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-SKANDER, LUNATIC-
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I am Insurgent, and proud to be.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: SKANDER, LUNATIC   Dim 24 Avr - 15:08









SKANDER LUPIN - SANG MELE - 35 ANS
“I believe that true focus lies somewhere between rage and serenity”



CES CHOSES QUE L'ON SAIT A SON PROPOS ― il est le leader de l’Ordre du Phénix depuis 1988 il a été auror avant la Purge, et quelqu’un qui avait foi en ses idées, en la liberté il s’est perdu de la Purge en 1981 à 1986, passant par de sombres heures, œuvrant alors pour la Main Noire avant de devenir infiltré au sein de celle-ci Il est de sang mêlé, et ne s’en ai jamais caché, comme il n’en a jamais eu honte. Pendant des années il s’est revendiqué comme « assassin » de Ciena MacArthur à la Purge auprès des mangemorts et du ministère pour sa propre survie. Il a été admis dans l’Ordre après avoir infirmé cette vérité sous véritaserum. Il a été recruté dans l’Ordre en 1986 par Cora McGonagall, alors que personne ne croyait en lui, l’alcoolique de la Main Noire. Elle lui a permis de retrouver le pied à l’étrier, et de croire de nouveau en quelque chose de fondamental : lui-même. Il est de notoriété publique que Skander a eu un penchant excessif pour les drogues et l’alcool au cours de sa vie, et cette « addiction » semble derrière depuis 1989, environ. Il a toujours vécu ou presque sur le chemin de traverse, où sa famille possédait jadis un commerce qui avait été florissant du temps de sa mère.

CES CHOSES QUE LES RARES PERSONNES DE SON ENTOURAGE SAVENT A SON PROPOS ― Il est à moitié Français par sa mère et parle couramment la langue de Molière sans accent. Il se sert parfois de cette langue pour communiquer avec son frère ou Beatrix quand ils ne veulent être compris de personne. Forcé par sa mère à choisir une distraction et une activité autre que le quidditch quand il était enfant, Skander ne s’en vante jamais mais il a appris le solfège, mais surtout le piano aux côtés de sa mère. Il a délaissé cet art il y a quelques années, préférant pratiquer la musique grâce à une guitare, bien plus pratique pour « frimer » comme dirait Aries. Il affectionne particulièrement la couleur rouge, tout comme le bleu – deux couleurs diamétralement opposé, un peu comme les deux parts que s’affrontent continuellement en son être. Sa famille, enfin, son frère et lui possède une maison dans la sud de la France, un vieux mas provençale hérité de la famille moldu de leur mère – ils n’y sont pas beaucoup retourné après la mort de celle-ci en 1965. Skander évitait de trop s’y rendre, ne supportant pas d’être assaillit par les souvenir que renfermait ces murs. Cependant, il y est retourné en compagnie d’Odette, et de leurs enfants. Finalement, capable d’affronter tout cela. Sa mère est décédé des suites d’une fatigue intense, mais les médecins expliquent que c’est la perte de son commerce, de ce travail auquel elle avait confié sa vie qui a précipité tout cela. Skander ne parle jamais de sa mère, encore moins de sa mort, seul son frère est au courant des détails. Sa relation avec son père a toujours été ultra conflictuel, Skander lui reproche tous des tourments qui affectent sa famille, encore aujourd’hui. S’il n’avait pas été alcoolique, sans doute aurait-il été capable d’élever Lothar sans se reposer sur Skander, sans doute n’aurait-il pas accumulé les dettes qui ont conduit ce loup garou à vouloir se venger en le tuant et transformant ses fils. Il n’en parle jamais.


Dernière édition par Skander Lupin le Sam 26 Nov - 14:20, édité 6 fois
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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Dim 24 Avr - 19:38









"Il était une fois un loup garou..."
"I feel it again... the pull to the light."



CHRONOLOGIE D'UNE VIE MAUDITE

1955 - NAISSANCE  Naissance de Skander premier fils de la famille Lupin, dont la branche au sang mêlé. Né d’un père sang pur, et d’une sorcière française.

1960 - 5 ANS Cinq ans plus tard, la famille Lupin s’agrandit. Au début, Skander voit d’un mauvais œil l’arrivée de ce bout de chou qui ne cesse d’hurler quand il a faim. Pourtant, il va rapidement s’attacher à Lothar, son jeune frère. Leur mère a la santé fragile depuis sa naissance.

1965 - 10 ANS  Il grandit en veillant sur son frère, élevé loin de la barbarerie Lupin, comme le disait son père. Il grandit dans une cuisine, assit entre deux casseroles et une marmite, sous le regard protecteur de sa mère. La Guerre commence à faire rage dans le monde des sorciers et les opposants à la nouvelle puissance qui montent son pris pour cible. Le restaurant de sa famille est alors incendié pendant la nuit par des jeunes mangemorts, dont Irvin Rackharrow. Sa mère à la santé plus que fragile ne supporte pas de tout perdre et se mure dans un chagrin qui la consumera quelques mois plus tard. Laissant les trois hommes Lupin livrés à eux même.

1966 - 11 ANS Ca y est, le sorcier a reçu sa lettre de Poudlard, et la perte de sa mère change considérablement son caractère. Plus agressif, plus cruel il aspire déjà à se venger un jour de ceux qui lui ont causé tant de peine. Pendant ce temps, le jeune sorcier est répartie à Serpentard, maison qui va voir s’épanouir un jeune prodige en sortilège et en défense contre les forces du mal.

1967 - 12 ANS Il rencontre une jeune demoiselle d’un an sa cadette jurant en français dans les toilettes. Ce fut sa première rencontre avec Beatrix Moseley, rapidement il va la considéré comme une membre de sa famille et veiller sur elle avec attention. C’est aussi l’année où son père commence à sombrer dans l’alcool, et où il craint pour la sécurité de son jeune frère, Lothar espérant voir les années s’écouler rapidement pour l’avoir à se côtés et veiller dignement sur lui.

1967 à 1973 - 12 à 17 ANS Le sorcier a une vie plutôt paisible à Poudlard rythmée par une rivalité presque violente avec un de ses cousins, Aries Lupin. Il est un prodige en sortilège et sait déjà ce qu’il veut faire plus tard. Pour lui, c’est certain il sera auror, ou rien d’autre.  Son père sombre chaque année un peu plus dans l’alcool, et l’arrivée de Lothar à Poudlard le rassure énormément, il peut désormais veiller dignement sur lui. Enfin. Sa rivalité avec Aries se transforme progressivement en amitié durable. Il fait également la rencontre d’une cousine pour lui moins dynamique et attachante Ombeline Lupin et s’attache réellement à eux deux.

1974 - 18 ANS  L’année de la réussite. Il tente le concours des aurors et le réussit avec succès. Il est un des meilleurs de sa promotion, et son arrogance ne cesse d’augmenter à mesure qu’il vieillit. Son arrogance fait pourtant son succès auprès des demoiselles, au grand damne de son père qui le traite de tous les noms pour cela. La relation entre les deux hommes se dégradent à vitesse grand v. Skander lui reproche sa façon de boire et son incapacité à garder la tête haute.

1978 - 23 ANS C’est l’année de tous les dangers. Déjà très épris d’une certaine Ciena McArthur, Skanker soutient son amie de toujours, Beatrix qui ne parvint pas à passer le concours des aurors. Elle connait ses cours sur le bout des doigts et panique le jour j. pour fêter la fin des examens et tenter de lui donner envie de continuer, Skander et elle passent une nuit à boire et à s’amuser pour finalement réaliser qu’ils sont dans le même lit le lendemain. La sorcière part quelques jours plus tard, prétextant vouloir prendre du recul vis-à-vis des aurors. Skander est aveugle face à la réalité, et commence quelques temps plus tard à sortir avec Cienna.

1981 - 26 ANS Première rupture avec Ciena, la jeune femme ne supporte pas sa façon de se fermer à elle. Skander est très préoccupé par l’état de son père qui ne cesse de s’amélioré et ne parvient pas à l’aider. Le sorcier se morfond et retombe dans ses vieux démons loin d’elle. C’est le retour de Beatrix après une aventure complexe et charnelle avec une jeune demoiselle qui va lui donner le goût de se battre pour Ciena. A la fin de l’année, elle accepte de nouveau d’être avec lui, ne sachant pas que cette année serait la dernière.  

SEPTEMBRE 1981 - 26 ANS C’est la descente aux enfers. Ciena est tué le jour de la Purge à cause de son statut de née moldue. Pris au piège dans le département des aurors, Skander n’a d’autre choix pour sauver sa peau d’endosser le rôle du meurtrier de Ciena pour avoir la grâce des mangemorts qui l’embarquent dans cette tuerie. Il ne tua personne ce jour-là, mais en resta traumatisé à jamais. Ce jour marqua le départ de Beatrix pour la France, il ne la reverra que neuf années plus tard. Skander s’en veut pour Ciena, se disant qu’il aurait pu et aurait dû l’aider, et regrette que son corps n’ai jamais de sépulture.

1983 - 28 ANS La mort de Ciena le plonge dans un état quasi léthargique ou les femmes sont devenues sont seul réconfort. Il rechigne à boire de l’alcool de peur de finir comme son père. Il veille alors sur Lothar, les trois hommes ont été ruiné par la Purge. Leur père accumule  les dettes, auprès d’un loup garou qui pour se venger le tuera de sang-froid et transforma alors Skander et Lothar en monstre de la Lune. Ce n’est qu’à partir de cette date que le sorcier commence à se prendre de passion pour l’ivresse.

1983 à 1987 - 28 à  32 ANS Un ombre, voici ce qu’il est devenu. Il vit avec Lothar au dessus de ce qui jadis était le restaurant de leur famille. L’appartement est petit, minable, mais c’est la seule chose qu’ils peuvent se payer. Skander a perdu son travail d’auror, et se retrouve à être le larbin de la Main Noire, homme de main. Se charge des sales besognes ne lui pose plus de problème, sa moral a été embrumé par les effluves d’alcool. Il peut encore compter sur Aries & Ombeline comme fidèle soutien.  

1988 - 33 ANS L’Ordre du Phénix renait de ses cendres. Jadis, il n’en faisait pas parti, mais connaissait bien certains de ses membres, c’est Cora McGongall une amie de son défunt père qui le pousse à entrer dans le combat pour qu’il fasse face à ses vieux démons. Il gravit rapidement les marches grâce à son charisme et son génie. Bien qu’il continue à boire, il devient un peu plus raisonnable, ayant enfin trouvé une raison de vivre. Cependant, le fantôme de Ciena et les regrets le hantent encore.

1989 - 34 ANS La mort de Cora quelques mois plus tôt font de lui par intérim un des leaders de l’Ordre. Faisant preuve de sa valeur lors de la prise de Poudlard, par ses talents de tacticien, il devient officiellement le Leader de l’Ordre quelques temps plus tard. Sa vie suit son court.

JANVIER 1990 - 34 ANS Il croit enfin tenir sa revancher sur Irvin Rackharrow en croisant sa progéniture dans une ruelle. Quand il voit la jeune Circée discuté avec son frère, Lothar et rire aux éclats, il se dit que la tâche sera bien plus complexe. Rusé, vil, et faisant fi de tout dommage collatéral il envoie une fausse lettre à Circée, lui donnant rendez-vous au lieu où Lothar se retrouve seul pour la Pleine Lune, dans l’espoir de voir la sorcière périr. Protégeant ainsi son frère des Rackharrow et faisant payer à Irvin la mort de sa mère.  

FEVRIER 1990 - 34 ANS L’Ordre du Phénix donne de fausse information aux mangemorts concernant l’un de leur QG pour que Skander et une équipe réduite volent une encre magique qui leur permettra de confectionner de fausses invitations pour le bal du ministère où le projet est de tuer Voldemort. Pendant ce temps, Beatrix fait son grand retour accompagné d’une gamine de douze ans, Skander ne sait pas qu’il s’agit de sa fille.

MARS 1990 - 34 ANS Le mois du changement. Quand Lothar apprend que Skander a voulu tuer Circée, une violente dispute éclate entre les deux frères ; Mais Skander se prépare pour ce qui est à ses yeux l’assaut du siècle. Profitant alors de cette soirée mondaine et masquée pour menacer Circée. Le signal est donné. Tous les phénix se lèvent alors, baguette en main, et en quelques minutes seulement Voldemort est tué. Un éclair de folie parcourant son regard, il saisit alors l’occasion pour donner un ultime avertissement à Circée, lui jetant un doloris redoutable. Après moultes blessures et péripéties, Skander est envie, et le monde va enfin changer.


Dernière édition par Skander Lupin le Jeu 27 Oct - 10:41, édité 3 fois
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Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Dim 24 Avr - 19:49









CIENA MACARTHUR - DECEDEE EN 1981
"Through the good times and the bad You were the best I never had"



SOUVENIRS DE L'ÊTRE AIMÉ.

I've been gone for so long now
Chasing everything thats new
I have forgotten how I got here
I have not forgotten you
We were just children with our eyes opening
You were all that i could see
You came close enough to know my heart beat but
Still not close enough for me
Through the good times and the bad
You were the best I never had
The only chance I wish I had to take
There was no writing on the wall
No warning signs to follow
I know now and I just cant forget
Youre the best I never had.

1971 Leur première rencontre avait eu lieu quand Skander avait douze ans, mais pour être franc, la petite brune aux yeux bleus qui trainait avec Beatrix lui avait paru bien anodine. Son amie était bien plus intéressante, ensemble ils parlaient le français sans que personne autours d’eux ne puisse les comprendre. Ce n’est que quelques années plus tard qu’il la remarqua enfin, elle avait changé. « C’est qui celle qui te suit comme ton ombre ? » Demanda alors Skander alors âgé de seize ans, une bouchée de pain dans la bouche. Beatrix haussa les épaules, « Ciena, ça fait à peu près cinq ans qu’elle me suit partout, c’est ma meilleure amie. » Répondit-elle d’une voix un peu sèche. Skander ne prêtait pas attention à ce qui l’entourait, jamais. « La petite chose avec une tignasse brune et les yeux bleus ? » Répondit Skander étonné. « Eh ben, elle a mangé qui cet été. » Dit-il avec humour, portant le verre de jus de citrouille à ses lèvres tandis que Beatrix lui filait un coup dans l’épaule pour le forcer à rester calme, poli et courtois quand Ciena s’assit à côté d’eux. Skander esquissa alors un sourire, « Lara c’est ça ? » Son amie leva les yeux au ciel, exaspéré par l’attitude m’as-tu-vu de Skander, tandis que Ciena elle se mit simplement à rire. « Ciena, mais c’est pareil je suppose. » dit-elle, quand ses joues virèrent alors au rouge pivoine. Sa petite voix était presque étranglée sous la timidité. Celle-ci la rendait drôle, agréable, et mignonne. Car « mignonne » c’était ce à quoi Skander avait pensé quand il l’avait vu ce jour-là. Un physique, et rien d’autre. Ce n’était que plus tard qu’il apprendrait à la connaitre, mais pour cela il allait falloir attendre qu’ils se retrouvent à deux, juste à deux.

1978Assise sur les marches du bureau des aurors, Ciena dont les cheveux bruns tombaient en cascade bouclés, sur ses épaules pourvus d’un pull en laine blanche. Les manches du pull étaient grandes, recouvrant en partie ses mains presque aussi pâles que son pull. Elle se sentait seule depuis le départ de Beatrix pour la France, son amie avait refusée qu’elle vienne passer avec elle une partie de ses vacances, le rejetant sans qu’elle ne puisse comprendre. Skander lui aussi s’était senti blessé par ce départ – il s’approcha alors de Ciena, s’asseyant à côté d’elle sur les marches, lui tendant un paquet de chips à la citrouille. Les préférés de Beatrix, qui jusqu’ici avait jamais été la seule chose faisant le lien. « Merci. » dit-elle, plongeant sa main dans le paquet. « C’est bizarre sans elle, tu ne trouves pas ? » Bizarre. « Différent, mais pas bizarre. » Répondit-il alors avec sourire, croquant un peu de ces chips. Il esquissa une moue dégoûtée. Faisant alors rire Ciena, « C’est dégueulasse hein ? » Skander rit alors. « Définitivement ! » Le son cristallin du rire de Ciena se joignit au sien. Ils n’avaient jamais ri ensemble, en fait, ils n’étaient jamais resté seul bien longtemps. Pourtant, Skander appréciait ce moment comme si son rire avait arrêté le temps. Il savourait l’instant, cette complicité naissante.   « Différent, mais j'aime ça. » Dit-il plongeant alors son regard dans le sien, le rire laissant place à toute autre chose. Son regard acier était magnifique, tout comme ses cheveux qui tombaient négligemment sur son visage. Elle était à la fois fragile et sublime, forte et vulnérable. « Moi aussi. » Répondit-elle, avant de voir ses joues se teinter de rouge, quand en guise de réponse, Skander se pencha alors naturellement vers elle pour déposer ses lèvres sur les siennes. S’en suivit le meilleur baiser de toute sa vie, le premier qui avait réellement compté, et celui dont il se souviendrait toute sa vie.

1980« Tu es incapable de… incapable d’aimer ! » Dit-elle se dégageant de lui. Il avait toujours été incapable de dire quelques mots simples. Trois mots, trois pauvres petits mots qui restaient définitivement coincés au fond de sa gorge. ‘je t’aime’ lui hurlait son cœur, mais ses mots restaient silencieux. Deux ans d’idylle réduite à néanmoins par l’arrogance d’un seul homme. Skander était un homme à problèmes, mais un homme qui ne s’ouvrait pas aux autres, préférant les régler lui-même plutôt que de demander de l’aide à qui que ce soit. « Ciena je… » Elle se retourna alors, lui faisant face. « Dis-le-moi juste une fois en me regardant dans les yeux. Dis-le-moi Skander. » Aucun son ne sorti. Une boule dans l’estomac. Il resta muet, presque béat. Il était incapable de lui dire qu’il l’aimait, mais son corps entier lui criait, son regard aussi. Il l’aimait à en crever s’il le fallait. « Tu vois, incapable de le dire, incapable d’aimer. » Elle secoua la tête, et lui tourna alors de nouveau le dos, marchant d’un pas décidé vers la porte, afin de prendre l’air, et de changer ses idées. La main de Skander saisit la sienne, « Ciena, je t’en prie, je… » Elle s’arrêta, tournant la tête vers lui. « Je t’aime. » dit-elle alors, essayant de le faire réagir, répondre quelque chose, n’importe quoi. « Je sais. » fut-il juste capable de répondre.  Elle secoua la tête. Il la connaissait par cœur, chacune de ses mimiques. Il voyait déjà poindre dans ses yeux aciers des larmes. Il ne voulait pas la pousser jusque-là, jamais – pourtant à chaque fois, c’était sa faute, toujours, tout le temps. « Laisse-moi, s’il te plait. » Dit-elle, presque dans un murmure suppliant. Meurtri par ces larmes, cette voix cassée, ces yeux baissés, il lâchait sa main à contre cœur, comme si en l’espace d’une seconde il avait tout gâché, comme toujours. « Je récupérerais mes affaires demain. » Dit-elle tournant alors le dos, récupérant son sac à main posé non loin de là. Quand la porte claqua. Une solitude immense envahi alors Skander.

AOUT 1981 « On a eu de bons moments. » Dit-il assit à cette terrasse de café sur le chemin de Traverse. Face à lui, Ciena les cheveux relevés contrairement à d’habitude. Mais elle était sublime sous ce soleil d’été, encore plus que d’habitude. « De l’excellent même. » Elle souriait. « Ecoute je… » Commença alors Skander, tentant de se justifier. « J’ai fait des conneries, je le sais. Laisse-moi une chance, je te promets que je ne recommencerais pas. » Il marqua une pause, attrapant nerveusement son verre se retenant de le boire cul-sec pour se donner du courage. « Dans tout ce qui s’est passé dans ma vie, tu es la meilleure chose qui me soit jamais arrivé. » Le cœur de Ciena manqua un battement. Il était incapable de lui dire qu’il l’aimait, mais il était capable de lui dire cela.  « Skander… » Commença-t-elle alors, mais elle fut coupé. « Laisse-moi terminer. Si je ne passe pas le restant de ma vie avec toi, alors autant que reste seul avec mon père, et une tripoté de chat. » Il ne pouvait s’empêcher d’ajouter une dose d’humour. « Parce que tu es la seule personne avec qui j’ai envie de vivre, la seule aux côtés de qui j’ai envie de mourir. » La sorcière attrapa alors la main de Skander, se leva alors de sa chaise pour l’embrasser soudainement. Le baiser fut électrisant, passionné, vrai. « J’ai envie de vivre et de mourir à tes côtés. » dit-elle, son front collé au sien, refusant de rompre le contact. Elle ne se doutait pas qu’elle allait le faire, mourir à ses côtés.

1ER SEPTEMRE 1981La panique au ministère – voici ce que les moldus auraient pu attribuer comme titre à ce début de journée si cela avait été un de leur film. Il ne savait où donner de la tête, ils étaient attaqués de toute part. Fallait-il se battre et prendre le risque de perdre et mourir, ou bien fallait-il simplement se rendre, espérant la clémence de ceux qui les attaquait. Car le combat semblait perdu d’avance. Il aurait dû faire preuve de courage, et se battre jusqu’à la fin, mais c’était tapis dans l’ombre d’un placard qu’il demeurait par sa faute. Dans l’obscurité du placard, contre lui, respirait difficilement la jeune femme à bout de souffle. Tremblante dans ses bras, il sentait son sang chaud lui dégouliner entre les doigts. « Tiens bon Ciena, s’il te plait. » Murmura-t-il doucement. Il connaissait Ciena depuis que celle-ci avait poussé avec la douceur qu’elle incarnait la porte du bureau des aurors avec la ferme intention d’en faire un jour parti. Bien que plus jeune, il avait pris sur lui de l’aider, frimant d’abord d’être intelligent et plus fort qu’elle – mais finalement il avait fini par aimer cette jeune femme plus que sa propre vie. « J’ai tellement… froid, Skander, j’ai froid. » dit-elle d’une voix si faible que même dans la proximité actuelle, il dû tendre l’oreille pour bien vouloir l’entendre. Il n’avait que brièvement pris par un combat, Ciena avait alors tué le mangemort qui les attaquait avant de prendre un sort perdu en pleine poitrine. Depuis, le sang versait à flot, et aucune magie ne semblait capable d’empêcher l’hémorragie. Impuissant, Skander avait l’impression d’être pétrifé.  « Ca va aller, je te le promets. » dit-il en la serrant contre lui. Il savait que c’était un mensonge, un cruel mensonge – mais n’est-ce pas ce genre de chose que l’on doit dire à quelqu’un qui est sur le point de s’en aller. « Promets-moi que tu t’en sortiras, quoi qu’il arrive… » Dit-elle, usant des dernières forces qu’il lui restait, « Ciena… » Voulu-t-il commencer à dire, « Promets le moi. Jure le moi. » Elle était ferme – était-ce là les dernières volontés d’une femme ?  « Je te le jure. » dit-il déglutissant avec difficulté, la gorge nouée. Il n’était pas un sentimental, il ne l’avait jamais été, sauf avec elle. Elle avait révélé le meilleur du sorcier et de l’homme qu’il était, et elle s’en allait. L’instant d’après, le souffle saccadé de la jeune femme s’évanoui dans la nuit et dans le silence. Il ne restait que son souffle à lui, saccadé. Il la secoua doucement, espérant une réponse, un signe, un mot. « Ciena, je t’en prie, reviens mon amour. » dit-il à mi-voix, réprimant ses sanglots pour ne pas être repéré. « Je t'aime.» dit-il dans un souffle, incertain qu'elle puisse l'entendre. Elle était déjà partie.

2 SEPTEMBRE 1981 Un jour. C’était déjà trop. Assis sur les mêmes marches du ministère où il l’avait embrassé pour la première fois. Il tenait sa tête dans ses mains, incapable de bouger. Incapable ressentir quoi que ce soit d’autre que de la douleur et de la peine. Il était revenu voir si son corps gisait toujours dans le bureau, hormis le sang, il ne restait rien. Le visage fermé, couvert par ses mains, un de ses poings était refermé sur un petit foulard bordeaux qu’elle nouait dans ses cheveux parfois. C’était tout ce qu’il avait retrouvé. Muet, il ne put s’empêcher de sangloter un instant, incapable de réprimer ses larmes plus longtemps.  Tout lui revint en mémoire, les bons, les mauvais moments. Jamais elle ne pourrait le quitter, il verrait toujours son visage, il entendrait toujours son rire au détour d’un couloir, il entendrait même son agonie encore et encore. Car finalement, tout n’était que de sa faute. C’était lui qui avait tenu à arriver plus tôt ce matin-là, c’était lui qui était parti chercher du café la laissant seule, c’était encore lui qui l’avait renié pour sauver sa peau, laissant alors sa dépouille partir avec celle des autres, anonyme. Son poing retenant le foulard quitta son visage pour venir s’écraser sur la marche de pierre faisant mal au sorcier. Mais la douleur physique n’était rien comparée à ce qu’il ressentait. Elle avait été le meilleur de lui, la meilleure chose qui lui soit jamais arrivée. Et maintenant, elle était partie.   


Dernière édition par Skander Lupin le Jeu 27 Oct - 10:42, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Dim 12 Juin - 15:45









SOFIA LUPIN SAINTECLAIRE - DECEDEE EN 1965
"Mama, life had just begun But now I've gone and thrown it all away"



LE SOUVENIR D'UNE MERE.

Mama, life had just begun,
But now I've gone and thrown it all away.
Mama, ooh,
Didn't mean to make you cry,
If I'm not back again this time tomorrow,
Carry on, carry on as if nothing really matters.
Too late, my time has come,
Sent shivers down my spine,
Goodbye, everybody, I've got to go,
Gotta leave you all behind and face the truth.
Mama, ooh, I don't wanna die,
I sometimes wish I'd never been born at all.

26 JUIN 1955 - Une journée à la chaleur écrasante. Bien sûr pour la jeune Sofia Sainteclaire, le soleil londonien n’était rien comparé au soleil de son enfance. Elle se languissait parfois du soleil de San Remo sous lequel elle avait grandi avec une mère italienne et un père parisien qui lui se languissait d la grisaille, trouvant le soleil trop oppressant. Elle avait hérité d’un tempérament sudiste, et il n’y avait que l’amour rencontré au détour d’un bar à Paris qui avait réussi à lui faire traverser le manche. Marcus Lupin, le jeune et l’intrépide sorcier anglais au charme et au charisme qui faisait chavirer le cœur de la franco-italienne. Ces choses que l’on fait par amour, s’enfermer à Londres sous une pluie battante, il fallait vraiment être amoureuse pour faire cela. Ou bien sans attaches. Ou peut-être simplement les deux. La jeune sorcière de tous justes dix-huit ans avait perdu mère et père dans l’année, elle avait donc mis les voiles, épousant le sorcier sur le champ, oppressés par l’amour et la passion. Quelques mois plus tard, sous « l’écrasant » soleil anglais, la jeune sorcière qui allait sur ses dix neuf ans pestait tous les mots qu’elle connaissait en anglais et en français depuis que le travail avait commencé.  Impatiente, intrépide, franche – tout ceci qualifiait la sorcière. Le travail fut long et douloureux, et aux dernières lueurs du jour, naquit un petit garçon. Couchée sur son lit de Ste Mangouste, le sorcier brun tenait dans ses bras un petit être aux yeux encore clos, dont les petits poing refermé firent craquer la jeune femme. Marcus lui donna doucement l’enfant « Doucement. » dit-il le sourire jusqu’aux oreilles. « Ca va, je sais, c’est mon fils.* » Répondit-elle dans sa langue française adoré. « Tresoro Mio » ajouta-t-elle une fois l’enfant dans ses bras. Ce fut son premier fils, et le débat concernant son prénom dura des heures. De longues heures. Francis, Arthur, Louis, Stefano, Alexander, Xander. Ils ne s’entendirent que sur une seul nom : Skander.
10 JANVIER 1960 - Un petit garçon assit sur les marches de l’escalier qui conduisait à l’étage. Ce jour là, aucun client n’était venu s’installer à l’une de table du restaurant que tenait Sofia et Marcus sur le chemin de Traverse depuis quatre ans, personne. Ce calme apparent ne plaisait pas à la petite tête brune et bouclé qui du haut de ses cinq ans ne comprenait. Pas un jour sans sa mère qui pestait en français ou en italien dans les cuisines. Pas une seule journée sans l’odeur délicieuse de cette fameuse cuisine. Il se sentait seul. Terriblement seul, il avait entendu ses parents partir dans la nuit, et son père avait passé la tête dans l’encadrement de la porte pour lui dire de dormir. Laisser un enfant de cinq ans dormir tout seul, ce n’était pas très prudent. Laisser le petit Skander Lupin seul, sans surveillance, c’était du suicide et de l’inconscience. A huit heure tapantes, assis, la porte du restaurant s’ouvrit en volé. Son père, tout sourire semblait être l’homme le plus heureux du monde. Mais aucune trace de sa mère. Skander mentirait s’il disait qu’il avait aimé ses parents de façon égale, non, cette mère avait toujours occupée plus de place. Elle lui avait toujours donné plus d’amour aussi. Il l’avait toujours plus aimé elle, parce qu’elle avait toujours été plus présente. Toujours. « Skander, viens, on va aller voir Maman. » Avait alors dit son père, celui avec qui il n’avait jamais eu le moindre atome crochu, c’était son père, celui qui le sermonnait parfois quand il allait trop loin, il n’était pas celui avec qui il jouait, pas celui avec qui il pouvait partager quelque chose, il y avait toujours eu ce fossé entre eux, ce fossé qui ne cesserait jamais de grandir. Le petit garçon se mit alors sur ses deux pieds, et attrapa la main tendu de son père, les deux transplanèrent alors. Il avait toujours détesté le transplanage. Il détestait Ste Mangouste, c’était anxieux qu’il entra dans la chambre de sa mère, surprit de voir dans ses bras un bébé. Une pointe de jalousie. « Viens mon cœur*, que je te présente ton petit frère. » La voix de sa mère, douce et agréable, calme et apaisante. Elle avait eu ce pouvoir sur lui, toute sa vie, même dans sa mort. D’un pas hésitant, le petit sorcier avança alors, il finirait par aimer cette petite chose qui commença alors à brailler, ce n’était qu’une question de temps.
1964 Oui, il avait fini par l’aimer ce brailleur. Il lui avait fallu attendre un peu, comprendre, et il l’avait aimé. Parce que sa mère y tenait dans un premier temps. Partager l’attention de sa mère avait été catastrophique pour Skander dès le début. Et il avait l’attention de Lothar, deux gamins qui devinrent complice et proche, malgré les différences d’âges. Il n’avait pas envie de jouer avec qui que ce soit d’autre – avec qui aurait-il pu s’était sa seule famille, sa seule fréquentation. Leur père avait banni les Lupin de leur vie, les disant « néfastes », et sa mère née moldue n’avait pas de famille qui pouvait la reconnaitre comme quelqu’un de de « fréquentable ». Aussi touchée puisse être sa mère par l’abandon de sa famille, elle n’en a jamais rien laissé transparaitre, forte et fière. Eux quatre, c’était tout ce qu’elle avait, c’était tout ce qui comptait. Sofia Lupin se dévouait pour les siens, jours et nuits s’il le fallait, prête à tout sacrifier pour sa famille. Absolument tout, sauf ses idées. Elle n’avait jamais hésité à remettre en place un client un peu lourd, ou limite. « De la bouffe de sang de bourbe ? » S’esclaffa alors un mangemort – ou du moins ceux qui commençaient à en être – attablé dans le restaurant. « DEGUEULASSE ! » Dit-il alors, sous le rire de ses camarades, renversant le contenu de son assiette sur le sol, et ses camarades firent alors de même. Ce jour-là, Skander était assis au sommet des marches, un regard sur la salle, stupéfait. Déjà son sang de petit garçon ne fit qu’un tour, mais c’est la frêle main de Lothar  et son regard apeuré par les voix qui s’élèvent qui l’empêche alors de bouger. Marcus Lupin, baguette au poing se tenait aux côtés de Sofia, stoïque. Elle était forte, mais quand Skander croisa son regard un bref instant, il sut qu’elle avait mal, que ces mots lui avaient fait du mal. Il pouvait lire en elle, si facilement. Et vice versa. Elle avait été la personne qui avait jamais été le plus à même de le comprendre. « Si c’est si dégueulasse, alors dégager. » Sa voix froide, son appel, non dénué de son accent français. Elle se tient fièrement à côté de son époux, « De toute façon, on ne sert pas les gens de votre espèce ici. » L’homme la fixe et fait un pas vers elle, tandis que Marcus s’interpose, « La vermine. » Ce n’est que parce que Marcus menace l’homme de sa baguette que les choses ne vont pas plus loin. Le regard noir de l’homme et des sorciers qui l’accompagnent glacent le sang du jeune sorcier qui a attrapé la main de son jeune frère. Il ne la lâche pas, comme pour le rassurer. Il ne peut pas la lâcher. « Tu ne perds rien pour attendre putain de sang de bourbe ! » Crache-t-il alors avant de rebrousser chemin, indiquant à ses comparses la porte qu’il claque avec force, faisant raisonner un bruit sourd dans le restaurant. Sofia avait sous-estimé le pouvoir de ces hommes, leur influence. Mais cela n’avait pas d’importance, tout ceci aurait bientôt une fin.
23 DECEMBRE 1964 La nuit paisible et calme. Le restaurant de la famille Lupin était en chute libre depuis quelques temps déjà, le climat de peur d’un certain mage noir grandissant, ses adeptes semblaient avoir plus d’influence que ne l’aurait jamais cru Sofia dans le monde magique ; Elle avait mis à la porte de son échoppe ces hommes, sans ménagement, les touchant dans leur orgueil. Elle réfléchissait après coup, comme son fils. Un trait qu’ils avaient en commun, la fougue du sud dans leurs yeux noisette. Agé de presque dix ans, Skander avait bien compris que quelque chose n’allait pas. Cette nuit-là, il n’arrivait pas à trouver le sommeil. « Skander, Skander, tu veux jouer ? » Demanda alors la voix fluette de son jeune et unique frère, Lothar, le petit bout avait grandi à une vitesse folle. Il devrait dormir à cette heure-ci. « Rendors-toi Lothar, on jouera demain. » Il vit dans le pénombre, son jeune frère esquisser une moue boudeuse. Mais il se tourna alors, comme pour se rendormir, enfin prétendre dormir. Skander n’arrivait pas à fermer l’œil. Il se leva sur la pointe des pieds, encore un pyjamma, il entendit du bruit dans le restaurant et passa la tête dans la cage d’escalier, et vit ses parents assit dans la pénombre, discutant à cette heure tardive. Son père encore habiller, comme s’il venait de dehors, sa mère, les bras croisés sur sa poitrine, son peignoir sur les épaules. Et sa voix sèche comme quand elle est contrariée. « Pourquoi tu avais besoin d’aller voir ton père ? » Le père de Marcus, Charles Lupin – jamais Skander n’avait entendu parler de son grand père. Comment aurait-il pu ? « On a besoin d’aide. » Le petit sorcier se tapi dans l’ombre, prêt à tout entendre, il avait toujours été curieux, mais il voulait connaitre la raison de l’énervement de sa mère, cette stupeur, et cette angoisse qu’elle lisait sur son visage. « On a pas besoin d’eux. » Elle était ferme, plus ferme que Marcus, plus forte aussi. « Sofia je… » Bafouille alors son père, mais elle le coupe levant la main, perdant son sang froid, haussant le ton, « Il voudra faire subir à Skander ce à quoi tu as échappé, tu t’en rends compte, ton fils ainé, il voudra qu’il devienne comme eux. » Le petit garçon fronce alors les sourcils, ne comprenant pas ce à quoi sa mère voulait qu’il échappe. « Pas si je… » Son père tente une nouvelle fois d’interrompre la tornade brune qui le pointe du doigt, fermement, « Non, pas mon fils, aucun de mes fils ne subira cela, pas tant que je serais là pour l’empêcher. » Tant qu’elle serait là, rien ne leur arriverait. Il ne se doutait pas qu’elle parlait de leur avenir à  lui, à Lothar. « On a besoin d’argent, on va… » Marcus tente de la calmer, parlant avec douceur, mais elle secoue la tête, incapable d’admettre que cela puisse être une solution, « On devrait retourner en France. Toi, Lothar, Skander et moi, on peut toujours les inscrire à Beauxbâtons loin de tout ça. » Il n’avait pas envie d’aller en France le jeune sorcier, on lui avait promis Poudlard, il voulait voir ce magnifique château, ne se doutant pas une seconde que partir en France aurait pu leur sauver la vie, à tous. S’ils étaient partis, leur vie aurait été bien différente, sans doute plus supportable. « Sof… » Commence alors Marcus, quand soudain, les vitres du restaurant éclatent.

Les vitres du restaurant volèrent en éclat aussi surement que leurs vies. Jamais elles ne seraient plus comme avant, jamais. Sofia se leva d’un bond et jeta un regard vers l’escalier, et y croisa le regard de son fils ainé. Celui-ci s’était levé d’un bond quand tout était partie en miette. Il était debout, mais parfaitement incapable de bouger, tétanisé par la peur. Il n’avait pas de courage ce gamin, aucun. Les vitres en miettes, un sort fusa vers l’intérieur, incendiant le comptoir, mais aussi quelques tables. Ni une ni deux, Sofia couru vers le sommet des escaliers, attrapant alors Skander par le bras, elle n’entendit pas Marcus lui hurler quelque chose. Il n’y avait que ses enfants, « M’man. » Voulu articuler Skander, mais il se stoppa en voyant les flammes danser. Sa mère l’attira alors vers sa chambre et l’ouvrit en voler, elle cria de stupeur, « OU EST TON FRERE ? » Son frère, Lothar – il dormait. Il en était certain. Il dormait. Elle s’accroupit à côté de Skander, l’attrapant par les bras, « Où est ton frère, Skander ? Où est-il ? » Il avait échoué à veiller sur lui. Il hoche la tête de gauche à droite, incapable de lui donner une réponse, encore tétanisé par la peur. Il n’eut rien le temps de dire ou de faire d’autre, sa mère le porta, comme s’il avait cinq ans de moins, comme un bébé. Les flammes crépitaient dans l’antre de cette maison bien meurtri. Elle toussota, protégeant son aîné comme elle le pu. Aucune trace de Lothar dans aucune des pièces, en panique, elle descendit alors les marches, esquivant les flammes comme elle put, courant à en perdre haleine. Dehors, elle posa Skander au sol. Ses yeux rougis par les larmes, la peur, elle tremblait. Il recula d’un pas, et si tout était de sa faute ? Il n’avait pas veillé sur son frère. Il avait échoué, alors qu’il avait promis de le faire. Il n’osa pas croiser le regard de sa mère, une boule au ventre. Son regard enfantin se posa sur la demeure en flamme. Ils avaient tout perdu, même un gamin de presque dix ans le réalisait. Tout, la chute ne faisait que commencer. Il laissa alors des larmes silencieuses couler sur ses joues, tandis que sa mère sanglotait dans les bras de son père. Lui, il était incapable d’aller vers elle. Il n’avait jamais vu autant de détresse dans ses yeux. Skander recula, il ne voulait pas voir ça. Ce fut la première fois qu’il se senti coupable. Quand derrière lui, une voix fluette demanda alors, « Tu veux jouer Skander ? » Il se retourne vivement et voit un petit garçon, Lothar – d’à peine cinq ans, un souaffle dans les mains. Ce même petit garçon qui n’avait pas envie de dormir. Il n’est pas adepte des élans d’affections, même à l’époque, pourtant il court vers son frère pour le pendre dans ses bras. Ce fut la première fut qu’il crut le perdre. Il se jura de ne plus jamais le perde de vue, il se jura de ne plus jamais le laisser tomber. Il se jura aussi que plus jamais rien ne lui arriverait parce qu’il avait échoué à le protéger, quel qu’en soit le prix. Alors qu’il tenait son frère dans ses bras, au grand étonnement de celui-ci, leur mère vint les étreindre. « Mes amours*. » Murmure-t-elle alors, ne les lâchant pas, avant de s’écrouler sur le sol.
24 JUIN 1965 Des mangemorts avaient incendié leur commerce, leur maison. Ils avaient pu stopper les flammes avant qu’elles n’atteignent l’appartement, avant qu’elle ne puisse réduire en cendres les souvenirs et tout ce qu’ils possédaient. Pourtant, le matériel ne signifie rien.  Absolument rien. Ils n’étaient allés nulle part les Lupin – incapable de bouger. Incapable de poursuivre le rêve de leur mère de partir pour la France, comment auraient-ils pu ? Sofia n’était pas au meilleur de sa forme, elle s’était écroulé le jour de l’incendie, et était restée en sommeil, plusieurs jours durant. Le stress avaient dit certains médicomages, l’incendie, tandis qu’un autre parlait simplement de coïncidence, comme si elle avait couvé quelque chose pendant des années, et qu’elle faiblissait maintenant incapable de maintenir les apparences. Pour un gamin comme Skander, c’est clair : c’est la faute des mangemorts. Ce sentiment de colère, mêlé à la haine, un garçon de dix ans ne devrait jamais avoir à le ressentir, jamais. Pourtant, ce sentiment a conditionné le reste de sa vie, ses choix, son parcourt, ses erreurs aussi. Absolument tout. Il était le premier, tandis que Lothar et son père trainaient en chemin. Il poussa alors la porte de cette chambre qu’il détestait tant. Il n’avait jamais voulu être médicomage et cette expérience avait sans doute conditionné son choix. Elle était tendu sur le dos, les yeux clos, paisible. « Mamma*. » Articule-t-il, sans obtenir de réponse. Il tremble, et attrape sa main, « Maman*. » Cette fois-ci, il la sent bouger, il la voit tourner sa tête vers lui, son visage devenu bien pâle, elle ouvre ses yeux bien fatigués pour regarder son fils aîné. Alors, un sourire se dessine sur ses lèvres, faible, comme elle. « Tresoro Mio*. » Sa voix est si faible, que s’en est presque un murmure.   « Promettimi di prendersi cura di voi.* » Ces mots sont un électrochoc. Pourquoi lui demander de prendre soin de son père et de Lothar, elle serait bientôt là à la maison pour l’aider. Comme elle le faisait depuis toujours. Elle serait bientôt là, tente-t-il de se convaincre, ne lâchant pas sa main qu’elle tient avec toute la force dont elle est capable. Il reste muet.   « Ricorda tutto quello che abbiamo ... sognato. Vegliare su di loro, hanno bisogno di te.* » Cette fois-ci, Skander est incapable de se taire, comme incapable de retenir ces larmes qui coulent sur ses joues ; comme s’il sentait lui aussi, que c’était la fin. « Maman je… Tu vas revenir, tu me l’as promis. » Mais elle ne l’écoute pas, caressant avec difficulté la joue de son fils,   « Ma anché... hai bisogno di loro.* » Oh ça oui, il avait besoin d’eux. Il avait besoin de sa famille, c’était le seul repère qu’il n’avait jamais eu dans sa vie, enfant trop solitaire pour avoir d’autre ami, isolé par des parents qui avaient coupé les ponts avec les leurs. S’il avait grandi comme un Lupin, il aurait connu une famille à la fois terrifiante et merveilleuse. « ...bisogno di loro.* »  Sa voix n’est qu’un souffle. Elle résumait l’existence de Skander : avoir besoin de sa famille. Putain, elle avait toujours tout compris de son fils. Elle avait toujours su le comprendre mieux que personne. Capable de lire en lui comme dans un livre ouvert, il avait été capable de lui soutenir l’impensable pour camoufler les frasques qu’étaient celle de son frère, ou les siennes, avec tact – mais elle avait toujours su lire. Soudain, sa main lâcha alors la sienne, il perdit son contact, et elle en perdit son dernier souffle. « Maman. » Tente-t-il alors, tandis que la porte s’ouvre. Il n’obtient aucune réponse. Plus jamais il n’obtiendrait de réponse. Elle était partie. Emportant avec lui bien des choses, ne lui laissant que l’amertume de n’avoir rien pu faire. Mais pourquoi se blâmer, quand on a que dix ans, qu’est ce qu’on pourrait bien y faire ? Il sentit la main de son père de poser sur son épaule, pour le réconforter dans un premier temps, mais aussi pour le tirer. Il recule alors, échangeant un regard avec son père, leurs regards embrumés par les larmes. Il voit alors son père s’approche d’elle, et perdre pied. L’aîné des deux fils recule alors, s’approchant alors de son frère. Il doit veiller sur eux, mais surtout sur lui. Il s’approche de Lothar et l’étreint alors, les larmes silencieuses. Il n’avait pas souvenir d’avoir pris beaucoup de fois son frère dans les bras, mais il le fallait. Les sanglots interminables. La peine éternelle. Jamais il ne s’en ait remis. Jamais il n’a oublié. Il a oublié bien des choses, les rêves de sa mère, mais jamais la promesse de veiller sur eux. Jamais.
Solo ieri c'era lei Nella vita mia
Solo ieri c'era un sole
Che metteva allegria
E io mai Credevo proprio che mai
Mai più andasse via
Forse è stata tutta qui
La mia ingenuità Solo ieri
No, non può finire così
La vita inventerò
Ancora per un pò
No, non può finir così
Qualcuno troverò E rinascerò
Già, da domani in poi
Pensando ad oggi dirò E solo ieri ormai.


Dernière édition par Skander Lupin le Jeu 27 Oct - 10:42, édité 3 fois
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I am Insurgent, and proud to be.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Lun 13 Juin - 0:36









BEATRIX MOSELEY- DECEDEE LE 30 JUIN 1990
"Because you're my bestfriend."



I’M WITH YOU TIL THE END OF THE LINE.


Une mission comme les autres, une putain de mission de sauvetage d’infiltrés, encore une fois. C’était monnaie courante de sortir ceux qui risquaient leur vie pour une information de cette mauvaise passe. Les mangemorts ne faisaient plus dans la gentillesse, ils frappaient au hasard, déterminer à débusquer chaque traitre, chaque informateur, à réduire les défenses et les capacités de l’Ordre à néant.  Ils avaient ce besoin irrépressible de détruire tout ce qui touchait de près ou de loin à l’Ordre s’était devenu dangereux pour quiconque de sortir mais pour Skander c’était presque du suicide à chaque fois. Parfois, ils avaient le temps de préparer du polynectar mais parfois le temps était compté. Précieux pour sauver des vies, pour réussir une opération. Il avait un prix sur sa tête, un homme ne peut vivre éternellement avec un prix sur sa tête sans en subir les conséquences. Mort ou vif, c’était ce qui était écrit sous sa photo qui était collée sur plusieurs murs londonien, avec la mention « sorcier dangereux, à approcher avec précaution », c’était certain que les mangemorts devraient faire attention s’ils voulaient l’appréhender. Il n’était pas de ceux qui se rendaient, il était de ceux qui préféraient mourir les armes à la main plutôt que de devoir être interrogé et parlé sous veritaserum. S’il devait sentir le danger dans une situation et qu’il devait sentir qu’il n’y avait pas de retour en arrière possible, aucune issue, alors il savait qu’il provoquerait le destin, qu’il le provoquerait au point de ne pas avoir la chance de s’en sortir. Parce qu’il faut mieux mourir libre et debout que de devoir crever à genoux après avoir livré les secrets de défense et d’attaque de l’Ordre. Bien sûr, en cas où Ekaterina ou lui étaient capturé puis interrogé, ils avaient mis en place une procédure d’urgence connue uniquement d’eux même qui permettrait de sauver les meubles, et le plus de personne possible. Il espérait ne jamais avoir à s’en servir, il espérait honnêtement en mourir avant. Mourir ne lui avait jamais posé aucuns soucis, jamais. Jamais avant qu’il ne croise la route d’une tignasse blonde, de deux orbites bleues. Il avait voulu s’esquiver prétendant qu’il lui ferait du mal. Il avait céder, et lui avait promis de faire le nécessaire pour être à ses côtés, à ceux de ces deux terreurs à la tête blonde. Une promesse qu’il s’évertuait à ne pas rompre, pour la première fois de sa vie, il mettait le cœur à l’ouvrage. Pour la première fois depuis longtemps, il osait enfin se sentir vivant. Il touchait du bout des doigts un bonheur idéalisé, même s’il était lointain, il méritait qu’on s’y penche. Qu’on se batte pour lui. Pour elle, pour eux, pour ce nous qu’il avait tant hésité à construire.

Mais ce n’est pas parce que votre cœur est soudain habité par des sentiments inconnus et vivifiants que vous pouvez vous permettre d’arrêter ce que vous savez faire. Ce que vous savez faire de bien. Il était né pour les combats, pour les sortilèges et pour l’action. Il s’en rendait compte maintenant, il avait toujours été parfaitement nul durant les cours théoriques ne s’épanouissant que lors des pratiques, et il avait réellement explosé quand il était entré au bureau. S’il avait la capacité de faire un retour en arrière, il ne changerait de voie pour rien au monde. Auror était sa vocation, se battre contre les forces du mal, débusqué la magie noire et les mages noirs étaient sa spécialité. Lointaine spécialité qu’il avait pu de nouveau côtoyer grâce à l’Ordre. Le bureau lui avait permis de faire les plus belles rencontres de sa vie. Enfin, il lui avait permis de garder près de lui ces personnes qui comptaient déjà. Cela lui avait permis de rencontrer réellement Ciena, il avait su aller au-delà des mèches brunes qui cachaient ses yeux pour voir la magnifique sorcière forte qui se cachait dessous. Il avait appris à l’aimer, même s’il avait toujours refusé de l’admettre. Il y avait aussi rencontré l’un de ses meilleurs amis, Tristan – et il avait aimé partager ces années avec lui. Avec lui, il avait rencontré la femme de celui-ci, Ekaterina qui était encore aujourd’hui l’une des seules amies qui lui restait. Et il avait gardé auprès de lui, malgré ses échecs au sein du bureau : Beatrix. Il la connaissait depuis qu’ils avaient onze ans, il ne s’en lassait pas. De cette tignasse brune souvent mal coiffé, de ces yeux verts rieurs. Ils avaient eu la faiblesse de tenter les bras de l’autre une fois, une folle soirée de dernière année. Il n’avait jamais voulu en reparler, se considérant trop ivre pour être sain d’esprit à cet instant. Il n’en gardait qu’un vague souvenir, et ne gardait que la gêne du réveil. Pourtant, Beatrix aurait pu être son idéal ; mais il n’avait jamais voulu prendre le risque de sacrifier cette amitié au profit d’une relation qui se serait terminé avec pertes et fracas, comme toujours avec lui. Beatrix était peut-être la seule personne qu’il n’avait jamais brisée, l’une des seules contre qui il n’avait jamais réellement haussé la voix. Elle était celle qui était capable de l’apaiser, celle qui était capable de le faire sourire à travers ses lettres, rendant les péripéties de celle qui disait être sa fille adoptive intéressante pour un type qui n’avait jamais approché un enfant de près. Pendant six ans, ses lettres avaient été son moment de volupté, ce moment où il se réjouissait qu’une personne ait réussi à vivre après le Purge. Il se réjouissait que ça soit elle. Elle avait su saisir sa chance, alors quand elle avait voulu s’excuser d’être partie, il lui avait confessé qu’il ne souhaitait plus jamais la voir s’excuser d’avoir cherché le bonheur ailleurs.

Ce ne fut qu’à son retour sur le sol anglais qu’elle avait été en mesure de contempler l’étendue des dégâts. Skander avait sombré corps et âme, déjà bien amoché par la Purge, sa morsure avait fini le travail. On pouvait compter les cadavres de bouteilles au pied de son lit. A cette époque, il puait le whisky, sentait la cigarette. Il vivait au jour le jour, comme si demain n’avait aucune importance. A cette époque, il se fichait bien de voir demain, il préférait laisser la vie l’achever plutôt que de s’achever lui-même. Il n’avait jamais eu la force d’en finir, pourtant c’était ce qui aurait permis de neutraliser la bête, de la réduire au silence, de faire en sorte qu’elle ne blesse jamais personne. Mais son retour avait eu pour effet de le secouer un peu, lisant dans ces yeux la déception de l’avoir vu sombrer. Elle avait vu qu’il ne restait rien du jeune homme enjoué et fier de ce qu’il était. Il ne restait rien de l’auror, rien du Lupin, si ce n’était qu’une ombre funeste qui planait avec une odeur d’alcool et de fumée.  Elle avait voulu rester loin du conflit, pour cette fille qu’elle avait adopté. Un foutu mensonge, si Skander avait été capable d’ouvrir les yeux, il aurait vite compris que l’âge, la ressemblance physique, le caractère, tout en Rhea faisait d’elle une Lupin ; mais l’esprit embrumé par l’alcool et les vapeurs de drogues avaient eu raison de sa logique, et il n’avait jamais été chercher plus loin, apportant de l’eau au moulin de Beatrix sans s’en rendre compte. Tout en cette gamine était Lupin, sa façon de se tenir, cette nonchalance chronique, cette arrogance naturelle, cette maîtrise du sarcasme. Tout. Ses cheveux, les traits de son visage, la couleur de sa peau, ses yeux. Tout. Il était juste incapable d’ouvrir les yeux, ne réalisant pas une seule seconde que Beatrix pourrait lui mentir. Lui, il ne lui avait jamais menti, pas une seule fois, car même au lendemain de leur nuit en septième année, il avait dit avec une franchise que Bea lui connaissait que c’était étrange et qu’il avait l’impression d’avoir couché avec sa sœur. Elle en avait ri, pas une seule seconde il ne s’était douté de la dureté de ses mots. Pas une seule seconde il avait cru la blesser. Ce fut la première fois qu’elle lui menti, « Moi aussi, genre mon cousin, c’est affreux », avait-elle dit en riant se cachant dans les draps. Le premier mensonge d’une longue liste. C’était le mensonge qui engendra le reste. Elle avait menti, alors qu’elle avait aimé, apprécié, comme si elle avait attendu qu’il pose enfin les yeux et les mains sur elle. Le premier dont elle récoltait encore les fruits aujourd’hui.

Quelques semaines plus tard juste avant les vacances de Noël, elle s’était découverte enceinte et avait dû le cacher, à tout le monde, ne voulant pas lui forcer la main. Ne voulant pas forcer les choses. Il ne l’aimait pas de la même façon dont elle l’aimait elle. Ça n’avait aucun ses, aucun avenir, pensait-elle alors. Elle a supplié son père pour être transféré à Beauxbâtons – comme Maman, je veux au moins faire une partie de ma scolarité avec maman. Il avait accepté, puis avait découvert le poteau rose. Skander fut triste de voir partir sa meilleure amie dans ce qu’ils s’étaient promis d’être la meilleure année de toute leur existence. De l’autre côté de la manche, Beatrix avait affronté le regard froid et dur de ses compatriotes français et françaises. Elle avait honte de vouloir garder un bébé qui n’aurait pas de père. Car c’était évident : jamais elle ne pourrait lui en parler. Elle avait trop honte de ressentir cet amour à sens unique, et ne voulait pas qu’il se sente obligé de faire quoi que ce soit. Elle restait évasive dans ses lettres, et quand Skander lui demanda s’il pouvait venir la voir, elle refusa catégoriquement prétextant la dragoncelle, alors qu’elle n’allait pas tarder à accoucher. Le premier mensonge entraina le reste. Elle refusa de prendre l’enfant dans ses bras à sa naissance, déterminée à l’abandonner plutôt que de l’aimer, ayant trop peur de voir un peu de son père à chaque regard. Confié à une tante elle était revenu aux côtés de ses amis et de Skander comme si de rien n’était déterminée à tout oublier, si tant est que cela soit possible. Elle voulut d’abord n’avoir aucune nouvelle de la petite Rhea qui était né durant l’été à Paris, mais c’était plus fort qu’elle, ce besoin irrépressible de prendre de ses nouvelles. C’était sa chair, et elle réalisait qu’elle était incapable de combattre l’instinct maternel. Présente sur le sol anglais, elle avait cloisonné sa vie : la vie d’un côté et sa fille de l’autre. C’était sans nul doute ce qui l’avait poussé à échoué trois années de suite au bureau des aurors. Malgré tout le soutien que lui apportait Skander, il l’entrainait avec ferveur, elle perdait ses moyens à chaque fois. Il n’avait jamais compris pourquoi. Pourquoi une serdaigle studieuse perdait ses moyens de la sorte. S’il avait su, les choses auraient sans nulle doute été bien différentes. Cependant, Skander ne l’a jamais laissé tomber. Jamais il ne pourrait la laisser tomber. Quand bien même sous les yeux de celle qui brûlait pour lui, il commençait à tomber amoureux de celle qui serait l’amour de sa jeunesse. Beatrix était restée, comme si le savoir heureux était la seule chose qui importait. Deux choses lui importaient : le bonheur de Rhea et celui de Skander, ces deux personnes qui comptaient véritablement dans sa vie. Il n’a jamais rien su de tout cela, encore aujourd’hui, il reste dans le flou total. Incapable d’ouvrir les yeux. La mort de Ciena aurait dû les rapprocher, mais elle n’avait fait que pousser Beatrix à fuir vers la France, à y chercher son bonheur en assumant son rôle de mère. Il se souvenait encore de cette lettre dans laquelle elle lui disait avoir adopté une petite fille adorable. Rhea. Il y avait cru, c’était une belle seconde chance. Tout ce qu’il avait voulu était le bonheur de son amie. La savoir loin de ce carnage avait été une libération. Il n’y avait plus que lui pour couler.

« Arrête de rêver à la blonde une minute s’il te plait. » Pesta alors Beatrix, à mi-chemin entre le sarcasme et le sérieux ; elle était toujours ainsi lorsqu’elle était énervée par quelque chose. En ce moment, la présence d’Odette semblait réellement l’ennuyer, Skander s’était bien rendu compte, et le pire dans tout cela, c’était que c’était réciproque, une animosité qu’il peinait à comprendre, tant il était aveugle à l’attention que lui portait Beatrix depuis des années. Il ne s’en était jamais rendu compte, ou peut-être l’avait-il vu sans jamais vouloir l’admettre, comme si l’admettre changerait leur relation. Il tenait à cette relation, comme à la prunelle de ses yeux. Elle était le seul vestige d’une époque dorée, d’une génération brisée, d’une amitié légendaire. Il n’avait pas voulu brisé cela, pour rien au monde. Il avait eu l’impression de tout briser quand il avait fini dans ses draps et s’en était ravisé. Il ne voulait pas briser cela. Il ne voulait jamais voir ce lien brisé. Même à huit ans loin l’un de l’autre, ils avaient réussi à préserver le lien, sans se voir, juste par les lettres. Bien sûr, ils avaient manqué beaucoup de la vie de l’autre, Skander pourrait même admettre avoir manqué de sa présence. Mais plus elle avait été loin de lui, plus il avait été rassuré. Rassuré de savoir qu’elle était dans un pays en paix, à faire ce qu’elle aimait, avec une enfant qu’elle voulait élever. Une fois elle lui avait demandé pourquoi il n’avait pas voulu fuir avec elle. Il lui avait répondu qu’il aurait eu l’impression de trahir les siens, de trahir Ciena. Il avait préféré resté, subir, essayer d’épancher sa douleur. Mais il avait dit avoir été à deux doigts de la suivre, comme si la perdre était insupportable. Alors, quand elle pestait contre la nouvelle blonde dans la vie de son ami, Skander le prenait avec le sourire sans vouloir comprendre. Les choses finiraient par s’arranger, car il était certain qu’il ne voulait se débarrasser ni de l’une, ni de l’autre. « Arrête avec ça. » Dit-il légèrement énervé, car ils étaient en mission, ils auraient le temps d’en rire plus tard. Mais en mission, Skander était extrêmement concentré, contrastant avec l’homme dissipé qu’il pouvait être parfois. « Quoi ? Elle est blonde, tu es d’accord que j’ai le droit de me poser des questions. » Continua-t-elle, lui emboitant le pas. Cette remarque le fit simplement sourire il n’eut pas envie d’u répondre, parce qu’il fallait être très discret.  Mais elle avait raison, Odette était la première blonde de sa vie, cela n’avait jamais été son genre de femme, absolument jamais. Brune de préférence, les yeux clairs si possibles. On pouvait dire qu’il cherchait le portrait de Ciena, mais ce n’était pas vrai. Avant même de croiser la route de Ciena, il cherchait déjà cet idéal, peut être le résultat d’un syndrome Œdipien, car Sofia Lupin était ainsi, française originaire du sud, dont la mère italienne avait laissé les cheveux noirs et épais dont Skander et son frère avaient hérité. « Non mais avoue, Blonde séri… » Skander se retourna alors vivement plaquant sa main sur sa bouche pour l’empêcher de parler. Il ne faisait pas ça par plaisir, juste parce qu’il avait entendu du mouvement. Proche, les regards des deux amis se croisèrent. Des mangemorts n’étaient pas loin, en patrouille, Skander le savait, et ce n’était pas une bonne nouvelle. Cette mission était dangereuse depuis son commencement, et virait lentement à la mission suicide. Il le savait, et maintenant il fallait juste essayer de déjouer le sort.

« On arrête, on s’en va. » Conclu-t-il, sa baguette fermement en main. Il n’était pas suicidaire. Seul, il y serait allé, bien que maintenant il ait une réelle raison de vouloir rester parmi les vivants. Mais pour la mission, il aurait tenté le tout, s’il avait été seul. Il ne pouvait pas demander cela à Beatrix, il n’avait pas le droit de lui faire risquer sa vie de la sorte, ils trouveraient le moyen de secourir cet infiltré, plus tard, mais ils ne pouvaient pas se lancer dans une mission suicide de la sorte. Beatrix avait une famille, une fille, et elle avait besoin d’elle. Skander savait à quel point avoir une mère était vital. Mais, lui aussi réalisait qu’il avait une famille, du moins qu’il essayait d’en avoir une, avec Odette, eux quatre semblait à la fois un rêve et une blague en même temps. Un rêve car il avait bien cru ne jamais arriver à surpasser ses démons, et une blague parce qu’imaginer Skander en père de famille aurait fait hurlé de rire ses amis de jadis, et faisait peut être même hurlé de rire Aries. Il n’en avait pas parlé à Beatrix, de peur d’avoir son avis, de peur d’avoir une discussion qu’il ne voudrait pas avoir, de peur de tout briser, comme il savait si bien le faire. Il l’aimait, comme une sœur, et il en avait toujours été ainsi, elle faisait partie de sa famille, et pour rien au monde il ne voudrait le voir changer. Il avait besoin de s’assurer qu’elle rentrerait en un seul morceau, alors il saisit sa main, déterminé à ne pas la laisser ici, ils devaient partir. Il tira d’un geste sec, espérant l’entrainer avec elle mais elle serra fermement sa main, mais ne fut pas entrainée. Elle resta droite sur ses jambes, son regard émeraude posé sur lui, déterminé. « Non, on doit aller secourir quelqu’un. » Dit-elle à voix basse, mais déterminée. Il connaissait ce regard. « Bea s’il te plait, c’est trop dangereux. » Dit-il, le regard presque suppliant, je ne veux pas avoir à te mettre en danger, je ne veux pas avoir à t’enterrer toi aussi, pensa-t-il, incapable de laisser les mots s’échapper comme à chaque fois. « Alors, ton père avait raison. » Elle n’avait pas le droit de parler de son père. Machinalement, Skander lâcha sa main, stupéfié, la mine braquée. Il détestait son père, et pire encore si cela était possible. Elle sut qu’elle avait touché là où ça faisait mal, mais Beatrix savait exactement choisir ses mots, elle savait comment le faire réagir, comment choisir ses mots en fonction de lui. Elle était sans doute l’une des personnes sur cette terre qui le connaissait le mieux, et depuis le plus longtemps, sans compter Lothar ; elle avait été témoin de sa grandeur, de sa décadence, et de sa renaissance mais se réjouissait pas de celle-ci, car elle impliquait la présence d’une blonde. « Dès que ça devient difficile, tu te défiles. » Ces mots le clouèrent sur place. Il entendait encore lui répliquer cela, à moitié ivre debout dans la cuisine quand Skander avait tenté de l’aider et qu’il avait finalement rebroussé chemin, incapable de faire un pas vers lui. C’était l’histoire de Skander mais il avait changé. Il voulait changer, trouver ce courage qui lui avait fait défaut plus d’une fois. Beatrix savait pointer ses faiblesses et les exploiter, à tort parfois, mais cette fois-ci, elle voulait le pousser à faire renaitre le phénix intrépide qu’il avait été, inconscient, impulsif, celui qui était capable de tenter l’impossible pour une mission.

« On le récupère, et quoi qu’il arrive, je te couvre. Quoi qu’il arrive, si je t’en donne l’ordre, on abandonne la mission. » Il était son ami, mais dans le cas présent, il était son leader. Il n’avait voulu personne d’autre sur cette mission ayant besoin de son entière confiance. Il la connaissait par cœur, ils avaient grandi ensemble, étudiés ensemble, s’étaient entrainés ensemble puis ils avaient travaillé ensemble. Les mots étaient parfois dérisoires, ils arrivaient à se comprendre sans  la plupart du temps. Elle hocha la tête, « Tu dois me le promettre, parce que je ne peux pas revenir et annoncer à Rhea que sa mère est morte à cause de moi. » Parce qu’un enfant a toujours besoin de sa mère. Parce qu’il ne voulait pas la perdre, avant tout. « C’est parce que tu ne veux pas me perdre. » Répondit-elle à voix basse, amusée sachant lire entre les lignes après toutes ces années. Elle savait qu’il n’était pas expressif sur ses sentiments, elle savait traduire ses mots en émotion. Elle le savait. « Arrête. » Dit-il essayant de garder le sérieux et le contrôle de cette mission, ils n’avaient pas de temps à perdre. « Je te le promets, je suivrais tes ordres. » Admit-elle à voix basse. Il savait qu’elle ne le ferait pas. Mais il essayerait, et l’emmènerait de force s’il le fallait. Beatrix était un petit bout de femme d’un mètre soixante, il en ferait facilement son affaire, il faisait une quinzaine de centimètre de plus et était bien plus fort qu’elle, alors qu’elle essaye de lui désobéir et il serait prêt à la charger sur son épaule comme un sac à patate. Cela n’aurait rien de glamour, mais il s’en fichait complètement. Il eut besoin d’ajouter quelques mots, comme ultime avertissement, ou presque supplication. « Reste derrière moi, reste près de moi. » Dit-il, comme un ordre. « Ne t’inquiète pas, je te suis jusqu’au bout de la ligne. » Dit-elle, sourire aux lèvres, forte et fière. La ligne, cette putain de ligne de vie. C’était une promesse. Il ne la laisserait jamais tomber, elle le savait. Elle devait savoir aussi que ce n’était pas parce qu’une personne était entrée dans sa vie qu’il cesserait de la voir. Il était incapable de la renier il avait besoin d’elle, de son amie de toujours, de la seule amie qui ai jamais compté depuis toujours. Il y avait Aries, mais c’était la famille. Elle c’était unique. Il esquissa alors un sourire, détachant son regard du sien. Ses craintes, cette appréhension qui lui comprimait la poitrine semblait se dissiper. Tant qu’elle restait derrière lui, tout se passerait pour le mieux. Bien sûr, il avait confiance en ses capacités, celle de Beatrix, mais les siennes avaient parfois tendance à lui faire défaut, aussi bien auror soit-il il était le type qui commettait des erreurs souvent stupide.

La ruelle était faiblement éclairée, mais la discrétion était leur meilleure alliée. Un groupe de trois mangemort, deux hommes et femme passait au coin de la rue. Le sang de Skander se glaça alors. Ils étaient vraiment en mauvaise posture, pas encore repéré, mais tout ceci ne serait qu’une question de temps. Son cœur battait à cent à l’heure, et la pleine lune approchant à deux nuits ne l’aidait pas à faire le silence nécessaire en lui. Il était à fleur de peau, sous tension. Il crut un instant qu’ils avaient réussi à échapper à leur champ de vision, cependant la femme tourna la tête dans leur direction. Levant alors sa baguette. Ce fut Skander qui fut frappé par un sectusempra à l’épaule, hurlant de douleur. Réactive, Beatrix jeta un sort d’explosion, attrapa la main de son ami, partant dans la direction opposé. Ces ruelles étaient un véritable labyrinthe. Elle s’arrêta pour jeter un bref sort de soin, arrêtant le saignement, mais ne soignant que très partiellement. « Il faut… » Elle n’eut le temps de rire dire d’autre que déjà les trois mangemorts attaquèrent, ils ne furent que brièvement blessé et retenus par le sort de Bea. Skander avait eu raison, c’était bien trop dangereux. « ON DEGAGE ! » Hurla-t-il alors, essayant d’attraper sa main pour l’entrainer loin de combat. En vain, elle était trop loin, bien trop occupée à parer des sorts venant de toutes parts. Elle était brillante comme combattante, comme sorcière, il n’avait jamais compris pourquoi elle avait échoué tant de fois au concours d’auror, ne se doutant pas qu’il en était en partie responsable. C’était être loin de Rhea qui l’avait poussé à échouer, et Rhea était de sa faute. Tout était de sa faute. Il para à son tour un sort, in-extrémis, et vit son amie se mouvoir difficilement dans la direction opposé de leur échappatoire. Il la connaissait par cœur et savait qu’elle ferait tout pour aller aider l’infiltré, même si elle devait en payer le prix. Ça, il ne pouvait la supporter. C’était impensable. Il ne voulait pas la perdre, il ne pouvait la perde, il ne pouvait pas être le dernier survivant. « ON S’EN TIENT AU PLAN ! » Lui hurla-t-il. Le plan, ce foutu plan. Il réussit à neutraliser un des trois mangemorts qui tomba raide sur le sol. Il essaya de bouger vers elle, mais il n’arrivait pas à se défaire du second, tandis qu’elle parait les sorts du troisième de plus en plus difficilement. «  Je n’ai pas l’intention de laisser qui que ce soit mourir par ma faute ! » Lui cria-t-elle en réponse. Moi non plus, pensa-t-il alors. Il n’était pas prêt de la laisser mourir. Il lui reconnaissait cette fougue dans le combat qu’avait aussi Ciena, cette volonté d’aider, cette volonté de faire tout ce qui était nécessaire pour la mission. Il était comme elle, c’était pour cela qu’il la comprenait si bien. Mais elle était elle-même, et pour rien au monde il n’avait envie de la perdre. Il n’avait pas envie de la voir mourir sous ses yeux, il avait déjà trop perdu. Hors de question de revivre cela. D’un geste rapide, sec, il réussit à frapper d’un sort sanglant la mangemorte qui s’écroula en hurlant. A côté de lui, Beatrix hurla de douleur, se tenant le ventre, réussissant à maintenir un maigre sort de protection. Son cœur rata un battement. Il n’était que faiblement blessé à l’épaule, le sort l’avait frôlé, il saignait mais c’était supportable. Il n’en restait qu’une, à deux, ça serait facile. Enfin. Skander jeta un sort pour la désarmer, mais c’était trop tard. Le dernier sort qui s’échappa de sa baguette avant que celle-ci ne lui glisse entre ses doigts. Le sortilège vert éclaira la ruelle, comme en plein jour, et frappa de plein fouet la brune à ses côtés. Elle s’effondra brutalement, laissant sa baguette quitter sa main, roulant sur le pavé froid  et humide. « BEATRIX ! » Comme un cri de désespoir, son prénom glissa entre ses lèvres. Un souffle.

Un corps inerte et sans vie, son pire cauchemar se déroulant une fois encore sous ses yeux, sans qu’il ne puisse rien y faire. Son regard de figea, comme son corps tout entier d’ailleurs. Incapable de se mouvoir, incapable d’affronter la réalité. Il n’avait envie que d’une chose : hurler. Cependant, il n’eut guère le temps de penser à quoi que ce soit, il dû parer l’attaque physique de la sorcière qui se jeta sur lui. Un sort sorti de sa baguette et la percuta sans plus de précision, un éclair vert. C’était l’une des rares fois où il avait usé de ce sort… rare, mais importante fois. Pulsion dictée par la rage, par la bête, par le monstre. La mangemort tomba, aussi raide que Beatrix sur le sol. Debout, tremblant, seul dans cette rue. Il contemplait fébrile le carnage qui venait de se produire. Ils auraient dû partir pendant qu’ils en avaient l’occasion, s’enfuir pour sauver les vies. Pourtant, c’était bien la Beatrix qu’il aimait qui avait agi, comme une furie, comme il devrait agir plus souvent. Avec force et courage. Ces deux éléments lui manquaient terriblement d’après lui. Il n’avait même pas la force d’aller vers elle, de faire un pas de bouger. Il avait ce nœud dans sa gorge, cette boule au ventre, cette sensation que sa tête allait exploser, que les battements de son cœur allaient rompre la plèvre et briser sa cage thoracique. Il s’était juré de ne plus jamais perdre quelqu’un : encore une fois, il avait manqué à ses promesses. Ces putains de promesses que l’on ne tient pas, comment pouvait-il promettre ces choses et tout brisé. Il se reprochait la fatalité des évènements. Qu’aurait-il pu faire, la désarmer et l’emmener de force ? Peut-être.  Il aurait simplement dû ne jamais la pousser à revenir de France, la repousser loin de sa vie. C’était peut être la meilleure chose à faire, éloigner les gens. Les éloigner, physiquement et sentimentalement c’était la meilleure raison pour ne pas ressentir la peine et de craindre le droit de les perdre. Aimant de la mort, il se sentait coupable. Ses pas le portèrent enfin. Un pas long, lent, comme si sa jambe pesait une tonne. A sol, son corps sans vie, ensanglanté. Ses yeux vert grand ouverts. Cette fois-ci, cette boule dans sa gorge  se délia, laissant un sanglot s’échapper, puis des larmes silencieuses sur ses joues. Il n’était pas du genre à pleurer. C’était cette humanité retrouvée qui le poussait à se laisser aller aux larmes. Il n’avait pas autant pleuré depuis longtemps, le tumulte inlassable de sa vie le mettant à rude épreuve. Mais cette fois-ci, cette perte de trop, il semblait être incapable de la surmonter. Il ne pouvait pas la perdre, pas elle, pas maintenant, pas alors qu’ils semblaient être aux prises avec des non-dits regrettables. Non elle ne pouvait simplement pas l’abandonné, il ne voulait pas se retrouver comme le dernier survivant de ce groupe qu’ils avaient été jadis. Ils étaient tous morts. Tous, sauf lui, alors que les autres méritaient de vivre, mais pas lui. La vie est injuste, il ne le savait que trop, et détestait cette chance insolente d’être encore en vie malgré le manque de considération qu’il avait eu pour celle-ci.

Peut-être était-elle juste sonnée. Pauvre fou, elle était raide morte, inutile de te voiler la face, pensa la part cynique de lui-même. Il était fou, complétement fou. Comment pourrait-il ne plus l’être après cela ? Beatrix était son égal depuis des années, depuis leurs onze ans, elle avait le droit de dire ce qu’elle pensait sans s’attirer ses foudres. Elle occupait la place privilégiée, celle de ce que l’on pourrait appeler une « âme sœur », dans le sens amical du terme d’après le Loup, il était incapable d’imaginer quoi que ce soit d’autre avec elle. Impossible, ce passage éclair dans ses bras avait été une erreur monumentale, il s’en rendait bien compte et avait toujours évité le sujet. Les bruits de pas dans la ruelle voisine mirent ses sens en éveille. Ce qui le tira  de ses funestes pensées. Il se pencha, et la main tremblante, il ferma les yeux de la sorcière, en douceur. Il ne pouvait pas la laisser ici, c’était impossible. Il avait déjà dû laisser le corps de Ciena lors de la Purge il se fichait de mourir, maintenant, il devait honorer sa fin, être quelqu’un d’honorable, juste une fois dans sa vie. Qu’importe ses propres blessures, il se pencha pour porter un poids morts, inerte. Alors qu’il la leva du sol, son cœur manque un battement quand la tête de pantin privée de vie de la sorcière bascule en arrière, faisant valser sa chevelure brune. Il resta tétanisé un instant. Chaque pas lui demandait une force considérable, ressentant une douleur violente à la poitrine, comme si son cœur se brisait une énième fois à cause de lui, sans qu’il puisse y faire quoi que ce soit. Il voulait oublier ses propres blessures, le temps de faire ce qui devait être fait, après il pourrait y rester, il s’en fichait. La vive douleur de la perte lui faisait oublié tout ce dont il pouvait avoir envie, tout ce qu’il pouvait chérir : réalisant qu’il était l’artisan de sa propre perte. Il avait pourtant tant de chose à se battre pour : l’Ordre, sa famille, ses idées, et maintenant il y avait Odette, elel méritait qu’il se batte pour elle. Mais à cet instant, il n’avait plus envie de se battre, juste en vie de faire amende honorable une fois dans sa vie ; se fichant d’y rester. Même si l’issue de ce traquenard n’était pas lointaine, ils avaient été si proche de s’en sortir, si seulement il avait su la convaincre, si seulement il l’avait embarqué de force : elle serait encore en vie, elle serait encore entrain de se plaindre d’Odette, elle serait encore entrain de lui dire qu’il se défilait à chaque fois. Mais au moins, elle serait en vie. Mais le temps de regrets attendrait. Il senti des mangemorts sur ses talons. Pourtant l’issue était proche. Tandis qu’il sentie une vive douleur le traverser de part en part au niveau de sa jambe, il réussit à maîtriser plus ou moins son transplanage. Les yeux clos par la douleur, la respiration coupée. Il tomba à plat ventre sur le sol, le corps de Beatrix roulant devant lui, inerte.

Il lâcha sa baguette. Il reconnut ce qui avait été baptisé « l’air d’atterrissage » de Pré Au Lard, l’Ordre avait dû jeter de puissant sort pour protéger la ville et le château des transplanages mangemorts ou suspect. Tous les transplanages et même portoloin en direction de ces lieux se retrouvait rediriger ici, lieu sous haute garde. Mais il s’en fichait. Blessé, il rampa sur le sol à toute vitesse, attrapant le corps sans vie de sa plus vieille amie. Il la retourna doucement, elle était blanche comme un linge. Il regarda son corps, couvert de sang, comme le sien. C’était son sang mêlé au mien sur sa peau. Son bras blessé caressa la peau de sa joue, froide, gelée, mortelle. Sa main tremblait, il restait silencieux, muet. De sa main libre il attrapa sa nuque, et il releva doucement sa tête, puis le buste inanimé de la sorcière, contre lui. Il n’avait jamais été du genre à enlacer quelqu’un, mais il en avait besoin. Il se fichait d’être d’avantage couvert de sang, il fichait lui-même d’être en sang. Une main dans son dos, une autre derrière sa tête. Il senti des larmes, et des sanglots poindre quand il comprit qu’il n’obtiendrait aucune réaction. Rien. Elle était partie, simplement partie. « Non, non, non, non, Bea reste avec moi. Reste avec moi. » Un murmure à l’intention de son amie, comme s’il voulait lui insuffler l’envie de vivre qui lui manquait pour qu’elle puisse repousser la mort.  Il sanglotait. Ça ne lui ressemblait pas. Il pouvait être violente, arrogant, colérique quand il était abattu, mais il était rare de le voir aussi à terre, incapable de se relever, incapable de la laisser partir. Il ne pouvait pas la laisser partir, il réalisait ô combien il avait besoin d’elle. Il avait commencé à reprendre un goût de la vie quand elle était revenue, bien sûr il n’avait pas voulu admettre ce genre de chose, mais c’étaut quand elle était revenu qu’il avait cessé de boire tous les jours, qu’il avait décidé de tenter de remettre de l’Ordre dans sa vie. Sans elle, il ne serait pas là. Sans elle, il n’aurait pas trouvé la force de se battre pour l’Ordre, sans elle il ne se serait pas souvenu de cete volonté de se battre pour les siens et de sacrifié sa vie pour sa famille comme il avait voulu le faire le soir du bal, sans elle il n’aurait pas tenté le tout pour le tout, sans elle il n’aurait pas fini amnésique à Ste Mangouste, sans elle il n’aurait donc pas rencontré Odette, sans elle : il serait mort. Mais c’était elle qui était morte, inerte, froide. Elle était partie. « Ne fais de moi le seul survivant. » Le seul survivant de ce qu’ils avaient été. Le seul survivant de cette génération de nouveaux aurors qui s’était sentie prête à affronter le monde à main nue et qui avait connu la terrible désillusion de la Purge. Il ne voulait pas être le dernier représentant de cela. « S’il te plait. » Un souffle silencieux, une supplication, un murmure.

Laisser partir quelqu’un est sans doute la chose la plus difficile que l’on doit faire dans une vie. La pire. Car tout revient à la mémoire. Ces choses que l’on aurait dû faire, ces choses que l’on aurait dû dire, ces moments que l’on aurait dû partager, ces sentiments que l’on aurait dû éclaircir. Finalement, il ne nous reste que les regrets, ce sentiment que votre relation se résume à des regrets. Le deuil pouvait être long, c’était oublié la peine et les regrets, et se souvenir que des bons moments, des souvenirs inoubliables, de ces choses que l’on a faites avec plaisir. Mais il était loin de pouvoir accepter cela. Très loin. Il serrait son corps contre le sien, comprenant qu’aucun pouls ne l’habitait plus désormais, que l’organe au creux de sa poitrine ne battrait plus jamais, que jamais plus il ne verrait ses yeux verts pétillants, que jamais plus elle ne pourrait le traitre d’idiot en français, que jamais plus il ne verrait ni son rire, ni son sourire. Il le serrait contre lui, incapable de la laisser partir, comme s’il semblait pouvoir lui transmettre son énergie vitale ainsi. Il sanglotait, d’abord en silence. C’était comme perdre une partie de soi. Il avait perdu sa mère, Ciena, avait cru perdre Odette, et maintenant il perdait Beatrix. Il ne pouvait pas perdre toutes les femmes de sa vie de la sorte. Il ne pouvait simplement pas. Elle avait une famille, une fille, aussi adoptive puisse-t-elle sembler être au loup, elle avait de quoi vivre, elle avait de quoi vouloir continuer à vivre. Les mangemorts ne cesseraient-ils donc jamais de lui prendre ce à quoi il tenait. La douleur tenace de la perte le faisait oublier qu’il lui restait une personne, une femme dans sa vie. Comme si la tenir au creux de ses bras repousserait l’inévitable. Il se décolla d’elle une seconde empêchant sa tête de basculer en arrière, refusant d’admettre al réalité. Il se pencha vers elle déposant un baiser sur son front. Ses yeux se fermèrent une seconde, le temps de réaliser. Les yeux embrumés par les larmes, l’esprit tourmenté par la douleur, il laissait échapper un cri de rage, incapable de la lâcher. Une rage, une fureur, son hurlement se fini en sanglot. Il avait la cruelle sensation d’être incapable de se relever. Il vit l’un des membres de l’Ordre en faction sur la zone s’approcher de lui. Mais, non, il ne bougerait pas. Il était hors de question. Ces sentiments mêlés de rage, de douleur, de perte, de culpabilité, et d’incompréhension, tout se mêlait. Il allait en perdre la raison. Comme à chaque fois. Il était sans cesse sur la ligne, à deux doigts de basculer. La lycanthropie apportait son lot de changement, modifiant les émotions, les perceptions, les pertes. C’était sa première perte notable en tant que loup, il semblait incapable de faire face à cela. Le loup rendait les choses différentes : le bien devenait meilleur, le mal devenait pire.


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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Mar 5 Juil - 11:30









ODETTE SWAN MOODY - NEE EN 1962
"Il est des êtres dont c'est le destin de se croiser.
Où qu'ils soient. Où qu'ils aillent. Un jour ils se rencontrent."



CE QUE TOUT OPPOSE.

We'll do it all, everything on our own
We don't need anything or anyone
If I lay here, if I just lay here
Would you lie with me and just forget the world ?
Forget what we're told before we get too old
Show me a garden that's bursting into life
Let's waste time, Chasing cars, around our heads
I need your grace, to remind me, to find my own.

1981 Quand il l’a vu la première fois, elle n’avait aucune espèce d’importance. Comment une gamine comme elle aurait pu être importante ? A cette époque il venait de trouver sa place au sein du ministère, au sein d’une équipe bien huilé, il avait trouvé sa place, lui qui l’avait cherché toute sa vie. Il avait fini par trouver là où il voulait être. Il en avait fait du chemin depuis la mort de sa mère – trop sans doute. Un garçon de dix ans ne devrait jamais avoir à supporter le poids de l’éducation d’un frère, jamais. Mais son père avait littéralement démissionné, lui forgeant alors ce sale caractère qu’on lui connaissait bien. Du garçon, il ne restait que l’arrogance, et le sarcasme.  
1984
1989


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Mar 5 Juil - 11:44









LOTHAR LUPIN - NEE EN 1960
"Know the water's sweet but blood is thicker"



SANG POUR SANG.

Hey brother
There's an endless road to rediscover
Know the water's sweet but blood is thicker
Oh, if the sky comes falling down, for you
There's nothing in this world I wouldn't do
Hey brother Do you still believe in one another?
Do you still believe in love, I wonder?
Oh, if the sky comes falling down, for you
There's nothing in this world I wouldn't do
What if I'm far from home?
Oh brother I will hear you call
What if I loose it all?
Oh, if the sky comes falling down, for you
There's nothing in this world I wouldn't do




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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Mer 14 Sep - 22:54









MARCUS LUPIN - DECEDE EN 1982
"Like Father, Like Son."



Oh Father tell me, do we get what we deserve?

You let your feet run wild
Time has come as we all oh, go down
Yeah but for the fall oh, my
Do you dare to look him right in the eyes?
Cause they will run you down, down til the dark
Yes and they will run you down, down til you fall
And they will run you down, down til you go
Yeah so you can't crawl no more.






Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Dim 18 Sep - 13:48









12 SEPTEMBRE 1990 - 4 OCTOBRE 1990.
"Mais quand l'amour est trop fort il ne veut pas qu'on s'en défile"



Mais personne ne gagne à ce jeu-là.

Les milliers de mots suffoquent
besoin d'air et besoin d'espace
Nos pieds persistent puisqu'ils se touchent
puis l'on s'évite puisqu'on se lasse
On rêve d'un goût inconnu dans la bouche
La nostalgie ne fait plus effet
c'est une pilule qui nous étouffe
Mais la porte claque
ma vie vient juste de voler en éclat
Et le silence me tabasse
quand je n'entends plus ta voix
J'essaie de prendre la mesure,
l'étendue des dégâts mais c'est trop tard
L'équilibre est fragile
Quand on navigue entre les rives
Je commence tu termines
L'orage nous tient immobiles.

1990 - 13 SEPTEMBRE  Il y a certains moments de sa vie où on ne comprend pas pourquoi ni comment les choses finissent par basculer. Skander vivait précisément cela à cet instant, il ne comprenait comment ils avaient pu en arriver là après tout ce qu’ils avaient affronté et réussi à surmonter. Elle ne lui avait laissé qu’une lettre, un chien et un couffin. Rien d’autre. Juste un morceau de papier comme si cela pouvait parvenir à résumer ce qu’ils étaient, comme si quatre mots couchés sur le papier pouvaient parvenir à expliquer pourquoi elle était partie. Les temps avaient été durs, pour ne pas dire terrible. Mais il avait tenu bon, il n’avait céder à rien, pas même aux sirènes de l’alcool ou à celle du passé. Il avait tenu le choc, il avait cru qu’ils tiendraient le choc. Visiblement, s’en était trop. Ciena n’était pas morte, mais elle n’était au final plus rien de ce qu’elle avait été jadis, et Skander était parvenu à faire le deuil de leur relation et de ce qu’elle aurait dû être s’il avait pu la sauver aux côtés de celle avec qui il avait envie d’aller de l’avant. Ciena était devenu ni plus ni moins que ce qu’il avait toujours détesté, une bonde froide, rigide, folle et sans coeur. Comment avait-il pu la laisser pour morte ? Il était convaincu de ce qu’il avait vu, il n’avait senti aucun pouls, rien du tout. Il aurait dû la sauver, et leur vie aurait été bien différente. Peut être auraient-ils finis morts, ou simplement loin d’ici élevant une famille. Elle avait changé et il ne restait rien de cette Ciena qu’il avait aimé. Ses cheveux illustrent le changement. Il n’avait pas changé d’avis sur les blondes, il avait simplement changé d’avis sur l’une d’entre elle. Celle qui comptait plus que les autres. Celle qui avait étanché sa soif d’alcool rien que par sa présence, celle qu avait calmé ses démons avec ses sourires, celle qui lui avait redonné foi en l’avenir en lui apportant de quoi vivre et espérer. Il l’aimait la blonde Moody, et c’était en cela que ceci était terrible : il l’aimait à en crever et ne parvenait pas à lui en vouloir, car cette lettre l’accablait de tout, absolument de tout. Il était l’homme de tous les défauts, les pires de connards, l’alcoolique en sommeil, la bête en devenir. Il méritait ce qu’il lui arrivait. Il en était certain. Il ne pouvait pas détester l’être qu’il aimait le plus au monde, c’était impossible. Parfaitement impossible, aussi parfaitement impossible qu’elle avait été et ne serait jamais la meilleure personne qu’il n’aurait jamais eut à ses côtés. Celle qui avait été faite pour lui. Celle qui le complétait. Celle qu’il avait passé sa vie à croiser sans jamais vouloir la connaître. Celle qu’il avait rencontré au détour de Ste Mangouste. Il n’avait fallu que d’un rire et d’un sourire sincère pour oublier leur passé tendu, et leur intimité. Il avait fallu une seconde pour aimer, et peut être l’éternité pour tenter d’oublier.

Une lettre qui l'accablent de tous les mots. Il n'aimait pas plus Ciena qu'il ne l'aimait elle. Il avait fait pour elle ce qu'il n'aurait jamais fait pour Ciena même après des années de relations. Sa relation avec la née moldue avait été longue à mettre en place, longue à construire. Il avait réalisé sur son "lit de mort" qu'il l'aimait, ne sachant pas très bien si c'était telle que la réalité était ou bien s'il s'agissait juste de ces mots que l'on lâche sous la pression. Comme si un instant il avait baissé sa garde. Sans doute qu'il avait aimé Ciena mais pas autant qu'elle. Pas autant que Odette. Il avait passé une longue partie de sa vie à la trouver insupportable la foutue gamine de Robb Moody, la capricieuse et colérique gosse qu'il croisait sans trouver quoi que ce soit à apprécier chez elle. Il avait été infecte  avec elle, sans doute par fierté quand il était plus jeune, mais il réalisait qu'à chacune de leur rencontre par la suite, il avait été ivre et enivré par le démon de la lune dont le poison s'était infiltré dans chacune des parcelles de son corps. Le rendant aveugle à sa propre humanité. Lui même avait perdu la foi, cette foi pourtant nécessaire pour continuer  et aller de l'avant. Il n'avait fini par retrouver la foi que quand il avait oublié le démon qui le rongeait, quand les neuf lire années de sa vie lui sont sorties de la tête. Alors, elle avait croisé sa route, seul visage familier dans ce monde qu'il ne connaissait pas. Elle lui avait donné la foi, l'envie de la connaître, pour la première fois après avoir passé sa vie à la croiser il l'avait rencontré. Cette rencontre avait changé sa vie et quand le démon était revenu, elle n'avait pas fui. Au contraire, elle était restée, la première à rester. Il avait cru que les épreuves, sa fausse mort à elle qui lui avait permis de prendre conscience de l'important qu'elle avait et  de l'amour qu'il lui portait, la mort de Béatrix qui les avait rapproché et dont Skander ne parviendrait peut être jamais à s'en remettre mais elle avait été la lui apportant le soutien dont il avait besoin lui apportant par sa présence mais aussi grâce à celle des deux adorables petits terreurs ce calme et cet idéal dont il avait toujours été dépourvu mais dont il avait toujours eut besoin, puis il y avait eu leur périple en France et ce besoin de prendre du recul sur cette folle vie et cette guère qui finirait le être par avoir leur peau qui c'était soldé par l'adoption des jumeaux, il avait cru que cela n'avait fait que les  rendre plus fort. Mais apparement il avait tort. Neuf années à se croiser. Unes rencontre et au bout de quelque mois, comme à chaque fois tout volait  éclat.

Elle avait tout emporté avec elle. Antigone, Orion, leur avenir, leur projet, l'amour et l'espoir. Il s'était attaché à ces deux petites têtes blondes, comme si c'était les siennes. Il avait signé de foutu bout de papier, faisant de lui leur père. Qui aurait cru que Skander  puisse un jour avoir de la considération pour des enfants lui qui ne leur accordait aucun intérêt jusqu'ici. Pourtant les grands yeux verts de la petite Antigone qui devaient pourtant être l'héritage de son père biologique avait fini par avoir raison de lui, lui qui avait été refroidi par les présences des deux têtes blondes quand il l'avait vu à la suite de leur nuit à Ste Mangouste, puis il avait vu que c'était important pour elle, alors c'était devenu important pour lui. Antigone allait lui manquer, tout comme le petit Orion qui avait hérité du regard acier de sa mère. Il les avait aimé - les aimait encore - du même amour. Car oui, c'était devenu ses gosses, l'officialisation durant l'été mais déjà avant celui ci, il les avait aimé. Elle les lui avait pris, après lui avoir offert l'opportunité d'être un père. Elle était fourbe et cruelle. Leur avenir s'était envolé. Il avait commencé à espérer de nouveau à ses côtés, a espéré qu'une bête comme lui puisse avoir un avenir décent et heureux. Mais sans elle sans eux. Sans leur amour, que restait il de lui ? Il ne lui restait plus qu'à sombrer. Il serait incapable de garder la tête hors de l'eau, la seule personne qui l'empêchait par son simple sourire de se noyer dans la latente désespérance qui l'enserrent depuis trop d'années dans un verre, puis dans une bouteille de whisky pur feu, elle était partie, envolée. Rien ne l'en empêchait ou presque. Car oui, elle n'avait pas tout pris.  Il lui restait Bilbo le jeune labrador, et par dessus tout un enfant de quelques mois à peine, Finlay Peakes. Le filleul de la blonde Moody, pourtant elle n'était pas partie avec, égoïste. Skander en voilait pas de ce gosse, il était peut être adorable, mais il n'en voulait pas, il ne voulait pas s'en occuper. Il s'en foutait. Il serait bien incapable de s'en occuper, il n'était pas son père - ce pauvre gosse n'avait hélas plus personne, et c'était sans doute la seule raison pour laquelle Skander assis sur leur lit dans la tour d'astronomie fixait encore le berceau où il dormait. La lettre en les mains, désespéré.  

Une semaine qu'elle était partie, et c'était encore lui qui s'occupaient du petit Finlay, comme il pouvait. Couché au pied du lit, Bilbo dormait paisiblement. Et lui, il relisait inlassablement ces mots, comme pour s'assurer que c'était vrai. Trop sonné par ces accusation, par ces mots assassins, il avait été incapable de faire quoi que soit. Incapable de partir sa sa recherche - elle ne voulait pas être trouvée - incapable de partir en mission. Juste bon à gérer l'intendance avec un bébé sur les bras. Pauvre gamin, elle avait puni ce pauvre gosse, Skander semblait bien incapable de s'en occuper. Qu'il croyait. Pourtant depuis une semaine déjà. Le petit Finlay ne se portait pas trop mal et cela semblait être la seule chose capable de se mettre entre Skander et une bouteille d'alcool.  Pourquoi ? Il n'était peut-être pas son père mais il ne voulait pas faire du mal à ce gosse comme son père lui avait fait du mal à lui en étant ivre tout la sainte journée. Bien sûr Skander ne s'occupait sans doute pas de lui jusqu'à l'âge adulte. Mais quand il y pensait, qui s'occuperait ce ce gosse orphelin s'il ne le faisait pas ? Sa marraine l'avait abandonnée, il ne restait plus que lui, l'ex de sa marraine, le loup leader des rebelles phénix avec un passif d'alcoolique. Il ne pouvait pas offrir plus à ce gosse qui était devenu le rempart à l'ivresse. Qu'il ne veuille pas l'admettre soit une chose, mais ce grosse c'était tout ce qu'il lui restait d'Odette et ils avaient un sacré point commun tous les deux : ils avaient été laisser sur le bord du chemin, Skander parce qu'il avait été le pire des connards, mais lui Finlay n'avait rien demandé. Rien que pour cela et sans l'admettre cela serait pour cela qu'il s'en occuperait comme pour prouver au monde qu'il avait changé et qu'il tentait pour la première fois depuis longtemps d'être quelqu'un de bien. Il devait le prouver, et Odette ne voudrait jamais l'entendre, quand quelqu'un vous repousse et que vous dégoûter quelqu'un à ce pont la seule solution au final c'était peut être de la laisser partir. Il y a un jour où il serait capable de lui en vouloir, un jour où la colère surpassera la peine et la culpabilité. Il le sait, mais il doit digérer la nouvelle. Digérer l'abandon. Admettre ses torts. S'occuper du gamin. Il relit cette lettre, cherchent cette colère qu'il aimerait voir poindre. Il aimera la détester lui en vouloir mais il n'y arrive pas. Pas encore. Il les  aimait tous les trois, alors il leur devait bien ça : la paix.  

Le silence règne dans la tour de divination. Il est seul avec un bébé qui dort et un jeune chien qui fait de même. Le tumulte était parti. Il regarde cette lettre encore et encore. Plus il la lit, plus il sait que c'est de sa faute. Comment pourrait il un savoir de quoi il en retournait exactement ? Ses mains se serrent sur le papier parchemin et il l'a froissé. Il ne veut plus la lire, à chaque fois c'est comme si elle assénait un coup de l'âme en pleine cœur, le sien habituellement de glace semblait faible quand il s'agissait d'elle. Il avait peut être été l'erreur de sa vie, la pire des expériences, mais pour lui, elle avait été la meilleure chose qui lui était jamais arrivée. D'un geste sec il froisse le papier pour finir par déchirer la feuille en deux, il l'a froissé en boule et la jette à travers la chambre. Il ne veut plus jamais lire ça. Il n'y a que le bruit du papier en boule qui ricoche sur le parquet roulant sous le lit. Il pose ses coudes sur ses genoux, assis surfe bord. Il enfouit sa tête dans ses mains. Il doit tenir. Ne pas céder. Pourtant il les entend les tentatrices sirènes de l'alcool. Qu'est-ce qui le retient ? Ce môme en pleine sieste ? Juste une goutte. Juste un verre. Il saurait s'arrêter. Il espérait être capable de s'arrêter. Il en serait pourtant incapable. Il inspire profondément. Les gens le jugent déjà, il ne voulait faire preuve de bonnes volontés. Il était déjà reconnu comme un alcoolique notoire il ne voulait pas faire mentir les on dit. Il se lève d'un coup sec, faisant alors se dresser sur ses deux pattes un Bilbo sur ses gardes depuis que sa maîtresse l'avait abandonné à lui. Skander ne jette pas même un regard au chien. Comme s'il avait le temps de s'occuper d'un chien et d'un gosse. Il n'arrivait déjà pas à s'occuper de lui même. Il traverse la chambre, direction l'armoire  vidée de leurs affaires, il ne restait que les siennes et cette foutue bouteille. La porte grinçante s'ouvrant Bilbo s'assoie derrière lui et le fixe quand il attrape la bouteille, se retournant il fait face au chien croisant son regard. Il se sent jugé, il grogne alors, « Va coucher Bilbo. » Laisse moi tranquille, ne te met pas à me juger toi aussi, pense-t-il alors. Il s'exécute, écoutant son nouveau maître. Les Lupin comptaient donc un nouvel élément à leur meute, douce ironie. Il n'a pas verre sous la main, il veut descendre les marches, cette chambre elle est hantée par sa présence. Elle était hanté par le souvenir ce qu'ils avaient été. Il résonne à la fois les éclats de rires, les éclats de voix des disputes et les longs soupires de leur complicité sur l'oreiller. Tout ceci appartenait au passé. L'avenir quant à lui semblait bien nébuleux.  

Alcool - sa plus fidèle compagne, celle qui ne le trahissait jamais, cette ivresse dont il avait besoin pour oublier sa condition de Loup et les actions qu'il avait pu faire et regretter par la suite. L'ivresse était nécessaire, quelque qu'elle soit. Il avait besoin de l'alcool, il avait besoin des drogues aussi. Mais à Poudlard c'était bien plus difficile de s'en procurer, il n'était plus membre de la Main Noire où il était si aisé de s'en procurer. Il descendait les marches  la bouteille entre ses mains, il a besoin de s'éloigner. Pourtant quand il s'éloigne, il pense à Finlay - ivre il ne pourrait pas s'en occuper. Mais il avait besoin de ce verre, si seulement il était capable de s'en tenir à un seul. Il ne tremble jamais quand il se sert un verre, même ivre mort il ne tremble pas. Il n’hésite pas. Pourtant ce verre en main, la bouteille dans l’autre, il a cette hésitation qui le ronge. Doit-il sombrer aussi simplement que cela ? Doit-il oublier le bénéfice de tout cela aussi simplement que cela ? Ivre il n’aurait plus de remords, plus de regrets, plus de frein, plus d’avenir, mais ça lui avait toujours convenu jusqu’ici. Il n’avait jamais prévu d’avenir, et il avait pourtant continué à avancer. Maintenant que ce qu’il avait entraperçu et espéré disparaissait pourquoi cesserait-il si soudainement d’avancer ? Il tremble, à la fois de colère, contre elle, contre lui, contre cette histoire.  Il ne veut plus avoir ces regrets. Il était peut être mieux quand il n'en avait aucun. Mieux lorsque sa vie n'était qu'un champ de ruines, mais il n'avait jamais rien vraiment connu d'autre, alors ça lui avait convenu ainsi. Maintenant il savait qu'il pouvait aspirer à mieux sans jamais avoir à chance d'y parvenir. Car Odette avait été sa seconde chance dans cette vie, il le savait et il avait probablement tout gâcher. Avait-il une seule seconde laisser penser qu'il avait encore de sentiments pour une autre ? Il lui avait semblé que non, pourtant cela semblait être la raison de son départ : Ciena. Elle avait détruit sa vie en « mourant » elle la détruisait en revenant d'entre les morts changée et odieuse. Jamais il ne pourrait plus l'aimer. Il aimait tout autre chose. Il avait sa blondeur, sa douceur, sa force de caractère. Tout. Mais il détestait sa façon de faire - fuir plutôt que de le confronter. Que craignait-elle qu'il la fasse changer d'avis ? Peut être. Il espérait qu'au fond de cela, elle aussi l'aimait encore. Mais il doutait. Il doutait si fort qu'il n'était plus sûr de rien. Ni d'être capable de verser ce verre et de le boire, ni d'être capable de résister à cet appel. Il le verse d'une traite si sa main hésite elle ne lui fait pas commettre une erreur. Il l'a sent cette foutue odeur familière. Pire encore, elle lui rempli les narines et il sait que c'est la fin. Il porte le verre à ses lèvres. Le résultat n'y est pas. Ce n'est pas pareil, ce n'est pas comme avant. Le goût est amer. Le goût est insupportable. Est ce parce que c'est la première gorgée depuis longtemps ? Il ne sait pas. Il tremble de colère cette fois. Ses doigts, sa main, l'emprise se resserre autours du verre. Il voulait juste oublier. Une fois encore. Quelques gouttes pour oublier, c'est ainsi qu'il a toujours fonctionné. Pourquoi ma recette ne fonctionne-t-elle plus ? Parce qu'il avait changé. Pour elle. À quoi bon rester différent de ce qu'il était si elle n'était plus la ? Il rage. Il fulmine. Et le verre traverse la pièce dans un cri de rage.

Le verre vole, puis se brise. Comme lui. Brisé. Il s'était ouvert pour la première fois de sa vie à une femme, avec honnêteté et tendresse. Et il en était remercié ainsi. Il n'aimait pas Ciena comme il l'aimait elle. Peut être gardait il une certaine nostalgie pour ce qu'ils auraient pu être. Mais sa dernière rencontre avec celle qui avait basculé à l'ennemi avait été claire. Elle n'était plus celle qu'elle avait été, tout comme lui. Ils avaient pris un chemin différent, il avait manqué de mourir de cet interrogatoire. Elle l'avait sauvé en le ramenant auprès des siens - par pitié ? Peut être parce qu'elle gardait une forme d'affection pour lui malgré la haine. Il ne savait. Mais sa non mort avait remis le passé de Skander en question. Neuf à nés à pleurer et à se blâmer de sa mort alors qu'elle ne l'était pas. Tout tombait à l'eau, ses idéaux, ses fondements, sa vengeance vis à vis de Cassiopeia Greyback. Tout tombait à l'eau. Il avait peut être perdu pied, donné l'impression de ne plus savoir où il en était à Odette. C'était le cas, le monde avait changé, il avait besoin de temps pour accepter la vérité sans sombrer. Mais elle ne lui avait pas laissé ce temps, elle avait pris ce manque de perspective et se replis sur lui même pour des sentiment vis à vis de Ciena. Pourtant Odette était unique. La seule à qui il avait ouvertement dit qu'il l'aimait, plus d'une fois. La seule qui avait passé autant de temps à ses côtés depuis Ciena. La seule pour qui il avait accepté de devenir un père, il avait signé ces papiers, de bon cœur en prenant toute la mesure de la démarche. La seule qui avait jamais passé les portes de la maison de France, garçonnière des deux Lupin qui cherchaient sans cesse l'approbation d'une défunte mère. Oui, Sofia l'aurait aimé, il le savait. C'était ce dont elle lui avait parlé enfant de cette personne qu'il finirait par rencontrer et dont la vie serait à ses yeux plus important sur la sienne. C'était le cas. Et il était partagé. Le cul entre deux chaises. Comme incapable de lui en vouloir, avec la furieuse envie de la détester car la haine rendait tout bien plus facile. Il est en rage. En colère. Le verre vole mais ça ne suffit pas. Il saisit la bouteille et la jette aussi. Elle se brise aussi sûrement que le verre avant elle.  Le verre éclate, son bruit résonnent encore dans le tour désormais vide de tout des occupants. Ou presque. Il se retourne vers l'escalier et y voit un Bilbo couché la tête posée sur les marches. C'était comme si ce foutu chien le jugeait. Mais les oreilles de Bilbo se dresse, et Skander lui aussi lève la tête vers ce qui avait été transformer en chambre. Les pleurs d'un bébé abandonné. Réveiller par la colère de Skander. Il avait tout gagné. Le chien le regarde en se redressant sur ses pattes. Il allait y aller. Il fallait bien que quelqu'un s'en occupe.

Finlay - pauvre gosse orphelin. Encore une victime de l'hégémonie sang pur. A peine né son véritable père en voulait déjà a sa vie, et si c'était Odette qui avait promis à ses parents de s'en occuper c'était à lui de remplir cette tâche désormais. Eux trois. Finlay, Bilbo le Labrador et Skander le loup garou. Quelle drôle d'équipe. Et c'était leur seule équipe désormais. Pourrait-il s'en occuper indéfiniment ? Il n'en savait rien. Il avait ses responsabilités de leader, qui s'occuperait du petit Finlay quand il ne pourrait pas ? Il se posait des questions pourtant nécessaire. Il gravit les marches. Ce ne sont pas les pleurs d’Orion, ni d'Antigone. Il apprendra peut être à tenir à lui autant qu'aux deux autre. Deja deux mois que le bout de chou etait dans sa vie. Un petit gars comme lui à moitié français. Skander pourrait au moins lui apprendre une chose que sa mère aurait dû lui apprendre. Ça serait bien la seule chose c'était certain. Il monte alors les marches, encore énervé, encore tremblant, mais c’est ainsi. Il devait s’occuper de lui. Le berceau est là, à côté de l’emplacement de celui des jumeaux, qui n’étaient plus. Le bout de chou pleure à chaude larme, sans doute réveillé par le tumulte des actions de Skander, sa colère et sa rage.  Il hurle, Skander ne savait pas comment il arrivait à supporter ses cris. Lui qui s’énervait pour si peu parvenait à supporter autant. Il se penche alors sur le berceau pour le porter, doucement, soutenant sa tête. Hors de question qu’il crève du coup du lapin sous sa surveillance. Hors de question qu’il lui arrive quoi que ce soit sous sa surveillance d’ailleurs. Ce n’était pas le sien, ce n’était pas son sang, mais c’était de son devoir maintenant de s’en occuper. Il le porte, il le berce, pour qu’il cesse de pleurer. Il n’a clairement pas faim, pas après avoir dévoré ce qu’il avait dévoré tout à l’heure. « Chut. » Dit-il doucement en continuant à le bercer contre lui. S’il avait été ivre, il ne l’aurait peut-être même pas entendu pleurer. « C’est rien, ça va aller. » Dit-il doucement, essayant de le calmer comme il pouvait. Quand elle était là, ce n’était pas lui qui les calmait, c’était elle. Il n’avait qu’à apprendre. Les pleurs finissent par s’étouffé doucement, se transformant en gazouillis.  « On a intérêt à se serrer les coudes bonhomme, parce qu’elle nous a abandonné tous les deux.* » Assit dans l’encadrement de la porte, Bilbo aboie doucement, comme pour rappeler sa présence. « Tous les trois.* » Le tout en français, Finlay l’était à moitié, tout comme lui, alors autant cultiver cette part de lui. Ils avaient un long chemin à faire. Il avait tant en tête à présent. Des regrets, des remords. Elle devrait être là. Ils devraient tous être là.  Mais ce temps était désormais révolu. C’était le passé, et leur avenir une chimère. Il avait ce qui restait de son cœur en miette, mais dans son malheur, elle avait laissé avec Finlay une raison pour le loup de ne pas sombrer. Il ne savait pas comment il pourrait s’en sortir : l’Ordre, Finlay, la lycathropie, tout. Cela s’annonçait compliqué. Mais il se perdit un instant dans l’oisiveté apparente en souriant quand Finlay cessa enfin de pleurer complètement.  

« C’est du grand n’importe quoi. » La voix de Jaina se fait froide et sarcastique. Une vraie voix de Lupin. Skander quitte alors Finlay des yeux pour poser son regard sur sa cousine. Il voit l’énervement dans ses yeux, c’est elle qui en veut sans doute le plus à Odette dans tout Poudlard. Elle était possessive la louve et bien pire encore quand on s’en prenait à un membre de sa famille. Car Odette avait brisé Skander, littéralement. Jaina en faisait une affaire personnelle, elle n’avait jamais aimé la blonde qui avait séjourné auprès de son cousin. Femme, mère célibataire, elle avait été dure avec elle, mais l’attitude d’Odette ne faisait qu’abonder dans son sens. « Si c’est pour déverser ton putain de venin, tu peux aller te faire foutre Jain’. » Il est sec, il est franc, il est cassant. Jaina elle rit, et fait les gros yeux. « Surveille ton langage, cette petite créature entend tout, et ses premiers mots seront un ‘putain’ bien adorable. » Elle est dégoûtée quand elle parle, il le sent dans sa voix.  Elle rit de la situation. « Elle arrive encore à te mener par le bout du nez, Skander Lupin le leader de l’Ordre du Phénix, toutou de la putain blondinette écervelée qui s’est fait la malle. » Les larmes de Finley reprennent de plus belles, comme s'il sentait la tension dans la pièce. Skander lui n’en peut plus, il tente de bercer ce pauvre Finlay qui n’a rien demandé. Il explose, « Je fais quoi, je l’abandonne dans le caniveau ? » Il hausse le ton, couvrant un peu les larmes du nourrisson. « Tu n’as même pas idée de ce que c’est de grandir sans parents. » Cette fois, c’est lui qui rit. Bien sûr elle a perdu son père, mais adulte. « Je devrais le laisser pleurer dans un coin et le laisser crever ? Être lâche, comme elle ? » Il ressent enfin de la colère pour elle, pour Odette. Elle a laissé ce gamin alors qu’elle était la personne la plus à même de s’en occuper, celle dont les parents avaient espéré qu’elle prendrait soin de Finlay. En vain, elle était partie avec ses enfants, laissant le superflu derrière elle. « Tu fais ça pour elle. » Lâche-t-elle alors en le fixant, les bras croisés. « Bien sûr que je fais ça pour elle. » Il marque une pause, « Mais pour lui aussi, tu crois qu’il a demandé à être la victime de tout ça ? C'est ma faute. » Il le faisait pour elle, même s’il lui en voulait parce que c’était plus fort que lui. Il était incapable de renoncer à ces sentiments qui le rendait triste, en colère, et par-dessus tout faible. « Tu l’aimes, c’est ça le problème, Skander. » Elle fait un pas vers lui, tandis que Skander ne la regarde pas, il berce le nourrisson dont les pleurs se taisent doucement. « Transforme ce que tu ressens pour elle Skander. » Il en était incapable. « Elle ne t’aime pas. » Il le savait, elle lui avait écrit. « Elle n’a fait que se servir de toi. » Peut être. « Elle ne mérite pas cette attention. » C’est lui qui ne l’avait pas mérité. « Elle n’a jamais mérité la moindre de tes attentions. » Elle se trompait. « Arrête. » Articule-t-il alors en serrant les dents. « Tu crois qu’elle t’a aimé ? » Elle laisse échapper un rire. Elle ne l’avait jamais aimé la blonde, jamais. « Skander, elle ne t’a jamais aimé, alors arrête de … d’être comme ça. Ca ne te ressemble pas. » Ces mots sont les premiers à faire mouche. Les premiers qui le marquent. Ca ne te ressemble pas. Les mots sont les échos de ce que lui avait dit Beatrix plus d’une fois vis-à-vis de son comportement avec Odette. Mais il réalisait maintenant qu’elles avaient sans doute raison : ce n’était pas lui. Il n’était pas ce genre de type qui pleurait un amour perdu sans rien faire. Il était ce genre de type qui se battait pour ce qui lui était cher. Les mots électrochocs n’ont pas l’effet qu’elle avait espéré. Si elle espérait le faire abandonner, elle avait tort. « Parce qu’elle m’a fait changer. » Elle a rendu ce monde meilleur et supportable pour lui qui ne croyait en rien ni en personne. « Pour le mieux. » Je crois. Il avait changé pour le mieux, abandonnant son addiction pour l’alcool, contrôlant mieux la violence qui découlait de la morsure, vivant une vie moins décousue, ayant un but. « Et elle t’a abandonné sans une once de remords après t’avoir donné de faux espoir. » Lâche alors Jaina, irrité et sèche. « Quelle trainée. » Skander serre les dents. « Pas une once de remords, elle prend ses deux gamins, et elle se barre, elle te laisse celui qui ne l’intéresse pas, et elle disparait en t’accusant de tous les maux. OUVRES LES YEUX BORDEL ! » Elle s’emporte la Lupine, quand elle hausse le ton, Skander a les muscles qui se contracte, contrarié. « Peut-être qu’elle t’a changé, mais ne poursuit pas une chimère, ne gâche pas les neuf prochaines années de ta vie à courir après une putain de salope. » Elle est crue, elle défie Skander du regard comme pour affirmer qu’elle ne changera pas ses propos. Mais elle n’avait pas tort. Il ne pouvait pas courir après une chimère pendant neuf ans, il serait déçu au final. Il avait déjà ce qu’il restait de son cœur en miette. Il voulait des réponses, de vives voix, pas couché sur du papier. « C’est lâche ce qu’elle a fait. Une lettre… C’est minable. » Lâche. « Occupes-toi de lui si tu veux, parce que… parce que quelqu’un doit le faire mais je t’en supplie, ne pourchasse pas cette chimère. Je t’en supplie, Skander, ne te perds pas là-dedans. » Il ne répond qu’une chose : « Dégage. » Son ton est sans appel, et il ne la regarde plus. Il continue de bercer Finlay avec une douceur insoupçonnée. Il s’en occuperait. Comme s’il avait le choix, et quand bien même il l’aurait, il l’aurait fait.

* en français
1990 - 4 OCTOBRE La pleine lune – l’une des pires de sa vie, sans l’ombre d’un doute. Cette dernière année, trois pleines lunes avaient été particulièrement douloureuses. La première avait été quand il avait perdu la mémoire et avait dû faire face à la transformation, comme si c’était la première fois, revivant la douleur assourdissante et le déchirement de son corps avec peur, appréhension, comme au premier jour. La nuit avait été douloureuse car il n’avait pas eu de potion tue-loup cette fois-ci, il n’avait pu compter que sur la chance, que sur lui-même. Il n’avait pas été capable de rester sagement là où on l’avait mis, le loup avait erré, la nuit, comme une âme en peine. La douleur qu’il avait ressenti cette nuit-là était réelle, nouvelle, avec les souvenirs passés qui lui revenaient petit à petit en mémoire sous forme de flash lui montrant alors toute l’étendue des dégâts. Les dégâts irréparables de son âme meurtrie et solitaire. Une âme solitaire, en peine et meurtrie qui avait trouvé malgré la folie de la lune un chemin inattendu dans les forêts de Godric’s Hollow, tombant au petit matin, inconscient encore, nez à nez avec celle qui allait changer le cours de sa vie. Celle qui l’espace d’un instant avait rendu sa condition insupportable. Celle qui avait fini par devenir celle qui rendait sa vie supportable. Celle qui maintenant était partie. Elle, encore et toujours elle. Quel con il avait été ce jour-là. Un connard fini. Ce fut la première des abominables pleines lunes. Celle où il a revécu ce traumatisme, celui où le réveille avait été douloureux, tant par la contradiction des sentiments que par ses regrets qu’il nourrissait déjà. La seconde fut peut être la pire. Celle où il venait d’apprendre « la mort d’Odette », cette nuit où il a totalement perdu le contrôle. Il ne voulait qu’une chose : en découdre avec Cassiopeia Greyback, sans être capable de lui mettre la main dessus. Il se fichait bien de faire de ses enfants des orphelins, elle avait fait de ceux d’Odette des pauvres Orphelins, ça ne serait que justice. En quête de vengeance, et encore une fois dépourvue de Potion Tue-Loup, les émotions à fleur de peau, les sentiments sont exacerbés avec la Lune, à chaque fois, tout le temps. Le réveil avait été terrible, et il avait manqué de brisé le peu d’amitié qu’il avait pour Alienor. Il l’avait repoussé, elle, et sa compassion, s’empêtrant dans sa haine et ses désirs de vengeance. Tout ça pour finir par céder à ses pulsions meurtrières pour apprendre quelques heures plus tard que ce n’était que l’œuvre d’une artificielle potion. La pire des Lune est devenue malgré elle le moment où il a réalisé la réelle nature de ses sentiments. La troisième lune, celle où il s’était senti abandonné. Celle où il se blâmait pour toutes les erreurs qu’il avait pu faire. Cette dernière lune, cette affreuse lune. Il avait du mal à laisser ses regrets derrière lui, comme cette culpabilité de n’être capable de ne rien faire. De ne rien dire. Celle de l’impuissance. De n’être capable de ne rien solutionner, comme il se sentait incapable d’oublier, ou de tourner la page. C’est si facile de lui demander de le faire, de lui demander de penser à autre chose. Seulement, il en est parfaitement incapable. Des mois qu’elle hante ses pensées. Tout chez lui est différent, il est certain qu’elle était celle qui lui fallait. Il y pense constamment, et cette lune est celle de regrets. La transformation, terrible comme à chaque fois. La peur au ventre de faire un faux pas. Il n’a pas pris de tue-loup, son empoisonnement récent ayant empêché la prise. Il sent que cette fois-ci encore, il est sur le fil, sur la ligne. Il ne faut pas basculer, pas maintenant. Il a toujours choisi la forêt interdite depuis qu’ils sont à Poudlard, comme ses cousins. Mais il veut être seul, il ne veut personne à ses côtés. Loup solitaire néanmoins préoccupé par le sort du petit Finlay qui cette nuit serait sous la bonne garde d’Alienor dans la tour, en sécurité. Il ferme alors les yeux et songe à ces trois pleines lunes. La première est celle de la confusion, la seconde celle de la colère, la troisième celle de l’abandon.

Le réveil est comme toujours, brutal. Et cette fois-ci flotte une abominable odeur de mort. Skander est étendu sur le sol de la forêt interdite mais quand il ouvre les yeux, il voit qu’il était à deux doigts de franchir les limites de Pré Au Lard. Il prend dès lors l’étendu du monstre qu’il est ou pire… pourrait être. Etait-il responsable de cette affreuse odeur de mort qui flottait ? Nu comme à chaque fois, les nuits de septembre plus frais que celle de l’été ont tendance à lui glacer le sang. Il n’a pas hérité de la frilosité de sa mère qui maugréait à chaque fois que la température baissait en dessous de vingt dégrée et ne jurerait pas d’aller retourner vivre en France. La France, c’était une chimère, il n’était même plus certain de vouloir franchir de nouveau le seuil de cette maison. Pas sans elle, pas avec les souvenirs de ce qu’ils avaient été et de ce qu’ils auraient dû et pu être qui lui reviendrait en plein visage. Il n’y mettrait plus les pieds, c’était certain. Il n’avait plus rien à faire de cela, cette maison, il était incapable d’affronter ses souvenirs, lâche. Serpentard après tout. Adepte des ruses et de la trahison. Il avait trahis des gens récemment, ces gens qu’il avait côtoyé pendant près de huit années, comme des amis, comme des frères pour certains. Ces mêmes gens qui avaient vu son visage fièrement porté les couleurs de l’Ordre sur les affiches qui les stigmatisaient comme des dangereux terroristes. Trahir, être lâche. C’était dans sa nature. Mais cette fois-ci, c’est la peur au ventre que Skander entreprit de suivre l’affreuse odeur. S’il en était l’auteur, il devrait affronter tout cela. Il avait déjà tué, plus d’une fois dans sa vie. Trop de fois peut être. Une fois sous l’emprise de la lune, pour de l’argent, les autres fois, il avait perdu son sang froid, ou bien était-ce pendant des missions de l’Ordre. Mais il avait tué pour Odette, deux fois. Et voici où cela les avait mené. Elle avait eu raison de partir, elle n’avait pas besoin d’un monstre comme lui.  L’odeur émane de la cabane Hurlante. Ce lieu à toujours fait froid dans le dos à Skander. Mais à cet instant, il a simplement froid, et une sorte de nausée provoquée par cette effroyable odeur de mort. Il n’a rien sur le dos, mais ce n’était pas comme s’il y avait habituellement foule à la cabane hurlante. Et si l’on s’étend sur la question, il n’avait jamais eu un quelconque problème avec son corps. Celui-ci portait les marques de la lune, une morsure camouflée sous un tatouage. Quelques cicatrices, les traces de son passé. La marque du monstre. Le temps de revenir sur ses pas un peu plus loin dans la forêt pour récupérer ce qui est à lui, ses vêtements, sa baguette, de quoi s’habiller. Il traverse les bois, sans honte. Il voudrait laisser cette odeur derrière lui, pourtant il a le sentiment que c’est important, qu’il soit ou non l’auteur de ces méfaits, il est certain que rien de normal se cache derrière tout cela. Au mieux c’est une bestiole en train de crever, au pire, c’est un corps.  La cabane se dessine devant lui. Il pousse la porte, et celle-ci grince. L’odeur est atroce. Plus il avance plus elle le prend à la gorge. Ce n’est certainement pas une bestiole en train de crever. Il se rappelle cette odeur qui n’est pas sans lui rappeler l’odeur des corps en décomposition qui jonchait encore le bureau des aurors quelques jours après la Purge. Ces mêmes corps qu’il avait été incapable de regarder, de peur de voir celui de Ciena. Il aurait dû regarder et s’éviter bien des tourments. Plus il s’approche, pour l’odeur est insoutenable. Et quand il pousse l’une des portes, c’est un corps par terre, étendu sur le dos, une mare de sang sécher au niveau de la tête. Skander se retient de vomir, dieu sait s’il à l’estomac bien accroché. Il se sert de son bras pour tenter de rendre l’odeur moins prenante en essayant de boucher son nez. Mais il tombe des nues. Plus il s’approche, plus la silhouette est familière. Trop familière.  « Putain, Louise. » La nourrice, celle qui était supposément partie avec Odette. Et qui ne l’était pas du tout au vu de l’état de décomposition avancé. Les vers, le teint, l’odeur, tout suggérait qu’elle était là depuis un moment. La nausée saisi alors Skander qui arrive à retenir ses tripes. Il n’arrive pas à la regarder, jusqu’à ce que cette plaie au crâne attire son attention. Il sort alors sa baguette, et dégage les cheveux de la jeune femme avec délicatesse pour la voir de plus prêt. Il tombe des nues. Une balle moldue. Il en était certain. Voici qui changeait absolument tout.

Un corps. Une balle. Une technique moldue. La disparition d’Odette. Tout ceci était forcément lié. Il ne voyait pas comment des coïncidences aussi prononcés pourraient arriver. C’était impossible. Il ne savait pas comment, mais tout ceci avait un lien. Il arriverait à trouver ce lien. Il a d’abord été prévenir le reste de l’Ordre et en particulière Judicael, le frère ainé de Louise. Il ne pouvait même pas imaginer sa peine, celle de perdre sa petite sœur. C’était comme si on lui enlevait Lothar. Comme si on lui enlevait Jaina. Comme si on lui enlevait Primrose, ou encore Gabrielle. Il sait qu’il deviendrait fou. Comme à cet instant, on lui avait enlevé Odette. Etait-ce un départ volontaire, un accident ? Tout ceci semblait terriblement complexe. Il n’arrivait pas à prendre la mesure de tout. Il n’arrivait pas à comprendre, le cheminement ne parvenant pas à se faire dans sa tête. Sous le choc de la mort de la jeune Louise, l’Ordre ne comprend pas. Aucune trace de magie dans sa mort tragique, alors, c’est une méthode moldue. Pourquoi des moldus en voudraient à cette pauvre Louise, quelle était l’implication d’Odette ? Dans le tumulte des jours tragiques, il n’arrive pas à se poser pour faire le point. Il lui faut attendre le soir, et il laisse Alienor s’en aller, ne sachant pas très bien comment la remercier pour Finlay, qui Skander avait fini par appeler « Finn » en soucis d’efficacité. Le petit n’arrivait pas à dormir, Alienor avait tenté de le bercer dans tous les sens, sans effet. Il s’est dit que s’occuper de ce gamin finirait par l’apaiser un peu. Mais le petit bout n’était décidément pas décidé à s’endormir. Alors que ce gamin arrive généralement à apaiser son esprit grâce à sa candeur, cette fois-ci, rien n’y fait. Il n’arrive pas à sortir le corps de Louise de sa tête. Cette balle dans la tête. Cette mise en scène macabre. Ce corps abandonné à la nature. Alors qu’il berce le garçon contre lui, s’endormant presque alors qu’il gazouillait encore Skander ressasse tout cela. Il doit poser ses idées, et même si cela parait dingue, il voit un espoir. Et quand il voit un espoir, la lueur de tragique apparait soudainement. L’espoir qu’elle soit partie à cause d’autre chose que lui. Mais pourquoi cette lettre. Il a une idée. Et il attend que le gosse s’endorme profondément pour le mettre avec douceur en faisant attention de ne pas le réveiller dans le couffin à côté de lui. Il le monterait dans son lit plus tard. Couché sur le parquet, Bilbo regarde son nouveau maitre se lever puis faire un pas vers ce qui jadis était un tableau de cours. Il pousse ce qui traine devant celui-ci se maudissant quand quelque chose tombe. Mais Finlay semble avoir le sommeil plutôt lourd ce soir. Il attrape l’une des craies posé et commence à mettre en place ses idées. En vrac. Odette. Les Jumeaux. Louise. Arme Moldu. 13 septembre. Lettre d’adieu. Tout ceci avait un lien.   Le lien entre Odette et les Jumeaux, ils étaient partis ensemble. Du moins il espérait. Louise avait été tué par une arme moldu, un revolver probablement, il avait déjà utilisé une arme moldue, cultivant diverses options de défenses au cas où. La question était : pourquoi ? Pourquoi tuer Louise ? Peut-être avait-elle été témoin de quelques choses qu’elle n’aurait pas dû voir ? Louise devait être avec Odette. Et si ce n’était pas Louise qui avait eu un problème avec des moldus ? Si c’était Odette. Le lien Odette Moldu lui semble d’abord improbable, puis il pense à la naissance des jumeaux. Fils et fille d’un né moldu, Adrien. Mais pourquoi s’en prendre à Louise et/ou Odette ? Cela semblait… étrange. Il écrit Adrien en dessus de moldu. La question de sa mort était en suspens, peut-être était-il comme sa Ciena revenu d’entre les morts pour hanter les vivants et les faire payer de leur bonheur ? Non. Sa mort avait rendu Odette comme coupable à ses yeux à elle, peut-être qu’elle pouvait l’être aux yeux de sa famille, si ce type avait encore de la famille.  Famille suivie d’un point d’interrogation, ce sont les mots qu’il rajoute en dessous, avec les mots, où quand comment et pourquoi ? Mais il demeure une question qui l’empêche d’aller plus loin. Des mots qui restaient graver. Cette putain de lettre. Elle contredisait tout le reste. Pire peut être, elle avait fui pour retrouver sa famille à lui, réduisant en cendre tout ce qu’ils avaient voulu construire. Il serre la craie entre ses mains et entoure le mot Lettre. Il doit se pencher sur celle-ci, il y a encore quelques choses qui cloche. Mais il est incapable de voir quoi. Pourtant, il n’a jamais été aussi près du but. Avec une telle vue d’ensemble.

Il est incapable de remettre la main sur la lettre. Il ne savait plus ce qu’il en avait fait. Avait-il fait l’erreur de la jeter dans les flammes ? Il se voyait la froisser, et la jeter. Mais où ? Il doit aller dormir, essayer d’oublier cette effroyable journée une nuit. Il doit prendre ces potions qui l’aident à dormir que Gabrielle lui a donné, sans qu’elle ne lui laisse le choix. Mais il ne prenait qu’une petite partie de celle-ci, souhaitant avoir le sommeil assez léger pour qu’il puisse entendre Finlay pleurer en cas de besoin car il n’y avait que sur lui que pouvait compter ce bonhomme de quelques mois. Et sur le chien. Skander prend alors l’enfant qui dort comme une adorable petite marmotte dans ses bras pour le monter dans son berceau et pour se coucher non loin de là. Il grimpe les marches en tentant de ne rien faire grincer, sait-on jamais, un gamin réveillé et une partie de votre maigre nuit peut être réduit en fumée. La nuit est déjà bien avancée, il est resté des heures devant son tableau noir à chercher un sens à tout cela. Il a comme l’impression que tout lui échappe, qu’il lui manque une clef.  Une fois en haut, il dépose l’enfant dans son lit, et le couvre comme il se doit. Lui, il se dirige le pas lourd vers la salle de bain où il a besoin de s’éclaircir les idées. Une bonne douche serait peut être capable d’apaiser ses esprits et de l’aider à faire le point. A chaque pas ici, il pense à elle, hanté par sa présence. Elle avait posé sa marque ici. Elle avait laissé son empreinte. La douche est longue, mais il a besoin de laisser son corps se détendre sous l’eau brulante. Il ressasse encore tout cela. Ne pas comprendre était quelque chose qu’il n’avait jamais supporté, tant qu’il ne trouverait pas un sens logique à tout cela, il chercherait. Il le savait. Il était persévérant, souvent obsessionnel, mais il l’assumait complètement, cela faisait partie de ce qu’il était.  Alors qu’il sort de la douche, il n’entend que le bruit du souffle de Finlay, et Bilbo qui commence à faire un raffut impossible. Bon sang il avait dit à ce chien de rester en bas. Skander claque dans ses doigts le chien s’arrête, et le fixe une boule de papier dans sa gueule en train de jouer. Bordel. « Putain de chien. » Lâche-t-il alors. « Donner à Skander. » Dit-il en demandant à ce joyeux Bilbo de s’approcher, ce qu’il fait, déposant la boule de papier froissé dans sa main. Bon chien, pensa-t-il alors. Il avait besoin de cette lettre, sans savoir qu’elle serait ce qui lui donnerait un nouvel éclairage. Il la défroisse et la relit. Il s’assoit sur le bord de son lit, et la relit. Les mots sont durs. Les mots sont acerbes. Elle est si franche et incisive dans ses propos. Pourquoi le faire dans une lettre, pourquoi ne pas le faire de vive voix ? Encore une fois, ses questions sont sans réponses. Il reste des heures à tout relire, se sentant un peu plus coupable à chaque fois. Des heures qu’il est penché dessus, si bien que la nuit est si avancé qu’elle va bientôt laisser place à un nouveau jour. Et lui, il n’avait pas de nouvelles réponses à apporter. Il ne voit rien, que des mots assassins. Que pourrait-il y avoir là-dedans ? Un code ? Cette idée le fit rire. Oh que oui. Il était assez désespérer pour imaginer des choses complètement folles mais le code. Assez fou pour envisager toutes les options. Il tente le plus simple de tous les codes : la première lettre de chaque ligne formant un message. Il n’y a rien qui en ressort. Il tente le second code le plus évident : le premier mot de chaque ligne. Et là. « I love you please save me please help me love it’s for us. » C’était impossible. Il n’avait pas pu passer à côté d’un code tout ce temps, il avait été rongé par la culpabilité.  Elle était bel et bien partie. Mais pas pour la raison qu’il croyait. Il descend alors les marches pour se retrouver face à son tableau et ajouter un « sos » en dessous de lettre. Odette avait été poussé à partir, par les personnes qui avaient tué Louise, et c’était en rapport avec Adrien. C’était peut être tirer par les cheveux, mais c’était tout ce qu’il avait. S’il avait été dans une léthargie complète jusqu’ici, pensant qu’elle était partie de son plein gré. La lettre et la mort de Louise changeait absolument tout. Et il allait se battre, et la retrouver, les retrouver. Il en faisait le serment.
“I take everything I'm feeling, everything that matters to me.
I push all of it into my fist. And I fight for it.”


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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: SKANDER, LUNATIC   Sam 26 Nov - 15:28








LA BETE DU GEVAUDAN.
"I see the bad moon arising. I see trouble on the way."



4 au 20 NOVEMBRE 1990 - FRANCE

PAULHAC-EN-MARGERIDE, Si difficile de changer de pays dans les conditions actuelles. Pourtant, cela lui était alors apparu comme l’unique chose à faire, l’unique démarche à suivre. Partir – comme un lâche ? Oui, peut-être. Il était lâche le Lupin, il se percevait comme tel, incapable de déceler la moindre dose de courage dans ses actions et dans ses agissements. Pourtant, s’il apparaissait aux yeux du monde qu’il partait sans un mot, lâche – ce n’était pas réellement le cas. Un train pour Paris, c’était ce qui lui avait paru le plus raisonnable pour traverser la manche sans être repéré. Il était difficile de concevoir Skander Lupin comme quelqu’un de raisonnable, très difficile, surtout après ce qui venait de se passer dans sa vie. Les échecs interminables se succédaient, et tout ce qu’il s’était évertué à préserver s’effondrait peu à peu. L’Ordre était dans une impasse et venait de subir un revers plus que sérieux, il avait manqué de tuer sa propre fille, et l’avait par conséquent condamner à une vie terrible, faisant le choix de l’égoïsme, la transformer plutôt que de la perdre, il y avait la perte d’Aries son frère et son compagnon d’arme qui ne serait plus à même de se moquer de lui avec sarcasme, et puis, il y avait Odette, leurs problèmes, leur avenir, le fait qu’il lui avait fait du mal. Trop de paramètres à prendre en compte. Fuir semblait alors bien plus évident comme solution. Un bref mot, une bref lettre manuscrite laissée à la va vite sur la table de la cuisine, Un mot bref. « Je reviens dès que possible. » Un mot de salopard et d’égoïste. Et pourtant. Il avait regretté de n’en n’avoir dit plus tout le trajet. Assit dans l’Eurostar moldu, contre la fenêtre, l’air penseur, le visage figé. Il était passé inaperçu, il espérait. En France, il ne risquait plus ou moins rien, sa double nationalité le protégeait, et la position de la France dans toute cette guerre était sa porte de sa sortie. Le train s’arrête, et quand il descend à quai, il y a ce parfum, cette sensation d’être chez soi. Cette sensation qu’il n’avait plus en posant le pied dans une Londres sous le joug et sous occupation mangemorte. Un jour, il retrouverait cette sensation familière d’être chez lui sur les Bords de la Tamise. Un jour. Mais il n’avait pas le temps pour la nostalgie, il se cache pour finalement transplaner dans une bourgade bien loin de Paris. Très loin.

Paulhac-en Margeride, une bourgade qui pourtant n’est pas sans histoire. Ce n’est pas la première fois que le Lupin y met les pieds. Une bourgade avec une histoire écrite dans le sang, les larmes et qui est à chaque pleine lune un peu plus glacée par le cri du Loup garou.Il y avait maintenant un peu plus de deux cent ans, ces contrés Françaises étaient alors terrorisées par une créature mystique, mythique que tant de moldus et de sorciers ont alors craint : la Bête du Gévaudan. Une bête qui était parvenu à terrifié les mages et ceux-là même qui étaient dépourvu de pouvoir magique. Une bête qui n’en était une que les soirs de pleine lune – à une époque où la potion tue-loup n’existait pas. Pour Skander cela avait été avec stupeur et effroi qu’il s’était découvert lié à ce carnage, malgré lui. Car la bête n’était rien d’autre qu’un sorcier du nom d’Henri Lupin – Loup Garou sanguinaire, sorcier dérangé qui tuait les nuits de lune mais aussi pendant les autres.  Un ancêtre monstrueux qui faisait partie de son histoire, et qui avait conduit les gens de ces contrés à avoir peur des loups, mais surtout qui avait conduit les sorciers de ces contrées à vivre avec la malédiction, car nombreuses sont les victimes de la bête ayant alors survécus, transformé elles aussi en bête nocturne. C’est grâce à cet ancêtre que Skander obtiendrait peut être ce qu’il était venu chercher. Dans ce petit village où il était venu quelques années plus tôt, dans l’espoir d’obtenir un remède, une solution. En vain.  L’échoppe qu’il cherche est dans une ruelle pavée du village qui semblait avoir été coupé du temps il y avait des années de cela. Il reste un instant sur le trottoir à observer la devanture usée par les temps et les intempéries puis, il finit par en pousser la porte, faisant tinter une sonnette elle aussi bien usée. « Une minute j’arrive ! » Entonne alors une voix féminine perchée sur une échelle, tentant de ranger quelques boites sur l’étagère derrière le comptoir. Une femme d’une trentaine d’année qui était familière au sorcier, elle commence alors en descendant de son échelle, « Que puis-je… » Puis, elle se retourne observant alors le sorcier avec un air de déjà vu, ajoutant : « Monsieur Lupin, sachez que je n’ai toujours pas fait de progrès en la mat… » Elle n’a pas le temps de finir sa phrase que Skander la coupe, « Ce n’est pas pour moi. » Elle esquisse alors un sourire, et plisse ses yeux, intriguée,   « Marcheriez-vous sur les traces de votre ancêtre en constituant une petite meute ? » Enjouée, mais assez cassante. Elle savait à qui elle avait à faire, elle l’avait déjà vu, il y avait quelques années, la première fois que Skander avait alors poussé la porte de son échoppe. Mais elle n’avait rien pu faire pour lui, ni pour Lothar, pour eux, c’était trop tard.  « C’est pour ma fille, et… un enfant à naitre. » Lâche-t-il alors. Ce n’était pas pour lui, c’était pour Victoire, et pour l’enfant que portait Odette. Il leur avait infligé à tous les deux une existence terrible, il s’en voulait déjà de briser leur vie de la sorte. « La fille est louve de naissance ou mordue ? » Demande alors l’apothicaire en faisant apparaitre une plume pour noter dans son grimoire de quoi il en retournait. « Mordue. » Lâche alors Skander, tandis qu’elle lève les yeux, « Quel âge ? » « Dix-huit ans. » « Pauvre enfant. » Lâche-t-elle en continuant de noter dans son carnet, « La date de la morsure ? » « Le deux novembre de cette année. » Il parle d’une voix qui sonne triste, pourtant on peut entendre de la colère dans sa vie, contre sa propre personne, contre lui-même. Il sait que c’était une pauvre enfant, qu’elle ne pourrait vraisemblablement jamais avoir d’enfant, qu’elle ne pourrait jamais vivre comme les autres jeunes femmes. Il savait tout cela. « Bien ça ne devrait pas poser de problème. Même si sa survie à la morsure est encore incertaine jusqu’à la prochaine lune. » Lâche-t-elle alors en relevant les yeux vers Skander. Elle avait survécu à ses blessures jusqu’ici, et la morsure avait même guéri l’entaille profonde qui aurait dû lui coûter la vie. Et malgré lui, Skander savait que c’était le passé de loup qui coulait dans les veines de sa famille qui lui sauverait la vie – il essayait de s’en persuader. « Passons à l’enfant à naître. » Cette fois-ci, elle semble un peu plus concentré, « Il doit naître quand ? » « En avril. » « Chic, ça nous laisse un peu de temps. » Elle a cette voix enjouée qui ne plait pas du tout à Skander. « Mais entre nous, les gens comme vous et moi ne devraient pas avoir d’enfant, faire subir cela à un nouveau-né… Ma mère est morte en couche, elle n’a jamais supporté les neuf mois à porter à une lycan. » Elle sourit en disant cela, Skander quant à lui se fige. Il n’avait pas envie qu’Odette puisse y laisser sa vie, il ne se le pardonnerait pas. Il savait que cette femme était comme lui, comme eux, c’est ce genre de chose que l’on sent quand on est de la même « espèce ». Mais elle avait raison : les gens comme eux ne devraient pas avoir d’enfant, ni de famille, rien. Enfin, Skander ne le réalisait pas encore mais sa famille, ses enfants, et les gens qu’il aimait c’était ce qui faisait la différence entre l’homme, et la bête. « Il me faut au moins quinze jours. » Lâche-t-elle alors en continuant de griffonner dans son grimoire. « Pour votre fille je vois cela sous la forme d’un collier, pour le bébé, d’une gourmette, c’est passe partout. » Il trouvait cela plutôt logique. « Et le tout… » Elle continue de griffonner et semble perdue dans ce qui semble être des calculs. « Le tout pour la modique somme de cinq milles francs français. » « Marché conclu. » Lâche-t-il alors. « Je prends un acompte de … dix pour cent. » Lâche-t-elle avec un sourire. Dix pourcent, c’était fort heureusement tout ce qu’il avait en poche – pour l’instant, quelques réserves qu’il avait gardé de leur escapade française durant l’été.  Il sort alors de sa veste en cuir, un vieux portefeuille usé et il en sort les billets qu’il dépose alors sur le comptoir. Tandis qu’elle le recompte, elle ajoute, « Que les choses soient claires : ce n’est pas un remède miracle. C’est un talisman qui leur permettra de moins subir les effets de la lune, et qui permet de canaliser la violence, en aucune manière la transformation sera arrêtée. Est-ce que c’est clair ? » Elle range les billets quand Skander lâche alors, « Aussi clair que le clair de Lune. » Elle se fige, « Je vois qu’on a de l’humour. » Assez sèche. Deux semaines, il avait deux semaines pour trouver le reste des cinq milles francs. Ça, c’était le plus gros problème pour l’instant, car il ne repartirait pas sans ces deux talismans. Pour son frère et lui ça avait été trop tard. Il faut porter celui-ci dans l’année qui suit la morsure, ou la transformation. Pour Victoire c’était le plus tôt possible, pour l’enfant à naitre, ça serait à sa naissance, et même s’il ne se transformerait pas avant que sa magie n’apparaisse il subirait la pleine lune et ses effets de sa naissance jusqu’à sa mort. Si Skander pouvait les soulager un peu, il y trouverait son compte, une certaine forme de rédemption.


Then I’ll raise you like a phoenix

Strike a match and I’ll burn you to the ground  Put on your war paint Cross walks and crossed hearts and hope to die.
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SKANDER, LUNATIC

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