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SOMEBODY THAT I USED TO KNOW + ODETTE&SKANDER

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Parchemin envoyé Mar 26 Avr - 0:43

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1839 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"now you're just somebody that i used to know."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Se regarder dans un miroir sans être capable de se reconnaitre. Depuis des jours, cela ne cessait de lui arriver. Il se voyait avec neuf années de plus, et était presque certain de voir poindre quelques cheveux d’une couleur inquiétante quand il y regardait de plus près. Il s’était endormie serein, il se réveillait en proie au doute et à la peur. Que lui était-il arrivé pendant ces neuf dernières années ? On lui avait dit qu’il avait quitté le bureau des Aurors et était désormais « homme de main » pour une certaine « Main Noire ». Comment était-il passé de l’excellence de la sorcellerie aux bas fonds de celle-ci ? Il voulait savoir, mais il n’avait personne à qui poser les questions. Aux dernières nouvelles, son frère était en vie, son père mort, mais ce premier ne s’était pas déplacé. On parlait de contrôle, d’Ordre du Phénix et de fugitif. Ce fut comme un effroi d’imaginer son frère en fuite. Jamais il ne se serait lui-même imaginé  en leader de l’Ordre du Phénix. Jamais il n’aurait cru être capable de se battre pour défendre une idée, une cause, un espoir. En neuf ans, les choses changent considérablement, il le savait, mais à ce point ? Qu’avait-il bien pu faire pour que personne ne vienne le voir ? Sans savoir que personne ne pouvait en fait.  Il était lassé de ces journées de convalescence à tergiversé sur l’inconnu, à sa morfondre sur ce qui était désormais perdu. Il avait perdu ses souvenirs, neuf années, Ciena, et maintenant que lui restait-il ?

Des questions encore des questions. Il passait la plupart de ses journées assit dans ce qui était un lieu de passage dans le service qui s’occupait de lui. Une sorte de salon où les malades pouvaient recevoir leur famille – s’il en avait une – ou bien discuter. Skander lui ne recevait pas de visite, mais il était souvent assit à une table à lire les nouvelles du jour pour tenter de se souvenir d’un détail, même insignifiant. Mais c’était le néant. A chaque page qu’il tournait, ce « Golden Blood » lui paraissait être un torchon encore pire que cette maudite Gazette – et le monde était réellement au fond du trou, tout comme lui. Il cherchait des noms familiers dans les pages, espérant reconnaitre quelqu’un sur une photo. En vain.  Les gens passaient sans le voir, sans même le regarder. Il ne faisait pas le fier, son visage portait encore quelques marches, quelques bleus. Il se demandait ce qui lui était arrivé pour qu’il ait plusieurs côtes de cassé, une entaille sur le flanc et une épaule en morceau. Etait-il dans cette bataille, se battait-il pour quelque chose ? Il y avait ces questions, encore et toujours. Aucun visage ne lui était familier. Personne, c’était ce qui était sans doute le plus troublé. Il reconnaissait ses traits dans le miroir mais avait l’impression de faire face à un étranger qu’on avait passé à tabac. Assis à lire son journal, il laissa brièvement ses yeux errer dans la salle. Quand une chevelure blonde et deux billes bleues semblèrent familières.

Il la regarda quelques secondes, cherchant à savoir si elle était bien celle qu’il croyait qu’elle était. La fille de Robb Moody qui était son chef, ou plutôt son ancien chef vu qu’aux dernières nouvelles, Skander avait quitté le bureau sans que personne ne puisse lui en fournir la raison. Pourtant, il était certain, c’était elle. Pas qu’il la connaisse très bien, mais il l’avait croisé suffisament de fois dans sa vie pour la reconnaitre. Les neuf années avaient affectées tout le monde, mais cela ne faisait que la rendre plus adulte, la dernière fois qu’il se souvenait l’avoir vu elle n’était qu’une enfant à peine sortie de Poudlard. Qu’il croyait. Depuis ses souvenirs, la relation avait virée au vinaigre. « Moody, premièrement tu es sensée être morte, et secundo tu va finir par te transformer en souffle. » Voici les mots qu’il avait jetés entre dédain et sarcasme à leur dernière rencontre quand la sorcière enceinte cherchait son père. Mais ça, il avait oublié.  Peut-être avait-elle quelques clefs pour déverrouiller sa mémoire cadenassé comme si elle avait passé sous oubliettes. Il se leva alors, la sorcière avait l’air plutôt mal en point (comme tout le monde ici d’ailleurs). Il se força alors à sourire – comme première impression il vaudrait meieux – pourtant il n’avait pas le cœur à sourire, perdu par l’absence de souvenir, c’était comme s’il avait perdu son identité, et malgré tout, elle était là, hantant le sorcier sans qu’il puisse comprendre pourquoi dans le fond il se sentait coupable de sa mort. Il chassa alors cette idée de sa tête, s’approchant alors d’elle. Sans prévenir, il s’assit juste à côté d’elle dans le canapé. L’air de rien. Essayant de laisser son arrogance parfois mal placée reprendre le dessus, et d’être le Skander qu’il avait été jadis. « Enfin un visage familier. » Dit-il, et tournant son visage vers elle. Il redécouvrait des traits qu’il connaissait brièvement. Pourtant il était certain de son identité, il voyait la jeune sorcière. « Alors, comment vont Robb et Clarissa ? » Essayant d’être aussi décontracté qu’à son habitude d’avant la Purge, il ne se doutait pas qu’il mettait le pied dans le plat. Il ne se souvenait pas que Robb avait perdu sa femme, et qu’Odette avait perdu sa mère. Il était indélicat. Il ne le savait pas. Le Skander d’après la Purge aurait fait exprès de lâcher une remarque blessante, l’autre essayait juste de discuter, de nouer un contact.
  
  


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mar 26 Avr - 19:06

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Le monde ? Je m’en fou. La politique aussi, pitié qu’on me laisse tranquille. C’est ce qu’elle pensait, c’est ce qu’elle avait envie de penser. Sa tête était vide, vide de tout, pleine de rien. Elle avait mal au cœur comme au corps. Elle n’était pourtant pas de ceux qui avaient participé à ce bal dangereux au Zoo. Non, elle était juste la lâche, la Moody mal née. Si longtemps, elle s’était faite à son petit statut, si pendant un temps, les hormones l’avaient rendue un peu différente, sa folie n’était pas guérie, son envie de disparaitre dans un trou de souris, de ne faire de mal à personne était revenue. De toute façon, elle était égale à elle-même. Depuis des années, qui semblait pour Odette : une éternité, cette fille brillante n’était plus que l’ombre d’elle-même rongée par la peur et la folie passagère. Oui, personne n’aimerait être la victime collatérale de la faim d’un loup. Dans un sens, elle aurait préféré mourir que d’être aliénée à vie. Mais que ce soit son père, que ce soit son cousin, trop de personnes s’étaient donné le relais pour la maintenir en vie. Trop de monde avait son temps avec elle. Ce temps… A, Mais quelles années. Du silence, de faibles mots, puis des rires et des soupirs. L’amour sans doute… Et finalement, le résultat était là : elle était mère. Deux beaux enfants certes. Mais une mauvaise mère. Elle l’avait toujours su, elle n’avait pas spécialement la fibre maternelle et si elle avait besoin de se découvrir, la nostalgie et l’ode de sa jeunesse libérée la narguaient trop souvent pour qu’elle tienne le coup encore aujourd’hui. Si ses poignets et avant-bras portaient les vieilles marques des attentives précédentes, si sur sa poitrine, une cicatrice blanche apparaissait quand elle était vêtue de noir… Cette fois, rien n’était visible hormis son teint de porcelaine bien plus pâle qu’à l'accoutumée. Encore une fois, c’était un échec et pourtant, elle le désirait tellement. Assise sur le bord de son lit d’hôpital. Sainte Mangouste était en effervescence continuelle. Elle n’en avait cru, elle s’en foutait. La tête dans les mains, elle pensait encore à la mort qui n’avait pas voulu d’elle une nouvelle fois. Erlhing lui avait dit. Tout ça, c’était à cause de Louise et des aboiements juvéniles de Bilbo. Si elle avait été plus intelligente, elle serait montée dans sa chambre, et personne ne l’aurait trouvé hormis Alaric. Trouvé trop tard. Et pourtant, Dieu semblait bien s’amuser de sa destinée et des routes tumultueuses qu’il lui faisait prendre.

Elle se détestait. Incapable d’aimer un homme, incapable d’aimer ses enfants, incapable d’aimer les gens. Et dire que désormais, elle avait surement dû traumatiser cette pauvre Louise. Odette pouvait ajouter mauvaise patronne sur la liste de ses défauts, c’était certain. Elle étouffa un nouveau sanglot. Aujourd’hui, il n’y avait personne, pas Erlhing, pas son père, pas Asphodel, pas Alaric. Pas Alastar, ni Cassandre… Elle était tristement seule. Si elle avait sans doute l’écoute de quelques psychomages qui contrôlait encore le taux des médicaments dans son sang avant de lui donner des potions antidépressives. Peut-être qu’au moins ça l’assommerait. Mais que pouvait-on faire pour elle, elle était suicidaire récidivité. Pire qu’une prisonnière échappée, elle était ne prison dans sa tête. Prisonnière de son monde… Et personne ne semblait la comprendre. Comme à tout le monde ici, Odette avait été questionnée. La trahison… Moody n’était pas un nom qu’on pouvait qualifier de sur avant le revirement de camps de son Oncle Cornélius. On avait des doutes, mais elle n’était pas une traîtresse. N’était-elle pas en ménage avec un Peakes ? Que diable qu’ils aillent tous au diable avec leurs questions. Qu’ils s’empoissonnent de leurs venins acides et qu’ils la laissent tranquille. La politique est un poison pour l’homme. « Miss Moody ? » commençait une psychomage en entrant dans la chambre. Odette lui jeta un regard noir, elle n’avait pas avec elle ce qu’elle demandait depuis trois jours. Personne n’était en mesure de lui apporter… Était-ce si difficile. « Mes enfants, je veux voir mes enfants. » Un soupir agacé de la personne en blouse blanche, lui expliqua une énième fois qu’elle n’était pas prête, mais qu’elle se taise, cette guenon, elle sait, elle était psychomage elle-même. Odette le savait, elle pouvait voir ses enfants. Orion et Antigone l’attendaient à la maison. Oui, elle le savait, elle savait qu’elle n’était debout que depuis quatre jours, elle savait qu’elle était restée quasi-comateuse durant une semaine. Mais que cette voix aigüe s’en aille. Qu’elle parte loin de ses oreilles. Odette porta ses mains à sa tête en lui hurlant de partir alors qu’elle touchait un ustensile posé sur son cœur. Remuante, qu’on ne la touche pas, pas encore. La dernière personne à l’avoir touché si prêt … Elle était morte aujourd’hui. Parti… Il était parti et tout ça, c’était sa faute… Elle sentit malgré elle, ses larmes salées glisser sur sa joue jusqu’au contour de son menton. Elle n’était même pas capable de rejoindre Adrien. Plongeant dans ses oreillers, Odette entendit la porte se refermer sur les derniers conseils de la personne : sortez voir les autres dans le salon. Elle n’avait pas envie de voir d’autres personnes que ses enfants… Qu’ils le comprennent nom de Dieu.

Pourtant, c’était bien d’elle-même qu’elle était sortie. Ses yeux étaient gonflés, mais ils avaient perdu leurs couleurs rougeâtres. Durant quelques minutes, elle avait joué aux dames magiques avec un vieux sorcier d’un autre service. Elle avait eu un faible sourire, ce vieil homme lui avait dit combien ses cheveux blonds étaient ravissants, qu’il pensait en les regardant à sa femme défunte… La Moody lui avait proposé de passer lui la lecture, si elle restait encore longtemps. La première interaction sociale de la journée, avant de venir prendre place dans un canapé solitaire, mais assez proche des autres patients. Beaucoup étaient des gueules cassées. Des explosions, des cicatrices, des membres en moins… Des sorts qui les avaient ravagés. Finalement, elle était chanceuse de son sort, mais elle n’arrivait pas à s’en rendre compte. Elle se sentait si seule, tout aussi mal que les personnes atteintes physiquement. Emprisonnée dans son corps, comme si elle était pourvue de deux âmes et que la vraie Moody était enfermée depuis des années, criant à l’agonie, qu’on la laisse respirer. Mais rien n’y faisait, elle était dans une boite scellée par divers cadenas. Elle ne trouvait pas la clé pour respirer de nouveau. La peur et l’angoisse avaient pris la place de son vrai corps. Et pourtant, de son canapé, Odette avait une vision globale de la salle, sans vraiment la regarder avec attention, elle était comme isolé malgré l’agitation et les rires de certains. Des vieux des jeunes, tous étaient égaux, nécessiteux de soin. Parfois d’attention. Les jambes croisées, elle passa une main dans ses cheveux blonds avant de sursauter en sentant le canapé s’affaisser. Elle n’était pas si grosse pourtant ! « Enfin un visage familier. » La Moody tourna le regard vers cette personne qui semblait la connaître. Mais à vrai dire, elle aurait quand même pu reconnaitre une telle voix. Sortant petit à petit de sa torpeur. Elle reconnut la masse de cheveux brune, la mâchoire et finalement l’intonation de l’homme à ses côtés. Skander Lupin. Et il venait comme ça à côté d’elle après l’avoir presque traité de baleine l’été dernier alors qu’elle cherchait son père, mais surtout de l’aide. Pourtant, il semblait, différent, pas parce qu’elle le connaissait intimement. Ca non, elle n’avait jamais vraiment voulu le connaître, mais elle était psychomage de formation, alors… Il lui restait quelques réflexes d’analyse malgré tout. Et pourtant… Son sang ne fit qu’un tour.

« Alors, comment vont Robb et Clarissa ? » Elle le dévisageait franchement, méchamment, comme la pointe froide qui venait de lui transpercer la tête, le ventre, le corps de part en part. Clarissa était-il sérieux ? Vraiment sérieux. Il souriait, il tentait de se détendre c’était certain, mais l’assommer d’une pique qu’elle n’était pas en mesure de recevoir ce n’était pas la meilleure des façons de l’aborder… Surtout après leur dernière rencontre. Cet odieux, robuste, mais attirant bâtard lui avait bien fait comprendre qu’elle était morte et qu’elle ne ressemblait à rien avec son ventre énorme de l’époque. Enculé. C’est tout ce qu’elle pensait en plantant ses ongles sur ses genoux pour ne pas lui arracher les yeux. Comment osait-il parler de sa mère devant elle ? Cet abruti. Et dire qu’elle savait qu’il avait des problèmes, elle lui avait fait comprendre à l’époque. Et là, il revenait comme une fleur pour lui demander comment allaient son père et sa mère… Sa mère… Instinctivement, c’est à Clarissa, puis à Clara Moody qu’elle pensait, ces deux mamans mortes un peu trop tôt. Et dire qu’être mère chez les Moody n’était pas forcément des plus rose… La preuve, elle l’était et elle avait failli en finir. Maudite sois-tu Louise. Maudite. Mais comme un éclair blond, elle attrapa le col du Lupin, le regardant quelques secondes. Trop longtemps peut-être « Tu te moques de moi, c’est ça ? Ça t’amuse de jouer comme ça ? » Froide, cassante. Elle était plus l’ancienne Odette que la nouvelle, plus… familiale qu’aujourd’hui. « Ma mère est morte, il y a des années, alors je te préviens, ne t’avises jamais plus de parler d’elle devant moi Lupin. » Elle fronçât les sourcils, malgré ses yeux gonflés, malgré le suicide, personne ne parlait de sa mère devant-elle. Non-personne, c’était le sujet tabou de sa vie. Odette finit par le lâcher, observant finalement les diverses tumeurs, les petits bobos qu’il abordait. « Et toi ? Qu’est-ce que tu fais là ? » Dit-elle surement trop méfiante pour être chaleureuse…
  
  



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mar 26 Avr - 21:03

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Être indélicat, manipulateur, arrogant, parfois même cruel et vile, c’était sa vie. Celle qu’il avait oubliée. Jadis, il avait été arrogant, mais charmant. Après la Purge il avait vécu une brutale descente aux enfers. La mort de Ciena avait commencé à le pousser aux excès. C’était la faute de ces foutus remords, et ces regrets dont il semblait incapable de se défaire. On lui avait dit que le temps effaçait la peine, il n’était pas d’accord. Jamais le temps n’avait effacé quoi que ce soit, il avait peut amoindrie la peine parfois, et il suffisait qu’il jette un regard en arrière pour que les regrets reprennent le dessus. Il ne pourrait jamais oublié. Comme si c’était à la fois un devoir de mémoire, une bonne chose, et un fardeau qu’il se devait de porter. Il n’avait pas eu le courage de rendre visite à sa famille après la Purge, il aurait été incapable de dire à ses parents pourquoi ils n’auraient jamais le corps de leur fille pour faire leur deuil. Alors il s’infligeait une peine supplémentaire en entretenant les regrets. Ces regrets l’avaient rendu amère, froid, manipulateur, c’était comme s’il avait décidé d’enterrer tout ce qu’il y avait pu avoir de bon en lui pour faire ressortir le mauvais. Déjà bien meurtri, la morsure a fini d’achever une descente bien abrupte. Finalisant le monstre qu’il allait devenir. Mais en cet instant le monstre semblait bien loin. Oublié, pour le moment.  Tous comme les regrets. Ne restait que la peine de l’avoir perdu sans en connaitre les circonstances, dans l’ignorance il ne pouvait pas s’en blâmer. Mais les questions demeuraient.

Le monstre se serait fait un malin plaisir à prendre des nouvelles de la mère de la sorcière aux yeux bleus, en sachant très bien ce qui lui était arrivé. C’était une sorte de mécanisme de défense, car quand il avait commencé à sombrer, il est des choses que l’on refuse d’admettre que ces deux billes bleus lui avaient dit, brute de décoffrage.  Incapable d’admettre qu’il avait un problème, il avait décidé de ne faire aucun cadeau à la jeune femme. Si jeune et déjà si impétueuse, à l’époque. Aucun cadeau, rien, il avait même été sincèrement odieux à leur dernière rencontre. Mais être percé à jour n’était pas une chose qu’il pouvait tolérer, il considérait cela comme une faiblesse. A ce stade, il ne pouvait plus se permettre d’avoir de faiblesse. Sa rancune tenace avait fait que les années n’avaient pas affecté sa rancœur pour la sorcière.  Elle avait tenu à dire la vérité, peut-être même que s’il avait accepté sa critique, il aurait pu s’en sortir. Brute, mais ce n’avait été ni plus ni moins qu’une main tendue qu’il avait repoussé avec arrogance. Il ne subissait désormais que la conséquence d’acte dont il ne se souvenait même pas avoir été l’auteur. Il le payait. La sorcière blonde visiblement fragile d’apparence le saisit alors par le col. La même étrange sensation d’être définitivement à côté de ses pompes pour la seconde fois en deux jours. Allait-elle le frapper elle aussi ? Etait-il une sorte de psychopathe dans ce passé oublié ? Il commençait sérieusement à penser qu’il avait bousillé sa vie.

Elle était la seconde jeune femme à le menacer en moins d’une semaine. Il était maintenant certain d’être un sale type. Et les propos de la sorcière ne firent que confirmer ses pensées. « Tu te moques de moi, c’est ça ? Ça t’amuse de jouer comme ça ? »  Ca l’amusait ? Qu’avait-il pu dire pour la mettre hors d’elle sa la sorte ? Peut-être avait-il fini par ne plus parler à Robb, après tout si Skander ne faisait désormais plus partie du bureau, il devait y avoir une raison. Les propos de la blonde ne firent qu’apporter d’autres questions. Une interminable cascade de question se bousculait. Elle n’était peut-être pas la personne idéale pour combler neuf années de souvenir, mais présentement elle était ce qui était le plus familier dans cet hôpital. «  Ma mère est morte, il y a des années, alors je te préviens, ne t’avises jamais plus de parler d’elle devant moi Lupin. » Sans le vouloir, il avait touché la corde sensible. Mais cela expliquait la réaction de la sorcière. Perdre une mère, ça change une personne. Quel que soit la cause, le supporter est toujours une épreuve. Skander se souvenait heureusement encore de cette femme, Sofia qui ne quittait jamais son tablier et qui appréciait la présence des deux garçons dans les cuisines. Il n’oublierait jamais ce sourire, cette gentillesse. Quel que soit son âge – il ne parvenait pas encore a ajouté neuf années à son compteur – une mère reste une mère.  Quand il l’écoutait, il était rassuré qu’elle ne relève rien à propos de Robb. Cela devait surement dire qu’il allait bien, quelque part dans ce monde. Il ne lui avait jamais peut être dire, mais il était exactement le genre d’homme qu’il estimait, malgré tout, malgré les prises de bec. Il avait tellement appris en travaillant à ses côtés, Robb était l’idée même que Skander se faisait d’un père. Rien avoir avec l’homme ivre assit au fond de la cuisine des Lupin avec le cadavre d’innombrables bouteilles vides autours de lui. « Et toi ? Qu’est-ce que tu fais là ? »Vaste question. Il n’en savait fichtrement rien, c’était ça le pire.

Assis à côté d’elle, d’instinct il se décala un peu. Par respect, et parce qu’il ne tenait pas à être choper par le col une fois encore. Il cherchait une réponse. Que faisait-il là ? Il n’en avait pas la moindre idée, le Blackout était total. Neuf années réduites à néant en une fraction de seconde. On l’avait retrouvé au bal du ministère, en sang, inconscient sous ses débris. « Ça, j’en sais rien. » dit-il simplement. « Je me suis juste réveillé ici dans un état lamentable. » Il disait avec une franchise qui lui était propre. Skander n’avait pas réellement de filtre quand il parlait, n’hésitant pas à faire une remarque blessante s’il la jugeait nécessaire. Il était ainsi, mais à cet instant sa franchise n’avait rien de blessante, elle pouvait peut être désarmante de sincérité pour qui avait connu le monstre. Il ne regardait pas Odette, de toute façon elle lui était familière et inconnue à la fois, pourquoi avait-il pu croire qu’au fond de ses yeux azurs se cachaient peut être les réponses qu’il cherchait ? Stupide, voici ce qu’il avait été. Non, pire encore.  « Et je… je ne voulais pas être con. » Il l’avait été une grande partie de sa via. C’était pour cela que Ciena avait fini par claquer la porte. Incapable de dire ce qu’il ressentait, ne gardant sa fameuse franchise que poure les faits blessants. Il l’avait toujours été et quand il voyait la réaction de la sorcière à ses côtés et de la furie qui l’avait attaqué la veille, nul doute qu’il avait dû sacrement l’être pendant les neuf dernières années. Le Karma comme disait sa mère, attention au Karma. Il avait comme oublié les préceptes de celle-ci désormais il en payait le prix. Il se retrouvait en pièce assis sur un canapé d’hôpital en compagnie d’une personne qui visiblement n’avait aucunement envie de le voir. Son regard était à la fois triste, vide et pessimiste. Quand il lisait le journal attablé deux tables plus loin, il réalisait ce qu’était devenu le monde, et n’était pas certain de vouloir se souvenir. Il gardait en mémoire le principal, les souvenirs heureux, les meilleurs qu’il avait jamais eu. « Mais je n’ai pas seulement oublié comment je suis arrivé là, j’ai oublié les neuf dernières années. Excuse-moi. » Excuse-moi, des mots qui ne seraient jamais sorti de sa bouche s’il n’avait pas oublié. « Je suis désolé pour ta mère. »  Finit-il simplement par dire.  Il n’était pas le genre de type à s’excuser. Il ne l’avait jamais vraiment été, mais à cet instant il se sentait à la fois démunie et fou de rage, deux émotions assez perturbante, faisant ressortir une part de lui qu’il avait préféré ne jamais exposer. L’homme sous la bête.
  
  


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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Si chacun changeait au court de sa vie, c’était lentement, c’était avec les évènements. Et dans le fond, elle doutait bien plus des autres et des impressions que ces derniers voulaient donner au monde extérieur. Elle était la première menteuse à cacher son état à ses proches, à faire croire aux passants qu’elle était tout ce qu’il y a de plus normal. Mais se faire passer du plus beau des salops à un agneau avec un altruisme fou. C’était impensable, et surtout d’une mauvaise foi qu’elle avait bien du mal à digérer. Odette était bien loin de la fille parfaite quand on la connaissait un peu plus intimement. Mais qui dirait que ses grands yeux azurs et ses cheveux blonds pouvait cacher une bonne fille perturbée par tout et rien. Le monde tournait et elle tournait avec lui, sans jamais comprendre les attentions des autres, les détails que ses yeux captaient. Son père disait toujours qu’elle avait gardé des réflexes de sa formation de psychomage, toujours à trouver la petite bête dérangeante. Et si face à lui, elle se souvenait parfaitement de ses mots, elle aurait préféré les oublier. Ne jamais le mettre face à ses erreurs, car même à titre gratuit, ce mec était une plaie, une vraie goule qui est imbue de lui-même. Vulgaire, sans filtre. Mais en cinq ans, si ce n’était plus finalement, elle avait réussi à oublier les propres défauts qu’il lui avait peints. L’impétueuse miss je sais tout… Elle le savait, mais à l’époque peut-être que ce n’était pas le moment de la prendre avec des pincettes. Affronter la mort de sa mère, relever un père de plus bas que terre. Elle avait autre chose à faire et pourtant, elle lui avait demandé, comment lui il allait, elle avait analysé ses paroles, ses moindres mots pour lui dresser un portrait bien peu flatteur de lui. Elle n’avait fait aucun cadeau au brun. Aucun, parce que c’était son métier. Parce qu’elle était comme ça avant… Parce qu’à l’époque, elle pensait que tout était bon à dire pour s’améliorer et aujourd’hui ? Elle ne vivait que dans les mensonges. Sur elle, sur ses enfants, sur le vrai père de ces derniers. Elle était enfermée dans la même spirale que le Lupin à l’époque, mais elle le refusait. Elle n’avait pas besoin de ça dans sa tête en plus… Alors peut-être qu’il n’en avait pas eu besoin à l’époque lui aussi. Et pourtant… Elle l’avait fait comme la pire des psychomages, mais elle avait l’audace d’avoir été honnête. Même si certains pouvaient dire qu’elle a été gentille de l’aider. Elle ne voulait pas l’aider, elle voulait lui faire comprendre que sa présence, au vu de son comportement n’aiderait certainement pas Robb à se remettre d’aplomb et qu’ils n’avaient pas besoin de sa présence, pas besoin de ses mots. Qu’elle se débrouille toute seule avec son père et qu’elle y arriverait.

Et elle y était arrivée, malgré elle, parce qu’elle était la cause de la reprise en main de Robb. La pauvre petite recouverte de sang, du sang de ses amis, dévorés plus que partiellement par une bête sauvage. Encore ces foutus loups. Et depuis, c’était-elle qui avait besoin d’aide, mais elle s’y refusait, elle n’était pas une faible. Et le maigre rayon de soleil, elle l’avait envoyé par le fond de sa pauvre faute. Si seulement elle ne s’était pas sauvée, si seulement, elle avait expliqué à Adrien qu’elle avait eu peur, ils seraient sans doute ensemble à élever leurs enfants dans une bourgade moldus loin de la guerre civile, loin de l’agitation magique. En paix. Odette lâchait le col du Lupin et ce dernier se recula. Chacun à un bout du canapé finalement. Ce n’était pas vraiment contre lui… En fait si, c’était contre lui, il avait touché une corde qu’il n’avait pas le droit de toucher. Personne n’avait le droit de toucher à cette corde, simplement parce que c’était dans son jardin secret. Elle n’avait plus aucun souvenir de Clarissa Moody si ce n’est sa couleur de cheveux et la peau… Le sang. Même si Odette voulait oublier complètement sa mère, c’était d’un impossible moqueur, en grandissant, elle était presque devenue le portrait de sa mère. Presque devenu une aussi jolie femme qu’elle était pourtant. Elle n’en profitait pas. Pas du tout. Préférant la sécurité d’un salon clos ou bien du temps passé à peindre avec Erlhing… Plutôt que de prendre contact avec des gens, de participer à des rencontres arrangées… Sortir prendre le thé. Elle n’était pas sociable comme sa mère, non, elle était secrète, comme Robb dans le fond. Et donc finalement, c’était une Moody, malgré ses changements d’état d’âme rapides, ses émotions parfois blanches, parfois noires. Peut-on dire finalement que c’est à cause des hormones qu’elle est restée en vie plus longtemps… Ou simplement parce que dans le fond elle souhaite se sortir de cette spirale par n’importe quel moyen. Elle ne savait pas. Malgré la présence du loup, elle prit sa tête entre ses mains, soupirant lourdement alors qu’il lui répondait enfin. « Ça, j’en sais rien. » Comment ça il ne savait pas ce qu’il faisait ici… Elle retint un grognement contrarié. Curieuse comme une pie malgré tout. « Je me suis juste réveillé ici dans un état lamentable. » Peut-être qu’elle aurait pu comprendre à ce moment-là. Mais rien. Elle allait dire quelque chose comme : choc émotionnel. Mais elle re retenu, se permettant de le regarder attentivement. Il ne le regardait pas de toute façon, alors qu’avait-elle a restée là, à observer les quelques points de suture, les bleus qui couvraient encore son visage, quelques-uns dans le cou. Dans un réflexe maternel, comme elle l’aurait fait avec Orion, elle commença à tendre une main pour voir un hématome sur son épaule. Mais elle revint rapidement sur son geste avant de le toucher. Ce n’était pas Orion, loin de là. « En effet, tu es dans un état lamentable. » Le ton avait légèrement changé, il n’y avait plus la colère dans le timbre de sa voix. Juste la froideur, la lassitude.

« Et je… je ne voulais pas être con. » Qu’est-ce qu’il attendait là ? Qu’elle lui dise que ce n’était pas grave ? Qu’il venait de réveiller des démons dont il n’avait pas conscience, mais que ce n’était rien. Elle croisa les bras sous sa poitrine comme pour l’empêcher une nouvelle fois de vouloir voir de plus près une autre blessure. En argumentant brièvement. « Je peux rien pour toi sur ce point-là. Arrivé à un âge, on change plus. » Commentaire un peu plus déplacé, mais dans le fond, il avait commencé les hostilités alors, à quoi bon tenté d’être agréable maintenant… Elle n’avait pas besoin de l’être surtout pas dans ce moment-là. Surtout qu’elle avait encore envie de lui faire comprendre qu’elle n’était pas d’humeur. Surtout quand elle avait envie de lui faire comprendre que sa présence n’était pas des plus désirés. Et pourtant, dans le fond, elle avait envie de dire que ça lui changeait de Louise, d’Erlhing…. Et des autres personnes qu’elle voyaient chaque jour. Dans le fond, elle de demandait comment Alaric prenait la nouvelle de son suicide. Très mal sans aucun doute, il devait se rendre coupable pour rien. Ses yeux brillaient à cette simple pensée… Mais c’était trop tard, le mal est fait comme dirait l’autre… « Mais je n’ai pas seulement oublié comment je suis arrivé là, j’ai oublié les neuf dernières années. Excuse-moi. » Odette releva doucement son menton, n’ayant pas détourné le regard depuis quelques minutes déjà, elle cessa de regarder ses bras, pour enfin regarder son visage. S’attardant plus sur ses expressions que sur ses mots. Comment ? Il était amnésique… Sur neuf ans et c’était vers elle qu’il était venu parce qu’il l’avait reconnu, alors qu’il y a neuf ans, il ne la connaissait que comme une gamine tout juste sortie de Poudlard. La fille de son presque Chef de bureau. Mais surtout par-dessus tout. Il s’était excusé… Le dernier Skander Lupin qu’elle avait vu l’avait traité de souaflle et là, il s’excusait. Elle était abasourdie. Puis une nouvelle fois, il s’excusa, mais pour la nouvelle qu’il avait fait ressortir, sans que finalement, il le sache. Elle était… horrible, si horrible d’avoir eu tant d’envie de meurtres vers une personne finalement aussi blanche que neige sur une presque décennie. Il avait oublié neuf ans. Ce n’était pas rien neuf ans. Il avait dû vivre bien des choses. Comment arrivait-il à faire avec ça ? Comment avait-elle pu devenir l’affreux monstre qu’elle était déjà chaque jour de sa vie, comment au grand Dieu, elle avait pu se baisser à ce niveau. Peut-être aurait-elle dû faire autrement… Mais c’était trop tard, la pierre était tombée dans l’eau, faisant trembler la surface de petites vaguelettes… Et elle ne pourrait pas revenir en arrière cette fois-ci.

  Elle aurait voulu toucher son épaule, mais tuméfiée comme elle l’était encore un peu, Odette eut soudain peur de le casser en deux, lui l’ancien auror fort fier, fort tout court. « J-Je… Skander… Je… C’est rien. Enfin. » Si c’est quelque chose, mais elle ne pouvait pas lui dire ça comme ça. C’était d’autant plus tranchant que la petite altercation qu’ils venaient d’avoir. Odette était encore coupée entre la colère et la pitié, alors qu’il était lui le cul entre deux chaises, ne sachant surement pas ce qu’il avait pu lui faire durant ces dernières années pour qu’elle le déteste autant. Perdre la mémoire n’était pas facile, rien n’était facile de toute façon, mais oublié tant de temps, c’était comme si on restait dans un coma profond durant neuf ans. À la différence notable que durant neuf ans, il avait vécu avec les autres, dit des choses, fait des actes… Et que désormais, il était comme une coquille vide sur ce sujet. Elle eut un mince sourire. Non, sa situation ne la faisait pas rire. C’était plutôt attendrissant malgré tout, parce qu’il était déjà en quête de ces souvenirs. Elle nota tout de même. « Et, tu vas me faire croire qu’ici, je suis la seule tête familière ? C’est amusant… » Dit-elle en levant les yeux pour jeter un coup d’œil rapide dans la salle. « Personne d’autre ne te dit quelque chose ? » avait-elle demandé finalement après quelques secondes de silence. Parce que dans le fond, c’est vrai, elle ne le connaissait pas des masses… Pas trop même, la dernière fois remontait à juillet et la fois d’avant à des années… Puis elle croisa ses mains sous son ventre, comme elle l’avait si souvent fait durant sa grossesse quelques mois plutôt. En soupirant, mais plus ouverte à une conversation quelconque. « Au moins, c’est rassurant, ça voudrait dire que tout le monde va bien s’il n’y a personne ici que tu connais. »
  



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Mer 27 Avr - 17:40

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1839 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Une tempête de questions et d’émotion faisait rage en lui depuis qu’il s’était réveillé. Il se sentait marqué par la vie, sans savoir ce qui avait bien pu lui arriver. Certaines parties de son corps portaient de sérieuses cicatrices. Toutes celles-ci devaient avoir une histoire, il n’aspirait qu’à la connaitre. Il avait vu les marques, les avait inspectée une à une. Il fallait qu’il perce ce mystère, qu’il lève le voile sur ces neuf années écoulées. Il était plus vieux désormais son âme vieille de neuf années de moins piégé dans un corps qui semblait avoir traversé tellement. Chacune de ses marques avait une histoire. Une d’entre elle avait été faite au moment de la Purge, quand il avait porté Ciena blessé jusqu’à un endroit « sûr », il avait reçu un sort dans le dos – c’était peut-être cette blessure qui l’avait empêché d’avoir la force nécessaire pour la sortir de cet enfer, celle qui l’avait conduit à la perdre définitivement alors qu’il venait juste de la retrouver. Ils avaient eu le droit à quinze jours de bonheur avant de connaitre l’enfer. « Je veux vivre et mourir à tes côtés », lui avait-elle dit, comme une prédiction funeste. Puis il y avait cette autre marque sur son épaule gauche, désormais visible mais difficilement identifiable, c’était les crocs de Pritchards qui avait charcuté de sa peau, brisé sa vie, celle de son frère, et pris celle de leur père. C’était peut-être la cicatrice qui avait le plus changé le sorcier. Celle qui avait tout fait basculer, rendant le sorcier plus instable qu’il ne l’avait été par le passé, le rendant inapte à être un auror, indigne de confiance pour bon nombre de sorcier, celle qui l’avait précipité au fond de ce trou béant. Elle avait fait ressortir tout ce qu’il y avait de mauvais en lui. Oublier pourquoi elle était ici le préservait. Pourtant sa curiosité le poussait à vouloir comprendre.

Ne pas se souvenir, c’était cruel. Quand il voyait la réaction d’Odette et de celle de l’autre fille, il se disait qu’il avait dû mériter cette cruauté. Il ne savait pas ce qu’il avait pu devenir, et c’était ce qui lui faisait le plus peur. Qu’avait-il fait pour en arriver ici ? Avait-il perdu d’autres choses à la suite de Ciena. Il s’inquiétait pour les siens, Lothar, Ombeline, Aries – tous ces Lupin dont il n’avait aucune nouvelle. pire que leur mort, leur avait-il fait quelque chose pour qu’ils refusent de lui rendre visite ? A ne pas savoir, on imagine le pire. «  En effet, tu es dans un état lamentable. »  Avait alors dit la sorcière. Elle était si froide, il n’avait pas la prétention de la connaitre, mais de voir la seule personne qui vous est familière avoir envie de vous sauter à la gorge, et être d’une froideur sibérienne cela aurait tendance à vous déstabiliser. Mais elle disait vrai, son état était lamentable, et encore… il allait mieux. Désormais il était capable de se lever, de marcher à peu près seul.  A peu près. Il y avait toujours les bleus, les points de sutures par ci par là. Il avait été au cœur d’une bataille, il en était certain. Mais où était-il, pour quoi se battait-il ? Le mystère demeurait, ne se doutant pas une seule seconde que c’était son ignorance qui désormais lui sauvait la vie. S’il venait à se souvenir, les mangemorts auraient alors un prisonnier de choix, et l’Ordre serait en danger. Il se sentait « con » en agissant ainsi, à côté de ses pompes. Ce ne fit qu’être confirmé par les dires de la blonde Moody, « Je peux rien pour toi sur ce point-là. Arrivé à un âge, on change plus »  Comme un coup derrière la tête elle lui rappelait qu’il n’était pas tout jeune ; difficile de fermer les yeux à vingt-six ans et de retrouver à presque trente-cinq ans avant même d’avoir eu le temps de dire quidditch. A chacun de ses commentaires, il se demandait ce qu’il avait bien pu faire pour mériter tant de froideur, de sarcasme, et de rancœur.

S’excuser ne lui avait pas demandé beaucoup d’effort. Il était sincère, désolé de ce qu’il avait pu dire, et causer comme peine chez elle. L’effort n’avait pas été intense parce qu’il avait été sincère. Avoir à Lupin sincère était une chose plutôt rare, il avait toujours usé de manipulation et d’un soupçon de ruse pour obtenir ce qu’il voulait – même avec Ciena, s’il l’avait eu à la fin, il avait redoublé d’inventivité pour parvenir à la faire sienne. Parfois la ruse à une finalité heureuse. S’il avait regardé la blonde qui était à ses côtés après avoir dit avec franchise qu’il n’en savait rien il aurait vu son regard azure se posé sur lui, interloqué. Ce n’était pas son genre de parler avec tant de franchise et de se mettre à nu de la sorte. Mais il n’avait plus rien, l’impression cruelle de ne servir à rien. Il préférait fixer le vide devant lui que de subir encore un regard plein de rage et de rancœur.  « J-Je… Skander… Je… C’est rien. Enfin. »  Rien ? Elle le détestait réellement pour dire ce genre de chose. « Tu as raison c’est rien, je pourrais être mort. » Sa voix était sarcastique, une facette qu’il avait toujours eu bien ancrée en lui, qui avait été mise en avant par sa condition de loup garou. A cet instant, il était presque froid dans ses mots. Mais la tempête passa alors. Il devint de nouveau complètement muet. Quand il tourna la tête vers elle, il vit un petit sourire se dessiner sur ses lèvres. Si lui faisait peur à voir, elle était plus pâle qu’un linge.  « Et, tu vas me faire croire qu’ici, je suis la seule tête familière ? C’est amusant… »   Amusant ne serait pas le terme qu’il aurait utilisé. Etrange et intéressant étaient les deux mots qui qualifierait cette situation sans lui. Etrange qu’elle l’ait marqué au point qu’il soit capable de la reconnaitre neuf ans plus tard alors qu’elle semblait être dans un état plutôt mauvais pour se retrouver ici. Mais c’était vraie, elle était la seule qui lui était familière.  « Personne d’autre ne te dit quelque chose ? »  Il hocha alors négativement la tête. Personne. Il n’y avait qu’elle à cet instant.  « Au moins, c’est rassurant, ça voudrait dire que tout le monde va bien s’il n’y a personne ici que tu connais.  »  Ca il n’en était pas persuadé, bien au contraire.

Se souvenir d’elle, alors qu’il l’avait croisé, c’était plutôt étrange quand il y pensait. Etait-ce son subconscient qui se souvenait d’elle ? Car avec la réaction qu’elle avait cela ne lui faisait nul doute qu’il l’avait croisé ces neuf dernières années, mais les choses avaient visiblement mal tournées entre eux, à tel point qu’elle le détestait. Il prenait tout même la haine, au moins il avait vu des gens durant ces années oubliées.  Il la regardait, tournant la tête vers elle. Plus il la regardait plus il se disait qu’elle était bien pâle par rapport à la jeune fille qui venait chercher son père pour déjeuner au bureau des aurors. Elle avait changé, comme tout le monde, neuf ans ça marque. « Ouais, amusant, ta tête blonde, entêtée et arrogante est la seule chose qui m’est familière ici. » Chassez le naturel, et il revient au galop ? Pas réellement, il avait dit cela avec plus d’humour qu’il ne l’aurait imaginé. Ce n’était pas méchant, bien au contraire. Odette n’avait toujours été que la fille de Robb Moody, un excellent auror qu’il estimait beaucoup, à l’époque, mais en était-il encore de même maintenant ? Il n’avait fait que croisé la jeune femme au cours de sa jeune vie, rien de plus, mais il se souvenait d’un assez mauvais caractère, et il avait mémorisé son visage. Cependant à sa phrase il laissait un petit sourire se dessiner sur ses lèvres. Il disait ces mots sans aucune arrière-pensée, se basant sur le souvenir qu’il avait d’elle. « Soit je suis un connard de classe internationale, soit… » Il perdit alors son sourire. « Soit ils sont tous morts. » On lui avait dit qu’il avait perd Ciena. Peut-être que durant ce bal, Lothar, Aries et Ombeline étaient morts. Et il pensa aussi à Alienor, cette fille pour qui il avait eu le béguin avant de se raisonner et de rester sagement avec Ciena. Etait-elle encore en vie, elle aussi ? Mais il pensait avant tout à sa famille. Est-ce que pendant ces neuf années il avait été capable de les protéger, car c’était son rôle, il avait toujours été l’aîné, c’était son rôle.
  


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Mer 27 Avr - 21:50

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

La mort, parfois on s’en moquait, parfois on la craignait, parfois on la cherchait. C’était bien compliqué de négocier entre la faucheuse et dieu, mais il fallait faire avec ces derniers, car sans eux c’était plutôt compliquer… Compliqué de soit rester avec la miséricorde, ou de partir dans la paix. C’était trop compliqué et pourtant la Moody était une des plus grandes fans de la faucheuse, draguant avec cette dernière pour la troisième fois de sa vie. Si vingt-huit ans étaient un laps de temps court pour parler avec la mort, le toucher du bout du doigt, dans l’espoir qu’elle vous prenne tout entière et qu’elle ne laisse plus rien de vous… Comme le dernier amant de votre existence. Et autant dire que la Moody s’était faite rejetée une paire de fois, elle en gardait les marques, les séquelles. Si la première fois avait été l’étouffement, la seconde la scarification et la troisième l’intoxication médicamenteuse… Elle s’en était sortie. Parce qu’elle avait eu Amanda, Robb et Louise. Trois personnes qui représentaient chacune une partie de sa vie et pourtant, elle n’en avait cru, elle était toujours la même. Un signe avant-coureur, s’il n’était pas pris à temps signait une autre tentative pour rencontrer la mort. Qu’elle devait être belle la mort pour qu’on veuille la rencontrer de cette façon. Si prématurément. Et pourtant, jamais elle ne l’avait entrevue. On avait parlé à la blonde d’une lumière, on lui avait souvent demandé si elle l’avait déjà vu après son parcours, mais jamais, au grand jamais, elle ne l’avait vu… Comme quoi même le couloir des âmes vagabondes ne voulait pas d’elle. Était-elle maudite depuis son agression ? Possible, mais jusque-là, elle n’avait jamais montré des signes de malédictions, si ce n’est sa folie périodique, ses humeurs étranges, qu’Erlhing savait contrôler malgré lui, et ses lubies. Mais c’était sans doute dû à la grossesse ce genre de chose, parce qu’elle en avait de moins en moins… enfin en quoi mangé des spéculos avec des bananes trempées dans le café était quelque chose d’étrange ? En rien, voyons ! Mais le fait est qu’elle était étrange, qu’elle avait changé depuis la purge, depuis son agression… Depuis la naissance d’Antigone et d’Orion. Elle eut un mince sourire, parce qu’elle était tout de même heureuse de les avoir eus… Sans qu’elle ait pensé aux conséquences de son acte pour eux, malgré sa lettre d’adieu, de vérité, qui leur était adressée. Jamais de toute façon, elle ne pourrait leur dire de son vivant. Sans doute mourrait-elle pour de bon sans leur dire quoi que ce soit. Puis elle retourna son attention sur le mur immaculé en face d’elle, sans prêter attention à la jeune blessée en face d’elle. Odette avait tellement ignoré les gens depuis son réveil, qu’elle n’avait plus les facultés de distinguer les personnes qui orbitaient autour d’elle, si aucun son ne sortait de leurs bouches. Comme si elle était devenue aveugle à la société.

Ce monde qui dans le fond s’écroulait autour d’elle, comme il s’écroulait autour de divers sorciers. Ce qu’elle avait entendu, c’était que la banque était fermée, qu’il n’y avait presque plus aucune liquidité en circulation et que de vivre avec des produits moldus était presque plus facile que de vivre chez les sorciers. Que le ministère était aux mains des Mangemorts et que l’Ordre était retroussé à Poudlard… Mais pas pour longtemps selon ce journal de propagande. Quel torchon de mensonge, elle soupira en se retournant encore une fois sur le Lupin assis à ses côtés. Et lui, de quel côté pouvait-il être ? Grognon et têtu comme il était, sans doute du côté du système, mais quand on est auror, on est profondément juste… Et puis, il était à la Station malgré tout cet été, alors peut-être était-il en dehors de tout cela. Elle ne voulait pas savoir dans le fond, elle n’avait confiance en personne, alors ce genre de choses n’avaient pas d’importance. C’était comme durant les guerres moldus quand on assignait une étoile d’or à un juif, pour le distinguer, on faisait le mal et le bien dans sa vie, il fallait juste savoir ce qu’on voulait être et pour quoi et qui on se battait, pour quelles raisons. Car d’un côté, les méchants de certains étaient les bienfaiteurs des autres. Il y a toujours un soutien quelque part. Mais finalement, n’était-ce pas des gens comme eux qui avaient besoin de soutien plutôt que les grandes forces en place dans la lumière et dans l’ombre. Odette soupira, elle n’avait que faire de la politique, tant qu’on ne tuerait pas ses enfants, tout irait pour le mieux. Sinon, sachez qu’elle serait sans doute bien plus féroce qu’un loup-garou, oui, elle le serait. Et pourtant, elle n’en avait pas l’air à l’instant, non maigre et pâle comme un fantôme… Quoi que l’adjectif translucide n’était pas à prendre à la légère en ce moment. Elle mangeait peu, mal, et dormait mal. Le fait d’être loin de ses petits chéris sans doute, car depuis la naissance, elle les avait rarement quittés plus de quelques heures… Rarement, alors que cette fois, il s’agissait de presque deux semaines d’absence. Puis elle était tellement confuse de la révélation du Lupin au sujet de sa santé qu’elle tentait d’oublier ses gestes brusques et son ton froid… « Tu as raison c’est rien, je pourrais être mort. » Mais qu’il était con, littéralement, elle lui jeta un regard en coin assez virulent, sans rien répondre, elle aurait pu se justifier, dire que c’était pour l’histoire de sa mère, mais elle préférait ne pas chercher l’affrontement plus longtemps. Et puis, malgré tout, il avait raison, il pourrait être mort et là ça serait grave pour certaines personnes dont il ne se souvenait peut-être pas. Quel con finalement… Et pourtant, elle était là face à lui, parce qu’il était venu se poster là pour combler l’ennui des longues journées d’hospitalisation.

De bonne grâce, un fait qu’il la choquait un peu, Skander répondait à ses questions par un mouvement de tête quand elle parla des autres présents à Sainte Mangouste. Elle eut un petit sourire de compassion, et dire que c’était juste d’elle qu’il se souvenait pour l’instant. Il était tombé sur la pire des personnes à croiser en ce moment. Mais elle aurait pu en être flattée, mais elle ne l’était pas vraiment. Certes, elle ne l’aimait pas vraiment, premièrement parce qu’elle ne le connaissait pas personnellement, secundo parce qu’elle avait eu quelques altercations qui s’étaient mal passées avec lui. Mais ça semblait loin, alors qu’elle observait encore ses séquelles. Que s’était-il pris sur le visage et sur le corps pour avoir des hématomes aussi persistants. Curieuse. Elle l’était sans doute de trop. Mais c’était une qualité quand on était médicomage ou psychomage. Alors, elle n’avait jamais eu de scrupule à être trop curieuse au contraire. Mais c’était sans dire un mot, l’un ou l’autre, qu’ils s’étaient malgré eux plongés dans une contemplation silencieuse de l’autre, alors qu’elle avait encore ses mains sur son ventre redevenu plat. Que pouvait-elle voir en lui, que cherchait-elle à découvrir dans son visage ou dans ses gestes ? Pas grand-chose, peut-être que finalement, elle cherchait du réconfort, celui d’être encore présente en société, celui d’avoir des connaissances autres que les Peakes et les Moodys. Odette ne se doutait pas qu’il tentait de calquer l’image d’une Odette d’environ vingt-et-un ans sur le visage de celle qui en avait sept de plus désormais… Elle eut un petit sourire en voyant une mèche rebelle bouclée fausser compagnie aux autres, elle remarqua finalement qu’il n’était pas si désagréable que ça à regarder… à son grand regret peut-être, parce que c’était décidé, on ne s’approchait plus d’elle. Elle ne voulait plus tuer qui que ce soit. Plus personnes. Baissant les yeux sur ses mains, elle l’entendit enfin briser ce qu’ils avaient construit éphémèrement. « Ouais, amusant, ta tête blonde, entêtée et arrogante est la seule chose qui m’est familière ici. » Il y avait encore une pointe de sarcasme qui la fit rire, peut-être était-ce parce qu’elle ne l’avait pas pris comme un reproche cette fois. Oui elle était comme ça avant. Si bien que c’est de très loin qu’elle continuait sa phrase. « Oui, elle est bien loin celle-là de tête blonde. » Oui, elle était loin la jeune Odette entêtée et arrogante, parce que ça ne l’avait pas aidé dans la vie. Ni ça, ni ses grands yeux larmoyants il faut dire… Malicieuse, elle le regarda dans ses yeux noisette. « Puisque je suis un souaffle. » Dit-elle sans qu’il ne puisse comprendre sur l’instant. « Mais ça, c’est un peu long à t’expliquer, même si ça sort de ta bouche. » Elle penche la tête sur le côté, même s’il ne comprend pas le reproche, il s’en souviendrait un jour.

Puis, c’est lui qui sourit doucement en reprenant. « Soit, je suis un connard de classe internationale, soit… » « Oh ça… » « Soit, ils sont tous morts. » Odette aurait voulu s’approcher, il avait ce petit air pensif qu’avait parfois son père quand il songeait à sa mère. Skander avait perdu quelqu’un, comme tout le monde, elle ne savait pas qui… Mais. Ça lui faisait mal visiblement. Mais malgré toutes les réticences, elle posa sa main frêle sur le poignet du Lupin lui adressant sa compassion. Ne cherchant pas à le rassurer, juste à dire qu’elle était encore là pour écoutez, parce qu’elle n’avait rien d’autre à faire et que dans le fond, il l’avait sorti d’un ennui bien réel. Odette n’était plus aussi arrogante et prise de tête qu’avant. Elle avait dû faire face à la maternité et donner de l’amour qu’elle ne pensait et qu’elle ne pense pas avoir en elle. Alors si elle avait réussi un tant soit peu avec des enfants, elle pouvait bien aider des adultes. Pas parce que c’était lui, sinon elle l’aurait baffé… Mais justement parce que c’était presque une autre personne qu’elle avait en face d’elle. « Même si… dit-elle en agrippant encore son poignet. Même si, on ne se connait pas beaucoup, Papa m’a toujours dit que tu étais… hm… trop protecteur, alors… T’es certes un connard. » Elle sourit faiblement. « Mais pas du genre à laisser mourir tout le monde. Même si tu t’en souviens pas. » Elle était sincère sur ce point, Robb lui avait toujours dit que les gens bourrus étaient sans doute les plus dignes de confiance malgré tout ce qu’on pouvait croire… Puis elle lâcha son poignet s’affalant, tout dos dehors contre l’accoudoir du canapé. Elle soupire. « Mais si tu veux éplucher toutes les rubriques nécrologiques magiques et moldues pour être certain, ça sera sans moi, je peux aider, mais pas le sale boulot. » Elle le regarde, il est pitoyablement attachant. Puis elle rit. Elle n’aurait jamais dû le regarder. Non jamais.
  



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Jeu 28 Avr - 0:10

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1839 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"now you're just somebody that i used to know."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Être quelqu’un d’autre. Cette curieuse impression de ne pas être soi-même. C’était ce qu’il ressentait en ce moment, depuis qu’il avait ouvert les yeux, il avait cette impression de ne pas être lui-même qui ne le quittait pas. Peut-être ferait-elle partie d’elle à jamais ? Il n’en savait rien. Il espérait se souvenir. Mais il ne savait pas comment se souvenir. Il n’était pas spécialiste de la question, parce que celle-ci ne lui avait jamais même effleuré l’esprit. Si Ciena avait été là, il était certain que son regard acier lui aurait rendu la mémoire, elle savait le calmer quand il le fallait, elle avait toujours fait ressortir la meilleure partie de lui-même. Et maintenant qu’elle était partie, il n’était pas certain à cent pour cent de vouloir se souvenir des neuf dernières années sans elle. Il était assez désespéré en ce moment pour vouloir en ajouter encore. S’il avait oublié, il y avait peut-être une raison à cela. Et s’il avait honte de se souvenir ? S’il valait mieux tout oublier, et recommencer à zéro ? Il ne savait pas ce qu’il avait perdu avec ses souvenirs. Et si recommencer à zéro était une solution envisageable, il était une cassette VHS vierge, tout était encore à réécrire. Il se demandait si ce n’était pas la chance de sa vie, de pouvoir devenir réellement quelqu’un d’autre, et peut être même la personne qu’il avait rêvé et voulu être. Mais tout semblait nébuleux dans sa tête, car jamais il n’avait imaginé un avenir dernièrement sans elle. Son monde entier s’écroulait. Elle, Beatrix, Lothar, Aries, Ombeline, Alienor, et même cette tête brûlée de Bellamy. Ils avaient tous été ses amis dans ses souvenirs, où étaient-ils ? Etait-il capable d’écrire une nouvelle page tant qu’il n’avait pas la certitude qu’ils étaient sain et sauf – tous, sauf Ciena, on lui avait déjà rappelé sa mort en mémoire, sans filtre, sans rien au réveil, comme pour le briser d’avantage. Seulement était-ce possible, le briser d’avantage semblait compliqué. Mais pas impossible.

Un seul visage lui était familier, et c’était elle. La gamine de Robb Moody qui avait pris neuf années dans le vent, elle n’était plus la gamine qui venait parfois ennuyer son père, et le chercher. Il ne la connaissait pas assez pour deviner ce qui avait pu lui arriver, mais il pouvait voir dans son regard cette lueur qu’on les gens en proie au désespoir. Il le voyait dans ses imperturbable et profond yeux azures. Ses yeux ne l’avaient pas marqué jadis juste sa chevelure blonde, celle-ci n’avait pas réellement changé. Il se souvenait de la couleur, la coupe quant à elle – ça lui avait été égal. Il piochait dans sa mémoire, essayant de se forcer à se souvenir d’elle, durant ces neuf dernières années. Mais rien ne venait. Elle le détestait apparemment.  Quoi que, peut-être pas à ce point, puisqu’elle se mit à rire quand il fit usage de sarcasme à son attention, rien de bien méchant, au contraire.«  Oui, elle est bien loin celle-là de tête blonde. » Neuf années en arrière sans l’ombre d’un doute. Il avait un temps de retard, il ne le savait que trop bien. Le temps était une notion précieuse et lui venait de voir neuf années s’évaporer en une poignée de seconde. S’il avait été dans le coma, il en aurait été pareil. Elle avait changé, certes, mais maintenant qu’il y songeait il se souvenait de ses yeux, quand elle le regard et dit, sans qu’il ne comprenne pourquoi, « Puisque je suis un souaffle.  » Un souaffle, qu’est-ce que c’était encore que cette histoire ? Skander leva alors un sourcil, ne comprenant pas du tout ce dont elle venait de lui parler. «  Mais ça, c’est un peu long à t’expliquer, même si ça sort de ta bouche. » Dans quelles circonstances avait-il pu dire ça ? En jouant au quidditch. Peut-être, mais Skander avait arrêté depuis sa sortie de Poudlard. Il était à des kilomètres que ça avait été une façon très péjorative de qualifié la sorcière alors enceinte, « tu vas ressembler à un souaffle. » Il avait été con une grande partie de sa vie, particulièrement avec les femmes. Durant neuf ans, c’était comme si la mort de Ciena avait plané sur lui, l’obligeant à être odieux avec les femmes. Comme s’il ne méritait l’affection d’aucune d’entre elles, comme si il devait tout faire pour être détesté, se privant ainsi de l’occasion d’être heureux de nouveau. « Un souaffle parce que tu es franche et que tu vas droit au but ? » Tenta-t-il de dire, avec un sourire sur les lèvres. C’était la seule image qui lui était venu. Mais il était loin du compte, pas réellement capable d’imaginer ce dont il  avait pu être capable.

Il y avait en effet deux options. Soit il était l’être le plus con de la terre, et personne n’avait envie de le voir, soit ils étaient tous morts. Il ne savait pas quelle option il devait préféré, mais quand il souleva la première option il entendit un,  « Oh ça… » De la place de la blonde assise à côté de lui. Il avait dû être con, et sacrément pour qu’elle lui en veuille à sa point. Il avait eu la preuve par deux, avec elle, et avec l’autre qui lui avait littéralement sauté à la gorge. C’était plutôt difficile de se réveiller avec la sensation de ne pas se connaitre, d’affronter le regard des autres froid et critique sans en comprendre la mesure. Mais l’idée d’avoir perdu les siens lui donnait envie de hurler, et une envie inconnue mal perpétuellement présente depuis son réveil. Celle de tout casser. Il arrivait à la retenir par un étrange miracle. Son corps réagissait la pression avec violence, cella ci ne l’avait jamais caractérisé, il supposait que c’était des restes de ces neuf années. Loin de se douter que tout ceci était du fait de sa lycanthropie.  Si un sourire avait illuminé le visage du sorcier quelques secondes, par la présence de la jeune femme et par le fait que l’atmosphère semblait s’être détendue quelque peu, maintenant il semblait bien plus inquiet.  Mais elle, elle semblait avoir perçu son inquiétude. Il ne s’était pas attendu à un geste de compassion de sa part, après tout il semblait lui avoir fait vivre un enfer pour qu’elle réagisse de la sorte. Mais non, elle était au-delà de cela. La main de la sorcière se posa alors sur son poignet, un agréable geste de compassion. Ce contact différait du seul contact physique qu’il se souvenait avoir eu avec elle, soit deux minutes plus tôt quand elle l’avait saisi par le col. Il ne s’y serait pas attendu, mais il trouvait ce geste à la fois rassurant et agréable. Puis elle décida d’ajouter des mots aux réconforts, « Même si… » Cette fois elle agrippa son poignet, serrant un peu sa main frêle sur son poignet. Frêle, tout comme elle l’était. « Même si, on ne se connait pas beaucoup, Papa m’a toujours dit que tu étais… hm… trop protecteur, alors… T’es certes un connard. »Ses mots, ils eurent le mérite de lui mettre de baume au cœur.  « Mais pas du genre à laisser mourir tout le monde. Même si tu t’en souviens pas. » Il avait toujours aimé protéger les siens, c’était plus fort que lui. Elle espérait qu’elle disait vrai. Il l’avait déjà laissé mourir elle, c’était déjà la personne de trop.


Elle lâcha alors son poignet. Puis, elle se laissa tomber un peu plus profondément dans le canapé, comme pour se détendre un peu. La situation se détendait un peu. Elle laissa alors échappé un soupire, assez fort pour que Skander se tourne vers elle, toujours assit à côté d’elle. Mais elle était désormais plus loin, affalée. « Mais si tu veux éplucher toutes les rubriques nécrologiques magiques et moldues pour être certain, ça sera sans moi, je peux aider, mais pas le sale boulot.  » Faire des recherches dans une bibliothèque, cela n’avait jamais été son genre. On ne pouvait pas dire que Skander avait eu une carrière d’étudiante modèle, au contraire, il avait toujours eu tendance à perturber les cours, surtout ceux où il était plutôt doué, comme les sortilèges et la défense contre les forces du mal.  Il laissa échapper un petit sourire par rapport à la remarque de la sorcière. « Définitivement pas mon genre de rester deux jours devant un livre à chercher une aiguille dans une botte de foin. » ll savait que ce genre de chose n’avaient pas pu changer, sa patience avait toujours ses limites, il le sentait. Il avait répondu à la sorcière avec humour. Il avait apprécié entendre ce rire qu’elle laissait échapper parfois, il était agréable. A l’image de la jeune femme. Alors qu’il la regardait elle semblait si fragile malgré tout. Sans savoir pourquoi, cette fragilité apparente qui cachait peut être autre chose n’était pas sans lui rappelé celle de Ciena. Lui rappelant alors qu’il n’avait pas pu la protéger elle, malgré tout ce que Robb avait pu dire à sa fille, il avait échoué, et il n’était pas héros.  Il détourna alors le regard, gêné d’avoir pu penser à Ciena en croisant le regard d’Odette. Il dit alors, plus sérieusement, « Quoi qu’ai pu dire Robb, j’ai échoué au moins une fois. » Une fois de trop, une fois de trop, se répétait-il machinalement comme pour s’en blâmer.  « Je n’ai pas pu l’empêcher, je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, je sais juste qu’elle est morte il y a neuf ans sans que je puisse faire quoi que ce soit. » Il marqua une pause, « Je suis peut-être de ceux qui voient mourir les gens qu’ils aiment, sans pouvoir rien y faire. » C’était ainsi qu’il se sentait. On lui avait parlé de Ciena, et aussi de son père. « En neuf ans, j’ai au moins perdu deux personnes, c’est déjà deux personnes de trop. » Il serra ses poings, rageux.  Et il ne comptait pas sa mère morte quand il avait tout juste dix ans. Il savait encore le nom de celui qui avait poussé cette femme qui ne demandait rien au désespoir en incendiant leur restaurant, Rackharrow – il n’avait pas oublié qu’un jour il lui payerait. Assit, il n’osait pas regarder Odette, comme si son regard avait la faculté depuis tout à l’heure à la faire parler avec une franchise parfois désarmante. Mais il avait perdu neuf années de sa vie, il n’avait pas de temps à perdre avec des faux semblants et des mensonges. Il ne voulut pas tourner la tête vers elle, pourtant, il chercha son regard azur, comme si celui-ci pourrait l’apaiser. Quand il le croisa, il dit alors : « Je… je ne devrais pas t'ennuyer avec mes problèmes, je ne devrais pas t'ennuyer du tout. » Il devrait déjà être loin.Mais il n’en avait pas envie, étrangement, il était exactement là où il voulait être.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Jeu 28 Avr - 21:45

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Il ne comprenait pas, mais elle éprouvait ça à la fois attendrissante et d’un autre côté… C’était blessant, une petite pointe de colère aurait pu s’échapper d’elle, comme si elle avait besoin de l’attention des autres… Peut-être pas particulièrement celle du Lupin, mais elle avait toujours eu ce besoin de contrôle sur les gens, de se sentir entourée de plusieurs personnes. C’était ça Odette, un esprit un peu fou, une soif obsessionnelle de contrôle des autres pour se rassurer elle-même. Et la seule fois où elle avait perdu le contrôle, elle avait perdu ses amis, la seconde fois, même si elle refusait de se l’avouer, c’était quand elle s’était perdue dans les bras de son irlandais d’amant. Des bras qu’elle avait une semaine plutôt voulus retrouvés dans un trépas bien à elle. Mais qui était désormais bien plus inaccessible que possible… Si elle n’avait pas été enjouée par le retour de bâton qu’elle mettait à Skander, elle se serait sans aucun doute roulée en boule dans un coin du canapé. En pleurant silencieusement toutes les larmes de son corps, suppliant une soignante qu’on la laisse voir ses enfants, qu’on la laisse aller fleurir la tombe d’Adrien. Durant le mois qui avait précédé son passage à l’acte, elle l’avait fleurie chaque jour, passant plus de deux heures à parler devant le marbre froid et triste… Seules les lettres dorées pouvaient attirer son attention et elle se remettait forcément à pleurer une nouvelle fois. Elle avait tellement menti sur son emploi du temps durant des semaines, durant un mois entier… Mais dans le fond, elle ne regrettait pas d’avoir veillé un corps qui n’était surement plus que chaires retroussées et névrosés par le manque d’oxygène, par le manque de vie… Par le manque. Simplement le manque de l’âme qu’elle avait aimée… si passionnément, que la passion fait mal, autant que l’amour. Passion. Amour. Tout est du pareil au même à un certain moment. La passion dévore, brule et blesse. Alors que pourtant, l’amour est tendre, doux et durable. Ces deux notions sont pourtant si proche, mais si lointaine l’une de l’autre qu’elle avait souvent réfléchi au type d’affection qu’elle avait eu pour Adrien. Si le couple éphémère avait été passionné dans ses débuts. La fuite, Paris… La conviction qu’il avait dû mettre dans ses recherches… Adrien l’aimait elle. Mais avait-elle seulement capable de l’aimer convenablement lui ? Et bien… Pas du tout. Certainement pas. Et ça la rongeait au fond, son cœur saignait et se noircirait de remords. Mais elle devait y faire face, c’est c qu’on s’entêtait à lui dire, c’était sur les lèvres de tout le monde. Ne sois pas faible, affronte la vie pour lui. Quels idiots, avaient-ils vraiment aimé pour dire une chose pareille ? Certainement pas. Imbéciles. « Un souaffle parce que tu es franche et que tu vas droit au but ? » Elle ne répondit rien, mais il était vraiment à côté de la plaque… Donc vraiment amnésique.

Et puis, même si elle n’était pas une proche du Lupin, si elle n’était rien d’autre que la fille de son patron de l’époque. Elle était rancunière pour les choses qui en valaient la peine. Et dans l’instant présent, Odette ne savait pas vraiment qui des deux était le plus au fond du trou. Elle. Lui. Les deux ? Un bateau de douleur ne se partageait pas, on ne partageait jamais entièrement son fardeau. Non jamais. La peine est personnelle. C’est bien l’un des rares sentiments qu’on n’arrive pas à partager, ne mettant jamais vraiment de véritables mots dessus. Jamais vraiment, car on est effrayés, on a peur de revivre le moment douloureux. Peur d’être encore plus faible et de se complaire en son sein. Et pour ce dernier point, elle était la spécialiste… Se complaire dans sa douleur ne pas en parler. Elle l’avait fait à la mort de sa mère. De toute façon à qui pouvait-elle en parler ? Personne, elle n’avait plus que Robb à l’époque, et c’était lui la personne à écouter, à aider. Elle n’était que la seconde sur ce plan. Pleurant silencieusement, maudissant les assassins. Et tout ce qui pouvait s’en approcher. Puis il y avait eu l’agression, le massacre. Elle était touchée, personnellement, physiquement et moralement. On avait voulu l’aider. LA seule réaction ? Le silence, muette pendant plus d’une année à tenter d’oublier les images macabres, les effacer de son esprit. Et aujourd’hui encore, elle ne les oubliait pas. Puis… Lui. Et là, elle était encore fermée. Le seul moment de faiblesse, l’annonce de la nouvelle où elle n’était pas seule. Elle était là avec Alaric, il avait vu son point faible. Son unique point faible à l’époque. Mais aujourd’hui, il était tout autre. Deux têtes blondes aux yeux bleus. Alors comment ne pouvait-elle pas compatir à la peine de Skander en face de lui. Si le geste était là, il n’était pas très expressif, malgré tous les efforts qu’elle y mettait. Elle voulait être rassurante, elle voulait lui dire que ça irait, que si ce genre de nouvelles étaient parvenues à ses oreilles, elle l’aurait su. Qu’elle pourrait être un pilier, mais elle ne paraissait pas du tout forte. Elle son teint pâle, sa voix tremblante et son corps frêle. Une poupée prête à tomber pour se briser en mille morceaux de porcelaine. Même si elle soupirât, même si elle tentait de faire bonne figure, elle était déjà masquée depuis des années, des mois… Des jours. Elle avait appris à vivre avec ses émotions pour ne déranger personne. Pour se satisfaire à elle-même. Odette n’avait jamais su renoncer à cette part d’indépendance d’elle-même. Jamais, même après l’agression où ses jambes lui faisaient défauts, où la parole avait filé. Non, elle avait voulu faire les choses, seule. Toujours seule. Définitivement seule. Parce qu’elle était condamnée à finir ainsi. Seule. Pourtant, il était là, à sourire à ses commentaires, à la regarder avec attention attendant une phrase.

Malgré ses illusions, elle voulait se complaire à cette constatation, elle pouvait encore intéresser les gens. Un peu. « Définitivement pas mon genre de rester deux jours devant un livre à chercher une aiguille dans une botte de foin. » Et si c’était si simple que ne restez que deux jours la tête dans les journaux. C’était un double travail, de longue haleine ce genre de recherche. Enfin, c’était l’ancienne Serdaigle, au taquet dans ses études qui parlait en elle forcément. Mais elle n’eut qu’un petit hm arrogant et rieur. Qu’il soit doué ou pas dans ce genre de travail, ce n’était pas celui des Auror en général… Pas du tout même. Enfin, faire des recherches si, mais pas de si longues haleines. Finalement, elle se rendit compte qu’elle ne savait presque rien de ce métier, ce métier que son père affectionnait tellement. Elle baissa les yeux, toujours vautrée dans le canapé. Comme s’il n’appartenait qu’à eux en ce moment… C’était une sensation étrange, mais agréable à découvrir. En fait, elle aurait pu le regarder encore quelques heures, cherchant encore des blessures qu’elle n’avait pas vues sur son visage, qu’elle n’avait pas vu sur son cou. Soudain, il semblait s’assombrir, d’un mal qu’elle n’arrivait pas à comprendre physiquement. Elle avait besoin de mot. Si bien qu’elle se redressa, avant de recroiser ses yeux. Le contact oculaire qu’elle tenait tant à maintenir. Il semblait si loin, mais si sérieux sur son visage. Que c’était à se demander s’il n’avait pas eu un flash de souvenir lui arrachant le crâne. Une mauvaise nouvelle ? « Quoi qu’ait pu dire Robb, j’ai échoué au moins une fois. » Non, elle le regarda trop curieusement pour ne rester que sur cette phrase, mais le reste venue, vite, bien trop vite pour qu’elle se représente sa situation comme étant la sienne… Celle qu’elle vivait neuf ans après lui… Elle. Cette personne qui était si chère pour lui. Peut-être que quelqu’un savait quelque chose sur elle. Peut-être son père ? Peut-être qu’il savait si c’était une Auror à l’époque. Elle devait lui envoyer un hibou… Pour lui demander… Pour aider à dissiper les doutes qu’il pouvait avoir. Sans trop savoir pourquoi, elle avait besoin d’aider quelqu’un. « Je suis peut-être de ceux qui voient mourir les gens qu’ils aiment, sans pouvoir rien y faire. » Moi aussi. Elle n’avait que ces mots dans sa tête. Elle était tellement incapable de protéger qui que ce soit. Ni sa mère, ni Adrien, et elle avait dû quémander la protection des Peakes pour ses enfants. Et si en neuf ans, il avait perdu au moins deux personnes importantes à sa vie, c’était certes trop. Mais ce n’était jamais de la faute de quelqu’un. C’est ce qu’elle s’abrutissait à dire à son crâne, mais ce cerveau ne voulait rien savoir. Sachant qu’elle était la cause du délit, de la chute et de la mort de la personne qu’elle avait aimée avec ardeur. Elle baissa les yeux. Et même sans le vouloir, elle s’était approchée plus après de lui. Comme si elle sentait que la complémentarité de leurs douleurs pouvait les aider à partager une peine qu’ils comprenaient tous les deux sans mettre de mots, sans avoir ce besoin. Avec les mains, avec le regard, ils pourraient sans doute se comprendre. Elle aurait voulu, elle avait ce segment d’elle qui voulait lui dire qu’elle comprenait que sa peine n’était pas vaine, qu’elle était naturelle. Mais c’est une boule dans sa gorge qui se forma, elle se reconnaissait, elle ressentait la douleur, son incapacité à sauver Adrien. Son incapacité a affronté ses propres problèmes. Lui dire qu’elle était enceinte, qu’elle avait peur pour eux à cause du régime en place. Qu’elle voulait partir avec lui. Et elle avait fui seule.

Intérieurement, elle suffoquait, elle avait mal au cœur de repenser à ses cauchemars. Aux reproches que cette vision malsaine lui faisait. Tout était de sa faute, qu’elle n’avait qu’à venir le rejoindre. Mais Dieu, quand elle essayait, elle était encore et toujours sauvée. Elle avait trop de soutien pour partir. Et elle ne pouvait plus partir. Elle était prisonnière de son corps et de son passé, des chaînes glacées qui l’encombraient, qui la faisaient souffrir, sans jamais la tuer. Au grand Dieu, qu’elle voulait mourir. Si ses yeux humides se retournaient vers Skander. Elle était choquée de sa propre phrase. « Je… je ne devrais pas t'ennuyer avec mes problèmes, je ne devrais pas t'ennuyer du tout. » Il ne l’ennuyait pas. Plus du tout. Non, elle avait besoin de savoir désormais, si elle pouvait parler avec lui comme il l’avait fait. S’il comprenait la peine, le trou béant dans votre cœur, l’absence dans votre âme. Cette chaleur qui manque dans les draps. Elle avait besoin de savoir. Pour toute réponse, elle s’enfonça dans le canapé, le regard éteint, les mots monotones, dénudés d’une émotion qu’elle tentait de contenir. « J’ai… J’ai fui. Un homme. Je suis partie du jour au lendemain, sans rien dire. À personne, pas même à Papa. » Elle fait une pause. « On m’a crue morte. » Elle le savait, la tombe à son nom avait certes était enlevée depuis décembre. « J’ai été enterrée… J’étais morte. Alors que j’avais fui. Alors que j’aurais dû rester. Pour lui, pour eux, pour nous… Et il a cherché. Trop cherché. De Londres à Paris en revenant ici. Il… » Sa voix brisée, elle ne s’était pas rendue compte de ses larmes, l’iode salé qui coulait sur ses joues. « Il a été agressé… Et il est… » La phrase sans fin qu’elle n’arrivait pas à finir. Perdue, noyée dans le propre flot de ses paroles. Elle resta de longues minutes silencieuse. À attendre ce qu’elle voulait dire depuis le début sans passer par son histoire personnelle. Elle voulait simplement lui dire que… qu’elle connaissait cette sensation d’impuissance. Les larmes coulées n’étaient plus qu’une marque sur son visage. N’était plus qu’un souvenir. « Tout ça pour dire… Skander. Qu-que tes histoires, elles ne m’ennuient pas. » Mais que dans le fond elle l’enviait, car elle aurait aimé oublier, oublié que c’était parce qu’il l’avait cherché qu’il était parti.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Ven 29 Avr - 0:21

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1839 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
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ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"now you're just somebody that i used to know."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Les regrets ont deux facettes bien opposées. La première est de faire vivre à un enfer à celui qui les ressent. De pousser la personne au désespoir, à se meurtrir la conscience avec des « si », « si j’avais fait cela, cela ne serait pas arrivé. ». Sa seconde facette était une vertue, celle de poussé à réfléchir et à ne pas réitérer cette erreur, d’aller de l’avant en apprenant de ses erreurs. Mais, sans ses souvenirs, Skander était incapable de voir la vertue des remords, et il n’en ressentait alors que le poids.  Sans savoir pourquoi elle lui avait été enlevée il sentait cette culpabilité poindre en lui, il ne savait pas d’où elle lui venait. Il se sentait impuissant, ne se doutant pas une seconde qu’il n’y était pour rien – pourtant durant ces neuf années il s’était convaincu que s’il était arrivé plus vite, Ciena serait encore là. S’il avait couru plus vite jusqu’au bureau, dans tout ce chaos, il l’aurait empêché de recevoir ce sort qui l’avait vidé de son sang dans ses bras, le faisant sombrer dans le désespoir. Il était arrivé quand le sort l’avait déjà frappé, il n’avait pas eu le temps de lancer une contre-offensive, il s’était juste précipité à son chevet, comme si cet instant être frappé lui-même pas un sort mortel lui avait été complètement égal. Depuis ce jour, risquer sa vie n’avait jamais été un problème ou même un obstacle, c’était comme si cette peur l’avait quitté au moment où elle s’était éteinte. Il s’était vu vieillir avec elle, puis mourir avec elle, elle avait rompu leur accord, et l’avait abandonné. Maintenant il ne craignait plus la mort, mais il craignait de mourir seul. Mais pouvait-il infliger sa compagnie, son passé, son caractère à quelqu’un ? Il en doutait. Mais laissez quelqu’un approcher, c’était prendre le risque de s’attacher, de s’accrocher, de construire d’autres rêves, d’autres projets et de voir tout s’effondrer encore une fois. Il ne serait pas capable de vivre cela deux fois… quoi que. Avec son amnésie le voilà qui faisait face aux mêmes démons qu’il y avait neuf ans. Il ne le réalisait peut être pas encore, mais cela viendrait avec le temps. Il avait juste l’impression d’être incapable de se relever seul. Incapable de se tenir droit, et de lever la tête. Mais quand on apprend à marcher, les premiers pas sont les plus difficile, après c’est une mécanique bien huilée.

L’ennuyer avec ses problèmes n’était pas dans ses intentions. A vrai dire, il ne la connaissait même pas. Il l’avait entrevu, discuté une fois, peut être deux. Mais tout s’arrêtait là. Elle était la fille de son chef, celle qu’il croisait sans vraiment la voir, parce qu’à l’époque les filles de son âge lui paraissaient bien banale en rapport à celles qui peuplaient son entourage jadis. Beatrix, puis Ciena, elles avaient été les femmes de sa vie à un moment où un autre, pour des raisons différentes. C’était ça qui l’intéressait à son âge, les filles de son âge. Alors une jeune blondinette qui venait voir son papa n’avait eu aucun intérêt à ses yeux, il avait été réducteur, avait peut-être faire une erreur, mais il en était ainsi. Il ne la connaissait pas assez pour l’ennuyer, c’était une évidence. En réalité, il n’avait jamais voulu ennuyer personne avec ses problèmes se jugeant bien souvent assez grand – souvent à tords – pour les régler lui-même. Il avait toujours tenu à le faire lui-même sans y parvenir. Il avait voulu rayer Circée Rackharrow de la vie de son frère, parce qu’il fallait qu’il en soit ainsi. Parce que son petit frère ne pouvait pas finir dans le caniveau pour avoir eu une aventure avec une sang pur. Car c’était ainsi que ça devait finir. Il aurait un prix sur sa tête quand elle saurait ce qu’il était, ça viendrait d’elle ou de sa famille, il en avait toujours eu la certitude. Alors, il avait agit, bêtement en essayant de faire en sorte que son frère la tue, puis il avait décidé de prendre les choses en main. S’il n’avait pas tenu à l’attaquer lors du bal, sans doute l’Ordre aurait eu le temps de prendre la fuite plus rapidement et peut être même ne serait-il pas là. Il avait peut être juste besoin que quelqu’un entende ses problèmes juste une fois, d’avoir une oreille, un regard extérieur. Odette avait déjà essayé de lui ouvrir les yeux une fois, sur ses problèmes. Mais ils étaient jeunes, et entêtés, maintenant ils étaient plus matures. Peut être.

Il était prêt à se lever à partir. Parce qu’il le fallait, mais ses muscles répondaient difficilement depuis ce qu’il appelait « l’accident ». Il n’y avait pas que sa mémoire qui semblait lui faire défaut. Cette force physique, cette capacité à se lever seul, cette douleur persistante l’empêchait d’être lui-même. Bien sûr, la douleur était physique, mais aussi moral. Elle avait été la première personne avec qui il parlait réellement depuis des semaines. Bien sûr, il avait vu Quinn et même Cassiopeia, mais ils l’avaient connu pendant les neuf dernières années, et ils n’avaient jamais semblé aussi étranger à Skander. Mais Odette, leur relation était un livre vierge, malgré qu’elle semble lui en vouloir elle ne semblait pas le connaitre, réellement.  Il préférait faire face à cette étrangère mutuelle que de faire face à ces gens qui semblaient le connaitre mieux que lui-même. Ils étaient à armes égales.   « J’ai… J’ai fui. Un homme. Je suis partie du jour au lendemain, sans rien dire. À personne, pas même à Papa.  » Il levait alors ses prunelles noisettes vers elle. Partir du jour au lendemain, c’était une chose qu’il avait rêvé de faire plus d’une fois au cours de sa vie, mais à chaque fois quelque chose le retenait. Lothar, Beatrix, Ciena, mai qu’avait-il pour le retenir maintenant ? Son frère n’était pas venu le voir, c’était sans doute qu’il ne méritait pas sa visite, quoi qu’il est fait, partir et ne jamais revenir semblait une option acceptable. « On m’a crue morte. » Ses pensées allèrent à cette jeune femme assez désespérée pour laisser tout ce qu’elle avait derrière elle. Puis, elles allèrent à Robb Moody qui avait dû être fou de rage et de désespoir en apprenant sa mort. Perdre un être cher était une chose que Skander ne souhaitait à personne, sauf peut-être à son pire ennemi. Dans un coin de sa tête, il espérait toujours infliger ce sort à Irvin Rackharrow. «  J’ai été enterrée… J’étais morte. Alors que j’avais fui. Alors que j’aurais dû rester. Pour lui, pour eux, pour nous… Et il a cherché. Trop cherché. De Londres à Paris en revenant ici. Il… »  Elle avait été loin – trop loin pour en revenir indemne avait alors songé Skander. Quand sa voix se brisa, il  ne sut quoi faire. Sa peau blanche et pâle voyait perler sur ses joues quelques larmes muettes et douloureuses.   « Il a été agressé… Et il est… » Mort, Skander n’eut pas besoin de l’entendre finir cette phrase pour qu’il comprenne. Il aurait voulu faire quelque chose, n’importe quoi. Mais il en était incapable. «  Tout ça pour dire… Skander. Qu-que tes histoires, elles ne m’ennuient pas. »  Lui, elles l’ennuyaient. Il se sentait impuissant, écrasé par le destin et l’histoire. Il aurait voulu remonter le temps et tout changer, mais c’était hélas impossible, et il le savait.

Pourquoi lui avait-on laissé Ciena en mémoire ? N’aurait-il pas été plus simple que l’amnésie remonte quelques années plus tôt où elle n’était encore que le gryffindor qui rougissait dès qu’on lui parlait. Cette fille qui partait dès qu’il arrivait aux côtés de Beatrix. Tout aurait été moins douloureux. Là, c’était terrible pour lui. « Tu as la … » Il chercha le mot, « La chance – en quelque sorte – de te souvenir. » Il la fixait toujours. Oui, il considérait que c’était une chance. « Parce que si ça doit t’arriver de nouveau, tu pourras apprendre de cette histoire. » Elle pourrait apprendre à affronter un homme plutôt que de fuir ses sentiments. Lui n’aurait pas la chance de savoir ce qu’il avait foiré dans sa vie pour savoir comment il en était arrivé là. Il voulait savoir ce qui avait causé sa mort, pourquoi, dans quel but, et surtout qui. Ce qui. Il voulait le responsable. Il voulait retrouver ses souvenirs à des fins vengeurs, et peut être aussi parce qu’il espérait apprendre. Apprendre de ses erreurs,  apprendre de ses souvenirs, apprendre de ses émotions. Il aurait voulu apprendre à aimer, à le dire. Il ne pourrait pas, lui avait-il seulement dit les trois mots qu’elle n’avait jamais espéré entendre une fois dans sa vie ? Il ne le saurait peut être jamais. « Tu auras appris que fuir ne nous mènes à rien. » C’était la meilleure leçon que cette triste histoire pourrait lui apprendre. « Ce ne sont pas les erreurs que l’on fait qui définissent ce que nous sommes, mais ce que nous faisons pour apprendre de celles-ci. » Avait-il mûrit pendant ces neuf dernières années pour dire des choses pareilles ? Sans doute, il espérait. Pourtant, il était loin du compte. Etre renvoyé neuf ans en arrière était ce qui le poussait à se souvenir qu’il avait un cœur, et qu’il battait encore au fond. « Et moi je n’apprendrais jamais des miennes, si ce jour se représente je commettrais les mêmes erreurs, et je perdrais à nouveau l’être le plus cher à mes yeux. » Voulu-t-il d’abord ajouter. Quand bien même cet être cher viendrait à se représenté, Skander n’était pas certain de le reconnaitre.  Mais cette sorcière avait plus besoin d’entendre quelques choses de réconfortant qu’un vieux sorcier se plaindre à longueur de temps.  Sans savoir pourquoi, il leva une main vers la joue de la jeune femme, et y sécha l’une de ses dernières larmes avec son pouce.  Il n’était pas le genre d’être à montrer de la compassion ; habituellement.  « Il en restait une. » Dit-il simplement retirant alors sa main de sa joue. Il n’avait jamais été le genre de personne à vouloir réconforter qui que ce soit, jamais. Mais ce geste avait été naturel, presque reflexe. Voir une femme pleurer n’était jamais agréable. Jamais aurait pensé que de voir des prunelles azures désespérées aurait pu le faire se sentir concerné.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

Parchemin envoyé Ven 29 Avr - 17:47

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1264 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © class whore . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : D.M. - P.L - L.G. - Z.S. Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre :

Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius) et belle-mère de Victoire.

Elle a été agressé par un loup quand elle a eu 24 ans et garde de forte séquelles vis à vis de la violence et du sang, la rendant parfois inoffensive ou trop agressive, tout dépens de l'enjeu.

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AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Odette n’en parlait jamais, elle n’avait jamais osé en parler comme ça. Parce qu’elle n’avait trouvé personne d’autre qui pouvait tenter de comprendre ce qu’elle avait pu ressentir, parce qu’il y a peu de sentiments qu’on ressent quand quelque chose d’unique se passe. Et la perte de l’amour semblait être un sentiment qu’on ne ressentait vraiment qu’une fois dans sa vie, quand on savait qu’on avait véritablement perdu. Et elle ? À retardement, le retard encore et toujours l’euphorie, l’endormissement de tout sentiment négatif durant sa grossesse. Voilà ce qu’elle avait ressenti, un pincement au cœur, tout en se laissant glisser profondément dans un endroit qu’elle ne voulait pas connaître. Et qu’est-ce que tout cela avait fait ? Pas grand-chose, peu de chose… Hormis peut-être accélérer la date de l’accouchement à cause de son renfermement. Elle avait mis en danger ses enfants à naître parce qu’elle était mal. Parce qu’elle ne comprenait pas le changement qu’ils allaient apporter à sa vie. Puis, elle semblait l’avoir compris jusqu’à détester sa propre fille durant des jours. À la haïr d’avoir un privilège… Donc, elle ne pourrait plus profiter. Les yeux. Elle avait les yeux de son père. Et quand on doit s’occuper seule de ses enfants dans les premiers jours… C’était compliqué, presque insurmontable. Alors, elle avait trouvé Louise, elle avait sauté sur l’occasion de trouver une personne qui pourrait la remplacer dans des moments de vide. Dans des moments où elle ne serait plus, ou pas capable, de faire son travail de mère. Et finalement, elle était encore et toujours sur le dos de la Kingsbury. Et malgré cela, c’est cette même personne qui l’avait fait transplaner ici, cette personne qui lui avait permis de rester en vie. Mais elle ne le voyait pas, elle était perdue dans les méandres de ses idées noires et glauques, elle lui en voulait presque… « Tu as la… » Non, elle n’avait rien, plus rien. « La chance – en quelque sorte – de te souvenir. » Non, il ne savait pas que c’était un fardeau. Comme celui qu’il devait porter qu’elle enviait. Non, il ne savait pas les cauchemars qu’elle faisait. Non, il ne savait rien de cette prétendue chance qu’il lui attribuait, parce qu’il avait oublié comment elle était morte. Mais quand ça reviendrait, il demanderait surement qu’on lui efface ce souvenir macabre. C’était toujours comme ça. L’humain préférait rester dans un déni quasi complet pour oublier la peine. Être aveugle à la peine pour tenter d’avancer. Mais il y a toujours le saut de l’ange, toujours le saut qui vous fait replonger dans ce passé que vous préférez oublier. Elle ne disait, elle ne le regardait pas, elle regardait le mur en face d’elle. Comme damnée par ses pensées perfides.

« Parce que si ça doit t’arriver de nouveau, tu pourras apprendre de cette histoire. » Il avait tout de même l’audace de la gronder comme une enfant qui avait fait une bêtise. Se rendait-il simplement compte qu’elle avait tué un homme. Son homme. Qu’elle avait par son égoïsme détruit son père, détruit Adrien, détruit le peu d’amis qui lui restait. Elle avait tué, forcé la mort à choisir une personne de son entourage pour se jeter dans ses bras. La faucheuse ne perdait rien pour attendre. Mais comment pouvait-il parler ainsi d’elle ? Remuer le couteau dans la plaie, ce qui malgré lui, il avait déjà fait en juillet avec sa remarque. Elle était trop bonne pour encore s’exposer, pour être gentille d’écouter, puis de parler d’elle pour lui faire comprendre qu’elle pouvait comprendre ne partit sa douleur, l’aider à surmonter. Et elle se faisait sermonner. Un grognement s’échappa de sa gorge entre ses deux répliques. Elle n’avait pas envie d’en entendre plus. Elle avait envie d’entendre les rires d’Orion, les petits bâillements d’Antigone, que de se prendre une leçon de morale alors que médicomages, Peakes et autres Moody lui faisaient déjà la leçon. Alors si le Lupin s’y mettait aussi, autant dire qu’elle serait replongée dans les méandres pour se rouler en boule, genoux contre son cœur meurtri. Tête dans les mains pour oublier. « Tu auras appris que fuir ne nous mène à rien. » Ça lui avait tout donné malgré tout. Une nouvelle famille. Des enfants. Des amis. Elle avait à cause de ça retrouvé une identité sociale, elle avait malgré tout cela retrouvé un chemin pour se guider. Odette eut un rictus mauvais sur le visage alors que ses larmes séchaient les unes après les autres. Non, elle avait appris que les petits sacrifices, que les grosses erreurs cachaient malgré toute leur part de bonheur. Elle était juste trop au fond du trou pour voir le bonheur qu’on pouvait lui apporter. Non, elle ne voyait rien, toujours la tête dans le guidon, les idées en vrac et le cœur en miette. Elle passa sa main autour de la chaine argentée à son cou. Il l’avait porté et elle avait l’impression de brûler comme un vampire au contact de l’argent. Elle avait l’impression que la douleur ne pouvait-être que le prix a payé pour ça. Alors qu’elle savait ce qu’Adrien dirait. Vit. Encore et toujours. Sans jamais te retourner, c’est une promesse de bonheur qu’il disait. Il l’avait toujours dit. « Ce ne sont pas les erreurs que l’on fait qui définissent ce que nous sommes, mais ce que nous faisons pour apprendre de celles-ci. » Alors, ils avaient qu’à me laisser mourir. La laisser partir pour qu’elle ne fasse plus jamais de mal à personne autour d’elle. Non qu’on l’oublie jusqu’à ce qu’elle tombe dans un néant propre à la mort. Paradis. Valhalla. Peu importe les religions, on finissait quelque part. Mais toujours en dehors d’ici.

Puis le silence. Odette ferme les yeux. Laissant ses cils humides rejoindre ses cernes. Elle était fatiguée de tout ça, fatiguée de vivre. Alors, elle avait tenté de partir, elle avait tenté d’y mettre fin. Mais personne ne la laissait s’en aller. Personne, mais qu’ils cessent de vouloir la maintenir en vie qu’ils arrêtent. Qu’ils arrêtent. Enfin, respectez là, pitié respecter. Faire du mal aux autres, elle l’avait assez fait. Une bonne fois pour toutes qu’on la tue, qu’on la laisse partir. Ça apaiserait les gens de la savoir loin de ses préoccupations. Les petits seraient avec leur père avec l’aide des parraines et des marraines référant. Elle n’avait pas peur de mourir, elle n’avait plus peur de la mort. Elle avait oublié ce que pouvait être cette angoisse silencieuse et perpétuelle de la mort qui vous attend. Une épée de Damoclès qui pend au-dessus de vous tout le long de votre vie quand on ne sait pas où, quand et comment on allait s’éteindre. Elle savait où, elle savait quand, elle savait comment. Alors qu’on la laisse partir de son propre chef. Elle avait voulu hurler, mais sans s’en rendre compte, les paroles de Skander résonnaient déjà dans sa tête. Ce que nous faisons pour apprendre de celles-ci. Qu’il se taise, elle avait horreur d’avoir tort. Elle avait horreur d’écouter les autres sur ce genre de choses. Fuir ne nous mène à rien. Pas quand on a ses raisons, pas quand on en a de bonnes. Il ne savait rien de cet homme qu’elle avait tué, du né-moldu qui se cachait avec une fausse identité pour vivre avec elle. De son combat quotidien pour être ce qu’il n’était pas. C’était sans doute des raffleurs qui l’avaient tué. Elle en était certaine. Puis, elle sentit le contact. Son contact contre sa joue. Elle aurait pu hurler qu’on la touche. Elle se refusait à ce qu’on la touche de près depuis longtemps. Elle s’y refusait. Un contact chaud qu’elle n’attendait pas à recevoir de Skander Lupin. Intrépide connard des temps modernes. Depuis quand savait-il faire ce genre de choses ? Depuis quand ? Puis d’un mouvement trop lent pour elle, mais trop court pour s’en rendre compte, il passa son pouce sur le dernier endroit humide de sa joue. « Il en restait une. » Conclut-il alors qu’il retirait le seul contact chaud de son visage. Elle était blême, blanche, si blanche qu’elle était considérée comme une malade dans la rue même sans être ici. Mais elle n’était pas certaine que la pauvre chaleur de la main du mêlé en face d’elle n’avait pas rougi sa peau. Parce qu’elle n’avait plus l’habitude d’avoir autant d’attention depuis toujours. Pas de la part d’un homme. Et encore moins de quelqu’un qu’on qualifiait d’exécrable.

Hébétée. Voilà ce qu’elle était. La bouche légèrement ouverte, alors qu’elle cherchait ses yeux noisette dans un semblant de compréhension. Pourquoi avoir était aussi prévenant, compatissant ? Elle n’avait plus besoin de ça, elle avait appris à vivre avec. Lui non, ça venait de lui tomber dessus comme ça. Alors qu’il n’avait rien demandé. Odette, elle, était la cause de sa propre perte, de sa propre décadence. Elle ne comprenait pas et ça se voyait très certainement sur son visage. Lentement, c’est sa propre main qui passa sur sa joue, pas certaine de ce qu’elle avait senti. Mais si, c’était réel. Elle semblait folle. Tant mieux, elle l’était de toute façon. Elle ne savait pas quoi lui dire, hormis lui demander pourquoi. Pourquoi il faisait ça. Lui donner l’aperçu d’une relation sans images. Sans rancunes, sans haine. Elle eut un mince sourire, peiné. « En vérité, tu as encore oublié quelque chose d’important. » Elle soupire baisse les yeux, elle n’avait pas envie de s’attacher encore à une chimère. « Tu me détestes. » Elle relève les yeux se levant elle-même. Manquant de perdre l’équilibre en se rattrapant sur l’accoudoir. « Et je n’ai pas envie de commencer à t’apprécier pour ta compassion, je n’ai pas envie. » Pas envie d’être rejetée encore une fois. Pas envie de perdre encore. Sa voix tremblait. Elle tremblait. Alors, arrête, je t’en prie, ne me laisse pas miroité quelque chose, une amitié. Ne me laisse pas voir une trêve entre l’ancien Skander et le nouveau. Pas d’espoir, pas de compassion. Pas d’attachement, pas de douleur. « J-Je… ne sait pas… pourquoi je te demande ça. Je… » Ne veut plus jamais avoir mal. Je ne veux plus faire souffrir, les gens. Finalement : Je n’ai pas envie que tu te souviennes de l’ancienne moi. Ses jambes tremblent, son regard vacille de lui à la lumière extérieure. Il était trop différent. Elle baisse les yeux sur son corps frêle, sur ses mains tremblantes. Elle ne sait pas quoi dire de plus, elle sait qu’il le prendra surement mal… Mais elle n’a pas les mots, ni les idées claires pour réussir à parler correctement.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.


Parchemin envoyé Ven 29 Avr - 22:39

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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1839 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 36 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 








ODETTE MOODY & SKANDER LUPIN
"now you're just somebody that i used to know."



AVRIL 1990 - STE MANGOUSTE

Apprendre, ce mot était un concept qu'il n'était pas encore certain d'avoir parfaitement intégrer. Apprendre c'est admettre la possibilité d'avoir tord, la possibilité de se tromper, et encore même la possibilité de faire mieux encore. pour l'assimiler, la première des règle était celle d’accepté d'avoir tord, une chose que Skander a eu beaucoup de mal à admettre au cours de sa vie. Ce n'était pas pour rien que le choixpeau l'avait répartie à Serpentard, parce qu'il en avait la perfidie et la ruse avant même d'y avoir mis les pieds. Aller dans cette maison lui avait permis de grandir et d'être proche de bon nombres de sorciers qui aujourd'hui étaient susceptibles de former l'élite, des sorciers dont il avait pu et pourrait encore (si sa mémoire revenait) tirer des informations utiles à propos de l'Ordre. En disant cela, il pensait naturellement à Quintus, mais aussi à Cassia, deux êtres rencontrés sur les bancs de Poudlard lors de sa première année. S'il n'avait pas eu la chance de la rencontrer elle, puis de tomber sur des membres de l'Ordre nul doute que comme eux, il aurait définitivement vendu son âme au diable. Il avait appris à leur côté, appris à ne pas devenir comme eux. C'était un bon début. Il voulait apprendre, apprendre de ses erreurs pour ne pas commettre les mêmes dans le futur. Il pouvait apprendre d'une partie de sa relation avec Ciena, mais il n'avait pas besoin d'y réfléchir beaucoup pour comprendre que c'était son arrogance et son incapacité à s'ouvrir à elle qui avaient été la source des problèmes. Pouvait-il se dire, finalement j'ai réussi à lui avant que tout ne soit trop tard ? Non, il ne s'en souvenait pas, il espérait juste qu'il avait réussi à ouvrir son cœur, une fois, avant qu'il ne se ternisse. Puis quand il y pensait, il se disait qu'apprendre de cette histoire serait futile, car il n'avait pas l'intention de chercher quelqu'un de nouveau. S'ouvrir, aimer, c'est prendre le risque de perdre cette personne à nouveau, et subir une nouvelle fois ce traumatisme n'était pas une expérience qu'il voulait rénouveller. Car la peine parvient à éffacer tout, l'envie, le plaisir, et la passion d'une relation, et à la fin il ne reste que les mauvais souvenirs.


Il avait ce désir d’apprendre de ses erreurs, apprendre à être quelqu’un de meilleur. Il disait ça maintenant mais n’était pas certain de mettre ses idées à excécution si sa mémoire venait à refaire surface. Ce Skander oublié refusait d’apprendre, il savait donner des leçons mais se remettait jamais en question, jamais. Tuée cette fille lui avait toujours paru être la seule option envisageable, voulant faire souffrir sans frère une fois, tôt avant qu’il soit incapable de supporter la perte. Dans le fond, il était monstrueux en pensant ainsi, mais téméraire et borné comme le petit garçon de jadis, admettre qu’il avait tort et qu’il avait apprendre serait pour lui l’équivalent de deux pas en arrière alors qu’en réalité, il pourrait enfin aller de l’avant. Ce Skander aurait simplement rit de la présence de la sorcière entre ceux murs. Il lui aurait sorti des mots infâmes et insultant, rancunier depuis tant d’années parce qu’elle avait osé lui dire la vérité. S’il avait écouté le blonde sept ans auparavant, il ne serait peut-être pas ici, peut-être aurait-il été guérie de sa peine, mais surtout de l’alcoolisme chronique qui l’avait rongé tout ce temps. Depuis qu’il était ici, il ressentait un manque, mais tout le monde mettait cela sur le compte de l’absence de souvenir. Ne cherchant pas plus loin.  En vrai, il lui en voulait, car elle lui avait comprendre qu’il avait un problème qu’il était incapable de résoudre. Mais quand il la regardait il ne voyait plus qu’une jeune femme qui s’essuya alors la joue légèrement dubitative, ou songeuse, avant de dire : « En vérité, tu as encore oublié quelque chose d’important. »  Ça, c’était un euphémisme. Neuf années parties en fumées. Où étaient-elles passé, qu’avait-il fait pour les perdre, comment était-il arrivé là ? Qu’était-il arrivé à Ciena, à son père ? Où était passé son frère, et Beatrix ? Pourquoi seul Quintus et Cassia restaient, et demeuraient fidèle à eux même dans ce monde ? Comment ce monde était-il devenu si instable et en guerre ? D’où venaient les cicatrices qui couvrait quelques parties de son corps ? Est-ce que sa mine fatiguée avait quelque chose à voir avec les blessures ? S’était-il battu ? Où habitait-il ? Avait-il quelqu’un dans sa vie ?  Mille et une choses étaient passées à la trappe. Et dont il n’avait à ce jour par la réponse. Alors quand elle dit qu’il avait oublié une chose importante, il laissait un bref sourire sur ses lèvres. Elle était bien loin du compte.  « Tu me détestes. » Elle avait fui son regard en se levant, instable. Esclave de ses souvenirs disparus, il avait de la peine à comprendre. Sans comprendre, il ne pouvait pas apprendre. Il y avait peut-être mille raisons de la détester. Mais il n’en connaissait qu’une désormais, c’était son mauvais caractère. Abandonnant de chercher son regard, Skander se laissa tomber dans le canapé. Il la détestait – dit ainsi cela semblait si étrange.  «  Et je n’ai pas envie de commencer à t’apprécier pour ta compassion, je n’ai pas envie. »  Alors elle aussi, elle le détestait. Voilà qui s’éclaircissait doucement, une haine réciproque. Mais il ne comprenait toujours pas. Plus il lui parlait, plus il réalisait qu’il avait été un autre homme, et qui plus est détestable. Apprendre, et se souvenir était-elle une bonne option ? Rien n’était moins sûr. Mais il avait essayé de lui faire comprendre en discutant avec elle qu’il n’y était pour rien, qu’il ne s’en souvenait pas. Elle semblait croire que c’était de la compassion. Peut-être en était-ce, mais Skander voulait plutôt croire que c’était de l’humanité. Un concept qu’il avait égaré neuf années.  « J-Je… ne sait pas… pourquoi je te demande ça. Je… »  Elle ne lui demandait rien. Elle disait son ressenti. Il comprenait qu’il avait été un monstre, ou quelque chose du genre. C’était ce qui lui avait la furie de la veille.  Maintenant il commençait sérieusement à y croire. Se renfermant alors.

Assis depuis trop longtemps, il sentit une douleur lancinante dans son épaule se réveiller. Comme si être concentré sur autre chose que la guérison et ces questions incessantes lui avait permis d’oublier la douleur et de la supporter. Lui parler lui avait étrangement permis de se sentir mieux, un peu. Mais la discussion prenait une autre tournure. Et tout à coup, alors qu’il avait vu en ce doux visage un moyen de faire le lien entre ce qu’il avait été il y a neuf ans et ce qu’il aurait dû être à présent – il ne voyait désormais que celui d’une personne qui le détestait, une de plus. La deuxième en si peu de temps, le renvoyant à ses vieux démons. Maintenant il avait peur de ce qu’il avait pu devenir. Etre un monstre n’avait jamais été un de ses projets. Il avait eu des projets, de nombreux, différents suivant les stades de sa vie. Mais la dernière chose dont il avait rêvé avait été de passé le reste de sa vie aux côtés d’une personne qui l’avait quitté et avait quitté ce monde neuf ans plus tôt. Il se disait que devenir un monstre semblait soudain être une suite logique à cette perte. Mais il reporta alors son attention sur la réalité et sur Odette qui se tenait à l’accoudoir, debout. « Tu ne me demandes rien. » Dit-il. « J’ai compris. » Il n’avait pas besoin d’un dessin pour comprendre qu’il n’était ni le bienvenu, ni apprécié. Elle le détestait également, il le comprenait dans ses mots.   Il avait vu dans le premier regard qu’ils avaient échangé aujourd’hui qu’elle le détestait, prête à le frapper au besoin. Comme s’il avait été ce genre de type qui sait exactement frapper là où ça fait mal, dans le but unique de blesser. Si c’était ce qu’il était devenu, se souvenir semblait être une bien mauvaise idée. Pourtant il voulait savoir. Il le fallait. Pourquoi la détestait-il, pourquoi le détestait-elle, quelle était leur histoire ? Soudainement ses questions lui virent à l’esprit. Mais trop fier pour les poser, il se leva alors, essayant de ne pas trop s’appuyer à l’accoudoir – il était déjà mal en point, pas la peine qu’il lui donne de quoi s’apitoyé sur son sort, car elle ne voulait pas de sa compassion, alors, il ne voulait pas de la sienne. « Ce était pas de la compassion, je dirais que c'était une tentative d’humanité. » Ce terme étranger pendant neuf ans. Il connaissait encore sens. Il connaissait encore le sens de bien des mots. Mais il ne perdrait pas le temps avec une personne qui le voyait comme un monstre, incapable de voir qu’il n’était plus cette personne depuis peu, il n’était qu’une coquille vide. Il jeta alors un dernier regard à la sorcière. Il pouvait voir ses yeux encore embrumés par les quelques larmes qu’elle avait versé en silence quelques secondes plus tôt. Regrettant soudainement d’avoir eu la faiblesse de caresser sa joue, ou d’essuyer ses larmes, il n’était plus certain de son geste. Quel qu’en soit le but, il avait apprécié. Chassant cette idée, il détourna le regard, et en boitant un peu, il se dégagea du canapé. « Bon rétablissement, Moody. » Dit-il alors simplement. Si elle était ici, c’était pour une raison qu’il ignorait, mais elle était si blanche que même s’il était sensé la détesté, il voyait que quelque chose clochait. Il ne savait pas quoi, mais au fond il était intrigué, mais trop fier pour poser la question il avait préféré prendre la poudre d’escampette et partir. Il avait lâché le « Moody » impersonnel comme si lui donner raison sur le fait qu’elle le détestait, et qu’il la détestait dans son autre vie était réel. Mais ça, il n’en était pas certain, plus maintenant.   Attrapant le journal qu’il avait laissé sur sa table, il quitta la pièce, sa démarche hésitante.


It's good to be king like a conqueror

I can feel the weight, I can feel the weight of the world.I can feel the pressure, I know the pain and the hurt[...]I will not run when destiny comes, It's good to be king

 

SOMEBODY THAT I USED TO KNOW + ODETTE&SKANDER

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