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-Let it burn | Sissi, Circée, Kenan-
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MessageSujet: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 27 Fév - 23:03

LET IT BURN  
- erzsébet & circée & kenan -

have you ever felt like the world was falling apart ?
Oh maybe you should just let it burn  





Les mains chargées de deux sacs de courses, Kenan poussa le portillon de la hanche et traversa le petit jardin qui entourait leur maison. Dans un coin d'ombre, bien cachée, son éternel l'attendait en somnolant à moitié. La voyant ainsi découverte, le sorcier ouvrit des yeux ronds et avant qu'il ne puisse la réprimander pour le risque qu'elle prenait, Datrix s'expliqua brièvement. Personne ne regardait et, de toute manière, elle ne s'était montrée qu'en le sentant arriver. Il soupira, qu'y pouvait-il ? Sa créature n'en faisait toujours qu'à sa tête depuis qu'il l'avait appelée, il y a onze ans de cela. Ce n'était sans doute pas aujourd'hui qu'elle allait changer.

« Allez, ouvre-moi la porte au lieu de rester plantée là. Ma baguette est dans ma poche. »

Datrix se leva aussitôt en remuant le bout de sa queue osseuse, contente de pouvoir se rendre utile. De sa propre magie, elle exécuta l'ordre de son maître et lui emboîta le pas à l'intérieur. Kenan posa les sacs sur la table à manger et demanda à l'un des éternels de son père de bien vouloir ranger les victuailles à sa place. Dès son plus jeune âge, on lui avait appris à être prudent et poli envers les éternels des autres membres de leur famille. Lié par contrat à leur maître, certains refusaient purement et simplement d'obéir à qui que ce soit d'autre. Mais en s'y prenant poliment, il restait possible de leur demander quelques services sans grande envergure. Et les éternels de la maison connaissaient les gamins Rackharrow, pour ainsi dire, la plupart d'entre eux les avait vus grandir.

« Alors cette journée ?
- Merdique.
- Mmh. Comme hier.
- Ouais. Et comme avant-hier. Ma vie est littéralement pourrie. »

Datrix laissa échapper un grognement qu'avec les années, Kenan avait appris à identifier comme une sorte de rire. Ce qui s’apparentait en fait à une certaine bonne humeur pour la créature.

« En même temps, c'est pas tout à fait étonnant quand on voit c'qui me sert de boulot.
- Au moins tu as du travail, minauda-t-elle.
- Mouais. Circée a réussi à se barrer de cette foutue banque pour faire un truc sympa. Et moi j'suis coincé dans ce bar miteux.
- Tu y vas un peu fort, j'ai quand même cru comprendre que tous les sorciers y allaient. Il a bonne réputation !
- Qu'est-ce que tu veux que ça me foute ? »

Tout en conversant, les deux êtres s'étaient dirigés vers la chambre de Kenan, à l'étage. Le jeune homme en avait rapidement profité pour se déshabiller et passer un pantalon et un haut moins désagréables à porter. Les premiers « trucs » qui lui tombaient sous la main, en somme. Modèles de vêtements uniformes, sombres, comme à peu près toute sa garde-robe. Cette dernière était littéralement le dernier de ses soucis.

« Kenan, tu attends quelqu'un ?
- Nan.
- On a frappé à la porte.
- Et alors ?
- Eh bien va ouvrir, gros impoli ! » grogna Datrix, exaspérée.

A contre cœur, le jeune sorcier descendit l'escalier et pestait d'avance contre la personne qui le dérangeait alors qu'il rentrait juste de douze heures de travail dans un état … calamiteux.

« Si c'est pour des prestations, on n'est pas intéressés, merci. » fit-il en ouvrant la porte à la volée … avant de stopper net son geste en découvrant qui avait frappé. Oh il ne manquait plus que ça. Erzsébet Grimstone, aussi connue sous le rôle ô-combien-important de meilleure amie de sa sœur, se tenait devant lui, ravissante comme toujours alors que Kenan ne ressemblait à rien, et c'était peu dire. « Qu'est-ce que tu fais là ? » râla le sorcier sans la moindre amabilité. « Bon, j'imagine que si tu as fait le chemin, autant que je te fasse entrer ? »

Même s'il était conscient que la boutique d'Erzsébet se trouvait également à Pré-au-Lard et que, par conséquent, elle n'avait pas fait énormément de chemin. Mais le grognement de Datrix, à un mètre de lui, rendue invisible désormais, l'invita à réfléchir avant de claquer la porte au nez de la belle.



Dernière édition par Kenan Rackharrow le Dim 28 Fév - 11:15, édité 1 fois
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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 0:46

Let it burn.
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E
lle avait décidé de rejoindre Circée, à défaut de passer une plaisante soirée avec Jonah. Miss Rackharrow n’avait pas donné de nouvelles depuis plusieurs jours et Sissi craignait que cela soit un signe d’une quelconque perturbation psychique, elle avait donc pris une douche, enfilé une tenue plus élégante et fermé la boutique, la serpent de deux mètres sur ses talons. « Tu vas voir Kenan ? » lui avait-il demandé, de son air tout sauf innocent qu’elle ne connaissait que trop bien. « Non, je vais voir Circée. » avait-elle aussitôt rétorqué, glissant la baguette à l’intérieur du long manteau noir qu’elle portait. « Donc tu vas voir Kenan. » Il était drôlement insistant au sujet du fils Rackharrow, sans doute parce qu’il gardait les stigmates d’une éducation pro-sang-pur d’adolescente, inculquée par Erzsébet elle-même à une époque où les émotions étaient un chaos mystérieux pour elle. Il était persuadé que le jumeau de Circée était le parti idéal, d’une famille théoriquement moins terrible que les Black et avec un paternel assez sympathique pour ne pas malmener une belle-fille. Des considérations pragmatiques contre celle qui ne voyait en ce garçon qu’un véritable nid à emmerdes pensant avec son entrejambes. Trop demandé donc que de le considérer comme un époux envisageable, d’autant plus depuis qu’elle s’était sentie trahie par son allemand de fiancé officieux et qu’elle avait rencontré un charmant Weasley. Lui était un parti inacceptable mais terriblement délicieux.. que Daksha n’approuvait qu’un jour sur deux.

« Tu veux pas la fermer deux petites minutes ? Tes sifflements réveilleraient un régiment de cochons moldus. » « Et les tiens alors ? T’es de sssssale humeur. » Trop humanisé par la présence constante de sa maîtresse, l’animal en était venu à intégrer des concepts qui dépassaient largement la conscience d’un serpent classique et sauvage. Elle soupçonnait même son père de lui avoir trouvé un oeuf imprégné d’une certaine magie, sans en avoir de certitudes. La maison à portée de vue, Sissi a accéléré le pas, persuadée que cela finirait par faire taire la bestiole rampante et surexcitée qui la suivait toujours. Toquer à la porte, cependant, lui a prouvé le contraire. « Elle est pas là. » «Deux minutes Daksha, elle est peut-être sous la douche. » « .. » Voilà. Le silence revenait enfin, et la porte ouverte vint prouver que la bâtisse n’était pas totalement vide.

« Si c'est pour des prestations, on n'est pas intéressés, merci. » Est-ce qu’elle a l’air de vendre quelque chose ? Le manteau contraste certes avec la robe bleue près du corps qu’elle porte en dessous mais ça n’a rien d’un uniforme d’une quelconque société, si ? Et des vendeuses au porte-à-porte ne porteraient pas de talons. Quel mauvais observateur ! « Qu'est-ce que tu fais là ? » Elle penche légèrement la tête sur le côté, une cascade de cheveux roux suivant le mouvement. Elle vient décorer son intérieur, ça ne se voit pas ? « Bon, j'imagine que si tu as fait le chemin, autant que je te fasse entrer ? » A y être. « Trop aimable de ta part. » Les yeux bicolores glissent sur la silhouette masculine d’un air sceptique, pas forcément volontairement désagréable mais pas pour autant sympathique. « Je venais voir Circée, elle n’a pas donné de nouvelles, je m’inquiète. » Le sifflement désagréable de Daksha l’a faite soupirer. Elle ne comprend pas ce qui lui prend, à toujours s’agacer ainsi en présence d’un homme qu’il tente de la faire épouser. Une vraie énigme nommée Datrix, qu’elle ne perçoit pas. « Excuse-le, il s’est levé de la mauvaise écaille. » a-t-elle ajouté en entrant, stoppée par le serpent qui s’est interposé entre elle et le.. rien. Elle s’est rattrapée de justesse au meuble le plus proche, prise par surprise et le sifflement agacé et intraductible qui s’est échappé d’entre ses lèvres fut le témoin d’une remontrance exemplaire.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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Dernière édition par Erzsébet Grimstone le Dim 28 Fév - 12:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 11:12

LET IT BURN  
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« Trop aimable de ta part. »

Kenan ne releva même pas. Il agita la main pour inciter la demoiselle à ne pas rester sur le perron, l'air froid de février ne tarderait pas à s'insinuer dans toute la pièce si elle ne se pressait pas un peu. En hôte tout à fait poli, il ne prêta attention que d'une oreille à la raison de sa venue et ne rétorqua rien. Daksha persifla, Erzsébet entra enfin et Kenan en profita pour lancer un regard à l'imposante bestiole à écailles, tout en fermant la porte.

« Mouais, il doit pas m'aimer, ton rampant. »

Après tout, il se comportait souvent de manière étrange en présence du sorcier. Mais au moins ne l'avait-il encore jamais agressé. Une morsure de cette créature et il pouvait être sûr de rejoindre les abysses, à moins que, miraculeusement, quelqu'un ne se promène avec une potion assez puissante pour en annihiler le plus gros des effets.

« Moi je l'aime bien », souffla Datrix s'insinuant de ses mots dans la tête de son maître, sans demander la permission. « Il a l'air succulent ... »

Invisible et pourtant bien présente, l'éternel se lécha les babines et provoqua aussitôt chez le reptile une réaction qui aurait paru étrange à tout spectateur extérieur. Il s'imposa soudain entre Sissi et le vide, faisant face à Datrix qui s'amusait à ouvrir et refermer la bouche devant lui. La jeune femme trébucha, Kenan tendit aussitôt la main pour la retenir par le bras – comme il était si souvent amené à le faire avec sa jumelle – et elle finit par se rattraper à la commode la plus proche, s'évitant ainsi une chute douloureuse. De justesse. Erzsébet siffla quelque chose à l'attention de son reptile. C'était toujours étrange de l'entendre faire ça. Elle avait des habitudes particulières, c'était certain. Kenan l'avait toujours considérée comme étant différente des autres, ce qu'elle était sans doute. Cela lui conférait, à ses yeux, un statut qui lui était propre. Ce qu'il se garderait bien de lui confier.

« Fous-lui la paix. » gronda Kenan, les dents serrées, à l'attention de son éternel. Puis un peu plus fort : « Regarde où tu mets les pieds, Grimstone. On évite de tuer des gens à l'intérieur de la maison, dans cette famille. »

Ce n'était même pas un mensonge. Simplement le manque d'humour de Kenan et le sentiment désagréable et entêtant qui ne le quittait pas lorsque la rouquine était à proximité. Une sensation à laquelle il préférait largement ne pas penser, qu'il refoulait à coup de répliques cinglantes qui semblaient tromper les humains mais pas les créatures. Datrix s'était posée sur l'un des canapé, loin de Daksha, comme le lui avait ordonné son maître. Ce dernier fit signe à son invitée de le suivre et répondit tout naturellement avec de longues minutes de retard :

« Circée ne devrait pas tarder. » Il se dirigea vers la pièce qui leur servait de salon, présumant la sorcière sur ses talons. « Fais comme chez toi », maugréa-t-il comme si cette idée même l'ennuyait au plus haut point.

« Tu devrais lui proposer de quoi se restaurer, chantonna Datrix.
- J't'ai rien demandé, toi. »

« Tu veux boire quelque chose ? » Il donnait clairement l'impression que cette politesse lui écorchait la bouche. « Un thé, peut-être ? »

« Je suis fière de toi », pouffa la créature dans le silence de la tête de son maître.

Comme s'il n'avait rien entendu, il continua à s'adresser à la meilleure amie de sa sœur. Depuis quelques jours, un petit quelque chose le turlupinait. Et comme il n'avait pas la langue dans sa poche – ni le cerveau à sa place, du reste, sans quoi il se retiendrait de faire des commentaires stupides – c'est tout naturellement qu'il demanda :

« J'suis passé devant la boutique il y a quelques jours ... » Sa boutique à elle, entendait-il. « Je me suis demandé si tout allait bien, sur le coup. La pancarte annonçait fermé bien plus tôt qu'à l'accoutumée et surtout … les lumières étaient restées allumées. »

Oh, Kenan, l'art de mettre le doigt à l'intérieur même de plaies béantes ne te quittera donc jamais ?

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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 12:31

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«
Mouais, il doit pas m'aimer, ton rampant. » La réaction a été plus rapide qu’elle ne l’aurait voulue, plus instinctive et les mots ont échappé à son contrôle. « Tu parles, il attend presque chaque jour que tu m’épouses. » La tension du serpent se reportait rapidement sur sa propriétaire, témoignage du lien hors du commun qui les unissait, pour le meilleur et pour le pire de leur caractère respectif. Le regard sévère qu’elle a porté sur Daksha n’a eu pour réponse qu’un air narquois et satisfait, un hochement de la tête reptilienne à l’attention de Kenan pour indiquer que, oui, Sissi avait bien décrypté ses intentions. Le contact de cette main qui l’a rattrapée lui a arraché un frisson qu’elle n’a pas su identifier comme étant agréable ou non. Tout s’était enchaîné trop vite.

« Regarde où tu mets les pieds, Grimstone. On évite de tuer des gens à l'intérieur de la maison, dans cette famille. » Elle n’a pas su non plus s’il s’agissait de colère ou d’humour alors elle a simplement hoché la tête, retirant son manteau qu’elle a soigneusement accroché près des autres. La couleur électrique de sa robe tranchait dés lors d’autant plus avec le roux de ses cheveux, un style particulier qu’elle voulait souvent élégant, parfois décalé, tout dépendait de son humeur. Ce que les autres en pensaient était le dernier de ses soucis. « Circée ne devrait pas tarder. » lui a-t-il dit, avant d’ajouter qu’elle pouvait faire comme chez elle mais ça n’était pas son genre. La politesse voulait qu’on attende toujours l’hôte et qu’on ne prenne pas trop de libertés. « Erzsssébet. Beaucoup de noirceur, ici. » Elle a ignoré le commentaire de Daksha, s’il essayait d’attirer son attention sur quelque chose, elle ne l’a pas pris en compte, sans doute parce que les pratiques des Rackharrow ne la regardaient pas et que pratiquer une magie noire n’était pas particulièrement problématique pour celle qui avait fait des magies peu communes une véritable spécialité. Les vieilles pratiques, les antiques sortilèges, les habitudes oubliées par la plupart des sorciers, tout cela représentait une passion qu’on pourrait aisément qualifier de nocive mais avec laquelle elle vivait bien.

« Tu veux boire quelque chose ? Un thé, peut-être ? » Sa politesse était un contraste dérangeant. « Ce que tu as, ça ira très bien. Merci. » Elle le connaissait cinglant, mordant, désagréable, pas apte à offrir une image d’homme à peu près convenable - comme si sa belle gueule suffisait à compenser son attitude le reste du temps. La conversation a cependant pris un tournant tel qu’elle a décroché de la clarté des billes de Kenan, soudain prise d’une tension palpable. « J'suis passé devant la boutique il y a quelques jours … » Sissi savait de quel jour il parlait. Elle savait ce qu’il avait remarqué et ça ébranlait brusquement le château de cartes bien maîtrisé de ses émotions. Tout le monde s’accordait à dire qu’Erzsébet ne ressentait pratiquement rien, que son sourire n’était qu’un réflexe poli. On ne la voyait pas capable d’aimer, rire ou s’amuser, ce qu’elle avait pourtant appris à faire auprès de Jonah. Là c’était différent, ça n’était pas Jonah, c’était Kenan, un homme qu’elle jugeait hostile et plus apte à se moquer qu’à véritablement la comprendre. « Je me suis demandé si tout allait bien, sur le coup. La pancarte annonçait fermé bien plus tôt qu'à l'accoutumée et surtout … les lumières étaient restées allumées. » Un froncement de sourcils. Le regard vairon de la jeune femme traduisait trop bien l’angoisse qui venait orner son coeur, situation inextricable. Même Daksha avait détaché son attention de Datrix pour la porter sur Sissi. « Pas de faiblesssse. » L’ordre a suffit à la faire se redresser. Sissi a croisé les bras pour garder un semblant de contenance, fragile façade, carapace de verre menaçant de se briser. « Je faisais des recherches. Je garantis le meilleur et le pire, ça implique de toujours avoir les connaissances nécessaires. » Le meilleur et le pire des effets magiques possibles, de la bague protectrice au collier mortel, ça se murmurait dans les allées sombres, et si elle préférait avouer ses pratiques douteuses, c’était surtout pour dissimuler sa fragilité. Mieux valait lui confirmer une rumeur que de s'ouvrir à lui.

Sissi : #477C64
Daksha : #A8A8A8
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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 13:34

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Tu parles, il attend presque chaque jour que tu m'épouses. S'il n'était pas si orgueilleux, Kenan aurait peut-être laissé transparaître sa surprise. Pour tout dire, il en avait presque eu la mâchoire qui s'était décrochée. Et surtout, ces mots avaient provoqué un déferlement de sensations hautement dérangeantes au creux même de son ventre. Ce qui ne traduisait absolument rien de bon. Il s'en serait passé, merci bien. Garde la tête froide, surtout. T'emballe pas, ça ne veut rien dire. Et de toute manière, tu sais bien qu'elle est bizarre. Un peu plus, un peu moins. Vu votre relation houleuse, rien ne risque d'arriver. Passe à autre chose. Aussitôt dit, aussitôt fait. Kenan mit un point d'honneur à ne rien répondre mais son regard pourrait sans doute le trahir quand, posé sur la jeune femme, la glace qu'il abritait semblait fondre instantanément. Ridicule.

Compte tenu du fait qu'Erzsébet ne semblait pas avoir de préférences particulières, Kenan entreprit de mettre un peu d'eau à bouillir. Il fit en sorte d'en prévoir assez pour le cas où Circée les rejoindrait rapidement et souhaiterait se joindre à eux. Se joindre à eux ? C'était une drôle de formulation quand on tenait compte de la tension palpable entre les deux jeunes gens. Comme s'ils étaient capables d'autre chose que de se lancer des piques constamment. Kenan n'était pas doué et certainement pas enclin à admettre quoique ce soit en présence de la demoiselle à la chevelure de feu ; elle, de son côté, n'était constamment qu'un mur de glace à son encontre. Polie, certes, mais froide. Pour la plupart du temps, tout du moins.

Tout en apportant son thé à Sissi, Kenan s'était permis d'aborder un sujet dont il n'était pas conscient de la sensibilité. Son air dégagé, son ton détaché … Et pourtant, au fond de lui, quand il était passé devant la Black Rose Jewelry, ce soir-là, il savait bien que son ventre s'était réellement serré. Que ce n'était pas une simple illusion. L'esprit assailli de questions qu'il n'avait pas à se poser. Et cette sensation, ce besoin d'être assuré que tout allait bien, qu'il s'était forcé à refouler aussitôt. Besoin qui n'avait pas sa place dans leur relation. Cependant, cette soirée ne quittait pas son esprit. Lorsqu'il en parla, aussi désinvolte que le sujet n'était pas banal, Kenan crut pouvoir lire une pointe d'angoisse posée aussi légère qu'une plume dans le regard vairon de la belle. Il se demanda un instant si son imagination lui jouait des tours.

« Je faisais des recherches. Je garantis le meilleur et le pire, ça implique de toujours avoir les connaissances nécessaires. »

Mmh. Le jeune homme poussa doucement la tasse fumante en direction d'Erzsébet, pensif, avant de prendre place à ses côtés sans se demander si cela ennuierait la sorcière, à peine dissuadé par la présence de Daksha.

« Je n'ai pas mis de sucre. » Il souffla ses mots tout en fixant la jeune femme, sans gêne, à peine conscient de l'étrange poids de son regard, sans prendre en considération l'impolitesse de son geste. « Des recherches. » Il ne détourna pas les yeux, pas une seconde. « Donc tout allait bien ? »

A ce moment seulement, Kenan détacha son regard bleu pour le poser sur le canapé où se trouvait Datrix, sans la voir toutefois. L'éternel ne s'imposa pas. Elle avait ce tact que lui-même n'avait jamais. Pourtant, elle n'était pas humaine et on attendrait sans doute d'une telle créature qu'elle ne comprenne rien ou presque aux sentiments. Datrix avait pourtant une faculté d'apprentissage qui lui était propre et elle avait rapidement compris certains concepts qui allaient jusqu'à échapper à son maître.  

« C'est ridicule. Je sais même pas pourquoi je m'inquiète. » Une phrase qu'il ne destinait pas vraiment à la jeune femme. Et un sourire absent se dessina sur ses lèvres, comme s'il était ailleurs, un instant.

Reprenant ses esprits, le sorcier se racla la gorge et se déplaça légèrement sur le côté opposé à celui d'Erzsébet, comme si le peu de distance qu'il venait de mettre entre eux suffirait. Ses mots, cette brèche momentanée, risquaient peut-être de lui coûter cher. Et s'il avait pu l'entendre, lui aussi aurait dû prendre en considération les dernières paroles du cobra.

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 637 hiboux. J’incarne : Daisy Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : Lexxie (Gallifreys) d'amour, la toute belle ! J'te kiffe . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel par en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 17:19



let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow & Kenan Rackharrow
Pour rien au monde elle ne regretterait d’avoir laissé son emploi à Gringotts, cette sécurité de l’emploi et cette lassitude quotidienne. Travailler pour son compte demeurait plus risqué – mais l’évaluation des risques n’avait jamais été la force de la sorcière. Pas ces derniers temps du moins. Naturellement du type serdaigle prudente, il n’était pas rare qu’elle laisse ses émotions prendre plus facilement le dessus ces derniers temps, la conduisant à se penser plus forte, loin de se douter que ses émotions et son incapacité à les neutraliser était sa plus grande faiblesse. Elle n’avait plus d’heure à présent – se levait souvent tard mais réussissait à mener à bien son entreprise jusqu’ici. Ce soir-là, elle ne savait pas ce qu’elle allait faire. Bien souvent après avoir réussi une de ses belles ventes, comme ce miroir à sens unique espion qu’elle venait de vendre pour la belle somme de soixante galions, elle était du genre à aller flamber une partie de cette somme à la maison de jeux de la Main Noire, épisode de sa vie nocturne qu’elle passait naturellement sous silence auprès des siens. Surtout auprès de son père – celui-ci s’obstinait à croire qu’elle était une enfant fragile. Il n’avait pas tort sur sa fragilité cachée par cette assurance et ce sourire à la fois audacieux et arrogant qu’elle arborait si souvent.

Mais ses pas, et l’envie de se poser un peu avait eu raison de son envie de claquer de l’argent bêtement. Elle qui habituellement aimait passer boire une bière au beurre en fin de journée s’était efforcée de perdre cette habitude depuis quelques semaines, sans doute trop mal à l’aise à l’idée d’y croiser un Lothar Lupin à qui elle ne savait désormais plus quoi dire. Cette histoire avait brisé ce semblant d’amitié qui subsistait.Alors rentrer chez soi paraissait soudainement la seule option possible. Peut-être aurait-elle pu passer voir Sissi – c’était sur sa route après tout. Elle transplana de Londres à Pré Au Lard dans la ruelle voisine à celle de la maison Rackharrow. Passant près de la boutique, elle vit de la lumière dans celle-ci, signe que son père était encore à pied d’œuvre. Lassée par cette longue journée éreintante, mais compte de ce qu’elle avait réussi à y gagner, elle poussa alors la porte de la maison Rackharrow.

La lumière dans la salon la laissa alors penser qu’elle n’était pas seule. Ils étaient trois à vivre sous ce toit – trois Rackharrow, l’un d’entre eux travaillait encore, elle était ici, il ne faisait donc nul doute que le troisième élément se trouvait dans le salon en ce moment même. Mais ce ne fut pas une personne qu’elle vit dans le salon de la famille – mais deux, sans parler du serpent qui s’y trouvait aussi. Au début voir un serpent était plutôt intriguant, mais Circée s’était faite à la présence de Daksha  avec le temps, finissant par le trouver presque attachant parfois. Il y avait bien son frère, mais il se trouvait que sa meilleure amie avait également fait le déplacement. Circée n’avait pas beaucoup d’amis, finalement il ne lui restait plus qu’elle vu que sa dernière amitié en date avait été brisée par la pleine lune. Pour une fois que ce n’était ses sautes d’humeurs à elle qui en avait eu raison. Elle s’approcha alors doucement dans l’encadrement de la porte, presque silencieuse.  « Et les meubles sont encore tous à leur place alors que vous êtes tous les deux dans la même pièce ? » dit-elle sans jamais se défaire de son humour. Elle pouvait être piquante et savait que c’était sa marque de fabrique. Circée douce, et passant de la pommade sur le dos des gens, ce n’était pas elle. La jeune femme  savait qu’il y avait toujours une certaine tension entre eux, peut-être ne s’appréciaient-ils pas, ou quelque chose du genre, mais chacun avait son caractère, c’était certain. « Étonnant. » dit-elle sans se défaire de son soupçon de malice. Elle gardait son petit sourire sur le visage, restant dans l’encadrement de la porte à les observer, c’était plutôt inédit de les voir se parler de façon presque courtoise.


I’ll let you do whatever, I’ll be your bad girl.

Choke me because I said so Stroke me and feed my ego I've been a bad girl, don't you know? (...)
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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 19:19

Let it burn.
“Friendship ... is born at the moment when one man says to another "What! You too? I thought that no one but myself..”

Q
uelque chose s’est cassé. Ou peut-être, non, quelque chose s’est noué. Elle a croisé son regard et s’il n’a rien dit, elle a perçu la perturbation émotionnelle, identique à la sienne. Aucun mot sur ce commentaire, aucune discussion sérieuse ne vint s’installer. Juste ce silence. Et s’il approcha la tasse de thé fumante comme signe de bonne volonté, sa proximité lui arrache un frisson dérangeant, la poussant à se redresser, à garder le dos droit comme une demoiselle bien élevée savait le faire. « Je n'ai pas mis de sucre. » Sissi s’est sentie décortiquée, mordue de parts et d’autres par cette façon de souffler l’absence de sucre, si près. Il faisait chaud, non ? Reste calme, s’obstinait-elle à répéter mentalement, sous l’oeil goguenard du serpent extrêmement satisfait de son petit effet. Si satisfait qu’il finit par s’enrouler dans un coin, calmé, sage décortiqueur de la scène surréaliste qui se déroulait au sein de la maison Rackharrow. « Des recherches. » Le rouge lui est monté aux joues. Elle l’a dissimulé derrière le rideau de cheveux roux ayant glissé de son oreille quand elle a entamé sa tasse de thé, quitte à s’en brûler la langue pour ne pas ajouter une connerie magistrale de plus. « Donc tout allait bien ? » Un hochement de tête pour toute réponse, presque frénétique ou un poil défensif, on ne saurait vraiment le déterminer. Ses doigts tremblaient du déclic nerveux qui envahissait tout son être. Elle avait été stupide. Tout à fait stupide. Kenan allait se faire des idées et elle ne voulait pas qu’il prenne cela pour une invitation à quoique ce soit d’indécent. Elle ne voulait pas considérer le jumeau de sa meilleure amie comme un jouet momentané pour des plaisirs interdits. La pensée est aussitôt chassée, contrairement à l’aspect rosé des joues de la sorcière. Une sotte. « C'est ridicule. Je sais même pas pourquoi je m'inquiète. »

Le sourire absent n’a pas été interprété. Elle n’a pas su. Elle a juste été soulagée qu’il s’écarte un peu. Ils avaient mis des bûches dans une cheminée ou quoi ? « Et les meubles sont encore tous à leur place alors que vous êtes tous les deux dans la même pièce ? » Le sursaut a frôlé la catastrophe, la tasse ne s’est pas renversée car elle s’est reprise de justesse. Circée était arrivée et, trop occupée à fuir les billes claires de Kenan, elle ne l’avait pas remarquée, contrairement à Daksha qui s’état déplacé pour aller voir la nouvelle arrivante, glissant sa tête froide contre l’une de ses jambes afin de la saluer. « Étonnant. » Pour le moins, oui. Erzsébet a repris contenance, esquissant un sourire mutin qu’on ne lui voyait que rarement et que le jumeau n’avait jamais dû percevoir, facette inattendue de celle qui n’était pas si froide. Elle savait déjà face à quelle Circée elle était. « On évoquait l’idée que tu puisses devenir ma belle-soeur. » lâcha-t-elle avec ce ton malicieux qui laissait place à une ambiguïté folle - pas pour la brune cependant qui connaissait trop bien l’humour piquant de Sissi. Elle lui indiquait un quiproquo plus qu’une vérité, sans lui signaler laquelle des deux était préposée à un mariage pour en arriver à une telle conclusion.. toutefois leur complicité était telle qu’il ne lui faudrait pas dix années pour comprendre que jamais Sissi ne parlerait d’un mariage avec l’un de ses frères, connaissant le côté réfractaire de l’incendiaire Rackharrow.

« Tellement tentant que de passer la corde au cou à ton frère.. pour la serrer bien fort. » Clin d’oeil taquin. Oui, Kenan et Erzsébet étaient réputés pour leur conflit permanent, comme s’ils étaient incapables d’aligner deux mots sans se jeter des piques. Tendre complicité, n’est-ce pas ? « Plus sérieusement, je m’inquiétais. Je ne t’ai pas vue depuis longtemps. » Longtemps consistant en une semaine tout au plus. Et elle évitait soigneusement les billes trop claires d’un Rackharrow tout en tensions.  

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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 20:24

LET IT BURN  
- erzsébet & circée & kenan -

have you ever felt like the world was falling apart ?
Oh maybe you should just let it burn  




La tension s'était installée entre eux, mais différente de celle dont ils avaient tant l'habitude. Plus douce et entêtante, à l'instar d'un parfum qui ne quittait pas leur sillage et dont ils ne pouvaient faire autrement que de remarquer la présence. Ces frissons qui passent d'un corps à l'autre, dans une symbiose déplacée. Ces regards qui trahissent mille mots imprononcés et qui suffisent, à eux seuls. Kenan déglutit difficilement alors même que la gêne de la sorcière était palpable. Il était parfois un peu idiot, mais pas au point d'ignorer son malaise en ce moment précis. Ce qui lui échappait cependant, c'était la raison de ce dernier. Erzsébet, dans sa gestuelle, quand l’ambiguïté ne s'installait pas entre eux, dans ses mots, était souvent claire et sans équivoque. Ils s'envoyaient constamment des répliques cinglantes, ils semblaient ne se supporter que par convention posée involontairement par l'intermédiaire de Circée. Pourquoi avait-il l'impression que, ce soir, les choses étaient différentes ? Comme si quelque chose s'était soudain immiscé entre eux. Kenan pouvait-il se laisser aller à penser que des sentiments partagés seraient plausibles malgré leurs brimades enfantines ? T'es complètement fou, mon pauvre.

Les cheveux roux tombèrent légèrement devant le visage d'Erzsébet que Kenan ne put voir rougir. Dans un réflexe, un élan incontrôlable, il leva sa main et l'avança de quelques centimètres, comme s'il avait voulu remettre ces mèches à leur place. Se rendant soudain compte de son geste déplacé, il s'empressa de faire retomber son bras, espérant être passé inaperçu.

Il était persuadé que les répliques cinglantes allaient fuser après qu'il a fait l'erreur de se perdre un peu trop longtemps dans ses pensées, de ne pas retenir ses mots et de ne pas les recouvrir d'amertume comme il était coutume de le faire entre eux. Mais elles ne vinrent pas. Et pour cause, les deux jeunes gens sursautèrent presque simultanément, comme pris un flagrant délit … d'un crime qu'ils n'avaient pas commis, du reste.

« Étonnant ! » ponctua Circée après avoir constaté que tous les meubles étaient bien en place. Et c'était effectivement le moins que l'on puisse dire, venant d'eux.

Étrangement gêné, Kenan tenta de couvrir son malaise en attrapant sa tasse de thé et en avala une gorgée, se brûlant la langue au passage.

« On évoquait l’idée que tu puisses devenir ma belle-soeur. » Il recracha aussitôt sa gorgée, en toussant comme un forcené. Quoi ? Kenan dévisagea la rouquine avant que son cerveau ne comprenne qu'elle n'était absolument pas sérieuse. Du moins s'en convainquit-il. « Tellement tentant que de passer la corde au cou à ton frère.. pour la serrer bien fort. » A lui de laisser paraître un sourire en coin.

« Oh, j'ignorais que tu avais ce genre de penchants, Grimstone. » susurra Kenan, à l'aise comme un poisson dans l'eau quand il s'agissait d'aborder des sujets bien moins sérieux, à ses yeux. Mmh, mais il devait avouer que cette idée de corde était tentante … quoiqu'il ne la voyait pas tant autour de son cou que des fins poignets de son éventuelle captive. Ses yeux s'illuminèrent aussitôt d'une lueur définitivement peu recommandable.

Encore terriblement tendu, et l'ajout d'idées dépravées n'aidant pas le jeune homme le moins du monde, Kenan tenta de reprendre contenance aussi bien que possible.

« Alors, cette journée, sœurette ? »

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Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 28 Fév - 23:36



let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow & Kenan Rackharrow
Les deux êtres suivants dans une seule et même pièce et le ton qui ne semblait pas monter. C’était plutôt étrange, elle devait l’admettre. Elle appréciait les deux personnes présentes ici, pour des raisons différentes mais elles étaient sans l’ombre d’un doute les personnes dont Circée était le plus proche et ce depuis des années. La première de ces personnes était son frère, et elle l’appréciait plus que de raison, parce que le même sang coulait dans leurs veines, et il y avait Sissi qui avait été l’une des premières amies de Circée, et la seule qu’elle avait encore. La jeune receleuse n’était pas du genre à se faire des amis. Elle n’en avait pas, ou presque pas. Son dernier ami en date avait tenté de la dévorée une nuit de pleine lune, et elle n’avait nullement envie d’évoquer ce point avec qui que ce soit, c’était une histoire complexe qui ne ferait que lui attirer des ennuis. Alors, Sissi était et restait sa seule amie, sa plus chère aussi. Elle était donc plutôt satisfaite de voir son frère et la plus chère de ses amies se supporter car à chaque fois qu’ils se voyaient ils semblaient plutôt tendu.

Elle fut satisfaite de les voir tous deux sursauter. Elle avait parfaitement réalisé l’effet de surprise. Elle adressa un sourire à sa meilleure amie – ce qu’elle lui rendit aussitôt. C’était plutôt rare de voir un sourire sincère de Circée – toute la journée elle avait arboré une mine assez froide et distante, c’était son travail de ne pas être souriante, elle commerçait des objets magiques, elle n’était pas là pour se faire des amis et converser joyeusement avec eux. La première personne à la saluer fut Daksha - en venant se frotter à ses jambes. Cela pouvait paraître déstabilisant de prime abord, mais au fond ce serpent était plutôt attachant.  « On évoquait l’idée que tu puisses devenir ma belle-soeur. » Circée laissa échapper un rire amusé. Sa meilleure amie avait un sacré sens de l’humour – ce n’était pas impossible, ce genre de chose n’étaient généralement pas décidé selon la volonté du concerné. Chez les sangs purs les mariages n’étaient jamais d’amour, ou d’affinité, tout n’était que question d’alliance, de pouvoir, d’échange de bon procédé. Elle détestait ce principe, mais ce n’était pas une seule jeune fille comme elle qui pourrait changer cela. « Tellement tentant que de passer la corde au cou à ton frère.. pour la serrer bien fort. »   Cette fois ci, Circée rit de bon cœur. Elle n’avait aucunement envie de voir son frère pendue à une corde. Mais l’idée était drôle, très drôle même.   « Oh, j'ignorais que tu avais ce genre de penchants, Grimstone. »  Dit alors son frère. Circée rit alors encore une fois de bon cœur. « Je suppose qu’il y a tellement de chose que tu ignores sur les femmes Kenan. » dit-elle alors avec malice. Il ne savait pas tout sur les femmes, il ne savait même pas tout sur sa propre sœur.

Son amie avait de l’humour, c’était tellement appréciable. «  Plus sérieusement, je m’inquiétais. Je ne t’ai pas vue depuis longtemps. » C’était vrai, elle avait un peu fait la morte depuis quelques temps, occupée par son travail, et son esprit occupé par tant de chose. La magie noire, le commerce, les objets, le loup garou, le recel – tout avait tendance à prendre des proportions ces derniers temps. « Alors, cette journée, sœurette ? » Son frère lui demanda alors comment c’était passé sa journée. Elle avait passé une journée comme un autre pour une receleuse, mais elle n’avait peut-être pas envie de les importuner avec cela. Elle avait gagné pas mal d’argent, mais elle le réinvestirait en partie pour d’autres objets, mais une partie serait reversée à la Main Noire qui prenait une partie de ses bénéfices. « Une journée comme une autre. » dit-elle avec un sourire à l’attention de son frère. Elle n’avait pas envie de les ennuyer. Sa journée avait été d’une banalité, elle avait commencé comme toutes les autres, elle s’était levée un peu plus tard que le reste de la maisonnée et avait passé une bonne partie de la matinée à travailler sur un objet dont elle faisait la vente l’après-midi même. Son travail l’occupait réellement depuis quelques temps, cela avait fini par devenir une véritable passion. Si bien qu’elle avait perdu la notion du temps et avait omis de contacter son amie. « Oh je suis désolée, j’ai été très prise ces derniers jours. » Elle ne mentait pas, elle avait été occupée par mille et une chose. Elle ne s’étalait pas sur ce qui avait pu l’occuper tant ces derniers jours, ce n’était que son travail, et des choses qui n’auraient bientôt plus d’importance. « Je suis désolée de t’avoir causé du soucis ! » Elle n’aimait pas que l’on s’inquiète pour elle.

Elle n’avait pas envie qu’on parle d’elle ou même qu’on cherche à savoir ce qui l’occupait tant. Elle ne voulait pas que l’on puisse s’inquiéter pour elle, elle ne voulait pas en parler. Depuis janvier, elle était un peu tête en l’air, et assez « craintive » par moment, gardant sur elle l’empreinte d’une nuit de pleine lune que jamais elle n’aurait voulu vivre. Elle faisait tout pour changer le sujet. Il le fallait. « Eh bien, que faisiez-vous en mon absence, hormis ces projets de mariages bien sûr. » Elle était moqueuse dans sa voix, bien que concrètement, Sissi était un bon parti pour les Rackharrow, et ce genre d’arrangement demeurait possible. « Je ne voudrais pas interrompre quelque chose. » Dit-elle avec malice. Ne se doutant pas qu’en réalité elle avait réellement interrompue quelque chose.


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Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Lun 29 Fév - 14:51

Let it burn.
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L
a gorgée de thé brûlant a été recrachée et le premier réflexe de Sissi a été idiot. Elle a extirpé un mouchoir de soie de la poche fine de sa robe bleue pour sécher le coin des lèvres. Il toussait comme un dératé, ce qui au fond n’avait aucune espèce d’importance. Ce thé était trop chaud, il valait mieux apaiser le feu avec un geste qui se voulait doux mais dont elle n’était pas très sûre. La douceur était quelque chose qu’elle avait, de fait, mais qu’elle ne savait pas gérer, toujours dans les excès opposés du tout ou rien. C’était sûrement son tout premier geste agréable envers Kenan. « Oh, j'ignorais que tu avais ce genre de penchants, Grimstone. » sourire mutin tandis qu’elle plie soigneusement le mouchoir, dont le but d’origine était d’entourer une fiole d’antidote qu’elle avait toujours sur elle et dont elle ne désirait pas la perte. Si elle se brisait, ce serait une catastrophe pour le reste de la journée. « Tu n’imagines pas.. » a-t-elle soufflé. Il se ferait sans doute mille idées là où sa soeur savait Sissi plutôt prudente et sélective avec les hommes, il imaginerait des travers où Circée savait qu’il n’y avait jamais eu qu’une aventure au nom passé sous silence dans l’existence de la rouquine. Jouer l’ambiguïté avec Kenan était plus simple, cela lui épargnait des railleries blessantes, il ne pouvait dés lors que taper dans le vide, bousculer ce qui n’existait pas et ne pouvait ainsi pas atteindre les vraies blessures de la demoiselle.

« Alors, cette journée, sœurette ? » sur ce coup-là, il avait raison, mieux valait se concentrer sur la journée de Circée, le quotidien de Circée, tout ce qui les éloignait d’office de ce moment absolument gênant entre eux. Un détail à effacer. Ils avaient seulement été un peu fragilisés, ça n’avait aucune conséquence, ça n’était qu’une vague distorsion de la perception. Et elle avait raison, il y avait des centaines de choses que ce coureur de première devait ignorer sur les femmes. De multiples conquêtes ne suffisaient pas à en faire un expert. Peut-être même était-ce le contraire. Elle doutait qu’il soit un homme attentionné, patient ou généreux. Elle le voyait comme des abysses de plaisirs égoïstes.

Elle ne les aide cependant pas. Une journée comme une autre. Il y avait difficilement plus vague, indication s’il en fallait une qu’elle ne désirait pas s’étaler sur le sujet. Alerte, ça devient complexe ! Elle a été occupée. Certes, explication plausible mais en toute honnêteté, Erzsébet aurait aimé qu’elle s’étale, qu’elle leur donne des détails inintéressants sur l’essence de ses occupations arasantes. De quoi se taire, écouter, faire des commentaires bateau autour d’un thé qui auraient fait fuir Kenan sans qu’il ne désire se retourner. « Tu sais bien que tu es la seule pour qui je me fais du soucis. » Presque. Elle avait giflé Jonah une fois, après un match, parce qu’elle avait eu peur qu’il ne se remette pas d’une blessure, mais évidemment ça n’avait pas été ébruité, personne n’avait été témoin de cet emportement et Sissi était restée l’implacable frigidaire. « Eh bien, que faisiez-vous en mon absence, hormis ces projets de mariages bien sûr. » Heureusement n’avait-elle pas de thé entre les lèvres sinon à son tour elle aurait recraché sa gorgée. Non ! Est-ce qu’elle osait revenir sur le sujet ? La blague avait été marquante ! Elle s’en voulait presque de les avoir mis dans cette situation. Alors elle a ri, parce qu’il fallait bien jouer le jeu. « Je ne voudrais pas interrompre quelque chose. » La malice dans son ton était presque une traitrise. Circée ne pouvait pas songer une seconde à leur embarras, elle qui les voyait toujours se disputer pour des bêtises, parce qu’ils avaient le caractère et la conception de l’existence parfaitement incompatibles. « Tu prives seulement Kenan du baiser de son existence. » Un clin d’oeil à la brune. Autant jouer le jeu, ne pas montrer le trouble. « Dis-lui combien tu es déçu, Rackharrow ! » Ne me lâche pas sur ce coup-là, traduit le regard vairon qu’elle pose désormais sur lui. Ils n’envisagent pas une seconde que leurs familles puissent décider de se lier, la folie de leur jeunesse les garde des considérations sérieuses d’alliances et Sissi sait qu’elle aura toujours le choix, que jamais son père ne la forcera à quoique ce soit. Elle n’a qu’une obligation : ne jamais arborer sur sa peau de porcelaine la marque d’un seigneur fou, d’une insupportable soumission.  

Sissi : #477C64
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Open your eyes, i'm all a disguise.
I carry on like a princess, ⊹ but man i've got them fooled cause underneeth my business I'm cold, I'm hard, I'm cruel. Never gonna put a spell on me, never ever gonna bring me back, never gonna make me be something I'm not because i'm evil. (anaëlle)



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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Lun 29 Fév - 22:24

LET IT BURN  
- erzsébet & circée & kenan -

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Oh maybe you should just let it burn  




Il devait avouer que la situation avait complètement dégénéré, qu'elle était devenue non plus simplement étrange mais carrément bizarre. Erzsébet avait sorti un petit carré de soie de l'une de ses poches et d'un geste un peu hésitant, presque naturel sans être totalement assuré, elle était venue essuyer délicatement le coin des lèvres de Kenan. Qui se serait plus attendu à une remarque du genre qu'on ne souhaitait pas forcément avoir la joie de contempler ses poumons qu'il semblait sur le point de littéralement recracher. Son cerveau dut traiter l'information deux fois de suite avant qu'il ne comprenne réellement ce qu'elle faisait. Elle avait sorti un mouchoir. Elle avait tendu la main. Et elle avait tranquillement tapoté le mouchoir sur ses lèvres. Le mouchoir. Sur ses … lèvres. Et même comme ça, il n'était pas tout à fait sûr de savoir comment interpréter. Quelle était donc cette journée hors du commun pour les deux sorciers ? Leur avait-on lancé un sort pour que de tels gestes inattendus fassent ainsi irruption dans leurs comportements à l'égard de l'autre ? Il y avait réellement de quoi en être perturbé. A tel point que Kenan ne su même pas comment réagir si ce n'était en posant sur Sissi un regard décontenancé.

«Je suppose qu’il y a tellement de chose que tu ignores sur les femmes Kenan. »

Sur son petit nuage, Kenan descendit le temps de lancer un regard outré à sa sœur. Certes, il ne prétendait pas tout connaître de ces dames, si complexes et incohérentes parfois, mais il s'attendait à un peu de soutien de la part de sa sœur, tout de même. Dans une réaction tout ce qu'il y avait de plus puéril, le jeune homme tira la langue à sa jumelle.

« Tu supposes très mal. » lança-t-il, bougon.

Pour un peu, il croiserait les bras sur la poitrine pour se donner un air plus sérieux. La voix de Sissi le ramena sur terre quand elle lui souffla un « Tu n’imagines pas.. » qui envoya une ribambelle de fourmillements dans son corps tout entier. Il commençait à sérieusement se demander s'il était normal qu'une simple voix lui fasse tant d'effet. D'autant plus quand ce n'était pas celle de n'importe qui, ce qui le déboussolait complètement et ce n'était pas pour lui plaire. Il espérait que changer de sujet et se concentrer sur la journée de Circée lui ferait passer ses questionnements incessants. Malheureusement, sa jumelle ne semblait pas encline à répondre avec foule de détails. Elle resta évasive du tout au tout, avant de ramener leur embarras sur le tapis. Oh, Seigneur, cela n'en finirait donc jamais ? Kenan aurait donné n'importe quoi pour simplement se camoufler six pieds sous terre en ce moment-même. Datrix pourrait-elle lui apprendre à devenir invisible ? Il en doutait.

Mais Erzsébet rebondit sur les boutades de sa meilleure amie bien mieux que lui. « Tu prives seulement Kenan du baiser de son existence. Dis-lui combien tu es déçu, Rackharrow !» Choc. Il croisa son regard si différent des autres et se douta bien de ce qu'elle attendait de lui. Sans doute souhaitait-elle cacher son embarras à Circée. Et, après tout, ils s'étaient fourrés ensemble dans cette situation. Avec un air sérieux, Kenan attrapa doucement la main pâle de la jeune femme pour y déposer un baiser. Un geste terriblement intime, ses lèvres brûlantes sur la douceur de sa peau. Sa main tressaillit imperceptiblement sous l'émotion de cet élan déplacé. Un sourire en coin, alors qu'il planta ses yeux dans les siens, tout en assurant d'une voix un peu trop enthousiaste, cachant la vérité :

« Terriblement déçu ! » Son regard se fit lourd de sens. Ce qui n'était qu'un jeu risquait bien de l'emporter, alors même qu'il s'y attendait le moins. « Tu devrais avoir honte, Circée. On était justement en train de se dire qu'on devrait s'éclipser en douce avant que tu n'arrives … Tu sais, entre deux étreintes passionnées. » Un grand sourire illumina son visage. « Et toi, t'as tout gâché. » Et il reprit un air boudeur, enfantin, à l'attention de sa sœur. « Tss. »

Il était très convaincant, à n'en pas douter. Ce petit côté « j'invente des histoires à dormir debout mais mon auditoire les gobes » lui venait de sa scolarité. Il n'avait jamais eu le moindre mal à faire croire à ses professeurs ou à ses amis ce qu'il voulait bien. Et si sa sœur les connaissait bien, Sissi et lui, elle serait justement tentée de croire que tout n'était qu'une vaste blague. Bientôt, ils remettraient leurs masques d'êtres agressifs ne pouvant communiquer autrement qu'en s'aspergeant de venin. Et Circée n'y verrait sans doute que du feu, ainsi qu'ils l'avaient prévu. C'est que, cachées par le dossier du canapé, sans que les yeux de la brunette ne puissent les surprendre, leurs mains étaient restées l'une dans l'autre.


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Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Mer 2 Mar - 1:17



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Elle connaissait son frère par cœur – mais elle savait qu’il avait plutôt tendance à avoir des relations sans compter – elle n’était par contre pas certaine qu’il sache exactement comment fonctionnait les femmes, réellement. Elles étaient plus complexes qu’il n’y paraissait, difficile à cerner, difficile à satisfaire, et difficile à comprendre. Il ne doutait pas de ses capacités – mais elle restait persuadée que les hommes de cette maison et de cette famille avaient un problème avec les femmes, aucun d’entre eux ne parvenant à vivre avec l’une d’elle de façon régulière. Son père était veuf et n’avait jamais – officiellement – cherché à rencontrer ou à vivre avec quelqu’un d’autre, son oncle Alastar avait perdu sa femme et semblait rester célibataire depuis, quant à son frère s’attacher à une femme semblait être une opération trop complexe. Les Rackharrow avaient un souci avec les femmes, c’était à cette déduction qu’en était rendue la jeune femme. Et peut-être avaient-ils en général un problème avec les relations de couple, car la jeune femme n’était pas plus douée que son homologue masculin.  « Tu supposes très mal.  » Répondit-il alors quand elle dit qu’il ignorait encore tant de chose sur les femmes. Elle ne répondit rien les mots étaient souvent d’un usage dérisoire entre eux. Elle leva alors un sourire, lui jetant un regard qui signifiait ni plus ni moins que « cause toujours, je le sais c’est tout. ».

Aux côtés de son frère il y avait Sissi, l’amie de longue date. Comment pourrait-elle imaginer ce qui se tramait dans cette pièce ? Ils ne se supportaient habituellement pas – préférant s’envoyer des piques parfois vénéneuses plutôt que de parler de façon civilisée.  Quand bien même aurait-elle compris ce qui se tramait, qu’en aurait-elle pensée ? C’était difficile à dire. Très difficile. « Tu prives seulement Kenan du baiser de son existence. Dis-lui combien tu es déçu, Rackharrow !  » Elle ne se doutait pas qu’elle les mettait dans l’embarras. Elle n’était pas voyante – comment pourrait-elle deviner ? Elle arrivait, mettait directement les pieds dans le plat. Elle rit quand son amie lâcha ce mot, accompagnant ceux-ci d’un clin d’œil. Elle ne pouvait s’empêcher de sentir un trouble – c’était léger, mais plutôt perceptible pour qui la connaissait. « Terriblement déçu !  » Répondit alors son frère tandis qu’ils semblaient échanger un regard. Elle aurait juré voir l’instant avant sa réponse son frère être légèrement désarçonné. Mais elle n’en dit rien, préférant analyser et observer. « Tu devrais avoir honte, Circée. On était justement en train de se dire qu'on devrait s'éclipser en douce avant que tu n'arrives … Tu sais, entre deux étreintes passionnées. » Elle n’avait pas envie d’imaginer cela, alors quand il dit ces quelques mots, elle laissa esquisser une mine un peu dégoûtée, tirant légèrement la langue. C’était plus humoristique qu’autre chose. «  Et toi, t'as tout gâché. »  Elle sourit alors, se disant qu’ils étaient vraiment étranges, mais qu’ils étaient ainsi. Elle préférait les voir se chamailler gentiment ainsi que de les voir habituellement se chamailler plus durement. Son frère su se faire plutôt convainquant. « Tss. »

Ils l’avaient habitué à plis de venin dans leur mots échangés – tant de « gentillesse » et de taquinerie était plutôt étrange malgré tout. Si il avait suffi qu’elle les laisse seuls un instant pour qu’ils cessent enfin de s’envoyer des piques elle aurait dû le faire depuis des années. « Tu veux qu’entre deux de tes étreintes passionnée j’appelle Papa ? » Dit-elle, malicieuse. Ce n’était pas méchant – juste une remarque, une « blague », elle était la petite princesse d’Irvin Rackharrow, c’était connu. Elle était une princesse, et balancé ses informations était dans son rôle de petite peste – bien sûr elle n’en avait jamais vraiment été une, elle essayait juste de prétendre l’être parfois pour agacer son frère. « Même si je ne suis pas sûre entre nous que ces étreintes ne durent assez longtemps pour qu'il puisse arriver… » Dit-elle avec sa voix en suspens, laissant planer le doute sur les capacités de son frère. Honnêtement, elle n’en savait rien, et elle ne voulait pas réellement en savoir plus sur le sujet. Elle parlait de beaucoup de chose avec son frère, pour ne pas dire tout – sauf quelques points. Elle ne se souvenait pas avoir évoqué des sujets amoureux, sentimentaux ou même charnels avec lui, elle n’était pas à l’aise elle-même alors en parler. Grand dieu, non. Parce que son frère n’approuverait pas tout de la vie de sa sœur, et vice versa. Alors omettons l’essentiel et concentrons-nous sur ce qui est sujet de concordance mutuelle.


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Mer 2 Mar - 15:32

Let it burn.
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C
ircée était sa meilleure amie. La première au sens véritable du terme, celle pour qui elle aurait fait n’importe quoi, l’amie dont elle acceptait tous les défauts, tous les travers. Elle était la soeur de Kenan, la jumelle de l’insupportable petit con coureur de jupons. Sissi se sentait toujours un peu piégée entre les deux, impossible de trop en vouloir au jeune homme parce que la demoiselle tenait à sa famille. C’était une obligation, que de faire preuve de politesse, et ces tensions qui duraient depuis des années finissaient souvent par leur exploser à la citrouille. Leur côté gamins boudeurs à se tirer la langue et se faire des grimaces désamorçait souvent les sujets complexes - sauf là. Ils y revenaient, tous, à cette électricité dans l’air. Le baiser sur sa main. Ses lèvres sur cette fine parcelle de peau. Le coeur s’est serré, sans qu’elle ne soit capable d’interpréter l’émotion qui la traversait. Un contact presque dérangeant, mordant sur toutes ses certitudes. « .. Tu sais, entre deux étreintes passionnées. » L’air a cessé d’affluer vers ses organes vitaux, quelques secondes, comme si ces simples mots avaient court-circuité son être tout entier. Qu’est-ce qu’il se passait ? Plongée dans une sorte de dimension parallèle, elle pataugeait dans les incertitudes. « Et toi, t'as tout gâché. » La grimace de Circée fut sans doute plus expressive que toutes les railleries du monde. Sissi, elle, avait cessé de réagir et Daksha, dans son coin, semblait s’amuser du piège qui se refermait sur elle.

« Tu veux qu’entre deux de tes étreintes passionnée j’appelle Papa ? » Black-out. Erzsébet a retiré sa main de celle de Kenan. La simple idée qu’Irvin puisse se pointer, là, au milieu de cette scène surréaliste lui a filé des sueurs froides et les billes hétérochromes ont fixé Circée à la recherche de ne serait-ce que l’ombre d’un sérieux. Tu ne ferais pas ça, hein ? Non. Pas Irvin. Elle admirait cet homme. Il était intelligent, charismatique, sombre, tout ce qu’elle ne retrouvait pas en Kenan d’ailleurs. C’est ce qu’il manquait au fils, une aura terriblement mystérieuse qui serait capable de la fasciner.

« Même si je ne suis pas sûre entre nous que ces étreintes ne durent assez longtemps pour qu'il puisse arriver… » La bombe désamorcée, Sissi rit. Elle rit comme aucun d’eux ne l’a jamais vu rire, d’ailleurs. La carapace de glace a implosé, leur dévoilant celle qui se cachait derrière le silence, la distance, l’acidité. Un rire frais et sincère. C’était tellement vexant pour un homme. Circée avait le don de lancer des piques au bon moment, d’un tranchant sans pareil. « C’est pour cela que tu n’es pas encore promis à une sublime héritière ? Tu passes directement au dessert sans passer par le plat de résistance ? » Les hommes et leur virilité. Une grande histoire de susceptibilité. Ils ne sont pas vraiment enclins à l’auto-dérision sur le thème. Sissi n’était pas assez experte cependant pour connaître tous les enjeux, toutes les implications des désirs incontrôlables, elle qui n’avait jamais eu qu’un amant et dont le fiancé avait été accusé de trahison avant même que la situation soit officielle, avant même la première nuit. Tic tac, tic tac. L’horloge biologique qui inconsciemment tourne, lancinante.

« A moins que tu ne sois une telle promesse pour les sens que toute fidélité serait un crime contre le bonheur des femmes.. » les mots susurrés avec malice ont presque la saveur sucrée du miel quand elle lui offre ce sourire mutin plein de sous-entendus trop évidents. Neutre, toujours, d’un point de vue à l’autre sans la moindre difficulté, elle savait se faire l’avocate du diable ou l’ange sur une épaule. « Tu ne prends pas de thé, Circée ? » Le visage se tourne vers la jeune femme, la cascade de cheveux roux dévoilant dés lors le tatouage finement tracé aux yeux du jumeau. Elle était prise entre les deux, elle était là, à jouer à la poupée charmeuse pour mieux relâcher la pression, pour mieux jouer les tentations innocentes, ce dont elle n’avait pas forcément conscience. Après tout, pouvait-elle songer une seconde que Kenan Rackharrow soit réceptif à ses charmes quand leurs seuls échanges n’étaient que critiques acerbes et reproches à peine voilés ? Trop différents l’un de l’autre, elle ne pouvait pas le penser attiré, comme elle préférait qu’Irvin ne sache jamais rien de cet échange, comme elle voudrait que Circée ne sente jamais le trouble de cette soirée trop étrange. Tout pourrait bien trop vite basculé et elle regrettait presque de ne pas avoir repoussé sa visite à une heure où les hommes seraient totalement absent de leur sillage.   

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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Ven 4 Mar - 23:08

LET IT BURN  
- erzsébet & circée & kenan -

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« Tu veux qu’entre deux de tes étreintes passionnée j’appelle Papa ? »

Oh, quelle délicieuse idée, merci Circée. C'est à peu près ce que traduisit le sourire contrit que lui renvoya Kenan, en plantant ses yeux droit dans ceux de sa sœur. Il n'eut même pas le temps de rétorquer qu'elle lui envoya, presque aussi cinglante qu'Erzsébet en temps normal :

« Même si je ne suis pas sûre entre nous que ces étreintes ne durent assez longtemps pour qu'il puisse arriver… »

Non mais … je rêve ou elle vient de faire allusion à mes performances sexuelles, là ? C'est à peine s'il savait sur quel pied danser. N'importe qui d'autre lui aurait fait cette remarque qu'il serait parti au quart de tour, furibond sans aucun doute, simple reflet du peu de confiance en soi qu'il pouvait avoir par moment, bien qu'il le cachait la plupart du temps. Mais c'était Circée et il avait du mal à lui en vouloir pour quoique ce soit. Et avec ça, Erzsébet qui éclata de rire – et d'un rire sincère en plus, c'était le pompon ! - Kenan ne put s'empêcher de lever les yeux au ciel.

« C’est pour cela que tu n’es pas encore promis à une sublime héritière ? Tu passes directement au dessert sans passer par le plat de résistance ? »

« Si j'étais toi, Grimstone, je me passerais de commentaire. » Le ton râleur, exaspéré. Et d'un regard soutenu, il semblait continuer silencieusement : Tu feras moins la maligne quand on reparlera du fameux plat de résistance. « Je t'attends au tournant. » Retrouvant son ton cinglant, il ne pu s'empêcher d'ajouter : « Et je fais confiance à mon père … la sublime héritière ne devrait pas tarder à se faire connaître. »

S'il y avait la moindre chance qu'Erzsébet se sentait confuse de leurs échanges de ce soir, Kenan ferait mouche. Il se faisait saigner pour l'atteindre, c'était idiot. Aborder un tel sujet, alors qu'il n'avait aucune envie d'être fiancé de sitôt, c'était se planter des clous dans le corps à main nue, avec cet objet que les moldus utilisaient pour cette tâche. Et d'une seconde à l'autre, elle retourna sa veste, elle le déboussola. Sa voix se fit joueuse et il s'y prêterait volontiers. Elle lui susurra quelques mots qui, de sa bouche, dans cette situation, avec ses sous-entendus, semblaient presque indécents, une invitation tentante. Il lui retourna un clin d’œil complice, si tant était qu'ils puissent être ainsi qualifiés. Complices, quelle idée.

Sissi proposa du thé à Circée et Kenan en profita pour s'éclipser en précisant qu'il se chargeait de lui préparer une tasse, sans même attendre la réponse de sa jumelle. Il avait besoin de prendre un peu de distance, cette soirée commençait à lui faire tourner la tête … Ou peut-être n'était-ce pas vraiment la soirée.

Arrivé dans la cuisine, Kenan se passa le visage sous un jet d'eau glaciale. Il lui fallut au moins ça pour recouvrer un semblant d'esprits. Tête baissée, yeux rivés sur le comptoir, perdus dans le vague, le sorcier fit le vide.

« Mmh. Tu ne caches pas bien ton jeu, petit humain. » murmura Datrix en venant frotter sa tête contre la jambe de son maître.
« Je sais. » Sa voix n'était qu'un chuchotement. « Elle me fait perdre mes moyens. »
« Ne t'attache pas, Kenan. » Elle avait pris un ton autoritaire, ne laissant aucune place à l'hésitation. « Tu sais que tu ne dois pas. »

Et il le savait, effectivement. Datrix avait raison. Datrix avait toujours raison. Et il se doutait que le remettre à sa place avec froideur lui brisait le cœur. Il la connaissait bien et si elle agissait ainsi aujourd'hui, c'était pour éviter de devoir ramasser un Kenan en bouillie dans quelques temps. Il y avait des choix qui ne lui appartenaient pas. Celui-ci en faisait partie.

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 637 hiboux. J’incarne : Daisy Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : Lexxie (Gallifreys) d'amour, la toute belle ! J'te kiffe . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel par en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 5 Mar - 0:17



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Il n’était pas rare qu’elle charrie son frère, mais ce n’était jamais avec de mauvaises intentions. Jamais. Elle ne pouvait même pas s’imaginer blesser son frère volontaire, c’était un concept qu’elle était incapable de comprendre. Si elle devait le blesser, c’était dans ses moments de folie où tout devenait dérisoire et hors de control. Dans ces moment-là, elle ne contrôlait ni sa violence, ni ses mots.  Quand elle avait parlé de leur père et fait allusion à ses performances sexuelles, c’était bien sûr avec l’intention d’en rire. Elle ne pouvait pas se douter que sans le savoir elle mettait les pieds dans le plat. Elle ne voulait pas le blesser – c’était plutôt affectueux que Circée fasse des remarques cinglantes, c’était sa petite spécialité pour les gens qu’elle aimait. Tandis qu’Erzsébet riait de bon cœur, Circée se contenta alors de sourire, et adressa un regard compatissant à son frère, d’un air de dire « Je dis ça en rigolant, je t’aime quand même. » Elle n’en savait rien après tout – les performances de son frère en matière de sexe était une chose dont elle ne voulait pas être informée. Tout comme elle souhaitait que son frère ne soit jamais au courant des siennes. Il y avait une espèce d’omerta à ce sujet, et ce n’était pas plus mal.

« C’est pour cela que tu n’es pas encore promis à une sublime héritière ? Tu passes directement au dessert sans passer par le plat de résistance ? »  Dit alors son amie. Celle-ci continuait à charrier Kenan – c’était normal, Circée venait de jeter un pavé dans la marre, elle le savait. Et son amie avait continué d’enfoncer ce qui était une porte ouverte. La jeune femme regardait alors son frère – il semblait, comme perturbé à cet instant. Etait-ce ces petites remarques pleines d’humour qui avaient fini par provoquer cela ? Mais Sissi pointait du doigt ce que Circée considérait comme un réel problème de société : les fameux mariages arrangés entre sang pur. Elle s’en était presque voulu d’avoir lancé ce sujet et n’avait pas envie de voir venir le jour où son frère ou même elle serait fiancé à un inconnu, car généralement c’est le cas. Elle n’avait pas eu l’exemple de mariage arrangé heureux dans son entourage, son oncle Alastar n’avait jamais semblé nagé dans le bonheur et Avia qu’elle considérait presque comme une membre de sa famille avait vécu une véritable descente aux enfers. « Si j'étais toi, Grimstone, je me passerais de commentaire. » Cette fois, son frère était exaspéré. Il était d’humeur râleuse comme si les deux filles avaient fini par venir à bout de sa bonne humeur. « Je t'attends au tournant. » Il était là, son frère – qui avait envie d’avoir le dernier mot. Elle le reconnaissait bien là. « Et je fais confiance à mon père … la sublime héritière ne devrait pas tarder à se faire connaître.»  Pouvait-il réellement espéré finir fiancé rapidement à une inconnue ? A quelqu’un qu’il ne choisirait pas ? Circée ne partageait pas ce point de vue, mais elle n’avait jamais ouvertement manifestée être à l’encontre des traditions.

Soudain les choses changèrent, et son amie tourna alors son attention vers elle.  « Tu ne prends pas de thé, Circée ?» Elle adorait le thé. Elle n’eut pas le temps de répondre que déjà son frère décidait de leur tourner le dos marmonnant qu’il s’occupait de la tasse, ou quelque chose du genre. Circée ne put s’empêcher de le regarder partir – il semblait différent ce soir, et quelque chose semblait le chiffonner. Mais elle n’avait pas envie de mettre cela au clair maintenant – elle aurait le temps de lui parler en tête à tête plus tard. « Bien sûr, je vais prendre un peu de thé, merci. » Répondit alors la jeune femme avec un sourire à son amie. La sorcière se laissa alors tomber dans le fauteuil le plus proche. Elle regardait son amie face à elle. Elle la connaissait depuis tant d’années et pourtant elle était incapable d’imaginer que celle-ci puisse ressentir quoi que ce soit pour son frère, et vice versa. Circée était anesthésié face à ses propres sentiments alors comment pourrait-elle comprendre ceux des autres ? Parfois, elle se demandait si son cœur n’était pas fait de glace car elle n’avait jamais réellement ressenti quelque chose pour quelqu’un.  Peut-être était-ce mieux ainsi, car le jour où elle devrait épouser un inconnu, aucun sentiment ne viendrait interférer ; mais ça c’était la théorie. « Tu charrie mon frère sur son éventuelle fiancée. » Dit-alors la jeune femme, le ton mystérieux, « Mais toi, Un élégant et charmant sang pur aurait-il jeté son dévolu sur toi ? » Elle était malicieuse. Elle aimait parler avec elle, écouter ses confidences, et se confier parfois.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 5 Mar - 10:54

Let it burn.
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E
rzsébet n’avait pas eu l’intention de réellement blesser Kenan. Elle le pensait si sûr de lui et de ses facultés qu’elle n’a pas songé une seule seconde qu’il puisse être touché, ni par son rire ni par son regard joueur. Pourtant il s’est éclipsé, il a lâché une remarque acerbe et a prétexté aller chercher le thé pour s’éloigner. Elle a suivi ses mouvements, elle a suivi des yeux son déplacement jusqu’à ce qu’il sorte de son champ de vision. La sublime héritière ne devrait pas tarder à se faire connaître. Un pincement de déception presque palpable sur son coeur qu’elle dissimule en retrouvant ses atours de froideur. « Tu charrie mon frère sur son éventuelle fiancée. » Circée a ramené Sissi à la réalité. La jeune femme a esquissé un sourire faussement désolé, reprenant contenance. « Mais toi, Un élégant et charmant sang pur aurait-il jeté son dévolu sur toi ? » et un haussement de sourcil a signifié sa surprise. Est-elle sérieuse ? Elles évitaient de parler de cela. Elles évitaient d’envisager l’avenir parce qu’il ne pouvait que se teinter de gris. Circée n’avait pas le choix. Sissi l’avait trop.

Un soupir s’est extirpé d’entre les lèvres de la rouquine qui a reposé sa tasse de thé. La réponse demandait réflexion. Non, elle n’avait pas reçu de déclaration enflammée et le seul homme qui s’intéressait à elle n’était autre qu’un Weasley, un homme qu’elle appréciait énormément mais qui ne constituait pas réellement un prétendant idéal. « Connaissant mon père, il est déjà en train de négocier un mariage. » Le ton n’a rien de défaitiste. Beaucoup auraient l’air furieuses, s’agaceraient de cette idée. Pas elle. Elle ne veut rien de plus qu’une famille et elle sait que cela passe par une alliance, elle sait qu’elle ne peut pas avoir les enfants désirés d’un tour de baguette. Elle sait aussi que son époux ne sera pas une psychopathe ou un dégénéré cruel. Elle s’en sort bien. Elle est née dans la bonne lignée.

« Le fait est que.. j’ai le choix. Il prend sans doute les devants pour être certain que je sois la mariée la plus heureuse d’Angleterre mais il ne m’obligera à rien. Ce sera celui que je désire, pas une obligation. » Un quart de seconde, elle s’est surprise à penser qu’en fin de compte, Kenan aurait été le bon parti. Et l’image a été chassée par la rationalité, par des rancoeurs idiotes et sans substance qu’elle nourrit à son encontre depuis des années. Comment leurs incessantes disputes pouvaient-elle brusquement basculer ? Peut-être étaient-ils allés au bout des choses, au bout de leurs prétextes sans fondement. Peut-être avaient-ils seulement grandi. « Honnêtement Circée.. tu sais que c’est peine perdue. Qui voudrait d’une femme instable et potentiellement dangereuse ? » Elles étaient dans le même cas. Circée avait la personnalité aléatoire et Erzsébet faisait des crises de panique qui retournaient les serpents à proximité contre elle-même ou ceux qui tentaient de l’aider. Il s'agissait de faits, elle l’avait confié à son amie et peut-être se condamnait-elle plus que de raison, défaitiste. Elle a réalisé trop tard qu’un thé ne prenait pas des heures à se préparer et l’oeil inquisiteur de Daksha lui a indiqué, sans pitié, que le jeune Rackharrow avaient sans doute eu tout le loisir d’entendre ses confidences. Pas les derniers mots mais la notion de choix, elle ne l’avait pas murmurée. Le silence de la demeure rendait tout plus exacerbé. Elle ne se sentait brusquement plus à sa place entre ces murs. Kenan l’avait perturbée. Il avait secoué ses certitudes. Elle s’est mordillée la lèvre inférieure en baissant ses yeux bicolores. « Je devrais peut-être aller en Norvège. » Là où étaient les origines des Grimstone, leurs alliances habituelles. Elle avait été trahie par son allemand, la confiance n’était ainsi plus à l’ordre du jour.   

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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 5 Mar - 20:15

LET IT BURN  
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Perdu dans ses pensées, les doutes et les illusions se mélangeaient. Les souvenirs affluaient, discrètement transformés au fil des années, un petit détail qu'on oublie, un petit rien qu'on ajoute sans même s'en rendre compte. Et au final, on en vient à se demander si c'était bien ce qu'on avait vécu, si nos souvenirs sont encore clairs et vifs. Et s'il était possible de revenir en arrière pour corriger une bêtise, un mot de travers, une méchanceté qu'on aurait mieux fait de garder pour soi, le ferait-on ?

Kenan déposa un sachet dans la tasse et la remplit d'eau qu'il avait fait bouillir. Mais ces gestes mécaniques n'empêchèrent pas son esprit de divaguer. Il en vint à s'imaginer épouser une inconnue, ce sujet que sa sœur et lui avaient presque rendu tabou, à tel point qu'ils évitaient de trop en parler : tous deux savaient bien qu'il faudrait un jour obéir à leur père et, tous deux n'étaient pas forcément motivés à sauter le pas de force. Irvin n'avait pas choisi, pour le moment, il prenait son temps et Kenan, depuis des années maintenant, se doutait qu'il passerait le cap en premier. Cette idée lui serra l'estomac et, dans un écho à cette détresse inexplicable à ses yeux, Datrix se colla à sa jambe et ne bougea plus. Elle ne s'était pas rendue visible, au cas où Erzsébet apparaîtrait soudain et la verrait. Mais elle était présente, comme pour réconforter son maître et le remettre sur le droit chemin. Il soupira : l’inquiétude n’arrangerait rien et il savait d'office que ses pensées se perdraient finalement pour remonter dans quelques temps et revenir le titiller. Ce mouvement sans fin n'aurait certainement de cesse que le jour où il se marierait vraiment. D'ici là, Kenan continuait de se figurer que ce n'était pas grave, que la situation pourrait être pire et qu'il n'aurait qu'à mener sa vie tranquillement loin de cette femme qu'il n'aimerait pas. Au fond, tout ce qu'il espérait c'est qu'elle ne soit pas trop hideuse, histoire qu'il puisse remplir son rôle et réussir à lui faire des gosses. C'était, après tout, ce qu'on attendait de lui en tant qu'hériter de cette branche des Rackharrows. Il fallait qu'il perpétue la lignée. Le nom de ses enfants ferait perdurer celui de sa famille. Et c'était une pression qu'il se sentait difficilement prêt à gérer. Il pensa à son oncle, qui avait été marié à l'époque et qui n'avait pas eu de progéniture … lui en voulait-on ? Était-ce trop tard, pour lui ? Il n'était pas particulièrement vieux … Kenan n'aurait peut-être pas le poids de toute une lignée sur ses épaules, s'il avait un peu de chance. N'y pense pas.

Le jeune homme retourna dans la pièce principale, la tasse à la main. Il entendit effectivement Erzsébet parler du choix qu'elle avait, qu'ils n'auraient jamais et s'il se mordilla la lèvre, il ne releva pas et fit simplement semblant de ne rien avoir écouté. En déposant la tasse devant sa sœur, il lui sourit, un sourire sincère et doux, un sourire qui lui laissa sous-entendre que tout était pardonné, que ses vilaines remarques cinglantes étaient oubliées. Ils n'avaient pas pour coutume de se blesser et Kenan le savait parfaitement. Il lui caressa la joie, comme il le faisait parfois, dans un geste tendre mais presque anodin, avant d'aller s'asseoir à son tour.

« Je devrais peut-être aller en Norvège. »

Elle ne s'adressait pas à lui, mais il ne pouvait s'empêcher de mettre son grain de sel partout. Se mêler de ce qui ne le regardait pas, c'était comme une seconde nature pour lui.

« Mouais, ce serait débile. » Toute la délicatesse d'un cheveu sur la soupe de citrouilles. « Ça voudrait dire que tu fermerais la boutique alors qu'elle marche plutôt bien. Après le travail que ça t'a donné de l'ouvrir il faudrait que tu repartes à zéro. » Ll'idée de la voir s'éloigner l'embêtait, en réalité. Comme d'habitude, il se garderait bien de l'admettre. Ou si un jour il le lui confiait, ce serait entre quatre yeux, dans un de ces moments de fragilité intense où le cœur est littéralement mis à nu.

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 637 hiboux. J’incarne : Daisy Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : Lexxie (Gallifreys) d'amour, la toute belle ! J'te kiffe . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel par en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 6 Mar - 17:34



let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow & Kenan Rackharrow
Jamais elle ne voulait se marier. Elle n’avait jamais été de ces filles qui rêvaient de porter une robe blanche. Premièrement, elle détestait le blanc, et les histoires de cœur, elle s’en passait volontiers. Elle se sentait trop instable depuis tant d’années pour envisager de confier son cœur instable et déjà bien en miette encore une fois. Une erreur dans sa vie sur ce point, et la voilà qui était vaccinée pour au moins les trente prochaines années à venir. Elle ne savait pas pourquoi elle avait posé cette question à son amie, sans doute parce que c’était le genre de sujet qui l’inquiétait pas mal. « Connaissant mon père, il est déjà en train de négocier un mariage. »  Elle acceptait ce destin dignement, comme si c’était l’ordre des choses et qu’il devrait en être ainsi. Circée ne partageait pas ce point de vue, mais n’avait jamais réellement exprimé à quel point cette idée pouvait la dégoûter. Son père y travaillait peut être – surtout depuis que Circée et lui étaient en froid, elle ne lui avait même pas adressé la parole depuis la fameuse nuit où il l’avait poussé à bout ; elle était têtue dans son genre, et savait que ce comportement pour le pousser à la fiancer au plus vite, pouvant espérer la calmer un peu, pouvant espérer la faire plus ou moins revenir dans le droit chemin. « Le fait est que.. j’ai le choix. Il prend sans doute les devants pour être certain que je sois la mariée la plus heureuse d’Angleterre mais il ne m’obligera à rien. Ce sera celui que je désire, pas une obligation. » La mariée la plus heureuse d’Angleterre, Circée lui adressa un doux sourire à ces mots. Avoir le choix n’était pas un luxe que Circée aurait – Rackharrow, le nom était pur mais pas des familles les plus en vogues, et la noirceur des siens n’appelait que les familles aussi noires que la sienne. Elle n’aurait pas le choix, si son père parvenait à trouver « preneur », il pourrait s’en estimer heureux.

« Honnêtement Circée.. tu sais que c’est peine perdue. Qui voudrait d’une femme instable et potentiellement dangereuse ? » Peine perdue ? Elle était moins instable qu’elle. Circée savait que si futur mari elle avait un jour, il faudrait quelqu’un de solide, et d’au moins aussi fou qu’elle. Mais dans le monde sang pur actuel, ce n’était pas si impossible à trouver. Circée était dangereuse quand elle perdait l’esprit, capable de blesser physiquement les gens, dès les agresser, et même capable de se faire du mal à elle-même. A côté d’elle, Sissi était presque un ange. Mais elle n’était pas certaine que son amie puisse réellement en juger car Circée évitait d’être contrariée devant les personnes qu’elle aimait, et peu de monde l’avait réellement vu dans ses instants de folie. Et c’était sans doute mieux ainsi. Il y a trois types de Circée, celle qui sombrait dans la folie, celle que Sissi et la majorité des gens connaissait soit une jeune femme sûre d’elle franche et sarcastique, et il y avait la troisième – plus fourbe, instable à deux doigts de sombrer la folie et succombant à ses démons. La troisième prenait de plus en plus le pas sur la seconde, rendant la folie pure encore plus présente. « Je connais plus instable que toi. » Dit-elle avec un petit sourire essayant d’être rassurant.  Un vrai danger pour les autres, mais aussi par elle-même. Circée se demandait même encore parfois comment ne s’était-elle pas plus fait mal que cela.


Son frère choisi alors cet instant pour retourner dans la pièce. Les bras chargé d’une tasse de thé pour Circée. Elle appréciait tellement le thé, cela ne faisait nul doute qu’elle était bel et bien anglaise. Elle lui adressa alors un regard tandis que Sissi parlait de mariage. Il faisait la sourde oreille, Circée pouvait s’en rendre compte, il avait la même mine sur le visage que lorsque leur père lui parlait et qu’il faisait semblant de ne pas y prêter attention. Puis, il déposa la tasse devant elle, elle le gratifia d’un grand sourire. Et lorsqu’il caressa sa joue, cela avait comme à chaque fois un geste apaisant pour elle, un geste qui lui redonnait confiance en elle. Elle en écoutait toujours ce que lui disait son amie, qui dit alors :  « Je devrais peut-être aller en Norvège. » Elle espérait bien que non. Elle n’avait aucunement envie de voir son amie partir, elle n’avait déjà pas beaucoup d’amis alors si la seule qu’elle avait réellement décidait de prendre la poudre d’escampette et de partir. Elle tenait beaucoup à Sissi, beaucoup, un peu comme si elle était un membre de sa famille, alors si celle-ci venait à partir, Circée serait sans nul doute triste. « Mouais, ce serait débile. » Circée jeta alors un regard intrigué à son frère. Qu’entendait-il par-là ? Elle avait hâte de savoir. Etait-ce une énième pique ou bien quelque chose de réellement pensé ? « Ça voudrait dire que tu fermerais la boutique alors qu'elle marche plutôt bien. Après le travail que ça t'a donné de l'ouvrir il faudrait que tu repartes à zéro.  » Elle était d’accord avec son frère, terriblement d’accord avec lui. Elle avait gagné son indépendance dans ce pays ce n’était pas la peine de s’embêter à aller ailleurs, c’était stupide. Ou débile, comme le dirait Kenan.

Circée avait un commerce mais pas de mur, elle faisait du recel, pas besoin d’avoir des murs pour cela. Son amie avait tout construit, partir maintenant serait une mauvaise idée. « J’aurais pas dit mieux que mon frère, c’est débile. » Dit alors la jeune femme en attrapant sa tasse de thé encore brulante. « Tu ne peux pas t’échiner à faire fonctionner un commerce et partir. » Elle comprenait que l’on veuille travailler, ce n’était pas le cas de bon nombre de sang pur, les sorciers étaient encore « vieux jeu » et ce n’était même pas certain qu’une fois mariée, son époux la laisse continuer à faire ce qu’elle voudrait. Une raison de plus pour ne pas se marier.« Si tu ne trouves pas d’époux ce n’est pas non plus la fin du monde.» ironisa alors Circée, mais dans son ton on pouvait sentir qu’elle y ajoutait de l’ironie pour que cela paraisse conventionnel à leur yeux. Aux siens, ne pas être mariée pourrait être une alternative totalement acceptable, même la plus acceptable de toute. Elle touilla alors son thé, avant de porter la tasse à ses lèvres. Il était brulant mais elle aimait la sensation de chaud, quitte à se brûler, elle s’en fichait. « Tu n’es pas seule tu auras Daksha, et tu viendras rendre visite à ta veille amie et ses trois chats ! » Ajoute-t-elle cette fois en riant.


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Dim 6 Mar - 19:50

Let it burn.
“Friendship ... is born at the moment when one man says to another "What! You too? I thought that no one but myself..”

L
a boutique était la seule raison que Kenan jugeait juste, la seule motivation qui impliquerait de rester, de ne pas s’évader vers la Norvège pour se faire oublier d’une société sorcière en pleine décadence. Ils ignoraient ce qu’il se passait dans l’arrière-boutique, ou du moins n’avaient-ils pas eu confirmation des rumeurs, pas suffisamment pour réaliser qu’aucun mur n’était réellement nécessaire à ses activités. Vendre la mort ou la bienveillance ne dépendait pas d’une boutique. Son air de fille parfaite au commerce propret n’était qu’une façade et elle n’était pas la fourchelangue qui démentirait la croyance selon laquelle ce don n’attirait qu’une magie noire. Ses pratiques restaient connues de ses seuls clients et la profondeur de ses talents n’était pas à crier sur tous les toits. Elle était persuadée que le fils Rackharrow ne la percevait que comme une gamine un peu fragile et bien trop froide. Comme la plupart des gens. « J’ai de la famille en Norvège. Et mes parents ont encore un domaine. » Une immense demeure endormie, sécurité en cas de perte brutale de tout patrimoine valable sur les terres anglaises. Elle ne repartirait pas de zéro, et là-bas, Grimstone signifiait bien plus qu’ici. « Si tu ne trouves pas d’époux ce n’est pas non plus la fin du monde » Leur première divergence d’opinion. Sissi n’offrait pas le visage d’une jeune femme brûlant d'impatience de fonder quoique ce soit auprès d’un homme, elle faisait figure d’iceberg flottant sur l’océan de la vie sans autre but que sa carrière. C’était peut-être la raison pour laquelle on n’avait jamais proposé d’acheter sa main, raison pour laquelle elle n’était pas couverte d’amants ou de promesses. Elle n'était tout simplement jamais tombée amoureuse, jamais vraiment, elle le savait parce que l’allemand l’avait trahie, elle s’était sentie blessée plus dans l’orgueil que dans le coeur. Elle avait cru l’aimer et là était toute la différence. « Tu n’es pas seule tu auras Daksha, et tu viendras rendre visite à ta veille amie et ses trois chats ! » La perspective de vieillir avec pour seule compagnie des serpents lui faisait froid dans le dos. Son épouvantard n’était autre qu’un reflet d’elle-même ayant sombré dans la folie et la solitude, alors oui elle en frissonnait d’horreur, et cela l’a sans doute poussée à être plus honnête que prévu.

« Ai-je l’air si détachée ? » La question est tombée sur ce ton de miel presque triste, dans des nuances d’intonations qui firent lever la tête au cobra royal dont le rejet des faiblesses était sans doute la plus grande menace de cette pièce. Elle a croisé le regard de Kenan avant de le poser sur Circée. La glaciale carapace était fissurée, comme cela arrivait parfois mais elle évitait d'être entourée, dans de telles circonstances. Elle se sentait à vif et tellement seule dans sa tourmente émotionnelle. « Est-ce que l’idée que je puisse seulement vouloir une famille paraît si insensée ? » Ils refusaient le mariage dans une symbiose parfaite là où elle ne trouvait simplement pas un homme en qui elle aurait assez confiance pour lier son destin. Elle avait peur d’être à nouveau laissée de côté dans des décisions qui pourraient lui coûter la vie, par simple ignorance, parce qu'elle n’aurait pas été mise dans une confidence. Et qui saurait cohabiter avec sa noirceur latente ? Avec ses serpents et son besoin compulsif d’engranger de dangereuses connaissances ? Son amour des vieux livres traitant de magies que peu pratiquaient encore pourrait être désapprouvé, interdit par un mari intolérant. « De toute manière je n’ai pas le droit d’épouser quelqu'un qui doit engagé d’une quelconque manière dans cette guerre, ça élimine beaucoup d’héritiers et ceux qui restent se fichent de mon nom. » Elle n’aurait pas affirmé ouvertement rejeter les Mangemorts mais tout le monde savait à quel point les Grimstone s’accrochaient à leur neutralité. Elle n’était pas assez dingue pour épouser un rebelle. Et les désirs d’alliances toujours plus prestigieuses dormaient à chaque porte au sang-pur. Lui resterait-il une part agréable d'un savoureux gâteau à partager ? « En Norvège il y a de beaux blonds aux yeux clairs, au moins. » Elle a retrouvé son air mutin, le ton d'une confidence envers Circée. Elle savait que le physique importait pour pour Sissi qui avait du mal à évaluer la beauté, son propre charme lui était invisible, d’ailleurs. Ne pas avoir l'air trop esseulée, surtout.  

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Fourchelangue : italique.
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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 12 Mar - 19:14

LET IT BURN  
- erzsébet & circée & kenan -

have you ever felt like the world was falling apart ?
Oh maybe you should just let it burn  




Il reconnaissait bien là sa sœur. Un petit sourire, vainqueur d'un match invisible, sans doute même inexistant, vint orner ses lèvres fines, remontant ses pommettes discrètement, lui donnant cet air enfantin que beaucoup ont déjà perdu à cet âge. Circée lui donnait raison, comme souvent ils avaient l'habitude de le faire, se soutenant l'un l'autre dans un réflexe qui leur était aussi naturel que de respirer. Terriblement fusionnels, les jumeaux prenaient leur propre parti depuis toujours. Poudlard avait sans doute signé plus encore ce pacte silencieux, par lequel il avait inconsciemment juré de se soutenir quoiqu'il arrive. Les désaccords étaient rares. Plus rares encore les conflits. Et pour cause, les sujets houleux n'étaient que trop peu abordés et ils se tenaient, coudes serrés, à ce qui les unissait plutôt que les séparait. Leur force était leur unicité.

Mais à l'encontre de ce mur qu'ils constituaient par moment, les quelques connaissances qui partageaient leur vie – et dont Sissi était presque l'une des seules – pouvaient parfois se sentir mal à l'aise. Loin d'en être conscient, cependant, Kenan avait souvent du mal à se rendre compte de ce genre de détails subtiles. Autant dire qu'il n'était de toute manière pas habitué à faire l'effort de se mettre à la place des autres. Tout un concept qui lui échappait totalement.

« Si tu ne trouves pas d’époux ce n’est pas non plus la fin du monde. »

Oh, il n'y avait pas de risque, selon Kenan. Le jeune homme était persuadé qu'elle trouverait un époux bien assez rapidement … trop rapidement à son goût, d'ailleurs. Et si elle n'était pas mariée, pour l'instant, il était bien loin de se douter des raisons qui en découlaient. Pour lui, cela paraissait logique de penser qu'elle était exigeante, qu'elle ne souhaitait pas épouser n'importe quel parti, qu'elle attendrait d'avoir celui qui la satisferait sous tous les angles. Il ne pouvait qu'approuver, quelque part. Car après tout, Erzsébet n'avait pas que le nom. Elle avait l'intelligence et la beauté, elle avait ce côté mystérieux et tout ce qu'elle refusait de montrer. Les quelques bribes que Kenan a pu apercevoir durant toutes ces années d'amitié entre les deux demoiselles. Ces murmures qui ne lui étaient parvenus aux oreilles qu'à demi-mots et qui, aujourd'hui, lui laissaient supposer qu'Erzsébet était plus qu'un simple bloc de glace. Mais ces récentes pensées ne s'étaient de loin pas trouvé confirmées et il lui restait énormément de chemin à parcourir s'il voulait comprendre. Enveloppée dans un voile secret, Sissi continuerait sans doute d'être l'amie distante de sa jumelle, l'amie inaccessible, l'amie qui ne penserait certainement jamais à poser ses yeux sur lui. Lui, qui faisait désormais partie du décor, qui n'existait que tout autant que ses piques acides alimentaient leurs échanges. A moins qu'il fasse lui-même en sorte qu'elle le voie autrement.

« Soyons raisonnables, il n'y a aucune raison que Grimstone ne trouve pas d'époux. » Son ton semblait absent, comme en retrait, dérangé par l'idée même de la voir mariée. Et il fit bien attention à ne pas poser son regard sur elle.

Toutefois la réplique de Sissi, sous ces intonations tristes, presque perdues, alertèrent un instant le sorcier qui aussitôt releva la tête. Une réaction inconsciente qu'il n'avait même pas interprétée. Leurs yeux se croisèrent, il tressaillit. Insensée, l'idée d'avoir une famille ? Et son sourire se fit doux, à peine visible tandis qu'il détourna la tête pour reposer son regard dans le vide. Il ne répondit rien, mais sa réaction parlait pour lui.

« De toute manière je n’ai pas le droit d’épouser quelqu'un qui doit être engagé d’une quelconque manière dans cette guerre, ça élimine beaucoup d’héritiers et ceux qui restent se fichent de mon nom. » Elle n'avait pas tort. Surtout par les temps qui couraient. Kenan ne releva pas, se sachant lui-même dans une position délicate à ce niveau. Il avait rejoint les mangemorts il y avait peu, où il y avait retrouvé sa cousine, Sìleas, où il savait que son père avait été avant lui, où son oncle et sa tante se trouvaient également. Ces rangs, cette guerre, sa famille toute entière y était mêlée. « En Norvège il y a de beaux blonds aux yeux clairs, au moins. »

« Pas sûr que ce soit un gage de qualité », siffla Kenan entre ses dents. Oh, les voilà repartis, avec leurs répliques enfantines et leurs airs mutins. L'appel au jeu était bien trop tentant, Kenan ne rétorquant rien ne serait sans doute plus lui-même. « Je peux affirmer de source sûre que cela n'influe en rien les performances ou les comportements... tout du moins en ce qui concerne la gente féminine. » Son ton était hilare. Puis, plus sérieusement, il reprit : « Mesdemoiselles, loin de moi l'envie de vous fausser compagnie mais je rentre tout juste du travail et autant vous dire que je suis … crevé. »

Et il ne mentait pas, il était réellement exténué et il s'apprêtait à aller se coucher quand Sissi avait frappé à la porte, tout à l'heure. Aussi se leva-t-il, tout en leur adressant un petit signe de main, avant de se lever.

« Et ne me cassez pas de sucre sur le dos... », fit-il en riant. Il s’éclipsa à l'étage, laissant les deux jeunes femmes en tête à tête.    

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Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Lun 14 Mar - 21:48

let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow & Kenan Rackharrow
Jamais Circée ne s’était imaginée mariée, même durant ses jeunes années, c’était un concept qui lui paraissait absurde. Sans doute parce qu’elle n’avait pas eu des parents mariés et heureux comme exemple, sa mère était morte en couche, alors, elle n’avait même pas l’exemple d’une mère. « Est-ce que l’idée que je puisse seulement vouloir une famille paraît si insensée ? » Ce n’était pas insensé, pour Circée s’était impossible de s’imaginer avec une famille. Elle n’avait jamais songé à avoir des enfants, elle ne serait même pas comment les élever, après tout, elle n’avait jamais eu de mère, comment pourrait-elle savoir comment faire ? Elle ne s’imaginait pas marié, alors une famille, c’était totalement absurde. Mais étrangement, elle savait que son amie serait parfaite dans ce rôle, elle était née pour cela, avait été élevée pour cela. Circée aurait pu être élevée pour être une sang pur à mariée, la parfaite épouse, mais la Purge avait sans doute contrarié son éducation et l’avait érigé dans princesse des glaces trop attachés aux siens, et réfractaire au changement qui pouvait la rendre dingue.  « En Norvège il y a de beaux blonds aux yeux clairs, au moins. »  Circée esquissa une moue boudeuse, les blonds, les yeux clairs ce n’était pas vraiment son genre, comme si grandir entouré de sorcier et d’homme ténébreux avait conditionné ses goûts. Elle n’était pas sortie avec beaucoup d’homme, mais généralement ils entraient tous dans le même stéréotype, ténébreux. Elle laissa échapper un : « Quelle drôle d’idée. » Les blonds étaient des beaux hommes, mais pas au goût de la sorcière, qui continua d’afficher une moue étrange, ne comprenant pas son amie sur ce point.

 « Soyons raisonnables, il n'y a aucune raison que Grimstone ne trouve pas d'époux.  » Son frère n’avait pas tort sur ce point, Circée ne connaissait pas beaucoup de vieille fille sang pur, sauf peut-être leur tante Saoirse, elle était un cas à part. Il y avait toujours un sang pur célibataire dans le coin, Circée le savait bien, et peut être même qu’elle aussi finirait par devoir y passer, parfois elle enviait sa tante qui n’était pas mariée depuis le temps. « Je peux affirmer de source sûre que cela n'influe en rien les performances ou les comportements... tout du moins en ce qui concerne la gente féminine.  » Dit alors son frère, tandis que Circée levait un sourcil dans sa direction. Si elle ne le connaissait pas par cœur, elle aurait dit qu’il s’agissait d’une remarque déplacée, ou d’une allusion sarcastique, mais elle fut presque certaine de lire entre ses lignes qu’il ressentait une pointe de jalousie. Elle n’en était pas sûre, et tenterait d’eclaircir ce point une autre fois. « Mesdemoiselles, loin de moi l'envie de vous fausser compagnie mais je rentre tout juste du travail et autant vous dire que je suis … crevé.  » Elle lui adressa alors un sourire, il travaillait dur. Pour rien au monde elle n’aimerait faire ce qu’il faisait et retournerait volontiers derrière son guichet à Gringotts plutôt que d’être serveuse, et puis… elle devrait travailler avec Lothar Lupin, pas certaine qu’elle puisse y parvenir. Mais ça c’était une toute autre histoire qu’elle n’avait pas encore envie de raconter, pire dont elle n’arrivait même pas à statuer elle-même.  Elle esquissa une fausse mine triste en voyant son frère se lever jusqu’à ce qu’il leur fasse un petite signe de la main, ajoutant en riant :  « Et ne me cassez pas de sucre sur le dos... »  C’était son frère, elle n’aimait pas l’idée de lui casser du sucre sur le dos, jamais. « Comme si c’était notre genre. » Dit-elle moqueuse, et ironique. Cela ne lui ressemblait pas, dire du mal de son frère était surréaliste, elle lui devait tellement qu’elle verrait cela comme un sacrilège.

Il monta alors à l’étage, laissant les deux meilleures amies, et le serpent seuls. Elles se retrouvaient dans le salon de la famille Rackharrow. Circée tenait sa tasse de thé dans ses mains, profitant de la chaleur de celle-ci qui irradiait ses mains, ses bras, et réchauffait la jeune femme de nature frileuse. « S’il continue de t’embêter tu me le dit, j’irais lui botter les fesses ! » Répondit alors la jeune femme en riant. Elle regarda son amie, « Tu as quelques chose de prévu ce soir ? » demanda la jeune femme à son amie. Circée prévoyait parfois des trucs, souvent seule, comme si elle préférait laisser la noirceur de son âme se perdre en solitaire dans la maison de jeux. « Parce que j’ai une boite de fondant au chaudron planqué dans ma chambre et deux trois autres trucs. » C’était une proposition de soirée entre filles, la jeune femme avait l’impression que cela faisait des années qu’elles n’avaient pas fait cela. Sissi était la meilleure amie de la jeune femme, depuis tant d’année, et la seule amie qui restait. « Et comme ça, Kenan n’écoutera pas aux portes ! » dit-elle d’une voix forte, certaine que son frère écoutait, le curieux.


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Je suis : WW. , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 30/12/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 736 hiboux. J’incarne : Katherine McNamara , et l’avatar que je porte a été créé par : Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Nerissa Carrow Je parle en : #477C64 ainsi qu'en italique pour le fourchelang. Daksha s'exprime en #A8A8A8.



Je suis âgé de : 22 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Joaillère et chercheuse au département R&D pour le compte des Mangemorts. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres, sans être mangemort mais je collabore avec eux pour préserver mes intérêts personnels. Côté cœur, : je suis mariée à Kenan Rackharrow. Champ Libre :


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Mar 15 Mar - 10:20

Let it burn.
“Friendship ... is born at the moment when one man says to another "What! You too? I thought that no one but myself..”

L
a moue boudeuse indiqua à Sissi que Circée n’était clairement pas de son avis. A dire vrai, la rousse n’avait pas de goût défini, elle était indifférente au charme des hommes la plupart du temps et ne percevait la beauté qu’une fois les défenses à terre, qu’une fois l’attachement irrémédiable, comme ça avait été le cas pour Jonah. Elle en avait apprécié les traits qu’après en avoir apprécié le toucher, dans tous ses paradoxes, insensible, peut-être se l’interdisant aussi, inconsciemment.  « Soyons raisonnables, il n'y a aucune raison que Grimstone ne trouve pas d'époux.  » Froncement de sourcils. Elle a relevé le nez vers Kenan, interdite. Elle n’a pas pu identifier le ton, c’était comme si parler de mariage le contrariait, comme si il soulignait que de toute manière un sang-pur finirait par avoir besoin d’elle, inévitablement. Ironie du sort pour celle qui devait avoir le choix, pour celle qui avait la chance d’avoir un père assez conciliant pour ne pas signer à la légère. Elle espérait qu’il tienne sa parole, que si le prétendant lui semblait abjecte, il ne la forcerait pas. Soupir las. Elle ne se voyait pas jouer la comédie le reste de son existence. « Pas sûr que ce soit un gage de qualité » Cette fois elle aurait juré avoir piqué au vif. Cette fois elle a senti l’agacement du Rackharrow. Etait-il si contrarié qu’elle préfère les blonds aux yeux clairs ? Elle avait réussi à le piquer là où ça faisait mal, apparemment. Tombé dans le panneau avec une déconcertante facilité. « Je peux affirmer de source sûre que cela n'influe en rien les performances ou les comportements... tout du moins en ce qui concerne la gente féminine. » « Je ne crois que ce que je vois. » a-t-elle répliqué, le timbre de miel se faisant mordant. Du tac au tac. Il était séduisant d’après ce qu’elle avait entendu, il plaisait, il en jouait et c’était aussi en partie une des raisons qui avait fait grandir leurs oppositions. Sissi avait toujours été qualifiée de coincée, voire de frigide par Kenan qui ne se privait pas de railler la Serdaigle du temps de Poudlard. Railleries qu’elle rendait bien, l’affublant de tous les noms d’oiseaux possibles. Ils en viendraient presque à se jeter les chaises au visage si leur attachement pour Circée ne les retenait pas. Ca et un minimum d’éducation sans doute. « Et je vois surtout que tu ne sais pas garder une femme. » Sourire narquois d’une ultime provocation, dont il lui tiendrait sans doute assez rigueur pour que leurs échanges redeviennent ce qu’ils avaient toujours été, et pas cette chose gênante dés l’instant où ils se sont retrouvés en tête à tête.

« Mesdemoiselles, loin de moi l'envie de vous fausser compagnie mais je rentre tout juste du travail et autant vous dire que je suis … crevé. » Elle se détend enfin. Elle s’arrache à cette tension. C’est fini. Il va les laisser en paix, leur permettre d’avoir une discussion normale sans qu’elle ne soit forcée de tout contrôler. « Et ne me cassez pas de sucre sur le dos... » Sourire en coin quand Circée rétorque que ça n’était pas leur genre. Sissi n’a pas commenté. Ca n’était effectivement pas le style de la brune, mais la rouquine en revanche avait souvent râlé après le frère jumeau insupportable, depuis toujours, quotidiennement, dés qu’elle le croisait et qu’il tapait dans le mile. Un vieux couple d’emmerdeurs. « S’il continue de t’embêter tu me le dit, j’irais lui botter les fesses ! » Elle était gentille. Gentille et rieuse. La bonne Circée, celle de leur première année avant que tout ne leur échappe, avant que le tout premier ami de Sissi ne meure, avant que la petite Rackharrow ne soit prise injustement pour cible. Avant que le monde ne leur glisse entre les doigts. « C’est aussi un peu ma famille, même si je le montre pas. Et lui répète pas, il serait trop fier, j’en entendrais parler pendant dix ans. » A coup sûr, jusqu’à ce qu’il soit marié et n’ai plus de temps pour ça. Si elle considérait Circée comme sa soeur, c’était bien plus ambiguë pour Kenan envers lequel ses sentiments avaient toujours été baignés d’amertume mais elle devait bien avouer que si sa meilleure amie venait à le perdre, celle-ci ne s’en remettrait jamais et par extension elle non plus.

« Tu as quelques chose de prévu ce soir ? » Un non d’un signe de tête, un sourire à l’évocation des fondants au chaudron. Depuis combien d’années n’avaient-elles pas fait cela ? Quand elles étaient plus jeunes, les choses étaient différentes, elles n’étaient que deux gamines qu’on laissait jouer ensemble, deux adolescentes qu’on laissait se remettre des traumatismes.. puis les conventions avaient pris le dessus et Sissi avait fini par juger judicieux de ne pas déranger, de ne pas rester tard, d’éviter d’importuner Irvin. Son père lui avait dit de se méfier des Rackharrow à tant de reprises.. « Kenan encore, j’ai l’habitude.. mais je ne veux pas déranger ton père. Sauf si tu as des choses hautement croustillantes à raconter, alors là je veux bien surmonter l’air bougon d’Irvin. » Sourire taquin. Elle est plus naturelle, plus encline à la légèreté. Irvin n’était pas le genre d’homme qu’elle dépréciait, bien au contraire - son admiration à son égard était réelle et si elle craignait toujours un peu d’être trop dans ses pattes, ça n’était que par politesse, pas par terreur ou rejet. « Dis-moi au moins que le prince charmant ne t’est pas tombé dessus en mon absence ! Je serais grandement offusquée que tu me délaisses pour les beaux yeux d’un homme ténébreux. » Rien de sérieux là-dedans. Sissi préfèrerait même que les absences de Circée soient du fait d’un homme plutôt que de contrariétés gravissimes, que de peines intenses. « Hé, fais pas cette tête, je sais très bien que tu préfères le charme sombre. Style Rackharrow, mh ? » Sa moue à l’évocation d’un blondinet à la Malfoy l’avait trahie. Et si Sissi était réputée pour ne pas toujours saisir certaines subtilités sociales, elle estimait qu’il était temps de discuter d’autre chose que du type de chocolats qu’elles aimaient. Lui montrer aussi qu’elle n’était pas si handicapée sociale que cela.   

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Je suis : Bella , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 13/05/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 637 hiboux. J’incarne : Daisy Ridley , et l’avatar que je porte a été créé par : Lexxie (Gallifreys) d'amour, la toute belle ! J'te kiffe . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Bellamy Malfoy Je parle en : #663366, et Pan l'éternel par en #669933



Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Mer 16 Mar - 23:09

let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow
Elle avait l’impression parfois qu’elle était redevenue une jeune femme normale, drôle, douce, insolente, normale quoi. C’était les personnes qui lui étaient le plus proche qui le lui faisait ressentir, avec eux, elle se sentait bien. Sissi avait ce don – de faire ressentir à Circée l’impression d’être normale, d’être une jeune adulte adorable, pleine de vie, et vivant sa vie normalement. Elles avaient toutes les deux traversées des épreuves – elles avaient grandi, traversé cela à leur manière, tout en s’entre aidant.  C’était peut-être lorsqu’elles étaient à Poudlard qu’elles avaient passé la soirée ensemble autours d’une bonne vieille boite de bonbon entre filles, toutes les deux.  Mais d’un côté, Circée avait besoin de passer du temps avec son amie, avec sa meilleure amie. Elle avait beau donné l’impression d’être normale ce soir, parfaitement bien dans ses baskets, ces derniers temps son comportement laissé à désirer selon son père, ses actions étaient selon lui irréfléchie, incohérente. Il avait franchi un point de non-retour lors de leur dernière discussion, il avait poussé Circée dans ses derniers retranchements, la faisant perdre pied. Mais au-delà de ses peines, elle semblait aller bien, plutôt très bien en fait. Ce soir, elle essayait d’oublier ses tourments, il le fallait, et Sissi était un des remèdes, bien plus recommandable que sa première idée qui avait été d’aller jouer quelques galions à la maison de jeu, un verre à la main. Elle refusait de laisser le démon en elle prendre le dessus.

Quand elle lui dit qu’elle n’avait rien de prévu, Circée fut ravie, de toute façon, elle ne lui laisserait pas le choix. « Kenan encore, j’ai l’habitude.. mais je ne veux pas déranger ton père. Sauf si tu as des choses hautement croustillantes à raconter, alors là je veux bien surmonter l’air bougon d’Irvin. »  Son père ne dirait rien – elle ne voulait pas le voir, donc au moins elles ne le croiseraient pas. Circée haussa alors les épaules, elle n’avait pas d’informations croustillantes, sa vie était plutôt… banale. Si on omettait le fait qu’elle avait failli servir de repas à un loup garou qu’elle avait pris pour un ami, et qui lui avait certifié et prouvé avoir été piégé tout comme elle. Mais elle n’était pas certaine de vouloir en parler, ou si elle le faisait, elle devrait taire son nom. « Croustillante ? » Elle esquissa une moue boudeuse, « Ca reste à déterminer ! » dit-elle avec humour.  « Mais ne t’occupe pas de mon père, si l’on va dans ma chambre, je doute qu’il vienne nous déranger. » Quand elle évoqua son père, elle ne put s’empêcher d’être plutôt sèche, et assez froide. Elle était en froid avec lui, c’était un sujet dont elle ne voulait pas parler, car rien n’était clair dans sa tête, elle avait encore besoin de faire le point pour se prononcer sur quoi que ce soit à son égard, pour l’instant… pour l’instant elle était énervée vis-à-vis de lui.

Elle avait besoin de passer du temps avec son amie. Elle n’était pas adepte des confidences et autres trucs de fille en tout genre, mais elle n’était jamais contre discuté et refaire le monde avec quelqu’un.  « Dis-moi au moins que le prince charmant ne t’est pas tombé dessus en mon absence ! Je serais grandement offusquée que tu me délaisses pour les beaux yeux d’un homme ténébreux. » Elle la connaissait plutôt bien… elle connaissait son genre d’homme. Brun, plutôt ténébreux, de préférence grand, et avec un certain charme. Voilà le genre d’homme qu’elle aimait, pas qu’elle soit attirée par quelqu’un en particulier. Du moins, elle n’en avait pas conscience. Elle haussa tout de même un sourcil, intriguée par la remarque de son amie :  « Hé, fais pas cette tête, je sais très bien que tu préfères le charme sombre. Style Rackharrow, mh ? » C’était vrai que quand elle y pensait, elle aimait les hommes ayant des profils similaires aux hommes de sa famille. Elle n’y pouvait rien, et se contenta alors de dire : « J’ai été bercée par des hommes fabuleux, normal que je veuille trouver quelqu’un de la même trempe ! » dit-elle attrapant sa tasse entre ses mains et en se levant alors. Elle regarda l’heure sur l’horloge qui trônait sur le buffet du salon, vu l’heure, il n’était pas impossible que son père décide de pointer le bout de son nez. Elle n’avait pas particulièrement envie de le voir ce soir. « On monte ? » dit-elle alors en souriant.

Ce n’était pas réellement une question, mais elle avait surtout envie de monter et de disparaitre avant de croiser son père, Kenan lui avait décidé d’aller dormir, c’était encore la meilleure solution, celle qu’elle aurait sans doute choisie si Sissi n’était pas venue la trouver. La rousse et le serpent sur ses talons, la jeune femme monta alors à l’étage. Sa chambre se trouvait sur le palier unique conduisant à la chambre de son père, de son frère, la salle de bain et finalement sa chambre. Elle jeta un œil à la porte close de son frère, et poussa la porte de sa chambre, invitant son amie et son compagnon rampant à y entrer. Elle lui laissa le soin de fermer la porte derrière eux, tandis qu’elle fut plutôt satisfaite de voir sa chambre, rangée, ou presque. Elle était plutôt ordonnée, et laissait trainer sur son lit quelques ouvrages de magie dont elle se servait pour enchanter quelques objets pour ses clients. Non loin de là trainait aussi quelques lettres, plutôt banales sur le secrétaire. Ouvrant le tiroir de sa commode, la jeune femme sorti un paquet de fondant au chaudron, une boite de dragée surprise, et quatre chocogrenouilles dont les cartes étaient encore à découvrir. « Et voilà ! » dit-elle en déposant tout cela sur le lit, s’essayant sur le bord, avant de retirer ses talons qui lui faisaient atrocement mal aux pieds. Elle détestait en porté, mais c’était quand même plus élégant qu’une bonne vieille paire de baskets. « Et non, j’ai pas rencontré de prince charmant, et honnêtement je doute rencontrer quelqu’un assez cinglé pour voir en moi quelque chose d’appréciable ! » dit-elle en riant, elle riait mais elle avait l’impression d’énoncer une terrible vérité en même temps. Elle avait peut être quelqu’un qui l’appréciait depuis le premier jour de leur rencontre, mais il n’entrait pas dans les standards tolérable pour sa famille, et après l’avoir gentiment remis à sa place, elle doutait qu’après tant de temps il puisse encore voir en elle quelque chose d’appréciable.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Jeu 17 Mar - 16:09

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C
ircée était en colère contre son père. Ca se voyait comme le nez au milieu de la figure. Et Erzsébet ne voulait pas savoir pourquoi. Les histoires entre Irvin et ses enfants ne la regardait pas, d’autant plus qu’elle trouvait l’homme particulièrement fascinant et avait ainsi du mal à intégrer ce qu’ils pouvaient bien leur reprocher. Cela dit, le cas pouvait s’inverser, les jumeaux pouvaient se demander pour quelle raison l’ambiance calme de la demeure Grimstone la dérangeait. Ainsi sont-elles montées dans la chambre de la jeune femme. « J’ai été bercée par des hommes fabuleux, normal que je veuille trouver quelqu’un de la même trempe ! » lui avait-elle fait remarquer. Elle ne savait pas si le physique jouait tant dans cette histoire, si finalement ça n’était pas l’aura étrange qu’elle recherchait plus que les cheveux bruns ou le regard de braise. Sissi avait d’ailleurs noté que Kenan avait les yeux clairs - chose qu’elle réalisait à peine, à dire vrai. Comme quoi on pouvait vivre des années auprès de certaines personnes et ne vraiment les voir qu’à retardement. « Daksha, tu ne devrais pas rester. » « Tu crois vraiment que je vais partir maintenant ? Trop intéressssant. » L’animal a refusé de laisser sa place, quand bien même il ait interdiction de se promener allègrement au sein de cette maison, ordre du propriétaire. Ne tenant pas réellement à se disputer, elle n’a pas insisté et s’est contentée d’entrer dans la pièce, refermant la porte derrière elle. L’endroit était bien plus personnalisé que la chambre de Sissi, les tons plus chauds, les lieux respirant une vie existante là où Erzsébet avait l’ordre de ceux qui sont morts il y a longtemps et dont on n’a jamais bougé les effets personnels. Les livres de magie ont attiré l’oeil de la rouquine qui n’a pourtant pas cherché à lire les titres, par respect pour son amie. « Et voilà ! » Elle a légèrement penché la tête. Les talons ne semblaient pas très confortables. « Tu devrais tenter un sortilège pour assouplir la semelle. » Le tout étant de bien doser les effets sinon la chaussure pourrait détremper à loisir et indéfiniment. Sissi avait tenté, mais elle n’en avait jamais vraiment eu besoin, habituée depuis longtemps à marcher avec ce que beaucoup qualifiaient « d’instruments de torture ». C’était mieux pour les soirées. Et ça la grandissait un peu, son petit mètre soixante-quatre ne faisant pas d’elle une mannequin.

« Et non, j’ai pas rencontré de prince charmant, et honnêtement je doute rencontrer quelqu’un assez cinglé pour voir en moi quelque chose d’appréciable ! » Froncement de sourcils. Le rire était faux. Il en était presque teinté de jaune, d’une amertume envers ce qu’elle était, et Sissi comprenait peut-être mieux que personne la souffrance qui pouvait résulter d’un manque d’acceptation de soi. Elle-même était encore persuadée de ne pouvoir satisfaire aucun des fils de la bonne société bien pure, quoique son problème résidait presque dans son nom. Il était plus facile de marier une fille aînée que la dernière, trop jeune pour la plupart des enfants accessibles, trop insignifiante pour les riches et reconnus. « Circée, tu es une Rackharrow. » Le ton s’est fait doux alors qu’elle s’asseyait près d’elle, sur le lit. « Je sais que pour vous, ça n’est plus tout à fait comme avant mais tu sais que les névroses sont monnaie courante depuis.. » La Purge. Elle n’a pas prononcé le mot. Le souvenir était encore cuisant pour la brune, encore au goût de souffre pour la rousse.

« Un peu de baume au coeur. Ca se trouve tu seras la femme la plus heureuse de ce triste pays et je serai terriblement jalousssse ! » Essayer de la faire sourire était une habitude, ça faisait partie de son quotidien, comme elle jugeait de son devoir de la consoler quand ça n’allait pas, de veiller sur elle quand la part moins lumineuse gagnait du terrain. La faire rêver aussi lorsque la peine était trop grande. Elle a récupérer un petit objet dans la fine poche de sa robe et l’a ramené à sa taille originelle d’un tour de sa baguette couleur d’ivoire pour tendre l’écrin noir à son amie. A l’intérieur, un pendentif représentant un corbeau en plein envol, finement gravé d’un R à la calligraphie complexe, l’oeil d’un bleu saphir. « Porte-le quand tu te sentiras mal et tu recevras toujours de l’aide. » Sourire complice. Sissi gardait souvent le secret sur les sortilèges qu’elle appliquait sur ses bijoux, surtout parce qu’ils lui demandaient tous des semaines ou des mois de travail, et le corbeau en question n’étant brodé que d’une magie acceptable et non pas sombre et décrié, il avait exigé plus d’effort que la moyenne. « Et le bleu te va divinement bien, n’est-ce pas ? »   

Sissi : #477C64
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Je suis âgé de : 22 ans maintenant, voilà le temps qu'elle fait honte aux siens par son comportement, mais elle tente de remonter la pente. , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : receleuse et créatrice d'objets magiques en tout genre - spécialisée dans l'art de la magie noire avant tout, elle ne porte pas le nom de Rackharrow pour rien. J’ai juré allégeance : à personne, cette guerre ne me touche pas, ne m'intéresse pas. Côté cœur, : il est brisé mon coeur. J'ai trahi l'homme que j'aime et j'ai perdu le père de mon enfant, mon premier amour. Il est à la dérive, en centaines de morceaux , irréparable et perdu à jamais. Champ Libre : Elle possède la Magie des Rackharrow, son éternel se nomme Pan et ressemble - s'il vous laisse le voir - à un énorme Main Coon avec de grands yeux luisants et une belle dentition à faire pâlir un dragon.

Elle est maman d'une petite bâtarde de sang pur, Nepthys Rackharrow, jamais l'enfant ne portera le nom de son père. Il lui porterait préjudice. Elle préfère qu'elle porte son nom et qu'il suive la voie des Rackharrow plutôt que celle des Lupin.


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MessageSujet: Re: Let it burn | Sissi, Circée, Kenan   Sam 19 Mar - 0:14

let it burn + Sissi Grimestone, Cici Rackharrow
Avec des talons, elle avait l’impression de ne pas être elle-même pourtant elle savait qu’en mettre était vital pour une femme. Sa silhouette et plus élancée – bien qu’elle ne soit pas si petite que cela. Circée mesurait un bon mètre soixante-douze, et était plus grande que Sissi par exemple, elle avait toujours été plutôt grande, mais elle n’était pas une grande perche ; elle plaignait les femmes de petites tailles, mais aussi les très grandes.  Mais les talons, c’était un supplice. « Tu devrais tenter un sortilège pour assouplir la semelle. » Dit alors son amie, sur ce point, elle n’avait pas tort. Mais Circée avait voulu tester cette nouvelle paire de chaussure tel quelle. Elle avait bousillé la dernière paire de talon dans une ruelle sur le chemin de traverse après un duel un peu mouvementé avec des sorciers, rien d’inquiétant. Enfin, presque.  « Je me la suis jouée téméraire en me disant que je supporterais la douleur ! » dit-elle avec humour. Circée avait une résistance incroyable à la douleur, peut-être était-ce dû au doloris reçu durant la purge qui avait renforcé la jeune femme, ou simplement une résistance physique.  Elle ne s’étala pas sur la question, bien plus à l’aise pied nu, elle avait l’impression de revivre.

Elle avait toujours eu l’impression depuis la Purge qu’un avenir semblait difficile, voire impossible. Le regard des autres élèves la traitant de folle l’avait marqué, et profondément. Les jeunes gens sont parfois violents avec leurs mots, et Circée en avait fait les frais, plus d’une fois. A Poudlard, elle était restée éternelle célibataire, consciente que les garçons de son âge la voyaient comme une folle furieuse cinglée et incapable de garder son sang-froid. Ce n’était qu’après sa scolarité qu’elle avait découvert les garçons, leurs belles paroles, et surtout leur perfidie. « Circée, tu es une Rackharrow. »  Son amie s’assit alors à côté d’elle, sachant adopter un ton qui apaisait inconsciemment la jeune femme.  « Je sais que pour vous, ça n’est plus tout à fait comme avant mais tu sais que les névroses sont monnaie courante depuis.. » La Purge – cela avait tout changé. Elle était plutôt gentille quand elle parlait de névrose, Circée savait que pour son cas, c’était bien pire que cela. Bien pire. Elle perdait parfois le contrôle, elle n’était pas certaine que son amie l’ai vu durant de violente crise, à Poudlard elle avait fait pas mal de crise, mais de petite ampleur comparé à celle qu’elle pouvait faire aujourd’hui. Mais son amie n’avait pas tort – il y aurait bien quelqu’un d’assez cinglé pour lui trouver des bons côtés. « Un peu de baume au coeur. Ca se trouve tu seras la femme la plus heureuse de ce triste pays et je serai terriblement jalousssse ! »  La brune laissa alors un sourire sincère se dessiner sur ses lèvres. C’était elle qui lui mettait du baume au cœur, elle savait trouver les mots qu’il fallait.

Si elle ne l’avait pas, Circée devrait sans doute l’inventer. Elle était toujours là quand il le fallait savait trouver les mots, les attitudes.  Elle regarda son ami sortir un écrin de la poche de sa robe et rendit à l’objet sa taille originelle en un tour de baguette. Son amie était spécialisée dans la création de bijoux magique en tout genre, elles avaient les mêmes « occupations » en quelque sort, même si Circée s’évertuait à ensorceler des objets, laissant le soin d’ensorceler des objets à son amie. Elle prit alors l’écrin, adressant un sourire sincère à son amie. Elle était attentionnée en plus d’être géniale. A l’intérieur, elle découvrit en ouvrant un pendentif représentant un corbeau assorti d’un R gravé, et d’un œil de saphir. C’était simplement magique, et magnifique. « Porte-le quand tu te sentiras mal et tu recevras toujours de l’aide. »   Etait-il ensorcelé ? Connaissant son amie, sans doute. Mais certainement pas avec de la magie noire. Et le bleu te va divinement bien, n’est-ce pas ? » Le bleu, évidemment. C’était la couleur favorite de la jeune femme, elle adorait le bleu. Peut-être parce qu’elle avait dû porter pendant sept longues années un cravate bleu et argent durant sa scolarité ? Elle aurait détestée être à gryffindor par exemple, elle trouvait que le rouge et l’or ne lui allaient pas au teint. « Oh il est tellement beau – tu es une véritable magicienne. » dit-elle avec un sourire sincère. La brune attrapa alors le pendentif entre ses doigts. Il était très beau, réellement. Circée ne portait pas beaucoup de bijou, mais elle en possédait quelque uns, offert par les membres de sa famille à ses anniversaires. La jeune femme portait simplement en petite chaine en argent à laquelle elle pourrait aisément accrocher le présent de son amie.

« Merci. » Dit-elle alors, merci pour ce cadeau, merci d’être là, merci d’être mon amie ; Circée n’avait jamais été très bavarde sur ce qu’elle pouvait ressentir. Elle n’était pas le genre de fille qui parlait de longue heure de ce qu’elle ressentait, elle avait toujours été du genre à cacher ses émotions, même à sa propre personne. « Je me sens minable de n’avoir qu’à t’offrir des chocogrenouilles, et des fondants au chaudron ! » dit-elle avec humour, elle savait manier l’humour arme fatale servant à détourner les conversations qui devenaient parfois sérieuse, ou trop personnelle. « Quoi que… » Dit-elle alors songeuse. Elle esquissa une fausse moue boudeuse. « J’ai peut-être bien une bouteille de whisky pur feu cachée quelque part. » Boire ce n’était pas une spécialité de la jeune femme. Elle avait bu sa première goutte d’alcool lors de sa dernière année à Poudlard lors d’une sorte de soirée clandestine organisé par un groupe d’élève de serpentard pour fêter la fin de l’année, c’était là qu’elle avait pris sa première cuite, elle avait été mémorable, et avait passé la nuit dans la salle de bain du dortoir, accoudée à la cuvette des toilettes, certaines qu’elle allait vomir tout ce qu’elle avait dans l’estomac. Mais elle avait bien grandi et avait une bien meilleure tolérance à l’alcool depuis. Elle se pencha alors sous son lit avec agilité. Elle ne pouvait pas cacher ce genre de chose de façon classique ; la jeune femme fit glisser une boite en carton, qu’elle ouvrit, et entre les parchemins estampillés Poudlard et Serdaigle se cachait une bouteille de whisky. « Promis, un jour j’t’offrirais mieux qu'une crise de foie et une gueule de bois ! » dit-elle en riant.


I’ll let you do whatever, I’ll be your bad girl.

Choke me because I said so Stroke me and feed my ego I've been a bad girl, don't you know? (...)
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Let it burn | Sissi, Circée, Kenan

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