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[Violent] Inconnu bestial

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Parchemin envoyé Mar 21 Juil - 0:30

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Inconnu bestial
Je te suivrais, par fascination pour ce que tu fais. Où que t'ailles j'irai, j'y peux rien t'y peux rien, c'est comme ça maintenant. On est lié.


Des cris, du sang, l’agonie et un homme, toujours le même. Une insomnie de plus pour la française, elle ne les compte plus. Ce qui est étrange, c’est qu’elle ne se réveille plus en sursaut comme avant, ce n’est plus un supplice de voir les images passer et repasser en boucle dans sa tête. C’est presque doux, presque un rêve. Toujours est-il qu’après chaque agitation mentale, Honoré n’arrive bien souvent plus à trouver le sommeil. Alors elle pense à lui, à ses actes surtout. Elle se remémore chacune des scènes une à une. Quatre au total, quatre meurtres qu’elle a vu de ses propres yeux. Quatre meurtres ou quatre massacres ? La force, la rage avec laquelle il s’est jeté sur ses proies, c’était une façon bestiale, un instinct animal. Si la brune a été tout d’abord choquée, elle en aurait vomi, lorsqu’elle a recroisé le jeune homme, elle n’a pu s’empêcher de penser qu’elle aussi, un jour, elle devra. Elle devra être devant cet homme, qui lui a fait du mal et elle devra lui ôter la vie. Le pourra-t-elle ? Seul le temps lui dira, mais la vue de ces quatre meurtres a réveillé en elle un désir vengeur encore plus fort qu’il ne l’a jamais été. Désormais, elle vit presque pour l’avoir devant ses yeux et l’achever. Un but suprême que personne ne lui enlèvera, pour sûr.

Et puis, alors qu’elle traine dans la rue, elle le revoit, alors, n’osant pas l’aborder, elle le suit, discrètement, tel son patronus personne n’aurait pu l’entendre. Et c’est un deuxième homicide qu’elle voit. Cette fois-ci, elle supporte mieux, bien que cet acte barbare lui fait tout de même tourner la tête. Vient le troisième et enfin ce quatrième. Une Honoré de marbre, insensible presque. Elle le regarde là, de loin, elle ne s’approche toujours pas plus. Elle retient tout, le regard qu’il a avant de se jeter sur sa proie, la férocité avec laquelle il arrache quelques bouts de peau, tombant en lambeau à même le sol. Du rouge tapissant les feuilles mortes, un air de satisfaction au coin des lèvres. Elle ne sait dire ce qui lui plait dans tout ça. Sûrement la souffrance qu’on peut lire sur les traits de leurs visages avant de mourir. Ce même air qu’elle voudra retrouver sur son cher père lorsque le moment sera venu. Elle veut le voir la suppliant, la priant d’arrêter, elle veut qu’il endure physiquement, ce qu’elles ont enduré à deux pendant son absence. L’enfant privée d’un père, la femme privée d’amour. Et ce vide incessant dans la tête et le cœur, un déséquilibre permanent. Elle grandit avec mais au fond, il lui manquera toujours quelque chose.

Elle sort, elle doit prendre l’air ou elle ne pensera plus qu’à ça. Il faut qu’elle chasse ces images. Elle n’en a pas envie mais il le faut, elle n’est pas inconsciente tout de même. Son but n’est pas de devenir cette bête. Ce qu’elle veut, c’est un meurtre, juste un seul, et elle pourra souffler pour le restant de ces jours. Il fait nuit et le monde moldu est calme. Elle se décide à faire un tour. Passant d’un chemin à l’autre, elle a bien conscience d’être arrivée dans le Londres sorcier, mais cela ne la dérange pas. Qui pourrait l’importuner à une heure pareille ? Droit devant elle se dessine soudain une ombre. Malgré l’heure tardive, elle est toujours en constant danger et se cale alors dans une petite impasse, guettant le passage de la personne. C’est un homme et il passe juste à côté du mur, une chance. Mais ce n’est pas n’importe quel individu, c’est lui, le mystérieux tueur de ses songes. Elle le reconnaitrait entre mille. Elle ne connaît même pas son nom, elle n’a pas osé demander ou faire des recherches. Comme chaque fois qu’elle l’a croisé ces huit dernières années, elle se met alors à une distance suffisante pour l’observer puis le suit. Elle aurait pu se raisonner, mais le voir a comme un effet hypnotique sur elle, elle ne peut s’en empêcher. Il faut qu’elle voit ça, encore, de ses propres yeux.


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Parchemin envoyé Ven 24 Juil - 16:49

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American Psycho
- Valko ft. Honoré -



Fantômatique, la mine blême d'avoir trop usé sa lucidité contre les pendants de son animalité victorieuse, il déambule dans les rues crasses et désertes. Arpentant les ruelles de sa démarche pâle, Valko creuse en son humanité, toujours plus loin, la force de ne pas céder encore aux instincts de la bête. Sans qu'il n'ait à faire trop d'efforts, il a la gueule austère que l'on craint et que l'on aime : une beauté brute et émaciée, la faute sans doute à ces lippes couleur carmin dont le galbe se fait féroce. Même en ne pipant mot Valko a le regard qui trépigne, la langue qui s'affame. Il pue le sang caillé, le sexe et la férocité, et ça les émeut. Autant de bestialité jamais retenue, quand la société nourrie au sein de la superficialité vous impose la bienséance. Et comment il faut vivre, et comment il faut penser puis se comporter. Foison de petits conseils gobés par la populace, auxquels lui se soustrait. Le brun ténébreux secoue la tête tout en continuant son chemin ; trop de pensées abjectes en son crâne qu'il tente de balayer. Las cependant. Une idée a éclos et perforé son cerveau : se repaître d'une victime et forer son estomac de façon suffisamment profonde pour que cette cavité de chair putride ne serve de cocon à des asticots jamais repus. Cadavre méditatif, les yeux dialoguant encore avec l'invisible inconnu, le poitrail grouillant d'une vie abjecte. Un frisson vient lécher l'échine du loup ; il se gargarise d'un tel fantasme boucher, réfrène à peine sa condition animale et accélère le pas. Voilà que la bête s'affame, une bouche impatiente martelée par la force de ses incisives voraces, excitée par l'odeur pestilentielle de la peur et de la mort. Valko se drape d'une masse immonde et noire, engluant ce qui lui reste d'humanité ; il se couvre inconsciemment d'une seconde peau, la bête est féconde et éveillée. Charognard dans l'attente imminente de bondir sur une proie, n'importe laquelle fera l'affaire. Un homme de bonne condition, une pute aux cuisses flétries, un môme pas si candide. Ainsi se dirige-t-il vers un endroit qu'il sait aussi malfamé que déserté, là où les regards divergent. Un bois paumé entre deux blocs de bitumes, un peu de vert pour gommer l'asphalte, là où   s'étalent des préservatifs usagés, des seringues souillées et des canettes vides. Où vous pouvez gueuler votre détresse sans que personne n'intervienne. C'est con, un humain. Grégaire, sournois, et tributaire de sa propre condition matée par le gouvernement, ça ne se sait solidaire que lorsque son intérêt propre est menacé. Vos tribulations n'attisent pas même leur palpitant racorni. Ici, Valko sait qu'il pourra se repaître sans être inquiété, encore une fois.

Ainsi s'enfonce-t-il toujours plus loin dans le bois d'infortune, l'estomac tailladé par ses envies bouchères. Quelques pas lui suffisent pour trouver de la chair fraîche ; une femme d'une trentaine d'années lui fait face. Le corps ferme et élancé, une carrure massive et un visage dégueulasse. Le genre de pauvre hère à faire bander un mâle avec un sac en papier sur la tête tout en miaulant des insanités. Valko la toise de haut en bas, jauge la marchandise, s'accorde à penser qu'il ne touchera pas sa gueule fardée d'un surplus de maquillage : ses lèvres comme ses yeux sont lourds de couches de peinture, de quoi graisser la viande et la rendre immonde à la dégustation. Ca lui donne des airs de madone déchue, retapée par le boucher du coin. C'est par ailleurs plus ou moins la fatalité qui l'attend. Elle, s'injecte un peu de courage au coin du crâne – encore un client, pense-t-elle. Pas trop mal d'ailleurs, mais un regard de psychopathe. Du genre à vous demander des trucs pas nets et vous aboyer dessus en allemand, probablement – puis ouvre ses lèvres épaisses : « C'est 150£ l'heure. » Le quidam lui faisant face ne pipe mot, use de ses mains puissantes afin de se défaire de sa chemise, encombrante. Trop énigmatique pour la fille de joie, laquelle sourcille et se braque quelque peu : « D'abord l'argent mon tout beau. » « J'm'en fous de ta chatte. » A peine a-t-elle le temps de s'offusquer que la madone flétrie se mue en martyre ; elle étouffe des cris moites et lancinants sous les crocs de l'homme devenu bête. Un loup noir lui sautant à la gueule, se régalant d'une chair encore vivante. Les crocs délirants déchirent le cou puis le ventre, ses grognements délétères transcendent le silence sylvestres, étouffent en leur sein les derniers gémissements de sa proie s'éteignant dans quelques spasmes.

Mais le goût demeure âpre en bouche comme son estomac bien vite se repaît. La bête est persuadée avoir senti une présence, trahie par son subtil parfum porté par une brise nocturne. Le loup se tend, grogne en silence, le museau rouge levé de la carcasse. Puis soudain s'en retourne à son tas de vêtements avant de  reprendre forme humaine (si tant est que subsiste au moins l'enveloppe charnelle d'un homme, ce qui se trame en son esprit n'a plus rien de conscient) : Valko a le regard dément et le visage carmin – une traînée de sang frais ruisselant à sa lippe. D'un geste étrangement lent, voilà qu'il se rhabille tout en tendant l'oreille. Ses sens à l'affût ont repéré l'intrus sans qu'il ne l'en alerte ; c'est qu'il veut la surprendre. Cette silhouette tapie dans l'ombre et repérée d'un bref coup d'oeil. Sournois, Greyback se dérobe à sa vue avec l'agilité d'un loup. Semble s'être fondu dans l'obscurité couvée par les arbres aux branches sifflantes.

« Depuis combien de temps tu me suis ? » Lorsqu'il a sauté sur sa proie par surprise (Greyback eut trouvé bon de s'en approcher à pas feutrés, jouant des ombres chinoises et des murmures du vent), sa main puissante s'est emparée du cou d'une jeune fille. L'a plaquée contre un arbre, dément et féroce, les yeux assassins la clouant au pilori de sa hargne. Ses doigts oblongs s'enfoncent dans la chair opaline d'un cou trop fin, tandis qu'il vitupère encore de sa voix suave. « C'est pas la première fois, hein ? » Il serre encore. Se délecte à peine de l'odeur ferreuse d'un sang qu'il creuse par la force de ses ongles encrassés de barbaque. Mais, lorsqu'il cerne à peu près l'effroi luisant dans ces beaux yeux de satins, un rictus crénelé de sourires évanouis fend dès lors sa lippe.

Parchemin envoyé Mer 5 Aoû - 22:06

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Je te suivrais, par fascination pour ce que tu fais. Où que t'ailles j'irai, j'y peux rien t'y peux rien, c'est comme ça maintenant. On est lié.


Elle ne sait toujours pas ce qui lui a pris de faire ça, tout comme elle ne sait pas quelle mouche l’avait piquée les autres fois. Enfin, elle s’en fiche, du moment qu’elle reste discrète et que personne ne la voit, épier comme elle le fait. Seulement, cette fois, tout ne se passe pas comme prévu. Elle est bien tapie dans l’ombre, personne ne pourrait la voir. Pas un moldu en tout cas. Mais lui, il a autre chose, quelque chose de même pas sorcier, quelque chose d’unique et d’animal. Elle glisse sa tête hors de sa cachette et voit le sang. Le hurlement à la nuit de la jeune femme est comme une adrénaline de plus pour la Deauclaire. Dans sa tête, elle s’imagine un autre cri, celui d’un homme, son père. Il est là, agonissant, sous son arme, près à mourir.
Ce n’est qu’illusion.

Se remettant les idées claires, elle retourne à sa traque. Il n’est plus là. Elle tourne la tête, à droite, à gauche, personne, il a disparu. Comme toujours, il n’a pas perdu son temps après avoir ôté la vie de sa proie, cette fois-ci avait tout de même été beaucoup plus rapide que les précédentes.  Elle commence à tourner les talons mais est brusquement plaquée contre le mur. Une force énorme, exercée par une main sur son cou, la maintient contre les parpaings et l’empêche de bouger. C’est lui. Enfin, elle le rencontre en face à face. Elle ne panique pas,  elle est trop obnubilée par les grands yeux du loup devant elle. Elle étudie les traits de son visage, fermé, méfiant, il a tout d’un cannibale qui attend de trouver la bonne raison de ne pas l’épargner. Elle ne fait même pas attention à ses paroles lorsqu’il lui pose une question. Elle reste de marbre, un calme très inhabituel pour la jeune femme qui a l’habitude de paniquer dès qu’elle semble être sur le point d’être démasquée. Elle ressent une certaine assurance dans cette scène qui n’est pas banale pour elle. Cet homme l’empoigne plus fort tandis qu’elle ne répond toujours pas, mais cela ne fait qu’agrandir son sentiment de sécurité. Il ne la tuera pas. Pas avant d’avoir des réponses. Comme cela doit être si étrange qu’une inconnue vous espionne et ne panique même pas lorsque vous la menacez.

« Apprenez-moi ». C’est tout ce qu’elle arrive à dire sous l’emprise de l’homme. Il ne comprend pas, reste toujours avec son visage fermé et sa paume serrée. Mais son emprise se desserre un peu, laissant le loisir à Honoré de répondre à sa guise.  « Je veux être comme vous, je veux tuer et être ravie de la souffrance des autres. S’il vous plait. »

Ses yeux brillent sous l’admiration. Elle revoit encore Ronald Deauclaire, le portrait qu’elle s’imagine de lui, elle se voit planter ce couteau dans son buste, la bouche ouverte pour laisser échapper un dernier petit gémissement, un dernier souffle, et tous ses muscles se relâchant dans les bras de la jeune femme. C’est ça qu’elle veut. Elle agrippe le bras de l'homme, pose sa main délicate sur son épaule, elle n'est pas dangereuse, elle veut seulement quelques leçons. Elle ne lâche pas son regard, reste fixée face à lui.





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Parchemin envoyé Jeu 27 Aoû - 0:12

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- Valko ft. Honoré -



S'il devait s'en débarrasser ce soir, pense l'animal, il pourrait débuter son œuvre par son visage. Ses dents sembleraient jaillir de sa mandibule pour cause de lèvres déchirées – à grands renforts de crocs vaillants – quand le faciès viendrait s'affaisser sur lui-même. Il dévorerait les reins, car il les savoure frais et lâches, bouderait volontiers les intestins comme à son habitude, puis recracherait les os  par mimétisme lupin. Sa frénésie mortifère éclate ainsi dans l'alcôve de son regard ses pensées infâmes tandis qu'il la toise sans ciller, une main puissante cerclant sa gorge blanche (elle a l'apanage d'un cygne mais, las, ne se débat ni ne s'inquiète à l'instar d'un couard volatile). Valko serre encore, furieux de s'être ainsi fait surprendre le quidam insuffle en sa poigne sa haine et sa férocité. Moins elle s'émeut et plus il sangle, une ivre insatiable nourrissant ses entrailles à la sentir si fantomatique. La bête lui lance un regard torve, ivre de colère, animal. Et lorsqu'il se penche à son cou c'est pour mieux en humer le parfum, mécanique. S'assurer que la proie soit sapide, puisqu'il ne veut pas d'un truc dégueulasse en bouche (il persiste sur ses papilles l'âcreté ferreuse de la pute qu'il vient d'ingérer. La barbaque, bien que dégraissée, lui laisse comme une amertume en bouche. Ainsi Valko, avisé, ne souhaite réitérer l'expérience ce soir). Sa carne, à coup sûr, doit posséder un goût de miel et de noisette, à l'instar des effluves qu'elle dégage. Ce soir, le loup dévorera deux proies et s'en ira le ventre plein et repu, rejoindre sa tanière sans vraiment s'inquiéter de l'ignominie de ses actes. Mais soudain le cygne couine et, dans son élan, stoppe l'appel du sang. « Apprenez-moi ». Un pli d'incompréhension se niche sur la lourdeur de son front grave. A-t-il bien entendu ? Supplie-t-elle vraiment son propre bourreau de lui enseigner l'art de la cruauté ? Greyback la dévisage un instant, parcourt ce faciès poupin de ses yeux dévorants puis, comme il cille à peine, considère l'offre non sans songer à quelques contre-parties fielleuses. Sa lippe inférieure se tord légèrement en un rictus vorace alors qu'il desserre peu à peu son emprise. « Je veux être comme vous, je veux tuer et être ravie de la souffrance des autres. S’il vous plait. » Un instant, la pupille de Valko se strie d'un jaune d'or. Le courroux qui l'habite tord dès lors son sourire de loup en une brève grimace exprimant sa désapprobation. Si la souffrance d'autrui ne lui déplaît guère, l'aîné Greyback n'en fit jamais son but ultime. Lui, souhaitait simplement se repaître et vivre pleinement son inhumanité au détriment des autres.

Il lorgne encore cette proie qui aurait du finir en lambeaux. Se recule quelque peu, l'observe et l'envisage, avant de souffler du bout de ses lèvres fendues comme une exhalaison râleuse. « T'es complètement déphasée. » siffle-t-il alors, méprisant et mauvais. Greyback ne sut jamais vraiment se draper de diplomatie lorsque la situation ne l'exigeait pas encore. « Tu crois vraiment que ça s'apprend ? La mort, tu l'as dans les tripes ou tu l'as pas. » Son dogme semble sommaire, et pourtant si véridique. Néanmoins Valko la darde encore, tente de sonder son âme à défaut de lui arracher la langue. « Mais je peux tenter quelque chose... » Oeillade furtive la lorgnant des pieds à la tête. « Ca s'ra pas gratuit. » La bête veut son prix, de sang et de barbaque, mais n'en pipe pas encore mot à l'acheteuse s'apprêtant à vendre son âme au beau diable. Valko la désigne alors du chef avec une frêle curiosité, la prend de haut avec ce regard la guignant de biais, puis s'enquit : « Tu veux buter qui ? » La scène est cocasse, presque irréelle. Ainsi s'assure-t-il de la véracité de ses ambitions bouchères.

Parchemin envoyé Ven 28 Aoû - 23:32

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Devant elle, il recula, il la regarda, ne comprenant d’abord pas sa requête puis acquiesca avec un sourire. Elle l’entendit balbutier un « oui ». Il acceptait, il allait lui enseigner, il serait son maitre, elle serait l’élève. Elle apprendrait l’art de tuer. Si Honoré avait toujours été bonne en cours, celui-ci lui semblerait être le plus captivant de tous. Elle ne lèverait plus la tête, garderait les yeux rivés sur le massacre. Elle aimerait ça. Elle lui demanderait ensuite de l’aide pour retrouver ce beau parleur de père, ce traitre. Elle reproduirait à l’identique les gestes qu’elle avait appris, et doucement, comme dans un soupir, elle lui susurrerait les mots qu’elle avait planifiés pour le grand jour. Elle lui dirait combien elle le haïssait, combien elle avait calculé son meurtre, comme quoi elle était avide d’enfin se venger. « T’es complètement déphasée » Elle sortit de sa transe et se réveilla. Il n’avait pas encore accepté, il lui restait du travail ici encore. Mais il n’avait pas tout à fait tord quand même, elle n’était plus elle-même. Elle ne se l’était encore jamais avouée mais la jeune Deauclaire avait bien changé depuis son arrivée à Londres huit ans plus tôt. Elle était venue pour se protéger, aujourd’hui elle sautait dans le risque. Et comme c’était bon. Se sentir pris d’adrénaline, entendre son cœur battre à tout rompre puis jouer la comédie, comme c’était si simple, de prétendre que tout allait bien, quand tout allait mal. Elle bouillonnait de l’intérieur, n’attendant que de pouvoir repartir chez elle, sachant qu’il allait lui prêter main forte dans sa quête. Pourtant, elle restait si calme que s’en était effrayant. Ses yeux toujours plissés légèrement, ses bras le long du mur, le maintenant comme si elle ne voulait pas qu’il s’effondre : c’était elle la seule qui pouvait s’effondrer à tout moment. « Tu crois que ça s’apprend ? La mort, tu l’as dans les tripes ou tu l’as pas. » Il la jugeait du regard. Elle n’avait jamais pensé à cela.  Etait-elle faite pour cela ? Il le faudrait bien. Si ce mec ne l’avait pas encore bouffé, c’est qu’il y avait sûrement une petite lueur d’espoir chez elle. Elle pouvait toujours essayer. Sa rage était telle qu’elle était sûre de pouvoir y parvenir, ce ne devait pas être bien compliqué. Il semblait hésiter. Devait-il lui faire confiance ? Pouvait-il se fier à elle ? Elle avait pensé les choses si simples mais là, elle remettait tout en question, ne se laissant toute fois pas abattre. « Tu veux buter qui ? » Ca mon tout beau, il te faudra du temps avant de le savoir.

Elle réfléchissait à ce qu’elle allait bien pouvoir dire et à ce qu’elle devait garder pour elle. Plus le temps passait, plus elle créait les phrases qu’elle allait enchainer, moins il gardait patience. Elle parla enfin après quelques secondes qui parurent de longues, très longues minutes. « Les secrets, je sais très bien les garder. Je garderais pour moi tout ce que tu me diras. Promis. » Il ne semblait pas satisfait avec ce qu’elle lui disait là, plus énervé même. Voyant qu’elle n’avait pas choisi la bonne tactique, elle se ravisa. « Je suis désolée, j’ai besoin de m’assurer que tu diras rien avant de te confier les miens. Apprends moi deux ou trois trucs, et je te dirais la réponse à ta question. Ca sera nos petits secrets à nous, qu’est-ce que t’en dis ? »

Elle s’étonnait elle-même de l’affront qu’elle lui faisait presque, mais elle était sûre qu’il lui en fallait plus pour l’étonner. Maintenant qu’il n’avait plus la main sur elle, elle s’écarta du mur, tourna autour de lui, comme si elle maitrisait le jeu –en réalité elle était loin du compte- puis se stoppa à l’opposé de sa place initiale. Elle joua un peu avec ses doigts, pencha légèrement la tête, un sourire narquois sur ses lèvres fines. « Au fait, pourquoi penses-tu que j’ai pas ça dans le sang ? C'est presque vexant... ». C’en était fini de la douce et calme Honoré, définitivement. Elle était quelqu’un d’autre ce soir, plus maligne encore que tout ce qu’elle avait jusqu’alors pensé. Pourvu que cette Honoré là reste au petit matin. Pourvu qu’elle puisse s’assurer d’en finir avec son père. Pourvu que le petit loup ne la tue pas avant.



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Parchemin envoyé Mer 9 Sep - 12:34

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- Valko ft. Honoré -



« Au fait, pourquoi penses-tu que j’ai pas ça dans le sang ? C'est presque vexant... ». D'une lippe fine et mauvaise, le loup étouffe un rire cruel. L'affront qu'elle lui fait, pauvre candide aux mœurs insolentes, nourrit son ire et sa cruauté injectées en ses entrailles. Il a le palpitant qui s'agite, de fiel et de démence, à la voir aussi vaniteuse. Elle tourne telle une luciole autour de son éclat ténébreux, s'amuse du danger avec assurance. Las cependant, l'ataraxie soudaine du loup ne s'annonce ni complaisante ni crédule au contraire, car par son impassibilité soudaine Greyback observe, toise, jauge. Passera à l'action dès lors qu'il en jugera l'oeuvre nécessaire. Et c'est lorsque l'ingénue interrompt enfin sa sotte mascarade qu'il s'élance sur elle, d'une poigne puissante et véloce la saisit à la gorge afin de la plaquer nouvellement contre le mur. Le loup grogne, s'agite, n'épargne pas la gazelle quand il frappe la boite crânienne sur la pierre rêche. Les heurts sont sourds et mortifères, ils s'enchaînent sans discontinuation ; son dessein pernicieux est clair, il souhaite lui ouvrir le crâne en deux. Elle a le bruit d'une noix que l'on croque, à mesure qu'il cogne encore. « TU M'AS PRIS POUR QUI ? » Il frappe, mauvais. Ignore la torpeur soudaine de la poupée s'étant fait chiffon. Ne supportant ni l'insolence ni l'irrespect, le loup se pourlèche les babines à mesure qu'il la tue. « T'as cru quoi, connasse, que j'étais un putain de prof ? » Les poumons ivres d'avoir happé trop d'oxygène sous l'afflux d'une colère noire, Valko s'immobilise enfin comme il la darde avec dédain. Quelques secondes de répit à peine pour la mésange insolente, puis il s'avance enfin, humant son parfum, humectant sa lippe, rendant le corps féminin captif de sa carrure lupine, Greyback glisse à l'oreille de la proie quelques menaces striées d'inimitié. « T'avises pas de rejouer aux grands pontes. » Congratulant l'intéressée d'un rictus vorace, l'homme agrippe les joues fraîches d'une poigne virulente et glisse à la tempe ensanglantée une langue pleine d'appétence. Lichant l'hémoglobine brune d'une seule lippée, offrant à sa vue tout l'appétit qu'elle eut attisé en elle.

Soudain le bourreau lâche la martyr, sonnée. Il a néanmoins glissé sa main  audacieuse dans l'une des poches de la sorcière, récupérant derechef la précieuse baguette pouvant lui porter secours. L'affaissement dont Honoré est victime n'est dû qu'à ses jambes cotonneuses, son corps endolori et sa migraine probablement fulgurante ; une chance que l'hémorragie interne ne fut pas survenue. C'est au tour du loup de tourner autour de sa proie clouée au sol par l'agonie, la toisant avec une malsaine curiosité. « Voyons. Que vais-je becqueter en premier... » Valko affiche une moue faussement pensive à mesure qu'il l'envisage. Elle, sa future barbaque. « Un bras. Puis l'autre. Je te garderai en vie. Tu m'as l'air solide. Regarde, aucune commotion. » Greyback s'est penché avec irrévérence, agrippant d'une douceur inusitée quelques mèches de cheveux avant de reprendre sa cruelle orbite. Soudain le ténébreux s'arrête, écrit sur son visage les traits durs de sa bestialité, mais continue son office de bourreau : « Enlève tes fringues. » Ce qu'il a dégoisé avec sévérité et inclémence ne saurait être enfreint. Voyant la légitime réticence de la mésange, Valko réitère de sa voix suave et chaude. « Je boufferai pas ta chatte. Je te boufferai tout court. J'ai besoin de jauger la marchandise. » La bête continue son laïus d'un effrayant sérieux. « J'accepte de t'aider à condition que tu me serves de hors d'oeuvre une fois ta cible butée. Plus tu t'approcheras de ton but, plus tu t'approcheras de la mort. » Sourire narquois. Sourire de loup. « On n'a rien sans rien. » achève-t-il non sans hausser les épaules, mimant volontairement l'attitude narquoise de la jeune fille qu'elle eut exhibée tout à l'heure.

Parchemin envoyé Dim 20 Sep - 21:21

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Inconnu bestial
Je te suivrais, par fascination pour ce que tu fais. Où que t'ailles j'irai, j'y peux rien t'y peux rien, c'est comme ça maintenant. On est lié.


Elle semblait si calme et alors que l’homme se jetât sur elle, elle perdit soudain toute confiance. Son cœur battait la chamade, son souffle s’accélérait tandis que sa tête heurtait à plusieurs reprises le mur de brique. Elle n’avait plus aucune force et la douleur que lui infligeait son crâne n’était plus supportable. Elle ne maitrisait pas ses cris, ils troublaient la nuit dans un vacarme assourdissant et insoutenable. Ses jambes chancelaient, elle serait probablement déjà tombée s’il ne la tenait pas pour la cogner encore contre la façade. Elle sentait des coulées de sang descendre son cuir chevelu puis sa nuque pour rejoindre difficilement sa colonne. Elle ne savait plus quoi penser, que dire. Elle pria pour qu’il la tuât sur le champ et que la douleur s’arrêtât. Son bourreau lui murmura des choses qui paraissaient des hurlements à son oreille. Elle ne comprenait pas. Les mots s’enchainaient, il ne s’arrêtait pas de vociférer sans qu’elle ne pût donner le moindre sens à ses dires. Elle était plus que sonnée. Et quand elle pensa que tout était fini et qu’elle n’avait plus qu’à attendre la mort, il la relâcha enfin sur le bitume. Son souffle était saccadé, sa tête résonnait. Sa voix n’était plus qu’un bourdonnement et malgré ses efforts pour se concentrer, ils restèrent vains. Elle pensa à sa mère. Que penserait-elle si elle apprenait sa mort ? Elle avait été envoyée ici pour être près de Ianto, en sécurité, pas pour chercher par tous les moyens à tuer l’homme que sa mère avait aimé, une autre fois, dans une autre vie.

Tout semblait redevenir serein. Plus de coups, plus de bruits. Puis il reprit la parole et cette fois-ci, elle l’entendait très clairement. Qu’elle se déshabille ? Il en était hors des questions. Tout ce qu’elle voulait en cet instant était fuir. Encore une fois, l’envie avait pesé contre la raison. Si elle était ici, dans cette situation, c’était de sa faute, entièrement de sa faute. « J'accepte de t'aider à condition que tu me serves de hors d'oeuvre une fois ta cible butée. Plus tu t'approcheras de ton but, plus tu t'approcheras de la mort. » La dernière chose qu’Honoré voulait, c’était de servir de viande fraiche à un assassin. Elle pleurait et ne savait que faire. Aujourd’hui plus que jamais, elle se sentait seule. Pourquoi ne pas avoir attendu de le retrouver et simplement de le tuer ? Pourquoi ne pas avoir dénoncé cet éventreur à Isolde ? Elle aurait pu faire quelque chose. Mais l’envie de faire souffrir semblait si forte en elle. Elle ne pouvait se restreindre à être la chose d’un homme qui deviendrait son tyran. Tout ce qu’elle voulait, c’était obtenir le droit d’observer et de tuer quelques personnes, en guise d’entrainement seulement. Les sortilèges n’étaient pas son fort, l’unique solution pour venir à bout de Ronald était de le tuer à main nue, sans baguette, et de le voir s’éteindre doucement. Ses talents en défense étaient tellement épouvantables qu’elle n’avait même pas essayé d’arrêter l’homme par un sortilège. Ce ne fut qu’en le regardant tourner en rond autour d’elle qu’elle se rendit compte que c’était lui qui l’avait en sa possession.

« Tuer pour être tuée, c’est que tu me proposes ? »

Toujours allongée contre le macadam, elle posa ses deux mains contre le sol et tenta de se relever. Maintenant à genou, elle releva péniblement la tête pour lui faire face. Il était parfois derrière, parfois devant elle. Il continuait sa ronde comme un animal guettant sa proie. Non, il ne la tuerait pas. Du moins c’est ce qu’elle pensait. Pas maintenant. Elle était à sa merci, il avait tout le temps qu’il voulait pour en finir avec elle mais pas ce soir. L’heure était aux négociations. Qu’adviendrait-il d’elle si elle refusait ? Dans tous les cas, elle mourrait un jour ou l’autre, déchiquetée par le loup. Mieux valait attendre, peut-être réussirait-elle à être une bonne élève ? Peut-être aurait-il pitié d’elle et la laisserait finalement libre une fois leur marché terminé ? Cela lui semblait peu probable, il était tout sauf un homme qui s’apitoie.

« Que se passe-t-il si je n’accepte pas ? Tu me tues sur le champ ? Et si j’accepte, tu me laisses partir ? Ca me semble un peu trop simple. »

Elle sanglotait. Elle était minable et pathétique et lui, il avait l’allure du vainqueur. Penser qu’elle aurait pu le berner et avoir ce qu’elle voulait avait été de la folie, une démence passagère. Elle était venue et n’avait demandé qu’une seule chose. Elle se retrouvait piéger et aucune sortie ne se présentait à elle à part la mort lente et douloureuse qu’il lui réserverait tout de suite ou plus tard.

« Qui es-tu ? Tu n’es pas un Homme. »

Et il repassa devant elle, le clair de lune étincelait sur son visage, éclairait ses mains ensanglantées. Etait-ce un sourire qu’elle voyait se dessiner sur son visage ?



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Parchemin envoyé Sam 26 Sep - 12:44

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Les coups qu'il porte s'estompent enfin mais raisonnent encore dans le crâne bombée de l'infante. Ses mains fébriles fouillent la terre en tremblant, le genou ploie, la nuque casse. La poupée est groggy mais l'assaillant n'en a cure. Ce dernier tourne toujours autour d'elle, loup funeste dont le seul manque d'appétit – puisqu'il vient de croquer les ligaments d'une prostituée. L'apparence était dégueulasse mais la carne bien assez tendre – lui laisse la vie sauve. Alors qu'attend-t-il de sa proie, tandis qu'il trace sans discontinuation sa ronde macabre ? Que l'appétence ne lui revienne afin d'y planter les crocs ? Qu'elle tente de se débattre dans un dernier élan d'ivresse de survie ? En vérité, et sans doute est-ce là le plus infâme dans son entreprise, c'est que Valko se contente d'observer. Piqué par une curiosité macabre ; frapper et menacer afin d'en jauger les conséquences. Un jeu funèbre dont le linceul portera le prénom de Honoré, elle qui voulut défier l'Alpha, drapé de son ego gargantuesque et de ses délires bouchers. Aussi et lorsqu'elle parle, dégoisant autant de questions pourtant légitimes, Greyback la trouve bien trop bavarde. « Tuer pour être tuée, c’est que tu me proposes ? » Le quidam de la nuit ne daigne lui octroyer aucune réponse. Ravale un licencieux : « Tu sais ce qui rend sourd ? », mais n'a guère envie de se montrer grivois, ce soir. La chair humaine l'a rendu cette nuit prédateur, quelques cristaux carnassiers luisant dans l'alcôve des yeux bruns comme il pourlèche sa lippe ensanglantée et fouille de sa langue les derniers morceaux de barbaque rompus sous la dent. « Que se passe-t-il si je n’accepte pas ? Tu me tues sur le champ ? Et si j’accepte, tu me laisses partir ? Ca me semble un peu trop simple. » Ah ces sanglots ! Lui arrachant un frisson de liesse quand son oreille se tend et recueille les faibles lamentations de la pleureuse. C'est qu'il boirait ses larmes jusqu'à la lie, afin de s'en repaître.

Continuant sa funeste farandole, gravitant autour de la proie avec la curiosité du prédateur, Valko garde les lèvres mutiques. Sadique jusque dans son silence, il n'entrevoit que de la laisser espérer une éventuelle survie. Ou au contraire laisser se dessiner une promesse macabre, celle de voir sa petite mort arriver. Le loup se demande alors de quelle façon sordide il la tuera ; il la dénudera sans doute, en contre-pied de son indocilité. Puis fouillera son ventre de ses crocs, puisque ce dernier semble blanc et juvénile. Une oeillade intéressée vers la brunette et Greyback s'accorde à penser que si la chair se crochète à peine contre ce squelette famélique, elle doit probablement être savoureuse. Néanmoins sa future ripaille le coupe soudain en pleine léthargie. « Qui es-tu ? Tu n’es pas un Homme. » Ricanant faiblement, le concerné esquisse un rictus sombre. Ni vraiment railleur ni même vaniteux. Il sourit simplement à la fatalité cruelle, celle qui lui injecta en intraveineuse les soubresauts d'une animalité latente à sa naissance. « Bien sûr que non. » Une évidence. Valko étouffe une soupir méprisant. « Je suis un Greyback. » parachève-t-il sur le ton de la lapalissade, octroyant à sa réponse laconique une explication pourtant flagrante. « Lève-toi. » Et le ton qu'il emploie, recueil de lassitude et d'impatience, ne présume cette fois aucun refus (par ailleurs le loup n'a pas oublié sa dernière sommation, et dépouillera quoiqu'il arrive la jeune fille de ses vêtements. Probablement le sait-elle déjà car la bête a toisé ses nippes avec grande insistance.) « On va pas y passer trois plombes. » grogne-t-il alors, soumis à l'agacement qui, une fois la limite atteinte, se muera en une violence préjudiciable. « Tu es venue me trouver. Maintenant, assume ton pacte avec le diable. » Pause volontaire. Le temps de jauger la future ripaille. « Soit tu acceptes, tu atteints ton but et j'te promets que tu ne souffriras pas trop. Soit tu refuses, et t'as intérêt à courir très, très vite. » Haussement de sourcils de circonstances. Le bourreau fait déjà le décompte tout contre son crâne, se refusant à attendre une réponse trop longtemps.

Parchemin envoyé Mer 28 Oct - 21:17

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Je te suivrais, par fascination pour ce que tu fais. Où que t'ailles j'irai, j'y peux rien t'y peux rien, c'est comme ça maintenant. On est lié.


Elle ne le regardait plus, n’écoutait que le son de la nuit, si calme lorsqu’il ne parlait pas. Elle croyait presque que tout était fini, qu’il était parti, que ce n’était qu’un cauchemar. Mais au moment où il reprenait la parole, tout son corps était de nouveau parcouru de frisson et la jeune fille ne savait plus que faire. Elle tremblait de partout, des larmes coulaient. C’est peut-être aussi pour ça qu’elle gardait la tête baissée, pour ne pas avouer qu’après avoir été si confiante et si sûre d’elle, elle était désormais terrifiée. Montrer à cet homme qu’elle avait peur était la chose à ne pas faire. Ne pas avoir peur de la peur elle-même, de peur qu’elle n’apeure encore plus. Il semblait lassé de cette mascarade, à croire que cette scène se déroulait tous les jours. Son ton se voulait lent et moins agressif, il en avait juste marre. Voulait-il juste qu’elle court et qu’il puisse la déguster à sa guise ? Si la française n’avait aucune idée de l’identité de ce tueur, elle avait maintenant un indice. Un Greyback. Ce nom lui disait vaguement quelque chose mais rien de plus. Voilà maintenant sept ans qu’elle habitait Londres mais auparavant, elle ne s’intéressait que peu aux histoires de sorciers, ne se rendant qu’à Beauxbâtons pour étudier et non pour sympathiser et préférant de loin le monde moldu une fois rentrée à la maison. L’Homme continua à lui donner des ordres et lui posa une nouvelle fois l’ultimatum. Elle ne savait pas quoi répondre. Elle désirait plus que tout tuer son père mais pour cela elle devrait en payer le prix fort. A mieux y réfléchir, elle se dit que de toute manière, qu’elle accepte ou non, elle mourrait. Elle était venue à lui, l’avait provoqué, son heure avait maintenant sonné. Inutile de gagner encore du temps, il ne semblait pas être du genre à changer facilement d’avis.

Honoré se leva péniblement, dos à lui. Sa réponse était déjà toute faite. Elle ne laissa pas le temps s’écouler infiniment, elle avait déjà bien abusé de sa patience. « Ce nom devrait me dire quelque chose ? » Elle se parlait à elle-même et fouilla encore dans sa mémoire. « Qu’importe qui t'es, tu veux me bouffer c’est tout ce qui compte non ? » Elle prit une longue inspiration. La vengeance était plus forte que tout. Et malgré les horreurs que ce… Greyback avait pu commettre, elle n’avait pas d’autres choix que de placer toute sa confiance en lui. Sa mère devait être vengée. Elle repensa à l’admiration qu’elle avait éprouvée pour lui, avant ce jour. Elle se remit aussi en tête les nuits d’insomnie qu’elle avait eu à cause de lui. Tout alors devint limpide. Elle savait la décision qu’elle devait prendre. « Je ne fuirais pas. Tu peux faire tout ce que tu veux de moi, de toute manière, j’ai besoin de toi. » Elle se tourna alors face à lui et planta son regard dans le sien. Toute larme avait séché mais ses yeux devaient encore être d’un rouge vif. Une chance que de nuit, ce signe restait presque imperceptible. Elle ne cessait de mordiller ses lèvres et d’avaler sa salive. Elle désirait plus que tout tourner trois fois sa langue dans sa bouche avant de parler, de peur de ne dire encore une énorme bêtise qui la pousserait encore plus dans la gueule du loup. Elle ne s’avança pas et resta bien à sa place, gardant une certaine distance entre la bête et elle. « J’ai pas ça dans le sang. Tu l’as dit. Seule, j’y arriverais pas. » C’était comme pactiser avec l’ennemi. Aucune marche arrière ne serait envisageable. Une chance qu’Honoré n’avait pas prévu ça au programme, elle foncerait jusqu’à son but ultime et ne s’arrêterait plus. A aucun moment, elle ne songea à sa place dans l’Ordre ni qui cet homme pouvait bien être. Si c’était un mangemort, elle était foutue. Mais quelque chose lui inspirait qu’il se fichait pas mal de cette histoire de bataille, il était plutôt du genre à suivre ses propres convictions. Elle ferma les yeux et baissa la tête, son cœur battant toujours plus fort et ne s’arrêtant plus, se fracassant contre sa poitrine. Elle deviendrait aujourd’hui même son jouet. Il ferait ce qu’il voudrait d’elle. Elle ne regrettait rien. Si elle devait payer de sa vie pour enlever celle de son père, elle le ferait. Son destin était sellé, de toute façon.



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Parchemin envoyé Ven 11 Déc - 18:23

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« Ce nom devrait me dire quelque chose ? » Il tique mais ne pipe mot. Tente de sonder ses yeux à la recherche d'une lueur de stupidité cultivée ou de candeur écoeurante. S'il ne se galvanise pas, usuellement, de la triste renommée de son patronyme, Valko estime néanmoins que sa famille couve   une réputation pourtant bien connue chez les sorciers. C'est alors qu'il soupire comme il regrette déjà son choix : il a accepté le traité d'une ignorante et cela le secoue déjà. Roulant ses yeux noisette vers le ciel – diable mais qu'a-t-il fait pour mériter pareille injustice ? La prostituée qu'il venait d'ingurgiter était après tout d'une inutilité flagrante pour la société. En cela le Greyback estimait presque avoir oeuvré à une bonne action, et on lui offrait en contre-partie une ignare sur les bras. « J’ai pas ça dans le sang. Tu l’as dit. Seule, j’y arriverais pas. » Elle parle encore, éclaboussant le quidam d'un agacement certain. Valko claque une langue rustre contre le palais quand il daigne enfin répondre, une inflexion lasse cristallisant sa voix suave : « Si tu ne sais même pas qui sont les Greyback, je te donne pas même trois jours. » Mépris jaillissant du fond de sa gorge. Il racle cet étau sec d'un peu plus de dédain, croisant les bras et plongeant son regard dans celui de l'ignare. « Apprends déjà à distinguer un Black d'un Lestrange. Un Greyback d'un Moody. Lis les journaux, ou du moins essaie. Tu peux faire ça ? Déchiffrer ce qu'on te donne à lire ? » Ca le débecte ;  peut-être est-il blessé dans son ego, sans doute n'arrive-t-il pas à comprendre comment une demoiselle souhaitant se battre pour sa survie ne parvient pas même à assimiler le sombre contexte et ses protagonistes rôdant dans le marasme actuel. Il ne souhaite ni faire son éducation ni même sa culture et pourtant, si la petite ignore tout des familles dévouées au despote serpentin, Valko n'ignore pas qu'elle n'ira pas bien loin. Au pire sera-t-il là pour veiller sur sa petite mort, charognard qu'il est. « Bref. » argue-t-il avant même qu'il ait eu le temps de répondre. « Si tu ne sais même pas appréhender ton environnement ni utiliser les informations dont tu disposes, tu te feras bouffer. Et je ne veux pas d'une ignare dans les pattes. Reviens me voir quand tu auras appris la leçon, et on chassera ton gibier. » L'ordre est sec mais intransigeant. Ses pupilles dilatées fondent à nouveau tout contre la cornée de la concernée comme il pare son auguste visage d'une moue sérieuse et grave. Ce mutisme gisant sur ses lèvres inertes demeure sa dernière invitation ; sa remontrance est une mise à l'épreuve, une première leçon.  Et si Valko ne lui livre ni la date ni le lieu de leur prochaine rencontre, c'est qu'il ne doute pas qu'il la retrouvera le moment venu.

Voilà que la bête funeste tourne les talons, un soupir agacé glissant sur ses lèvres muettes. Il se fait méprisant, imbuvable, dépité, consternant. Ne demeurant aucunement un individu affable mais il s'en contre-fout ; au moins aura-t-il donné sa première instruction.




HJ :
Spoiler:
 

Parchemin envoyé Mer 16 Déc - 23:42

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Je te suivrais, par fascination pour ce que tu fais. Où que t'ailles j'irai, j'y peux rien t'y peux rien, c'est comme ça maintenant. On est lié.


Son cœur cessa ses palpitations fracassantes contre sa poitrine, non pas parce qu’il avait baissé d’un ton mais parce qu’il n’avait plus ce regard d’ogre affamé sur elle. Il semblait offusqué qu’elle ne connaisse pas sa famille, sûrement célèbre. Qu’importe, ce changement de conversation avait au moins eu le mérite de guider l’attention du loup sur autre chose que la chaire tendre de la demoiselle. Il la toisait et s’adressait à elle comme à un enfant à qui on expliquerait les bases de la vie. Et elle l’écouta, sans piper mot. Il la délecta en lui instaurant ce qu’elle prit pour sa toute première leçon. Il ne put plus lire la peur sur son visage, elle était une nouvelle fois changée et admirative devant lui. Buvant ses paroles comme on écoute celles de Dieu, elle ancra chacun de ses mots dans sa mémoire. Elle suivrait à la lettre chacune de ses énonciations, pourvu qu’elle le recroise. Elle ne pouvait pas se contenter de cette simple entrevue. Elle voulait tout apprendre de lui, du plus basique à l’extrême. Elle voulait tuer. Il lui sembla pourtant que ceci serait ça dernière leçon, l’apogée du long travail qui l’attendait pour être aux pieds de son instituteur. Comme le Greyback semblait tourner court la conversation, elle affaissa ses épaules de déception. Elle aurait aimé rester là toute la nuit, rien qu’à le contempler. C’était comme si le temps et le monde s’étaient arrêtés à cette simple rencontre. Il représentait tout, de la force au courage, de ce qu’elle aimerait avoir. « Je le ferai. » Ces seuls mots sortirent, elle ne voulait plus parler, de peur de paraître ridicule. Elle s’était déjà assez humiliée elle-même en avouant ne pas le connaître. Si cela lui avait d’abord semblé normal, il était vrai que personne ne pouvait connaître tout le monde, elle avait ensuite compris à quel point ce qu’elle venait de dire était stupide. Tout le monde connaît les Greyback, du moins c’est ce qu’il avait sous-entendu, et elle le croyait. Elle préféra se tapir dans l’ombre, ne plus lui montrer son visage, l’écouter parler tandis qu’il ne la voyait pas. Pour le moment, elle se dissimulait, elle lui réapparaitrait lorsqu’elle serait instruite et digne de son regard. Elle le voyait commencer à détourner les talons et dans un souffle posa la question qu’elle mourait de placer depuis quelques secondes. « Nous reverrons-nous ? » Elle n’en espérait même pas une réponse, elle voulait simplement qu’il l’entende. Qu’il sache qu’elle l’attendait. Il lui faudrait sûrement du temps pour acquérir toutes les connaissances qu’il lui faudrait pour s’intégrer dans ce nouveau monde mais elle s’en sentait capable. Elle espérait seulement que lui serait toujours là. Car elle en était sûre, il allait continuer à hanter ses nuits et même ses jours, elle ne pourrait plus penser qu’à cette soirée où enfin elle avait rencontré le Démon, son Démon. Sa vie allait en être changé car, au moment où elle n’espérait plus, il était enfin arrivé, celui qu’elle voyait en rêve depuis qu’elle avait assisté à ses massacres. Il était le signe d’un destin qui n’était pas perdu.

Alors qu’il disparaissait progressivement dans la pénombre, Honoré restait plantée là à l’observer partir, trop confuse pour faire le moindre mouvement. Et lorsqu’il eut totalement disparu ou presque, elle murmura dans la nuit des dernières paroles. « Merci » Merci de la délivrer d’un poids, merci de lui redonner confiance, merci d’être là. Il ne se rendait pas compte. Pour lui, elle n’était sûrement qu’une pauvre malheureuse en quête d’un sens à la vie. Pour elle, il était la seule personne qui pouvait l’aider à avoir cette audace tant espérée. Peut-être l’aiderait-il même à retrouver Ronald. Elle revivait rien que de savoir que cet homme connaissait son existence.




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[Violent] Inconnu bestial

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