Partagez | 
« Darkness there, and nothing more. » ≤ (ALASTAR)

()
Parchemin envoyé Mer 6 Avr - 18:18

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

UNE SEMAINE AVANT LE BAL.
S
ilhouette fine toute de noir vêtue penchée sur un bague d’argent dont elle travaille la forme. Sourire rêveur envolé pour une mine concentrée. Le temps de l’insouciance s’efface lentement pour laisser le sentiment incertain de la coupable amoureuse - si amoureuse était le terme adéquat pour la spécialiste du déni qu’elle était. Les barrières ont sauté, la glace a fondu et la petite fille trop sage, doucement, disparaissait au profit de ce qui se cachait derrière, tapi dans l’ombre. Kenan apprenait à Sissi, peut-être malgré lui, à avoir plus confiance en elle, ne pas avoir honte de ses petits travers qui faisaient d’elle une Grimstone trop ambiguë, tanguant entre les extrêmes que sa lignée désapprouvait. Ils étaient bien loin, les représentants de cette famille qui auraient vendu leur âme au diable pour un peu plus de savoirs - s’ils avaient pu - et la réputation désormais presque lisse des siens devenait encombrante. Neutralité politique approuvée, neutralité magique rejetée. Soren se rendait à l’évidence : rien ne servait de brider son entêtée de fille, si elle tenait à appliquer les préceptes de leurs ancêtres dans les aspects les moins lumineux, il n’y pouvait rien. Chacun faisait ses choix s’ils ne mettaient pas en périls la vie de la fratrie. Sissi était, de toute façon, par sa particularité déjà trop rattachée à la noirceur du monde. Les fourchelangues tournent toujours mal. Voldemort avait accentué l’image négative qu’on pouvait avoir de ces sorciers. A quoi bon nier ? « Daksha, mène ce message à Alastar Rackharrow. Discrètement. » L’animal est sorti de sa cachette, s’extirpant de sous le fauteuil à l’angle de l’entrée de la boutique, laissant la jeune femme attacher le message comme on l’aurait fait à la patte d’une chouette. Moins conventionnel mais les créatures volantes n’étaient pas ses favorites - corneilles, vautours et corbeaux oui, bien moins la hulotte hargneuse que lui avait offert son père pour son entrée à Poudlard. Elle était idiote et la pinçait sans cesse.

« Discrètement. Sinon je te remplace par une couleuvre. Ou un caméléon moldu. » Insulte suprême. L’insistance pousse le cobra royal à émettre un sifflement avant de partir en quête du destinataire, glissé dans les zones sombres, les coins de rues. Message succinct réclamant une aide au sujet d’un sortilège, s’il avait du temps à lui consacrer. Relation étrange avec un homme qui n’avait ni l’âge d’être son ami ni les prédispositions logiques pour en être proche, pourtant la passion commune supprimait les obstacles. Elle évitait toutefois de se montrer familière en présence d’autres personnes, passant habilement d’une complicité intellectuelle à un détachement poli.

…*…

Dix-huit heures. Le dernier client enveloppé d’une cape couleur de nuit sort de la boutique, le paquet dissimulé. Erzsébet est déjà retournée à ses sortilèges, les commandes étant étrangement nombreuses à une époque où logiquement personne ne devrait chercher à tuer ses proches - le gouvernement savait le faire tout seul, comme un grand. Peut-être la méthode était-elle plus discrète. Ca lui importait peu. Neutre. Tout un concept, de ceux que l’on peut interpréter de mille manières, que chaque Grimstone vivait à sa façon. Parfois elle se demandait si c’était encore utile, s’il y avait vraiment une chance pour que ladite neutralité sauve vraiment sa lignée. Révolte grondante qu’elle repoussait en noyant ses pensées dans les magies les plus noires à défaut de résoudre son problème avec la magie blanche. Sissi prélève un peu du venin de Daksha, le distillant pour en obtenir les propriétés désirées, pour l’associer à d’autres substances. Elle est en train de verser une goutte sur l’or d’un collier quand elle perçoit le sifflement du serpent indiquant la présence d’Alastar. « Dans l’arrière-boutique ! » Indication qui traverse la dissimulation magique. La porte se cache derrière le comptoir, fondue dans le mur et seulement visible pour ceux qui en ont obtenu l’information de la propriétaire. « Navrée pour le serpent. Je sais que c’est inconfortable pour les gens mais ma chouette vous aurait arraché un doigt. » Le comble, d’avoir un serpent plus docile qu’un oiseau.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 14 Avr - 23:00

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
Alastar ✧ Erzsébet


Une semaine avant le bal

Les journées au bureau n'étaient jamais les plus plaisantes, loin de là. Lorsque Alastar se perdait dans les pièces sombres du Ministère, c'était la plupart du temps pour rédiger des rapports ou s'occuper de la paperasse qui incombait à sa fonction. Brigadier, ça payait bien par les temps qui couraient, et ça avait le mérite d'être un emploi plutôt varié, grâce auquel il pouvait, de temps à autres, mettre des bâtons dans les roues bien huilées du gouvernement à sa façon. En toute discrétion, comme un fantôme. Mais ce travail que beaucoup auraient trouvé passionnant n'arrivait pas à la cheville dans son ancienne activité professionnelle. Al' regrettait ses périples à travers l'Angleterre, à la recherche d'objets magiques en tout genre pour l'ancien commerce de ses frères. Il regrettait les longues marches aux abords de ruines hantées, les nuits passées à fouiller des cryptes ou des souterrains en tout genre. En comparaison, être flic n'était que très peu excitant. Ce qui lui manquait le plus était sans doute le contact avec les artefacts magiques, sa réelle passion. Aussi, dès qu'il le pouvait, il trouvait un peu de temps pour tenter d'étoffer sa collection personnelle, ou pour se pencher sur un ouvrage qui traitait de l'ensorcellement. C'était une passion. Pire : une obsession. Et cette soif de connaissance, qui avait toujours flirté avec les parts les plus obscures de son être, Alastar la connaissait depuis l'enfance. Près de trente ans plus tard, cette soif ne semblait toujours pas s'être tarie.

Il rêvassait, clairement. Rackharrow triait ses dossiers comme un automate. Al' ne sut ce qui le sortir de sa torpeur exactement, la silhouette filiforme qui se dressa soudainement sur son bureau ou le sifflement presque strident qui parvint à ses oreilles. Il sursauta et leva les yeux sur un cobra royal aussi magnifique qu'effrayant.

« Daksha?! »

Ce ne pouvait qu'être lui. Et il se demanda comment le serpent était parvenu à se faufiler jusqu'à son bureau sans se faire repérer, mais connaissant la bête et son intelligence, cela n'avait tout compte fait rien d'étonnant. Avec un certain respect, il approcha prudemment la main du message que transportait la créature. Erzsébet devait avoir un besoin urgent, pour envoyer son précieux compagnon au Ministère. Il découvrit que Sissi rencontrait des difficultés avec un sortilège et qu'elle requérait son aide - si bien entendu, il avait un peu de temps à lui consacrer. Grimstone était toujours d'une politesse sans nom. Alastar fixa le cobra, indécis. Devait-il répondre ? Devait-il réellement affubler cet être écailleux d'une enveloppe au risque d'y laisser une main? Oh, non Daksha ne lui aurait pas fait de mal, mais Rackharrow se méfiait simplement de tout ce qui était trop beau et trop majestueux à son goût. D'un hochement de tête, il renvoya le serpent, sans réellement savoir si la créature comprendrait ce geste. Elle disparut dans la seconde et Al' s'étonna une fois encore de son intelligence, c'en était fascinant.

***

Il terminait sa journée à dix-sept heures trente, mais attendit dix-huit heures pour transplaner à Pré-au-Lard. Al' ne voulait pas déranger les derniers clients de Sissi. Une fois l'heure pile, il pénétra dans la bâtisse décorée avec goût, et abritant des bijoux aux pierres bien plus dangereuses qu'elle n'aurait dû. Alastar laissa traîner son regard sur les perles et les entrelacs de métaux précieux si attirants et dangereux à la fois. Une voix lui parvint du fond de la pièce :

« Dans l’arrière-boutique ! »

Sissi devait être en plein travail, comme à son habitude. Al' appréciait ces personnalités passionnées et dévouées comme la sienne. Il se reconnaissait un petit peu dans cette fièvre savante et admirait ce culte intarissable du travail et de la connaissance. Cependant, il avait remarqué quelques changements dans le comportement de Grimstone, ces derniers temps. La rousse commettait des erreurs presque stupides, parfois. Et puis, elle affichait ce sourire si inhabituel et niais. Des étourderies qui n'avaient pour l'instant pas mis Alastar sur la voie d'une explication viable, mais qui l'inquiétaient quelque peu, c'était certain. Il aurait été vraiment dommage, et il le pensait sincèrement, de perdre une collaboratrice du talent d'Erzsébet.

Alastar emprunta la porte qui venait de se révéler, l'accès vers l'atelier où Sissi pouvait s'adonner à ce don qui en avait fait une amie. « Navrée pour le serpent. Je sais que c’est inconfortable pour les gens mais ma chouette vous aurait arraché un doigt. » Al' était habitué à cette politesse qui l'avait mis mal à l'aise au début. Il ignorait si Grimstone était sincère ou mielleuse, mais avait vite compris que son éducation plutôt stricte en était la cause. Il s'approcha dans son dos, afin d'observer ses gestes précis. Apparemment, elle s'occupait d'un collier. Le brigadier se demanda le traitement qu'elle réserverait à un bijou si précieux.

« Ne t'excuse pas. Daksha peut être impressionnant mais c'est toujours très ... exotique de le voir débarquer, surtout au Ministère. »

Al' s'approcha avec respect du serpent qui l'observait en silence, tapis dans un coin de la pièce qui semblait lui appartenir.  « Je le trouve fascinant. » Ensuite, en se tournant vers Erzsébet « Mais dis-moi ce qui te pose problème. J'ai eu une journée plutôt ennuyeuse, alors ne me déçois pas. »

Il savait que Sissi ne le dérangerait pas pour une broutille. Si elle faisait appel à ses talents, c'était parce qu'elle avait besoin d'une aide urgente et vu le niveau de maîtrise de la demoiselle, l'aide en question devait requérir savoir et expérience. Tout ce qu'Alastar voulait, c'était oublier ces heures perdues derrière un bureau, le temps de s'adonner à son art préféré, qui était des plus occultes, bien évidemment.
 








_________________

Parchemin envoyé Ven 15 Avr - 2:03

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
e collier fume presque au contact du liquide, aussitôt absorbé par l’or. Corrosif au contact, un vrai poison lent insufflé au travers de la peau, agonie doucereuse, à l’âpre parfum. Le fait que Daksha soit exotique était indéniable, en partie parce qu’il était de ces créatures qu’on ne trouvait pas naturellement en Angleterre, splendide spécimen des terres lointaines d’Egypte. Un cadeau sombre pour l’ambiguë petite fille. « Je le trouve fascinant. » Elle esquisse un sourire en vérifiant que les gravures n’ont pas été rongées par le liquide puis elle marmonne un mélange complexe de formules, concentrée. La présence d’Alastar dans son dos ne la dérangeait pas, elle le trouvait rassurant, très paradoxalement. Une sorte d’ange gardien capable de la retenir si elle tombait sur un os, levant les yeux au ciel mais ne relâchant pas la prise - elle avait confiance en lui, une confiance quasi aveugle. Le serpent, lui, était un oeil critique qui ne lâchait pas l’homme des yeux. Finalement si elle en avait eu conscience, elle aurait pu le comparer à Datrix, fidèle conseiller aux commentaires mordants ; par chance la secrète créature était insoupçonnable, invisible à l’attention de la sorcière qui croisait sa route sans jamais l’imaginer, songer qu’il y ait derrière les murs un savoir plus grand encore que tout ce dont elle se repait. « Mais dis-moi ce qui te pose problème. J'ai eu une journée plutôt ennuyeuse, alors ne me déçois pas. » Le bruit sec répond à la question. Erzsébet pose la baguette couleur d’ivoire sur la table de travail, contenant visiblement sa colère. Les paumes appuyées sur la surface de bois, elle en siffle de déception. Non loin, une petite pierre blanche vient de relâcher toute la pureté de sa magie. « Ca. » Le son entre ses dents se révèle à mi-chemin entre les deux langues. Elle déteste échouer, profondément. Elle déteste échouer face à des choses si simples.

« Mon frère dit que mon coeur est trop sec et noir pour que j’y parvienne. » Pourtant elle n’était pas une meurtrière directe, elle n’avait jamais lancé un Avada Kedavra, elle n’était pas volontairement engagée dans la guerre et elle conservait la capacité à créer un Patronus, elle ne devrait donc pas être tenue en échec par une vulgaire protection. Les explications rationnelles ne lui venaient pas, ou lui venaient par dizaines, elle ne trouvait donc pas la solution, le moyen de passer outre ses défauts innés. Elle était aussi émotionnellement instable que Circée, elle était sujette à des crises de moindre ampleur qu’elle taisait derrière la froideur feinte d’un coeur pourtant extrême. Elle était imparfaite et vivait avec, seulement lier deux sorcières aux réactions imprévisibles à un même objet était un défi de taille, dont elle ne comprenait pas la cause. L’oeil extérieur d’Alastar, s’il avait eu tous les éléments, aurait pointé ce fait à coup sûr. « C’était un cadeau pour Circée.. une pierre liée à un collier, pour que je puisse toujours lui venir en aide si elle en a besoin. Celle-ci devait se colorer en cas de danger, comme un sortilège de détresse. Seulement c’est instable. » Sissi n’avait pas voulu offrir à son amie un objet imprégné d’obscurité, elle avait emprisonné dans le réceptacle l’essence de son affection pour la jeune fille, tout ce qu’elle pouvait donner de plus positif.. et ça ne tenait pas. Ca ne résistait pas. « .. Dés que je travaille sur autre chose, la pierre implose. J’ai une autre commande de ce type à réaliser, pour un enfant, il faut trouver une parade. » Parce que sa réputation était en jeu, parce qu’il n’était jamais arrivé que Sissi ne livre pas dans les temps, elle remplissait toujours ses contrats, quitte à y passer ses nuits.

Derrière un bouclier magique, la bague en forme de serpent dont elle ne se séparait jamais, qu’elle enfermait seulement dans un placard ou à l’étage, en temps normal. C’était sans conteste la pièce la plus travaillée de toute la boutique, ce qu’elle avait réalisé avec le plus de précision - le serpent aux yeux d'émeraude devenus rouges sang, fin, était fabriqué en argent et dégageait une concentration de noirceur qui surpassait également tout ce qu’il y avait entre les murs de l’atelier. Les sortilèges associés les uns aux autres rendaient le contact impossible, au point qu’elle ne lève plus le sortilège interdisant que quoi que ce soit n’entre ou ne sorte de la bulle magique. Des mois de haine déversée sur une alliance désormais maudite. Quand elle pose ses prunelles hétérochromes dessus, elle ajoute : « Et il me faudrait purifier ça, aussi. J’ai conscience que ce que je vous demande n’est pas passionnant seulement.. je n’ai confiance en personne d’autre. » Désormais tournée vers lui, Sissi croise enfin son regard. Les talons lui permettent de paraître moins petite, quoiqu’elle se fiche en réalité de donner l’impression d’être une enfant, c’est ce qu’elle considère être face à Alastar, dont l’expérience surpassait cent fois la sienne. Et si lui ne trouvait pas, alors elle devrait passer par des méthodes moins légales.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 17 Avr - 21:25

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
Alastar ✧ Erzsébet



Erzsébet, concentrée, se détourna à peine de son travail pour l'accueillir. Al' ne s'en formalisait pas le moins du monde. Ce dévouement avait de quoi forcer l'admiration. Le sorcier se plongea dans l'observation des gestes précis de Grimstone, qui déposa délicatement un liquide - ce devait être un venin, ou un philtre -  sur un collier à l'aspect précieux. Elle termina l'opération par une incantation latine complexe, habitée par une force magique qu'Alastar ne connaissait qu'en très peu de personnes. Rackharrow se demandait quel dessein se cachait derrière la création de cet artefact. C'était ce qu'il y avait de plus excitant dans cette discipline magique : les possibilités et les usages variaient à l'infini. Il y avait toujours quelque chose à apprendre, à découvrir. Des fonctionnalités à mettre au point et à développer, des matériaux et des propriétés à exploiter, des effets à canaliser et à maîtriser. C'était un art complexe, riche. Al' ne posa sa question que lorsqu'il fut certain de ne pas interrompre sa collaboratrice. Maintenant qu'elle venait de terminer sa tâche, elle pourrait lui expliquer les raisons qui l'avaient poussée à faire appel au brigadier. Mais Rackharrow ne s'attendait pas à ce qu'un bruit, qui ressemblait à une faible détonation, ponctue sa phrase « Ca. » Fourchelangue ou pas, la frustration de Sissi était palpable.

Al' s'approcha de la pierre qui venait d'émettre le claquement désagréable ayant causé le courroux de la rousse. Ce bruit était facilement identifiable pour toute personne initiée aux enchantement d'objets : il s'agissait d'une perte d'énergie magique soudaine qui se matérialisait de façon sonore. En bref, la pierre venait d'expulser l'ensorcellement qu'elle contenait auparavant. C'était un problème fréquent et assez difficile à résoudre, car les causes d'un tel incident pouvaient être multiples et complexes : l'explication la plus fréquente était un défaut dans l'enchantement. Mais là, on parlait d'Erzsébet Grimstone. le problème devait se trouver ailleurs. Alastar s'approcha de la pierre qu'il observa silencieusement. Elle ne contenait plus aucune aura magique. Certain qu'il ne courrait aucun risque, il saisit la pierre et la fit rouler dans sa main. Une sphère parfaite, la surface n'avait pas été altérée par le choc.

« Mon frère dit que mon cœur est trop sec et noir pour que j’y parvienne. » « Ton frère n'y connaît rien. » Constat aussi plat que réaliste : si Alastar ne connaissait pas très bien la famille d'Erzsébet, il savait que la sorcière était la plus talentueuse de sa lignée, et qu'un médicomage n'avait clairement pas son mot à dire dans un problème qui relevait de la science de l'ensorcellement magique d'objets.  « Tu produis un patronus, à ce que je sache. Il y a des sorciers qui n'y sont jamais parvenus. Le problème doit venir d'ailleurs. » Un doute persistait cependant : aussi terrible que cela puisse paraître, l'explication pouvait être plausible, Alastar se devait de vérifier que l'âme d'Erzsébet n'était pas entièrement plongée dans la noirceur, bien qu'il l'aurait sans doute remarqué. « Et tu es toujours capable d'en produire un, je suppose ? » question qui visait plus à écarter un doute qu'autre chose.

Alastar continuait, ce faisant, à analyser la pierre d'une blancheur à la pureté effrayante. Pour répondre au problème de la joaillière, il devait connaître le but de l'enchantement, et Sissi lui fournit l'explication spontanément.  « C’était un cadeau pour Circée.. une pierre liée à un collier, pour que je puisse toujours lui venir en aide si elle en a besoin. Celle-ci devait se colorer en cas de danger, comme un sortilège de détresse. Seulement c’est instable. » Un cadeau pour Circée. Clairement, Alastar ne s'attendait pas à ce que la demande d'Erzsébet concerne sa nièce : il oubliait parfois que les deux jeunes femmes étaient des amies proches. « Est-ce que tu as déjà enchanté le collier ? » Alastar supposait que c'était le cas, et pour comprendre l'origine du dysfonctionnement, il devait également étudier le bijoux qui serait relié à cette pierre. Tout dépendait de cela. Lier deux objets sentimentalement était une opération fréquente, bien que peu évidente. Il fallait que les deux supports soient compatibles, qu'ils partagent certaines propriétés physiques, et surtout que les deux "porteurs" aient des affinités magiques.

« .. Dés que je travaille sur autre chose, la pierre implose. J’ai une autre commande de ce type à réaliser, pour un enfant, il faut trouver une parade. » C'était embêtant, en effet. Il aurait peut-être d'abord fallu tenter le sortilège pour la commande, afin de vérifier si le problème ne venait pas de la relation qu'entretenait Sissi avec Circée. Mais il était dangereux de gâcher des matériaux, et donc du temps et de l'argent, pour un simple essai. « La pierre rejette l'ensorcellement... c'est peut-être tout simplement un problème de matière, ou alors... » ou alors c'était plus complexe encore, et le souci se trouvait dans une certaine instabilité émotionnelle ou magique entre les deux sorcières. « Qu'est-ce qui t'as permis de relier le collier à Circée, et la pierre à toi ? » Du sang, de la salive, une décoction préparée à partir de larmes ou de cheveux... tout était possible, et il fallait déterminer ces détails pour écarter les hypothèses les unes après les autres.

« Et il me faudrait purifier ça, aussi. J’ai conscience que ce que je vous demande n’est pas passionnant seulement.. je n’ai confiance en personne d’autre. » Alastar se tourna vers une bague enfermée dans un champ de protection. C'était un bijou fascinant et le brigadier laissa traîner son regard sur les entrelacs complexes de métaux, ainsi que sur les rubis parfaitement circulaires qui donnaient vie à ce serpent d'argent. Il s'arracha de cette contemplation malgré lui, conscient que le charme de la bague était le fait d'une noirceur inquiétante. « C'est loin d'être banal, ne t'en fais pas pour ça. Je pense que je m'occuperai de la bague après, ce cas demandera plus d'attention et de précautions.Il faut traiter les objets maudits avec prudence » Car oui, l'objet était bel et bien maudit et s'il fallait le purifier, sans doute faudrait-il le faire loin de l'atelier, pour éviter les dégâts collatéraux. en attendant de se décider sur la méthode à adopter et sur le lieu qui serait le plus approprié, Alastar préférait se concentrer sur ce qu'il pouvait résoudre rapidement. « D'ailleurs, pourquoi ne pas t'en débarrasser, tout simplement ? » C'était la meilleure solution. Et Erzsébet devait vraiment tenir à ce bijou pour préférer la purification à l’annihilation pure et simple.

 








_________________

Parchemin envoyé Lun 18 Avr - 1:11

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
e patronus, sans conteste le sortilège qui avait posé le plus de problèmes à Erzsébet. Il posait problème à de nombreux sorciers, c’était indéniables, mais peu habituée à échouer, ne supportant pas d’échouer, elle s’était confrontée à sa défaillance pour la première fois de sa vie dans un domaine où elle n’avait pas lieu d’être : la magie. Qu’elle ressente les émotions différemment n’était pas un obstacle à la réussite, sauf quand il s’agissait d’user d’un souvenir heureux, de l’émotion qu’il pouvait susciter. « Et tu es toujours capable d'en produire un, je suppose ? » Elle croise le regard d’Alastar et s’avère incapable de répondre. Peut-être que, comme il l’a dit sans méchanceté, son frère n’y connaît rien, cependant la question souligne un doute raisonnable. Elle ignorait si elle en était encore capable parce qu’elle ne l’utilisait tout simplement jamais. Elle attrape sa baguette, préférant la démonstration à des heures de bavardage douteux. Quel était le souvenir, déjà ? Le serpent de la famille, la joie de son père en ayant enfin confirmation qu’elle n’était pas une petite cracmol muette, la complicité qu’elle avait pu nouer, dés lors. « Spero Patronum. » Vague aura fumeuse qui s’éteint aussi sec. Un froncement de sourcils pour tout commentaire. Il lui faut une bonne minute avant de retenter, optant pour un souvenir récent, pour les émotions purement positives qu’avait su faire naître Kenan, faisant basculer le défaut de sentiment de Sissi vers l’excès inverse. « Spero Patronum. » Le résultat est presque surprenant d’efficacité et elle ne croit pas avoir vu le cobra royal émettre autant de force jusqu’alors. Daksha, dans le coin de la pièce, a redressé la tête, sidéré par la présence fantomatique d’une créature similaire. Un cobra noir, très palpable, et un fumeux, reflet très intime des contradictions de son âme. La noblesse de l’animal était aussi évidente que les superstitions à son sujet ; d’un endroit à l’autre du globe, il n’avait jamais la même signification.

Sissi a reposé la baguette, à l’évidence fragilisée. Le Patronus envolé, il ne restait que le regard luisant du compagnon intransigeant dont la tête était toujours droite, à les scruter. Ressentir était encombrant. Ressentir lui donnait l’impression d’être vulnérable, aussi fragile que la gamine qui pleurait à Poudlard, s’effondrant dans les toilettes désaffectées, en proie aux effets des moqueries. Ekaterina n’avait jamais supporté qu’on puisse dire de sa soeur qu’elle était une attardée, quelque part le talent magique avait permis à Sissi de faire taire au moins cette rumeur - pour en faire naître une autre, plus noire, parce qu’elle s’était révélée fourchelangue. Il faudrait qu’elle parle à Kenan, il faudrait qu’ils remettent les choses au clair, avant que l’attachement ne devienne trop effectif, avant qu’elle ne se retrouve avec.. c’était quoi déjà ? Avec un furet pour Patronus. Le serpent mange le furet, non ?

Elle a hoché la tête quand Alastar lui a demandé si elle avait déjà enchanté le collier. Articuler une réponse, ça n’était pas pour tout de suite. Elle préfère écouter, le laisser réfléchir, émettre des hypothèses. « Qu'est-ce qui t'as permis de relier le collier à Circée, et la pierre à toi ? » « Des cheveux. » Baissant les yeux, elle a tout de même ajouté. « Et l’affection que je lui portais. Je l’ai toujours considérée comme ma soeur.. » De toute évidence, quelque chose s’était brisé. Alastar n’était pas Irvin, il lui était sans doute plus facile d’évoquer la jeune femme sans avoir peur de se faire crucifier. Sissi savait Circée fragile et pas toujours maîtresse de ses actes, seulement là, elles ne se comprenaient plus. « Une affection pure et qui n’avait jamais été entachée. Ca n’est plus le cas. » Ca n’empêchait pas la rousse d’absolument vouloir garder un lien pour aider son amie, en cas de danger, parce qu’on n’abandonnerait pas une soeur pour un conflit, on n’abandonnait pas des années pour un homme, n’est-ce pas ? Passer outre était encore impossible, malgré tout.

La bague permet de détourner Sissi de ses remords quelques instants, assez pour lui permettre de souffler. Qu’il la qualifie de maudite faisait réaliser à l’ancienne serdaigle combien elle s’était acharnée sur l’objet, déversant une haine et une colère considérable, mêlée de son sang et de trop nombreux sortilèges. « D'ailleurs, pourquoi ne pas t'en débarrasser, tout simplement ? » Le regard qu’elle lance est presque aussi mauvais que ce qui se dégageait du bijou, violent relent d’un souvenir qui ne passait pas, relent d’un sentiment blessé, jamais cicatrisé. « C’aurait dû être ma bague de fiançailles. » Et autant dire que des tentatives d’alliances passées sous silence de cette façon, entre des sang-purs, ça n’existait pas vraiment. Soit le prétendant avait refusé, soit il avait commis un crime passible de mort, c’était ainsi, dans une société où on pouvait tuer une épouse encombrante. « La fabriquer m’a pris des semaines, alors certes elle ne me servira jamais mais elle doit rester là pour me rappeler que savoir, c’est pouvoir. » La devise des Grimstone, artisans de leur destinée, comme ils aimaient se voir. Savoir pour ne plus jamais être démunie.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 9 Juil - 23:17

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

D
'un air assez peu assuré, Erzsébet s'exécuta, préférant la pratique aux mots. Le patronus qui s'échappa de sa baguette n'avait rien de consistant. Ce n'était qu'un souffle vide, absent, et inefficace. Al' fronça les sourcils, soudainement soucieux. Peut-être s'était-il montré bien trop confiant avec la jeune femme ? Son âme recelait de la noirceur. Il le savait. Mais était-ce à ce point ? Il ne pouvait croire que Grimstone n'ait plus une once de lumière en elle. Cela lui semblait peu probable, et il se refusait de donner raison à ce médicomage, même si ce dernier était peut-être le plus à même de connaître l'âme d'Erzsébet. Sissi ne se démonta pas pour autant, et retenta le sortilège, plus habitée qu'avant. « Spero Patronum. » Soudain, le cobra royal jaillit, puissant et lumineux comme jamais. Al' plissa les yeux, admirant la beauté du patronus qui se dressait devant lui. Daksha se dressa, croyant certainement reconnaître un congénère. Al' n'émit aucun commentaire. Son silence admiratif était bien suffisant. Ils pouvaient donc écarter l'hypothèse de la noirceur avec certitude. Si Erzsébet était capable de produire un sort de protection d'une telle force, elle ne pouvait être en proie aux ténèbres.

Il fallait donc chercher autre chose. Le problème venait forcément d'ailleurs. Lorsqu'il lui demanda quel élément avait servi à l'enchantement, la rousse répondit docilement « Des cheveux. » Et sembla hésiter un instant, mais ajouta  « Et l’affection que je lui portais. Je l’ai toujours considérée comme ma soeur.. » Si Al' connaissait l'amitié qui liait les deux jeunes femmes, il en ignorait jusqu'alors l'importance. Si le lien était à ce point fraternel, le sortilège ne pouvait que marcher, en principe. À moins que... « Une affection pure et qui n’avait jamais été entachée. Ca n’est plus le cas. » Comprenant enfin le problème, Alastar acquiesça, se figeant dans une grimace mêlant compréhension et malaise. Il ne voulait pas vraiment s'immiscer dans leurs affaires.

« La bonne nouvelle, c'est que tu n'auras pas le même résultat pour ta commande. Je suis certain que l'enchantement réussira. » Avant de rassurer l'amie, il voulait rassurer la professionnelle, la sorcière de talent qui mettait sa réputation en jeu à chaque fois qu'un client passait le seuil de sa boutique. C'était peut-être indélicat, mais c'était le plus naturel à ses yeux. « Je ne sais pas quels sont vos différents avec Circée, mais il existe plusieurs solutions... La première : vous réglez ça ensemble,  ça devrait suffire à solutionner le problème, mais ce n'est peut-être pas le plus simple... » Il savait que sa nièce avait un caractère bien trempé, et qu'elle était plutôt rancunière dans son genre, ce qui avait le don de rendre les réconciliations disons... compliquées. « Tu peux aussi employer la magie noire pour la connexion, cela marchera à tous les coups, mais les conséquences risquent d'être désastreuses pour Circée et ce n'est pas vraiment le but. » Il y a bien sûr toujours une solution "dérobée", souvent offerte par la magie noire. Mais le porteur de l'objet subissait dans la plupart des cas des effets secondaires non désirés et parfois néfastes. « Enfin, et je pense que c'est ce qu'il y a de plus adapté, tu emploies autre chose que l'affection que vous vous portez pour créer la connexion. Le mieux est de se reporter sur quelque chose que vous partagez, et qui a de l'importance à vos yeux. Cela peut-être un objet, un animal, un souvenir... » Al' réfléchit plusieurs secondes avant d'ajouter « Une personne... » Peut-être avaient-elles un ami commun, quelqu'un qui les rassemblait, qui les unissait au-delà de leurs conflits fraternels. C'était alors la solution pour effectuer le lien, la clé à son problème. « Mais pour ça, je ne peux pas t'aider. Tu dois trouver quelque chose ou quelqu'un que vous avez en commun, et qui est unique. »

Restait le problème de la bague maudite, qui semblait le scruter du coin de l'établi. « C’aurait dû être ma bague de fiançailles. » La valeur sentimentale de l'objet était réelle. Rackharrow comprit les réticences de Sissi à s'en séparer. Et pourtant... c'était sans doute la solution la plus sage. Il s'apprêtait à insister, mais la rousse ajouta, convaincue « La fabriquer m’a pris des semaines, alors certes elle ne me servira jamais mais elle doit rester là pour me rappeler que savoir, c’est pouvoir. » «  J'essaierai quelque chose. Mais je ne te promets pas que ça marchera. Tu devras peut-être t'en débarrasser, prépare-toi à cette éventualité... » Certains objets étaient bien trop nocifs pour être conservés en toute sécurité, et il était assez bien placé pour le savoir. Erzsébet devait l'accepter, il en allait de son intégrité. « De toute façon, si je tente quelque chose, ce ne sera pas ici, à moins que tu souhaites voir ta boutique partir en fumée... » L'objet était puissant, redoutable. Il le sentait. La première chose à faire était de l'éloigner afin d'éviter toute catastrophe. Cela pouvait paraître extrême, mais ça ne l'était pas du tout... Sécurité élémentaire, en somme.

© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Lun 11 Juil - 17:08

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

U
n patronus était une représentation de l’âme, quelque chose de profondément intime, que Sissi considérait comme particulièrement privé. Il y a un instant de flottement quand elle repose la baguette, croisant le regard luisant de Daksha. « Si vous pouviez garder cela pour vous.. » témoignage, s’il en fallait un, qu’Alastar était le premier à assister à l’apparition de la forme magique. Avait-elle honte de ce que pouvait receler son coeur ? Elle-même l’ignorait. Elle avait fini par assumer sa condition de fourchelangue, cependant il était préférable, selon elle, qu’on ignore à quel point l’image du serpent était profondément ancrée. Elle avait échappé à la maison Serpentard, le blason de l’Aigle effaçant l’omniprésence du reptile dans son existence et pourtant, plus les années passaient, plus elle se fondait dans l’ombre de sa particularité. « Les anglais ont tendance à y associer des valeurs et des hommes dont je préfèrerais me détacher. » Si tant est qu’on puisse qualifier Herpo l’Infâme, Salazar Serpentard et Lord Voldemort d’hommes tant leurs actions étaient souvent exagérément aggravées. Sissi était une Grimstone, elle était de sang-pur et si sa lignée était neutre, elle avait eu à subir les foudres d’une population amère à certains moments tendus de son existence. Plus le pouvoir du Lord grandissait, plus le serpent était rejeté. « Sans vouloir vous offenser. » Evidemment. Alastar n’était rien d’autre qu’un Mangemort, à sa connaissance, il suivait donc ce qu’elle fuyait, ce qu’elle jugeait parfois même sévèrement.

Daksha s’approche. Il s’avance, il pose sa tête sur le bord de l’établi et observe les différents objets posés, cherchant peut-être quelque chose à manger ou à chasser. « La bonne nouvelle, c'est que tu n'auras pas le même résultat pour ta commande. Je suis certain que l'enchantement réussira. » Un sourire reconnaissant à l’attention du Rackharrow. Il avait le don de savoir la rassurer, au moins en ce qui concernait la magie et son affaire. Pas de domaine privé entre eux, d’habitude. Il savait à quel point la réputation d’un commerçant était vitale pour ses affaires. Le sujet dérive cependant sur la relation avec Circée, il lui conseille d’aller directement régler cela avec la concernée, lui accordant toutefois que la nièce était têtue comme pas deux. Un rire nerveux s’est échappé. Impossible. Aussi impossible qu’appliquer l’option dérobée de la magie noire. Elle risquerait de blesser la brune ou pire, de la rendre encore plus en proie à ses démons. Il fallait trouver autre chose que l’affection, Alastar avait raison, mais quoi ? « Le conflit est insoluble. » consent-elle à souffler, tandis qu’elle réfléchit à ce qui pouvait bien encore les lier. « J’imagine que c’est ce qu’il se passe lorsqu’il y a un homme au milieu.. » Elle imagine, parce que jusqu’à preuve du contraire, il s’agissait bien là d’une première. Erzsébet n’avait jamais été mêlée à des rumeurs au sujet d’aventures plus ou moins avouables, pas plus que promise à un quelconque héritier. « Est-ce qu’il faut choisir ? Est-ce que se vouer à la magie, c’est se condamner à ce que nos proches ne puissent nous imaginer autrement qu’enfermés dans l’ombre avec de vieux livres ? » Elle n’avait que vingt-et-un ans, si déjà ceux qu’elle appréciait lui fixaient une image, un reflet immuable, elle était condamnée à se brouiller à chaque fois que son coeur consentirait enfin à prendre un souffle d’air frais, un battement émotionnel. « Ca ne vous a pas empêché de vous marier.. » songe-t-elle, à voix haute. C’est un peu maladroit mais l’idée est là : Alastar était un cerveau particulièrement brillant, avide de savoir, et il s’était retrouvé marié, malgré cela. Certes, elle ne doutait pas qu’il s’agisse d’un mariage arrangé, ce qui n’arriverait jamais avec Kenan et ne résoudrait donc pas le problème.. pourtant il y avait quelque chose d’un peu rassurant, en Alastar. Il avait survécu à un mariage, il ne semblait pas détruit par une certaine solitude, même après tout ce temps, et s’il avait abandonné une femme aimée dans sa vie, ce qu’elle supposait être inévitable, alors il était la preuve vivante qu’on pouvait se sortir d’un tas de tourments.

« J'essaierai quelque chose. Mais je ne te promets pas que ça marchera. Tu devras peut-être t'en débarrasser, prépare-toi à cette éventualité... » Un hochement de tête. Bien sûr, elle devrait accepter un potentiel échec, l’éventualité que la bague puisse ne pas être sauvée. Elle est allée fouiller dans une pile de cahiers tandis qu’il lui annonçait qu’à moins de vouloir perdre sa boutique, il faudrait la purifier ailleurs. « Je suppose que.. » Grésillement. Le bouclier invisible qui protégeait Daksha venait de se heurter à celui qui protégeait l’objet, annulant du même coup l’un et l’autre sous les yeux sidérés de Sissi. La bague entre les crochets, le serpent la défie du regard, à peine affecté par l’aura des pierres imbibées de sang. Le venin coule, doucement absorbé. Le réceptacle magique est toujours actif, il peut toujours avaler ce qu’on lui présente, même s’il s’agit de la bêtise d’un reptile, même si elle n’a pas usé de sa baguette pour cela.

A pas prudents, Sissi s’approche, une main tendue vers le cobra. « Recrache, s’il te plaît.. » Elle tremble presque à l’idée que le contact puisse mettre fin à la vie de l’animal et elle se fiche finalement éperdument de la valeur des rubis et de l’argent. Il veut la protéger. Il veut toujours la protéger, c’est pour cela qu’il a été dressé mais est-il complètement fou ou était-il le résultat d’un mélange lui-même peu naturel ? « Serpensortia. » La baguette exécute le sortilège avec précision. La ruse plutôt que la confrontation. Daksha relâche le bijou et file chasser la proie offerte, piéger d’office entre les murs de la boutique.

« La liste de tous les sortilèges employés, si vous voulez jeter un oeil. » Elle pose le carnet près d’un écrin métallique dans lequel elle enferme la maudite bague. Rien de particulièrement insurmontable si on omettait la magie du sang, accidentellement intégrée au cocktail. Alastar avait de quoi s’occuper les méninges. Elle est agacée. Ou anxieuse, peut-être. C’était assez difficile à déterminer. L’attachement de la plupart des fourchelangues à leurs créatures était bien réel, quoiqu’assez intriguant pour le commun des sorciers, et Sissi ne faisait pas exception à la règle, son serpent était pour elle un compagnon, presque un enfant. Elle ne se pardonnerait pas de le mettre en danger. « Détruisez-la s’il le faut. » Elle se rangera à son avis. Il avait l’expérience qu’il lui manquait, il avait le vécu qu’elle ne possédait pas et si Alastar n’avait pas de solution alternative, Sissi considèrerait que personne n’en avait.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 15 Juil - 1:13

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
e patronus s'évanouit après avoir parcouru une bonne partie de la pièce, vivace comme jamais. Cette vitalité avait au moins le mérite de prouver à qui de droit que la puissance magique de Sissi était aussi bienfaisante. Alastar se rassura. « Si vous pouviez garder cela pour vous.. » Le brigadier acquiesça, comprenant immédiatement d'où pouvait venir le malaise. Un patronus en révélait beaucoup sur l'âme et la personnalité du sorcier. Il en était le symbole, la représentation.  Le montrer était déjà un acte courageux en soi. Mais plus que tout, l'embarras d'Erzsébet devait provenir de la forme animale qu'il prenait pour se manifester. Un serpent, qu'on aurait facilement pu confondre avec son compagnon. « Les anglais ont tendance à y associer des valeurs et des hommes dont je préfèrerais me détacher. » Alastar laissa échapper un rire jaune, mêlant regret et approbation. En effet, l'animal était loin de représenter le bien, du moins dans la culture occidentale. Il le savait pour avoir été Serpentard à Poudlard, et avoir enduré pas mal de quolibets et moqueries de la part d'autres élèves. L'emblème de Voldemort était lui-même un serpent, sa marque des ténèbres était bien là pour en témoigner. Et pourtant, il avait toujours trouvé cette symbolique un peu injuste. L'homme associait le mal à ce qui l'intimidait. À ce qui lui était dangereux. Mais le serpent était-il diabolique pour autant ? Il ne le pensait pas. « Sans vouloir vous offenser. » Al' haussa les épaules. Il n'avait pas vraiment pris cette remarque personnellement, même s'il savait que les mangemorts étaient également associés à l'image du reptile.

« Tu ne devrais pas en avoir honte. » Depuis que les mangemorts étaient au pouvoir, Sissi n'avait plus grand chose à craindre, si ce n'était les jugements de certaines personnes clairement limitées d'esprit. « C'est une partie de toi qu'il faut accepter, mais ça ne te définit pas totalement, Erzsébet. Enfin, ne t'en fais pas, je garderai le silence à ce sujet. » Alastar pouvait comprendre la pudeur de Grimstone. Lui-même avait pour patronus un animal souvent associé aux ténèbres. Le corbeau était, en plus, un charognard, qui apportait la mort dans son sillage. Il hésita, un court instant, à dévoiler son patronus à son tour. Mais il se ravisa lorsque la discussion se reporta sur les problèmes auxquels était confrontée la joaillière.    

« Le conflit est insoluble. J’imagine que c’est ce qu’il se passe lorsqu’il y a un homme au milieu.. » C'était donc bien compliqué. Alastar ne chercha même pas à connaître l'identité de l'homme. Il aurait même préféré ne rien savoir de tout ça, mais puisque la rousse requérait son aide. « Cet homme est sans doute la solution... Il faudrait te servir de lui pour établir la connexion. Ça devrait suffire à garantir le bon fonctionnement du sortilège. » Il s'efforçait, tant bien que mal, à rester en terrain connu. Mais décidément, Erzsébet avait le cœur lourd, ce soir-là. « Est-ce qu’il faut choisir ? Est-ce que se vouer à la magie, c’est se condamner à ce que nos proches ne puissent nous imaginer autrement qu’enfermés dans l’ombre avec de vieux livres ? » Le brigadier s'accouda à l'établi. Il n'aimait décidément pas ce genre de discussion. Et il n'était pas venu ici pour ça. Al' envisagea de mettre subtilement un terme à cette entrevue, mais un semblant de délicatesse l'en empêcha. Il n'allait pas fuir à la première occasion. Et puis, il pouvait sans mal comprendre le problème qu'évoquait Sissi, alors... sans doute était-il bien placé pour la conseiller. « Ce n'est pas simple de garder un équilibre... mais il le faut. Le tout est de ne pas laisser la passion prendre le dessus. On a tous besoin de quelques proches. Mais cela ne veut pas dire que tu ne peux pas t'adonner à la magie durant ton temps libre. Les gens se feront de toute façon une idée sur toi, alors autant que ce soit celle d'un intellectuel. » Rackharrow avait été confronté à cette situation avec bien des gens de son entourage, et en particulier avec son père, qui estimait que son fils, bien trop tourné vers le savoir et les bouquins à son goût, aurait dû aller à Serdaigle. Il était vrai que tout, ou presque, le destinait à cette maison. Mais le Choixpeau en avait décidé autrement...  « Ça ne vous a pas empêché de vous marier.. » Cette remarque innocente en apparence, et plutôt maladroite, eut le dont de crisper davantage le veuf, qui enserra le bord de l'établi sous l'effet de la surprise. Parler mariage lui ramenait toujours de mauvais souvenirs à l'esprit, dont celui d'un certain fantôme qui lui causait bien des tracas en ce moment...

« Mon mariage n'a rien à voir là-dedans. C'était arrangé... C'était...  » Un fiasco ? Une erreur ? Une torture ? Les mots lui manquaient et rien de décent ne lui venait à l'esprit. Faute de trouver mieux, il préféra laisser sa phrase en suspens, avec tout le malaise et les sous-entendus que cela impliquait. Si avec ça, Erzsébet ne comprenait pas qu'elle avançait sur un terrain miné.

Ce fut Daksha qui, curieusement, lui sauva la mise. Mais le cobra n'avait rien trouvé de mieux que de s'emparer de la bague maudite qui pendait désormais à ses crochets. Al' se mit en joue, sortant sa baguette. Sissi réagit prestement, elle aussi. Elle tenta de raisonner le serpent dans sa langue, et on pouvait sentir dans son ton la crainte et l'anxiété. Al' restait pendu aux crochets de la bête. Un simple mouvement avec cette bague à proximité pouvait la tuer, et il n'aurait pas aimé voir ça. « Serpensortia. » L'idée était meilleur que la sienne : un sort de lévitation n'aurait pas garanti un aussi bon résultat. Daksha s'éloigna, poursuivant un congénère fictif, et délaissant la bague maudite. Soulagé, Alastar parcourut d'un regard la liste que lui tendit Erzsébet. « Une magie du sang ... » C'était, pour ainsi dire, le seul ensorcellement dangereux que contenait le bijou - ce qui était à la fois impressionnant et inquiétant, vu le résultat.  

« Détruisez-la s’il le faut. » L'incident qui venait de mettre la vie de Daksha en péril était certainement la cause de ce revirement. Et Rackharrow fut plutôt soulagé d'avoir le consentement d'Erzsébet, même s'il serait passé à l'acte sans. Il enveloppa la bague d'une protection sommaire, mais suffisante. « Je connais l'endroit parfait pour ça. » Le mangemort tendit la main à Grimstone et transplana.

Les falaises ravagées du Pays de Galles. Un choix à la fois symbolique et logique. Pour extraire le mal, il fallait une source de ténèbres encore plus importante à proximité. La première idée de Rackharrow fut naturellement le manoir hanté par son ancienne épouse... Il était visible depuis les falaises, et même à cette distance, Alastar avait l'impression d'entendre les cris plaintifs d'Órflaith. Il resta pensif plusieurs minutes, se demandant s'il avait bien fait de choisir cet endroit. Le vent battait la roche et le ciel menaçant ne présageait rien de bon.

« Rapprochons-nous. » Le manoir n'était qu'à quelques centaines de mètres, mais il était encore trop éloigné pour faire office de catalyseur. Alastar plia l'échine sous le vent. Même lui semblait vouloir le repousser de cet endroit maudit. Tout en progressant, Al' espérait seulement qu'Erzsébet ne poserait pas trop de questions sur ce lieu qui devait lui être complètement inconnu.


© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Lun 1 Aoû - 15:27

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

U
ne magie du sang. Il n’avait pas eu besoin de plus d’indications pour comprendre, pas plus de mots. Peut-être n’était-elle pas entièrement le serpent qui croque une pomme défendue mais elle n’en était pas loin, elle se fondait dans l’image dangereuse et sombre de la créature, accrochée aux interdits, aux effluves obscures de toutes les magies. Le contact de sa main n’a pas duré et c’est comme si elle en avait été brûlée, elle qui n’acceptait pas l’intrusion de trop de peaux inconnues. Ca impliquait toujours de l’affectif, de ces choses qu’elle ne savait que trop mal gérer. Les falaises. Elle ne connaissait pas cet endroit et, immobile, elle a observé le paysage. Magnifique et dangereux, sublime et attirant - trop. Les yeux vairons se posent sur le manoir, restent accrochés sur ce qui se dégage de l’endroit. « Le Pays de Galles. » a-t-elle lâché, comme une évidence, et se trahissant quelque peu par la même occasion. Elle trahissait le fait de s’être renseignée sur les Rackharrow, d’avoir fouillé dans les dossiers de son père, parmi les noms des héritiers de sang-pur. Qu’importe ? Déjà fascinée, elle en oubliait la raison pour laquelle ils étaient là. « Rapprochons-nous. »

Soit. Le vent fait bouger la longue chevelure rouge, comme une flamme qui vacillerait dans l’obscurité, pourtant elle n’en paraît pas dérangée. Si Erzsébet avait bien un regret dans sa courte existence, c’était de ne pas avoir voyagé, de ne pas avoir exploré de vieux tombeaux oubliés, d’ancestrales sépultures où dormiraient de terribles secrets. Elle n’avait jamais eu le droit de faire sa valise et de visiter le pays, l’Europe ou l’orient. La dictature limitait le mouvement, sa spécialité demeurant les bijoux, elle n’aurait pu prétendre être archéomage ou quoique ce soit d’autres.

Elle se retourne au beau milieu de la progression, stoppée par un réflexe incontrôlable. Elle s’était sentie observée ou.. ou était-ce le hurlement du vent qui avait provoqué sa méfiance ? Simple illusion. Les lieux semblaient suffisamment gorgés de magie pour engendrer de drôles de phénomènes. « C’est… magnifique. » Sans doute pas le terme que le commun des sorciers aurait employé. A nouveau face au manoir, elle en observe l’architecture, l’aura qui donnerait des frissons à n’importe quelle personne saine d’esprit. « J’ai toujours rêvé de voyager.. résoudre des énigmes, déterrer des secrets.. » sourire rêveur tandis qu’elle contemple le décor. Peut-être Sissi avait-elle du potentiel, peut-être qu’elle avait gardé de lointains ancêtres un talent indéniable pour les magies interdites mais elle avait un père protecteur, qui pour l’heure la gardait enchaînée à la sécurité, à la neutralité. « Vous l’avez fait, n’est-ce pas ? » Explorer, se perdre dans les méandres de sortilèges, cumuler des savoirs décriés. Elle avait de l’admiration pour Alastar, plus qu’elle ne l’aurait avoué à voix haute. Il avait ce charisme indéniable, un quelque chose qui la poussait à l’écouter, suivre ses conseils, quoiqu’il n’agisse pas vraiment comme un professeur.

Elle ne pose pas de questions sur le manoir, pas plus que sur ce qu’il s’y est déroulé. Ca ne la regarde pas et si un jour il a besoin d’en parler, il le fera de lui-même. Inutile de pousser les gens à exprimer des secrets, ça n’était pas son business après tout. « Monsieur Rackharrow.. ? » Sifflements incompréhensibles et involontaires. Elle a porté une main à ses lèvres dans un geste de surprise et de contrariété. « Merci.. pour tout ce que vous faites pour moi. » C’était toujours la même chose, Sissi avait énormément de mal avec les émotions, avec les preuves d’affections et elle finissait par mélanger les mots, par s’emmêler les pinceaux. La langue fourchait vers ce qui lui était le plus naturel mais que personne ne pouvait comprendre. Elle a baissé le regard, un peu gênée. Elle ne l’avait jamais vraiment remercié d’être resté, de s’être intéressé à ce qu’elle faisait. Il aurait pu se détourner de la gamine, bien plus âgé, bien plus expérimenté. Elle finissait par avoir peur de le décevoir, comme avec le peu de personnes qu’elle appréciait sincèrement. « Est-ce que vous voulez que je fasse quelque chose ? » a-t-elle demandé. La rousse ignorait parfaitement ce qu’Alastar prévoyait de faire et peut-être avait-il simplement besoin qu’elle reste dans un coin, sans bouger ni déranger. Ce serait légitime, c’était lui l’expert. Et malgré elle, les yeux retournaient invariablement vers la source de magie. Réceptive, sensible, il y aurait eu un millier de termes pour décrire l’affinité extrême que Sissi avait avec les obscurs sortilèges.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 6 Aoû - 21:12

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

U
ne terre morte, et battue par les éléments. Clairement, celui qui avait décidé de construire un manoir ici n'était pas un philanthrope. Le lieu en lui-même respirait l'abandon et la mort. « Le Pays de Galles. » Sissi avait commenté d'elle-même. Al' tourna vers elle un regard suspicieux. Connaissait-elle l'endroit ? C'était impossible, il le surveillait et savait que personne n'y mettait jamais les pieds à part lui-même. Sans doute avait-elle reconnu le pays pour une autre raison. Mais auquel cas, qu'était-elle venue faire sur leurs terres d'origine ? S'intéressait-elle particulièrement aux Rackharrows ? L'heure n'était pas aux questions. Et même si Alastar aurait aimé en savoir plus sur le sujet, il poursuivit sa progression vers le manoir, qui l'attendait la gueule béante.

Il s'arrêtait de temps à autres, afin d'inspecter le sol. Le sortilège ne pouvait être jeté que sur une zone parfaitement dégagée et neutre, mais la lande recouvrait la moindre parcelle de terre. En se relevant pour la troisième fois, il pesta entre ses dents.  Mais la jeune femme, elle, semblait bien plus détendue qu'il ne l'était. « C’est… magnifique. » « Si tu savais » faillit-il lâcher, avant de garder cette pensée pour lui. Si Rackharrow connaissait l'enthousiasme de la rousse pour les aspects les plus sombres des arcanes, il n'aurait jamais imaginé un tel entrain dans cette situation. Et il devait bien admettre que c'était plutôt embêtant.  « J’ai toujours rêvé de voyager.. résoudre des énigmes, déterrer des secrets... Vous l’avez fait, n’est-ce pas ? » Encore une question sur son passé... Au moins ne l'interrogeait-elle pas sur l'endroit, ce qui aurait été bien pire. Et puis, Erzsébet avait grandi dans un cocon, pas étonnant qu'une telle escapade ait des allures de rêve à ses yeux. « Je l'ai fait, il y a des années. Je n'ai pas beaucoup quitté le pays, il y a déjà tellement à faire ici. C'est une vie un peu spéciale. On ne sait jamais sur quoi on va tomber. » ça, non. Des surprises, il en avait eu dans sa courte carrière d'explorateur. Et même s'il regrettait parfois son passé aventureux, il savait que cette vie ne lui conviendrait plus aujourd'hui. Cependant, il ne regrettait pas de l'avoir vécue, même partiellement. « Tu pourrais essayer. Il ne faut pas grand chose. Et ça pourrait t'être utile en tant que joaillière. » Mais pour cela, il faudrait qu'Erzsébet laisse beaucoup de choses derrière elle, dont sa famille. Peu de gens étaient prêts à sacrifier autant. De plus, pas sûr que Soren laisse sa fille chérie courir les landes à la recherche de pierres maudites...  

« Monsieur Rackharrow.. ? » Sans vraiment comprendre qu'elle s'adressait à lui, Al' tourna la tête en direction de sa cadette. Le fourchelangue le surprenait un peu, et pendant un instant, il crut que Daksha s'était invité à la fête.   « Merci.. pour tout ce que vous faites pour moi. » Rackharrow n'était pas habitué à recevoir des marques d'affection, surtout de la part de Grimstone. Alors, peut-être maladroitement, il ne réagit pas, se contentant de hausser les épaules. Bien sûr, il acceptait de l'aider parce qu'on touchait à sa passion, mais aussi parce que laisser Sissi avec de tels problèmes aurait été irresponsable de sa part. N'est pas propriétaire d'un objet maudit qui veut.

« Est-ce que vous voulez que je fasse quelque chose ? » Il venait justement de s'arrêter à côté d'une roche plate qui lui arrivait à la hanche. Un autel naturel. Ils étaient plutôt chanceux. Alastar fit signe à Erzsébet de s'arrêter et considéra le rocher, avant de déballer la bague, toujours protégée du bouclier qu'il lui avait administré. « On va avoir besoin de ton sang pour purifier la bague. » Combattre le mal par le mal, comme le voulait la sagesse populaire. Une dernière gerbe écarlate pour libérer la magie et la diriger vers le manoir. C'était la solution la plus évidente. Bien sûr, ce faisant, Alastar rendrait ce lieu, qu'il fréquentait assez souvent pour garder un fantôme en cage, encore plus dangereux. Mais soit. Il avait pris des risques bien plus grands encore.

Concentré, il leva le voile magique qui protégeait l'objet. L'atmosphère se fit soudainement plus pesante et malsaine. « Tu peux y aller. Quelques gouttes suffiront. » Une incantation latine de magie blanche plus tard, la bague relâcha des vapeurs sombres, tremblant sur elle-même. Et soudain, elle ravala sa noirceur pour redevenir immobile. « Non ça ne va pas...  »

Il ne voulait pas en arriver là, mais ils n'avaient pas le choix. Al' ne pouvait décemment pas renvoyer Sissi à Pré-au-Lard avec cette bague empreinte d'énergie sombre. Maudite, carrément, employons les bons mots. Le brigadier se tourna, sombre, vers la masure qui semblait les narguer et les attendre fixement. « Il va falloir qu'on entre là-dedans... » Et déjà le sorcier regrettait ce constat. Il avait l'impression que le vent lui apportait les râles d'Òflhaith, qui l'appelait comme on appelle un condamné.

© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Sam 6 Aoû - 22:39

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

A
lastar avait sans doute eu une vie passionnante mais tout ce qui sortait du cadre classique de sa lignée devenait très vite attrayant, surtout lorsque cela comprenait un cocktail explosif de mystères et de magie. Elle a souri, à sa remarque. Oui, cela pourrait être utile. « Lorsque j’aurai un mari à abandonner pour une soudaine passion des voyages. » Il y a une malice inhabituelle dans son regard vairon. C’était beaucoup plus simple de communiquer hors du côté confiné de la boutique et, parfois, elle laissait entrevoir des aspects moins strictes de sa personnalité. Elle n’était pas seulement une froide intellectuelle, n’est-ce pas ? Si c’était indécent d’envisager de laisser un mari de côté ? Et alors ? Les hommes le faisaient certes bien plus souvent mais personne n’avait jamais prouvé que Sissi était incapable de renverser son aspect le plus conventionnel quand quelque chose ne lui convenait pas. Le vent hurle toujours à leurs oreilles, digne d’un roman horrifique. Si le sorcier ne commente pas, elle sait qu’il a réceptionné ses remerciements, qu’il n’est simplement pas plus à l’aise qu’elle avec l’expression des sentiments.

« Pour un peu et l’on se croirait dans un roman moldu. Vieux manoir, sortilèges et meurtres mystérieux. » Ca n’est jamais que paroles en l’air, un brin de légèreté qu’elle ne pense pas une seconde se rapprocher de la réalité. Comment le pourrait-elle ? Erzsébet ne voyait en Alastar qu’un homme fascinant, un cerveau de talent, elle ne pouvait pas le considérer comme un meurtrier, elle ne pouvait pas voir en lui le responsable d’un assassinat - du moins en dehors de ce qui concernait la Marque gravée sur son bras, pas en privé, pas loin du Lord. « On va avoir besoin de ton sang pour purifier la bague. » Elle hoche la tête, s’approchant de l’autel naturel indiqué par le mangemort. Une fine entaille pour délivrer quelques gouttes de son sang et permettre le fonctionnement de la formule. Cela ne pouvait toutefois pas être si simple, et si dans un premier temps la bague vibre, recrache de sa noirceur, elle la ravale aussitôt, provoquant une petite moue sur le visage de la rouquine. Elle l’aurait voulu que ce bijou n’aurait pas été si maudit. « Les émotions associées au moment où j’ai versé mon sang, la première fois, ont-elles pu avoir une influence sur.. ? » ça. Non parce qu’à vrai dire, elle ne sait pas comment la nommer, cette bague. Les objets maudits finissent toujours avec un nom, le summum de l’ancienneté, voyez-vous, et ça avait l’air de promettre si déjà, elle causait des tracas.

« Il va falloir qu'on entre là-dedans... » Sissi avait presque oublié cette attraction qui la tiraille encore. Elle en a été détournée par la source magique la plus proche. Maintenant que c’est terminé, elle ne peut qu’écouter ce vent qui souffle et la curiosité dévorante. Un pas. C’est comme une douce mélodie. Un rythme régulier. Peut-être qu’elle baigne depuis trop de temps dans les ouvrages poussiéreux, peut-être qu’elle n’est pas suffisamment habituée à se trouver tout près de ce qui peut la fasciner. C’est une chose d’appliquer des théories à ses propres bijoux, elle en connait les contours, les perversités ; le manoir n’a rien en commun avec tout cela, il fait battre le coeur de l’enfant curieuse qui peine à résister. Elle s’est arrêtée non loin de la porte, accrochée à un soupçon de prudence - le dernier qu’il lui restait, a priori. Le visage se penche légèrement sur le côté pour observer, pour imprimer chaque détail sur sa rétine. La paume gauche s’est levée dans un geste étonnamment délicat pour frôler la surface du bois - elle ne touche pas, il ne reste que quelques millimètres avant qu’un réel contact ne s’effectue mais une hésitation demeure. Elle n’a pas le droit, n’est-ce pas ? Elle ne peut pas entrer, c’est abandonné et si ça l’est, ce doit être pour une bonne raison. Une part de son esprit se sent intruse, l’autre brûle d’envie de découvrir ce qu’il se cache derrière, dans l’obscurité. « Vous avez entendu ? » Elle aurait juré avoir perçu une voix. C’est encore le vent, n’est-ce pas ? C’est encore le vent qui geint, qui souffle une peine maudite ; elle essaie de s’en persuader. Ca n’est pas vraiment de la peur qu’elle ressent. Elle devrait, elle le sait qu’elle devrait ressentir une angoisse terrible devant une peinture pareille, digne des artistes désireux de représenter la peine et l’abandon. Rien de tel, pourtant. Fascination lancinante qui berce les sens. Il suffirait de pousser un peu pour pouvoir voir, c’est ce que souffle la petite curieuse dans un coin de sa tête. Et de l’extérieur, on jugerait que la jeune Grimstone n’était plus tout à fait consciente de ce qui l’entourait.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 24 Sep - 23:23

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
e risque qu'Alastar prenait en revenant accompagné sur les lieux de la mort d'Òrfhlaith étaient réels, mais pas irréfléchis. Pas encore. Le fantôme de sa défunte épouse était confiné dans une cave inaccessible à toute personne qui en ignorait l'existence. De plus, le mangemort ne comptait pas s'approcher davantage de la bâtisse abandonnée, pensant que sa simple proximité suffirait à purger l'objet. Aussi ignorante qu'elle pouvait l'être de la situation, Sissi semblait littéralement au paradis. Ce décor âpre et ravagé lui allait à merveille, et elle se déplaçait avec grâce et entrain parmi les bruyères de la plaine asséchée. Al', pour sa part, peinait à se détourner de son objectif, et à lui faire la conversation comme si ce qu'ils s'apprêtaient à réaliser était parfaitement anodin. Car ça ne l'était pas, et il le savait très bien. « Pour un peu et l’on se croirait dans un roman moldu. Vieux manoir, sortilèges et meurtres mystérieux. » Meurtre. Rackharrow bloqua sur ce mot alors qu'il progressait, pensif, vers l'autel de pierre qui accueillit sa première tentative. Et son premier échec. « Je ne te savais pas friande de romans moldus. » Ce n'était en rien un reproche, simplement une observation. Il imaginait parfaitement le genre de lectures que pouvait avoir une fille de l'intelligence d'Erzsébet, et les romans d'épouvante moldus n'en faisaient pas partie. Au moins, faire la conversation lui donnait assez de contenance pour masquer son trouble. Pour l'instant.

Lorsque la purification échoua, Alastar comprit immédiatement ce que cela impliquait. Lui qui comptait rester à distance de la demeure par prudence, devrait y pénétrer pour débarrasser l'objet de toute l'énergie noire qu'il contenait. « Les émotions associées au moment où j’ai versé mon sang, la première fois, ont-elles pu avoir une influence sur.. ? » Cette première fois devait être bien violente... Mais malgré tout le ressentiment qu'elle avait pu éprouver cette fois-là, ce ne pouvait être suffisant pour expliquer une telle noirceur. « Pas à ce point. Mais ça a pu accélérer le processus en rendant la bague réceptive à ce genre de magie... C'était ... puissant ? » Au fond, il n'avait pas vraiment besoin de le savoir pour purifier le bijou, mais tant de haine venant de la rousse ne pouvait que surprendre. Son associée avait toujours l'air si... maîtrisée. Comme quoi, on ne connaît jamais vraiment les personnes que l'on côtoie.

À l'approche du manoir, Alastar put sentir, au plus profond de ses entrailles, l'énergie magique que dégageait l'endroit. Bien que protégé par des sortilèges d'oubliette et d'invisibilité pour quiconque en ignorait l'existence, l'atmosphère à son abord semblait aussi pesante que dans une crypte hantée depuis des siècles. Il se demandait si Sissi pouvait... en se tournant vers Grimstone, Al' se figea. Quelque chose avait changé dans sa démarche, dans son expression. Elle ne le suivait plus, mais s'avançait vers le manoir comme si elle était guidée par une voix, attirée par un charme qu'Alastar ne parvenait à déceler. Il laissa la jeune femme le dépasser, observant sa démarche et son attitude avec inquiétude. Òr' ? Où avait-elle acquis ce pouvoir ? C'était impossible qu'un fantôme ait une telle influence, surtout à cette distance. La rousse s'immobilisa devant l'énorme battant, qui jurait cruellement avec sa silhouette frêle. Elle resta immobile, sans oser le toucher, caressant sans le savoir le vide qui la séparait d'un endroit maudit « Vous avez entendu ? »

Bien sûr qu'il avait entendu. Elle l'appelait, parce qu'elle avait senti sa présence. Et sa voix résonnait comme des échos rappelant le vent, glaciale comme jamais. Sans plus attendre, il rejoignit Erzsébet sur le seuil du manoir, s'interposant presque. « Si je t'ai amenée ici, c'est parce qu'il n'y a pas d'autres solutions alors... » Un bruissement l'interrompit. Il crut, dans un frisson, ressentir la présence d'Òr' en lui, comme si elle venait de le traverser. « ... ne t'éloigne pas. Cet endroit est bien plus maudit que ta bague ne le sera jamais. » Il fallait que Sissi comprenne : en pénétrant dans ces lieux, elle s'exposait à un risque certain. Et il n'était plus l'heure de parler de romans ou de prétendants.

Alastar poussa le battant. Il s'ouvrit sur un vieux hall qui, jadis, avait dû être magnifique. Mais depuis la poussière, les araignées et l'usure, avaient fait leur nid dans ce qui était autrefois empli de luxe. Il laissa son regard traîner du côté de la cave, accessible par les cuisines qui se trouvaient sur la droite.

« Alaaaaaaaasssss »

Elle l'appelait. Il resta muet face à ce cri aussi sifflant qu'incompréhensible. « Reste près de moi. » Le brigadier s'engagea dans l'escalier grinçant qui menait à l'étage. Il pénétra dans une chambre encore plus miteuse que le hall d'entrée. Là, il déposa le bijou et demanda à Sissi de répéter l'opération. En formulant l'incantation de purification, Rackharrow sentit que quelque chose n'allait pas. Il y avait un déséquilibre. Une faille dans l'énergie qui se dégageait du manoir. La bague se chargea de noirceur, et déversa progressivement, un nuage noir sur le plancher, sans discontinuer. À mesure qu'il scandait son latin, possédé par cette force qu'il peinait à maîtriser, le flot noir s'intensifiait. Et lorsqu'il acheva l'incantation, laissant la bague pure comme à son premier jour, une tête livide apparu à travers le plancher, à l'endroit précis où se trouvait le bijou.

Òrfhlaith l'accueillit dans un hurlement destiné à l'effrayer. Alastar, pris de peur, vacilla en arrière et s'écrasa sur le sol aux côté d'Erzsébet. Désemparé, il contempla sans comprendre le fantôme de son épouse, qui trônait au milieu de la pièce. « Surpris à ce que je vois ? Tu m'as manqué. Et le meilleur dans tous ça, c'est que t'es assez stupide pour venir accompagné... » Le spectre fixa Erzsébet d'un regard avide. Et Rackharrow se tourna à son tour vers Grimstone, pris de panique, haletant de surprise et de peur. Il n'avait pas prévu ça. Il n'avait pas du tout prévu ça et c'était mauvais... On n'aurait pu imaginer pire scénario et c'était en train d'arriver, là, maintenant, sous ses yeux.  

© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Dim 25 Sep - 1:21

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
es romans moldus n’étaient pas ce qu’elle lisait le plus mais Sissi avait eu entre les mains bon nombre d’ouvrages durant son enfance, durant ces heures interminables au cours desquelles rien d’autre n’attirait son attention. Un haussement d’épaules pour réponse. Parfois, pour se vider la tête, il y avait Edgar Allan Poe, il y ‘avait les romans horrifiques, les Dracula, les Frankenstein, comme pour détourner l’esprit de trop profondes réflexions. Là n’était de toute manière pas le sujet et elle a vite été ramenée à leur occupation actuelle par l’échec de la première tentative de purification. Ca n’est qu’à l’instant où il l’a questionnée sur la puissance des émotions ressenties qu’elle a réalisé qu’aucun Rackharrow ne savait vraiment ce qui la liait à Circée. « Toutes mes émotions sont violentes. » Elle a cru bon d’expliciter, pour ne pas qu’il interprète mal, qu’il se fasse des idées, il pourrait la prendre pour une adolescente capricieuse et ça n’était pas le but. « Je ne ressens pas de façon mesurée, quasiment jamais : soit c’est ténu, soit c’est brutal. Alors oui, disons que c’était une envie de mettre le gouvernement à feu et à sang. » Ca n’était peut-être pas une chose à dire à un Mangemort mais elle avait confiance en Alastar, plus qu’en bien des membres de sa famille. Il l’avait démasquée, la petite sorcière derrière les bijoux enchantés. Il n’avait pas jugé la gamine aux penchants obscurs. S’il la jugeait maintenant, c’est qu’il devrait revoir l’ordre de ses priorités, n’est-ce pas ?

Il a eu la démonstration sous les yeux, l’intérêt se changeant en fascination, comme si on avait ensorcelé la rousse. La magie que dégageait la bâtisse était plus attractive que tout ce qu’elle avait connu dans sa courte vie, elle ne pouvait pas y résister - ou elle ne le voulait pas, plutôt. « Si je t'ai amenée ici, c'est parce qu'il n'y a pas d'autres solutions alors... » Il s’est interposé et le regard qu’elle a posé sur lui s’est avéré teinté de ce qu’elle cachait à beaucoup : un besoin vital de savoir, de découvrir, d’apprendre. Une absence totale de résistance, surtout, elle ne voulait pas repousser l’aura noire qui vibrait dans l’air, bien au contraire, ne désirant qu’en dessiner les contours. « ... ne t'éloigne pas. Cet endroit est bien plus maudit que ta bague ne le sera jamais. » « J’assume les conséquences de mes choix, je choisis de vous suivre, vous n’avez pas besoin de jouer le baby-sitter. » Peut-être n’avait-elle pas l’habitude d’être protégée, ni guidée. Elle avait appris qu’à certains moments, il était bon d’obéir et à d’autres, il fallait juste faire avec ses propres erreurs. Si il arrivait quelque chose, si elle passait au travers d’un plancher ou finissait les os brisés, Alastar n’aurait pas à s’en sentir coupable, c’était tout ce qu’elle voulait dire par cette phrase, sans insolence aucune.

Les talons font écho sur le sol du hall, sans aucun doute autrefois sublime. Elle n’a pas posé de questions sur le propriétaire de cet endroit, supposant que ça n’était qu’un manoir abandonné, qu’il s’y était passé des choses trop horribles pour qu’il soit racheté. Elle a laissé ses doigts courir le long de la rampe, en montant les escaliers, les yeux vairons se promenant sur le décor comme si elle avait voulu en mémoriser les contours, les ombres. Etait-ce le vent qui hurlait ainsi ? « Reste près de moi. » avait-il dit, et à aucun moment elle ne s’est défaite de lui, à aucun moment elle n’avait cherché à s’éloigner de la silhouette masculine. Elle n’a pas opposé de résistance quand il a réitéré l’opération, retrouvant sa concentration comme si soudain toute sa fascination pour le reste du manoir avait disparue. Ca aurait dû bien se passer, ça aurait dû parfaitement fonctionner.

C’était sans compter la tête livide et fantomatique passée à travers le plancher qui a arraché un sursaut à la rousse. Le mouvement de recul a été violent, elle en a renversé un objet dont elle n’a pas vérifié la nature, fixée sur la présence inattendue. Le hurlement a accéléré le rythme cardiaque de l’ancienne serdaigle qui n’a pas tout de suite remarqué l’état dans lequel se trouvait Alastar ; il n’y avait que cette femme plutôt maigre, que cette inconnue trépassée. La raison aurait dicté à n’importe qui de fuir mais il fallait croire que Sissi en était dépourvue. « Surpris à ce que je vois ? Tu m'as manqué. Et le meilleur dans tous ça, c'est que t'es assez stupide pour venir accompagné... » La peur passée, elle s’est ressaisie. Vêtements déchirés, trempés, une alliance au doigt. L’analyse est silencieuse, un moment. Du coin de l’oeil, elle a vu la panique de celui qu’elle avait toujours considéré comme dépourvu d’angoisses et de remords, alors elle a compensé, elle a muselé le frisson dans son dos pour offrir un sourire presque insolent. « Je crains que la stupidité ne fasse pas partie de ses nombreuses qualités. » Sale teigne. Il ne fallait pas compter sur elle pour plier face à un reflet de vie passée. « Toutes mes condoléances. » La baguette est entre ses doigts, tenue fermement, seul et unique signe de méfiance dans l’attitude de la fourchelangue qui se refuse à laisser Alastar en proie à de quelconques démons. « N’envisagez pas de m’effrayer, ça ne prendra pas une seconde fois. » Elle s’est enfin tournée vers l’homme pour lui tendre la main, et l’aider à se relever. « Je ne vous savais pas romantique au point de revenir voir un fantôme. » Difficile de dire s’il s’agit d’une tentative d’alléger l’atmosphère pesante ou si c’est une sorte de constat. Elle essayait de ne pas se laisser impressionner, surtout, aussi stable que le mangemort était paniqué.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 31 Oct - 19:58

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

«T
outes mes émotions sont violentes. Je ne ressens pas de façon mesurée, quasiment jamais : soit c’est ténu, soit c’est brutal. Alors oui, disons que c’était une envie de mettre le gouvernement à feu et à sang. » C'était une semi-révélation. Si Erzsébeth n'avait jamais clamé sa haine du gouvernement aussi ouvertement en sa présence, il avait pu deviner qu'elle ne portait pas les mangemorts dans son coeur. C'était même un euphémisme. Qu'elle dévoile ses opinions politiques aussi spontanément avait quelque chose de gratifiant : malgré le poste de brigadier qu'il occupait depuis des années, elle lui faisait assez confiance pour assumer une franchise que beaucoup auraient dissimulée. Du moins, c'est comme ça qu'Alastar prit cette annonce. Il se contenta de sourire à l'adolescente, lui faisant comprendre par ce biais qu'il ne lui tenait pas rigueur de ces quelques paroles provocatrices. Qui était-il, au fond, pour la remettre à sa place ? Il était certainement le premier d'entre eux à enfermer pour haute trahison. Faire la morale à Sissi, en plus d'être déplacé, aurait été hautement ironique à ses yeux. Trop ironique. Même pour lui.

Malheureusement, Al' et Sissi n'étaient pas venus en ces lieux hantés pour faire causette. Il y aurait bien d'autres occasions pour cela, il en était certain, mais ils devaient à présent se concentrer sur leur mission. Le manoir semblait attirer Sissi comme un aimant, et l'homme ne put s'empêcher d'avertir l'adolescente du danger qu'enfermaient ces murs. « J’assume les conséquences de mes choix, je choisis de vous suivre, vous n’avez pas besoin de jouer le baby-sitter. » Alastar aurait voulu expliquer à Erzsébet que Soren n'accepterait certainement pas cette explication s'il devait lui annoncer qu'il était arrivé quelque chose à sa fille, mais le brigadier comprit que l'avidité de sa cadette n'avait rien d'insultant ou d'arrogant. Elle brûlait de pénétrer dans la demeure pour en découvrir les secrets. Il pouvait reconnaître cette expression, ce sentiment qu'il connaissait lui-même parfaitement; Et pourtant, il ne pouvait s'empêcher de s'inquiéter pour elle. Lorsqu'il se lançait à l'assaut de ruines hantées, il engageait sa propre personne, conscient des risques qu'il encourrait. Mais Sissi n'avait sans doute jamais mis les pieds dans un endroit pareil. Et sa soif de connaissances, autant que ses talents de magicienne, pourraient aisément lui attirer des ennuis.  

Cependant, Alastar se tranquillisa lorsqu'il commença à désenchanter le bijou. Tout se passait pour le mieux. Mais soudain, quelque chose le fit douter. Il y avait une instabilité magique, une faille... quelque chose qui ne tournait pas rond. Et ses peurs se concrétisèrent en un instant, lorsque la tête d'Órfhlaith surgit du parquet de la chambre, poussant un hurlement aussi inattendu que fantomatique. Son premier réflexe, une fois remis de ses émotions, fut de chercher une explication. Comment avait-elle pu s'échapper de la cave ? Son sortilège était censé l'y retenir pour deux lunes au moins. Il y avait forcément une explication, quelque chose que le spectre lui cachait. Avec horreur, il émit l'hypothèse qu'elle était peut-être parvenue à trouver un contre-sort à son enchantement. Ensuite, Alastar tourna un regard terrorisé vers Erzsébet. S'il s'était juré de la ramener en vie, ce qu'il venait de se passer chamboulait tous ses plans. Il avait tué sa femme. Sissi finirait bien par le découvrir, et Òr se chargerait de toute façon de révéler les terribles secrets de son passé... Alors comment l'empêcher de tout dévoiler ?

Le brigadier n'y avait prêté garde, mais Sissi se tenait toujours debout, droite, altière, et faisait face au spectre avec plus d'aplomb qu'il ne l'en eut crue capable. Al' se redressa, non sans parvenir à chasser ses peurs.

« Je crains que la stupidité ne fasse pas partie de ses nombreuses qualités. Toutes mes condoléances. »  Al' resta pantois. S'il s'attendait à ce que la rousse affronte la situation avec autant d'aplomb, mais qu'en plus, elle le défende... « N’envisagez pas de m’effrayer, ça ne prendra pas une seconde fois. » Elle se tourna ensuite vers lui, avec une espièglerie presque déplacée au vu de la situation. « Je ne vous savais pas romantique au point de revenir voir un fantôme. » « Crois-moi, tout ça n'a rien de romantique. »

Face aux affronts de la rousse, le spectre restait silencieux. Elle fusillait à présent Sissi du regard, comme si c'était l'adolescente qui était responsable de son sort.

« Comment oses-tu... » commença-t-elle, avant de se tourner vers son ancien mari. « Tu les choisis de plus en plus jeunes, à ce que je vois. Et... Naïves aussi. Je n'ai jamais vu quelqu'un défendre un assassin avec autant de verve. » Òr' traversa la pièce, et ses occupants, pour venir se poser avec élégance sur une vieille méridienne qui pourrissait là. « Eh oui ma chère... Ton très cher Alastar n'a eu d'autre idée que de me tuer en ces lieux. Sans le moindre scrupule. Et pour la pire des raisons. DIS LUI. DIS LUI ce que tout le monde ignore. »

Alastar, encore choqué, affrontait le fantôme d'un regard noir. Il détestait cette femme plus que tout, et il détestait l'idée de devoir raconter toutes ces choses à Erzsébet. « Tais-toi... TAIS-TOI! » Elle lui faisait perdre la tête... Elle avait ce don-là. Òr' ponctua cet hurlement d'un rire de gorge. « À ta place, je fuirais, ma pauvre. Tu crois vraiment que ce meurtrier va te laisser filer après ce que tu as vu ? »

« Comment es-tu sortie de la cave ? » Al' tentait de contenir sa colère, mais le fantôme, et surtout la situation, n'aidaient pas. Il lui fallait trouver une solution et vite. Avant qu'elle ne puisse quitter le manoir pour aller le trahir, avant qu'elle ne soit trop puissante pour s'éloigner sans qu'il ne puisse la retenir. Òr' savait qu'elle devait gagner du temps si elle voulait que le sortilège s'estompe complètement. « Oh... mais par la porte mon cher. »

« Comment... c'est PAS VRAI! Impossible... Je ne comprends pas. » L'homme se mit à faire les cent pas, en quête d'une réponse. Pris de panique, il tentait, en vain, de trouver une solution à ce problème. Le pire qu'il aurait pu imaginer... Il se tourna ensuite vers sa cadette. « Je suis désolé. Il faut que je descende à la cave. Reste ici. »

Il lança un regard menaçant au spectre et s'en fut, laissant Erzsébet en tête à tête avec le fantôme de sa défunte épouse.
© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Mar 1 Nov - 19:07

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

S
issi n’était pas particulièrement courageuse, elle n’avait pas une âme de Gryffondor égarée pourtant elle demeurait droite face à l’adversaire fantomatique, refusant de ciller, de céder du terrain. Elle n’avait de courage que pour les mystères, les secrets. Elle avait le sens du sacrifice pour ceux qu’elle aimait. Sa dose de témérité n’existait pas sans sa soif de savoirs, ce qui l’avait conduite chez les Serdaigles, elle n’était pas non plus suffisamment lâche pour n’être que brodée de vert et argent. Elle avait donné au Choixpeau bien du fil à retordre. La petite était-elle stupide ou folle ? Approchait-elle ses doigts des flammes par désir de souffrir ? S’accrochait-elle aux êtres néfastes par noirceur de coeur ? Seul l’antique objet avait été capable de lire dans son esprit tortueux, assez pour la placer chez ceux qui paieraient n’importe quel prix pour apprendre, chez ceux qui avaient de la créativité et une forme de sagesse. Elle ne serait sans doute jamais sage, son petit côté Serpentard la glissant parmi les ambitieux. Une seule ambition : celle de connaître, de lever le voile sur les plus grandes découvertes. « Tu les choisis de plus en plus jeunes, à ce que je vois. Et... Naïves aussi. Je n'ai jamais vu quelqu'un défendre un assassin avec autant de verve. » Pardon ? Elle n’a compris l’idée sous-jacente qu’à retardement, n’ayant jamais songé à l’éventualité d’une telle relation avec Alastar. Le regard vairon s’est tourné vers l’homme, lentement, sans qu’elle ne proteste. Un assassin ? Aucun commentaire tandis que la femme traverse la pièce, ose se poser sur une méridienne comme s’ils allaient prendre le thé. « Eh oui ma chère... Ton très cher Alastar n'a eu d'autre idée que de me tuer en ces lieux. Sans le moindre scrupule. Et pour la pire des raisons. DIS LUI. DIS LUI ce que tout le monde ignore. » Donc Alastar avait tué son épouse. Il était le responsable, l’unique responsable. Dire qu’elle le croyait innocent et parfaitement dépourvu de noirceur aurait été faux, affirmer qu’elle le pensait dénué de vices également. Elle ne s’attendait simplement pas à le découvrir ainsi tourmenté par ses actes passés. Le rire et les cris tranchent avec le calme froid de la rousse. Personne ne savait. Elle était morte dans le secret, ce qui expliquait sa colère, sa haine viscérale. « À ta place, je fuirais, ma pauvre. Tu crois vraiment que ce meurtrier va te laisser filer après ce que tu as vu ? » A son tour de rire. Un rire à la fois délicat et profondément moqueur. Sérieusement ? Elle bouge, elle se déplace pour s’appuyer contre le premier meuble qu’elle trouve. « Etiez-vous si mauvaise sorcière que vous ignorez l’existence de l’Oubliettes ? » Quel intérêt de tuer quand on peut simplement effacer ? « Ma jeunesse vous laisse-t-elle supposer que je suis plus innocente que lui, madame ? Si tel était le cas, je ne serais pas là avec lui. » C’est de la folie, d’oser provoquer ainsi, et elle poursuit malgré tout, détournant l’attention du spectre, laissant au sorcier une occasion de se ressaisir, de retrouver ses esprits et de réfléchir. « La naïveté, c’est d’épouser un Rackharrow et de croire pouvoir l’agacer de trop sans rien risquer. » Le sourire en coin s’adresse au concerné, elle indique qu’elle n’est pas dupe, que si cette famille a ses secrets ça n’est sans doute pas pour qu’elle les ébruite. Neuf ans qu’elle est dans leurs pattes. Neuf ans qu’elle ne pose pas de questions qui impliqueraient de trahir leur confiance. Ca ne changerait pas pour un meurtre. Le sourire s’étire, moins doux, moins innocent, quand elle croise les bras. « Peut-être méritait-il tellement mieux que vous.. » L’admiration qu’elle avait pour Alastar n’était pas un secret, elle admirait son intellect et ce charisme sombre qu’elle lui avait trouvé dés le premier regard, ce qu’elle aurait aimé trouver chez son frère et qu’elle n’a jamais décelé. Elle se servait de ce sentiment là pour jouer à ce jeu d’ambiguïté dérangeant. Qu’était-elle donc, pour lui ? Au fantôme de le déduire, de se prêter aux suppositions.

« Comment es-tu sortie de la cave ? » « Oh... mais par la porte mon cher. »  La réponse est si simple qu’elle manqua faire rire Sissi, qui se retint par pure politesse et compassion envers cet Alastar terrifié qu’on dévoile son petit meurtre parfait. « Je suis désolé. Il faut que je descende à la cave. Reste ici. » Rester ici ? Parce qu’il ne comprend pas ? Elle n’a pas envie de rester ici. Elle préfèrerait visiter. Cet endroit devait être sublime à son âge d’or. Elle ne désire pas fouiller, seulement admirer. Un soupir. Pourquoi fallait-il toujours qu’on l’écarte des choses intéressantes ? Soit. Puisqu’elle devait se contenter de cette pièce : les doigts glissent sur la surface du mur, doucement. Les tapisseries sont abimées, tout est laissé aux ravages des années. « Vous brûlez de me raconter, avouez-le. Faites donc, je suis toute ouïe. Vous ne hantez sûrement pas sa vie sans raison. » En effet. Si elle pouvait juger l’épouser coupable, il était indéniable qu’un esprit ne se promenait pas la haine au coeur putréfié sans que quelque chose l’y pousse, que ce soit le secret ou la manière dont elle a été tuée. Par nature, Sissi aimait savoir, ça n’était pour elle qu’une expérience hors normes à découvrir.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 1 Nov - 20:34

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.



Point de vue d'Órfhlaith
Spoiler:
 

S
i elle s'attendait à une telle visite. Alastar la laissait pourrir dans ce manoir miteux depuis des années, et il ne revenait que pour sceller à nouveau le sortilège qui la retenait prisonnière dans cette bâtisse immonde. Le sort qu'il lui infligeait était le plus horrible qui soit. Un fantôme était naturellement porté à rester près du lieu de sa mort, mais Rackharrow était trop prudent pour se fier aux lois d'une magie qu'il connaissait mal. Il lui fallait l'entraver, l'enchaîner à ce lieu. Sans doute le fait de la savoir prisonnière lui permettait de dormir la nuit. Elle, pour sa part, ruminait son éternité, seule. Bien sûr, elle avait vécu une mauvaise vie. Elle le savait. Mais il était déjà trop tard pour s'amender. Et la rancœur qu'elle éprouvait pour ce monstre qui avait été son mari la retenait dans ce monde auquel elle n'appartenait plus.

Et aujourd'hui, il était venu... accompagné. Fort de sa supériorité, il la narguait à présent, accompagné d'une gosse dont elle ignorait tout. L'accepter lui faisait mal, autant qu'elle le détestait. Et le pire, c'était que l'inconnue avait du cran, elle devait bien le reconnaître. Son entrée fracassante avait même déstabilisé le Rackharrow, c'était dire. Elle dévisagea la jeune femme, et la considéra comme un nouveau challenge. Sans doute ne savait-elle rien du passé d'Alastar, sans doute ignorait-elle qu'il était un assassin de premier ordre. Elle se chargerait de l'éclairer, et de dévoiler le vrai visage de l'homme qui avait eu la bêtise de l'amener jusqu'à elle.

« Etiez-vous si mauvaise sorcière que vous ignorez l’existence de l’Oubliettes ? » Oh bien sûr qu'elle connaissait le sortilège d'Oubliettes, et les choses se seraient très certainement passées différemment si elle avait songé à l'employer sur Alastar, le jour de sa mort. Elle avait manqué de jugement. « Le problème de ce sortilège, c'est qu'il est réversible. » Mais ça restait une solution non violente, ça ne ressemblait tout simplement pas aux méthodes d'Alastar.  « Et puis, un assassin résiste rarement à l'appel du sang, pas vrai Alastar. » Pour toute réponse, le brigadier lui offrit un visage inerte, perdu dans ses réflexions. L'homme était déjà plongé dans ses pensées, triturant ses méninges à la recherche d'une solution. Levant les yeux au ciel, Òrfhlaith s'affala sur le mobilier poussiéreux de la pièce, blasée.

« Ma jeunesse vous laisse-t-elle supposer que je suis plus innocente que lui, madame ? Si tel était le cas, je ne serais pas là avec lui. » Elle marquait un point. Plutôt dégourdie la gamine. « Innocente ne veut pas dire omnisciente. Que sais-tu vraiment de l'homme que tu accompagnes en ces lieux. C'est vrai... Et puis, que sais-tu de moi, pour me juger de la sorte ? » Rien , ou presque, sans doute. Mais Òr' était véritablement curieuse de découvrir ce qu'Alastar avait dévoilé d'elle à cette fille qui devait lui être chère. « La naïveté, c’est d’épouser un Rackharrow et de croire pouvoir l’agacer de trop sans rien risquer. » Nouveau rire de gorge. Cette fille ne savait manifestement rien de ce qu'il s'était passé entre eux. Du moins, c'était ce qu'Órfhlaith se plaisait à penser. « Et la bêtise, c'est d'en suivre un dans un endroit hanté sans pressentir le danger. » Cette fille était si sûre d'elle. Son aplomb était insultant. Mais n'avait-elle pas imaginé un seul instant qu'elle pourrait finir comme Órfhlaith en suivant un mangemort dans un endroit pareil ? Elle lui faisait pleinement confiance. C'en était presque beau. Le spectre se jura de briser cela. Elle ferait tout pour.

Le fantôme laissa son regard se promener sur les joue, le cou, les mains graciles de la jeune femme. Elle lui enviait cette jeunesse, ce sang qui coulait dans ses veines. Elle donnerait tout pour pouvoir revenir parmi les vivants, recommencer une vie. Loin de l'Angleterre et des Rackharrows, sans même se douter que sa haine envers Alastar rendrait toute reconstruction impossible...

« Peut-être méritait-il tellement mieux que vous.. » Et insolente, avec ça. Ór' ricana. « Il n'a pas attendu que je meure pour s'en convaincre...  » Elle laissa peser un regard lourd de sens vers son mari, qui semblait ignorer royalement leur conversation. « Avant même que je pousse mon dernier souffle, il m'a préféré cette fille... » « Je suis désolé. Il faut que je descende à la cave. Reste ici. » La conversation devenait manifestement trop gênante - ou bruyante - pour Monsieur. Il quitta la pièce, planta les deux femmes là. Ór' pensa d'abord à le suivre, mais se ravisa, reportant son attention sur la rousse qui lui faisait face. Alastar lui laissait l'occasion parfaite.  

« Vous brûlez de me raconter, avouez-le. Faites donc, je suis toute ouïe. Vous ne hantez sûrement pas sa vie sans raison. » Bien sûr qu'elle brûlait littéralement de raconter, de partager ce qu'elle avait vécu. Cela faisait cinq ans qu'elle ne vivait qu'avec elle seule, pétrie de remords et de rancœur. Cette discussion, en elle-même, était un véritable cadeau que lui offrait Al'. Órfhlaith se redressa et s'approcha de la fenêtre, éternelle frontière de son monde. Elle contempla le paysage aussi dévasté que ne l'était sa "vie", si on pouvait l'appeler comme ça.  « Ceci, très chère, sont les conséquences d'un mariage sans amour. Alastar et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre, quoi que nos parents pouvaient en dire... Et ce n'est que maintenant que je réalise...  » Elle prit une pause plus longue qu'elle ne l'aurait souhaité. « Je me suis malheureusement attachée à lui sans qu'il veuille de moi. Et je ne comprenais pas que, plus il me rejetais, plus je le voulais. C'est ... humain après tout.  » Elle haussa les épaules et se tourna vers la rousse qui l'écoutait. « Mais rien de tout cela n'excuse un meurtre. Ni ce que je subis. Et pour cela, je le détesterai à jamais.  »


© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Mer 2 Nov - 12:52

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
e sortilège était certes réversible mais Sissi ne pensait pas Alastar suffisamment stupide pour ne pas avoir songé à d’autres méthodes au cours de sa vie. Elle ne l’imaginait pas incapable de trouver une solution, sans doute un peu trop admirative, parce qu’il avait toujours l’air de savoir, d’avoir des options par centaines. Il était une référence à ses yeux et si lui ne pouvait pas l’aider un jour c’est que personne ne le pourrait.  « Innocente ne veut pas dire omnisciente. Que sais-tu vraiment de l'homme que tu accompagnes en ces lieux. C'est vrai... Et puis, que sais-tu de moi, pour me juger de la sorte ? » Elle a froncé les sourcils, la demoiselle. Elle n’y avait jamais réfléchi, à ce qu’elle savait de son acolyte d’expériences improbables. Elle n’en avait jamais eu besoin, en fin de compte. La réflexion ne dure pas, parce qu’elle trouve la réponse dans un fait, dans quelque chose d’irréfutable. « Alastar m’a protégée alors qu’il ne me devait rien. Pour cela, il a ma reconnaissance et ma confiance. » Quant à cette femme, Erzsébet en ignorait tout, elle ne la jugeait que par le prisme de son affection, elle ne l’avait même pas étudiée une seule seconde, ce qui était peu représentatif de ses habitudes. Parce qu’elle appréciait Alastar, elle avait jugé ne pas avoir besoin de connaître son épouse pour émettre des critiques. « Quant à vous, j’ignore même votre nom. » Elle n’a pas de trait distinctif qui pourrait la rapprocher d’une lignée qu’elle connaissait et malgré tout, elle ne pouvait avoir qu’un sang pur pour qu’un mariage arrangé provoque son décès. Quelle famille pourrait avoir perdu une fille sans réclamer vengeance ?

« Et la bêtise, c'est d'en suivre un dans un endroit hanté sans pressentir le danger. » Ca n’était pas tout à fait faux, bien que la justification ne soit pas la bêtise mais la trop grande avidité de découvrir. « Ca n’est pas parce que vous ne voyez plus la beauté de cet endroit qu’il faut en dénigrer les attraits. » Des attraits lugubres qui ne plairaient pas à tout le monde, des contours d’aura sombre qui n’attirent que les personnes suffisamment folles pour aimer cela. C’était la prison d’une âme en peine, rien de moins, rien de plus fascinant pour cette gamine à qui on avait interdit d’assouvir cette passion dévorante. Elle avait pu pratiquer la magie noire entre les murs du manoir Grimstone mais pas partir, pas suivre les traces de son archéomage de soeur. « Et il devait m’aider, il n’est pas venu me conter je ne sais quelle stupide histoire romantique dont vous vous imaginez les saveurs interdites. » N’y’avait-il pas mieux comme lieu où se retrouver avec une fille aimée ? Non, Sissi n’était pas et ne serait jamais la maîtresse du brigadier, elle n’y tenait pas. Il était plus pour elle un cerveau qu’un homme, il était une figure d’autorité rassurante et protectrice.

Mais elle finit par comprendre. Elle comprend que c’est une femme blessée, qu’elle a été trompée. C’est complexe pour celle qui ne l’envisageait pas de cette manière, pour celle qui n’avait jamais pensé Alastar comme un homme capable de désir, de coups de sang, d’aventures d’un soir. Elle le détaille malgré elle lorsqu’il s’éloigne, lorsqu’il l’abandonne à sa défunte épouse. « Mon père m’a appris qu’on n’oblige pas un homme à être fidèle. » Sa mère l’avait toujours trouvée trop froide pour qu’il soit un jour utile de lui enseigner ces notions là, elle la considérait comme cette drôle de créature dépourvue de sentiments qu’on ne pouvait décemment pas marier. A quoi bon lui expliquer la manière dont elle devait agir, dans ces conditions ? Soren était plus confiant, lui. Il voyait en sa cadette son héritage perdu, cette langue des serpents si douce à son oreille, même s’il devait souvent en canaliser les travers. « Ceci, très chère, sont les conséquences d'un mariage sans amour. Alastar et moi n'étions pas faits l'un pour l'autre, quoi que nos parents pouvaient en dire... Et ce n'est que maintenant que je réalise...  » Elle avait envie de raconter mais à sa manière de marquer un temps de pause, Sissi s’est dit qu’elle avait surtout besoin de compagnie. Elle avait été promise à Alastar comme bien d’autres femmes sont vendues à des inconnus, leurs parents se félicitant du merveilleux assortiment et de la beauté de la future progéniture. « Je me suis malheureusement attachée à lui sans qu'il veuille de moi. Et je ne comprenais pas que, plus il me rejetais, plus je le voulais. C'est ... humain après tout.  » Elle esquisse un sourire, Sissi. Elle pense au nombre de fois où elle s’était sentie blessée que Kenan soit incapable de la regarder, à ses larmes lorsqu’il la traitait d’acromantula. C’est humain de vouloir ce qu’on ne peut obtenir, en effet. Elle n’en dit rien, pourtant, elle ne dit pas qu’elle peut comprendre parce qu’elle a trop peur qu’Orfhlaith en répète chaque mot à son mari. « Mais rien de tout cela n'excuse un meurtre. Ni ce que je subis. Et pour cela, je le détesterai à jamais.  » Elle se déplace. Elle promène son regard sur les murs, cherche des détails pouvant raconter l’histoire de cet endroit. Orfhlaith racontait sa vision, ses souffrances mais elle était l’épouse bafouée, la défunte dissimulée, Sissi préférait se faire sa propre opinion de ce qui avait pu lier ces deux-là. Parfois, le diable n’est pas celui qu’on croit. Elle s’approche d’un tableau encore accroché au mur dont la peinture a été grignotée par l’humidité ambiante, par le manque d’entretien, les visages ne sont plus reconnaissables, les tenues sont ternies ou effacées. « Ca ne vous ramènera pas à la vie, vous savez ? Alastar est solitaire, trop prudent et vous menacez de ruiner ce qu’il a construit, il ne peut allonger votre laisse au risque que vous racontiez chacun de ses secrets. Ne feriez-vous pas la même chose à sa place ? » Elle est à nouveau calme, beaucoup moins mordante. Son sarcasme n’est pas mort, elle n’en use cependant pas lorsqu’elle n’estime pas cela nécessaire, de même que son insolence. Alastar est à la cave, elle n’a plus besoin de jouer la vipère venimeuse, protectrice. « Il n’est rien de pire qu’être seule avec soi-même. » Elle le savait. Elle connaissait les tourments, les remords, les excès, pas dans la même mesure que le fantôme mais ses crises tenues secrètes lui laissaient l’arrière-goût amère de la peine terrible assaisonnée de solitude. « Pourquoi n’avez-vous pas eu d’enfant ? » Elle croise le regard de la femme. Oui, pourquoi ? L’année suivant un mariage, il y’avait souvent un enfant, même si ça n’était pas souvent l’héritier désiré, attendu. Pourquoi Alastar n’avait pas eu d’enfant avant le drame ? A moins que d’autres secrets plus noirs ne se cachent sous la surface.


Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 2 Nov - 16:13

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.



Point de vue d'Órfhlaith
Spoiler:
 


Ó
rfhlaith était loin d'être stupide. Si en tant que vivante elle aurait étripé la rousse pour lui avoir parlé de la sorte, le fantôme devait à présent se rendre à l'évidence : les moyens qu'elle avait de se faire respecter n'étaient pas les mêmes que de son vivant. Elle ne pouvait compter que sur la peur qu'elle inspirait, mais aussi sur la compassion que son histoire pouvait provoquer. Et après avoir envisagé de s'en prendre à la jeune femme, elle comprit bien vite que ce n'était pas la solution. Son objectif restait de briser Alastar.  Elle n'avait que très peu d'occasions, voire pas du tout, pour accomplir cette fin. Et aujourd'hui venait enfin le jour où elle pourrait approcher ce dessein, le caresser. Il fallait pour cela qu'elle se fasse une alliée de l'étrangère. Comprendre qui elle était, et ce qui la reliait exactement à son mari. D'après ce qu'elle pouvait déjà constater, Ór' devinait qu'elle l'appréciait énormément. Il lui faudrait beaucoup de patience et de tact pour changer cela.

« Alastar m’a protégée alors qu’il ne me devait rien. Pour cela, il a ma reconnaissance et ma confiance. » Confession qui n'en était pas vraiment une, car les circonstances de leur rencontre restaient inconnues pour le spectre avide d'en savoir plus à ce sujet. Mais au moins comprit-elle que cette fille avait une sorte de dette envers lui. Et qu'au final, elle ne connaissait pas grand chose de cet homme qu'elle admirait tant. Cette conversation risquait décidément de devenir très intéressante.

« Quant à vous, j’ignore même votre nom. » En soulignant son ignorance, Ór' venait de gagner du terrain. Non, cette fille ne savait rien de ce qu'il s'était passé en ces lieux, de ce qu'il s'était passé entre elle et Alastar. Et elle allait avoir le privilège de pouvoir lui révéler sa version des faits avant même le principal intéressé. « Órfhlaith Travers. Ce nom ne vous dit sans doute rien. Ma famille est restée en Amérique. En somme, il n'y avait plus que moi et mon père sur cette maudite île. » Si seulement elle avait fait le choix de rester parmi les siens, au lieu de vouloir explorer l'Europe, et de rencontrer le grand Voldemort. Oui, Ór' changerait bien des choses, si elle en avait le pouvoir. « Et puis-je savoir qui vient me rendre visite ? Voyez, je n'ai pas énormément de compagnie, comme vous pouvez le constater, alors autant connaître l'identité de mes rares fréquentations. » Elle se demandait si la jeune femme en question était pure. Mais quelque chose le lui disait. Ór' avait toujours cru avoir un don pour deviner ce genre de choses, elle pensait que ça la rendait "spéciale". Oh, elle savait qu'Alastar était loin de ne fréquenter que des purs (de façon intime ou pas, d'ailleurs) mais il devait garder un pied dans la haute société mangemort...

« Ça n’est pas parce que vous ne voyez plus la beauté de cet endroit qu’il faut en dénigrer les attraits. » Bien sûr. Ils n'étaient pas venus ici pour faire du tourisme magique, Ór' le savait pertinemment. Mais on aurait vraiment dit que la rousse était dans son élément. Elle devait être faite du même bois que le brigadier. Toujours à chercher des terres hantées inexplorées, ou du moins, à découvrir des endroits aussi mystérieux que fascinants. Pour sa part, Ór' n'avait jamais vraiment compris cet attrait pour les vieilles pierres et les parchemins poussiéreux. Ses centres d'intérêt étaient... tout à fait différents.  « Oh je vois. Vous aimez aussi courir les tombeaux hantés, c'est ça ? Vous devez bien vous entendre, tous les deux... » « Et il devait m’aider, il n’est pas venu me conter je ne sais quelle stupide histoire romantique dont vous vous imaginez les saveurs interdites. » Le fantôme avait cru comprendre qu'un bijou était au centre de tout ceci. Elle avait senti l'énergie noir se déverser à travers tout le manoir. C'était le genre de choses qui n'arrivait jamais, et qui ne pouvait que bouleverser son quotidien déjà tellement monotone. Le spectre fixa la bague avec un intérêt soudain.

« C'était donc votre magie, que j'ai perçue tout à l'heure ? » Peut-être, après tout. Si Alastar devait l'aider à propos de cette bague, sans doute la rousse en était-elle la propriétaire. « Il y a énormément de haine en vous. C'est ... saisissant. »  

À peine Rackharrow parti, Sissi donna son avis sur ce qui devait être la cause de toute cette histoire. « Mon père m’a appris qu’on n’oblige pas un homme à être fidèle. » Bien sûr, si c'était l'adultère qui avait provoqué tout ceci, ce problème était loin d'avoir été le seul à séparer, toujours plus inexorablement, les deux époux. « Votre père sait défendre ses intérêts. » Ricanement. Il allait sans dire que ce ne pouvaient qu'être les paroles d'un infidèle. Après tout, les choses évoluaient tant, dans la société actuelle. Mais Ór' n'était pas le genre de femme à partager, à supporter qu'on s'accapare son bien. Et ça rien ne le changerait.

Lorsqu'elle commença à évoquer leur histoire, Sissi se montra immédiatement plus attentive, et compatissante aussi. Elle scrutait, avec curiosité et émotion, le décor qui faisait le quotidien d'Órfhlaith. Il s'installait entre elles comme un calme respectueux, une atmosphère de partage, propice à la confession. Le spectre comptait bien profiter de cette occasion pour déverser tout ce qu'elle avait en elle, après tout, elle n'avait plus rien à cacher, à présent.

« Ça ne vous ramènera pas à la vie, vous savez ? Alastar est solitaire, trop prudent et vous menacez de ruiner ce qu’il a construit, il ne peut allonger votre laisse au risque que vous racontiez chacun de ses secrets. Ne feriez-vous pas la même chose à sa place ? » Quelle question. Elle aurait même fait pire. Mais les faits étaient là : elle resterait à jamais victime des craintes de son mari, du moins de son vivant. Enfermée à jamais, et ce quoi qu'elle fasse, car elle savait Alastar trop méfiant et intelligent pour lui faire un jour confiance. « Bien sûr. C'est une situation inextricable. Le serpent qui se mord la queue. S'il me relâche la rancœur me poussera à le trahir. Et s'il me retient prisonnière à jamais cette même rancœur m'obligera à rester entre ces murs pour toujours. » Elle avait déjà fait le tour du problème, seule. Avait même supplié Rackharrow de la relâcher, elle, tout aussi fière qu'elle pouvait l'être. Mais c'était peine perdue.  Ce qu'il lui fallait, c'était justement un intermédiaire, quelqu'un pour faire le travail à sa place. Cette fille était peut-être le messager qu'il lui fallait. Patience. Prudence.

« Il n’est rien de pire qu’être seule avec soi-même. » Ór' se rassit sur sa méridienne en acquiesçant. Sa solitude était sa peine éternelle, elle en savait quelque chose. Le pire de tout étaient les remords qui la rongeaient, lentement, doucement, comme l'eau avait fini par ronger son corps échoué sur la falaise.  « Pourquoi n’avez-vous pas eu d’enfant ? » La question tomba de nulle part. Ór' se redressa, véritablement touchée par les pensées qu'éveillaient ces interrogations. Un enfant ? Bien sûr qu'elle aurait aimé en avoir un. Que ce soit avec Alastar ou un autre. C'était l'un de ses seuls désirs lorsqu'elle était encore... humaine. « C'est... compliqué de répondre. Nous avons été mariés plusieurs années. Et bien que les occasions aient été... rares... Notre union est restée... stérile. » Elle repensait à toutes ces fois où elle l'avait possédé malgré lui, où elle avait espéré, avalé des philtres immondes dans l'espoir de réveiller une fertilité qui semblait la bouder. Et son père qui, semaine après semaine, lui posait l'inexorable question. La question de savoir si leur lignée pourrait se renouveler, et survivre. Et à chaque fois, Ór' lisait la même déception dans ses yeux.

« Vous savez, c'est drôle. Mon père disait qu'on ne peut forcer les choses. Que quand ça ne marche pas, rien  ne sert d'insister. Il parlait de magie, bien sûr. Mais j'aurais dû comprendre, deviner, qu'il sous-entendait certainement autre chose, derrière ces paroles. » Elle se souvenait avoir songé à quitter Rackharrow pour de bon. S'éloigner de cet homme qui ne voulait décidément pas d'elle. Mais elle avait fini par l'apprécier, ce petit jeu de destruction. Ce malheur dans lequel elle se complaisait. « Alastar aurait fait un très mauvais père. Ce qu'il nous est arrivé... Le fait que je sois restée sans descendance... c'est certainement une bonne chose au final. » Elle n'en pensait pas un mot. Mais aurait aimé s'en convaincre.

« Quand j'ai compris qu'il ne m'aimait pas, j'ai été... odieuse avec lui. Je prenais ce refus de m'aimer comme un rejet pur et simple. Et à partir de là, les choses se sont emballées entre nous deux. » Elle fixa la jeune femme, cherchant dans son regard, la compassion dont elle avait désespérément besoin. « Vous avez raison de dire que j'y suis pour quelque chose. Mais croyez-moi, il faisait de ma vie un enfer quotidien. » Un idée noire germa dans son esprit. Une idée qui allait lui permettre de découvrir jusqu'à quel point cette étrangère était familière avec le brigadier. « Il est legilimens... vous savez ? Il l'est depuis qu'il est mangemort et... » elle s'interrompit, provoquant son émotion, rendant sa voix plus chevrotante qu'elle ne l'était vraiment. « Il employait ses dons sur moi. Pour se tester. Et me punir aussi. » Un sanglot lui prit la gorge, sincère, celui-là. « Ma mère a été frappée par la folie alors que j'étais jeune et déversait sa haine sur moi. Je me suis tue pendant des mois pour ne pas qu'elle se fasse interner. Elle me... torturait. Des nuits durant. Me disait des choses horribles. Et Alastar... » sa voix s'était brisée en prononçant ce nom. « Il... Il me faisait revivre tout ça. Il prenait un plaisir malsain à... à entrer dans ma tête »

Elle fuit le regard de la jeune femme, faisant mine de chercher une échappatoire à tous ces souvenirs qui la submergeaient. « Vivre une legilimancie est atroce, vous savez. Surtout quand votre tortionnaire est l'homme que vous aimez. » Elle se redressa, amère, se déplaçant dans la pièce comme pour chasser ces images déplaisantes de son passé. « Il faut dire qu'il avait de la pratique... en tant que mangemort. »  

© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Jeu 3 Nov - 20:37

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

Q
u’est-ce qu’un nom ? Une simple appellation, une désignation pour savoir de qui l’on parle, pour pouvoir s’adresser à autrui. Dans le monde sorcier, c’est une référence, c’est le synonyme d’un sang, d’un rang social. Travers, ça ne veut rien dire pour Erzsébet. Travers, c’est oublié, éteint, peut-être même souillé, elle n’en sait rien. Elle fut l’épouse, la vendue, elle devint Rackharrow avant de s’éteindre, de s’effacer, les battements de son coeur affolé heurtant avec douleur les rochers en bas de la falaise. « Erzsébet Grimstone. » Elle ne s’étale pas sur les explications, sa famille s’étant installée en Angleterre trente ans plus tôt. Du moins ses parents, deux jeunes gens d’à peine dix-huit et dix-neuf ans. Un mariage rapidement fructueux, l’exact opposé de celui qui lia un jour Alastar à Orfhlaith. Ils étaient les neutres, les commerçants, l’image d’une union réussie qui n’a coulé qu’à la naissance de Sissi, qu’au moment où il ne fut plus supportable pour la mère d’assumer les échecs. Oh bien sûr peu furent au courant, peu réalisèrent la distance qu’Eszter mettait entre elle et sa benjamine au fil du temps. Leik avait été l’hyperactif intenable, elle fut la froide et silencieuse. Deux gamins ratés, ou du moins trop hors normes pour faire la fierté d’un autre que Soren. Lui et son éternelle assurance, lui et sa vision si particulière des différents. On les accepte, chez les Grimstone, répète-t-il sans cesse. Et son épouse de rétorquer qu’elle est une Kàrolyi, une aristocrate, une comtesse, pas une vulgaire roturière. Le temps passant, l’amertume avait gagné une part de son âme.

« Il vous a poussée du haut de la falaise. » lâche-t-elle calmement. Cela fait un moment qu’elle détaille le spectre, ses vêtements aux allures mouillées, au tissu déchiré. Ca ne peut être que cela : une mort violente, et probablement un accident. Elle l’a sans doute agacé, elle l’a fait sortir de ses gongs et d’un geste à l’autre, le corps a pu tomber dans le vide, sans possibilité de le rattraper - sans volonté peut-être, un peu. Ils ne s’aimaient pas, ils se déchirés, le puzzle paraît se former seul. Le jeu dangereux des mariages arrangés. « Oh je vois. Vous aimez aussi courir les tombeaux hantés, c'est ça ? Vous devez bien vous entendre, tous les deux... » Elle a laissé échapper un de ces soupirs qui semblent exprimer une sorte de rire blasé. « Si seulement.. » Non, elle n’était pas une exploratrice, elle n’était qu’une gamine sous la coupe d’un père protecteur et d’une soeur qu’elle ne comprenait plus, moralisatrice. D’un frère étouffant, également. Il n’y avait que Leik pour la considérer comme autre chose qu’une enfant fragile. « C'était donc votre magie, que j'ai perçue tout à l'heure ? » Elle relève le regard. Sa magie ? Parlait-elle de la bague ? « Il y a énormément de haine en vous. C'est ... saisissant. » Elle esquisse un sourire en coin. Si la colère était sa seule déviance, elle vivrait déjà avec un homme convenable, elle ne serait pas celle dont on se méfie, celle qu’on tend à dénigrer jusqu’à ce qu’elle riposte, jusqu’à ce qu’elle force les langues médisantes à se nouer. « Dois-je vous retourner la remarque ? » Ca il était évident que le fantôme cumulait bien plus de haine, pas que celle de Sissi ne soit pas réelle mais la bague avait amplifié les relents obscurs de ses démons intérieurs, Orfhlaith elle possédait une rage par delà la mort.

La défunte a consenti à lui expliquer pourquoi elle n’avait pas eu d’enfant. Sissi pouvait compatir, dans une moindre mesure. Elle connaissait le désir d’avoir une famille, un petit être qui ne serait qu’amour, qui ne jugerait pas. Elle connaissait aussi la peur de ne pas être assez bien pour cela. Elle était trop jeune, trop inexpérimentée pour s’y connaître en fertilité, ses connaissances s’arrêtant aux breuvages immondes dont le but était d’empêcher une grossesse. « Alastar aurait fait un très mauvais père. Ce qu'il nous est arrivé... Le fait que je sois restée sans descendance... c'est certainement une bonne chose au final. » Elle n’a pas envie de le voir ainsi, pas plus qu’elle n’a envie de le concevoir comme un homme, pas plus qu’elle ne veut le transposer à une humanité qu’elle lui accordait peu, faisant de lui un intellectuel. Il lui avait dit pourtant que rien n’empêchait de vivre et d’apprendre. « Il est protecteur, quand il veut. Sévère mais bienveillant. Il suffit simplement.. de s’adapter. » Ils étaient compatibles, ils étaient faits des mêmes passions, de cette volonté de découvrir. Sissi n’était pas plus à l’aise avec les émotions qu’Alastar et ce drôle de duo s’était naturellement synchronisé autour d’une passion commune. Aurait-il été père qu’il aurait appris la douceur, elle n’en doutait pas une seule seconde.

« Il est legilimens... vous savez ? Il l'est depuis qu'il est mangemort et... » Le regard ne trahit rien, les yeux vairons restent froids face à l’annonce et plus Orfhlaith joue de ses émotions moins Erzsébet semble en ressentir, miroir sans reflet, écho sans retour. Alastar possède l’incroyable capacité à entrer dans l’esprit d’autrui, il peut lire en qui il veut comme dans un livre. La légilimancie était une discipline que Sissi trouvait fascinante mais dont elle estimait ne pas être capable d’user, se jugeant comme une horrible apprentie dans un domaine aussi spirituel, aussi exigeant. Elle ne manquait pas de ces qualités toutefois son instabilité psychique la menait à penser que ce serait une perte de temps en ce qui la concernait. « Il employait ses dons sur moi. Pour se tester. Et me punir aussi. » Le sanglot la fait cligner des yeux. Elle lève sa baguette de bois blanc et souffle : « Serpensortia. » La créature glisse sur le sol tandis que l’esprit lui raconte ses malheurs, les tortures, la folie de sa mère, la cruauté d’Alastar. Elle ne parait pas s’en émouvoir une seule seconde, comme si on lui récitait une fable. Lentement, elle s’accroupi face au serpent. « Trouve la cave et ramène Alastar. » Le sifflement mélodieux est échangé avec l’animal qui baisse la tête, se soumet à l’ordre et s’échappe dans la demeure à la recherche de son objectif. Lorsque Sissi se redresse, elle croise les prunelles de l’épouse bafouée qui cherche du réconfort - sans succès. « Vivre une legilimancie est atroce, vous savez. Surtout quand votre tortionnaire est l'homme que vous aimez. » « Tout dépend justement du legilimens. » Ne pas pratiquer ne voulait pas dire qu’elle ignorait tout de cet art, subtil ou agressif, délicat ou douloureux. « Il faut dire qu'il avait de la pratique... en tant que mangemort. »  

Les mangemorts étaient souvent talentueux, des prodiges dans l’art de faire souffrir, cela n’avait rien d’étonnant et le fait qu’Alastar soit Marqué prouvait qu’il n’était pas une âme innocente, rien qui étonne donc la rousse, du moins pas de ce point de vue là. Elle se gardait bien de laisser voir combien elle ignorait les talents secrets du brigadier. Le serpent s’agite d’ailleurs, des étages en dessous, mord sur le bord du pantalon masculin pour indiquer qu’il a reçu un ordre et qu’il ne renoncera pas. Sa créatrice en a assez de n’avoir qu’une version de l’histoire. Sissi n’aime pas faire intrusion dans l’existence d’un homme qu’elle respecte, pas de cette manière, pas s’il n’est ni apte à se défendre ni présent pour répliquer. « Je peux entendre vos malheurs, madame, mais je ne peux pas vous aider. Vous êtes enchaînée à cet endroit et à votre haine, le mieux est de vous libérer pour reposer en paix. Personne n’a jamais affirmé que le pardon était chose facile, surtout pas moi.. toutefois songez-y. » Elle traverse la pièce pour retrouver les escaliers, sans précipitation. Avec un peu de chance, elle croiserait Alastar d’ici le hall et il pourrait lui assurer que son épouse ne risquait pas de sortir. Cet endroit était certes une merveille, elle préférait visiter des lieux qui ne laissaient pas leur venin se répandre sur la seule relation réellement intéressante qu’elle avait. « Alastar, vous êtes là ? Tout va bien ? » Appuyée sur la rampe des escaliers, elle observe s’il y’a du mouvement plus bas, ne s’aventurant pas au cas ou des pièges feraient partie des protections posées dans la demeure.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 8 Déc - 22:36

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.




I
l lui fallait plus de sang. Ce devait être ça. Le sortilège tournait court, ne fonctionnait plus : c'est qu'il devait maquer de force. Le mage noir s'avança jusqu'au cercle de runes resté inerte pour l'instant et se tailla l'autre paume, plus profondément, cette fois. La douleur le fit tressaillir et en serrant les dents, Alastar regarda avec fascination son sang couler au centre du cercle. Déjà ses yeux cernés de noir trahissaient la fatigue de la première incantation. Du premier échec. Si au départ, il n'avait pas compris les raisons de ce revers, il commençait désormais à entrevoir une explication plausible : Órfhlaith n'était plus dans la pièce désormais. Il devait la rappeler avant de clore le lieu d'une barrière magique. Ce ne pouvait qu'être ça. Et comment rappeler un esprit si ce n'était en concentrant davantage d'énergie noire ?

Résolu, il se replaça devant les runes, levant les paumes vers le sol. "Deprecor vos daemones nocentes ut quo modo haec anima intus inclusa teneatur et angustiatur et non videat neque lumen neque aliquid refrigerium habeat sic.". Le cercle s'illumina enfin, et une vapeur noire s'échappa du sol, qui se chargeait enfin d'énergie. Rackharrow répéta son incantation encore et encore, comme une litanie. Il ne se concentrait plus que sur ses mots, et sur l'énergie magique qui affluait entre ses veines et les signes tracés à même le sol de la cave. Plus rien ne comptait. Il ne remarqua pas qu'un serpent lui tenait la jambe depuis un moment déjà, trop concentré pour ressentir une gêne physique aussi infime.

Le sortilège opérait à mesure que ses forces s'épuisaient, et que le sang s'écoulait au sol, s'évadant de sa plaie béante comme la magie s'échappait de son corps. Il se laissait guider par ses paroles, qui lui venaient instinctivement, tant il les avait répétées depuis cinq ans. Bientôt il crut perdre toute notion du temps, et ne sut exactement si ça faisait deux minutes ou deux heures qu'il était planté là, à baragouiner des mots venus d'une langue morte depuis des millénaires. Enfin, il sentit une présence rompre le cercle. Órfhlaith hurlait de rage et de désespoir, mais il ne l'entendait pas, comme il ignorait ses plaintes à chaque fois qu'il venait refermer le piège sur elle. Le sorcier, au contraire, crispa les poings et poursuivit, imperturbable.

Bientôt les sons ne lui parvinrent plus. Ni les sensations. Effrayé à l'idée d'avoir atteint le point de non retour, il ouvrit les yeux, pour se convaincre qu'il pouvait encore percevoir quelque chose, que ses sens ne s'étaient pas tus à jamais, eux aussi. Il ne put voir qu'un monde obscurcit par une étrange fumée. Un monde qui tournait étrangement. En titubant, il s'éloigna du cercle et bascula en arrière, désorienté. Alastar savait que désormais, Òrfhlaith était de nouveau prisonnière mais il ignorait s'il parviendrait à se remettre du choc qu'il venait de faire subir à son corps et à son esprit. Il tenta de se relever, en vain. Òr' s'approchait de lui pour le narguer, il la sentait. Il pouvait presque palper sa haine dirigée toute entière contre lui, contre son corps totalement à sa merci.

Bientôt le serpent qui s'agrippait à sa cheville relâcha sa pression, considérant peut-être que sa cible n'était plus digne d'intérêt. Il fila vers l'étage, laissant l'homme gisant sur le sol qu'il venait de maudire. Il la sentait, cette épouse vengeresse, qui le traversait, le hantait jusqu'au bout, espérant certainement qu'il la rejoigne à l'instant même.

"Arrête... arrête!" La voix était faible, suppliante. Il s'entendait à peine. Et bientôt, il crut qu'Òrfhlaith allait gagner, et qu'il allait la rejoindre dans l'autre monde, piégé dans la cave qu'il venait de sceller. Pris de stupeur, Alastar s'effondra dans son propre sang et sombra dans les ténèbres.


© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Ven 9 Déc - 0:39

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

U
ne personne normale aurait prit la fuite aux premiers mots psalmodiés perçu, d’en bas. Une personne normale n’aurait pas choisi d’avancer, pas dans un monde où la magie noire était certes devenue plus courant mais pas forcément mieux vue. Le son des escarpins sur les marches n’ont pas détourné l’attention du sorcier tandis que, déjà, le serpent filait vers l’extérieur du manoir, se mettant hors de danger. Et elle est là, à avancer, les talons noirs sur l’écarlate du sol. Qui était le fantôme, en fin de compte ? La défunte animée de rage était presque plus vivante que la sorcière au regard errant sur ce décor de déchéance et d’obscurité, telle une sombre maîtresse prête à retrouver un amant oublié. La magie était sa relation passionnelle, quoiqu’on veuille bien en dire, quelque soit le déni appliqué à ce sujet, et quoi de plus exaltant que des degrés maléfiques encore jamais goûtés, comme une saveur nouvelle sur sa langue joueuse. Le corps d’Alastar est d’abord esquivé, inexistant au coeur de cette drôle d’aura qui enveloppe les sens, engourdit sa vigilance. Elle s’est accroupie, un instant, l’index traçant la surface de symboles dont elle ne parvint pas à déterminer l’origine, plongée dans une fascination si intense que la voix n’est parvenue qu’au travers d’un voile cotonneux. « Arrête... arrête ! » Les billes hétérochromes se sont enfin intéressées à l’enveloppe charnelle au sol, comme si elle ne l’avait pas remarqué avant. L’électrochoc n’arrive qu’à retardement, qu’une fois qu’elle se trouve à nouveau debout, à détailler la scène. Elle a retenu les mots qui ont voulu s’extirper de sa bouche, dans un contrôle de ces émotions vives qui viennent se bousculer, entre la panique et l’envie d’en voir plus, d’en savoir toujours plus. La baguette tourne souplement dans l’air, écartant Alastar de son bourreau avec vivacité, sortilège de répulsion exécuté avec un peu trop de conviction, manquant le faire rencontrer le mur sur sa trajectoire. « Navrée madame. Il ne vous appartient plus. » Calme olympien de façade qui ne se rompt qu’à l’instant où elle s’agenouille près de l’homme, l’attrapant par les épaules pour le secouer légèrement. « Alastar. Alastar, réveillez-vous ! » Aucune réaction. Elle a déjà son sang sur le noir de sa tenue, elle en rajoute en tentant de refermer les blessures mais elle est forcée de répéter de nombreuses fois le « Vulnera Sanentur » avant de voir la plaie se refermer. « Ne me faites pas cela. Je ne sais pas soigner monsieur.. s’il vous plaît.. » Est-ce qu’elle a bien exécuté le sortilège ? Respire-t-il seulement encore ? Elle le voit bien, qu’il respire, mais le noeud qui se noue au fond de sa gorge la fait douter, insinue une insécurité croissante. Elle ne sait pas combien de temps cela a pris, elle ignore si les secondes se sont changées en minutes, dans le coin de la cave, au plus loin du périmètre d’Orfhlaith.

Lorsqu’Alastar a enfin ouvert les yeux, la gifle est partie seule, s’abattant sur la joue masculine, résultat d’une peur irrationnelle et d’un attachement dont elle n’avait jamais réalisé l’ampleur. « Ca vous tuerait, vous, les Rackharrow, de demander de l’aide !? » Elle voit rouge, la jeune Grimstone, elle s’agace de ces années à voir Kenan et sa fierté démesurée, reflet de ce qu’elle juge soudain être l’un des défauts du brigadier. « Ca vous étoufferait de simplement faire confiance à quelqu’un une fois dans votre vie ?! Vous auriez pu mourir, Alastar ! Vous auriez pu mourir sans que personne ne puisse la garder ici après votre disparition ! » Elle tremble. Elle tremble d’une colère sourde et vivace. Elle tremble aussi de la noirceur ambiante qui exacerbe les émotions, qui embrume la raison, tuant dans l’oeuf toute nouvelle volonté de rationaliser, de faire face sans ciller.

Ca ne s’articule plus. La langue anglaise perd de son sens, en lugubres sifflements, mélodie dérangeante. Le sang sur ses mains rencontre ses cheveux quand elle baisse la tête, quand elle semble vouloir faire taire la petite voix d’une folie latente, d’une totale détresse. Elle n’a plus été confrontée à la possibilité de perdre un proche depuis la Purge et si elle provoque la mort, c’est sans le savoir, en confiant des bijoux dont seul le client devient maître. Le coeur pourrait éclater de l’affolement brusque. C’est peut-être l’énergie relâchée par sa bague, de son propre sang ou celle délivrée par Alastar, ancrée à même le sol, elle ne sait pas trop, tout ce qu’elle finit par comprendre c’est qu’elle a perdu pieds, c’est que la carapace de glace est percée à jour, que la masque s’est fissuré. Elle ressentait tout plus fort, lui avait-elle avoué, et il venait d’en avoir la preuve.

Sissi finit toutefois par reprendre le dessus, le souffle un peu court mais l’esprit plus lucide. « Je ne voulais pas vous.. » Gifler. Ca meurt au bord de ses lèvres tandis qu’elle peine à se relever, désarmée, défaite de la froideur qui l’habillait si souvent, comme soudain vulnérable devant quelqu’un qu’elle estimait bien trop pour que cela la laisse indifférente. Elle avait de l’affection pour lui, chose désormais indéniable.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 29 Déc - 18:28

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

A
lastar s'était laissé submerger. Son avidité avait surpassé ses capacités magiques. Et il en payait désormais le prix. En sombrant dans les ténèbres, le brigadier crut réellement que c'était la fin, cette fois. Òrfhlaith aurait finalement eu raison de lui, à sa manière. Il aurait au moins pu garder son secret. Mais cela en valait-il vraiment la peine ? N'y avait-il pas une cause meilleure, moins égoïste, pour laquelle il aurait pu donner sa vie ? Rackharrow avait toujours cru que ce seraient les mangemorts qui le tueraient, un jour. Qu'il finirait criblé de sortilèges lancés par ceux qui autrefois étaient ses alliés. Mourir pour un fantôme avait quelque chose d'amèrement ironique, en fait.

Le noir céda la place aux traits d'une femme. Il parvenait à peine à la distinguer. La vision s'affina progressivement pour dévoiler les lignes courbes et harmonieuses d'une brune aux lèvres carmins. Était-il en train de délirer ? La folie serait-elle son éternel châtiment pour avoir abusé des ténèbres qui coulaient dans ses propres veines ?

« ... Selene ? ... »

Sa voix résonnait, lointaine. La brune lui sourit, semblant reconnaître son prénom. Il y avait quelque chose de funeste dans ses traits, dans ce regard ressuscité de l'au-delà. Ce visage creusé par la mort, cette pâleur cadavérique juraient avec l'image qu'il avait retenu de son amante. La morte fronça les sourcils, agressive, elle accentua sa prise sur son visage. « Alastar. Alastar, réveillez-vous ! » Ce n'était pas sa voix qu'il entendait. C'était à nouveau un écho lointain et plaintif. L'appel de quelqu'un d'autre. Les traits de Sélène s'animèrent d'une rage nouvelle.« Ne me faites pas cela. Je ne sais pas soigner monsieur.. s’il vous plaît.. » La plainte jurait avec l'expression de satisfaction qu'affichait le fantôme aux traits de la défunte. Le visage se boursoufla soudainement, prenant l'apparence d'une Òrfhlaith carnassière, méconnaissable. Triste démon d'un passé désormais révolu, elle dévoila dans un ultime sourire des crocs ensanglantés pour lui sauter à la gorge.  

Un sursaut le sauva de son emprise. Il se dégagea, fiévreux, de la proximité d'Erzsébet, à qui il avait prêté ces traits dérangeants, maléfiques, sans le vouloir. Il se demanda d'abord ce qu'il faisait là. « Ca vous tuerait, vous, les Rackharrow, de demander de l’aide !? » Une gifle venue de nulle part eut le mérite de lui remettre les idées en place, et les souvenirs affluèrent. Sissi. La bague, Òrfhlaith. Les événements de l'après-midi s'articulèrent dans son esprit comme un engrenage l'amenant ici-même, dans cette cave, allongé sur le sol maudit du manoir retenant Òrfhlaith prisonnière. Erzsébet se laissait submerger par ses émotions. Sans se contrôler, elle déversait un flot de paroles qui trahissaient son inquiétude et son angoisse. « Ça vous étoufferait de simplement faire confiance à quelqu’un une fois dans votre vie ?! Vous auriez pu mourir, Alastar ! Vous auriez pu mourir sans que personne ne puisse la garder ici après votre disparition ! » Il lui saisit les épaules et l'amena à lui, dans une étreinte plus paternelle que passionnée. Même s'il ne comprenait pas cette réaction, il voulait simplement la calmer, lui dire qu'il était là, sain et sauf, grâce à elle. Et puis, il avait aussi besoin d'un appui pour se relever, disons-le clairement...

Vacillant, il parvint, avec l'aide de la rousse, à tenir sur ses jambes.  « Je ne voulais pas vous... » « Je sais. » Même si sa légilimancie aidait, Alastar comprenait que ce geste avait été trop spontané pour être sincère. Elle avait réagi instinctivement, ce qui n'était pas son fort. Erzsébet laissait rarement ses sentiments franchir sa façade stoïque, posée. Et c'était d'ailleurs la première fois qu'il la voyait céder à ce point en sa présence.

« Partons d'ici. » Sa voix était encore faible, et il lui faudrait transplaner avec l'aide de la sorcière s'il voulait retourner à Pré-au-Lard en un seul morceau, mais ils n'avaient pas vraiment le choix. Alastar n'avait jamais craint la désartibulation jusqu'à ce jour, mais malgré ses doutes, le trajet se fit sans casse.

[...]

Le mangemort s'accouda à l'établi, palpant ses côtes douloureuses. Sans doute devrait-il faire un crochet par Sainte Mangouste... mais il ne pouvait laisser Erzsébet là-dessus, après tout ce qui venait de leur arriver. Il fallait d'abord qu'il soulage sa conscience.

« Ce qu'il s'est passé là-bas... J'espère que ça ne t'a pas trop affectée. Et que je peux avoir confiance en toi. » Il lui demandait le silence. Ni plus ni moins. Il avait besoin de sa parole, de sa compréhension. Dans le cas contraire, il effacerait tout bonnement ses souvenirs concernant l'heure qui venait de s'écouler. Ce serait un moment désagréable mais nécessaire. Il avait manqué de donner sa vie pour protéger ce secret, Alastar ne pouvait décemment prendre le risque qu'il soit découvert aussi bêtement. Alors pourquoi ne pas l'oublietter tout de suite, au fond ? Peut-être parce qu'il voulait lui laisser une chance. Erzsébet venait de lui sauver la vie, et s'était révélée être un soutien inattendu au manoir. Il ne pouvait la priver d'un souvenir aussi important sans au moins lui laisser le bénéfice du doute.


© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Ven 30 Déc - 15:46

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

L
’étreinte désamorce la crise. Elle n’a pas l’habitude, elle ne connait pas ces gestes d’affection, elle les rejette même, en général, mais pas d’Alastar. Elle se surprend à trouver ce contact rassurant, petite chose perdue qui se noie contre cet homme qu’elle admirait tant, celui auquel elle aurait préféré cacher de telles faiblesses. « Je sais. » Elle s’accroche à lui, elle s’accroche pour sa propre stabilité autant que pour l’aider, le sang comme stigmate des évènements, le sang comme preuve de méfaits, d’un secret trop lourd à désormais partager. « Partons d'ici. » Un regard en arrière, vers ce fantôme enragé. Un regard pour celle dont le mariage avait ruiné la vie, au sens figuré comme au sens propre, esprit revanchard s’accrochant à sa haine, refusant toute paix. Des adieux silencieux, à celle qu’elle ne connaissait pas, pour qui elle avait une drôle de compassion. Elle avait dû être belle, autrefois. Elle avait dû avoir des espoirs, et le si jeune coeur regrette presque de ne pouvoir dire ce qui l’attache plus que jamais à la lignée Rackharrow, elle sait ce qu’aimer à la folie peut pousser à faire. Sissi avait envisagé d’écarter toute potentielle prétendante de la vie de Kenan, mais elle avait abandonné, elle avait rendu les armes. Elle serait l’amante, l’illégitime, si le jeune homme ne se lassait pas d’elle avant. « Accrochez-vous.. » souffle-t-elle, pour le prévenir qu’elle enclenchait le transplanage. Les rôles s’étaient inversés, et pour une fois elle aidait celui qui l’avait tant de fois sortie d’épineux dilemmes magiques.

…*…

La sécurité de la boutique. Le silence de l’arrière boutique. Sissi reste muette, un moment. Ca s’étire un instant, elle reprend son souffle. Fragilité psychologique. Quelque chose vibre sur l’établi, un bijou qui semble entrer en résonance avec la sorcière, un travail qui n’est pas terminé, qui est encore trop lié à elle, trop peu au futur propriétaire. « Ce qu'il s'est passé là-bas... J'espère que ça ne t'a pas trop affectée. Et que je peux avoir confiance en toi. » Et ça cesse de bouger tandis qu’elle relève ses yeux vairons vers le mangemort. Est-ce que ça l’a affectée ? Il n’imagine pas à quel point. Ca n’est pas la mort, le problème, c’est la magie, toute cette noirceur si tentante, drogue inavouée d’une enfant qui ne connait pas les limites, qui les repousse trop vite, trop tôt. Que serait-elle, à ce rythme, dans dix ans ? Les monstres sifflants soufflent sur les plaies de l’âme.

Elle attrape la main masculine pour toute réponse et le guide vers les escaliers, vers l’appartement situé au dessus de la bijouterie. Il est étonnamment clair, décoré de bois blancs, paradoxe net avec la personnalité de la propriétaire. Une table ronde se trouve en évidence, couverte de tas de grimoires, de parchemins, une plume encore en train d’écrire seule. Le canapé gris se situe non loin d’un mur servant de bibliothèque, étagères pleines d’ouvrages plus obscurs les uns que les autres. La pièce ouverte laisse entrevoir le lit dissimulé derrière des voilages fins et la cuisine, plus loin, où une autre table vide n’attend personne. Daksha tranche sur le sol de bois beige, mouvement fluide qui redresse la tête face à l’intrusion évidente, car peu étaient ceux qui avaient droit d’asile à cet étage. « Du ssssang. » La créature lèche l’air, capte les effluves.

Toujours pas un mot. Sissi passe du côté de la salle de bains, où elle récupère un gant qu’elle mouille et qu’elle lui ramène, ainsi qu’une fiole de potion. « Vous pouvez vous débarbouiller. Et ça vous aidera à récupérer un peu. » Rien d’extraordinaire toutefois les extraits de venins, défaits de leur potentiel mortel, pouvaient faire des miracles lorsqu’il s’agissait de calmer les douleurs. Ou les nerfs. Elle se déplace encore, attrape une assiette, découpe un morceau de tarte au citron - péché mignon de Kenan - avec une petite fourchette qu’elle lui tend. « Vous avez dépensé trop d’énergie, inutile d’envisager de partir d’ici sans avoir avalé cette tarte, Daksha y veillera. » Protectrice. Elle est protectrice envers Alastar, elle dévoile cette facette, elle laisse transparaître son affection.

En s’asseyant, elle le détaille. Ils font peine à voir, n’est-ce pas ? Comme extirpés d’un cauchemar. « Je ne suis pas occlumens, monsieur. » Elle est sérieuse, terriblement sérieuse, le ton de sa voix ne laisse aucun doute. « Toutefois les secrets sont mon métier. Vous avez tué votre femme, soit. Vous êtes Legilimens, très bien. Savez-vous combien de sorciers et sorcières viennent me commander, chaque jour, des bijoux capables d’empoisonner lentement et sûrement quelqu’un ? » Trop, bien trop. Les commandes sont nombreuses, les objectifs trop flous, sans aucun doute bien néfastes. Sissi n’est pas idiote, elle sait bien que ce ne sont pas toujours de simples précautions. « Vous n’avez rien à craindre. Non seulement je tiens à votre sécurité mais égoïstement, je n’ai aucune envie de perdre vos précieuses connaissances. » C’est un peu taquin, certes, mais c’est une vérité, il est la source d’un savoir dont elle admirait l’étendue, il est celui qui sait l’aider sans ordonner, qui sait conseiller sans contrer, qui accepte ce qu’elle est, en un sens. « Un bouquin signé Rackharrow ne vaut pas un Rackharrow de chair et d’os. » Sourire doux, qui orne l’affirmation. Parfois, elle peut être mignonne, même si cela ressemble à une impossible équation.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 22 Jan - 22:35

avatar
avatar
profil
Je suis : Haeny , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 07/01/2016 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 643 hiboux. J’incarne : Sam Riley , et l’avatar que je porte a été créé par : Eden Memories (Bazzart) . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Cordelia Pevrell, Deimos Carrow Je parle en : color=#cc0000



Je suis âgé de : 32 ans , et j’ai le sang : pur, mais, pensez-vous réellement que ça ait la moindre espèce d'importance ? Moi, je m'en fiche. Dans la vie je suis : Fugitif, ancien brigadier pour le ministère J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Veuf, le fantôme de son ex-femme rôde quelque part sur une falaise du Pays de Galle
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

A
lastar faisait peine à voir et il commençait doucement à en prendre conscience. Il tenait à peine sur ses jambes, et tremblait sans vraiment pouvoir se contrôler. Il se sentait atrocement faible. En baissant les yeux sur ses vêtements, il constata que ces derniers étaient maculés de sang. Le sien. Le brigadier releva les yeux vers la rousse à qui il devait la vie, malgré lui. Il se serait bien passé de tous ces rebondissements, et aurait préféré renvoyer une autre image que celle d'un veuf condamné à sceller l'âme de son épouse au prix de sa vie. Il faisait pitié, et il en prenait un coup. Erzsébet, pour sa part, ne semblait pas lui en tenir rigueur. Au contraire, la rousse restait étrangement silencieuse à l'entente de sa question. Il aurait aimé qu'elle le rassure quant à ses intentions. Un simple "oui" lui aurait suffi. Au lieu de cela, Sissi agrippa sa main pour l'entraîner à l'étage, un lieu qui lui était encore inconnu.

Son appartement. Daksha l'accueillit d'un sifflement, et semblait lui prêter étrangement attention. Rackharrow n'entra que lorsque son hôte l'invita à s'asseoir à une table. Il s'assit sans oublier que la sorcière ne lui avait toujours pas répondu. « Vous pouvez vous débarbouiller. Et ça vous aidera à récupérer un peu. » Elle lui tendit un gant ainsi qu'une fiole, certainement une potion de soin. Alastar l'avala sans s'attarder sur le goût peu ragoûtant du breuvage. Il passa ensuite le tissu légèrement humide sur sa peau tâchée de son propre sang. Il continuait à fixer Erzsébet avec méfiance. « Vous avez dépensé trop d’énergie, inutile d’envisager de partir d’ici sans avoir avalé cette tarte, Daksha y veillera. » Elle déposa un morceau de tarte au citron sur la table, juste devant lui. Erzsébet se montrait étrangement avenante, protectrice même, à son égard. Il ne lui connaissait pas ce genre d'attitude. Mais Alastar reporta bien vite son attention sur la pâtisserie, qu'il fixait avec envie la pâtisserie. Non pas qu'il adorait ça, mais n'importe quel met sucré l'aurait ravi, en cet instant même. Sans vraiment baisser sa garde, il se saisit du couvert et avala une portion de la tarte. Presque aussitôt, il sentit le citron fondre dans sa gorge et son corps se revigorer. Alastar poursuivit sa dégustation, se retenant maladroitement pour ne pas engloutir la pâtisserie en dix secondes.

Enfin, Grimstone prit place face à lui, apparemment décidée à résoudre le problème qui les occupait. « Je ne suis pas occlumens, monsieur. » Il manqua de s'étouffer. « Toutefois les secrets sont mon métier. Vous avez tué votre femme, soit. Vous êtes Legilimens, très bien. Savez-vous combien de sorciers et sorcières viennent me commander, chaque jour, des bijoux capables d’empoisonner lentement et sûrement quelqu’un ? » Rackharrow l'écoutait d'une oreille, seulement. Il prit le temps de terminer son assiette avant de se caler dans le creux de sa chaise, mal à l'aise. « Elle te l'a dit pas vrai... Bien sûr qu'elle te l'a dit. » Il ne put retenir un rire jaune, empreint d'ironie et de dégoût.  « Qu'est-ce qu'elle a bien pu te raconter d'autre ? » Si Erzsébet savait, si Òr lui avait raconté les supplices qu'il lui infligeait au moyen de son don, comment pouvait-elle se tenir face à lui comme si rien ne s'était passé, et lui offrir un morceau de tarte ? C'était insensé. Soit Sissi connaissait la vérité mais avait décidé de l'ignorer, soit elle garderait cette information pour s'en servir. Il fut pris soudainement d'une envie de l'oublietter sur le champ. « Vous n’avez rien à craindre. Non seulement je tiens à votre sécurité mais égoïstement, je n’ai aucune envie de perdre vos précieuses connaissances. » Ces quelques paroles arrivaient bien trop tard, mais eurent au moins le mérite d'apaiser quelque peu le brigadier. Ainsi, Erzsébet voulait apprendre ? Alastar soupira. Était-il seulement capable d'enseigner ce genre de choses ? Apprendre l'occlumancie, cela impliquait de tenter des intrusions dans l'esprit de l'élève. C'était une pratique violente et non sans conséquence. D'autant que sa legilimancie était instable, et lui avait déjà valu de très mauvaises expériences... « Un bouquin signé Rackharrow ne vaut pas un Rackharrow de chair et d’os. »

Le brigadier se releva froidement. « Je ne sais pas, Erzsébet. » C'était sincère. Il n'avait aucune envie de lui mentir après tout ce qu'ils venaient de vivre, après ce qu'elle venait d'accomplir pour lui. Et quelque part, il s'en voulut de ne pas répondre de manière favorable à cette demande. De ne pas lui offrir ce qu'elle méritait, au fond. « Apprendre l'occlumancie, c'est me laisser entrer dans ta tête. En as-tu seulement conscience ?  » Il secoua la tête, de plus en plus convaincu qu'il s'agissait d'une mauvaise idée. « Je pourrais découvrir des choses... sur ton passé, tes relations, tes blessures les plus secrètes. Je pourrais te briser rien qu'en te faisant revivre tout cela... On ne pratique pas et on  n'apprend pas ce genre de chose sur un coup de tête. » Bien sûr, elle avait ses raisons. Et celles-ci étaient tout à fait légitimes, d'ailleurs. Mais il était loin d'être celui qui pourrait lui enseigner ces techniques aussi dangereuses que complexes. « Tout ce dont j'ai besoin aujourd'hui, c'est de ta parole. Personne ne viendra te demander quoi que ce soit sur Òrfhlaith, si tu restes discrètes à ce sujet. Pesonne.  » Quant à ses secrets... C'était peut-être égoïste, mais il n'était pas ne mesure de l'aider pour ça en ce moment. Sans doute était-il influencé par ce qui venait de lui arriver, par cette semi-mort qui l'avait plus chamboulé qu'il ne voulait l'admettre...

Alastar s'écarta. Il préférait partir, rentrer chez lui, soigner ses blessures. Et éventuellement réfléchir à tout ça. Mais prendre une décision sur le moment lui semblait complètement irraisonné et précipité. De plus, il devait bien reconnaître que l'image d'Òrfhlaith révélant les sombres méandres de son passé à Erzsébet le mettait étrangement mal à l'aise. Emmener Sissi à cet endroit avait été une terrible décision, et il ne referait plus jamais cette erreur.


© Starseed








_________________

Parchemin envoyé Mar 24 Jan - 19:56

avatar
avatar
profil
Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
raise your wand
 
Darkness there, and nothing more.
« I can say with certitude that superstitions are more deleterious than black magic. » - Sagey Malik.

O
rfhlaith le lui a dit, oui mais Sissi ne comprend pas quel est le problème, elle ne le juge pas, elle n’a pas l’impression d’avoir l’air de le faire non plus. « Qu'est-ce qu'elle a bien pu te raconter d'autre ? » Froncement de sourcils. Il se méfie. Il envisage certainement de l’oublietter mais elle se dit qu’il l’aurait déjà fait s’il n’avait pas eu la moindre confiance en elle. « Orfhlaith Travers, union stérile. » répond-t-elle calmement. Alastar n’avait pas eu d’enfant, l’épouse n’en portait pas à sa mort, finalement un mariage infructueux qui avait pris fin tragiquement. « Elle affirme que vous auriez fait un très mauvais père, qu’elle vous a aimé et fait du mal parce que ça n’était pas réciproque. » Elle est honnête, elle n’a aucune raison de cacher au Rackharrow ce qu’elle a appris, ce qui lui a été révélé entre les murs du sombre manoir. Est-ce qu’elle aurait dû en être horrifiée ? Oui. D’autant plus parce qu’elle aimait Kenan, parce qu’elle avait une relation loin d’être chaste avec le jeune homme, sans certitude qu’elle ne finirait pas en maîtresse sacrifiée. Ca n’est pourtant pas ce qui la repousse ou l’effraye, elle est là, elle cherche à l’aider comme elle le peut. Peut-être en vain. « Vous pensez vraiment que je vais vous condamner parce que vous l’avez punie par des moyens peu louables ou parce qu’elle a terminé en bas d’une falaise ? » La logique voudrait que oui, la logique devrait la pousser à fuir, à le regarder différemment, sans toute cette compassion, cette sorte d’admiration dérangeante. Cette affection qu’elle ne cache pas, pas à cet instant.

Et puis elle glisse, la conversation, elle glisse vers l’apprentissage, vers les talents qu’Alastar pourrait transmettre. En réalité, au moment où elle avait prononcé les mots, elle n’avait pas songé à s’initier à l’occlumancie, elle envisageait plutôt l’idée que sans lui, elle aurait perdu bien des occasions de se perfectionner, alors elle fronce les sourcils, elle écoute. « Apprendre l'occlumancie, c'est me laisser entrer dans ta tête. En as-tu seulement conscience ?  » Il secoue la tête, si froid soudainement. Elle ne dit rien. Que pourrait-elle dire, après tout ? Pourrait-elle vraiment prétendre que de telles facultés ne la fascinaient pas ? Il saurait qu’elle ment, il la connaissait finalement bien trop pour se faire berner par de la fausse innocence. «  Je pourrais découvrir des choses... sur ton passé, tes relations, tes blessures les plus secrètes. Je pourrais te briser rien qu'en te faisant revivre tout cela... On ne pratique pas et on  n'apprend pas ce genre de chose sur un coup de tête. » Un soupir s’extirpe des lèvres de la jeune femme qui se cale contre le dossier de sa chaise, croisant une jambe sur l’autre. L’attitude change, moins timide, moins sage, facette silencieuse autant qu’expressive, paradoxe doucement visible. « Je n’envisageais pas d’apprendre. Si vous voulez que je sois honnête, je vais l’être : il se peut que je ne sois pas la seule à être affectée par l’expérience. Je ne vous demande pas de faire de moi une Occlumens de talent, c’est impossible, simplement de partager les clefs, des bases. » Elle n’y va pas par quatre chemins, la Grimstone. Il a lui-même implanté l’idée, il a suggéré sur un malentendu, comme si il lui semblait naturel qu’elle veuille se servir de ce qu’elle avait découvert. « On ne brise pas un objet déjà cassé, monsieur. Ce que j’ai vu de vous aujourd’hui correspond à vos propres blessures, vos secrets. La confiance ça marche dans les deux sens. »

« Tout ce dont j'ai besoin aujourd'hui, c'est de ta parole. Personne ne viendra te demander quoi que ce soit sur Òrfhlaith, si tu restes discrètes à ce sujet. Personne.  » Il va s’en aller, c’est sans équivoque. Elle ne cherche pas à le retenir, elle n’a aucune raison de le faire, la journée a été difficile, noyée de rebondissements inattendues et d’émotions fortes. Il veut une parole qui finalement vaut bien moins que ses actes, moins que ses gestes. « Je ne dirais rien, Alastar. » a-t-elle soufflé, comme une évidence. Entrevue complexe, portant à la réflexion, nécessitant l’absolue sincérité de l’autre. Ca ne serait peut-être plus pareil.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : dialogues italiques.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



 

« Darkness there, and nothing more. » ≤ (ALASTAR)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» | When Darkness Falls
» Star Wars KotOR : Age Of Darkness V2
» mansion of darkness
» HEAVENSBEE ► hello darkness, my old friend
» « born in the darkness. » Ϟ WILLOW&OZ.

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
WDWF - So we can learn to pick ourselves up. ::  :: Pré Au Lard-