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[+18] It does not do to dwell on dreams and forget to live - skander&odette

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Parchemin envoyé Sam 30 Avr - 12:07

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

malle

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

C’était toujours étrange de se regarder marcher, quelque chose qu’elle aimait faire. Prendre le temps d’avoir le temps de ne rien faire. La journée était belle. Le soleil allait se refléter dans des éclats dorés sur ses cheveux d’un blond pâle. Odette semblait sur pieds. Remise de toute cette histoire de suicide. Et pourtant, c’était un peu plus compliqué. Londres n’était pas un endroit sûr, ce n’était pas du tout un endroit qu’on voudrait fréquenter même. Surtout le Londres magique. C’est pourquoi, jupe mi — longue, sandales en cuir et débardeur blanc, elle arpentait la Tamise sa veste sous le bras, profitant de soleil de la fin avril. Elle semblait plis libres, plus libérés de ses démons. Elle semblait plus mature, plus mère qu’elle ne l’avait jamais été. Puis une ombre apparue à ses côtés. Lui tenant d’épaule, la blonde reconnue son père, il y avait longtemps que Robb et Odette n’avaient rien fait ensemble. Il lui manquait c’était certain. « Tu n’as rien à me dire ? » demandait-il. Elle haussa un sourcil comme pour savoir de quoi il voulait parler. Il eut un petit sourire qui était propre à lui-même. « Pourquoi tu ne m’as pas dit avant que tu l’avais vu ? » « Qui ça papa ? » Il la lâche, s’arrêtant, alors qu’elle continue sa route. Se retournant sur lui, il semble lointain, flou. « Tu me mens encore », entend-elle comme un écho dans sa tête, alors que tout change, alors que le soleil est encore là. Puis, c’est les cheveux bouclés, la mâchoire carrée qui apparait dos à elle. « T’es pas encore morte toi ? » Le pincement au cœur parait tellement réel qu’elle y croit. Pourquoi vient-il perturbé son instant de liberté, pourquoi lui encore. « Arrête », chuchote-t-elle. « Quoi ? On se déteste, c’est toi qui l’as dit. » « Ferme là Lupin ! Ferme là ! » S’entête-t-elle à répéter. C’est sans qu’elle puisse faire quoi que ce soit, qu’il agrippe son poignet et qu’il la pousse dans l’eau trouble. « Apprends maintenant le souaffle » entends-t-elle raisonner cette fois, alors que les flots glacés semblent l’entourer tout entière. Que doit-elle apprendre justement ? Elle tente de revenir vers le soleil de reprendre sa journée. Mais rien n’y fait, le noir se fait autour d’elle. Puis comme un changement dans l’espace, elle se retrouve au sec, au sec dans une pièce plongée dans le noir allongé. Elle est sèche, mais suffoque, l’air se fait peu respirable. « Alors chérie ? Je t’ai manqué ? » Elle tourne difficilement la tête. Retient un cri d’horreur, puis l’expulse. Non… Pas encore ça… « J-je… Adrien, je suis désolé. » Il sourit de sa bouche défaite de chaire dont il ne reste plus que les os du crâne et de la mâchoire pour une partie. Il se décompose sous ses yeux, alors qu’elle comprend l’endroit où elle est. Les os se posent sur ses lèvres sans qu’elle puisse bouger. « On va enfin être ensemble. »

* * * *
Le visage collant de sueur, les mèches de ses cheveux ternes se perdant sur son front et sur ses joues. Elle est essoufflée, le regard hagard. Elle a peur, mais chercher de quoi allumer la lumière de sa chambre. Elle cherche, elle veut que ça s’arrête. Qu’il arrête, qu’il la laisse tranquille. Encore un cauchemar, pas le dernier, pas le premier. Mais sans doute celui où la fin était différente. Elle finit morte. Vraiment morte. Elle sent que sa poitrine se lève et retombe sous les coups saccadés de son souffle. Puis elle finit enfin par trouver une lampe, ses mains tremblantes, finissent enfin par faire venir la lumière dans sa chambre. Les monitorings n’affichent rien de mauvais bien au contraire, les constantes semblent plus ou moins correctes. Elle observe, son propre état de santé, elle observe, comment elle était en train de dépérir psychologiquement. Elle prend une nouvelle fois sa tête dans ses mains. S’il y avait bien une chose qu’elle n’avait jamais compris dans ses diverses études sur l’esprit sorcier et humain. C’était les rêves. Elle était incapable de les déchiffrer de savoir ce qu’ils pouvaient bien vouloir présager et dire. Elle trouvait ça totalement inutile. Et aujourd’hui, elle aurait tellement voulu savoir ce que ça signifiait. La nuit semblait longue, les minutes également. Puis, elle réussit enfin à sortir de sa torpeur. Elle sortait enfin de ses démons. Elle tentait d’oublier cette vision d’horreur du visage décomposé d’Adrien. Elle releva les yeux. La chambre blanche immaculée ne contenait que peu d’effet personnel. Quelques crayons quand Erlhing venait la voir pour dessiner un peu avec lui, un livre ou deux. Le fond d’une bouteille d’eau, des fleurs. Elle avait de la visite tous les jours. Qu’elle ne se reposait pas vraiment, car tout le monde voulait savoir pourquoi elle avait fait ça, sans doute parce que personne ne s’y attendait, parce qu’elle semblait remise. Puis, son regard se porta sur une petite sacoche de cuir, cadeau de son père venu la voir la journée précédente. Robb était venu parce qu’il avait réussi à trouver un peu de temps pour sa fille. Elle avait été heureuse de le voir. De pouvoir lui parler. Mais pas de tout. Comme d’habitude, il était inquiet et elle avait fait bonne figure. C’était sans doute à cause de son hibou qu’il était venu de toute façon. J’ai besoin de ton aide. Et bla et bla. Repoussant les couvertures, tout aussi blanche que les murs et tout autour d’elle, Odette s’avança en titubant vers le sésame qu’elle avait demandé à son père l’ouvrant. Quatre petites fioles se trouvaient là. Le verre était flouté, sans qu’on sache ce qu’il y avait dedans. Elle, pour une fois, savait ce que tout ceci contenait.

D’un vif mouvement, et après une gorgée d’eau tiède, elle enfila un châle de couleur pourpre. Les Peakes adoraient cette couleur c’était affolant. Puis pieds nus, elle sortit de sa chambre, sacoche sous le bras. Elle avait une idée en tête et forcément, ça ne pourrait pas attendre le levé du jour. Toujours trop impulsif le souaffle. C’était comme ça, une idée dans le tâte, on ne lui déloge pas. L’avantage peut-être, d’avoir passé une bonne partie de sa vie dans les divers services de Sainte Mangouste, c’est qu’elle y connaissait encore du monde, mais qu’elle connaissait également les coins où personne ne passait jamais. Opération commando de la fin avril, en vérité, ça la changeait de son habitude de déprimer. Un peu d’adrénaline et d’appréhension, elle se demandait, comment tout ça allait se passer. Ils s’évitaient, et finalement, elle s’était rendu compte en parlant avec Amanda, que c’était-elle qui avait été infecte avec le brun. Que c’était elle le monstre avec ses paroles. À l’angle d’un couloir, elle regarda si les assistantes de nuits étaient bien dans leurs bureaux avant de prendre à gauche, puis à droite et de continuer tout droit. Robb ne pouvait pas lui cacher une information importante. Parce que dès qu’il avait appris pour son chouchou difficile de l’époque, l’Auror avait demandé où il se trouvait. Bien qu’il n’ait peut-être pas été le voir, Odette savait elle où aller désormais. Elle remet en place une mèche de cheveux blonds derrière son oreille avant de s’engager dans un couloir vide. Elle marche vite, elle tente d’être discrète, mais elle ne doit pas l’être du tout, parce qu’elle n’a jamais su l’être. Rasant les murs d’un pas rapidement, mais aussi rapide d’une malade affaiblie peut l’être. Donc si elle ressemblait à une tortue agonisante… C’était tout le bout du monde, peut-être à un scrout pétard amputé d’une patte… Ce qui eut le mérite de la faire sourire, alors que dans le fond, elle n’avait pas à faire ce qu’elle avait à faire. Merci, Amanda pour les remords et les regrets, merci, elle n’avait pas besoin de ça en ce moment. Et pourtant qu’est-ce qu’elle faisait là ? L’audacieuse folle. Oui, oui, tout en sachant que peut-être, elle allait se faire envoyer bouler par les yeux envoyant des éclairs de Skander… Elle s’en doutait un peu trop même. Mais bon, de toute façon, elle était bien à quatre ou cinq couloirs à l’est de sa chambre, alors autant faire sa bêtise jusqu’au bout et se faire jeter dans les règles de l’art, elle n’aurait pas joué le ninja pour rien.

Elle tourna au dernier angle du couloir, attendant sagement que les bruits de pas s’estompent au loin pour tourner véritablement. La sacoche était toujours dans ses mains et le châle sur ses épaules, elle n’avait pas froid, pas du tout. C’était assez étrange, elle la frileuse d’une autre vit. Mais elle put enfin arpenter le couloir à pas de loup, et elle ne pensait pas être tombée si juste, cherchant le bon numéro. Et espérant ne pas s’être trompé après les informations durement arrachées à son père. Pourquoi tu veux sa chambre ? Je pensais que tu ne l’aimais pas. Ça c’était avant papa, il faut bien que certaines personnes vous ouvrent les yeux de temps en temps… Et c’était peut-être trop tard en ce moment même. Devant ce dédale où tout était uniforme, identique, triste à mourir. La troisième en partant de la 201, avec la porte à la poignée abimée. Oui, c’était les maigres informations qu’elle avait pu avoir et pourtant. Quand elle arrivait devant, l’obscurité nocturne peut rassurante autour d’elle. Odette se retint d’entrer sans frapper pour se cacher. Elle posa sa main contre la porte, comme pour espérer qu’elle avait fait assez de bruit. Mais rien. Elle frappa un, deux, trois coups. Faible, mais assez fort. Elle espérait qu’il avait le sommeil léger. Mais surement, pas les hommes n’avaient pas cette faculté… Pas du tout même. « Skander » dit-elle tout près de la porte ? Elle ne savait même pas si elle pouvait encore l’appeler par son prénom. Son cœur se serra. « C’est moi. » Qui ça moi ? Juste Odette répondrait-elle sans doute. « J-Je… J’ai quelque chose pour toi. C’est… Papa qui me l’a donné ! » Comme si c’était un argument de temps.  
  



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Dim 1 Mai - 17:11

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Les nuits étaient le pire moment de s ajournée, le moment où finalement il se retrouvait complètement seul, et livré à ses pensées les plus noires et obscures. La journée, le va et vient des infirmières, le bruit dans les couloirs, l'agitation, les gens qui passent, tout donnait l'impression à Skander en pas être seul, alors que pourtant c'était le cas. Il y avait bien Cassia qui passait après son service, il avait vu Quintus lui rendre visite plus d'une fois, mais il avait cette étrange sensation que ces visages familiers lui étaient étrangers. Chacun d'entre eux portait une marque que Skander n'avait jamais approuvé, et être ami avec eux lui donnait l'impression d'avoir bafoué tout ses principes, neuf années pour réduire vingt six à néant.  Il avait grandit avec eux, était-ce pour cela qu'il tolérait ? OU bien avait-il complètement changé de camp ? Skander n'avait jamais officiellement partie de l'Ordre du Phénix, mais il avait malgré son passage dans la maison serpentard pensé que la pureté du sang n'était pas une nécessité. Il avait d'ailleurs rompu tout contact avec Quinn quand le jeune homme de l'époque avait fait le serment de passer le restant de ses jours avec elle, la née moldue, sa Ciena. Tout était étrange, Ciena était morte, et Quinn de nouveau son ami. Il ne s'y ferait jamais, à sa mort. A chaque fois qu'il y pensait il se disait que c'était un mauvais rêve, et qu'il allait se réveiller. Il fallait qu'il se réveille. C'était juste un mauvais rêve. Pourtant, il commençait à y croire, à cette vérité dérangeante, elle était bien morte, ne lui restait plus qu'à savoir comment, et si quelqu'un en était responsable, il le lui ferait payer. C'est sur cette idée terrible que Cassia  est entrée en scène, cruelle sous couvert d'une affection sans limite, manipulatrice pour parvenir à ses fins. L’annonce, la sentence tombant comme un couperet sur sa propre nuque. Il était en plu d’être un sale type devenu durant ces neuf années le meurtrier de la seule femme qu’il avait jamais aimé, malgré lui. Comment pouvait-il encore dormir avec cela sur la conscience ? Il ne dormait plus, il vivait un cauchemar, endormi comme éveillé.

Il ne dormait plus. Ses nuits étaient hantées par des souvenirs, des flashs – il était incapable de dénouer le vrai du faux. Il la voyait couverte de sang arrivant dans sa chambre, parfois il se réveillait en hurlant, paniqué. Parfois, la scène était toute autre. Ils se retrouvaient tapis dans l’ombre d’un bureau là o ils travaillaient avant, le bureau des aurors, elle était mourant dans ses bras. Il la soutenait, tremblant. « Ca va aller, je te le promets. » disait-il en la serrant contre lui. Il assistait à cette scène, impuissant, se maudissant. Il n’était qu’un menteur, il vil menteur. Persuadé qu’il était l’auteur de sa blessure mortelle, il se sentait  comme un monstre, guettant la mort de sa proie. Debout, immobile, comme s’il était dans sa propre pensine, s’il avait pu se frapper, il l’aurait fait. Il refusa d’écouter le reste, voulant de réveiller. Il le fallait. Il fallait que la peine cesse, que la  colère sorte. Planquant ses mains sur ses oreilles, il se hurla mentalement : « REVEILLES-TOI ! » En vain, il était toujours perdu dans les méandres de ses pires cauchemars. Il décolla ses mains de ses oreilles, impuissant, comme si son cœur se brisa une fois encore quand elle rendit son dernier souffle.   « Ciena, je t’en prie, reviens mon amour. » Comment avait-il osé ? Osé, lui dire ces mots. Monstre, pensa-t-il pour lui-même. « Je suis un monstre » « Je t'aime.» S’en était trop cette fois. Skander  ouvrit alors les yeux, en sueur, la respiration haletante. Tout ci n’était qu’un tour de son imagination, loin de se douter que c’était la première chose dont il venait de se souvenir. Mais son jugement avait été altéré, corrompu par les mensonges d’une louve qui avait bien changé, toujours plus manipulatrice, pire encore. Il l’avait cru, parce qu’elle avait été la seule amie à venir à son chevet. Ses propos corroboraient ceux de la foldingue du couloir, et ceux d’Odette, il n’était qu’un sale type. Et il l’avait tué. Maintenant tout était clair.

Il resta couché un moment, les yeux ouverts, comme si fixer les dalles blanches de ce plafond allait avoir un effet calmant et qu’elles pourraient finalement avoir le pouvoir de lui faire retrouver le sommeil. Il ne cessait d’y penser, Ciena dans ses bras agonisante et lui qui s’occupait d’elle, telle une âme innocente. Il se détestait mais n’arrivait pas à chasser cette image de sa tête. C’était son premier souvenir, mais il le prenait comme une manifestation du monstre qui sévissait dans son esprit.  Pourtant, il venait de se souvenir. Etait-ce la première illumination d’une longue série ? Ou dernière mémoire d’une vie traumatique dont il ne se souviendrait jamais ? Savoir ou ignorer son passé. Il était tiraillé. Maintenant qu’il avait mis le nez dans ce passé, que Cassia avait brisé on esprit avec ce mensonge, il était incapable faire un pas en arrière et d’oublier. Incapable de repartir à zéro, comme aurait souhaité le faire à un moment donné. Il n’y avait plus de retour en arrière possible. Aucun. Perdu dans ses sombres pensées, il sursauta quand on frappa à sa porte, trois coups sec et rapide. Une infirmière ? Peut-être. Quand il entendit : « Skander »  Il mit un petit temps pour se redresser dans son lit, regardant la porte close. Il hésita quant à la personne porteuse de cette voix. Rien à voir avec la mi froide mi mielleuse de Cassia. Non, rien à voir. « C’est moi. »  Odette Moody ? Voulut-il demander, incertain de l’appartenance de cette fois à la fois familière et étrangère. Il se redressa encore un peu, handicapé par cette épaule qui se remettait difficilement. «  J-Je… J’ai quelque chose pour toi. C’est… Papa qui me l’a donné ! » C’était elle. Que venait-elle faire dans ses « quartiers » au beau milieu de la nuit ? N’était-elle pas de ces personnes qui dorment la nuit ?

Skander tenait en très haute estime Robb Moody, mais après ce qu’il venait d’apprendre sur lui-même, avoir quitté le bureau des aurors semblaient être une suite logique, et il doutait être partie en de bon termes avec lui. Qu’avait-il bien pu donner à sa fille chérie pour lui ? Avec des efforts douloureux, le sorcier finit par réussir à s’asseoir sur le bord de son lit. Il évitait de croiser un miroir depuis son réveil, incertain de vouloir voir les marques qui avaient cicatrisées sur sa peau, le marquant à jamais. Incertain de vouloir voir ces blessures qu’il ne comprenait pas. Comme aussi incertain de vouloir voir ce visage marqué à la fois par la fatigue et par le temps. Ses deux pieds sur le  sol, le sorcier attrapa son t-shirt posé quelques part sur la chaise vide à côté de son lit, et il entreprit de l’enfiler. Tout en finissant de l’enfiler péniblement, il ouvrit la porte à laquelle Odette et sa tignasse blonde étaient collées.  « On t’a déjà dit que y’a des gens qui essayent de dormir la nuit ? » A la croisée des chemins entre un humour, et une pointe de sarcasme. Ce même sarcasme avait toujours fait partie de lui, avant après, et même enfant. Comme moyen de défense, mais comme moyen de tester les gens aussi parfois. Associer à de l’humour c’était le signe qu’il appréciait la présence d’une personne. Quand il posa son regard sur elle, malgré le manque évident de lumière elle semblait avoir meilleure mine qu’à leur dernière entrevue. Lui en revanche tenait debout, seule la blessure de son épaule semblait refuser de cicatriser normalement. Il se surprit à faire de l’humour avec elle. Pourtant, lors de leur dernière entrevue, il avait compris qu’elle le détestait et qu’il était monstre. Il l’avait laissé, comprenant son choix, maintenant après ce  qu’il avait appris il était persuadé qu’elle avait fait le bon choix, et qu’il était bel et bien un monstre. Que faisait-elle là ? Au milieu de la nuit. « Comment va-t-il ? » Demanda-t-il à l’intention de la sorcière, à propos de son père, vu qu’elle venait de l’évoquer. Il lui restait de l’humanité, il prenait des nouvelles d’un homme qu’il avait admiré, et qui lui avait tant appris. Mais pour le bien de sa fille, Skander se faisait froid, distant. Il s’appuya alors contre la porte entrouverte, encore vacillant parfois. Blessé, brisé mais toujours debout. Jusqu’à quand ? « Qu’est ce qui t’amène, Moody ? » Dit-il se forçant à se monter plus froid. Il était un monstre maintenant qu’il le savait il n’avait envie de s’attacher à personne, envie de faire du mal à personne.  


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Dim 1 Mai - 20:11

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Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

La tension. C’était quelque chose qu’elle n’arrivait pas forcément à mettre de côté. Déjà petite, Oué une bêtise était dans son esprit comme une grande aventure. Même si elle faisait partie des petites filles qui courraient après les lézards plutôt que derrière une maison de poupées. Robb et Clarissa n’avaient jamais eu de problèmes pour lui faire mettre le nez dehors, Odette adorait ça. C’est sans doute dommage qu’elle ait décidé avec le temps de s’enfermer dans les salles pleines de malades de Sainte Mangouste et par la suite dans un atelier de peinture. Quoi qu’elle sortît un peu plus depuis la naissance des jumeaux en novembre. Mais elle ne peignait pas en extérieur, de toute façon, c’était un refus catégorique, la forêt lui faisait peur. Pleines de bêtes qui vous mangent. Parce qu’elles n’ont rien d’autre à faire. Et la blonde ne voulait pas perdre la vie de cette façon, elle voulait la perdre comme elle l’avait entendu. Et même ça, on lui refusait. Parce il semblerait qu’elle avait d’autres choses à faire sur Terre, alors on la maintenait en vie. Comme si le hasard était bien fait, elle n’y croyait plus pour un sou. Elle ne croyait plus à rien d’autre qu’elle-même. Et à son passé. Elle se retournait, encore et encore sur ce passé perdu. Celui où sa mère était encore en vie, celui où ses amis étaient en vie. La Purge n’avait pas eu lieu. Adrien était envie. En vérité. Elle rêvait de choses qui ne bougeraient plus jamais, parce que c’était ancré dans la terre, gravée dans le marbre d’une histoire tragique et funeste. La sienne. Parfois, elle se disait bien qu’elle une histoire hors norme, capable de figurer dans un mauvais livre. Mais il y avait pire qu’elle sans aucun doute. Toujours pire que la gamine Moody. Son cœur battait dans sa poitrine, de stresse d’être vue par une médicomage de nuit, parce qu’elle n’avait rien à faire ici. Rien du tout. Elle avait peur que malgré ses coups, il n’ouvre pas. En fait, elle était terrifiée à l’idée qu’il n’ouvre pas. Terrifiée plus qu’elle ne voulait se l’avouer. Elle avait peur, malgré tout ce qu’elle pensait de lui, elle avait peur… De ne pas le revoir sourire ? Elle chassa cette idée en secouant la tête de gauche à droite, emmêlant ses cheveux, les décoiffant plus qu’ils ne l’étaient déjà. Elle n’avait pas envie, elle n’avait pas besoin de penser à ça, elle n’avait plus envie de l’avoir dans sa tête, qu’il la pourrisse plus qu’elle ne l’était déjà. Elle ne voulait plus croiser quiconque, pour ne plus faire mourir les gens. Elle avait peur, trop peur de perdre d’autres personnes et conclure qu’elle était maudite.

Collée à la porte, elle perdit d’équilibre et s’accrocha au montant de cette dernière pour ne pas tomber sur le Lupin qui venait de lui ouvrir. À peine réveillée, elle n’en doutait plus. Elle était un peu désolée dans le fond, mais heureuse qu’il ouvre quand même. Bien que la laissant devant la porte. Odette mordit sa lèvre inférieure. Elle détestait déranger, elle l’avait déjà fait chez les Peakes durant des mois et là… C’était lui qu’elle dérangeait. Bien qu’elle note mentalement qu’il venait juste d’enfiler un vêtement… Insupportable. Elle leva les yeux vers le plafond, elle n’avait pas envie d’avoir des images plein la tête. Non, non et non. Mais c’était sans doute trop tard… « On t’a déjà dit que y’ a des gens qui essayent de dormir la nuit ? » Elle reposa ses yeux sur lui, les levants forcément, il était plus grand qu’elle… Idée à la con de venir ici en pleine nuit. Elle détestait ça. « Et donc, pas nous apparemment » répondit-elle du tac au tac sur le même ton, car si elle était debout, lui aussi ce qui en soit changeait la donne sur les personnes réveillées vers trois heures du matin. Elle gardait toujours sa sacoche et son châle contre elle. De toute façon, sans châle, elle n’avait qu’un débardeur apporté par Louise il y a deux jours pour la changer des vêtements larges de Sainte Mangouste. Et parce que mettre autre chose que des vêtements qui lui faisaient penser à ses pantalons de grossesse était agréable. De toute façon, elle n’avait de comptes à ne rendre à personne sauf peut-être aux mangemorts et à leurs contrôles. Elle eut un petit sourire en le voyant enfin, mais ce n’était pas pourtant qu’elle était enlevée du doute de se faire prendre si tard dans les couloirs. Odette avait bien l’impression d’être à Poudlard, sauf que c’était elle qui ouvrait la porte et Alastar qui se pliait en quatre pour obtenir son pardon, et là c’était différent, c’est elle qui venait chercher un pardon, une attention. « Comment va-t-il ? » Que, quoi, qu’est ? Elle eut un visage interrogatif durant une bonne minute avant de comprendre ce qu’il voulait qu’elle dise. À oui ! Robb, c’était en fait le premier argument qu’elle avait en bouche pour le faire ouvrir sa porte. Et maintenant ? « Je pensais qu’il était venu te voir… » Dit-elle en soufflant un peu. Puis elle se reprit. « Mais, il semblait aller mieux. Moins inquiet. » Moins inquiet parce qu’elle avait repris des couleurs, parce que personne n’était mort au bal, parce que les jumeaux allaient bien eux aussi. Bref, c’était un père, un Moody et un grand-père comblé. « Mais je pense que dès qu’il pourra, il viendra te voir, il était étonné de te savoir ici. » Elle penche un peu la tête sur le côté en haussant les épaules. Quoi de plus naturel, Robb avait été un père pour beaucoup de jeunes aurors. Alors, prendre des nouvelles était dans sa nature.

Odette lâchait la porte, se remettant correctement sur ses pieds, alors que c’était lui qui prenait place à présent. Toujours en face d’elle. « Qu'est-ce qui t’amène, Moody ? » Elle fronça les sourcils, sentant sans doute une pointe glacée naitre dans son estomac. Qu’elle était idiote d’avoir pu croire qu’il allait rester comme ce jour où elle avait été la conne de l’histoire. « Pour mon père, moi c’est Odette. » Répondit-elle en levant les yeux au plafond. Elle n’avait sans doute pas été tendre avec lui l’autre fois, mais ce n’était pas possible de lui en tenir rigueur, finalement l’un et l’autre ne savaient pas pourquoi l’autre était là. Lui ne savait pas qu’elle avait tenté de mettre fin à ses jours, elle ne savait pas qu’il s’était fait ensevelir par des débris lors du bal de carnaval. Et pourtant, l’un et l’autre été ici. Le blanc des yeux et le silence semblaient être leurs meilleurs amis en ce moment-là. Elle n’avait pas voulu être froide, elle ne voulait pas l’embêter. Mais elle ne savait pas quand est-ce qu’il partait. Elle réajustait encore son châle. Pas besoin qu’il est un centimètre d’épaules à voir. Elle était immonde à regarder. Et elle le savait mieux que lui, et de toute façon, il ne devait sans doute pas la regarder. Il venait d’apprendre qu’il avait perdu quelqu’un, alors un deuil, ça se fait et ça se porte durant un temps tout de même. Mais elle se contenta de tendre la sacoche devant elle ouvrant pour lui permettre de voir les trois fioles teintées. « Je crois que je tente d’être humaine. » Comme tu l’as été pour moi l’autre jour, se retint-elle d’ajouter à son adresse. C’était simple, elle n’avait pas demandé à Robb de l’argent, ni rien d’autre. Juste un peu de lui et de temps. Elle ne savait pas si ça serait utile un jour à Skander, mais elle avait le mérite de tenter d’être agréable et aimable pour une fois dans sa vie. « Ce que ça cache ? » dit-elle en soulevant la question qu’il poserait sans doute. Mais elle referma la sacoche, comme pour signifier que ce n’était pas ce genre de chose qu’on voyait dans un couloir, bien qu’elle n’ait pas forcément envie de rentrer dans ses appartements d’hôpital. « Quelque chose que tu as perdu, il me semble. » Conclut-elle. Elle restait évasive, les oreilles trainaient partout, ici ou dehors, c’était la même chose. Puis un bruit de pas se fit entendre. Si bien, que petite chose qu’elle était, Odette passa outre la barrière que Lupin représentait entre le couloir et l’intérieur de sa chambre. Elle s’en fou de ce qu’il pourrait dire.

Elle se cachait encore, mais cette fois c’était différent. Cependant, elle avait noté dans la maigre lueur, que les blessures qu’elle avait observées le jour d’avant. « Désolé. » Dit-elle pas désolée pour un sou, en cherchant, comme les chambres étaient pourvues d’un équipement quasi identique, une table de chevet. Poser la sacoche tant convoitée pour elle. Et surement pour lui. « En fait… » dit-elle comme pour se dédouaner d’être rentrer comme ça, sans accord préalable. « C’est qu’on peut pas placer ce que j’amène entre les gnomes de jardins et les hippogriffes. C’est plus important que ça. » Elle trouve enfin ce qu’elle cherche, ouvrant de nouveau le sac de cuir brun, sortant le porte-éprouvette et les quatre fioles posées dessus. Robb avait vraiment bien mis ça. Elle sourit. Pointant du doigt de la première à la dernière. « Quand tu es parti du bureau, quand tu es venu prendre des nouvelles de Papa à la mort de… » Elle se coupa avant de reprendre. « Celle-ci contient une chose que je ne sais pas. » Sans doute une information sur l’Ordre du Phénix auquel Robb faisait partit… Sans aucun doute. « Et le dernier, c’est l’histoire du souaffle. » Un propre souvenir sorti de sa tête. Peut-être qu’il n’arrivait pas à comprendre, mais au-delà de l’Auror, Robb Moody était un sorcier puissant, plus que d’autres, mais aux pouvoirs misérables comparés à certains… Alors, extraire des souvenirs n’était pas compliqué pour lui. Mais il manquait une pensine… Il semblait que la blonde avait entendu une tante allemande des Peakes dire qu’elle avait eu l’occasion de lire un journal d’un ancêtre commun aux deux familles et qu’un de ces très rares objets magiques se trouvait sans doute dans un grenier en Écosse. Mais qui de toute façon n’était pas trouvé pour l’instant ? Elle croisa ses mains devant elle en baissant la tête. « Mais je n’ai encore rien pour les lire… Alors. Je suis désolée. » De ne pas pouvoir faire plus, de ne pas pouvoir t’aider plus. Désolé.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Dim 1 Mai - 23:46

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Les rêves, il n’en faisait pas beaucoup depuis qu’il était ici. On dit que les rêves sont basés sur les souvenirs d’une personne. L’esprit de Skander était vierge de neuf années de souvenir, ne lui laissant en mémoire que les vingt-six premières années de sa vie. Des années riches en souvenir, c’était ainsi qu’il avait rencontré ceux qui faisaient visiblement encore partie de sa vie, Quintus et Cassiopeia. Mais il avait aussi rencontré des gens qu’il avait réellement aimé – cette famille qu’on lui avait cachée, avec Ombeline et Aries. Il espérait de tout son cœur qu’ils étaient sain et sauf, Skander avait mis du temps à comprendre que ces personnes portant le même nom de famille que le sien n’était pas des ennemis, ou même une menace, ils étaient juste la famille. Puis il avait rencontré celle qui avait fait ses plus beaux jours, Ciena et Beatrix. Il se souviendrait toujours de cette dernière enfermée dans les toilettes de Poudlard, maugréant en français que les anglais étaient des foutus rosbifs et qu’ils allaient lui payer. Puis il y a ceux qui étaient une constante dans sa vie depuis aussi loin qu’il s’en souvienne, son père et sa mère. Cette dernière partie trop tôt, effondré par le chagrin d’avoir perdu le fruit de son travail, elle s’était rendue malade trop jeune, peu après la naissance de la personne qui avait le plus compté à ses yeux : Lothar. Son frère, celui sur qui il avait toujours veillé, et sur qui il voudrait veiller à jamais. Quand il avait vu ce bébé entré dans sa vie, a à peine cinq ans – il l’avait d’abord vu comme une menace, et puis, il s’était attaché à lui, se faisant un devoir de le protéger, de l’aimer et de le garder dans le droit chemin. Il était où ce frère qu’il aimait tant ? Il n’était pas là. Skander se disait qu’il avait dû être assez monstrueux pendant neuf ans pour le perdre soit physiquement, ou bien simplement qu’il avait conduit leur relation à un point de non-retour désastreux. Skander se demandait quelle ligne infranchissable il avait pu franchir pour se mettre les siens à dos. Aucun Lupin n’était venu le voir. Comme si à leurs yeux, il était déjà mort, ou qu’il ne valait même pas la peine de se déplacer. Les amis peuvent changer avec les années, mais la famille est sensée restée une constante, une base, un roc et un pilier. Sans elle, sans cette famille – il n’arrivait pas à avancer. Il perdait tout, sa famille, elle, l’estime de lui-même. Que lui restait-il ?

C’était toutes ces questions dans sa tête qui l’empêchait de dormir. Mais il ne se souvenait pas avoir été un gros dormeur au cours de ses années de mémoire. Travaillant de nuit, préférant la productivité de ces heures nocturnes pour travailler ses devoirs quand il était à Poudlard, et plus tard pour réviser tard lorsqu’il était un apprenti auror.  « Et donc, pas nous apparemment  » Répondit-elle, du tac o tac sur le même ton que lui. Cette remarque eu le don de le laisser sourire brièvement. Il n’arrivait pas à fermer l’œil sans être hanté. Il n’avait pas envie de ressentir cela de nouveau. Il n’aurait jamais dû avoir la curiosité de poser cette question, et il n’aurait jamais dû insister pour avoir la réponse. Ne pas savoir semblait être plus supportable que d’avoir un aperçu de ce qu’il avait été. Il ne savait pas que tout ceci n’était qu’un mensonge, mais ça le bouffait de l’intérieur. Il ne savait pas à quel point il était devenu cette chose qu’il avait craint d’être toute sa vie. Il avait demandé des nouvelles du père de la sorcière, car Robb était un sorcier qu’il tenait en haute estime, et il tenait à savoir avec ce changement de monde, d’époque, s’il allait bien. Skander pensa soudainement à ce que lui avait dit la jeune femme, celle-ci avait perdu sa mère, donc lui avait perdu son épouse. Il comprenait la douleur de perdre une mère, mais il comprenait la douleur de perdre la femme que l’on aime, bien qu’à chaque fois qu’il ait cette pensée depuis que Cassia lui avait planté un couteau dans le cœur en lui disant « sa vérité », il avait envie de se frapper et tentait de chasser l’image du corps de Ciena dans ses yeux.  Il chassa cette idée de son esprit et reporta son attention sur la petite Moody, enfin… Odette. « Je pensais qu’il était venu te voir… »  Personne n’était venu le voir, comme s’il était un pestiféré. Soudain, Skander fut conforté dans son idée : il était réellement devenu un montre. « Mais, il semblait aller mieux. Moins inquiet.  » Odette n’avait en effet pas l’air au sommet de sa forme, mais elle semblait avoir repris des couleurs depuis leur dernière entrevue. Il n’avait pas osé lui demander ce qui l’avait conduite ici, ne voulant pas être indiscret. Quoi qu’il était déjà détestable, à quoi bon vouloir prendre des gants d’avantage ? « Mais je pense que dès qu’il pourra, il viendra te voir, il était étonné de te savoir ici. » Skander poussa un petit soupire discret. Une excuse, il se doutait – du moins  imaginait – que Robb Moody avait bein d’autre chose à faire, plutôt qu’à passer voir des anciens élèves promis à un avenir certain qui avait probablement fait tous les mauvais choix possible et imaginable, réduisant son avenir en miettes. Alors, elle pouvait dire ce qu’elle voulait il avait tendance à ne pas en croire un mot.  « Pour mon père, moi c’est Odette. »  Lui répondit-elle. Bien sûr, Odette,  il n’avait juste pas l’habitude. Et il avait l’impression que pendant neuf ans, il avait dû l’appeler Moody, Odette c’est plus personnel.

Tout ceci n’expliquait pas sa présence à la porte de sa chambre à une heure pareille. Si elle voulait lui rendre visite – pour une raison sans doute aussi insensé que sa venue – elle pouvait le faire en plein jour.  La dernière fois, elle avait été claire en disant clairement qu’elle ne voulait pas avoir à faire à lui, comme si tôt ou tard celui qu’il avait été, et qui lui avait peut être fait du mal finirait par ressortir. Les médicomages étaient dubitatif quant au retour de sa mémoire, ils lui disaient que s’il parvenait à retourner vivre dans environnement familier, les choses allaient revenir doucement. Mais il ignorait où se trouvait cet environnement familier ? Vivait-il toujours dans ce petit appartement au-dessus de ce qui jadis avait été le restaurant de sa famille.  Il n'était plus certain de rien, et sa présence restait une question. «  Je crois que je tente d’être humaine. »  Skander resta muet. Elle citait d’une certaine manière ce qu’il lui avait dit. Il ne savait pas quoi en penser. Il ne sut admettre à lui-même qu’il était touché, comme si au fond elle avait compris qu’à l’instant où il lui avait parlé, il n’avait rien eu en commun avec la personne qu’elle avait rencontré pendant l’ellipse mémorielle du sorcier. Mais maintenant… il avait l’impression d’être en partie ce monstre, comme si celui-ci avait grandi en lui depuis qu’il avait l’impression d’avoir appris une partie de la vérité. Il voulut lui dire de dire ce qu’elle avait à dire, il n’aimait pas poireauter.  Mais elle le devança, bien trop bavarde. «  Ce que ça cache ? »  C’est alors qu’elle referma sa sacoche que Skander nota alors, intrigué. « Quelque chose que tu as perdu, il me semble. »  Il haussa un sourcil. Elle allait devoir être plus précise sur la question.  Il allait lui dire d’être plus précise, mais il n’eut pas le temps. Il nota en même temps que la sorcière des bruits de pas dans le couloir. Odette décida de briser cette barrière qu’il avait mis en la sorcière et sa chambre. Il avait été déterminé à ne pas la laisser entrer, mais elle avait décidé d’en faire autrement. Pour quelqu’un qui n’avait pas envie de commencer à l’apprécier, elle décidait de franchir une barrière. Quand elle fut entrée, Skander referma la porte derrière elle, doucement, en silence.

Intriguée par la présence de la jeune femme. Skander était partagé, coupé en deux. Etre content de la voir – sans vouloir l’admettre, et… Non, il n’était pas coupé en deux pour cette raison. Il était content de l’avoir, mais il refusait de l’admettre. C’était ce qu’il était qui le déchirait, un monstre. Il ne pouvait pas apprécier sa présence, elle avait raison, elle ne devait pas commencer à l’apprécier. Elle ne devait, sous aucun prétexte, sinon tôt au tard, il finirait par lui faire du mal.  « Désolé. »  Elle ne semblait pas l’être, à propos de son entré. Elle entrait, visiblement à l’aise, comme si elle était chez elle. Cette pensée voulu faire sourire Skander, mais il se retint, s’efforçant de rester stoïque. Puis, posant ce qui semblait être une précieuse sacoche, elle dit alors :  « En fait…  C’est qu’on peut pas placer ce que j’amène entre les gnomes de jardins et les hippogriffes. C’est plus important que ça. »  Elle ne lui laissa pas le temps de poser la moindre question. Il fut même tenté de lui demander de partir une fois encore. Sachant qu’être en sa présence n’était pas la bonne chose à faire, il le savait. Pourtant, il n’y arrivait pas. Il allait dire quelque chose quand elle sorti de son sac un porte éprouvette contenant quatre fioles. Ça, c’était pour le moins intriguant. Cette sorcière était pleine de ressources et parvenait à garder Skander muet.  « Quand tu es parti du bureau, quand tu es venu prendre des nouvelles de Papa à la mort de… »  Quand elle avait perdu sa mère, et quand Robb avait perdu son épouse.  « Celle-ci contient une chose que je ne sais pas. »  Il fronça les sourcils.  « Et le dernier, c’est l’histoire du souaffle. »  Cette histoire de souaffle revenait encore sur le tapis, comme si c’était important. Ça devait l’être en bien ou mal – mais ça devait l’être, pour elle, elle ne cessait d’en parler. Elle croisa alors ses mains, baissant la tête, puis les yeux, ajoutant finalement :  « Mais je n’ai encore rien pour les lire… Alors. Je suis désolée.  » Tout devenait plus clair. Il s’agissait là de souvenir.

La sorcière qui n’avait pas envie de commencer à l’apprécié avait fait un long chemin, mais lui avait fait dix pas en arrière. Mais était-il certain de vouloir en connaitre d’avantage sur son passé, les brides qu’on lui avait donné ne donnait pas envie de redevenir cette personne et encore moins de s’en souvenir. Voulait-il se souvenir de la mort de Ciena, et voulait-il avoir la preuve qu’il en était l’auteur ? Certainement pas. Bien sûr il n’en était rien, mais un être vil et cruel avait empoisonné son esprit avec des mensonges.  Il était resté près de la porte pendant tout le discourt de la sorcière, décidée de ne pas l’interrompre. Ecouter une femme, c’était une chose qu’il fallait savoir-faire dans sa vie d’homme, les interrompre les rendaient soit furieuses, soit hystériques.  « Où est la fille qui ne voulait pas commencer à m’apprécier pour ma compassion ? » Il marqua alors une pause avant de prendre la décision de faire un pas dans sa direction, se stoppant. « Tu aurais dû t’en tenir à ton idée principale. » Il voulait être froid, et sec, mais il n’y arrivait pas. Elle avait fait l’effort de venir lui offrir des souvenirs, et il voulait la préserver en quelques sortes. Elle avait eu raison désormais il le comprenait.  Il regarda les fioles, les fixant quelques secondes. Muet. Tout se trouvait là, du moins quelques brides. Quatre souvenir. Son départ du bureau soulevait bien des questions dans sa tête, et lui permettrait d’avoir un début de réponse. Le second était intriguant, mais devait être important pour se trouver dans ces fioles. Le troisième était le plus intriguant – même Moo.. Odette ne savait pas de quoi il s’agissait, c’était sans nul doute Robb qui les avait confié à sa fille. Mais pourquoi à elle, pourquoi ne pas venir le voir en personne ? Peut-être parce qu’il était un monstre, et que ses souvenirs étaient là dans l’unique but de le lui rappeler, comme quoi personne n’est sensé échapper à son destin et paye les conséquences de ses actes. Le dernier concernait Odette, et le concernait lui. Il le savait, et malgré que le troisième soit alléchant, celui-ci était celui qui retenait son attention. Il voulait savoir ce qu’il lui avait fait. « Merci. » Commença-t-il à dire à mi-voix. « Merci mais tu peux tous les reprendre. » Sa voix n’était ni froide,  ni cassante, c’était plus un souffle. « Je ne veux pas savoir quel monstre j’étais, j’en ai eu un aperçu, et je ne veux plus jamais être cette personne. » Il tentait de ne pas se voiler la face, d’être honnête avec lui-même. Il l’avait tuée. Il se le répétait comme pour se punir depuis qu’il le savait. Quels autres méfaits sordides avait-il commis ? Il ne voulait pas savoir, il ne voulait pas savoir ce qu’il avait fait à Odette, s’il pouvait tout oublier encore une fois, absolument tout, il le ferait. Il ne voulait plus être ce monstre, il ne voulait plus blesser personne.  Il ne voulait pas se souvenir.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Lun 2 Mai - 1:00

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Elle avait tout dit rapidement, elle avait tout déballé. Comme si sa conscience s’allégeait au fur et à mesure qu’elle montrait ce qu’elle avait fait pour lui, comme une preuve ultime de son humanité à elle. Odette avait du mal à tout dire sans avoir parfois un tremblement, une appréhension dans la voix. Elle avait peur qu’il lui agrippe le poignet et qu’il la mette dehors avant qu’elle n’ait pu dire quoi que ce soit. Elle était désolée d’être-elle simplement. La folle à lier qui s’était fait agresser trop tôt dans sa vie, trop bestialement pour tenir encore la route à chaque moment de sa vie. Mais elle se soignait, elle tentait de guérir, rien que pour être une mère acceptable. Mais avec cette tentative de plus, elle était sans doute l’égale d’une bactérie dans l’air. Celle qu’on voulait chasser et elle se doutaient qu’à un moment ou un autre, Skander en aurait assez de cette comédie. Qu’il ne voudrait pas de son aide, car elle avait été ignoble avec lui. Parce qu’elle refusait de s’ouvrir aux autres, parce qu’elle lui avait dit qu’elle ne voulait rien tenter d’amical avec lui, parce qu’elle était le monstre de la situation. Parce que dans le fond, elle l’avait toujours admiré malgré son caractère de macho sans foi, ni loi. Mais qu’elle n’avait jamais voulu l’avouer, trop fière d’être ce qu’elle est : une Moody. Cette famille très accrochée à ses traditions, à l’emblème même de la loi et de la liberté magique, mais très attachée aux valeurs familiales. Et si elle avait ses souvenirs en sa possession, c’est parce qu’elle avait envoyé un hibou à son père, parce qu’elle lui avait demandé de l’aider. Et que pour elle, et sans doute un peu pour lui, il s’était déchargé de quelques souvenirs pour l’aider. Pour les aider tous les deux à faire quelque chose. Skander sans le vouloir l’avait aidé à accepter son enfermement social et elle avait voulu lui rendre la chance de se souvenir. Elle avait voulu lui donner ce qu’elle avait et qu’il ne possédait plus. Des souvenirs, ceux qu’on avait de lui, pas ce qu’il avait vécu. Pas comment il l’avait vécu, mais juste comment les autres l’avait vu. Et c’était un pas, un grand déclic pour l’aider à se souvenir, mais elle n’était pas sure que cela marcherait. De toute façon, elle n’avait même pas de pensine et ne savait pas comment en obtenir une. Elle était bloquée, désolée, toute perdue dans ses pensées. Elle avait honte de ne lui servir que le travail à moitié fait, parce qu’elle n’était pas parfaite et qu’elle ne le serait jamais. Plus jamais parce qu’elle était imparfaite, bouffée par la peur et les remords. Ceux de tout perdre de nouveau.

Il semblait si loin, alors qu’elle était cachée la dans l’obscurité de sa chambre. Cachée comme une clandestine qui n’avait pas le droit de l’approcher lui. Comme Icare s’était brulé les ailes trop près du soleil, elle avait peur de se brûler s’il refusait son aide. S’il refusait de la rendre encore plus humaine. « Où est la fille qui ne voulait pas commencer à m’apprécier pour ma compassion ? » Loin, partie, elle avait pris la mer cette fille. Odette ne voulait plus l’être, elle voulait être une bonne amie pour les autres, une bonne compagne fictive pour Alaric, une bonne patronne pour Louise, une Bonne Mère pour Antigone et Orion… Être ce qu’on attendait d’elle, sans pour autant se faire aspirer par la société. Elle avait envie de rejouer de la harpe sans pour autant pleurer la mort de sa mère, de faire de la peinture sans se faire taper sur les doigts par Erlhing. Être une Peakes à part entière, se faire ré accepté par les Moody. Trouver sa place. Savoir où elle devait être. Les yeux toujours baissés sur ses pieds nus, Odette ne sait pas quoi lui répondre. Si en fait, elle avait envie de lui dire. Elle est derrière moi désormais. Merci. Mais ça ne sortait pas de sa bouche, elle venait de prendre un pic glacé dans le ventre. Mais elle aurait voulu sentir le vent se son mouvement sur sa peau, mais rien, il n’avait presque pas bougé… Juste pour être encore plus froid et sec. à demi-mot, parce qu’il ne semblait pas y arriver avec sa réplique. « Tu aurais dû t’en tenir à ton idée principale. » Non. Elle n’avait pas envie de s’y tenir. Elle voulait avancer. Elle serra ses mains, ses jointures devant sans doute encore plus blanches qu’à l’accoutumée. Elle sentit ses ongles s’enfoncer sur le dos de la main opposée. Quelle idiote, mais quelle idiote. Elle avait envie de fuir une nouvelle fois, sans se retourner, une nouvelle fois faire ce qu’elle savait faire de mieux, partir loin, très loin de lui, de tout. Pour être seule, complètement seule, se remettre une bonne fois pour toutes en question. Comprendre ce qu’elle était, où elle allait. Mais c’était plus fort qu’elle. Même Paris n’était pas assez loin de Londres, elle devait partir loin, partir loin de tout ça. Elle allait le faire, partir, le laissant là avec les souvenirs, elle n’avait besoin de rien de sa part, elle l’avait fait de son propre chef. Il n’avait pas à dire quoi que ce soit. S’il voulait s’en débarrasser, il n’avait qu’à les jeter dans un évier. C’est tout. Il n’avait pas besoin d’elle pour savoir ce qu’il ferait de ça. Il n’avait besoin que de lui-même.

« Merci. » Elle relève la tête. Il l’avait remercié. Lui, il lui avait dit merci. Était-ce pour ça ? Ou bien pour autre chose, elle ne savait pas elle avait l’impression de passer à autre chose, alors qu’une éclaircie dans le ciel nocturne traversait la chambre les rendant visible un peu plus. « Merci, mais tu peux tous les reprendre. » La voix est faible, il est loin le Skander Lupin qui n’avait peur de rien, qui défiait les ordres et qui n’en faisait qu’à sa tête. Oui, il était loin, mais elle ne le savait pas Odette, non elle ne savait rien. Elle était ignare à ce qu’il ressentait. Quoi que finalement, non, elle ne l’était pas tant que ça. Si la situation était différente, elle avait vécu la même chose sans le savoir. « Je ne veux pas savoir quel monstre j’étais, j’en ai eu un aperçu, et je ne veux plus jamais être cette personne. » Oh… De quoi pouvait-il se souvenir pour être si certain de lui, est-ce que ça la concernait elle ? Cette personne dont il portait le deuil ? Si c’était le cas, elle ne voulait pas savoir, c’était privé, c’était son jardin secret, elle n’avait pas à mettre les pieds dans ses platebandes. Mais, il avait cet air complètement déconfit, comme l’autre fois, il y a neuf ans, mais en plus coupable, en moins haineux. Il n’était pas comme d’habitude et ça la chagrinait plus qu’elle n’avait envie de le dire. Cette fois, c’est elle qui tenta un pas vers lui. Elle l’avortait elle-même. Était-elle certaine de vouloir le réconforter, lui dire que tout irait bien alors qu’elle ne savait pas de quel mal il souffrait ? Non, pas vraiment, mais elle voulait essayer de le faire. Elle voulait être agréable. Elle avait aidé Asphodel à faire face à son viol, elle l’avait aidé à tenir face aux langues de vipères d’Alaric et d’Erlhing. Et aujourd’hui, son amie avait mis au monde un petit garçon, merveilleux petit garçon qu’elle n’avait pas encore vu. Mais donc, elle était la marraine. Elle était fière de son amie, alors si elle avait aidé une personne, elle pouvait bien en aider une seconde. Même si avant, elle ne l’aimait pas. Amanda l’avait dit. Il n’est plus rien, juste l’enveloppe charnelle, plus celui d’avant puisqu’il avait vécu sans se souvenir. Une femme pleine de sagesse, une philosophe dans un lycée de moldus. Et Odette avait bénéficié encore de sa leçon. Amanda lui avait fait rencontrer Adrien, Amanda l’avait tenu au courant de la perte d’Adrien. Amanda était la cause de ses grands moments de bonheurs, mais aussi de ceux de malheurs. N’était-elle pas en train de mettre les pieds dans le plat sans le vouloir.

Cette personne qu’il ne voulait plus être, elle comprenait. Odette ne voulait plus être elle-même. Elle aurait aimé recommencer du début. Du tout début qu’on remonte le temps pour elle et qu’elle soit né ailleurs. Mais non, elle était là. Mère, Moody et en face de Skander Lupin en proie à ses propres démons. Ses jambes se délièrent, pas ses lèvres, pas encore. Et la distance qu’il n’avait pas parcourue jusqu’à elle et jusqu’aux fioles. C’est elle qui la fit. S’arrêtant à quelques centimètres de lui. Odette tenta de capter son regard noisette. « Non, Skander, non, tu n’es pas un monstre. » Dit-elle en serrant une de ses mains, l’autre relevant son visage baissé sur son torse. « Tu m’as demandé où était la fille qui ne voulait pas de ta compassion. Elle est loin très loin. Elle est presque partie. » Gardant une main sur sa joue, comme il l’avait fait il y a quelques jours, elle détacha sa main de son poignet. « Je ne sais pas, ce que tu as fait, je ne sais pas pendant neuf ans ce qui est arrivé de ta vie, où est ta maison, ta famille. Mais, pour moi, tu n’es pas un monstre. » Plus maintenant qu’elle avait pu comprendre qu’il avait des pages vierges à écrire. « Je ne veux plus m’en tenir à ce que j’ai dit parce que j’ai compris… Parce que je crois comprendre que la personne qu’il m’a été donné de ne pas apprécier. Elle est aussi loin que celle qui ne voulait pas de la compassion de la personne face à moi. » Elle tente un maigre sourit, retirant sa main de son visage. « Skander, tu dois… Tu dois être quelqu’un… D’attachant. Et je voudrais me faire ma propre idée désormais. » Ne me rejette pas. En d’autres termes, c’est ce qu’elle demandait, en d’autres termes, elle ne voulait plus voir fané un de ces sourires sur son visage, ni l’expression malicieuse qu’elle avait croisés brièvement dans les billes couleur chocolat. Non, elle avait envie de garder les moments de son visage, jalousement pour elle, sans savoir pourquoi elle avait cette envie. Sans savoir pourquoi, elle comprenait petit à petit que Robb s’était taché à un garçon comme lui.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 2 Mai - 16:14

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Il avait été un monstre, pas ce genre de monstre comme le lui avait dit Cassia. Au fond de lui il était toujours ce monstre, parfaitement endormi, jusqu’à la prochaine pleine lune du moins.  Voilà sept années qu’il était esclave de celle-ci c’était elle qui l’avait changé le plus en profondeur. Durant ces neuf années perdues, la mort de Ciena lui avait d’abord donné l’envie de se battre contre un système plus fort que lui tout en continuant à rester droit dans ses bottes, bien que moralement affaibli. Il avait tenu pour les siens, il avait gardé la tête haute pour eux, pour son frère, pour son père. Puis la morsure, elle avait tout changé, rendait sa vie déjà bien minable complètement catastrophique. Quitter le bureau des aurors avait été a seule option, jamais il n’aurait pu continuer si quelqu’un avait appris sa condition, et avec le gouvernement en place, il n’avait pas eu envie de jouer à la roulette russe avec la vie de siens.  Prendre la porte avait été la seule option possible, la seule qu’il avait pris. Et en quittant la seule constante de sa vie, il avait sombré, perdu pied, et était devenu une fois par mois le monstre sanglant. Mais il avait changé, oubliant ce qui avait été bon en lui, ne laissant ressortir que ses défauts, les pires. Le faisant agir comme s’il était sans cœur, sans pitié, sans compassion, et refusant d’ouvrir les yeux sur ses problèmes. Là avait été son premier désaccord avec cette blonde – elle avait vu clair en lui. Elle a vu la détresse, elle l’avait comprise sans savoir d’où elle venait – et il avait repoussé cette main tendue, s’enlisant dans sa colère. Celle-ci ne l’avait jamais quitté. Le monstre en lui semblait se nourrir de celle-ci, comme s’il en puisait sa force. Alors, oui, il avait été un monstre. Par le travail qu’il avait dû faire, homme de main pour la Main Noire n’avait rien de glorifiant et le sale boulot qui en découlait, il l’avait toujours fait pour une seule et unique raison : l’Ordre, qui était devenu la nouvelle constante de sa vie, la seule chose qui l’empêchait de franchir ce qui semblait être le point de non-retour. L’Ordre avait été la seule chose capable de l’empêcher d’être un véritable monstre, même si à la fin il avait perdu pied. Il avait manqué de tuée une gamine pour assouvir une vendetta personnelle. Il avait commencé à dérapé, mais était-ce assez pour dire que cette fois ci, il n’y aurait pas de retour en arrière ? Non. Il était réellement revenu en arrière. Neuf ans en arrière et le voilà qui était dépourvu de toute constante dans sa vie. Tout ce dont il avait besoin pour ne pas basculer, c’était une constante.

Ces souvenirs, il était encore incapanle de les lire, mais il n’était pas certain de vouloir les lire un jour. Il tentait de se dire que s’il avait oublié, c’était pour une raison. Peut-être était-ce le poids de souvenirs trop lourd à porter, trop de responsabilités ? Il en avait, beaucoup mais c’était ce qui l’avait se sentir utile, et qui l’avait fait grandir, et mûrir. Mais il était resté impulsif et violent avec tout ce qui était en rapport avec sa famille, surtout avec Lothar ce qui expliquait les derniers débordements. Sur certain sujet, il resterait à jamais sanguin. Mais il ne le savait pas, se souvenir pourrait être très douloureux. Mais avait-il oublié des bonnes choses qui valaient la peine de se souvenir ? Il l’ignorait. Pourtant, malgré tout, il y a des choses fabuleuses dans sa vie, à commencer par l’Ordre, et la façon dont il avait sauvé sa vie en lui donnant un but, un itinéraire, une destinée. Sans l’Ordre il aurait fini comme Quintus et Cassiopeia, sans doute mangemort avec un bon lavage de cerveau. Mais il ne se souvenait pas en avoir fait partie, comment l’Ordre pourrait le sauver de nouveau cette fois ? Pour l’instant tout ce qui restait cristallisé dans son esprit c’était le fait qu’il avait été un monstre. Même si c’était vrai en partie, ce n’était pas toute son histoire. Il n’avait jamais été résumé à ce simple mot. Chaque Frankenstein à son créateur. Tout était partie du meurtre de Ciena, et il ne devait ce qu’il était devenu à une seule personne, Cassio Greyback – et elle avait remis le couteau dans la plaie encore une fois, démoniaque. Il en était convaincu, abattu par cette idée. Il croyait savoir, alors rien ne pourrait lui changer ses idées. Il avait fait du mal aux gens, et se souvenir était désormais hors de question. Bien sûr il ne pourrait lutter contre la guérison de son esprit, mais si jamais celui-ci refusait de guérir il n’irait pas chercher ses souvenirs, non. Il ne savait pas ce qu’il y a perdait. Dans l’Ordre, c’était une nouvelle famille qu’il avait trouvé. Mais pour l’instant, il ne voyait que le monstre, incapable d’aller plus loin.

Elle devait récupérer ses fioles et sortir. C’était selon lui la meilleure chose à faire. Elle devait le faire, être cette fille qui n’avait pas envie de l’apprécié pour sa compassion, et les hippogriffes seraient bien gardés. Mais elle fit tout le contraire, tout le contraire de ce qu’il était intelligent et cohérent de faire. Brisant alors la distance en eux, le sorcier avait baissé la tête, et les yeux, comme s’il n’arrivait pas à la regarder en face. Comme si son regard avait le pouvoir de changer la donne. «  Non, Skander, non, tu n’es pas un monstre.  » Elle se trompait. Mais il n’eut pas temps de lui répondre que déjà la sorcière glissait une main dans la sienne, la serrant avec une douceur certaine. Ce fut quand l’autre main le fit relever le visage, puis ses yeux, qu’il comprit qu’elle avait le mauvais choix. Il posa alors son regard sur celle qui avait osé s’approcher du monstre. «  Tu m’as demandé où était la fille qui ne voulait pas de ta compassion. Elle est loin très loin. Elle est presque partie. »  C’est alors que sa main délaissa son poignet, laissant une sensation étrangement chaleureuse sur sa peau. Mais cette main toujours présente contre la peau de sa joue était encore plus agréable. Il retrouvait cette sensation de douceur et de chaleur familière, comme lorsqu’il avait essuyé l’une de ses larmes. Il voulut chasser cette pensée de sa tête, mais si près, il était incapable de penser à autre chose. Plus il essayait de ne pas y penser, plus il y pensait. Cette fille, elle devait la retrouver. Elle devait la suivre, car au moins elle aurait le mérite d’être saine et sauve. « Je ne sais pas, ce que tu as fait, je ne sais pas pendant neuf ans ce qui est arrivé de ta vie, où est ta maison, ta famille. Mais, pour moi, tu n’es pas un monstre.  » Sa maison, sa famille, il ne savait pas où ils étaient. Il n’avait aucune indication sur la question. Lui restait-il seulement de la famille, avait-il encore un chez lui ? Il n’en savait fichtrement rien. «  Je ne veux plus m’en tenir à ce que j’ai dit parce que j’ai compris… Parce que je crois comprendre que la personne qu’il m’a été donné de ne pas apprécier, Elle est aussi loin que celle qui ne voulait pas de la compassion de la personne face à moi. » Il n’était pas loin que cela. La bête, le monstre, il savait qu’il dormait quelque part là-dessous, en sommeil, jusqu’à ce qu’il saisisse le moment opportun.  Elle retira sa main, laissant un vide sur la joue du sorcier, et cette sensation étrange, comme si,  comme si ça avait été i agréable et chaleureux que sa joue était en feu.  « Skander, tu dois… Tu dois être quelqu’un… D’attachant. Et je voudrais me faire ma propre idée désormais. » Il ne pouvait pas dire ça. Elle ne devait pas dire ça. Skander la fixait, incapable de cesser de la regarder. Elle ne pouvait pas faire cela. C’était impossible.

Il ne voulait pas devenir cette personne. Devait-il l’empêcher de se faire sa propre idée sur la question, où est-ce qu’avoir un point de vue extérieur sur ce  qu’il était pourrait lui permettre d’aller de l’avant ? Bien sûr, laisser se quelqu’un se faire de propre idée c’était prendre le risque de se heurter à un terrible jugement, mais vu l’opinion qu’il avait à présent de lui-même, cela ne pouvait pas être pire. Mais était-il prêt à la laisser vivre une terrible déception – car selon lui, il ne pouvait en être autrement.  Il aurait pu reculer, mettre de la distance. Il jugeait cette proximité à la fois déraisonnable, agréable et dangereuse. Pourtant, il n’avait pas bougé d’un iota. « J’aimerais te dire que si tu veux te faire ta propre opinion je ne te décevrais pas. » Mais ça, il en était incapable. Incapable de lui promettre qu’il pouvait être quelqu’un de bien, pourtant il avait su l’être. Pour l’Ordre, pour certains amis, et pour une partie de sa famille. « Mais je ne peux pas. » Il marqua une pause, « Je ne veux pas. » Pas qu’il n voulait pas la connaitre d’avantage, en réalité cette question ne se posait même pas. Depuis qu’il avait posé ses yeux sur elle dans cette salle de repos, il avait vu en elle le lien maigre et fragile avec un passé qui s’effritait à vue d’œil, c’était comme s’il ne voulait pas perdre le lien. « Je ne veux pas avoir à te blesser d’une quelconque manière. » Rajouta-t-il s’empressant de mettre les choses au clair. Pas qu’il ne voulait pas qu’elle veuille se faire sa propre opinion, au contraire il était flatté et intéressé par cette perspective. Mais il y avait trop de risque. Il savait qu’il y avait un risque énorme, sans pouvoir le nommer.  « Je ne le supporterais pas. » Réussit-il ajouter à mi-voix, sans détacher son regard du sien.  Il ne supporterait de faire du mal à personne, mais certainement pas à elle. Il avait déjà dû lui faire assez de mal par le pensé, pensa-t-il alors. Ce n’était pas si terrible quand y pensait, des prises de becs de personnes qui étaient des étrangers l’un pour l’autre, mais il n’avait pas été tendre. Aujourd’hui, il ne voulait pas la voir blessé, il était incapable de l’expliquer. Mais elle était la personne avec qui il avait le plus échangé et partager depuis son réveil, lui attribuant alors une importance insoupçonnée.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Lun 2 Mai - 17:24

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Facilité. La faculté de fuir le moindre affrontement, elle n’en avait cru, elle s’en foutait. Elle n’avait pas que ça à faire de toute façon. Elle affrontait tête haute désormais. Elle avait eu envie de reprendre le contrôle de ses émotions. De sa vie, de sa triste vie. Elle était le point noir de cette dernière, elle voulait devenir lumineuse, un modèle pour les siens. Sans jamais y parvenir vraiment. Les obstacles, les chutes, elle les avait vécus sans pouvoir rien faire à côté de cela. Meurtrie par le temps, le vent et la pluie qui allaient le long de son dos. Paroi bien creuse qu’était son crâne. Odette ne savait pas où elle mettait les pieds. Mais avec du mal, elle arriverait à se relever si elle était blessée, délaissée et abandonnée. Elle l’avait été tellement de fois qu’elle n’éprouvait qu’une peur amoindrie. Quasi anodine. Mais cette était toujours là au fond d’elle. Cette peur qu’elle ne voulait pas montrer. Cette peur qui la brulait de l’intérieur à force de ne pas l’exprimer. Elle pleurait la nuit, elle avait ses cauchemars, ses démons, ses envies. Et on ne résiste pas à sa nature longtemps. Quand bien même, cette dernière vous est enlevée, quand bien même on voudrait vous laver le cerveau pour que vous ne ressembliez plus qu’à l’ombre de vous-même. Que vous soyez la marionnette entre les mains de celui qui vous transforme en cette créature de chair et de sang, sans émotion réelle, sans réflexion personnelle. Elle avait longtemps était la marionnette des envies de son Oncle Cornélius, dépendante de sa famille. Fais ci, fait ça. Jamais maîtresse d’elle-même. Elle avait changé de voie à l’occasion de choisir son avenir. Choisir de ne pas devenir une personne de plus dans les rangs du ministère, choisi de sauver des vies. Et elle avait sauvé son père. Mais aujourd’hui, qui pouvait la sauver elle ? Personne, elle le regrettait, car au fond, elle savait qu’elle était seule, isolée sur une île. Si près de tout, mais trop loin pour les toucher du bout des doigts. Elle avait mal, le cœur en sang et les yeux brûlants. Elle connaissait la perte et le sentiment d’impuissance, de colère face à cela. Avoir mal, avoir peur de l’avenir, ne pas savoir ce que l’on peut devenir. Combien de fois s’était-elle posé ses questions le long des avenues parisiennes, combien de fois se les posaient-elles encore. Comme un mur invisible sur lequel elle se jetait corps et âme pour ne pas sombrer. S’infliger des blessures pour se sentir exister, parce qu’elle ne savait ressentir que ça, la douleur. La joie semblait trop loin d’elle pour qu’elle la ressente. Elle arrivait même à détester sa fille, alors comment pouvait-on lui accorder la joie de vivre paisiblement ? On ne pouvait pas simplement. Elle préférait vivre le cœur meurtri que de ne pas vivre du tout, elle préférait la peine au bonheur, parce qu’il fallait en baver pour obtenir le repos et la satisfaction de sa vie. Elle luttait, elle voulait continuer à lutter, pour elle, pour eux, pour son salut.

Odette n’avait jamais été une mauvaise bougre, non jamais. Un peu méchante quand on la poussait à bout, un peu égocentrique. Mais jamais mauvaise au point de vouloir la mort d’une personne. Hormis peut-être la mort du meurtrier de sa mère. Juste lui, sinon, elle ne voulait pas le mal du monde sur les épaules. Juste avancer tranquillement, comme un bateau qui attend une brise, voiles déployées. Peut-être n’aurait-elle pas dû s’approcher si près du Diable. Peut-être n’aurait-elle pas dû sentir son souffle contre le haut de son front, à la naissance de ses cheveux. Peut-être qu’elle n’aurait simplement pas dû l’aider. Peut-être qu’elle aurait dû rester l’huitre qu’elle était, comme à chaque putain de moment de sa vie où elle était au plus basse. Non, elle n’aurait pas du toucher ni son poignet, ni sa joue. Elle l’aurait dû sans tenir à cette barrière entre elle et la porte. Elle aurait dû en rester là et partir comme il le conseillait. Mais elle n’avait pas envie. Elle ne sentait pas le danger. Elle n’avait pas envie de le sentir. Elle ne le connaissait pas, ni d’Ève, ni d’Adam. Ce n’était pas un ami proche de sa famille. Juste un Auror comme les autres. Mais il était perdu, si perdu. Autant perdue qu’elle l’avait été. Elle aimait finalement être là, à une distance qui frôlait l’indécence. Non… Qui était indécente. Elle le touchait si facilement, alors qu’elle le refusait à Alaric même pour jouer le jeu de leur couple fictif. Elle refusait qu’on la touche, mais c’était elle qui jouait de ses mains fines pour tenter de le raisonner. Pour tenter de lui faire comprendre qu’il n’était pas celui qu’il prétendait être. Elle ne pouvait pas le croire. Elle ne voulait pas le croire. Serre mon cœur, ferme les yeux et comprends que j’ai envie d’être sincère. Il ne devait pas douter de ce qu’elle pouvait lui dire. On ne pouvait pas être plus vrai que la nuit, là où les illusions sociales sont endormies autant que les langues de vipères autour des autres. Elle était franche, trop sincère pour mentir longtemps. Son seul mensonge était sans doute celui de la naissance des enfants, elle n’avait juste pas envie de les mettre en danger, mais lui elle avait envie de lui dire combien elle ne sentait pas l’animosité, ni la monstruosité émaner de lui. Non, il était différent. Trop diffèrent désormais pour qu’elle fasse l’impasse sur lui. Elle était toujours là, le souffle plus, court, plus silencieuse que jamais. Les yeux rivés sur le visage torturé du Lupin. Ne sachant pas quoi ajouter, elle était entière. S’il devait être méchant, s’il devait casser ses illusions qu’il le fait maintenant avant qu’elle ne s’y attache. Avant qu’il ne soit trop tard pour elle.

Mais le temps passait, les idées s’enchainaient ici et là dans leurs crânes. Elle n’arrivait tout simplement pas à se détacher. Sentant encore la chaleur de sa joue dans sa paume, comme une promesse muette qu’elle ne l’abandonnerait pas ainsi. Non, elle ne voulait pas l’abandonner. L’avancée qu’elle avait faite sur elle n’était pas due au hasard. C’était un enchainement de paroles et de conclusions et il était le premier après une semaine de coma à la faire réfléchir sur son sort à la faire se sentir moins coupable, tout en laissant la faute sur ses épaules. « J’aimerais te dire que si tu veux te faire ta propre opinion je ne te décevrais pas. » Alors, dit le, et que Merlin l’entende. Qu’on le sache. Elle ne s’attendait à rien d’autre. La déception n’était pas dans sa liste, elle avait une tonne de choses à faire. Mais elle avait envie de revoir l’ordre de ses priorités pour foutre celle-ci au premier rang. Pour montrer qu’elle était autre chose qu’Odette la morte. La traitresse, la menteuse. Non elle voulait montrer autre chose et découvrir d’autres horizons. Toujours trop proche de lui, elle respirait à peine. Elle respirait peu. « Mais je ne peux pas. » Son cœur manque un battement. Son cœur fait un caprice. Si bien qu’une de ses mains vient s’y placer pour le faire taire. Alors qu’il marque une pause. « Je ne veux pas. » Odette aurait pu franchement pleurer, elle aurait pu lui en vouloir. Une seconde main tendue qu’il rejetait, elle avait mal, son cœur lui faisait mal. Bercée d‘illusions. Bercée par sa propre idiotie. « Je ne veux pas avoir à te blesser d’une quelconque manière. » Elle n’avait pas détourné les yeux, pas pour tout l’or du monde, elle affrontait. Mais elle se mordit sa lèvre inférieure. Elle était bien capable de se blesser toute seule, il ne ferait pas exprès de la blesser, ce genre de chose n’était jamais volontaire, pas avec le Lupin qu’elle avait en face d’elle. Mais elle aurait pu être flattée, elle aurait pu prendre conscience qu’il l’avait accepté malgré tous les mots durs, malgré le sarcasme et cette intrusion dans sa vie nocturne. « Je ne le supporterais pas. » Humide, elle sentit ses yeux s’humidifier, sans arriver à les détourner pour autant. Était-ce de la déception, de la peine qu’elle ressentait. Elle ne mettait pas le mot dessus. Mais c’était cette même sensation amère qui l’avait suivi dans le ferry qui quittait Douvres en avril dernier. Elle ressentait toute la peur de perdre quelqu’un, toute cette peur qu’elle n’avait pas ressentit depuis son transplanage loupé en septembre, celui qui aurait pu lui prendre ses enfants à cause d’une fausse couche. Non, elle avait peur de perdre le contact. Elle voulait le garder nouer, malgré elle.

Bras ballants contre son corps. Odette ne savait pas vraiment quoi répondre comme si ses questions, ses affirmations étaient restées coincées dans le creux de sa gorgée. Elle n’avait que ses yeux pour s’exprimer. Il lui faisait mal de lui dire ça. Bien que ce fût pour la protéger d’une chose qu’elle ne savait pas. Odette avait mal d’être ainsi misé de côté. Mais que pouvait-il en comprendre. Rien, elle ne décrochait pas un mot, comme devenu muette. Elle soupirait faiblement. Supporterait-elle le simple fait de défaire un lien qui semblait lui tenir à cœur ? Surement pas, elle chuterait une nouvelle fois. Et il l’aurait blessé sans le vouloir. Ce sentiment inconnu, celui qu’elle ne comprenait guère était fait de haut de bas, de peines et de déceptions. Mais de joie sans aucun doute. Si le silence était maître dans la peine-ombre d’avril. Odette fit comme elle put. Elle ne savait pas comment tout ceci pourrait être interprété, mais elle parlait, artiste, plus avec des gestes que des mots. Doucement, c’est son épaule qu’elle cherchait. Enroulant ses doigts autour d’elle de cette dernière. Cherchant encore le contact avec Skander. Cherchant à le garder… Sans savoir pourquoi. Elle aurait pu pleurer, mais elle n’avait pas envie de le faire. Non, pas du tout. Impulsivement, cette main réconfortante passa de l’épaule à la nuque alors qu’elle s’abattait contre lui dans un ultime échange. Le bout de ses doigts glissait vers quelques boucles brunes alors elle avait sans le vouloir, rompu le contact visuel. Que le contact physique était bien plus important dans ce moment-là. Son autre main s’étant attachée avec force, celle d’une femme, à son avant-bras. Elle était décidée, trop décidée à ne pas le laisser partir, alors que son front touchait à peine son torse, elle pouvait entendre dans le silence, les coups d’un cœur meurtri venir mourir contre la poitrine de l’ancien auror. Aussi bas qu’il l’avait fait plutôt. « Arrête… S’il te plait, arrête. » Elle était faible et secrète sa voix. Un supplice qui sortait de ses lèvres. Elle ne voulait pas le mettre en face de ses démons comme la dernière fois, elle ne voulait pas d’une dispute. Elle ne s’attendait pas à avoir un quelconque attachement pour lui finalement. « Déception ou pas… » Elle se coupe. « Envie ou pas. Me blesser ou pas. » Elle s’appuie cette fois contre lui. « Je m’en fou, c’était déjà trop tard. » Et elle était désolée d’avoir fait son choix sans l’avertir. Elle était désolée. « Je suis navrée d’aller contre toi, désolée. Mais c’est déjà bien trop tard. » Il était attachant et en plus de cela, ce qui ne le desservait pas, elle appréciait son parfum.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Lun 2 Mai - 21:36

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Blesser quelqu’un à qui l’on tient ou que l’on aime c’est toujours quelque chose de terrible. Depuis toujours, le sorcier avait cultivé une passion certaine pour l’arrogance et le sarcasme. Très vite il avait commencé à mesurer le pouvoir des mots après avoir rabaissé le travail de a mère une fois. Il avait lu sur son visage cette déception et cette peine. Pourtant, il n’avait pas voulu la causer, il s’était retrouvé à ne pas être capable de mesurer le poids de ses mots. Rapidement, il s’était excusé, mais c’était cette fracture qui avait fait qu’il n’avait jamais aussi proche de leur mère que son frère Lothar qui rapidement partagea sa passion pour la cuisine, tandis que Skander se perdait dans ses livres. Il avait appris à s’en servir pour faire mal plus tard,  son tempérament de serpentard était bien présent depuis toutes ces années, qu’elle qu’ai pu être son allégeance, il faut de tout pour former un monde. Il avait blessé des personnes qu’il aimait, sans le savoir parfois. Ami de longue date avec Beatrix, il ne s’était pas douté une seule seconde qu’elle puisse être blessée par sa relation avec Ciena, comment aurait-il su, après tant d’année d’amitié, tout était clair pour Skander, mais sans doute ne le saurait il jamais, comme il ne saurait jamais sans doute qu’il était le père d’une enfant depuis presque douze ans. Il avait blessé son frère volontairement en se prenant à cette fille, il l’avait blessé et avait redouté d’affronter sa colère. Maintenant, il était « serein » puisqu’il avait oublié chacun de ses méfaits. Ce n’était pas pour autant qu’il avait la conscience tranquille son esprit empoisonné lui rappelait sans cesse qu’il était celui qui avait tué Ciena, la femme qu’il aimait. Aucun membre du clan Lupin n’avait poussé sa porte pour venir le voir, et il avait dû les blesser, il en était certain, il faudrait qu’il soit gravement en conflit avec l’un d’eux pour ne pas leur rendre visite. Alors qu’il en soit ainsi. Il se résignait, il blessait tout le monde autour de lui – il en était certain.

On possède tous nos certitudes, ces choses inébranlables qui tiennent en place quoi qu’il arrive. Il n’en avait plus que quelques-unes, mais qui pouvait s’emballer à vitesse grand v. il avait cette certitude d’être un monstre, il n’arrivait à la faire sortir de son esprit, tout semblait si réel, le comportement des gens corroborait cette thèse. Il était tout aussi persuadé de blesser les gens avec une facilité déconcertante, résultante imparfaite de sa première certitude. Il avait cette impression d’être un salopard né. Il croyait avoir la certitude de pouvoir éloigner chacune des personnes qui voudrait s’approcher de lui, mais Odette venait de faire voler cette dernière en éclats. Il ne savait pas comment, il ne comprenait pas pourquoi, elle avait juste réussi à le faire douter d’avantage. Il détestait cette sensation de doute qui s’était emparée de lui. Il aurait voulu la repousser, l’attraper par le bras et lui demander de partir aussi vite qu’elle était venue, emportant ces fioles de malheur avec elle. Il aurait voulu lui hurler qu’il ne voulait pas de ça, qu’il ne voulait plus être cette personne, qu’il ne voulait plus se souvenir, qu’il ne voulait plus blesser qui que ce soit, pire… qu’il ne voulait plus jamais tuer qui que ce soit. Peut-être aurait-il dû lui lancer ces horreurs  - ainsi, elle aurait peut être pris ses jambes et son cou, laissant alors le sorcier seul avec sa peine et ses tourments. Mais il en avait été incapable, comme si sa présence apaisante l’aidait d’une certaine manière.  Il ne comprenait, pas et ça le rendait dingue. Dingue d’être en quelque sorte à la merci de ses sentiments et de ses émotions. C’était comme s’il se refusait de la repousser, de la pousser à partir, de peur de lui infliger plus de mal qu’il ne lui en avait jamais fait par le passé. Il l’ignorait encore, mais il n’avait pas été tendre avec « Moody le souafle » l’été dernier, ni même avec la jeune femme un peu arrogante qui lui avait clairement fait comprendre qu’il avait un problème. C’était comme s’il refusait de lui faire d’avantage de mal, mais si elle restait ça serait pire.

Il voulut faire ce pas en arrière qui briserait cette proximité, mais il en était incapable, happé par cette proximité à la fois salvatrice et destructrice. Il était incapable de détacher son regard du sien, celui-ci était magnétique. Il était scindé en deux, une part de lui refusait de lui faire du mal et le poussait à reculer d’un pas, mais l’autre partie lui disant qu’un agissant s’était déjà la blessée un peu. Ne vaut mieux-t-il pas tomber d’un mètre et s’écorcher les genoux plutôt que de tomber de haut, et que la blessure en soit plus grave ? Sa décision était prise, il devait reculer. Mais elle passa alors une main autour de son épaule ce qui eut pour effet immédiat de le faire cesser de penser ne serait-ce qu’une seule seconde à se dégager d’elle. Pire, il n’en avait plus envie. Cette voix qui l’avait sommé de le faire s’était alors perdue. Le contact de sa main sur son épaule était agréable, presque brulant. Il y avait pourtant cette voix qui le sommait d’arrêter tout ceci qui revint dans sa tête, il le fallait. Mais Odette n’en entendit rien – comment aurait-elle pu ? Heureusement qu’elle n’était pas dans sa tête. La main de la sorcière délaissa alors son épaule encore fragile pour se loger autours de sa nuque, c’est alors qu’elle rompit l’espace qui les séparait – rompant aussi ce contact visuel. Pourtant malgré que ce contact eu été rompu, un autre s’était installé, tout aussi agréable, intense, à la fois addictif et dérangeant. L’une de ses mains attaché à son avant-bras, l’autre à sa nuque, jouant avec une de ses mèches de cheveux, elle refusait de s’en aller. Disant alors à d’une voix uniquement audible du fait de cette proximité inédite : « Arrête… S’il te plait, arrête.  » Comme un murmure le suppliant. Que pouvait-il arrêter, c’était elle qui venait de se précipiter dans ses bras, « Déception ou pas…  » Elle marqua alors une brève pause, comme le temps de peser ses mots, « Envie ou pas. Me blesser ou pas.  »  Il avait peur de voir où elle voulait en venir, peur d’avoir compris que c’était déjà fait.  « Je m’en fou, c’était déjà trop tard.  » Il l’avait craint, et il le craignait. Trop tard – c’était une notion qu’il ne supportait pas le moins du monde. Il ne supportait pas cette « notion de trop tard », car elle ne laissait pas de place au retour en arrière.  Quand bien même il aurait eu ce choix de faire un retour en arrière, il n’aurait pas été certain de le faire. « Je suis navrée d’aller contre toi, désolée. Mais c’est déjà bien trop tard.  »  Étonnement d’accord sur ce dernier point. C’était définitivement trop tard pour revenir en arrière.

Elle s’était agrippée à lui. Et lui, il était incapable de la repousser, devait-il l’étreindre avec douceur ? Il n’en était pas certain ; rien dans tout ceci n’était clair. Pourtant il n’eut aucune hésitation quand sa main de libre se perdit brièvement dans sa chevelure blonde. Il laissa cette même main glisser avec douceur dans le dos de la sorcière. Il dégagea avec douceur son bras à laquelle la sorcière c’était accroché. Toujours avec cette douceur qui le caractérisait pas réellement – du moins qui en caractérisait en rien le Skander aujourd’hui, mais plutôt celui qui avait oublié – il glissa d’abord celle-ci à la base sur cou de la blonde, progressivement avec lenteur vers la base de  son menton, la faisant alors relever la tête, doucement, espérant capter encore une fois son regard azur.  Quand elle releva la tête, il peut observer ces deux billes envoûtantes, une fois encore. C’était comme s’il était incapable de s’empêcher de la regarder. Cette fois-ci, le contact était physique et visuel. Il se surprit à penser que sa peau était l’une des plus douce qu’il lui avait été donné de voir. Étrangement ce regard avait éclipsé les doutes, et les tourments, comme un remède magique bien étrange. Sans un mot, il laissa sa main atteindre toujours avec la même douceur la joue de la sorcière. Comme l’autre jour, sauf que cette fois-ci il n’y avait aucune larme à sécher.  Il avait l’impression d’avoir les mains gelé par rapport à sa peau, rendant le contact agréable, mais électrique. Il réalisait qu’elle l’avait mis un pied du mur en agissant ainsi, elle ne lui avait pas laissé le choix, elle avait pris cette décision seule. Il ne lui en voulait pas, mais… mais ses doutes refaisaient doucement surfaces. Elle n’en avait que faire d’être blessé, mais lui, non. Il ne voulait pas la voir blesser, il ne se l’expliquait pas, c’était juste ainsi. De son pouce, il caressait sa joue. Incertain de ce qu’il devait faire.  « Je… » Dit-il à voix basse. « Et moi je ne me fou pas de te blesser. » Dit-il incertain de ce qu’l était en train de faire. Il n’était pas en train de dire qu’il tenait à elle, du moins, pas réellement. Elle avait beau ne pas accorder d’importance à être blessée ou pas, Skander lui y accordait de l’importance.  « Je ne peux pas te le promettre, j’en suis incapable. » Incapable de lui faire la promesse qui ne lui arrivera rien. Skander n’avait pas l’âme d’un gryffindor, il aurait pu prendre le risque, mais est-ce que cela en valait la peine ? Il avait peur de se mouiller, perdre d’y perdre des plumes mais ce n’était pas ce qui lui faisait le plus peur. Il était déjà bien amoché, s’il devait être blessé, il s’en fichait. Mais elle, il ne voulait pas la voir souffrir à cause de lui. Il avait beau essayer d’étayer cette cause, cette idée de faire un pas en arrière, qu’il ne pouvait pas se permettre de lui faire de mal, qu’il ne pouvait rien lui promettre, il n’avait pas réussi à se détacher d’elle. Elle chassait malgré elle ses idées noires. Comme si en l’espace d’une étreinte, elle avait réussi à lui faire oublier – momentanément – le monstre et celle qui hantait son esprit. En parfaite contradiction avec ses dires, il caressa une dernière fois sa joue avant de laisser cette main glisser avec douceur dans ses cheveux, à la base de son crâne à la naissance de sa nuque, et laissait alors ses lèvres s’approcher des siennes. Il se stoppa alors effleurant les siennes, parfaitement incapable d’y succomber.  Face à face, son souffle chaud contre sa peau. Il s’était arrêté immobile. Réalisant soudain qu’il était en contradiction avec lui-même. Comme deux parts qui s’affrontaient. Une part de lui lui disait d’aller de l’avant, l’autre de faire dix pas en arrière.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Lun 2 Mai - 22:58

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Compliqué, c’était bien trop compliqué pour qu’on puisse y croire sereinement. Dans un sens, elle n’arrivait pas à se faire à cette proximité naissante. Elle n’arrivait tout simplement à se dire qu’elle était proche de quelqu’un d’autre depuis presque un an qu’elle n’avait approché personne. Elle se sentait faible, perdue déboussolée. Mais pourtant, tellement plus entière d’être là, que d’être ailleurs. Pour être, blesser, être loin aurait sans doute été la solution, elle ne savait pas, elle ne savait plus, elle s’était perdue pendant de longues minutes dans la contemplation silencieuse de son visage. Comme si, elle allait y découvrir autre chose. Une facette inconnue de sa mâchoire. Ou une nuance différente dans ses yeux. Peintre, elle aimait découvrir des choses différentes. Les couleurs, les formes, les expressions. Mais elle était comme fascinée par ce qu’elle découvrait depuis quelque jour. Comme prisonnière de ses pensées, prisonnière de ce qu’elle avait là. Caché tout au fond de son âme. Le pardon ? Peut-être pas. Elle ne cherchait ni la compassion, ni rien d’autres, pas même l’affection. Juste l’envie de l’aider. Mais les contacts qu’elle entreprenait… C’était presque comme une marque, qu’elle déposait sur lui, qu’il déposait sur elle quand il avait touché sa joue. Elle semblait au fond du trou, mais pour la première fois depuis une semaine, elle relevait la tête pour y voir la première forme de lumière. Elle avait mal rien que de penser que cette lumière pouvait s’éteindre se tarir. Elle avait peur de tout faire de travers et que ça disparaisse, comme dans un songe. Elle avait peur, terrifiée, terrorisée de la suite des évènements. Mais elle n’avait pas pu se résoudre à ne pas le prendre par l’épaule, pas pu se contenir de passer une main dans ses cheveux de la retenir. Sa tête hurlait à la bêtise, son corps à l’envie et son cœur au baume. Il ne voulait pas la blesser, mais sans le vouloir, cette envie de ne faire de mal à personne devenait quasi malsaine, une prison dorée dont elle était incapable de se défaire malgré elle. Elle n’avait jamais été attachée à des gens pris comme ça au hasard. Mais elle voyait de ses propres yeux l’évolution des évènements, de son caractère. Elle avait envie de s’approcher du soleil et à long terme, peut-être de se brûler et de redescendre sur terre. Mais qui pourrait la blâmer pour ça. Personne, pas les gens qui connaissaient cette sensation malsaine, mais délicatement enviable. Délicate aux fragrances d’interdit. Elle aurait pu en savoir plus sur la personne qu’avait côtoyée son père durant des années, mais elle faisait le choix de tout découvrir d’elle-même. Au risque de se perdre et de se blesser en tombant. Elle était consciente des risques. Elle les avait déjà pris et désormais, elle était la mère de deux enfants. Alors qu’on ne lui parle pas de risques. Elle savait. Trop bien même.

Mais le silence était, comme toujours le maître mot. Malgré ses paroles soufflées, comme souffle une brise de printemps. Odette n’était pas certaine d’obtenir une réponse. Certaine de rien, parce qu’elle avait presque envie de rester là, comme ça encore quelques secondes. De ne pas bouger et de laisser ses cheveux capter une mince partie de parfum qu’elle emporterait avec elle au moment de partir. Comme un regret ou une promesse. Elle ne savait pas comment tout cela allait finir. Peut-être allait-il la pousser comme elle le prévoyait. Peut-être pas. Et autant dire qu’elle serait bien pire qu’étonnée. Mais dans le fond, charmée, elle serait contente. Presque heureuse d’un revirement qu’elle jugeait plus positif. Ne sachant pas ce que l’avenir réserve ! Elle avait déjà vécu pire, alors que pourrait-il arriver de plus désormais ? Hormis la mort d’Antigone et Orion ? Rien. Rien du tout, elle pouvait perdre la vie, mais la faucheuse n’était pas décidée à ce sujet. Non, elle n’était que silence pour la Moody qui ne savait pas l’interpréter. Elle était déjà bien incapable de comprendre ce qui arrivait là, à l’instant présent. Elle en était bien plus qu’incapable. Car personne n’aurait prédit une telle situation. Non, personne. Ni lui, ni elle. C’était un saut de l’ange dans un inconnu, elle avait peur dans le fond, plus que terrorisée, mais il fallait parfois renoncer, faire quelques concessions pour se permettre de toucher du doigt une chose que l’on désire. Et sur l’instant, si ses préoccupations maternelles et morbides étaient relayées au second plan, elle se demandait ce qui allait pour ce passé. Elle se demandait vraiment, il ne bougeait pas, ne disait rien. Non rien. Elle allait relever le menton, s’excuser et fuir, comme elle savait si bien le faire. Mais, c’est la main sur sorcier qui se perdue dans le blé de ses cheveux. Sans qu’elle ne puisse vraiment s’y attendre, elle frissonna. Le contact n’était plus à sens unique, il était partagé. De la nuque jusqu’à l’échine, elle put sentir cette main tiède parcourir le tissu fin de son débardeur blanchâtre. Comme une esquisse caresse, elle ferma les yeux, toujours perdus ailleurs que dans ses yeux. Jusqu’à ce qu’elle lâche mollement prise sur son avant-bras. Sans qu’elle ne sache ce qu’il pourrait lui réserver. Elle était curieusement excitée, tout autant qu’elle avait peur que tout ceci ne soit qu’un mensonge, de la poudre aux yeux. Miroiter l’attention n’était en rien agréable, elle avait cette sensation malsaine chaque jour avec Alaric. Elle avait mal de faire semblant. Trop mal de voir inventer une vie chaque jour alors qu’il n’y avait pas le moindre brin d’affection amoureuse entre elle et le Peakes. Fatiguée, blessée, c’était son quotidien. Et elle avait bien montré, par son arrivée ici, qu’elle avait des limites au mensonge et aux allures qu’elle se donnait. Elle n’était définitivement pas comme ça.

Mais c’est sur sa nuque que se perdit la seconde main du Lupin, dans un geste d’une lenteur presque voulue. Cette lenteur agonisante pour ses nerfs. À quelle sauce allait-elle être mangée. Vraiment. Impatiente et terrifiée. Le la nuque à sa mâchoire, de la mâchoire au menton, cette main remontant son regard vers ceux du Lupin. Qu’elle puisse de reperdre dans ses billes. Qu’elle puisse encore y chercher un signe quelconque. Mais comme si elle ne s’y attendait pas, elle frissonna quand sa main venue se perdre sur sa joue, s’accordant de laisser aller son crâne dans cette dernière. Appuyant pour bien signifiez qu’elle était là. Elle ferma peu de temps les yeux avant de recapturer son regard. Elle avait fait son choix et s’étonnait qu’il décidât de la suivre malgré ses mots. Malgré cette envie de ne blesser personne, pas même elle. Touchée au fond d’elle. Odette cherchait la force de prononcer un mot, de ne pas être muette comme elle l’était. Ses yeux plus tendres qu’à son habitude, elle était passive, attendant une décision, un accord un, signent. « Je… » La voix était base, à l’instar de la proximité qu’ils entretenaient malgré tout. Alors que sa main libre se perdit pour attraper sa taille, machinalement. Elle le touchait encore. Malgré elle et les paroles qu’elle avait eu quelques jours avant cela. « Et moi je ne me fou pas de te blesser. » Elle eut un maigre sourire, le regardant toujours. Il était à la fois mignon, mais agaçant. Elle était déjà meurtrie, la blessure serait une qui se refermerait avec le temps, comme toutes les autres, avec plus ou moins d’aisance. Avec plus ou moins de peine, de chagrins. Mais toujours un souvenir de la caresse sur sa joue. Elle en profitait, ça ne se lisait sans doute pas dans ses yeux, elle voulait le cacher, sans en être parfaitement capable. Malgré ses mots, il était toujours là, tout près, alors qu’elle attendait encore et toujours. Patiente comme depuis longtemps. « Je ne peux pas te le promettre, j’en suis incapable. » Odette ferma les yeux quelques secondes, les rouvrant, sur une voix à la fois douce et basse. « Je ne demande rien de tout ça. » Non, elle ne demandait rien de tout ça. Juste finalement que quoi qu’il puisse advenir, il ne parte pas plus loin. Elle l’avait connu bien plus froid. Bien plus distant. Et elle se sentait privilégiée de l’avoir, là et ici. Juste en face d’elle, alors qu’elle tentait juste de lui fournir son aide à la base de l’opération. Pas de finir enlacer par ses bras, ni d’obtenir une caresse. Rien de tout cela, elle prenait comme ça venait. Tant qu’elle pouvait prendre. Elle saisirait l’opportunité, le rendant tant qu’elle pourrait le lui rendre. Donnant-donnant. Comme une promesse qu’elle voulait se faire à elle-même, de ne pas être égoïste, ni opportuniste de son amnésie. Non, si elle était avancée de trop et qu’elle l’apprenait, elle reculerait, à regret, mais elle le ferait.

Une dernière caresse, alors que cette main se reperdait une nouvelle fois dans ses cheveux blonds. Elle appréciait l’écoulement de ses doigts contre son crâne, le toucher que cela rendait, elle appréciait. Mais, c’était finalement sans prévoir pleinement ce qui était en train de se produire, alors que tout glissait vers la naissance de sa nuque et qu’elle remontait sa propre main dans le dos du sorcier. Resserrant l’étreinte à un point de non-retour. Et pourtant, cœur contre cœur, leurs souffles se mélangent malgré eux. Il n’eut pas l’audace de franchir la barrière de quelques millimètres entre eux, alors qu’il avait été des plus capable de la prendre contre lui. Elle ne fronçait pas les sourcils, gardait les yeux ouverts tant qu’elle le pouvait. Les joues en feux malgré elle. Mais l’obscurité le laissait-il entrevoir. Bloqué là, comme deux enfants qui se rendent compte qu’ils vont faire une bêtise. Mais sont-ils véritablement des enfants. Elle tord sa main pour s’emparer malgré elle de son t-shirt comme un supplice silencieux. Comme si, si près, elle ne voulait plus reculer. Elle n’était pas venue pour obtenir cela. Mais elle le prenait, parce que dans le fond, elle le voulait. Des choses d’adultes comme dirait les parents. Elle y était confrontée avec désir, malgré elle et contre tout ce que tout le monde pouvait penser. Si fichant presque des conséquences que cela pourrait avoir sur son âme et les dires des autres. Elle maintenu la pression de sa main sur la nuque de Skander, sans vouloir la rompre le moins du monde. Elle n’attendait pas à ce qu’il fasse le pas. Ses mots étant perdus entre ses gestes, elle était assez érudite dans les émotions contradictoires pour comprendre le sens de tout ceci. Psychomage, vous vous souvenez. Mais elle se languissait de tout cela. Jusqu’à ce qu’elle fasse ce qu’il n’arrivait finalement pas à faire. Rendant l’effleurement de leurs lèvres, un touché tendre et fiévreux de ces dernières. Perdant un peu plus sa main dans ses cheveux et serrant plus ses vêtements dans son autre main. Elle ne pensait pas un jour avoir la force d’embrasser une autre personne. Et pourtant, elle le faisait, découvrant qu’il n’était pas si facile d’apprécier cela. Se détachant presque à regret, revenant à leur position initiale, retrouvant ses yeux, avec un air de ce n’était pas si compliqué. Malicieuse, qu’il s’y risque désormais !



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 3 Mai - 23:08

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Elle aurait dû être présente dans chacune de ses pensées. Elle qui avait hanté sa vie pendant longtemps, qui avait partagé sa vie, ses nuits et qui ne cessait d’être dans ses pensées. Depuis qu’il avait appris sa mort, c’était pire, encore pire. Il n’arrivait à l’imaginer morte, l’auror fière et forte qui n’aurait laissé aucun mangemort s’en sortir sans faire un détour pour Azkaban – elle avait voulu s’impliquer d’avantage avant la Purge mais c’était Skander qui l’avait retenu, ne voulant pas la perdre. Serait-elle fière de le savoir aujourd’hui l’un des leaders de cette idéologie qu’elle avait voulu défendre ? Peut-être, c’était aussi pour elle que Skander agissait – pour son souvenir, mais pour le souvenir de tous leurs amis mort au combat, trop jeune. Il n’aurait pas hésité à donner de sa vie pour cette cause, ou pour son équipe. Il aurait pu y passer lors de ce bal, il le savait, mais il avait fallu leur donner une chance. Ciena aurait été fière, il le savait. Il aurait dû ne jamais se défaire de son image. Après tout, il avait le droit de regretter ce qu’il était censé lui avoir fait. Malgré l’absence de souvenirs, sa mort semblait être la seule chose réelle, la plus douloureuse aussi. Pourtant, Odette éclipsait à cet instant chacune des images qu’il pouvait avoir de Ciena, comme le remède inattendu à un mal qui le rongeait. Quand il était pourvu de sa mémoire, aucune femme, personne n’avait plus éclipsé Ciena de ses pensées. C’était peut la raison pour laquelle il n’avait jamais voulu trouver quelqu’un d’autre, car même morte c’était comme si elle était toujours là, occupant son esprit. Il n’avait eu que des histoires sans lendemain, à quoi bon vouloir construire quelque chose alors qu’il avait cette faculté à tout détruire si facilement. Ciena lui avait dit, si tout avait été terminé, c’était entièrement de sa faute. Il le savait, il le comprenait mais, c’était son histoire. Il savait comment il faisait foirer les choses, mais il était incapable d’y aller contre. Il était ce genre de type complètement incapable d’admettre ce qu’il ressentait. Il n’avait jamais dit « je t’aime » à quelqu’un pas de son vivant du moins. Il le lui avait dit, une fois qu’elle s’était éteinte dans ses bras, comme si le dire allait lui arracher le cœur. Ce n’était que trois mots qu’il n’avait pas envie de dire, et qu’il avait le sentiment de garder coincé à fond de sa gorge pour de longues années encore.

Devait-on croire une femme vous disant qu’elle ne vous demande rien ? Il n’était pas certain de la réponse à cette question. Il avait beau avoir perdu ses souvenirs, il n’en était pas moins devenu dupe. Il avait passé une bonne partie de sa jeunesse encore fraiche dans sa mémoire à profiter de celle-ci. Avant de finir caser avec une connaissance de plusieurs années. Encore une fois, celle-ci n’avait « rien demandé » mais elle l’avait sommé de prendre ses responsabilités, de grandir et de dire ce qu’il avait sur le cœur.  Il avait appris à se méfier des femmes, de leur fourberie, et de leurs dires. Quand une femme ne veut rien, c’est qu’il y anguille sous roche. Ou alors qu’elle est simplement dans le même état que vous, qu’elle n’a plus rien à perdre, comme cette blonde dont la proximité naissante et nouvelle le rendait… différent. « Je ne demande rien de tout ça. » Lui ne demandait qu’une chose, qu’elle soit saine et sauve. Il n’était pas encore en mesure de certifier le degré de monstruosité de son être, mais l’absence d’être cher dans ses visites, la mort de Ciena, sa supposée responsabilités dans celle-ci le rendait dubitatif sur la question. Le Skander qu’il avait oublié se serait bien moqué de la question agissant avec instinct, sans se préoccuper du bonheur des gens, ou de leur bien être sauf des siens. Il avait celui qui appréciait la compagnie des femmes, sans chercher à les connaitre, préférant une succession de nuit à une relation longue durée, sachant qu’elle pouvait déboucher à la fois sur des années de bonheur, ou dans son cas des années de tourment. Il était à l’opposé de l’homme qui se tenait face à elle, certes son passé avait été plus glorieux sur la question – même dans ses souvenirs – jusqu’à ce qu’il trouve la personne adéquate, celle qui faisait taire ses vieux démons. C’était comme si ce savoir monstrueux l’avait soudainement guérit de ces derniers. Comme si, il était peut-être enfin prêt, prêt à laisser tout cela derrière lui.

Pas si prêt que cela finalement. Il avait fini par se laisser tenter par elle. Puis il s’était arrêté, comme incapable de laisser ses lèves toucher les siennes, se les accaparer. Il avait peur de ce qui pouvait en découler. Sa main s’était alors perdue dans ses cheveux blonds presque aussi mal coiffé que les siens. Mais rien dans un séjour à Ste Mangouste n’évoquait un défilé de gravure de mode. Skander lui-même n’accordait que peu d’importance à son look préférant l’efficacité plutôt que l’extravagance. C’était pour cela que ses cheveux étaient en permanence en bataille, laissant parfois à cause de leur longueur naitre quelques boucles qu’il avait chéri tout sa jeunesse, mais qui désormais n’avaient plus beaucoup d’importance à ses yeux, il avait peur d’y voir poindre quelques mèches grises tôt ou tard. Il ne voulait pas voir ce jour venir, ni se voir vieillir, aussi difficile à admettre il avait pris neuf années en un clin d’œil. Mais il se disait qu’avec le temps, il avait peut-être su préserver son charme. Enfin, il espérait malgré tout. Mais c’était sous son charme, à elle, qu’il se trouvait. Bloqué à quelques millimètres de ses lèvres, paralysée par la peur de le blesser. Son regard plongé dans le sien, il ne parvenait pas à franchir cette barrière invisible qu’il s’était fixé, comme si passé ce cap serait un point de non-retour. Devait-il prendre la chance de gâcher cela ? Il n’était pas certain de rien. Son hésitation avait-elle refroidie la sorcière ? Il n’en était rien. La sorcière saisi alors son t-shirt comme pour lui signifier que c’était ce qu’elle voulait. La poignée de seconde qui s’écoula entre ce regard, ce geste et leurs lèvres qui s’enfleurèrent lui parut être une éternité. Doux et brulant. C’était les deux mots qu’il aurait choisi pour qualifier ce baiser. Qui l’aurait cru capable d’apprécier le baiser d’une femme après ce qu’il venait de traverser ? Dans sa tête, la mort de Ciena était récente, la douleur réelle. Pourtant il se trouvait ici, avec une créature délicate entre ses bras. Accroché à son cou, à ses vêtements et à ses lèvres. Il aurait étrangement voulu que ce baiser ne se rompe pas aussi facilement. Il retrouva alors son regard magnétique planté dans le sien. Il avait ce goût d’inachevé sur les lèvres. C’était donc ça, le point de non-retour.

Il y a des saveurs au goût si irrésistible qu’on ne peut s’empêcher s’y revenir. Elle l’était, irrésistible. Réellement. S’y perdant alors, il décida d’y céder, pour de bon cette fois. Ne pouvant se résoudre à la laisser partir avec ce goût sur ses lèvres, il avait besoin de plus. Sa main dans son dos, glissa avec une lenteur pesée et mesurée vers ses reins. L’autre s’était perdue depuis à peu près aussi longtemps que lui qui s’était perdu dans ses yeux, dans ses cheveux blonds. Face à face, son souffle sur sa peau, c’était presque insoutenable. Elle était là, devant lui, qu’attendait-il ? Réduisant une nouvelle à néant l’espace minime et dangereux qui les séparait, ses lèvres trouvèrent alors les siennes. C’était comme une de ces drogues dont ne peut se défaire. C’était plaisant, apaisant, et excitant – trois sentiments parfois contradictoire mais complémentaire. Bien moins chaste que le précèdent, celui-ci brulait d’une passion que Skander aurait pensé ne plus être capable de ressentir une fois encore. Il fit alors glisser du creux de son dos à sa hanche sa main, sans jamais briser ce baiser. Quand leurs lèvres se séparèrent, il dû un instant reprendre son souffle. Cette sensation d’être privée d’air pour une sensation aussi agréable était ce qu’il y avait de mieux. Ce n’était qu’en reprenant son souffle qu’il se senti enfin vivant, alors que depuis des jours, il se sentait morne. Tout à coup, être un monstre lui paraissait être complètement égal. Il pencha légèrement sa tête, pour embrasser d’abord sa peau blanche et douce dans son cou. A plusieurs reprises, avec une douceur qui ne le caractérisait pas réellement. Avant ou après son amnésie la douceur n’avait jamais été un de ses traits de caractère, ni la patience. Sa main glissa de ses cheveux à sa nuque aussi lentement qu’il en fut capable, caressant sa peau avec la même lenteur. Ses doigts glissèrent alors sur l’épaule presque nue de la sorcière. Celle-ci avait perdu son châle bien assez tôt, laissant ses épaules à découvert. Splendide. Ses lèvres finirent par délaissé brièvement la peau de la blonde, le temps pour lui de redresser brièvement sa tête, venant chercher ses lèvres, une fois encore, avec passion, et ardeur. Le souffle court, il s’arrêta un instant posant son front contre le sien. « Je ne me souvenais pas ce que c’était d’être vivant. » dit-il dans un souffle, ses lèvres à quelques centimètres des siennes.  Sa main sur son épaule, prêt à dénuder son épaule si elle y tenait. Son front collé au sien, il pouvait sentir les battements de son cœur sous sa poitrine collé à son torse. Le sien battait à vive allure. C’était donc cela, d’être vivant.




It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Jeu 5 Mai - 1:58

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

L’homme était de toujours un animal social, qui devait vivre parmi les siens, pour s’épanouir et y faire des rencontres, pour se construire. Comme une meute de loups, les hommes avaient leurs hiérarchies et personne ne touchait à d’autres sans réelles raisons. Si quelques personnes représentaient les alphas, elle n’était rien d’autre qu’un pauvre oméga, une suiveuse de plus, qui tentait de s’épanouir dans une vie où elle n’aurait pas voulu naître. Peut-être dans une époque avant celle-ci, peut-être dans le futur. Qui sait ? Odette ne savait pas qu’elle personne elle aurait pu être en grande robe de l’époque victorienne, tout comme elle ne savait pas à quoi elle pourrait bien ressembler avec une mini-jupe provocante. Elle était juste là bloquée à dix ans d’un nouveau millénaire. Avec sa pauvre vie, et quelle maigre vie elle avait. La blonde ne se souvenait pas de son enfance, comme tout enfant normalement constitué. Elle était enfant unique, forcément gâtée, avec une mère trop présente, avec un père trop absent à son goût. La rare branche des Moody qui n’avait qu’une enfant, c’était la sienne. L’unique, la sirène qui avait plus pris des Scrimgeour que des Moody physiquement. La jolie blonde alors que ses deux autres cousines n’avaient pas cette tête. La blonde, celle qu’on critiquait à coup de blagues moldues assez lourdes. Elle avait pris l’habitude de travailler rapidement et elle était devenue l’écervelée, l’intello, la rabat-joie. Alors pourquoi faillait-elle qu’elle fasse sa crise de la vingtaine à cette époque de sa vie ? Sa jeunesse volée par la Purge, par l’assassinat de sa mère, par son agression. Elle rattrapait le temps qu’elle pensait perdu. Et seigneur qu’elle l’avait fait, entre deux enfants, une maison et un chien. Elle avait tout de la parfaite femme au foyer. Juste qu’elle n’avait aucun mari, ce qui faisait tache pour une sorcière d’une aussi respectable famille qu’était les Moody. La famille proche du mage qui n’était plus. Peut-être que les Moody avaient déjà retourné leur veste et affirmé leurs vraies convictions. Celle de la justice et de l’égalité du sang. C’était comme ça qu’elle avait été instruite. Certainement pas comme une gourgandine, pas comme celle qu’on pensait, pas la femme qui fait des enfants à un pur pour gagner sa place dans la société. Non, elle était faite d’amour et de tolérance Odette. De désirs et d’envies, comme tout le monde, elle n’était pas différente, elle avait ses moments de peine et de joie, elle était humaine, elle voulait oublier le mal qu’on lui avait fait, comme elle voulait aider ceux qui le méritaient. Mais là, maintenant, qui aidait l’autre ? L’aidant ou l’aidé ? Elle ne savait pas de quel côté se placer. En proie à ses frissons, en coordination quasi parfaite avec les caresses qu’elle recevait. Elle avait peur d’apprécier et de ne plus jamais s’en défaire, comme une droguée qu’on priverait de son shoot quotidien. Quand elle avait besoin, elle avait besoin. Et dans le fond, c’était une émotion exaltante, libératrice et effrayante. Elle avait peur Odette, celle d’être dépendante à lui.

Une peur terrifiante qui n’outrepassait pas la barrière de ses lèvres, qui ne passait pas gestuellement, le corps trop occupé à autre chose. Les nuages de la perte se dégageant petit à petit, comme si tout était plus clair. Alors que finalement rien ne l’était. Tout allait se compliquer, tout était compliqué de toute façon… Odette était assez au fond du trou pour accepter des avances, mais pas celle de n’importe qui tout de même. Et dans sa tête à cet instant, ce n’était pas n’importe qui qu’elle avait sous les yeux avec un désir brulant ses lèvres. Elle soupire encore alors qu’ils ne font que s’effleurer. Cet homme la rend folle. Cet homme la fait devenir plus femme que mère, cet homme la fait ressortir plus qu’elle ne l’était, là bloquée dans un corps qu’elle ne supportait plus. Cet homme était un éclat d’espoir dans son horizon de monotonie et de morosité. Il ne le savait pas, elle ne voulait pas l’avouer, mais elle s’en foutait pour l’instant, elle n’avait qu’un but. Celui de céder et de se laisser aller, comme si l’endroit et le temps n’étaient pas importants. Ici ? Dans un hôpital ? Qu’importe, elle n’avait pas d’éthique, ni de mœurs de vie concernant les sentiments, les pulsions ou toute autre chose dans ce registre. Odette n’était pas une sainte, bien que ça ne se lise pas sur son visage, elle n’était pas pourtant du genre à avoir des aventures d’un soir. Et pourtant, c’était elle qui s’était dévouée pour faire ce qu’il ne semblait pas capable de faire sur l’instant, capturer ses lèvres, en prendre possession. Parce qu’elle le voulait et que dans le fond, il le voulait également malgré les risques de la blesser. Malgré les risques de se blesser lui-même. Elle ne tenait pas spécialement à lui, mais dans le fond, elle ne le prêterait à personne. Jalousement d’une relation qui n’existait pas. Possessive, comme on peut l’être. Un homme peut-être un homme à femmes, mais elle n’était pas du genre à être facile à vaincre. Non, la blonde était bien plus coriace et quand elle voulait, elle s’accrochait malgré elle et les relents de ses pulsions. Irrésistible à son parfum et à ses gestes calculés avec lenteur ans les minutes précédentes. C’est sans doute à regret qu’elle décidait de l défier du regard. Noisette contre azur. Elle ne savait pas à quoi cela pourrait la mener. Si ce n’est que tout était bien parti pour que leurs corps se touchent plus qu’ils ne s’étaient jamais touchés jusqu’alors. Le regard toujours planté dans ses billes, elle sentait son cœur battre la chamade malgré le peu qu’elle venait d’obtenir. Comme si tout cela n’était qu’un rêve. Et pourtant, les secondes paraissaient des minutes dans l’attente. Le point de non-retour, c’était ça, elle y avait déjà gouté semble-t-il, mais elle se prenait encore pour la novice de service. Elle avait peur de tout faire de travers. Est-ce que reculer était la solution désormais ? Certainement pas. Elle n’avait pas envie de reculer de toute façon, aucune putin d’envie.

Sans aller contre le mouvement de ses mains, ses hanches se collèrent de plus en plus aux siennes alors que ses reins se réchauffaient de la chaleur des mains du brun face à elle. Souffle contre souffle, regard contre regard. Ils se cherchaient sans doute, sans savoir vraiment ce qui pourrait se passer à la suite d’une nuit. Odette pensait sans doute à ça, dans le fond. Dans les tréfonds de son âme. Bonheur ? Souffrance ? Elle s’en fichait, elle se fichait de tout. Mais la distance trop faible, mais bien trop longue à son goût, se réduisait de nouveau alors que lèvres contre lèvres. Elle le rencontrait de nouveau. S’accrochant de nouveau avec ardeur et passion à son cou, gardant sa main dans son dos, ne sentant sans doute pas la pression de ses ongles contre la peau du Lupin. Marquant sa peau de sa présence. C’était elle qui été là. Elle et elle seule pas une autre. Et dans le fond, elle se sentait chanceuse. Un bel homme, sans doute un bon amant. Elle ne savait rien, elle ne savait même pas ce qu’il pourrait penser de sa vie de maintenant. Mais tout ça était loin trop loin d’elle, alors qu’elle ne lâchait pas ses lèvres, prolongeant avec lui un baiser qui n’avait que trop tardé. Empli de passion et de désir muet. La chaleur et les gestes se transmettant d’un corps à un autre dans une passion qu’elle ne pouvait pas deviner de lui. Non, elle n’aurait pas pensé ça de lui jamais. Même dans ses pires rêves, elle n’aurait pas imaginé cette scène parce qu’ils ne s’aiment pas. Tout ça à cause d’elle. Mais c’était le cœur gros, les lèvres en feu et les sens en éveil qu’elle profitait de ce qu’elle pouvait prendre parce qu’elle se sentait nouvelle. Elle n’était plus la pauvre mère de famille. Elle était Odette, simplement Odette. Qu’on aimait toucher juste parce qu’elle était là, attirante sans doute. Si toujours collée contre lui, sa main calée depuis longtemps dans le dos du sorcier bougea, elle se fraya un chemin sous le bout de tissu déjà trop gênant à son gout. La chaleur de son dos brulant avec délice sa main tiède. Alors qu’elle ne voulait pas en finir d’aller et de venir le long de sa colonne vertébrale, titillant son échine et le creux de ses reins sans le regretter le moins du monde. Alors que son crâne était penché vers l’arrière dégageant sans aucun doute son cou de porcelaine, recevant des baisers volés, dans un soupir plus prononcé que les précédents. Dieu qu’elle en crevait d’envie. Puis surprise, c’est un second baiser passionné qu’elle reçut par la suite, faisant instinctivement glissé sa main de la nuque à la joue du sorcier. Les sens en éveils, le goût de ses lèvres sur les siennes, l’envie pendant à ses lèvres, collant à sa peau. Elle respirait mal, sous l’émotion, mais n’était que satisfaite de pouvoir reprendre son souffle. Front contre front, les mains de Skander cherchant ses épaules en partie dénudées. Avançant doucement, dans un souffle. « Je ne me souvenais pas ce que c’était d’être vivant. » Odette sourit faiblement, trop ailleurs pour avoir un véritable sourire franc, rieur.

Vivante, elle l’était sans aucun doute. Vivante, pimpante  dans les bras d’une personne dont elle ne soupçonnait même pas la douceur. Ni la passion. D’un geste doux, elle l’embrasse de nouveau rapidement. Une fois rapidement, une seconde et d’autres fois. S’arrêtant un peu. Ses baisers se faisant plus longs plus insistant. Elle aimait cette place qu’elle occupait, elle en crèverait sans doute si tout se terminait sur ce goût d’Eden envolé. Elle ne s’en doutait pas le moins du monde, mais ici, là dans la peine ombre, elle sourit un peu, la voix chaleureuse de désire. «  Moi non plus, j’avais oublié. » conclut-elle comme un aveu. Non, elle avait oublié ce que s’était de vivre comme une personne normale. Loin des regrets du passé, loin de tous soucis. Elle vivait, comme elle n’avait jamais vécue avant cela, elle semblait avoir oublié ce semblant de vie passé. Cette douleur et ces bonheurs ambiants. Mais le  lendemain, tout serait comme avant sans doute. Sauf peut-être ses joues rougies quand elle le croiserait. Mais ce qu’elle ne savait pas c’est qu’elle ne le croiserait plus avant un certain temps. Comme perdu à jamais dans les méandres de son esprit. Pour l’heure, la blonde à la peau laiteuse remue des hanches, cherchant encore ses lèvres, un ton narquois tire sur ce morceau de tissus qu’est le t-shirt qu’il avait enfilé pour rien finalement… Embrassant une clavicule à hauteur de ses lèvres, mordillant sa peau par endroit murmurant suavement. « Finalement, il n’était pas si utile… » Comme pour signifier qu’elle avait bien compris qu’il avait été enfilé à la va vite. Et que désormais il n’en avait plus besoin, plus du tout, comme elle n’avait plus besoin de rien… Elle non plus. Elle reprend le contrôle des lèvres de l’homme en face d’elle, cherchant à passer de sa joue, sa dernière main pour rejoindre l’autre et finalement venir à bout de ce tissu, de couleur inconnue pour se coller contre sa peau tiède. Les battements de leurs cœurs se mêlant aux quelques soupirs qu’elle pouvait rendre quand il touchait sa peu la faisant frissonner, alors qu’elle s’amusait entre de multiples caresses et quelques baisers sur les endroits de sa peau, c’est de la taille du Lupin qu’elle glissa ses mains jusqu’à ses hanches, cherchant à jouer sur les plis naissant sur le devant de son ventre, ne quittant pas ses lèvres, ne quittant rien. De lui. Le voulant pour elle, juste pour elle.




This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Jeu 5 Mai - 21:36

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Un séjour entre ces murs qui lui paraissaient maintenant être une éternité. Il avait parfois l’impression d’être dans un état terrible, à laisser son esprit divagué au gré des questions qui le hantaient, sans réponse. Depuis son réveil, tout était sujet à question, sa vie, mais aussi le monde qui l’entourait. Tout semblait avoir changé pour le pire. Comment avait-il pu rester dans un monde aussi désastreux sans se lever et protester ? Il avait le sentiment d’être devenu l’un de ces lâches. Comme Quinn, comme Cassio. Il espérait sincèrement que non, mais jusqu’à présent, il n’avait rien dans cette nouvelle vie qu’il entre apercevait par quelques détails qui le laissait penser qu’il avait pu être quelqu’un de bien. Pourtant, Skander avait certes dû se salir les mains pour pouvoir entrer au service de la Main Noire, et obtenir d’importantes informations par son rôle d’espion, mais il ne regrettait pas. C’était une question d’honneur, et de survie aussi. Les choses que nous faisons pour survivre ne définissent pas ce que nous sommes. Il ne regrettait rien dans sa vie, sauf d’avoir été incapable d’être à ses côtés pour la défendre. C’était ses regrets. Sinon, il ne regrettait rien. Aucune de ses décisions, sachant très bien que regarder par-dessus son épaule et ressassé sa vie ne menait à rien. Tout ce qu’il l’avait fait, il l’avait fait pour une raison. Torturer cette fille, la menacer, aussi absurde que cela puisse paraitre, il l’avait fait au nom de son frère, espérant lui éviter une effroyable déception. Sa famille avait été durant ces neuf années la seule chose qui avait été réellement importante à ses yeux. La seule constante, le seul point de repère. Les Frères Lupin s’étaient serrés les coudes suite à la morsure et à la mort de leur père, se jurant de se soutenir mutuellement. Ils avaient leurs règles, leur vie en communauté – c’était ça la famille. Se supporter malgré tout, même si à la fin Skander avait sans doute franchi un point de non-retour. Mais il n’en avait pas encore conscience, pensant simplement avoir à cet instant été abandonné par les siens. Pourtant l’instant c’était en proie au doute, à la noirceur, et aux questions qu’il se retrouvait. Pensif, parfois même dépressif. Tout ceci semblait durer éternellement, espérant un changement, espérant sortir un jour de cet état quasi catatonique. Mais ce soir, pour la première fois depuis longtemps, il oubliait le doute et les questions persistantes. Grâce à elle.

Se sentir en vie était un concept qui avait été étranger au sorcier ces derniers temps, depuis son amnésie. Pourtant, ce soir, il oubliait cet endroit sordide où il se sentait emprisonner. Comme si après plusieurs interrogatoires sous véritaserum ses souvenirs allaient revenir, il avait l’impression qu’on scrutait un réveil de ses souvenirs. Il ne se sentait pas bien ici. Mais,  c’était ce désir naissant qui avait comme anesthésié la douleur, les questions, pour ne laisse place qu’au bienêtre.  Odette avait d’abord réveillé une douceur qu’il n’avait aucunement conscience d’avoir. Il était impossible qu’il soit devenu un sentimental romantique pendant ces neuf dernières, il ne l’avait pas été une seule fois avant, même dans les bras de Ciena, se refusant à la naïveté et la niaiserie. La douceur laissait désormais place à ce désir étrange. C’était plutôt étrange, elle était pour lui la première femme entre ses bras depuis elle. Pourtant, il doutait que cela effectivement vrai, il ne s’imaginait pas durant neuf années éternellement célibataire. Il oublia ses pensées, une fois encore. Irrésistiblement attiré par elle. Ses lèvres s’unirent rapidement plusieurs fois, leur laissant le temps bref et futile de reprendre leur respiration. Cette sensation de manquée d’air vivifiante, stimulé par une languissante agonie. L’agonie d’être en vie. «  Moi non plus, j’avais oublié. » Ils se ressemblaient plus qu’ils ne pouvaient l’imaginer. Partageant un regret commun sur leur passé, des rêves jonchés de « si j’avais su… » - deux êtres différents partageant des histoires qui pouvaient être comparée, en partie. Il ne voulait se poser aucune question, rien. Ce n’était pas le temps des questions, il ne pouvait rien promettre, encore incertain de sa propre personne, car à moitié effacé, une partie de lui était manquante, vitale, et malgré ses réticences, il devrait y partir en quête. Demain, tout serait différent, Skander le savait mais c’était comme si cela n’avait aucune importance. Aurait-il peut être simplement à ne pas la regarder ? Il avait du genre à préférer oublier les personnes, et les visages plutôt qu’à vivre avec des regrets, ou des émotions, et il doutait que l’homme des neuf dernières années s’encombre de sentiments et d’émotion, le sorcier qu’il avait été jadis ne s’en encombrait déjà pas. Mais, il n’aurait pas l’occasion de recroiser la blonde qui faisait grandir le désir de son être, demain il serait déjà loin à cette heure-ci, d’avantage perdu, son être désarçonné, son âme déstabilisée, il ferait alors face à la réalité de façon brutale, et irrémédiable, incapable de faire un pas en arrière. Inconscient de ce qui se jouerait le lendemain, une partie de son être lui disait que s’il y avait quoi que ce soit à faire : c’était maintenant ou jamais. Saisir l’instant, plutôt que de vivre sur ses regrets.

Mais il y aurait un temps pour les questions, un temps pour les regrets. Et il y avait le temps présents, celui qui file si aisément entre nos doigts, nous laissant à peine le temps de savourer ce que nous avons entre nous mains. Profiter de l’instant, de ce qui s’offre à nous et savoir saisir une opportunité, une chance. C’était ce qu’il voulait faire. L’occasion de se sentir vivant, de réveillé des sensations oubliés, inhiber la douleur encore présente dans chacune de ses blessures. Tiré de ses pensées par les lèvres fiévreuses, qui délaissèrent les siennes sans plus de cérémonie, venant s’échouer sur sa peau. Tirant tantôt son t-shirt, elle stipule, laissant alors le désir se trahir dans ses mots, « Finalement, il n’était pas si utile… »  Elle l’avait noté, le fait que le t-shirt avait été enfilé à la va-vite quand elle était venue frapper à sa porte, mais recevoir des visiteurs à une heure si tardive dans sa chambre n’était pas dans ses habitudes. Il ne put s’empêcher de laisser un petit sourire de dessiner sur ses lèvres qui brûlait de retrouver les siennes, ou n’importe quelle parcelle de sa peau blanche. Il n’eut pas longtemps à se languir, les lèvres de la sorcière blonde revinrent chercher les siennes, il était incapable d’y résister, tout comme il était incapable de masquer la passion qui brûlait. Finalement, elle le délivra de ce t-shirt, foncièrement inutile. Quand elle passa près de son épaule, il dy se retenir de grimacer un peu, encore fragile et sensible. Elle rendit le supplice encore plus insupportable, se collant de nouveau à lui. Sans un mot, sans rompre ni le baiser, ni le charme, les mains de la sorcière glissèrent alors sur sa peau. Si proche, il sentait son souffle, et s’il était capable de se concentrer  il aurait pu entendre son cœur tambouriner aussi vite que le sien dans sa cage.  Il ne voulait rien perdre de cet instant, ni d’elle. La chaleur de leurs étreintes, de leurs baisers, et de leurs caresses. Voici ce qui rendait vivant, réveillant chacune des parcelles de sa peau, de son corps, parfois encore groggy depuis ce qu’il appelait « l’accident ».L’agréable et brulante sensation d’être en vie.

Les mains du sorcier glissèrent alors avec une lenteur mesurée, accélérant progressivement, quittant son épaule à moitié dénudée, effleurant sa poitrine avant de glisser sur sa taille, glissant alors sur ses hanches, et plus bas. Il ne parvenait à se défaire de ses lèvres, comme si à chaque baiser une onde remplie d’une énergie pulsait dans chacune de ses veines. Accrocher avec douceur, ses mains sur sa taille, la soulevèrent alors. Et il se remercia mentalement d’avoir entretenu sa forme physique au cours des neuf dernières années. Légère. Comme une plume. Il en oublia la douleur de son épaule et son flanc. L’interdiction de porter quoi que ce soit semblait bien dérisoire. Du repos, lui avait-on conseillé. Il n’aurait pas pensé ne pas être au repos une nuit à Ste Mangouste, ce soir – nous en étions à la guérison de l’âme, processus fondamental pour une guérison totale. Il n’eut qu’à faire quelques pas pour la déposer, l’asseoir avec douceur sur le lit. Celui-ci n’avait absolument rien de charmant, haut, et inconfortable, le parfait accessoire du malade dont il fallait faire abstraction à cet instant. Mais son regard noisette ne lâchait pas celui acier et magnétique de la créature qui lui faisait face. Désormais assise, il délaissait ses hanches une seconde, attrapant le bas de son débardeur – le retirant avec délicatesse et douceur. Étonné de la douceur dans ses gestes pourtant dictés par une toute autre pulsion. Il avait rompu le baiser un instant. Se perdit une seconde dans ses yeux. Désormais à armes égales, ou presque. Sublime était le mot qui lui venait à l’esprit quand il la regarda, avant de laisser une de ses mains se perdre dans son dos désormais nu. Sa peau était douce, délicate et blanche. La sienne plus hâlée, plus marquée également. Il portait encore quelques stigmates de son accident, quelques cicatrices dont il n’avait pas encore l’explication. La rencontre dans sa main et sa peau nue le fit légèrement frissonner tandis que sa main droite, elle se perdit sur sa joue, glissant alors vers ses lèvres, et du pouce il caressa celles-ci, entrouvertes. Puis, il pressa ses lèvres contre les siennes – un baiser, un second, un troisième – plus long et plus pressant que le précèdent. C’était une sensation dérangeante et addictive, la désagréable envie de sentir que l’on perd le contrôle de ses gestes, que tout n’est alors dicté que par le désir, et ce goût de la passion qui brulait ses lèvres. Pressant, il réduit une nouvelle fois la distance qui les sépare à néant, écartant avec tact et douceur les cuisses encore vêtues de la sorcière pour se coller à elle. Délaissant ses lèvres, pour aller embrasser sa mâchoire, couvrant celle-ci de baiser suaves, jusqu’au lobe de son oreille. Il me mordilla un instant juste le temps de faire monter la pression. Une pression déraisonnable, dévorante. Sa main dans son dos dégrafa la dernière parcelle de tissu destinée à cacher le haut de la sorcière. Faisant alors glisser de sa joue à son épaule sa main, il fit alors tomber l’une de ses dernières barrières. Sa main dans son dos glissa sur ses hanches, tandis que l’autre se fraya un passage languissant vers son autre hanche. Il était temps de faire tomber les dernières barrières. Il était temps de vivre. Il voulait se sentir vivant avec elle, ce soir – il la voulait, c’était à cet instant la seule chose qui comptait. Comme si elle avait réussi à capturer ses pensées torturées pour lui offrir à moment de répit. Enfin, façon de parler, répit pour l’âme, pas pour le corps.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 6 Mai - 2:34

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Le repos. Qu’il soit éternel ou simplement pour une nuit, était sans doute une sensation d’apaisement de l’âme. Une sensation agréable aux ton léger et printanier qui au mérite de vous rendre plus tolérant. Puis, il y a de ces repos dont on ne se passe pas, les envoutant, les indispensables. Certaines têtes pensantes disent que parfois, les bras d’une femme sont un remède bien plus qu’on ne saurait le dire, parce que c’est ainsi. Parce que malgré tout ce qu’on peut dire, rien ne vaudrait jamais le contact d’un corps chaud contre un autre. Quel que soit l’âge, ou le sexe. Tant que désire se mélange à sensualité. Plus rien ne compte, plus rien ne semble compter. Engloutissant les démons les plus tenaces, engloutissant les pensées les plus morbides. Personne ne voulait le dire, mais tout le monde savait quel était l’effet de ce genre de pouvoir. Reposant, salvateur et addictif. Avec ou contre soi, on ne savait pas que le repos pouvait procurer tant de bienfaits, ainsi que tant de manque. Que faire finalement quand le temps vous manque, que tout semble vous glisser entre les doigts comme un mauvais coup du sort. L’addiction progressive d’une senteur, d’un gout, d’un mouvement de la main, d’un rire. Quand on connait trop bien ce genre de pouvoir, on est capable de le laisser derrière soi, mais on est toujours attiré, attiré inévitablement vers ce qui nous semble indispensable. Même si c’est la dernière chose intelligente à faire, on y revient, comme un bout de fer va contre un aimant trop près. On a besoin de cette chaleur, on a besoin de tout cela. Parce que ça nous définit, parce que notre existence même tourne autour de cette chose, de cette personne, de cette mimique. On en devient trop vite adepte, incapable de rester quelques jours, parfois quelques heures sans l’apercevoir, car ça fait progressivement partie de nous, sans qu’on ne le veuille, sans qu’on puisse faire quelque chose contre. Cette envie naissante dans le creux de son ventre à un goût doux-amer. Celui qu’il qualifie dans certains livre comme celui d’un sentiment amoureux naissant. Mais elle laisse ça de côté, elle n’y pense pas. Non, elle s’y refuse. Les hommes qu’elle s’entête à aimer, ils finissent au loin ou bien mort. Elle ne veut plus perdre personne par sa faute. Elle refuse de s’y résoudre. Et le jour où elle se rendra compte de son attachement, il sera trop tard pour dire qu’il ne l’avait pas prévenue. Elle allait souffrir. Elle allait se détruire, mais elle ne fichait de ça, elle ne se souciait que de son souffle contre ses lèvres, du gout de ses dernières. De la chaleur oppressante de son corps et du parfum boisée de sa peau. Le tout pour elle, rien que pour elle. Sale enfant égoïste, mais ça, tu refuserais en vain de le perdre ou de la partager. Ce qui t’appartient, même dans tes rêves les plus fous, tu le chéris, tu le tiens contre ton cœur, et tu ne sais pas le lâcher. Parce que tu y tiens, tu y tiens plus qu’à ta propre vie. Parce que tu aimes cette sensation douce-amère.

Contre lui, elle ne revoit pas les démons à demi putréfiés, elle ne voit pas les regards angoissés de son père, ni la haine de son cousin, la rancune de sa cousine. Elle ne voit que lui, une extension d’elle-même à ce moment. Elle ne sent que son odeur, ne ressent que ses caresses et se perds à écouter les battements de son cœur qui raisonne dans son crâne. Il bat à la chamade, d’une vitesse qu’elle ne saurait comprendre, car elle se sent trop différente pour y comprendre quelque chose. Possédée ? Certainement pas, elle n’a juste besoin que de lui lui. De ses bras finalement. Plus qu’elle ne voulait se l’avouer, elle l’avait trouvé là, sans mémoire, le doute dans l’âme. Le refus sur ses lèvres de toute recommencer, mais elle était incapable de lui dire non. Elle était plus qu’elle ne le croyait charmer par ses yeux noisette, sa peau hâlée et ses larges épaules. Elle était sous une emprise quasi magique, mais qui ne nécessitait aucune potion, aucun charme, juste celui d’être celui qu’on présente à l’autre. Comme un cadeau empoisonné qui va rendre l’autre dépendant à votre personne. La nature et ses choses ne sont alors plus que votre obsession, laissant les montres et les démons derrière vous. Laissant tout, ne laissant que sur le passage de cet être qu’une trainée de poudre flamboyante. Invisible aux autres. Invisible, mais juste ce qu’il faut pour vous retrouviez la trace de cette personne, de l’extension de votre personnalité, de votre bras. Cette personne si chère que vous ne vous en passez plus. Arriverait-elle à s’en passer ? Surement, mais combien de temps avant qu’elle ne cherche un contact tendre, un regard. L’amusement de prendre ses lèvres, de les tester contre les siennes, de laisser vagabonder leurs mains d’une peau de peau à l’autre, entre les frissons et les soupirs mélangés, échangés entre deux soupirs d’extase, d’envie de désirs. Elle les comprenait et les sentait raisonner au plus profond de son être, comme une drogue qui vous emprisonne pour longtemps. Une dépendance qui jamais ne se tarit, pas même après la perte. Et cette fois, elle n’avait en aucun cas l’envie de la perdre, pas lui, plus maintenant, malgré tous les hauts, les bas, les refus et les retrouvailles. Elle ne le connaissait pas, mais elle savait que désormais, il ferait partie plus ou moins d’elle. Elle voulait croire en la réciprocité de cette sensation d’anesthésie sulfureuse. Cette sensation de se sentir partir pour des sentiments bien plus que forts. Elle ne voulait pas y résister, elle n’y résistait pas. Présente dans ses gestes, cachant malgré elle une douceur féminine qu’elle n’avait pas mise en œuvre depuis des mois. Mais des gestes simples, l’effleurement de sa peau, d’endroits sensibles, elle n’y résistait pas, gardant le plus souvent possible le contact de ses lèvres contre les siennes, cherchant à ne pas le ménager, comme elle ne voulait pas l’être. Mais elle avait la tête ailleurs Odette, trop loin pour qu’elle se rende compte de quoi que ce soit, juste capturée par le feu qui la brulait. De son cœur jusqu’au creux de son ventre, n’oubliant pas ses joues rougit. La lune n’était pas maudite, elle n’était que le reflet blafard de la lueur blanche qui luisait sur leurs peaux.

Elle perdait ses moyens, complètement. Perdant son souffle à chaque baiser volé dans l’action la plus bestiale. Elle perdait pieds, comme une noyée dans un flot d’actions qu’elle prenait en pleine face. Oubliant ses soucis, elle ne se souciait que de la peau marquée du Lupin. Quelques creux, quelques cicatrices qu’elle sentît courir le long de ses doigts, comme un remède à ses cicatrices internes, comme marqué au fer rouge, il avait souffert physiquement. Vivait l’enfer de l’oubli, et elle n’était marquée qu’à peu d’endroits. Seuls ses poignets et avant-bras avaient fait l’objet de sa rage de vivre, sa son envie de mourir. Elle n’avait que peu de marques, mais, seigneur qu’elle était marquée en son sein. Seigneur qu’il embrassait bien. Une pensée en enchaine une autre tout aussi décousue, tout aussi étrange les unes que les autres. Pourquoi lui ? Parce que simplement, il n’y avait besoin d’aucune raison pour sentir la caresse d’une main tiède sur votre corps. Ses mains permettant à la sorcière ne n’être plus qu’une poupée de chiffon qu’on entraine sur ses lits inconfortables de cet hôpital magique. Peu importe la guerre, peu importe le camp. Elle ne se souciait que des mains sur sorcier sur sa taille, que de la pression addictive de ses lèvres contre les siennes ou sur son cou. Elle n’avait besoin de rien d’autre Odette que de ce divin contact. Non, de rien d’autre. Elle n’avait aucune envie de laisser filer l’instant, elle avait envie d’en contrôler chaque seconde pour s’en imprégner comme si sa raison en dépendait. Se dire qu’elle avait besoin de quelqu’un pour continuer d’avancer n’était pas des plus déplaisant, mais à quel prix. Elle se redresse dans un frisson de plaisir quand le maigre débardeur glisse le long de sa peau. Elle se dévoile, elle se montre Odette. Son ventre plat, mais encore stigmatisé par sa grossesse, elle ne se sent pas belle, ni désirable. Pour se faire, elle ne peut que s’approcher, que prendre le contrôle de ses lèvres, de ses yeux pour qu’il n’y regarde pas trop. Mais frissonnante d’un plaisir qu’elle ne ressentait plus depuis longtemps. La main dans son dos laissa un autre frisson, qui s’enchainait depuis le début du contact, délice électrique de retrouver dans le creux de ses reins, remontant sur le bas de son ventre en feu. Elle désire, elle veut. Elle ne partirait pas sans cela. Elle en a besoin, elle est droguée malgré elle Odette. Droguée à lui, sans le dire, car elle avait peur des conséquences. Mais elle embrasse le pouce qu’il présente à ses lèvres, ne détachant pas son regard. Non, elle ne veut pas le perdre des yeux. Les baisers se sont hardant, impatient, destructeurs. Elle se laisse aller entièrement. Cherchant le bas de son corps, cherchant où il serait le plus juste pour rendre cette sensation de vivacité et d’adoration du corps de l’autre. Mais sans plus de cérémonie, c’est autour de son cou que ses mains se croisent, le gardant contre elle, toujours plus près l’un de l’autre au fil des minutes. Les secondes défilent, la vie semble passer. Mais elle ne veut pas que ça ne finisse jamais. Pourtant, la dernière parcelle de son torse saute, comme une mise à nu. Elle n’est pas pudique, elle laisse le tout glisser au sol pour rejoindre ce qui est passé avant cela.

Elle savoure, ne retenant pas ses soupirs, ni ses petits gémissements, la pression est divine, absolument irrésistible. Elle ne serait revenir en arrière parce que c’est son entièreté qui le veut. Ses jambes l’entourent à la taille pour la rapprocher encore et toujours plus près d’elle, les barrières n’étaient plus que physiques. Tout était déjà tombé avec la nuit et les minutes qui glissaient tel du sable entre leurs caresses. C’était presque si elle en oubliait de respirer pour garder les baisers suaves qu’elle recevait, qu’elle rendait. Forçant, sans trop de difficultés la barrière de ses lèvres, la Moody n’eut aucun mal à entrelacer leurs langues, alors que ses mains cherchaient fébrilement, dans un empressement certain, et partagé, le moyen de retirer les derniers vêtements qui leur restaient. Barrière matérielle bien inutile. Elle n’en avait plus besoin. Lui non plus. Cherchant cou et lèvres, les pulsions étaient fortes, révélatrices et douloureuses. Une douleur vive que l’on aime ressentir, cette douleur de l’envie qui monte, qui vous prend, qui vous enchaîne à une philosophie. Vivre au jour le jour et ne jamais regretter. Regarder en arrière, vous le feriez demain. Les regrets auront-ils lieux ? Sans aucun doute. Pourquoi ? Parce que, encore une fois, pas de réponse, juste l’appel des corps qui se réponde. Elle trouve enfin, laissant l’une des dernières barrières du Lupin glisser au sol dans un froissement de tissus divin. Elle cherche de ses mains tremblantes. Elle cherche encore, descendant bas et plus encore. Ne cachant pas l’attention qu’elle a envers lui. Caressant une partie de son corps qu’elle n’aurait jamais pensé touchez de sa vie. Sen sentant elle-même fondre en son sein. Progressivement, elle est happée par le désir et n’y résiste pas. Comment y résister. Elle aime ce parfum, cette peau avec une histoire. Odette voudrait la connaître désormais cette histoire. Elle oublie le but de sa visite. Elle oublie l’entrainant avec elle dans sa chute vers le matelas. La cascade de ses cheveux blonds de mêlant aux draps, alors qu’elle se risque de passer outre mesure la dernière des barrières, sans vraiment l’enlever. Comme toute première fois avec une autre personne, elle doute d’elle de ses gestes. Cherche dans son regard une protestation, sans jamais quitter ses lèvres, sauf pour chercher l’air qui se faire rare. Elle n’est pas faible pour autant, elle est forte. Ses jambes lâchent la taille du jeune homme, alors qu’elle remonte sensuellement l’une d’entre elles contre les jambes dénudées de cet homme au charme indéniable. Dieu qu’ils en finissent de ce jeu de séduction, il avait trop duré et elle n’en pouvait plus de n’avoir le droit que de la toucher. Elle n’en pouvait plus de se retenir. Juste être à elle, ce qu’elle serait pour lui. Une moitié physique. Un désir qu’on avoue malgré les différences. Les différences qui n’ont ici aucune importante, il n’y a que le désir brûlant qui habite leurs iris. Et le son de leurs contestations envieuses contre la peau de l’autre qui compte.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Sam 7 Mai - 2:05

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Demain tout serait différent. Le jour d’après était toujours celui des regrets. C’était toujours ainsi. Mais qu’avaient-ils à perdre tous les deux ? Visiblement rien. Il savait qu’il fallait mieux regretter d’avoir franchi une ligne plutôt que de regretter de ne pas l’avoir franchie. On peut vivre avec des regrets, mais pas avec des « si » qui jonchent votre esprit, et l’empoisonnent. Il n’espérait rien regretter de tout cela. Que pouvait-il, regretter de passé un moment en sa compagnie ? Regretter de se sentir vivant ? Il ne regretterait rien de tout cela. Ils étaient des adultes, ils avaient passé l’âge de regretter ce genre de chose. Neuf ans plus tôt, il aurait pu avoir le regret d’avoir trahi quelqu’un. Maintenant, orphelin de souvenir, il n’avait plus personne à trahir.  Il ne regretterait pas, certainement pas cette addiction à cette peau blanche, à ses lèvres douces, rien. Ce n’était peut-être pas la chose la plus intelligente qu’il avait fait de sa vie, mais il avait eu envie. Envie de le faire, envie d’être avec elle, et envie d’elle. C’était physique. Naturellement, il l’avait toujours trouvé belle. Mais avant, elle était belle et leur relation n’avait jamais été au beau fixe, sauf que cette information n’était pas en sa possession. Il avait oublié ce qui avait pu le faire détester la sorcière, sans doute sa franchise, cella-là même qui avait percé le sorcier et ses démons à jour quand il était venu prendre des nouvelles de son père. Cette franchise l’avait désarçonnée, à l’époque il avait été incapable d’admettre qu’il avait le moindre problème, pourtant déjà empêtré dans un dangereux problème d’addiction. Et de lune.  Les années passant, ils s’étaient perdus de vue. Puis, il avait oublié les mauvais souvenirs, pour ne garder que l’image de la jeune sorcière, contrastant avec cette femme qui lui faisait désormais face. Il avait quitté une enfant dans ses souvenirs, il retrouvait une femme des plus désirables. Alors, il ne regretterait certainement pas ce qui allait se passer ce soir.  Quand il se souviendrait, c’était peut-être à ce moment-là qu’il pourrait nourrir des regrets. Si ses souvenirs revenaient un jour. Il était partagé entre vouloir guérir de tout cela, et recommencer à zéro, incertain d’aimer ce dont il allait se souvenir. Là où il se trouvait ne lui donnait pas envie de se souvenir. Il voulait oublier. Il ne voulait se souvenir que des bonnes choses. Cette nuit en était une, et il ne voulait pas oublier, pas ce soir, pas cet instant. Le reste, mais pas ça.

Pour ne pas oublier, il fallait vivre. L’instant présent. Savourer celui. Il voulait savourer cet instant, chérir sa présence. Sa chair, sa peau, elle. Il oubliait alors ses blessures, son passé, un instant. Elle l’invita à s’approcher d’avantage, l’enserrant de ses jambes, le retenant dans une sorte de captivité agréable, addictive. Un autre baiser, puis un second, tous virent le priver de souffle, cette sensation vivifiante et bénéfique pour l’âme. Il ne voulait qu’elle, sa peau, ses baisers. Tout. Leurs baisers à la fois agressifs, suaves et brulants traduisaient une attente certaine et interminable. A chaque baiser, il se languissait de la suite. Coincé entre deux émotions contradictoires, celle qui voulait que ces caresses et ces baisers durent de longues heures, et celle d’en finir en répondant aux pulsions, à ce désir ardemment partagé par deux êtres qui à priori n’avaient pas grand-chose en commun, aucune chance d’être un jour sur la même longueur d’onde. C’était comme s’il savait que tout ceci ne se reproduirait peut être jamais, comme s’il se savait trop différent d’elle – qu’il profitait de l’instant. Il n’aurait pas le temps d’apprendre par cœur ses courbes, pas le temps de connaitre chaque parcelle de sa peau. Pourtant, au fond il en mourait d’envie. Il la voulait, elle. Ils allaient à cet instant dans la même direction chérissant ou plutôt désirant une issue commune. Il laissa échapper un soupire sourd quand entreprirent de le dévêtir encore un peu plus. Eveillant un désir déjà bien ancré. Il avait lâché prise, abandonné ses dernières barrières, les psychologiques avant tout. Elle était là pour exorciser ses démons, pour réveiller ce qu’il était. Comme l’ultime thérapie dont il avait besoin. Lorsque ses mains caressèrent le centre de son désir, il eut envie d’en finir immédiatement, mais se ravisa, contrôlant alors son désir avec force et difficulté. Alors qu’elle se laissa tomber avec grâce dans les draps. Elle l’entraine dans sa chute. Les baisers n’étaient rompus qu’à de rare occasion, il connaissait par cœur ses lèvres, leur douceur, leur chaleur.  Lorsqu’elle le lâche ce n’est que pour éveiller un peu plus ce désir omniprésent, encore un peu plus. Sa jambe remontant avec chaleur et ardeur contre la sienne vont finir par lui faire perdre la raison.  S’il devait y perdre la raison, ainsi, avec elle, dans ses bras, alors qu’il en soit ainsi. A cet instant, rien d’autre ne comptait, sauf elle. Juste elle. Celle qui cette nuit allait panser ses blessures, et lui redonner le goût de la vie. Il n’y aurait qu’elle cette nuit.

Au-dessus d’elle, il pouvait l’admirer sans honte, sans fard. Elle était belle, sublime. Il n’y avait qu’elle qui comptait ce soir. Demain serait un autre jour, il n’était pas encore temps d’occuper son esprit avec les futiles questions de l’après. Il n’avait envie que d’elle, c’était elle qui occupait toutes ses pensées, ayant réussi à supplanter ses démons vivaces. Là était peut-être l’exorcisme de ceux-là, elle n’avait rien en commun avec celle qui la hanté depuis son réveil. Absolument rien. Odette était une saveur nouvelle à laquelle il voulait goût au plus vite, l’impatience naissante au bas de son ventre. Il fallait faire tomber les dernières barrières. Si c’était une sorte de reddition, alors Skander serait prêt à signer tout de suite. Il fallait donc se rendre à l’évidence, en venir au fait. S’il fallait rompre les baisers brulants pour y parvenir, qu’il en soit ainsi. Il se décolla elle un instant, mordant sa lèvre inférieur avec désir avant se relever légèrement sur ses jambes, il fit glisser non sans un certain empressement a dernière barrière. Ce genre d’acrobatie réveillait une douleur sourdre dans son épaule. Mais qu’importe la douleur, celle-ci n’était rien en comparaison de l’instant. Il ne l’oublia, pas, ça non. Il la surplomba une fois encore, réduisant à néant cet espace. Rendant le contact physique total. Il l’embrassa une fois encore, jamais lassé de l’union parfaite et brulante de leurs lèvres impatientes. Mais ses lèvres aussi attirantes soient-elles ne pourraient pas mettre un terme à cette attente, lancinante. Il devait délaisser les  une seconde, un mal nécessaire. Il baisa alors son cou, suave, mordillant avec douceur sa peau délicieuse. Son cou, la base de celui-ci, il couvrit de baiser chacune des parcelles de sa peau, délicate. Efflruant un corps qu’il découvrait du bout des doigts, bien sûr, imparfait. Mais il n’y vit aucun défaut, rien,  elle était parfaite. Laissant ses mains divagué, ses lèvres, descendant doucement de sa poitrine à ses hanches. Jusqu’à celles-ci.  Ses lèvres brulantes rencontrèrent sa peau blanche, et douce de son bas ventre. Il fit alors glisser en douleur le bas de la jeune femme, la laissant pour l’instant pourvue de cette dernière barrière. Ses mains remontent alors le long sur ses jambes, sensuelles. Se demandant om il trouve sa mesure, il sent alors ce palpitant battre à tout rompre. Il ne savait pas pour combien de temps encore. Ce désir était agréable, et douloureux à la fois. Comme si y mettre un terme ou l’attiser aurait le même effet. Il se languissait d’elle, il avait besoin d’elle. Déposant un baiser ardent à l’intérieur de sa cuisse, ses mains non moins délicates glissèrent sur la dernière barrière, lentement et la firent alors glisser doucement, délicatement. Au début, puis avec plus d’ardeur, comme si ce désir pressant en avait assez. Il n’était pas patient, Skander non plus. Désormais à égalité.  Il fallait en finir. Continuant son ascension il captura ses lèvres dans un baiser ardent, plus pressant encore. Ecartant les jambes de la belle, il réduit l’espace qui avait pu les séparer à néant. Il était temps de poursuivre cette danse lascive, de laisser les corps onduler sur la même fréquence.  De résoudre cette tension, cette passion. Son souffle court, quelque part entre l’extase du moment, et l’agonie. Il ne veut pas être brusque, il ne veut pas être pressant. Il avait envie d’elle, d’eux, de cet instant, de ne faire qu’un.  


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Sam 7 Mai - 5:54

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Les histoires à l’eau de rose, les romans arlequin, combien en avait-elle lu pour se retrouver prise au piège des étreintes brûlantes et des mots silencieux qu’elle absorbait au fur et à mesure de la nuit. Odette était terrifiée d’être laissé pour seul. D’être laissée comme une femme qu’on quitte. Elle n’avait plus envie de se soucier de qui que ce soit, juste de lui, simplement de lui et rien que de lui. Elle mourrait d’envie de connaitre des histoires qu’il ne savait plus. De partager quelque chose de plus, mais n’était-ce pas ce côté fleur bleue justement qui ressortait ? Sans aucun doute. Elle avait peur de finir comme une héroïne dont on se lasse. Blonde, blanche, sans grand intérêt. Car elle n’était pas vraiment intéressante Odette. Elle était surement belle, mais ne se trouvait en rien indispensable pour une personne. Ne comprenant pas encore l’obsession d’Adrien pour la retrouver, ne comprenant personne à son sujet. Elle n’était ni une gourgandine, ni une sainte. Elle était-elle simplement, mais n’était-ce pas ce genre de naturel qui pouvait ravir l’homme le plus démuni ? L’homme le plus perdu ? Cette personne qu’elle voulait aider, dans le fond, elle ne savait pas si elle l’aiderait comme ça outre mesure. Sachant pertinemment que sa mémoire à leur sujet reviendrait. Qu’il verrait enfin le monstre de paroles qu’elle avait été ! Qu’elle était encore, mais bien enchaînée au fond d’elle. Il verrait qu’elle n’avait rien de plus qu’une Vélane, il ne verrait plus d’attrait, il partirait. Elle souffrirait, mais il n’avait rien promis, il n’avait pas pu le faire, elle avait signé ce contrat implicite entre eux. Une nuit, d’addictions, de passion, de souffrance sourde qu’on étouffait par des soupirs. Odette savait tout ça, mais elle le rejetait, elle voulait se dire que tout ça durait éternellement, que la nuit ne se lèverait jamais. Qu’ils pourraient rester là, entrelacés l’un l’autre comme la ronce enserre la rose. Mais n’avait-elle pas besoin d’épines pour voir le monde différemment, sortir de son monde de sang pur, voir quelque chose qui sortait de son quotidien. Cette peau mate, elle sortait de ses habitudes, il sortait de son habitude, elle était envoutée sans se l’avouer. Mais la boule au ventre arriverait le lendemain. Aurait-elle fait une bêtise ? Le regret ? Non, on ne peut pas vraiment regretter une telle complémentarité de corps, D’esprits, finalement sans qu’ils ne le sachent encore. Rien en commun, c’est ce qu’elle pensait, mais la chaleur de leurs peaux brûlantes n’avait rien d’un hasard. Bien heureux est celui qui n’a rien n’à perdre. Mais n’avait-elle pas peur de le perdre lui désormais ? Alors pouvait-elle rester bien heureuse la sentimentale Odette ? Certainement, mais elle devrait oublier, mais elle n’en avait pas envie. Garder l’instant présent, le chérir, un renouveau bien mérité pour deux âmes. Mais aucun des deux ne pouvait savoir le bien qu’il allait faire à l’autre. Ils y penseraient demain. Oui demain.

Car si l’instant n’était plus à la tendresse de chastes baisers. L’ardeur était présente dans chacun de leurs mouvements, les langues se croisant, les tabous se réduisant. Elle ne cachait rien, elle n’avait d’ailleurs pas la force de cacher quoi que ce soit. Si le temps n’était pas aux questions, il était à la brûlante envie qui la prenait dans le bas de son ventre. Aux souffles qui se croissaient sur leurs peaux, à la sensation malsaine de se sentir unique. Elle avait peur de retomber dans un cercle vicieux et de ne plus en sortir. Peur de n’être que le nom d’une liste. Odette ne collectionnait pas les hommes, elle ne collectionnait rien d’autre que les gifles en pleine face. Mais elle se délectait des caresses et des baisers qu’elle recevait, à chaque instant, à chaque seconde. Et lui rendre, en mille, était sa priorité. Même si ses mains allaient et venaient sur son corps, elle n’était certaine de rien. Elle ne pouvait se fier qu’à la lueur dans le fond de ses yeux. Cette lueur partagée. Le premier, partager d’une longue liste ? Elle ne savait pas, elle ne savait rien, ça lui faisait peur. Elle était terrifiée, mais bien trop vite rattrapée par l’extase et les soupirs. Elle n’arrivait pas à se défaire de cette adorable sensation de baisers audacieux, de frissons qui la prenaient de tout son soul. Elle était charmée, complètement hors du temps et de l’espace. À lui et rien qu’à lui. Elle ne voulait pas se tenir à la merci d’un homme, mais Dieu que la douceur du toucher sa peau était agréable. Elle arrivait à dessiner de ses doigts les quelques cicatrices qu’elle trouvait, ne lâchant que rarement ses lèvres. Et quand cela devait arriver, Odette se mordait la lèvre intérieure d’un désir à peine dissimulé. Si de plusieurs spasmes d’envies, de soupirs prononcés de désir et de gémissements encore muets, elle se mouvait au rythme des caresses qu’elle recevait avec envie. Elle le laissa aller, perdant ses mains dans les cheveux bruns du Lupin, alors qu’il la découvrait de ses lèvres. Laissant un brûlant baisser à l’intérieur de sa cuisse, alors que tout était sous le point de s’achever. Un brin gênée, finalement, elle ne prêtait pas attention à leur nudité respective. Naturelle, envahi par un sentiment partagé. Odette se laissa aller à fermer pour la première fois les yeux depuis le début de leur jeu charnel. Prenant avec plaisir ses lèvres, plus près de lui que jamais. Elle n’avait, ô grand jamais, ressenti de sentiments semblables, du moins, pas ce gout d’interdit, pas ce goût d’illégalité dans les postures, dans les gestes, dans l’endroit. Elle ne fichait de cela. Elle se fichait de tout. Mais, c’est pourtant, une grimace qui hantait son visage, une seconde. Mais elle semble se ressaisir plus rapidement, déposant une simple caresse, plus lente plus douce que les autres malgré la pression de leurs cœurs côte à côté. Elle souffre, il y avait longtemps. Une autre caresse sur son visage, un baiser passionné d’ardeur pour achever tout soupçon. Ce n’est rien, vraiment rien. C’est sa faute, juste sa faute. Pas la sienne, elle ne souffrait jamais à cause de lui, jamais elle ne voudrait lui donner raison, jamais plus, elle ne voulait l’entendre s’appeler monstre. Jamais.

Mais le velouté de la sensation et des gestes tendres éclipses bien plus vite qu’elle ne le pense, cette sensation de douleur, laissant place à ses baisers de nouveau plus passionnés. Et des caresses intenses, ainsi au rythme de plus en plus soutenu de leurs corps. Elle ne calcule plus le temps, elle ne pense plus, elle se refuse de penser à quoi que ce soit. Elle n’avait en effet jamais pensé à la reconversion de son corps, à la beauté qu’elle pouvait laisser transparaitre. Mais ici, là, avec lui, pour lui, pour eux. Elle ne se souciait de rien, juste de son échine qui se courbait dans un creux à chaque coup de reins. Rien d’autre n’avait d’importance, pas même le bruit qu’elle faisait. S’accrochant à ses lèvres, son cou, comme si sa pauvre vie en dépendant. Et dans le fond, elle ne se doutait pas tenir autant à une personne qu’elle ne connaissait que de visuel. Elle ne se doutait pas pouvoir de la dépense sur elle. Elle passe ses mains le long des côtes du Lupin, comme pour tarir l’envie de plus en plus présente. Les peaux se collent. Elle veut rester près de lui, à lui, avec lui. Elle a peur de le dire, de se l’avouer. Qu’il ne s’arrête juste pas. Elle serait récidiviste ne serait que pour visiter une nouvelle fois ça couche. Elle était coupable d’un sentiment, d’un attachement. Ce genre de chose qu’elle ne voulait plus avoir en commun avec personne. Puis elle prenait tout ça en pleine tronche. Elle avait mal autant qu’il lui faisait du bien. Elle avait eu tellement envie de lui. Le temps défilait à une vitesse monstre autant que la lune s’affaissait dans le ciel nocturne d’un Londres en proie à divers maux. Ils s’en fichaient. Il n’y avait que l’autre qui comptait. Attachant son cœur, comme sa peau à la bestialité, à l’avidité et la luxure. Odette ne regretterait pas. Non, pas ça, et pas maintenant. Elle était comme une créature brisée que l’on recolle, coup après coup. Elle était une adulte, elle avait décidé que ça serait lui, et personne d’autre. Elle avait décidé d’aller de l’avant, d’avancer, peu importe le prix de ses souffrances et de son errance. Elle se fichait de tout, n’arrivant plus à soutenir son regard. Elle avait peur, la Moody enfouit son visage dans le cou du sorcier, fuyant son regard, ses lèvres. Trop bien, au point qu’elle finissait par avoir honte d’apprécier autant ce qu’il faisait. Le souffle coupé, l’air lui manquant, elle laisse ses gestes la guider ici et là. Elle peut sentir son parfum, elle peut le sentir simplement. Elle frisonne une nouvelle fois. Les spasmes et les gémissements se faisant fréquents, récurrents d’un plaisir non dissimulés. Elle aime sa peau contre la sienne et on corps et le sien ne faisant qu’un. Elle n’a pas envie de la cacher. Si bien qu’elle retrouve ses lèvres quelques minutes après les avoir délaissés, enfouissant, plus amoureusement qu’elle ne le voudrait, ses doigts dans ses boucles brunes, le gardant près d’elle. Elle ne veut pas le voir partir après cela. Elle a peur, peur que tout s’arrête que la vraie magie cesse d’opérer pour qu’elle retrouve son train-train quotidien. À l’instant, elle n’a besoin de que lui, que de ses caresses et de son attention pour panser ses blessures. Elle a mal si mal, qu’elle s’en arracherait le cœur. Ce cœur qui bat si violemment contre sa menue poitrine. Elle soupire, lui ordonnant presque de ne pas s’arrêter. Des faibles mots, de faibles paroles. Elle ne peut commander personne, mais elle ne veut pas laisser ce moment lui filer entre les doigts, elle s’y refuse. Un prénom entre deux soupirs d’extase. Elle garde ses mains dans ses cheveux, douce vague de chaleur. Elle se laisse aller, elle se laisse partir dans un endroit dont elle ne veut pas revenir. Apprécier le corps d’une personne ne signifie en rien apprécier la personne, mais elle avait découvert une facette qu’elle ne voulait pas quitter, pas oublier. Pitié, qu’il reste. Ou qu’elle en souffre au point d’être guérie à vie de ce genre d’histoire de passion. La passion dévore, elle brûle, et on tombe plus bas que jamais. Mais il semblerait que les phénix renaissent de leurs cendres. Le dernier coup. Elle se mord la lèvre pour se retenir de hurler. Elle se retient Odette. Mais dans un geste tendre, elle l’embrasse encore une fois, passant une main sur sa joue. Dieu que l’instant ne s’arrête pas là.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Dim 8 Mai - 2:03

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1838 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
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‹ Inventaire:
raise your wand
 








ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"It does not do to dwell on dreams and forget to live."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Cette fièvre était la meilleure que l'on puisse avoir, cette chaleur la meilleure que l'on puisse ressentir. Il n'avait pas oublié le plaisir de la chair, mais ignorait s'il en avait profité durant les neuf dernières années. Oui, il en avait profité et parfois peut être même abusé, se perdant dans des étreintes fiévreuses avec un goût de rhum sur les lèvres, préférant l’insouciance des lendemains plutôt que d'autres perspectives, bien plus sérieuses. Préférant l'ivresse à la sagesse, comme si cette dernière le forcerait à grandir d'un coup, à devoir faire face à ses responsabilités, à ses peines, et à ses choix. Neuf ans bloqués au même stade, cherchant toujours la même chose, familière, comme si cherché autre chose semblait interdit, comme si chercher le bonheur était également interdit. C'était une barrière fixé par lui même, par son esprit, par sa culpabilité. Pourquoi s'accroderait-il du bonheur, alors qu'il avait refusé le sien, et celui de celle qu'il avait aimé quelques années plus tôt, par vanité, par peur et par fierté comme si trois pauvre petit mots l'auraient réduit à l'esclavage pour le restant de ses jours. maintenant, il avait été esclave de se propre culpabilité pour ne pas les avoir prononcer, se jurant alors de ne jamais les dires, car cela serait trop injuste vis à vis d'elle, celle qui ne les a jamais entendu. Bien sûr, son cadavre a eu cette chance, trop tard. ses trois mots à cadavre et le voilà pendant neuf années, cherchant son fantôme parmi les vivants, errant ombre de lui-même à la recherche d'une chevelure brune et des deux billes acier. Un mirage, un rêve, une illusion qui ne jamais reprendra vie. Peut-être que subir sa mort une nouvelle fois lui prouvera ô combien cette attitude pathétique, réductrice et punitive envers lui-même n'était la solution d'aucun de ses maux. Une seconde épreuve lui ouvrirait les yeux, lui prouvant peut être que se faire souffrir n'arrangeait rien. Que chercher un mirage ne lui apporterait rien. Que poursuivre un rêve mort dans l’œuf n'était aucunement constructif. Que pensez à un avenir n'était peut-être pas si insensé que cela. Il avait déjà fait un pas vers l'avenir en s'accordant le droit de sa battre pour ses idées, et pour sa famille. Mais jamais pour lui-même.  L'Ordre ne lui avait pas réellement redonné goût à la vie, mais avait réveillé un instinct protecteur envers les personnes qui selon lui le méritait. Il avait vu trop d'horreur à la Purge, et même après pour rester les bras ballants à ne rien faire. Les Phénix lui avaient redonné goût à se battre, pour une cause, mais pour vouloir se battre pour soi, il faut d'abord se pardonner ses torts et méfaits, et accepter d'aller de l'avant. Pour l'instant il avait toujours été à des années lumières de cela, mais vivre les drames une fois encore le pousserait sans doute à se rendre compte que se pardonner est une chose nécessaire pour aller de l'avant. S'accepter, se pardonner. Deux concepts étranges. Pourtant ce soir, il ne le réalisait pas encore mais au cœur de ses étreintes flottait un parfum de changement, car elle ne lui ressemblait en rien, tant physiquement que moralement, c'était peut la première fois qu'il ne se perdait pas dans les bras d'une de ces chimères.

A cet instant, tout en elle était absolument désirable, divin. Sa chevelure sans dessous dessus sur les draps impersonnel et froid de l’hôpital. Il en avait presque oublié sa présence entre ces murs, mais de temps à autres les blessures se rappelaient à sa mémoire, lançant une douleur tantôt lancinante qu’il devait soigner, anesthésié par un autre baiser, par une autre caresse. A cet instant, tout en elle était absolument désirable, divin. Sa chevelure sans dessous dessus sur les draps impersonnel et froid de l’hôpital. Il en avait presque oublié sa présence entre ces murs, mais de temps à autres les blessures se rappelaient à sa mémoire, lançant une douleur tantôt lancinante qu’il devait soigner, anesthésié par un autre baiser, par une autre caresse. Il avait besoin d’elle, il ne saurait l’avouer. Là n’était d’ailleurs pas la question. Là n’avait jamais été la question. Il n’était question que de deux êtres adultes ayant cherché un réconfort mutuel, assouvissant un désir naissant irrésolue jusqu’ici. Une tension d’abord enfouie sous une sorte de rancœur. Puis, la donne s’était progressivement renversée.  Étrangement, la froideur et l’incompréhension de leur dernière rencontre, se transformant en une montagne de non-dit, en une foule d’émotion. De sensations, connues et nouvelles. Agréables, déroutantes. Il avait été comme incapable d’aller à l’encontre de cette attraction, de ce désir. Pourtant, son esprit le torturait en ce moment. Les images de Ciena venaient le hanter à longueur de journée, et il se répétait qu’il était monstrueux, se punissant d’une certaine manière d’un acte qu’il pensait avoir commis. Mais, elle avait réussi à changer cela, il ignorait pas quelle magie, mais Odette avait réussi à outrepasser ses barrières, et depuis ses lèvres avaient conquises les siennes, il n’avait pas pensé à son passé une seule seconde. Il ignorant si c’était permanent ou éphémère, mais qu’importe il se jura de profiter de cet instant, de cette nuit, de ses bras, comme si c’était la première et la dernière fois. Il fallait savourer l’instant présent. Demain, il ne serait peut-être plus ici, ou elle serait partie. Ou peut-être que le monde aurait changé encore une fois ? Peut-être que l’alchimie ne serait plus au rendez-vous ? Il ne voulait pas avoir à répondre à une énième question. Il voulait que le temps s’écoule avec lenteur, lui permettant de savourer l’instant, sa présence.

La valse lente, lascive des corps fiévreux entremêlés. D’abord lente, puis le rythme accélèrent doucement, laissant à leur deux corps le temps de s’apprivoiser. Enlacer leurs corps jusqu’à ce que passe la fièvre. Le palpitant réveillé par cette fièvre ne cesse de battre, encore plus fort. Il avait besoin d’elle, de son corps. Il ne la connaissait pas réellement, c’était bien maigre de ne pouvoir apprécier quelqu’un sur cela. Mais devait-il chercher à l’apprécier d’avantage ? Ca serait prendre le risque de s’attacher à quelqu’un et de le perdre. Ce n’était pas un risque qu’il avait envie de prendre, pas pour l’instant.  Ce qui comptait à présent c’était leur danse, eux, cette nuit et rien d’autre. Le souffle court. Il aurait pu mettre cette pulsion sur le compte de la bête qui se cachait au fond, mais hélas, celle-ci était encore inconnue pour lui. Mais quand bien même il n’y aurait pas la bête, il l’aurait désiré tout aussi ardemment. Elle, sa chevelure blonde, ses courbes, ses formes, la couleur de sa peau, le parfum et le gout de celle-ci. Leur corps entremêlés, ne faisant qu’un, ondulant en rythme. Il se retient de  dire quoi que ce soit, serrant ses dents, refusant de paraître faible, ou quoi que ce soit d’ailleurs. Ce n’est qu’ensuite que l’étreinte parvient à son climax. Etreinte parfaite, sensuelle et intense.  Alors qu’il avait pris possession de son corps l’espace d’un instant, il se retira de cette étreinte, non sans douceur. Il chercha ses lèvres une fois encore. Avec une tendresse qu’il s’ignorait. Il était happé à chaque instant par celles-ci, délicates, douces, agréables, sublimes. L’effort de l’instant. Le réconfort de l’étreinte. L’amour avait été intense, il n’en fallu pas beaucoup plus pour que Skander se laisse à son tour tomber dans les draps à ses côtés. Encore anesthésié par l’instant, il regretterait sans doute lendemain. La douleur de ses blessures réveillées par une nuit qui aurait été fortement déconseillée par son médicomage. Les regrets d’avoir franchi une étape, ne sachant pas très bien ce que tout ceci pourrait donner. Allait-il la revoir ? Il se disait qu’il allait surement la croisé, mais Skander savait ce qu’il était et avait toujours été à une exception près, il ne donnait pas dans la « petite amie ».  Ils auraient le temps de se poser des questions demains. Demain serait un autre jour, il voulait à cet instant profiter de cette nuit, près d’elle, si elle le voulait bien. Il ne réalisa pas qu’en sa présence, elle avait chassé ses idées noires. Il aurait le temps d’y penser. Leur corps encore fiévreux encore si proche. Il ne savait pas s’il parviendrait à trouver le sommeil avec elle au creux de ses bras.  Demain serait autre.

(...) Le jour commençait à poindre. La blonde s’en alla, furtive. Quittant ses draps.  Un nouveau jour se levai alors sur Ste Mangouste, un autre de plus, Skander s’imaginait ressasser ses questions une fois de plus. Ressasser son passé inconnu, cherchant des détails. Et rien ne se passerait comme il l’avait imaginé. N’imaginant pas une seule seconde que c’était la dernière fois qu’il la voyait avant un certain temps. La dernière fois qu’elle le voyait ainsi. Ce soir, une mission de l’Ordre avait prévu de le récupérer, et il serait alors rattrapé par son destin.

RP TERMINE


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

 

[+18] It does not do to dwell on dreams and forget to live - skander&odette

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