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-LE BAL DE NOËL [Topic commun]-
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Lun 21 Déc - 22:30

Son verre de whisky toujours dans les mains mais déjà vide, Dorothy cherchait déjà des yeux un endroit où elle pourrait s'en procurer un autre. Mettre toujours plus d'alcool entre elle et la réalité en espérant qu'un jour, peut être, être en vie ne ferait plus aussi mal. Que tout ne serait plus aussi dur. Ada Yaxley la tira de ses rêveries et un des rares sourires de Dorothy lui éclaira le visage l'espace de quelques instants: la jeune femme était travestie, portait un costume, une moustache, des lunettes et un chapeau. L'avantage des petites poitrines, Dorothy était bien placée pour le savoir, son buste étant tout aussi plat que celui de la jeune Yaxley. Dorothy souriait rarement, elle était trop occupée à se lamenter et à se contempler dans sa misère que pour sourire en temps normal. Mais il fallait admettre que la situation prêtait à sourire et les occasions sont tellement rares... « Dorothy. Je suis en retard, pardon. » de biens bonnes manières qui n'étaient pas dans ses habitudes. « Être un homme te rend donc aimable, bon à savoir » glissa t'elle dans un murmure taquin. Elle ne comptait pas aller crier sur tous les toits qui se cachait sous ce déguisement, mais elle pouvait au moins en profiter pour la taquiner à ce propos. « J'espère que t'as pas entendu trop longtemps, ces soirées peuvent être barbantes quand on est seule. » levant son verre de quelques centimètres elle continua du même ton « Oh je n'étais pas seule, ne t'inquiètes pas » elle aurait pu ajouter que de toute façon, elle était toujours seule mais pourquoi gâcher la soirée? Pour une fois elle allait essayer de s'amuser. Un peu du moins. Loin d'être idiote, Dorothy se doutait bien qu'Ada ne s'était pas travestie en homme pour le plaisir de l'exercice mais elle ne posa pas de question à ce propos. Après tout, chacun ses problèmes et il serait encore temps qu'elle s'en inquiète si la situation venait à le demander - ou qui sait, si les deux jeunes femmes épuisaient leurs sujets de conversation. « Au fait, quel est votre nom, charmant jeune homme? »

HRP: Miguel
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Je suis : Haribo , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 23/06/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 386 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : SleepingCookie . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Lothar Lupin Je parle en : #A67E2E



Je suis âgé de : 31 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : une ex archéomage, actuellement en fuite. Mais aussi leader de l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis mariée à Tristan Flamel


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Lun 21 Déc - 22:56


Bal de Noël, 24 décembre 1989
Bal de Noël. J’aimais les fêtes, les soirées et voir du monde. Mais j’avais toujours un petit pincement au cœur de laisser mon fils à la maison. Et ce, même s’il n’était jamais seul et toujours en sécurité. Enfilant une jolie robe grise, laissant entrevoir quelque peu mes formes, tout en préservant mon intimité. Je n’étais plus toute jeune et surtout je ne cherchais pas à plaire ou à attirer tous les regards comme ces petites jeunettes. Cheveux bouclés, légèrement attachés, un petit maquillage léger ainsi que quelques bijoux et une étole, me voilà prête pour la soirée. « Tu es jolie maman. » Après avoir embrassé mon fils sur le front, je lui souhaitais une bonne nuit et le remerciais.

Nous nous étions retrouvés un peu avant d’entrer sous les tentes. Avec Erebos Black pardi. Le fameux fiancé que personne ne pourrait jamais désiré tellement il était imbu de lui-même. A son bras, je me sentais totalement inutile, juste là pour le paraître, pour faire bien au niveau du fils cadet Black. Regard noir, il ne se prend une coupe que pour lui. Puis je vis un sourire. Loin de penser qu’il pouvait être pour moi je suivis son regard et manquais m’étrangler. Nous aurions été seuls que je me serais probablement ouvertement fichue de sa figure et de ses états d’âmes pour des impures. A nouveau il pose ses yeux sur moi et lâche d’un ton acerbe « Si tu comptes danser, tu peux déjà chercher quelqu'un d'autre avec qui passer la soirée... » Ce qui me laissa lui répondre par un rire tout aussi sarcastique. « Parce que tu pensais vraiment que j’avais l’intention de la passé avec un abruti comme toi Black ? Va donc retrouver une de tes catins, que l’on en parle plus et que je sois débarrassée de toi. » Je me fichais éperdument que l’on puisse m’entendre.

Lâchant son bras, je lui ai tourné le dos, la tête haute, sans un regard en arrière et sans aucune hésitation. Je me suis dirigée droit vers le bar. Il y avait d’autres personnes présentes, mais j’enrageais tellement pour le moment que je n’en eux absolument pas cure. « Non, mais quel idiot, pour qui se prend-il ce petit jeunot ? Qu’il pourrait faire sa loi et m’utiliser comme objet de décoration ? » Une première coupe de champagne passa entre mes mains et elle fut très rapidement remplacée par une seconde. « Mon père ne perd rien pour attendre ! Une alliance avec les Black, mais qu’avait-il en tête cet idiot. » Je fulminais tellement que je ne vis pas que l’on me regardait un peu trop intensément.


La vengeance se savoure à froid

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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Lun 21 Déc - 23:23

Une robe grise, ses cheveux roux lâchés sur ses épaules. Sa fiancée. Loin d'être par plaisir, si tout son langage corporel ne laissait pas déjà paraitre tout cela. Sa coupe de champagne déjà terminée, il la reposa sur un plateau et se sait d'un verre de whisky pur feu qui passait par là - un regard plein d'envie vers le bar, il savait où il finirait sa soirée à défaut de savoir comment elle allait se dérouler. « Parce que tu pensais vraiment que j’avais l’intention de la passé avec un abruti comme toi Black ? Va donc retrouver une de tes catins, que l’on en parle plus et que je sois débarrassée de toi. » Un sourire moqueur sur ses lèvres mais au fond, un petit tremblement - il lui faudrait être plus prudent à l'avenir. Ses sentiments pour Elizabeth étaient peut être un peu trop visibles et il ne lui fallait rien faire de stupide. Leurs bras qui se séparent et un sourire moqueur pris place sur les lippes du jeune homme alors que sa fiancée s'éloignait la tête haute en se dirigeant vers son endroit de prédilection. Toujours ce sourire ouvertement moqueur et arrogant devant tant d'honneur mal placé. Leur haine, au moins, était mutuelle. Il pouvait la voir rager de loin. Son regard croisa de nouveau Elizabeth et l'inconnu le temps de quelques secondes et comme à son habitude, son palpitant manqua un de ces tout nouveaux battements. La rage au creux de son ventre, cette envie de fendre la foule pour montrer à ce parvenu comment les Black menaient leurs affaires. Loin de se douter de la manigance de sa soeur... Se dirigeant à son tour vers le bar il attrapa un nouveau verre, tentative de mettre le plus de distance entre lui et son coeur. Noyer ses sentiments dans toujours plus de whisky pur feu. Les avis seront mitigés sur cette idée... « Parce que tu pensais vraiment que j’avais l’intention de la passé avec un abruti comme toi Black ? Va donc retrouver une de tes catins, que l’on en parle plus et que je sois débarrassée de toi. Mon père ne perd rien pour attendre ! Une alliance avec les Black, mais qu’avait-il en tête cet idiot. » écoutant dans son dos son petit discours à elle même, le cadet des Black ne put retenir un vif éclat de rire, trop heureux de chaque occasion de torturer sa fiancée. « Ca tombe bien, je n'ai également aucune envie de passer cette soirée en ta compagnie... Et en effet, la plupart de mes catins sont plus belles que toi mais ne sois pas jalouse, ça ne te sied pas au teint, Valeria. » de sa voix suave, dans un murmure alors qu'il buvait une nouvelle gorgée du liquide doré. Sans rien confirmer à propos d'Elizabeth. Jamais. Garder le secret à tout prix. Mais cela ne voulait en aucun cas dire qu'il ne pouvait pas se moquer un peu des réactions de la Peverell. Une nouvelle gorgée de whisky et un sourire goguenard alors qu'il jetait un nouveau coup d'oeil sur la salle et avisait une autre de ses employées, Antoinette, accompagnée de Dante. Il lui faudrait aller dire bonjour - surtout à Dante plus qu'à la jolie rousse - dès qu'il en aurait fini avec Valeria. Il avait encore un peu de rage à verser.
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Je suis : GALLIFREYS, aka Lexie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 02/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1818 hiboux. J’incarne : Oscar - sexy - Isaac , et l’avatar que je porte a été créé par : moi-même, Gallifreys . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Gideon Peverell, Astraea Black, Avia Spdumore. Je parle en : #ff3333



Je suis âgé de : 35 années perdues dans la tourmente de la lune. , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Leader de L'Ordre Du Phénix, à plein temps. Je suis un ancien auror et ancien homme de main pour la Main Noire, mais surtout un ancien espion. J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : je suis en couple avec une blonde répondant au nom d'Odette Moody. Champ Libre : ancien alcoolique - ancien auror - leader de l'Ordre du phénix - fumeur - ancien drogué - papa de plein de gamins (Victoire,Orion, Antigone, Finlay, & Sirius)


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Lun 21 Déc - 23:34


Les bals, bon sang quelle drôle d’idée. Mais pourtant il y avait été instruction express donné par les leaders de l’Ordre il pouvait se fondre dans ce décor qui le dégoutait à sa guise, cela faisait de lui l’espion idéal. Idéal, mais dans une soirée avec de l’alcool en open-bar il ne fallait pas trop lui en demander non plus. Pour l’occasion il avait dû sortir avec un smoking qu’il pensait ne plus avoir dans son placard depuis belle lurette. Il se sentait comme un pingouin sous les tropiques, mais c’était la tenue de rigueur. A peine avait-il franchi la porte qu’il mettait les mains dans ses poches assistant à un spectacle qui le désolait. Danser, jamais pour lui, jamais.  Il aperçut le bar à portée de main cela lui semblait être une alternative bien plus raisonnable, enfin, si Skander était encore pourvu de raison. Mais s’était moins sûr.

Accoudé au bar il but une première coupe, puis une seconde. Le nombre exact demeurait difficile à déterminer. Il laissait son regard vagabonder entre les invités quand deux personnes entrèrent. Les Rackharrow, d’un geste sec il but la coupe qu’il avait entre les mains, prêt à la faire se rompre sous la pression de ses doigts. Un jour, ce fumier lui payerait de sa vie et de celle de ses enfants pour le mal qu’il avait fait à sa famille jadis, il fallait juste attendre le moment opportun, le bal n’était pas une option, le plan devait être élaboré.  Il ne les quitta pas réellement des yeux, qu’ils savourent leur « bonheur », un jour il finirait pas prendre fin, il en ferait le serment.

Il fut sorti de sa traque et de sa recherche de plan par une tornade rousse qui s’installa sur le siège à côté de lui. Il avait le sentiment de l’avoir croisé au sein de l’Ordre mais n’étant sûr de rien, il ne fallait pas faire de gaffe. Il s’installa confortablement sur son siège quand elle commença à parler seule :  « Non, mais quel idiot, pour qui se prend-il ce petit jeunot ? Qu’il pourrait faire sa loi et m’utiliser comme objet de décoration ? » Elle y allait fort sur le champagne, et elle parlait seule.  « Mon père ne perd rien pour attendre ! Une alliance avec les Black, mais qu’avait-il en tête cet idiot. » Les Black, les employeurs de Skander – il ne les appréciait pas vraiment mais ils avaient eu le mérite de ne pas être très regardant sur sa condition quand il avait postulé pour son travail. Il n'entendit pas le fiancé de la demoiselle lui parlé sans doute à cause du brouhaha de la soirée.  Il se racla alors doucement la gorge et dit alors en se penchant vers elle pour qu'elle puisse l'entendre : « Vous savez parler et boire seul, ça donne un mauvais genre, même pour les dames. » Evidemment que ça faisait mauvais genre. Les sorciers qui entendent des voix ou parle seul, c’est très mal vu. Il leva la main pour que le serveur leur apporte de nouvelles coupes de champagne.


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 0:27

On assistait sûrement là à un événement historique : un bal. Pas n’importe lequel cependant, il avait été organisé par le Ministre et conviait tous les sorciers, qu’importe leur sang. Oprah attendait de voir ça de ses propres yeux. Sangs purs et sangs mêlés faisant soudainement amis le temps d’une soirée ? Ca paraissait trop beau. Elle n’avait pas cherché de cavalier, n’avait même pas essayé d’inviter qui que ce soit. Elle ne venait pas pour s’amuser, pas vraiment. Elle venait surtout pour les ragots et tout ce qui pourrait nourrir son imagination pour les prochains chapitres de son histoire. Elle ne perdait pourtant pas le nord, elle savait qu’il serait difficile d’arriver sans une compagnie, du moins on la regarderait de travers. Et si elle avait été habituée à écouter les moqueries toute son enfance, elle ne tenait pas à ce que sa soirée se transforme en un vieux souvenir de Poudlard.

Habillée de sa cape noire, comme à son habitude, elle était arrivée sur les coups de minuit devant le stade. Elle avait ensuite attendu le bon moment pour se faufiler à travers de grands groupes de sorciers, trop occupés pour faire attention à elle. Son calepin bien en main, elle était prête à tout noter. Il lui fallait tout d’abord trouver un endroit calme où elle pourrait être sûre d’observer tout le déroulement de la soirée sans pour autant que les convives, eux, ne la remarquent. Son plan semblait pourtant bancal. Au loin, déjà, se dessinait le profil d’un Peakes au visage bien connu. Elle aperçut aussi Dorothy, seule, tout comme l’était Oprah. La jeune fille se dit que, peut-être, elle aurait finalement pu se mêler aux autres convives. Elle aurait même pu passer la soirée avec son amie. C’était sans compter sur un jeune homme (Ada), qu’elle ne connaissait sans doute pas ou bien était-ce sa vue qui baissait, l’accoster. Elle allait donc devoir faire preuve de discrétion et se maintenir à son plan initial : trouver un point stratégique où rester le reste de la soirée, sans se faire alpaguer par l’un de ces deux-là. De toute façon, elle n'était pas du tout vêtue pour une soirée de la sorte.
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 0:43


merry christmas
let's dance

We are surrounded by all of these lights and people who talk too much. ✻✻✻ Un sourire dans le miroir. Une main délicate qu’il passe dans ses cheveux bruns et élégamment coiffés. Un regard printanier qui admire son reflet dans la glace et un sourire assuré qu’il ne se lasse pas d’esquisser. Il est fort pour ça, Ephraïm. Pour donner l’illusion d’y croire. Il ajuste une dernière fois le nœud de sa cravate aussi noire que son nom, enfile sa veste de smoking bleu nuit achetée chez le tailleur la semaine passée et, non sans un regard satisfait à son image qui continue à lui sourire, il quitte la pièce, fourrant la petite boîte satinée dans une de ses poches intérieures. Dans le couloir, il s’arrête pour toquer à la porte de la salle de bains où campe sa charmante fiancée depuis quelques heures déjà. « Alastriona, tout va bien ? Je pense qu’il va falloir qu’on y aille si on ne veut pas faire mauvaise figure en arrivant trop en retard… » fait-il d’une voix mal assurée, contrarié par le fait qu’il ne puisse pas la voir en face, sans aucune assurance qu’elle ne l’ait écouté. Alors il actionne doucement la poignée et pousse la porte, surpris qu’elle ne soit pas fermée à clé. Il commence à connaître le caractère mystérieux et précieux de la demoiselle qui n’apprécie pas tellement, au même titre que lui finalement, qu’il la dérange quand elle est seule et qu’ils se retrouvent trop souvent tous les deux dans la même pièce. Ses joues s’empourprent immédiatement quand ses prunelles boisées se posent sur le dos nu de sa colocataire. La porte se referme plus vite qu’elle ne s’était ouverte et c’est sur un « Excuse-moi, je n’avais pas remarqué que… » chevrotant vers la fin que ses pas s’en vont résonner un peu plus loin. Il finit par attendre patiemment au bas des escaliers, tout beau tout prêt, que la Meadowes daigne se montrer. Lorsqu’il entend finalement ses talons claquer à l’étage, l’incident d’il y a dix minutes est déjà oublié. Mémoire sélective très performante oblige, Yaxley a un don pour passer outre ce qu’il n’aime pas se remémorer et il ne prend la peine de penser qu’à ce qui lui plait – quelques éléments font, bien sûr, exception, mais là n’est pas la question. Tout en la regardant distraitement descendre les marches, il s’empare de son châle et, d’un geste plus empressé que délicat – aaah, la délicatesse et les hommes – il le lui dépose sur les épaules une fois qu’elle est arrivée à sa hauteur. « Je te trouve très belle. » la complimente-t-il avec une courbette théâtrale. Même en privé, il veut sans cesse faire bonne impression. Il lui tend galamment son bras pour qu’elle l’agrippe et sans un mot de plus, ils transplanent à Londres.
***
C’est beau, peut-être même magnifique. À la hauteur des attentes d’Ephraïm, c’est déjà pas mal. Avec à son bras Alastriona, il slalome entre les tentes colorées qui bordent le lieu des festivités. Il lève la tête, fier, et regarde droit devant lui, glissant quelques compliments aux belles sang-purs de sa connaissance, serrant la main à quelques hommes de bonnes familles et lançant son plus beau sourire à la foule. Il se sent important, il se sait important. C’est la première fois qu’il s’affiche avec sa fiancée en public lors d’un événement comme celui-ci et il se sent aussi complet que vide. Il a l’impression de tout avoir et puis… non, il lui manque quelque chose. Elle est là, cette femme qu’on l’a forcé à posséder, et elle ne sert qu’à lui pondre des héritiers et lui donner plus d’importance encore qu’il n’en a déjà, Yaxley l’a bien compris. Pourtant, malgré sa grâce, malgré ses bonnes manières, son sang parfait et son regard impérieux, elle n’est pas la femme qu’il aurait souhaité avoir au bras ce soir. Elle n’est pas la femme qu’il souhaite tout court. Mais entre ce qu’il veut et ce qu’il a, un immense fossé se creuse. La piste de danse, les coupes de champagne, les tables interminables de petits fours et autres boustifailles, les robes enrubannées des dames et les rires hypocrites des hommes qui résonnent comme son propre rire. Tout ceci tourne en rond dans sa tête, lui donne la nausée. Si bien qu’il doit s’arrêter et que son cœur rate des battements. La voix de son père résonne dans sa tête. Ordonnant à son fils de faire ce qu’il n’aurait voulu ne jamais avoir à faire – non, jamais. Une image. Un souvenir. Abbadon lui fourrant entre les mains, presque violemment, cette petite boîte de satin noir qu’Ephraïm peut très distinctement sentir tout contre sa poitrine, tout contre son cœur. Ses doigts tremblants se referment dessus, et il déglutit. Il ne laisse cependant rien paraître de son immense malaise et baisse un regard désolé, plein de regrets et d’un triste dégoût sur la Meadowes. Il y a du monde qui regarde, du monde qui sait qui il est. C’est maintenant, là, tout de suite, Ephra. Son genou se plie malgré lui, il vit cet instant au ralenti. Pardonne-moi. À qui ces excuses sont-elles adressées ? À elle ou à une autre ? À lui-même, peut-être ? « Alastriona… » Que tous le regardent, c’est ce qu’il faut, que tous les yeux soient braqués sur lui, et sur elle. C’est ce que Père a dit. « Est-ce que tu veux devenir ma femme ? » Il s’est efforcé de contrôler les tremblements dans sa voix, faisant passer ceux lui ayant échappé pour de l’émotion alors même que tout ce dont il a envie, c’est de pleurer, de crier sa rage au monde et de partir d’ici, de s’enfuir loin de cette soirée. Et seul, surtout seul. Il est dur ce moment, quand même l’homme qui a peur de la solitude désire plus que tout être seul. Il est dur, très dur.

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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 20/08/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 356 hiboux. J’incarne : Torrance Coombs , et l’avatar que je porte a été créé par : © GALLIFREYS . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Odette Moody, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #663333



Je suis âgé de : trente cinq ans (02.01.56) , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : Ambassadeur du Royaume-Uni Magique et Lieutenant des Mangemorts nouvellement nommé J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : Marié une seconde fois, à Artemisia Black-Meadowes depuis janvier 1991 Champ Libre : Père d'Isolde Meadowes, éploré de Laurlynn Peaverell-Meadowes et Tristan Meadowes (Femme et Fils)



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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 1:05



Desmond attendait patiemment, en compagnie du chien ramener par son mariage avec Laurlynn. Autant dire que même si les animaux n'étaient pas sont fort, tout comme les sorts d'ailleurs, le mage tentait de faire bonne figure tout en tenant l'animal éloigné pour ne pas avoir a enlever les quelques poils disposés sur son costume par manque d'attention de sa part. Pourtant, c'est dans une magnifique robe pourpre que son épouse descendit les escaliers, les cheveux tressés, elle venus poser ses lèvres furtivement sur les siennes en ajoutant à son adresse. « Je dois t’entretenir de quelque chose… Mais plus tard. J’espère que tu le prendras bien. » Pour le rassurer, la nouvelle madame Meadowes posa sa main sur la joue de l'homme. Sans trop savoir pourquoi, Desmond posa la sienne sur celle de son épouse en ajoutant. « Un soir de réveillon, rien ne saurait me déplaire, tu le sais. » Oui, car Desmond malgré tout ce qu'on pouvait en dire aimait Noel... Véritalbment, et la seconde d'après, le couple se retrouva dans la salle. Ce stade décoré pour l'occasion, il y avait quelque chose de magique, ou plutôt de féerique. Il n'arrivait pas à l'exprimer. Pourtant, c'est sans surprise qu'il croissa le regard de divers sorciers du Ministère qu'il salua d'un vif signe de tête. Avant que Laurlynn ne le pousse avec elle sur la piste de danse. IL eut un maigre sourire, tenant à garder le masque d'impartialité quotidien qu'il revêtait. « Attends, Laurlynnn. » Il n'eut pas le temps de dire un mot de plus qu'il dut mettre sa main sur la taille pour l'entraîner dans une valse que peu de sorciers maîtrisaient correctement. D'ailleurs, il du en pousser quelques ivrognes impurs pour qu'ils ne touchent pas à la peau laiteuse de sa femme, car c'était la sienne et il avait l'exclusivité du touché de cette personne comme elle avait le sien. Un couple bien inattendu, mais qui semblait complémentaire, voire amoureux après les quelques mois de vie commune mêlés au travail des deux époux.

Pourtant, c'est après quelques pas de danse qu'il réussit enfin à la faire sortir de cette foule de danseurs, cherchant de quoi se rafraîchir dans cette gigantesque réception. « Ma femme voudrait-elle un verre de vin blanc ou du champagne ? » Il demandait courtois, alors que c'est Ephraïm Yaxley et sa soeur Alastriona Meadowes qui eurent le don de capter son regard, alors qu'il posait une main sur la bouche de Laurlynn pour l'empêcher de parler alors que le jeune homme posait un genou à terre devant sa soeur. Desmond incita sa cavalière à avancer plus près avec lui, alors qu'il entendit la demande du Yaxley. « Est-ce que tu veux devenir ma femme ? » D'un vit regard, il questionna Laurlynn sur ce genre de demande publique et si elle dirait non, Desmond aurait-il le droit de l'étrangler de ses mains sur le moment. Mais c'est sans ajouter sa présence au couple, qu'il ajoutât assez fort en applaudissant à l'adresse de son futur beau-frère. « Quelle audace, Yaxley. » Le mettant certainement plus mal à l'aise qu'il ne le fût déjà, alors qu'un sourire ironique naissait sur son visage.




cursed story, cursed blood

≈ i need time to win back your love again. but i don't want love again. also for you, i can to try and he will rise my love and my hope into the future, i just need time to love you

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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 4:53



Vingt-deux jours de folie. Si peu de temps en temps qu’une Peakes et déjà, elle avait l’impression qu’elle usurpait la gentillesse de son époux. Ses mensonges la rendaient malade. La belle, elle avait plus mal au cœur des vérités qu’elle camouflait que du bébé qui poussait en elle. Asphodel essayait pourtant d’être une bonne épouse, elle avait été élevée de cette façon. Elle prenait son rôle plus qu’au sérieux tellement, qu’elle en avait presque oublié son travail qui avait pourtant été sa vie. Elle ne savait dire si elle était une femme nouvelle en compagnie d’Erlhing que par sa lâcheté et son hypocrisie. Elle jouait avec sa bague, manie qu’elle avait empruntée dès les premières heures en tant qu’épouse. Elle avait cru qu’ils devraient officialiser le mariage à leur lune de miel, pourtant, Erlhing ne l’avait pas touchée plus qu’avec ses baisers. D’une certaine façon, la sorcière se disait qu’il en valait mieux ainsi puisqu’elle n’aurait pas à refuser de son côté, pour cacher son ventre légèrement déformé. Ce soir, c’était la veille de Noël et la dernière chose qu’elle souhaitait c’était de vivre ses premières fêtes sous un mensonge qui la consumait. Si elle n’avait pas un enfant qui poussait en elle, elle aurait déjà avalé toute l’entièreté du punch. Heureusement, elle se contentait d’une seule coupe de champagne qu’Erlhing était parti chercher. Déjà, la blonde se disait qu’elle devrait lui dévoiler la vérité avant qu’elle ne rende son encas en pleine salle comble.
Sa robe était de deux couleurs et semblait représenter l’ange et le démon dans l’esprit d’Asphodel. D’un côté, elle devait sur-le-champ dévoiler sa grossesse à son mari et l’autre, elle devait se charger de conserver les apparences, jusqu’au dernier instant. Sa robe camouflait son ventre, elle en était désormais à quatre mois de grossesse et son corps autrefois si fin n’était plus le même. Ce soir, ils s’affichaient pour la première fois en couple heureux qu’ils fussent, du moins, c’était ce que les apparences en démontraient. Un sourire qu’elle avait du mal à garder, Asphodel accueillit Erlhing avec une voix beaucoup plus tendue qu’elle ne devrait être. « Merci, j’en ai besoin! » Lâcha-t-elle, en accueillant avec plaisir les bulles sur sa langue. Et une nouvelle fois, le côté blanc de sa robe fit son apparition et elle pensa au bébé. La main qui ne tenait pas sa coupe vint se déposer délicatement contre son abdomen. Lorsqu’elle se rendit compte de son geste, elle enleva aussitôt sa main et fronça ses sourcils. Son sourire disparut et en même temps un long soupir sortit de sa bouche. L’ange gagnait toujours, parce qu’elle était Asphodel. « Erlhing… Je dois te faire part de quelque chose de très… Important. » Ils se tutoyaient depuis qu’ils étaient unis, mais gardaient néanmoins une certaine distance dans leurs paroles.  

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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 5:29



« Un matricide devenu vengeur de tout ceux qui ont eu une intoxication alimentaire au bal, motivé par l'envie que cela ne se reproduise plus à l'avenir. Belle reconversion. » Dvalinn serra le poing si fort qu'une énorme fissure se creusa sur la paroi de son verre. Il n'avait pas apprécié. C'était vraiment dommage que Skeeter prenne cette pente là, lui qui avait commencé à croire que cette soirée serait juste rythmée de petites piques amusantes, qu'il lui aurait montré qu'il pouvait en descendre encore quatre des hydromels ainsi, utile quand la richesse des insultes se amenuisée entre eux les aurait mené à ennuyer d'autres personnes. Mais visiblement ils étaient trop fiers pour ça, venant certainement de battre leur record en terme de temps passé sans vouloir s'étriper alors que la journaliste allumait désormais une cigarette aussitôt haït par l'islandais. « Évitons d'aborder le sujet des mères ce soir, je suis certain que vous n'avez pas envie de songer à la ressemblance entre la vôtre et ce cochon braisé. » dit-il avec un en se penchant pour montrer du doigt l'énorme table un peu plus loin sur laquelle trônait des poulets entiers, canards et porcelets dont la peau graisseuse affichait encore des marques léchées par les flammes. Il avait bien évidemment entendu parler du sort des parents Skeeter, et s'il avait su qui en était responsable il aurait été lui serrer la main pour le remercier, l’œil humide de joie. Zeppelin tentait de le toucher en parlant du meurtre qu'il avait commis sur sa propre mère — et quelque part elle y parvint suffisamment pour qu'il avale deux nouveaux verres d'hydromel — mais il ne voulait pas jouer à ça, Skeeter ne gagnerait ce pointi, pas lors du Yule. « Comme pouvez-vous supporter une telle odeur ? maugréa-t-il en agitant la main pour éloigner la fumée de nicotine s’approchant de son visage, enveloppant les petits fours étripés et les boissons qu'il sauva comme si c'était des enfants à éloigner du feu. C'est pitoyable de n'avoir aucun amour propre à ce point. » Il fronça encore un instant les sourcils, décidant finalement de mettre de la distance entre lui et cette puanteur. « Je vais chercher une salade au thym et au concombre. Parait que c'est parfait pour soigner les cheveux donc je vous en rapporte deux assiettes. » À peine était-il levé, conscient que le commentaire de Skeeter l'avait bien plus énervé qu'il ne le croyait, il eu soudain un petit morceau de souvenir qui traversa son esprit. Un sorcier et une sorcière, couverts de sang, tremblants et un dragon ouvrant sa gueule fumante derrière eux. D'un rapide coup de baguette sortie de la veste, Dva fit valdinguer le bâton de mort de Zeppelin pour qu'il atterrisse en plein sur le groin du cochon braisé, adressant à sa cavalière un sourire presque chaleureux avant de repartir. Arrivé au buffet bondé de monde il écrasa le pied de quelqu'un, manquant même de renverser une saucière et lâcha un juron peu éloquent qui fit sursauter une autre sorcière. « JÒLASVEINN ! Apprenez à vous servir de vos globes oculaires, espèce de gob— » Il s'arrêta aussi net, distinguant à quelques mètres de là un homme qu'il cru reconnaître, un nom du genre porridge, mais incapable de penser à autre chose que la fille accrochée à son bras. Une fille magnifique, dotée d'un dos qu'il connaissait pour adorer le caresser de ses lèvres et des cheveux de feu dans lesquels il aimait se noyer pour goûter aux parfums des Dieux. D'un pas furieux, le surplus d'alcool rendu inefficace, il abandonna la personne avec qui il venait de rentrer en collision et se dirigea droit vers Idunn se plantant devant elle, net, le visage animé par la colère et la déception. « FÓKK ! PAR ODIN ET PAR HEL ! Qu'est ce que tu fous ici ? Et avec cette immonde tête de troll en plus ?! »


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 6:50


Depuis le mariage et son grand buffet de mets assez chers pour redresser l'économie d'une vingtaine de commerces du Chemin de Traverse — ce qu'il n'avait pas commenté mais longtemps débattu avec Katrin, sa cousine éloignée préférée pro-Voldemort — Erlhing n'avait pas eu l'esprit à la fête et aux grands plats, se détournant un moment des plaisirs culinaire, les pensées trop occupées à se débattre pour le faire ployer devant ses nouvelles obligations qu'il peinait à prendre. Le vaste choix de nourritures qui se présentait aux sorciers présents ce soir-là eut donc raison de sa retenue et de sa gourmandise, en témoignait une petite pile de victuailles sur une assiette à laquelle il ajouta les meringues fraîchement récoltées. Asphodel se saisit presque immédiatement de la coupe qu'il lui tendit et il esquissa un sourire, prévoyant déjà de retourner en chercher si elle aimait ça, songeant à en profiter pour aborder les Rackharrow qu'il avait vu non loin et dont son père avait demandé d'envoyer ses salutations. Aveugle ou insouciant, Erlhing ne décela aucune étrangeté dans le comportement de sa femme, ne sentant même pas la tension qui pesait dans sa voix et ses muscles tandis que lui, nouvel époux attristé mais désireux de mettre du baume à leur cœur, s'apprêtait à lui proposer une danse quand elle prit la parole. « Erlhing… Je dois te faire part de quelque chose de très… Important. » Il haussa les sourcils et ses lèvres prirent le dessin de la curiosité, abandonnant un instant sa contemplation de la valse qui se déroulait sous leurs yeux. « Je vous.. t'écoute.  reprit-il, ayant toujours du mal avec le tutoiement et n'étant pas certain de pouvoir s'en défaire facilement avant quelques mois, le respect pour sa femme, leur récente rencontre et son implacable politesse régnant toujours en maître, qu'importe l'alliance qui brillait sur son doigt, que se passe-t-il d'important ? »  Il trempa ses lèvres dans son champagne et en bu une gorgée, cherchant à capter das la voix de son épouse des indices à ce qu'elle allait formuler. Peut-être n'aimait-elle pas la couleur du salon et qu'elle demanderait à la refaire. Ça ne le dérangeait pas en fait, il était même temps de rafraîchir cette vieille pièce. Ou peut-être avait-elle un problème avec ce mariage qu'ils n'avaient toujours pas consommé. Après tout, le sujet était tout aussi important, mais contrairement à la nouvelle tapisserie il aurait été bien incapable de réponse. Erlhing su pourtant qu'il devrait un jour lui faire part de son inexpérience et son désintérêt total pour ce domaine, mais il n'avait pas encore réuni les mots pour cela, les triant toujours au-dessus de la première peinture de sa femme dont il avait commencé les esquisses depuis quelques jours. « C'est le désordre de la maison, n'est ce pas ? dit-il en prenant l'air d'un homme pris sur le fait et ne sachant comment s'excuser. Si v.. tu désires un elfe de maison, d'accord. Mais peut-on éviter qu'il touche à mes collections ? Je ne survivrai pas à un chaos artistique dénué de beauté historique sous mon toit...» Insouciant des réelles inquiétude de sa femme il reprit une bouchée de meringue, accroché à son regard en attendant de savoir si elle était d'accord ou non de vivre au milieu d'une géante boutique d'antiquaire.


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 14:36


Un verre à la main, Antoinette avait troqué le champagne contre un verre de baume de Venise. Sucré, le liquide glissait sur les lèvres carmin, maquillées pour l'occasion. En fait, elle tentait de boire pour éviter de penser à ce qu'elle avait vu, car elle était très contrariée. Bien trop contrariée pour l'avouer en vérité. Cette brune était fortement vulgaire. Certes, Antoinette de par son métier était encore plus vulgaire, mais elle tentait de ne pas l'afficher dans ses mouvements ou dans sa façon de parler. Elle avait reçu une éducation elle. Contrairement à la cavalière de son cher amant. Autant dire tout de suite que le déroulement enchanteur de cette soirée avait pris un autre tournant. Pourtant, elle restait accrochée au bras de Dante, en regardant de loin un petit groupe de sorciers s'agglutiner autour d'un garçon qui faisait sa demande en mariage. C'était tout de même un endroit bien particulier pour faire ce genre de demande... Mais il avait du courage, la Dalwish ne pouvait que le reconnaître. Pourtant, tout le monde semblait bien plus attirer par les petits fours élastiques et les champagnes que par ce geste d'une beauté infinie. La rouquine ajouta à l'adresse de son cavalier. « Regarde ! Il a bien du courage lui là-bas. Tu crois qu'elle va dire non ? » Mauvaise, elle baissa les yeux sur son verre. Elle aurait bien aimé qu'on lui demande ça aussi, mais apparemment toute tentative d'amour pouvait être avortée. Elle descendit d'un coup sec le reste de son verre pour un prendre un autre sur les serveurs volants qui allaient et venaient dans la salle. Elle sentait ce besoin de boire pour oublier, car plus que jamais, elle se souvenait de sa condition : une prostituée, rien de plus. En fait, peut-être avait-elle eu tort de croire à des promesses surement faites en l'air. Elle avait peur, elle était terrorisée, alors qu'elle était... Alors qu'elle avait prévu se rendre à l'élevage le lendemain soir pour faire une surprise, la voilà qui tombait de haut, de très très haut en vérité. Elle n'arrivait pas à y croire. Ou bien s'en faisait-elle trop. Finalement qu'est-ce qu'elle savait de lui, et lui d'elle ? Pas grand-chose et pourtant il y avait une certaine... Affection ? Elle soupira regardant de nouveau devant elle, croyant revoir le garçon à genoux, mais c'est sur un Dvalinn furieux qu'elle tombât. « FÓKK ! PAR ODIN ET PAR HEL ! Qu'est ce que tu fous ici ? Et avec cette immonde tête de troll en plus ?! » Étonnamment, Antoinette soutenue le regard qu'elle aurait baissé en temps normal, mais la boisson aidant, elle ne se démontât pas. Il était furieux, fort bien, elle aussi ça tombait à point nommé pour une belle scène de ménage, la veille de Noël et la surveille de son anniversaire. Merveilleux. Elle resta silencieuse un moment avant de répondre amère. « Et toi qu'est-ce que tu fous là ? » avait-elle répondu à sa question. Elle fit mine de réfléchir en regardant le pauvre Dante aussi facilement insulté. « Ah oui c'est vrai, tu accompagnes une brune c'est ça ? Ah je ne savais pas que tu les aimais elle aussi. » Antoinette insista sur la fin de sa phrase. Pourtant, elle leva les yeux au ciel en terminant. « Moi je sors, c'est tout. Dante, dit-elle en souriant, m'accompagne juste. Pas comme cette catin que tu trimbales. »
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 16:33

But Baby It’s Cold Outside
Le bal de Noel
Un large sourire fleurit sur les lèvres de Lucifer. Il est étrange de penser qu’aujourd’hui Azazel est un ami proche alors qu’elle s’était tant méfiée de lui à un moment. Elle est à la fois fière et étonnée qu’il fasse partie du cercle de ses proches. Il est si différent. Presque doux parfois et c’est quelque chose dont elle n’a pas l’habitude mais ça la pousse à n’estimer que plus le jeune homme. Elle lève un sourcil, du sarcasme inscrit sur son visage. « Peut-être pas ? Je ne t’aurais pas pris pour un menteur pourtant ! » Ses yeux se plissent soudain, traversés par une lueur d’amusement. Azazel se moque de son excès de vanité elle le sait bien, mais tant pis c’est plus fort qu’elle ! Elle lève une épaule de manière désinvolte. « Navrée de te décevoir mais les jolies femmes se font toujours attendre « Elle marque une pause. « Ou plutôt celles qui veulent se faire remarquer … mais tu sais mieux que personne que j’appartiens à cette catégorie ! »

Car elle est parfaitement consciente de son narcissisme à défaut de savoir le contrôler. Pourtant elle reprend son sérieux en entendant les paroles d’Azazel. Elle ne comprend pas comment il peut se dénigrer de la sorte. Le jeune homme ignore sa propre valeur et elle trouve cela bien dommage. Lucifer pose une main sur son épaule, sa voix plus grave cette fois. » Absolument pas. Ce n’est pas moi qui te fait d’honneur et c’est toi qui est bien trop bien pour moi » Elle l’affirme et elle le sait, elle est un monstre souillé alors que lui n’est qu’un innocent torturé. « Tu mérite bien mieux crois-moi, dommage que tu ne sache pas le voir » Il mérite quelqu’un d’aussi bon que lui, avec suffisamment de force et de courages pour penser ses plaies. Tout ce qu’elle n’est pas en somme.

Elle avance lentement dans la salle avec lui, cherchant des visages familiers dans la foule. Rapidement elle saisit deux verres sur un plateau. « Un pour moi, un pour toi ! » Et elle trinque lentement avec lui. « Soirée nudiste ? Crois-moi j’aurais immensément apprécié, il y aurait de quoi bien s’amuser » une lueur enflammée dans son regard. Elle hausse ensuite les épaules. « Qu’importe dans ce cas-là nous ne danserons pas, pas besoin de ça pour passer une bonne soirée … allons nous chercher à manger plutôt » Mais à peine a-t-elle le temps d’attraper quelques amuses-gueules mais elle se fige soudain. De l’autre côté de la salle, un homme vient de se mettre à genoux pour demander la main de la jolie brune à ses côtés. Et de non loin un autre fait visiblement une scène de jalousie à une rousse. Un éclat de rire jaillit de ses lèvres. « Tiens regarde on à la chance , un dîner-spectacle ! » Peut-être est-ce désobligeant, peut-être que d’autres l’ont entendus. Mais elle commence enfin à s’amuser !
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 17:17

Bal de Noël


24 décembre. Veille de Noël. Le Ministère a décidé d'organiser un grand Bal de Noël pour fêter l'évènement tous ensemble. L'occasion pour sortir, discuter et se faire bien voir par la haute sphère. Il était évident que j'allais y faire un tour. Et il ne fut pas longtemps, après l'annonce du bal, pour que mes parents me conseillent vivement d'y aller. Comme si j'avais besoin des conseils de mon père sur la bonne manière de me comporter en société... Après tout, si nous en étions là où nous en sommes aujourd'hui, c'était bien à cause de son manque de réactivité. Alors me faire la leçon à présent, ne servait à rien. Je n'avais pas besoin de lui pour savoir quoi faire...

Coiffée et habillée pour l'occasion, je fis mon entrée au stade avec un peu de retard. Ne souhaitant suivre les conventions, je n'avais pas revêtu de belle robe à froufrou. Je n'avais pas pour autant négligé ma tenue et trouvais ce pantalon blanc et haut noir parfait pour ce bal. Et pour continuer dans le non conventionnel, mais restant fidèle à moi-même, j'étais également venue seule. Depuis l'annulation de mon mariage, j'avais décidé que que je souhaitais monter seule sur le haut du podium. Aucun homme ne m'aiderait à y accéder, je voulais y arriver par moi-même. Malheureusement, cet évènement m'avait donné une image de vieille fille seule, que personne ne voulait épouser. Mais au delà de ça, cela me donnait au moins une image de fille forte et indépendante, c'est tout ce que je souhaitais ! Le reste m'importait peu.

Seule, mais souhaitant profiter de la soirée, j'allai me chercher une coupe de champagne au bar, tout en observant le reste de la salle. Tout le gratin était là. Aucune famille de sang-pur ne manquait à l'appel. Évidemment. Et même de nombreux sang-pur s'étaient déplacés pour l'occasion. Peut-être n'étaient-ils pas tous perdu... Au loin, je distinguai Dante en compagnie d'une jeune femme que je ne connaissais pas du tout. Lorsque son regard croisa le mien, je lui souris. Nous étions peut-être amant, mais il n'était pas question que l'on nous voit en public main dans la main. De toute façon, nous n'avions pas ce genre de relation...
Et alors que j'allais m'assoir à une table, un jeune homme se mit à genou face à sa cavalière, avant de lui tendre une petite boite noire... Ephraïm Yaxley était en train de faire sa demande publiquement. Je ne pus m'empêcher de rester non loin pour assister au spectacle, tout en buvant une gorgée de champagne d'un sourire en coin. Ridicule. Qu'est-ce qu'il ne fallait pas faire pour être bien vu du reste de la société... Était-il ou n'était-il pas sincère dans sa demande, je n'étais pas là pour juger, mais je savais que cette demande en public n'était pas faite par hasard. Après tout, tous les sang-purs sont les mêmes lorsqu'il est question de mariage... Et puis, les Yaxley avaient failli être ma belle-famille, je les connaissais donc un peu. Je fus d'ailleurs étonnée de ne pas avoir encore croisé Fauve. Peut-être qu'il souhaitait se faire désirer en arrivant en retard... ou alors préférait-il laisser l'attention sur son frère avant de faire son entrée. En tout cas, cela ne me regardait plus à présent...

Spoiler:
 
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 17:24

The living, living still
Their intention is to kill
and they will, they will.

« Évitons d'aborder le sujet des mères ce soir, je suis certain que vous n'avez pas envie de songer à la ressemblance entre la vôtre et ce cochon braisé. » Non de dieu. Elle ne put s'empêcher d'esquisser l'ombre d'un sourire, lentement, qu'elle laissa se transformer en un rire spontané et complètement incontrôlé. Elle jeta un coup d’œil au pauvre porcin qui n'avait pas survécu aux barbaries des mains humaines et sans cœur avant de replonger son attention dans la conversation qui ne se concentrait plus réellement sur les petits fours et l'incompétence de certains soit disant professionnels dans le domaine culinaire. Le verre d'hydromel dans l'une de ses mains qu'elle porta à ses lèvres, elle en avala une gorgée pour oublier cette image affreuse qu'elle venait de construire de toute pièce dans ses pensées qui s'entremêlaient. Elle n'avait jamais porté sa génitrice dans son estime, contrairement au paternel qu'elle avait toujours contempler à cause de cette prestance et du certain charisme qu'il savait dégager. « Le cochon braisé a certainement plus d'allure et meilleure mine que ma mère quand elle était dans cet état-là. » articula-t-elle, préférant certainement ne pas montrer le brin de rancœur qu'elle avait en elle, simulant la pointe d'humour, préférant jouer la carte de l'indifférence. La cigarette allumée, elle laissait échapper ces saveurs qu'elle appréciait alors que certains regards, dont celui de Dvalinn, ne faisaient que la reluquer de travers alors qu'il tentait de protéger les amuse-gueules et boissons de la fumée noire qui envahissait. « Je supporte mieux l'odeur du tabac que l'odeur de l'hypocrisie qui règne dans la salle, faut m'excuser. » qu'elle lança simplement alors que ses yeux se levaient vers le plafond éclairé de mille et une lumières aveuglantes. Les iris se fondirent finalement dans les foules, les groupuscules et autres plus grands rassemblements. Elle arrivait à mettre des noms sur des faciès qui ne la reconnaîtraient sûrement aucunement, ou peut-être se diraient-ils qu'ils ont déjà vu ce teint blafard déambuler dans les rues, les cheveux d'un noir envoûtant et l'allure traînante, la discrète des Skeeter, celle qui observe de loin et ne prend pas la peine de rejoindre le cercle de la sociabilité quand elle n'en ressent pas le besoin. « Vous êtes sûr que ce remède n'est pas plus adéquat pour la repousse du cheveu ? Vous en auriez bien besoin, à certains endroits. » qu'elle finit par dire alors que la silhouette était déjà dos à elle et qu'elle s'en allait vers le buffet qui était à son comble. Ce n'est que lorsque la cigarette lui échappa des doigts qu'elle fronça les sourcils alors qu'un sourire lui était adressé, auquel elle répondit par cette expression désenchantée, à la limite des traits outrés. Un pas en moins vers le cancer, qu'elle pensa en s'emparant du dernier verre d'hydromel posé sur la table, rempli à ras bord. D'un œil curieux, elle suivait Dvalinn du regard et tendait l'oreille aux discussions avoisinantes. Rien de bien intéressant. « JÒLASVEINN ! Apprenez à vous servir de vos globes oculaires, espèce de gob— » Ça aurait pu être très drôle s'il avait continué sa tirade, s'il avait déballé ce qui était resté coincé dans le fond de sa gorge. Soupir qui s'échappa des lippes lassées, elle attrapa le verre d'alcool, le paquet de cigarettes qu'elle rangea préalablement alors qu'elle se levait de sa chaise. Dvalinn, elle pouvait l'entendre râler alors qu'il n'était même pas encore dans son champ de vision. Curiosité et indiscrétion prenant le dessus, elle se sentit obligée de voir l'assaillant s'en prendre à cette carrure féminine, aux cheveux flamboyants accompagnée d'un cavalier qui n'était pas des moins appétissants (mais comme les petits fours, fallait se méfier des belles gueules). Elle resta en retrait le temps d'un instant, à observer le chaos que l'islandais avait commencé. « Ah oui c'est vrai, tu accompagnes une brune c'est ça ? Ah je ne savais pas que tu les aimais elle aussi. »  Zeppelin ne pouvait que se délecter de la jalousie qui émanait de chacun des mots que la rousse prononçait. Elle avait l'impression de l'avoir déjà vu quelque part. Mais n'avait pas retenu son prénom, ou son patronyme. Pas si important, peut-être. Maison close. Zeppelin hochait la tête comme pour marquer le fait qu'elle se souvenait de l'avoir déjà aperçu, là-bas. « Pas comme cette catin que tu trimbales. » Comme un fantôme, elle surgit de nulle part, derrière la femme rousse, se pencha pour atteindre le creux de l'oreille. « Je pense que le terme de catin te conviendrait mieux. Simple détail, mais comparativement à certaines, je ne gagne pas ma vie en ouvrant les cuisses et... » Bref. Elle fit un geste de la main comme pour indiquer la suite de ses pensées et se plaça à côté d'elle. On en oublie les politesses, on ne vouvoie pas ceux qui à son sens ne le méritent pas. Elle porta ses iris sombres sur Dvalinn, scrutant les traits tirés alors qu'elle se permettait d'étirer l'ombre d'un sourire. « Faut vous calmer, vous allez perdre vos cheveux à ce rythme-là. » Zeppelin regarda son verre d'hydromel, se permit de soupirer en le lui tendant alors qu'elle aurait aimé apprécier la saveur qu'elle n'avait pas encore goûté. Elle releva finalement le menton en posant ses yeux sur le pauvre homme qui avait été décrit comme ayant une tête de troll (Dante), adressa un simple sourire par pur politesse alors que son attention se porta durant un court instant sur cette demande de mariage qui n'attendrit en aucun cas ce petit cœur caché en elle.



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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 17:42

Elle se souvient avec nostalgie du plaisir qu'elle avait à préparer noël, autrefois. Du rituel qui s'imposait le jour de la décoration du sapin. Jamais avec ses frères et sa sœur. Jamais avec ses parents. Mais elle se souvient très bien des éclats de rire qui habitait la demeure de son oncle et sa tante ce jour là. De son cœur qui se gorgeait de joie et d'espoir. De sa grand-mère et du délicieux repas qu'elle l'aidait à préparer. Époque révolue. Elle n'a même plus la force de décorer un sapin, Alastriona. Même plus l'envie. « Alastriona, tout va bien ? Je pense qu’il va falloir qu’on y aille si on ne veut pas faire mauvaise figure en arrivant trop en retard… ». Elle grimace en entendant sa voix. Plongée dans des souvenirs certes merveilleux, mais douloureux, elle en avait presque oublié son fiancé et colocataire. Pourquoi avait-elle accepté de l'accompagné à ce fichu bal ? Elle qui déteste la foule, elle qui déteste les soirées mondaines et autres festivités. Elle sait qu'elle serait bien mieux dans leur salon, assise au coin du feu, un verre de vin à la main et des larmes sur les joues. Mais elle n'a plus le choix, plus de marche arrière possible. Ça aussi elle le sait.   « Excuse-moi, je n’avais pas remarqué que… » Elle soupire, lève les yeux ciel. Elle devrait s'offusquer qu'il ose entrer dans sa chambre ainsi. Elle s'en fiche. Bientôt, ils seront obligé de partager la même chambre. Bientôt, elle devra faire la sacrifice ultime. Elle s'y prépare, doucement. Elle trouve la force de terminer de se préparer pour la soirée de torture qui l'attend. Sans vraiment se presser, non plus. Mais elle fini par sortir de son antre. Cheveux relevés en un chignon, robe de soirée rouge jolie mais ordinaire. Elle ne veut pas attirer l'attention, Alastriona. Jamais. Elle laisse échapper un grognement quand il dépose le châle sur ses épaules. Elle ne veut pas de son aide, ne veut pas qu'il pose ses mains sur elle, qu'importe la raison. « Je te trouve très belle. » Elle se contente d'un haussement d'épaules. Elle ne veut pas lui plaire. Pas à lui. Jamais. Il tend son bras et elle le regarde, le gratifiant d'un signe négatif de la tête. Transplaner est déjà un calvaire pour elle, hors de question qu'elle le fasse en lui tenant le bras. Pour les civilités de circonstances, il devra attendre qu'ils soient sur place. Malgré tout, elle transplane en même temps que lui.

***

« Est-ce que tu veux devenir ma femme ? » Elle sent le regards des invités braqué sur elle, Alastriona. Et elle déteste ça. Être le centre de l'attention. Elle déteste ça. Pourtant, elle avait décidé de lui accorder une chance. Bien sûr que jamais elle ne l'aimerait, mais peut-être pourrait-elle apprendre à l'apprécier. Pour rendre les choses plus simples, moins désagréables. Le pacte passé avec Ada l'obligeant de toutes façons à devoir passer le reste de ses jours à ses côtés. Une bonne résolution prise avant la nouvelle an. Une résolution qu'il venait de faire voler en éclat à cause de sa bêtise. « Besotted... ». Un murmure qui ne cache en aucun cas son agacement. Sa froideur n'est en rien un masque, pour une fois. Parce qu'à cet instant, elle n'a pas besoin de se forcer à jouer la comédie pour se montrer froide et distante. Parce qu'à cet instant, elle ne souhaite qu'une chose, le gifler.  « Quelle audace, Yaxley. » Elle jette un regard assassin en direction de Desmond, Alastriona. Bien sûr qu'il était là, bien sûr qu'il avait assisté à toute cette scène. Comme si elle ne se sentait pas déjà douloureusement humiliée et blessée. Elle ferme les yeux un instant, Alastriona. Elle voudrait qu'Absynthe soit là. Que son amante la prenne dans ses bras pour lui murmurer que tout se passerait bien. Elle voudrait qu'Isibéal soit là aussi. Elle voudrait lire la compréhension et l'acceptation dans le regard de sa cousine. Mais quand elle ouvre de nouveau les yeux, il n'y a qu'Ephraïm… Et presque toutes la société sorcière, sauf les deux personnes qu'elle aurait aimé voir. « Non. ». Réponse glaciale. S'il avait fait cette demande dans l'intimité de leur demeure, alors, peut-être, aurait-elle accepté. A contre cœur, certes. Elle s'attend à la colère de son frère, Alastriona, elle s'attend à des murmures outrés et des regards accusateurs. Mais elle s'en fiche, la colère obscurcissant son jugement. Elle sert les points, Alastriona, alors que son cœur se meurt un peu. « Mais ce n'est pas comme si j'avais le choix, de toutes façons! ». Parce qu'elle est là, la terrible vérité, de choix, elle n'en a pas. Et c'est la seule réponse ressemblant à un oui qu'il recevra de sa part. « Maintenant relèves-toi, tu as l'air stupide! ». Et surtout, surtout, elle ne veut plus sentir tous ses regards posés sur eux. Ces regards qui la mettent mal à l'aise, ces regards qui lui donnent envie de vomir. Elle voudrait disparaître, se mettre à courir, rentrer chez elle et se cacher sous sa couette. Pleurer. Crier. Hurler. Mais elle n'en a pas le droit, Alastriona. Elle le sait, en a conscience. Alors elle se contente simplement de s'éloigner de lui, préférant la compagnie du buffet à la sienne. S'il avait prit la peine d'apprendre à la connaître un temps soit peut avant de faire une telle demande, il aurait su. Il aurait su que jamais, ô grand jamais, il ne fallait attirer l'attention sur elle.
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 18:04

Elle se redresse quand elle voit Ephraïm arrivée en compagnie de sa fiancée, attrapant une nouvelle coupe de champagne. Lilith éprouve un dégoût certain pour la jeune femme qui accompagne son neveu. La Meadowes n'a certainement pas les épaules pour devenir une Yaxley. Si seulement la brune avait été un peu plus comme son frère,Desmond, qu'elle remarque un peu plus loin et à qui elle offre un léger sourire et un hochement de tête. Elle fait bonne figure, Lilith, mais elle n'a pas envie d'être là. Elle lève un sourcil quand elle aperçoit son idiot de neveu se mettre à genoux. Elle soupir, se lève et s'approche du couple. Elle aurait envie de gifler Ephraïm, mais se retient. Pourtant, la présence du fils aîné de Solveig réouvre des blessures qu'elle pensait avoir fermées. Alors elle termine son verre d'une traite et laisse échapper un rire quand la réponse de la Meadowes parvient jusque ses oreilles. « Je ne l'aime pas, mais elle a raison, tu as l'air stupide Ephraïm. Peut-être devrais-tu commencer à penser par toi même et à cesser d'écouter les idioties de ton père. ». Parce qu'elle ne pense pas que l'idée puisse venir de son neveu. Et, parce que, malgré tout le respect qu'elle a pour son frère, pousser Ephraïm à un tel geste était d'une stupidité sans nom. Mais elle ne veut pas y penser. Ni à son frère, ni à son neveu. Pour ne surtout pas penser à sa défunte belle-sœur. Alors elle tourne rapidement les talons, Lilith, termine son verre et pose son regard sur Irvin.

Elle a besoin de penser à autre chose, d'aérer son esprit pour que son cœur cesse de battre dans sa poitrine. Pour que la lutte contre les sentiments, certes fortement étouffés, qui l'accablent soit plus aisée. Pour ne plus jamais ressentir cette faiblesse et cette impuissance. Elle met de côté son désir de revanche sur l'ordre, juste pour ce soir. Elle oublie même la présence de Jorah, comme toujours. Elle veut boire et s'amuser. Oublier qu'une fois encore une des rares personnes qui lui sont chère c'est vu privée de sa vie bien trop tôt. Elle s'approche de son ex-beau-frère et de sa nièce, un sourire forcée aux lèvres. « Bonsoir. M'en voudrais-tu si je te volais ton père quelques instants, Circée? ». La froideur cachée derrière une politesse qui ne lui sied pas vraiment. Mais élevée parmi les sang pur aux mœurs respectées, elle sait faire bonne figure, Lilith. Dans presque toutes les circonstances. Mais, à la vérité, elle ne laisse pas vraiment le choix à Circée et elle le lui fait savoir d'un regard noir et froid. Si Lilith n'a jamais rien eu contre la jeune femme, ce soir elle n'a pas la patience à ce qu'on se mette en travers de son chemin.
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 21:26


La salle de bal commence lentement à se remplir sous les yeux d’Elizabeth, qui, bien qu’elle s’efforce de porter toute son attention à son interlocuteur, ne peut s’empêcher de chercher du regard celui qui anime en elle tant de sentiments contraires. A chaque minute qui s’écoule, son espoir de le croiser s’amoindrit. Peut-être que les on-dit ont eu tort, peut-être qu’il ne viendra pas, peut-être qu’il est malade ou qu’il a prétendu l’être pour éviter cette réunion mondaine sans intérêt. Elle ne doit pas en avoir pour un homme qui a déjà tout vu, tout connu. Et Erebos en est, de ces hommes si riches que plus rien ne les surprend, que tout les ennuie.  Alors, oui, Eli commence lentement à perdre patience tandis que la foule gagne en importance, l’éloignant chaque seconde un peu plus d’une potentielle chance de croiser le regard d’acier du Black. « Ma fois ma lady, pardonnez-moi si je me suis trompé, mais une jolie femme comme vous, seule à cet endroit et en ce soir de fête, je me suis permis d’espérer avoir ma chance. » Elle reporte son attention sur son mystérieux partenaire et lui adresse un sourire. Sa réponse est satisfaisante. S’il n’a pas le sang pur, il a au moins le tact d’un gentleman pour aborder les femmes. C’est plaisant. Dépaysant. La demoiselle n’a plus l’habitude de côtoyer des hommes qui ont l’art et la manière de séduire les dames. Ses clients, eux, n’ont rien à séduire, ils n’ont qu’à prendre ce qui leur est dû, ce qu’ils ont payé. Elle. « Je vous rassure, mister, votre instinct ne vous a pas trompé, je suis bel et bien sans cavalier. » elle lui fait alors remarquer avant de repartir dans sa rêverie.

Des coupes de champagne passent vaguement dans le champ de vision d’Elizabeth avant que son regard ne vienne croiser celui qu’elle attendait, qu’elle redoutait. Erebos est bel et bien venu. Accompagné. Le verdict est tombé et la déception se lit sur le visage de la jolie poupée. Bien sûr qu’il est avec elle. Comment pourrait-il en être autrement ? C’est sa promise, après tout. Il est voué à épouser cette Valeria Peverell. La maudite rouquine bien plus âgée que lui. Et surtout, belle. Trop belle. C’est bien le problème. Eli aurait voulu que la future femme de son amant soit repoussante à souhait. Mais il n’en est rien. Et même si les deux ne semblent éprouver aucune alchimie, le temps les poussera peut-être l’un vers l’autre, sans qu’Eli ne puisse y faire quoi que ce soit. « Miss Dwight, puis-je vous en offrir une ? » Une fois encore, la blondinette est sortie de ses pensées par son interlocuteur. Le pauvre. Il n’a définitivement pas misé sur la bonne demoiselle. Celle-ci est trop songeuse, partagée entre jalousie et désir pour un homme qui n’est pas celui avec lequel elle parle. Pour autant, elle s’efforce d’être un peu plus aimable avec lui. « Volontiers, mister Carpan, je vous remercie. » Une fois encore, elle lui adresse un sourire poli. C’est tout ce qu’elle sait donner, elle. Des sourires polis. Et puis son corps, aussi. Celui-là, elle l’offre si aisément que ça en est presque un crime. Heureusement, Jonathan ne donne pas l’impression d’être des clients réguliers de la maison close. Il ignore sans doute tout du métier de la jeune femme. Et elle doit avouer que c’est plaisant, de converser avec un homme sans que celui-ci n’ait d’idée derrière la tête. Et s’il en a, il attend le bon moment pour les dévoiler et c’est tant mieux. « Alors, passerez-vous cette soirée avec moi, ou souhaitez-vous que je m’en aille ? » lui demande alors Jonathan, bien qu’il semble d’ores-et-déjà se douter de la réponse qu’Eli va lui donner. Elle-même le sait, elle n’a fait que jouer un peu avec lui. Et son regard recroisant celui d’Erebos ne fait que confirmer cette envie irrépressible qu’elle a d’accepter l’invitation du jeune homme. Il est charmant et bien élevé, c’est déjà bien plus que ce qu’elle aurait pu espérer. « Pourquoi pas ? Restez. Vous semblez être de bonne compagnie, et vous en conviendrez, une si belle soirée exige d’être bien accompagné. » lui répond-t-elle, tout en écoutant d’une oreille la demande en mariage d’un jeune homme plutôt audacieux. Effectivement, pour certains, c’est une belle soirée. Dommage que ce ne soit pas le cas pour Elizabeth.


Spoiler:
 


Dernière édition par Elizabeth Dwight le Mer 23 Déc - 0:11, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mar 22 Déc - 23:15




« Je vous.. t'écoute. que se passe-t-il d'important ? » Elle aurait souri si elle n’avait pas autant envie de vomir. Erlhing était un vrai Gentleman, il avait encore du mal à se qu’ils se tutoient. C’était Ashpodel qui lui avait demandé cela, puisqu’elle trouvait que le vouvoiement était bien trop formel pour un couple formé. Déjà qu’ils subissaient un voyage qu’elle avait presque forcé… La blonde voulait seulement se laisser le plus de chance d’avoir un futur positif et que leur relation grandisse. Éprouvant déjà des sentiments pour cet homme qui était des plus doux et patient avec elle, la vérité devait être mise de l’avant. Asphodel n’eut pas le temps de répondre à sa question, en réalité, elle cherchait quels mots elle devait lui dire en premier. Elle voulait tout lui dire, lui parler du père, de la situation dans lequel l’enfant avait été créé… Le bal de Noël n’était pas un très bel endroit pour faire ce genre de confession, mais elle s’en voudrait encore plus de ne pas se vider le cœur à l’approche du Nouvel an. « C'est le désordre de la maison, n'est ce pas ? Si v.. tu désires un elfe de maison, d'accord. Mais peut-on éviter qu'il touche à mes collections ? Je ne survivrai pas à un chaos artistique dénué de beauté historique sous mon toit...» « Quoi? » Elle lâche ses mots, incrédule, prenant le temps de repasser ses paroles dans sa tête. Un serveur passa à côté d’eux et elle déposa sa coupe encore à moitié pleine dessus. Pauvre mari. Elle se mordit la joue intérieure, elle continuait de fixer Erlhing dans le plus grand des silences. Il était trop bon pour elle. « Non, ce n’est pas du tout une question de propreté. Quoi que… Un peu d’aide sera utile, j’en suis certaine. » Elle passe nerveusement la main dans ses cheveux et agrippe le bras d’Erl pour qu’ils se dirigent à l’écart des autres. Elle ne voulait pas qu’on entende ses paroles. « Tu n’es pas sans savoir que j’ai instigué en quelque sorte cet union. J’ai dû le faire très rapidement, puisque je devais trouver l’homme parfait pour notre avenir. » À ces dernières paroles, elle remet l’une de ses mains sur son ventre. « Je suis tellement désolée Erlhing, je n’aurais jamais dû te cacher cela, mais je devais être certaine… Je suis enceinte. De quatre mois et trois semaines maintenant. » Voilà, l’affaire est lâchée, mais elle ne peut pas s’arrêter. « Je veux lui garantir la meilleure des vies et je savais que tu serais un excellent père, je…» Elle se rend compte de ses paroles et alors, elle ne peut plus retenir ses larmes. Qui dit qu’il en voudra de cet enfant? S’il y avait bien une raison à la fin d’un mariage sorcier, c’était l’infidélité, un enfant fondé hors mariage!


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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 2:19


Il ne put s'empêcher de laisser s'échapper un soupir, rassuré que la question de son désordre légendaire ne soit pas à l'ordre du jour. Confiant, il se laissa entraîner à l'écart, ne distinguant pas que l'abandon du champagne était le signe d'une conversation suffisamment sérieuse pour que tout symbole de fête en soit écarté. Elle déclara qu'il devait être au courant qu'elle avait organisé leur union. Il le savait, son père avait dit que la jeune sorcière possédait une volonté de fer, un respect envers ses responsabilité que le paternel Peakes avait trouvé suffisamment charmant pour lui octroyer une alliance. « J’ai dû le faire très rapidement, puisque je devais trouver l’homme parfait pour notre avenir. Je suis tellement désolée Erlhing, je n’aurais jamais dû te cacher cela, mais je devais être certaine… » Il fronçait légèrement les sourcils, ne comprenant pas très bien cette suite de mots et le tableau qu'ils représentaient. S'excusait-elle de l'avoir choisi lui ? D'avoir pris les devants et probablement brisé une longue tradition en imposant le nom Peakes aux Prince ? Si tel était le cas, Erlhing se chargerait rapidement de la rassurer, il ne lui en voulait pas. Après tout, ils étaient tous deux des obligés, Asphodel avait eu du courage pour mettre veto sur le choix du fiancé. Comment pouvait-il lui en vouloir, elle, sa tendre épouse semblant actuellement se débattre contre une lourdeur de longue date ? « Je suis enceinte. » Son cœur s'arrêta de battre. « De quatre mois et trois semaines maintenant. » Il avait le visage figé dans l'horreur de la surprise, les doigts crispés sur son verre. Son corps paralysé sous la douche froide. Trop soudain. Impossible même. « Je veux lui garantir la meilleure des vies et je savais que tu serais un excellent père, je… » Les larmes qui commencèrent à perler aux coin des yeux de son épouse ne furent pas suffisantes pour écarter sa colère s'infiltrant peu à peu dans ses muscles. Enceinte ? Sa femme était enceinte et ce n'était pas de lui — était-il nécessaire de seulement encore le préciser ? — mais par dessus tout elle s'était marié à son nom uniquement pour se servir de lui, pour cacher son écart et se décharger de toute honte ? Erlhing se mordait les lèvres presque à sang, ne clignant toujours pas des yeux, le regard droit sur les larmes d'Asphodel. Il était furieux. Brisé. « Tu...» Sa voix dérailla, écrasée par une boule dans la gorge. On le mettait devant le fait accompli. On l'avait enchaîné au mariage, un mariage qui lui avait crevé le cœur, et maintenant, on se servait de lui, de sa bonne situation. Il n'était qu'un nom, la pureté de son sang était responsable de ce malheur. L'abjecte machiavélisme de sa femme aussi. « Comment as-tu pu faire ça ? » souffla-t-il après un moment. J'ai effacé mon deuil, abandonné mille sentiments et rêves dévastateurs dans l'unique but de te promettre quelque chose de bien. Que ça marche. Et tu... » Il se détourna, à la recherche d'un équilibre qui avait disparu dans le brouillard de sa colère et de la douleur de sa main qui le lançait à nouveau, l'agonie de la chair en voie de mort s'éveillant doucement sur sa paume qui affichait aintenant l'image du poison mortel. Ou était Alaric quand il avait besoin de lui ? Où était ce soutient qui l'empêcherait de s'effondrer et pourrait lui faire ravaler les pensées de haine qu'il s'apprêtait à cracher ? D'un volte-face brutal et dont il refusa de mesurer la violence, il s'approcha d'Asphodel, affichant sa déception. « Tu m'as trahi. Je t'ai donné ma confiance, une naissance d'affection et tu m'as trahi. Utilisé. » Sa mâchoire se crispa tandis qu'il s'approchait de son oreille pour lui faire part d'une nouvelle facette joyeuse d'enfin naître devant tous. « Jamais je ne reconnaîtrai ce bâtard ! »
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 3:01




C’était comme de se sentir briser, en mille et un morceaux sans qu’on ne soit en mesure de les recoller. Jamais personne ne vous prévient lorsqu’un cœur éclate de malheur qu’il s’agit de la pire douleur qu’il soit. Je sais que je n’aurais jamais dû faire endurer cela à Erlhing, cette trahison était si vive qu’il n’arrivait pas à en croire ce que je venais de lui dire. J’avais envie de le prendre dans mes bras, de poser sa tête dans mon cou et de le serrer jusqu’à ce que sa colère s’évapore. Je sais cependant que ces pensées sont vaines, qu’il ne voudra jamais me pardonner et que déjà, seulement vingt-deux jours après le mariage, notre couple était voué à l’échec. Comment avais-je pu profiter de la gentillesse de ce sorcier pour parvenir à mes fins? Désormais, devant son visage atterré, je me disais que plus rien ne pouvait y faire concurrence. Alors, doucement, je pense que la vie de mon enfant et son avenir n’ont plus aucune importance. Peut-être était-ce la seule solution valable désormais, qu’on m’accuse d’être tombée enceinte d’un sang-mêlé et qu’on ne destitue de tous mes titres? Je devrais retourner en France et je n’aurais plus jamais de place au Ministère. Surtout, si la vérité éclatait au grand jour, Desmond serait le premier à se faire un savant plaisir de me priver de la vie du petit. Il l’élèverait dans la douleur qu’il m’avait infligée, je pouvais au moins être certaine de cela. Maintenant que tout est lâché, je n’arrête pas une seule seconde. Ma bouche s’ouvre, elle veut continuer de s’expliquer toute seule, mais mon regard croise au loin dans la salle la silhouette de ce Monstre. J’en perds un peu trop rapidement le fil, mes larmes continuant de couler. Je ne sais même pas si Erlhing remarque ce changement de désespoir à la terreur d’être affrontée à la réalité. Soudain, sa voix me parvient et me ramène à pieds joints à la dure réalité. « Tu... Comment as-tu pu faire ça ? » Un souffle parvient à sortir de ma bouche, ou un hoquet plutôt. Comment lui répondre que je ne voulais pas qu’il se sente ainsi? Que je m’en voulais, que je n’aurais jamais dû profiter de son nom et du mien pour sauver la vie d’un pauvre petit être. Et je me dis que tout est ma faute, de l’incident causé par les désirs d’un fou et la manipulation que j’ai commise. J'ai effacé mon deuil, abandonné mille sentiments et rêves dévastateurs dans l'unique but de te promettre quelque chose de bien. Que ça marche. Et tu... Tu m'as trahi. Je t'ai donné ma confiance, une naissance d'affection et tu m'as trahi. Utilisé. » Mes épaules finissent par trembler au même rythme que mon corps tout entier qui meurt, un peu trop lentement. « Je ne voulais pas… » J’ai du mal à parler, à mettre un mot derrière l’autre pour former une phrase qui se tient. Bon sang, est-ce que c’est ça de souffrir le martyre? Quand Erlhing s’approche, je sais déjà que les paroles qu’il me dira ne seront pas douces comme nos échanges depuis notre rencontre. Nous ne sommes plus qui nous étions trois mois plus tôt et je crois qu’il en sera toujours ainsi désormais. « Jamais je ne reconnaîtrai ce bâtard ! » Un gémissement sort de ma bouche sans que je ne puisse le retenir, une main agrippe le bras de mon époux. « Non… » Un sanglot, un toussotement, nous ne saurions le dire. Offusquée et détruite à la fois, je me recule un peu pour pouvoir poser mes yeux dans les siennes, peut-être pour la dernière fois? « S’il te plait… Je perdrai tout… J Il me le prendrait… » M’essayage en dernier recours. Une nouvelle fois, mes prunelles parcourent l’assistance et cette fois rencontre son regard et qu’un sourire diabolique s’affiche sur ses traits. « Laisse-nous une chance… » Je le fixe à nouveau, mais je sais qu’il est déjà trop tard.

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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 4:15



Un bal de Noël. En temps normal, Alaric aurait adoré l'idée. Il a toujours aimé Noël, même si les premiers qu'il a passé chez les Peakes ont plutôt été difficiles. Il faut dire qu'à cette époque, Erlhing s'entêtait toujours à l'ignorer. Depuis, les choses ont bien changé et Ric a repris ses vieilles habitudes, à l'approche de cette fête, il se transforme un peu comme un gamin. C'est encore mieux qu'une cure de jouvence. Seulement, aujourd'hui il n'a pas vraiment le coeur à la fête. Depuis le mariage de son cousin le Peakes a dû mal à profiter pleinement des festivités. D'ailleurs, il est arrivé en retard au bal donné pour l'occasion. Il a voulu rentrer chez lui pour s'assurer qu'Odette et les jumeaux se portaient bien avant d'aller ou que ce soit. Il a essayé de la faire changer d'idée, il lui a demandé de l'accompagner, mais elle n'a pas voulu. Tant pis, il affrontera ça tout seul, comme un grand garçon.
Arrivé sur les lieux, il ne peut pas nier le fait que le décor est magnifique. La décoration rend bien hommage à la fête pour laquelle ça a été fait. Perdu dans ses pensées, il ne remarque pas tout de suite les gens qui l'entourent. Ce n'est que quelques temps plus tard, quand l'un de ses collègues vient l'interpeler. À quelques mètres derrière lui, il remarque Erlhing, le sourire aux lèvres près d'Asphodel. Ce qui a le don de lui faire perdre son sourire et de serrer sa mâchoire. Non, décidément, il n'arrive pas à se faire à cette idée. Il préfère détourner le regard, ça ne sert à rien de se faire souffrir inutilement. Il sait qu'il doit tirer un trait sur ce qu'il peut ressentir. Ça ne peut qu'être du passé tout ça maintenant et il doit se faire à cette idée. Il attrape un verre qui passait par là sur un plateau, avant de le porter à ses lèvres. Il grimace légèrement quand l'alcool passe dans sa gorge. Il ne boit de l'alcool que très rarement, alors il lui faut le temps de s'habituer. Il soupire quand il croise le Yaxley entrain de faire sa demande en mariage. Décidément c'est la période on dirait. Et ce n'est pas pour lui plaire.
Ric détourne de nouveau le regard. Il ne sait pas où regarder ce soir. Finalement, ses yeux se posent sur une jeune femme qu'il a eu l'occasion de croiser à plusieurs reprises. Un peu étrange, mais sympathique et il a bien besoin d'un visage amical, là, tout de suite. C'est donc avec cette idée en tête qu'il se dirige vers Zeppelin, un mince sourire aux lèvres. Il peut bien être avenant quand il le veut et puis il ne va pas se pourrir la soirée à cause du parfait petit couple qui roucoule un peu plus loin. Arrivé à la haute de la brune il remarque qu'elle est déjà avec quelqu'un, mais ça a plutôt l'air d'être froid entre eux. L'ambiance règne ce soir, c'est fou. L'esprit de Noël sans doute. Il se permet tout de même d'approcher pour finir à la hauteur de Zepp. « Bonsoir » dit-il simplement en arrivant près d'elle. « Accepteriez-vous de m'accorder cette danse ? » demande-t-il finalement. Oui, une danse c'est bien ce qu'il lui faut, ça lui permettra de se changer ses idées et quelque chose lui dit que la brune en a tout autant besoin que lui et Höltmýrson n'a pas l'air de tenir tant que ça à sa cavalière. Autant en faire profiter les autres.
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 5:15



« Et toi qu'est-ce que tu fous là ? Ah oui c'est vrai, tu accompagnes une brune c'est ça ? Ah je ne savais pas que tu les aimais elles aussi. » Elles aussi ? Ces mots insistants frappaient contre la colère de Dvalinn. Comment pouvait-elle penser un seul instant qu'il était question de couleur de cheveux ? Intérieurement, il se fit la remarque qu'il était peut-être plus délicat d'éviter de préciser qu'il aimait toute sorte de femmes, brunes, blondes, rousses, il avait même partagé le lit d'une chauve une fois, si ça n'était pas de la diversité... Il se retourna vers l'homme qu'elle présenta et afficha une mine dégoûtée, toujours incapable et peu soucieux de se rapeller d'où il le connaissait. S'apprêtant à déverser un flot de mots offusqués et au goût de l'amertume quand elle déclara qu'il était venu avec une catin, il fut interrompu par Zeppelin qui apparu soudainement, visiblement avec l'intention de répandre son maudit poison de vipère. « Je pense que le terme de catin te conviendrait mieux. Simple détail, mais comparativement à certaines, je ne gagne pas ma vie en ouvrant les cuisses et... » Dvalinn la fusilla du regard. C'était décidé, demain on retrouverait Skeeter pendue par ses propres tripes à l'enseigne des Ollivander. « Faut vous calmer, vous allez perdre vos cheveux à ce rythme-là. » Il s'apprêtait à tendre les mains pour l'étrangler, lui faire ravaler ses paroles et s'envelopper dans le monde des tortures pour lui soutirer des excuses, mais Zeppelin le prit à nouveau de court et lui tendit sa boisson. Une attention ? Il était surpris, un peu ébranlé par cette soudaine gentillesse (?) — le mot le fit frisonner — et il bu le breuvage d'un trait, les yeux toujours pleins de colère tandis qu'il abandonnait son verre vide dans les mains d'un sorcier qui passait par là et à qui il vola un nouvel hydromel qu'il fit courir dans sa gorge pour supporter le coup de couteau reçu de sa déesse. Il s'humecta les lèvres pour parler quand une autre personne arriva soudainement aux côtés de Zeppelin. « Bonsoir. Accepteriez-vous de m'accorder cette danse ? » « Æ haltu kjafti... Il n'allait jamais pouvoir en placer une. Mais oui, allez-y Peakes, faites de l'air en nous épargnant la présence de Skeeter. » dit-il en poussant la journaliste dans les bras du violoniste qu'il avait rencontré au hasard de plusieurs couloirs du Ministère et qui s'était incrusté à leur conversation avec un flegme qui ne le heurta même pas, heureux de pouvoir se débarrasser de sa cavalière qui ne l'aiderait pas à calmer la situation. « Sur la tête d'Odin, Idunn, je te promets de couper les veines de chaque personne présente ici si tu oses me dire que tu es avec lui juste parce qu'il te l'a demandé. » Il avait presque crié cette dernière phrase et s'approcha dangereusement de la jeune sorcière pour s'assurer qu'elle était bien là, vivante, son parfum lui rappelant avec douleur qu'elle lui avait beaucoup trop manqué ce soir et que la retrouver ainsi était la pire des déceptions. « Ça fait des mois que je te proposes une vie libre, je n'ai droit qu'à des refus et la première bouse d'hippogriffe qui passe par là tu t'en vas avec. dit-il en pointant du doigt Dante qu'il considérait à présent avec autant de respect qu'un Cracmol desséché sur la route. C'est quoi le problème ? J'suis trop vieux ? Il est plus riche ? » Il souffla ses dernières paroles dans une rage étranglée par sa voix commençant à sentir les effets de l'alcool comme ses gestes devenant moins adroits. « Ou tu me prends juste pour un con à cause de ce que je ressens pour toi ? »
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I am Insurgent, and proud to be.
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Je suis : Dezaia , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 18/07/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 1223 hiboux. J’incarne : la sublime Sarah Gadon , et l’avatar que je porte a été créé par : © Dezaia . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Desmond Meadowes, Pietro Lupin & Lucrezia Borgin Je parle en : #996666



Je suis âgé de : vingt-neuf ans (20.01.62) , et j’ai le sang : mêlé, honnêtement je ne pense pas que cela fasse une quelconque différence, je sais très bien me servir de ma baguette ! Dans la vie je suis : Mère au foyer, ex-psychomage, et Médicomage pour l'Ordre du Phénix J’ai juré allégeance : à l'Ordre, et je me battrais pour celui-ci jusqu'à la mort. Mes idées ont fait de moi un fugitif et je ne regrette rien. Côté cœur, : Je suis mariée avec les Leader de l'Ordre, Skander Lupin. (le 8 juin 1991) Champ Libre : Maman de quatre enfants (Antigone, Orion, Finlay, Sirius)



Dossiers du ministère
‹ Relations du personnage:
‹ Inventaire:
MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 13:09


Je te déteste Alaric Peakes. Voilà ce que pensait la nouvelle maman à la veille de Noël, Odette n'était pas des plus réjouies à l'approche des fêtes depuis la mort tragique de sa mère, mais elle avait appris à faire avec. C'était toujours comme ça, les apparences. Et autant dire que depuis le mariage d'Erlhing, elle devait faire preuve d'autant plus de fermeté avec elle-même, Asphodel ayant prit place dans leur maison d'Édimbourg. Elle se retrouvait coincée entre un couple fraîchement marié, un Alaric contrarié à la moindre occasion et deux enfants en pleine croissance qui ne faisait déjà plus leur nuit. Rapidement, la mère avait appelé sa nounou, Louise, pour garder les enfants sur un coup de tête. Il lui avait donné envie de se rendre à ce bal ce con. Et vraiment en plus. Vêtue d'une simple robe noire au décolleté tout en dentelle, elle était simplement serrée par une ceinture de feuille dorée trouvée dans une petite échoppe moldue. Maquillé simplement, le rouge aux lèvres et le noir aux yeux, elle avait attaché sa tignasse blonde en un chignon sophistique. Elle se regarda une dernière fois dans le miroir en soupirant. Ça l'énervait d'être comme ça, toujours à faire plaisir à tout le monde alors qu'elle avait juste envie de se cacher dans un trou de souris et de ne plus en sortir jusqu'à en mourir une fois ses enfants assez grands pour se satisfaire à eux-mêmes. Mais elle repassa tout de même par la chambre des poupons pour les embrasser et donner ses dernières instructions à Louise avant de transplanter tout aussi vite qu'elle s'était préparée pour se rendre au bal.

✣ ✣ ✣

Arrivée en retard et sans cavalier, la dure vie d'Odette Moody, mais dans le fond, elle le vivait très bien. Tout ce charme et cette opulence ne la dérangeaient même plus tant elle y avait été habituée étant petite. Elle était née avec une cuillère d'argent dans la bouche et elle le vivait très bien. Encore aujourd'hui, elle avait pour dire grimper d'un cran dans l'échelle, certes en tant que maîtresse entretenue d'Alaric, mais elle touchait du doigt les idéaux des sangs purs sans pour autant les embrasser. Elle avait bien trop peur des conséquences pour Orion et Antigone, elle aurait voulu les élever à la campagne comme elle en avait eu la chance dans sa jeunesse. Mais elle s'avança aussi rapidement qu'elle le pût alors qu'une amie médicomage s'interpella non loin. « Odette c'est toi ? » Elle fit mine de l'ignorer, elle n'avait pas le temps, tout du moins c'est ce qu'elle pensait. Parce qu'en voyant partir Alaric, elle avait compris qu'il était contrarié de son refus, mais maintenant qu'elle était là... Pourtant, elle aperçut Alaric en charmante compagnie (Zeppelin), mais ne lui adressa qu'un petit sourire quand elle croissait son regard. Elle était là, c'était ce qui importait, finalement, ils avaient désormais leur petite famille eux aussi. Même si ce n'était pas par un mariage ou par d'autres conneries du genre. D'ailleurs, Odette pensait en ce moment à ne jamais se marier, même si elle avait apprécié la cérémonie de mariage du Prince et du Peakes, elle n'en avait pas envie. Mais au loin, elle aperçut enfin Erlhing et Asphodel. Pourtant, quelque chose semblait clocher chez le tout nouveau couple... Combien vingt-deux jours de mariage et la première dispute. Elle fronça les sourcils en attrapant un verre de champagne sur la table, en restant à distance, elle voyait bien que la nouvelle madame Peakes pleurait et elle ne pouvait pas laisser passer ça, pas un soir de réveillon.



This isn't the separation that hurts me
why think separately of this life and the next when one is born from the last.... Time is always too short for those who need it, but for those who love, it lasts forever.

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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 13:32


Face à Dvalinn, Antoinette avait pour dire lâcher le bras de Dante. Elle n'avait aucune honte, juste de la colère qui se reflétait. Les yeux de l'un dans l'autre, elle avait envie de l'égorger juste parce qu'il se permettait de lui faire des reproches. Et lui, il se pensait vraiment blanc comme neige à être là avec une autre fille ? Certainement pas puisqu'il ne s'en excusait pas du tout, aucunement, même. Antoinette fit la moue, alors qu'à son oreille la voix ironique d'une femme venue lui susurrer des mots forts bien dits. « Je pense que le terme de catin te conviendrait mieux. Simple détail, mais comparativement à certaines, je ne gagne pas ma vie en ouvrant les cuisses et... » Elle se retourna sur la nouvelle arrivante. Cette femme brune. Mais Antoinette n'eut qu'un sourire drastique en applaudissant lentement. « Votre répartie vous tuera, apprenez à prendre le problème dans son ensemble. Vous êtes journaliste ? À parce que ce genre de comportement va à tous les gens de votre espèce. » Elle était verte de rage, mais ce ne se voyait pas, ça se sentait quand elle parlait juste ça. Car Antoinette, elle n'était pas du genre à dire ce qu'elle pensait normalement, juste que là, Zeppellin l'avait bien poussée à bout. Entre le fait qu'elle se trimballe avec Dvalinn et qu'elle vienne lui faire des remarques sur une condition qu'elle n'avait jamais désirée. C'était un mauvais réveillon pour dire. Pourtant, ce qui rassura la rouquine, c'est que l'islandais semblait lancer des éclairs à sa cavalière juste pour cette phrase. Mais il n'eut aucun scrupule à lui prendre le verre qu'elle tendait et à la boire. S'il était empoissonné du poison de cette vipère qu'il ne vienne pas lui pleurer dans les bras après cela. Elle tourna la tête vers l'assemblé, personne ne semblait parler, mais le silence parlait étrangement trop pour eux tous. Dante devait se sentir insulter, vraiment, ce n'est pas très agréable, alors qu'il faisait bonne figure et une bonne action en la sortant le soir comme cela. Pourtant, un homme brun (Alaric) s'approcha du petit quatuor, comme une fleur pour ainsi dire. « Bonsoir. Accepteriez-vous de m'accorder cette danse ? » Évidemment, c'était à Zeppellin qui le demandait et Dieu merci, elle devait accepter. Cependant, dans un juron, Dvalinn poussa la journaliste comme elle l'avait prédit dans les bras du violoniste. « Mais oui, allez-y Peakes, faites de l'air en nous épargnant la présence de Skeeter. » Dans un sens, il n'avait pas tord, mais c'est Antoinette, elle-même qui s'attrapa le bras de Zeppelin en souriant. « Au fait Miss Skeeter. » D'un geste vif, elle lui vida le reste de sa coupe de champagne au visage lâchant son bras. « Joyeux Noël à vous et votre famille. » Antoinette souriait de toutes ses dents blanches à ce petit geste, mais elle la laissa partir en bonne compagnie, qui pouvait refuser une danse comme celle-ci. Et au mois désormais, elle sentait quelque chose d'agréable et pas la clope. « Sur la tête d'Odin, Idunn, je te promets de couper les veines de chaque personne présente ici si tu oses me dire que tu es avec lui juste parce qu'il te l'a demandé. » Elle se retourne aussi vite sur Dvalinn qui menaçait en terme très clair, tout l'assemblé. Et avoir entre les mains la vie d'autant de gens ? C'était un peu la mettre sous pression, parce qu'elle savait que Dvalinn était comme ça : Il l'a dit, il l'a fait. Mais la rouquine le laissa finir sa tirade, trop vieux ? Moins riche ? Elle s'indignait plus il parlait. Vraiment qu'il était con quand il avait bu, un vrai cauchemar... Quand il finit par l'achever. D'une seule et unique phrase. « Ou tu me prends juste pour un con à cause de ce que je ressens pour toi ? » Surprise. Elle lâcha sa coupe vide au sol, alors qu'elle tombait en mille et un petits bouts de verre à ses pieds. Comment pouvait-il dire qu'il l'aimait là tout de suite au beau milieu de tout ce monde, c'était des choses privées, voire intimes. Enfin. Elle posa une main sur son coeur encore à bout de souffle. Choquée. Peut-être prendrait-il mal une telle réaction. Mais elle n'arrivait pas à articuler. Pas du tout. « Je... » Commença-t-elle. En regardant Dvalinn, puis Dante. « J'ai.. J'ai besoin de prendre l'air. Excusez-moi.» Elle releva le bas de sa robe, en marchant à grandes enjambées vers ce qui pourrait ressembler à un endroit dépeuplé de monde, elle avait peur. Que voulait-il qu'elle lui réponde. Non, moi aussi je t'aime, mais demain je te fais aussi la plus grande surprise de ta vie, cependant ce soir tu me déçois grandement. Qu'elle était conne !
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MessageSujet: Re: LE BAL DE NOËL [Topic commun]   Mer 23 Déc - 14:21


À travers le brouillard de sa couleur il entend Asphodel se confondre en excuse et tentatives de le garder près d'elle. Une main attrapa à son bras et il y accroche son regard, fusillant cette douleur ; elle avait saisit le mauvais bras. D'un geste lent mais ferme, il prit sa main pour la repousser, brisant ce contact qui venait pourtant de naître entre eux, lui qui s'était contenté de quelques baisers chastes en public pour parfaire l'image du jeune couple marié. Il avait été idiot. Tellement stupide de croire qu'ils partageaient le même poids de l'obligation. Lui qui avait désiré bâtir une relation d'amitié, de complicité et de respect sur ce pilier, espérant qu'à la fin de leurs jours ils auraient tous deux vécus cette vie sans amour avec légèreté, sans rancune. Il s'était trompé. L'historien n'était qu'un pion. Poussé dans les bras de l'amertume par son père sans-cœur. Encouragé par son frère bien trop malin. Interdit d'aimer son cousin. C'en était trop, il avait besoin d'air. De respirer, en fuyant peut-être, le poison dans son esprit le lui disait. « S’il te plait… Je perdrai tout… J Il me le prendrait… » Elle avait reculé et Erlhing n'avait pas entendu le poids du Il dans sa voix tandis qu'elle détournait le regard vers Desmond Meadowes, plus loin dans la salle mais que le peintre ne vit pas, les yeux figés sur le visage de son épouse tentant encore de le retenir. « Laisse-nous une chance… » Comment ose-t-elle ? « La seule chance que je vais te donner Asphodel Prince c'est en taisant ce déshonneur pour que ma famille ne te brise pas le cou. dit-il avec sincérité, une dernière lueur de protection dans son ton, ne désirant pas qu'elle devienne un cadavre dans le placard des Peakes qui en étaient plus que capables pour une telle situation de traîtrise. Va-t-en avec ton amant, élevez le fruit de votre amour comme bon vous semble, mais ne compte pas sur moi pour sacrifier vie et nom à ton erreur. Tu t'es trompé de sorcier pour ça. » Des paroles dont il ne pouvait mesurer l'horreur, ignorant de la vérité tandis qu'il la plantait là, la frôlant à peine en s'éloignant pour traverser les abords de la piste de danse, les poings serrés et la colère tanguant dans son ventre alors qu'il quittait le stade pour transplaner aussitôt dehors. Il avait abandonné son épouse sans se soucier des regards et des chuchotements. Erlhing ne voyait qu'une chose : sa nouvelle femme, celle pour qui il avait effacé le nom de Gunhilde à côté de son statut de veuf, celle pour qui il se forçait à éviter les lèvres d'Alaric pour être sevrer de ce goût, elle, Asphodel, qu'il aurait voulu un jour apprécier avec suffisamment de sincérité pour qu'ils décident de donner un enfant en héritage à leurs familles, un seul et unique effort dans leur vie, venait de briser les obstacles durement construits ces derniers mois et qui faisaient barrage à la folie des tristesses dont elle venait d'en faire les frais pour la première fois.
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LE BAL DE NOËL [Topic commun]

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