cette histoire. Ferait le rapprochement. Une bête, son réveil matinal dans une forêt, un lendemain de pleine lune. Elle comprendrait, il en était certain. C’était son dernier recours, sa dernière atteinte à cette créature qui pour sûr continuerait de hanter ses rêves, jusqu’à ce qu’il puisse ne plus être capable de rêver. Dans un geste il leva sa main, desserra ses poings. Il se stoppa net. Qu’essayait-il de faire de caresser une dernière fois sa joue ? C’était hors de question. Il avait déjà passé trop de temps ici. Il fit un pas en arrière, entendant déjà les pleurs d’une paire de jumeaux apeuré par les jeux dangereux de deux adultes complètement perdus. Un autre pas en arrière, et il leva alors les yeux vers elle. Cherchant une dernière fois ces deux billes envoûtantes, il voulait graver cette image une dernière fois. Un dernier regard. Puis il transplana.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

 

The White Swan & The Black Wolf ▬ SKANDETTE

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