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Parchemin envoyé Sam 19 Mar - 21:21

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
malle

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I'm gonna live like tomorrow doesn't exist.
« Je t'implore, Tu m'ignores, Je n'ai que faire de ton mépris Car je l'aime aussi. Regarde-toi, Ne vois-tu pas Ton coeur sombrer dans la folie ? Accepte-moi, Ne me dis pas Que t'aimer n'est pas permis. »
- La légende du roi Arthur.

D
emain, 21h, à la boutique. 
Pardon pour le silence.
Sissi. »

Le serpent était allé déposer le message auprès du serveur au Chaudron Baveur, la veille, offrant sa tête à disposition pour qu’il récupère le parchemin enroulé autour de ce qui servait de cou à la créature - sous le regard médusé des clients. Son service accompli, Daksha est revenu auprès de sa propriétaire. Elle n’avait pas vraiment vu Kenan depuis environs quinze jours. Une semaine avant d’aller trouver Irvin et une semaine ensuite. Réfléchir s’était avéré plus complexe qu’elle ne l’aurait cru et si monsieur Rackharrow avait été un bon test de capacités, ça n’avait pas suffit. Elle tremblait encore à l’idée de voir la colère un jour se peindre sur ses traits.

Pourtant elle était là, vêtue d’une robe bleue électrique aux épaules dénudées, le col bateau laissant voir la peau de porcelaine et le tatouage à son cou. A la taille une ceinture noire, fine, accentuant les courbes élégamment soulignées. Elle n’avait pas cet air stricte et sérieux qu’on lui voyait souvent. Un peu plus de piment dans le style vestimentaire, les longs cheveux lâchés dans une cascade rousse et un sourire mutin. Touche de gloss sur les lèvres gourmandes. Elle s’agitait encore dans l’appartement vingt minutes avant l’heure indiquée. La triste petite table habituellement placée côté cuisine avait été remplacée par une autre, plus grande, ornée d’une tourte aux légumes, de roulés à la saucisse, d’une tarte au citron meringué et d’un vin conseillé par Jonah quelques semaines plus tôt - dont elle ne se souvenait même plus la saveur.

Elle avait cuisiné toute l’après-midi et la veille au soir pour que le repas soit aussi parfait que possible, pour qu’il ne rentre pas chez lui avec la faim au ventre. Sissi ignorait encore si il s’agissait d’une bonne idée, s’il accepterait de venir après son absence, sa manière de s’isoler du monde ainsi. Elle avait peur qu’il refuse, qu’il ne soit plus attiré, qu’il se soit lassé de patienter. Maintenant cependant l’angoisse à l’écart, elle s’est installée dans le canapé avec un livre à la main. Daksha s’est joint à sa lecture en posant sa tête sur son épaule.

« Tu as de la visite. » a soufflé l’animal en se détachant de la sorcière. Elle a rangé le livre et descendu les escaliers, le son des escarpins noirs indiquant sans mal qu’elle avait entendu Kenan arriver - ou du moins Daksha avait perçu la vibration. « Salut.. » Un peu gênée, elle s’est mordue la lèvre inférieure, n’ayant jamais eu à vivre ce type de situation. C’était une manière de plonger dans l’inconnu, chose terriblement stressante pour celle qui aimait tant tout maîtriser de ses émotions et de son environnement. « J’espère que tu as faim.. » Les billes baissées, embarrassée. Elle a opté pour lui attraper la main, le menant à l’étage, les doigts encore un peu tremblants. Et s’il n’aimait pas ? Si la tenue lui déplaisait ? Si les jambes nues lui donnaient l’air d’une fille facile ? Peut-être que la robe était trop courte. Préoccupations stupides qui tournaient en boucle dans sa tête pour n’avoir surtout pas à se poser la vraie question : va-t-il accepter sa proposition ?

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Sam 19 Mar - 23:26

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Absorbé par le nettoyage de son comptoir, Kenan, baguette à la main, ramenait à lui les verres vides et, d'un coup de poignet, rangeait les places précédemment occupées, les unes après les autres. Il fut interrompu par les murmures des clients dont les regards semblaient converger. On s'écarta d'un bond pour laisser passer la créature rampante qui s'approcha du Rackharrow comme si ce dernier l'avait appelée à lui. « Daksha », souligna le jeune homme en arquant un sourcil. L'imposant cobra lui porta le parchemin et s'en alla aussitôt sa mission effectuée. Kenan haussa les épaules à l'attention des clients qui le dévisageaient comme s'il avait insulté le Lord. « C'pas mon serpent. » Affirmation sur un ton décontracté, comme s'il s'agissait d'un chien errant. Un serpent vient vous voir en plein service ? Un cobra de deux mètres ? Banal !

Le jeune homme attendit d'être rentré chez lui pour découvrir le message de la norvégienne. Deux semaines sans la moindre nouvelle, deux longues semaines, quatorze journées, treize nuits d'angoisse. Autant dire que Kenan était autrement remonté. Ce n'était pas faute d'avoir essayé de la contacter, sans résultat. Le jeune homme avait fini par envoyer son éternel qui lui rapporta que la joaillière allait bien, qu'elle semblait absorbée par son travail et surtout, qu'elle avait sans doute besoin d'un peu de temps. Datrix se mangea une remarque cinglante, pour le coup : il se passerait de son avis, merci beaucoup.

Et voilà que Sissi lui envoyait son messager personnel pour lui proposer de la rejoindre. Il était épris de sentiments contradictoires : entre l'envie de la revoir et la peur du rejet, persuadé qu'elle mettrait fin, ce soir, à tout ce qui avait pu ressembler à un début de relation entre eux. Les doutes le rongèrent. Il aurait peut-être dû se montrer plus entreprenant, il aurait peut-être dû s'imposer plutôt que de suivre les conseils de Datrix – qu'il finissait toujours par écouter. Son cerveau ne semblait pas vouloir se départir des idées noires qu'il ressassait depuis deux semaines, qui semblaient trouver sens et confirmation dans ces quelques mots tracés sur le parchemin. Une colère noire le rongea de l'intérieur et il explosa, bêtement, envoyant son poing contre le mur de pierre de sa chambre. Le geste libéra toute sa violence, instantanément traduite par le craquement des os mécontents que l'on brise. « Merde. » La colère se muait peu à peu en une douleur insoutenable. Mais au moins, elle disparaissait, la colère. Il se laissa consumer de longues minutes durant par la sensation qui l’étreignait, jusqu'à ce qu'elle atteigne son cerveau et menace de lui faire perdre connaissance. Alors seulement il attrapa sa baguette de sa main valide et d'un murmure, remit les os en place, retenant un cri, grimaçant, le souffle coupé.

Il avait réellement pensé à ne pas y aller. Kenan n'avait pas spécialement envie d'affronter la réalité cinglante d'une relation qui avait sans doute trop peu de chance d'aboutir à quoique ce soit, surtout pas quand cette réalité sortirait de la bouche d'Erzsébet. Une fois encore, c'était Datrix qui avait eu raison de lui. Elle s'était gentiment imposée, sans le brusquer toutefois, et lui avait laissé entendre qu'il n'était pas digne de lui de se comporter comme un lâche. Piqué au vif, le Gryffondor avait pris sa décision.

Kenan referma la porte de la boutique derrière lui, nerveux. Il se força à respirer et se répétait en boucle les mots qu'il allait lui servir. Laisse-nous une chance – Je sais qu'on n'est pas forcément partis sur des bases très saines – On pourrait au moins se laisser... Ses pensées furent bousculées du tout au tout par la vision d'une Sissi à tomber parterre dans sa robe bleue et ses hauts talons, comme si elle s'était préparée pour une soirée dansante. A côté, bien qu'il ait fait l'effort de mettre une chemise d'un bleu ricochant sur celui de ses yeux, il faisait pâle figure avec son blouson en cuir noir et son jeans foncé. Hum, elle attendait peut-être quelqu'un d'autre ? Mais quand elle le salua, il en conclut que c'était bien lui qu'elle s'attendait à voir ce soir et lui, lui retournant son salut, perturbé : « Bonsoir... » Bonsoir ? Et pourquoi pas lui proposer une tasse de thé, tant que t'y es ?, se rabroua-t-il silencieusement. Kenan passa rapidement une main dans ses cheveux, atrocement mal à l'aise qu'il était. Et comme pour venir à son secours, elle lui prit la main. Premier contact après deux semaines. Forcément, ça ne manqua pas : des fourmillements s'emparèrent de tout son bras et il tenta de se concentrer sur les paroles de la jeune femme plutôt que sur ses sensations. « J’espère que tu as faim.. » « Faim ? » Un Kenan interdit, qui n'avait pas l'air de comprendre ce que la faim venait faire dans l'annonce de la rupture de leur histoire n'ayant même pas commencé. Ce n'est qu'une fois devant la table magnifiquement garnie qu'il écarquilla les yeux. Décidément, il était bien largué. « Euh attends, tu... tu m'invites à dîner, là ? » Il se rendit compte, à peine ses mots sortis de sa bouche, qu'ils pouvaient sonner comme étranges. « Je... Je ne m'y attendais pas, tu aurais dû me le dire, j'ai l'air de rien, là. J'aurais fait un effort, quand même. » Il la dévisagea de la tête au pied. « Tu es magnifique, tu t'es donné tout ce mal et moi j'arrive en touriste. Sans même un bouquet de fleurs. » Il se décomposa littéralement. « Bonjour l'image de crétin blasé... »

Avec tout ça, il en avait presque oublié ses craintes, ses discours, et surtout, sa colère s'était complètement évanouie. Il ne lui avait pas fallu une seconde pour que ses émotions se transforment, que tout prenne une tournure différente, simplement parce que Sissi était là.                    

Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 0:30

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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« Je t'implore, Tu m'ignores, Je n'ai que faire de ton mépris Car je l'aime aussi. Regarde-toi, Ne vois-tu pas Ton coeur sombrer dans la folie ? Accepte-moi, Ne me dis pas Que t'aimer n'est pas permis. »
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E
lle a penché la tête, intriguée. Ca n’était pas clair ? Elle a tourné le regard en direction de la table, comme pour vérifier que sa table avait vraiment l’air dressée pour autre chose qu’un dîner en solitaire. C’était peut-être pas assez grandiose ou assez romantique ? Elle n’avait jamais eu besoin d’être romantique jusque là. Puis qu’est-ce qu’elle voulait, au final ? Une relation sérieuse ? « Je... Je ne m'y attendais pas, tu aurais dû me le dire, j'ai l'air de rien, là. J'aurais fait un effort, quand même. » Elle a détaillé le jeune homme. Sa tenue ne l’avait pas effleurée; une chemise, c’était mieux que ses t-shirts habituels. Ca n’en ferait pas un ténébreux tombeur forgé de classe incroyable et d’aura fabuleuse mais il n’avait pas besoin de jouer de rôle, il avait ses yeux et son sourire, ça lui suffisait. « Tu es magnifique, tu t'es donné tout ce mal et moi j'arrive en touriste. Sans même un bouquet de fleurs. » Le rose aux joues. Elle s’est sentie un peu bête, si bien habillée pour ne pas sortir, et malgré tout ça semblait lui plaire. Elle ne savait pas sur quel pied danser, s’il fallait parler ou se taire, s’asseoir ou rester debout. « Bonjour l'image de crétin blasé... »

« Embrasssse-le. » C’était ainsi qu’ils appelaient cela ? Il n’est plus trop sûr. Daksha n’est pas spécialiste des comportements humains. Installé sous le canapé, sa place favorite, il observe. Il fixe. Il détaille. Il aurait presque envie de la pousser dans les bras ce celui qui la tourmente depuis tant de temps. Satisfait et moqueur à souhait, il siffle en s’extirpant de la pièce et glisse le long des escaliers pour aller dormir dans l’atelier, loin des activités humaines, des odeurs de nourriture et de la lumière.

Devait-elle écouter Daksha ? La situation reste tendue. Elle reste là, à le détailler, puis souffle, mal à l’aise : « Tu.. veux commencer par quoi ? » Elle a fait quelques pas vers la table, a coupé une part de tourte, un peu maladroitement, sans trop savoir si il aimait les légumes. Et si il était allergique à quelque chose ?

Et puis.. elle a pensé à Jonah. Elle s’est rappelée qu’il lui disait de vivre, qu’il a essayé de lui faire goûter à tous les plaisirs. Sans doute lui aurait-il dit de se lâcher, de respirer et de se jeter à l’eau. D’arrêter de toujours trop penser comme elle le fait toujours. Alors elle l’a retenu par le bras, pour qu’il n’avance pas plus. Elle a volé ses lèvres comme si sa vie en dépendait, comme si elle en avait besoin pour respirer, pour exister. Elle s’est faite entreprenante, encore. Et si Kenan croyait encore que le baiser de son existence était celui de cette terrible nuit où elle a manqué mourir, il se trompait. Elle n’avait pas les mots pour lui demander de réfléchir à eux, à des possibilités d’un court moment à deux, elle ne savait pas ce qu’il fallait faire pour qu’il comprenne que, même si ça ne durait pas, même s’ils auraient des disputes phénoménales, elle voulait essayer - au moins une fois, juste une fois une relation comme celles de toutes les jeunes femmes, une relation normale.

Mais Sissi n’était pas normale et chaque espoir se heurtait à un mur de doutes et de douleurs, alors elle a reculé, gênée, sa main venant rencontrer son coude, dans un geste de repli. Qu’est-ce qu’elle s’imaginait ? Que le fils Rackharrow pourrait vraiment s’intéresser à elle ? Idiote. C’était le tombeur de ces damoiselles. « J’ai réfléchi et .. et je.. non, laisse tomber. » Sobre, quelle idée ? Elle aurait dû s’enfiler la bouteille, c’est un peu plus facile quand ses idées s’embrouillent et qu’il ne lui reste que les gestes, que le contact, sans réflexion, avec un simple fond d’appréhension. Il ne lui serait resté que le blocage habituel, pas l’abbyssale terreur au fond du coeur.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 10:28

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Le silence, la tension, l’électricité palpable, la gêne ambiante, un cocktail tout conçu pour lui faire tourner la tête, le mettre dans tous ses états. Sissi ne répondait rien, comme perdue dans le flot de paroles. Lui qui ne supportait le silence que dans certaines situations bien particulières : ces instants où les mots n'étaient pas nécessaires, ou simplement s'il se moquaient de son interlocuteur, si la conversation lui passait au-dessus de la tête. Comme ce n'était absolument pas le cas avec l'ancienne Serdaigle – inutile de le préciser, d'ailleurs, ça se voyait comme le nez au milieu de la figure – il n'en fallut pas beaucoup plus pour lui faire perdre pied. Ne pas savoir, ne pas comprendre, rester dans le doute latent, il allait devenir fou. Pourquoi deux semaines de silence ? Pourquoi ce repas, ce soir ? Était-ce une façon polie, bien présentée, histoire de faire passer la pilule, de l'envoyer valser, lui et ses idées, ses envies, ses espoirs ? Évidemment qu'il ne pouvait se départir de cette impression, puisque pendant des années, elle était restée la fille inaccessible : celle avec qui il ne sortirait pas, celle qui le rejetterait toujours là où d'autres se bousculeraient. Pourquoi cela changerait-il maintenant ? Kenan ignorait ce qui le chamboulait le plus; ce pincement désagréable ou sa colère envers lui-même.

« Tu.. veux commencer par quoi ? » Elle était mal à l'aise, c'était flagrant. Sans doute se jouait-elle tous les scénarios possibles pour lui expliquer, sans trop blesser son ego, qu'elle préférerait qu'ils en restent là. Kenan se racla discrètement la gorge, serra les dents, s'approcha de quelques pas. « Erzsébet... » Il repensait à Datrix, ses mots flottaient dans son esprit. Tu vaux mieux que ça, tu n'es pas un lâche. Agis comme tel. Qu'il prenne un peu son assurance en mains, qu'il se comporte comme un homme. Il n'allait pas la forcer à se justifier, devoir gentiment éconduire quelqu'un était déjà assez délicat, il le savait parfaitement. L'angoisse rendait sa voix plus grave, plus rauque qu'à l'accoutumée. « Il ne fallait pas te donner tout ce mal, je t'ai dit que je comprendrais si tu ne voulais pas... Et c'est le cas, j... » La main de la jeune femme s'était posée sur son bras, bloquant les paroles en même temps que le mouvement.

Il s'immobilisa tandis qu'elle joignit leurs lèvres, tandis qu'elle semblait s'accrocher à ce baiser comme pour faire disparaître le monde alentours, les craintes, les doutes. Sincèrement surpris, pour le coup, Kenan s'attendait à tout sauf à ça. Et... l'annonce de rupture ? Oh, au diable, la rupture ! Il glissa une main derrière sa nuque, se laissant aller aux réflexes qui prenaient le pas sur son cerveau, incapable de commander puisque répondant au corps complètement chamboulé du sorcier. Comme il accentua leur baiser, comme il semblait investi de l'envie de lui retourner ses sentiments, de lui faire comprendre leur réciprocité, Kenan se força à reposer les pieds sur terre, un instant. Elle rendait la réflexion impossible, à l'embrasser ainsi sans qu'il ne puisse même le voir venir. Et s'il s'écoutait, là, tout de suite, il passerait outre les explications, outre les deux semaines de silence, outre l’ambiguïté de leur relation pour la plaquer contre le mur et lui faire l'amour passionnément. Pas raisonnable, pas raisonnable du tout. Ils avaient besoin de discuter, cependant. Bien sûr, tout serait plus simple si on ne s'embêtait pas en paroles, si on laissait simplement le corps commander. Jusqu'à ce que les questions muselées nous rattrapent, se défassent de leurs liens et nous agressent sauvagement.    

Réaction de repli alarmante. Il n'en fallut pas beaucoup plus pour qu'il redescende complètement de son petit nuage de sensations extatiques. Leur baiser était relativement explicite et si elle l'envoyait bouler après ça, il se rendrait à l'évidence : Circée aurait raison, il ne connaissait rien aux femmes. Enfin, ceci en y mettant un bémol puisqu'Erzsébet n'était pas non plus comme toutes les autres. Sans doute serait-elle encore plus difficile à saisir, d'ailleurs. « J’ai réfléchi et .. et je.. non, laisse tomber. » Oh, non, certainement pas. C'était trop mal le connaître. Il lui prit la main, emmêla leurs doigts, espérant capter son attention, lui faire relever les yeux. « Et tu ? », l'encouragea-t-il d'une voix douce. « Dis-moi. »  

Il ne voulait pas interrompre ce qu'elle n'osait lui dire. Il aurait pu lui confier ses doutes, lui demander des explications, il aurait pu lui avouer toutes les émotions mélangées, les peurs soufflées par un inconnu trop présent. Il le ferait, il le ferait en temps voulu. Pour l'instant, son pouce caressa doucement la main de Sissi, encouragement silencieux, comme pour lui affirmer qu'elle n'avait rien à craindre, qu'elle pouvait lui dire.    
     
Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 15:00

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C
’était comme si le temps et les heures cessaient d’exister. C’était comme si on la plongeait dans une détresse infinie tout en lui offrant le moyen le plus absolu de respirer. Elle aurait voulu retenir le temps, cesser de penser, rester contre lui et s’oublier. Le tic tac de la réalité a cependant sonné. « Et tu ? » La main dans la sienne. Elle se sent stupide. Elle se sent comme dans un mauvais livre à l’eau de rose où la fille est incapable de résister au charme de l’homme, comme une héroïne fade de vieille histoire moldue. Est-ce que l’attirance la rendait mièvre ? Ou était-ce causé par les deux océans bleus qui la fixaient ? Essayer de réfléchir. Elle n’avait pour référence que les conseils de Jonah et l’attitude de Daksha. Autant dire que la seconde option n’était pas envisageable, elle n’était pas un serpent en mal de reproduction, elle n’avait pas à se jeter sur lui à défaut de savoir parler. Il ne restait que les explications, malheureusement. Aligner les termes, traduire ses émotions, est-ce que c’était vraiment le bout du monde ? Oui. Elle était excessive, elle pouvait passer du rejet à l’attirance si vite, trop vite, sans le savoir. Pour elle leurs querelles étaient acquises. C’était un fait immuable. Elle se voyait à 80 ans se disputer encore avec le Rackharrow, pour des raisons absurdes, pour des bêtises qui ne seraient dés lors plus de leur âge.. et là, elle se sentait fondre comme neige au soleil.

« Dis-moi. » Elle ne peut pas fuir. Il la retient. Elle ne peut pas transplaner, disparaître, rentrer à Godric’s Hollow et y rester jusqu’à ce que mort s’en suive. Il fallait se jeter à l’eau. Une inspiration. Elle aspire l’air, un peu tremblante, et se lance. « Je sais que tu.. qu’on est mal partis et qu’on ne s’est jamais entendus mais.. » Comme si Sissi avait besoin de lui faire remarquer que, quelque part, ils se hurlaient dessus depuis le premier coup d’oeil. Comme s’il ne savait pas que rien ne les prédestinait à être ensemble, pas plus de quelques heures, pas pour autre chose que les engueulades sous tensions. « Si.. si tu veux bien nous laisser une chance.. juste une.. » Les yeux baissés sur ses escarpins, elle essayait de ne pas croiser les siens pour ne pas y lire le refus, le rejet, peut-être même le dégoût - qui voudrait d’une fourchelangue par les temps qui courent ? L’ombre du Lord planait encore au dessus de sa tête, référence constante pour celle qui se promenait avec Daksha comme le Maître avançait avec Nagini. Elle se sentait piégée entre le désir de céder et le devoir de le préserver. Si elle avait envoyé le cobra comme messager, elle avait sans doute causé du tort au jeune homme - et quelque part, s’il l’acceptait maintenant, c’est qu’il ne faisait pas cas des murmures, des peurs du monde. « J’veux essayer. Je comprends pas bien.. pourquoi je ressens tout ça et je suis excessive, mes émotions sont un chaos pas possible mais je sais que tu.. » Respire. Elle a tout dit d’une traite, lâché ça comme on lâche une bombe sur un coeur innocent. C’était trop, beaucoup trop. Elle se sentait prête à craquer, à lui faire une crise - surtout pas, elle devait maîtriser, lui cacher l’étendue des failles.

« .. J’arrive pas à résister. Je voudrais te dire que c’est pas bien, que c’est voué à l’échec et que les gens sont cruels. Seulement je m’en fiche.. alors si tu te sens d’essayer un.. un bout de chemin avec moi.. » C’était sûrement aussi délicat que le demander en mariage. Heureusement elle n’aurait jamais à le faire. Elle n’aurait pas à s’agenouiller pour lui demander sa main. Elle s’en évanouirait à coup sûr. « Ensemble jusqu’à ce que ton père te trouve une prétendante digne de toi. » C’était dit. Elle fixait toujours le sol, presque nauséeuse. Sissi n’attendait plus que les mots cruels de ceux qui craignent ce qu’elle est sur le long terme.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 16:37

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C'était maintenant. L'instant où il se sentait complètement stupide, après avoir été percuté de plein fouet par une réalité, par des mots qu'il n'attendait pas. Stupide d'avoir pensé qu'elle le fuyait pour ne pas avoir à lui avouer qu'elle ne voulait pas de leur histoire ; stupide, quand il se rendit compte de l'effort qu'elle avait dû faire pour lui avouer ses sentiments. Plus encore en se souvenant la litanie silencieuse qu'il se répétait en passant la porte d'entrée de la boutique. Ces mots qui ressemblaient terriblement à ceux qu'elle venait tout juste de prononcer. Et elle fixait le sol, peut-être aussi effrayée que lui l'était quelques minutes auparavant. Il se devait de la libérer de l’étau pressurisant, en sauveur qu'il n'était pas, en héros déchu au sombre dessein. Ils glissaient sur une pente terriblement dangereuse qui risquait de les mener droit à la perdition. Et comme d'habitude, Kenan y foncerait, tête la première, fidèle à lui-même.

« Après ces deux semaines de silence », murmura-t-il en relevant le menton de la jeune femme, « J'ai pensé que tu m'avais donné rendez-vous, ce soir, pour me dire que tu ne voulais pas... que tu préférais qu'on en reste là. » Il émit un petit rire gêné. « Ça a l'air complètement ridicule, maintenant... j'espérais réussir à te convaincre de nous laisser une chance. » C'était un sourire presque timide qui relevait discrètement ses lèvres.

« … jusqu’à ce que ton père te trouve une prétendante digne de toi. » Il se figea sur place, révolté par cette idée qui n'avait absolument rien à faire dans leur conversation. Le regard s'obscurcit, les traits se durcirent. Il perdait tout son air immature dans ces moments, ne laissant planer qu'une aura sombre qui le changeait brusquement. Kenan se ressaisit pour prendre une voix aussi douce que possible, ne pouvant cependant cacher la vague d'hostilité qui déformait presque ses paroles. « C'est un sujet qu'on n'abordera pas. Pas maintenant. Pas du tout. »

Pour se calmer, la seule chose qu'il trouva à faire fut de fondre sur les lèvres de sa jolie demoiselle, de se perdre dans leur échange, de le rendre, involontairement, aussi violent que les sentiments qui l'assaillaient. Mais c'était peine perdue, ça le faisait partir en vrille, loin de l'apaiser. Reprenant sa respiration, le visage encore trop proche du sien : « Je te l'ai dit, tu me rends fou, je serais bien mal avisé de juger tes émotions chaotiques, princesse. » Les siennes n'étaient pas vraiment mieux, pour ainsi dire. « Alors essayons. » Il respirait de nouveau. Le poids dans sa poitrine s'était atténué, la tension semblait moins lourde à supporter.  

« On mange ? », reprit-il joyeusement. L'estomac sur pattes se réveillait enfin. « Ça a l'air délicieux ! » Ah ça, quand il s'agissait de se goinfrer, Kenan retrouvait tous ses esprits.  
     
Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 17:56

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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I'm gonna live like tomorrow doesn't exist.
« Je t'implore, Tu m'ignores, Je n'ai que faire de ton mépris Car je l'aime aussi. Regarde-toi, Ne vois-tu pas Ton coeur sombrer dans la folie ? Accepte-moi, Ne me dis pas Que t'aimer n'est pas permis. »
- La légende du roi Arthur.

L
e coeur a bondi dans sa poitrine. Il s’est accroché à ses lèvres avec une force telle qu’elle a été obligée de s'attraper à sa nuque, pour ne pas tomber, pour ne pas perdre pieds. Réponse langoureuse à l’agitation émotionnelle, et là où il se fait volcan, elle offrait la profondeur d’un océan d’envie. L’immaturité envolée pour cette aura presque tremblotante, dévoilée puis enfermée. Elle a laissé les préoccupations derrière, elle a laissé ses peurs, contre sa peau. Il ne voulait pas aborder le sujet, comme si le taire repousserait le moment fatidique de la décision. « Je te l'ai dit, tu me rends fou, je serais bien mal avisé de juger tes émotions chaotiques, princesse. » Le rose sur les joues pâles et la chaleur brûlant ses lèvres encore marquées des siennes. Princesse. Elle se dit qu’elle n’a rien d’une princesse, qu’elle doit vivre avec l’ombre des jugements, avec sur sa tête l’épée de damoclès d’un avenir tristement flou ou diablement solitaire. « Alors essayons. » Il accepte. Il jette le poids qu’elle ressent aux flammes de l’inconscience. Essayons. Elle aurait voulu entendre son rire teinter encore dans la pièce, ricocher contre ses sens. Elle aurait voulu rester entre ses bras.

« On mange ? » Rappel de l’objectif premier de cette soirée : manger. Il semble trouver cela délicieux. Sourire doux au constat qu’elle n’a pas mal visé en préparant ses plats. Elle entraîne le sorcier près de la table, une main dans son dos, corps à corps dangereux, pour récupérer un roulé à la saucisse qu’elle mène à la bouche de Kenan. « Fait maison.. seulement pour toi.. » Elle se sent obligée de lui assurer que personne n’était attendu, qu’il n’y avait que lui - qu’il n’y aurait peut-être plus que lui.

« Je craignais que tu te sois lassé d’attendre. » Ton doux. Elle avait le don de toujours user du fond mielleux de sa voix, comme une litanie apaisante. Même son timbre le plus froid semblait toujours orné d’une forme douce - quoi que peut-être plus inquiétante encore. Tempêtes sucrées et colères de glace. « Est-ce que.. est-ce que tu veux bien me laisser l’expliquer à Circée ? Si elle l’apprend de quelqu’un d’autre, j’ai peur qu’elle soit blessée. » Prévenante. Elle ne l’était qu’avec sa famille, dont les Rackharrow semblaient presque faire partie. Avec eux elle tentait d’être socialement acceptable, elle mesurait ses mots et contenait ses réactions. Elle était polie, contrôlée, elle faisait ce qu’elle pouvait. Maladroitement, avec Kenan. Il avait le don de la perturber, de la déstabiliser. « J’ignore ce que je vais bien pouvoir lui dire. » Elle le libère pour s’installer sur une chaise. Sissi tente de faire tomber la pression. Elle lui sert une assiette, pour satisfaire sa faim - quoi qu’elle n’a pas idée de l’autre faim qui dort, titillant les sens.

« La nuit de ma vie, mh.. ? » Erzsébet a relevé ses yeux vairons vers ceux de Kenan. Elle n’a pas oublié. Elle a même tourné les mots en boucle dans sa tête, envisagé qu’il puisse être sérieux. Et si elle n’était pas à la hauteur ? Et si elle n’était pas assez jolie ? Elle joue nerveusement avec le ruban noir autour de son cou où une fine pierre blanche est accrochée. Elle avait l’impression qu’il lui faudrait des années avant d’acquérir les bases des relations humaines, pire encore, qu’elle ne saurait jamais être une compagne idéale. Oui, elle savait cuisiner, parler plusieurs langues, elle était une artiste à sa manière, entre l’artisanat et les sortilèges - des tas d’étincelles à sa baguettes qui ne compensaient pas ses blocages, ses peurs, ses bizarreries. « Je te plais à ce point, Rackharrow ? »

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 20:38

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Come up to meet you, tell you I'm sorry. You don't know how lovely you are. I had to find you, tell you I need you, tell you I set you apart...


Erzsébet et ses paradoxes, un instant gênée par des mots qui tardent à franchir ses lèvres et l'autre, à peine plus tard, s'abandonnant à des gestes aux allures très intimes, sans même qu'elle ne s'en rende compte. Ainsi porta-t-elle le roulé fait maison jusqu'à la bouche de son invité, perturbé, heureux, perturbé... Il en prit une bouchée, seulement pour se rendre compte que c'était délicieux, lui arracher le reste des mains et l'engouffrer d'un trait. Un petit regard d'excuse quand il se rendit compte que ce n'était pas très poli – Datrix aurait râlé. Un air enfantin dans les prunelles bleues. Oups ? « C'est vraiment trop bon ! » Comme pour expliquer son engouement à dévorer. Il ferait plus attention à bien se tenir. « Fait maison.. seulement pour toi.. » Une attention qu'il considérait comme réellement touchante. « Et tu as d'autres secrets bien gardés dans ce genre-là ? » Il laissa échapper un petit rire, loin de s'imaginer qu'il mettait le doigt sur un détail qu'ils n'étaient pas prêts d'aborder.

« Je craignais que tu te sois lassé d’attendre. » Haussement de sourcils. « J'ai l'air si impatient que ça ? » Un air amusé dans les pupilles, quand il connaît déjà la réponse. Kenan était l'impatience même et Sissi, pour l'avoir côtoyé tant d'années, en était parfaitement consciente. Il ne tromperait personne avec sa question rhétorique. « Je dois admettre que le silence religieux dont tu as fait preuve était un peu déroutant... » Regard appuyé. « Mais je t'aurais attendue le temps qu'il t'aurais fallu, tu sais. » Il omit simplement de lui préciser que digérer sa colère, son angoisse, sa paranoïa idiote, lui aurait peut-être pris un peu plus de temps qu'aujourd'hui. Elle n'avait pas besoin d'être mise au courant tout de suite, elle s'en rendrait compte bien trop tôt.

Sissi lui parla d'annoncer leur situation à Circée, elle-même, sans intermédiaire. Tandis qu'elle tendit une assiette à Kenan, elle lui confia également ne pas trop savoir comment s'y prendre. Obnubilé par son assiette, il prit le temps d'engloutir une énorme bouchée de tourte – non, décidément, quand il y avait de la nourriture, il avait du mal à se tenir aux conventions ; son père serait fou de rage des manières presque indécentes qu'il arborait, lui qui avait toujours inculqué la politesse à ses enfants – qu'il accueillit avec force de commentaires positifs et compliments sur la cuisine de Sissi. Pour ensuite proposer en haussant les épaules : « Mmh, tu lui expliques, lors d'une de vos soirées entre filles, que tu as rencontré un jeune homme au charme fou, que tu as décidé de sauter le pas et entre deux échanges, tu lâches : au fait, il s'appelle Kenan. » Il était hilare. Difficile de contenir ses éclats de rire, en imaginant la tête de Circée. A tel point qu'il dut s'y prendre à trois fois pour recouvrer son calme.

Et la conversation prit un autre tour, bien plus sérieux, plus tendu. « La nuit de ma vie, mh.. ? » Kenan se figea. Oh, oh. Elle jouait avec le feu. Si elle s'amusait à raviver les flammes, il fallait qu'elle prenne conscience du risque de s'y brûler. « Ça t'intrigue ? » Il souffla ces mots, appuyant sensuellement sur chaque syllabe, bloquant son regard dans le sien. Il la voyait jouer avec son collier, peut-être un peu nerveuse, ce qui ne pouvait que faire apparaître un sourire sur le coin de sa bouche.

Si elle lui plaisait ? Kenan se leva, contourna la table pour venir se placer derrière la jeune femme, mains posées sur ses épaules. Il frôla son oreille de sa bouche, geste terriblement suggestif, pour y murmurer : « Oh, tu n'as pas idée. » Sans crier gare, il fit courir le bout de sa langue sur la zone érogène, laissant l'écho de son souffle saccadé mourir sur la peau de la jeune femme. « Mais je ne veux pas te brusquer. » Sa voix langoureuse à cet instant précis, faisait référence à cette fameuse nuit dans la chambre du Rackharrow. Il ne comptait pas non plus la forcer si elle n'était pas pleinement consentante. Et tandis que ses mains se promenaient sur la peau de porcelaine, jouant sur les clavicules, décalant légèrement la robe des épaules pour les dénuder un peu plus, tentation aux allures de torture : « Tu as envie de moi ? » Quelques mots percutants, sans détour. La voix rauque, le souffle court, il perdait doucement le peu de raison à laquelle il pouvait encore s'accrocher. En quelques instants, la situation pourrait déraper. Prendre les devants n'avait jamais été un problème pour Kenan et il savait bien que Sissi n'irait jamais, seule, plus loin qu'un baiser, au bout de ses envies. Mais sans un feu vert parfaitement clair, il tiendrait les émotions en laisse. La balle était dans son camp, désormais. Un mot, un seul.  
 
Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 21:49

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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« Je t'implore, Tu m'ignores, Je n'ai que faire de ton mépris Car je l'aime aussi. Regarde-toi, Ne vois-tu pas Ton coeur sombrer dans la folie ? Accepte-moi, Ne me dis pas Que t'aimer n'est pas permis. »
- La légende du roi Arthur.

I
l est impatient. Il a le sourire enfantin et le rire joyeux qui font un peu oublier le feu précédent. Il apprécie le repas, il se moque. Elle n’a pas non plus été capable de s’empêcher de rire à l’idée de jeter ça ainsi à la pauvre Circée qui n’avait en fin de compte absolument rien demandé. Ce serait cruel. Et d’un autre côté, sa tête serait hilarante. Elle a presque l’impression d’être heureuse, là, à grignoter une part de tourte, sans éclats de voix, sans pleurs, sans cette solitude écrasante. Elle l’observe, le détaille, elle imprime chaque geste, chaque trait de son visage, peut-être pour être certaine qu’elle ne rêve pas, qu’elle n’est pas perdue dans un coin de son esprit à espérer ce qui ne se produirait jamais. Elle se fiche pas mal de la manière dont il engloutit la nourriture, elle a deux frères, ils ont été adolescents, elle n’a aucun mal à comprendre. Puis la conversation a glissé, par sa faute. Elle a posé une question qui a figé le jeune homme et sur le coup, elle s’est demandée si elle avait fait une erreur, s’il voulait revenir sur sa déclaration - peut-être une simple provocation d’ailleurs. « Ça t'intrigue ? » a-t-il pourtant demandé. Quelque chose a changé. Quelque chose dans son attitude, dans son regard. L’esprit de la rouquine a été obligé de chercher une manière de s’adapter, d’analyser pour tirer une conclusion : y’avait-il un fond de menace dans ce timbre qu’elle ne lui connaissait pas ? Quand elle a demandé si elle lui plaisait, elle évoquait une simple théorie. Il a bougé, il s’est levé.

Aucun mouvement. Elle est restée parfaitement immobile, incapable de coordonner une théorie convenable sur les intentions du jeune homme. Il était brusquement différent. Il était loin de l’image du gamin prétentieux ou du petit con jouant avec les écolières. Elle découvre une facette à laquelle elle n’a jamais eu accès, si loin de son cercle de fréquentations, en dehors de sa soeur. Les mains sur ses épaules lui tirent un sursaut sous tension. « Oh, tu n'as pas idée. » Il joue avec ses nerfs. Jonah ne fait pas ça. Jonah la connait, il sait ses limites, il sait comment la mener doucement à relâcher la pression. C’est en contradiction avec ses habitudes, avec les cadres qui la rassurent et la langue joueuse lui couple le souffle une seconde. « Mais je ne veux pas te brusquer. » Promenade joueuse sur sa peau, des épaules aux clavicules, dénudant un peu plus les zones sur lesquelles il se fait explorateur. Elle n’a toujours rien dit, ni protesté ni approuvé, elle n’est qu’une immobile poupée coincée entre ses contradictions, mordant dans le fil de ses réflexions. Il réveille des sensations dont elle ignore tout et, les yeux clos, elle s’oblige à contrôler son souffle, à maîtriser le rythme cardiaque inexplicablement accéléré. Sobre, c’est plus compliqué. Ses doigts se sont refermés sur le bord de la table, seule indication de son état. « Tu as envie de moi ? » Battement loupé. Les billes hétérochromes se sont ouvertes. Devant, la bouteille de vin, aussi tentatrice que le contact indécent du sorcier. Seul un sifflement lui a répondu, traduction fébrile de l’effet qu’il causait.

Brusquement, Erzsébet s’est levée, s’arrachant à la pression, à sa chaleur, à son souffle, pour verrouiller la porte. La main plaquée sur la surface, elle est restée quelques secondes un peu tremblante, le regard dans le vague. Daksha était en bas. Il devait y rester. Le fourchelangue attisait son attention et, pire encore, la connexion qui existait entre eux rendait le serpent menaçant à toute instabilité émotionnelle de sa propriétaire - le fait que ce soit Kenan pourrait ne rien y changer, cette fois-ci.

« Ca dépend.. combien tu as faim. » Elle a tourné le visage vers lui, la cascade de cheveux roux suivant le mouvement, dénudant à nouveau l’épaule. Le démon intérieur de la peur grignote encore et allume dans les prunelles les sentiments contradictoires de désirs et de méfiance, créature prête à planter les crochets dans l’épiderme tendre pour faire taire l'agitation indécente de ces émotions tempétueuses. Elle a appris l’élégance de sa mère et les sous-entendus de longues lectures et observations. Elle a appris le contact de Jonah mais ce que Kenan extirpe de la coquille froide est de l’ordre de l’inconnu, de la nouveauté. D’un instinct qui cesserait presque momentanément d’être bridé. « .. ou combien tu as peur.. » Provocation ? Non. Elle avait conscience que sa tendance à siffler comme expression basique des émotions fortes avait de quoi faire reculer les plus téméraires. L’épaule appuyée contre la porte, les bras croisés, elle a simplement planté son regard dans le sien. Elle ne ferait pas le premier pas. C’était à lui de répondre ou non à l’invitation.  Le verre de vin lui manquait encore pour orner son attitude d’un peu plus d’assurance, cependant autre chose se dévoilait, autre chose que la crainte ou le repli. Une invitation au voyage.

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Parchemin envoyé Dim 20 Mar - 23:55

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If everything you see is what you're believing... Then she'll be holding your heart. And by the time the sun goes down, you won't know who you are... Whenever the lights go down, that's when she comes alive.


La question indécente trouva pour réponse un sifflement chantant qui tira un sourire amusé au jeune homme. « Mmh, mais encore ? » susurra-t-il, à peine perturbé par l'étrangeté de la réaction de la norvégienne. Brusquement, elle s'était éloignée, comme brûlée par son contact qui se faisait clairement oppressant. Le regard assombri par le désir, Kenan posa nonchalamment ses deux mains sur la table, prenant appui dans une position faussement décontractée, sans trahir la tension qui l'habitait, qui habitait la pièce entière d'ailleurs. Mmh, il aurait peut-être dû prendre des gants ? En même temps, elle le provoquait sciemment... et elle n'était pas censée deviner qu'il changeait du tout au tout, il le lui accordait.

Cependant, tandis qu'elle se retournait, porte fermement verrouillée, et croisait les bras, il crut presque lire un air de défi dans son regard. « Ça dépend.. combien tu as faim. » Un sourire explicite : pas sûr que tu veuilles vraiment le savoir... « .. ou combien tu as peur.. » Il s'approcha, les yeux aimantés aux perles hétérochromes de Sissi, inexorablement attiré par la provocation qui n'en était pas une mais qu'il percevait tout de même comme telle. « Peur de quoi ? » La voix éraillée par la tension, les sens complètement éveillés. Peur ? En franchissant le pas de la porte, un peu plus tôt, il pouvait dire avoir eu peur. Peur du rejet, peur de la perdre, peur d'avoir tout foutu en l'air. Mais là... ne restait plus que la frustration bouillonnante d'un corps qui hurle sans être écouté.  

Il plaqua une main de chaque côté d'Erzsébet, toujours immobile contre sa porte, l'encerclant. « Tu ne réponds pas vraiment à la question... » Une lueur carrément provocatrice dans les yeux, Kenan taraudait là où les propositions se faisaient inutiles, il ne pouvait s'empêcher de jouer avec les mots comme il jouait avec les gestes. Quand sa raison l'abandonnait, il se faisait véritable démon aux paroles inappropriées. « Dis-le. » Un ordre claquant, d'une douceur paradoxale, comme la caresse de son corps appuyant doucement contre celui de la sorcière, tout en tensions et d'une délicatesse contradictoire. Petit jeu presque malsain, il voulait ses mots, son corps. Juste pour se sentir perdre pied.

Le myocarde agonisant menaçait d'exploser, il battait si fort qu'on croirait pouvoir l'entendre à deux mètres de là. Pourtant, sage, il reste bien à sa place, dans la cage thoracique meurtrie par les coups répétés. Kenan soupira, ferma les yeux quelques secondes. Quand il les rouvrit, ils étaient emplis de vagues prêtes à s'écraser contre les rochers. Implicitement, elle lui avait bien donné son accord ou... En fait, il s'en fichait. Parti en vrilles une bonne fois pour toutes. Kenan déboutonna lentement sa chemise, détaillant Sissi, un sourire en coin. Le vêtement tomba au sol. « Viens. » Il prit sa main, lança une œillade d'envie à la table et se reprit : une autre fois. Si elle ne lui claquait pas entre les pattes du choc de voir ce cher « débile profond de Rackharrow » sous un jour qu'elle n'aurait jamais pu imaginer découvrir. Aussi sombre que pouvait l'être son allure, il s'attachait à ne pas la brusquer, il tempérait ses mouvements. Plus tard, elle le découvrirait peut-être de nouveau. Plus tard.

Il la fit s'asseoir sur le lit, prenant les choses en main sans la moindre gêne. Ce lit dans lequel ils avaient dormi il y a deux semaines, l'un contre l'autre dans une étreinte si chaste que le souvenir lui arracha un éclair amusé dans le fond des yeux. Dans son dos, Kenan s'agenouilla sur l'édredon et fit basculer les cheveux de la jeune femme dans un mouvement caressant, de sorte à ce qu'ils se retrouvent balayant une seule de ses épaules, libérant l'autre. « Mmh, alors... Où en étions-nous ? » Il reprit où il s'était arrêté, goûtant sa peau comme on se délecterait d'un met délicieux, avec un peu plus de classe que pour le véritable repas, toutefois. D'un geste presque brusque, enivré par le moment qui lui faisait tourner la tête, Kenan s'empara de la fermeture-éclair de la robe bleue et la descendit avidement. Il fit glisser ses mains le long du dos dénudé, l'effleurant à peine, comme absorbé par la contemplation. « C'est une très belle robe. » Murmure éteint. « Faudrait pas l'abîmer » Sur un ton amusé.                
 
Parchemin envoyé Lun 21 Mar - 12:05

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“Your eyes, they shine so bright
I wanna save that light, I can't escape this now Unless you show me how. When you feel my heat, Look into my eyes It’s where my demons hide.”
- Imagine Dragons, Demons.

L
a provocation le fait bouger. Une main de chaque côté d’elle, contre la porte, la faisant prisonnière de son corps. « Tu ne réponds pas vraiment à la question... » Les yeux dans les yeux, elle a légèrement relevé le visage pour ne rien perdre des billes claires qui se teintaient de mille nouveautés. « Dis-le. » « Dans quelle langue ? » Réponse automatique à son ordre, aussi vive que les échanges qu’ils ont connus, mais cette fois pour un tout autres motif. La question n’est qu’une provocation de plus. Elle ne plie pas, elle esquisse un sourire en coin, goûtant les limites, saturant l’air d’électricité. Plus ils étaient proches, plus elle brûlait d’en avoir plus, conservant pourtant une maîtrise toute passive, savourant ces contours inconnus d’une personnalité qu’elle découvre différente. Il a fermé les yeux quelques secondes, assez pour que les lèvres de la sorcière viennent frôler les siennes dans un murmure : « Tu abandonnes .. ? » Loin de là. Les boutons de la chemise ont été défaits, un à un, dévoilant la peau, l’esquisse de chaque muscle. Plus jamais il ne serait le gamin gringalet et totalement immature pour elle. Si Erzsébet ne l’avait pas vu grandir, si elle s’était murée dans le reflet de leur enfance, le miroir volait en éclats et révélait ce qu’elle se cachait depuis trop longtemps. « Viens. » Le contact de sa main manque faire imploser le coeur au bord du délire. Elle se laisse docilement diriger, digérant lentement chaque sensation, se découvrant plus réceptive qu’elle ne l’avait jamais été. Jonah ne faisait pas comme cela.

« Mmh, alors... Où en étions-nous ? » Elle se sent fondre. Chaque mouvement dans son dos est une insoutenable torture dont elle tente de définir les tenants et aboutissants. Elle ne s’était jamais sentie si fébrile. Il la touche à peine, il ne fait que la frôler. Il est d’une délicatesse réelle malgré ce qu’il semble dégager, qu’elle ne saisit pas bien d’ailleurs. Elle ne saisit plus rien. Il n’y a que son impatience qui la sort du trouble, quand elle sent la fermeture glisser, dévoilant la dentelle noire qui tranche avec la clarté de l’épiderme qu’il effleure. « C'est une très belle robe. »  Frisson non retenu. « Faudrait pas l'abîmer » Elle perçoit l’amusement dans sa voix. Elle voulait vivre, n’est-ce pas ? Elle voulait croquer l’existence à pleines dents, autant commencer par un fruit défendu, et l’immobile poupée offre un premier mouvement, elle laisse la robe tomber tandis qu’elle se redresse, toujours dos à lui. Elle passe au dessus du tissu abandonné, désormais seulement vêtue des sous-vêtements aux finissions délicates et des escarpins vernis, seulement parée du collier encore attaché autour du cou gracile. Le bleu électrique envolé, elle laisse place aux teintes sombres qui vont si bien à ce que semble cacher le jeune Rackharrow derrière des monceaux de bêtise. Un premier genou sur le lit puis un second pour le rejoindre. « Alors.. dans quelle langue.. ? » murmure-t-elle, tout contre ces lèvres qu’elle frôle, contre lesquelles elle glisse les siennes.

« Parce que je crois.. » Elle prend son souffle en otage, langoureuse capture tandis que les mains taquines - quoiqu’un peu hésitante pour leur part - viennent découvrir le torse, mourir près de la ceinture. « .. que j’ai envie de toi dans toutes les langues.. » L’aveux glisse jusqu’à son oreille qu’elle vient mordiller. Une part de son cerveau voudrait prendre la fuite, ne pas glisser de ce genre de travers quand l’autre ne réclame qu’une libération définitive des carcans trop longtemps noués autour de son âme. Elle s’est trop longtemps empêchée d’exister, prisonnière de l’image du passé, prisonnière de cette enfant que tout le monde avait continué à voir derrière les grands yeux vairons. Un oeil vert comme les plus pures émeraudes, l’autre reflétant l’environnement, d’un mordoré surnaturel à la pleine lumière du soleil à l’ombre de la nuit quand tombe le jour. L’ambivalence jusqu’au fond des prunelles. Sissi est restée là, collée contre lui, à sentir sous sa paume le coeur battre tandis que l’autre main est venue se perdre dans le dos.

« Qu’est-ce que tu caches, Rackharrow ? » La question est posée telle un papillon sur une épaule, avec douceur, le ton toujours bas, comme un secret de miel qu’on goûte à la clarté de la lune. Il ne peut pas être l’idiot de service complètement incompétent dans tous les domaines et se parer de toutes ces nuances aussi vite, comme si sous les plumes du cygne clair et d’une affligeante banalité se cachait le cygne au plumage d’encre, dissimulé à l’attention des égoïstes aveugles. Tombent les masques lentement, dénouant les simplicités. Elle n’est plus tout à fait la joaillière trop sage, il n’est plus tout à fait le serveur perdu dans la masse.

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Parchemin envoyé Lun 21 Mar - 19:49

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If everything you see is what you're believing... Then she'll be holding your heart. And by the time the sun goes down, you won't know who you are... Whenever the lights go down, that's when she comes alive.


Ce petit côté téméraire, ces répliques presque automatiques après dix années d'exercice - mais dans un nouveau registre, cette sensualité indicible, ça le propulsait dans un état proche de la transe. Consciente, seulement. L'autorisant ainsi à savourer le moindre détail, toutes les nouveautés qui faisaient vrombir son corps, son cœur, qui perdaient son esprit dans un univers surréaliste qu'il avait encore du mal à croire.

Elle se leva, Kenan camoufla sa surprise. Il y avaient quelques minutes encore, elle semblait claire, lui faisant silencieusement comprendre que s'ils voulaient jouer, elle s'y prêterait, sans pour autant se montrer entreprenante. Ses gestes parlaient pour elle, parfaitement interprétés jusqu'à ce que la situation se revire. La robe tomba en une fraction de secondes, forcée par l'attraction. Kenan en eut le souffle coupé et, pour ne pas mentir, elle se retourna et il fut à deux doigts de défaillir. Tout en elle criait l'érotisme à l'état pur, il eut du mal à imaginer qu'elle n'avait jamais eu qu'un seul homme dans sa vie. Et quand le tissu ne recouvrait plus, le corps se faisait propre parure, sans doute la plus belle de toute. Kenan déglutit tandis qu'elle s'approchait, il appela le peu de bon sens qui semblait planer quelque part dans un coin de son esprit et se força à rester le plus calme possible quand ce corps, ainsi affublé de délicates conceptions noires, ressemblait clairement à un appel au viol. Quand il pensait qu'il avait eu l'audace de se moquer de son physique, plus jeune. Voilà quelques années que la gamine s'était transformée en femme, élégante dans ses robes et ses escarpins. Et pourtant, ce n'est que presque nue devant lui qu'il constata réellement le changement.

Trop près pour que le calme ne dure, Sissi glissa ses lèvres sur celles de Kenan, tentatrice. « Alors.. dans quelle langue.. ? » Oh, il est bien incapable de répondre, c'est une phrase qu'il faudrait, tout ce qu'il aurait pu lui offrir c'était un grondement contenu. Il se retint en se mordant brutalement la lèvre. Elle jouait avec ses nerfs, caressait son torse tandis que le contact provoqua une crispation incontrôlable, saillant les muscles, et lui coupa le souffle. « Parce que je crois.. que j’ai envie de toi dans toutes les langues.. » Et le corps frissonne, tout se bouscule. Il se noie dans ses paroles, dans ses gestes, ses yeux. Les sensations sont irréelles, inconnues, même pour lui, ce qui ne manque pas de le surprendre. Elle prend des risques, elle ne s'en rend pas compte. « Attention, princesse », gronda-t-il dans un ultime effort. « Ne franchis pas la limite, tu pourrais le regretter. » Énigmatique sur ce qu'il ne pouvait encore lui avouer, il faisait son possible pour rester maître de la situation. En temps normal, il n'avait pas besoin de se battre pour ça, il ne rencontrait presque jamais de résistance - ou il en venait à bout d'un regard - ce qui lui convenait très bien. Mais là, c'était Erzsébet, c'était forcément différent. Il ne la jugeait pas prête, il était sérieux, ce n'était pas un ton de défi suspendu à sa phrase mais un véritable avertissement, accompagné par la lueur flottant dans le bleu des yeux. Sombre et dangereuse.

« Qu’est-ce que tu caches, Rackharrow ? » Immobile tout contre elle, il lui offre un sourire indescriptible. « Je ne peux pas te le dire, pour l'instant. Mais je te promets que tu l'apprendras... bien assez tôt. » Assez joué. D'un mouvement, il maintient sa nuque d'une main, le bras musclé dans le dos de la jeune femme la bloque, collée contre son torse ; il inverse les rôles, se retrouve au-dessus de Sissi, leurs bassins dans une position bien plus que suggestive. Tout en douceur, il dépose sa tête sur l'oreiller, il la dévore des yeux et, bientôt, il fait descendre une bretelle de dentelles.

Là, elle est parfaite. A lui, rien qu'à lui. Il vient chercher ses deux mains de porcelaine, les place dans une seule des siennes et les fait avidement basculer au-dessus de la chevelure rousse, veillant à ne pas lui faire mal. Il dépose un baiser terriblement langoureux sur son cou puis fait glisser sa langue sur la peau douce, et, presque vicieux, s'éloigne de quelques centimètres pour souffler contre la chair encore humide, bouillonnante, rendue glacial par le contact de l'air. Anticipant la moindre réaction, Kenan pose deux doigts sur les lèvres roses, fronce doucement les sourcils. « Sois sage. » Un murmure délicat, contraste flagrant avec la demande. Pas de bêtises et tout se passera bien. Et ce sourire qui orne sa bouche comme une promesse silencieuse.                  
             
Parchemin envoyé Lun 21 Mar - 22:05

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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I'm gonna live like tomorrow doesn't exist.
“Your eyes, they shine so bright
I wanna save that light, I can't escape this now Unless you show me how. When you feel my heat, Look into my eyes It’s where my demons hide.”
- Imagine Dragons, Demons.

Q
uelque chose s’éveille, ronronnant sous la peau, frissonnant dans la chair. Il lâchait ses avertissements comme des menaces latentes auxquelles elle ne répondait que par l’indécente provocation de ses billes trop expressives. Ce qu’elle apprendra bien assez tôt lui importe peu. Le contact rapproché lui fait perdre pieds, elle ne veut plus réfléchir, elle ne veut plus s’accrocher à la réalité - ne comptent que son souffle, le tracé langoureux de sa bouche tout contre son cou. Les mains liées dans la sienne, elle n’est plus qu’une poupée embrasée par le jeu vicieux qu’il joue, ce jeu qui électrise ses sens et la prive du plaisir qu’elle voudrait plus grand, plus proche. « Sois sage. » Sifflement entre ses dents. La cambrure s’accentue légèrement, joue des frôlements. La croit-il docile ? La croit-il indolente soumise ? Le serpent qui danse se rit des ordres, chante sa séduisante litanie à l’oreille du familier inconnu. Kenan se faisait sucrerie interdite, se révélait chocolat plein d’obscurité. L’attirance lui mord le coeur, lui brouille l’esprit, provoque la fonte brutale des glaces éternelles. Jonah avait su apprivoiser la froide créature mais le jeune Rackharrow caressait les courbes d’une autre personnalité, grattait la surface pour atteindre ce qui se cachait dans le creux de la boîte de Pandore, enfouie, laissée de côté depuis toujours, sous la poussière et les cendres d'un passé au goût de souffre.

Folie pour folie. Les gestes hésitants disparaissent. La fillette maladroite s’éloigne. Plus les vêtements se froissent, s’effacent, moins la sagesse est de mise, moins il y a de contrôle. C’est comme manger pour la première fois depuis des mois, comme boire après un séjour dans le désert, comme enfin respirer après avoir frôlé l’asphyxie. C’est comme vivre après être restée des années dans le noir d’une cave. Caresses brûlantes qui arrachent des soupirs extatiques.

Griffure sur l’omoplate qui lui échappe. Elle s’excuse, dans un souffle contre ses lèvres. Elle s’excuse encore, quand il lui fait frôler la déraison, la jette à la dérive d’émotions qu’elle ne peut plus réprimer, de frissons qui s’imposent, de cette chaleur insupportable alors qu’elle cherche toujours plus de proximité, qu’elle refuse de s’en défaire. Attraper ses lèvres, encore et encore, s’offrir sans limite, sans contrainte. Mourir de sa peau contre la sienne, de son odeur, de ses yeux clairs. Mourir des battements fous de son coeur. Mourir de plaisir.

…*…

La tête posée contre l’épaule masculine, Sissi garde les yeux fermés, l’index retraçant le dessin du tatouage moldu qu’elle semble connaître sur le bout des doigts. Il n’y a plus de tension, plus de noeuds dans sa posture. Délassement total. Presque comme un rêve dont elle pourrait se réveiller d’un instant à l’autre, déçue comme jamais que la cruauté du monde et la solitude ne la rattrapent. Pourtant, dans le silence de la pièce, il ne s’évapore pas. Il est là, bel et bien là. Elle n’entend que son souffle. Le temps s’étire avant qu’elle n’ose à nouveau parler. « .. tu es surprenant. » Murmure. Elle s’est redressée, légèrement, pour venir embrasser l’autre côté du cou, douce vengeance. Elle n’est pas sûre d’avoir un jour ressenti ça. Elle n’est pas sûre qu’il consentira à poursuivre une histoire aussi rapide, aussi impulsive. Peut-être s’est-il déjà lassé ? Peut-être veut-il en rester là ? Elle revient à sa place initiale, sous la chaleur des draps froissés, enveloppée par une sensation de bien-être qu’elle n’analyse pas - qu’elle ne veut pas analyser. Elle devrait se sentir coupable, elle devrait se reprocher un tel manque de réflexion, elle devrait penser aux conséquences de ses actes mais pour rien au monde elle ne veut gâcher cet instant si rare où elle ne se sent pas prisonnière d’un étau oppressant.  

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Mar 22 Mar - 18:24

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Elle n'écoute rien, elle n'en fait qu'à sa tête, depuis toujours, depuis qu'ils se connaissent. Ça l'a toujours amusé, quelque part. Il trouvait ça étonnant, à l'époque, cette façon qu'elle avait de l'envoyer promener d'une réplique tranchante. Puis ils grandirent, leur jeu ne faisant qu'amplifier avec les années. Et les voilà en pleine découverte d'un tout nouveau jeu. Le rythme restait le même, seule la mélodie changeait pour s'accorder aux mouvements provocateurs qui accompagnaient une envie déraisonnable. Et Sissi n'écoute toujours rien. Il lui souffle de rester sage ; elle le contredit, les prunelles allumées d'une avide provocation et se cambre, l'attise, le noie sous ses gestes déplacés, loin de la petite fille bien sage qu'elle est en temps normal. Ses muscles se tendent quand le corps répond, sans l'accord de l'esprit désormais perdu, à cet appel indiscret. Elle le rend fou.

Les gestes s'emmêlent, perdant tout leur sens, au profit du désir inextinguible qui monte à mesure que passent les minutes. Dans les deux sens. Erzsébet semble se laisser aller, le jeune homme sourit, pour lui-même autant que pour elle. Elle est magnifique. Il lit sur son visage, dans les mouvements de son corps, il constate qu'elle était sincère quelques instants plus tôt : l'envie était réciproque et peut-être même effectivement dans toutes les langues. Quoique seul leur propre langage importait désormais. Lui qui avait peur de la brusquer... La poupée immobile n'était plus, se muant en la délicate créature, impatiente, répondant à ses baisers indécents avec une ardeur qu'il lui aurait été impossible d'imaginer. Des fantasmes, avouons-le, il en avait eus. Mais la réalité parfois surprend et c'est dans ces moments qu'on ne regrette rien, qu'on s'abandonne complètement.

Les soupirs de la belle provoquent l'implosion. Ses sens éclatent, sa raison, déjà au bord du gouffre, finit de s'y précipiter tête la première, dans une véritable chute libre. Il voudrait presque lui dire d'arrêter, de reprendre ses esprits, de respirer. Presque. Son corps commande et il ne l'entend pas de la sorte. Kenan libère ses mains, à la place, affairé à détacher le haut d'un noir de jais qui recouvre encore quelques parties de son corps. Il se perd dans une douce contemplation, il la caresse, violente tendresse, et vole ses lèvres, comme s'il n'y avait que comme ça qu'il pouvait respirer. Les corps, trop près, brûlants, titillés par un frottement transi, perturbant. Sissi ouvre la chair délicate de l'omoplate, du bout des doigts, arrachant un râle guttural à son amant. Elle s'excuse à demi-mot, aussi perdue que lui dans leur échange enflammé. Il réagit d'instinct en attrapant sa nuque et en enfonçant sa langue dans sa bouche pour se perdre dans la folie obsessive du moment.

Les enfants qui se disputaient dans le jardin, à se courir après en s'envoyant des sorts inoffensifs pour faire trébucher l'autre ; les adolescents aux pulsions enfouies, dérangés par des sentiments qu'ils étaient incapables d'identifier sont morts ce soir. Renaissent de leurs cendres deux créatures merveilleuses. Un phénix aux plumes d'or, un autre aux plumes de jais, s'enlaçant dans une gerbe de feu, liés par cette résurrection, dans cette nouvelle vie.        

[***]

Tout contre lui, le souffle encore court. Kenan promène ses doigts sur l'épaule de sa jolie rouquine. Il est bien, profondément calme. Le démon apaisé, momentanément rassasié. Un soupir lui échappe tandis qu'elle caresse l'encre noire peinte sur le haut de son bras. C'est un de ces moments où le silence ne le gêne pas, un de ces moments où il n'est pas besoin de parler pour ne pas se sentir mal à l'aise. Et comme pour ne pas perturber la quiétude de l'instant, le murmure d'Erzsébet atteint ses oreilles. « .. tu es surprenant. » Il la regarde s'approcher, un sourire aux lèvres, comme elle pose sa bouche sur son cou et le fait frissonner. Il ferme les yeux, profite de cette sensation comme s'il n'en avait pas eu assez. Et quand il plonge dans ses jolies perles bicolores, la lueur sombre est partie : ne reste qu'un Kenan attentionné, tranquille... et taquin. « Ah oui ? » Il souffle à son tour. « Et cet amant qui a trois fois mon expérience, Grimstone, mmh ? » Leurs piques heurtaient parfois sévèrement l'ego, ils ne pouvaient s'empêcher de remettre sur le tapis ce qui a déjà été dit. Ils semblaient avoir une excellente mémoire pour ce genre de choses. « Mais avant de répondre... » Kenan pose une main sur la joue de la sorcière, prend ses lèvres en otage, et s'en sépare doucement pour lui chuchoter : « Ne crois pas que c'était la nuit de ton existence, comme je te l'ai promise. C'en était juste un avant-goût... »

Puis, reprenant un peu son sérieux, il hésite à lui demander : « Je ne t'ai pas fait mal, au moins ? J'avais peur d'être trop brusque avec toi. » Kenan avait réellement l'air inquiet, sur le moment. Il détourne le regard, un peu mal à l'aise. Une préoccupation latente qui ne l'a pas quitté, peur qu'elle n'ose pas le lui dire. Tu m'as l'air tellement fragile dans mes bras. Il ne le lui dirait pas.          

Parchemin envoyé Mar 22 Mar - 22:07

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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«
Et cet amant qui a trois fois mon expérience, Grimstone, mmh ? » Elle sourit, amusée qu’il extirpe le venin après ce qu’il venait de se passer, comme pour lui prouver qu’elle se trompait. Effort inutile, elle ne souffle pas à un mot à ce propos, se laisse prendre en otage par ces lèvres qu’elle voudrait dévorer encore. « Ne crois pas que c'était la nuit de ton existence, comme je te l'ai promise. C'en était juste un avant-goût... » Chuchotement tentateur qui arrache au regard bicolore une lueur envieuse. S’il veut jouer avec le feu, elle veut bien s’y brûler. Instant tranquille, complice, entre deux personnes qui n’étaient destinées qu’à se déchirer, qui ne semblaient jamais prête à rien céder.. jusqu’à ce que tout dérape, jusqu’à ce que l’instinct surpasse la raison. « Je ne t'ai pas fait mal, au moins ? J'avais peur d'être trop brusque avec toi. » a-t-il finalement demandé, détournant ses yeux clairs, laissant Sissi dans un instant de flottement, de totale incompréhension. Etait-ce son inexpérience avouée qui le rendait inquiet ? Certes elle avait affirmé n’avoir eu qu’un homme dans sa vie mais Jonah avait parcouru sa peau plus de fois qu’il n’en fallait pour découvrir mille sensations, jamais à leur paroxysme mais dans un plaisir indéniable. Peut-être que la rouquine n’avait-elle  découvert que dans les bras de Kenan ce que le partage pouvait bien vouloir dire mais le Weasley ne lui avait pas caché pour autant que cela s’avérait différent quand d’autres sentiments étaient en jeu. La connexion était différente. Désirer était en soi toujours assez compliqué avec Sissi, accrochée à une bouteille d’alcool avant de laisser quiconque toucher l’épiderme de porcelaine. Quiconque sauf le ténébreux compagnon de jeu.

Elle s'installe au-dessus de lui, offre un baiser sur l’épaule. « Je ne suis pas en sucre, Rackharrow. » Elle utilise le nom de famille en réponse à sa remarque précédente et tandis qu’elle finit sa phrase, elle glisse sous le draps, déposant ses lèvres sur le chemin sinueux menant jusqu’au nombril, près duquel elle s’arrête et taquine. Souffle chaud sur sa peau qui fait le chemin inverse, de cette bouche qui embrasse, de cette langue joueuse qui agace pour revenir à la rencontre d’une oreille appréciée. « Serais-je à tes yeux plus frêle maintenant que ces jours où tu me détestais à me qualifier d’Acromantule, mon amour ? » Le terme est appuyé, provocation mutine sur le ton de miel. Il ne s’était jamais montré tendre avec elle, il n’avait pas eu pitié de sa sensibilité trop longtemps jugée comme inexistante - pourquoi cela changerait-il ? Parce que son corps n’était pas pourvu des muscles dont les hommes aiment user pour cogner ?

« Je n’ai pas peur de toi. » Les yeux dans les yeux. Elle avait perçu le potentiel de dangerosité, elle voyait bien le masque s’effriter quand le secret se tendait sous la peau. Elle s’en fichait. Sissi ne craignait pas les défis, pire encore elle en savourait les côtés tranchants, et son plus gros défaut résidait dans les failles de son empathie, non comme beaucoup le pensaient parce qu’elle en manquait cruellement mais parce que son attachement n’en était que plus féroce, plus durable, presque aussi unique que l’amour chez une Vélane. Sissi avait les excès volcaniques et l’affection mordante, plantant les crochets pour ne jamais les retirer, à l’image du cobra royal, compagnon et patronus, dont le territoire était sacré. Seul serpent à en avoir un défini, d’ailleurs, préservant ses oeufs et ses terres. « Je n’ai pas peur de ce que tu caches. Je n’ai pas peur de ta famille et je ne suis plus une enfant. Enfin si, j’ai un peu peur de ton père, quand même. » Elle a marqué une pause, laissant ses doigts jouer dans les cheveux bruns. « Mais ça n’est pas la question. Ne me traite pas comme si j’étais trop stupide ou trop fragile pour t’apprécier comme tu es. Entièrement. » Installée tout contre lui, elle ne lui laisse pas l’occasion de fuir, de détourner la conversation. Elle n’a jamais été aussi sérieuse. Elle veut qu'il comprenne, qu'il cesse de se comporter comme s'il était attaché à une laisse.

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Mer 23 Mar - 20:35

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Kenan a le droit à un sourire, un brin amusé, mais rien d'autre, pas de réponse. Il n'aura pas la satisfaction de l'entendre admettre que son soi-disant amant si expérimenté l'était effectivement moins que lui. L'ego grogne en silence, il reprend sa place sans protester toutefois, il est tranquille, il n'a pas le choix. Le jeune homme se mord l'intérieur de la joue pour éviter d'en rajouter, frustré. Il finira par le lui faire dire. Après tout, ce soir n'était qu'un échauffement. Un sourire mutin se dessine sur le bord des lèvres comme il passe à autre chose.

Sissi se place au-dessus de lui, ce qui lui arrache un gémissement d'envie, discret, presque inaudible. La posture est criante, surtout quand aucun vêtement n'a encore été remis. Sans gêne, il admire la pâleur de la peau, les formes féminines encore entre ses paumes quelques minutes plus tôt. Difficile de rester concentré sur ses mots. Qu'est-ce qu'elle lui venait de lui dire ? Qu'elle n'était pas en sucre ? Il allait répliquer mais elle l'en empêche. Elle fait courir sa bouche sur les muscles, elle descend, descend et s'arrête au niveau du nombril. La langue taquine le fait gronder, en proie à une difficulté évidente. Se retenir lui demande une maîtrise toute particulière. Il ferme les yeux, comme pour mieux se concentrer, pour éviter de la faire basculer sous son corps et la faire sienne à nouveau. La tentation est insupportable et elle en joue, il le sait bien. Impossible d'avoir le moindre doute quant à l'effet qu'elle lui fait. Je te plais à ce point, Rackharrow ? La réponse ne pouvait pas être plus explicite.

« Serais-je à tes yeux plus frêle maintenant que ces jours où tu me détestais à me qualifier d'Acromantule, mon amour ? » Aïe. Le retour sur terre est sans pitié. Kenan se soulève légèrement, s'appuyant sur son coude, il lui lance un regard noir. Elle avait enveloppé ses derniers mots sous une énorme couche de miel, bien lourde, bien collante, ce qui, loin de les rendre agréables, accentuait leur consonance dérangeante. « C'était il y a 7 ans, Erzsébet ! » Pour le coup, il semble vraiment indigné. Quelle audace de lui ressortir ça maintenant. « On pourrait aussi bien reparler de la fois ou tu as gentiment glissé quelques gouttes de ton philtre de confusion dans mon verre, tant qu'on y est... » Un événement que Kenan n'avait jamais révélé à Circée. Honteux ? Ou par égard pour Sissi, peut-être, qui n'avait pas dû se douter des effets dévastateurs que cela aurait pu engendrer, qui avaient justement été frôlés. Kenan s'était retrouvé persuadé d'avoir fait tomber sa baguette dans le lac et avait failli se noyer pour aller la récupérer, sans se douter qu'il risquait sa vie, l'esprit trop engourdi. L'infirmière lui avait soufflé qu'il avait été chanceux qu'une jolie rouquine aux yeux étranges ait été assez réactive pour l'aider...

Oh, elle n'avait pas peur, c'était une évidence. Le jeune homme n'en avait jamais douté et il en était venu à se dire, à plusieurs reprises, qu'elle aurait également été à sa place chez les Gryffondors. Si seulement elle n'était pas si stricte et ancrée dans ses manières, si elle n'était pas si froide et distante. Tout le contraire de ce qu'elle lui avait montré un peu plus tôt, d'ailleurs. « Mais ça n’est pas la question. Ne me traite pas comme si j’étais trop stupide ou trop fragile pour t’apprécier comme tu es. Entièrement. » Il redresse le torse, presque brusquement, pour s'emparer de sa bouche, qu'elle cesse de siffler des absurdités. Dans la foulée, il la plaque contre lui, l'enlace, détache ses lèvres pour enfouir son nez dans le cou de la demoiselle. « Je te l'ai dit, tout à l'heure. Tu l'apprendras. Je ne brise pas mes promesses. Mais il faut que tu patientes un peu. » Il s'accroche à ses yeux, s'y perd de longues secondes. « Tu peux faire ça pour moi ? » C'est un murmure à peine audible qui s'échappe de ses lèvres. « Je ne t'ai jamais pensée stupide, Erzsébet. Même quand je me targuais du contraire, c'était juste la jalousie qui parlait. Tu as toujours été quelqu'un de brillant et tu n'as certainement pas besoin que je te le confirme aujourd'hui. Tu le sais, tout le monde le sait. » Il lui caresse la nuque, perdu dans ses pensées qu'il lui offre sans même prendre la peine d'y réfléchir. « Ne le prends pas mal quand j'admets avoir peur de te blesser. C'est juste... Mon instinct protecteur, j'imagine. » Regard doux qui croise le sien. « Je m'excuse si je t'ai fait du tort, ce n'était pas mon intention. » Se remettre en question était sans doute l'une des plus grandes difficultés que pouvait rencontre Kenan et ce, depuis des années. Alors pour lui, le fait même de réussir à prononcer des mots d'excuse – et sincèrement en plus – était déjà un exploit en soi. Il tente un petit sourire. On fait la paix ?  
Parchemin envoyé Mer 23 Mar - 22:05

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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- Imagine Dragons, Demons.

S
ept ans déjà. Et le philtre de confusion.. elle esquisse un sourire. A moins que ce ne soit l’effet de ses baisers sur le corps plus que réceptif. Elle aime être dans ses bras, elle aime sa peau contre la sienne, elle aime la chaleur qu’il dégage. Elle aime le contact, vraiment, presque pour la première fois de sa vie. Il est beau. Elle réalise que ses traits lui plaisent, que ses yeux sont capable de refléter la clarté du ciel ou l’obscurité d’une âme ambivalente. Il se redresse, un peu brusquement et lui arrache un frisson quand il la plaque contre lui. Aucun vêtement pour former des remparts. Les frottements sont des caresses, la proximité redevient vite une torture. Ses baisers lui font lâcher prise, lui font oublier ses principes, les concepts de neutralité, de bienséance, de retenue - elle prolonge tendrement l’échange, comme enfermée dans une bulle où plus rien ne peut lui faire de mal. « Je te l'ai dit, tout à l'heure. Tu l'apprendras. Je ne brise pas mes promesses. Mais il faut que tu patientes un peu. » Ses secrets ne l’intéressent pas. Il s’est perdu contre son cou, elle s’est perdue dans les battements de ce coeur si près du sien. Elle ne l’entend pas mais elle le devine, elle se souvient encore du rythme fou dans leurs échanges. « Tu peux faire ça pour moi ? » Murmure agréable. Les doigts fins glissent à nouveau dans les cheveux, viennent courir dans sa nuque, prendre place sur une épaule. « Je me fiche de tes secrets, ils ne regardent que toi mais.. ne te comporte pas comme mon frère, s’il te plaît.. » supplique alliée à une moue boudeuse. Elle détestait être abaissée au statut de petite dernière fragile qu’il faut surprotéger parce qu’elle est irresponsable ou trop étrange, elle avait en horreur la façon dont les siens la considéraient comme encore trop jeune pour.. à peu près tout. Après la Purge elle avait été très proche de ses aînés, à sa façon, partageant des savoirs pour oublier les douleurs. Les choses avaient changé. Sissi avait pris son indépendance, retrouvé sa froideur caractéristique, une certaine force de vivre, malgré le désespoir, malgré les peurs.

« Tu as toujours été quelqu'un de brillant et tu n'as certainement pas besoin que je te le confirme aujourd'hui. Tu le sais, tout le monde le sait. » Est-il tombé dans le panneau ? La pense-t-il sûre d’elle ? Il ignore ses angoisses permanentes, sa crainte de l’abandon, ses désirs inassouvis, ses incertitudes aussi.  « Ne le prends pas mal quand j'admets avoir peur de te blesser. C'est juste... Mon instinct protecteur, j'imagine. » Elle n’a pas décidé ce qu’il fallait en penser, elle hésite, elle se dit qu’après tout.. il a une façon agréable de la protéger, loin de l’étouffement qu’elle ressent parfois au manoir. Puis il s’excuse, ce qui a le don de surprendre la sorcière. Un sourire doux en réponse au sien, alors qu’elle vient souffler à son oreille. « Je crois qu’il en faut plus pour te rassasier. » Les dents contre le lobe, la langue qui chatouille l’épiderme jusqu’au creux du cou. Plus proche encore, elle se colle un peu plus, comme pour se fondre, épouser chaque forme des siennes. Les deux mains promènent sur le torse, glissent à la taille. Lueur envieuse encore au fond des prunelles bicolores. Il a taquiné la demoiselle en la plaquant ainsi contre lui, il en payerait presque le prix si tous deux n’avaient pas conscience de la réciprocité du plaisir engendré.

Il a fait reculer le rejet de la proximité, il s’est imprimé dans une nouvelle partie de sa vie, elle ne veut pas renoncer tout de suite à ce moment de partage, d’un bien-être qu’elle ne soupçonnait pas. Sobre, c’est peut-être mieux ? A moins que ça ne soit juste l’interdit, l’insoupçonnable. Juste lui. « Ne me laisse pas.. » souffle contre sa bouche, comme un secret dans la nuit qui s’avance inexorablement. Un index est levé, pour lui indiquer de ne pas bouger tandis qu’elle s’extirpe des draps, récupérant sur une assiette deux parts de tarte au citron. Quand elle retrouve ses bras, quand elle se glisse à nouveau dans le lit, c’est pour placer entre les lèvres de Kenan un petit bout de tarte. « Si tu dis que cette tarte est meilleure que moi, je vais mal le prendre, attention ! » lui dit-elle, le ton rieur. Elle a l’air différente, éclairée par la faible lumière posée sur la table de nuit, elle a l’air moins crispée, perle de bonheur dans son sourire joueur. Ne me laisse pas.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



Parchemin envoyé Jeu 24 Mar - 20:08

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Une douce caresse dans ses cheveux, qui descend jusque sur la nuque et le monde s'envole. Noyé dans ses reflets hétérochromes, le jeune homme semble ne pas vouloir être secouru. En fait, il étriperait la première personne qui oserait les déranger, pour ainsi dire. Leurs premiers moments d'intimités étaient absolument sacrés. Et s'ils ne s'étaient pas trouvés, et s'ils ne s'étaient pas vus ? Peu lui importait si leur histoire était vouée à être brisée par un mariage imposé, il aurait regretté de ne pas avoir pu vivre ces moments. Comme soudainement éclairé, Kenan se rendait compte qu'à ses côtés, dans ses bras, il était bien. Il se doutait, toutefois, que leur quiétude ne durerait pas toujours. Ils n'étaient pas d'accord sur tout – c'était même sans doute un euphémisme – et il ne leur faudrait peut-être pas longtemps pour que les piques reviennent, que les disputes réapparaissent. Après tout, si leur relation se modifiait, leurs caractères, eux, restaient identiques. « mais.. ne te comporte pas comme mon frère, s'il te plaît », semble-t-elle supplier. Cette seule pensée le fait grimacer. Était-ce l'évocation de cet aîné pour qui il n'avait absolument aucune affection ou le fait qu'elle puisse l'imaginer, lui, comme un frère ? L'une et l'autre de ces idées, à peine avancées, lui donnaient déjà une poussée d'urticaire. « Loin de moi cette idée », maugrée Kenan, un peu râleur. Et pour lui prouver qu'il n'en a aucunement l'intention, il prend soin de l'embrasser, passion dévorante que de sentir ses lèvres tout contre les siennes, que de faire danser les langues dans de douces caresses. Une main qui se perd au creux de ses reins, qui raffermit sa prise tout autant qu'il lui fait ainsi comprendre ; ce serait une erreur de le comparer à un frère quand leurs rapports viraient à l'obsession, quand les corps mouraient d'envie l'un pour l'autre. Elle avait cet effet sur lui, quelque part effrayant, elle était capable de lui faire perdre ses moyens, d'embrouiller le fil de ses pensées. Elle savait faire s'évanouir le monde, tout en lui assurant involontairement que si elle était là, près de lui, le monde continuerait d'exister.

«  Je crois qu'il en faut plus pour te rassasier. » Un gémissement étouffé s'échappe alors qu'elle souffle ces mots à son oreille. Mais où était passée la demoiselle intimidée de ce début de soirée ? Si elle l'était encore, Sissi cachait son jeu à la perfection, pour ne dévoiler qu'une femme pleine d'une assurance électrisante, maîtrisant à la perfection ses mots, ses gestes, aux allures charmeuses. Irrésistible. En réponse, le bleu s'assombrit aussitôt, silencieuse confirmation, ciel devenu orageux. « Ça ressemble à un message... » Elle joue avec ses dents, sa langue, rapproche son corps plus qu'il ne l'est déjà, plus que de raison car la raison n'est plus. Pure folie. « Un message explicite », conclut Kenan à mi-voix. S'il n'est pas rassasié, qu'en est-il d'elle ? Elle et ses mouvements qui le font imploser, elle et la lueur caractéristique au fond de son regard. Il peut y lire l'envie en lettres majuscules et ça lui fait perdre la tête. Savoir que leur effet sur l'autre et parfaitement réciproque, savoir qu'elle a envie de lui à tel point qu'elle en devient indécente... il n'accuse pas le coup, il n'enregistre plus rien. A peine un quart d'heure de repos...

Kenan l'empêche de s'éloigner en la maintenant par la taille, il pose ses lèvres sur son ventre dans un frôlement qui le fait frissonner et il remonte jusqu'à sa bouche, où elle lui murmure : «  Ne me laisse pas.. ». Il s'immobilise, la fixe intensément comme pour être sûr d'avoir bien entendu, sûr de l'impact qu'allaient avoir ces simples mots sur lui. Ils lui écorchent le cœur tandis qu'il aurait voulu lui jurer de rester à ses côtés à jamais. Une promesse qu'il ne pourrait pas tenir et ils le savaient tous les deux. Il caresse ses lèvres du bout des doigts, encore sous l'effet étourdissant de leur proximité. « Je serai toujours là pour toi, princesse », il murmure comme un refrain. Ça, il pouvait le lui promettre. Même si leurs vies seraient forcées de se séparer, rien ne pourrait l'empêcher de veiller sur elle. Rien, ni personne.

Sissi se lève, lui signifie de ne pas bouger d'un signe de la main et il esquisse un air de supplication. Séparer leurs corps lui apparaît comme un véritable crime. A la seconde où elle s'éloigne, il ressent un besoin maladif de la rejoindre, et la table lui fait toujours de l’œil. Kenan tente de se convaincre que pour une première nuit, il vaut mieux qu'il s'en tienne au lit. Le lit, c'est déjà très bien. Il suit les courbes de son corps dans son plus simple apparat, se délecte silencieusement de la scène, de la beauté presque irréelle de ce corps qu'il lui tarde déjà de posséder à nouveau. La cascade rousse l'illumine d'une aura flamboyante et il se dit que ça lui va particulièrement bien. Car une fois la glace fondue, il découvre effectivement un torrent de feu. Sissi retourne bien vite près de lui, tandis qu'il l'accueille avec un sourire amusé. Elle retrouve les bras de Kenan et lui glisse un morceau de tarte au citron dans la bouche. L'acidité du fruit vient caresser la douceur du sucre, mêlées à une touche d'amertume qui rend le dessert exquis. Comme si elle avait décrypté ses pensées, il a droit à une remarque mutine : «  Si tu dis que cette tarte est meilleure que moi, je vais mal le prendre, attention ! » Le Rackharrow lui offre un grand sourire, tenté de l'embêter un peu. Elle l'a bien cherché avec ses mouvements suggestifs, ses frôlements qui lui font perdre la tête, son envie démesurée à laquelle il est beaucoup trop réceptif.

Du bout de l'index qu'il a plongé dans la crème citronnée, il dépose le mélange sucré sur l'intérieur de la cuisse de la jeune femme, un sourire en coin tandis qu'il souffle : « Oups... » Le gaspillage aurait été inacceptable, bien sûr, et Kenan prend le temps de se pencher et de débarrasser lentement la peau d'albâtre de la salissure... involontaire. La langue glisse, presque chastement quand on la sait si près d'une zone à la sensibilité terriblement accrue. Oh elle ne pensait tout de même pas pouvoir s'en sortir si facilement ? « Ce dessert est délicieux... », souligne-t-il d'une voix rauque, « mais tu es bien meilleure. »      

Parchemin envoyé Jeu 24 Mar - 21:30

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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 794 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow et mère d'un petit Emrys âgé de deux mois. Champ Libre :
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“Your eyes, they shine so bright
I wanna save that light, I can't escape this now Unless you show me how. When you feel my heat, Look into my eyes It’s where my demons hide.”
- Imagine Dragons, Demons.

D
ésir délirant, délire désirant. C’est de la folie pure, cette langue aventureuse qui a raison de ses dernières résistance, de sa retenue. Soupir à nouveau languissant. Pas le temps de dormir, pas le temps de se reposer. Les peaux qui se cherchent, les sens qui s’attisent, les murs qui tombent, le coeur qui gronde. La retenue des premiers gestes de tendresse n’est plus, elle referme les doigts sur les draps, l’assiettes délaissée sur le lit alors qu’elle cède, qu’elle se laisse glisser sur le dos. « Ce dessert est délicieux... » La voix est rauque, les billes bleues électrisantes. Elle ne comprend pas ce qu’il lui fait et elle s’en fiche. « mais tu es bien meilleure. » Il a dit qu’il serait toujours là. Il ne le pourra pas, ils le savent tous les deux mais cela permet de faire taire le serpent plein d’angoisse, de le renvoyer au fond d’une conscience noyée d’un désir ravivé. Encore quelques heures de paix. Erzsébet perd les doigts dans les cheveux, l’incite à remonter, à venir rejoindre ses lèvres. De la tarte au citron, encore, et l’index qui se glisse dans la bouche gourmande, incitation au crime de ce corps trop dénudé. La couverture ne couvre plus rien.

« Un peu insssssatisfait, Rackharrow ? » La langue siffle tendrement à son oreille, qu’elle capture. Tant pis pour la décence, la tarte sera partagée, la tarte sera savourée au goût de leur désir. Elle veut bien être sienne. Elle veut bien, finalement, se laisser faire jusqu’à ce que l’épuisement vienne à bout d’eux, à bout de leur attraction. Elle veut bien se faire serpent de l’Eden ou pomme à croquer. Elle veut bien lui appartenir, toute entière, jusqu’au bord du gouffre, jusqu’aux tréfonds de son âme lentement noircie, doucement grisée. Petite fille sage qui ne veut plus l’être. Mauvaise fille de bonne famille. Il n’a pas reculé, pas une seule fois au son des sifflements surnaturels, il n’a pas rechigné sur ces mots incompréhensibles, sur son silence, sur les gémissements contenus - cette foutue maîtrise à laquelle elle a tant tenté de s’accrocher. Elle l’a découvert, elle apprend à le connaître ; le myocarde en veut déjà plus, beaucoup plus, il défonce les derniers obstacles, déchire la paroi faiblarde.

Peur de trop aimer. Envie d’y goûter, encore. « Montre-moi.. » Demande sans équivoque. Finie la délicatesse, la peur de blesser, la crainte de repousser. Elle veut savoir ce qui se dissimule dans l’ombre de son regard, elle veut savourer ses excès, se perdre avant que ne revienne l’aube, avant que les heures ne soient écoulées, que sur le feu ne réapparaisse la glace. Déverrouiller les blocages, tourner la serrure des mécanismes grippés. Qu’il souffle sur la lumière, qu’il peigne du noir retenu la blancheur du cygne gracile. « .. sauf si tu n’es plus tenté.. » sourire en coin, plein de sous-entendus. Elle laisse courir ses doigts jusqu’au creux de ses reins, à son tour, elle chatouille de caresses furtives l’épiderme sensible. Une dernière danse, pour ne pas regretter, pour qu’aucun battement de cil n’efface jamais ce qu’ils ont partagé, pour que si cette nuit est la seule, elle se poursuive en extase. Une jambe qui glisse le long d’une des siennes, se replie lentement pour accentuer encore cette insoutenable proximité. « .. J’ai confiance en toi.. » murmuré entre deux baisers, langueur assumée. La faim n’est pas celle de l’estomac, elle vient de l’incendie qu’il rallume. Sissi aurait presque voulu lui demander pourquoi il provoquait cet effet-là, pourquoi il tendait à la transformer, brusquement, entre ses bras. Réceptive à souhait. Volontairement tentatrice. Au diable la raison, elle en jette les clefs au fond des deux abysses qui l’observent, la fond fondre. Au diable la sagesse, elle reviendra quand la solitude se fera à nouveau son unique maîtresse, peut-être bien trop tôt. Elle a l’occasion de vivre comme on lui reproche de ne jamais le faire ; elle la saisit en plein envol.  

Sissi : #477C64
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Parchemin envoyé Ven 25 Mar - 22:24

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Le frisson que lui arrache son sifflement paralyse tout son corps. Dans ces moments, il ne voit plus la jeune femme, encore moins la petite fille de son enfance, il ne voit plus qu'une créature surnaturelle à la noirceur aussi profonde que la sienne. Il cherche au fond de ses yeux la lueur animale, se doute qu'en fouillant bien, il pourrait la trouver. Parce que ce n'est pas que la langue, c'est tout un comportement, une affinité particulière avec ces reptiles qui tétanisent et qui intriguent. Parce que dans ces moments où elle siffle, elle est l'autre moitié d'elle-même, celle qui effraie, celle qui dicte les ordres. Insaisissable, incompréhensible. Autant que la femme, la créature le fascine. Cette attirance un peu malsaine pour l'obscurité qui a bercé son enfance, qui l'accompagne encore aujourd'hui. Et cette aura contradictoire qui enveloppe la rouquine ; si sage, bien élevée, et en même temps secrète et presque sombre. Elle le perturbe, elle le rend fou, il voudrait tout savoir, tout apprendre, tout comprendre, sans rien en avoir à faire que ce soit irréalisable. « Un peu insssssatisfait, Rackharrow ? » « J'vois pas du tout de quoi tu parles... » Le râle se perd au creux de l'oreille, sur un ton aussi agressif que le sien avait été tendre, à peine atténué par le faible volume de la voix qui s'éteint.    

Une nouvelle fois, la carcan de la raison vol en éclats, sous une explosion de sentiments trop difficilement contenus, tandis qu'elle lui murmure ses désirs bruts. Qu'elle s'offre à lui sans retenue. S'il ne se balançait pas déjà sur le fil de la folie, trop engagé pour faire demi-tour désormais, son esprit lui aurait peut-être murmuré de faire machine arrière : un comportement proche de la dérive ne pouvait rien amener de bon, n'entraînerait que risques coûteux s'ils venaient à s'avérer. Mais son esprit était muselé. Ne raisonnait plus que le son de cette voix tentatrice que les battements agonisants du sang qui pulse accompagnaient en chœur. Sauf si tu n'es plus tenté. Son corps parle pour lui, il irradie, vibre, se tend, crispations insensées contre cette peau de porcelaine qui lui appartient désormais. Il en est presque difficile de s'en convaincre. Et pourtant. Docile, elle n'oppose plus la moindre résistance, elle ne proteste plus, ne cherche plus à contredire. Alors même que l'esprit de la belle devrait lui crier de fuir, sous la menace latente d'une promesse dévastatrice, elle souffle un vent de contradiction : « .. J’ai confiance en toi.. » Peut-être ne devrait-elle pas...

C'est tout du moins ce que semble traduire ce sourire en coin, ces yeux d'un bleu aussi foncé que la nuit. Cette nuit qui était gravée en lui. Qu'ils rendraient inoubliable.

Tentation trop forte pour être repoussée, plus encore quand aucun des deux n'en avait vraiment la volonté. Kenan explore chaque parcelle oubliée de ce corps qui le fait partir en vrille. Ses lèvres visitent dans de sensuelles caresses, font monter une pression toute planifiée à laquelle il mettrait fin sous peu. Le corps de la sorcière répond, irrémédiablement, aussi insiste-t-il sur les endroits particulièrement sensibles, douce torture qui deviendra vite insupportable. La bouche glisse lentement jusqu'au bassin qu'il maintient d'une main, pour ne s'arrêter qu'un peu plus bas, un peu trop bas. Envolées, les barrières invisibles ; les jolies ailes blanches sont désormais teintées d'une encre de jais. Mais il ne s'éloigne pas, il n'a que faire de la bienséance, il attend que le corps se cambre, qu'il supplie silencieusement, qu'il n'en puisse plus, qu'il implose, qu'il explose.
Alors seulement, le souffle rauque, après quelques secondes de répit tout au plus, il réunit leur deux corps dans un accès de fièvre intolérable. Tandis que les minutes défilent et que les souffles s'écourtent, tandis que la faim s'estompe, que la tentation s'assouvisse.

[...]
           

 

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