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Did you know we're utterly insane ? [Hot & Violent]

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Parchemin envoyé Dim 8 Nov - 15:07

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Tea for three
- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -




Il irradiait. Sans un mot ni un geste d'exultation, il emplissait les lieux qu'il visitait d'une aura nouvelle ; comme une sombre lueur émanant de lui, son sourire en coin – jamais gommé de ses lèvres – laissait supposer une quelconque fierté le nourrissant en son sein depuis peu. Et s'il restait mutique face aux explications de sa soudaine joie de vivre pourtant figée, son cœur semblait se faire le murmure de sa voix, enflant et tressautant sous les bouffées d'émotions. Mais tapi dans son silence, sa prestance était la proie de son comportement bestial et de pulsions violentes. Un univers boucher se dévidait dans son cerveau sans qu'on ne puisse rien y faire, et c'est ainsi qu'il fut possible de partir de ce postulat : même heureux, Valko Greyback propageait ces ténèbres oppressantes sans qu'il n'en soigne la source. La vendeuse fut alors sommée par son intuition de survie de ne jamais quitter du regard ce client atypique (belle gueule – ou presque – , du charisme pour sûr. Ce petit quelque chose qui vous souffle de ne pas le croiser au détour d'une ruelle la nuit) passant le perron, et dont les yeux d'ambre s'étaient posés sur une rangée de bagues ordinaires. Valko plissa le nez de désapprobation avant de grommeler d'une voix coulante. « J'aimerais voir vos bagues de fiançailles. » Elle se retint, bien sûr, de se draper de la morgue usitée des vendeuses de bijoux. Contournant rapidement le comptoir, la sorcière s'approcha du client à grands pas ; attirée par le magnétisme animal du quidam elle avait répondu à son instinct en tentant le rapprochement. Sans doute qu'en rompant la distance, il l'intimiderait de moindre manière. « Elles sont toutes là, monsieur. » Coeur battant, elle pinça la lippe en un sourire fébrile. « Elles sont ordinaires. » qu'il dégoisa, impavide. Trop d'or et de diamants montés en une circulaire banalité. Il grogna alors, puis glissa ses pupilles rudes vers un exemplaire laissé seul en son écrin sur une table d'expertise. Son inhabituelle beauté ayant frappé son attention. « Et celle-ci ? » Question rhétorique s'il en est ; Valko n'attendit guère la réponse et s'avança à pas leste vers l'objet de sa convoitise. Dépassant même le sacro-saint seuil du comptoir, il s'engouffra vers ce coin de boutique liturgique, là où le client n'était guère invité. La marchante sursauta, le rattrapant à grands pas. « Vous ne pouvez pas aller ici ! Monsieur ! Je... Je vais appeler les aurors. » « Faites donc. » Le timbre rauque de sa voix épousa la langueur de ses lèvres, tandis qu'il toisa avec curiosité la bague convoitée roulant entre ses doigts blancs. « Je travaille pour le Ministère. » La vendeuse hoqueta de surprise, goûtant un frisson désagréable de pressentiment. La gorge étranglée par la crainte de voir ses impressions vérifiées, elle déclama pourtant : « ...Monsieur Greyback. » « Hmm. » Pas un regard pour la concernée. Valko s'empara du bijou d'or blanc doté d'une larme d'opale sertie de diamants, avisant la beauté irisée du bel ouvrage. « Je... » La pauvre hère s'avança à peine, mains nouées nerveusement et bouche pâteuse. « Je suis désolée mais elle n'est pas à vendre. C'est notre prototype unique et... » « Dites moi, Miss Donovan. » Bien sûr que le loup ne se drapait jamais dans de tels élans de politesse. Mais il marqua un certain plaisir sadique à user du patronyme de son vis-à-vis, l'informant derechef qu'il n'ignorait pas son identité. « Vous êtes mariée à un moldu, n'est-ce pas ? » Et sous la question bénigne, une apparente menace luisant dans l'âtre mortel de sa pupille. Elle déglutit péniblement, manqua de se laisser tomber en tremblant sur la chaise, au lieu de quoi elle opina du chef, nuque raidie : « C'est un excellent choix. Si la taille ne convient pas, nous nous ferons un plaisir de l'ajuster. » « Parfait. » Sourire de circonstance, dévoilant deux canines étonnamment bien affûtées. « Et gardez donc votre langue. Sans quoi vous viendriez à la regretter. »

~*~

Il s'était rendu à cette soirée mondaine quand, pressé par la demande de Cirilla, Valko n'avait su le lui refuser. Pour l'occasion le loup avait revêtu un sobre costume sans pour autant s'encombrer d'une cravate, le cheveu presque coiffé mais la barbe naissante. Qu'importait si l'usage de politesse préférait les faciès masculins glabres pour ce genre d'événement, lui préféra l'insolence de son charme brut. Et d'un soupir à peine feutré, le quidam rangea l'écrin durement acquis dans la poche intérieure de sa veste, rompu par l'idée de lui offrir ce soir la bague de leur avènement.

Ainsi avait-il passé le seuil de l'immense salle au faste ostentatoire, sans jamais s'en trouver ravi. Tel un égoïste aguicheur, Valko détailla à peine les convives, embrassant les lieux de son regard attentif afin de ne retrouver qu'elle. Et, lorsqu'il la vit enfin, engoncée dans cette robe noire d'une sensualité folle, il ne put que voir en elle le statut de femme fatale. Malgré son ventre rond, malgré sa facette enfantine, malgré les larges pulls côtelés dont elle aimait parfois s'affubler. Un sourire à la fois aussi admiratif que vorace ourla sa lippe comme il ne la quittait pas des yeux – indiscret qu'il était. Lui faisant l'amour à distance et laissant frapper en son poitrail les indicibles battements d'un myocarde transcendé. « Par Merlin. Valko ? » Cette voix féminine, presque d'outre-tombe tant les souvenirs d'un passé lointain percutaient son crâne, écrivit sur ses traits la surprise. Ses yeux noisette dévièrent dès lors sur une ancienne camarade de Poudlard ; Amy Dohler, fière Serpentarde n'ayant jamais estimé les flirts maladroits et autres épanchements de Greyback pour celle qu'elle surnommait 'Fada Lovegood'. « Wow, tu n'as presque pas changé. » Ses mains taquinèrent amicalement les bras masculins, Valko rétorqua d'une voix chargée d'étonnement agréable. « Amy. Dix ans déjà. » « Et en dix ans, tu n'as toujours pas soigné ton allergie pour tout ce qui est cravate. » « Jamais. » Elle le toisait de son air séducteur, un éclat de convoitise dans la pupille qu'il ne daigna pas même attraper. Le passé l'étreignait soudain, refermant sur lui les réminiscences d'une adolescence vaincue par son statut d'homme. « Il paraît que tu travailles pour le Ministère. Bravo. » Grand sourire de circonstance qu'il ne lui rendit que par un rictus en coin malgré l'enthousiasme des retrouvailles. « Et toujours pas de Mme Greyback ? » Elle minauda d'une voix coulante. Lui, passa ses doigts nerveux sur une joue râpeuse, à la recherche d'une réponse appropriée. « Et bien... » Bref coup d'oeil vers sa jolie blonde, perdue là-bas dans le flot de convives. Il dut étrangler sa sincérité abrasive pour mieux protéger le secret de leur relation défendue. « Non. » « Je vois. Un peu de champagne ? » Mordillant légèrement le carmin de ses lèvres, Amy s'empara sans préavis du bras de son cavalier improvisé. Lequel n'eut aucun intérêt à s'en déloger s'il souhaitait gommer l'indiscrétion dont il faisait preuve à trop dévorer sa jolie blonde du regard.
 

Parchemin envoyé Lun 9 Nov - 21:56

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Elle se contemplait depuis plusieurs minutes dans le miroir de sa salle de bain, elle qui n'était pas du genre à passer des heures à s'occuper d'elle-même en temps normal. Cependant, ce jour était spécial pour elle, elle allait enfin quitter sa prison dorée pour commencer une nouvelle vie. Elle avait passé ses derniers jours à préparer cette journée, à réfléchir aux conséquences que cela allait entraîner dans sa vie et empêcher son frère de mettre à néant ses projets. Elle devait disparaître du monde sorcier, sans aucune piste. Cette soirée mondaine était l'occasion parfaite pour masquer les pistes, elle n'y allait pas vraiment pour le plaisir du buffet à volonté. « Vous êtes ravissante ! » Un sourire orna ses lèvres en posant à travers le miroir son regard vers sa fidèle domestique, sa partenaire pour l'évasion comme elle aimait si bien le dire. « Les derniers préparatifs sont terminés Kelda ? » Elle se tourne vers elle, dévoilant ainsi son ventre arrondi par son enfant, elle faisait partie des très rares personnes à être au courant de son état. Kelda, âgée d'une quarantaine d'années au physique assez strict, mais gracieux, était au service de la famille Lovegood depuis des générations. Elle s'était rapidement attachée à l'énergique petite blonde de la famille comme une mère de substitution. « Tout est prêt, il est temps d'y aller ! Je vous retrouverai dans quelques jours. » La domestique quitta aussitôt la salle de bain pour finalement disparaître dans les couloirs du manoir. Elle jeta un dernier coup d’œil vers le miroir avant de quitter à son tour la pièce.

* * *

Il y avait des années qu'elle ne s'était pas rendue à l'une de ses soirées mondaines où le gratin de la société aime tellement se vanter de leur réussite et de leur richesse. Cependant, celle-ci était différente de celle qu'elle avait déjà côtoyée dans sa jeunesse, il n'était pas uniquement question de sang-pur. Ainsi, la liste était longue et variée de visage qu'elle ne connaissait pas, mais elle savait qu'il n'y avait qu'une personne qui l’intéresserait parmi la foule. Elle prit le temps d'observer les réactions sur son passage, nullement curieuse de connaître l'effet de sa robe chez les hommes, mais plutôt d'être rassurée sur l'efficacité du sort qui masquait aux regards des autres sa grossesse devenue fortement évidente. Elle se pinça légèrement les lippes alors qu'elle venait de faire trois fois le tour de l'immense salle de réception, son loup n'était finalement pas encore arrivé. L'impatience commençait à pulser dans ses veines, l'incitant à se diriger vers les buffets où l'odeur des hors-d’œuvre était des plus alléchantes. Un soupir de plaisir s'échappait de ses lippes en croquant sur un canapé sucre-salé, ceci était de la pure gourmandise surement provoqué par son fils, car elle avait pris le temps de manger un bon repas avant de venir à la soirée. Elle attrapa un verre de jus de kiwi avant de se tourner vers la salle, balayant du regard pour y chercher la source de tous ses désirs. Elle rata un battement de cœur quand elle le repéra enfin dans son costume sobre, mais affreusement séduisant. Elle était fière de son futur époux, en plus d'être follement amoureuse.

Cependant, l'éclat rayonnant de ses pupilles s’effaça rapidement pour laisser placer à un regard menaçant envers la blonde qui venait de s'approcher d'un peu trop près de son loup. Elle s’enchaîna mentalement au sol pour éviter de bondir vers cette femme au visage surchargée de maquillage. Elle était ridicule de chercher à s'embellir alors qu'elle était d'une laideur à faire mourir de peur, sans parler de ses cheveux qui ressemblaient à des brindilles de blé desséchées. Elle vida d'un trait son verre pour le reposer sans douceur sur la table du buffet sous le regard surpris d'un des serveurs. Elle s'éloigna vers un coin discret de la pièce, observant attentivement les courbes de la femme qui venait de s'agripper au bras de son homme. Comment osait-elle toucher à son amant, à son futur époux ? Des souvenirs se bousculèrent dans sa tête, reconnaissant alors les traits familiers qu'elle avait déjà croisés pendant sa jeunesse, une certaine Amy Dohler. Elle était toujours présente dans le cercle d'ami, du moins si on pouvait l'appeler ainsi, de Valko. Elle récupéra sa baguette qu'elle avait planquée dans une poche intérieur, un rajout que Kelda avait insisté de faire pour pas qu'elle oublie sa baguette chez elle. Elle marmonna un sortilège qui fit apparaître une mouche, une grosse mouche bruyante qui commençait à décrire des cercles autour de la tête d'Amy. Le message était assez clair dans le regard de Cirilla, cette femme était une merde, un déchet qui n'avait pas le droit d'approcher son compagnon. Un sourire ne tarda pas à se dessiner sur ses lèvres en voyant Amy tenter de chasser discrètement la mouche de la main tout en restant mielleuse auprès de Valko. Cirilla, lassait par ce jeu, fit plonger la mouche dans la coupe de champagne de la femme blonde, espérant qu'elle puisse l'avaler en buvant, bien qu'au fond elle doute que cela puisse marcher. Perdue dans sa rage, elle se fit légèrement percuter par un homme, le regardant à peine alors qu'il marmonnait ses excuses. « Pardon, je ne vous ai pas vu. Vous avez besoin d'aide ? » Elle glissa un regard vers lui, prête à lui répondre qu'il pouvait dégager le plancher avant de se ressaisir. Elle aborda son sourire de façade, de folie. « Pensez-vous pouvoir me trouver des cacahouètes ? Cela m'aide toujours à me remettre d'un choc, mon sang circule difficilement sans l'apport d'un corps gras, la cacahouète en est riche. » L'homme la regarda un instant surpris avant de marmonner qu'il allait lui trouver ça, puis s'engouffra dans la foule. Elle s'empressa de reposer son attention sur son compagnon et la poupée blonde qui s'accrochait toujours à lui. Le regard brillant d'une malice malsaine et sournoise, elle jeta un nouveau sort pendant qu'un des serveurs passait juste à côté d'elle, faisant jaillir la flamme du chandelier de table qu'il portait vers les cheveux de la blonde. La flamme n'était pas trop impressionnante, laissant parfaitement croire que la cause ne pouvait être qu'un changement d'air mélangé aux nombreux parfums.

Parchemin envoyé Mer 11 Nov - 13:24

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Elle dodelinait de la tête sans qu'il n'en fasse grand état. Barbotant dans son arrogance, plissant ses yeux vert d'eau dès lors qu'elle évoquait les grandes fortunes et autres patronymes clinquants qu'elle put émoustiller autrefois et retraçant, laconique, le synopsis de ses dix dernières années. Valko, en l'écoutant, s'engonçait dans un mutisme poli et inusité – gorge serrée par les mots crus et soupirs indécents qu'il convenait de retenir en ce genre de circonstance. Son regard lupin embrassait la pièce sans autre intermittence que les invités vaquant sous ses yeux : vestes immondes de feutrine, une manière de se tenir d'un port altier ; dos creusé, tête haute, mains toujours occupées (autour d'un verre de champagne ou d'une taille féminine) afin de ne jamais coudoyer son comparse fortuné. Greyback plissa le nez d'insatisfaction comme il comprit avoir perdu de vue cette magnifique blonde à la robe légère, haussant même quelque peu le menton afin de se donner d'avantage de hauteur. Impatient qu'il était de la retrouver, couvant du coin de l'oeil tout prétendant inopportun méritant un coup de croc dans la jugulaire, oubliant jusqu'à l'existence de Amy malgré son intarissable débit de palabres entremêlées. « Et là je lui ai dit... PAR MERLIN C'EST IMMONDE ! » Enfin le ténébreux se tourna vers son vis-à-vis, traçant sur son impassible faciès la marque de l'étonnement glacé : il arqua un sourcil, toisant la grimace de Amy tordant alors son visage avec dégoût. L'auteur de ce délit n'était autre qu'une mouche ayant décidé de se noyer dans son verre (et Valko jura, maintenant qu'il aspirait aux détails la concernant, avoir vu ce même insecte voleter gaiement autour de sa tête blonde), qu'elle reposa d'ailleurs sur une table. Elle laissa la répulsion l'envahir d'un frisson, avant d'expulser son irritation d'un soupir. « Franchement, heureusement que tu es là, cette soirée est un calvaire. Tu te rappelles des bals de Noël à Poudlard ? Tout aussi soporifique. Qui était ta première heureuse élue d'ailleurs... Hmm, la petite Malfoy, si je ne me trompe pas. » « Freyja. » fut le seul soutien qu'il lui apporta, corroborant ainsi ses souvenirs par un prénom ayant embaumé une grande partie de son adolescence. « C'est ça. Tu as toujours eu un faible pour les blondes. » Elle exulta, rayonnante, un rire léger ourlant sa lippe et un éclat malicieux piquant l'alcôve de ses yeux verts. Transie par son audace, Amy se hâta de glisser sa bouche à l'oreille masculine, prompte à s'élancer dans un laïus aussi grivois que vulgaire relatant ce qu'elle avait de blond véritable, là entre ses cuisses. Mais à peine eut-elle le temps de susurrer ses premiers mots, qu'elle sursauta soudain, main fébrile caressant sa nuque chauffée par la flamme d'une bougie. « Faites attention, espèce d'incompétent ! » qu'elle braya à l'encontre du serveur, excédée par ses tribulations de ce soir. Greyback ne demeura guère insensible à la malchance s'étant étonnamment greffée à son ancienne camarade ; il songea bien sûr à Cirilla comme étant la fautive de ses déboires, dissimulant à grand peine ce sourire amusé au coin des lèvres. Amy se tourna dès lors vers Valko, un air lassé écrivant ses traits, des miasmes de chaudes supplications grattant l'inflexion de sa voix. « Et si on allait ailleurs ? »  Le concerné ne pipa mot, haussant les sourcils face à l'assaut. Enfin il comprenait être la proie de ses fantasmes (faut-il préciser que les spécimens de sexe masculin ne sont guère toujours très réactifs, même lorsque la lubricité entre en jeu) et s'en trouva coi avant d'étouffer sa morgue dans un rire. « Ca fait combien de temps que t'as pas baisé ? » Greyback recouvrait son impertinence brute. Même engoncé dans cet univers de faste, d'affabilité fantoche et de bienséance ratée, il ne pouvait entièrement se prêter au jeu. Amy fut bien aise de le retrouver comme au temps de leurs études, lui prêta un sourire égrillard, inspira légèrement... et fut coupée dans son élan par une tierce silhouette lui étant familière.

« Cirilla... ? » Amy avait marqué une pause, détaillant l'intruse de ses grands yeux étonnés avant de souffler son prénom du bout des lèvres. Celle qu'elle affublait autrefois d'un surnom bêcheur s'était de toutes évidences métamorphosée : de fille banale, la Lovegood s'était muée en femme fatale. Omettant de l'avoir si longuement méprisée, l'ancienne Serpentarde fut au contraire bienheureuse de la voir si changée. « Amy Dohler. » cala-t-elle, presque irritée de ne percevoir aucune reconnaissance dans la pupille de son vis-à-vis. « J'étais à Serpentard, avec Valko. » Et ce dernier – dont les yeux vifs n'avaient eu de cesse de la dévorer – s'avança d'un pas vers la nouvelle arrivante. Il murmura de sa voix suave et rauque qu'il l'avait déjà revue, plusieurs fois. Resta sobre dans son explication, un peu moins dans son regard. Car, lorsque le cannibale se pencha vers elle, ce fut pour effleurer sa main d'un baiser galant alors que ses pupilles brûlaient les siennes. La courtoisie improbable de son geste fut ainsi volontairement brisée par la brutalité vicieuse de son regard dont le message paraissait clair : il lui octroyait un baise-main tout en lui avouant d'une seule oeillade graveleuse : « Je te prendrai ce soir, sur la table de la cuisine. » Quand l'impudicité se rit des bonnes manières.
 

Parchemin envoyé Ven 13 Nov - 17:35

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Son regard fixait inlassablement la blonde qui polluait l'espace vital de son compagnon, ses pensées commençaient à s'organiser en plan. Elle savait parfaitement que les mots pouvaient être une arme redoutable, les gens qui peuplaient cette soirée étaient toujours très gourmands de rumeur honteuse. Il n'était pas difficile pour elle d'inventer une histoire assez cohérente, s'amusant à distiller les informations à travers les invités un peu au hasard puis attendre que le résultat arrive à l'oreille de la victime. Elle était convaincue de pouvoir la faire partir en larme, hélas ce plan demandait de la patience et elle n'était pas certaine d'en avoir assez. L'homme qui l'avait bousculé ne tarda pas à revenir avec un paquet de cacahouète, marmonnant de vagues paroles qu'elle ne prit même pas le temps de comprendre en attrapant le paquet avant de se déplacer dans un autre coin sombre de la salle de réception. Son attention se posa un instant sur le paquet pendant qu'un sourire se dessina sur ses lippes. Elle se souvenait d'un détail important concernant Amy Dohler, elle était allergique à toute forme d'arachide. Une simple dose pourrait la rendre malade, l'obligeant à quitter son loup pour s'enfermer dans les toilettes. Elle releva le regard vers le duo, se figeant net sous la vague de colère. Elle se rendit compte qu'elle ne voulait pas simplement la faire partir, la rendre malade. Elle la revoit encore se pencher vers l'oreille de son amant dans le but de lui murmurer des choses avant de se prendre les flammes. Personne n'avait le droit de s'approcher ainsi de lui, il était à elle uniquement. Ses doigts se crispaient sur le sachet de cacahouètes, comprenant que ses plans allaient être balayés d'un revers de main par son impulsivité et sa possessivité.

Elle lâcha le paquet qui ne tarda pas à s'écraser au sol dans un bruit masquer par l'agitation des conversations. Elle se dirigea vers eux, d'un pas décidé sans se préoccuper par la foule autour d'elle. Elle avait les pupilles menaçantes, qu'elle tâchait de masquer avant d'arriver vers la poupée blonde. « Cirilla... ? » Un sourire complètement faux et hypocrite s'illumina sur ses lèvres, il n'était pas difficile de voir la haine qui pulsait dans ses veines pour un œil averti. « C'est bien moi. » Marmonna-t-elle en glissant son regard vers celui de son loup. Arrivait-il à y lire l'agitation qui se déroulait dans ses pupilles, les éclats vibrants de sa possessivité ? « Amy Dohler. » Elle ne s'était pas trompée, malgré les années qui l'avaient enlaidi, à moins que sa vision fût faussée par sa rage. « J'étais à Serpentard, avec Valko. » Elle lâcha du bout des lèvres. « Je me souviens de toi... » Elle était bien trop captivée par le regard de son amant, s'y brûlant corps et âme. Un frisson parcourra sa peau en sentant ses lèvres se poser chastement sur sa main, frémissant davantage en y lisant le contenu de son regard. Il arrivait si facilement à la rendre dingue, répondant muettement à son envie grandissante d’assouvir ses pensées. Cependant, elle avait une autre idée en tête, un autre jeu dont elle n'était pas encore certaine que son loup puisse l'apprécier.

« Et dire que j'étais venue à cette soirée dans l'espoir de m'amuser... » Elle glissa son attention vers Amy avant de continuer suavement ses paroles. « et faire des folies. Mais hélas, visiblement ce n'est pas ici que j'arriverai à trouver ça. » Elle s'approcha légèrement d'elle, l'observant de bas en haut en laissant croire qu'elle pourrait la trouver à son gout, alors que ses pensées étaient tout autre. « Allons nous amusez ailleurs. » Sa voix avait claqué comme un ordre, impatience de jouer à son nouveau jeu. Elle se tourna vers son amant, se collant presque à lui afin de lui murmurer suavement à l'oreille. « As-tu déjà croqué dans une viande excitée par un désir non assouvi ? » Elle espérait qu'il puisse décrypter le sens de ses paroles. Il n'était pas question une seule seconde d'un plan à trois. Elle voulait juste faire comprendre à Amy qu'elle était la seule à pouvoir avoir son loup entre ses cuisses, qu'elle était la seule à recevoir ses caresses, à recevoir des orgasmes. Elle aurait juste le droit de regarder en silence, d’espérer vainement son tour avant de se faire croquer par son amant. Parce qu'à ce moment précis, elle désirait tellement la voir morte pour avoir osé s'approcher de son futur époux. Elle posa un regard vers les pupilles de son amant, attendant silencieusement sa réponse avant de se tourner vers Amy, le visage rayonnant d'envie.  

Parchemin envoyé Mar 17 Nov - 15:17

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« Allons nous amuser ailleurs. » Il avait plissé les yeux avec désapprobation. Ne comprenant guère l'étrange comportement de sa jolie blonde qu'il avait pourtant deviné possessive. Lui, n'était guère adepte des parties fines où les jambes, les bras, les sexes se mêlaient sans qu'on n'en retrouve le propriétaire dans l'immédiat. « A qui est cette main qui me branle ? » aurait pu sans conteste servir de dialogue à un mauvais porno pseudo chic, si toutefois la pornographie pouvait se targuer de posséder de véritables synopsis. En vérité plus le scénario est travaillé, moins cela fait bander. Valko réprima à grand peine un grognement lorsque Cirilla s'approcha de lui, minaudant en un murmure : « As-tu déjà croqué dans une viande excitée par un désir non assouvi ? »  Enfin un rictus carnassier ourla ses lippes comme il comprit. Et d'un regard entendu, invita Amy à transplaner chez lui. Loin néanmoins de ces badauds alentours, fuyant les regards curieux et autres témoins dérangeants.

***

« Après toi, je t'en prie. » L'insolence polie de l'hôte glissa sur elle sans aucune incidence. Amy le toisa longuement, de ses yeux de biche emmitouflés dans de longs cils blonds. Elle avait au bout des doigts un tremblement indistinct, mélange d'excitation et d'ivresse face à l'inconnu qu'elle refrénait en pinçant la lanière de son sac à main. Opinant du chef sans un mot sinon un gloussement, la proie passa le perron de la chambre d'ami avec l'innocence d'une condamnée qui s'ignore. Il la suivit du regard, ses prunelles fauves brûlant ses omoplates et son dos (pas la meilleure pièce bouchère, s'accorda-t-il à penser non sans un plissement de nez) puis, au lieu de s'immiscer dans son sillage, préféra rester sur le seuil afin de se saisir des hanches de sa compagne. Valko, bien moins fébrile que décidé, avait plaqué brutalement Cirilla contre le pan d'un mur, soupirant faiblement une faim étouffée à son oreille : « Tu es sûre ? » Car ce qu'ils consentaient à faire, infâmes bêtes impures, libérait les flots de leur sadisme improvisé. Greyback avait tout contre son crâne un scénario attisant autant sa libido que sa voracité, l'aine aussi cupide que l'estomac, mais ne s'autorisait jamais à atteindre ses fantasmes sans elle. Il avait tout contre le pli de ses lèvres ce serment tacite et inviolable, selon lequel le plaisir était sien, qu'il ne violerait jamais ses attentes ni ses envies, et qu'il idolâtrait autant son corps de femme que son esprit d'impie. Car il eut fallu que le couple sulfureux ne prêche ce soir les démences lucifériennes pour mieux se faire profanateur. Ainsi Valko glissa sur la joue fraîche de l'amante une main possessive, caressant de sa paume cette peau laiteuse et sucrée (il le sentait encore lorsque, humant les effluves de son parfum il en dévorait le miel) qu'elle accueillit d'une moue lascive. L'élégance s'était emparée de sa langue voluptueuse ; Cirilla s'était tue mais, au lieu de mots témoignant d'un verdict, elle répondit par une chaude indécence. Suçotant le pouce de l'amant pour seule affirmation, la jolie blonde recueillit le rictus carnassier du fiancé dont le bassin excité s'aimanta au sien. Las cependant, la proie attendait dans sa loge et la patience se prêtait au jeu.

Il pénétra ainsi la pièce de son pas altier, un regard embrassant les lieux signifiant que tout demeura sien. Du moindre bibelot aux deux femmes faisant ricocher contre les murs leur insolente beauté, quand lui n'irradiait que d'une fuligineuse lumière. Il avait de la suie pour cœur, l'ornement de ses yeux bruns se figeait en deux cercles cendrés quand sa voix murmurait sans discontinuation les oriflammes appelant à la mort. Elle aurait du savoir, cependant, que son patronyme se roulait dans la fange des fantômes passés, de ces cris qu'ils dépouillèrent de leurs victimes, de ce serment pourtant clair qu'ils appartenaient moins à l'espèce humaine qu'à la bestialité. Les lèvres rompues par un sourire néanmoins charmeur, Valko désigna d'une main galante une chaise gisant là, dans cette chambre au mobilier sommaire, l'incitant à prendre place. Elle le toisa d'un air circonspect, une main narguant déjà la bretelle de son soutien-gorge, quand mû par l'incompréhension elle murmura timorée : « Mais... Je croyais qu'on... » Amy n'avorta guère sa phrase ; son regard coulant sur Cirilla s'affaira à l'achever. Diable qu'elle avait belle allure, dans sa posture de martyre. Au coin de l'ombre elle se dessinait en chaloupe, tant ses hanches osseuses se faisaient saillantes sous sa jupe. Soudain nerveuse, elle s'était crispée brièvement. Valko la défroissa par l'eros de sa voix et la chaleur de son regard, et comme il s'en approcha, caressa sa lèvre purpurine du bout des doigts. « Bien sûr. Mais tu ne veux pas regarder, d'abord ? » La concernée se pinça la lippe, songeuse. Frémissant sous les caresses masculines elle consentit à abdiquer, sourire aussi vorace que légèrement fébrile. « Parfait. Tu verras, tu vas en crever d'envie. » Et sur sa prophétie bouchère, Valko plissa le nez de complicité fantoche avant d'afficher deux pas en arrière, ses pupilles coulant sur la matée ayant dès lors pris place sur la chaise. Elle se dandina un peu, impatiente et happant l'air dans un soupir puissant lui octroyant le courage du voyeurisme pourtant désiré. Greyback quant à lui chercha du bout des doigts sa baguette engoncée dans une poche, quand il capta le regard intense de Cirilla. Elle désirait s'allier à sa folie, il la laissa faire. Après tout son amante n'était autre que l'instigatrice de cette scène pernicieuse.

« Ce n'est qu'un jeu, reste calme. Ca rajoute du piment. » Sa voix sévère, presque lasse, un peu bêcheuse, résonnait jusqu'à Amy qu'il devinait soudain nerveuse. Il lui avait tourné le dos, pourtant. Quand Cirilla s'affairait à l'attacher sur la chaise, pieds et poings liés à ses bras, lui se dépouillait d'une montre nonchalamment posée sur la commode. Et, lorsqu'il se retourna enfin, ne consacra toute son attention qu'à son amante. Par le truchement de leurs desseins infâmes, il la trouvait d'autant plus désirable. La dévorant de son regard cru, son ardeur même s'était déjà levée malgré la distance éprouvée de leurs corps pourtant languides. Il se rapprocha d'elle, crève-la-faim des orgasmes encore tus.

Ils vociféraient l'érotisme et le sang, ça les faisait vibrer, les bêtes. Les mains puissantes du loup vinrent pétrir les flancs de sa compagne, pressant tout contre ses lèvres un baiser farouche et rouge. Les langues se lièrent en une caresse tendre, mordante, suintant déjà le sexe malgré leur entreprise encore chaste. Vaincu par la houle de ses envies – des tremblements léchant l'échine, une libido gonflant la verge (car il est malade. Il n'aime qu'elle. Ne respire, ne mange, ne murmure qu'elle. Sa seule beauté suffit à lever son ardeur, les autres courtisanes demeurent bien fades à ses côtés) – Valko lui somma d'ôter sa robe. Toutes griffes dehors, crocs affûtés, regard de bête baisant la proie, il l'observa faire sans intervenir, dégageant ce parfum libidineux, un peu âcre, du sexe et de l'envie. La toiser se dépouiller et se mettre à nu devant lui, sans jamais la frôler. Rendu perplexe par sa lumière à chacun de ses battements, organe lourd s'écrasant à ses pieds, il la poussa vers le lit d'une tendresse étonnamment belle. Là où se côtoyaient dans sa pupille des miasmes de bestialité et de vicissitude, éclataient les derniers bastions de son amour pour elle.

Lui sentait le poids du regard de la détenue glisser sur son dos nu (car il venait de se dépouiller de sa chemise à l'instar de ses autres vêtements, tombant sans heurts sur le parquet, comme il se mouva sur Cirilla. Sentant sous lui ce poids plume rompu par l'envie) et s'accorda à penser qu'elle était bien ingénue. Car Amy, plutôt que d'observer l'érotisme encore latent se tramant sous ses yeux, à force de visser sa pupille sur leurs corps ondulants, devait plutôt craindre de quel côté surgirait la bête. Valko ne pipa mot néanmoins, la toisa à peine – d'un regard froid, mécanique, cherchant pourtant à tâtons sur son jeu d'acteur la volonté de lui faire croire qu'il la désirait aussi – puis s'affaira bien volontiers à Cirilla. De ses mains épousant ses formes, elles qui connaissaient les caresses justes et fortes faisant chanter le bas-ventre d'une femme, il l'étreignait avec envie. Ainsi lové dans l'arceau de ses cuisses qu'il n'explorait pas encore, le loup la couvrit de baisers, la langueur d'une langue échauffée sur sa peau, ça et là ; ses joues, son cou, la naissance de ses seins et son ventre (ah ! Son ventre rond, qu'il baisa pourtant si peu. Temple sacré et intouchable), jusqu'à descendre sa course galante au triangle féminin. Ici, il se sentait chez lui. Les mains de sa douce fourrageant le noir de ses cheveux, Valko écarta l'arc délicat de ses cuisses, en embrassa le trésor. La langue humide à l'assaut de ses bribes d'émotions, d'abord vacillantes, minaudant sous ses soins, car le corps féminin tressaute et gémit. Lui l'embrasse encore, adule, aspire, caresse, cajole d'une langue douce et aguerrie. Luttaient contre cette dernière les orgasmes farouches, pour qu'elle se meurt encore. Là tout contre lui, le dos courbe et raidi de trop recevoir ce qu'il put lui offrir du bout des lèvres.

Dans un soupir repu, l'amant se redressa puis glissa sur elle. Enfouissant dans son cou ses derniers baisers humides et chastes, mouillés de sexe chaud, quand l'assaut de son bassin viril se faisait serpentin. Il pouvait entendre Amy gémir sa gêne comme son excitation et, comme il se l'imagina elle aussi sous ses crocs – mais pour une toute autre finalité cependant – lui octroya un regard brûlant d'infamies. S'en détournant alors, il s'aventura à rompre son bassin contre sa louve, lui faisant l'amour avec la détermination de la tendresse.

Ah quel beau panache ! Se sentant plus vivants que jamais, lorsque derrière leur danse amoureuse veillait le futur macchabée.   

Parchemin envoyé Jeu 19 Nov - 22:29

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Elle était devenue incroyablement silencieuse telle une statue de marbre à la beauté éclatante, sans imperfection aucune. Qu'il était surprenant de la voir aussi calme, observant de ses pupilles les courbes féminines disparaître dans l'entrée de la chambre d'ami. Un regard avisé pourrait facilement remarquer l'agitation qui pulsait dans ses veines, faisant frémir l’épiderme de sa peau. Elle était sous l'assaut des émotions, un torrent bordélique qu'elle ne pouvait que contenir dans le silence absolu. Elle était animée par l'adrénaline du jeu qui se dessinait de plus en plus, appréciant les contours malsains de celui-ci. Elle se mordilla les lippes pour contenir son gémissement à l'approche ardente de son amant, fermant un instant les yeux pour savourer l’effluve de son parfum, de son désir grandissant. Elle avait été ravie de le voir répondre positivement à sa proposition, la rendant impatiente de pouvoir s'amuser avec lui. Elle n'hésita pas une seule seconde quand il lui demanda si elle était sûre de ce choix, s'amusant à suçoter son pouce sous son rictus carnassier.

Son attention se posa directement vers Amy quand elle rentra dans la pièce, un sourire s'afficha sur ses lèvres en voyant qu'elle s'était déjà feuillée de quelques vêtements. Elle la contemplait dans les moindres détails, cherchant à faire taire ses commentaires négatifs concernant son physique beaucoup trop vulgaire et laid pour prétendre un jour pouvoir convenir à son amant. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, réfléchissant sur l'endroit où son loup y planterait ses crocs en premier, elle posa son choix sur le ventre plat de l'invitée, amas de chair tendre. Son souffle se coupa un instant sous l'onde affreusement dominante de son compagnon, bien qu'elle n'était nullement la cible de son ordre. Son regard s'était illuminé avant de reprendre la tâche qu'elle avait entreprise, à savoir récupérer une corde. Sur ce point-là, ils étaient parfaitement d'accord, sans avoir besoin d'en discuter ensemble. Ne voulant et désirant que les caresses de l'autre. Son regard plongea dans celui de son amant, jouant malicieusement avec la corde qui se trouvait enfin entre ses mains, une demande muette qu'il accepta. Qu'il était beau aux commandes du jeu, cependant elle voulait s'offrir le plaisir d'attacher Amy à la chaise, renforçant intérieurement sa possessivité envers son loup. Elle s'obligea à être douce dans ses mouvements, de réaliser des nœuds solides, mais nullement blessants pour elle. Et pourtant, elle avait hâte d'entendre des cris plaintifs vibrer dans sa gorge, de lire la douleur dans son regard. Elle n'aurait jamais dû s'approcher ainsi de son compagnon.

Elle se retourna vers son amant, se mordillant la lèvre inférieur des incisives à cause de son regard dévorant qui glissait sur son corps. Il faisait naître si facilement chez elle, les flammes du désir, la rendant dingue. Elle en oublia la présence de la jeune femme dans la pièce, se perdant corps et âme dans ce baiser farouche et mordant. Pouvait-elle entendre le battement de coeur endiablé de Cirilla ? Les éclats de tendresse et de douceur qui s'agitait sous les doigts de la louve qui s'agrippait à son amant ? Un frisson parcourra son corps sous l'ordre, s'empressa de défaire sa robe qui glissa rapidement vers le sol, dévoilant une magnifique lingerie en dentelle noire. Elle jeta un regard vers Amy tout en caressant légèrement son ventre arrondi qu'elle ne pouvait pas voir. Puis, elle se concentra de nouveau sur son loup terminant à faire tomber les derniers remparts de vêtement sur elle.

Elle rayonnait littéralement sur le lit, balayant un court instant les draps de ses bras comme si elle voulait prendre possession du lit, de le marquer de son odeur, de sa présence. Un gémissement ne tarda pas à s'échapper de ses lèvres en sentant son compagnon la rejoindre. Elle s'empressa de le marquer lui aussi de son odeur en traçant sur sa peau le passage de ses doigts, le griffant légèrement à certains endroits. Le message était assez clair à comprendre, il était à elle. Puis peu à peu ses pensées devenaient de plus en plus incohérentes au fur et à mesure des caresses de son amant. Elle avait l'impression que c'était hier qu'elle s'offrait pour la première fois à lui, découvrant la douceur et la tendresse qui animait ses gestes dans le seul but de lui procurer du plaisir. Et pourtant, ils étaient nombreux les moments où ils s'offraient l'un à l'autre, mais chaque acte était unique. Il n'y avait rien d'acquis, de routinier et mécanique. Ce moment perdu dans le temps où le désir de l'autre passe toujours avant le sien, où les sentiments s’entremêlent avec les émotions, où l'orgasme de l'un murmure son amour pour l'autre. Elle savourait jusqu'à l'extase le plaisir qu'il lui offrait à cet instant, ne retenant pas ses gémissements sous l'assaut de ses délicieuses caresses qu'il lui procurait. Son corps ne tarda pas à se vêtir d'une douce pellicule de sueur en réponse aux orgasmes reçus.  

Elle répondit à son soupir d'un sourire radieux, l'incitant à rapidement se glisser sur elle afin de sentir son corps contre le sien, de pouvoir y tracer des doigts plus facilement les courbes de son dos, de ses muscles. Elle plongea elle aussi la tête dans son cou, respirant à plein poumon son odeur chargée de désir. Elle ne put s’empêcher d'y planter ses dents, d'y laisser une marque rougie par sa possessivité, mais surtout par son amour. Les gémissements résonnaient de nouveau dans la pièce alors qu'il lui faisait l'amour de la plus belle des façons, assouvissant totalement ainsi l’appétit charnel qu'elle avait pour lui. Son regard voyageait entre son compagnon et celui d'Amy, elle voulait être sûre que la jeune femme observait attentivement le délicieux spectacle. Après tout, Cirilla estimait qu'elle était finalement très chanceuse du cadeau qu'elle lui offrait avant de mourir.  

Parchemin envoyé Lun 23 Nov - 21:49

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Il avait geint contre elle son dernier orgasme, le front en sueur et les épaules tremblantes, son ventre chaud caressant le nombril alors que son souffle étreignait le cou féminin marqué de ses morsures. Valko vint dès lors se reposer sur le sein blanc, murmurant du bout de ses lèvres humides combien il put l'aimer (et ce en dépit de leur témoin qui, bientôt, embrasserait le Styx pour eux), mais se redressa bien vite comme il sentit les rondeurs de ses courbes. La crainte illégitime de blesser l'enfant le délogea de l'amante, et c'est ainsi que Greyback glissa aux côtés de sa louve, l'étreignant encore par ses baisers amoureux. Rien d'autre qu'eux ne put exister, et ni les regards chauds de Amy, ni ses murmures épais, ne purent les inciter à rompre leur enlacement. Que les fers ne se croisent ou que les blâmes ne tombent, sur ordre de lois mal faites ou d'oeillades inquisitrices, jamais les amants ne furent disposés à baisser les armes puisqu'ils s'aimèrent toujours. Il n'existait qu'eux et eux seuls, et se targuaient même de se montrer égoïstes lovés là dans leur bulle. Ainsi et dans un soupir nostalgique (c'est que Cirilla lui manquait déjà, malgré la proximité des corps), Valko vint rabattre sur l'épaule de sa fiancée les plis d'un drap échauffé par leurs ébats afin qu'elle ne prenne pas froid. Il lui octroya un regard tendre, de ceux qu'on ne suspecta jamais chez un Greyback, puis leva son nez vers la malheureuse encore attachée et dont les jambes formaient un angle étrange – entre l'excitation et l'impatience. Ce rictus féroce ourlant alors la lippe du loup témoigna de son amusement mesquin ; il avait compris que la spectatrice transpirait l'enfièvrement, stimulant ce qui fut pour elle le plus érogène afin de participer comme elle le put aux ébats du couple pernicieux. Alors il se leva lentement, ébouriffant ses cheveux d'une main leste (témoin éhonté de son zèle quant à la boucherie à venir) et se dirigea vers leur captive d'infortune. Cette dernière accueillit l'aplomb avec envie, ses yeux azur coulant sur la nudité plaisante du geôlier, puis vint frémir avec tant de véhémence qu'un geignement chaud vint passer la barrière de ses lèvres lorsqu'il lui détacha les jambes. « Pourquoi m'attacher, dans ce cas... » Elle minauda d'une voix coulante, rompue par la déception de ne pas se faire elle aussi la gourmandise du loup. Ce dernier étouffa un bref rire comme il continua son entreprise, suffisamment miséricordieux pour la relâcher entièrement (en réalité, il n'avait pas exclu la possibilité de la dévorer lorsqu'elle fut encore captive, mais trop de paresse tarirait son plaisir). « Pour te faire miauler comme une chatte. » Inflexion chaude dans le creux de sa voix suave. Il renchérit, amusé. « C'est plutôt réussi. » Les cordes tombèrent au sol sans heurt, faisant lever la proie dont les hanches chaloupées aguichaient faussement le bourreau. Elle, trembla d'une envie languissante comme elle le sentit si proche. Lui, huma son parfum et devina sous les effluves cerise comme un amas de chair tendre, un peu grasse, mais jamais racornie. La barbaque nerveuse était la moins goûtue. Néanmoins il aurait du la battre pour attendrir la viande, se dit-il non sans plisser le nez.

Evitant soigneusement ce baiser volé qui vint mourir au coin des lèvres d'Amy, Valko amorça deux pas en arrière et, de sa voix autoritaire, lui intima non sans une certaine avidité : « Enlève ça. » Léger coup de tête vers ses vêtements (lesquels demeureraient ses derniers oripeaux) qui tombèrent sous les doigts fébriles de la proie, avant de couler derechef son regard vers Cirilla. Préférant se repaître de cette carne d'opale, de cette beauté transcendante et de ces courbes tant chéries, plutôt que de louanger le corps nu d'une presque inconnue ne remuant ni terre, ni mer, et la gaule encore moins. Vexée cependant par ce manque d'attention volontaire, Amy se racla la gorge avec force lorsqu'elle se retrouva ainsi dépouillée de ses nippes, peinant à attirer les prunelles vives du loup. Car ce dernier voila soudain sa pupille d'un linceul inquiétant ; sans jamais détourner son regard de Cirilla, il en avait pourtant changé sa portée. Il ne la toisait plus avec amour ni admiration, mais la questionnait silencieusement par le truchement de son regard grave. Valko ignorait si sa louve était désireuse de se délecter de la scène bouchère, ou si au contraire l'idée lui paraissait insoutenable. Le sourire entendu de sa jolie blonde lui confia en filigrane ce qu'elle attendait de lui ; elle trépignait, drapée de son sadisme jusque là inusité, à l'idée de le voir déchiqueter les membranes, les tissus et les viscères de sa rivale fantoche. Alors, de ses yeux dilatés soudain striés de jaune (ah, que la bête subsistait encore, latente, malgré son humanité éclose), Greyback coula enfin son regard sur Amy qui vint alors prendre peur. Elle sursauta soudain, étrangla quelques marmonnements affirmant son départ, prompte à s'élancer vers la porte... Quand l'homme se mua brutalement en loup, déchirant le silence mortifère de ses grognements voraces, et sautant à la gorge de son gibier qu'il pensa juteux. 

Parchemin envoyé Mer 25 Nov - 21:55

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Elle avait la respiration sifflante d'avoir trop exprimé son plaisir, oubliant ainsi par moment de prendre la peine de respirer correctement. Lors de ses instants où leurs corps s’entremêlent, où leurs désirs se manifestent, où leur complicité anime leurs gestes, elle ne peut que se perdre dans ses bras corps et âme. Elle posa vers son visage ses pupilles illuminées de son amour, caressant légèrement la joue piquante de son loup avant de soupirer de bonheur face à son murmure auquel elle répondit à son tour. Elle l'aime à un point inimaginable, d'un amour qui lui poussait à faire des choses surprenantes. Son regard glissa rapidement vers Amy un bref instant avant de profiter des derniers baisers amoureux, la voyeuse n'allait pas l'empêcher de profiter pleinement de la tendresse de son loup et qu'importe si elle était témoin d'un amour interdit, bientôt elle ne serait plus de ce monde. Un sourire se dessina sur ses lippes en refermant ses doigts sur le drap que son compagnon avait tiré sur elle, bien qu'elle avait l'impression que son corps était en feu d'imaginer la suite. Elle se redressa afin de se caler confortablement contre la tête du lit, elle ne voulait pas rater la moindre miette du carnage, souhaitant avoir la plus belle vue possible. En parlant de vue, son regard ne tarda pas à glisser sur le dos dénudé de son amant qui venait de quitter le lit, pour finalement descendre très lentement vers son fessier. La tête légèrement penchait sur le côté droit, elle se mordilla la lèvre inférieure avec un regard gourmand, sans chercher à être discrète dans son comportement. Elle se força à écouter les paroles de la blonde, dirigeant son attention sur elle avec une certaine froideur calculatrice dans l'unique but de connaître son état d'esprit. Il n'était pas difficile de voir qu'elle brûlait d'envie, de désir inassouvi. Était-elle aussi un peu jalouse ? L'impatience pulsait beaucoup trop dans ses veines, son sang serait-il plus chaud sous les crocs de son magnifique loup noir ? « Pour te faire miauler comme une chatte. » Un sourire amusé s'afficha sur ses lippes sous l’élégance des mots de son amant, nullement choquée du langage cru qu'il utilisait souvent et même plutôt conquise du tranchant de ses paroles. « C'est plutôt réussi. » Son regard se tourna de nouveau vers son fiancé pour l'admirer en resserrant le drap entre ses doigts, elle ressentait une vague d'excitation alors qu'il humait le parfum d'Amy. Qu'il était beau son prédateur, qu'elle était sous le charme de la puissance qui commençait à se dessiner sous ses yeux. Elle l’étudiait d'un regard amoureux.

« Enlève ça. »  Elle frémit sous l'autorité de sa voix, se retenant difficilement de s'agiter sur le lit ne voulant pas éveiller le doute chez la proie de son loup. Elle plongea son regard dans celui de son compagnon, oubliant un instant la présence d'une autre femme nue dans la chambre d'ami, savourant tous les murmures que ses pupilles savaient si bien lui dire. Puis, son regard changea d'intensité pour se voiler d'une question importante, avait-elle réellement avis d'assister au spectacle ? Elle s'empressa d'y répondre dans le plus grand silence malgré l'agitation qui s'était emparé de son corps. Il était difficile de décrire toutes les émotions qui envahissaient ses pensées à cet instant, elle n'avait jamais ressenti ça lors des boucheries que son frère pouvait commettre en sa présence. Peut-être parce qu'il tuait de manière trop humaine. Alors que là, elle avait l'impression d'être dans une forêt, tapie dans l'ombre des arbres pour contempler la chasse d'un prédateur, jubilant lors de la mise à mort de sa proie. Sauf que là, elle allait admirer, observer, son prédateur à l’œuvre. Elle eut le souffle coupé sous l'éclat de ses pupilles striées de jaune, la beauté sauvage dans toute sa splendeur. Elle posait son attention vers Amy, dont la peur venait d'envahir ses pupilles, quelle grave erreur de chercher la fuite avec un prédateur, l'amusement se dessinait de plus en plus sur les traits de son visage. Elle se caressa un instant son ventre arrondi par leur enfant, alors qu'à la place de son amant venait de prendre forme un immense loup noir qui ne tarda pas à bondir vers sa proie. Elle avait rarement l'occasion de pouvoir l'admirer sous sa forme de fourrure, pourra-t-elle y glisser un instant des doigts une fois qu'il aura terminé son repas ? L'odeur de sang commençait à envahir l'air de la pièce, de même que la mélodie des cris suffocants de la victime. Elle se rapprocha légèrement d'un côté du lit, voulant vraiment tout voir, y contempler le regard d'Amy s'éteindre sous ses yeux.

Parchemin envoyé Sam 28 Nov - 21:59

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Sous la lumière brutale de la lampe de chevet, palpitait le corps disloqué par la bête. Les cris de la martyre, englués par des spasmes noyés dans des flots de sang, vinrent s'étouffer sous l'aplomb du loup refermant sa sinistre mâchoire sur le cou délicat. Car la gueule puissante resserrait déjà son étau sur la gorge – évitant néanmoins la carotide afin de faire durer le plaisir de la petite mort – étiolant sa voix qui se fit gémissements. Elle ne hurla guère très longtemps, ce qui gâcha  moyennement son plaisir ; bien vite la sombre bête ouvrit le ventre de la condamnée à grand renfort de crocs acérés, se repaissant d'une proie encore bien vivante. Elle, tressautait comme un vulgaire pantin, les nerfs répondant à l'assaut, la douleur pétrifiant ses poumons, contractant ses doigts alors tordus en des crochets sinistres. Le loup fouillait la viande par des grognements satisfaits, goûtait le foie, le pancréas, la barbaque moins grasse. Boudait néanmoins les poumons, trop caoutchouteux pour son palais de gourmet. Lentement Amy vint s'éteindre en des plaintes sifflantes, et de son cadavre déchiqueté ne subsista qu'un amas de chair purulente.

Le silence mortifère est assourdissant. Les murs jusque là vêtus d'un blanc crème sont diaprés d'un camaïeu de rouge brunâtre. Courant abstrait, influence Kandinksy. Le loup est un artiste qui s'ignore, et sa muse est la petite mort.

Lorsqu'il reprit forme humaine, Valko eut cette absence dissipée, des fourmillements plein les mains et le cerveau. Il recouvrait lentement son humanité (du moins ce qu'il put en rester), quand encore lové contre l'esprit de la bête, il toisait la défunte de son regard vide. Ni regret ni dégoût en bord de lippe, mais cette teinte carmin goûtant le fer narguant son palais. Vidé de toute substance, légèrement hagard et foncièrement épuisé, Greyback vint rejoindre le lit comme il s'allongea aux côtés de Cirilla, les lèvres closes. La pupille fantôme mais le cœur toujours présent pour elle, le bourreau vint l'étreindre avec une douceur presque délirante au vu de la scène bouchère. Les muscles saillants couverts d'hémoglobine encrassèrent les draps virant au rouge, lesquels suintèrent la viande et la mort. Mû par une faim insatiable, il se tourna alors vers son amante et lui quémanda une nouvelle étreinte. Lui faire l'amour bestialement afin d'être repu complètement.

~*~

Lorsqu'il ouvrit les yeux au petit matin, il se sentit encore ensuqué par un sommeil épais. La tête lourde, de ces lendemains de transes trop productives, Valko s'étira brièvement avant de lever quelque peu le nez vers la macchabée. Le sang brun avait dores et déjà coagulé, se muant en une marre visqueuse et dense, quand en son centre trônaient les reliques désoeuvrées. Il murmura, pragmatique (et la tempe posée sur le sein blanc de Cirilla) : « Je file au Ministère faire un rapport. Elle était née-moldue. Ca prendra moins d'une heure. » Triste constat que celui du racisme ambiant : le décès d'Amy lui vaudra au pire quelques paperasses, au mieux quelques explications sommaires. 'Elle était là. Indésirable et impure. Puis moi, j'avais la dalle. Vous savez combien coûte un steak frais de chez le boucher ? Ben voilà.' Son infamie et son crime remerciés par le Ministère, Valko rentrera chez lui couvert, remercié et jamais blâmé. Sans état d'âme aucun, il se leva alors, glissa à Cirilla qu'il s'en allait se décrasser sous la douche... Ce simple postulat attira par ailleurs la jolie blonde dans son sillage.

Ainsi nettoyé des caillots de sang ayant séché son épiderme, Valko reprit un routine quotidienne. Il se coiffa brièvement, croisant son regard dans le miroir sans jamais éprouver de culpabilité, passa sa main sur une joue râpeuse puis alla s'habiller. Se rappelant dès lors que sa veste trônait quelque part dans la chambre d'ami, le loup y retourna alors et, comme il s'empara du vêtement, se rappela de l'écrin sommeillant dans la poche. « Au fait, Ciri... » Elle était là, contemplant le spectacle. Elle rayonnait d'une lumière aussi glorieuse que funeste, un éclat fasciné lové dans sa pupille comme elle dardait la défunte. Ainsi Valko la coupa volontiers dans sa contemplation puis, s'avançant dans la marre de sang, lui tendit galamment l'étui de feutrine qu'il ouvrit alors : « Je crois que c'est à toi. » La bague d'opale se révéla à elle. La mort sous leurs pieds, drapée de rouge et de monceaux de chairs, croupissait sous le délire de leur romance délétère.



Parchemin envoyé Jeu 3 Déc - 21:41

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- Valko L. Greyback & Cirilla Lovegood -



Le sommeil l'avait quitté depuis plus de deux heures, malgré la soirée intense qu'elle avait eu la chance de vivre hier soir. L'émotion semblait toujours pulsée dans ses veines pendant que son regard contemplait avec émerveillement son amant endormi. Qu'il avait été beau, sauvage et ardent. Elle avait joui de plaisir dans ses bras, fascinée par l'animal qui plantait ses crocs dans les chairs de sa proie. Un sourire se dessina sur ses lippes aux souvenirs des cris d'agonie de la jeune fille, une magnifique mélodie funeste du festin d'un prédateur, son prédateur. Elle glissa une main dans ses cheveux avec tendresse, se moquant du sang qui avait séché dans ses cheveux. Elle l'aimait pour ce qu'il était réellement, à la fois si humain et si animal. Son regard ne tarda pas à se plonger dans le sien, s'empressant d'y déposer un chaste baiser sur ses lèvres en guise de bonjour matinal. Les traits de son visage étaient similaires à ceux qu'il possédait lors de ses transes sanguinaires de pleine lune, le regard un peu perdu comme voilé. « Je file au Ministère faire un rapport. Elle était née-moldue. Ca prendra moins d'une heure. » Elle fit légèrement la moue sans pour autant le retenir, sachant parfaitement qu'il était important qu'il signale la mort d'Amy à l'administration afin d'éviter tout problème ou question gênante. Elle observa un instant le plafond de la chambre, caressant avec douceur le ventre arrondi par la présence de leur fils. Celui-ci donnait de plus en plus de signes de vie, elle le sentait régulièrement bougé pour son plus grand plaisir. Elle se redressa finalement, s'avançant vers le bord du lit afin d'y poser son regard vers la morte. La scène était morbide et pourtant si familière. Ce n'était pas la première fois qu'elle contemplait les restes d'un repas d'un prédateur. Elle pencha légèrement la tête sur le côté, admirant les blessures gravées dans ses chairs. Elle n'avait pas été choquée de le voir joué avec sa nourriture, d'avoir évité les zones mortelles afin de la maintenir la plus longtemps en vie. C'était un plaisir de prédateur que de pouvoir croquer la chair encore tremblante d'un sursaut de vie. Un soupir s'échappa de ses lèvres alors qu'elle murmura tendrement à son fils. « Ton père est un homme incroyable. Nous allons devenir une magnifique famille, dépêche-toi de grandir. » Elle se plongea dans le silence en reprenant ses caresses sur son ventre, un sourire au bord des lèvres quand son compagnon rentra à la maison. Aucune inquiétude ne s’afficha sur son visage concernant le verdict de l'administration, mais rapidement un éclat s'illumina dans ses pupilles à l'évocation d'une douche bien méritée afin d'enlever tout ce sang séché.

À peine venait-elle de sortir de la douche, qui fut remplie de tendresse et de douceur entre les deux amants, qu'elle se dirigea comme une furie vers le placard de la chambre pour y récupérer un T-shirt de son compagnon. Son nez s'échoua un instant dans le tissu afin de humer son odeur pour ensuite le revêtir. Son attention se posa vers son loup qui se dirigea de nouveau vers la chambre d'ami, la curiosité poussa la blonde à le suivre docilement. Elle rayonnait littéralement, nullement gênée par le corps qui longeait le sol de la chambre qu'elle regardait d'un œil victorieux. Elle avait gagné la bataille, remportant pleinement le grand méchant loup dans sa vie. « Au fait, Ciri... » Elle glissa ses pupilles vers lui en se mordillant la lèvre inférieure en le voyant avancé vers elle. Son coeur ne tarda pas à rater un battement quand son attention se posa sur l'étui de feutrine. Elle s'était figée telle une statue de marbre blanc. « Je crois que c'est à toi. » Elle admira silencieusement la bague d'opale, elle était d'une élégance simple sans fioriture vulgaire qui sentait la richesse et la prétention. Elle était magnifique tout simplement. Son regard se voila de larme sous l'émotion qu'elle ne pouvait pas contenir, sûrement provoqué par l'enfant en elle. Puis, elle tendit la main vers lui en silence afin qu'il lui enfile la bague au doigt. Elle resta un instant à l'observer avant de se jeter dans ses bras, plongeant sa tête dans le creux de son cou. « Elle est magnifique, je suis la plus heureuse des femmes. Je t'aime mon futur époux. » Elle qui avait toujours cru qu'elle n'aurait jamais de sentiment pour son époux. Elle qui avait toujours vu le mariage comme un devoir et non une envie sincère de s'unir avec quelqu'un. Elle avait l'impression de vivre un conte de fée, oubliant un instant les difficultés qui allaient se dessiner sur le chemin qu'ils sont en train de prendre ensemble.


TOPIC TERMINÉ

 

Did you know we're utterly insane ? [Hot & Violent]

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