indiscrétions
- gossip witch est bavarde -


L’homme en Jupe On a vu semblerait-il un sang pur jouer les transformistes au Cirque Avery. Nous n’avons pas encore de nom mais son jeune âge semble indiquer que son travestissement est une quête identitaire !

La tête d’enterrement N'est-il pas courant que lorsque l'on perd un être cher, on verse quelques larmes ? Eh bien si la mort de l'Actrice Louise de Montmorency emeut les foules, sa fille ne semble pas bien touchée. Etrange non ?

Le dimanche au Pays de Galles c'est le jour des mariages Il y a des évènements heureux dans ce monde enfin si l'union forcée et arrangéeest un évènement heureux ! Desmond Meadowes s'est débarassé de sa plus jeune soeur, reste la plus vielle des deux.




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Amitié et prises de tête ♦ Nyx [passé]

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Parchemin envoyé Jeu 17 Sep - 13:21

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Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4217 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : vinyles idylles . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange, Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire

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Mon infâme père pensait me punir en m’envoyant errer dans les rues d’Angleterre, à la récolte des taxes des boutiques et des sommes plus ou moins importantes que certains sorciers devaient à la main noire pour une raison où une autre. Quitter ma petite planque confortable en tant que gérante du cercle de jeu, ou la seconde tout aussi confortable de tenancière des comptes des impôts ne me réjouissaient pas des masses. Généralement les gens venaient m’apporter directement l’argent récolté, ou alors ils venaient me faire leurs rapports. Je jugeais donc que ce n’était pas ma place, dans les rues, à faire le sale boulot que d’autres faisaient déjà.

Quittant la maison des Black en bougonnant, j’ai rejoint le QG des hommes de main, afin de prendre mes ordres et de savoir dans quelle équipe j’allais être affectée. Une fois arrivée sur place, certains m’ignorèrent superbement, comme toujours, tandis que d’autres me saluaient chaleureusement. La vieille connaissance qui me faisait face était d’habitude mon employé. Il ne me regardait pas dans les yeux, évitait de poser ses yeux sur moi. Je le sentais mal à l’aise. J’étais certaine que Patrocle avait dû lui donner ses instructions. Je le maudis un peu plus intérieurement. « Il n’y a pas de cas particulier. Se devrait être une journée tranquille à récolter les impôts. Mais rester aux aguets, peut-être que d’autres ordres suivront dans la journée. » Certains parlèrent entre eux, je n’écoutais personne, je me tenais légèrement en retrait, comme je le faisais toujours. « Les équipes maintenant. » Le silence se fit. « Pas de changement par rapport à vendredi dernier. Seule particularité, Nyx, tu feras équipe avec Artemisia, ton binôme habituel ira avec une autre équipe. » Le silence se fit plus pesant. Je sentis des regards se tourner vers moi. Puis quelques commentaires se sont élevés. Personne n’aurait osé se moquer, mais il était probable que les critiques vont bon train. « Maintenant que tout est bon, allez-y. » Ils transplanèrent presque tous. Nyx, se tenait plus loin. Avant que ma vieille connaissance ne s’en aille, je l’ai attrapé par la manche. « Pourquoi Nyx ? » Il haussa les épaules. « Ordre de ton père. Paraît que c’est une très bonne connaissance. Il a dû juger que tu serais plus en sécurité. » Et il me planta là.

Inspirant un bon coup, la journée s’annonçait très longue, je me suis approchée de la Greyback.  « Salut. » Piètre amorce, il fallait le dire. Je ne saurais dire si elle était contente de me voir ou si elle était énervée. Peut-être pensait-elle que je serais en sa compagnie pour l’évaluer et peut-être lui proposer un autre poste, ou la renvoyer ? Si s’était le cas, elle allait vite déchanter. « Alors, on commence par où ? » Les ordres avaient été clairs, il fallait que nous nous attaquions à toutes les boutiques. Mais peut-être avait-elle une habitude sur un ordre de visite, je ne voulais pas trop la bousculer tout de même.




Parchemin envoyé Dim 18 Oct - 15:40

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Artemisia & Nyx

Flow em up and let something shine going out of my fucking mind. ✻✻✻ La plupart de ces gens-là sont des hommes. Grands, musclés, souvent idiots mais autant cruels que cons, alors ça compense. Presque tous sont sortis d’Azkaban quand le Seigneur des Ténèbres a pris le pouvoir. Des criminels, des voleurs, des violeurs, et parfois même les trois à la fois. Bref, une bien joyeuse bande de dangereuses personnes que voilà. C’est pour cela qu’ils ont choisi ce boulot : parce qu’on ne leur demande pas de réfléchir, parce que rien n’est interdit, parce qu’ils peuvent faire ce qu’ils aiment faire et ce qu’ils font le mieux sans que personne ne les en empêche jamais. Ils peuvent être violents à souhait, faire régner la peur et la douleur, se croire supérieurs à ceux qu’ils viennent secouer et tout ça en toute légalité. Que rêver de mieux ? On passe la porte de la salle où tous se réunissent avant leurs méfaits et on y laisse sa conscience à l’entrée. Du sang d’après, des éclairs verts et des doloris qui s’échappent des baguettes noires, personne n’en est responsable, après tout, le gouvernement en lui-même est basé sur ces idéaux destructeurs et vils – qui pourrait bien les empêcher de semer tant de pagaille là où ils passent ? Ce sont les Black qui gèrent la chose, ceux qui se considèrent comme des purs parmi les purs, avec tout cet argent sale qu’ils tirent d’entre les cuisses de leurs filles et qu’ils font vomir aux pauvres gens qui n’ont rien. Il faut avoir du cran pour vouloir faire un métier pareil. Il faut avoir un grand rien à la place du cœur, des yeux faits pour ne voir que ce que l’on veut voir, des oreilles faites pour entendre que ce que l’on veut entendre, il faut pouvoir menacer des parents on mettant un couteau sous la gorge de leurs enfants, il faut pouvoir trancher cette même gorge sans trembler, sans baisser les yeux. Comme motivation pour votre demande d’emploi, il suffit de dire que vous n’avez pas d’honneur et que vous êtes tombé très bas pour qu’on vous accepte. Ce n’est pas quelque chose de très compliqué en soi.

Les Black devaient sans doute penser que les gros bras seulement et la crème des crèmes des sorciers psychopathes viendraient requérir le poste de collecteurs d’impôts et d’hommes de main. Mais une petite fille, la vingtaine à peine, les regardait de loin sans oser s’approcher, parce qu’oncle Hector avait dit qu’on ne devait pas se mêler des affaires de la Main Noire, parce que les Greyback sont des méchants, mais qu’ils n’appartiennent à personne. Si Nyx avait un jour eu une mère ou quelque chose qui y aurait ressemblé – tout sauf le bloc de glace soumis et inexpressif qui porte le nom d’Ariana Greyback – elle aurait probablement dit quelque chose comme « Regarde maman, c’est ça que je veux faire, plus tard. » Taper des gens, leur voler ce qu’ils ont, les voir souffrir. Eux appellent ça des horreurs, de l’injustice, de la folie. Pour Nyx, elle est là, la justice. Dans tous ces coups qu’elle a reçu et qu’eux n’ont jamais eus, dans tous ces rires qui les ont fait grandir et dont on l’a privée, dans tout ce bonheur dans lequel ils ont nagé et où elle n’a jamais trempé ne serait-ce qu’un orteil. Pourquoi aurait-elle eu droit à la souffrance et pas eux ? Pourquoi auraient-ils eu droit au bonheur et pas elle ? Là est son bonheur, là est sa justice : sa question existentielle de « pourquoi moi et pas les autres ? » serait lavée dans le sang. Alors un jour, les Black tout puissants, du haut de leur trône, ont regardé cette gamine à la peau pâle couverte de bleus venir ramper à leurs pieds, la tête haute, presque en souriant. Elle a levé vers eux son regard bleu, innocent de loin, terrifiant de près, et elle leur a montré ses blessures. Elle a tendu le bras pour qu’ils l’enchaînent, ils lui ont donné une raison de vivre, la chose la plus importante qui lui manquait tant. Elle a décidé de rendre les autres faibles pour cacher sa propre faiblesse.

« Pas de changement par rapport à vendredi dernier. Seule particularité, Nyx, tu feras équipe avec Artemisia, ton binôme habituel ira avec une autre équipe. » À l’appel de son nom, la concernée lève la tête et fait peser son regard électrique sur la rouquine qui lui vole son binôme. Le silence s’est fait dans la salle, tous regardent la nouvelle venue, l’intruse. La louve échange un regard en coin avec son binôme habituel. Non qu’ils s’apprécient réellement, seulement, tous deux solitaires, depuis le temps, ils avaient commencé à cesser de s’insulter à la première occasion. La princesse vient se salir les mains, alors ? On ricane, on échange des œillades. Certains hommes sales se lancent parfois quelques mots pervers entre eux. On donne l’ordre de partir, et tandis que certains groupes transplanent et que d’autres quittent tranquillement la pièce, Nyx reste assise sur son tabouret et prend le temps de finir son hydromel. Depuis qu’Artemisia Black a fait son entrée dans le QG des barbares, la brune n’a pas arrêté de la dévisager. Son imprévue présence l’intrigue, d’autant plus que la jolie rousse n’est pas une inconnue de la louve. Son visage ne lui est pas désagréable, sa voix ne l’insupporte pas, sa compagnie ne la dérange pas. Elles peuvent échanger quelques mots sans s’engueuler, elles peuvent se parler sans crainte d’une trahison. Ou du moins est-ce ce qu’elles pensent. Que leur lien est stable, qu’une Black et qu’une Greyback peuvent s’entendre aussi bien pour l’éternité. Dans le langage commun, on appelerait ça une « amie », peut-être même pourrait-on pousser le vice jusqu’à « confidente ». Pour l’une c’est certain, pour l’autre pas tellement. Nyx a une telle hantise de se faire planter un couteau dans le dos qu’elle ne parvient pas à faire réellement confiance à quelqu’un, même si ce quelqu’un est Artemisia, même s’il lui arrive de plaisanter avec elle et qu’au fond, ne pas la détester signifie sûrement l’apprécier. « Salut. » La louve descend de son perchoir et passe devant la rousse sans plus lui jeter un regard. Elle quitte la salle à son tour et l’attend dehors, les mains dans les poches de son manteau, sa baguette serrée dans l’une d’elles comme si l’ennemi pouvait surgir et tenter de la tuer à tout moment. Quel ennemi ? Qui oserait se dresser contre elle alors que les nuages sont si noirs dans le ciel ? Personne, seulement Nyx pense trop ou ne pense pas, et avant la période de vide, il y a la période de plein. « Qu’est-ce que tu fous là ? » La question qui lui chatouille les lèvres depuis le début, l’œil faussement désintéressé qu’elle pose sur sa présumée amie. Le ton est un peu plus sauvage qu’elle ne l’aurait voulu mais qu’importe, elle s’appelle Greyback, la rousse doit connaître son caractère imprévisible depuis le temps. « Alors, on commence par où ? » La brune hausse les épaules et commence à avancer aux côtés de la sang-pur avec une lenteur nonchalante, comme si elles se promenaient simplement et qu’elles n’étaient pas au boulot. « La ménagerie magique. C’est toujours par là que je commence parce que la gérante pousse des cris à mourir de rire quand elle a peur et qu’il n’y a rien de mieux que de regarder se tortiller un rat rose sous un doloris avant de continuer. C’est bon pour les nerfs, crois-moi. » fait-elle sournoisement, mauvaise, en gratifiant d’un léger coup d’épaule se voulant amical Artemisia. Elles continuent à marcher ainsi quelques minutes encore, puis les paroles acerbes et empoisonnées qui caractérisent tant la gamine finissent indéniablement par sortir. « J’pensais pas que t’étais le genre de petite princesse qui daignait sortir de son château d’argent pour venir traîner dans la boue avec ses sujets. » Elle évite de la regarder, non qu’elle ait peur de croiser ses prunelles, seulement elle essaie de cacher le sourire moqueur qui étire ses lèvres. Elle ne peut pas s’en empêcher, les reproches et les mots violents finissent toujours par tout gâcher.

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Parchemin envoyé Lun 28 Déc - 12:20

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Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4217 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : vinyles idylles . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange, Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire

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Nyx Greyback. Je la connaissais et l'appréciais. Nous ne nous étions pas vues depuis un petit moment, mais dans mes souvenirs, nous avions une relation plutôt bonne. Alors aller errer dans les rues en sa compagnie ne me posait pas de problème. Au vu des réactions qu'avait suscitées mon apparition ici, j'étais même soulagée de me trouver en sa compagnie et non en celle d'un de ses hommes qui ne pensaient qu'à eux et à aller se faire taper dessus. Même si, soyons honnête, me salir les mains ne me dérangeait nullement. Je l'avais donc approchée en toute confiance et avec beaucoup de joie. Mais elle m'était passée devant, comme si elle ne m'avait pas vue, sans me retourner ma salutation. J'imaginais donc qu'elle n'était pas particulièrement heureuse de me voir. Elle sort et après un instant d'hésitation, je l'ai suivie à l'extérieur. « Qu’est-ce que tu fous là ? » Tant d'amour et de délicatesse dans ses propos. Pas de salutation non plus. Le ton était donné. Je l'avais, certes, snobée un peu en posant ma question. J'aurais pu me justifier, lui déballer ma vie, lui dire que mon père m'avait jugée indigne de diriger le cercle de jeu après mon écart. Lui parler aussi d'Ezekiel pendant que l'on y était. Mais tout cela était inutile, superficiel. Elle s'en fichait probablement aussi bien que si elle venait de me parler de la pluie ou du beau temps.

Nous nous mettons en marche, elle ne semble pas particulièrement se formaliser de ne pas avoir de réponse. C'est ça qui est bien avec Nyx, trop de blabla est inutile, aller droit au but, rentrer dans le tas et avoir les questions et réponses essentielles. C'est peut-être pour cela qu'Artemisia l'avait choisie elle à l'époque et pas n'importe quelle gamine qui faisait une tartine pour ne rien dire. « La ménagerie magique. C’est toujours par là que je commence parce que la gérante pousse des cris à mourir de rire quand elle a peur et qu’il n’y a rien de mieux que de regarder se tortiller un rat rose sous un doloris avant de continuer. C’est bon pour les nerfs, crois-moi. » Sa remarque m'arracha un sourire carnassier. Nyx me gratifia d'un léger coup d'épaule et je tournais la tête vers elle. À cet instant précis, nous étions dans le même état d'esprit. « Rien de mieux pour se mettre dans de bonnes conditions qu'une bonne petite torture. » J'imaginais cette femme pousser des cris et se tortiller et j'avais hâte d'arriver à la ménagerie magique.

« J’pensais pas que t’étais le genre de petite princesse qui daignait sortir de son château d’argent pour venir traîner dans la boue avec ses sujets. » Je tourne à nouveau la tête vers Nyx, mais elle ne me regarde plus. Je pousse un soupire. Notre moment de complicité était terminé, la voilà qui se moquait de moi, comme tous les autres de l'équipe il y a quelques instants. « J'ai l'impression que t'as une fausse image de moi Nyx. » Je hausse les épaules, lève la paume de mes mains vers le ciel. « C'est pas parce que je porte le nom Black que je suis au-dessus de tout. La preuve, aujourd'hui je t'accompagne et probablement pour...un petit moment. » Je n'admettais qu'à demi-mot ma condition actuelle. Je l'avais un peu en travers de quitter la sécurité relative que m'offrait la gestion du cercle de jeu.  « La petite princesse va te montrer son talent pour la torture non magique si l'occasion se présente. » Parce que ce domaine, c'était vraiment le mien. J'avais ce petit quelque chose qui faisait que découper un homme, le blesser, le mutiler ne me posait aucun problème. J'avais plus de mal à achever une personne, alors en général, je la laissais agoniser, se vider de son sang. Peut-être qu'une personne le sauverait, peut-être pas, mais je n'étais pas directement liée à sa mort et ma conscience se portait bien.

Nos pas nous avaient emmenés doucement mais sûrement à la ménagerie magique. Inconsciemment j'avais légèrement accéléré le pas, étais-je impatiente de rencontrer cette femme qui supportait si mal la torture ? Peut-être bien. J'ouvris la porte. « Après toi, je te laisse me montrer la marche à suivre. » Sourire aux coins des lèvres, il fallait comprendre ici, comment on opère pour récupérer les taxes, mais également comment il fallait faire pour se mettre de bonne humeur dès le matin avec elle.



Parchemin envoyé Ven 8 Avr - 23:10

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Artemisia & Nyx

Flow em up and let something shine going out of my fucking mind. ✻✻✻ « Rien de mieux pour se mettre dans de bonnes conditions qu'une bonne petite torture. » Et du rire elle se détache pour ne pas paraître émotive, pour ne pas faire l’enchantée, la louve. Greyback envoie au vent un simple sourire féroce et accorde à la rouquine son plus mauvais regard. Qu’elle y lise ce qu’elle veut y voir, là n’est pas le problème de la brune. Ses pensées sont claires : les deux sorcières se trouvent dans le même état d’esprit. Mais lui montrer ce qu’elle pense au travers d’une mimique serait contre ses habitudes, alors la gamine se contente de l’ignorer, ou de faire tout comme. Si Nyx n’a jamais pu se résoudre à détester Artemisia Black comme elle déteste le monde entier, c’est sûrement à cause de ce truc qu’elle dégage. Un parfum envoûtant, une impression de déjà-vu. Sa propre odeur. Celle de la pourriture. Ouais, voilà. C’est ça. Ça doit l’être. Les gens qui font du mal pour cacher le fait qu’ils ne savent rien faire d’autre ont un don pour se reconnaître entre eux. Il leur suffit alors d’ouvrir les yeux et de regarder. Et Nyx, elle a vu. Qu’Arte n’était pas bien, et dans tous les sens du terme. Leurs cœurs, ils sont moisis au même niveau, ou à peu près. Il n’en reste presque plus rien et ils n’ont de cesse de continuer à se consumer chaque jour un peu plus. C’est pour ça que Nyx, elle évite de trop penser. C’est pour ça qu’on ne la dit pas très intelligente. Réfléchir, ça l’amènerait à se poser des questions. Le genre de question dont elle ne veut surtout pas connaître la réponse. Quelque chose comme « Putain j’ai pas encore vingt-cinq ans et j’suis déjà au fond du trou. Et après ? » et qui lui ferait plus de mal que de bien. Parce qu’elle ne sait pas, Nyx. Elle ne sait pas où elle en est, ni ce qu’elle fait. Elle ne sait pas pour « après ». L’avenir, c’est quelque chose de trop abstrait pour mériter qu’on ne se penche dessus. C’est ce qu’elle pense en tous les cas, même si elle ne le dirait jamais tout haut – c’est bien le genre de phrase philosophique qui sonnerait d’une manière étrange avec sa voix écorchée.

Une œillade qu’elle balance à sa camarade tandis que leurs pas les mènent toujours plus loin. Plus loin des autres. Elles marchent comme des ombres, comme des nuages noirs annonciateurs de mauvais temps. On les regarde mal, mais on ne dit rien. « Princesse » qu’elle l’a appelée, la louve. C’est ce qu’on voit de la Black, quand on l’observe de loin, quand on n’a rien fait d’autre que nous murmurer qui elle est à l’oreille. C’est ce que voit Nyx aussi, même en sachant vraiment tout ce qu’il y a à savoir sur elle, sur la personne qu’elle s’avère être en réalité. C’est plus fort qu’elle, cette haine viscérale qui jaillit de ses yeux même lorsqu’ils sont fermés. Elle ne contrôle pas la violente rancœur qui l’habite et ne peut strictement rien faire contre le vice qui pourlèche ses semelles et va jusqu’à guider ses pas. Elle voit du mal en chaque être, chaque individu vivant. Elle vous décortique de la tête aux pieds, arrache vos organes pourris avec ses dents, sourit à vos douleurs. Si elle n’est pas satisfaite de la noirceur qui vit en vous, elle vous en inventera. Juste parce qu’elle en a envie, juste parce que c’est dans sa nature. Mais Artemisia n’est pas qu’une princesse. Elle est plus, bien plus que cela. Sinon Nyx ne lui accorderait même pas un regard. « J'ai l'impression que t'as une fausse image de moi Nyx. » Le soupir de l’une fait s’aiguiser la prunelle de l’autre. Les canines se serrent et les poings suivent. « Laisse-moi te voir comme j’en ai envie. » crache-t-elle en marchant plus vite. Son pouls s’accélère, la nervosité la gagne. Personne ne lui a dit que ce n’était pas une attaque. Personne ne lui a dit que son ombre ne pouvait pas penser à sa place. « C'est pas parce que je porte le nom Black que je suis au-dessus de tout. La preuve, aujourd'hui je t'accompagne et probablement pour... un petit moment. » Analyser le principal. Penser comme une bête. Outrepasser les sous-entendus. Ça va, Nyx sait faire. Elle se dit que la rousse a raison, ou juste un peu. Le fait qu’elle utilise comme argument la place misérable qu’occupe la chienne et qui n’est en rien comparable au trône des Black pour persuader son amie de sa bonne foi ne l’alarme même pas. Celle-ci a simplement compris qu’il s’agit d’un argument, que l’autre tente de se défendre et de clarifier les choses entre elles. Alors Nyx, elle grogne quelque chose d’à moitié satisfait et continue à avancer.

Elle fait mine de tourner mais l’autre ne suit pas, ou pas dans l’immédiat. Alors la main froide de l’enfant de la nuit agrippe sans aucune délicatesse le bras de la princesse, et d’un geste sec quoiqu’aux relents fraternels, elle ramène sa collègue sur la bonne voie. « La petite princesse va te montrer son talent pour la torture non magique si l'occasion se présente. » Les paroles s’accordent avec le visuel. Bon timing pourrait-on dire. « L’occasion arrive. » se contente de murmurer Greyback pour elle-même, du bout des lèvres, ne pouvant cette fois-ci empêcher ce sourire carnassier d’étirer ses fines lippes empoisonnées. La Ménagerie Magique était quand même un lieu bien plus « magique » qu’aujourd’hui de l’époque où Nyx était enfant. Là, on peut aisément affirmer que ça ne ressemble plus à rien – ou peut-être la devanture d’un abattoir, avec tous les animaux dépressifs qui tournent en rond dans leurs cages, juste derrière la vitrine. Puis, lentement, comme au ralenti, elle remarque le feu-follet qui l’a dépassé. Qui, d’un pas décidé, ouvre la porte. Et la louve se demande si, le temps d’un instant, Artemisia a seulement pensé que Nyx allait la laisser lui passer devant aussi facilement. Alors son regard se durcit, et l’orage qui veillait dans ses yeux finit par éclater. « Après toi, je te laisse me montrer la marche à suivre. » Et la voix, comme une berceuse, une douce brise, fait s’envoler instantanément les nuages. Le soleil n’est apparemment pas loin. Les sourcils fâchés se défroncent, la mâchoire énervée se décontracte et les muscles tendus se relâchent. Et dire qu’une telle futilité aurait suffi à provoquer un violent accrochage. Mais Nyx ne s’attarde pas plus à l’extérieur. Elle passe le pas de la porte en évitant le regard de sa camarade. Et maintenant, elles vont faire ce pour quoi on les paye. Le mal.

Y’a un truc rose, qui dort – ou qui meurt, on voit pas trop de loin – dans un coin de la pièce. C’est petit, bouboule et tout poilu. Mignon ou écœurant, tout dépend de quelles paires d’yeux sont là pour juger. Les yeux des chiens disent « écœurant », mais ils rajoutent « amusant » juste après. Nyx entend la porte claquer, signe que la plus âgée est entrée. Alors elle s’empare du truc et, avec un dédain non dissimulé et le regard un peu fou, elle le balance sur Artemisia. « Montre-moi. » Et elle teste autre chose que ses réflexes, inutile de le préciser. Elles n’ont plus qu’à attendre que la gérante se pointe pour réellement entamer les festivités, leur but étant de ressortir les poches pleines de la boutique. Et tant pis si le sang pèse finalement plus lourd que l’or dans la balance.

© little wolf
Parchemin envoyé Mer 22 Juin - 22:40

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Artemisia avait hâte de montrer à Nyx de quel bois elle se chauffait. De lui montrer ce qu'elle valait. Probable que la Greyback ferait mieux le boulot qu'elle. Après tout, une part d'elle-même était sur la réserve par moment et l'empêchait de tuer. Combien de fois s'était-elle retrouvée paralysée le jour de la purge à ne pouvoir tuer personne ? Elle avait clairement arrêté de compter. Elle lui avait soufflé qu'elle se trompe sur son compte, mais la louve n'en fait qu'à sa tête et reste dans son obstination. Cela laisse la Black dans l'incompréhension, mais elle choisit de laisser tomber. Un âne têtu ne se change pas d'un claquement de doigts. Tout à ses explications et ses pensées, elle ne voit pas le changement de direction de Nyx et celle-ci l'attrape sans ménagement, lui arrachant un grognement. Elle l'apprécie, mais tout de même, un peu de douceur ne faisait de mal à personne dans ce monde. Alors qu'elle lui assure être capable de se débrouiller, Nyx lui précise que l'occasion arrive. Cela finit d'exciter la metamorphomage, la pointe de ses cheveux s'assombrit. Elle a hâte, elle est excitée. Ses pupilles se dilatent, elle n'a qu'une hâte, entré dans l'action.

Nyx pénètre dans la boutique, les animaux s'excitent, sentent probablement le danger. La propriétaire est là. A peine eut-elle passé la porte et qu’elle s’est refermée, que Nyx lui envoie quelque chose qu’elle réceptionne avec difficulté. « Montre-moi. » Qu’elle lui montre ? Comment elle torturait ? Avec plaisir. Elle voit Nyx qui la fixe. Elle comprit alors qu’elle parlait du boursoufflet. Elle plissa le front. « Non, désolée, mais je ne torture pas les animaux. » Son ton était sans appel. La créature pouvait être aussi hideuse que possible, ce pouvait être un loup garou à deux doigts de la dévorer toute crue qu’elle ne le torturerait pas. A la limite lui balancer un ou deux sortilèges si elle devait survivre, mais de la torture gratuite…très peu pour elle. « Je préfère le faire pour avoir des informations et donc que ça me serve à quelque chose. » Lamentable diront certains, les plus adepte à la torture par exemple. Normal diront d’autres, les plus faibles, ceux qui ont un cœur. Elle ne savait de quel côté se situait Nyx et sincèrement cela lui était égale qu’elle la considère comme faible et lamentable ou non à cet instant. L’animal ne lui avait rien fait, elle ne pourrait rien en retirer, donc s’était inutile. Elle posa la créature dans sa cage. « Bon, par contre on ne va pas l’attendre cent ans. » La cloche avait probablement sonné avec leur arrivée. Etonnant que la propriétaire ne soit pas encore là. Artemisia s’impatientait. Il était vrai qu’au niveau de la patience elle était limitée. Très limitée même. Elle s’avança plus dans la boutique et appela. « Oh ! On se bouge ou un petit sort vous fera du bien ?! » Elle était certaine qu’elle n’était pas très loin. Elle entendit quelque chose se briser. Elle avait raison. Elle sortit sa baguette et jeta un coup d’œil à Nyx.

Bientôt une femme entra dans la pièce, vêtue d’un drôle de chapeau et d’une robe verte émeraude. « C’est pour quoi ? Vous cherchez quelque chose de particulier ? » Artemisia sourit, mais d’un sourire sans saveur, d’un sourire froid. « Exactement, vous avez vu juste. » Elle s’approcha de la femme qui gardait ses distances, prudente, à la vue de la baguette. « Je cherche une certaine somme d’argent voyez-vous. » Elle vit la femme pâlir. La transformation fut rapide et nettement visible. Elle avait peur. « Je n’ai pas…j’ai déjà payé…je… » Artemisia la coupa d’un geste de la main, secouant la tête, un peu navrée. « Ce n’est pas ce qu’on veut. » Elle se tourna vers Nyx. « N’est-ce pas ? » Assez des paroles, de l’action, de l’argent, de la torture si besoin et au suivant.



Parchemin envoyé Ven 23 Déc - 22:19

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Artemisia & Nyx

Flow em up and let something shine going out of my fucking mind. ✻✻✻ L’animal couine, mais il ne fait que ça. Nyx, elle, ne cesse de toiser son amie, des ouragans plein les yeux, de la violence plein la tête. « Non, désolée, mais je ne torture pas les animaux. » Nyx, elle s’attendait à tout sauf à ça. Et ça la surprend. Ça oui. Ça la surprend tellement qu’elle en rit. De ce rire froid et abîmé, de ce rire qui résonne entre les murs déchirés. Et puis, une fois que ça s’est calmé, elle se concentre de nouveau sur Arte. « Dans c’cas, tu peux dégager tout d’suite, j’ai plus rien à faire avec toi. » Et déjà elle se détourne, peu intéressée par ce qui se passe derrière elle. « Tu m’ralen… » « Je préfère le faire pour avoir des informations et donc que ça me serve à quelque chose. » À la bonne heure. T’es quel genre de Black, Artemisia ? Elle les comprend pas, Nyx, ses patrons. Aucun d’eux, même elle, même la rousse. Même celle qu’elle pensait connaître un tout petit peu. Mais non, ça pouvait pas être vrai. Nyx se trompe trop souvent pour qu’on se donne la peine d’y croire. Un énième couinement, des bruits de cage que l’on referme. La louve se retourne, et de nouveau elle toise son acolyte. De haut, de très haut. Elle le sait, pourtant, qu’elle devrait pas se le permettre. Mais les interdits valent pas pour Nyx, personne n’a à lui dire ce qu’elle doit faire. « Bon, par contre on ne va pas l’attendre cent ans. » Lentement, les lèvres rosées s’étirent et les canines blanches se montrent. Ils ressemblent plus à d’épouvantables grimaces qu’à autre chose, les sourires de Nyx, mais l’intention y est. Pas très patiente, la Black. La brune ne le lui dit pas (peut-être le fera-t-elle plus tard) mais d’après elle, c’est un défaut regrettable qui prouve que la rouquine n’est pas une bonne chasseuse. Elle se dit que si elle la mordait, là maintenant tout de suite, Arte ne saurait pas s’en sortir, Arte serait désespérée. Elle perdrait tout. C’est ce qui arrive aux purs qui se font mordre : ils tombent de leur trône, deviennent mêlés. Ne valent plus rien. Mais Nyx n’oserait pas, pas sur elle. Jamais. Ça a plus à voir avec de certaines représailles que de l’affection, soit dit en passant. C’est toujours les Greyback qu’on accuse en premier lorsque ce genre d’incidents survient (et très souvent, c’est pas à tort). T’aurais dû rester à la maison comme j’ai dit, Black. Nyx n’est pas convaincue et ne le sera jamais. N’empêche que les choses s’accélèrent et commencent sérieusement à se gâter, et ça, c’est plutôt drôle. « Oh ! On se bouge ou un petit sort vous fera du bien ?! » La voix s’est haussée, la colère est palpable. La princesse serait-elle en train de s’énerver ? Finalement, ça cafouille derrière les murs. Des pas lourds leur parviennent, quelqu’un descend les escaliers. Enfin, une vieille dame apparaît dans l’embrasure de la porte, peu sereine. Les gens sont pas cons, dans le coin. Les gens comprennent vite. Ils comprennent d’autant plus vite que depuis ces huit dernières années, on crie uniquement pour menacer. Nyx, elle reconnaît cette dame. C’est la même nana à qui elle a acheté son chat noir, il y a presque quinze ans de ça. Le chat se porte mieux que la dame, d’ailleurs. Plus que touchée par la vieillesse, c’est la fatigue qui l’accable. Le manque de soleil sur sa peau, la peur qui lui fait ressortir les os. « C’est pour quoi ? Vous cherchez quelque chose de particulier ? » Elle a la voix qui ne flanche pourtant pas. Elle a la fougue des anciens, de ceux qui croient avoir tout vu, qui n’ont peur de rien. Qui n’ont rien à perdre, surtout, et c’est ça qui justifie tout. « Exactement, vous avez vu juste. » Nyx, elle s’est un peu reculée pour laisser la place à Artemisia. Elle veut la voir faire, elle aime l’entendre parler. C’est comme un match de Quidditch Serpentard/Gryffondor. On sait déjà qui va gagner, mais on s’entête quand même à regarder. « Je cherche une certaine somme d’argent voyez-vous. » Tss. « Nous. » grogne la louve dans le coin, histoire de marquer un peu son territoire. C’est elle qui fait ça tous les jours, pas l’autre. L’autre, elle est juste là parce qu’elle a dû faire une connerie ou quelque chose du genre, et que son père voulait la punir. Sinon, elle serait jamais venue marcher dans la boue avec les impurs. C’est pas leur style à eux, les grands. « Je n’ai pas… j’ai déjà payé… je… » Un roulement des yeux. Le commentaire acerbe qui va avec : « J’en connais qui sont morts en bafouillant. » se voulant innocent, mais qui fait pourtant trembler la marchande. « Ce n’est pas ce qu’on veut. » Le regard rivé sur la Black, Nyx attend. « N’est-ce pas ? » Que répondre à ça ? Si, c’est les sous qu’on veut. Plus que ça, ouais. Mais les sous d’abord.

Lentement, Nyx s’avance.

Elle sort de l’ombre, vient se planter, bien droite, aux côtés d’Arte. Elle essaie de pas rire, de rien laisser filtrer. C’est dur, pourtant. Si dur… « Allez, donne-nous c’que tu nous dois et on passera outre ton gros mensonge pour cette fois. C’est qu’on a du boulot, tu sais ? » La pupille reste impénétrable, et les mots n’ont pas de saveur. Pourtant, c’est tout pour faire rire. C’est tout faux, bien sûr. Cette nana a déjà payé son mois et Nyx le sait, elle n’a… « Rien. » Voyez ? « Je n’ai rien. » Et ces derniers mots n’ont pas été prononcés en tremblant, comme Nyx s’y attendait. Ça la surprend, d’ailleurs, cette femme a l’habitude de s’écraser sous la violence de la Main Noire. À croire qu’elle en a marre, de crever à petit feu. Qu’on la vole et qu’on la frappe. Qu’on l’empêche même de survivre. Nyx ne répond rien, elle ne regarde même pas vers Artemisia. Elle n’a d’yeux que pour la commerçante, que pour l’orage désespéré qui tempête dans ses prunelles noisette. Elle connait ce regard. Elle le voit tous les matins dans la glace. « Vous savez que je ne mens pas. » Oui. « Vous êtes venues me voler ! » Oui. « SORTEZ DE CHEZ MOI ! FOUTEZ LE CAMP ! DÉGAGEZ ! » Euh… « Non. » Les deux seules baguettes qui n’étaient pas sorties le sont dorénavant. La vitrine éclate derrière les deux sorcières toutes vêtues de noir, et Nyx se jette à plat ventre au sol, entraînant la princesse dans sa chute. S’il lui arrivait quoi que ce soit, Alaric Black le lui ferait amèrement regretter. Ça aussi, elle le sait. Alors Nyx, elle appuie vivement sur le dos de la princesse lorsque celle-ci fait mine de se relever. « Laisse. » fait-elle, sauvage. Elle se redresse en position assise avec la prestance des canidés, dos au comptoir, seul obstacle qui la sépare de l’assaillante. Mur de protection ou tombeau ? Les deux femmes se relèvent au même moment. Mais tandis que la marchande combat avec la force du condamné, Nyx, elle a fait ça toute sa vie. Et ça fait la différence. « Stupé… » « Sectumsempra. » grince la louve, l’œil brûlant, la voix pleine de haine. Le corps flétri de l’ancêtre ne tarde pas à se couvrir de blessures, que l’on devine à travers le tissu qui, lui, commence déjà à pomper le sang. La vielle s’écroule, la baguette roule. Et Greyback, sans un regard pour la mourante, s’approche de la caisse, qu’elle déverrouille d’un fin geste du poignet. Pas une mornille. Alors l’autre disait vrai… Rien. « PUTAIN. » De rage, Nyx fout un coup de pied dans la masse de chair qui agonise par terre. Ça ne la fait même pas gémir davantage. Pitoyable. « On s’en va. » fait-elle à l’intention de son amie en passant la porte d’entrée. Elle ne se retourne pas. Faut pas se retourner, jamais. « Elle mourra pas. » précise-t-elle à Arte en croisant son regard, quelques mètres plus loin. « Y’aura toujours un con pour venir l’aider. » Et elle s’imagine pas si bien dire, Nyx. Elle s’imagine pas que tandis qu’elles tournent à l’angle de la rue, c’est un convoi de cons (et pas seulement un) qui vient d’entrer dans la petite boutique. Puis viendra le moment où ils devront en ressortir.

© little wolf
Parchemin envoyé Dim 22 Jan - 16:55

- I am Allegiant, and I like it. -
Je suis : SleepingCookie , et je suis arrivé(e) en Angleterre le : 17/03/2015 , et depuis ce jour, j’ai envoyé : 4217 hiboux. J’incarne : Emma Stone , et l’avatar que je porte a été créé par : vinyles idylles . Je possède plusieurs comptes, dont les suivants : Alienor Rosier, Irvin Rackharrow, Athelstan Lestrange, Lorelei Zabini Je parle en : #66858D



Je suis âgé de : 29 ans , et j’ai le sang : aussi pur qu'il puisse l'être. Nul besoin de dire que cela fait la fierté de ma famille, mais aussi la mienne. Dans la vie je suis : gérante du Cercle de Jeu, en charge des comptes des impôts et je supervise les hommes de main. J’ai juré allégeance : au Seigneur des Ténèbres car même dans sa mort, il reste mon Maître et mon Guide. Je porte fièrement sa marque. Côté cœur, : je suis célibataire

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Jouer avec la peur des gens était une sensation plaisante, réellement. Nyx n’avait pas arrêtée de la reprendre alors qu’elle s’adressait à la femme. Cela la mettait hors d’elle. Elle ne pouvait pas attendre qu’elles soient seules ? La femme soutenait qu’elle n’avait rien. Possible, qu’en savait Artemisia, s’était son premier jour. Elle s’en fichait pas mal pour être tout à fait honnête. « Vous savez que je ne mens pas. Vous êtes venues me voler ! SORTEZ DE CHEZ MOI ! FOUTEZ LE CAMP ! DÉGAGEZ ! » La réaction de la femme la surprenait. Tant de virulence face aux hommes de main de la Main Noire. Elle aurait cru les commerçants plus écrasés. Elle se demandait si ces hommes craignaient quelque chose dans leur boulot de tous les jours. Nyx se montra ferme face à la femme. Elle n’avait pas l’intention de lui obéir. Tant mieux, Artemisia non plus. Mais un sort fuse, les vitres explosent. Artemisia est tirée vers le sol par la Greyback. Belle réaction de survie. Mais Artemisia souhaite se relever et montrer à la vieille femme qu’on n’attaquait pas une Black sans en payer le prix. Mais Nyx la maintenait au sol. « Laisse. » Elle la regarde se relever, protégée par le comptoir. Artemisia entend simplement les échanges de voix. Le sort de Nyx, suivit d’un bruit mat signifiant une chute. Artemisia se relève alors et contemple le corps de la vieille femme. Elle laisse à Nyx le soin de vérifier la caisse. « PUTAIN. » Hum, quelque chose disait à Artemisia qu’il n’y avait pas d’argent. La rouquine voit son amie mettre un coup de pied dans e corps de la femme, elle lui décroche un regard de travers. « On s’en va. » Elle ouvre la bouche, pointe la femme du doigt. Mais Nyx qui ne tourne même pas la tête en passant la porte ajoute autre chose. « Elle mourra pas. » Artemisia secoue la tête et rattrape son amie. Celle-ci la regarde finalement en ajoutant « Y’aura toujours un con pour venir l’aider. » Artemisia avance silencieusement. Elles tournent au coin de la rue. « C’est toujours comme ça ? Vous les blessés en les laissant presque mort s’ils montrent de la résistance ou ne veulent pas payer ? » Elle voit dans les yeux de Nyx que la réponse est oui. « Franchement le jour où il y en aura un qui va crever, la boutique ne fera plus d’affaires, c’est mauvais pour la Main Noire. » Qu’elle ajoute la rousse, s’attirant le regard mauvais de la louve. Mais cela ne l’arrête pas et elle rajoute une couche. « Et la frapper alors qu’elle est inconsciente ? Franchement… » Cette fois-ci elle s’arrête. Elle lui fait clairement comprendre par un langage fleuri que la Black lui fait chier et qu’elle était censée lui montrer comment ça se passait, non pas critiquer ce qui se passait. Les deux femmes se sont jaugées un moment, mais Artemisia refusa de lui présenter d’éventuelles excuses, elle se croyait dans son droit de lui signifier tout cela. Nyx, à bout de nerf la planta là. « Démerde-toi pour la suite, je continue seule. »


Artemisia, seule dans la ruelle regarde la Greyback s’en aller. Elle ne pouvait retourner au QG pour l’instant, il y aurait des questions et même si elle venait de se brouiller avec Nyx, elle n’avait pas l’intention d’aller la pointer du doigt en racontant qu’elle avait plantée la fille du chef au milieu d’une rue. Cela ne serait clairement pas bon pour la carrière de la Greyback et ce n’était pas le but d’Artemisia que de détruire son amie. Elle voit Nyx tourner au coin de la rue. Alors qu’elle est seule, elle entend des éclats de voix. « Ils ne doivent pas être loin les bâtards ! » « Tout ça pour du fric, ces chiens de la Main Noire vont crever. » Crache un autre. La jeune femme se retourne et vois trois sorcier débouler dans la rue. « HE TOI ! NE BOUGE PAS ! » Hurle un des hommes. Artemisia hésite entre s’enfuir et les attaquer. Cela ne présage rien de bon pour elle. Elle dirige sa main sur sa baguette rangée. Prête à s’en servir si besoin. Les hommes sont rapidement près d‘elle. « As-tu vu des hommes de main des Black ? » Ils ne l’ont pas reconnue. Elle baisse légèrement la tête, espérant cacher son visage. « Non » Répond-elle tout bas. « Ils sont forcément passés par ici… » Précise l’un des hommes. « HÉ MAIS… » S’exclame un homme. Artemisia à un mouvement de recule. « Je te connais ! T’es l’une des filles Black ! » Il n’est plus temps de nier, elle redresse la tête, sors sa baguette. « Allez-vous en ! » Leur crache-t-elle au visage, mauvaise. Mais l’homme le plus proche la frappe, un coup de poing. Elle est sonnée, abaisse sa baguette. Les deux autres en profitent. Elle finit rapidement à terre. Elle essaie de se protéger la tête. Elle n’entend pas ce qu’ils disent. Il lui semble qu’ils râlent contre la Main Noire, Contre les hommes de mains, contre les Black. Ils semblent se faire plaisir. Les coups pleuvent, poings, pieds. Elle a arrêté de compter. Finalement les coups cessent. Elle est à nouveau seule dans la ruelle. Elle pleure. De tristesse, de douleur, de honte.



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Amitié et prises de tête ♦ Nyx [passé]
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