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Shine it when I'm alone | Erzsébet & Kenan

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Parchemin envoyé Dim 27 Mar - 0:56

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Shine it when I'm alone
I had a way then, losing it all on my own. You show the lights that stop me turn to stone.


Mars 1990

Seuls de petits tintements viennent perturber le silence de la chambre. En tailleur sur le lit, Kenan s'applique à réduire en bouillie les trois fleurs ajoutées à la mixture avec précaution. Datrix dort en boule au pied du lit, elle ronfle, immobile. Dubitatif, il attrape une petite fiole posée non loin, la scrute et se penche sur le livre qu'il avait placé devant lui pour y relire sa description. Il recherche les mots du regard. Douleur fulgurante. Perte de mobilité. Associée aux bourgeons d'asphodèle. Une goutte, il n'en faudra certainement pas plus. Dans un murmure, il demande à son éternel de le prévenir s'il risque d'être dérangé. Elle ouvre ses quatre yeux pour lui faire comprendre qu'elle a enregistré sa demande, qu'elle s’exécutera. Datrix est habituée. Elle n'approuve pas forcément les manipulations risquées dans cet environnement trop peu professionnel, mais Kenan est têtu, elle ne réussirait pas à le lui faire entendre. D'un geste prudent, il ouvre la fiole loin de son visage tandis qu'une fumée grisâtre s'échappe du tube de liquide transparent. Le bouchon sert de pipette, le sorcier capture quelques gouttes de l'extrait toxique pour les reverser dans la mixture désormais bien écrasée. Il s'empresse de refermer la fiole, sans geste brusque et ne s'autorise pas encore à respirer. Doucement, il reprend son mélange, incorpore les ingrédients les uns aux autres, concentré. Tandis qu'il ajoute la touche finale, un liquide fluide et rougeâtre, Kenan attrape sa baguette et souffle quelques paroles mâchonnées. La réaction est presque instantanée : la mixture crépite, fume et, une seconde plus tard, se solidifie pour former une pâte consistante. L'éternel pose un regard interrogateur sur son maître. « Je crois que cette fois, ça a marché. » Mais impossible de s'en assurer : la créature redresse les oreilles alors que son museau s'active, remue. « Le casse-croûte ! » Kenan lève les yeux au ciel. Était-ce pour la réplique de Datrix qui considérait le serpent d'Erzsébet comme un petit plat inaccessible, ou parce qu'il n'aurait pas l'occasion de tester sa création tout de suite ?

[…]

Le petit mot apporté par Daksha précisait au jeune homme que Sissi ne serait pas présente à la boutique aujourd'hui, qu'elle resterait certainement au manoir familial. Qu'elle lui envoie son messager rampant pour lui expliquer son absence, ça l'avait rendu presque euphorique. C'était un petit détail, pas grand-chose en somme et, techniquement, elle n'avait même pas à lui préciser ce qu'elle faisait de ses journées. Mais de deux choses l'une : soit elle considérait que le Rackharrow pourrait s'inquiéter et préférait l'avertir avant qu'il ne lui fasse une crise d'angoisse de ne pas la trouver chez elle ; ou c'était un message dissimulé pour lui faire comprendre qu'elle ne rechignerait pas à avoir un peu de compagnie. Ou alors rien de tout cela et Kenan se faisait simplement mousser tout seul. C'était l'avis de Datrix, tout du moins, qui lui assurait qu'il allait peut-être un peu loin dans son délire. Néanmoins, perché qu'il était, il ne lui en fallut pas plus pour décider de filer sous la douche, s'habiller en trente secondes, embarquer son blouson et souhaiter une bonne après-midi à sa créature.

La vue du manoir des Grimstone le paralyse de nostalgie. Son cœur se sert au souvenir de cette gigantesque bâtisse du Pays de Galles qu'ils ont été forcés de quitter en 1981. Le seul endroit qu'il serait encore capable de qualifier de « maison », ce mot qui a perdu tout son sens depuis lors. L'architecture de l'immeuble est somptueuse, elle dégage un sentiment de puissance qui force un certain respect. C'était la première fois qu'il voyait cet endroit, cette partie de la vie de Sissi. Ils avaient encore tant à apprendre l'un de l'autre. Un sourire un peu perdu, ailleurs, tandis que Kenan avance sur le domaine des Grimstone. Il ne pense pas aux aînés de la famille, il oublie presque qu'il n'est pas vraiment le bienvenu ici, que les tensions qu'ils sont supposés avoir, la fille Grimstone et lui, n'ont pas spécialement joué en sa faveur toutes ces années durant.

Kenan s'arrête un instant devant la solide porte d'entrée. Il caresse du bout des doigts le « O » que forme le heurtoir à l'apparence d'un serpent, annonçant à l'étranger sur quel domaine il mettait désormais les pieds. Un sourire en coin, comme pour confirmer qu'il en a bien conscience, qu'il prend volontiers le risque. Perché sur sa branche, le corbeau guette. Son croassement attire l'attention du sorcier qui se retourne, lui lance un clin d’œil complice. Kenan frappe trois coups, francs, et la porte ne tarde pas tant à s'ouvrir sur un sorcier à l'air strict.
Søren Grimstone jauge son visiteur sans un mot. Kenan sait aussitôt que l'homme l'a reconnu. Il soutient son regard, sans impolitesse, il était cependant hors de question de se défiler, de détourner les yeux, coupable. « Monsieur Grimstone. » « Que puis-je pour vous, jeune homme ? » La question le déstabilise, il déglutit, tente de faire bonne figure, de ne rien montrer. Il inspire. « Je suis venu voir votre fille. » Un haussement de sourcil du maître des lieux qui croise les bras sur sa poitrine. Merde. Rapidement, Kenan se rattrape. « Elle m'a demandé de venir récupérer ma commande ici. » Pourvu qu'il ne détecte pas le malaise pourtant palpable. Pourvu qu'il ne demande pas plus de précisions sur la fameuse commande. Søren n'en fait rien. Sans quitter le jeune homme des yeux, il s'écarte légèrement de l'entrée dans une invitation silencieuse et terriblement oppressante. Kenan s'engouffre à l'intérieur, obnubilé par l'impression de grandeur qui le submerge. « Erzsébet est... » Il s'apprête à lui indiquer le chemin quand Daksha descend l'escalier en sifflant, certainement à l'attention du père de Sissi. Ce dernier lève les yeux au ciel, il n'est pas fourchelangue, il ne comprend donc pas le cobra, pas plus que Kenan. Pourtant l'animal semble clair : il fait aussitôt demi-tour et au père de famille de conclure : « Daksha va vous montrer le chemin. » Si Søren est étonné du comportement du serpent, il n'en montre rien. Kenan aurait été bien incapable de savoir si Daksha avait pour habitude d'accompagner tous les visiteurs jusqu'à la jeune femme. Un remerciement est adressé au sorcier tandis que le jeune homme s'élance déjà à la poursuite du reptile.

Il pousse doucement la porte par laquelle s'est introduit Daksha, intrigué par cet univers complètement inconnu dans lequel il plonge, comme toujours, sans demi-mesure.  


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Parchemin envoyé Dim 27 Mar - 15:09

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
- Christina Perri, Lonely.

L
’aile gauche du manoir est divisée en deux, Daksha rampe avec aisance dans un grand couloir un peu sombre pour atteindre la porte menant aux appartements de sa propriétaire. Elle semble s’ouvrir seule sur le passage de la créature, laissant ainsi Kenan pénétrer dans un espace étrangement lumineux. Face à lui, une grande pièce au parquet clair, un salon paradoxalement cosy par rapport à la boutique. Le canapé est moelleux, la table basse ornée d’une bougie qui répand une douce odeur de vanille et sur le mur, une bibliothèque regorgeant de bien plus d’ouvrages qu’il n’en avait vu auprès d’elle jusqu’alors et un feu qui crépite dans la cheminée. Dans le fond, le lit n’a rien à envier au reste, orné de draps rouges, note de couleur éclatante qui tranche, perceptible sans passer l’ouverture qui mène au côté chambre de la suite. Sur la droite, une autre porte entrebâillée. L’atelier est silencieux. Sissi est repliée sur un autre petit canapé, le coussin entre les bras, le visage enfoui pour cacher le flot de larmes qui s’échappe de ses billes hétérochromes. Les émotions sont venues à bout de ses barrières. Sa dernière crise remontait à la soirée tendue auprès de Jonah, plus rien depuis, véritable miracle d’ailleurs, peu durable malheureusement. Tremblante et terrifiée, elle s’efforce de ne pas bouger, l’air refusant de s’infiltrer convenablement dans ses poumons. Sa journée avait pourtant bien commencée et elle se réjouissait de retrouver Kenan, de lui ouvrir un peu de son univers. Echec monumental.

Sur la table basse tout près, en bois d’ébène, un écrin contenant l’alliance fine en forme de serpent, toujours protégée par un bouclier magique mais dont émanait indéniablement une aura noire grésillant presque dans la bulle transparente. Le bureau sous la fenêtre est couvert de diverses lettres, matériaux et parchemins, dans un ordre méthodique et sur les étagères, des bijoux apparemment en cours de réalisation, par-ci, par-là. Elle était en train de travailler quand l’angoisse l’a prise à la gorge, la forçant à poser sa baguette et se recroqueviller, silencieusement, instinct de survie contre le cobra qui, déjà, réagit.

Le sifflement est lugubre, dangereusement menaçant quand l’animal se redresse, déployant la coiffe caractéristique de son espèce et son corps imposant. Le reproche est net, même pour quelqu’un qui ne comprend pas la langue utilisée - faiblesse intolérable, devoir de se relever. Erzsébet ne bouge pas, elle reste prostrée pendant plusieurs longues minutes. « Laisse-moi. » Refus d’obtempérer. La rouquine relève le visage et plante son regard bordé du mascara qui a coulé dans celui du serpent. Duel visuel qui s’éternise. « Interdit de faiblir. » rappel de ses propres leçons de l’époque où Daksha n’était qu’un petit être fragile. La colère couve, les crochets en évidence, alerte de la morsure en approche. Elle finit par se redresser, sifflement autoritaire entre les dents qui fait plier le cobra, lui fait baisser la tête, le pousse à reculer sous le fauteuil, dans l’angle. « C’est encore moi qui décide, Daksha. » Certains sont plus dociles, certains sont plus facile à dresser. Daksha est plus un compagnon qu’une propriété, bataille permanente d’une domination qui oscille de l’un à l’autre, jamais stable, deux morceaux d’un même puzzle. La tension retombe, elle se défait de la réaction animale, de ce côté trop reptilien qu’elle semble gagner quand elle doit se défendre, quand sa survie est en jeu. De l’obscurité à la fragilité.

La sorcière termine entre les bras du jeune homme spectateur de la scène, nichant son nez contre son cou ; enveloppe charnelle tremblante. Elle aurait voulu lui épargner cela, lui épargner une période de crise. Elle sait que ça n’est que la première partie et la pierre noire accrochée au collier à son cou témoigne de son état émotionnel - même ce sortilège ne parvient pas à tarir la violence des sentiments qui dorment dans le coeur meurtri, creusé de failles. La reine glacée n’est plus. Se déploient désormais les dernières facettes de celle qui ne se dévoile toujours qu’en partie. Derrière les portes du placard, d’autres sifflements en fond sonore cessent. Le calme reprend ses droits tandis qu’elle referme ses doigts sur la manche de Kenan. Elle a besoin de lui, de sa peau, de son odeur. Elle a besoin de sa présence.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 27 Mar - 18:35

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La porte s'ouvre sur une pièce tout à fait charmante. Ce qui attire le regard en premier est sans doute la bibliothèque et la quantité phénoménale de livres qu'elle contient. Kenan passe devant, pose les yeux sur certains titres, fronce les sourcils tandis que les mots qu'avait prononcé un jour la jeune femme lui reviennent en mémoire. Je ne suis pas une simple joaillière, Kenan. Se pouvait-il.. Ses doutes s'avéreraient-ils ? Les doigts glissent pensivement sur les différentes reliures, certaines attirent l’œil plus que d'autres. Celles qui n'ont pas grand-chose à faire dans la bibliothèque d'une jeune femme de bonne éducation. Un sourire amusé étire les lèvres avant de s'effacer presque aussitôt.

« Laisse-moi. » Deux mots sur un ton qui annonçait clairement que quelque chose n'allait pas. Une dizaine de pas seulement, pour rejoindre l'embrasure, discrets, comme pour ne pas s'imposer. La scène est terrifiante. Daksha se fait oppressant, crochets en évidence, en posture d'attaque, certainement à deux doigts de fondre sur sa proie qui, en l’occurrence, n'était autre que sa propriétaire. Le cœur rate un battement, l'estomac se noue avec une telle violence que ça le déstabilise. Kenan reste immobile, son cerveau lance un avertissement silencieux. Ne pas bouger. Ne pas intervenir. Ce n'était pas à lui de s'imposer. Il ne valait mieux pas puisqu'il aurait sans doute tué le serpent d'un sortilège qu'il n'était même pas sensé connaître... Il se doutait, au fond, que la jeune femme ne lui pardonnerait pas un tel geste. Kenan se force à rester là où il se tenait. Et puis le serpent baisse la tête, se replie, s'éloigne. Soupire de soulagement pour le jeune homme qui sent enfin ses entrailles se libérer d'un poids intenable. Il s'avance d'un pas, encore prudent, ignorant s'il était vraiment le bienvenu. Après tout, la jeune femme préférerait peut-être rester seule.

Et pourtant, il ne pouvait s'en empêcher, il passe le pas de la porte, entre dans l'atelier sans y prêter la moindre attention, les yeux rivés sur Erzsébet. Il voudrait parler mais les mots ne viennent pas. Il n'a rien à dire, cependant, pour que la sorcière vienne se blottir tout contre lui. Elle tremble et, instinctivement, il ressert sa prise autour d'elle, l'attire un peu plus à lui, bien que leurs corps soient déjà collés l'un à l'autre. Kenan l'embrasse doucement, comme pour faire passer les sentiments négatifs, comme s'il voulait les éloigner. Un baiser tendre, promesse d'une protection qu'il ne saurait pourtant lui offrir. Car quand les démons ne sont pas à l'extérieur, il ne peut rien pour les faire disparaître. Du pouce, il essuie les larmes qui perlent encore sur ses joues. « Je suis là, princesse. » Murmure étouffé qui franchit à peine ses lèvres, tout près de son oreille.

Sans le moindre mal, il la soulève, l'éloigne de cette pièce en prenant soin de fermer la porte de l'atelier après avoir jeté un regard au fauteuil sous lequel s'était terré le reptile. « Et reste bien à ta place, saloperie de bestiole. » Un clac pour confirmer que la pièce est bien close. Kenan n'a pas prêté attention aux sifflements qui s'étaient arrêtés quelques instants plus tôt, ni au silence exagéré qui planait désormais. Il conduit la jeune femme jusque sur le lit aux couleurs écarlates et l'y dépose doucement. Le sorcier s'agenouille, pose ses mains sur les genoux de la rouquine, inquiet.
« Erzsébet ? » Quelque chose le dérange. Indescriptible sentiment d'un problème imminent qu'il est pourtant incapable de transcrire. Les pupilles légèrement dilatées, le bleu nuageux, presque gris. Un mouvement de tête pour tenter de discerner d'où vient le malaise qu'il ressent. La pièce ne semble véhiculer qu'une vague de douceur et d'intimité, peut-être ces arômes vanillés dans l'air y sont-ils pour quelque chose.
Kenan plonge dans les yeux de la jeune femme, il ne lui faut que quelques instants pour comprendre que le problème ne vient pas de la pièce mais des perles hétérochromes de Sissi. Il déglutit, place ses mains sur ses joues, tente de rattraper la lueur qui se perd au fond de ses yeux. L'angoisse monte quand il se rend compte ne pas y parvenir. « Erzsébet, regarde-moi. » Plus une supplication qu'un ordre quand l'étau se resserre, quand le temps s'arrête, quand tout s'effondre.        


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Parchemin envoyé Dim 27 Mar - 21:11

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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L
e baiser se fait doux puis désespéré. Elle a toute l’étendue de sa triste existence au bout des lèvres, sur la langue. Les larmes sont essuyées quand la poupée se laisse mollement soulever, comme marquée par une inéluctable défaite. Il est là. Il l’éloigne de l’atelier, piège le serpent en fermant la porte, assénant une remarque qu’elle aurait désapprouvé en d’autres circonstances. Plus rien n’existe. Autour de son cou, la pierre fait son oeuvre, sèche lentement les pleurs, avale la douleur, happe par la même toute sensation de bonheur, n’offrant sur le lit qu’une coquille vide. Il meurt, le soleil, au fond des prunelles qui s’obscurcissent presque sous l’effet de la magie. Elle laisse à l’objet tous ses doutes et si les larmes roulent à nouveau, c’est sans autre réaction de l’enveloppe charnelle qu’elle abandonne entre les quatre murs de la prison dorée. « Erzsébet, regarde-moi. » Il accroche difficilement son attention. Là sans être là. Elle a parfois le désir stupide de s’échapper de cette existence dans laquelle elle ne parvient à envisager aucun avenir. Et quand enfin elle parvient à s’extirper de l’emprise du pendentif, l’arrachant pour le jeter plus loin, le flot se déverse brutalement, faisant trembler la sorcière de tous ses membres. Son âme s’habille de noir quand elle s’échoue tout contre Kenan, glissant du lit pour se replier entre ses bras, comme s’il s’agissait de sa dernière heure, de la dernière chose qu’elle veuille avant la fin.

Les bras se referment autour de la nuque et la robe se déchire au niveau de l’épaule, la position mettant à mal la finesse du vêtement. Secousses émotionnelles répétées. Elle ne cesse de pleurer qu’après quinze longues minutes d’une léthargie douloureuse, d’un effondrement évident de toutes ces barrières. Elle a offert tout contre lui ces faiblesses qu’elle cache à tous les autres. Il n’y a plus de larmes à tarir, plus rien que le battement du coeur ne puisse laisser échapper si ce n’est le vrai visage sous le masque. Parce que Daksha est loin, parce qu’il est enfermé, la crise s’est passée en douceur, sans heurts. D’autres, bien plus violentes, auraient mis l’intégralité du manoir en périls. Quand elle siffle entre ses sanglots, elle agite la vie rampante autour de la bâtisse, dans les jardins aux allures paisibles. Moi aussi j’ai des failles, Kenan. L’aurait-il cru, si elle le lui avait dit plus clairement ? Elle comprend Circée parce que les folies dorment parfois dans son esprit, font dérailler le comportement logique et la rendent tantôt faible, tantôt dangereuse, tantôt femme fragile, tantôt venimeux reptile.

« Maintenant, tu sais.. » murmure toujours niché contre son cou encore trempé de ses pleurs. Les discussions sérieuses ont été écartées, ces dernières semaines, pour ne laisser que les pulsions insensées, la luxure à souhait. Pas de promesses, pas de projet, seulement le partage avant qu’un mariage ne vienne rompre les plaisirs brûlants. « … Qui voudrait d’une épouse qui s’effondre.. ? » Les mots soufflés prennent le sens de ses peurs. Peut-être l’indépendante et froide serdaigle perdue dans ses ouvrages n’a-t-elle finalement besoin que d’amour. Peut-être la sorcière n’a-t-elle pas goût à la vie car elle n’y voit qu’une monotonie sans finalité. Elle se sent inadaptée, terriblement seule malgré la présence de quelques amis et, pire encore, elle ne parvient ni à contenir ni à gérer ce que le Rackharrow provoque chez elle. Les phases de paix heurtent les peurs cachées dans l’ombre de ses grands yeux. Elle pouvait tremper les doigts dans les plus noires magies sans sourciller mais s’avérait incapable de ressentir sans s’affoler. Infinis paradoxes de l’enfant à l’empathie développée par à-coups, laissant des gouffres, abyssales horreurs. « Il a été exécuté sans que je ne bouge.. » Culpabilité évidente de celle qui ne tuait que par intermédiaire, sans être témoin des conséquences de ces bijoux que Kenan n’avait pas encore eu l’occasion d’étudier. Culpabilité de l’enfant à qui l’on reproche ses attraits dangereux, ses zones de ténèbres croisées d’une faculté infinie à aimer, qu’elle n’assume pas. « J’veux pas mourir seule.. » L’épouvantard aurait pu prendre mille aspects, les yeux vides du né-moldu dans le Poudlard Express ou un Inferi à l’image de Ludwig mais, en fin de compte, il n’est rien d’autre que le reflet d’une éternelle solitude dans la folie pure.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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Parchemin envoyé Lun 28 Mar - 15:11

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Et elle s'écroule. Le pendentif que Kenan reconnaît tout juste a été balancé d'un mouvement ; les murs tombent dans un fracas désastreux. Tremblements d'un corps en miettes qu'il va falloir doucement, patiemment, reconstituer. Les spasmes sont brusques, presque violents. Le choc de la voir dans un tel état le prend aux tripes, fige son cerveau, incapable de penser convenablement, de raisonner, de chercher une solution qu'il n'aurait de toute manière jamais trouvée. La culpabilité grignote tranquillement la raison. Et tandis qu'Erzsébet affronte ses démons, lui doit fait face aux siens. A cette impuissance qu'il ressent, qu'il maudit. A cette impression de faiblesse, cette idée qui s'installe sournoisement dans sa tête. Tu es inutile. Incapable. Les ombres sifflent dans son esprit, de ce son immonde qui provoque un malaise instantané, loin de ressembler aux sons produits par Sissi. Noirs, irritants. Ils ne s'arrêtent pas, ils le harcèlent tandis que le cœur tambourine dans un rythme qu'il espère assez effréné pour pouvoir s'échapper. Kenan se voulait protecteur mais qu'était-il réellement si ce n'était un gamin un peu trop amoché, complètement désemparé ? L'angoisse lui tord l'estomac, piétine le cœur, arrache la raison avec un sourire sournois pendu aux lèvres. L'angoisse, cette vieille amie qui le regarde de loin, qui est cependant toujours présente et qui surgit aux pires moments. Elle qui ne le lâchera sans doute jamais. Elle, contre qui il ne peut pas se battre.

La jeune femme s'est recroquevillée contre lui, sur le sol. Les larmes coulent, sans s'arrêter et il ne trouve pas les mots. Les gestes les remplacent : caresses dans les cheveux, serrés l'un contre l'autre, ensemble, tout simplement. La robe s'est déchirée dans un mouvement que le textile n'a pas supporté, détail qui aurait certainement eu son importance dans d'autres circonstances. Désarmé, perdu au milieu d'un feu ouvert, sur ce champs de bataille où les éclats de sentiments à l'instar d'éclats d'obus, mettaient à mal un monde, celui de la jeune femme. En silence, le sorcier attend sans pouvoir faire quoique ce soit d'autre. Il fallait que la mer se calme pour pouvoir y naviguer. Et si la tempête fait rage, on s'accroche au navire, on tient fermement le gouvernail, on prie pour ne pas sombrer. « Maintenant, tu sais.. » Le calme est revenu, peut-être seulement pour un instant, il n'en savait rien. Il ignorait tout de ces moments déchirants, d'une violence terrible. Il n'aurait jamais pensé qu'Erzsébet puisse être sujette à de telles crises. Elle avait pourtant tenté de le lui murmurer, il n'avait simplement pas compris. Encore sous le choc, sa main reste posée sur la nuque de la rouquine, perdue sous la cascade flamboyante, contraste terrible avec les émotions bleutées, couvertes de souffrances ; contraste avec les larmes et les peurs. Il n'ose briser son silence, le cœur tape encore trop fort, les muscles sont encore trop raides.

« … Qui voudrait d’une épouse qui s’effondre.. ? » Tensions, encore, elles ne le quittent pas. Il serre les dents, choqué de ces mots atrocement cruels, injustes, sans fondement. Il pouvait comprendre la difficulté de parler de son état physique ? Émotionnel ? Mais de là à se blâmer... « Personne n'est parfait, Erzsébet. » Il relève son menton pour que leurs regards se croisent. Un sourire doux tandis qu'il continue : « Je crois que je vivrai très bien avec une épouse qui s'effondre, vois-tu... » Ses mots meurent dans le baiser qu'ils échangent. Ce dernier tait les douleurs qui accompagnent la fin de sa phrase, qu'ils connaissent tous deux trop bien : si seulement on me laissait le choix. Un aveu interdit, stupide pour ainsi dire, terriblement spontané, trop peu réfléchi, trop... lui. Et pourtant sincère. Aussi traduit-il ses sentiments quand les lèvres se rencontrent, brûlent d'envie, quand les mains resserrent leur prise. Comme son monde s'effrite quand leur échange cesse, quand la réalité rattrape ces amours interdites.

La peur transpire des paroles de la rouquine qui souffle ne pas avoir réagit à la mort de son fiancé. Kenan s'apprête à lui faire remarquer qu'elle n'y est pour rien quand, sans logique, Sissi ajoute : « J’veux pas mourir seule.. » L'instinct reprend le dessus, des gestes qu'il a eus si souvent avec sa sœur. Dans un léger mouvement de balancier, il tente sans même y réfléchir, d'apaiser les peurs, de rappeler la raison. Ses gestes sont doux, plus intimes qu'avec sa jumelle ; leur relation si elle semble vaguement similaire, n'en reste pas moins très différente, sa capacité à gérer l'est également. Et dans un murmure qui n'avait encore jamais pris tant de sens à ses yeux, il souffle au creux de son oreille : « N'aie pas peur. Je suis là. »                  


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Parchemin envoyé Lun 28 Mar - 17:28

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- Christina Perri, Lonely.

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 Je crois que je vivrai très bien avec une épouse qui s'effondre, vois-tu... » Elle a cru que son coeur allait lâcher. Elle a cru qu’elle allait rendre l’âme devant cette drôle de sincérité sortie de nulle part. Pourquoi lui dire cela ? Est-ce qu’il essaye simplement de l’apaiser ? Elle ne peut pas protester, répondre, chercher à le contredire parce que son baiser est comme une douce chaleur, une flamme envieuse. Elle se laisse emporter, bercer. Il la rassure. Un instant elle se surprend à imaginer ce qu’un mariage pourrait donner - l’ombre des Rackharrow et la neutralité des Grimstone, c’est stupide, impensable. Chasse l’espoir vain, pauvre idiote, assène la conscience impitoyable. Être rationnelle devenait difficile quand les bras resserraient autour d’elle leur prise. « N'aie pas peur. Je suis là. » a-t-il soufflé. Il est là, mais pour combien de temps ? Elle essuie ses larmes d’un revers de la manche avant de se relever, difficilement. Elle a l’habitude. Elle fait trop souvent passer les crises dans la solitude et la douleur ; pour une fois, il y a quelqu’un, pour une fois, elle se sent presque aimée même dans ce genre de moments - honteux.

« Dis pas ce genre de choses, je pourrais te prendre au mot et t’épouser sans demander l’avis de personne. » Le sourire en coin est un peu triste mais témoigne de sa perpétuelle faculté à survivre, à se survivre. Elle rejette ses cheveux en arrière, les escarpins reprenant leur chemin sur le parquet, d’un pas élégant et régulier. Si la manche n’était pas déchirée, si le mascara ne bordait pas son regard de noir, on aurait pu croire que rien ne s’était passé, que rien n’avait craqué dans le silence de cette chambre. La porte de l’atelier est ouverte, la baguette récupérée, Daksha libéré. Sifflement hésitant de l’animal glissant sur le sol clair, allant se nicher près de la bibliothèque. Pas d’échange. L’atmosphère lourde s’étire.

« Tu vois, j’avais raison. » La main tendue vers un livre dans la bibliothèque stoppe son geste, laissé en suspend quelques secondes, le temps pour Sissi de jeter un regard désapprobateur. Non, il valait mieux qu’il ne poursuive pas sur sa lancée. Sa tolérance aux remarques de la créature avait ses limites. « Kenan, tu veux un thé, peut-être ? » Le bouquin à la couverture vieillie était une mine de savoirs anciens sur les antiques pratiques magiques. Ekaterina le lui avait rapporté d’un de ses voyages. « Mère me tuerait si elle savait que je n’ai pas joué mon rôle de parfaite petite sang-pur. » Il n’y aucun reproche dans le ton de sa voix, aucune rancoeur, elle le prend à la légère, elle qui savait parfaitement que le jeu des apparences était désormais inutile. On ne comptait pas la marier de force. On ne comptait pas en faire un objet de parade dans la société. « Des petits gâteaux, de la.. tarte au citron .. ? » Sourire mutin quand elle dépose l’ouvrage près de la bougie senteur vanille. Elle prend le temps d’aller se rincer le visage, dissimulant les vestiges d’une peine qu’elle écarte avec une aisance déconcertante. Elle enterre dans la boîte de Pandore son triste reflet brisé. « Merci d’être resté. » murmure quand elle croise son regard et baisse les yeux, finalement plus gênée qu’autre chose.  

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Lun 28 Mar - 22:24

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Elle finit par se relever, le cœur sans doute éclaté, l'âme encore en souffrance, mais elle ne montre rien. Kenan l'observe en silence, son cerveau tente encore de comprendre, d'encaisser la scène qui s'est déroulée terriblement vite. Les larmes sont vite essuyées, la crise éloignée. Le doute plane encore, cependant, alors que Kenan se demande si c'en est réellement fini ou s'il doit s'attendre à une rechute, peut-être plus violente encore. Il est beaucoup trop tendu, à tel point qu'il n'a pas réussi à bouger.

« Dis pas ce genre de choses, je pourrais te prendre au mot et t’épouser sans demander l’avis de personne. »  Réplique immédiate. « Ça nous mettrait dans un sacré pétrin mais l'idée est tentante, je dois t'avouer. » Elle a même le droit à un clin d’œil amusé. La réaction de la jeune femme lui tire un sourire qui s'envole aussitôt qu'elle ouvre la porte et laisse le serpent s'engouffrer dans la pièce, s'installer près de la bibliothèque. Kenan est incapable de se sortir de la tête la réaction de l'animal, face à sa propriétaire un peu plus tôt, trop agressive à son goût. Il lance un regard mauvais à la créature rampante. Et là, il réalise. Les pièces du puzzle se regroupent, s’intercalent. « Oh, putain. Cette nuit, dans le jardin... C'était Daksha ? » Il s'est levé d'un bond, la paralysie s'est soudain muée en autre chose, comme s'il avait été électrocuté. C'est la colère qui monte. Jamais Datrix ne prendrait le risque de mettre sa vie en danger, il ne pourrait donc décemment pas comprendre le lien ambigu entre la jeune femme et le serpent. Et pour le moment, son regard passé instantanément à un bleu presque noir, ne présageait rien de bon. Les dents et les poings serrés, s'il n'avait pas explosé le reptile à l'heure qu'il était, c'était pas respect pour Sissi. La même retenue qu'il avait éprouvée tout à l'heure. Kenan ferme les yeux et regroupe tous ses esprits, avant de gronder d'une voix étonnamment grave : « Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le buter immédiatement. » Il prend une profonde inspiration. « Parce que c'est pas l'envie qui me manque... » Et il ne plaisantait pas, il était vraiment à bout de nerfs.

Tout en posant un livre sur la table basse, la jeune femme tente de détendre l'atmosphère en lui proposant de quoi se restaurer. Il s'était assis sur le lit, entre temps, encore un peu trop tendu à son goût. La difficulté à digérer le sujet précédent, sans doute. « Des petits gâteaux, de la.. tarte au citron .. ? », propose-t-elle sur un ton amusé. La référence était sans équivoque et parvint enfin à le dérider un peu. Il fallait qu'il se reprenne. Kenan attend qu'elle revienne après avoir effacé le maquillage qui avait coulé et qui entouraient ses yeux ; il l'attire vers lui, un bras autour de la taille et il l'embrasse furtivement au creux du cou, retrouvant les sensations de fourmillement qui lui manquaient dès les premières heures de séparation. « Je ne suis pas sûr que ce soit une bonne idée... » Comme pour appuyer ses propos, la main descend et deux doigts remontent presque aussitôt, furtivement le long de la cuisse. Les pupilles s'allument immédiatement. « J'ai eu la bonne idée de dire à ton père que je venais récupérer une commande... Donc j'imagine qu'il doit s'attendre à ce que je redescende à tout moment. Or, avec ces sous-entendus indécents, Grimstone, je risque d'être obligé de m'attarder... » Kenan vole ses lèvres avec une passion dévorante, se laissant envahir par le flot d'émotions qui ne manquait jamais lui faire tourner la tête. Il fallait décidément qu'il se calme. A chaque fois qu'ils se voyaient, ces derniers jours, ils finissaient pas succomber à la tentation. Le jeune homme rattrape autant que possible le cours de ses pensées, s'éloigne à contre-cœur et le sérieux qui plane sur ses mots risque bien d'éteindre le début de feu qui s'allume entre eux. « Cela dit, princesse, il y a des sujets que l'on doit aborder, je crois. » Le regard se pose sur le livre à côté de la bougie. « Ça, par exemple. »  


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Parchemin envoyé Lun 28 Mar - 23:58

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
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L
a situation a basculé. L’idée du mariage s’envole quand elle perçoit la colère de Kenan envers le serpent et la première réaction a été celle d’une mère protectrice, elle s’est placée dans la trajectoire visuelle du jeune homme. « Donne-moi une seule bonne raison de ne pas le buter immédiatement. Parce que c'est pas l'envie qui me manque… » Elle a préféré ne pas relever. Elle a préféré tenter de détendre l’atmosphère. L’effet de la tarte au citron est assez grand pour écarter la menace envers Daksha, la faisant fondre entre les bras masculin. Un rire s’échappe d’entre les lèvres de Sissi tandis qu’il promène ses doigts, tandis qu’il promène ses lèvres. Il lui avoue avoir trouvé un prétexte auprès de Soren pour la rejoindre, lui souffle qu’elle dévie ses plans et, malgré elle, elle sourit. Il lui enlève ce qu’elle a toujours été, il fait disparaître la créature froide pour lui permettre de respirer, vraiment, il lui donne l’occasion d’apprendre à vivre sans la peur paralysante de la solitude. Le petit con de Rackharrow est loin, du moins elle le pense quand il l’embrasse. Passion stupide des débuts d’histoires amenées à mourir rapidement, comme bien d’autres dans la société pure. Quand il la relâche, cependant, l’atmosphère est différente, il adopte ce sérieux presque dérangeant. « Cela dit, princesse, il y a des sujets que l'on doit aborder, je crois. » Soupir. Elle répare la manche déchirée d’un tour de baguette, défroisse sa robe et s’appuie contre le mur, attendant la suite.. qui vient trop vite. Il a porté un regard trop précis sur le livre qu’elle a sorti, et elle sait qu’elle va devoir lui expliquer. Ca et sa relation particulière avec Daksha. Est-ce qu’il y a des mots justes pour ce genre de choses ?

« Okay. Je.. disons qu’il y a les bijoux fantaisie pour les femmes sages et les couples modèles et les bijoux clandestins pour les clients moins bien intentionnés. » Elle n’est pas douée pour ça. Elle n’est pas douée quand il s’agit d’évoquer certaines choses en douceur. Un peu trop tendance à être directe. Elle a toujours une dette envers Kenan, cette même dette de vie qui vient d’une nuit trop intense au milieu d’un jardin au clair de lune. « Je sais, c’est pas très Grimstone comme concept et c’est aussi en partie la raison pour laquelle mon nom n’est pas en en-tête de la boutique. » C’est gênant. Elle ne s’attendait pas à entamer quelque chose d’assez sérieux pour qu’il se soucie de ses actes, de ses pratiques magiques ou de sa santé mentale. Quoi, elle extrapole ? C’est faux enfin ! Bon, un peu. Les excès n’ont plus de secrets pour elle, après tout. « Je sais, la fourchelangue qui fait de la magie noire c’est cliché mais ça me plaît et je crois que je suis vraiment douée pour ça alors, s’il te plaît, essaye de pas me juger, d’accord ? » Elle ne se laisserait de toute manière pas dicter sa conduite par un homme de passage dans sa vie. Et encore si elle se la laissait dicter par son futur mari, ce serait déjà un progrès.

« Pour répondre à ta question précédente, oui c’était Daksha. En revanche c’était mon erreur. » L’animal n’a pas bougé de son emplacement, aussi paisible qu’un chien parfaitement dressé qui dort en attendant de pouvoir sortir faire une promenade. Trop de gens oubliaient cependant qu’un serpent n’était pas un chien et que s’il suivait le Lord ou Sissi, ça n’était que suite à un rapport complexe - la comparaison lui déplaisait d’ailleurs à un haut niveau. « Je ne dois pas m’effondrer près de lui, c’est dangereux. Il est sensible aux variations de mon état, au positif comme au négatif, il arracherait les yeux du premier qui aurait l’idée de me blesser mais c’est aussi le cas quand je me fais du mal. » Et se faire du mal pour un reptile n’avait pas les mêmes nuances que pour un être humain. Elle ne savait ni comment rendre l’information compréhensible ni comment protéger Daksha du tempérament quelque peu sanguin de Kenan. « Ne lui en veux pas. C’est un serpent. » Sifflement doux. Le long corps se déplace, rampe jusqu’à Sissi et la tête se relève pour atteindre la main, presque tendrement. Une façon comme une autre de demander pardon, quoiqu’en vérité il ne l’aurait pas fait s’il avait été du type bipède entêté. La caresse sur les écailles témoigne d’une drôle de réconciliation avant que le cobra ne s’éloigne, retournant faire son petit train-train de reptile de son côté. Et les billes hétérochromes sont revenues dans celle du sorcier. 

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Parchemin envoyé Mar 29 Mar - 17:44

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Lorsque les petits secrets de Sissi atteignent ses oreilles, il ne bronche pas. Kenan est immobile, il ingurgite les paroles, voit ses doutes confirmés, au fur et à mesure que la langue se délie sur des pratiques définitivement peu recommandables et, comme elle le qualifie elle-même si bien, assez loin de correspondre à l'image parfaitement neutre que l'on se fait de sa famille. S'il ne réagit à aucune de ses phrases, la dernière provoque tout de même un haussement de sourcils. « Essaye de ne pas me juger, d'accord ? » Il prend une seconde pour l'observer de la tête aux pieds, comme si les informations à peine obtenues changeaient quelque chose à sa façon de la voir. Autant dire que Kenan arborant un air sérieux était un fait relativement rare. « Tu m'as pris pour ton père ou quoi ? » La remarque était tombée un peu plus cinglante qu'il ne l'aurait voulue. Aussi se rattrape-t-il comme il peut : « Je ne vais pas me permettre de juger avec la famille que j'ai, Erzsébet. » Plongés dans la magie noire depuis leur plus tendre enfance. Si la rouquine ne connaissaient – et ne connaîtrait – pas les détails, elle n'était pas sans ignorer les fréquentations, les affiliations des Rackharrow. Il lui offre un sourire amusé, perdant le peu de sérieux qu'il lui restait encore. « Cela dit, j'vais pas te dire le contraire, c'est carrément anti-Grimstone. » Ses yeux pétillent. « Tu caches bien ton jeu. Ton secret sera bien gardé, Mademoiselle Neutralité Absolue. » Fidèle à lui-même, c'était trop tentant. « Circée est au courant ? » Il grimace à l'idée d'un nouvel éclat de colère de sa jumelle et s'apprête à proposer à Sissi de ne rien lui dire si tel n'est pas le cas, si la brunette n'en sait encore rien. Cependant, il y avait bien plus de chance que lui-même ait été écarté de la confidence puisqu'il n'avait aucune raison d'y être impliqué jusque là... Sa sœur, d'un autre côté, était tout de même la meilleure amie d'Erzsébet.

La jeune femme prend la peine de lui expliquer, pour Daksha. Cette relation complexe qu'ils entretiennent, cet instinct qui dicte les actions du serpent, même à l'encontre de sa propriétaire, de celle qui lui murmure normalement ses ordres. Il a dû mal à cacher son trouble, non pas sous le coup d'une quelconque forme de peur du reptile ; il se rend simplement compte de la fragilité de leur lien, de la dangerosité qui en découle et Kenan ne peut empêcher l'inquiétude de s'insinuer dans son esprit. Elle a vécu 21 ans sans toi, idiot. Elle vivra tout aussi bien sans tes remarques, elle gère. Pour une fois, son for intérieur semblait avoir raison et il prit la sage décision de l'écouter. Fait rarissime pour le fonceur tête brûlée qu'il était. « Ne lui en veux pas. C’est un serpent. » Dit comme ça, Kenan passait presque pour l'imbécile de service. C'était un serpent. Il n'y avait pas besoin d'en dire plus. C'était aussi simple que ça. Un hochement discret de la tête en signe d'excuse, en signe de compréhension. Il n'aurait pas dû s'emporter et au fond, il le savait parfaitement. Ça avait juste été plus fort que lui ; pulsions qu'il avait parfois du mal à maîtriser – un euphémisme, d'ailleurs.

Il préfère ne pas en rajouter. Il faudrait peut-être même qu'il s'interdise simplement d'aborder le sujet. Après tout, sa propre relation avec Datrix était étrange, là non plus, il n'était pas sensé la juger. Pour se détourner de la conversation, il attrape le livre que Sissi a posé quelques instants plus tôt, il prend le temps de s'asseoir, feuillette délicatement et anticipe sans lever les yeux du bouquin : « Pas de remarque Grimstone : oui, je sais lire. » Même s'il n'était absolument jamais vu avec un livre dans les mains, même s'il affirmait haïr au plus haut point la bibliothèque que tenait son père, même s'il avait toujours été cet élève parfaitement moyen, plus intéressé par les conneries que par les cours, à Poudlard. En réalité, le cerveau ne butait pas sur les mots du livre d'Erzsébet, il s'en abreuvait silencieusement. Certaines potions présentées ici n'étaient même pas recensées en Angleterre, il en mettrait sa main à couper, et, forcément, l'intérêt est piqué au vif. Il relève les yeux pour les planter dans ceux de la jeune femme. « Tu en as essayé quelques unes ? » Maintenant qu'elle lui avait confié ses pratiques, autant en profiter un peu. « Parce que certains ingrédients ne sont pas trouvables chez nous... » Elle allait le prendre pour un grand malade. Ou l'abruti qu'il était et qui faisait du zèle. Il l'entendait presque ricaner en lui demandant ce qu'il en savait, de toute manière. Une réaction qu'il n'aurait pas blâmée, bien sûr. Mais pour une raison ou pour une autre – en fait, pour la simple raison que c'était à Erzsébet qu'il s'adressait, soyons francs – il s'entend lâcher, les yeux de nouveau accrochés aux les lignes des feuilles de l'ouvrage : « J'fais de la botanique. » Silence de mort qu'il brise dans une reprise de la phrase de Sissi : « Pas très Rackharrow non plus, j'te l'accorde. » Datrix allait lui arracher la langue en apprenant ses petites confidences. Et, pour le coup, leur relation serait étonnamment comparable à celle qu'entretenait la sorcière avec son serpent.              


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Parchemin envoyé Mar 29 Mar - 19:21

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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L
a remarque tombe sèchement sans qu’elle n’en fasse grand cas. En réalité elle avait peu connu Kenan sous un autre jour que celui de la tête brûlée aux remarques cinglantes et, à présent que leur relation évoluait, elle acceptait ce trait de caractère sans rechigner ni se vexer. « Je ne vais pas me permettre de juger avec la famille que j'ai, Erzsébet. » Haussement d’épaules pour réponse. Elle ne le voyait pas vraiment comme partie intégrante de ce qu’on disait sur sa famille, sans doute parce qu’elle n’avait jamais eu en face une version du jeune homme qui s’implique dans autre chose que la popularité et les plaisirs divers. Regard biaisé par des secrets qu’elle ne serait sans doute jamais amenée à connaître. « Cela dit, j'vais pas te dire le contraire, c'est carrément anti-Grimstone. »  Un rire léger et un peu gêné à la fois. « Faux. » souffle-t-elle, mutine. « Je fais honneur aux traditions de lointains ancêtres. Ceux que l’Angleterre ne connait pas. » Les anges de la neutralité ? Pas vraiment. On a longtemps murmuré sur le passage de cette lignée, dans les froides contrées qui se souviennent encore de mages aux pratiques pour le moins sombres et décriées. Ca s’est simplement perdu, comme beaucoup de traditions finissent par s’essouffler, et quelques héritiers saturés de la noirceur ambiante ont opté pour une éducation différente. Le fourchelangue est resté, en revanche, ne pouvant être écarté ou nié comme ce fut possible pour la magie noire. « Ils auraient vendu leur âme pour toujours plus de connaissances, s’ils avaient pu. » Pour le reste, elle ne connaissait pas les détails et Soren refusait de s’étaler sur des idéologies qu’il désapprouvait. La seule anecdote amusante était celle du descendant qui était mort dévoré par son propre basilic, qu’on lui a racontée petite pour l’empêcher de reproduire une telle erreur ; être fourchelangue ne donnait pas droit à toutes les folies.

« Tu caches bien ton jeu. Ton secret sera bien gardé, Mademoiselle Neutralité Absolue. » Elle lui offre une moue parfaitement angélique, s’installant près de lui, sans le toucher toutefois, consciente qu’elle risquait de se laisser entraîner dans une nouvelle frénésie de tentations. « Circée est au courant ? » Elle acquiesce, repliant ses jambes sur le lit, les escarpins abandonnés au sol. « Cependant.. je crois qu’elle ne comprend pas bien ce que je fais exactement. C’est absurde parce qu’on ne peut ni la prétendre idiote ni parfaitement innocente et pourtant.. d’un autre côté ça m’arrange. » C’était mieux qu’elles aient des sujets de conversations plus divers, qui ne se cantonnent pas au travail dont elles gardaient, chacune de son côté, de grandes parties secrètes. « Tu as sans doute raison, ce doit être trop opposé à ce que renvoie ma famille. » Circée ne pouvait peut-être simplement pas avouer où se trouvait l’étendue de ses connaissances et de sa compréhension de ce type d’objets, pour son business et pour le secret des siens, mais ça, Sissi l’ignorait.

Kenan attrape le livre, s’installe confortablement et l’ouvre, sous le regard médusé de Sissi. « Pas de remarque Grimstone : oui, je sais lire. » « Oh mais je n’ai rien dit ! » se défend-elle, appuyant sa tête contre l’épaule masculine. C’est agréable de ne pas se disputer et elle découvre que finalement, elle n’a pas seulement besoin de passer des instants torrides dans ses bras, elle est aussi bien là, à discuter ou à savourer le silence. La crise l’a un peu fatiguée et elle se surprend à avoir fermé les yeux quand elle entend à nouveau la voix du gryffondor. « Tu en as essayé quelques unes ? Parce que certains ingrédients ne sont pas trouvables chez nous… » Elle tourne quelques pages, sans changer de position pour lui montrer la recette d’un poison corrosif au contact. « Très pratique. Très souvent. Et les ingrédients sont tous disponibles en vente légale. » Elle n’évoque ni le marché parallèle ni l’éventualité d’aller chercher elle-même les ingrédients pour d’autres mélanges. Ils n’ont pas besoin d’aveux explicites, ni l’un ni l’autre. « J'fais de la botanique. » Silence. Elle ne sait pas trop quoi dire. Elle pourrait affirmer qu’il est finalement bien mieux que ce qu’elle pensait mais ce serait vexant, alors elle préfère se réjouir intérieurement de ne pas coucher avec un imbécile heureux totalement débile. « Pas très Rackharrow non plus, j'te l'accorde. » Sourire amusé. « Si tu veux mon avis, les livres ne vous sont peut-être pas si utiles. Alastar est une encyclopédie et si il est comme toi, il a dû faire plus d’expériences personnelles que de lecture. » Et merde. Ca lui a échappé. Alastar, en plus. Quelle conne ! C’est malin. S’évertuer à appeler tous les représentants de la famille par leur nom, en dehors des jumeaux, et jeter ça de la sorte. Sissi opte pour rester parfaitement en place, calée contre lui, et use du seul talent commun aux Grimstone : feindre quelque chose. Autant feindre la décontraction, pour le coup. Tout est normal, je n’ai rien à me reprocher

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Parchemin envoyé Mar 29 Mar - 20:40

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Kenan la dévisage, presque choqué d'apprendre qu'en réalité sa famille n'est que depuis assez peu de temps attachée à des concepts de neutralité, au final. En fait, Rackharrow et Grimstone avaient peut-être plus en commun que ce qu'on pourrait bien penser, s'il en croyait ce qu'il semblait comprendre du discours de la jeune femme. Kenan le fit d'ailleurs remarquer d'un air absolument ravi, ponctué d'une touche d'innocence. Sissi prend place à ses côtés tout en confirmant que la jumelle était bien au courant des pratiques de sa meilleure amie... d'une certaine façon. Un hochement du chef, presque un peu absent quand il traduit ses paroles au sujet de sa sœur.

Pour ainsi dire, Sissi connaissait son amie presque aussi bien que Kenan et, étonnamment, aucune jalousie ne transperçait les émotions du sorcier à ce niveau. Il était simplement heureux de voir sa sœur un minimum comprise. Les gamins n'avaient jamais eu énormément d'amis et si Kenan jouait de popularité à Poudlard, il savait également que l'amitié n'était pas faite de ce genre d'illusions. Aussi Circée et lui étaient-ils relativement solitaires depuis lors. Enfin pour Circée, ça ne datait pas d'hier, à vrai dire. Il fallait avouer que les premières tensions Grimstone/Rackharrow étaient en grande partie de sa faute : la proximité de la rouquine avec sa jumelle l'embêtait terriblement à l'époque, quand il mourrait de jalousie, quand il s'incrustait à la moindre occasion. Quand même la présence de Sìleas ne suffisait pas à apaiser sa rancœur à l'encontre de ce bloc de glace inhumain qu'il avait bien du mal à comprendre – que lui trouvait Cici ? s'était-il souvent demandé à l'époque. Aujourd'hui, il se dit simplement que sa sœur a été plus patiente et perspicace que lui (ce qui n'était d'ailleurs pas une surprise), qu'elle a réussi à creuser là où il ne faisait que foncer, sans se douter qu'il finirait, un jour, par découvrir une toute autre personne. « Vous vous arrangez sans doute mutuellement », souffle-t-il avec un sourire. Circée devait certainement faire semblant de ne pas trop s'intéresser aux activités de la rouquine et cette dernière, si cela se trouvait, se comportait de la même façon à l'égard de son amie. S'il ne connaissait pas vraiment l'étendue de leur relation, il se doutait de toute manière qu'aussi intelligentes qu'elles étaient toutes les deux, elles ne pouvaient décemment ignorer leurs emplois mutuels. Du reste, même Kenan n'était pas autrement au courant de ce que faisait Circée depuis qu'elle avait quitté la banque. Il serait bien mal avisé de lui en faire le moindre reproche quand lui-même agissait sans en parler à qui que ce soit dans sa famille.

Elle pose doucement sa tête sur son épaule et Kenan est presque surpris de constater qu'il est capable de se contrôler en sa présence, malgré la proximité évidente. Le geste est trop doux pour être interprété différemment sans doute. Cela force un sourire un peu béat sur son visage, heureusement qu'elle ne pouvait pas le voir dans sa position actuelle. Sissi parcourt quelques pages avant de s'arrêter sur un poison tout en lui expliquant : « Très pratique. Très souvent. Et les ingrédients sont tous disponibles en vente légale. » Il se mordit la langue avant de lui faire remarquer qu'en changeant deux des ingrédients par une racine d'aconit et quelques gouttes d'essence de Belladone, elle obtiendrait sans aucun doute un résultat autrement plus violent. Ferme-la, surtout, se rabroue-t-il en silence. Ce dernier s'installe d'ailleurs entre les jeunes gens, sans être terriblement dérangeant pour autant, juste un peu étrange.  « Si tu veux mon avis, les livres ne vous sont peut-être pas si utiles. Alastar est une encyclopédie et si il est comme toi, il a dû faire plus d’expériences personnelles que de lecture. » OK. Problème de procession cérébrale. Manque d'informations. Traduction simple et concise : « Quoi ?! » Kenan se décale légèrement pour l'observer. Apparemment, elle ne tilte pas. Le paradoxe ne lui semble pas clair ? Est-ce qu'elle venait juste de le comparer à son oncle ? A son... oncle ?! Non, décidément, il n'y comprenait rien. « Alastar ? » Oui, oh, excusez du peu. Le gryffondor est tellement sous le choc qu'il a même du mal à formuler une phrase entière. « Attends, il faut que tu m'éclaires, là. Qu'est-ce que mon oncle vient foutre là-dedans ? » Tout en réalisant qu'un tas monstrueux d'informations lui manquaient, il reste pantois. Cette conversation tournait presque au ridicule. Ou alors elle s'enfonçait dans des détails qu'ils auraient peut-être souhaité garder pour eux-même. Trop tard.          

Respire. Datrix lui ferait sûrement remarquer que la jeune femme n'était pas tenue de tout lui dire, qu'il lui cachait également bien des choses. Ils n'étaient pas mariés, ils ne se devaient rien. Autant se souvenir que leur relation était basée sur le concept même de passer un peu de bon temps tous les deux, avant d'être forcés à avancer. Poids désagréables sur l'estomac qu'il essaie d'ignorer. Kenan se reprend, peut-être un peu trop distant. Il n'aimerait sans doute pas ce qu'elle allait lui répondre, si elle ne l'envoyait pas sur les roses. « Non, tu sais quoi ? Oublie. On n'a jamais abordé le sujet. J'veux vraiment pas savoir ce que tu fabriques avec mon oncle. Passons à autre chose, okay ? » Il appuie doucement sur ses yeux, comme pour se forcer à s’exécuter : passer à autre chose et rapidement.      


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Parchemin envoyé Mar 29 Mar - 22:09

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
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E
lle s’apprêtait à lui répondre quand il lui a dit d’oublier et Sissi s’est retrouvée démunie face à une réaction incomprise. Elle aurait bien voulu interpréter mais son cerveau s’y refusait catégoriquement, heurtant le système défaillant. L’effort est surhumain, elle n’a plus d’énergie à consacrer à la traduction des gestes, de la posture. « On se contente de… » Trois coups l’interrompent. Elle remet ses escarpins rouges et file vers la porte de ses appartement, remettant ses cheveux en ordre sur le chemin, croisant son reflet dans le miroir pour s’assurer qu’elle est présentable et pivote rapidement pour ouvrir. « Sissi, ton ami reste dîner ? » Eszter, ses longs cheveux d’ébène relevés en chignon et son collier de perles blanches, un air un peu soupçonneux sur sa bouche rouge. « Euh.. Oui. » La mère de famille hoche la tête et s’éloigne dans un mouvement de jupons noirs, retournant à ses préparatifs. Dans le couloir, une douce odeur de plat mijoté remonte. Erzsébet se retrouve les bras ballants, un peu idiote devant la proposition, et pire encore face à sa propre réponse. « Kenan.. je crois que tu es invité à dîner.. » A se faire cuisiner, a-t-elle envie de penser, soupçonnant son père de chercher à gratter des informations sur la raison qui les a poussé à rester tant de temps ensemble alors même qu’ils étaient réputés pour se détester. Elle referme et retourne vers le lit, perdant l’équilibre en bout de course pour atterrir droit dans les bras du jeune homme. « .. oh. » Le pardon meurt au bord de ses lèvres. « J’ai dû bouger trop vite. » Ca arrivait, après les crises si elle avait trop peu mangé et pratiqué beaucoup de magie, elle en venait à se rattraper de justesses aux meubles ou à s’endormir sans s’en rendre compte.

« Tu veux bien m’attraper le chocolat, dans le tiroir de la table de nuit ? » Juste un carreau devrait suffire, de quoi tenir la demie-heure qu’il restait avant le repas. Son père allait encore la sermonner s’il la trouvait pâle et fatiguée, autant éviter. Un rire nerveux s’extirpe de ses lèvres. « Ton oncle aurait levé les yeux au ciel. Voilà ce qu’il fait : il canalise mes bêtises. » Le rassurer lui semble important. Certes ça n’est pas l’entière vérité, Alastar était un compagnon de recherches, d’expériences, pas une baby-sitter mais Sissi refusait d’avoir une querelle idiote pour ce qui lui semble parfaitement anodin. Elle se demande encore ce qui le pousse à réagir ainsi. « Tu sais.. y a plus que toi. » Dans ses draps. Dans ses nuits. Cet état un peu second qui fait trembler légèrement ses doigts la mène à extérioriser à peu près tout ce qui traverse son esprit, sans barrière. Elle appréciait le fait de pouvoir partager des moments agréables auprès de Kenan, surtout depuis que ça n’était plus possible avec Jonah, comme si ils n’avaient fait que se croiser dans sa vie, l’un remplaçant l’autre. Les sentiments étaient toutefois différents et parfaitement nébuleux pour celle qui avait la sensation d’avoir un gros brouillard à la place du coeur. Les pleurs d’un bébé, au loin, lui font lever le visage. Super. Vraiment cette soirée s’annonçait paisible et absolument pas pleine de questions embarrassantes.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mer 30 Mar - 20:48

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« On se contente de… » Kenan s'apprête à lever la main en signe de protestation. Il le lui a dit, il ne tient absolument pas à savoir, il ne veut pas les détails. Conscient qu'elle ne lui doit effectivement rien. Mais au moment où il commence son geste, Sissi s'interrompt : on frappe à la porte. Alors qu'elle va ouvrir, le jeune homme se lève aussitôt, histoire de ne pas avoir l'air trop à son aise. La mère d'Erzsébet lui pose une question, il n'entend pas vraiment de quoi il s'agit mais il se doute que l'heure de partir est arrivée. Il est déjà resté trop longtemps, les soupçons vont aller bon train s'il s'éternise. La porte se referme après qu'il a entendu Sissi acquiescer. Alors qu'il récupère son blouson jeté sans ménagement sur le canapé quand il est entré dans la pièce, tout à l'heure, Kenan s'approche de la jolie rouquine pour lui souhaiter une bonne soirée. Cependant, il est une nouvelle fois coupé dans son geste. « Kenan.. je crois que tu es invité à dîner.. » La mâchoire se décroche une seconde, écho silencieux des bras ballants de la jeune femme qui semble presque mal à l'aise. C'en était trop pour ses nerfs. D'abord Alastar, ensuite le dîner surprise, et après ? C'est un Kenan dépité qui va se reposer sur le lit, en répétant à voix basse : « Je suis dans la merde, je suis dans la merde. » Une fois assis, il tente de rattraper le coup, avec un peu de chance, il était encore possible de revenir en arrière, d'effacer ce qui avait été dit. Et puis il se ravise, ce serait le comble de l'impolitesse : on n'accepte pas une invitation pour la refuser dans la foulée. Déjà que les Grimestone devaient avoir une image relativement négative à son sujet, autant essayer de faire bonne impression. Mais le problème était là, juste là. Un soupire tandis qu'il semble s'excuser : « Je n'ai jamais été très doué pour ce genre de choses, princesse. Tu dois sans doute savoir de quoi je veux parler, puisque tu ne restes jamais à dîner, toi non plus. » Un petit sourire orne ses lèvres tandis qu'il lui fait remarquer, sans vouloir la faire culpabiliser, toutefois, qu'elle le prend en otage alors même qu'elle s'arrange toujours pour éviter ce genre de situations. Il aurait été plus logique qu'elle dîne avec les Rackharrow quand on pensait à la relation qu'elle entretenait avec leur père. Ce dernier la connaissait bien, ils s'appréciaient ; elle aurait été en terrain amical. Pour Kenan, aujourd'hui, c'était une toute autre histoire. Non seulement les tensions passées le suivraient, mais en plus il ne connaissait personne. Et, non, il n'avait jamais été exposé à un dîner de famille avec l'une de ses anciennes conquêtes. « Tu as une idée de ce à quoi je dois m'attendre ? » Son regard brille d'une anxiété à peine contenue. En clair, il lui demandait simplement à quelle sauce il allait être bouffé.

Avant d'entamer la moindre réponse, Sissi s'approche du lit pour le rejoindre. Elle perd l'équilibre, Kenan la rattrape de justesse, la proximité aidant. Les billes se croisent dans un mélange de couleurs. « Hey, attention. » Un souffle. « J’ai dû bouger trop vite. » Un sourire. Le jeune homme l'aide à s'asseoir à ses côtés, caresse doucement la joue de porcelaine. « Tu veux bien m’attraper le chocolat, dans le tiroir de la table de nuit ? » Il hoche la tête, s'exécute, casse un carré qu'il porte aux lèvres de la demoiselle. Le genre de gestes qui faisait tout de suite monter une douce chaleur aux creux des entrailles. « Ton oncle aurait levé les yeux au ciel. Voilà ce qu’il fait : il canalise mes bêtises. » Kenan pose deux doigts sur les lèvres d'Erzsébet, lui intimant de ne pas continuer si elle en avait l'intention. « Je m'en fiche, princesse. T'as pas à te justifier. » Tandis que les yeux se posent sur chaque parcelle de ce visage qu'il trouve absolument parfait, le myocarde, lui, s'emballe sensiblement. Du pouce, il suit la courbe de ses lèvres, obnubilé, ailleurs. « Tu sais.. y a plus que toi. » Il ignore totalement ce qui l'a poussée à lui confier ces quelques mots qui prennent une ampleur démesurée dans son esprit. D'un souffle, d'une phrase qui pourrait paraître innocente, elle a rallumé l'incendie. La résistance s'effondre, il trouve ses lèvres avec une ardeur qu'il ne cherche même pas à contenir. Souffle saccadé pour toute réponse. Kenan s'emporte, sans le vouloir, sans réussir à se contrôler. Ce sont les bruits de pas dans le couloir qui le ramène brutalement à la réalité. Il s'écarte aussitôt de sa jolie rouquine, le regard encore avide. « Ne dis pas ce genre de choses, tu n'as pas idée de l'effet que ça me fait. » Il lui renvoie un sourire taquin, ne doutant pas qu'elle comprendrait ledit effet en un battement de cils.

Les pleurs au loin lui font froncer les sourcils. Ce dîner risquait bien de se révéler une véritable torture. Kenan déglutit, le malaise s'insinue de nouveau. « Il faut qu'on se mette d'accord sur les jolis mensonges qu'on va servir à ta famille, Grimestone. Histoire qu'on évite de se griller à la première question. Qu'est-ce que tu en penses ? »      


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Parchemin envoyé Mer 30 Mar - 23:37

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I
l angoisse, elle le voit bien mais elle ne comprend pas ce qui le panique. Certes, elle ne restait jamais dîner chez les Rackharrow mais c’était une question de respect, parce qu’elle refusait de s’imposer auprès du maître de maison. La configuration était différente : sa mère l’invitait. Et on ne refusait pas une invitation d’Eszter Grimstone. « A un dîner ennuyeux, j’imagine. » a-t-elle répondu, au moment où il a demandé à quoi il devait s’attendre. Elle a froncé les sourcils, visiblement pensive, avant d’ajouter. « On ne reçoit pas beaucoup et je n’ai encore jamais ramené d’homme ici. En dehors de Phobos et depuis qu’il est Marqué.. c’est tendu. » Qu’importe le nom au sein du manoir des neutres par excellence, ça n’est en général pas sur ce sujet qu’ils jugent mais sur l’intellect et l’attitude, en revanche se faire esclave d’un sombre seigneur autoproclamé raye de nombreuses possibilités. Les Rackharrow forgeaient de futurs adeptes, Sissi savait ce que sa mère en pensait ; l’avis de son père était plus nébuleux. « Méfie-toi des Rackharrow.. » Un murmure qu’elle prononce à voix haute, qui matérialise très clairement un souvenir, à observer l’attitude de la rousse. « Mon père et le tien s’entendent plutôt bien. Le conseil devait concerner autre chose. » Aucune pièce du complexe puzzle ne se met en place. Sissi n’a pas connu l’Irvin d’autrefois et elle ne fréquente pas les plus angoissants représentants de la lignée. Alastar n’évoquait jamais son appartenance. Ce à quoi faisait référence Soren quand elle était plus jeune lui échappe donc.

Puis elle a perdu l’équilibre, rompant le cheminement de sa réflexion. La saveur du chocolat a réveillé ses papilles, elle l’a croqué calmement, pas trop vite pour laisser le sucre faire son oeuvre. Chocolat contre les lèvres délicieuses, savoureux mélange enflammé qu’elle ne saisit pas mais dont elle se délecte instinctivement. Qu’est-ce qui lui prend ? Le souffle court, il s’écarte, la relâche, la laisse un peu sonnée de tant de passion soudaine. « Ne dis pas ce genre de choses, tu n'as pas idée de l'effet que ça me fait. » Elle porte les doigts à sa propre bouche, comme si elle pouvait vérifier la réalité de ce qui venait de se produire. Comment de simples mots pouvaient-ils réveiller tant d’ardeur ? Tu as envie de moi ? Le souvenir frappe, heurte son coeur dont le rythme s’est déjà légèrement accéléré. « Pourquoi est-ce que tu es si différent .. ? » L’interrogation tombe doucement, telle une plume de corbeau sur un vieux livre. Si différent du gamin paradant, du jeune homme aux remarques acerbes, du colérique aux réactions excessives, du séducteur trop détaché aussi. Pourquoi était-il si doux, si prévenant, si.. loin de ce qu’on disait de lui ?

« Il faut qu'on se mette d'accord sur les jolis mensonges qu'on va servir à ta famille, Grimstone. Histoire qu'on évite de se griller à la première question. Qu'est-ce que tu en penses ? » Un rire doux s’élève tandis qu’elle s’allonge sur le matelas. « C’est inutile. Mon père n’est pas idiot. Et je cache très mal l’effet que tu me fais, apparemment. Il m’a surprise à sourire en rentrant, un soir. C’terrible. » Les doigts viennent se nouer aux siens, presque tendrement. « Il ne posera pas de questions gênantes, ne t’en fais pas. Et je suis une grande fille, il sait que je ne me retrouverai pas enceinte jusqu’aux yeux. » Comme si les pleurs du bébé n’étaient pas un écho ironique. L’enfant finit par se taire, bercé par une mélodie à peine perceptible de ce côté du manoir. Bientôt, le silence revient ; la porte au bout du couloir devait avoir été refermée.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Jeu 31 Mar - 19:29

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Le son de sa voix, le murmure, les paroles elles-mêmes le font tressaillir. Méfie-toi des Rackharrow. De leurs fréquentations, de leur aura, de toute la noirceur qui se dégage de cette famille qui pourtant n'est jamais placée au devant de la scène. Celle qui reste dans l'ombre, joue de sa réputation effacée pour taire une puissance que peu connaissent réellement. Sang-purs, certes, mais d'autres familles sont plus au centre de l'attention. Se méfier était cependant un sage conseil quand derrière la scène se trame de noirs desseins. « Mon père et le tien s’entendent plutôt bien. Le conseil devait concerner autre chose. » Kenan hausse doucement les épaules, il ne rétorque rien, incapable de lui avouer qu'il n'est absolument pas sûr de l'entente des deux hommes, moins encore de lui révéler qu'elle ferait effectivement mieux de rester sur ses gardes. S'il était certain que Circée et lui-même ne voudraient jamais le moindre mal à la rouquine, il ne pouvait jurer qu'il en serait de même pour toute sa famille. Alastar lui-même était un personnage terriblement secret, ne parlons pas de sa sœur. Ni du lien familial qui unissait son défunt oncle avec les Yaxley. Sìleas. Une douleur sourde lui brûle l'estomac, lui coupe le souffle momentanément, sans même qu'il ne sache pourquoi. La tête tourne, les deux océans se remplissent de vide. Quelques secondes, pour ensuite revenir à la normale, avec cette impression indicible qu'il s'efforce de repousser.

Le malaise est relayé au second plan, écarté par un présent qui l'accapare du tout au tout, un présent constitué pour l'essentiel d'une attirance qu'on aurait du mal à considérer. « Pourquoi est-ce que tu es si différent .. ? » Kenan lui offre un sourire discret. Qu'aurait-il pu lui répondre ? Parce que c'est toi, princesse. Parce que tu n'es pas la seule à te cacher derrière un mur de glace. Le mien est seulement fait de facettes un peu différentes. Mais au fond, on se ressemble. Parce que c'est ce que je suis, avec toi, seulement avec toi. Le silence s'étire avant qu'il ne se décide enfin à le briser. « C'est délicat. Je ne suis pas vraiment différent, Erzsébet. Je... Tu... » Demande à Circée, elle te le dira. C'est presque ce qu'il a envie de lui répondre mais c'est une mauvaise idée. Au lieu de quoi il l'embrasse doucement, comme pour se donner un peu de courage. Lui non plus, les relations humaines ce n'était pas son fort. Datrix tempérait la plupart du temps et ses réels contacts se limitaient à sa famille. « Je tiens à toi. Et je crois que ça me pousse à t'ouvrir une petite porte sur tout ce que je cache aux autres. » Il se détourne, gêné par la tournure de la conversation, pose ses yeux sur le matelas et n'en bouge plus. Beaucoup trop d'aveux en une soirée. Ils n'étaient jamais posés : soit ils se laissaient aller aux plaisirs, s'abandonnant à l'autre ; soit ils s'enfonçaient dans les méandres de conversations truffées d'aveux en tout genre. Dans tous les cas, chacune de leur rencontre se voyait ponctuée d'un flot d'émotions qui, bien souvent, dépassait complètement le jeune homme. Pour autant, il en redemandait. Et quand ils n'étaient pas ensemble, Kenan semblait constamment perdu dans ses pensées.

« C’est inutile. Mon père n’est pas idiot. Et je cache très mal l’effet que tu me fais, apparemment. Il m’a surprise à sourire en rentrant, un soir. C’terrible. » Les doigts s'entremêlent et les regards se croisent. Celui de Kenan est clairement amusé. Il ne s'attendait pas vraiment à ce que l'effet en question soit prolongé au-delà de leurs rencontres. Comme lui, elle semblait en garder des traces même quand ils n'étaient plus ensemble. Il porte ses doigts jusqu'à ses lèvres pour y déposer un baiser, léger, doux. « Catastrophique », ponctue-t-il d'un sourire mutin. « Il ne posera pas de questions gênantes, ne t’en fais pas. Et je suis une grande fille, il sait que je ne me retrouverai pas enceinte jusqu’aux yeux. » Kenan avale sa salive de travers et manque s'étouffer. L'idée de la savoir enceinte ? L'idée d'imaginer son père imaginer qu'ils puissent imaginer ce genre de choses ? Trop d'imagination. Mauvais. « Même sans questions gênantes », fait-il remarquer « et même en sachant que tu es une grande fille... je ne suis pas sûr qu'il soit bien accueilli qu'on se fréquente. Avec toutes les déclinaisons que ce mot comporte et que tes parents vont rapidement comprendre, qui plus est. » Il avait l'air étrangement pâle. Entre les doigts de Sissi, les siens serraient doucement, tendus. Allongée à ses côtés, sur le matelas, la position de la jeune femme attire ses yeux comme un aimant.  De sa main libre, il caresse distraitement l'une de ses jambes dénudées par le port de la robe, tout en se mordillant la lèvre, refoulant l'envie qui gronde, du mieux qu'il peut. Il devrait peut-être lui conseiller d'être moins féminine en sa présence ? Ça lui éviterait sans doute d'être tenté à chaque fois qu'il pose les yeux sur elle. Ou pas. « Je te préviens, tu m'as mis dans cette situation, t'as intérêt à m'en sortir... indemne, si possible. » La menace semble lancée sur le ton de l'amusement, ce qui se serait confirmé avec une voix moins rauque, un air moins agressif au fond des yeux. « Si ce n'est pas le cas, tu peux t'attendre à une vengeance autrement plus terrible. » C'est le sourire qui lui souffle enfin, sur le ton de la confidence, que Kenan plaisante, effectivement.                                        


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Parchemin envoyé Ven 1 Avr - 12:01

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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L
a petite porte sur ce qu’il cache aux autres ouvre sur un doux baisers qu’elle savoure. Elle s’est sentie flotter sur un petit nuage tendre, loin de tous les problèmes du monde. Puis la caresse sur la jambe a ravivé la flamme, brusquement, éclatant les parois des frêles barrières émotionnelles. La plaisanterie de Kenan a filtré au travers d’un brouillard épais tandis que le rythme cardiaque s’affolait. On dit bien : le calme avant la tempête. « .. fais sortir Daksha.. » Elle a la sensation que sa poitrine va imploser, qu’on lui presse violemment les poumons pour ne plus laisser passer l’air. Elle a l’impression de se noyer en elle-même, relâchant la main du jeune homme pour ne pas le blesser, pour que ses ongles ne s’ancrent pas dans la chair. A chacun son tour l’émotion vivace ; elle ne sait plus la contenir. La pierre transparente sur la table de nuit ne résiste pas, le lien pur et magique se défait, craque et crépite dans l’air - à magie pure, tristes faiblesses. Sensation d’échec cuisante qui s’ajoute au douloureux cocktail, elle accroche les draps comme s’ils étaient en mesure de lui faire regagner la maîtrise.

Elle s’y accroche pour se redresser, le visage ravagé par un flot de larmes incompréhensibles et elle s’échoue, à genoux, récupérant entre ses paumes les vestiges du caillou si précieux. Aucune blanche pratique ne résiste jamais à ses démons. « Circée.. » Elle n’a désormais plus de moyens pour répondre à un signal de détresse, au corbeau en argent plus de satellite distant. Etait-ce un mauvais présage ? Sissi se redresse malgré tout, s’appuyant au bord du lit, s’obligeant à respirer, à expirer surtout, le souffle court comme après un effort surhumain - c’était bien cela, l’effort surhumain pour contenir la crise, un peu plus tôt. Elle ouvre la porte de l’atelier, attrape plusieurs livres et dépose le tout sur la table basse, s’asseyant sur le canapé. L’alliance maudite dort toujours dans son bouclier, trop près sans doute. Les pages sont tournée avec une frénésie presque compulsive à la recherche d’une solution qu’elle ne paraît pas trouver. Elle n’entend pas, elle n’écoute pas ce que le Rackharrow peut lui dire. Elle se sent terriblement coupable, persuadée d’avoir commis l’irréparable déjà l’autre fois avec Circée - l’objet cassé n’est qu’une matérialisation de ses craintes enfouies, de ses remords aussi. Le livre n’offrant que des recettes et sortilèges parfaitement blancs et inoffensifs est jeté à travers la pièce, heurte le placard en face. « La ferme. » Le fourchelang franchit ses lèvres, plus menaçant que jamais. Le serpent derrière la porte d’entrée des appartement de la rouquine se tait dans la seconde.

Le regard vairon est attiré par les pages ouvertes de l’autre ouvrage, opposé au précédent. Le sang. La solution de facilité serait d’user du sang, n’est-ce pas ? Pour renforcer l’efficacité, assurer que ce soit infaillible. Une goutte à peine. Elle avait fait l’expérience en se blessant, la toute première fois puis elle avait lu le peu d’information qu’elle avait trouvé, fouiné dans les rayons de la grande bibliothèque du manoir ; qu’importe le danger ou l’interdit. Mais c’était Circée et même des méthodes extrêmes ne serviraient pas à effacer leur dispute. Il avait fallut un temps considérable avant qu’Erzsébet ne manifeste une quelconque peine face à la distance instaurée par son amie, c’était cependant inévitable et elle se retrouvait, le visage caché entre ses mains, à extérioriser la force des émotions qu’elle ressentait en réalité, trop souvent dissimulée derrière le reflet de l’indifférence ou de la glace. Avec toutes les déclinaisons que ce mot comporte. Se doute-t-il seulement de l’immensité des déclinaisons en question ? Il y avait le meilleure et, maintenant, le pire.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Ven 1 Avr - 18:33

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Il ne saurait dire ce qui du ton, de la voix ou de l'ordre lui-même le glace au point qu'il est à peine capable de raisonner. Avec un temps de latence, il capte seulement les paroles de Sissi : « .. fais sortir Daksha.. » Et il lui faut un instant supplémentaire pour qu'il comprenne l'urgence de la situation, qu'il se redresse presque brusquement, attrape sa baguette et, de deux mouvements crispés, ouvre d'abord la porte pour faire ensuite glisser l'animal à l'extérieur de la chambre. La porte se referme aussitôt, l'attention est reportée sur une Erzsébet qui semble dans un état second. Elle lâche la main, s'agrippe aux draps, a l'air en proie à une nouvelle crise douloureuse, étrangement silencieuse. En spectateur interdit, Kenan l'observe. Le corps se tord comme une vulgaire poupée de chiffon. Il est incapable de bouger, de parler, il ne peut décemment rien faire pour lui venir en aide. Figé dans une impuissance qu'il connaît trop bien.

Sur la table de chevet, une pierre transparente attire son attention autant que celle de la sorcière. Le crépitement qu'elle produit ne lui annonce rien de bon, il n'est toutefois pas en mesure de réellement comprendre. Et quand Sissi tombe à genoux, récupère le petit caillou dans ses paumes  et murmure le nom de sa sœur, c'est le doute et la peur qui l'envahissent. Kenan est incapable d'analyser, incapable de réfléchir. Il ne comprends rien, littéralement rien, et c'est peut-être l'une des premières fois où il se sent aussi désarmé. Quand la jeune femme se redresse, elle ne le voit plus. Il a beau lui parler, tenter d'attirer son attention : elle est ailleurs. Il n'existe plus non plus quand elle se rue dans l'atelier, y dépose les livres qu'elle a attrapé, les parcours. La frénésie de ses mouvements alarme le gryffondor, planté sur le pas de la porte. Il ne la suit pas, il essaie de réfléchir, à contre-sens. Kenan s'éloigne de l'atelier, mécaniquement, fait les cent pas, juste à côté. Il ne trouve rien, bien sûr. « Datrix. » Sa voix n'est qu'un murmure, détresse inaudible, sauf pour elle. C'est tout ce à quoi il a été capable de penser. En une fraction de secondes, elle se matérialise à ses côtés et disparaît aussitôt. L'éternel plaque son corps squelettique contre son maître qui la maintient près de lui d'une main tremblante. « J'ai besoin de toi. » L'anxiété est a son paroxysme, à tel point qu'il est incapable d'émettre le moindre raisonnement. Mais Datrix sait, elle sait toujours. Kenan s'agenouille, le son du livre jeté qui s'écrase contre il le sait trop quoi le fait à peine réagir. Il attend en silence, immobile, dévoré par l'incapacité elle-même, celle qui glace ses mouvements et ses pensées, jusqu'à ce qu'il en sorte, à peine une minute plus tard : « Kenan, lève-toi. » Il rouvre les yeux, contemple le vide comme s'il voyait malgré tout au fond du regard blanc de sa créature. « Erzsébet... » Sa main se sert sur l'encolure en signe de remerciement. Les esprits regagnés, il soupire, se lève comme elle le lui a dit. Sa bouche dessine un « merci » silencieux.

En quelques foulées, il se retrouve dans l'atelier où Sissi s'est immobilisée devant des pages d'un ouvrage sans doute bien trop sombre. Sans la moindre délicatesse, il referme le bouquin, contourne la table basse, attrape la jeune femme par la taille et la force à se relever, à se détacher des projets dont il n'a aucune idée. Ses gestes sont trop brusques, il n'y prête même pas attention. Kenan l'attire contre lui, la maintient avec une fermeté qui rend tout mouvement de sa part impossible. Qu'elle se débatte, il ne lâcherait pas. « Ce n'est ni l'endroit, ni le moment, Erzsébet. » S'il ignorait précisément ce qu'elle comptait faire, les livres attrapés avec hargne et la frénésie dans sa recherche ne lui disait rien qui vaille. Un frisson le parcours quand il se souvient de ses mots, un peu plus tôt. Quand elle lui a expliqué la morsure de Daksha. Étrangement, il tire un parallèle. « C'est dangereux. Tu m'entends ? Pratiquer la magie noire dans de telles conditions, sans parler de ton serpent et de ses attaques... » Sa voix se brise à l'idée qu'il pourrait lui arriver quelque chose de grave. « La limite est vite franchie. » Kenan est sur les nerfs, il comprendrait presque la réaction du serpent. Si l'animal souhaitait effectivement venir en aide à son humaine, il paraissait logique qu'il cherche à l'arrêter en la protégeant d'elle-même. Le jeune homme n'a pas bougé, il desserre à peine sa prise. Il enfouit son nez dans le cou de Sissi. La colère redescend, le vide d'une partie de ses forces tandis que la pression de ses bras diminue enfin. « S'il te plaît... sois prudente. » La voix se meurt contre la peau, peut-être même inaudible. La peur les enveloppe encore.                                                                            


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Parchemin envoyé Ven 1 Avr - 20:59

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
- Christina Perri, Lonely.

L
a force avec laquelle il la décroche du canapé lui coupe le souffle. Elle est bloquée entre ses bras, il serre trop fort et n’obtient pour toute réponse qu’un sifflement agressif. « Ce n'est ni l'endroit, ni le moment, Erzsébet. » Il a plus de force qu’elle ne l’imaginait. Et aux larmes se mêle un réflexe défensif, qui s’avère vain. Elle n’a ni baguette ni serpent pour se dégager. « C'est dangereux. Tu m'entends ? Pratiquer la magie noire dans de telles conditions, sans parler de ton serpent et de ses attaques... » Il n’a rien compris. Absolument rien. Elle voudrait lui dire que ça n’est pas ça, qu’elle devait seulement réparer ses erreurs mais les sanglots bloquent les mots. « La limite est vite franchie. » « Ne me donne pas de leçon. » a-t-elle sifflé, et la langue n’a pas pris sens, elle est restée ce dialecte incompréhensible lié à sa faculté particulière - elle n’est plus que cela, une âme paumée et blessée qui se noie dans ses plus dangereuses passions. Plus la prise se relâche, plus elle se détend. Le nez contre son cou ramène un peu de paix dans le regard humide, assez pour qu’elle réalise combien sa respiration est rapide, difficile, combien l’estomac est noué, le corps sous tensions. « S'il te plaît... sois prudente. »

Dans l’encadrement de la porte, Soren a fait son apparition, observateur silencieux d’abord puis plus impliqué, il pose une main sur l’épaule de Kenan. Rien de dangereux dans son attitude, au contraire, il se fait protecteur et apaisant. « Inutile de cracher ton venin, Sissi. Ton ami a raison. » Les billes claires sont sévères et les billes bicolores les soutiennent. Le duel visuel ne s’éternise pas, d’un tour fluide de baguette, le sortilège muet endort la jeune femme dont le corps s’affaisse contre celui du Rackharrow. « Mettez-la sur le canapé. » La voix grave ne semble pas pouvoir prendre de sonorités agressives, comme s’il était naturellement empreint d’une certaine bonté, de celles qui sont immuables. « Ravi de voir que vous n’avez pas encore pris la fuite. »

On comprenait vite de qui Sissi tenait son sourire en coin et son sarcasme latent ; pas de sa mère. Soren était un homme élégant forgé d’ambiguïtés qu’on pourrait tout aussi bien imaginer en défenseur de la veuve et de l’orphelin ou en adepte de sombres pratiques, sorti d’un drôle d’univers parallèle où l’un n’était pas compatible avec l’autre. « Je constate que le cadeau pour votre soeur n’a pas résisté. » Evidence qui ne semble pas l’étonner, face aux débris de la si jolie pierre définitivement perdue. « Eszter vous fera monter un plateau lorsque Sissi aura repris ses esprits et qu’elle ne risquera plus de vous écraser le visage dans la sauce. » On n’était jamais trop prudent, n’est-ce pas ?

Soren s’est accroupi près de sa fille, posant une main sur son front pour vérifier qu’elle n’était pas fiévreuse ni trop froide puis il s’est redressé, ramassant le livre précédemment jeté. « Détendez-vous, je ne vais pas vous pétrifier ou vous maudire. C’est plutôt la spécialité de votre famille, qui plus est. » La remarque est presque taquine. Il s’appuie contre le placard en face, forcé de patienter : la réveiller trop vite risquerait de la déstabiliser plus encore et il ne doutait pas que certaines questions brûlaient la langue du jeune homme, qui, il fallait l’avouer, avait gagné un peu de son respect en évitant à sa fille un coeur à nouveau brisé.

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Parchemin envoyé Ven 1 Avr - 23:12

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S'il était clair qu'il ne comprenait pas le fourchelangue, s'il lui semblait que la consonance même de la langue était relativement agressive, en soi, il se sent tout de même heurté par ces mots inintelligibles qu'elle expulse, tout contre lui. Il se doutait bien qu'elle essaierait de protester, de le repousser, elle semblait encore un peu ailleurs, pas tout à fait avec lui, même si son corps prétend le contraire. Et quand il la sent se détendre, quand il suspecte qu'enfin, elle rappelle les bribes de raison, le répit n'est que de courte durée.

Une main sur son épaule provoque le sursaut du jeune homme qui ne s'attendait pas à ce qu'on les observe. Petit être naïf qui imagine encore que les secrets sont cachés aux maîtres de maison. Ici, comme ailleurs, sans doute, certains avaient le plein pouvoir, le plein contrôle de ce qui se tramait entre leurs murs. La voix de Soren s'adresse à sa fille, dans le dos du jeune homme qui s'est figé sous la tension provoquée par l'apparition soudaine du père de famille. Il ne voit que les perles hétérochromes plantées dans celles qu'il imagine derrière lui. Rien d'autre. Quand le corps de la rouquine perd toute résistance au creux de ses bras, il la retient d'instinct. « Mettez-la sur le canapé. » Il s'exécute, un peu perturbé de n'avoir plus à faire qu'à une enveloppe physique qu'il allonge le plus délicatement possible sur le canapé. Kenan retire son blouson pour lui faire un oreiller de fortune qu'il dépose sous la tête de la sorcière. D'un Accio murmuré, il attire à lui une couverture qu'il place sur le corps endormi. « Ravi de voir que vous n’avez pas encore pris la fuite. » Le jeune homme se retourne et, sans réellement le contrôler, offre un sourire mutin au paternel. La réplique s'échappe d'elle-même : « Oh, pour tout avouer, Daksha m'intimide plus que votre fille. » Il se mord la langue, constatant l'insolence qui pourrait lui être reprochée et se reprend aussitôt. « Je veux dire... Ça ne me viendrait pas à l'idée, monsieur Grimstone. » Il restait sincère, malgré tout. Il avait juste un peu de mal à trouver la bonne tournure de phrase. Les conversations sérieuses, cela n'avait jamais été son fort. Aucun risque que ça commence aujourd'hui, malheureusement.

Kenan a la mauvaise idée de prendre quelques secondes pour détailler l'homme qui lui fait face. Le genre qui met vraiment mal à l'aise : trop de charisme, trop de prestance, trop difficile à gérer pour un gamin de son âge. Il détourne les yeux, pense à autre chose, sans quoi il finirait par se liquéfier sur place, mal à l'aise. Comme s'il sentait son trouble, Soren enchaîne sur un autre sujet : « Je constate que le cadeau pour votre sœur n’a pas résisté. » Un cadeau pour sa sœur. Kenan suit les yeux de l'homme jusqu'à la pierre transparente. C'était donc un cadeau ? Il en savait décidément bien plus que lui... jusqu'où allaient ses connaissances ? Sissi lui avait affirmé qu'il n'était pas idiot, que cela ne servait à rien de jouer la comédie, de faire semblant devant lui, au sujet de leur relation. Le jeune homme déglutit. Il n'ose rien ajouter d'autre qu'un hochement de tête, ni maintenant, ni quand il lui annonce que sa femme fera monter un plateau repas pour eux quand leur fille se sentirait mieux. Il triture nerveusement ses mains, les yeux posés sur la table basse sans la voir. Quand il les remonte, il croise les yeux clairs et ramasse son malaise du mieux qu'il peut. « J'irai présenter mes excuses à Madame, si vous me le permettez, de ne pas avoir pu assister au repas avec vous. » Irvin serait fier de lui. Enfin l'éducation stricte qu'il avait inculquée à ses enfants portaient ses fruits. Il rebondit néanmoins sur la touche d'humour de Soren, tentant un sourire gêné : « J'admets que ce serait bête de gaspiller la sauce. » L'homme était intimidant mais Kenan ne percevait rien de foncièrement négatif. Peut-être dissimulait-il simplement très bien son jeu. Il ne s'attendait pas exactement à devoir annoncer aux parents de sa petite-amie – pouvait-on réellement considérer leur relation comme telle, d'ailleurs ? Ce terme lui paraissait tellement enfantin, tellement loin de ce qu'ils vivaient... - que leur relation avait subitement changé. Devoir l'annoncer à Circée avait été assez éprouvant, en soi.

« Détendez-vous, je ne vais pas vous pétrifier ou vous maudire. C’est plutôt la spécialité de votre famille, qui plus est. » Kenan s’aperçoit tout juste qu'il est atrocement crispé. Il se racle discrètement la gorge, meublant comme il le pouvait, essayant de tourner sa phrase dans sa bouche avant de la laisser franchir ses lèvres, n'y parvenant qu'à moitié, d'ailleurs. « Seulement dans certaines circonstances bien définies. » Oups. Il lève un regard gêné vers Soren, certain que ce dernier finira par le remettre à sa place et qu'il ne l'aura pas volé. Kenan croise les bras sur le torse, attitude défensive qu'il ne contrôle pas. « Monsieur Grimstone... Je... me sens assez mal à l'aise de ne pas avoir été tout à fait sincère avec vous, tout à l'heure. Je tenais à m'en excuser.» Pour ne pas dire oh, je vous ai servi un gros mensonge, mea culpa, vous m'en voulez pas trop ? Il aurait aussi bien pu se taire mais la culpabilité ne l'aurait pas lâché et autant dire qu'après la petite interruption de Soren, il aurait du mal à le regarder en face si d'autres entrevues devaient avoir lieu. Du coup, il s'emporte. « Je suis conscient que le revirement de situation est... inattendu. Compte tenu des longues années de disputes que nous avons eues, Erzsébet et moi. Et je sais également que nos familles ne partagent pas forcément les mêmes... enfin qu'elles diffèrent sur beaucoup de points. Bon, j'admets ne pas avoir préparé mon discours pour le coup... » Le malaise le tire de nouveau vers le fond, tel un boulet attaché au pied. « Ce que je voulais vous dire, en fait, c'est que... » Il n'allait pas pouvoir tourner autour du pot pendant dix ans. « Écoutez, votre fille a réellement pris une place importante dans ma vie et nous sommes tous les deux conscients que ça ne pourra pas durer éternellement, et je ne voudrais pas que vous pensiez que j'ai de mauvaises intentions à son égard... Ça peut paraître un peu précipité mais... je tiens déjà beaucoup à elle. » Après quoi il inspire un grand bol de tout l'air qu'il a craché dans sa tirade. Et bien sûr, il n'ose pas croiser le regard du père de Sissi. Trop embarrassant. Il ne voudrait pas non plus avoir à y lire cette désapprobation qu'il s'attendait pourtant à trouver. Trop tôt, trop vite, trop excessif. Il s'imagine sans doute qu'aucun père n'accepterait ce genre d'attitude. Loin de comprendre, loin d'avoir le recule et l'expérience nécessaire, il ne peut que douter.                                                                                 


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Parchemin envoyé Sam 2 Avr - 0:00

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I
l faut avouer que Soren est presque amusé de l’attitude soudain rigide et particulièrement polie du jeune homme. Des années s’étaient écoulées entre le moment où Irvin était venu lui parler de ses garnements et celui-ci, dans l’atelier. Une parfaite éducation de sang-pur bien comme il faut se dévoile dans les excuses délivrées, dans cette manière de lui dire qu’il irait présenter ses excuses. « Personne ne mange jamais à la même heure dans cette maison, inutile d’être si formel. » Ekaterina ne finissait pas à la même heure que Maksimilian, pas plus que Sissi ne rentrait jamais de la boutique à un horaire précis. Va-et-viens incessants faisaient le quotidien du manoir et ça ne dérangeait personne, seuls Soren et son épouse s’attendaient réellement, l’un et l’autre aimant profiter de leurs instants en tête à tête. C’était peu conventionnel et très décalé par rapport au côté stricte que pouvait renvoyer Erzsébet, si différente, si.. presque traditionaliste. « Monsieur Grimstone... Je... me sens assez mal à l'aise de ne pas avoir été tout à fait sincère avec vous, tout à l'heure. Je tenais à m'en excuser.» Un haussement de sourcil marque la surprise du sorcier qui s’étonne de tant de tournures et de pardons. Irvin avait-il soufflé à ses enfants que les Grimstone étaient terrifiants ? Etaient-ils dans un monde parallèle où il était plus angoissant que tous les Mangemorts que comptaient les Rackharrow ? « Ce n’est rien. » Pas de reproches ou de remontrances, il n’était stricte que sur certains points et toujours bien moins avec la petite dernière, d’ailleurs.

La suite est plus étonnante encore. L’explication est-elle réellement nécessaire ? Toujours calé contre le placard, Soren écoute patiemment, parce que c’est ce qu’il fait de mieux ; l’écoute est la base de l’éducation qu’il a transmise à ses enfants. Communiquer, se comprendre et ne pas juger trop vite, des valeurs importantes à ses yeux. « Et je sais également que nos familles ne partagent pas forcément les mêmes... enfin qu'elles diffèrent sur beaucoup de points. » Ce garçon avait besoin d’air, il allait mourir avant la fin de sa tirade non préparée, d’une asphyxie sévère. Soren penserait à féliciter Irvin pour la parfaite tenue de son fils, qui avait même été galant au point de veiller à ce que sa petite-amie ne prenne pas froid ou ne se réveille pas la nuque raide. Charmant. Il y avait un aspect touchant à la déclaration du Gryffondor, pas réputé pour cette qualité d’ailleurs - on le lui avait bien volontiers décrit comme impulsif, sombre et parfois désagréable. Il fallait croire que le livre était différent de sa couverture. « Ça peut paraître un peu précipité mais... je tiens déjà beaucoup à elle. » Il n’en doutait pas. Sinon il ne serait pas dans cette pièce, il aurait été fichu dehors à coup de cobra au derrière.

« Je n’ai rien contre votre famille, jeune homme. Certes Maksimilian et Ekaterina ont appris que vous n’étiez pas fréquentables parce que j’étais moi-même jeune et un peu .. disons excessif. Les valeurs des Rackharrow sont ce qu’elles sont, là n’est pas le problème. » Non. Certes il avait inculqué la méfiance à ses aînés puis plus tard à Sissi, parce qu’elle était attirée vers eux, inlassablement, et il avait vu l’oeil mordoré s’éclairer d’admiration face à l’aura pleine de mystère du père de famille. « Vous faites sourire ma fille. Vous n’imaginez pas à quel point c’est difficile de rallumer la flamme, de lui donner envie de vivre. Alors certes je suis en conflit avec les secrets et la magie noire que se traînent les Rackharrow cependant vous n’êtes pas Marqué et il est évident que les pratiques de Sissi.. sont invariablement en accord avec votre réputation. » Peut-être, malheureusement, n’y a-t-il pas de remède à son désir de toujours en découvrir plus dans les méandres d’obscures litanies. « Temps qu’elle sera heureuse, vous serez le bienvenu ici. Du moins jusqu’à ce que votre père décide du bon parti que vous devrez épouser. » Il n’y avait que peu de mariages d’amour, à leur niveau. Soren était tombé éperdument amoureux d’Eszter, par le plus grand des hasards, parce que sa beauté lui avait retourné le coeur mais ses frères n’avaient pas eu cette chance. « Je veux seulement la protéger, c’est tout. Le Lord est un homme dangereux auquel je refuse d’exposer Sissi, mieux vaut qu’elle fréquente quelqu’un qui soit encore libre de ses choix plutôt qu’un homme trop impliqué pour lequel elle se perdrait - elle et nos principes. » Loin de se douter, toutefois, que de ses enfants c’était Ekaterina qui mettait en périls leur neutralité durement acquise. La baguette bouge, le tour du poignet redonne des couleurs à la princesse endormie qui n’émerge pourtant pas encore, épuisée par les crises.

Sissi : #477C64
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Pas de remarques désagréables, pas de reproches alors qu'il s'attendait pourtant à ce que Soren soit moins clément. Non pas qu'on le lui avait dépeint d'une quelconque manière, qui aurait pu l'avoir incité à penser d'une façon ou d'une autre. Pour tout dire, Kenan était à peine au courant que son père connaissait celui de Sissi, moins encore qu'ils en étaient venus à discuter. Et Irvin n'était pas du genre à tenir une conversation banale ou à expliquer tranquillement à son fils ce qu'il pensait d'un tel, autour d'une bonne tasse de thé. Il y a des années que la communication s'effectuait à coup de regards plus que de paroles entre le père et le fils Rackharrow. Non pas qu'ils se comprenaient au point de ne pas avoir à parler ; c'était plutôt qu'ils étaient incapables de discuter, tout simplement. Comme s'ils n'étaient jamais sur la même longueur d'onde. Irvin donnait les ordres, il s'attendait à ce qu'on les exécute et ses enfants avaient souvent tendance à n'en faire qu'à leur tête. Pour autant, quelque part au fond de lui, Kenan ressentait un profond respect pour son père. Il avait simplement du mal à l'admettre. Sans doute était-ce pour cette raison qu'il ne s'opposait pas à l'idée d'un mariage arrangé, ou qu'il se présentait toujours aux fêtes de famille. Sa rébellion avait des limites. Et en présence d'étrangers, Kenan s'attachait à ne pas faire honte à son père.

Soren lui affirma ne rien avoir contre sa famille, ce qui provoqua un haussement de sourcils. « Certes Maksimilian et Ekaterina ont appris que vous n’étiez pas fréquentables parce que j’étais moi-même jeune et un peu .. disons excessif. » S'il avait pu prendre un peu de recule, s'il avait peut-être eu quelques années de plus, aujourd'hui, Kenan se serait sans doute rendu compte de l'humilité de cet homme. Il aurait certainement pu en apprendre un peu, en tirer un quelconque bénéfice. Trop jeune, toutefois, il ne laissa paraître qu'un hochement de tête. Un sourire éclaire ses traits tandis que lui est confié un détail crucial : Sissi semble heureuse. Il s'efforce de ne pas se demander pendant combien de temps, de ne pas imaginer l'hécatombe quand Irvin aura choisi, de ne pas se rappeler que plus on s'éloigne du sol, plus la chute est mortelle. « Cependant vous n’êtes pas Marqué et il est évident que les pratiques de Sissi.. sont invariablement en accord avec votre réputation. » Kenan retient son sourire en coin autant qu'il le peut. La jeune femme semblait inexorablement attirée par la magie noire : les livres en témoignaient, les bijoux aussi. Ce n'était, bien sûr, pas lui qui allait l'empêcher de pratiquer, il serait bien mal avisé d'émettre le moindre jugement à ce niveau. Cependant il avait cru comprendre que la demoiselle était prompte à se laisser entraîner dans les tréfonds avec une aisance déboussolante. Tout du moins était-ce ce qu'elle lui avait involontairement révélé ce soir.

Un peu désorienté qu'on lui expose ainsi un point de vue politique si tranché, Kenan n'ose rien rétorquer. Ce discours, Sissi le lui avait en partie tenu et il avait promis de réfléchir à sa façon de voir les choses. Il écoute en silence, préférant ne pas s'impliquer. Ce genre de conversation pouvait vite tourner au vinaigre. Du moins semble-t-il le penser. Le jeune homme acquiesce, conscient de l'enjeu, conscient des mots, simplement encore trop perdu pour analyser son propre avis sur le sujet. Il lui faudrait sans doute un peu plus de temps. Un mouvement de baguette plus tard, la jeune femme retrouve quelques couleurs. A Kenan de s'approcher du canapé et de lui caresser tendrement la joue. « Hey... » Le bleu des yeux la couve comme lorsqu'ils s'éveillent aux côtés l'un de l'autre, dans l'appartement de la rouquine. « Comment tu te sens ? » Et soudain, conscient de l'éventuelle intrusion entre le père et sa fille, Kenan se retourne pour croiser le regard de Soren. « Est-ce que... vous voulez que je vous laisse un moment seuls ? »  Après tout, ils pouvaient avoir besoin de discuter en tête à tête. Après tout, Kenan n'était pas tout à fait à sa place dans cette chambre, dans cet atelier. Bienvenu, certes, mais pas forcément dans n'importe quelles circonstances. Il se mordille la lèvre, un peu embarrassé, avant d'assurer : « Je peux attendre à l'extérieur. »
                                                             


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 756 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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“Crying off my face again, The silent sound of loneliness Wants to follow me to bed. I'm the ghost of a girl That I want to be most, I'm the shell of a girl That I used to know well.”
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L
e corps est engourdi. Les yeux papillonnent sur le décor flou. La caresse sur sa joue fixe les yeux vairons sur le jeune homme, sans qu’aucun mot ne sorte, sans qu’elle ne soit capable de bouger plus. « Comment tu te sens ? » Elle entrouvre les lèvres mais aucun son ne s’en extirpe. Soren observe en silence. Il sait que le sortilège employé l’a sonnée, qu’elle va rester dans un état de calme pendant suffisamment de temps pour que la crise passe - jusqu’à la prochaine. Est-ce qu’il le fait de gaité de coeur ? Non, mais le père pense avant tout à la sécurité de son excessive de fille, il préfère l’endormir que la voir souffrir, l’anesthésier un peu plutôt qu’assister à une brutale autodestruction. « Est-ce que... vous voulez que je vous laisse un moment seuls ? » Un ‘non’ d’un signe de tête. Il n’a pas besoin d’être seul avec pas plus que Sissi n’en aurait envie. La complexité se dévoile dans le regard plein de reproches que lui lance la rouquine. Inutile d’attendre à l’extérieur, il ne va pas rester. « Ce garçon tient à toi. Ne lui fais pas de mal. » Le ton est plus dur, plus froid. Les paradoxes s’étirent et l’un face à l’autre, ils sont un puzzle tout en tensions. Elle a baissé les yeux, il a simplement transplané au rez-de-chaussée.

Ce garçon tient à elle. Elle s’en veut presque. Elle s’en veut de craquer, de trembler, de se laisser emporter par de telles torrents émotionnels. La lucidité revient, lentement, assez pour qu’elle réalise qu’elle aurait réellement pu le blesser, le griffer, faire exploser un objet empreint d’une magie corrosive dans cette pièce où il avait tenté de la ramener sur terre. « Je suis désolée.. » Ca n’est qu’un murmure. Elle est parvenue à se redresser un peu, à s’asseoir pour récupérer au creux de sa paume les morceaux de la pierre brisée. « Accio. » Le livre est revenu vers elle, placé au dessus du livre noir qui avait déclenché la colère de Kenan. « Ca ne sert à rien que je répare.. Circée me déteste. J’ai pas su.. rester son amie. Et ça… dépendait de la stabilité de notre lien. » Sissi a déposé dans la main du jeune homme les petits morceaux encore scintillant d’une magie chaleureuse en train de s’envoler, de s’estomper. « J’aurais dû le savoir. La première copine de Maksimilian a déclenché des disputes impossibles avec Ekaterina. On ne se place pas entre des jumeaux. » Le regard s’est fixé sur le sol. La complicité de jumeaux était unique, indéfectible, ce qui les attache l’un à l’autre, qu’ils s’aiment ou se déchirent, est plus puissant et plus solide que n’importe quoi d’autre. Une simple intruse n’aurait raison de rien. « Elle avait besoin de savoir que tout resterait toujours identique. J’ai pas pu lui mentir.. » Elle n’a pas pu prétendre qu’elle renoncerait à lui, qu’elle reviendrait à la période durant laquelle elle se disputait simplement avec dans une harmonie sympathique et constante. « Les Grimstone savent vendre du sable dans le désert et mentir avec talent. Ils ont dû m’adopter.. » L’échec se perçoit dans sa voix. L’échec est là, au fond de sa gorge, dans les battements de son coeur. Sissi était une menteuse douée quand ça n’impliquait pas ceux qu’elle aimait, elle savait vendre n’importe quoi à n’importe qui mais n’était pas capable de rester parfaitement neutre. Elle était brillante mais complètement bloquée, émotionnellement, physiquement, perpétuellement - sauf peut-être entre les bras de Kenan, sauf tout près de Jonah. Elle se sentait défectueuse, pas à sa place, raison pour laquelle elle pensait toujours plus à partir qu’à rester, plus à construire sa propre vie plutôt que s’accrocher à celle-ci.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 3 Avr - 17:22

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Elle a l'air encore un peu sonnée quand elle tente de lui répondre, quand les lèvres remuent lentement sans qu'aucun son ne s'en échappe. Encore un peu, encore, quand le maître des lieux disparaît d'une seconde à l'autre sur une dernière phrase destinée à Sissi. Alors, il l'avait pris au sérieux ? Il ne s'était pas dit que Kenan n'était qu'un morveux arrogant qui se permettait de passer du temps avec sa fille, qui profitait de sa compagnie jusqu'à ce qu'on le marie. Il ne s'était pas permis de juger à voix haute. Il l'avait pris au sérieux. Kenan se demandait même si son propre père aurait été capable de faire cet effort. Au fond, il n'y croyait pas. Ce qui expliquait peut-être son silence vis-à-vis d'Irvin. Ce dernier n'aurait certainement pas l'ouverture d'esprit des Grimstone. Simplement le regard autoritaire, le ton empli de reproches. Comme toujours à son égard. Du moins y croyait-il très sérieusement.

Le jeune homme prend place aux côtés d'Erzsébet qui tente déjà de se redresser. Il intercepte ses mots d'excuse au passage, tandis qu'un air d'incompréhension flotte sur l'océan. C'était tout lui : s'emporter un instant, en une fraction de secondes, sur un sujet qui le tient réellement à cœur ; et l'instant d'après sembler perdu que l'on remette ça sur le tapis. Comme si la colère effaçait la bêtise. Comme si elle servait, elle-même, d'excuse. Kenan l'observe en silence, suit du regard les morceaux de pierre éclatés, le livre qui s'approche en voletant. « Ça ne sert à rien que je répare.. Circée me déteste. J’ai pas su.. rester son amie. Et ça… dépendait de la stabilité de notre lien. » Elle ne parle pas de lui, pourtant son cœur saigne comme si un reproche lui était directement adressé. Sa peine irradie, il le sent parfaitement et sans doute est-ce la raison pour laquelle il ouvre la bouche, puis la referme, sans rien trouver. Les mains se frôlent, la pierre en miettes passe de l'un à l'autre, triste symbole d'une amitié brisée. Il aurait voulu la prendre dans ses bras, lui dire que ce n'était rien, lui souffler qu'elle se trompait. Seulement, il ignorait encore comment s'y prendre. « J’aurais dû le savoir. La première copine de Maksimilian a déclenché des disputes impossibles avec Ekaterina. On ne se place pas entre des jumeaux. » C'en était assez pour le faire réagir. Délicatement, le gryffondor dépose les éclats sur la table basse et les remplace par les mains de la jeune femme. Parce qu'elle fait fausse route, parce qu'il doit le lui dire, qu'elle ne peut le deviner. Les jolies perlent restent clouées au sol, alors même que Kenan la fixe intensément. « Erzsébet, ma sœur est malade. » L'avouer lui brûlait la bouche, le fait même de conceptualiser cet état le mettait mal à l'aise. « Comme tout le monde, elle a ses peurs et ses démons. Seulement, elle les rationalise mal. Elle peut se convaincre d'une chose complètement fausse pendant des années, simplement parce qu'elle a besoin de temps pour se rendre compte... qu'elle se trompe. » Il soulève son menton, ramène les billes hétérochromes dans les siennes, l'emprisonne en silence. « Elle avait besoin de savoir que tout resterait toujours identique. J’ai pas pu lui mentir.. » « Elle me rejette autant qu'elle te rejette, pour le moment. Tu n'as rien à te reprocher, tu n'as rien brisé. On ne peut pas s'arrêter de vivre parce qu'elle ne conçoit pas la vie autrement. On ne peut pas s'empêcher d'évoluer, d'apprendre... d'aimer, parce que Cici refuse de voir les choses bouger. » Sa sœur l'avait évité pendant des jours, des semaines, même. Quand il avait essayé de recoller les morceaux, elle lui avait fait comprendre qu'elle ne voulait pas de cette discussion, à plusieurs reprises. Kenan aimait sa jumelle, profondément, mais il refusait de se laisser couler pour elle. Et quand elle aurait besoin de remonter, frôlant une asphyxie inévitable, il fallait qu'il soit sur le rivage à lui tendre la main. Non pas au fond de la mer, à ses côtés. « Certaines personnes ont un droit légitime de se placer entre des jumeaux, princesse. » Toi, par exemple. Un sourire, une caresse, les doigts qui glissent lentement le long de la cascade de cheveux. « La relation que j'ai avec Circée n'est pas incompatible avec celle que nous avons tous les deux. Il faut juste un peu de recule pour l'accepter. Peut-être plus que pour de simples frères et sœurs. »    

« Les Grimstone savent vendre du sable dans le désert et mentir avec talent. Ils ont dû m’adopter.. » « Mentir aux personnes qui comptent pour toi n'est pas un talent... D'aucuns te diront le contraire. Pour moi, ça s'apparente à de la tromperie. » Le regard s'est assombri. La conversation déviait sur un sujet qu'ils n'étaient peut-être pas encore prêts à aborder. La façon de concevoir la vie et les relations avec autrui n'avait probablement pas sa place dans leur histoire quand on ignorait encore combien de temps elle pourrait bien durer. Aussi se charge-t-il de changer de sujet. « Ton père et moi avons eu l'occasion de... discuter. Tu aurais quand même dû le mentionner sur le petit morceau de parchemin que tu as donné à Daksha. J'aurais mieux préparé mon discours. » Il lui offre un clin d’œil malicieux. Maintenant que la pression était retombée, il pouvait presque en rire.    
                                                             


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Parchemin envoyé Dim 3 Avr - 18:48

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé d'un mois. Champ Libre :
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« 
Erzsébet, ma sœur est malade. » Elle ne voulait pas considérer que Circée était malade. Elle ne voulait pas que son amie le soit et s’obstinait à faire comme si ne pas en parler ferait disparaître le problème. « Elle peut se convaincre d'une chose complètement fausse pendant des années, simplement parce qu'elle a besoin de temps pour se rendre compte... qu'elle se trompe. » Un froncement de sourcils marque une certaine désapprobation. Sissi aimait Circée, elle l’aimait comme une soeur et n’avait jamais accepté de voir ses quelques défauts comme une maladie, elle n’avait jamais eu besoin d’entrer en conflit, d’agir contre les désirs de la jeune femme tout simplement parce qu’elle suivait habilement le mouvement. Fréquenter Kenan remettait tout en cause. L’idée qu’il soit tout aussi rejeté qu’elle lui déplait. Elle se sent doublement coupable, comme si elle plaçait elle-même volontairement cette distance. Si Circée refusait de voir les choses bouger, ils auraient dû rester à leur place, ne rien bousculer. « Certaines personnes ont un droit légitime de se placer entre des jumeaux, princesse. » La rousse est tendue, quand bien même elle apprécie le geste d’affection. « Je n’aurai pas la patience d’attendre des années, Kenan. Je.. on a beaucoup d’alliances en Allemagne. » Le regard est sans équivoque : ils savent tous les deux que ça signifie un probable départ, et pas dans dix ans. Vingt-et-un ans c’est très jeune et c’est pourtant un âge assez moyen pour des fiançailles. « Mon père ne m’obligera pas mais je crois que.. » J’accepterais. Elle se sent si fragile, si inutile. La chute est lente, quand les crises s’effacent, elles laissent désespoir et défaitisme. « Je n’arriverai pas à avancer sans elle. J’aurais voulu qu’elle soit ma demoiselle d’honneur, la marraine de gamins insupportables et qu’elle reste toujours ma meilleure amie même dans une famille que je n’aimerais pas. »

Aveux difficiles. Peut-être Circée ignorait jusqu’à quel point Erzsébet tenait à elle, tenait à la garder dans sa vie comme une personne clef, de confiance, à toute épreuve. Quant à la tromperie.. le symbole des Grimstone n’était-il pas un serpent ? Lui-même synonyme à part entière de tromperie. « Ton père et moi avons eu l'occasion de... discuter. Tu aurais quand même dû le mentionner sur le petit morceau de parchemin que tu as donné à Daksha. J'aurais mieux préparé mon discours. » La tentative de plaisanterie tombe à l’eau. Elle s’est contentée de le regarder, longuement, comme si elle tentait de figer son image, l’instant présent, pour le garder jusqu’à sa mort. Les billes bicolores se sont finalement tournée vers la bague enfermée dans le bouclier magique, translucide. « C’aurait dû être ma bague de fiançailles.. » soupir las de celle qui réalise que ça n’aurait pas été possible - un membre de l’Ordre aurait désapprouvé ses pratiques, voulu dicter sa conduite. Imprégner cet objet de tout ce qu’elle connaissait de plus sombre avait été salvateur, avait déversé sa colère. La recette corrosive avait d’ailleurs été appliquée, rendant les yeux d’émeraude du serpent en argent plus luisants - et autant dire que le mélange avait été nettement amélioré. « J’ignore pourquoi je la garde.. »

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Dim 3 Avr - 21:27

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Sissi lui semble tendue, d'autant plus quand elle lui sert cette remarque qui le paralyse. « Je n’aurai pas la patience d’attendre des années, Kenan. Je.. on a beaucoup d’alliances en Allemagne. » Il tente de ne rien laisser paraître. Ce n'est pas une surprise. Son esprit murmure dans un automatisme de défense. Apaisement qui ne vient pas. Il reste muré dans son silence, il a trop bien compris ce qu'elle voulait dire et ne voit pas l'utilité d'en rajouter. Ce serait comme prendre un couteau pour s'entailler lui-même jusqu'à l'os. Sur son genou, la tête de Datrix se pose, sans qu'il ne la voie, et il respire de nouveau. Il colle le bout des doigts contre la créature, certainement contre sa joue, contact invisible qui pourtant semble le rassurer. Pour autant il ne dit rien. Il ne regarde même pas la jeune femme. Les yeux semblent scruter les livres sur la table basse mais l'esprit est tout ailleurs. Il ne bouge pas quand elle affirme que son père ne l'obligera à rien, qu'elle ne termine pas sa phrase mais qu'il devine la fin. Au vu de l'air qui lui manque, de la douleur qui s'insinue, alors qu'à peine un mois s'est écoulé depuis leur décision de faire, ensemble, un petit bout de chemin, Kenan se demande si c'est une bonne idée. S'il ne vaudrait pas mieux tout arrêter avant de s'embarquer dans une situation qui les mettrait réellement en péril, peut-être tout autant émotionnellement que physiquement, selon les stupidités qu'elle pourrait engendrer. Ç’aurait été pas mal d'y penser avant de coucher avec elle, pour le coup... La raison vient asséner sa remarque sans douceur. Il s'en mordrait presque la langue. Étaient-ils en train de se lancer dans la plus grande connerie de leur jeune vie ? Et les souvenirs, récents, ardents, reviennent le narguer. La sensation que provoque l'envie, leurs corps, la chaleur, ce besoin pratiquement impossible à assouvir. Kenan laisse flotter un sourire absent sur son visage, les yeux toujours dans le vague. C'était peut-être une connerie, effectivement, mais au fond, il était content de la faire. Heureux de faire sourire Sissi, heureux de la sentir contre lui, d'être là pour elle, même si à l'échelle d'une vie, leurs quelques mois ne représenteront peut-être rien. Ne m'oublie pas. Il aurait voulu le lui souffler, il ne peut pas.
Se raccrocher à ses paroles. Oublier les doutes, oublier cette stupide peur d'un lendemain auquel ils n'échapperont jamais. Pourquoi est-ce que tout allait si vite ? Pourquoi les sentiments se décuplaient-ils du jour au lendemain ? S'ils ne s'étaient pas côtoyés pendant près de dix ans, peut-être les choses auraient-elles pris une tournure moins excessive. Cette frénésie lui faisait presque peur. Se raccrocher. « Je n’arriverai pas à avancer sans elle. J’aurais voulu qu’elle soit ma demoiselle d’honneur, la marraine de gamins insupportables et qu’elle reste toujours ma meilleure amie même dans une famille que je n’aimerais pas. » Un sourire triste qu'il tente de camoufler alors qu'il repose les yeux sur elle. Doucement, sa main trace des cercles qui poussent le museau de l'éternel tandis qu'elle ronronne, presque inaudible. « Qu'est-ce que l'Allemagne, Erzsébet ? Ou la Sibérie, l'Islande, le Japon, qu'importe. On peut transplaner d'un bout à l'autre du globe si ça nous chante. Alors laisse-lui le temps, peut-être que... quand je ne serai plus en travers de votre chemin, elle comprendra enfin sa bêtise. Tu récupéras ton amie à défaut de... » Il se tait, impossible de terminer. Comme si de rien n'était. Comme si de rien n'était... « On ne jette pas dix ans d'amitié sans un regret, tu sais. Elle reviendra. Et à ce moment-là, tu penseras peut-être à cette conversation. » Le regard s'est de nouveau détourné en pleine phrase, il s'est échoué un peu plus loin, là où les vagues ne se brisent plus contre les rochers. Là où tout est simplement calme. Là où le bleu est synonyme de tristesse. Quelque part, là-bas.

« Ç’aurait dû être ma bague de fiançailles.. » La voix de Sissi le rappelle, l'empêche de divaguer trop longtemps. Kenan l'observe, suit son regard qui se pose enfin sur le bijou atypique. Un serpent d'argent aux yeux d'émeraude. Duquel émane des vagues de magie noire. Il s'étonne de ne pas y avoir prêté attention plus tôt. Et au final, se rend compte de la logique derrière cette inattention. « J’ignore pourquoi je la garde.. » Kenan s'adosse au canapé, Datrix se couche à ses pieds. « Je n'en sais rien, mais tu ne devrais pas. Elle évoque un passé qui semble encore te torturer et parfois... il vaut mieux se détacher du passé, crois-moi. » Il en avait eu la preuve à plusieurs reprises. Trop, peut-être, pour son jeune âge. D'un haussement d'épaules, il ponctue cependant : « Mais j'pense pas avoir le droit de te dire quoi faire. T'es une grande fille, c'est à toi qu'appartient ce genre de décisions. » Et il n'était pas assez idiot pour s'imaginer pouvoir s'immiscer dans cette partie de sa vie qu'elle lui avait à peine révélée. Il ne connaissait rien de ce qu'elle avait pu vivre avec cet homme, son ex-fiancé. Il ignorait tout de leurs sentiments respectifs. Un soupire lui échappe. « Ta mère va nous faire porter le repas, tu n'auras pas à descendre dans cet état de fatigue. Je rentrerai, ensuite. Je ne veux pas te déranger plus longtemps. » La créature relève la tête, imperceptible. Elle pose ses quatre yeux sur son maître, alarmée par les tons qu'il utilise, trop sur la défensive à son goût.        
                                                             


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