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-(KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.-
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I am decadent, and here I am.
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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 737 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Mer 16 Mar - 22:04

You're my end & my beginning.
“And now here is my secret, a very simple secret: It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.”
- St Exupéry, Le Petit Prince.

D
ix ans qu’elle faisait partie de son monde. C’était vrai. Dix ans déjà. Il avait vu la gamine silencieuse de première année. Il avait vu la solitaire dans sa belle robe, au bal, un livre pour cavalier. Est-ce qu’elle ressentait cette attirance ? Oui, mais elle ignorait de quoi il s’agissait précisément. Elle n’était qu’une novice dans un univers où, à son âge, l’expérience était souvent en cours d’acquisition.. et là où d’autres mettaient quelques jours, Sissi était condamnée à mettre des mois. Non, ça n’était pas juste dans sa tête. C’était seulement dur à dire, dur à exprimer, à assimiler. Alors finalement, ils sont sortis, parce qu’elle n’a pas su lui dire si l’idée lui plaisait, parce qu’elle a préféré être rationnelle, le blesser une fois plutôt que lui briser le coeur quand le temps des amours serait fini, quand l’heure d’une bague à son doigt sonnerait le glas de la jeunesse. Fantôme titubant presque dans ses bras, ils sont parvenus à l’extérieur, tentant de n’attirer l’attention d’aucun habitant de la demeure Rackharrow, quittée dans le silence de la nuit.

La suite ne s’est pas déroulée comme la rouquine l’espérait. Elle pensait simplement aller se coucher, refermer la porte de la boutique et s’endormir, des remords plein la tête. « Je n'ai pas toujours été comme ça, tu sais. Inconstant et... peu fiable. » a-t-il commencé, tandis qu’elle déverrouillait d’un tour de baguette complexe la porte d’entrée. Il lui parlait d’un gamin trop populaire, de celui qu’il était à Poudlard, qu’elle jugeait si sévèrement, incapable surtout d’en faire de même. Ce garçon là, aux yeux rieurs, qu’elle imaginait se cacher pour savourer quelques heures en compagnie de demoiselles, bien qu’à l’époque elle n’en soit pas à le soupçonner de coucher avec toute l’école. Elle s’est tournée, doucement, la main appuyée sur la poignée, pour rencontrer son sourire complice. Elle se demandait pourquoi il se justifiait. Elle n’exigeait aucune confidence. Puis la douleur sur ces traits, qu’elle ne connaissait que trop bien, émotion écho à celle qui dormait toujours au bord de son coeur se refusant au deuil. Un an et quatre mois. Les mots ont mis du temps à parvenir à son cerveau, comme si ce qu’elle voyait lui renvoyait son reflet, dans le miroir brisé de cette génération blessée. « Leya... est morte dans mes bras une nuit de pleine lune. Une nuit comme celle-ci. » Elle l’a vu bouger, s’appuyer contre la surface dure des pierres, et elle n’a pas esquissé le moindre geste, la baguette serrée entre ses doigts, le silence pour unique réaction. Si lui ne savait pas gérer, comment pourrait-elle se permettre de le conseiller ? Elle n’était qu’un mécanisme grippé qui ne supportait pas les sentiments, en partie parce qu’ils menaient dans leur sillage bien trop de souffrance.

« Je n'ai pas toujours été comme ça » Elle écoutait, elle imprimait mentalement chaque détail pour assembler le puzzle tandis que la porte s’entrebaillait. Forme noire qui se glisse sur le sol, rampe, monstre aux crochets acérés, intolérant aux faiblesses de sa propriétaire. C’était à lui, qu’elle devait cette soirée surréaliste, à sa morsure. « Va chercher le collier. » Le fourchelangue s’est échappé d’entre ses lèvres, litanie presque angoissante sur une langue humaine. L’animal s’est fait obéissant, s’engouffrant dans la pièce principale à l’odeur boisée. C’était souvent dans ces moments là qu’Erzsébet était qualifiée d’iceberg, d’inhumaine, car rien dans ce discours ne sembla l’émouvoir, comme si les larmes d’autrui n’était qu’anecdotiques. Elle était en réalité forcée de se comporter ainsi pour ne pas s’effondrer à son tour, accro qu’elle était à la maîtrise de ses réactions, d’autant plus en présence de Daksha qui pourrait se révéler mortellement dangereux. Elle ne survivrait pas à une dose supplémentaire de venin. « Viens, on rentre. » Le ton est doux quand elle encercle son bras des siens, le geste est tendre. La pièce s’éclaire et la porte se referme, aisément verrouillée. Le comptoir d’ébène donnait un aspect presque luxueux à l’endroit pourtant simple, de taille moyenne. Des vitrines de bijoux de toutes sortes, du pendentif fantaisie changeant de couleur en fonction de la tenue portée, aux alliances les plus travaillées et onéreuses. La porte menant à l’arrière boutique était cachée aux yeux extérieur par un sortilège, la fondant ainsi dans la clarté du mur et, sur le côté, des escaliers en colimaçon menaient à l’étage.

Elle l’a fait s’installer sur le fauteuil de velours pourpre placé dans le coin puis Daksha est arrivé avec un collier d’argent fin au bout duquel dormait une pierre d’un noir d’encre. Elle l’a placé entre les mains du jeune homme tout en ordonnant au serpent de filer, ce qu’il fit en traversant ce qui était sensé être le mur. « Frotte la pierre entre tes paumes. Elle a des propriétés apaisantes. » Agenouillée près de lui, elle s’est contentée de l’observer, espérant que sa douleur s’éloigne au moins quelques heures. « Je devrais être mariée. » L’aveux tombe, d’une voix mesurée, maîtrisée, bien mieux que son myocarde rebelle. « Mon père avait accepté que j’épouse un sang-pur allemand. Je voulais une famille et aucune envie d’attendre alors après quelques mois de lettres échangées, on a convenu de se rencontrer. Il a découvert l’Angleterre. » Elle a placé une main sur l’une des siennes, caressant la peau du bout du pouce. « On devait annoncer les fiançailles une fois sûrs que tout était en règles, qu’il était bien l’héritier qu’il prétendait être, raison pour laquelle aucun de vous n’en a entendu parler.. » Elle avait gardé le secret, comme demandé, et chaque lettre envoyée avait été pourvue d’un charme la faisant s’autodétruire après lecture, exigence de Soren, qui par sa sévérité leur avait sauvé la vie à tous. « Mais toi, tu le connaissais. Il est mort, exécuté pour trahison. Ludwig, charmant prénom, mh ? Insurgé reconnu. » Il n’y a plus de larmes dans les yeux de Sissi parce que toutes s’échappent bien trop régulièrement, il n’y a qu’une colère dévastatrice dans ses prunelles envers le disparu, envers la cruauté du gouvernement aussi. L’allemand était décédé six mois plus tôt et elle n’avait rien laissé paraître, jamais, hors du manoir familial. Elle s’était effondrée sans un mot, comme lors de la Purge où son ami né-moldu était mort, sous ses yeux. « Alors oui, je comprends ta peine, et la tienne est sans doute bien plus grande que la mienne, parce que je n’étais qu’une idiote persuadée de pouvoir aimer quelqu’un sans avoir besoin de contact, sans avoir à mentir ou changer. » Il aspirait à devenir ce qui avait causé la perte du jeune rebelle, il voulait être Mangemort, par idéaux sûrement, elle ne se voyait pas évoluer auprès de quelqu’un qui appliquait tout ce qu’elle avait détesté malgré sa neutralité apparente. « Seulement je ne peux pas vivre auprès de quelqu’un que je risque de perdre. Il a suffit.. de t’embrasser pour que tu me montres que tu n’es pas ce petit con prétentieux et coureur, il faudra quoi pour que tu m’assures que tu ne te fera pas tuer ? On.. On a tous du sang sur les mains mais est-ce vraiment ce que tu veux devenir ? » Elle était restée agenouillée devant lui, elle avait fini par entourer ses mains des siennes. Il ne comprendrait sûrement pas où elle voulait en venir, parce qu’il était un aspirant à cette politique despotique. La mort n’était en soi pas le problème, c’était plutôt le fait d’être Marqué, de devenir esclave d’un tyran qui, un jour peut-être, exigerait le sacrifice de sa famille, comme tant d’autres avant lui. Être de sang-pur n’était pas un sauf-conduit. Et parce qu'il voulait la grandeur, elle n'était pas compatible avec ses désirs, elle qui s'accrochait tant bien que mal au fait de ne pas s'engager. S'il voulait quelque chose de sérieux, pourquoi avec celle qui devait lui imposer un choix ? Quelques heures à peine du déni à l'affection dévoilée. Seulement quelques heures.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
© Starseed



Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)

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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Jeu 17 Mar - 14:04

YOU'RE MY END AND MY BEGINNING - Suite  
- erzsébet & kenan -

 


Sa langue sifflait dans un son aussi incompréhensible que fascinant, et s'il n'était pas obnubilé par ses propres souvenirs, traumatisants, qui remontaient peu à peu pour lui enserrer le cœur et l'esprit, il se serait sans doute perdu dans la contemplation de la demoiselle. Là où les gens murmuraient leur peur des fourchelangues, Kenan se sentait irrémédiablement attiré par ce don obscur. Vu ses origines, vu l'empreinte de la magie noire dans sa vie, il ne pouvait certainement pas en être autrement. Ce n'était pas un don qui l'effrayait ou le mettait mal à l'aise, tout comme Daksha ne le dérangeait nullement : il avait plutôt tendance à trouver le serpent magnifique dans toute sa dangerosité et la complicité de la jeune femme avec le reptile lui faisait penser à sa propre relation avec Datrix. Quoique cette dernière répondrait qu'elle était tout de même plus intelligente qu'une créature si primitive et qu'elle, au moins, maîtrisait la magie.

Il sombrait, silencieusement, perturbé par la tournure des événements, par ses propres mots qui, sortis de sa bouche pour la première fois, prenaient un tour qu'il n'avait pas prévu. Comme si, attaché à eux, il se laissait couler. Et puis, les deux bras fins entourèrent le sien, l'incitant à se déplacer, secouristes bienvenus qui l'aidaient à garder momentanément la tête hors de l'eau. Kenan tenta de se reprendre, et malgré l'image pathétique qu'il était conscient de renvoyer, les souvenirs de cette nuit de pleine lune lui revenaient en mémoire par bribes, impitoyables.

Elle le fit asseoir sur un fauteuil auquel il ne prêtait pas attention. Tout comme le reste de la pièce, aux dimensions surréalistes, lui avait complètement échappé. Kenan ne semblait conscient que du vide qui l'entourait. Du vide et de Sissi. Les odeurs boisées étaient venues caresser ses sens, apaisantes, comme toujours. Encore une chose qu'il ne criait pas sur tous les toits, les vertus de la nature et des plantes avaient des effets calmant redoutables sur son être. Sissi posa un collier entre ses mains ; d'une finesse incroyable, d'une beauté qui le perturbait. Il fit comme elle lui dit, frotta doucement la pierre entre ses mains, se sentant presque un peu idiot. Mais la création fonctionna bien : en quelques instants, elle sembla libérer des vagues de chaleur dans tout son corps, posant un voile délicat sur les plaies béantes de son être, celles qu'il avait consciemment ouvertes à nouveau avec une violence inouïe. Pour l'heure, il se sentait effectivement plus détendu. Il soupira d'un soulagement sans nom. « C'est toi ? », souffla-t-il en désignant l'objet d'un mouvement de tête.  S'il s'agissait d'une œuvre de la jeune femme, Kenan devait s'avouer réellement admiratif.

« Je devais être mariée. » Il ne saurait dire si c'était l'idée ou les paroles, mais quelque chose dans sa phrase le fit frissonner. Et elle lui raconta : l'accord de son père, son envie de fonder une famille – image qui lui serra l'estomac – elle lui raconta son fiancé, ses fiançailles. « Mais toi, tu le connaissais », avait-elle affirmé. Et en effet, quand elle lui dévoila son nom, les deux océans de Kenan s'assombrirent. Ce jour-là, il s'était calé dans un coin sombre, il avait fermé les yeux tandis que Datrix appuyait sa tête contre sa jambe en guise de soutien. Il se rappelait le doute, il se rappelait l'angoisse. Comme après la Purge, les questions l'assaillaient : cet homme, ce Ludwig avait peut-être une famille, s'était dit Kenan, détournant les yeux d'une exécution dont il questionnait le sens. Il était à des années lumières d'imaginer que la future famille de cet insurgé, ce serait Erzsébet. Il déglutit péniblement. Des aveux qu'il ne pouvait faire, des questions qui le taraudaient. Être Mangemort, c'était presque une tradition et Kenan s'était convaincu qu'en les rejoignant, il mettrait la main sur la pourriture qui avait brisé sa sœur jumelle. Les désaccords constants avec son père avaient terminé de le pousser dans ce sens interdit. Juste par défi. Pour Circée. Mais Kenan n'avait encore tué personne à proprement parler. Il s'arrangeait pour faire ses missions avec sa cousine, en qui il savait pouvoir avoir confiance. « Il a suffit.. de t'embrasser pour que tu me montres que tu n'es pas ce petit con prétentieux et coureur, il faudra quoi pour que tu m'assures que tu ne te feras pas tuer ? » Elle était agenouillée devant lui, et à cet instant, elle lui apparaissait presque comme une illusion, comme une création de son esprit. Elle était si belle. « On.. On a tous du sang sur les mains mais est-ce vraiment ce que tu veux devenir ? » Un regard triste croisa ses jolies teintes hétérochromes.

« Si j'ai choisi cette voie, princesse, c'est pour la sécurité. Dans ce monde déloyal où tout s'écroule, je refusais l'idée de mettre ma famille en danger si je ne portais pas la Marque. Mon père l'a fait et c'est peut-être une folie. Il a renié le Lord et l'impact est terriblement lourd à porter. Heureusement que mon oncle et ma tante lui restent fidèles, j'ignore ce qu'il serait advenu de nous dans le cas contraire. » Une vague de douleur réapparut sur ses traits et Kenan fit doucement rouler le bijou entre ses mains. « Je ne sais pas si j'ai réellement le choix, Erzsébet et ça me fait peur. » Il marqua un temps de pause. Il lui caressa la joue et sans aucune logique, lui souffla : « Tu es magnifique. » comme perdu dans ses pensées, avant de revenir au sujet de conversation. « Leya était née moldue.  C'est pour la protéger qu'on a décidé de taire notre relation. Elle se faisait passer pour une sang-mêlé, d'où la situation terriblement compliquée avec sa famille. La situation en général. » Le collier l'aidait à ne pas sombrer à nouveau, apaisant aussitôt ses démons, les incitant à rester dans l'ombre. Kenan se perdit dans le regard de Sissi, tandis que le temps semblait s'arrêter autour d'eux. « Alors, non, je ne suis pas sûr, non. »        


Dernière édition par Kenan Rackharrow le Jeu 17 Mar - 19:18, édité 1 fois
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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Jeu 17 Mar - 17:32

You're my end & my beginning.
“And now here is my secret, a very simple secret: It is only with the heart that one can see rightly; what is essential is invisible to the eye.”
- St Exupéry, Le Petit Prince.

L
a chaleur diffuse du collier était due aux runes gravées sur la pierre, aux reflets légèrement rouges lorsque la magie s’activait - erreur de débutante qui s’était blessée au cours de la fabrication, offrant son song et qui avait ainsi constaté combien l’efficacité en était décuplée. Un collier réalisé quand les crises se sont mises à grandir, comme sa soif de découverte, quand la magie classique ne l’avait plus satisfaite. Se procurer des ouvrages controversés n’avait pas été aisé et elle avait parfois fait ses plus fascinantes armes par accident. La spécialisation avait été laborieuse dans l’atelier, chez ses parents. Il se dégageait de l’objet des signaux contradictoires, entre l’apaisement chaud et l’oppression latente hors de la bulle calme qu’il formait. Elle a simplement hoché la tête en réponse, esquissant un sourire avant de lui souffler. « Tu crois que je laisserais le travail d’un inconnu absorber mes émotions ? » Car c’est bien ce qu’il se passait, la douleur, la peine, la tristesse, la colère, tout était avalé, grignoté et stocké. Quand il n’y avait plus de place, il fallait purifier le collier, opération délicate qu’elle ne pouvait effectuer qu’entièrement seule au risque de voir le tout lui imploser au visage ou renvoyé au sein d’un esprit innocent. La magie a toujours un prix, répétait Soren. « Relâche-la quand tu te sentiras mieux ou c’est ton bonheur qu’elle mangera. » Ca n’était d’ailleurs pas pour rien qu’elle n’avait jamais appliqué la méthode à un autre bijou, pour éviter les incidents, les dépressifs notoires, les suicidaires par paires. Il y avait eu ensuite d’autres tentatives mais rien de très probant. Elle travaillait sur des alternatives, des prototypes qu’elle devait régulièrement détruire, trop dangereux, outils de mort qu’elle avait choisi de ne pas vendre.

La complicité menait à des terrains glissants, à des discussions politiques qu’ils devraient éviter, pour leur bien à tous les deux. La princesse était en désaccord, elle désapprouvait profondément sa volonté de recevoir la Marque et devait se taire, pour qu’il ne lui prenne pas un jour l’envie de la dénoncer - ou pire, qu’il ne puisse fermer son esprit et révèle la colère de la rouquine. « Mon père l'a fait et c'est peut-être une folie. » Le sifflement s’est échappé. Incompréhensible, intraductible. Expression pure d’un agacement profond à entendre ce genre d’absurdités. Il avait grandi auprès d’un père qui avait fait un choix, le choix de protéger ses enfants comme il le pouvait et son fils en était à remettre en cause le sacrifice. Elle a détourné le visage, cachant au garçon sa réaction presque allergique alors qu’elle se trouvait toujours, malgré tout, accrochée à ses mains, à son contact. « Je ne sais pas si j'ai réellement le choix, Erzsébet et ça me fait peur. » Evoquer la peur a ramené un peu de compassion dans le myocarde révolté et elle a reporté son attention sur les traits de Kenan. La caresse sur sa joue n’a apporté aucun frisson cette fois-ci, comme si elle ne pouvait se sortir de la tête la différence qui formait entre eux un gouffre abyssal. Il la trouvait belle, bien qu’elle n’en croit rien, trop habituée à ses critiques pour croire soudain que son avis puisse changer - à moins qu’il ait menti toutes ces années ? Laissée perplexe, elle n’a rien répondu, attendant la suite d’un discours qui perdait sa logique, paumait sa substance, révélant ce qu’il était vraiment du sorcier, au-delà des apparences. Leya était née moldue. La tolérance de Sissi avait ses limites et si elle était capable de trouver des qualités et du talent à ceux qui étaient nés d’un monde sans magie, elle se savait incapable d’aimer quelqu’un qui ne soit pas issu d’une irréprochable pureté, par principe sans doute absurde.

« On a toujours le choix. » a-t-elle affirmé. Qu’il ne soit pas sûr était un bon point, un moyen peut-être de le faire changer d’avis avant qu’il ne soit trop tard, avec que la Marque n’orne définitivement sa peau. « Je me bats tous les jours pour ne pas leur céder, pour ne pas rejoindre ces soldats qui ne sont que des jouets interchangeables. » Pas de haine, seulement un triste constat, le fond d’une pensée née du nombre de morts de tous côtés. Un Mangemort devait finalement donner sa vie pour ce conflit, se noyer dans la haine et la cruauté, y sacrifier jusqu’à son âme s’il le fallait. « Il y en a assez dans ta famille, tu n’as pas besoin de faire cela. Tu n’as pas besoin de.. d’être tatoué comme l’esclave d’un idéal. Notre sang est pur, est-ce qu’on a vraiment besoin de ça pour faire perdurer la tradition ? » Elle ne voulait pas le voir tomber pour ça, pour un sorcier puissant qui se plaçait finalement au-dessus de tous, au-dessus des lignées les plus immaculées, au-dessus de celles dont la noirceur n’était plus à prouver. Si Sissi admirait la maîtrise absolue d’un tyran à la langue sifflante, elle préférait tracer sa route sans épée de Damoclès pendue sur sa tête. « La neutralité sauve des vies. Parfois le meilleur moyen de protéger les siens est de coopérer sans se compromettre. La politique est dangereuse et le vent tourne vite, que tu approuves ou non n’étant finalement pas la question. » Les leçons de son père, les préceptes des Grimstone. Si la branche secondaire s’était un peu trop engagée par moments, la branche principale restait droite, coopérative mais neutre, peu contrariante mais jamais en quête de reconnaissance ou rattachée à un quelconque contrat. Ils regardaient les autres se déchirer, marier les enfants, chercher le prestige, ne déposant les pions sur l’échiquier qu’après de savantes réflexions. « Votre père fait tout ce qu’il peut. S’il te plaît Kenan.. prends le temps de l’écouter. Vraiment, sans te borner. Pense à ce que tu ferais si tu avais des enfants.. » Même s’il n’en voulait pas, même s’il lui avait fait remarquer son désintérêt pour la chose, en symbiose avec sa soeur.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Jeu 17 Mar - 20:26

YOU'RE MY END AND MY BEGINNING  
- erzsébet & kenan -

 



Sur les conseils de la jeune femme, Kenan finit par poser le collier à côté de lui, même s'il lui avait ironiquement précisé, sur un ton à moitié plaisantin seulement, qu'il n'y aurait, pour la pierre, pas énormément de bonheur à avaler. Et quand il y pensait, les souvenirs heureux se faisaient effectivement moins nombreux depuis quelques années. Il enchaînait les journées à un rythme effréné, se perdant dans un travail qu'il n'aimait pas, enlisé dans une vie qui lui semblait sans la moindre saveur. Ses seuls moments un peu hors de l'ordinaire se résumaient à retrouver sa prochaine aventure et à se lancer des remarques désobligeantes avec Sissi quand cette dernière rendait visite à la jumelle. Et il ne pouvait même pas qualifier ces instants de « bonheur ». Non, ce dernier s'était enfui de sa vie comme un né-moldu en cavale. Malgré tout, le sorcier tentait de s'assurer que la situation pouvait être pire : il n'était pas encore fiancé, il y avait tout de même sa sœur, sa cousine... et son père. Ainsi que le reste de sa famille. Il n'était pas complètement seul. Même si les pierres angulaires de sa vie ne daignaient décidément pas montrer le bout de leur nez.

Sissi affirmait qu'on avait le choix, expliquait qu'elle-même se battait constamment pour ne pas avoir à faire partie d'une masse informe de corps au service d'une idéologie. Ce n'était pas une surprise pour Kenan qui l'avait déjà entendue prôner la neutralité de sa famille, chose dont il était parfaitement conscient et qui ne le gênait pas puisqu'en soi, lui-même n'avait pas d'idées terriblement arrêtées. Encore à l'instant, elle lui affirmait que la neutralité pouvait sauver des vies. Selon elle, il était possible de simplement coopérer, sans forcément porter la marque. Son argument tenait la route en effet, même s'il n'était pas complètement sûr de sa fiabilité. « T'as peut-être pas tort. J'avais jamais vu les choses sous cet angle... En même temps mon père n'est pas forcément enclin à aborder le sujet. Il est un peu bourru et il se contente d'un non catégorique. Mais vu ton opinion, ça a l'air de tenir la route. » « Votre père fait tout ce qu’il peut. S’il te plaît Kenan.. prends le temps de l’écouter. Vraiment, sans te borner. Pense à ce que tu ferais si tu avais des enfants.. » « Mouais... Tout ce qu'il peut. » Il sembla réfléchir à cette possibilité puis laissa échapper un petit rire à l'idée de lui coller des morveux dans les pattes. Il secoua doucement la tête. « Honnêtement, je le blâme pas. J'sais pas ce que je ferais si j'étais à sa place. Mais j'aurais tout le loisir d'y réfléchir plus tard parce que les gosses... c'est pas pour tout de suite, je crois bien. » L'idée le faisait sourire. Il ferait sans doute un père pathétique. Il n'était déjà pas fichu de se gérer lui-même, avoir des enfants sur qui veiller... il n'y pensait même pas. Et puis, cette histoire de mariage... Il préférait ne pas trop y réfléchir non plus. Quant à ce que lui demandait Sissi, il voulait bien faire un effort.  

« J'y réfléchirai », affirma-t-il doucement. « Sincèrement. » Kenan lui sourit. « Il est tard... enfin, tôt. Je devrais te laisser te reposer, plutôt que de te tenir éveillée avec des conversations sans fin. » Ton d'excuse. Il ne voulait pas la déranger plus qu'il ne l'avait déjà fait, conscient qu'ils venaient de bouleverser leur quotidien mutuel en une seule nuit. A ce sujet, le sorcier n'était d'ailleurs pas bien sûr de la façon dont il devait exposer les choses. Il passa une main dans ses cheveux, se leva en douceur. « Écoute, je... je comprendrais si tu préfères qu'on oublie ce qui s'est passé ce soir. Ça te met dans une position délicate avec mon père et Circée et... même entre nous c'est... ambigu. » Il déglutit avant se poursuivre : « Et je suis conscient de l'image que tu as dû te faire de moi pendant tout ce temps. Je me sens un peu bête du coup. » Petit rire nerveux. « Et puis avec tout ce qu'on s'est confié cette nuit... Hum, désolé. J'ai un discours un peu décousu, j'ai du mal à me... concentrer. Je... Tout ce que tu m'as dit ce soir, je le garderai pour moi. » Il doutait même qu'elle ne le croit vraiment. Cette pensée le faisait frémir. Mais au final, il lui avait donné de quoi entacher ce qui lui restait de réputation, de quoi traîner sa famille dans la boue. Elle pourrait aisément se venger s'il en venait à la trahir. Elle pourrait tous les condamner, d'ailleurs. Ils tenaient dans leurs mains des éléments dévastateurs sur la vie de l'autre. « On n'efface sans doute pas dix ans en une nuit, hein ? » Il lui offrit un sourire terriblement désolé, plein de douceur, néanmoins. Kenan, dans un petit geste de salutation, lui souhaita une bonne nuit et l'enjoignit tout de même à ne pas hésiter si elle avait besoin d'aide, ou de quoique ce soit, il restait là pour elle.            

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- St Exupéry, Le Petit Prince.

C
omme si son opinion valait mieux que celle d’Irvin. En grande sceptique, la jeune femme n’a pas caché ses doutes. Irvin était parvenu à élever deux enfants, seul, et si ça n’était pas rose tous les jours, Sissi trouvait qu’il y avait des cas de figures où la réussite n’existait pas, où il n’y avait que malheur. Le leur n’était pas entièrement de leur fait et sans la guerre, peut-être qu’aucun conflit ne serait né. « Mais j'aurais tout le loisir d'y réfléchir plus tard parce que les gosses... c'est pas pour tout de suite, je crois bien. » Il n’avait pas vraiment été élevé dans cette optique. Erzsébet non plus, si on y réfléchissait, elle était à des années lumière du type d’enfant qu’on aurait vu grandir avec l’objectif d’avoir des enfants, jouer avec eux, leur apprendre les premiers sortilèges. Elle était effrayée par ces petites choses si fragiles et pourtant terriblement attirée vers leur innocence, leur inexpérience, l’absence de jugements, la curiosité intarissable. Kenan était jeune et n’avait pas trouvé la femme qui lui donnerait envie d’aller plus loin, l’envie d’élever la chair de leur chair. Ca viendrait sans doute, à moins que les conventions le décident pour eux, à moins qu’il ne tombe sur une épouse infertile qui lui fasse goûter l’absolue liberté - et l’horreur finale d’un tel échec. Ils avaient techniquement l’avenir devant eux.

Puis il s’est levé, il a balbutié en lui faisant remarquer l’heure. A son tour, elle s’est mise debout, malhabile, pour s’appuyer contre le comptoir. « Écoute, je... je comprendrais si tu préfères qu'on oublie ce qui s'est passé ce soir. Ça te met dans une position délicate avec mon père et Circée et... même entre nous c'est... ambigu. » Un sourire doux, compatissant. Maintenant qu’il avait fait fondre une partie de la carapace, était-elle vraiment capable de le laisser s’embourber ? Demain est un autre jour, comme on dit, et peut-être aura-t-il la saveur des regrets, pour ce garçon qu’elle connaissait finalement si mal. Il a poursuivi, sans queue ni tête, lui faisant remarquer qu’elle devait avoir une bien piètre image de lui. Kenan oubliait cependant que la rancune n’était pas le trait de caractère principal des Grimstone, ils savaient apprécier les excuses, considérer les erreurs de parcours et leur vengeance ne venait qu’à terme, lorsque la bêtise surpassait les valeurs, lorsqu’on les caressait un peu trop à rebrousse-poils. Il ne fallait pas contrarier les serpents, dont les mues sont le renouveau mais dont les crochets restent, en sommeil et toujours menaçant. Sissi savait se faire tempête tout en gardant une certaine faculté d’écoute - quand elle le voulait bien.

« On n'efface sans doute pas dix ans en une nuit, hein ? » En effet. On pouvait cependant lentement refermer les plaies. « Reste. » a-t-elle soufflé. Elle ignorait si Kenan avait le droit de s’évaporer ainsi sans se justifier mais elle s’en fichait. Elle n’aimait pas la peine qu’elle avait vu dans ce coeur meurtri. Elle était incapable de rester aussi froide que les terres de Norvège avec celui qui la changeait si aisément en un volcan de colère. Elle n’avait jamais su se montrer indifférente à son égard. « Je ne te promets rien. J’ai pas grand chose à t’offrir mais reste. Si tu te désartibulais en rentrant chez toi je ne me le pardonnerais jamais. » Excuse toute trouvée, n’est-ce pas ? Sourire malicieux qu’elle lui offre en baissant les yeux. Daksha serait presque hilare dans la pièce d’à côté s’il avait seulement la capacité de rire. « Laisse-nous.. un peu de temps. Réfléchir et évaluer ce qu’il se passe. Je ne peux pas vivre avec la sensation de trahir ta famille mais je veux bien méditer le sujet. » Elle lui a tendu la main. C’était à lui de choisir, à lui de voir s’il acceptait la complicité platonique de deux âmes épuisées ou s’il préférait rentrer, s’enfermer dans le noir et la solitude de sa chambre. Elle ne pouvait pas deviner que Datrix l’y attendait, qu’une créature qu’elle ne voyait pas avait sans nul doute tout observé. Elle ne voyait que l’éventualité d’un injuste abandon alors qu’elle était l’unique fautive, celle qui avait osé offrir un baiser à l’unique fils d’une famille trop respectée, qu’elle voyait comme hors de portée.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
Fourchelangue : italique.
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I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)

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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Ven 18 Mar - 20:33

YOU'RE MY END AND MY BEGINNING  
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« Reste », avait-elle soufflé alors qu'il s'apprêtait à rentrer, résolu. Et comme pour le dissuader de s'emballer un peu trop vite en présumant de ce qui allait se passer en cette fin de nuit, Sissi avait ajouté : « Je ne te promets rien. J’ai pas grand chose à t’offrir mais reste. Si tu te désartibulais en rentrant chez toi je ne me le pardonnerais jamais. »  Il lui sourit, réellement touché, il ignorait encore si c'était par son côté humble ou par son inquiétude. Il n'aurait pas dit qu'elle n'avait pas grand-chose à lui offrir, au contraire, mais il supposait le message clair et ça l'amusait beaucoup. Le feu s'était apaisé, une partie avait même été absorbée par la petite pierre noire du collier, Kenan serait sans doute plus calme, enfin, c'est tout du moins ce dont il essayait de se convaincre... et pour autant que la jolie norvégienne ne fasse rien de stupide qui remettrait instantanément de la vigueur dans le brasier gardé sagement presque éteint. Il rencontra son sourire malicieux tandis qu'elle baissait les yeux. Sincèrement amusé, il rétorqua, taquin : « Oh oui, ce serait terrible, surtout avant qu'on ait pu passer notre première nuit ensemble. » Un petit rire étouffé. Même si, en réalité, il trouvait ça mignon qu'elle s'inquiète pour lui. Ça ne ressemblait absolument pas à ce qu'ils avaient l'habitude de vivre ; tout avait, pour lui, des airs de nouveauté captivants. Et malgré ça, les vieilles habitudes un peu remaniées. « Après tout, comme j'ai eu droit au baiser de mon existence ce soir... Ce serait injuste de te priver de la nuit de ton existence, mmh ? » Sans gêne, le Rackharrow. Il faisait allègrement référence à la pointe de cynisme dont avait fait preuve Sissi, il y avait quelques temps de cela, quand Circée avait interrompu leur petit tête à tête dans la demeure d'Irvin. S'il y avait une brise de taquinerie dans l'air, Kenan lui rendit un sourire presque enfantin, ravi de sa trouvaille. Il laisserait retomber la plaisanterie pour lui avouer qu'elle avait eu raison sur ce point : la passion dévorante qui avait scellé leurs lèvres à plusieurs reprises était effectivement une expérience que Kenan ne se souvenait pas avoir déjà vécue aussi... intense.      

La demoiselle lui proposa de leur laisser un peu de temps pour réfléchir à ce qu'ils avaient vécu. A ce qu'ils vivaient. Ce qui fit bondir son cœur dans sa poitrine, alors qu'il se croyait complètement anesthésié par le bijou magique. S'il n'avait pas peur de la brusquer, il l'aurait certaine prise dans ses bras et l'aurait recouverte de baisers tant cette décision l'émouvait. Il avait du mal à s'expliquer pourquoi. Et au fond, une petite voix lui murmurait que c'était peut-être parce qu'il sentait poindre ce qui pouvait être le commencement de quelque chose. Tout était encore très flou, cependant et Sissi avait raison, ils avaient besoin de se laisser un peu de temps pour analyser leur situation, pour tirer leurs sentiments au clair. « Je ne peux pas vivre avec la sensation de trahir ta famille mais je veux bien méditer le sujet. » Kenan fronça les sourcils, interdit. « Quoi ? », lâcha-t-il. « Qu'est-ce que la trahison vient faire là-dedans ? » Son point de vue, il risquait d'avoir du mal à le comprendre.  

Elle lui tendit la main, il ne risquait pas de s'enfuir, bien sûr. L'ancien Gryffondor entrelaça ses doigts aux siens et attira, d'un geste doux, la jeune femme jusqu'à lui. Une lueur amusée dansait au fond de ses yeux tandis qu'il s'approcha et colla son corps au sien, gardant un contact visuel. « Bon, puisque tu n'as pas grand-chose à m'offrir... » - il ne put réprimer un sourire - « Je te propose de dormir sur le fauteuil, comme ça, pas de risque que ça... dérape. » Se disant, il se mordilla la lèvre, terriblement tenté. Cette andouille avait réussi à s'embringuer tout seul dans ce qu'il réprimait, quel gros malin. Et aussi soudainement qu'il s'étaient rapprochés, Kenan se départit de son contact, comme si de rien n'était et alla s'affaler dans le fauteuil qu'il avait quitté il y avait seulement quelques minutes. « J'espère que tu as une couverture, par contre. J'risque de mourir congelé, sinon. » Son air amusé ne l'avait pas quitté, pourtant, il était sincère, il tenait vraiment à dormir ici. Il le prenait sur le ton de la plaisanterie, mais il valait mieux qu'il reste dans cette pièce pendant qu'elle dormirait... ailleurs. Comme frappé par la foudre d'une idée qui lui venait à l'esprit à l'instant, il arqua soudain un sourcil et s'exclama : « Quelles sont les chances que Daksha vienne me bouffer pendant la nuit, selon toi ? » Et pour le coup, difficile de dire si la pointe d'anxiété qui vibrait dans sa voix était une énorme mise en scène ou si elle n'était pas simulée.          


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 737 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Ven 18 Mar - 21:36

You're my end & my beginning.
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- St Exupéry, Le Petit Prince.

N
otre première nuit ensemble. Elle s’est sentie désemparée, complètement déstabilisée face à la décontraction qu’il affichait. Elle prenait peut-être les choses trop au sérieux, ou était-ce le sujet qui la dérangeait, toujours est-il qu’elle a gardé les yeux baissés, incapable d’affronter les billes claires du jeune homme. « Après tout, comme j'ai eu droit au baiser de mon existence ce soir... Ce serait injuste de te priver de la nuit de ton existence, mmh ? » Un petit « oh » muet formé sur les lèvres de la sorcière qui a relevé le nez à sa provocation. Il osait se servir d’un tel dossier ! Savait-il au moins avec quoi il jouait ? La solitaire, créature étrange si peu encline à céder aux hommes, n’en croyait pas ses oreilles. « Qui te dit que mon amant n’a pas trois fois ton expérience, Rackharrow ? » Elle ignore comme la réplique lui est venue, elle ignore comment son cerveau a fait assez de chemin pour piquer de cette façon mais elle a appuyé les mots d’un sourire plein de sous-entendus. Elle était quoiqu’il en soit bien incapable de faire une quelconque comparaison mais jugeait Jonah assez doué, il savait parfois avoir raison de son obsession du contrôle et ça faisait de ce rouquin une référence. Il était parvenu à la faire boire, à la rassurer, à la mener jusque dans ses draps là où elle restait de marbre face à la moitié des hommes de la ville. Point d’encrage de ses maigres connaissances en la matière.

Parler de la sorte de sa vie privée était dérangeant. Elle n’exprimait jamais ce type de faits, peut-être trop réservée, ou trop bien éduquée. « Qu'est-ce que la trahison vient faire là-dedans ? » Un sourcil haussé. La conversation dévie, à son grand soulagement qui plus est. Il n’a pas compris ? Ca lui semble clair. « Ta soeur le prendrait sûrement mal si je lui cachais la situation. Et ton père.. le respect voudrait que je te considère comme un frère après toutes ces années chez vous. » Elle ne se voyait pas annoncer que son rejet radical du garçon s’était brusquement changé en passion dévorante - elle ne savait même pas vraiment ce que cela signifiait - et qu’elle ne voulait plus le lâcher. En plus ils lui avaient dit qu’Irvin finirait par les fiancer, ce serait quelque part une forme de trahison d’interférer, non ? Il l’a attirée contre lui, l’arrachant à son appui bien stable et bien solide. La proximité l’aurait presque faite trembler. Ou c’était la fatigue. Tout était trop confus, beaucoup trop. « Bon, puisque tu n'as pas grand-chose à m’offrir... Je te propose de dormir sur le fauteuil, comme ça, pas de risque que ça... dérape. » Il s’est écarté aussi vite qu’il s’était collé à elle et, si brusquement relâchée, elle a été forcée de se rattraper au mur. Foutu Gryffondor monté sur ressorts inépuisables. « J'espère que tu as une couverture, par contre. J'risque de mourir congelé, sinon. » Sissi a levé les yeux au ciel. Comme si elle était incapable de lui résister. Comme s’il était irrésistible au point qu’elle ne sache pas camper sur ses positions, sans mauvais jeu de mots.

Puis, comme si la foudre l’avait frappé. « Quelles sont les chances que Daksha vienne me bouffer pendant la nuit, selon toi ? » Elle a ri. Il n’avait donc rien écouté, quand ils s’étaient retrouvés seuls, avant que Circée ne débarque ? Esquissant un nouveau sourire, elle a soufflé. « Aucune. Je t’ai dis que Daksha tenait vraiment à ce que je réclame ta main. Comme si j’en avais le droit pour une obscure raison de serpent. » Elle a ri à nouveau, sûrement à cause de la tête qu’il faisait ou peut-être en imaginant la scène surréaliste que cela donnerait au sein de la maison familiale. « A croire que devenir Madame Rackharrow donne des connaissances extraordinaires ou une autre bêtise du genre. » Si Sissi savait à quel point le serpent avait raison et à quel point elle avait tort. Elle a récupéré le collier pour le placer sous clefs dans le comptoir. « Je crois surtout qu’il vient d’un oeuf bizarre et qu’il voit des choses qui n’existent pas. » De quoi faire faire un infarctus à tout Rackharrow qui se respecte. Par chance, Sissi ne croyait que ce qu’elle voyait ou qui parvenait à être prouvé grâce à des méthodes magiques.

« Monte. Il fait meilleur à l’étage. » lui a-t-elle ordonné, grimpant les marches pour rejoindre la porte au bout des escaliers, qu’elle a ouverte, laissant ainsi à Kenan le loisir d’entrer dans l’appartement. Tons clairs, rideau gris poudré fermé autour du grand lit. La cuisine était ouverte sur le reste, une table avec deux chaises pour manger et un canapé confortable dans un angle, non loin de la porte menant à la petite salle de bains. Et bien évidemment, une bibliothèque sur un pan de murs recelant des ouvrages bien peu recommandables, d’autres plus acceptables et le tout dans un ordre alphabétique et thématique parfait. Elle a ouvert le rideau pour s’asseoir sur le lit, tapotant le matelas d’un geste de la main afin de l'y inviter. « Ca risque rien. Je suis toujours sage. » Clin d’oeil presque moqueur. Il ne l’avait pas volé.

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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Ven 18 Mar - 22:45

YOU'RE MY END AND MY BEGINNING  
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Le petit air triomphant qui illumina son visage disparut presque aussi vite qu'il était arrivé. Et voilà qu'à jouer avec le feu, on finit forcément par se brûler les doigts. Kenan n'en attendait pas moins de la rouquine : elle pouvait être implacablement froide la majeure partie du temps, mais quand ils se cherchaient, elle finissait toujours pas lui lancer une réplique cinglante, bien placée, marquant leurs échanges au fer rouge. Un détail qui plaisait au Gryffondor, ce petit côté intrépide qu'elle lui montrait alors, répondant du tac au tac sans se laisser marcher sur les pieds. Elle l'énervait autant qu'elle l'attirait et, peut-être, ce constat ne datait-il d'ailleurs pas d'hier. Notre jeune homme, cependant, aurait été bien incapable de le déceler, quelques années plus tôt.
Alors quand il se prit la gifle du siècle, il explosa de rire, loin de se sentir offusqué. Forcément, il n'allait pas rester les bras croisés, il n'allait pas s'admettre vaincu si facilement. « Oh mais justement, Grimstone, tu es bien la seule à pouvoir juger. Seulement, ce qui me chagrine c'est que tu n'admettras jamais, des fois que tu prennes plus de plaisir avec moi qu'avec ton amant. » C'était plus fort que lui, il avait craché le dernier mot, répugnant qu'il était d'en entendre parler. Néanmoins, bon joueur, il haussa les épaules, absolument pas gêné d'aborder le sujet. « Là où je n'hésiterais pas à te dire que c'était réellement le baiser de mon existence, vois-tu... » Un petit sourire en coin sur un ton parfaitement sincère, pourtant.

Quand elle lui expliqua ce qu'elle considérait comme une trahison envers sa famille, Kenan ne put s'empêcher de froncer les sourcils dans une expression presque mécontente. Ou était-ce le mot « frère » ainsi sorti de sa bouche qui le gênait particulièrement ? Le sorcier affirma cependant que sa famille n'avait, de toutes manières, pas son mot à dire quant aux personnes qu'il décidait de fréquenter. Cela dit, en se rendant compte de la position délicate qu'abordait Sissi dans son esquisse, il se détendit un peu. « Mmh, c'est bien ce que je disais tout à l'heure, c'est presque plus embêtant pour toi que pour moi, et je comprends que tu ne veuilles pas te mettre en porte-à-faux avec Circée ou mon père. Peut-être qu'il vaudrait mieux qu'aucun d'entre eux ne soit au courant, d'ailleurs. » Il faudrait qu'ils réfléchissent à la question. Après tout, se voir sans que tout le monde ne le sache avait ses charmes et ses avantages. Et le jour où ils seraient lassés d'en subir ses inconvénients, ils pourraient tout aussi bien affirmer leur relation aux yeux de tous. Ils avaient toutefois le temps de voir comment les choses évolueraient entre eux.

Et tandis qu'ils montèrent les escaliers, Kenan revint sur ce qu'elle lui avait confié au sujet de Daksha et de ses drôles d'idées. Le serpent les voyait apparemment mariés et si les deux répliques suivantes de la jeune femme l'avaient fait blêmir, il tenta de ne rien laisser paraître. Datrix ne pouvait pas cacher sa présence au serpent. Et ce dernier devait avoir informé sa maîtresse des étrangetés de la maison Rackharrow. Kenan fit l'impasse, comme si ne pas en parler allait régler les doutes qu'il espérait ne pas voir surgir dans l'esprit de Sissi. « Ton serpent voit peut-être l'avenir, remarque ! », glissa-t-il sur le ton de la plaisanterie.

Une fois arrivés à l'étage, il prit quelques instants pour détailler la pièce, sobre, néanmoins coquette. En une nuit, les voilà qui avaient visité leurs deux chambres. S'il y avait la moindre chance que cela puisse-t-être interprété de manière ambiguë, ils s'afficheraient là au palmarès. Erzsébet s'assit sur son lit qu'elle tapota de la main pour inciter le jeune homme à la rejoindre. Sceptique, Kenan la dévisagea avec insistance. Elle était sérieuse, là ? Comme pour répondre à sa question silencieuse, elle affirma : « Ça risque rien. Je suis toujours sage. » Kenan refoula un éclat de rire en s'approchant de la rouquine. « Et si je ne te crois pas ? Après tout, c'est bien toi qui a eu l'idée indécente de m'embrasser dans le jardin... Alors que je venais te porter secours sans la moindre arrière pensée. » Évidemment, il n'était pas judicieux de préciser qu'il y avait répondu avec une intensité tout aussi brûlante. « Qui me dit que tu ne vas pas recommencer alors que je serai innocemment en train de dormir, mmh ? » Et cette fois, il ne se retint pas et il pouffa de rire. Il s'allongea dans le lit sans lui demander son avis et plaça ses deux mains sous sa tête, avant de poser son regard sur son hôtesse. « T'en fais pas, Grimstone. Ça risque rien parce que je serai sage. » Et il lui retourna son clin d’œil, ne cherchant même pas à dissimuler son amusement.    


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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Ven 18 Mar - 23:39

You're my end & my beginning.
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E
lle s’est effondrée. Alors qu’elle s’installait sur le lit pour le regarder, elle a eu le malheur de poser la tête sur l’oreiller et s'est endormie. L’épuisement avait gagné trop de terrain et elle n’a pas eu le temps de prononcer un mot de plus. Sur le sol, le serpent a fait son apparition, forme d’ébène se glissant sous le canapé en observateur satisfait, sifflant un cantique incompréhensible à l’oreille de Kenan. Sissi n’était pas douée pour parler de sujets trop intimes. Elle n’était pas douée avec les mots, les explications, les émotions et parfois le corps prenait le pas sur le reste, le subconscient passait au-delà de ses blocages. Dix minutes ont été nécessaires, seulement dix minutes durant lesquelles elle est restée immobile avant que le contact ne s’établisse. Elle s’est retrouvée contre lui, lovée dans sa chaleur. Comme avec Jonah. La solitude et la froideur entretenue pendant l’éveil, la nuit n’en était que plus propice à la tendresse.

…*…

Les sifflements répétés ont rompu le silence de la pièce plongée dans l’obscurité. Elle ne s’était pas éloignée durant les heures précédentes, elle a dormi paisiblement jusqu’à ce que les rêves percent, jusqu’à ce que les cauchemars reviennent hanter l’esprit torturé qui se cache. Daksha a ouvert un oeil, extirpé ses écailles de sa cachette pour dresser la tête au niveau du lit, répondant aux mots de sa propriétaire. Echo envoûtant qui n’a apaisé l’agitation de la sorcière que quelques minutes avant qu’elle ne se redresse, d’un bon, prise d’une angoisse terrible qu’elle n’est pas parvenue à réprimer.

Silhouette fébrile qui se replie sur elle-même. L’échange avec le serpent reprend, il est long, paraît répétitif, presque monocorde pour l’observateur extérieur. La Purge a laissé des traces chez chaque sorcier, chez chaque être magique, quelque soit le sang, parce que tout avait basculé à cette période, trop d’innocents étaient morts. L’animal a cessé de s’exprimer, jugeant que Kenan était mieux placé que lui pour apaiser des craintes qu’il ne comprenait pas, il a même vu en cela une opportunité de rapprocher les deux jeunes gens dont le destin lui semblait lié pour une obscure raison qu’il se refusait toujours à dévoiler.

Silencieuse, Sissi est retournée à sa place, entre les bras du Rackharrow, ses doigts se nouant aux siens. Elle ne voulait pas parler, elle ne voulait pas s’expliquer, elle voulait seulement être protégée de ce monde insensé qui finirait par la rendre folle. Les failles ne se dévoilaient qu’à peine et elle refusait de laisser le flot se déverser. Le Gryffondor ne pourrait que fuir s’il se trouvait confronté à l’étendue des cicatrices intérieures de celle qu’il avait si souvent jugée froide. Il avait déjà trop à faire avec sa soeur.

« Excuse-moi.. je voulais pas te réveiller.. » a-t-elle soufflé. Un murmure contre son cou. Elle avait froid. Elle se sentait glacée, elle se sentait frigorifiée de toutes parts. Mordue par ses démons passés sous silence. « Rendors-toi.. » Une caresse dans les cheveux bruns. Elle est tendre, au-delà de la retenue habituelle, loin de leurs disputes, de leurs éternelles provocations. L’ombre de l’Erzsébet qu’elle aurait pu être si elle avait évolué normalement, comme toutes les petites filles du monde, sans ce petit bout manquant d’une empathie développée trop tard et déviée par les horreurs du Poudlard Express.

Sissi : #477C64
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MessageSujet: Re: (KENAN) ≤ « You're my end & my beginning. » - suite.   Sam 19 Mar - 0:48

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A l'inverse, Kenan eut du mal à s'endormir. Il l'observait avec une certaine douceur, ils avaient échangé des regards en silence quand, au bout d'un moment, elle avait fermé les yeux et s'était endormie, insouciante, certainement terriblement épuisée par les événements de la nuit. Sissi avait, après tout, failli y perdre la vie. L'estomac du jeune homme se serra à cette pensée, il manqua d'air un instant. D'une main tremblante, il dégagea une mèche de cheveux roux qui lui était tombée devant les yeux, lui caressant doucement la joue au passage. Il se tiendrait à de chastes pensées pour cette nuit, sa jolie demoiselle n'était qu'en état de se reposer. Kenan remonta la couverture sur les fines épaules, prenant garde à ce qu'elle soit bien au chaud. Ce n'est que lorsqu'il la sentit de coller contre lui, inconsciemment, qu'il sourit, l'embrassa sur le front, et s'endormit enfin, s'abandonnant à cet état de fatigue qui menaçait de prendre toute sa raison s'il ne s'autorisait pas un peu de repos.

***

Les sifflements vinrent se répercuter dans le sommeil du jeune homme qui rêvait de créatures rampantes, loin de faire la liaison avec la réalité. Les mouvements de la jeune femme, tandis qu'elle vint se coller à lui et entremêler ses doigts aux siens interrompirent son sommeil. « Hey... » Un souffle sur sa peau tandis qu'il la serrait contre son torse. Plutôt que de lui demander si tout allait bien – alors qu'il lui paraissait évident qu'elle avait fait un mauvais rêve – il la laissa se blottir dans le silence. « Excuse-moi.. je voulais pas te réveiller.. » « T'excuse pas, princesse, c'est rien. » Encore ensommeillé, il laissa s'échapper un soupir à la caresse dans ses cheveux. Elle lui murmura de se rendormir et il hocha doucement la tête. « Tu vas réussir à te rendormir, toi ? » C'était en fait, ce qui l'inquiétait le plus. Il savait comme les cauchemars pouvaient être tenaces. Pour lui-même en avoir fait pendant longtemps. « Viens-là », chuchota-t-il en positionnant son bras sous la tête de Sissi pour ainsi l'enlacer. Il posa ses lèvres sur son front. « Tu es glacée. » Le ton s'était fait inquiet. Il ramena la couverture sur eux et garda la jeune femme collée à lui, afin qu'il lui transmette au mieux sa propre chaleur. Il y veillerait.

L'inquiétude qui l'avait assailli momentanément l'empêcha de se rendormir. Mais cela lui importait peu. Il vérifiait régulièrement qu'elle était bien couverte, qu'elle n'avait ni trop chaud, ni trop froid. Et pendant ce temps, ses pensées s'évadaient.

Si on lui avait assuré, sept ou huit ans auparavant, qu'il finirait par dormir dans le même lit qu'Erzsébet Grimstone, il aurait sans doute ri aux éclats tant cette prédiction lui aurait semblé absurde. Et pourtant... La voilà dans ses bras, blottie en toute confiance, loin des mesquineries, loin de leurs habitudes, tellement différents et pourtant simplement eux-mêmes. Depuis la disparition si brutale de celle qu'il considérait comme son premier amour, Kenan se sentait apaisé, enfin. Comme si, toutes ses années, il cherchait seulement sa place, incapable de la trouver.

Fiancés, tu imagines, Kenan ? C'est injuste ! La voix de sa sœur jumelle résonnait dans sa tête et il tenta de chasser ces pensées qui se faisaient tenaces. Combien de temps avait-il réellement fallu pour qu'il s'attache à Erzsébet ? Combien de temps pour qu'il ne se perde dans leur relation, qu'il s'y noie et refuse d'en être secouru ? Combien de temps avant que son père ne force son destin à prendre une tournure qui le rebutait ? Pourrait-il seulement se remettre de sa perte quand il se rendrait compte être tombé sincèrement amoureux de Sissi ? Cette perspective le terrifiait mais ce qui le tétanisait plus encore était les bêtises auxquelles il se vouerait si une telle chose devait arriver. La perte de Leya l'avait fait dégénérer, il n'était pas sûr de pouvoir encaisser une nouvelle rupture forcée et les résolutions qu'il pourrait alors prendre dépassaient tout ce qu'il avait fait subir à son père jusqu'alors. Kenan frissonna.

Pour s'empêcher d'y penser plus encore, il se focalisa sur la rouquine dans ses bras et s'imprégna de sa présence, de son odeur, de la douceur de sa peau contre la sienne. Peut-être fallait-il simplement qu'il pense à l'instant présent.          

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