indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




Partagez | 
(KENAN) ≤ « Losing my religion. » (-16)

()
Parchemin envoyé Mer 20 Avr - 13:29

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”


18 MARS.
L
’obscurité dévore le coeur noir de remords, baigne la pièce à peine éclairée par la faible lueur d’une bougie qui se consume, comme l’âme de la jeune femme qui sombre, chute et s’écrase contre les parois de l’impuissance. Des livres dans chaque recoin, éparpillés, tous ouverts à des pages diverses, début, milieu, fin, odeur de papier et de parchemins. Soumise à ses démons, elle se laisse happer par le désir gravé à même le myocarde tiraillé. Elle n’a pas su protéger Circée. Ca tourne en boucle infinie, tourbillon sans fin du soir au matin. Savoir c’est pouvoir. Elle ne sait pas assez. Elle doit savoir plus. Toujours plus. Trop jeune. Incompétente. Coupable. Son amie était enfermée dans cette chambre à souffrir les tourments de la torture parce qu’elle est restée neutre, parce qu’elle ne s’est pas placée entre ce fou furieux psychopathe et les deux Rackharrow. Elle doit trouver. Trois jours écoulés sans qu’elle ne donne signe de vie. Manger, boire, étudier et s’endormir, épuisée, sans compter les heures, sans compter le temps qui s’étire, coule dans le sablier de la colère.

Daksha n’a pas bougé. Il est installé dans un coin, fixant sa propriétaire, veillant à ce qu’elle ne dépasse pas la limite - pourtant il n’a pas attaqué, les crochets n’ont pas rencontré la chair, parce que pour la première fois depuis longtemps, il se méfie d’une réaction extrême. Le nez dans les lignes d’ouvrages qu’elle tente de traduire, l’oeil promenant sur les matériaux étalés de-ci, de-là, elle se laisse gagner par une dangereuse frénésie. Neutralité jetée aux oubliettes, raison piétinée, éducation déchirée, jetée au feu d’une contrariété incendiaire. Rien ne valait de garder le gris de sa lignée, teintée de noirceur qu’elle était. Plonger dans les arcanes interdites ne lui posait plus de cas de conscience, son amie avait été blessée, des centaines de personnes souffraient des conséquences - plus de confiance aucune, chaque rue était un lieu de meurtre potentiel. Le bal marquait un tournant brutal dans les certitudes de chacun.. et les siennes n’étaient plus que cendres. Alastar aurait su l’aider. Alastar aurait les réponses mais ça n’était pas le moment de le déranger. Lui aussi la sermonnerait. Elle avait assez d’un père pour ne pas qu’un autre tente de l’arrêter. Faire de la magie pour ne pas s’écrouler, pour ne pas pleurer toutes les larmes de ce corps trop jeune, trop fragile.

La boutique n’a pas été ouverte. Des protections magiques à l’extérieur, des sortilèges qui encerclent les lieux. Elle n’est pas rentrée au manoir, parce que la paix se trouvait là où on ne la dérangeait pas dans ses recherches. Solitude salvatrice. Kenan avait reçu les divers mots de passe pour désactiver momentanément les barrières, il avait reçu de Daksha la fine écriture, le matin même. Sissi ne savait plus à qui en vouloir, les Marqués, les non-Marqués, finalement qui était responsable du chaos ambiant ? Elle ne voulait de conseil de personne, l’estomac noué, la culpabilité à fleur de peau. Elle n’avait pas été blessée, et tant de gens étaient morts. Pourquoi ? Etait-ce ce que l’on nommait si sagement destinée ? Et ces mots de trop qui avaient franchi ses lèvres. Je t’aime. Qu’est-ce que ça voulait dire ? Elle l’ignorait, elle ignorait pourquoi elle rompait chaque serment les uns après les autres. Aimer, ça n’est pas suivre les préceptes de la pureté. Aimer c’est être faible, c’est se laisser submerger par des sentiments de miel quand l’heure était aux alliances savantes. Elle avait envoyé les règles valser, le tatouage gravé au bord de son décolleté témoignant du point de non retour. Ses convictions ne tenaient plus, ses principes n’avaient plus rien d’attrayant. Ne restaient que la magie, que les sortilèges, seulement la rancoeur, juste la culpabilité, que le désir d’apaiser son amie, quel qu’en soit le prix, seulement son amour déraisonnable, quoiqu’il lui en coûte. Et la peur d’échouer, sans cesse, qui rappelle la Purge, qui rappelle combien elle hait le fait de ne pas pouvoir changer les choses.  
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 20 Avr - 20:40

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Sur ce point, peut-être s'étaient-ils particulièrement bien trouvés. L'incapacité de protéger les siens, l'angoisse, les tourments que cela créait, Kenan connaissait bien. Pour ainsi dire, il ne s'était jamais réellement remis de la Purge, du malaise qu'il ressentait quand il constatait, jour après jour, qu'il avait fait un choix et que ce dernier avait conduit sa sœur à la folie. Un gamin qui n'avait pas eu la bonne réaction, un enfant qui avait appris trop vite que certains événements pouvaient lui échapper et devenir dévastateurs. Jusqu'à aujourd'hui, les reproches intérieurs fusent s'il leur en laisse l'occasion. Et le bal n'a fait que ramener les démons, les tirer inlassablement à la surface. Les peurs rongent l'esprit aussi bien que le cœur et le constat se pose, brutal : il ne sert à rien. D'un geste, il aurait pu se faire tuer ce soir-là. A s'opposer à plus fort que lui, à risquer sa vie sous une impulsion qu'il gérait trop mal. Il était allé voir sa sœur à Sainte-Mangouste. Chaque jour cauchemardesque qui avait suivi cette nuit, et il n'en avait retiré qu'un silence morne, lourd. Circée s'était murée dans sa rancœur, il n'était même pas sûr qu'elle ait pris en compte le risque considérable de son geste stupide, tout ça parce qu'il lui avait été insupportable de la voir se faire torturer, une nouvelle fois, sous ses yeux. Il restait à ses côtés deux ou trois heures et finissait par s’éclipser. Il ne tentait pas de lui faire la conversation. Il se contentait de s'asseoir en face de son lit, dans la chambre trop blanche à l'odeur répugnante. Et il la regardait, sans même qu'elle ne semblât vraiment considérer sa présence.

Les doigts sont crispés sur la baguette tandis que les lèvres prononcent inlassablement les mêmes sons. L'énergie lui manque déjà. A peine quelques heures pourtant, qu'il avait commencé. Posés sur la table poussiéreuse, les livres étaient éclairés par un chandelier rouillé dont les courbes laissaient supposer la noblesse d'autrefois. Un soupir agacé accompagne les pas du jeune homme qui se rapproche des ouvrages pour relire les deux dernières lignes. Datrix l'observe en silence, à peine perceptible dans l'obscurité. La colère gronde alors que les images reviennent : Circée sous la torture, Erzsébet encore sous le choc, tout contre lui. Le goût amer que ses larmes ont laissé sur son âme. Elle aurait pu mourir, elle aussi. Elle s'était occupée de ses blessures alors qu'ils étaient encerclés par les flammes, elle aurait pu être une cible, elle aurait pu ne jamais sortir vivante de ce zoo. L'aura s'étend, s'étire lentement, se teinte d'une lueur rouge qui crépite autour du jeune homme, qui semble pulser. Datrix relève la tête, vivement. Le geste lui échappe, il tourne le poignet sans même y réfléchir et les sons s'entrechoquent quand les syllabes illogiques dansent sur le timbre rauque. Le sort vrille, pourfend l'air comme il gagne du terrain et envahit l'espace, la pièce presque entière, et va buter avec une force phénoménale contre les parois en bois qui cloisonnent l'endroit. Elles s’affaissent aussitôt, éclatent, se voient expulsées à deux mètres de là en une série de morceaux meurtriers. La pièce s'est subitement agrandie, ainsi décloisonnée. Kenan n'est toujours pas satisfait. Il bouillonne et la rage ne fait qu'envahir l'esprit un peu plus à chaque instant. Il tourne frénétiquement les pages, se fige soudain. Il analyse la formule, un sourire malsain sur les lèvres. Le premier essai rate toujours. C'était une constante qu'il avait apprise. Et pourtant quand il se détourne de l'endroit où se trouve Datrix pour viser le mur opposé, qu'il semble dessiner dans le vide la vague forme d'un « huit », l'explosion ne se fait pas attendre : le silence est brisé par un fracas qui lui échappe et le temps de comprendre, il observe, perplexe, la dizaine de lames qui se sont fichées dans le mur. Quelques secondes plus tard, il s'écroule sur le sol, inanimé.

L'eau brûlante coule sur le corps meurtri, fatigué. La buée envahit la salle de bain et rend l'ambiance terriblement lourde, l'air presque irrespirable. Si le jet d'eau est désagréable sur la peau, Kenan se force pourtant à en supporter les conséquences, rappel d'un sentiment trop oppressant.

La capuche couvre une partie du visage quand les gestes fluides déverrouillent momentanément les barrières entourant la boutique, dans des murmures incompréhensibles. L'ombre se faufile à l'intérieur, où le noir envahit l'espace d'une manière aussi oppressante qu'à des kilomètres de là, quelques heures auparavant. La nuit est très largement entamée, l'aube ne tardera pas à apparaître, d'ici quatre heures, tout au plus. Et pourtant, le mouvement qu'il perçoit ne l'étonne pas. La jeune femme n'était pas couchée, pas plus que lui. Les pas se font discrets, silencieux. Le reptile annoncera sans doute sa présence mais Kenan ne veut pas interrompre. Il reste contre l'encadrement de la porte, les bras croisés sur le torse, n'ayant pas pris le soin d'enlever sa capuche, à peine éclairé par la flamme de la bougie qui brûle à une certaine distance de là. L'ambiance est aussi sombre qu'il l'avait prévue. Il connaissait les penchants d'Erzsébet, il n'était pas dupe. Et l'isolement ne pouvait être que trop similaire à ce qu'il vivait lui-même, il s'en était douté.        

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Mer 20 Avr - 22:17

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

E
lle était debout, penchée sur les trois livres étalés devant elle, comme si il était concevable de les lires simultanément. Le plus recommandable des trois traitait des sortilèges impardonnables et autres joyeusetés magiques, les autres évoquaient l’âme et le sang. L’ambiance n’était plus celle de leur première nuit ni des derniers instants ensemble, à se perdre l’un contre l’autre. Pas de buffet, cette fois. Pas de rires ou de légèreté. Il n’y a que cet air oppressant chargé d’électricité. Quand elle relève le visage et qu’elle croise la silhouette masculine, le regard se trouble. Quelle heure était-il ? Elle n’a plus compté le temps, elle n’a plus rien compté, pas même l’énergie dont elle use pour tester les diverses combinaisons de formules. S’il est là, c’est qu’elle a oublié, c’est qu’elle est restée loin de la réalité.

Le baiser s’écrase sur ses lèvres, avide. La capuche a été retirée tandis qu’elle le colle contre le mur proche. Il n’y a plus la retenue qu’il connaît, il n’y a plus la timidité, la maladresse ou les traits d’inexpérience. Il n’y a que le désir brûlant et la rage qui gronde. Elle aurait pu lui dire qu’il lui a manqué, elle aurait pu lui souffler qu’elle est désolée, qu’elle s’en veut de son incompétence, qu’elle n’a pas voulu l’éloigner - au lieu de quoi elle l’embrasse comme si sa vie en dépendait. Un bouton. Deux. Et ainsi de suite. Le regard dans le sien, longuement, à chaque contact tandis que son souffle frôle sa bouche qu’elle a cessé de dévorer, fébrile, peut-être d’anticipation ou de cette haine qu’elle contient, qui couve, contre elle-même, contre la société. La chemise est ouverte, sans peine, et si son souffle est plus court, elle ne paraît ni aller mal ni être sur le point de lui faire un malaise. « Je t’aime. » Trois mots. « Et je me fiche des conventions. De nos devoirs. De notre sang. » Le tissu sombre heurte le sol, jeté plus loin sans ménagement.

Au sifflement du serpent répond le sien, agressif, sans qu’elle ne daigne se tourner, sans qu’elle ne prenne la peine de jeter un oeil à Daksha qui détale, rampe à vive allure pour changer de pièce, se terrer sous le comptoir du rez-de-chaussée. Sissi cesse de le dévêtir, ses doigts rencontrent le torse, détaillent ensuite le contour des muscles, savourent le contact dont elle s’est privée depuis des jours, plus proche qu’au bal, plus proche que jamais, en vérité. Toutes les barrières sont tombées, se sont échouées contre l’océan de la révolte. Il l’a toute entière contre son corps, les contours les plus agréables et les moins sympathiques de sa personnalité. « Juste pour cette nuit.. faisons comme si on avait le droit, comme si rien n’allait nous séparer, s’il te plaît. » Il avait voulu le baiser de sa vie, quelques temps plus tôt, elle le lui donnait désormais, à en perdre haleine, à leur couper le souffle. Elle voulait se faire saigner le coeur contre sa peau, elle voulait laisser sur chaque cellule de son épiderme autant d’amour que le tatouage ne pourrait jamais le traduire. Elle voulait mourir de ses caresses, mourir des battements de son myocarde capricieux, crever sous l’incendie de leurs envies. Elle voulait s’abandonner comme elle ne l’avait jamais fait.

« .. s’il te plaît.. » supplique murmurée. Erzsébet ne veut pas pleurer, elle ne veut pas se laisser abattre, se laisser écraser par les secousses émotionnelles qui la menacent depuis qu’elle était sortie de cet enfer. Il est le seul à pouvoir la sortir de la tourmente, l’extirper des griffes de ses démons intérieurs.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 21 Avr - 0:05

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Terriblement concentrée, elle ne semble pas vouloir interrompre sa lecture. Il la détaille dans l'ombre, observe les vêtements qui la vieillissent juste assez pour lui donner des allures de femme sans qu'on ait envie de se rappeler la petite fille qu'elle a longtemps été. Loin des robes biens chics qu'elle porte souvent, Erzsébet arbore des airs... différents. Elle est magnifique, indéniablement. Et il ne parvient pas à détourner le regard de la silhouette qui l'obnubile. Pour autant, il attend de la voir relever les yeux, il reste immobile quand elle s'approche. Tout comme elle, l'air amusé a disparu de son expression. Il semble plus sombre, peut-être légèrement plus renfermé, par conséquent plus distant. Mais elle n'en fait pas cas. Quand ses lèvres enveloppent les siennes, l'avidité dont elle fait preuve le transporte aussitôt. Le myocarde démarre au quart de tour, il ne lui en faut pas plus pour s'activer, s'emballer et manquer un battement quand les mots de la demoiselle parviennent à ses oreilles. Si elle n'avait rien précisé, il croirait avoir simplement fantasmé, mais elle continue, elle lui avoue des choses insensées, loin, bien loin de leur accord. La chemise du jeune homme est jetée au sol et il aurait répliqué aussitôt, si l'appel de ses lèvres n'était pas si violent. Courbant la tête, il répond à son baiser avec la même ardeur, le même désespoir, la même envie déplacée. Son corps brûle déjà, se consume, tout entier.

La voir prendre les devants le surprend, ça ne fait aucun doute. Mais il est sans doute plus surpris encore de constater à quel point il aime la voir ainsi, à quel point la situation l'excite, quelque part entre la rage et le désir, un mélange détonnant, sans doute dangereux. Sagement, il s'est laissé dévêtir sans un mot. Les doigts féminins se promènent sur sa peau, dessinent le contour des muscles et arrachent des frissons explicites, non contenus. Le fourchelangue semble avoir l'effet d'un aimant sur le sorcier qui ne peut s'empêcher de la fixer, passionné. Il souligne le contour de ses lèvres du pouce, le souffle court. « Juste pour cette nuit.. faisons comme si on avait le droit, comme si rien n’allait nous séparer, s’il te plaît. » Elle ne lui laisse pas le temps de répondre, l'embrasse comme s'il était son oxygène, comme si sa vie en dépendait. L'empressement éveille les sentiments contraires, l'érotisme de leur échange lui monte à la tête en une fraction de secondes. Elle fait glisser sa langue dans sa bouche, douce caresse qui termine de l'achever, qui aplatit le bon sens d'un coup de masse. Elle suppliait son aide, elle suppliait son corps comme elle n'avait jamais osé le faire auparavant. Les mains longent les cuisses de la rouquine, prennent parti de remonter doucement jusqu'à soulever la jupe et se poser sur la cambrure du bas du dos. L'attirer plus près, coller son corps au sien, assouvir ses envies. « Pour cette nuit et pour toutes les autres, si tu veux. » Le son de sa voix, contre ses lèvres, est à peine plus audible qu'un murmure. « Tout ce que tu veux. » Elle lui faisait littéralement perdre la raison. Il mordille le lobe de l'oreille, redescend le long de la mâchoire, des lèvres, caresse la gorge du bout de la langue, tout en gardant le bas de son corps trop près du sien. Il avait besoin de sentir la chaleur de sa peau, besoin de la toucher, de la sentir contre lui. A lui.

D'un geste presque brusque, il inverse les rôles et la plaque au mur. L'environnement particulièrement sombre, la lumière diffuse, la situation et les noires émotions qui les avaient enveloppés depuis ces derniers jours... La colère, la peur de se perdre, l'horreur de la mort... Il avait besoin d'elle autant qu'elle de lui. Elle était sa bouée de sauvetage quand il risquait la noyade à tout moment, quand le monde entier semblait prêt à l'engloutir. « J'ai besoin de toi. » Un souffle contre sa peau. « J'ai envie de toi. » Brûlure d'une vérité mordante, crue. Les mains n'ayant pas bougé de leur emplacement en profitent pour faire descendre le sous-vêtement. Il est si fin, semble si fragile, que Kenan prend une précaution toute particulière pour ne pas le déchirer dans la foulée. Il s'agenouille, accompagne le morceau de tissu jusqu'à le retirer complètement de son chemin, remonte ensuite doucement le long de la jambe en y déposant des baisers ardents à intervalles réguliers. Tout attentif qu'il est au moindre son, au moindre changement dans la tension du corps de sa rouquine. Ces signes provoquent inexorablement des réactions similaires en contre partie. Il pose sur elle un regard brûlant, complètement emporté par la situation qui a dérapé en quelques minutes à peine. Sa langue glisse jusqu'à un peu plus haut, intimité cueillie sans la moindre gêne, là où deux doigts s'enfoncent délicatement dans une déferlante de plaisir qu'il n'a absolument aucun mal à identifier.

Il la lui avait promise, lui aussi, la nuit de sa vie. Et il comptait bien tenir parole. Il vient se plaquer contre elle, camouflant son désir par une tendresse déconcertante, enfouit doucement son nez dans son cou, où il profite de son odeur enivrante. Il l'embrasse, la caresse, lui murmure qu'il l'aime, sincèrement. Et les secondes qui suivent, le voilà à nouveau fiévreux d'une envie qu'il a du mal à contenir.  

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Jeu 21 Avr - 1:52

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

G
émissement contenu. Il prend possession de son corps sans qu’elle ne cherche à résister, plaquée contre le mur, défaite de la dentelle, littéralement offerte à tous ses désirs. Et elle chavire en se mordant la lèvre quand une langue trop curieuse vient jouer avec ses sens. Exploration maligne qui arrache des frissons, place l’enveloppe charnelle sous tension. Plaisir brusque qui agite ses sens, la force à fermer les yeux, trop consciente de l’indécence de ses pensées. Tout ce qu’elle veut ; lui. Elle aurait pu le perdre. Cet instant aurait pu ne jamais exister. Derrière les paupières closes, les vagues du doute rencontrent avec violence celles de ses folles envies. Trop chaud. Fièvre envahissante quand il cesse, trop vite, de lui arracher les soupirs qu’elle ne peut plus retenir.

Et lorsqu’il vient contre son cou souffler qu’il l’aime, il fait tomber l’ultime retenue. La ceinture est retirée avec une hâte qui la rendrait presque maladroite et elle le pousse contre la table ronde sur laquelle sont posés les livres et l’or, sans cesser de l’embrasser, attrapant et relâchant ses lèvres, cherchant avec empressement à se débarrasser du jean dont la fermeture refuse d’obtempérer. Agacement palpable. Le bout de métal casse. Elle n’a pas son talent pour dévêtir quelqu’un, trop habituée sans doute à ce que ce soit elle, que l’on déshabille. « Pardon.. » Murmure à peine audible. Il lui fait oublier sa culpabilité. Elle reviendra, évidemment, elle la hantera à nouveau quand la tension sera retombée, quand il l’aura noyée mille fois de ses baisers gourmands. Mais là elle s’autorise à vivre, se souvenant qu’elle devrait être morte brûlée vive dans ce zoo - elle brûle, là aussi, d’une manière tellement plus agréable.

Flou artistique de ses pensées. A son tour de rencontrer la table, la dos contre la surface froide, les livres tombant lourdement sur le parquet quand elle passe les jambes autour de sa taille, union vive de deux corps en abandon total. Elle a lâché prise. Pour la première fois de sa vie, elle a lâché prise. La marque de ses dents sur l’épaule masculine quand il lui arrache un sursaut de plaisir. « Kenan.. » La main dans ses cheveux, le souffle est coupé. Inspiration tremblante, et la table qui manque basculer avec eux avant qu’ils ne s’étalent sur le lit, les vêtements délaissés sur leur chemin. Sa phrase est tombée dans l’oubli. Il n’y avait rien à dire qu’ils ne pouvaient comprendre en croisant le regard de l’autre, en effleurant la peau, rien qu’elle ne puisse traduire de ses ongles dans l’omoplate, de la cambrure de son dos. Tout ce qu’elle contenait s’échappe, toute la rage, toute la colère, toute la haine, tout l’amour, toute la passion ; toute cette peur aussi, et les remords engloutis dans l’encre de leur désir.

Symbiose totale. Plaisir extatique. Puis l’apaisante douceur quand elle se love contre lui, entre ses bras. Elle ne ressent plus aucun manque, la solitude est partie, laissant l’âme torturée respirer un peu ; respirer de ce sourire qu’il sait faire naître. Ca a dérapé. Elle ignore comment ça a pu déraper si vite, si fort, à ce point. Quelques mots à peine et ils s’étaient laissés submerger. Et au sourire succèdent les larmes, qui roulent contre le cou du jeune homme. Cette fois, elle ne s’excuse pas. Cette fois elle accepte de lui livrer ses failles, de lui exposer les contours de ses regrets, de ce qu’a engendré ce bal maudit. Elle s’était révélée incapable de pleurer jusqu’à ce qu’il panse les plaies de ses lèvres tantôt tendres, tantôt passionnées. Pour cette nuit et pour toutes les autres. Elle aurait aimé lui dire oui, lui dire qu’ils ne se quitteront jamais, que leur avenir est possible - seulement, même au travers de ses prunelles humides, elle sait que c’est faux, elle sait qu’il arrivera le moment où il lui dira que c’est fini, qu’il est fiancé et qu’il ne peut pas l’épouser. « .. Je me suis un peu laissée emporter.. » Constat murmuré quand elle reprend un peu le contrôle d’elle-même. Les billes bicolores croisent le bleu des siennes, expressives à souhait de sa dualité, le vert de la lumière et le mordoré de l’obscurité qu’ils partagent chaque fois un peu plus.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 29 Avr - 20:27

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Chaque gémissement se trouve l'écho d'un frisson, chaque soupir fait brûler une ferveur encore unique, donnant à ce temps à deux, des allures nouvelles. Des goûts d'inconnu aux saveurs d'un empressement qui rend les gestes maladroits, ou brusques, presque un peu violents, aussi ardents que le désir qui les consume. Sous ce dernier, la fermeture éclair du jeans se brise et c'est de justesse qu'il rattrape son envie de lui arracher ses vêtements, de la faire basculer sur la table, sur le sol, sur une chaise, n'importe où, pourvu qu'il puisse la posséder, immédiatement. Elle s'excuse, sa voix le rappelle, toute proche, contre sa bouche, contre sa peau. Il ferme les yeux, profite de leurs corps qui se caressent dans un frottement langoureux. Il retire le haut en cuir en prenant soin de laisser ses doigts courir sur la peau de porcelaine, les laisser la frôler tandis que le besoin de la toucher augmente encore. Les agrafes sont défaites dans la foulée, comme s'il ne pouvait supporter l'idée du tissu dentelé qui empêche pleinement ce contact dont ils ont tous les deux tant besoin. Les mains encerclent avidement les courbes féminines, le pouce s'amuse à parcourir leurs zones les plus sensibles, les yeux plantés dans les siens comme un défi silencieux. Les gémissements précédent la bestialité de gestes exaltés, décousus. Les jambes qui l’entourent, les corps qui se rejoignent, s'imbriquent comme un râle, plaisir brut, échappe au jeune homme. Le monde n'existe plus. Plus rien n'existe qu'elle, son corps, son amour, son envie, et cette façon unique qu'elle avait de mélanger les trois pour les lui offrir simultanément, qu'il ne découvrait réellement que cette nuit.

La table dévastée est abandonnée, il a pris soin de forcer la bougie à léviter un peu à l'écart, d'un murmure incompréhensible qui a pourtant eu l'effet escompté. Ils rejoignent le lit, enlacés, engourdis par le désir, étourdis par la tournure de cette entrevue. Et ils en glissent, finissent à terre, sans même que ça ne semble les déranger, à peine s'ils le notent, à peine s'ils notent autre chose, de toute manière, que les sensations envahissantes, que le contact charnel prolongé, la douceur de chaque caresse, de chaque frottement. Et s'ils implosent, le souffle court, ça ne semble être que pour libérer ce trop plein d'émotions qu'ils contiennent tous deux.

Assis contre le mur, au pied du lit, il la tient tout contre lui, avise ce sourire qui se fait son seul vêtement, soupir d'un bien-être qui sera trop vite relayé. D'une main, il attrape la couverture et les enveloppe soigneusement. Ses doigts caressent doucement les cheveux de la belle, apaisants, comme s'il avait déjà compris que le calme ne durerait pas. Les larmes roulent contre sa peau et il embrasse son front, lui relève le visage pour l'étudier attentivement. Sa peine nourrit la noirceur de son âme, sa colère est le reflet de son impuissance : il s'en abreuve comme pour ne jamais oublier. Puis il la serre, un peu plus fort, contre son torse, le cœur déjà à l'agonie d'un sentiment à l'extrême opposé de ce qu'il ressentait quelques minutes plus tôt, battant aussi brusquement, cependant, incapable de s'exprimer autrement. Le silence les entoure jusqu'à ce qu'elle ne le brise, d'un murmure, d'un constat qui, malgré tout, le fait sourire. Elle s'était effectivement emportée, bien au-delà de ce qu'elle lui montrait d'habitude. Bien au-delà de la contenance, de la bienséance et elle n'avait rendu le moment que plus insoutenable de plaisir. « Ça fait du bien... de lâcher prise, mmh ? » Vraiment, complètement, pas seulement à moitié, pas en se rappelant des interdits, des barrières, des doutes, des interrogations ; se foutre de tout, de tous, sauf d'eux. Oublier et se laisser aller à des sentiments qui outrepassent l'imaginable et qui pourtant existent bien. Ils sont simplement plus difficiles à atteindre, demandent une confiance solide pour ainsi se livrer totalement à l'autre. Les doigts s'échouent sur la joue encore humide, y déposent de douces caresses. « Mais qu'est-ce que tu m'as fait, Erzsébet ? » Rhétorique ou pas, la question hantait souvent ses nuits quand il était incapable de penser à autre chose qu'à elle. Qu'allait-il advenir d'eux ? Comment allaient-ils gérer les douleurs qui ne manqueraient pas de les encercler, trop vite ?

La main glisse jusqu'au tatouage qu'il vient à peine de remarquer. Il en suit les lignes, absorbé. Le premier l'avait intrigué, celui-ci faisait de même. Et, quelques jours auparavant, il n'était pas là. « Il te va bien. » C'était peu dire. Et son compliment cachait sans doute les mille questions qu'il se retenait de lui poser ; comment s'y était-elle prise ? Que signifiait-il ? Possédait-il des propriétés particulières ? La voix rendue rauque traduisait peut-être l'interrogation latente. Un soupir lui échappe comme l'arrière du crâne se pose contre le mur. Le calme, enfin, était venu se poser sur l'esprit tourmenté.

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Ven 29 Avr - 23:20

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

L
âcher prise. Respirer, aimer, oublier. Pleurer. Juste ressentir, d’une façon nouvelle, sans que la douleur domine, sans que la crise ne déchire sa raison. Pleurer sans étouffer, relâcher la tension sans avoir l’impression que mille lames se plantent dans son coeur. Elle a hoché la tête à sa première question, un peu intimidée par ses propres réactions, un peu gênée par ce qu’ils viennent de faire, comme si c’était la première fois. C’était un peu ça. La première fois dans la sincérité la plus totale. La première fois en prenant conscience de l’amour qu’elle commence, lentement, à lui porter. Les sentiments qui s’étendent et anesthésient doucement ses doutes, toutes les peurs meurtrissant le myocarde agité. Les yeux fermés, elle se laisse bercer par la respiration du jeune homme, perdue dans un vide intérieur qu’elle trouve reposant. Elle a aimé Jonah, elle en est certaine, et elle l’a aimé chaque nuit dans ses bras, plus ou moins lucide, plus ou moins alcoolisée, mais jamais elle n’en était venue à de telles extrémités. Jamais elle n’était arrivée au point où son odeur l’obsède, où son visage la hante. Elle aimait Jonah comme on aime un amour tendre et attentionné bercé de douceur et de confiance, elle l’aimait et elle s’oubliait avec lui. Et contre Kenan, elle existait. Contre Kenan elle était elle-même, elle laissait la boîte de Pandore s’ouvrir, exalter les sens, associer les paradoxes de sa personnalité. Avec Kenan, elle ne cachait plus ses noirs petits secrets, ni le sifflement de sa langue, ni les instincts destructeurs pas plus que les failles. Il n’y a plus de question de fierté ou de dignité ; elle tente de vivre, elle ferme les yeux et se laisse entraîner, elle se laisse aller, enfin. « Mais qu'est-ce que tu m'as fait, Erzsébet ? » Et lui ? A-t-il seulement conscience de la manière dont il la fait changer ? Sait-il combien elle ressent le besoin de sa peau, de son odeur, de ses baisers, de ses mystères ? Combien sa présence seule suffit à l’apaiser ou à la consumer ? « Juste un baiser.. » Un baiser qui avait fait basculer leur monde. Un baiser qui risquait de les blesser. Le premier, celui de trop, quand la peur avait cramé leurs coeurs. Le délassement du corps est agréable, elle est bien, pressée contre son torse, entourée de cette couverture qu’il a déposée sur eux.

« Il te va bien. » Il a tracé les contours du tatouage, lui arrachant un frisson puis un sourire doux, furtif. Elle ne dit rien, d’abord, laissant flotter l’agréable silence, enveloppés par l’obscurité de la pièce, à peine éclairés par la lueur de la bougie qui continue de se consumer, en lévitation. « ‘Jera’ » a-t-elle soufflé lorsqu’elle a guidé l’index du jeune homme sur la première partie du dessin, le tour. « La paix, la patience et les cycles naturels. » Naissance, vie et mort, acceptation. Puis elle lui a fait suivre le tracé intérieur du tatouage, doucement, sans lâcher le visage du regard, les grands yeux bleus qu’elle aimait tant. « ‘Gebo’, gratitude, sacrifice. Union. » Elle a prononcé le dernier mot en le détachant des autres, insistance sur le sous-entendu, sur la signification latente. Elle l’a dans la peau. Elle a le souvenir de leurs moments partagés gravé sur l’épiderme, indélébile, pour ne jamais oublier, pour ne jamais ternir l’idée même que le bonheur peut exister, simplement, même de courte durée. « Elles sont inactives, parce qu’elles sont modifiées. » Elle sait qu’il se pose la question, elle le voit dans son observation. Elle n’aurait jamais eu ni l’audace ni le désir d’intégrer une quelconque magie à la rune du sacrifice et du mariage, en dehors du sortilège faisant de l’encre une matière momentanément effaçable. Ca n’était pas son but. Ca n’était jamais qu’un symbole. Le leur, désormais.

« Kenan.. promets-moi qu’on fera ce qu'il faut.. » Sissi a peur. Ca se sent dans son intonation, dans ce murmure hésitant qui respire les craintes de son âme. « Promets-moi que tu ne te rebelleras pas contre la volonté de ta famille, s’il te plaît.. » Parce ce qu’elle sait, elle sait qu’elle n’aura peut-être pas la volonté de lui résister, que s’il ne consent pas, elle sera déchirée par sa culpabilité, détruite à petits feux par la passion qu’il fait naître. Il avait les moyens de la rendre aussi rebelle que lui et elle s’y refusait. « .. ne les abandonne pas. J’ai perdu Circée parce que j’ai été stupide, ne fais pas de même. Ne déçois pas ton père. Reste auprès d'eux.. » Kenan n’en faisait toujours qu’à sa tête. Il était impulsif et parfois très immature, il agissait avant de réfléchir et, un jour, il regretterait, comme elle regrettait d’avoir dansé ce soir-là au lieu de veiller sur son amie, qu’elle le veuille ou non. Comme elle regrettait d’être restée neutre, de ne pas avoir pris parti, de ne pas s’être placée entre le doloris et Circée. Des remords qui, lentement, la rongeaient. Elle avait toujours fait de son mieux avec la jeune femme, repoussant sa propre peur de la folie pour ne jamais fuir devant les variations de son comportement. Le résultat était pitoyable, elle s’était laissée aller et elle n’aurait pas dû. La solitude qu’elle s’imposait dans ses recherches ne faisait qu’accentuer son impression d’impuissance. Et de la symbiose à ses démons, il n’y avait qu’un fin voile abîmé de parts en parts.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 7 Mai - 21:44

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Le sourire qui flotte sur le visage, s'empare de ses lèvres, en dit long. La respiration étonnamment clame et profonde, les yeux mi-clos, le crâne appuyé contre le mur. Dans le peu de lumière qui baigne la pièce, avec une certaine rouquine contre son torse, il se sent particulièrement bien. Dehors, pourtant, la guerre ne tarderait pas à éclater. Dehors, le monde serait sans doute mis à feu et à sang, exploserait de toutes parts, s'écroulerait peut-être même bientôt. Et il s'en moquait. Complètement. L'apaisement l'a gagné sitôt la jeune femme ayant retrouvé sa place, au creux de ses bras. Elle avait ce drôle d'effet sur lui, là où d'autres ne réussissaient qu'à l'agacer et attiser la colère qu'il contient comme il peut, jour après jour ; elle réussissait à calmer les démons sans même s'en rendre compte. Sauf bien sûr quand elle provoquait, sauf quand elle réveillait sciemment les émotions trop sombres pour être librement exposées. Sauf quand, inconsciemment, elle faisait sonner le glas de l'impuissance, quand elle l'exposait à l'une de ses crises et qu'alors son affligeante inutilité lui revenait en pleine figure tel un sort raté.  
Elle mentionne un baiser. Serait-ce des excuses, implicites, dissimulées ? Au fond, elle était aussi consciente que lui du danger que représentait leur relation pour leur psychologie individuelle. Le besoin de retrouver l'autre devenait pressant, à mesure que les jours passaient, tandis que la menace latente d'une rupture trop brusque pesait constamment sur eux. Comme pour éluder, il repousse une mèche de chevelure rousse, dégage le visage de la jolie sorcière, dépose ses lèvres contre son front. Qu'importe.

Tandis qu'elle répond patiemment à toutes les questions qu'il n'a pas posées, elle guide sa main sur le contour du nouveau tatouage. Les mouvements l'obsèdent, il peine à le cacher. Le contact de sa peau sous ses doigts brûle presque ces derniers. Kenan serre la mâchoire, respire de manière un peu plus saccadée. Elle lui raconte dans les détails la signification des traces d'encre qui ornent l'épiderme de porcelaine. Il se perd dans son regard, suspendu à chaque parcelle d'elle-même : ses lèvres, ses yeux, sa voix, ses mots. Et le dernier percute son cerveau à retardement. Union. C'était assez clair pour se passer d'explications. Il aurait dû la sermonner, lui dire que c'était de la folie, qu'on ne tatouait pas une histoire vouée à l'échec, qu'il ne serait que plus difficile pour elle d'aller de l'avant et de l'oublier. Il aurait dû être un minimum lucide. Au lieu de quoi, il entrelace leurs doigts et, tout près de sa bouche, murmure : « L'union n'existe que parce qu'elle lie deux parties d'un tout. J'imagine qu'il faudra graver la seconde partie... » Les doigts glissent sur son torse. « Quelque part par là. Pour que ça prenne son sens. » Les océans absorbent silencieusement les joyaux, dans un silence lourd de sens. Une folie qu'il lui semblait absolument devoir partager. Qu'il voulait partager, quel qu'en soit le prix. Ils étaient allés trop loin pour revenir en arrière, n'est-ce pas ? Un pas de plus ne les tuerait sans doute pas. Pas immédiatement, du moins.

« Kenan.. promets-moi qu’on fera ce qu'il faut.. » Il se crispe aussitôt. Le ton ? Le doute ? La peur qui semble dégouliner de ces mots, peut-être, simplement, qu'il perçoit en fines gouttelettes, discrètes. « Promets-moi que tu ne te rebelleras pas contre la volonté de ta famille, s’il te plaît.. » Silence. « .. ne les abandonne pas. J’ai perdu Circée parce que j’ai été stupide, ne fais pas de même. Ne déçois pas ton père. Reste auprès d'eux.. » « Autrement dit ? » Les mots se sont échappés, éraillés par un agacement à la limite du tolérable. « Oublie-moi, faisons comme si rien ne s'était jamais passé ? », siffle-t-il, agressif. « Mettons tout ça entre parenthèses, arrêtons tant qu'il est encore temps ? » Sous la colère perce la peur et la douleur. Comment la conversation avait pu virer si rapidement ? Kenan s'est redressé, tendu, sans toutefois s'éloigner de la demoiselle. Et les secondes qui suivent, le calme revient en trottinant, tout naturellement. Les muscles se détendent presque aussitôt comme le ton change en s’apaisant : « On fera ce qu'il faut. » Ce n'est qu'un soupir qui s'est glissé hors de ses lèvres. « Mais j'ignore encore ce que ce sera exactement. » Pas de promesses s'il n'était pas capable de les tenir. Autant ne pas entrer dans les détails, autant ne pas s'avancer imprudemment. Autant éluder et passer à autre chose. Lui promettre de ne pas se rebeller était une invitation à la tromperie et il en était bien trop conscient. « Je n'ai pas spécialement l'intention d'aller à l'encontre de ce que mon père a prévu, tu sais. » Coups de masse sur un sol trop friable. Tout s'écroule, les pièces s'éparpillent. Les mots prennent des proportions qu'il déteste. Ils adoptent un sens qui le répugne. « On peut passer à autre chose. » Ce n'est absolument pas une question. « Ces trois jours de solitude t'ont été bénéfiques, au moins ? » Si la phrase se veut taquine, la voix reste cependant prudente, très légèrement tendue.


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Dim 8 Mai - 0:15

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

L
’union, deux parties d’un tout. Elle se laisse guider, le regard perdu dans le sien, et déjà elle sait que la folie les pousserait loin, terriblement loin. Il lui indique l’emplacement, souffle le sens que ça prendrait, et elle ne répond pas, dévorée par l’envie de l’embrasser pour lui montrer qu’elle serait prête à n’importe quoi pour le garder encore. Juste un peu, rien qu’une année. « Ton père te tuerait.. » le murmure est à peine audible et, sans doute pour la première fois, elle semble réellement craindre Irvin Rackharrow. Ne pas trop se rapprocher avait été un échec et elle culpabilisait de ce qu’elle voyait comme une trahison, en plus de tout le reste. Sissi n’était pas certaine de se sentir capable d’agir avec autant d’inconscience, tatouer sur sa peau un symbole si proche de celui qu’elle portait ouvertement - quoi qu’elle n’était pas sortie, personne d’autre n’en avait constaté la présence. « Le jour où on saura la date de ton engagement.. » a-t-elle finalement cédé. Le jour où on leur donnerait l’information qui signerait la fin de leur histoire, elle consentirait à marquer sur la peau délicate la passion partagée, dévorante et excessive. Un symbole que nul ne pourrait effacer, d’une jeunesse consumée, qu’ils pourraient garder même s’ils devaient nouer leur destin à des âmes détestées.

« Oublie-moi, faisons comme si rien ne s'était jamais passé ? », ça lui brise le coeur quand les mots percent, agressifs. La discussion a dérapé, la voix s’est faite presque menaçante et contre sa peau, elle a frémit. « Mettons tout ça entre parenthèses, arrêtons tant qu'il est encore temps ? » Elle pleure. Encore. Depuis ce fichu bal elle s’effondre pour un rien mais jusque là, elle était seule, elle était libre d’aller étouffer ses tourments dans la magie. Que peut-elle faire, nue dans ses bras, si ce n’est faiblir ? Elle se sent impuissante face à cette guerre qui tue des innocents, déchire des familles, et elle se sent d’autant plus impuissante face à cet amour qu’elle ne peut pas réprimer. On dit coup de foudre, elle pense mort dans l’âme. Il s’est radouci mais c’est trop tard, le plaisir fragilise, l’intensité de l’échange précédant a fait tomber toutes les barrières, le château de cartes s’effondrant pour ne laisser que la peine et les cendres. Il a déverrouillé la prison glacée, a déclenché un volcan qui ne cessera de déverser sa lave qu’au moment où elle tomberait d’épuisement ; s’il parvenait à la calmer, ça ne serait que pour quelques heures. Il n’a pas l’intention d’aller à l’encontre de la volonté paternelle et la seule perspective qu’il se retrouve contre le corps languissant d’une autre lui donne des envies de destruction. De sang et de violence.

« On peut passer à autre chose. » Les doigts se sont refermé sur un bras, l’enveloppe charnelle est retournée se lover contre lui, s’enivrer d’une présence rassurante. Elle reprendra le dessus, elle veut s’y obliger, faire plier les émotions qui déferlent à sa volonté, quand bien même ce soit déraisonnable, quand bien même cela pousse à la récidive plus destructrice encore. « Ces trois jours de solitude t'ont été bénéfiques, au moins ? » Non. Elle s’est enfermée, elle s’est isolée avec des livres qu’elle n’aurait pas dû ouvrir dans un tel état d’amertume, de rage, avec un tel désir de vengeance, elle dont la neutralité était morte sous le doloris imposé à Circée. Soren avait tenté de prendre de ses nouvelles, elle n’a jamais répondu. Ezster a souligné que leur fille était assez grande, qu’elle ne se serait pas laissée tuer. « J’ai eu envie de le faire souffrir.. » confession au creux de son cou contre lequel le visage s’est caché. Dix interminables minutes lui ont été nécessaires avant qu’elle ne puisse articuler une phrase intelligible, une qui ne soit pas embuée de larmes. L’aveux est d’autant plus glaçant qu’elle avait incité le jeune homme à ne pas s’en mêler, quand la bataille faisait rage. Sissi était toujours plus rationnelle dans l’urgence, paradoxalement, et ses noirs désirs ne faisaient surface qu’à contre-coup. Sa relation avec Kenan tendait à la normaliser, à lui faire découvrir des nuances et des parts d’elle-même dont elle ignorait tout. Il effaçait lentement la défaillance de sensibilité, pour le meilleur comme pour le pire. « J’ai eu envie de l’éviscérer, de briser chaque os de son corps, un par un.. » Quand le regard humide s’est relevé vers celui de Kenan, pour croiser les deux sombres océans, elle savait déjà qu’il y lirait des changements, des excès encore jamais atteints, comme si toute la magie noire qu’elle pratiquait choisissait cet instant pour influer sur ses envies, ses pensées - sa volonté, peut-être. Comme si le point de non-retour était trop proche.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 9 Mai - 18:40

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Le sourire en coin révèle toutes ses pensées. Elle a parfaitement raison, son père serait probablement fou de rage d'apprendre qu'un nouveau tatouage marquerait sa peau. Oh, il se trouvait pourtant bien sage, dans sa demande mutine : au moins avait-il proposé un emplacement relativement dissimulé. Pour peu qu'il ne se balade pas torse-nu, personne ne le verrait. Et puis, très techniquement, il s'agissait de son corps. Jusqu'à nouvel ordre, il en faisait tout de même ce que bon lui semblait. Cette fois n'allait certainement pas déroger à la règle. Les doigts caressent délicatement les contours de la nouveauté sur la peau d'Erzsébet et quand les yeux s'en détachent, pour aller s'accrocher aux pupilles hétérochromes, ils pétillent. « T'as raison. » Kenan retient un rire, son air gamin réapparaît presque aussitôt. Il hausse les épaules, désinvolte. « J'lui dirai qu'il n'est pas moldu, celui-là. Ça atténuera certainement sa colère. » Et comme pour la persuader, il ne peut s'empêcher d'ajouter : « Et si c'est pas le cas, d'ailleurs, j'm'en fous. » Elle accepte, toutefois. Elle accepte. Le jour où ils sauront que tout s'arrête finalement pour eux. Il se retient de protester, prend le temps d'y réfléchir. Au fond, l'acte en lui-même pourrait s'apparenter à un affront. L'idée lui plaît. Graver leur relation assassinée sur sa peau, ce serait sans doute les premières esquisses d'une promesse qu'il ne s'aventurerait pas à briser. La leur. Le monde était de toute manière bien trop sombre pour qu'il puisse décemment penser autrement.

Et l'atmosphère change, du tout au tout. Elle devient lourde, pâteuse, baignée dans la violence qu'il avait trop de mal à contenir ces derniers temps. Circée en avait fait les frais, il ne remettrait pas le couvert. Il fallait qu'il se calme et, malgré elle, c'est la sorcière qui fait basculer les sentiments. Tandis que les larmes roulent de ses yeux, tandis qu'il l'observe quelques instants, il parvient à gérer la colère qu'il envoie brusquement dans un coin de sa tête. Les bras se resserrent autour du corps de la jeune femme, douce armure de substitution. La culpabilité le ronge, il n'aurait pas dû s'emporter. Elle ne faisait que le raisonner là où ses pulsions l'auraient probablement conduit à la déchéance, même s'il prétendait fermement le contraire. Plus lucide que lui, en règle générale, bien moins impulsive, Erzsébet réfléchissait quand lui prenait le parti de foncer, tout simplement. Si une autre réaction l'aurait probablement poussé dans le gouffre sans fond de la colère, les larmes de Sissi l'avaient instantanément ramené sur terre. Les lèvres contre sa gorge, il s'excuse, dépose un baiser, s'excuse, recommence. « T'avais raison, tu sais, j'suis parfois aussi con qu'un hippogriffe. » La comparaison avait été lancée sur un ton hautement agacé, il y a de longues années de cela, pour la première fois. Elle était revenue à plusieurs reprises et, à bien y réfléchir, elle n'était pas complètement usurpée. Même si elle le faisait grimacer à chaque fois.

« J’ai eu envie de le faire souffrir.. » Le frisson provoqué par ses mots court le long de son dos. Le problème étant que ce n'était pas un frisson d'angoisse, de terreur, ce genre de frisson qui s'empare du corps pour le plonger dans une léthargie momentanée qui précèdent bien souvent des réactions primaires comme courir pour sauver sa vie, par exemple. Non, c'était le stricte contraire ; traduction corporelle spontanée d'un sentiment d'excitation qui irradie jusqu'à l'intérieur de l'âme. Et si, en toute logique, l'aspect complètement malsain de sa réaction lui apparaît, l'esprit occulte et se vautre dedans, sans gêne apparente. Plongée comme elle l'était dans la magie noire, il était inexorable que Sissi en vienne à ce genre de sentiments. La violence de ce type de magie se grave dans le corps aussi bien que dans le cœur et, forcément, elle déteint, à un moment ou à un autre. Ce n'était pas pour rien qu'elle avait longtemps été décriée, prohibée peut-être même. Malsaine, malade, c'était une forme de magie à proscrire pour toute personne au cœur encore pur. Sans quoi elle finirait par l'étreindre et ne plus le libérer. « Pas de surprise », souffle-t-il, un sourire suspendu aux lèvres. « J’ai eu envie de l’éviscérer, de briser chaque os de son corps, un par un.. » Les regards se croisent et s'accrochent. Kenan retrouve un air sérieux comme il s'empare du menton de la sorcière, du bout des doigts. Il scrute les billes disparates, y cherche ce qu'il ne tarde pas à trouver. Un petit rire s'échappe avant qu'il ne penche la tête pour voler ses lèvres, qu'il n'en profite pour les mordiller. « Oh, tu aurais pu tomber sur un charmant parti qui t'aurait poussé vers la lumière, à tout prix. » L'imitation est murmurée, presque crédible : « Ne te laisse pas emporter, Erzsébet, tu n'imagines pas les conséquences que ça pourrait avoir... » Et la voix redevient rauque, comme un râle, tandis qu'il ajoute : « Mais tu sais bien que je ne suis pas ce charmant parti. » Ce n'est pas une question, puisqu'il en connaît déjà la réponse. Les lèvres étirées par le macabre amusement, le même qui se lit dans ses prunelles assombries. « Comme tu sais bien que je serai forcément celui qui t'attirera vers les ténèbres si tu esquisses le moindre geste dans cette direction. » Sa bouche s'est dangereusement rapprochée de la sienne, le contact est pourtant retenu, envoyant une vague d'électricité dans l'air. « Ce que tu fais, d'ailleurs... » Et dans un élan de raison, trop peu convaincue, juste pour la forme : « Tu peux encore changer d'avis... avant qu'il ne soit trop... tard. » Juste pour la forme. Il était déjà trop tard et il le savait parfaitement.


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Mar 10 Mai - 0:08

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

P
eut-être qu’elle l’avait trop longtemps dénigré, peut-être qu’elle avait répondu à chaque provocation par une pique aiguisée, telle la rose pleine d’épines qu’elle avait toujours été. Peut-être qu’elle payait tout cela en l’aimant trop tard, quand plus rien n’est à espérer, quand la Faux du Destin menace, tranchante. Elle ne le qualifierait plus d’hippogriffe, plus jamais, parce qu’il séchait ses larmes, parce qu’il ne la jugeait pas, parce qu’il venait de faire sauter les parois glaciales enfermant son coeur, révélant des volcans insoupçonnés. Ce qu’elle avait ressenti, là, contre sa peau, à se perdre dans le plaisir charnel, elle ne l’avait encore jamais perçu, jamais frôlé. Si Jonah avait su la perdre, l’ultime fois, l’amour qu’elle portait à Kenan avait décuplé les sensations, débridé les instincts. Si c’était la nuit de sa vie, elle se surprenait à vouloir que toutes les autres soient ainsi. Hélas, la réalité les rattraperait toujours. Et à son aveu, il relève le menton, fait en sorte que leurs regards se croisent ; elle se sent scrutée, détaillée. On dit que les yeux sont les miroirs de l’âme, reflétant la lumière ou l’obscurité. Il y avait autant de nuances de couleurs dans ceux de Sissi que de nuances entre la clarté et la noirceur. Le vert semblait avoir toujours plus d’éclat, le mordoré paraissait attraper les flammes intérieures. Infinie dualité. Il vole ses lèvres, mordille la chair délicate, et elle ne peut s’empêcher d’approfondir, de capturer à son tour, avide. « Oh, tu aurais pu tomber sur un charmant parti qui t'aurait poussé vers la lumière, à tout prix. » Sur le moment, elle n’est pas sûre de ce qu’il entend par là, elle ne sait pas bien si le reproche est réel, comme ceux de sa famille, ou s’il feint tout cela. « Ne te laisse pas emporter, Erzsébet, tu n'imagines pas les conséquences que ça pourrait avoir... » Un froncement de sourcils, les lèvres se sont légèrement entrouvertes pour une réponse qui n’est pas venue. Elle ne tient pas à ce qu’il la juge, pas maintenant, pas lui, pas après qu’elle ait consenti à l’aimer, et à exprimer le fait qu’elle l’aimait. Elle connaissait les conséquences, elle savait, depuis très jeune, elle n’ignorait pas que son âme se teinterait d’encre. Dénigrait-il ses capacités ? Puis elle a compris quand le ton a changé, quand la voix est devenue plus grave. « Mais tu sais bien que je ne suis pas ce charmant parti. » Les prunelles semblent moins claires, comme happées par la nuit, et Sissi se perd dans le détail de ses iris. « Comme tu sais bien que je serai forcément celui qui t'attirera vers les ténèbres si tu esquisses le moindre geste dans cette direction. »

Bouche tentatrice, trop proche. Elle n’a pas de réponse à offrir, les billes baissées sur les lèvres qu’elle rêve d’attraper, d’embrasser jusqu’à ce qu’à nouveau, le souffle leur manque. « Ce que tu fais, d'ailleurs... » L’électricité palpable l’empêche de réagir comme elle le ferait habituellement, alors elle ne dit rien, elle retient l’envie, musèle tant bien que mal les désirs ravivés, jamais entièrement satisfaits. La dernière phrase se perd dans le néant et dans le baiser qu’elle lui donne. Elle ne se sent jamais totalement lucide, en sa présence, il avait cette façon bien à lui de noyer la raison sous la passion - une passion qui se traduit par le corps revenu contre le sien, les jambes trouvant leur place de chaque côté de la taille dans une position aussi indécente que suggestive. Le draps a glissé, ne couvrant plus vraiment le dos de la jeune femme, et lui n’avait plus pour couverture que son enveloppe charnelle à elle, pressée contre la sienne. « Avouerais-tu être plus doué que ce que tu laissais voir à Poudlard ? » Mais elle ne lui laisse pas le temps de répondre. Langoureuse tendresse. Le coeur bat vite, à nouveau, il cogne dans la poitrine, rappelle à lui les plaisirs interdits et ce n’est qu’un bruit sec qui les arrête, mat.

Le livre saigne. Il s’est refermé et l’hémoglobine s’échappe sur le sol. Sissi s’est levée, attrapant une robe de chambre avant de s’agenouiller près de l’objet. « Non, non, non, me fais pas ça, s’il te plaît. » Agacement palpable dans sa voix, et quelques murmures quand elle récupère sa baguette pour tailler sa paume, légèrement, assez pour que ce soit son sang qui coule sur la couverture. « J’ai pas fini de te lire, alors ouvre-toi. » Les formules marmonnées sont aussi complexes qu’inefficaces. Elle est trop fatiguée pour que cela fonctionne, elle a déjà laissé trop de magie dans ce bouquin pour cette fois, et il ne répond qu’à des conditions précises : noirceur et efficacité ne vont pas sans énergie à offrir dans l’étude de ce qu’il contient. Le livre sur les âmes se refuse à elle pour ce soir.

Sissi finit par se relever, la plaie refermée, un soupir s’extirpant d’entre ses lèvres. Elle attrape une fiole dont elle vide le contenu en grimaçant, calée contre le mur en face du lit. Elle avait déjà atteint le point de non-retour, inutile de se voiler la face, et dans la robe de chambre de soie blanche, elle n’est qu’un leurre de lumière. L’eau coule déjà dans la baignoire, rompant le silence de l’appartement. Un bain, ils avaient besoin d’un bain et c’était une chose qu’ils n’avaient pas encore expérimenté ensemble. La chaleur de l’eau, ses bras apaisants, c’est tout ce qu’elle demandait.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 16 Mai - 21:33

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Noyer la raison sous la passion... Cela allait sans dire, c'était tout à fait lui. Son mode de fonctionnement, sa façon de vivre en général. Et quand ce n'était pas la passion, il trouvait bien d'autres choses pour noyer la raison. La position qu'elle adopte a le don de la lui faire perdre, la raison, justement. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire. Son cœur se resserre, manque un ou deux battements, peu scrupuleux du rythme décalé qu'il fait subir à son propriétaire. Ou peut-être est-ce le souffle qui s'est absenté, cette manière qu'il a eue de le maintenir bloqué tandis qu'il dévisage la sorcière, qui a forcé le myocarde à manquer d'irrigation et à perturber sa régularité ? Et comme la couverture tombe et la découvre, il a un mal fou à se concentrer sur ses mots qui n'atteignent son cerveau qu'une minute plus tard, peut-être plus. « Avouerais-tu être plus doué que ce que tu laissais voir à Poudlard ? » Il s'apprête à répondre, entrouvre la bouche, mais ce n'est que pour mieux y accueillir les lèvres de la jeune femme. Il pouvait bien déclarer forfait, elle le mettait dans un état si désastreux qu'il se retrouvait incapable du moindre effort intellectuel. Il s'amuse intérieurement de cette envie insatiable qui s'insinue presque constamment entre eux. Combien de temps s'était-il écoulé ? Une demi-heure ? A peine plus ? Ils semblaient déjà en manque l'un de l'autre, était-ce seulement normal ? Les interrogations s'envolent comme les corps s'incendient, comme la raison trépasse pour céder, bien volontiers, sa place à d'autres sentiments plus dévastateurs.

Le bruit les coupe dans leur élan, si bien que Kenan lance un regard noir au livre qui vient de s'échouer sur le sol, dans une éclaboussure pourpre. Il l'aurait allégrement fait brûler d'un coup d’œil, s'il en était capable. Heureusement pour Sissi et ses achats peu recommandables, ce n'était pas le cas. La jeune femme s'éloigne, sous le grondement d'agonie à peine audible de Kenan. Il tend la main et sa baguette vient instantanément s'y nicher. Ces derniers temps, elle est particulièrement coopérative. Elle rechigne quand les sentiments du sorcier sont troubles. A croire qu'ils se fixent gentiment ou qu'il parvient peut-être mieux à les orienter dans la direction qu'il souhaite leur faire prendre. Un Accio murmuré et une serviette de bain vient docilement se nouer autour de sa taille, après qu'il s'est levé à son tour. Kenan rejoint la rouquine, attrape son poignet et referme la plaie d'un mouvement de baguette, l'attire contre lui, l'éloignant bon gré mal gré de son livre macabre. Les traits sont étrangement sévères, les gestes bien moins doux qu'il y a quelques minutes. « Je ne tiens pas spécialement à ce que tu te vides de ton sang. On recommencera demain. Avec le mien. » La connaissant, elle aurait très bien pu s'être amusée à s'entailler régulièrement depuis trois jours, pour s'abreuver du savoir contenu dans l'ouvrage. Du reste, il aurait peut-être dû commencer par s'assurer qu'elle soit entière et en forme avant de se laisser aller aux plaisirs de la chair. C'est sans doute ce qu'il aurait fait, si elle ne lui était pas tombée dessus à l'instant où elle avait relevé la tête pour constater sa présence.          

Il la regarde avaler le contenu de la fiole, incapable de contenir son air désapprobateur. « Qu'est-ce que c'est que ce truc ? » Si c'était encore une petite expérience de magie noire pour attenter insidieusement et involontairement à sa vie, il risquait de mal le prendre. Il lui laisse toutefois le bénéfice du doute, optant pour demander en râlant, plutôt que s'emporter à tort. C'était un effort. Il y a un mois ou deux de cela, il serait injustement sorti de ses gonds, à n'en pas douter. Certainement pour s'en mordre les doigts par la suite, d'ailleurs.

L'eau coule dans la baignoire et attire son attention. Un sourire presque carnassier orne ses lèvres. L'idée est plutôt alléchante. Surtout quand il pensait à bien d'autres choses que d'utiliser la salle de bain pour son usage habituel. Distraitement, il attire la jolie demoiselle jusqu'aux abords de la baignoire, s'amuse de la voir ainsi voilée dans sa robe de chambre blanche, entourée de tant de pureté, la contradiction est sans doute tout en subtilité pour quelqu'un qui n'aurait pas l'habitude de la côtoyer. Pour lui, elle était criante. « C'est presque déroutant de voir comme le blanc te va bien. » Sourire mutin qui s'éclipse bientôt, laissa la place à d'autres nuances. L'eau cesse de couler une fois la baignoire à moitié remplie. Kenan lui lance un regard plein de sous-entendus qu'elle décrypterait bien trop facilement. Il s'assoit sur le rebord, s'empare de ses poignets pour la forcer à s'approcher. D'une main vagabonde, il décale un pan du fin vêtement, découvre une partie la peau pâle du ventre sur lequel ses lèvres s'aventurent déjà. « Mmh, en fait, on est parfaitement incapables d'avoir une conversation sans que ça ne vire aux excès, c'est ça ? » L'ironie ; ça sonnait presque comme un reproche qu'il adressait à tous les deux, quand son corps tout entier traduisait un plaisir indéniable, presque tangible. « Moi qui pensais que tu m'avais fait venir pour me parler des... événements récents. » Ses lèvres sont incapables de s'éloigner de la douceur de sa peau. « Mais c'est juste que tu peux pas te passer de moi, avoue... » Le sourire se dessine tout contre le corps de la sorcière, invisible et pourtant si perceptible.          

CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Mer 18 Mai - 18:27

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

I
l est sévère, il soigne, éloigne, comme on disciplinerait une enfant et le regard de défis qu’elle lui lance est un incendie de révolte. Elle se laisse faire, elle se laisser entraîner plus loin, sans répondre. Croit-il pouvoir se permettre d’ordonner ? Croit-il avoir un quelconque pouvoir de décision sur la magie qu’elle pratique, sur les expériences qu’elle fait ? Et refusant la confrontation, elle choisit de boire l’immonde potion, vidant le contenu de la fiole d’une grimace exprimant tout son dégoût pour la mixture. « Qu'est-ce que c'est que ce truc ? » Les billes hétérochromes se plantent dans les siennes. Le ton lui déplaît, la lutte n’est jamais loin, parce qu’ils sont ce qu’ils sont, parce que dans leur passion insatiable dormait toujours leur passé commun, les déchirures, les larmes versées et l’amertume. Parce qu’aussi pur que soit son amour pour Kenan, l’ombre demeurait au bord des lèvres, soufflait son aura de tensions dans chaque battement de cils. Peut-être se désiraient-ils tant parce qu’ils s’étaient opposés des années durant. « La seule raison pour laquelle je ne suis pas encore enceinte, Rackharrow. » Rackharrow, le nom sifflé tant de fois, aux nuances plus marquées, dans lequel la haine n’existe plus, remplacée par cette manière presque tendre de l’articuler. Elle faisait attention pour deux, elle prenait les devants pour eux, parce qu’elle ne voulait imposer aucune contrainte à l’amant, qu’elle le voulait pleinement libre, détendu, sans entraves aucunes. La saveur était immonde mais l’échange en valait la peine. Elle se perdait dans ses bras comme jamais auparavant, doucement libérée de ses fêlures, de ses carcans. Enfin elle-même, progressivement.

Le décor change, c’est la salle de bains cette fois qui est prise d’assaut, elle suit, finalement bien influençable quand il entre en contact, quand il se fait guide, tendresse et brutalité, quand il est tantôt doux, tantôt sauvage, quand les sentiments se mêlent. La colère gronde puis il la souffle, quelques minutes plus tard, d’une simple caresse, d’un sourire mutin. « C'est presque déroutant de voir comme le blanc te va bien. » Elle est à lui, elle s’offre sans limite. Le vêtement s’ouvre sans qu’elle ne proteste, fermant les yeux sous le contact chaud de ses lèvres sur son ventre. Il la rend aussi insatiable qu’il ne l’est. Non, c’est parce que le temps est compté, parce qu’elle veut lui appartenir, parce qu’elle veut être sienne autant de fois que possible, elle veut être la peinture de ses désirs, réceptacle de ses envies folles. Elle veut que les souvenirs des nuits torrides se gravent dans leur mémoire pour qu’à chaque fois qu’il sera avec sa promise, les images reviennent, les sensations en filigrane. « Mmh, en fait, on est parfaitement incapables d'avoir une conversation sans que ça ne vire aux excès, c'est ça ? » Le silence demeure. Elle est perdue, si loin, sous ses baisers. La fatigue la fait flotter, supprime le rationnel pour ne laisser que l’instinct. « Moi qui pensais que tu m'avais fait venir pour me parler des... événements récents. » La joue frotte contre l’épiderme, créer un frisson, arrache le fantôme d’un gémissement. A peine une demi-heure, elle est d’autant plus réceptive que son corps est resté attentif aux stimuli. « Mais c'est juste que tu peux pas te passer de moi, avoue... » Les doigts jouent dans les cheveux. Elle est la toile de ses délires, et partout où ses paumes passent, elle se fait réactive, de plus en plus. Elle s’est habituée, son esprit a assimilé correctement les différentes données, sans erreur, sans que le système n’offre une défaillance ; elle vit une relation presque épanouie dont les vices sont assumés, pour la première fois, dont la violence des sentiments est acceptée sans rejet. Du coeur au corps, la dérive est délicieuse.

Sissi l’attire dans l’eau chaude, le défait de la serviette, se détache de la robe de chambre. Elle ignore si le blanc lui va bien, si le paradoxe est doux parce que rien ne compte que s’oublier encore entre ses bras. S’oublier, toujours, et quand le nez se niche contre son cou, quand les peaux se rejoignent, quand l’union renaît, c’est avec une nouvelle forme d’amour, un amour qui prend son temps, qui savoure, de ses caresses aussi brûlantes que rassurantes, de cette façon étrange qu’elle a de siffler à son oreille des mots qu’il ne peut pas comprendre, de ces promesses d’un sombre dialecte qui lui devient aussi familier qu’il ne demeure mystérieux. Soupirs alanguis entre les lèvres maintes fois attrapées et relâchées, enveloppes charnelles liées l’une à l’autre jusqu’à ce qu’enfin le sommeil l’emporte. Délassement parfait de la belle endormie contre son torse, loin des angoisses, des cauchemars et des remords.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 10 Juin - 9:24

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Il ignore s'il s'agit de l'effet des mots et de leur sens, quand elle explique tout naturellement qu'elle prend les précautions auxquelles il n'a même pas pensées, ou si c'était sa façon de prononcer son nom sans la hargne habituelle, remplacée par des teintes plus chaudes ; quoiqu'il en soi, il reste coi. Les prunelles aux reflets d'azur suivent la fiole qu'elle repose tandis qu'intérieurement, il se rend compte de sa bêtise. Pendant tout ce temps, il n'a pas pensé une seule fois qu'elle aurait pu tomber enceinte et que leur vie aurait pu basculer. Kenan déglutit. Non que l'idée d'avoir un enfant le dérange, mais si elle n'avait pas fait attention pour deux, il n'aurait pas donné bien cher de sa peau quand son père l'aurait appris. Pis encore, si son grand-père était venu à le découvrir, d'une façon ou d'une autre. Kenan n'avait jamais compris comme il s'y prenait, mais le maître de famille semblait toujours être au courant du moindre détail. Aucun doute qu'il lui ferait une magnifique leçon de morale sur sa relation de couple vouée à l'échec, au prochain repas de famille, du reste. Si Kenan trouvait son père terriblement attaché aux traditions et aux valeurs familiales, il n'était qu'une pâle figure reflétant les idéaux de son propre paternel, en la matière. Une part de lui ne pouvait s'empêcher d'imaginer leur tête respective s'il devait leur annoncer qu'il avait – très involontairement et tout à fait malgré lui, tout juste s'il savait comment une chose pareille avait pu arriver – qu'Erzsébet attendait son enfant. Et si le sourire mutin traduit ses pensées, il ne s'aventure pas à les partager ; la jeune femme ne trouverait sans doute pas ça amusant pour deux sous.

Les corps glissent dans l'eau chaude qui a déjà embué la pièce, la transformant en un véritable havre de paix, où le silence est ponctué de soupirs, de gémissements, où rien ne semble venir perturber la quiétude des amants. Pas même le frisson du monde décadent qui les entoure. Seuls, tous les deux, ils semblent immunisés contre l'extérieur. L'heure tardive n'aidant pas les esprits à se concentrer, l'étreinte, presque tendre, moins empressée, se change doucement en une respiration lente et posée. Kenan rouvre les yeux machinalement, bribes de conscience qui s'accrochent encore au peu de logique qu'elles parviennent à déchiffrer. Il lui faut quelques secondes pour se rendre compte qu'il vaudrait mieux quitter la baignoire, regagner le lit. S'il a eu énormément de peine à trouver le sommeil ces trois derniers jours, ce dernier semble l'attendre de pied ferme. D'un murmure, il prend soin de réveiller doucement Sissi, l'aide à s'extraire de la baignoire, l'enveloppe délicatement dans une serviette avant de la porter jusque sous les draps. Il est si fatigué qu'il ne semble même pas noter qu'ils sont encore trempés. Non, il préfère attirer la jeune femme contre lui, et il a à peine le temps de la recouvrir qu'il s'endort presque aussitôt.

Le sommeil n'a pourtant pas la grâce de le laisser profiter d'un repos bien mérité. Les cauchemars empêchent le corps de se réparer, empêchent l'esprit de comater complètement et viennent, quelques heures plus tard, déranger le sorcier dans sa quête désespérée. Le cœur bat la chamade, les billes fixent le plafond après s'être ouvertes brusquement. Erzsébet dort encore, lovée contre lui, si bien qu'il n'ose esquisser aucun mouvement, de peur de la déranger. Avec sa pratique de la magie noire, ses excès dans le domaine, elle avait besoin de repos, plus encore que lui. « Tu veux dire, si on ne tient pas compte de tes escapades à plus de 300 bornes de là ?  Parce qu'à ce compte, tu vas finir aussi amoché qu'elle...» Un sourire flotte doucement. Il ne prend même pas la peine de lui demander ce qu'elle fait là. Elle s'était sans doute planquée quelque part, juste à côté de la boutique. La créature n'est pas inconsciente, elle ne laisserait pas son maître sans surveillance alors qu'il risquait sa peau dans les rues de Londres et ses alentours. Après le coup d'état de l'Ordre, il ne faudrait pas longtemps pour que leur univers tout entier vacille. « Ça va, Datrix. Par moment, tu ressembles plus à un humain qu'un humain. C'est pas que je ne veux pas, c'est que je ne peux pas... apparemment. » Il entend l'éternel gronder. En réponse, un ricanement silencieux fait se soulever son torse, brièvement. « Comment après la Purge ? », s'enquiert-elle. « Ouais, le même genre de cauchemars. Peut-être pires. » Il caresse distraitement la joue de la jolie Serdaigle. Pires, sans aucun doute. Les assassinats du bal avaient réveillé en lui une peur viscérale, nouvelle. Étroitement associée à celle qu'il ressentait déjà pour Circée et Sìleas, avec un autre visage, cependant et d'autres implications émotionnelles sous-entendues. Kenan ferme les yeux, refusant de se laisser emporter dans cette dangereuse spirale. « Je sais ce que tu te dis... » « Bien sûr que tu sais, Datrix. Tu es dans ma tête », il souligne, nonchalant.

Il a réussi à se décaler, à s'éloigner, sans la réveiller. Il s'en doutait, le sommeil n'est pas revenu. Il ne l'a pas attendu. Comme le jeune homme descend, à la recherche des vêtements égarés, éparpillés au gré de leur passion pour le moins dévorante, il se rhabille, trouvaille après trouvaille, enfile sous-vêtements et jeans. La bougie est toujours en suspend, un peu au dessus de la table où travaillait la demoiselle, quelques heures plus tôt. Un sourire tandis qu'il s'approche, ramasse les livres qu'ils ont violemment envoyé valser, qu'il les pose distraitement où ils se trouvaient avant de joncher le sol. Notes, dessins, il parcourt le tracé des lettres féminines du bout des doigts. Ceux-ci s'arrêtent lorsqu'ils entrent en contact avec la couverture abîmée d'un ouvrage. Le titre est équivoque, comme souvent dans cette catégorie. « Tant de noirceur, petite princesse... », souffle-t-il, amusé. Il l'ouvre, à peine dérangé par le fait de s'introduire ainsi dans son univers, sans sa permission. « Il faudra que tu m'apprennes, un jour. » Le murmure s'échappe, traduit ses pensées tandis qu'il parcourt avidement les lignes, les pages, absorbé. Il ne voit plus les minutes défiler, il ne tient pas compte de l'aura néfaste que l'ouvrage dégage, qui l'entoure, qui l'attire.



CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Ven 10 Juin - 12:02

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

E
lle ne tient plus debout. Lorsque que Kenan la réveille d’un murmure, elle niche son nez contre son cou, tente d’échapper à la réalité - elle est bien contre sa peau, elle est bien entre ses bras. Elle a oublié la douleur, elle a oublié la peine et les remords. Elle veut rester là, à savourer le cocon tranquille. C’est à peine si elle tient sur ses jambes quand, tant bien que mal, il l’aide à se relever. Elle tremble encore de leurs échanges, elle tremble encore de ses baisers ; fragile poupée enivrée de son amour. Elle n’avait jamais ressenti cela, elle n’aurait jamais pensé croire un jour en une histoire après la trahison de Ludwig. Elle s’était condamnée à la solitude, à une aventure sans véritables lendemains sous les caresses de Jonah - et là, diable, elle avait presque envie d’espérer, dans la brume de son demi-sommeil. Plénitude. Tout s’était effondré sous la passion, sous leur désir insensé, partagé dans une sorte de violence, pulsions primaires assouvies jusqu’au point de non-retour. Elle se laisse soulever, elle ne résiste pas, trop heureuse de retourner près de son coeur, de ce myocarde qui semble battre plus calmement.

Posée sur le matelas, elle rejoint la chaleur du jeune homme, le sommeil prenant le dessus sur l’agitation passée. Le monde pourrait s’écrouler que rien ne pourrait percer leur bulle paisible, tels des amants maudits qui profitent des dernières heures. Point de malédiction pourtant, simplement le poids des traditions auxquelles Sissi est trop attachée pour son propre bien. Que ferait-elle si demain il se retrouvait fiancé ? Elle aurait l’âme en peine, les excès à fleur de larmes. Derrière les paupières fermées, pourtant, une paix encore jamais frôlée - si, une fois, sous le souffle chaud de Jonah. Elle craignait encore qu’il n’ait pas réchappé de l’enfer du bal, qu’il y soit mort et qu’elle n’en sache rien, parce qu’au nom de leur sang, elle n’était rien pour cet homme qui, pourtant, lui avait redonné assez de confiance pour se jeter à corps perdu dans une folle amourette avec l’ennemi de toujours. Pas de cauchemars cette nuit tant l’épuisement la menaçait déjà, et la serviette qui l’enroulait ne survit pas à sa volonté d’être au plus près de Kenan. Le tissu épais glisse quand elle se tourne, revient trouver refuge, cacher son visage contre l’épaule mordue quelques heures plus tôt.

Et la place laissée froide la rend orpheline de l’atmosphère rassurante. Elle ne sort pas de ce sommeil presque réparateur, trop engourdie sans doute. « Tant de noirceur, petite princesse... » perçoit-elle vaguement, avant d’être ramenée aux souvenirs de tout ce temps à se déchirer avec le jeune homme. Est-ce que Kenan avait vraiment changé d’avis à son sujet ? Est-ce que sa façon de l’appeler princesse n’est pas plus moqueuse qu’elle ne le pensait ? Les doutes persistent dans les noirs recoins de son inconscient et empoisonnent sa solitude. Circée n’avait pas besoin que la lâcheté de son amie monopolise le frère tant aimé, elle n’avait pas besoin de deux amoureux inconscients s’autorisant le bonheur auquel elle n’avait plus droit, entre les quatre murs de Sainte Mangouste. Sifflement. Elle dort pourtant encore, enveloppe tranquille sur le lit chaotique. Daksha glisse sur la poignée, se sert de son poids pour la baisser, pour ouvrir la porte le privant de sa propriétaire et, sans doute un peu trop fier de lui, glisse dans le dos du sorcier curieux. La longue créature noire s’approche du lit, place sa tête sous la main féminine qui dépasse du matelas. Elle a appelé l’aide de son compagnon reptilien, il ne lui fait pas défaut, malgré ce comportement parfois agressif qu’aucun ne comprend. Douce litanie qu’il semble chanter seulement pour elle.

Les yeux vairons se rouvrent sur l’appartement, sur la silhouette du Rackharrow. Rien de brutal, pas de sursaut ou de terreur. Elle resserre contre elle les draps un peu trop défaits, réalise qu’elle est toujours parfaitement nue - flottement. Non, toute cette nuit n’était pas un rêve, elle peine à l’intégrer, les premières secondes, les iris papillonnant sur le Gryffondor. Est-ce qu’il peut vraiment l’aimer ainsi, l’aimer si fort qu’elle puisse le sentir dans chaque fibre de son corps, dans la luxure ou la tendresse ? Est-ce que c’est seulement possible ? Elle est un brin déstabilisée par ses propres actes, par le désir qu’il lui a démontré, par le plaisir éprouvé. La fatigue engendrée ne ment pas. « .. j’ai froid. » Elle a retrouvé l’anglais si vite perdu dans leurs ébats. Délicieuse manière de lui demander de revenir, de partager un peu de sa chaleur, les yeux baissés, étrange embarras, drôle de timidité. Est-ce que ce qu’il a dit au bal était vrai ?

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 10 Juin - 12:58

Invité
- Invité -
avatar
 
Losing my religion
Every whisper of every wakin' hour, I'm choosing my confessions. Trying to keep an eye on you. Like a hurt, lost and blinded fool.


Les yeux glissent d’un mot à l’autre, reliant les lettres à une vitesse effrénée, formant des phrases obscures, dans cet esprit aussi noir que l’ouvrage lui-même. Par moment, un murmure s’échappe d’entre les lèvres de Kenan, qui, absorbé, ne semble pas s’en rendre compte. Le mouvement souple de Daksha sur le sol ne lui fait pas relever le nez, il ne l’entend pas, ne prête pas attention au sifflement doucereux qui se veut berceuse pour celui qui peut le comprendre. La paume de la main s’ouvre, et les doigts accueillent presque aussitôt la baguette d’un noir de jais qui est venue sagement s’y loger. Ils se referment sur le bois lustré dont les reflets, accentués par la lumière de la bougie, lui donnent un air mystique. Léger crépitement au bout de l’objet, condensateur presque saturé d’une magie trop sombre pour être longtemps contenue. Un grondement sourd retentit dans le crâne du sorcier. « Kenan. » C’est assez pour le faire décrocher. L’agressivité de l’éternel fait vibrer le moindre millimètre de son corps. « Ce n’est pas le moment. » Il hoche la tête, comme si elle pouvait le voir, repose la baguette sur le table, aux côtés du livre qu’il a rapidement fermé. Elle a raison. Ce n’est pas le moment. Cette colère latente a envahi son esprit, son cœur, en quelques secondes à peine. Circée dans un état lamentable, l’homme masqué, baguette pointée, la peur. Encore. La peur qui l’a possédé, qui ne le quitte plus désormais. La peur qu’il n’a jamais appris à contrôler, qu’il a toujours enfoui et qui rebondit gracieusement jusqu’à lui exploser en pleine figure. La peur et la colère, deux amies si proches, deux complices qui font des ravages. Qui changent un être en moins de temps qu’il n’en faudrait pour l’imaginer possible. Et, pourtant, possible… il n’y avait aucun doute que ça l’était.

Comme s’il est capable de sentir le regard de Sissi posé sur son dos, il se retourne, lentement. Il se veut nonchalant, comme à son habitude, mais la tension est bien palpable. Les muscles des bras, du torse, comme ils ne sont pas recouverts par les vêtements, trahissent l’état général du jeune homme, décrédibilisent toute forme de feinte velléité. Les traits s’adoucissent pourtant quand le bleu orageux rencontre les lueurs contraires, mordorées, émeraudes. « .. j’ai froid. » Il n’en faut pas plus pour que le coin des lèvres se soulève légèrement, faisant osciller l’expression du visage entre amusement et arrogance. En réponse, les yeux de la jeune femme se baissent, se détachent de la silhouette qui s’avance jusqu’à elle. Elle fait preuve d’une timidité qui distrait, qui perturbe presque. Elle n'est pas vraiment timide, il ne le sait que trop bien. Kenan, sans un mot, pose un genou sur le matelas. Il n’a pas détaché ses yeux de la sorcière, pas une seconde. Et quand elle les relève pour leur permettre de naviguer sur l’océan tumultueux, il lui laisse à peine le temps d’analyser leur proximité. Ses lèvres se posent sur les siennes, sa main enserre la nuque de la belle et sa langue glisse doucement de l’autre côté. Il ne faut pas une fraction de secondes pour que le contact change la douceur en avidité. Et quand il juge que cette dernière est partagée, il s’éloigne, démoniaque. Les iris n’auraient pas rappelé le bleu de l’eau qu’on pourrait jurer qu’elles s’étaient enflammées. « Mmh, tu ne m’as pas l’air d’avoir froid, pourtant. » Souffle éraillé qui s’échappe d’entre ce sourire en coin dont il ne se départit pas.

« Viens. » Kenan s’est installé sur le lit, le dos appuyé contre le mur dans une position assise, légèrement avachie. Un bras étendu, prêt à accueillir la jeune femme contre son corps, à faire s’annihiler la distance qui les sépare. Qu’ils profitent tant qu’ils sont encore ensemble, dans ce même lit, sous ces mêmes draps. Le sorcier est redevenu tendre, il a laissé tomber le voile d’arrogance pour une expression plus affectueuse. « Tu devrais te rendormir. Le manque de sommeil ne te va pas au teint. » On aurait pu croire à une boutade piquante, comme les nombreuses qu’ils s’étaient lancées, par le passé. Si ce n’était pour l’air inquiet qui voletait dans ses yeux et qui détrompait cette idée. Ce n’était rien de plus qu’une façon détournée de lui faire comprendre qu’il avait remarqué. Sa fatigue n’était pas passée inaperçue. Du revers des doigts, il caresse la pommette de la joue de la rouquine, s’attarde un instant sur son expression. « Je serai moins inquiet si ton rampant n’était pas dans les parages. Parce que dans ton état actuel, je ne suis pas bien sûr que tu survives à une nouvelle morsure. » Le regard de Kenan s’est durci, comme s’il réprimandait une enfant un peu trop imprudente. Risible, puisque des deux, il était certainement le plus immature. Le ton s’est teinté d’une angoisse latente, quand il ajoute : « Sois prudente, d’accord ? J’ai failli te perdre il y a trois jours, je ne tiens pas à tenter le sort à nouveau. » Il trace le contour de ses lèvres, distraitement, perdu dans sa contemplation.            



CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Ven 10 Juin - 15:27

- I am decadent, and here I am. -
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 924 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 23 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de cinq mois. Champ Libre :

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
avatar
 
Losing my religion.
“ Trying to keep up with you And I don't know if I can do it, Oh no I've said too much, I haven't said enough. ”

L
e goût de ses lèvres comme une étincelle capable d’allumer le plus intense des incendies. L’avidité de sa langue comme rappel de saveurs interdites. Elle ne résiste pas, elle ne s’éloigne pas et la douceur s’arrache bientôt à leur échange pour ne laisser que l’indécence d’une passion qui ne s’éteint jamais. « Mmh, tu ne m’as pas l’air d’avoir froid, pourtant. » Arrogant, insolent, provocateur, démoniaque. Le coeur de la sorcière bat déjà plus fort, lutte contre la raison, ne réclame que ses caresses, encore, toujours. Sagesse pourtant de ne pas céder à l’énième appel de la chair. « Viens. » Elle rejoint le confort de ses bras, s’installe sur le côté, contre le torse masculin, un index joueur dessinant à nouveau les contours des muscles. Le draps revient couvrir la nudité évidente. Elle ne prend pas la peine de partir à la recherche de ses vêtements, pas plus qu’elle ne cherche à discipliner les anglaises rousses près de ses joues, résultat de la nuit partagée et du bain duquel ils sont sortis sans même se sécher. Ce pourrait être la vie rêvée. Une vie de tendresse et de désir, loin des obligations sociales qui font leur quotidien, loin des conflits, des guerres et d’un autre sang que celui qu’ils auraient décidé de faire couler. S’il lui conseille de se rendormir, elle n’en fait rien. Les échanges tactiles ne paraissent plus cesser comme s’ils avaient dix années de privation à rattraper. Infernale attraction. « A toi non plus. » rétorque l’insolente, un sourire en coin sur le bord des lèvres.

« Je serai moins inquiet si ton rampant n’était pas dans les parages. Parce que dans ton état actuel, je ne suis pas bien sûr que tu survives à une nouvelle morsure. » Réprimande à une enfant. Elle n’apprécie pas. Le froncement de sourcils l’exprime plus aisément que toutes les paroles du monde. Daksha offre à Kenan l’intensité de ses yeux presque luisants dans l’obscurité de la pièce. « Est-ce qu’il me prend pour sssson vulgaire chien ? » argue l’animal aux crochets presque visibles quand la longue langue goûte l’air chargé de magie. Elle offre à son compagnon rampant la moue de l’amusement presque coupable. Lui ne peut rien comprendre de ce qu’il dit et elle serait presque tentée de ne pas traduire. Drôle de complicité qui inquièterait n’importe quel homme entrant dans sa vie - et entre Jonah et le Rackharrow, il s’agissait peut-être de l’unique point commun. « Il demande si tu le prends, je cite, pour « ton vulgaire chien ». » Certes, Erzsébet savait pertinemment que la sombre famille ne possédait pas de chien mais elle n’allait pas simplement laisser planer le flou des sifflements intempestifs de Daksha, sous peine qu’il impose allègrement sa présence à chaque instant partagé. Après tout royal n’était-il pas le nom de son espèce ?

« Sois prudente, d’accord ? J’ai failli te perdre il y a trois jours, je ne tiens pas à tenter le sort à nouveau. » Au contour de ses lèvres tracés, un doigt est capturé, vilain fille. Lueur maligne au fond des prunelles bicolores. Elle ne se laissera pas traiter en pauvre chose fragile, parce qu’elle a vécu avant lui et qu’elle vivra après, loin de la demoiselle en détresse qu’on aimerait lire sous la rousseur flamboyante. Rien de moins qu’une Grimstone qui embrasse l’héritage lointain d’ancêtres presque reniés par les siens. « Il en faut plus pour m’achever, Rackharrow. » souffle-t-elle, libérant l’index de la prison de sa bouche taquine. « Fourchelangue, pas novice. » Battement de cils d’une biche qui feindrait presque à merveille la parfaite innocence d’une âme qu’il sait pourtant tachetée d’obscurité. Avec lui, elle commence à lentement assumer ce qu’elle est, cachant de moins en moins les travers associés, la langueur de ce dialecte si peu familier. Est-il prêt à accepter ce qu’elle est - tout ce qu’elle est ? « Si tu veux que je dorme, essaye aussi de te reposer, tu veux bien ? Et pas de magie, je t’ai vu. » Passer inaperçu dans ce qui se rapporte à l’équivalent du salon Grimstone semble assez difficile. Elle serait même prête à parier que l’appartement de la boutique est plus petit. Daksha choisit de s’enrouler sur lui-même, gardien du sommeil de sa maîtresse. Aucun d’eux n’avait suffisamment dormi, cette nuit.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé

Contenu sponsorisé
- -
 
 
(KENAN) ≤ « Losing my religion. » (-16)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» 03. "Losing my religion" # Ash
» 01. Losing your mind
» Religion dans le SDA
» [Validée]Kenan Kepler [Terminée]
» La religion / les divinités dans la Légende.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Pré Au Lard-
Sauter vers: