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Shine it when I'm alone | Erzsébet & Kenan

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Parchemin envoyé Lun 4 Avr - 10:21

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 841 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys, Hishnack & Texas-Flood ♥︎ . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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Shine it when i'm alone.
“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
- Christina Perri, Lonely.

L
e baiser est brûlant, empressé, impulsif. Le baiser rend le souffle court quand ses mains se perdent contre sa nuque. Langoureux, quand elle profite. Il n’est pas en travers de leur chemin. Elle ne veut pas qu’il parte, elle ne veut pas le perdre, elle ne veut pas que leurs routes se séparent. A défaut de.. rien du tout. Elle ne veut pas savoir. Sentiments disproportionnés qui s’intensifient au fil des jours, à mesure que le temps défile et menace de faire imploser la bulle de leur bonheur éphémère. « Je ne veux pas choisir.. » Un souffle contre ces lèvres qu’elle rattrape, qu’elle dévore de sa tendresse aux accents d’urgence. « Elle ne veut pas choisir entre nous ; je refuse de choisir entre vous. » Le contact irradie toujours, il éveille les souvenirs partagés, en un battement de cils enflamme les désirs enfouis. Peut-être est-il le diable derrière ces yeux clairs, pour passer outre les barrières, pour faire de la glace un infini brasier. Elle ne s’extirpe de son emprise qu’en percevant le sifflement de Daksha, avertissant de l’arrivée d’Ezster, tentant comme toujours de commenter ce que la mère de famille ne pouvait comprendre. Reposant ses mains contre ses jambes, Sissi tente de reprendre contenance. Les émotions étaient forcément un problème, elles étaient plus extrêmes encore après les crises. « .. puis ça pourrait être pire. Imagine, j’aurais pu être sang-mêlée. Autant qu’elle positive. » Tentative d’humour. Ils avaient tous deux eu leurs erreurs, Kenan et son amour de jeunesse au sang impur et elle, avec un traitre à leur sang. Soyons honnêtes, la situation du pays n’était pas propice à un nouveau dérapage de ce type. Mieux valait encore que le conflit se porte sur la désapprobation à propos d’une amitié brisée plutôt que sur des soupçons plus graves ; les irréversibles conséquences d’amourettes entre les classes sociales.

« Tu devrais jeter ce truc. » La voix d’Eszter aux accents différents de son époux s’est élevée dans la pièce tandis que, d’un geste de baguette, elle écartait les divers objets de la table basse pour y déposer le plateau repas. Dans son tailleur-jupe gris, elle avait quelque chose de très stricte et pourtant infiniment élégant. Son regard émeraude s’est posé sur Kenan, le transperçant de son air félin. « La magie noire est.. » « Proscrite dans ta lignée d’aristocrates coincés. » Encore un duel visuel qui s’installe, plus intense qu’avec Soren - il était plus tolérant, plus ouvert. Ezster avait l’éducation d’une noblesse guindée, et si par son rôle d’ambassadrice elle avait un don certain pour apaiser les tensions, la diplomatie s’avérait complexe face à sa benjamine, trop peu encline à la communication. Finalement, le sujet revenait sans cesse puisqu'unique source de conflits. « Elle abîme le corps et l’esprit. » Les incessantes leçon de morale de la mère étaient une mise en garde, des conseils appuyés, elle savait qu’elle ne pourrait jamais empêcher Sissi de faire ce qu’elle désirait, résignée en un sens. Trop de paradoxes dans l’attitude de ces parents tolérants et parfois strictes, de ceux qui communiquaient sans tabous et réprouvaient pourtant sévèrement certaines pratiques - sans bizarrement interdire. L’interdiction n’existait presque pas. « Nous faisons nos choix et en assumons les conséquences. » La conversation prend aussitôt fin. Elle venait de rappeler les préceptes même par lesquels ils avaient grandi. Eszter a ainsi souhaité un bon appétit à Kenan, espérant que le plat lui convienne et est retournée à ses occupations.

A l’évidence, Erzsébet gardait cette alliance par pure provocation, par profond esprit de contradiction. « Désolée pour cette scène. » a-t-elle soufflé, passant une main dans la cascade de cheveux roux. « A l’entendre on croirait presque que je suis nécromancienne. » La note d’humour est un peu amère. « Ils ne sont pas comme ça, d’habitude. Le côté donneurs de leçons est une façade pour feindre une image lisse. Père te dira ce qu’il veut mais sa collection de livres n’est pas toute blanche et ma mère peut jouer l’épouse irréprochable tant qu’elle veut, ses méthodes politiques ne sont pas toujours innocentes. » C’était gênant, tout ce cinéma. Comme si le fait d’ouvrir la porte à un Rackharrow était une sorte d’approbation de leurs travers, de ceux de leur fille d’ailleurs. Façon détournée d’avertir Sissi qu’elle avait une certaine liberté de choix mais pas un droit à la folie. « Ils apprendront à te connaître et là, tu verras leurs qualités. » Elle se redresse, murmure à son oreille. « Tu les verrais à des dîners, de vrais mondains décomplexés. » Les dents qui jouent contre le lobe de l’oreille ; décomplexés, ce que la rousse n’était théoriquement pas.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 10 Avr - 10:36

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Les minutes s'allongent quand le souffle s'écourte. Le myocarde a repri un rythme effreiné en quelques secondes à peine, le temps que les lèvres se caressent, que les notes de désespoir se mêlent  à cet échangé exalté. Les mains glissent, s'accrochent, éperdument. Elle ne devrait pas. Il faudrait qu'elle se ressaisisse, qu'elle se rende compte, qu'elle anticipe ce qu'il refuse de voir. Mais elle ne s'y prête pas, et tandis que ses lèvres frôlent les siennes dans un frisson d'envie, l'instant de réflexion prend la poudre d'escampette. « Je ne veux pas choisir.. » Elle le rend fou. Impossible de raisonner, impossible de garder les idées claires quand elle lui souffle un millier de sous-entendus en quelques mots. Il refuse de couper ce contact charnel, s’empare de ses lèvres, la fait basculer contre son torse, plus près, comme s'il n'en avait jamais assez. Mais elle se détache, elle lui échappe tendrement, continue sur sa lancée : « Elle ne veut pas choisir entre nous ; je refuse de choisir entre vous. » Elle a sans doute raison, il est simplement incapable d'y penser pour l'instant, il préfère largement se perdre sous son emprise et ne penser à rien d'autre qu'aux sensations anesthésiantes qui l'enveloppent doucement. Si le temps pouvait se figer, s'il pouvait ne jamais oublier ces moments. Kenan refuse pourtant de répondre, il est trop conscient qu'elle n'aura pas à choisir, qu'on choisira pour eux... et quand la peur s'insinue, il s'efforce de la noyer sous leurs baisers passionnés, sous les gestes indécents d'une main qui glisse, d'un vêtement retroussé qui dévoile un peu trop la peau à vif.

Si la séparation physique est indéniable quand la demoiselle se détache pour adopter une posture bien plus sage sur le canapé, l'air reste chargé de tensions et le regard de promesses indicibles. Ces yeux qui la fixent avec une intensité telle qu'il serait impossible de ne pas percevoir qu'il se trame quelque chose. Kenan se doute qu'elle n'a pas rompu leur proximité par plaisir, il lui suffit d'un coup d’œil pour le deviner, et s'il se retient de remédier à l'espace inacceptable qu'il y a entre eux c'est certainement pour cette raison. Choix judicieux quand la mère d'Erzsébet franchit le seuil de la porte et pose le plateau sur la table devant eux. Un petit sourire sur les lèvres en guise de remerciement. Un Kenan complètement silencieux de bout en long de cette interruption, il n'avait rien à dire, de nouveau, il n'était pas à sa place. Il semblait y avoir une étrange tension entre la mère et sa fille, qui s'était installée dans la pièce aussitôt que les regards s'étaient croisés. Et tout reprend son cours quand l'ambassadrice prononce quelques mots et s'en va, sur un : « Merci beaucoup, madame Grimstone. », bien élevé. Décidément, Irvin n'en croirait pas ses oreilles si on lui racontait le comportement de son fils.

Erzsébet s'excuse pour les réactions de ses parents. Seulement, maintenant qu'ils sont de nouveau seuls, Kenan s'en moque complètement. Face à eux, c'est autre chose, bien sûr. « Ils apprendront à te connaître et là, tu verras leurs qualités. » Difficile de savoir s'il faut se réjouir ou s'inquiéter de l'emploi du futur. Et s'ils n'avaient pas vraiment le temps d'apprendre à le connaître ? Peut-être même ne le voudront-ils pas, d'ailleurs. Ils s'étaient montrés plus accueillants qu'il n'aurait pu le croire envers le fils Rackharrow qui aurait parié ne jamais mettre les pieds ici de toute son existence. A peine le temps d'ouvrir la bouche pour s'exprimer que le murmure lui coupe la parole avant qu'il n'ait pu prononcer quoique ce soit. Ce n'était pas tant les mots que la façon de les délivrer, les dents qui jouent sur le lobe de l'oreille, la chaleur qui n'en attend pas moins pour remonter doucement. « Erzsébet... » La voix est éraillée, le son s'éteint dans l'élan de l'air qu'il tente d'inspirer, brusquement. Kenan emprisonne ses avant-bras, la fait basculer sur le canapé où elle se retrouve assise par la force des choses, enchaînée désormais au corps du sorcier au-dessus d'elle. Le regard scrutant l'ambre et l'émeraude qui se côtoient dans une harmonie déboussolante. « Tu devrais te tenir tranquille, pour une fois. » Le timbre n'a pas changé, rauque, assombri. Une pointe d'agacement, entremêlée d'un bouquet de sentiments plus contradictoires les uns que les autres. Tandis qu'il mordille la lèvre de sa prisonnière, un souffle s'échappe : « Il faut que tu manges, que tu te reposes et que je rentre. » Oh, il faudrait, évidemment. Mais entre les mots prononcés et les paroles à leur opposé, il semblait y avoir un monde. La raison murmure, que le cœur l'ignore complètement. Et s'il lui souffle le bon sens, son corps traduit autre chose. La langue court le long du tatouage, la tête tourne calmement, l'enivre langoureusement. « Et ce n'est pas une proposition, c'est un ordre. » Qui aurait peut-être fonctionné s'il en était lui-même plus convaincu. S'il cessait de véhiculer ce vent contraire.                                      
                                                             


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
Parchemin envoyé Dim 10 Avr - 20:20

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :

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«
 Erzsébet... » Le prénom complet. La voix éraillée, plus sombre. Electricité palpable quand il la retourne, quand il la place sous son poids, dans la prison de son corps contre le sien. « Tu devrais te tenir tranquille, pour une fois. » Les billes obscurcies la fascinent dans leurs nuances et à l’agacement qui pointe, elle ne répond que par un baiser, alors qu’il mordillait sa lèvre inférieure. Un baiser provocateur et paradoxalement presque aimant. « Il faut que tu manges, que tu te reposes et que je rentre. » Il dit ce que sa raison ordonne, ce contre quoi son corps se révolte, à l’évidence. La langue sur les contours du tatouage de son cou lui arrache un soupir, puis un sifflement mélodieux, presque aussi clair que si elle lui avait murmuré l’envie au creux de l’oreille. « Et ce n'est pas une proposition, c'est un ordre. » L’affirmation se fait d’autant plus paradoxale qu’elle ne peut pas se soustraire à ses passions indécentes - il savait raviver un feu dont elle ignorait tout. Un feu autrefois piégé dans la glace. « D’accord.. » abdique-t-elle enfin. Elle sait qu’elle ne tiendra pas la distance, qu’elle est trop fatiguée pour aller jusqu’à se noyer dans la luxure, cette même luxure dans laquelle il lui apprenait à se perdre, à s’abandonner. Ca avait dérapé et depuis, ils refusaient de se résoudre au raisonnable, noyant l’excès de leurs sentiments avant qu’on ne les arrache l’un à l’autre.

Elle se redresse un peu, se libère de son emprise et reprend son souffle. La tête lui tourne légèrement et elle consent ainsi à regarder les deux assiettes. De la viande en sauce, du riz et des légumes, un repas bien équilibré qu’elle avait plutôt intérêt à finir si elle ne voulait pas se faire sermonner deux heures par sa mère - et sans doute un peu par le brun à ses côtés. Elle coupe un bout de la viande et, malicieuse, la glisse entre les lèvres du jeune homme. « Tu ne peux pas en faire de la tarte au citron.. ma vertu est sauve.. » L’oeil mutin croise le regard bleu, souvenir d’une longue nuit dont aucun des deux n’était sorti réellement indemne, émotionnellement parlant. Elle attrape une assiette qu’elle pose sur ses propres genoux en s’installant contre Kenan, le dos contre son torse, écoutant sa respiration. C’était agréable parfois, de sortir de la solitude, et il avait plutôt bien accepté sa crise, de sorte qu’elle ne cherche pas à le repousser, à l’écarter d’elle. Si le temps pouvait se figer, elle voudrait simplement le passer ainsi, à manger en tête à tête, dans le calme, loin d’une société dont elle ne comprenait plus l’étendue des folies.

« Kenan.. ? Je suis vraiment bien avec toi.. » Est-ce qu’elle le lui avait déjà dit ? Elle ne sait plus. Elle l’a pensé, elle n’est pas certaine de l’avoir exprimé, et pendant qu’elle tente consciencieusement de manger ce que sa mère a décidé de leur faire avaler - d’autant qu’elle est réellement douée en cuisine -, Sissi se concentre pour ne pas penser à l’avenir.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Sam 16 Avr - 9:12

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Elle consent à s'éloigner, à écouter ces mots qui forcent leurs corps à se séparer pour préserver le peu de raison, d'énergie d'ailleurs aussi, qu'il leur reste. Surtout en ce qui la concernait, elle. Après ces états étranges qu'elle lui avait laissé voir, ces crises dont il ignorait encore tout, Sissi avait réellement besoin de repos. Ce n'était pas l'envie de se noyer dans des tourbillons de passion qui lui manquait, bien loin de là. Mais ce serait terriblement irresponsable puisque tout démontrait que la demoiselle ne tiendrait pas le coup ce soir. Tandis qu'elle accepte, il glisse une main dans la cascade de cheveux roux et lui souffle à l'oreille de manger tant que c'est encore chaud. Peut-être l'envie de contre-dire lui prend-elle encore quand elle porte malicieusement un morceau de viande aux lèvres du jeune homme qui ne peut s'empêcher de sourire devant son entêtement. S'ils avaient énormément de différences en termes de caractère, il devait bien avouer que là-dessus au moins, ils se rejoignaient. « Tu ne peux pas en faire de la tarte au citron.. ma vertu est sauve.. » Un petit rire s'échappe comme il ajoute : « Ne parles pas trop vite. Tu m'as déjà prouver pouvoir transformer le geste le plus banal en quelque chose d’excessivement érotique... » La mine qu'elle arbore lui arracha un autre rire. Deux doigts tracent doucement un chemin de la pommette jusqu'au menton, tandis qu'un regard amusé cherche les billes hétérochromes. « A ton insu, peut-être ? » Il taquine mais les propos restent pourtant sérieux. Par moment, il ne suffit à la jeune femme que d'un mot, le plus plat du monde pourrait-on pourtant penser, pour qu'elle parvienne à incendier la raison de son amant. Un geste aussi banal qu'une main qui balaie nonchalamment les cheveux pour les faire passer d'un seul côté du visage, dévoilant l'épaule, la base du cou, pouvait avoir des effets dévastateurs en une fraction de secondes. Qu'elle l'ignore peut-être la voilait d'une innocence qui la rendait irrésistible. Tout avait basculé si vite depuis que la conscience de cette attraction, qui datait sans doute de plus longtemps que Kenan ne voulait bien l'admettre, s'était révélée enfin. Dès lors, leur relation s'était muée en un temps désastreusement record, leur laissant à peine l'occasion de réellement comprendre, les enjoignant presque malgré eux dans les bras de l'autre, constamment, sans qu'ils ne trouvent la force ou l'envie de l'empêcher.

Elle a posé une assiette sur ses genoux, est venue plaquer son dos contre le torse du Gryffondor qui ne peut s'empêcher de dessiner des tracés invisibles sur les épaules, sur les bras découverts, du bout des doigts. Il semble parfaitement absent, bercé par le silence qui ne se trouve dérangé que par le bruit des couverts de Sissi. « Kenan.. ? Je suis vraiment bien avec toi.. » C'est si spontané. Il se fige un court instant, comme s'il cherchait à comprendre le sens de ses paroles. Il se rend compte du cocon surnaturel dans lequel ils se réfugient – du moins, pour sa part. Quand Circée le repousse, par exemple, créant une plaie béante qu'elle refuse de laisser cicatriser, par son comportement, son frère ne s'apaise enfin qu'en présence d'Erzsébet. Il s'éclipse, la retrouve à la boutique où il pourrait passer des heures à la regarder travailler, à détailler la moindre parcelle de son corps dans un silence religieux. Alors, seulement, il se sent bien. En un sens, il comprend bien ce qu'elle veut dire et, quelque part, ça l'effraie. Kenan pose ses lèvres sur l'épaule de la sorcière, avant de souffler : « Tu ne devrais pas dire ce genre de choses, princesse. C'est le début de l'attachement... Et si on s'attache trop, je serai incapable de te laisser partir... » Il pouvait être, parfois, d'une sincérité désarmante. Et pour l'avoir déjà expérimenté, pour s'être déjà trop attaché, une fois dans sa vie, Kenan ne doutait pas de la véracité de ses mots. D'où l'incertitude, la crainte, le doute même. Par amour, il avait brisé les conventions d'une éducation ancrée dans ses veines, dans ses gènes, alors qu'il ne s'en serait jamais cru capable. Ce qu'il serait à même de faire, cette fois, l'effrayait sincèrement. Jamais il n'était tombé dans l'excès à ce point auparavant, jamais son corps n'avait été si viscéralement attiré par un autre. Et si l'esprit s'était forcément embrumé par le passé, il ne s'était jamais retrouvé au bord de la folie, comme en présence de Sissi. Ils s'engouffraient tant dans la démesure qu'il ne prenait même plus la peine de s'en rendre compte.

Les assiettes sont vides, désormais. Et c'est à contrecœur que Kenan s'extirpe du canapé. Il n'aurait pas refusé l'idée d'une nuit en compagnie de la demoiselle, bien que purement platonique. Le simple fait d'être auprès d'elle lui aurait permis de bien mieux dormir que seul dans sa chambre. « Si je ne m'en vais pas, tu ne te reposeras jamais. » Doux murmure contre ses lèvres qu'il est venu cueillir une dernière fois. Il fallait surtout qu'il s'en aille avant de ne plus chercher à combattre l'envie irrépressible et complètement déplacée de ne pas quitter ses appartements ce soir.                          
                                                             


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Parchemin envoyé Dim 17 Avr - 21:59

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L
e début de l’attachement, ça lui fait peur. Ca terrorise la gamine solitaire. Ca terrorise la fiancée déçue mais elle n’en dit rien. Elle se fait silencieuse, un peu intimidée par la seule idée qu’ils puissent ne plus pouvoir se passer l’un de l’autre, par sa façon de lui faire remarquer qu’elle est parfois très innocente de l’effet qu’elle peut provoquer. Le désir est une notion assez floue pour Sissi, qu’elle constate avec une certaine surprise, par moments. Kenan était moins embêté qu’elle, moins gêné surtout, il assumait sans mal les élans passionnés quand la jeune femme se laissait prendre dans un tourbillon duquel elle ressortait parfois déstabilisée. Comme si son esprit passait en mode off quelques heures, ne refaisant surface qu’une fois le volcan éteint. Elle détaille le sorcier, après qu’il soit venu capturer ses lèvres. Il va partir. Elle attrape sa manche, suit le trajet jusqu’à ses doigts qu’elle presse doucement. « Ne pars pas.. » Yeux de biche qui implore l’amant de ne pas l’abandonner, de ne pas la laisser seule avec ses démons. « .. reste jusqu’à ce que je m’endorme, s’il te plaît.. »

L’entraîner vers la chambre, l’embrasser à mi-chemin contre l’encadrement de la porte, hésiter à glisser une main sous son haut, se raviser en se rappelant que ça n’est pas raisonnable. Elle s’est détachée, finalement, ouvrant la commode pour récupérer une nuisette. Il n’a jamais eu l’occasion de réellement contempler ce qu’elle peut porter la nuit, trop souvent nue dans ses bras. « Non. Ne me regarde pas comme ça, on dirait que tu vas me manger.. » Il y avait parfois un quelque chose d’inquiétant quand la clarté de son regard prenait les teintes nocturnes, comme si de l’encre venait lentement peindre les prunelles masculines. Elle a opté pour se changer dans la salle de bains, avec une moue un peu boudeuse. L’impulsivité de Kenan lui était familière, en revanche l’aura qui l’entourait pouvait se révéler presque palpable - et si on pourrait penser, à la voir détaler, qu’elle trouvait cela désagréable, elle fuyait en réalité sa propre attraction.

« Tu viens.. ? » a-t-elle finalement demandé, en revenant, ouvrant les draps. Elle a grimpé sur le lit, s’allongeant. La fatigue se lisait dans son attitude. La tenue était moldue, ça se voyait dans ses teintes, dans ses finissions, et la sang-pur n’en était pas dérangée. Ca diversifiait et ils avaient des vêtements aussi beaux que confortables, alors pourquoi s’en priver ? Elle n’en faisait profiter personne, jusqu’alors, qui plus est. De fait, rien de honteux. Observer le plafond était moins captivant que détailler la silhouette du jeune homme, tout en se dissimulant finalement sous les draps en baillant légèrement. C’était plus éprouvant qu’elle ne voulait bien l’admettre, les crises. Ca attrapait toute son énergie et ne la lui rendait qu’après une bonne nuit de sommeil, longue de préférence. « Tu triches, Rackharrow. Tu penses tellement fort que je le lis au fond de tes prunelles. » Elle aurait aimé qu’il soit possible pour lui de passer la nuit là, de s’endormir contre elle, de s’y réveiller, de pouvoir tranquillement prendre un petit déjeuner, tout ce qu’ils ne pouvaient pas réellement faire, parce que leur relation ne devait pas trop s’ébruiter, parce qu’il devait courir travailler dans cet horrible Chaudron Baveur.

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Parchemin envoyé Lun 18 Avr - 20:26

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I had a way then, losing it all on my own. You show the lights that stop me turn to stone.


Un sourire en coin quand les doigts de la jolie demoiselle attrapent la manche du blouson. Un frisson quand elle le supplie de ne pas s'en aller. Elle n'est absolument pas raisonnable mais peut-être que le ton lui semble légèrement emprunt d'angoisse, alors qu'elle lui demande de bien vouloir attendre qu'elle s'endorme pour quitter ses appartements. Comment refuser ? Comment lui refuser quoique ce soit, d'ailleurs ? Il perdait le fil à tel point que le moindre de ses caprices pourrait lui sembler logique. Elle lui aurait demandé la lune qu'il aurait fait son possible pour la lui offrir. Il s'engageait sur une voie dangereuse à raisonner ainsi et il ne s'en rendait absolument pas compte. L'ampleur même de leur relation lui échappait. Jusqu'à ce que, par moment, le doute s'insinue, la peur s'installe. Il lui arrivait, dans un élan de conscience, de remarquer que ses états n'étaient que trop peu acceptables. Il se sermonnait intérieurement, se rappelait que leur couple ne durerait qu'un temps trop court... et puis il s'abandonnait aux joyaux bicolores qui ornaient ses yeux. Et les réflexions partaient en fumée. Inlassablement. Aussi n'était-ce pas surprenant de le voir doucement hocher la tête. « C'est si gentiment demandé », souffle-t-il, amusé malgré la demande qu'elle n'aurait pas dû formuler.

Comme un refrain qu'ils connaissent bien. Les mains se joignent, les corps se frôlent tout en se déplaçant jusqu'à la chambre, les lèvres se scellent, forcément. Et l'avidité qui rapplique aussi vite, aussi sec. Il détaille le moindre de ses mouvements, remarque jusqu'à cette hésitation qui l'a fait trembler d'anticipation, morte aussitôt pour laisser place à une raison trop souvent délaissée. Elle s'éloigne, sage décision. Pour attraper une jolie nuisette dans le tiroir de sa commode. Sissi intercepte le regard, trop sombre, de son amant qui la dévisage en se mordillant la lèvre. Les mains dans les poches de son blouson, épaule nonchalamment appuyée contre le mur, il ne cherche même pas à taire l'envie qui luit férocement dans ses yeux. Le message est clair. Si clair, qu'elle le décrypte aussitôt. « Non. Ne me regarde pas comme ça, on dirait que tu vas me manger.. » « Rassure-toi, si je dois te manger, ce sera après t'avoir fait l'amour toute la nuit. » Quelques pas dans sa direction, tandis qu'elle recule pour rejoindre la salle de bain. « Et puisque tu tiens absolument à porter ce genre de tenues indécentes, il va valoir que je puise dans mes dernières ressources pour ne pas que ça arrive, justement... si je ne te connaissais pas si bien, Grimstone, je croirais que tu le fais exprès... » Elle a le droit à un clin d’œil taquin et il la voit filer presque aussitôt. La raison lui échappe et il s'en fiche. Peut-être était-elle plus prudente qu'elle n'en avait l'air. Peut-être se doutait-elle que si elle avait la mauvaise idée de se changer juste devant lui, elle risquait de ne pas réussir à aller au bout de son geste.

Il finit par la rejoindre, presque hésitant. Elle est belle, trop pour qu'il arrive à penser à autre chose. Il l'observe se glisser sous la couverture, puis prend place sur le bord du lit, le dos appuyé confortablement mais les jambes à l'extérieur. Il lui laisse le temps de bien s'installer, de se tourner, se retourner et même de lui lancer une petite pique mi-boudeuse, mi-amusée, tout du moins sonne-t-elle de la sorte à ses oreilles. Kenan contient un rire, attire sa rouquine contre lui et dépose un baiser sur le haut de son front. « Tais-toi un peu, j'essaie, je te signale. Et tu peux me croire, c'est loin d'être évident. Alors si tu pouvais me faire le plaisir de ne pas en rajouter, tu rends la tâche plus compliquée encore. » D'une main, il caresse son bras, son épaule, son cou, sa joue et recommence, dans un doux enchaînement. La respiration calme de Kenan atteste en réalité d'une certaine fatigue. Gérer l'amas d'informations, les situations embarrassantes avec sa famille, les crises qui ont fait monter l'angoisse aussi bien que l'impuissance, cela s'est révélé plus éreintant qu'on n'aurait pu le croire. « Dors, princesse. Je reste là jusqu'à ce que tu te sois endormie, c'est promis. » Un second baiser, identique au premier, emprunt d'une tendresse loin de leur passion habituelle. Les minutes passent, le jeune homme s'est fait immobile pour ne pas perturber sa quête de sommeil. Il l'observe en silence. Dix ans, déjà. Peut-être fallait-il un temps pour tout. S'il a l'impression de s'être trompé, d'avoir trop attendu, il se rassure en affirmant intérieurement qu'ils étaient trop jeunes. Qu'il leur fallait simplement quelques années de recule et de maturité pour apprendre à apprécier l'autre malgré toutes leurs méchancetés. Dans ses bras, endormie, elle n'est plus vraiment la gamine glaciale et distante aux répliques cinglantes. Elle est une femme aujourd'hui, et pour le temps que la vie leur accorde, elle est à lui. Elle se révèle chaque jour un peu plus. Ensemble ils apprennent, ils partagent, ils se confient. Jamais ils n'auraient pu le prévoir et jamais ils ne l'auraient cru. Peut-être est-ce d'ailleurs pour ça que Kenan attend que le souffle régulier de sa belle lui annonce qu'elle s'est endormie pour lui murmurer, si bas que la voix n'est plus qu'un souffle, comme un secret qu'il garderait pour lui encore un peu. « Je t'aime. »                
                                                             


CE MESSAGE EST PARFAITEMENT APPROUVÉ PAR LE MINISTÈRE DE LA MAGIE.
 

Shine it when I'm alone | Erzsébet & Kenan

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